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Introduction

L’information comptable est d’intérêt collectif, puisqu’elle sert à gérer les entreprises et
donc a assurer leur pérennité, et elle est destinée également a des tiers, investisseurs,
personnel, Etat, actionnaires…etc.

L’opinion émise par un auditeur indépendant est essentielle, car elle constitue une garantie
de la fiabilité de l’information comptable. Il existe plusieurs façons d’aborder un audit
financier, ceci s’explique de l’évolution considérable que connait cette profession tant au
niveau national qu’international. Pour porter un jugement sur la sincérité et la régularité des
comptes, l’auditeur est amène donc à adopter une démarche pragmatique et opérationnelle qui
lui permet d’aborder un audit complet.

Fondamentalement, l’audit est un examen critique qui permet de vérifier les informations
données par l’entreprise qui cherche, à travers son activité, à atteindre certains objectifs. La
réalisation de ces objectifs concerne non seulement ceux qui interviennent directement dans
sa gestion, mais également ceux qui, d’une manière ou d’une autre, contribuent a son
financement ou sont intéresses par ses performances. Il s’agit notamment des dirigeants de
l’entreprise, de ses propriétaires (actionnaires, associées…), des salaries, et des tiers (clients,
banques, fournisseurs…). De ce fait l’audit dépasse la notion du contrôle pour englober toute
l’activité économique de l’entreprise. L’auditeur dépasse le stade de la détection de la fraude
pour arriver à contribuer d’une manière constructive à l’amélioration de la gestion de
l’entreprise, en effet les contrôles réalises amènent à déceler des imperfections dans
l’organisation et dans les procédures de la société qu’il faut communiquer à la direction
générale.

Toujours dans cette optique, et à travers ce mémoire, on va essayer de présenter de manière


général les immobilisations en normes marocaine CGNC et une étude comparative avec les
immobilisations en normes IAS/IFRS ensuite on va essayer d’analyser la démarche d’audit
en général, puis de présenter la pratique de l’audit des immobilisations au Maroc illustrée
d’un cas pratique d’une société industrielle.

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PARTTIE I: LE CADRE COMPTABLE DES IMMOBILISATIONS CORPORELLES.

SECTION I : GENERALITES

I. DEFINITION DES IMMOBILISATIONS :

Les immobilisations sont les valeurs et biens durables (à usage long) employés par une
entreprise et qui constituent une partie de ses actifs. L'ensemble de ses immobilisations
constitue "l'actif immobilisé". L'appellation "immobilisations" fait allusion aux capitaux
utilisés pour acquérir ces biens (moyens) et qui sont, de ce fait, immobilisés sous cette forme
dans l'entreprise.

Selon le Code Général de Normalisation comptable (CGNC), un actif est dit


immobilisé s’il appartient à l’entreprise et qu’il est détenu durablement (supérieur à 12 mois)
par celle-ci (hors élément d’exploitation).

Cependant selon les normes IFRS, le droit de propriété n’est pas une condition sine qua
non pour comptabiliser un bien dans son actif. C’est l’aspect économique qui est privilégié.

On distingue parmi les immobilisations :

- les immobilisations corporelles : terrains, bâtiments, agencements, machines, mobilier,


véhicules, etc...

- les immobilisations incorporelles : frais de constitution de l'entreprise, frais de premier


établissement, brevet, licence, fonds de commerce, etc...

- les immobilisations financières : titres de participation détenus sur d'autres entreprises,


dépôts et cautionnement, etc...

II. DISTINCTION ENTRE CHARGES ET IMMOBILISATIONS :

A. Cas d’un nouvel élément :

Si la dépense engagée à pour contrepartie l’entrée d’un nouvel élément qui augmente de
manière durable la valeur du patrimoine de l’entreprise, alors il s’agit d’une immobilisation.
B. Cas des dépenses effectuées sur un ancien élément :
Toute dépense d’entretien ou de réparation ayant pour effet le maintien en état Normal de
l’utilisation d’une immobilisation existante constitue une charge, quel que soit son
montant.

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Exemples :
 Entretien courant d’un véhicule (vidange, révision, changement de
pneumatiques…) : Compte 6133 Entretien et réparation
 Remplacements des pièces usagées d’une machine : Compte 612 Achats
consommes.
En revanche, si la dépense à pour effet d’augmenter la valeur d’un élément actif Existant
ou de prolonger sa durée normale d’utilisation au-delà de la période prévue, Alors il s’agit
d’une dépense d’immobilisation.
Exemple :

Remplacement d’une pièce de rechange de valeur importante sur un véhicule : Compte


234 Matériel de transport

C. Cas des dépenses de réparation :


Lorsque les dépenses ont pour effet de maintenir ou de remettre en état normal
d’utilisation de l’immobilisation, c’est à dire lorsqu’elles n’augmentent pas sa valeur ou sa
durée de vie, elles constituent des charges d’exploitation.
Néanmoins dans ce cas, la distinction entre charges et immobilisations doit faire l’objet
d’une analyse particulière au regard des règles fiscales.
Si la dépense de réparation est supérieure a la valeur résiduelle, l’administration Fiscale aura
tendance a vouloir l’immobiliser. On doit être en mesure de justifier que cette réparation,
aussi lourde soit-elle, ne prolonge pas la durée de vie normale du Bien.
On peut s’appuyer pour cela sur les usages de la profession ou sur les documents du
constructeur, mais aussi, le cas échéant, sur l’usage particulier (intensif ou non) que
l’entreprise fait de cette immobilisation.

D. Cas d’éléments de faible valeur :

Lorsque la dépense correspond à une immobilisation de très faible valeur, elle est
Assimilée à une charge.
De manière générale, certaines charges sont inscrites a l’actif conformément aux Articles cites
ci-dessous :
 Les dépenses engagées a l'occasion d'opérations qui conditionnent l'existence Où le
développement de l'entité, mais dont le montant ne peut pas être Rapporte à des

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productions de biens ou services détermines, peuvent être Inscrits en immobilisations
incorporelles, au poste frais d'établissement.
 A titre exceptionnel, les frais de recherche appliquée et de développement peuvent être
inscrits en immobilisations incorporelles a la condition de se rapporter a des projets
nettement individualises ayant de sérieuses chances de réussite technique et de
rentabilité commerciale et dont le coût peut être distinctement établi. L'inscription en
immobilisations incorporelles des frais de recherche appliquée et de développement,
constitutive d'un changement de méthode, n'est ouverte qu'aux nouveaux projets.
 Les frais d'établissement ainsi que les frais de recherche appliquée et de
Développement, inscrits en immobilisations incorporelles sont amortis selon Un plan
et dans un délai maximal de cinq ans. A titre exceptionnel et pour des Projets
particuliers, les frais de recherche appliquée et de développement Peuvent être amortis
sur une période plus longue qui n'excède pas la durée d’utilisation de ces actifs. En cas
d'échec des projets, les frais de recherche appliquée et de développement
correspondants font immédiatement l'objet d'un Amortissement exceptionnel.
 Des charges enregistrées au cours d'un exercice peuvent être différées Lorsqu’elles se
rapportent à des opérations spécifiques à venir ayant de Sérieuses chances de
rentabilité globale.
 Le montant des primes de remboursement d'emprunt est amorti Systématiquement sur
la durée de l'emprunt soit au prorata des intérêts Courus, soit par fractions égales.
Toutefois, les primes afférentes a la fraction D’emprunt remboursée sont toujours
amorties.
 Les frais d'émission d'emprunt peuvent être repartis sur la durée de l'emprunt D’une
manière appropriée aux modalités de remboursement de l'emprunt. Néanmoins, il est
possible de recourir à une répartition linéaire lorsque les Résultats obtenus ne sont pas
sensiblement différents de la méthode Précédente.
 Les droits de mutation, honoraires ou commissions et frais d'actes sont exclus Du coût
d'acquisition des immobilisations et peuvent être étales sur plusieurs exercices.

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III. LA GESTION DES IMMOBILISATIONS :
La gestion des immobilisations apporte à l’entreprise, une fois maîtrisée, un ensemble de
valeur ajoutée en termes d’optimisation fiscale, de suivi des coûts, de rationalisation de
l’utilisation des biens, de gestion économique des infrastructures, de maintenance, de suivi en
valeur d’assurance,…
Une gestion efficace et efficiente des immobilisations passe d’abord par la tenue régulière
d’un inventaire physique.
Les normes comptables imposent des inventaires physiques périodiques des
immobilisations. En effet, la loi 9-88 relative aux obligations des commerçants précise dans
son article 5 : « La valeur des éléments actifs et passifs de l’entreprise doit faire l’objet d’un
inventaire au moins une fois par exercice, à la fin de celui-ci ». Cette obligation confirmée par
le CGNC couvre l’ensemble du patrimoine de l’entreprise.
A. Les objectifs et les apports d’une gestion des immobilisations :

Les immobilisations corporelles ou équipements durables constituent l’autre ressource


des entreprises et des collectivités. Depuis fort longtemps, les entreprises anglo-saxonnes
portent une attention particulière au « tracking » des matériels. Au Maroc, la gestion des
immobilisations évolue depuis peu d’années.
Domaine longtemps laissé pour compte, les immobilisations bénéficient aujourd’hui de la
mise en place de nouveaux logiciels informatiques de suivi et de la mise en place d’une
étiquette code-barres.
Enfin, l’impact de la fiscalité a incité de nombreuses entreprises à abandonner une gestion
approximative de leurs actifs et à utiliser les services et les outils professionnels disponibles
sur le marché.
L’expérience prouve que le fichier des immobilisations reflète de façon imparfaite la
réalité sur site. Les services comptables et services techniques jugent souvent que ces fichiers
manquent de fiabilité, pour permettre une exploitation optimale.
Les causes de cette discordance ont bien souvent pour origine les difficultés de
communication entre les services opérationnels et les services comptables.
Ses conséquences sont importantes, il s’agit essentiellement de la :
 Sur imposition possible à la patente ;
 Surévaluation de l’actif immobilisé ;
 Connaissance imparfaite du parc matériel, équipements ;
 Difficulté dans l’imputation analytique et les cessions partielles…

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1. Objectifs :
Parmi les principaux objectifs visés par la mise en place d’une gestion des immobilisations
c’est de :
 Garantir la vision comptable fidèle du patrimoine ;
 Etablir une cohérence permanente entre découpage comptable et Découpage technique, en
particulier au niveau des agencements et installations ;
 Mettre en place un inventaire permanent ;
 Formaliser les principes nécessaires à la mise en place d’un suivi des mouvements et des
réformes ;
 Affiner les règles standard de découpage et de regroupement des immobilisations ;
 Diminuer les disparitions inexpliquées des biens ;
 Optimiser les outils de travail et moderniser le système de gestion du patrimoine.
2. Apports :
Les apports d’un suivi physique des immobilisations sont multiples notamment d’ordre
comptable, fiscal, technique, analytique, budgétaire mais aussi purement de gestion.
a. Les apports d’ordre comptable :

L’inventaire physique des immobilisations permet de :


 Confirmer la vérité et la sincérité des comptes ;
 Observer le respect de l’obligation d’inventaire annuel ;
 Vérifier le respect des procédures internes ;
 Assurer le suivi et la régularisation des désinvestissements.
b. Les apports d’ordre fiscal :

Au niveau fiscal, les inventaires annuels des immobilisations permettent d’aboutir à :


 L’optimisation de la patente et de la taxe urbaine ;
 La distinction entre dépenses à passer en charges ou à immobiliser ;
 L’édition des bases de déclaration de la patente.
c. Les apports d’ordre technique :

Sur le plan technique, les apports d’une bonne gestion des immobilisations, donc du
patrimoine, permettent :
 La mise en concordance du fichier comptable avec la gestion physique des biens ;
 La préparation à la mise en place d’une gestion de parc ;
 Le découpage et regroupement des immobilisations selon des principes techniques ;

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 L’harmonisation du suivi des biens avec d’autres applicatifs ;
 De répondre aux exigences de la normalisation ISO.
d. Les apports d’ordre analytique :

La maîtrise du parc des immobilisations permet :


 La répartition des charges d’amortissement selon des centres de coût ;
 L’abonnement des amortissements et des taxes ;
 L’amélioration de la connaissance des coûts de gestion.
e. Les apports d’ordre budgétaire :

A ce niveau, le suivi physique des immobilisations constitue un observatoire permettant


d’identifier, de prévoir et d’anticiper le renouvellement de matériels par constat de son état.

IV. L’EVALUATIONS DES IMMOBILISATIONS :

Les évaluations sont aux yeux de la comptabilité le coeur même de sa pratique. Puisqu’elle
joue le rôle de donneuse d’information sur le plan des valeurs en s’exprimant en montants
monétaires.
Par ailleurs les normes comptables ont défini le cadre des différents modes d’évaluation.
Et en précisant toutes les circonstances qui conduisent à une évaluation fiable, que ce soit au
moment d’entrée de l’élément dans le patrimoine de l’entreprise d’où l’enjeu de définir
convenablement la valeur d’entrée, ou que ce soit l’évaluation de la valeur actuelle à une date
quelconque, ou de la valeur figurant dans le bilan nommée valeur comptable nette.
L’élément à retenir en ce qui concerne ces évaluations, c’est qu’elles sont basées sur le
principe du coût historique. Son utilisation permet de diminuer l’impact des tensions
inflationnistes, et de procurer une plus grande fiabilité plus grande capacité de comparabilité
des données comptables normalisées.
A. Les immobilisations en non valeur :
Ce type d’immobilisation comprend : les frais préliminaires, les charges à répartir sur
plusieurs exercices, et les primes de remboursements des obligations.
1. Valeur d’entrée :
La valeur d’entrée des immobilisations en non valeur peut être décidée de plusieurs
manières. Soit en vertu de leur caractère propre (cas des frais préliminaires) où il est question
d’étaler la somme des charges sur plusieurs exercices, soit en vertu d’une décision
exceptionnelle de gestion (cas des charges à répartir), ou encore par le montant total des
primes de remboursement des obligations.

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2. L’amortissement :
Il s’agit de l’étalement par report sur plusieurs exercices d’une charge subie ou
consommée. Cet amortissement des immobilisations en non valeur ne peut dépasser la durée
de 5 exercices.
3. La valeur actuelle :
Le principe de prudence ici implique que la valeur actuelle d’une immobilisation en non
valeurs est supposée nulle. Toutefois, il se pourrait dans certains cas, qu’elle ne soit pas nulle,
et ce dans le cadre du principe de continuité de l’exploitation. Ainsi ces éléments ne peuvent
donner lieu à une constatation de « provisions pour dépréciation ».
B. Les immobilisations corporelles et incorporelles :

1. La valeur d’entrée : cas général :

Ce type d’immobilisation est inscrit à :


Leur coût d’acquisition pour les immobilisations acquises à titre onéreux ;
Leur coût de production pour celles qui sont produites et livrées par les entreprises elles
même.

Le coût d’acquisition :
Ce coût est formé du prix d’achat, augmenté des droits de douane, en plus d’autres impôts
et taxes récupérables, et diminué des réductions commerciales obtenues et des taxes
légalement récupérable. Il est aussi formé de charges accessoires d’achat y afférentes comme
les frais de transport, les frais de transit, d’assurance du transport et de réception. A
l’exclusion des taxes légalement récupérables. Sont cependant à exclure des charges
accessoires d’achat des immobilisations, telles que : les droits de mutation, les honoraires et
commissions, et les frais d’actes. Ces charges sont à inscrire en « charges à répartir sur
plusieurs exercices ».
Par ailleurs, les charges d’installation sont à classer dans les charges de l’exercice
(peuvent être susceptible d’être répartis sur plusieurs exercices) si elles sont nécessaires pour
mettre le bien en état d’utilisation à l’exclusion des frais d’essais et de mise en point.
Sont exclus aussi du coût d’acquisition les frais généraux et les charges financières
engagées pour l’acquisition des immobilisations. Toutefois ceux qui sont spécifiques (de
financement) se rapportant à un délai d’acquisition supérieur à un an, peuvent être inclus dans
le coût d’acquisition des immobilisations, avec une mention expresse dans l’ETIC.

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Le coût de production :

Le coût de production des immobilisations corporelles est calculé à partir de la somme des
éléments suivants :
du coût d'acquisition des matières et fournitures utilisées pour la production de
l’élément ;
des charges directes de production tels les charges de personnel, les services
extérieurs, les amortissements ;
des charges indirectes de production dans la mesure où elles peuvent être
raisonnablement rattachées à la production de l’immobilisation.
2. La valeur d’entrée : cas particulier :

Immobilisations acquises par voie d’échange :


Les immobilisations sont comptabilisées à la valeur actuelle du bien cédé, on suppose
qu’elle est égale à celle du bien acquis. Toutefois lorsque l’une de ces deux valeurs actuelles
est difficilement déterminable (exemple : valeur actuelle d'une " servitude " foncière), la
valeur d'entrée tenue est la valeur actuelle dont l’estimation est la plus sûre.
Immobilisations acquises à titre gratuit :
Dans ce cas là, la valeur d'entrée est égale à la valeur actuelle, qui est une " valeur estimée
" à la date de l’entrée en fonction du marché et de l’utilité économique du bien pour
l’entreprise.
Immobilisations acquises à titre d’apport :
La valeur d’entrée est alors évaluée au montant stipulé dans l’acte d’apport.
Immobilisations acquises au moyen de subventions d’investissement :
Ces immobilisations sont à enregistrer à leur coût d'acquisition ou à leur coût de production,
sans déduction de la subvention (portée au passif du bilan dans la rubrique " capitaux propres
Paiement à terme :
La valeur d’entrée des biens, étant fondée sur le prix convenu, reste indépendante des
modalités futures de règlement en cas de paiement différé.
Immobilisations obtenues en « crédit-bail » :
Tant que n’est pas levée l’option d’achat, ces biens ne peuvent entrer dans le patrimoine de
l’entreprise, donc ne peuvent figurer dans son bilan. En cas de levée de cette option, alors le
bien est inscrit en « immobilisations » pour le prix résiduel fixé dans le contrat.

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Ensembles immobiliers :
La valeur d'entrée d'un ensemble immobilier, tel un terrain construit ou un immeuble
acheté, Doit être ventilée entre ses deux éléments constitutifs :
• La valeur d'entrée du terrain ;
• La valeur d'entrée de la construction.

Immobilisations acquises conjointement ou produites conjointement :


La valeur d'entrée de ces immobilisations est, pour ce cas précis, déterminé à partir de leur
coût global d'achat ou de production, proportionnellement à la valeur relative qui peut être
attachée à chacune de ces immobilisations dès qu'elles peuvent être individualisées.
C. La valeur nette d’amortissement:

1. Définition des immobilisations amortissables :

Ce sont celles dont le potentiel de services attendu s'amoindrit normalement avec le temps en
raison
 De phénomène d'usure ou de désuétude ;
 D’inadaptation aux conditions changeantes de la technique ou de l’économie
(obsolescence) ;
 De toute autre cause.
Ces amoindrissements de potentiel, de caractère prévisible et définitif ont pour
conséquence la constatation d'une réduction progressive de la valeur de l’immobilisation, tout
au long de son utilisation, jusqu'à une " valeur résiduelle " souvent très faible, voire nulle, à la
fin de la durée d'utilisation de l’immobilisation.

2. Définition de l’amortissement des immobilisations :

L’amortissement est la répartition de la différence entre la valeur d'entrée et la valeur


résiduelle, (ou montant " amortissable " sur la durée d'utilisation de l’immobilisation.
Cette durée d'utilisation prévisionnelle peut être :
 Soit la " durée de vie " probable de l’immobilisation, laquelle est appréciée en fonction
de facteurs physiques (usure ...) ou économiques (obsolescence, marché ...) qui la
conditionnent.
A la fin de la « durée de vie », la valeur résiduelle prévisionnelle est généralement à
considérer comme nulle ; le montant amortissable est alors égal à la valeur d'entrée ;

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 Soit une " durée d'utilisation " propre à l’entreprise, inférieure à la durée de vie, et
choisie en fonction de sa politique ou de sa stratégie (renouvellement systématique au
bout de n années ...), ou d'autres facteurs (exemple : limites juridiques légales ou
contractuelles d'utilisation ...)
Dans cette hypothèse, la valeur résiduelle prévisionnelle est en principe relativement
importante ; elle doit faire l’objet d'une estimation raisonnable en fonction du prix de cession
probable exprimé en dirhams de la date d'entrée, ramené le plus souvent à un pourcentage de
cette valeur d'entrée ; le montant amortissable est alors égal à la différence entre la valeur
d'entrée et cette valeur résiduelle.
3. Plan d'amortissement :

La répartition systématique du montant amortissable sur chaque exercice pendant la durée


d'utilisation du bien constitue le " plan d'amortissement " de l’immobilisation.
Ce plan prend la forme d'un tableau préétabli faisant apparaître le montant des
amortissements successifs, leur cumul à la fin de chaque exercice ainsi que la " valeur nette
d'amortissements " en résultant.
Dans le cas particulier où ce tableau ne peut être préétabli, du fait que l’amortissement
annuel est calculé en fonction d'un paramètre physique ou économique (exemple : nombre
d'heures d'utilisation, nombre d'unité physiques fabriquées, nombre de kilomètres parcourus
...), la règle retenue doit être clairement mentionnée dans le tableau d'amortissement (mention
du nombre d'unités préétabli correspondant au montant amortissable).
Le mode de répartition de l’amortissement sur les différents exercices doit être choisi sur
la base de considérations essentiellement économiques : il peut conduire à des amortissements
annuels constants (méthode de l’amortissement linéaire), dégressifs ou plus
exceptionnellement progressifs.
4. Amortissements dérogatoires :

Devant être justifié exclusivement par des considérations d'ordre économique,


l’amortissement comptable ne coïncide pas nécessairement avec l’amortissement fiscalement
ou réglementairement autorisé :
 Lorsque l’amortissement fiscal est inférieur à l’amortissement comptable, ce dernier
est maintenu en écritures, la différence faisant l’objet d'une " réintégration " fiscale
extra comptable ;
 Lorsque l’amortissement fiscal, supérieur à l’amortissement comptable, doit être, en
vertu des textes législatifs ou réglementaires, enregistré dans les écritures comptables

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(et non simplement déduit de façon extra comptable), il y a lieu de porter dans les "
provisions réglementées " l’excédent de l’amortissement fiscal sur l’amortissement
comptable dénommé " amortissement dérogatoire ".
Cette règle n'est toutefois à appliquer que si le montant des amortissements dérogatoires est
significatif dans les états de synthèse, eu égard à l’objectif d'obtention d'une " image fidèle ".
5. Informations relatives aux amortissements :

Pour chaque catégorie principale d'immobilisations amortissables (correspondant à un "


poste " du bilan, ou, pour les postes d'un montant important, à des éléments significatifs de ce
poste) l’ETIC doit mentionner la méthode d'amortissement utilisée.
Les méthodes d'amortissement retenues doivent être appliquées de façon constante d'un
exercice à l’autre, à moins que des circonstances nouvelles ne justifient un changement
(exemple : innovation technologique devant rendre rapidement obsolète un équipement
installé).
la fin de l’exercice au cours duquel intervient la révision du plan d'amortissement, il y a
lieu de faire mention de ce changement dans l’ETIC, en y indiquent ses motifs et son
influence sur le patrimoine, la situation financière et les résultats.

D. La valeur nette actuelle des immobilisations:

Conformément aux méthodes d’évaluation, la valeur actuelle d'une immobilisation


incorporelle ou corporelle est déterminée à partir du marché et de l’utilité du bien pour
l’entreprise.
La référence du marché est normalement le prix actuel d'achat de l’immobilisation (à la
date de l’inventaire), majoré des charges accessoires d'achat et d'installation, ou le coût actuel
de production pour les immobilisations produites par l’entreprise pour elle-même et n'ayant
pas d'équivalent sur le marché ; ces coûts sont corrigés en baisse en fonction de l’usure ou de
l’âge de l’immobilisation.
L’utilité du bien pour l’entreprise doit être tout particulièrement prise en considération car
l’immobilisation doit être évaluée dans l’état et le lieu où elle se trouve en fonction de son
utilisation future par l’entreprise.
Dans cette évaluation, il est normalement supposé que l’entreprise restera en " continuité
d'exploitation " tout au long de la durée d'utilisation prévue du bien.

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Tenant compte de ces références, la valeur actuelle de l’immobilisation peut être considérée
comme étant le prix qu'accepterait d'en donner un acquéreur éventuel de l’entreprise dans
l’état et le lieu où elle se trouve.
La valeur actuelle de l’immobilisation ne doit pas, en conséquence, être confondue avec son
prix actuel de revente éventuelle.
En revanche, en l’absence de continuité d'exploitation, la valeur actuelle doit tenir compte de
la perspective plus ou moins proche de cession voire de liquidation de l’entreprise ou de la
branche d'entreprise concernée, ou de celle de la cession de l’immobilisation ; la référence de
marché devient alors le prix probable de cession sous déduction des frais relatifs à cette
cession (tels que démontage, transport ...).

V. CADRE FISCAL DES IMMOBILISATIONS :


A. TRAITEMENT IMPOT SUR LA SOCIETE :

Selon l’article 10 de Code Général des Impôts CGI 2011, Les dotations concernent les
immobilisations corporelles et incorporelles qui se déprécient par le temps ou par l'usage.
Les dotations aux amortissements sont déductibles à partir du premier jour du mois
d'acquisition des biens. Toutefois, lorsqu'il s'agit de biens meubles qui ne sont pas utilisés
immédiatement, la société peut différer leur amortissement jusqu'au premier jour du mois de
leur utilisation effective.
L’amortissement se calcule sur la valeur d’origine, hors taxe sur la valeur ajoutée déductible,
telle qu’elle est inscrite à l’actif immobilisé. Cette valeur d’origine est constituée par :
le coût d’acquisition qui comprend le prix d’achat augmenté des autres frais de
transport, frais d’assurance, droits de douanes et frais d’installation ;
Le coût de production pour les immobilisations produites par l’entreprise pour elle-
même ;
La valeur d’apport stipulée dans l’acte d’apport pour les biens apportés ;
La valeur contractuelle pour les biens acquis par voie d’échange.
Pour les immobilisations acquises à un prix libellé en devises, la base de calcul des
amortissements est constituée par la contre valeur en dirhams à la date de l’établissement de la
facture.
La déduction des dotations aux amortissements est effectuée dans les limites des taux
admis d'après les usages de chaque profession, industrie ou branche d'activité.

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Elle est subordonnée à la condition que les biens en cause soient inscrits dans un compte de
l'actif immobilisé et que leur amortissement soit régulièrement constaté en comptabilité.
Toutefois, le taux d'amortissement du coût d'acquisition des véhicules de transport de
personnes, ne peut être inférieur à 20% par an et la valeur totale fiscalement déductible,
répartie sur cinq (5) ans à parts égales, ne peut être supérieure à trois cent mille (300 000)
dirhams par véhicule, taxe sur la valeur ajoutée comprise.
En cas de cession ou de retrait de l'actif des véhicules, les plus-values ou moins-values sont
déterminées compte tenu de la valeur nette d’amortissement à la date de cession ou de retrait.
Lorsque lesdits véhicules sont utilisés par les entreprises dans le cadre d'un contrat de crédit-
bail ou de location, la part de la redevance ou du montant de la location supportée par
l'utilisateur et correspondant à l'amortissement au taux de
2O% par an sur la partie du prix du véhicule excédant trois cent mille (300 000) dirhams, n'est
pas déductible pour la détermination du résultat fiscal de l'utilisateur.
Toutefois, la limitation de cette déduction ne s'applique pas dans le cas de location par
période n'excédant pas trois (3) mois non renouvelable.
Les dispositions des alinéas précédents ne sont pas applicables :
Aux véhicules utilisés pour le transport public ;
Aux véhicules de transport collectif du personnel de l'entreprise et de transport
scolaire ;
Aux véhicules appartenant aux entreprises qui pratiquent la location des voitures
affectés conformément à leur objet ;
Aux ambulances.
La société qui n'inscrit pas en comptabilité la dotation aux amortissements se rapportant à
un exercice comptable déterminé perd le droit de déduire ladite dotation du résultat dudit
exercice et des exercices suivants.
Les sociétés qui ont reçu une subvention d’investissement qui a été rapportée
intégralement à l’exercice au cours duquel elle a été perçue, peuvent pratiquer, au titre de
l’exercice ou de l’année d’acquisition des équipements en cause, un amortissement
exceptionnel d’un montant égal à celui de la subvention.
Lorsque le prix d'acquisition des biens amortissables a été compris par erreur dans les
charges d'un exercice non prescrit, et que cette erreur est relevée soit par l'administration, soit
par la société elle-même, la situation de la société est régularisée et les amortissements
normaux sont pratiqués à partir de l'exercice qui suit la date de la régularisation.

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B. LA TVA ET LES FLUX DES IMMOBILISATIONS :

1. Acquisition des immobilisations :

L’acquisition des immobilisations au Maroc est soumise à la taxe sur la valeur ajoutée,
cependant les biens d’investissement importés, inscrits dans un compte d’immobilisation et
ouvrant droit à déduction sont exonérés de la taxe sur la valeur ajoutée à l’importation.
Cette exonération est subordonnée à la production par l'importateur d'un engagement,
établi sur un imprimé fourni par l'administration et comportant le numéro d'identification à la
taxe sur la valeur ajoutée. Par lequel l'intéressé s'engage à inscrire dans un compte
d'immobilisation les biens d'investissement importés susceptibles d'ouvrir droit à déduction.
2. Cession des immobilisations :

Les biens susceptibles d'amortissement éligibles au droit à déduction, doivent être


inscrits dans un compte d'immobilisation et être conservés pendant une période de cinq
années suivant leur date d'acquisition. A défaut de conservation du bien déductible pendant le
délai précité, la déduction initialement opérée donne lieu à régularisation.
Selon la loi 30-85, cette régularisation s'effectue comme suit: Le bénéficiaire de la
déduction est tenu de reverser au Trésor une somme égale au montant de la déduction
initialement opérée au titre desdits biens, diminuée d'un cinquième par année ou fraction
d'année écoulée depuis la date d'acquisition de ces biens. Ce reversement doit intervenir dans
des délais bien précis.
Il est à signaler que pour le calcul du montant à reverser à l’Administration fiscale
l'année d'acquisition ou de cession d'un bien est comptée comme une année entière.

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PARTIE I : L'AUDIT DES IMMOBILISATIONS CORPORELLES CAS D’UNE SOCIETE
INDUSTRIELLE
SECTION I : LA DEMARCHE D’AUDIT EN GENERALE

I. DIFFERENTES ETAPES DE LA DEMARCHE :

A. Prise de connaissance générale de la démarche d’audit :


La prise de connaissance de l’entreprise et de son environnement est une étape essentielle
pour le bon déroulement de l’audit, elle a pour objectif ultime d’identifier les risques
d’anomalies significatives pesant sur les comptes et d’en tirer les conséquences nécessaires en
terme de planification de la mission. Cela permet au commissaire aux comptes de constituer
un cadre de référence dans lequel il planifie son audit et exerce son jugement professionnel
pour évaluer le risque d’anomalies significatives dans les comptes et répondre à ce risque tout
au long de son audit.

Pour se faire, le commissaire aux comptes doit prendre connaissance de :

De la nature du secteur d’activité (production, négoce, prestation de services, l’immobilier,


au sein duquel l’entreprise évolue car certaines activités, bien que relevant de la même
catégorie, peuvent présenter des caractéristiques différentes selon la durée du cycle d’activité,
mais elle doit également tenir compte de son environnement réglementaire, ainsi que des
conditions économiques générales

 Des caractéristiques (taille, typologie de la clientèle, moyen de production, situation


financière,…) qui permettent au commissaire aux comptes d’appréhender les catégories
d’opérations, les soldes des comptes et les informations attendues dans l’annexe des comptes.

 Des objectifs de l’entité et des stratégies mises en œuvre pour les atteindre dans la
mesure où ces objectifs pourront avoir des conséquences financières ce qui risque d’avoir une
incidence sur les comptes

En somme, cette première étape consiste à prendre connaissance des caractéristiques de


l’entreprise et de son environnement de façon à délimiter le champ d’intervention.

Il s’agit donc de recueillir des informations sur :

 La nature de l’activité de l’entreprise ;


 La réglementation spécifique touchant l’entreprise ;

18
 La structure et l’organisation générale de l’entreprise ;
 Les objectifs stratégiques et la politique de l’entreprise en question ;

 Les projets en cours ;


B. LE CONTROLE INTERNE :
1. DEFINITIONS & OBJECTIFS:
a. DEFINITIONS :

Définition de l’OEC français « Le contrôle interne est l’ensemble des sécurités contribuant
à la maîtrise de l’entreprise. Il a pour but, d’un côté, d’assurer la protection, la sauvegarde du
patrimoine et la qualité de l’information, de l’autre, l’application des instructions de direction
et de favoriser l’amélioration des performances. Il se manifeste par l’organisation, les
méthodes et procédures de chacune des activités de l’entreprise pour maintenir la pérennité de
celle-ci ».

Définition COSO (Committee of sponsoring organisations of the Treadway


Commission):« Le contrôle interne est un processus mis en œuvre par le conseil
d’administration, les dirigeants et le personnel d’une organisation destiné à fournir une
assurance raisonnable quant à la réalisation des objectifs suivants:

 la réalisation et l’optimisation des opérations;


 la fiabilité des informations financières
 la conformité aux lois et réglementations en vigueur »
b. Objectifs :

Les définitions qui précèdent permettent de faire ressortir les principaux objectifs de contrôle
interne:

 la protection du patrimoine de l’entreprise

 la qualité de l’information, et en particulier de l’information financière;


 l’amélioration des performances;
 l’application des instructions de la direction
La définition de la commission Treadway introduit une notion importante l’assurance
raisonnable » signifiant que le contrôle interne ne peut constituer une garantie totale.

19
C. Audit des immobilisations :
1. Objectifs de l’audit des immobilisations :
Pour émettre une opinion fondée, l’auditeur doit veiller au respect des sept principes suivants:
 Exhaustivité : l’ensemble des dépenses liées aux immobilisations ont été
comptabilisées
 Exactitude : les immobilisations sont enregistrées dans les comptes adéquats, une
mauvaise comptabilisation peut entraîner un mauvais calcul des dotations aux
amortissements. La comptabilité doit différencier entre les investissements et les
charges d’entretien.
 Séparation des exercices : les mises en service des immobilisations ont un impact
direct sur les dotations aux amortissements.
 Valorisation : l’estimation de la valeur de l’immobilisation lorsqu’elle est produite par
l’entreprise doit faire l’objet d’un suivi particulier de l’auditeur. ce dernier doit
s’assurer que l’ensemble des frais immobilisés sont conformes au PCG : risque de
surestimation ou de sous estimation du résultat.
 Droits et obligations : la société doit tenir à jour le registre des immobilisations, elle
doit aussi effectuer un inventaire des immobilisations afin de s’assurer de leur état
(dépréciation exceptionnelle)
 Présentation : chaque immobilisation devrait être rattachée au poste qui lui est
désigné afin que le lecteur ait une idée claire sur les immobilisations de l’entreprise
 Existence : les écritures comptables sont fondées sur des flux existants. Le risque est
que des écritures soient passées sans fondement juridique précis.
2. Procédures d’audit des immobilisations
a. Risques d’audit liés aux immobilisations :

Les risques d’audit peuvent être analysés selon les principes essentiels auxquels doivent
répondre les comptes d’immobilisations à savoir :
Les risques liés à la réalité ;
Les risques liés à l’exhaustivité ;
Les risques liés à la valorisation.
Ces risques généraux peuvent être détaillés de différentes manières. Nous proposons de les
analyser en deux grandes catégories de risques :
Les risques inhérents, qui sont des risques induits naturellement par chaque type
d’activité économique quelque soit l’entité économique qui les entreprend ;

20
Les risques de procédure : en vue de faire face aux risques inhérents ci-dessus
l’entreprise met en place un dispositif « de contrôle interne ». Les risques de
procédures expriment ainsi les insuffisances de ce dispositif à éviter ou à alerter sur la
possibilité ou la survenance effective d’un risque inhérent.

 Risques liés à la réalité des immobilisations


Les risques généraux qui peuvent toucher la réalité des immobilisations se résument comme
suit :
La comptabilisation d’actifs fictifs ;
La sortie ou la perte non comptabilisées d’actif.
Si ces risques surviennent, la réalité comptable des immobilisations se trouve surestimée
par rapport à leur réalité « physique » (en particulier pour les immobilisations corporelles).
Pour les immobilisations qui n’ont pas de matérialisation physique (certaines immobilisations
incorporelles telle que la recherche et développement …), la réalité est généralement établie
grâce à la justification, par des pièces et documents juridiques authentiques et probants
(factures, contrats, procès verbaux, décomptes…), qui concernent l’entreprise.
Basée sur la notion de patrimoine, la réalité « physique » d’une immobilisation est liée à une
réalité juridique. L’immobilisation corporelle est définie comme étant « une chose sur laquelle
s’exerce un droit de propriété ».
Cependant, à cette réalité juridique il y a deux exceptions :
La première d’ordre particulier : en effet, certaines immobilisations incorporelles telles
que les brevets, les marques, les droits similaires peuvent être inscrits à l’actif sans
être nécessairement la propriété de l’entreprise ;
La seconde d’ordre général : en effet, l’entreprise peut, sous certaines conditions,
déroger au principe de la patrimonialité et adopter le principe de la prééminence de la
réalité sur l’apparence juridique retenu par l’IASCF. La norme n° 9 de cette instance
internationale stipule que « les transactions et autres événements de la vie de
l’entreprise doivent être enregistrés et présentés conformément à leur nature et à leur
réalité financière sans s’en tenir uniquement à leur apparence juridique ».
Ainsi, exception faite des cas ci-dessus la réalité physique des immobilisations inscrites en
comptabilité doit être appuyée par une réalité juridique.

21
Les principales sources des risques liés à la réalité des immobilisations se détaillent comme
suit :
Risques inhérents : ces sources se rapportent à des caractéristiques relatives aux
activités, aux structures et aux politiques de l’entreprise telles que :
 L’implantation géographique éparpillée ;
 L’évolution technologique trop rapide ;
 Des participations dans des secteurs en crise ;
 Des échecs fréquents des projets de recherche ;
 Des équipements acquis à l’étranger ;
 Des emballages consignés auprès des revendeurs, …
Risques de procédure : ces facteurs concernent la qualité des procédures en place dans
l’entreprise et en particulier à leur capacité à prévenir ou détecter ces risques. Aussi,
quelque soit l’activité, la structure et les politiques de l’entreprise, le dispositif de
contrôle interne doit intégrer des contrôles-clés dont l’objectif est de prévenir ou
détecter ces risques. Ces contrôles clés sont multiples et comprennent principalement
:
 Une organisation basée sur la séparation des tâches d’engagement, de réception,
de conservation, de comptabilisation et de contrôle des immobilisations ;
 Des inventaires physiques des immobilisations et leur rapprochement avec ce
qui figure dans les comptes ;
 Le suivi du budget d’investissement et le contrôle régulier des
réalisations/prévisions ;
 La confirmation et contrôle régulier des immobilisations détenues par des
tiers…

 Risques liés à l’exhaustivité des immobilisations


La non exhaustivité des immobilisations se matérialise par les risques généraux suivants :
Entrées d’actifs non comptabilisées ;
Entrées d’actifs comptabilisées à tort en charges ;
Sorties ou pertes fictives comptabilisées.
La non exhaustivité se traduit souvent par une minoration de la réalité comptable des
immobilisations par rapport à leur réalité physique et juridique.
Les sources de risques liés à l’exhaustivité des immobilisations sont multiples et peuvent
être classés en :

22
Risques inhérents :
 Implantation géographique éparpillée des sites administratifs et des sites de
production ;
 Importance et fréquence des dépenses d’entretien, de réparation et leur diversité ;
 composition complexe de coûts des immobilisations (coûts des matières, charges
engagées par l’entreprise, frais d’approche …).
Risques de procédure : ces sources engendrées par l’incapacité des procédures de
contrôle à détecter ou prévenir le risque de non exhaustivité. Ceci se matérialise
souvent par les failles suivantes :
 Absence d’une séparation des tâches liées à l’engagement, la réception, la
conservation, la comptabilisation et au contrôle des immobilisations ;
 Absence de procédures permettant le respect d’une bonne séparation des
exercices ;
 Absence des règles claires et préalablement définies de distinction entre charges
et immobilisations ;
 Absence d’inventaires physiques et de raccordements avec la comptabilité …
 Risques liés à l’évaluation des immobilisations
Les risques liés à l’évaluation des immobilisations sont appréhendés en égard au respect des
principes, méthodes et règles de présentation comptables. Ils se traduisent par des
mouvements ou situations d’immobilisations (entrées, sorties ou valeurs d’inventaire) :
 Mal évalués ;
 Comptabilisés dans la mauvaise période ;
 Comptabilisés dans le mauvais compte ;
 Mal totalisés ou centralisés.
Les sources de risques liés à l’évaluation des immobilisations peuvent se résumer comme
suit :
Risques inhérents :
 Équipements acquis à l’étranger ;
 Complexité et multiplicité de certains coûts d’immobilisations ;
 Abandon d’activité ou de branches d’activité ;
 Système comptable à prédominance manuelle.
Risques de procédure, qui découlent souvent des situations suivantes :
 Absence de règles claires et précises en matière de composition et de suivi des
coûts d’immobilisations acquises ou produites ;

23
 Inadéquation de la politique d’amortissement par rapport aux durées de vie
économique et aux taux d’usage dans le secteur d’activité ;
 Mauvaise application des règles comptables…
Signalons que si les risques ne peuvent être complètement éliminés, ils peuvent tout au
moins être considérablement réduits en maîtrisant les sources des risques de non maîtrise.
En effet, si les premiers risques sont indépendants de la volonté et de l’action de
l’entreprise, les seconds dépendent fortement de ces deux facteurs. Par ailleurs, à côté des
risques liés à l’entreprise et à son contrôle interne, il existe des risques liés à l’auditeur lui-
même à savoir :
 Les risques liés à l’utilisation de procédures d’audit inadaptées ou incomplètes ;
 Les risques liés à une mauvaise application des procédures d’audit ;
 Le risque d’échantillonnage.
La diversité de ces risques doit être connue. Elle ne manquera pas d’avoir un impact certain
sur l’opinion de l’auditeur.
b. Principales procédures d’audit des immobilisations :

Les principales procédures d’audit concernent :


 Le tableau des mouvements des immobilisations.
 Les tests des éléments probants.
 Le contrôle de l’évaluation des immobilisations (amortissement).
 La circularisation
L’objectif est de contrôler les mouvements des immobilisations durant l’exercice avec la
balance générale et le fichier des immobilisations. Le tableau de mouvement se présente
comme suit :

24
Tests des acquisitions, des cessions, des transferts, et de mises au rebut :

Test des acquisitions :

La base à retenir pour effectuer des sélections est la valeur brute des acquisitions de
l’exercice.
L’objectif de la validation des acquisitions est double :
 Validité : s’assurer que les acquisitions de l’exercice ne comprennent pas de montants
présentant un caractère de charges.
 Comptabilisation : s’assurer que les acquisitions sont comptabilisées pour le bon
montant et sont rattachés au bon exercice.

Le travail d’audit consiste à :


Vérifier la validité :
- pointer le montant immobilisé avec les documents justificatifs (factures fournisseurs,
contrats d’acquisition…), et s’assurer que les acquisitions de l’exercice ont été approuvées par
un responsable habilité par le management de la société (autorisation d’investissement).
Vérifier la correcte comptabilisation :
- s’assurer que les frais accessoires sont des éléments constitutifs du prix de revient ainsi que
la TVA non déductible.

Le tableau modèle relatif aux acquisitions d’immobilisations se présente comme suit :


Les cessions ou mises au rebut :
Les cessions réduisent la valeur des immobilisations. Elles sont donc testées pour sous
évaluation.

25
L’objectif de validation des cessions permet de :
 S’assurer qu’il n’y a pas lieu de provisionner tout ou une partie de la valeur résiduelle
d’un bien.
 Déceler des sous-évaluations de cession ou mises au rebut.
 Tester les plus ou moins-values de cessions et leur correcte comptabilisation
Le travail d’audit consiste à :
 Examiner les documents justificatifs de cessions et vérifier que le prix de cession est
raisonnable par rapport à la nature et l’âge de l’immobilisation.
 Recalculer la plus ou moins-value de cession et s’assurer de sa correcte
comptabilisation.
 S’assurer que les acquisitions significatives de renouvellement ont entraîné la mise au
rebut ou la cession du bien remplacé
 S’assurer que les cessions ou mises au rebut de l’exercice ont été approuvées et
autorisées par un responsable habilité par le management de la société

Le tableau-modèle relatif à la revue de cessions d’immobilisations se présente comme suit :

Les transferts :

Les transferts concernent généralement des mouvements entre les comptes


d’immobilisations en cours vers le compte d’immobilisation correspondant à l’investissement
au moment de la mise en service de l’immobilisation. La procédure de validation des
transferts est la même que celle de validation des acquisitions
c. Test de cohérence sur les dotations aux amortissements :

Les principales étapes à suivre se déclinent comme suit :

26
 Identifier les immobilisations totalement amorties à la date d’ouverture,
 Classer les différents éléments du tableau de passage des immobilisations (montant
balance d’ouverture, acquisitions, et cessions) par durée ou taux d’amortissement,
 Estimer les dotations aux amortissements de l’exercice,
 Rapprochement des dotations estimées avec les dotations comptabilisées sur la
balance générale.
L’estimation des dotations aux amortissements de l’exercice se fait selon l’hypothèse
suivante : les opérations d’acquisitions et de cessions sont effectuées en milieu d’année. Tout
écart significatif devra être rationalisé.
Le tableau récapitulatif de cette phase se décline comme suit :

d. Autres travaux complémentaires :

 Revue de la permanence des méthodes :


C’est une procédure commune à l’ensemble des postes audités. Elle a pour objet de s’assurer
que les principes et méthodes appliqués en matière de comptabilisation des amortissements et
des immobilisations sont respectés par rapport aux exercices précédents.
 Revue des résultats de l’inventaire physique :
L’inventaire physique est une obligation légale. L’auditeur doit revoir les résultats des
inventaires physiques quand ils ont lieu et s’assurer de leur prise en compte en comptabilité.
Ils peuvent servir de justificatifs pour certaines procédures de validation.
 Tests sur les comptes de charges d’entretien et de réparation :
Conformément à la matrice directionnelle, l’auditeur teste les comptes de charges d’entretien
et de réparation pour surévaluation (donc en partant des comptes) pour détecter des sous-
évaluations d’immobilisations. L’intérêt que l’auditeur porte à ces comptes en particulier

27
s’explique par les risques d’erreur de comptabilisation dans la distinction
Immobilisations/Charges.
 Contrôle des immobilisations en cours :
S’assurer que le compte « immobilisations en cours » ne contient pas des éléments déjà en
service, ou des avances sur projets interrompus.
 La circularisation :
La circularisation des immobilisations permet de valider notamment :
 les terrains détenus par la société
 le montant des dépôts et cautionnement constitués par la société
 le montant des prêts immobilisés accordés par la société
 le montant des titres de participation détenus par la société
La revue des comptes des immobilisations passe par :
 Une revue du dispositif de contrôle interne afin de dégager les principaux
risques liés à la gestion des immobilisations,
 Une analyse des flux annuels sur la base de tests,
 Une validation des dotations aux amortissements de l’exercice.
En complément de ces travaux, une revue spécifique doit être effectuée, concernant
notamment les immobilisations en cours, les méthodes d’amortissement utilisées et les
résultats de l’inventaire physique.
En conclusion de ce rapport, j’ai mis en évidence certains points de recommandation qui
devraient être communs à l’ensemble des sociétés industrielles pour une gestion efficace de
leurs immobilisations.

28
SECTION II : CAS PRATIQUE D’AUDIT DES IMMOBILISATIONS
CORPORELLES.

I. PRSENTATION DE LA SOCIETE EOLANE MAROC :


EOLANE MAROC Spécialisée dans la fabrication d’équipements ménagers et
domestiques, elle réalise également des équipements pour l’automobile et les
télécommunications. Fabrication de cartes traditionnelles (composants traversants).
Fabrication de cartes mixtes (CMS + traversants). Fabrication de cartes 100% CMS
(filière de refusion).
Ses moyens de production sont destinés aux fabrications de moyennes et grandes
séries.
Le groupe EOLANE avait investi il y a Cinq ans au Maroc, en créant EOLANE
MAROC. Cette 6ème filiale était destinée dans un premier temps à répondre à la demande
de compétitivité des marchés industriels de ses filiales françaises. Sa configuration
s’orientait dans ce sens avec un minimum de structure et un fort soutien technique déployé
depuis la France.
Quelques mois après le démarrage de l’usine en 2005, certains clients éclairés, ont
incité la direction à faire évoluer ce positionnement stratégique. Leurs attentes étaient plus
importantes : EOLANE MAROC, pour des raisons de réactivité évidentes, devait pouvoir
répondre directement aux clients sur des questions techniques et la gestion de la qualité,
en somme, être beaucoup plus autonome.
EOLANE Maroc se configura dès lors comme une entité à part entière vis-à-vis de ses
grandes soeurs françaises.
Elle a acquis aujourd’hui une indépendance technique pour le pilotage et la
maintenance de ses différents moyens de production. Ses dirigeants ont créé un service
qualité en recrutant du personnel qualifié et expérimenté qui a en charge aujourd’hui, les
relations directes avec les clients.
EOLANE MAROC a obtenu ISO 9001 v2000 depuis le début de l’année 2007 et
envisage la certification EN9100 (Aéronautique défense) pour 2008. EOLANE MAROC a
développé un service méthodes pour la gestion des données techniques et l’adaptation des
instructions à la culture locale. Tous les moyens installés dans l’établissement, sont la
propriété d’EOLANE MAROC et sont financés en interne.
Elle dispose d’une capacité de pose de 3 millions de composants CMS / semaine avec
deux processus identifiés avec ou sans plomb (ROHS), de 2 lignes de soudage vague avec
ou sans plomb, des bancs de test in situ et fonctionnels avec les compétences techniques

29
associées, d’une capacité de vernissage de qualité avec une ligne équipée d’un robot
automatisé « Nordson ».
EOLANE MAROC a diversifié son offre depuis deux an, en proposant ses services
aux marchés aéronautiques, militaires et ferroviaires. Elle a acquis les compétences
nécessaires en s’appuyant sur l’expérience de ses collègues d’Eurintel et Altrel. Ces
activités en forte croissance vont représenter 20 000heures en 2007, pour atteindre 75
000h en 2009, soit 25% du volume global.
EOLANE MAROC emploie aujourd’hui 200 personnes dans une usine de 2000m² et
doit atteindre un effectif de 300 personnes dans les trois prochaines années, avec
l’acquisition d’un bâtiment complémentaire de 2500 m² en 2008 portant sa surface de
production totale à 4500 m². En complément des commandes issues des sociétés du
groupe éolane, EOLANE MAROC développe une politique commerciale autonome avec
un service dédié. Elle prospecte ses clients Africains et Européens directement.
II. OBJECTIF DE NOTRE MISSION D’AUDIT :
Le contrôle des immobilisations doit permettre de vérifier si :
 Elles existent ;
 Elles appartiennent à l’entreprise ;
 Elles sont correctement évaluées (valeurs brutes et nettes) ;
 Elles sont correctement enregistrées ;
 La distinction entre charges et immobilisations est correctement effectuée ;
 Les informations incluses dans l’ETIC sont suffisantes et correctes.
Pour réaliser ces objectifs souhaités au profit de l’entreprise EOLANE MAROC il faut :
 Vérifier les titres de propriétés de la société en ce qui concerne les terrains et les
immeubles et s’assurer qu’ils ne font pas l’objet d’une sûreté réelle.
 S’assurer que les soldes au fichier des immobilisations correspondent aux totaux
inscrits sur le compte du grand-livre.
 Vérifier l’exactitude des totaux du tableau des mouvements (brut et amortissement).
 Tester l’exactitude des calculs arithmétiques du fichier des immobilisations.
 Vérifier les principales acquisitions de l’exercice physiquement et avec les contrats,
PV du Conseil d’Administration, les budgets d’investissement et les justificatifs
(commandes, factures, paiement).
 S’assurer que l’entreprise n’a pas passé en charges des éléments constitutifs du prix de
revient des immobilisations (honoraires d’architectes, coût d’installation et travaux
d’aménagement d’un terrain, taxe d’équipement etc.…).

30
 S’assurer qu’aucune charge n’a été immobilisée en tant qu’immobilisation.
 Vérifier les principales cessions avec les documents justificatifs (facture, autorisation,
encaissement du prix…).
 Vérifier que la valeur brute et les amortissements ont été sortis des comptes et du
fichier.
 En cas de cession, s’assurer que les plus ou moins-values réalisés sont comptabilisés
correctement.
 Déterminer si la base d’évaluation et les taux utilisés pour l’amortissement sont
appropriés, compte tenu des durées de vie probable des actifs et de leurs utilisations
durant l’exercice.
 Vérifier avec le dossier permanent que les taux utilisés (et mode) sont les mêmes que
ceux de l’exercice précédant .Sinon évaluer l’impact du changement sur le résultat.
 Vérifier que la dotation d’amortissement de l’exercice a été correctement calculée et
enregistrée.
 S’assurer que le compte « immobilisations en cours » ne contient pas des actifs déjà en
service.
 Rapprocher les montants immobilisés de ceux portés sur la déclaration de l’impôt des
patentes.
 Lorsque les immobilisations ont été évaluées, s’assurer que leur valeur d’utilité ne
s’est pas dépréciée
III. PROGRAMME DE MISSION :
 Il faut noter que le programme de travail doit être établi en fonction des risques
détectés et des failles liées aux procédures mises en place.
 Préparer une feuille maîtresse des soldes et pointer les soldes avec
· La balance générale
· Le grand livre
· Les états financiers
· Le Système des immobilisations
 Pour les principales acquisitions de l’année demander les pièces justificatives
et vérifier que l’enregistrement comptable a été correctement effectué.
 S’assurer que la valeur d’entrée ne comprend pas des éléments qui ne sont
pas immobilisables
 Vérifier les titres fonciers en ce qui concerne les terrains et les immeubles et
s’assurer qu’ils ne font pas l’objet de sûreté réelle.

31
 Calcul des amortissements :
 Vérifier si les bases d’amortissement et les taux utilisés pour l’amortissement
sont corrects.
 Vérifier que la charge d’amortissement a été correctement calculée et
enregistrée
 Vérifier l’application du prorata temporis sur les acquisitions et cessions de
l’exercice
 Examiner la dotation aux amortissements sur les immobilisations antérieurs et
la concordance entre le montant passé en charge et les mouvements au bilan.
 Rédiger le mémo de synthèse
IV. CONTROLE INTERNE DE CYCLE DES IMMOBILISATIONS :
A. GRILLE D'ANALYSE :
L’auditeur établit la grille d’analyse des tâches qui vise s’assurer du respect du principe
de la séparation des tâches.

RESPONSABLE COMPTABILITE RESPONSABLE


ELEMENTS UTILISATEUR
D'ACHAT & TRESORERIE TECHNIOQUE

Demande d’achat X
Approbation de la demande d’acquisition X
Choix des fournisseurs X
Edition des bons de commandes X
Vérification des bons de commande X X
Réception des immobilisations X X X
Signature des bons de livraison X X X
Enregistrement des acquisitions et cessions X
Signature des traités après rapprochement
de la facture, le bon de commande et la X
facture approuvée
Demande de mise au rebut X
Autorisation de mise au rebut X
Paiement des acquisitions X
La tenue d’un fichier immobilisations X
Demande de cession X
Autorisation X
Rectification du fichier immobilisations
X
après cession
Rapprochement du fichier immobilisation
X
avec la comptabilité
Encaissement des chèques reçus X

32
B. QUESTIONNAIRE D'EVALUATION :

L’objectif de ce questionnaire d’évaluation de cycle des immobilisations est de :

 S’assurer que toutes les acquisitions et les cessions d’immobilisations, ainsi que les
amortissements correspondants sont saisis et enregistrés (exhaustivité).
 S’assurer que toutes les factures enregistrées correspondent à des acquisitions réelles.
 S’assurer que tous les achats enregistrés sont correctement évalués
 S’assurer que tous les achats ainsi que les produits et charges connexes sont
enregistrés dans la bonne période.
 S’assurer que tous les achats ainsi que les charges et les produits connexes sont
correctement imputés, totalisés et centralisés.

QUESTIONS N/A OUI NON COMMENTAIRES

Exhaustivité des Immobilisations


Toutes les acquisitions reçues sont- Oui Les acquisitions d'immobilisations sont
elles enregistrées : traitées par un système des immobilisations
a) sur des documents standard ? intégré qui permet d'imprimer des
b) pré- numérotés ? documents standards et pré numérotés.
Toutes les cessions, et les Oui Toutes les cessions et les amortissements
amortissements correspondants sont- sont enregistrés dans le système
ils enregistrés : d’immobilisations qui permet de dégager
a) sur des documents standard ? b) mensuellement les situations sur les
pré- numérotés ? dotations d’amortissement et cession
Le service comptable vérifie-t-il la OUI
séquence numérique des documents
de support comptable
Le service comptable tien t’il un OUI
registre des réceptions pour lequel les
factures n’ont pas été reçues ?
le service comptable fait-il OUI La société fait l’inventaire physique deux
régulièrement des inventaires des fois par an
immobilisations
L’inventaire est il rapproché des OUI Les écarts constatés entre les inventaires
fichiers des immobilisations ? réalisés et les documents comptables ont
été très significatifs
les cessions et mises au rebut OUI Les cessions sont accompagnées d'avis de
d'immobilisations sont- elles cession.
accompagnées de factures de vente Cependant, dans quelques dossiers, les
ou d'avis de destruction ? factures de ventes s'avèrent inexistantes

33
le service comptable adopte-il une oui Les amortissements sont pratiqués aux taux
politique d'amortissement ? Si, oui, en vigueur par le système
est elle fondée sur une estimation
réaliste de la durée normale
d'utilisation des immobilisations ?

LA REALITE DES
IMMOBILISATIONS
Les factures reçues ne peuvent- elles oui Avant réception de la facture, un dossier
être enregistrés que s'ils sont d'achat est constitué. Il contient l'expression
rapprochés d'un bon de réception et du besoin du service concerné, le BC et le
commande ? BL. Avant de classer la facture dans son
dossier correspondant, le comptable vérifie
la concordance de celle-ci avec le BL et le
BC afin de l’enregistrer dans le systeme de
des immobilisations et comptabilité.
Les bons de réception, retour ou OUI Toutes les pièces qui sont en relations avec
réclamation sont-ils accrochés aux la facture sont accroches dans un dossier
factures pour éviter l’utilisation (BL, BC, FR…)
multiple ?
Les factures sont-elles rapprochées OUI Le demandeur d'achat et le comptable
des bons de livraison, et des bons de vérifient l'exactitude arithmétique de la
commande pour éviter les facture ainsi que sa concordance avec le BC
erreurs de facturation ? et le BL
La liste de fournisseurs autorisés est- OUI La société a une liste des fournisseurs
elle régulièrement mise à jour et locales ou étrangers statique mais a chaque
contrôlée ? fois elle besoin d’une immobilisation
nouvelle elle fait la mise a jour selon le
fournisseur corresponds
Les opérations diverses relatives aux Non
opérations d'acquisitions sont-elles
soumises à autorisation avant
enregistrement ?
les opérations de cession et mises au OUI Les immobilisations ne peuvent être cédées
rebut sont-elles approuvées par la ni mises au rebut qu'après émission d'un
direction avant enregistrement? PV de cession et de mise au rebut qui doit
être signé par le responsable technique
EVALUATION CORRECTE DES
IMMOBILISATIONS
les factures sont-elles vérifiés quant OUI Avant l’enregistrement dans le système des
aux : immobilisations ou de comptabilité le
-Quantités comptable vérifie l'exactitude arithmétique
-Prix unitaires ? de la facture
-TVA ?
Les immobilisations détenues par des NON
tiers sont elles régulièrement
contrôlées
La comptabilisation des OUI La comptabilisation des acquisitions se fait
immobilisations et amortissements au moment même de la réception de la

34
est- elles à jour ? facture.
Les amortissements sont comptabilisés
automatiquement par le système des
immobilisations et importés mensuellement
au système de comptabilité pour avoir la
situation nette des immobilisations chaque
mois
Les bons de commande non honorés NON
sont-ils :
a) chiffrés ?
b) totalisés ?
pour évaluer l’engagement de la
société.
Les calculs des factures OUI Le comptable vérifie l'exactitude
sont-ils vérifiés ? arithmétique des factures avant chaque
Enregistrement
PERIODE
En fin de période la comptabilité OUI Le principe de spécialisation des exercices
utilise t elle est bien respecté dans ce sens
a)la liste des bons de livraison non
facturés ?
b) la liste des factures connexes (frais
de transport) ?
IMPUTATIONS DES
IMMOBILISATIONS
Les personnes chargées d'imputer
les factures disposent-elles :
a) d'une liste des codes fournisseurs? OUI
b) d'un plan comptable ? OUI
c) de règles d'imputation ? OUI
Ces documents sont-ils régulièrement OUI Les documents sont mis à jour chaque fois
mis à jour ? il y a un changement
vérifie-t-on que ces mises à jour sont OUI
diffusées et imputées
Les imputations données sur les NON Toutes les imputations données sur les
factures sont-elles vérifiées de façon factures sont vérifiées par le cabinet d’audit
indépendante ?
Les relevés reçus des fournisseurs OUI Le rapprochement des fichiers des
sont-ils régulièrement rapprochés des immobilisations avec les relevés reçus des
fichiers des immobilisations ? fournisseurs fait par le service de
comptabilité et le cabinet d’audit lors d’une
mission d’audit
Les imputations en immobilisation NON Toutes les imputations sont vérifiées par le
sont elles contrôlées par des cabinet d’audit
personnes indépendantes ?

PAIEMENT DES FACTURES


Les factures sont- elles approuvées OUI Les factures sont approuvées par le
par une personne autre que celle qui responsable de la trésorerie qui lui aussi les

35
les vérifie avec les pièces vérifie avec les pièces justificatives
justificatives ?
S'assure-t-on de l'existence et de la OUI Les fournisseurs de la société sont connus
réalité des fournisseurs ? par la plupart des départements autres que le
département comptable & trésorerie
Les paiements sont-ils effectués OUI Toutes les pièces justifiantes pour le
seulement au vu de l'original des paiement sont originales
factures ?
Les factures et les pièces OUI
justificatives sont-elles revues par la
personne qui signe les chèques ?
Utilise-t-on une machine pour la NON Les chèques sont préparés et signés
préparation et la signature des manuellement.
chèques ?
Les cachets de signature sont-ils OUI Les cachets sont détenus par le responsable
détenus par la personne dont la de la trésorerie qui, lui-même, est chargé
signature est sur le cachet ? de la signature des chèques. Donc, le risque
de fraude à ce niveau reste très réduit.
Cette personne contrôle-telle OUI Le responsable de la trésorerie est la seule
l'utilisation du cachet et vérifie-t-elle personne apte à utiliser ce cachet - à
les chèques émis? l'exception bien évidemment de ses
supérieurs hiérarchiques qui, eux aussi ont
le pouvoir d'émettre des chèques.
Les chèques sont-ils expédiés sans NON les chèques enregistrent dans la
passer par les mains de l'une des comptabilité après leur expédition
personnes intervenant dans le circuit
des factures jusqu'à leur paiement?

C. Synthèse de l’évaluation du contrôle interne :


1. Les points forts du contrôle interne du cycle des immobilisations
Du point de vue comptable, la principale force réside dans le fait que la société utilise un
système des immobilisations intégré pour gérer ses immobilisations. Donc, systématiquement
:
- Toutes les acquisitions reçues sont enregistrées dans des documents standards et pré
numérotés.
- Toutes les cessions sont enregistrées sur des documents standards et pré numérotés et les
amortissements correspondants sont systématiquement annulés.
- Tous les amortissements sont enregistrés automatiquement à la fin de chaque mois.
De plus, la Direction comptable et trésorerie de la société dispose de personnels compétents
et Hautement qualifié, ce qui réduit le risque d’erreurs lors des traitements comptables.
Enfin, La complémentarité au niveau des différents services permet de contrôler tous les
opérations d’acquisitions, cessions, et payement facilement.

36
2. Les points faibles du contrôle interne du cycle des immobilisations

CONSTATS RISQUES RECOMMANDATIONS


Le risque d’oublier de Risques d’erreurs aux proposer une formation pour les
cocher certaines options niveaux des imputations personnels de service concerné
qui permettent d’imputer et montants
les opérations
d’acquisitions, cessions et
amortissements Au niveau
de système des
immobilisations
Non envoi de la demande Risque de collusion avec Instaurer un contrôle rigoureux des
d’offres simultanément les fournisseurs. achats pour s’assurer de l’objectivité
auprès de l’ensemble des du choix des fournisseurs
fournisseurs consultés
Les demandes d'achats ne Mauvais suivi des Instaurer une règle d’achat de ne pas
figurent pas dans tous les dossiers accepter d’acquérir une
dossiers d’investissements et immobilisation sans demande
manque d’information justifiant un besoin au niveau de cycle
sur la source du besoin d’investissement de la société
(principe de réalité)

D. Tableau de mouvements des immobilisations corporelles :

En vue de valider les valeurs brutes des immobilisations corporelles à la clôture de


l’exercice, un tableau des mouvements détaillant, par catégories d’immobilisations, les soldes
d’ouverture et de clôture, les acquisitions, cessions de l’exercice, ainsi que les amortissements
cumulés d’ouverture, de clôture et enfin les dotations et reprises relatives à l’exercice, de
façon à vérifier la formule suivante

Immobilisations corporelles brutes à l’ouverture +Acquisitions de l’exercice –

Cessions de l’exercice = Immobilisations corporelles brutes à la clôture.

Ensuite, il faut :
- Vérifier l’exactitude arithmétique des soldes.
- Pointer le solde des immobilisations corporelles brutes à l’ouverture aux papiers de travail
de l’exercice précédent
- Pointer le solde des acquisitions et cession de l’exercice clos et avec les fichiers de la société

37
-pointer le solde des immobilisations corporelles à la clôture avec la balance générale de
l’exercice clos et avec le fichier des immobilisations.
REVUE ANALYTIQUE GENERAL DES IMMOBILISATIONS :
La revue analytique consiste à passer en revue les mouvements par catégorie
d’immobilisations durant l’exercice et évaluer leur caractère raisonnable compte tenu des
données historiques et du contenu actuel de l’entreprise.
Le tableau de mouvements des immobilisations et des amortissements de la société
EOLANE se présente comme suit :

Société :EOLANE MAROC

Revue Analytique

Cycle des Immobilisations EN KDH Arrété : 31/05/2011


31/12/2011 31/05/2011 SOLDE VARIATION 2010 -2011
ccompte COMPTE dcumul ccumul dcumul ccumul 31/12/2011 31/05/2011 VAR %
21130000 FRAIS D'AUGMENTATION DU CAPITAL 63,32 - 63,32 - 63,32 63,32 - 0%
21210000 FRAIS D'ACQUISITION DES IMMOBILISATIONS 220,59 - 220,59 - 220,59 220,59 - 0%
21280000 AUTRES CHARGES A REPARTIR 333,15 - 333,15 - 333,15 333,15 - 0%
23130000 TERRAINS BATIS 1 229,80 - 1 229,80 - 1 229,80 1 229,80 - 0%
23210000 BATIMENTS 2 729,00 - 2 729,00 - 2 729,00 2 729,00 - 0%
23310000 INSTALLATIONS TECHNIQUES 6 568,36 - 6 568,36 - 6 568,36 6 568,36 - 0%
23320000 MATERIEL ET OUTILLAGE 5 674,90 - 6 472,12 - 5 674,90 6 472,12 797,21 14%
23510000 MOBILIER DE BUREAU 290,24 - 338,76 - 290,24 338,76 48,52 17%
23520000 MATERIEL DE BUREAU 135,61 - 135,61 - 135,61 135,61 - 0%
23550000 MATERIEL INFORMATIQUE 537,90 - 583,18 - 537,90 583,18 45,28 8%
23560000 AGENCEMENT, INSTALLATION & AMENAGT DIVER 4 833,91 - 4 867,74 - 4 833,91 4 867,74 33,84 1%
23920000 IMMOB. CORPOR. EN COURS DES TERRAINS ET CONSTRUCT. 24,49 - 24,49 - 24,49 24,49 - 0%
23930000 IMMO.CORP.EN COURS MATERIEL ET OUTILLAGE 96,22 96,22 199,79 199,79 - - -
TOTAL 22 737,49 96,22 23 765,91 199,79 22 641,26 23 566,11 924,85 0,40

Revue Analytique des Amortissement

31/12/2011 31/05/2011 SOLDE VARIATION 2010 -2011


ccompte COMPTE dcumul ccumul dcumul ccumul 31/12/2011 31/05/2011 VAR %
28113000 AMORT. FRAIS PRELIMINAIRES - 49,83 - 53,24 - 49,83 - 53,24 - 3,41 7%
28121000 AMORT. FRAIS D'ACQUISITION DES IMMOBILISATION - 216,22 - 216,66 - 216,22 - 216,66 - 0,44 0%
28128000 AMORTISSEMENT AUTRES CHARGES A REPARTIR - 300,43 - 318,67 - 300,43 - 318,67 - 18,24 6%
28321000 AMORTISSEMENTS DES BATIMENTS - 1 038,77 - 1 115,15 - 1 038,77 - 1 115,15 - 76,38 7%
28331000 AMORT/INST TECH MAT ET OUTI - 4 703,19 - 4 837,32 - 4 703,19 - 4 837,32 - 134,13 3%
28332000 AMORTISSEMENT MAT. ET OUTILL. - 3 088,53 - 3 447,07 - 3 088,53 - 3 447,07 - 358,54 12%
28351000 AMORTISSEMENT MOBILIER DE BUREAU - 193,99 - 210,94 - 193,99 - 210,94 - 16,95 9%
28352000 AMORTISSEMENT MATERIEL DE BUREAU - 121,19 - 126,71 - 121,19 - 126,71 - 5,52 5%
28355000 AMORTISSEMENT MATERIEL INFORMATIQUE - 296,55 - 330,43 - 296,55 - 330,43 - 33,87 11%
28356000 AMORT. AGENC. INSTAL. ET AMENAG. DIV. - 2 677,59 - 2 895,08 - 2 677,59 - 2 895,08 - 217,50 8%
TOTAL - 12 686,29 - 13 551,26 - 12 686,29 - 13 551,26 - 864,98

Conclusion de test :
Tous les soldes au 31/12/2010 de la société EOLANE ont été pointés conformément aux
états financiers, Pointes avec Balance générale au 31/12/10, Pointes avec Balance générale au
31/05/11 aussi le Calcul arithmétique vérifié conforme ;
On constate qu’il y a un décroissement plus important dans l’actif immobilise dans une
courte durée de 924,85 passant d’une valeur de 22 737,49 KMAD au 31/12/2010 à 23
765,91 KMAD au 31/05/2011 , cette variation est due aux élément suivants :

 Acquisitions de matériels et outillage (86 % de matériels acquis);

38
 Acquisitions mobilièrs de bureau (5 % de matériels acquis);
 Acquisitions matérielles informatiques (5 % de matériels acquis);

 Aménagements et Installations techniques (4 % de matériels acquis).


E. VALIDATIONS DES ACQUISITIONS :
Après avoir récupérer le détail des acquisitions, on essaye de vérifier, grâce à un test sur
les acquisitions, qu’il n’y a pas de charges immobilisées à tort.
L’auditeur sélectionne, par sondage, des immobilisations figurant exclusivement parmi les
soldes d’ouverture de l’exercice, en retenant comme base la valeur nette à l’ouverture, et
vérifie que leur maintien à l’actif est justifié (absence de dépréciation prévisible…).
L’auditeur sélectionne des immobilisations figurant parmi les acquisitions de l’exercice
considéré et encore détenus à la clôture de l’exercice et procède aux contrôles suivants :
 Pointer la valeur comptable des immobilisations corporelles sélectionnées
avec les documents justificatifs.
 S’assurer que les acquisitions de l’exercice ont fait l’objet d’une autorisation
en bonne et due forme, ou ont été approuvées par le conseil d’administration
(vérification des procès-verbaux).
En ce qui concerne la société EOLANE MAROC, Une sélection des acquisitions de
l’exercice a été faite sur la base des immobilisations .Le scope global obtenu est de 100%. En
effet, le niveau de confiance accordé aux contrôles est élevé étant donné les risques liés à
l’existence et à l’évaluation des immobilisations importées.
Sur Le SCOPE obtenu les assertions suivantes ont été validées :
 Pointage avec facture,
 Pointage avec bon de commande,
 Pointage avec bon de livraison,
 Valorisation correcte de l’immobilisation vérifiée,
 Non confusion entre charges et immobilisations vérifiées,
 Bonne imputation comptable et bonne période vérifiée,
 Durée d’amortissement cohérente,
 Immobilisation prévue dans le budget d’investissement
Le tableau de test des acquisitions de la société EOLANE MAROC se présente
comme suit :

39
Société : EOLANE MAROC

FEUILLE DE TEST SCOOP 100% Arrêté : 31/05/2011

Date de Num Fr Libelle Fournisseurs Affectation 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10


factures
04/01/2011 21512 SELEM F 21512 SELEM 23320000 o o o o o o o o O o
SERIGRAPHIEUSE
12/01/2011 1963 W-TECH F 1963 COMPTEUSE W-TECH 23320000 o o o o o o o o O o
CMS
18/01/2011 5 RESTEL F 5 PINCE RESTEL 23320000 o o o o o o o o O o
COUPANTE+BRUCELLE
20/01/2011 110103 ADELEC F 110103 PARTIE ADELEC 23320000 o o o o o o o o O o
MACHINE DEK
28/01/2011 110082 ALPHA ELECTRONIC F ALPHA 23320000 o o o o o o o o O o
AL110082 STATION SOUD
03/02/2011 1855 SEICA FRANCE F 1855 MACH SEICA France 23320000 o o o o o o o o O o
OMRON
06/02/2011 110161 ALPHA ELECTRONIC F ALPHA 23320000 o o o o o o o o O o
AL110161 CHAISE ANTIQ ELECTRONIC
11/02/2011 10234 ALPHA ELECTRONIC F10234 ALPHA 23320000 o o o o o o o o O o
STAT SOUDAGE+LAM ELECTRONIC
17/02/2011 38632 EOLANE ANGERS F 38632 EOLANE 23320000 o o o o o o o o O o
PRESSE AVES ACCESO ANGERS
17/02/2011 13 TRAM INDUSTRIE F 13/11 TRAM 23320000 N o o o o o o o O o
TABLE AVEC CHAISE INDUSTRIE
17/02/2011 110304 ALPHA ELECTRONIC F ALPHA 23320000 o o o o o o o o O o
110304 CHAISES ANTIST ELECTRONIC
18/02/2011 05.05.2011 EOLANE COMBREE F EOLANE 23320000 o o o o o o o o O o
05.05.2011/DEK MACHINE COMBREE
18/02/2011 2240+2294 W-TECH W-TECH 23320000 o o o o o o o o O o
F2240+2294/ARMOIRE
CHAUFFANTE
16/03/2011 16175 KITEA F 16175 KITEA 23510000 o o o o o o o o O o
BUREAU+FAUTEUIL
SENATEUR
17/03/2011 111689 ADELEC F AD111689 ADELEC 23510000 o o o o o o o o O o
CHAISES 12.00NB
18/03/2011 220 BENDAHOU TRADING F 220 BENDAHOU 23550000 o o o o o o o o O o
IMPRIMANTE+PC TRADING
11/04/2011 mars-13 INFO-AMI SARL F 11/4819 PC INFO-AMI 23550000 o o o o o o o o O o
DELL SARL
18/04/2011 1103-0306 BENDAHOU TRADING F1103- BENDAHOU 23550000 o o o o o o o o O o
0306 2PC PORTABLE TRADING
21/04/2011 18 ECO-CHAOUIA ECO-CHAOUIA 23560000 o N o o o o o o O o
F18/04/11TRAVAUX AMENAG
26/04/2011 1834 SEICA FRANCE F 1834 SEICA France 23930000 o o o o o o o o O o
FORM/MACH OMRON
30/04/2011 1855 SEICA FRANCE F 1855 MACH SEICA France 23930000 o o o o o o o o O o
OMRON
17/05/2011 1855 SEICA FRANCE F 1855 MACH SEICA France 23930000 o o o o o o o o O o
OMRON
20/05/2011 11399174 DT DOUANE DOUANE 23930000 NA NA o o NA o o o NA NA
QN°11399174/SEICA MACH
OMRON
13/06/2011 1,0293E+10 DHL F 10293200211/DOS DHL 23930000 o o o o o o o o O o
/SEICA MACH OMRON
13/06/2011 2294 W-TECH F 2294 ARMOIRE W-TECH 23930000 o o o o o o o o O o
CHAUFFANTE
13/06/2011 2240 W-TECH F 2240ARMOIRE W-TECH 23930000 o o o o o o o o O o
CHAUFFANTE
13/06/2011 1009200 GEODIS F1009200 TRANSP W GEODIS 23930000 o o o o o o o o O o
TECH
13/06/2011 2240+2294 W-TECH W-TECH 23930000 o o o o o o o o O o
F2240+2294/ARMOIRE
CHAUFFANTE
14/06/2011 11759272 DT DOUANE Q11759272/W- DOUANE 23930000 NA NA o o NA o o o NA NA
TECH ARMOIRE

40
On note :

 1 : EXISTANCE DU BON DE COMMANDE


 2 : EXISTANCE DU BON LIVRAISON
 3 : EXISTANCE DE LA FACTURE
 4 : EXISTANCE DES EVIDANCE DE CONTRÔLE SUR LES DOCUMENTS

 5 : CONTRÔLE DE CONCORDANCE FR BL BC
 6 : CALCUL AR
 7 : VALORISATION
 8 : COMPTABILISATION IMPUTATION ET LA DATE
 9 : CONTRÔLE DE LA RECEPTION
 10 : INVENTAIRE PHYSIQUE
 O: OK
 N : NON
 NA : NON APLIQUE

Conclusion de test :

Le test a été satisfaisant sauf quelques anomalies non significatives qui ont été relevées on
cite :
 Les bons de livraison et les bons de commande ne sont pas systématiques lors des
acquisitions des immobilisations
F. VALIDATIONS DES AMORTISSEMENTS :

Pour la société EOLANE MAROC, toute immobilisation acquise est enregistrée au niveau
du système de suivi des immobilisations.et immédiatement le service de comptabilité assure
d’enregistrer chaque mois les dotations d’amortissement sur la base de l’état mensuel du
système des immobilisations.
Parmi les informations saisies figurent la nature de l’immobilisation, le mode
d’amortissement adopté (linéaire ou dégressif), le mois de début des amortissements, la durée
d’amortissement et le coefficient dégressif (en cas d’amortissement dégressif).
L’objectif de ce test est de s’assurer de l’exactitude de la dotation aux amortissements,
comptabilisée par l’entreprise EOLANE.
Pour ce faire, nous avons procédé au cours de la mission de la façon suivante :
 Obtenir le fichier des immobilisations tout en le rapprochant au montant des
immobilisations enregistrées en comptabilité et aux dotations aux amortissements
comptabilisés,
 Sélectionner des fiches d’immobilisations dont la dotation de l’année est importante,

41
 Rapprocher le montant de la dotation et de la valeur d’acquisition avec celui du fichier
des immobilisations,
 Vérifier le calcul de la dotation pour ces fiches,
 Comparer le total de la dotation calculée par le fichier avec le total de la dotation
comptabilisée.
1. VALIDATIONS DES A NOUVEAUX AMORTISSEMENT :
Avant de commencer d’auditer les dotations des amortissements de l’an 2011 sachant que
la société passe les écritures mensuellement sur la base de système des amortissements. Nous
avons procédé à contrôler les A Nouveaux des amortissements afin de régulariser s il ya des
écarts.

Le tableau des a nouveaux des amortissements se présente comme suit :

Compte libelle Comptabilité système des Ecarts K Mad


Amorti
21130000 FRAIS D'AUGMENTATION DU 49,83 49,83 -
CAPITAL
21210000 FRAIS D'ACQUISITION DES 216,22 216,22 -
IMMOBILISATIONS
21280000 AUTRES CHARGES A REPARTIR 300,43 302,24 - 1,81
23130000 TERRAINS BATIS - - -
23210000 BATIMENTS 1 038,77 1 038,77 -
23310000 INSTALLATIONS TECHNIQUES 4 703,19 4 689,30 13,89
23320000 MATERIEL ET OUTILLAGE 3 088,53 3 082,71 5,82
23510000 MOBILIER DE BUREAU 193,99 191,98 2,02
23520000 MATERIEL DE BUREAU 121,19 121,19 -
23550000 MATERIEL INFORMATIQUE 296,55 299,63 - 3,07
23560000 AGENCEMENT, INSTALLATION & 2 677,59 2 677,56 0,02
AMENAGT DIVER
23930000 IMMO.CORP.EN COURS MATERIEL ET - - -
OUTILLAGE
TOTAL 12 686,29 12 669,42 16,87

Conclusion de test :
Le test sur les a nouveaux des amortissements a fait ressortir un écart de 16.87 K MAD
non justifié entre le système des amortissements et la comptabilité
Les écritures de régularisations seront comme suit :
 On Crédite le compte amortissements des autres charges à répartir (28128) et on
crédite les comptes autres charges non courants (6586) pour un montant de 1,81 KDH
 On Débite le compte amortissements des installations techniques (2833) et on débite le
compte autres produits non courants (7586) pour un montant de 13,89 KDH ;
 On débite le compte amortissements du Matériels et outillage ( 28332) et on débite le
compte autres produits non courants (7586) pour un montant de 5,82 KDH ;

42
 On débite le compte amortissements du Mobilier de bureau (28351) et on débite le
compte autres produits non courants (7586) pour un montant de 2,02 KDH ;
 On credite le compte amortissements du Matériel Informatique (28355) et on débite
le compte autres charges non courants (6586) pour un montant de 3,07 KDH ;
 On debite le compte Amortissements des Agencements, installation & aménagements
divers et on crédite le compte autres produits non courants (7586 pour un montant de
0,02 KDH,
2. VALIDATION DES A NOUVEAUX DE VALEURS D’ORIGINE :

Compte libelle comptabilité systeme des Ecarts


amortis
21130000 FRAIS D'AUGMENTATION DU CAPITAL 63,32 63,32 -
21210000 FRAIS D'ACQUISITION DES 220,59 220,59 -
IMMOBILISATIONS
21280000 AUTRES CHARGES A REPARTIR 333,15 333,15 -
23130000 TERRAINS BATIS 1 229,80 1 229,80 -
23210000 BATIMENTS 2 729,00 2 729,00 -
23310000 INSTALLATIONS TECHNIQUES 6 568,36 6 568,36 0,00
23320000 MATERIEL ET OUTILLAGE 5 674,90 5 674,90 0,00
23510000 MOBILIER DE BUREAU 290,24 290,24 -
23520000 MATERIEL DE BUREAU 135,61 135,61 -
23550000 MATERIEL INFORMATIQUE 537,99 537,90 0,09
23560000 AGENCEMENT, INSTALLATION & 4 833,91 4 833,91 -
AMENAGT DIVER
23930000 IMMO.CORP.EN COURS MATERIEL ET 24,49 16. 83 8,11
OUTILLAGE
TOTAL 22 641,35 22 633,16 8,20

Conclusion de test :
Le test sur les a nouveaux des amortissements a fait ressortir un écart de 16.87 K MAD
non justifié entre le système des amortissements et la comptabilité Les écritures de
régularisations seront comme suit :
 On crédite le compte Matériel informatique et débite en contre partie le compte
autres charges non courants pour un montant de 0,09 KDHS
 On crédite le compte immobilisations corporelles en cours matériel et OUTILLAGE
et on débite en contre partie le compte autres charges non courants pour un montant
de 0,09 KDHS

43
G. POINTAGE BILAN ET BALAN GENERAL DES AMORTISSEMENT :

Balance generale
ccompte icompte Chiffres du Bilan ECART
dcumul ccumul solde
21130000 FRAIS D'AUGMENTATION DU CAPITAL 63 324,00 0,00 63 324,00
21210000 FRAIS D'ACQUISITION DES IMMOBILISATIONS 220 589,26 0,00 220 589,26
21280000 AUTRES CHARGES A REPARTIR 333 145,20 0,00 333 145,20
TOTAL DE FRAIS PRELIMINAIRES 617 058,46 0,00 617 058,46 617 058,46 0,00
23130000 TERRAINS BATIS 1 229 800,00 0,00 1 229 800,00
TOTAL DE TERRAIN 1 229 800,00 0,00 1 229 800,00 1 229 800,00 0,00
23210000 BATIMENTS 2 728 999,05 0,00 2 728 999,05
TOTAL CONSTRUCTION 2 728 999,05 0,00 2 728 999,05 2 728 999,05 0,00
23310000 INSTALLATIONS TECHNIQUES 6 568 358,10 0,00 6 568 358,10
23320000 MATERIEL ET OUTILLAGE 5 674 903,42 0,00 5 674 903,42
TOTAL INST.TECH.MAT ET OUTILLAGE 12 243 261,52 0,00 12 243 261,52 12 243 261,52 0,00
23510000 MOBILIER DE BUREAU 290 240,16 0,00 290 240,16
23520000 MATERIEL DE BUREAU 135 613,41 0,00 135 613,41
23550000 MATERIEL INFORMATIQUE 537 898,98 0,00 537 898,98
23560000 AGENCEMENT, INSTALLATION & AMENAGT DIVER 4 833 905,14 0,00 4 833 905,14
MOBILIER MATERIEL DE BUREAU ET AMENAG DIVERS 5 797 657,69 0,00 5 797 657,69 5 797 657,69 0,00
23920000 IMMOB. CORPOR. EN COURS DES TERRAINS ET CONSTRUCT. 24 486,00 0,00 24 486,00
23930000 IMMO.CORP.EN COURS MATERIEL ET OUTILLAGE 96 224,82 96 224,82 0,00
IMMO CORP EN COURS 120 710,82 96 224,82 24 486,00 24 486,00 0,00
24110000 PRETS AU PERSONNEL 70 500,00 27 500,00 43 000,00
24861000 Dépôts 2 000,00 0,00 2 000,00
24864000 CAUTIONNEMENTS 178 070,00 0,00 178 070,00
TOTAL PRETS IMMOB 250 570,00 27 500,00 223 070,00 223 070,00 0,00
28113000 AMORT. FRAIS PRELIMINAIRES 0 49 834,02 -49 834,02
28121000 AMORT. FRAIS D'ACQUISITION DES IMMOBILISATION 0,00 216 218,43 -216 218,43
28128000 AMORTISSEMENT AUTRES CHARGES A REPARTIR 0,00 300 428,32 -300 428,32
AMORT EN NON VALEURS 0,00 566 480,77 -566 480,77 -566 480,77 0,00
28321000 AMORTISSEMENTS DES BATIMENTS 0,00 1 038 768,16 -1 038 768,16
AMORT DE CONSTRUCTIONS 0,00 1 038 768,16 -1 038 768,16 -1 038 768,16 0,00
28331000 AMORT/INST TECH MAT ET OUTI 0,00 4 703 187,47 -4 703 187,47
28332000 AMORTISSEMENT MAT. ET OUTILL. 0,00 3 088 527,37 -3 088 527,37
AMORT. INST.TECH.MAT ET OUTILLAGE 0,00 7 791 714,84 -7 791 714,84 -7 791 714,84 0,00
28351000 AMORTISSEMENT MOBILIER DE BUREAU 0,00 193 994,02 -193 994,02
28352000 AMORTISSEMENT MATERIEL DE BUREAU 0,00 121 187,65 -121 187,65
28355000 AMORTISSEMENT MATERIEL INFORMATIQUE 0,00 296 554,11 -296 554,11
28356000 AMORT. AGENC. INSTAL. ET AMENAG. DIV. 0,00 2 677 586,61 -2 677 586,61
AMORT MMB ET AMENAG. DIVERS 0,00 3 289 322,39 -3 289 322,39 -3 289 322,39 0,00

Conclusion de test :

 : Pointé avec Balance générale au 31/12/10


 : Pointé avec Balance générale au 31/05/11
 : Conforme aux Etats financiers
 : Calcul arithmétique vérifié conforme

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H. LE MEMO DE SYNTHESE :

Après avoir réalisé tous les tests, l’auditeur doit faire une synthèse des points essentiels

soulevés lors de ses tests. Cette synthèse sera incorporée dans la note de synthèse générale de

la mission qui sera présentée à l’associé directeur. En ce qui concerne la société EOLANE les

conclusions issues des tests sont les suivants :

 Toutes les acquisitions reçues sont enregistrées dans des documents standards et pré

numérotés ;

 Toutes les cessions sont enregistrées sur des documents standards et pré numérotés et

les amortissements correspondants sont systématiquement annulés ;

 Tous les amortissements sont enregistrés automatiquement à la fin de chaque mois ;

 Tous les soldes au 31/12/2010 de la société EOLANE ont été pointés conformément

aux états financiers, Pointes avec Balance générale au 31/12/10, Pointes avec Balance

générale au 31/05/11 aussi le Calcul arithmétique vérifié conforme ;

 Les bons de livraison et les bons de commande ne sont pas systématiques lors des

acquisitions ;

 Le contrôle sur Les amortissements a fait ressortir un écart de 16.87 K MAD non

justifié entre le système des amortissements et la comptabilité ;

 Le test sur les a nouveaux des amortissements a fait ressortir un écart de 16.87 K

MAD non justifié entre le système des amortissements et la comptabilité ;

 la balance générale est conforme aux états de synthèses

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Conclusion
En guise de conclusion, nous pouvons constater que les problématiques liées aux

immobilisations peuvent être nombreuses et parfois très complexes surtout dans

le secteur industriel comme notre cas EOLANE MAROC.

Ce qui est important, c’est de pouvoir mettre en place un système de contrôle

interne fiable permettant la vérification de l’exhaustivité, de l’exactitude et de la

réalité des enregistrements.

Des instruments efficaces doivent permettre une bonne gestion des

immobilisations d’une entreprise.

C’est pourquoi, il demeure primordial de pouvoir les repérer et de les mettre en

place afin d’assurer une certaine crédibilité par rapport aux informations

financières devant être diffusées.

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