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201 BIBLIOTHECA ORIENTALIS LXIX N° 3-4, mei-augustus 2012 202

FARAONISCH EGYPTE rouages administratifs ayant débouché sur cette «mission»,


qui fut clairement le moment phare de la carrière d’Ameni-
MAGEE, D., BOURRIAU, J., QUIRKE, S. (eds.) — Sitting sonbe.
beside Lepsius. Studies in Honour of Jaromir Malek at 2. Miroslav Barta, «An Old Kingdom Book for the After-
the Griffith Institute. (Orientalia Lovaniensia Analecta, life, with an Appendix on Restauration of the Monument by
185). Editions Peeters, Leuven, 2009. (24,5 cm, XXVIII, Martin Dvorák» (p. 23-38). Barta publie un magnifique autel
604). ISBN 978-90-429-2171-9. / 85,00. d’offrandes datant de l’Ancien Empire (entre le milieu de la
Élaboré par ses amis et ses collaborateurs du Griffith Ins- 5è et le milieu de la 6è dyn.) aux noms du chef du grenier
titute le présent volume, regroupant trente contributions, est (jmj-r pr-sn¨) Sankhuptah et de sa famille, exhumé en 2007
dédié à Jaromir Malek dont l’activité s’est déployée des dans une modeste tombe mal conservée d’Abousir. Texte et
décennies «for the good of Egyptologists everywhere» (J. iconographie fournissent un panel complet du rituel funé-
Bourriau, «Introduction», p. XI). Par cette formule, sa col- raire, avec l’orientation des hiéroglyphes respectivement vers
lègue vise évidemment en premier lieu l’indispensable l’Ouest (le défunt) et vers l’Est (les dédicants). L’article est
«PM2» et sa suite «Top. Bib. VIII» ou «PM VIII», lieu suivi d’une analyse détaillée de la polychromie.
géométrique de la recherche de l’égyptologie de terrain, de 3. Janine Bourriau, «Mace’s Cemetery Y at Diospolis
musée, de livres et d’archives. Notre dette à l’égard de Parva» (p. 39-98). Après avoir reconstitué le développenent
l’égyptologue d’Oxford est immense, nous le savons tous. des fouilles de Petrie et de ses assistants Mace et MacIver
C’est pourquoi la sobre introduction d’une demie-page paraît entre Semaineh et Hu (Diospolis Parva) en 1898-1899 sur
tout empreinte de probité et de retenue britanniques. Elle est base de la publication sommaire Diospolis Parva. The Ceme-
suivie de la «Bibliographie» de Malek établie par Elisabeth teries of Abadiyeh and Hou. 1898-1899 complétée des
Fleming (p. XIII-XXVIII, arrêtée fin 2007), comprenant «Notebooks» de Petrie et de Mace ainsi que du journal de
livres, articles, comptes rendus et publications électroniques, Hilda Petrie et des clichés (Griffith Institute, U.C. London et
un ensemble qui nous donne la mesure d’une œuvre impres- EES London), Janine Bourriau s’est plus particulièrement
sionnante par son abondance et par sa variété de centres attachée au cimetière Y de Diospolis Parva, datant de manière
d’intérêts. Citons en particulier la région memphite et les continue de la fin de l’A.E. à la 18è dyn., avec des tombes de
Ancien et Moyen Empires, des renseignements sur la condi- populations nubiennes et quelques inhumations plus tardives.
tion de l’égyptologie tchèque de l’époque communiste et, Les datations proposées reposent essentiellement sur les sca-
bien entendu, une place privilégiée a été réservée au chat. rabées à noms royaux et sur la céramique. La longue occu-
Néanmoins, le fil rouge du livre d’hommage consiste dans pation continue et le grand nombre de tombeaux permettent
le fait que la plupart des contributeurs se sont placés dans la de tracer une évolution fiable des pratiques d’inhumation,
ligne de la méthode de recherche de Malek qui constitue son voir Bourriau 2001. Suit (p. 51-90) la reconstitution minu-
apport majeur à l’égyptologie et qu’il a lui-même résumée tieuse du cimetière Y de Mace tombe par tombe (Y 1 à Y
par la formule «The Archivist as a Researcher». Dépasser 941) principalement sur base des «Notebooks» complétés
l’objet et son contexte éventuel pour élargir le champ des par l’identification, par Bourriau, du mobilier conservé majo-
sources le concernant dans la diachronie depuis sa décou- ritairement dans dix-sept musées de par le monde, ainsi
verte jusqu’à aujourd’hui. On pourrait presque dire, en guise qu’une proposition de datation. Elle y a ajouté une liste de
de paradoxe, qu’il a en quelque sorte mué la critique histo- 41 objets publiés avec leurs références bibliographiques. La
rique en science auxiliaire de l’égyptologie. Travail de bibliographie générale (p. 92-94) réclame deux ajouts et une
fourmi que de classer, inventorier, lire les manuscrits, iden- correction de détail: 1) p. 48: Capart 1927, p. 47 et Martin
tifier les anciens clichés, assurer leur conservation et les 1971, Cat. 1357 n’y figurent pas, il s’agit de CAPART, J.
rendre accessibles par publication ou par mise en ligne. «Rapport sur une fouille faite du 14 au 20 février 1927 dans
Voici un aperçu du propos de chacune des trente contribu- la nécropole de Héou», ASAE 27 (1927), p. 43-48 et de
tions: MARTIN, G. Th., Egyptian Administrative and Private-
1. John Baines, «The Stelae of Amenisonbe from Abydos Name Seals Principally of the Middle Kingdom and Second
and Middle Kingdom Display of Personal Religion» (p. Intermediate Period, Oxford, Griffith Institute. Ashmolean
1-22). Baines reprend le dossier du fonctionnaire Ameni- Museum, 1971; 2) LACAU 1903, 1906, Générale lire Géné-
sonbe sous le règne du roi Khendjer (13è dyn.). Malgré son ral. L’A. a fourni ici un exemple de la méthode de croise-
statut social moyen, il avait reçu par voie hiérarchique la ment entre archives manuscrites, photographies inédites,
mission de restaurer le temple d’Osiris de Sésostris Ier à publications et enquête muséologique. Il n’est dès lors pas
Abydos. L’ensemble consiste en trois stèles abydéniennes étonnant que la moisson de renseignements historiques et
(respectivement Louvre C. 12 et C. 11 et Liverpool (Musée archéologiques sur une longue période peu connue, incluant
Garstang) no. E. 30). L’A. met en évidence les indices d’une les deux Périodes Intermédiaires et tout particulièrement les
manifestation de piété personnelle vis-à-vis des dieux, en 13è-17è dyn., soit fort abondante.
particulier d’Oupouaout. L’orientation présumée des stèles 4. Edward Brovarski, «Once more Ìr, ‘Pyramid’» (p.
dans une même chapelle supposée, leur décoration et les 99-114). Dès 1975-1976, Brovarski avait traduit le mot Ìr,
textes sont envisagés et discutés. La troisième stèle repré- déterminé par la pyramide «pyramide». Il passe en revue les
sente dans sa partie supérieure le particulier Amenisonbe en différentes traductions adoptées par les égyptologues et fait
présence du dieu, ce qui est rare pour l’époque; en outre le une critique très rigoureuse des hypothèses de Goedicke
centre illustre plus nettement visuellement la même idée, (1979) qui ne tiennent compte ni du sens des mots des
avec Amenisonbe en prière devant un très grand signe-ânkh contextes dans la langue de l’A.E., ni de la réalité archéolo-
dont la boucle complètement évidée traverse la stèle de part gique du terrain, ni enfin de la vraisemblance du contexte
en part. Particulièrement intéressante est l’analyse des rituel. Il ajoute trois attestations du mot, découvertes depuis
lors, dont deux citent dans un contexte de travaux de réfection

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«la pyramide principale (Ìr ¨)» (Posener-Kriéger). Deux royales, ces sculptures sont de grande qualité eu égard à la
mots pour «pyramide», Ìr et mr, sont donc attestés simulta- rareté du matériau (extrait de St. Jone’s Island, Mer Rouge);
nément, à la nuance près que le premier est peut-être lié au b) une plaque de dépôt de fondation d’un temple de Sobek,
concept de «sommet», donc de «superstructure». maître de Soumenou, du règne de Thoutmosis III, sur un site
5. V. A. Donohue, «A Latopolitan Family of the Late qui me devait pas être vierge à l’époque à en juger par la
Middle Kingdom» (p. 115-127). Publication de la stèle d’of- documentation antérieure collectée par l’A.; c) le fragment de
frande en calcaire assez grossièrement gravée de Jb(.j)-í¨w, stèle royale Bristol H. 1768 (coll. MacKay) en stéatite glaçu-
fils de Wsjr-mnÌ, issue de la collection Robert de Rustafjaell, rée porteuse de 3 l. de texte inédit aux noms d’Amenhotep III
aujourd’hui Swansea University EC. 7. Les dédicataire et et de Tiy. L’A. note la présence de la qualification de Neb-
dédicant, deux frères, sont homonymes. Les critères de data- maâtrê «gouverneur (ÌÈ) d’Héliopolis» omise par Schade-
tion et de provenance sont détaillés, et confirmés par la stèle Busch, mais qui n’est pas sans parallèles (cités); d) un petit
exhumée par Garstang en 1907 sur le site, un document monument royal en faïence Bristol H. 3162 (coll. MacKay)
apparenté puisque le dédicant de la pièce de Swansea est cité erronément interprété comme une statuette royale protégée
à son tour comme dédicataire (Liverpool 13.12.05.25, détruite par une divinité. Il s’agit en réalité d’un Asiatique la tête
pendant la Seconde Guerre Mondiale). Un négatif de cliché dévorée par un lion, animal métaphorique royal. Le texte cite
conservé à l’Université de Liverpool a permis à Donohue Ramsès III «qui piétine le Grand…». Hardwick suggère que
d’améliorer la lecture des noms propres suggérée par D. la statuette ait été un don de Carter à MacKay provenant de
Downes grâce au traitement digital du négatif et d’établir Médinet Habou.
ainsi un arbre généalogique de la famille sur trois générations 9. Yvonne Harpur, «Re-used Blocks in the Eighteenth
sur base des deux stèles. Dynasty Tomb of Maya at Saqqara: a Preview of Nine
6. Marianne Eaton-Krauss, «The Location of Inscriptions Reliefs from an Unpublished Corpus» (p. 203-225). Ces neuf
on Statues of the Old Kingdom» (p. 129-153). Cet article plaques, illustrées de reliefs, sont des blocs de remploi issus
dans la lignée des travaux d’H. G. Fischer, malgré sa modes- de la chaussée d’Ounas voisine: a) bédouins faméliques et
tie affichée, brasse en réalité une masse importante de statues fonctionnaires s’inclinant; b) équipe de pêcheurs sur deux
en pierre. En liminaire, le développement sur la présence des bateaux devant un fourré de papyrus; c) finition de la
plaques et piliers dorsaux est particulièrement bienvenu et construction d’un bateau en bois et sa mise à l’eau; d) jeunes
intéressant: l’explication judicieuse qui en est fournie ici lutteurs; e) des poissons et un pélican nageant près d’un
tient dans la commodité d’exécution de l’artisan grâce aux hameçon et d’un filet; e) un personnage amène des canards
lignes- guides et dans le matériau utilisé. Les scènes et sculp- ou des oies vers un groupe d’oiseaux déjà entravés; f) une
tures secondaires sont traitées avec les textes. L’A. passe procession de fonctionnaires s’avançant courbés; g) oiseau
successivement en revue textes et scènes des appuis dorsaux, suspendu dans une cabane et une main tenant une oie par le
des vêtements, des statues debout, assises sur un cube ou cou; h) berger barbu transportant un veau. Chaque scène est
encore accroupies et enfin sur les boucles de ceintures. Les décrite et des parallèles dans les reliefs royaux (chaussées
orientations «non canoniques» sont mises en évidence et d’Ounas et de Sahourê et du temple solaire de Niouserrê) ou
attribuées par l’A. soit à l’incurie du sculpteur, soit tout au privés sont fournis. Harpur plaide pour une tradition de
contraire au non-conformisme de l’artiste véritable en sculpture soignée spécifiquement royale et non privée, tout
recherche de sens. en soulignant que les reliefs du mastaba de Ti voisin ont
7. José M. Galan, «Early Investigations in the Tomb-Cha- néanmoins servi à l’occasion de modèle. En conclusion, elle
pel of Djehuty (TT 11)» (p. 155-181). La mission archéolo- formule des hypothèses quant à l’emplacement originel des
gique hispano-égyptienne de Dra Abou el-Naga s’est intéres- différents blocs en les intégrant à la reconstitution de
sée à la tombe de Djehouty (TT 11) de l’époque Labrousse et Moussa (2002).
d’Hatchepsout/Thoutmosis III. Pour ce faire, toutes les 10. Nicola Harrington, «Funerary Furniture Made to
archives la concernant ont été dépouillées: Champollion et Order? Stela UC 14228» (p. 227-236). La stèle de Deir el-
Rossellini, Lepsius, Spiegelberg (en particulier son «Fund- Medineh représente l’offrande de Païry à son père «l’âme
journal» et ses estampages partiels des stèles) et Newberry, excellente» Thoutmès. L’aspect mal dégrossi du verso
enfin Sethe. L’A. insiste sur l’importance de l’exploration montre qu’elle était destinée à être encastrée dans une niche
des remblais de la cour et du «Fundjournal» avant de mener domestique. Alors que la plupart de ces stèles étaient pro-
plus avant l’étude épigraphique de la tombe proprement dite. duites en série et pourvues de la dédicace dans un second
La combinaison de ces éléments avec les découvertes temps, celle-ci porte au verso des hiéroglyphes qui montrent
récentes ont permis de préciser le nombre et la nature des que l’ensemble a résulté d’une seule phase de commande et
cônes funéraires, de décrire la façade du tombeau et de d’exécution.
reclasser dans le bon ordre les fragments d’un hymne à 11. Marsha Hill, «Snake Charting: Situating the Sculp-
Amon-Rê publiés de manière désordonnée par Sethe dans tors’ Models / Votives of the Late and Ptolemaic Periods»
Urk. IV, 444-447. Nul doute que la publication complète de (p. 237-256). Le point de départ de cette étude est la statuette
la TT 11 sera d’un grand intérêt. royale un genou en terre, en bois plaquée d’une feuille de
8. Tom Hardwick, «Golden Hawk, Crocodile, Atum, and plomb Metropolitan Museum of Art Acc. no. 2003.154 de
Lion» (p. 183-202). Publication de quatre pièces: a) un frag- l’époque des Nectanébo (30è dyn.) ou légèrement posté-
ment de pilier dorsal en péridotite Oxford. Ashmolean rieure. Le détail étudié est la présence au front d’un serpent
Museum 1965. 881 portant encore une portion du nom d’Ho- zigzagant dont la tête est baissée, détail exceptionnel pour la
rus d’Or de Thoutmosis II. Ce fragment provient d’une statue statuaire mais récurrent sur les bustes représentés sur les
PM I, 22, 774 éditée ultérieurement par Lindblad. Hardwick «modèles de sculpteurs/votifs» (29 % sur un échantillon non
dresse un inventaire des statues en péridotite, datant principa- exhaustif de 143 représentations de bustes, liste fournie p.
lement de la première moitié de la 18è dyn. Majoritairement 246-249). On peut mettre en correspondance ce détail avec

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une coiffure particulière consistant en une paire de cornes de VIII 803-030-593), collection privée. Le personnage est
bélier surmontée de deux hautes plumes et d’un disque «Juge, Bouche de Nekhen», un titre lié à l’administration
solaire. Hill y voit une manifestation du culte royal qui s’est des forteresses de Nubie. Le décor du cintre présente une
développé à la 30è dyn. et elle retrouve cette iconographie combinaison rare: deux yeux-oudjat, deux signes de l’eau et
chez les dieux protecteurs Toutou ou encore Pnépheros. Elle un signe-sn. La provenance proposée est la région thébaine
suggère de placer ces prétendus «modèles de sculpteurs» (Médamoud à cause de l’invocation au dieu Montou) et la
plutôt dans la catégorie des objets de donation dont la pro- date, la 13è dyn.; c) stèle de Khnoum, «artisan de la nécro-
duction s’est développée à cette même époque. pole», Ashmolean Museum 1164.1892, provenant de Hû
12. David Jeffreys, «Size Wasn’t Everything: the Mem- (Diospolis Parva) (PM V, 107-109). De très petite taille, la
phite Pyramids as Scale Models?» (p. 257-265). Cet article stèle est en basalte, ce qui est exceptionnel pour ce type de
fort plaisant fournit une explication nouvelle des dimensions document. La date proposée est la fin de la 13è dyn.
variables des pyramides royales de l’A. E. (reprises en détail 17. Deborah Manley & Peta Ree, «Encounters on the
en 3 tableaux très instructifs). Jeffreys propose d’introduire Nile: Tourists, Artists, Scholars, Explorers, a Missionary and
un élément nouveau: le point de vue optique depuis le noyau an Obelisk: Cairo to the Second Cataract, October 1818 to
de la capitale Memphis (qui a d’ailleurs fluctué avec le August 1819» (p. 327-342). Reconstitution des croisières du
déplacement du Nil vers l’Est) et la tentative d’unifier – tout Nil en partie conjointes réalisées par William John Bankes,
en tenant compte des différences de niveau du plateau – la Henry Salt et le baron Albert von Sack durant 1818-1819,
hauteur apparente des monuments depuis les points définis. sur base de mémoires publiées, de manuscrits et des précieux
13. K. A. Kitchen, «Dumbing Down in a Former ‘Moder- graffitis patiemment collectés par Roger De Keersmaecker.
nist’ Age: Literary Streamlining of Poetic Litany in Ancient Les drogmans et les autres voyageurs rencontrés sont aussi
Egypt» (p. 267-272). L’A. examine la litanie de bénédiction traités, en particulier Belzoni et son épouse Sarah.
du roi et de sa pyramide par la Grande Ennéade dans diffé- 18. Geoffrey T. Martin, «The Coregency Stela University
rentes versions des Textes des Pyramides, Spell 601, et College London 410» (p. 343-359). La stèle, déjà retravail-
conclut que celle de Pépy II est la plus élaborée. Ensuite, il lée, puis volontairement cassée fut découverte ou achetée à
la compare à une version du temple funéraire de Ramsès III Amarna par Petrie au XIXè siècle et un dernier fragment
à Medinet Habou: le texte y a perdu toute variante poétique découvert un demi-siècle plus tard au «Harem Nord» par
et est devenu rigide et stéréotypé. Pendlebury (Musée du Caire, JE 64959). Décorée sur les
14. Anthony Leahy, «A Priest of Mut of Megeb at Abydos» deux faces, il n’est question ici que du revers (face B) sur
(p. 273-288). Étude d’une stèle d’Abydos Caire JE 36492 lequel les vandales se sont acharnés. Sous l’Aton rayonnant,
prétendument «saïte» en faveur d’un prêtre notamment le roi trônant est suivi d’une femme debout, regardant vers
scribe royal, prêtre d’Isis, 3è prophète de Mout, [Hor]oudja la droite. On devine trois personnages face à eux. Les côtés
fils d’Hapi[men]. Les titres et anthroponymes sont étudiés en verticaux sont ornés d’un montage floral avec des poissons.
détail et conduisent au 10è nome de H.E., mais Leahy pro- Martin souligne que le montage floral avec les poissons (ren-
pose de relier néanmoins cette famille à la tombe d’un Hapi- voyant au déterminatif de Ìt, «corps») et la plinthe et le
men exhumée par Petrie («30è dyn.») au cimetière G d’Aby- dais portant et abritant les personnages principaux (nom-
dos (G 61), où devaient se trouver d’autres tombes de breux parallèles cités) indiquent le contexte de l’ «Au-delà»
personnages du 10è nome, comme c’est aussi le cas de fonc- de la scène. L’A. identifie donc les protagonistes de la scène
tionnaires d’Akhmim (9è nome de H.E.) notamment au originelle avec Amenotep III et Tiy divinisés recevant l’hom-
cimetière D. Pour la datation de la stèle, les divers types mage des souverains amarniens et de la princesse Meretaton,
d’objets de la tombe G 61 indiquent une fourchette de la fin mais ultérieurement les hiéroglyphes des noms féminins ont
de la 30è dyn. au début du 2è siècle av. J.-C., avec une lati- été modifiés. C’est clairement à juste titre que Martin consi-
tude d’une génération en plus. dère cette pièce, très mal conservée hélas, comme un témoi-
15. Christine Lilyquist, «Mayana K 1300 at Sedment el- gnage primordial de l’évolution politico-religieuse au cours
Gebel: Traces of Ethnicity» (p. 289-313). L’A. étudie de l’époque amarnienne.
l’abondant matériel de cette tombe, de la 2è P. I., dont la 19. Angela McDonald, «The Curiosity of the Cat in Hie-
localisation a été oubliée depuis les fouilles de 1921. Le roglyphs» (p. 361-379). L’A., après l’analyse des hiéro-
cimetière K dans son ensemble a fourni un matériel d‘origine glyphes d’animaux et leurs variantes en rapport avec leurs
ou d’aspect fort disparate: hyksos, céramique nubienne, céra- occurrences contextuelles, s’attache plus particulièrement
mique proche-orientale ou chypriote, présence de peaux de aux félins et aux chats. Dans la lignée des pionniers du
bovidés autour des restes humains. À partir de là, elle fournit déchiffrement comme Kircher, elle suggère que les variantes
la liste des objets de K 1300 en signalant des pièces de tra- peuvent avoir valeur de métaphore externe ou interne (le
dition égyptienne et d’autres de facture égyptienne mais caractère, comme p. ex. p. 362 ssd «éclair (rapide comme)»
d’inspiration proche-orientale, témoignages de multicultura- déterminé par le crocodile la queue allongée (voir pour la
lité dès la 2è P.I. statue de Sekhmet «Maîtresse du s ssd», B. VAN RINS-
16. Diana Magee, «Three Middle Kingdom Stelae in the VELD, «Les prétendues “cariatides” de la collection égyp-
Ashmolean Museum, Oxford» (p. 315-325). a) stèle de tienne de Léopold II», BMRAH, 62 (1991), p. 58-59; de
Dedusobek, Ashmolean Museum 1954.25 (PM VIII 803-030- même pour la «panthère», tantôt nuancée tantôt amalgame
595), commerce de l’art. Le défunt debout devant la table de léopard et de guépard. Quant au hiéroglyphe du chat, son
d’offrandes est suivi non de son épouse mais de sa mère seul usage métaphorique, religieux, évoquerait le fait de
«Sent, fille de Bebi». On dénombre 6 stèles probablement pousser un cri. McDonald propose enfin que le chat, le chien,
du même artiste issues d’un atelier entre Naga el-Deir et l’animal séthien et le chacal se substituent à la girafe comme
Thèbes. La terminologie du texte tend à le dater de Sésostris déterminatif de sr, qu’elle traduit «prophétiser» en apportant
Ier; b) stèle d‘Iymerou, Ashmolean Museum 1933.1452 (PM diverses nuances à ce sens. Ce verbe signifie néanmoins dans

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tous ses contextes «prévoir, prédire», la traduction dérivée par J. Taylor, mais en les combinant. L’A. date ces momies
«prophétiser» ne pouvant s’appliquer que dans des contextes de 650-525 av. J-C et les assigne à la région thébaine et à un
bien particuliers, voir Chr. CANNUYER, La girafe dans milieu social du moyen clergé. Il identifie de manière sûre
l’Égypte ancienne et le verbe sr: étude de lexicographie et Kek comme la fille du «Boucher en chef du Domaine
de symbolique animalière. Acta Orientalia Belgica – Subsi- d’Amon» Namenkhamun et, de manière très vraisemblable,
dia, IV, Bruxelles, 2010. Inamunnefnebu «Barbier en chef du Domaine d’Amon»
20. Paul T. Nicholson, «Egyptology for the Masses: comme le père de la dame Shepenhor sur la base de neuf
James Henry Breasted and the Underwood Brothers» (p. critères.
381-422). Après une fort utile introduction sur les diverses 24. Margaret Serpico, «The Griffith Family and the For-
techniques de reproduction apparentées à la photographie, en mation of the Ancient Egyptian Collection at Brighton
particulier la stéréoscopie, un domaine qui a fort peu attiré Museum and Art Gallery» (p. 491-513). L’étude des
l’attention des chercheurs, l’article traite de la collaboration archives du Brighton Museum and Art Gallery a d’abord
du célèbre égyptologue américain avec les frères Underwood fourni des informations nouvelles sur la famille – son père,
dans la production de la seconde de deux séries de cent vues ecclésiastique et enseignant, était intéressé par l’archéologie
«stéréoscopiques» (en relief) de l’Égypte destinées à un de même que certains de ses frères – et les débuts de Francis
large public, en 1897 et 1905. La première série s’attachait Llewellyn Griffith (1862-1934). L’enquête s’est étendue
avant tout au pittoresque et aux détails ethnographiques. La aussi aux archives de l’EEF, du Griffith Institute, de papiers
seconde, plus centrée sur les monuments et antiquités, était de famille et de la presse locale. Le premier contact du jeune
plus destinée à l’étude et l’enseignement de l’histoire, avec Francis avec l’égyptologie a dû être une correspondance
des cartes et un livre explicatif de 360 pages de Breasted. In d’Égypte de son frère ainé John adressée à sa mère en 1871.
fine, un tableau synoptique permet de comparer les deux Dès 1884, Francis déploya toute son énergie pour rejoindre
séries entre elles. Sur Breasted, voir aussi ABT, J. American l’équipe de l’EES de W.F. Petrie, avec succès grâce à l’aide
Egyptologist: The Life of James Henry Breasted and the de deux de ses frères, Arthur et Henry, et celle de deux
Creation of His Oriental Institute, University of California philanthropes, Henry Willett et Sophia Foster qui cotisèrent
Press, 2011. pour l’occasion à l’EEF. Ayant gardé des liens avec Brigh-
21. Patrizia Piacentini, «Auguste Mariette in the Egypto- ton, le Musée de la localité bénéficia des partages du produit
logical Archives and Library of the University of Milan» (p. des fouilles ainsi que de dons de membres de la famille
423-438). L‘A. fournit un aperçu de la correspondance de Petrie; puis le musée devint lui-même cotisant à l’EEF en
Brugsch en possession de l’Université de Milan, dont un pré- 1887, ensuite à la BSAE jusqu’en 1920. La petite collection
cieux ensemble, récemment acquis, de 153 lettres de Mariette égyptienne initiale de Brighton s’accrut ainsi jusqu’à comp-
(vu par Capart à Brooklyn en 1937). L’une d’elles, du 4-4- ter 1300 pièces issues pour la plupart des nombreux sites
1859, fournit un bilan d’activités détaillé du Français promu fouillés par Petrie. En annexe: la transcription de deux
à la tête du Service des Antiquités par Saïd Pacha. Signalons lettres de l’aîné John R. Griffith à sa mère (sud d’Assouan,
aussi une description des funérailles de Mariette dans le jour- 19/2/1871 et Edfou, 12/3/1871). Sur le financement des
nal de Victor Loret, et une lettre de Mariette à Charles Ernest fouilles de Petrie et la dispersion des découvertes, voir
Beulé (archives Varille) en 1860 lui annonçant son refus par l’exemple de premier plan fourni par le musée de Bruxelles,
modestie, à cette époque, de devenir Correspondant de l’Aca- S. BIELEN, «The Abydos Project: the Funerary Objects
démie. from the Early Dynastic Royal Tombs at Umm el-Qaab
22. Stephen Quirke, «Petrie Archives in London and (Abydos, Upper Egypt) in the Royal Museum of Art and
Oxford» (p. 439-461). Quirke fournit à la fois un inventaire History», BMRAH, 73 (2002), p. 5-20 et, à plus petite
détaillé et un guide des archives Petrie dispersées en divers échelle, B. VAN RINSVELD, «Le phallus des dieux et des
dépôts. Cette contribution est appelée à rendre d’éminents hommes dans l’Égypte ancienne. Les erotica masculins de
services, tout en étant un modèle du genre à suivre pour la collection égyptienne des Musées royaux d’Art et d’His-
l’inventaire des dépôts d’archives égyptologiques et l’étude toire», BMRAH, 73 (2002), p. 21-85; T. BAGH, Finds from
des activités de bien d’autres archéologues qui nous ont pré- W.M.F. Petrie’s Excavations in Egypt in the Ny Carlsberg
cédés. On appréciera tout particulièrement la mise en garde Glyptotek, Copenhague, 2011.
concernant la frustrante difficulté de lecture des manuscrits, 25. Cynthia May Sheikholeslami, «Breast or Paw?
nécessitant patience sinon acharnement. Contenu: 1) photos Thoughts on the Osorkon III Stela from Ashmunein» (p. 515-
et négatifs du Petrie Museum, de l’Egypt Exploration Society 529). L’A. reprend la délicate publication de fragments en
et du Griffith Institute; 2) «Notebooks» du Petrie Museum. calcite découverts dans le secteur du temple de Thoth à Ash-
Sur les fouilles de Petrie et les archives, voir aussi S. munein interprétés par P.A. Spencer (1989) comme les frag-
QUIRKE, Hidden Hands. Egyptian Workforces in Petrie ments d’une stèle de donation de l’époque d’Osorkon III.
Excavation Archives, 1880-1924, London, 2010. Une analyse iconographique serrée des nombreux fragments
23. Maarten J. Raven, «A Theban Quartet: Mummies and (protagoniste royal des stèles de donation, usage de la peau
Coffins of Personnel of the Temple of Amun» (p. 463-490). de panthère, tenue des reines de la 3è P.I. et présence des
Après une synthèse des résultats passés obtenus par ses divinités) conduit à la conclusion que les fragments appar-
recherches sur diverses momies du Musée de Leiden, Raven tiennent non à un seul, mais bien à trois documents diffé-
établit des connections entre quatre momies (Leiden inv. no. rents: un calendrier d’offrandes à un sanctuaire d’Osiris
AAM 4, Venise, Monastère San Lazzaro degli Armeni, Lei- d’Ashmunein, datant de l’an 15 d’Osorkon III; une stèle de
den inv. no. AAM 1, et Glasgow D. 6) et leurs sarcophages donation à une divinité, probablement par un grand-prêtre
en appliquant les méthodes synchronique (la détermination d’Amon; et une stèle de Ka(ro)tja, reine épouse d’Osorkon
de l’atelier par les affinités iconographiques et de stylis- III agitant le sistre devant une divinité, peut-être Amon ithy-
tiques) et diachronique (la généalogie), méthodes définies phallique.

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209 BIBLIOTHECA ORIENTALIS LXIX N° 3-4, mei-augustus 2012 210

26. Deborah Sweeney, «Cats and their People at Deir el- que voici. D’abord le rapprochement familial entre Ousir-
Medina» (p. 531-560). Cet article analyse les chats à Deir mès, Barbier de Rê, Portier de Rê, fils de Padiamene(t) et
el-Medineh dans leurs rapports avec le statut social et le sexe Padiamenet, Chef des sacristains et Portier de Rê British
des membres de la communauté villageoise. Le félin apparaît Museum EA. 6682 et 6683 (coll. Anastasi, achat BM en
comme un sujet privilégié dans la décoration des tombes des 1839, 25è dyn.) proposé par Malaise dès 1971, qui malgré
artisans de la tombe royale, tant comme motif religieux de la que sa reconstitution généalogique ne soit pas plausible,
victoire du matou sur le serpent Apophis que dans les repré- garde toute son importance pour la poursuite des recherches.
sentations des chats sous le siège des femmes, avec les attri- Il nous rappelle par la même occasion que les trois ventes ont
buts de la séduction féminine. Les chats divinités des deux pu disperser des objets d’origine archéologique commune.
sexes sont aussi présents sur les stèles et ostraca ainsi que les D’autre part, C. TALON & S. FELTER, «Une polychromie
chats sur les ostraca satiriques. L’A. établit en conclusion un égyptisante du XIXè siècle sur des cercueils égyptiens
tableau des connections familiales ou amicales du groupe antiques: étude de cas et problématiques de restauration»,
d’artisans amateurs de chats sur plusieurs générations d’arti- CeROArt. 2 / 2008: Regards contemporains sur la restaura-
sans du village. tion. Dossier (http://ceroart.revues.org/575 consulté le
27. John H. Taylor, «The Coffins and Mummies in the 7/3/2012) ouvre un double point de départ: d’une part l’exa-
Anastasi Collection, 1857» (p. 561-579). Après avoir rappelé men chimique (une fois les résultats connus, ce qui n’est
en introduction l’histoire des trois importantes ventes Anas- toujours pas le cas) des surpeints de restauration des cer-
tasi (dont les pièces ont séjourné pour la plupart dans un cueils liégeois doit être confronté aux données des docu-
entrepôt à Livourne), respectivement au Musée de Leyde en ments bruxellois et les examens visuel (la «main» du restau-
1828, au British Museum en 1836-1839 et en vente publique rateur) et chimique d’autres documents de ce type de par le
à Paris en 1857, catalogue Lenormant), Taylor s’est attaqué monde; d’autre part l’identification géographique des xylo-
aux épineux problèmes posés par la dispersion des momies phages (Égypte, Livourne, Belgique) peuvent aider à l’éta-
et cercueils des «lots 125 à 132» de la vente parisienne – blissement d’une localisation et d’une chronologie relative
réputés avoir été partagés entre les musées de Bruxelles et de des interventions en tenant compte des lieux de stockage
Liège – en partie débrouillés par le Professeur De Meule- successifs. Taylor a fait, en ajoutant une pièce au puzzle,
naere dans son article «Une histoire mystérieuse de cer- identifiée en Louisiane, un pas notable vers la solution.
cueils» en 1980, de son propre aveu sans avoir abouti à une 28. Miroslav Verner, «Under the Flag of Sadiq en-Nuba»
solution définitive. L’édition radiologique des momies de (p. 581-587). Un récit de souvenirs de Verner, d’abord sur la
Bruxelles (C. FRANCOT, L. LIMME, F. VAN ELST, M.-P. naissance de l’Institut d’Égyptologie de l’Université Charles
VANLATHEM & B. VAN RINSVELD, Les momies égyp- à Prague, puis sur l’opération internationale de sauvetage des
tiennes des Musées royaux d’Art et d’Histoire à Bruxelles et monuments de Nubie auquel le gouvernement tchécoslo-
leur étude radiographique, MRAH - Brepols, Bruxelles, vaque voulut in extremis participer. Zába – l’unique égypto-
1999) et la publication des momies de Liège (E. WARMEN- logue du pays en fonction à l’époque – prit la décision d’as-
BOL, «Les antiquités égyptiennes d’Albert d’Otreppe de socier aussi les nouveaux étudiants en égyptologie, parmi
Bouvette. L’archéologie des nations et l’archéologie des pro- lesquels se trouvait Malek. Le récit vivant et pittoresque de
vinces», dans E. WARMENBOL (éd.), La Caravane du la vie à bord du catamaran Sadiq en-Nuba et du travail de
Caire. L’Égypte sur d’autres rives, Bruxelles, 2006, p. 100- relevé des gravures et inscriptions rupestres de deux secteurs
117 et cat. 5-9, p. 205-222 (B. R. HELLINCKX)), tout en de la vallée du Nil en Nubie éclaire à la fois le caractère de
reconfirmant les données disponibles, n’ont pas fourni Malek et l’esprit qui animait ces pionniers de l’époque com-
d’avancée significative quant aux rapports entre les différents muniste plongés dans un monde qui leur était doublement
documents. Taylor apporte ici une nouvelle impulsion en étranger.
invitant deux importantes pièces nouvelles – muséologique 29. Helen Whitehouse, «Sacred Bovids: An Unusual Ter-
et archivistique – au débat: a) l’identification sur base d’élé- racotta Statuette from Roman Egypt» (p. 589-598). Publica-
ments iconographiques rares du cartonnage de (Nes)Amonne- tion d’une terre cuite gréco-romaine à l’avant moulé (Ash-
settaouynakht du Saint Louis Art Museum (USA) Acc. no. molean Museum AN 2004.62) représentant une paire de
109. 1989, déb. 22è dyn., avec celle du «lot 126» (achat bovins, probablement des vaches, coiffés d’un disque et de
Raifé) erronément dite «de Pétéménoph» par Lenormant, deux plumes, drapés dans une étoffe depuis le cou, assis
avec confusion du patronyme Padiamenet lu erronément côte à côte. L’A. les a repérés sur deux linceuls peints
Padianenipet selon Taylor; b) la découverte aux archives du d’époque romaine (Caire TR 9/12/95/1, provenant de
British Museum d’un manuscrit en français, une liste des Saqqara, et Berlin, Äg. Mus, 24037 des 1er/2è siècles ap.
objets de la 3è vente Anastasi dressée dans l’entrepôt livour- J.-C.), assis sur un support en forme de pylône. Diverses
nais probablement en 1846 et utilisée par Birch. Taylor en identifications à des divinités sont envisagées (mais pour-
conclut que le «lot 126» est à identifier avec la cuve «dis- quoi pas, aussi, Isis avec l’Hathor honorée à Saqqara?).
parue» de (Nes)Amonnesettaouynakht (= Liège, ss. No. inv.) Peut-être s’agit-il, selon l’auteur, des vaches mères d’Apis
dont le reste du matériel funéraire est intégré au «lot 129». et de Mnèvis, jouant un rôle rituel à Saqqara mais transpo-
Taylor aboutit ainsi à une nouvelle grille des documents (p. sées dans un contexte funéraire sur les linceuls. Voir, pour
572) d’Harsiese, d’Ousermose, de Taantenmès, de (Nes) une iconographie semblable appliquée au protome de l’Apis,
Amonnesettaouynakht et de 3st-ta… (Bruxelles inv. E. 5889 C. BOUTANTIN, «Les terres cuites d’Héracléopolis Magna.
A, B, C; E. 5890 A, B, C; Liège inv. Eg. ss. no.; Eg. 81; Eg. État de la question», CdE, LXXXV, 169-170 (2010), p. 301.
82 A, B; Eg. 83 A, B, C; Saint Louis Art Museum Acc. no. Faute d’une étude globale des positions des scènes des lin-
109. 1989) auxquels s’ajoutent deux ensembles (pour le ceuls de Saqqara et de leur éventuelle logique interne, l’ar-
moment du moins) vides, les «lots 130 et 131», autant de gumentation – reposant sur un Mnèvis censé s’être trouvé
mystères à lever pour lesquels nous disposons des amorces représenté à l’emplacement d’un trou à droite du linceul –

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211 BOEKBESPREKINGEN — FARAONISCH EGYPTE 212

ne me paraît pas vraiment assurée. P. 595: l’hypothèse de la Following are 21 contributions, alphabetically ordered by
fonction des trous dans l’argile comme «trous d’évent» est author. All articles but one (in English, p. 29-57) are written
aujourd’hui abandonnée, il s’agit en réalité de dispositifs de in German. Their subjects vary, but the emphasis is on
fixation ou de suspension; pour l’examen matériel de ce museum collections (mainly at Hildesheim) and excavations
type d’objets votifs, voir aussi en général les importantes (mainly at Giza). Added are a Tabula Gratulatoria (p. 289)
chroniques de G. NACHTERGAEL, «Terres cuites de and two personal addresses to the dedicatee by R. Drenkhahn
l’Égypte gréco-romaine. À propos de quatre catalogues (p. 291) and M. Gutgesell (p. 293, the table of contents mis-
récents», CdE, LXX, 139-140 (1995), p. 254-294 et ID., takenly has ‘p. 291’).
«Les terres cuites gréco-égyptiennes du British Museum», Due to the large amount of contributions and variation in
CdE, LXXXV, 169-170 (2010), p. 331-346. their subjects, I will restrict myself to summarizing the arti-
30. Erich Winter, «Eine winzige Ergänzung zu PM VI» cles with few comments.
(p. 599-604). Sous ce modeste titre, l’A. nous donne un éton- H. Altenmüller (p. 17-28) discusses the scene of offering
nant éclairage vécu sur la méthode de travail de Miss R. a lotus flower in the Old Kingdom. Usually the flower is
Moss. Dans le volume PM VI, la partie dévolue à l’île de presented by a son to his father, the tomb owner. However,
Philae avait été réalisée sans aucune visite du site même, within two generations of the Iimery family group, the tomb
inondé autrefois dix mois par an, mais avec les plans de H.G. owner himself offers the flower to his own father. Altenmül-
Lyons (1896 et 1908) et, à Berlin, à l’aide des photos prises ler proposes this is an unusual family tradition, rather than
lors des expéditions de l’Académie Prussienne des Sciences indication of an ancestor cult. Regardless of whether the
menées par H. Schäfer et H. Junker (1909-1910). Il n’est dès tomb owner offers or receives, the act of presenting a lotus
lors pas étonnant que deux inscriptions de bordure de la is advantageous to him in the afterlife. The author continues
«frise supérieure», faute de figurer sur les clichés existants, with an interpretation of the meaning of lotus flower presen-
n’aient pas été mentionnées. La première des deux inscrip- tation by referring to festive scenes accompanied by the
tions hiéroglyphiques, qui date de Ptolémée XII, ressortit du ‘singing of (the song) by divine brothers’, which refers to the
genre des arétalogies d’Isis et un parallèle d’époque augus- deceased’s ascension to heaven. The lotus flower is usually
téenne se trouve à Kalabchah. La seconde est un rituel d’ou- offered at the end of a feast and symbolizes the ascension of
verture de la bouche appliqué au temple suivi d’une formule the tomb owner to heaven, where his brothers, the gods, are.
apotropaïque dont on connaît les parallèles plus anciens à This ‘heaven’ is the cult room within the mastaba.
Edfou, datant de Ptolémée IX. The text by P. Der Manuelian (p. 29-57) is divided in five
Au terme du compte rendu de cet important volume parts, marked I-V. Text I relates the excavation history of
«Beside Lepsius», qui aurait tout autant pu s’intituler «Sur relief fragments related to Hemiunu, whose famous statue is
les traces de Petrie», on ne saurait assez souligner la grande kept in Hildesheim. Text II describes the architecture of
qualité et les modèles de méthode de la plupart des contribu- Hemiunu’s mastaba (G 4000). A short assessment of the
tions à ce recueil en l’honneur de Jaromir Malek. La conclu- decoration program within this tomb is made. In Text III,
sion de l’article de John H. Taylor, traitant d’un cas exem- two relief fragments showing Hemiunu’s face are described
plaire de complexité extrême, la mystérieuse histoire de (Boston Museum of Fine Arts 27.296 – note: the last sen-
cercueils belges, mérite d’être généralisée et citée in extenso: tence on p. 31 has 26.297! – and 27.1123). In Text IV, two
«By obscuring the links which originally existed between tentative reconstructions are made of the relief decoration in
different coffins (= items) the value of all of them as pieces Hemiunu’s south niche. Text V deals with 1912 ‘boundary
of archaeological evidence had (= has) been seriously com- issues’ at Giza, concerning the tomb of Pehenptah on the
promised. Restoring order from such a chaos allows them boundary line of the American and German-Austrian conces-
once again to be interpreted as sources for genealogical links sions. The issues are illustrated by the friendly correspond-
and the understanding of funerary practices» (p. 573). Voilà ence between G. Reisner and H. Junker. A list of relief frag-
l’objectif de recherches futures tout tracé. ments related to Hemiunu follows as an appendix to text I.
The article is richly illustrated by figures 1-20, which show
Bruxelles, mars 2012 Bernard VAN RINSVELD three excavation site plans, one page of G. Reisner’s expedi-
tion diary, seventeen photographs and several line drawings.
* C. Dingenotto (p. 59-62) has written two ‘(hi)stories’. In
* * the first, in which fact, interpretation and fiction are interwo-
ven, he proposes to see Hemiunu as an Old Kingdom top
SPIEKERMANN, A. (Hrsg.) — „Zur Zierde gereicht…“ manager. He lists six points from a recent study on charac-
Festschrift Bettina Schmitz zum 60. Geburtstag am 24. teristics of modern day managers, cross-referencing it to
Juli 2008. (Hildesheimer Ägyptologische Beiträge 50). what we (presume to) know about Hemiunu. Though making
Gerstenberg Verlag, Hildesheim, 2008. (29,5 cm, 293). a point, the author demonstrates his lively imagination by
ISBN 978-3-8067-8725-2. / 80,-. suggesting possible punishments for Hemiunu, in case he
would fail at building a pyramid (a.o., being forced to bathe
This Festschrift is dedicated to Bettina Schmitz, Egyptolo-
amongst ill-tempered hippopotami!). On p. 60 Dingenotto
gist at the Roemer-Pelizaeus Museum at Hildesheim, on the
quotes Wikipedia, which, in my view, is not a suitable source
occasion of her 60th birthday. At the same time it celebrates
to be cited in a scientific article. The second text briefly dis-
the golden jubilee of the HÄB series edited by Schmitz.
cusses 19th and 20th century interpretations of what is truly
Appropriately, the first contribution in this issue is an exten-
ancient Egyptian culture. The author then speaks out against
sive list of publications, editorial work and contributions to
forming a generalized idea of ancient Egyptians on the basis
catalogues by the dedicatee. This list (p. 11-16) is compiled
of a few selected sources and interpreting ancient Egyptian
by A. Spiekermann, A. and H. Ständer.
culture from a modern frame of reference. The modern

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213 BIBLIOTHECA ORIENTALIS LXIX N° 3-4, mei-augustus 2012 214

researcher should refrain from bending results of research in ownership or of the previously claimed identification in lit-
such a way that they fit within that frame. The texts do not erature of Khnumbaef as a son of Khephren. The tomb is
have footnotes, which would have been appropriate in more dated on the basis of architectural evidence to the late fourth
than one occasion. or early fifth dynasty and was not used for a burial. However,
D. Faltings and B. Gessler-Löhr (p. 63-89) list ten alabas- an added substructure of the late fifth or early sixth dynasty
ter vessels that carry inscriptions mentioning a New King- contains a burial which is likely to be that of a woman.
dom princess Nub-em-tekh, which are described in detail and J.S. Karig (p. 141-152) writes a fascinating account of the
illustrated. The same is done for another cosmetic item bear- Theban ‘Soter tomb’. He describes its find circumstances in
ing the princess’s name. The next section of the article deals the early 19th century, the division of its contents, the fate of
with dating the objects to the 18th dynasty, which is primarily its coffins, mummies and accompanying objects (making
based on their shape and comparison to similar vessels. Some one’s toes curl in more than one instance), the identification
comments are then made on the contents of the princess’s of the tomb as that of Djehutimes (TT 32) and the role of the
tomb and the location thereof. The third section of the article Theban antiques trade in the case of the Soter tomb. The
deals with the stela of Mahu (British Museum EA 1369), on article concludes with the matter of the Soter family tree, by
which Nub-em-tekh is depicted and mentioned. The focus, showing four trees previously proposed by others.
however, is on the prince who is depicted on the same object D. Kessler (p. 153-163) interprets the original use of
and whose name is illegible due to damage. The stela is bronze statuettes (mainly representing Osiris, ibis, and Isis
described, followed by discussions on the 18th dynasty date, Lactans) found at the animal mummy necropolis of Tuna
the relationship between the persons depicted on the stela, el-Gebel. He describes the hypothetical steps in the process
the provenance and original tomb context of the object. The of offering a bronze or mummy by a devotee to a god, as
authors conclude by proposing that the princess and prince proposed by others. Photographs by S. Gabra (dated ca.
are the offspring of either Thutmosis IV or Amenophis III. 1938-39) show bronzes wrapped in linen. Wooden chests
Ten plates accompany the text. containing great amounts of high-quality wrapped bronzes
R. Germer (p. 91-95) gives an overview of the scientific were found during his excavations. Kessler does not believe
research carried out on the mummy of Khonsu-maa-kheru that these bronzes were votive offerings by devotees, and
(Inv. No. C3833) at the Museum für Volkerkunde in Ham- proposes that chests with bronzes were ordered from a nearby
burg. It concerns x-ray images from 1903 and 1978 and CT bronze workshop (mainly) by the highest persons within the
scans from 1996. The latter resulted in 3D reconstructions of local cult. The deposit of chests in storage places occurred
the mummy’s face and the scarab on its chest. only in relation to festive processions. By this action, the
H. Györy (p. 97-117) gives a catalogue of five terracotta gods represented in bronze would be connected to the resur-
figurines of Harpocrates seated on a throne, from the collec- rection of Osiris. Kessler then explains two designations of
tion of the Roemer-Pelizaeus Museum. These are illustrated a god: ‘resting’ and ‘living’. The ‘resting’ god, wrapped in
by plates I-V, with a total of 20 photographs. What follows linen, transforms into the ‘living god’ when resurrected like
is a typology of such Harpocrates terracottas, with a distinc- Osiris. A ‘living’ god can then function once more as a pro-
tion between figures with a finger at the mouth and those tective god.
with a raised right arm. Subdivisions are made on the basis M. Kozok (p. 165-180) describes the adaptations made to
of the pose, the nude or clothed body, the type of headdress the building of the Pelizaeus Museum at Hildesheim, in order
worn and attributes carried. Some conclusions are then drawn to properly house Wilhelm Pelizaeus’s Egyptian collection,
on the original function, provenance and distribution of the which was given to the city in 1907. An overview is given
objects. A two-page bibliography is added. of proposed plans and architectural changes carried out. This
E. Haslauer (p. 119-130) publishes two leather amulets is richly illustrated by quotes from local written sources from
from Thebes, now at the Kunsthistorisches Museum in 1907 to 1930. Unfortunately, there are no references within
Vienna. The first is shaped like a menat counterpoise (Inv. the text to the photographs and plans which follow the article
No. 10312), the other a trapezoid shaped piece (Inv. No. (p. 171-180).
10313). The photograph on 121, meant to illustrate the K. Lembke (p. 181-185) presents a life-sized plaster head
menkhet, a related object, is somewhat unclear. Though rep- of a woman, which is a 2007 acquisition by the Roemer-
resented several times, the object might be difficult to recog- Pelizaeus Museum. This sculptor’s model is dated to the
nize for a reader less familiar with its iconography. The dat- middle of third century BC on the basis of parallels and the
ing of the amulets (presumably TIP, reign of Osorkon I) is stylistic lack of Greek influence. The object is represented in
based on a comparison with dated objects with similar motifs, three photographs.
as well as the time frame in which leather bands connected The contribution by H. Reyer (p. 187-216) is an extensive
to these amulets were used. The captions to images 5 and 6 biographical piece on Egyptologist Günther Roeder (1881-
(p. 126) refer to details which are difficult to see in the pho- 1966), who was appointed director of the Pelizaeus Museum
tographs. in 1915. The article focuses on the period 1915-1945 and
P. Jánosi (p. 131-139) lists females who were – for different makes extensive use of local Hildesheim sources and corre-
reasons – previously identified in literature as daughters of spondence to illustrate these years. Roeder’s activities in
pharaoh Khephren. The author explains why their lineage can- Hildesheim, his troublesome relationship with the local
not be proven, focusing mainly on textual sources and tombs authorities during years of great scientific activity, the recog-
at Giza. He concludes that no personal tombs are known for nition received for his accomplishments and his excavations
daughters of Khephren and that many are likely to have been at Hermopolis are outlined on pages 190-198. The period
buried in their husband’s tomb. The author adds a discussion from 1933 to 1945 (p. 198-207) is marked by financial prob-
on the date of Giza mastaba G 8260, attributed to Khnumbaef. lems at the museum, (local) history education at the museum
The author explains that there is no conclusive proof of this on behalf of the National Socialist German Workers’ Party in

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215 BOEKBESPREKINGEN — FARAONISCH EGYPTE 216

the pre-war years, possible relocations of the museum to Ber- Bes figure (Inv. No. 2118), a parallel to the Bes figure in a
lin and Göttingen and Roeder’s appointment as head of the wooden casing (Inv. No. 1508) of the Myers Museum at
Egyptian department at the Staatliche Museen in 1940. The Eton College. In the third text Von Falck concludes that the
years after the war until Roeder’s death in 1966 are summa- provenance of mummy mask Inv. No. 15349 is not Ach-
rized on pages 208-209. Added to the article is Roeder’s list mim, but el-Hiba. This is based on a comparison of mask
of publications. Inv. No. 15349 with a similar mask at Brussels (MRAH
The article by M. Schiewek-Giesel (p. 217-221) seems to E520). Unfortunately, the reader is unable to compare the
be the odd one out. It briefly touches upon the history of objects, as the Hamm example is not shown in the article,
the educational services at the Roemer-Pelizaeus Museum, while the Brussels mask is (illustration 3). However, the
but focuses on a recent learning programme for children in two ushabti chests compared in text 4, Hamm Inv. No. 7634
kindergarten, which is described in detail and illustrated. and Krakow Inv. No. MAK/AS/2231, are both illustrated
Although it concerns the Egyptian collection of the museum (ill. 4 and 5). The fifth text discusses the possible apo-
and there is a close professional relationship between the tropaic nature of a terracotta rattle in the shape of a hedge-
author and the dedicatee, one wonders whether this contri- hog (Inv. No. 2024).
bution is appropriate in a series named Ägyptologische H. Wilde (p. 273-284) writes about the ancient Egyptian
Beiträge. concept of regeneration in connection with cosmetic objects
A. Schlott (p. 223-239) makes the reader aware of many and adornment from funerary contexts. The author uses
ancient Egyptian elements in the papercuttings by artist objects from the collection of the Roemer-Pelizaeus Museum
Lotte Reiniger, illustrating Mozart’s opera ‘The Magic to illustrate this. First, bead necklaces and collars are dis-
Flute’. The author explains the connection between The cussed, which contain elements referring to regeneration
Magic Flute and Freemasonry, by comparing the initiation (beetles) or were manufactured from materials to which the
into a Freemasons lodge to the initiation in the opera’s Tem- ancient Egyptians ascribed symbolic meaning, particularly
ple of Wisdom, which is dedicated to Isis and Osiris. She concerning regeneration. Cosmetic or unguent vessels are
then gives the plot of the opera and comments on the Cop- then connected to the motif of ‘smelling’ the blue lotus, as
tic-derived names of the main actors. The Egyptian motifs the scents of unguent and lotus both signify regeneration.
used by Reiniger are restricted to depictions of the realm of The adornment and cosmetic vessels serve to help the tomb
Sarastro, high priest of the Temple of Wisdom, and those owner rejuvenate and regenerate.
actors who are eventually initiated in this temple. Ten illus- D. Winzer (p. 285-287) pleads for the theory that Old
trations accompany the text. Kingdom workmen used their memory and work experi-
A. Spiekermann (p. 241-249) sets out to identify tomb ence, rather than reference books of examples, whilst creat-
‘G-östlich’, which was mentioned in relation to mastaba ‘G’ ing the varying scenes in a tomb’s decoration. There is no
(now D 203) by G. Steindorff in 1903. The author first evidence for such artist’s ‘pattern books’. According to
describes the architecture and contents of D 203. She con- Winzer, the workmen would have had the ability to remem-
cludes that a panel of a false door, attributed to this tomb in ber hundreds of scenes and were inspired by the work of
Porter and Moss’s Topographical Bibliography, actually their predecessors. Variations in scenes are attributed to an
belongs to ‘G-östlich’ and is likely to show a tomb-owner artist’s personal freedom, whilst working within a strong
named N-spr. Spiekermann identifies ‘G-östlich’ as tomb G decorative tradition.
2005, using comments and tomb plans in Steindorff’s 1903 The articles in this book touch upon many of the subjects
excavation diary and 1926 notebook. Its excavation history seen in the list of Schmitz’s publications. This list and the
is then summarized: it was discovered and explored by M. many references to accomplishments by Schmitz within the
Ballard in 1902, then partly excavated by Steindorff and articles testify to her great contribution to the field of Egypto-
finally excavated by G. Reisner in 1936. logy.
F. Steinmann (p. 251-256) compares the dimensions of the Having read the many personal notes and greetings to Bet-
ship mentioned in ‘The shipwrecked sailor’ to those of pre- tina Schmitz in this Festschrift, we concur with S. Abromeit
served ancient ships, as well as relatively modern ships. He (preface, p. 9) naming her a Zierde (jewel) of the Hildesheim
then discusses two dimensional depictions of Egyptian ships. museum.
The author concludes that the dimensions mentioned in the
story of the sailor belong to a large transport vessel. Stein- Warmond, March 2012 Esther J. HOLWERDA
mann continues with his interpretation of a much discussed
sentence in the same text, which refers to the ship being *
wrecked at sea. On page 251, the author cites Wikipedia * *
(notes 2, 3 and 5). I consider this an unreliable source, which
should not be cited in a scientific article. ANDRÁSSY, P., BUDKA, J. and KAMMERZELL, F. (eds.)
D. van der Plas (p. 257-259) publishes a photograph of — Non-textual Marking Systems, Writing and Pseudo
ostrakon Golenischeff 4470, as the object was previously Script from prehistory to Modern Times. (Lingua
published without image. The text is a fragment of the hymn Aegyptia, Studia monographica 8). Seminar für Ägyp-
to the Nile. A full translation with notes is given, as well as tologie und Koptologie, Göttingen, 2009. (24,5 cm,
a hieroglyphic transcription. VIII, 312). ISSN 0946-8641. / 59,00.
The contribution by M. von Falck (p. 261-272) consists
Non-Textual Marking Systems (NTMS) are a universal
of five texts relating to the collection at the Gustav Lübcke
phenomenon used to communicate information in addition
Museum in Hamm. The first and longest concerns the Cof-
to textual communicative systems. The term delimits mark-
fin Text spells on the coffin of Sat-Sobek (Inv. No. 15017),
ing systems from non-graphic systems on the one hand and
in the article ‘S1Ham’. The second is the publication of a

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217 BIBLIOTHECA ORIENTALIS LXIX N° 3-4, mei-augustus 2012 218

textual and phonetic systems on the other. NTMS generally sum, as an informative summary on the contents and outcome
consist of marks that represent or identify (groups of) per- of the conference it forms an introductive frame for the papers
sons, institutions, or locations and express property, respon- that follow.
sibility, or information concerning production. The idea to bring NTMS into focus initially was an
NTMS only recently developed as a field of scholarly Egyptological one. It is therefore not surprising that the
research within Egyptology.1) Their exact meaning, function, majority of papers concern marking systems from ancient
usage and relation to textual communicative systems are only Egypt. Shaw presents the earliest of the Egyptian corpora:
now coming to the fore. The volume under review is the 12th dynasty potmarks from Gebel el-Asr occurring on 12
publication of an international and interdisciplinary confer- out of 22 large storage jars.6) He advocates a contextual
ence focusing on NTMS from ancient Egypt and elsewhere. approach and places the marked jars within an archaeolog-
It was hosted by Humboldt-Universität Berlin (December ical, chronological, geographic and socio-economic frame
17-19, 2007) forming the second in a series of conferences to understand their purpose and meaning. It leads him to
on NTMS.2) state that the jars played an important role in 12th dynasty
The volume is characterized by an extensive variety. It governmental distribution of supplies across expanding ter-
contains 16 papers3) that range from the prehistoric Near ritory. Comparison with similar marked (sherds of) jars
East to medieval Europe to present day India. They focus on from elsewhere leads him to intriguing hypotheses on rela-
two main topics: tionships between places, supply routes and potmarks. Lit-
1. the forms, structures and functions of marks and their tle attention, however, is given to the numerical and non-
systems, and the choice of forms in cultural compari- numerical marks themselves, their appearance, forms and
son; meaning.7)
2. theoretical discussions on communicative systems Also dating to the 12th dynasty, but of a different order,
aimed at creating a theoretical frame of reference for are the marks discussed by Andrássy.8) They occur in hier-
those NTMS with little or no context. atic delivery lists of copper tools in pReisner II and resemble
Unfortunately, the papers do not contain sign corpora.4) hieratic or hieroglyphic characters or otherwise abstract-geo-
These would have been particularly useful regarding main metric signs.9) The paper presents a good overview of pos-
topic 1 and spatial and temporal comparison. The volume sible interpretations of the marks as well as logical reasons
furthermore does not contain indices. Especially subject, site for why some of these can be ruled out and why others are
and source document indices would be useful searching plausible. Andrássy argues that the marks represent place
devices. Apart from these remarks on the completeness of names and were used as such systematically within a limited
the volume, the collection of papers aptly demonstrates its institutional frame. She furthermore states that the marks
value and richness. were probably copies of real marks scratched or stamped on
The Preface and Introduction define the topic and explain copper tools.
why the NTMS-conferences were initiated. Summaries of the Andrássy is the first to mention the non-observance of
papers that were not published are included.5) Furthermore, writing direction in marking systems. Although she states
the outcome of the conference is summarized and includes that this is usually interpreted as evidence of illiteracy in
hypothesizing conclusions on the universality of marking sys- the case of crew symbols,10) she correctly rules out illiter-
tems, the origin of the forms of marks and their relation to acy with regard to pReisner II and concludes that writing
script, the use of marks by illiterates and on the occurrence direction was simply not important. Indeed, this is generally
of similar forms of marks in different marking systems. In not important in NTMS; it is only important when signs of
first articulation must be related in second articulation in
order to create meaning.11) The reviewer argues that non-
1
) The idea to place in a common and comprehensive frame the differ- importance instead of illiteracy was also the reason for the
ent marking systems from ancient Egypt came to the fore during a meeting non-observance of writing direction in crew symbols, espe-
between Leiden and Humboldt Universities in 2005. Since the first confer- cially on construction blocks which ‘were very prone to be
ence in 2006 the phenomenon of NTMS (not only from ancient Egypt but
from widespread geographic, temporal and cultural contexts) was put in the
centre of scholarly attention. 6
2 ) I. Shaw, ‘Non-Textual Marks and the Twelfth Dynasty Dynamics of
) The first was held at Leiden University in 2006. The publication is
Centre and Periphery. A Case-Study of Potmarks at the Gebel el-Asr
by B.J.J. Haring, O.E. Kaper & C. van Zoest (eds.), Pictograms or Pseudo
Gneiss Quarries’, pp. 69-82. The questions why approximately half of the
Script? Non-textual identity marks in practical use in ancient Egypt and
number of jars bear marks and whether this is meaningful remain unad-
elsewhere, Proceedings of the conference, Leiden 2006. Egyptologische
dressed.
Uitgaven 24, Leiden 2009. At the time of writing this review a third 7
) In this respect the paper is contrary to the one by Depauw, ‘The
NTMS-conference had taken place at Warsaw (December 16-18 2011). It
semiotics of quarry marks’, this volume, pp. 205-213, who discusses his
will be published together with the results of the NTMS-conference that
corpus of quarry marks by means of semiotics, but hardly gives attention
will be held in Berlin in 2012.
3 to contextual information.
) Fifteen papers were presented during the conference. One paper (by 8
) P. Andrássy, ‘Symbols in the Reisner Papyri’, pp. 113-122.
Eibing) was not part of the conference but is included since its content is
9
complementary to topics dealt with in the other papers. Eight papers that ) With regard to the mark represented as in fig. 1, the reviewer would
were presented during the conference are not included, but they are sum- like to add that it may represent a neck-support ( ). That mark (especially
marized in the introduction. in forms resembling F.11 and 4 Rt 34) often occurs later in the marks’
4
) Illustrations of marks have been provided by the individual authors, ostraca from Deir el-Medina and elsewhere in the Theban region. Cf. B.J.J.
but a recapitulation of the marks’ corpora, e.g. in tabular form at the end Haring, ‘On the nature of workmen’s marks of the royal necropolis admin-
of each paper, would be valuable for comparative research. Cf. B.J.J. Har- istration in the New Kingdom’, this volume, pp. 123-135.
10
ing, O.E. Kaper & C. van Zoest (eds.), Pictograms or Pseudo Script? Non- ) p. 120.
11
textual identity Marks in practical use in Ancient Egypt and elsewhere, ) Articulation of codes: M. Depauw, ‘The Semiotics of Quarry
Proceedings of the conference, Leiden 2006 (2009). Marks’, this volume, pp. 207-210; D. Chandler, Semiotics. The Basics
5
) Provided with references for those who are interested in further (Routledge, NY 2007) pp. 6-7 or http://www.aber.ac.uk/media/Documents/
research and more comparative material. S4B/sem08a.html.

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219 BOEKBESPREKINGEN — FARAONISCH EGYPTE 220

rotated many times before ending up in the finished build- that a group of people travelled together; those who were
ing’.12) literate wrote their names, those who were not signed with
their marks.19) The co-location method, then, does not nec-
Commencing with a paper by Haring we enter into a series essarily identify the marks’ owners. When its results are
of similar New Kingdom marking systems from the Theban interpreted otherwise, it could also demonstrate social con-
region.13) The system presented by Haring is, however, text for the community of Deir el-Medina: the owner of
unique. It differs from other systems in the volume because a mark could be a relative, neighbor, colleague or acquaint-
its constituent signs are used recurrently in collective groups ance of the person named. Finally, the authors do not
for the production of administrative records. Haring provides mention paleographic research, while this could decide
a structural overview of the types, the nature and develop- whether name and mark were written by the same hand. It
ment of workmen’s identity marks on ostraca from Deir el- could also identify identical hands throughout the Theban
Medina as well as a discussion on the problem of graphic graffiti.20)
variants, including some interesting statements on relations Social context is mentioned in the paper by Killen &
between marks and hieroglyphic or hieratic characters.14) Weiss in the form of ‘informal workshops’.21) The authors
Unfortunately, it is difficult to date the ostraca, the corpus is discuss markings similar to those on ostraca and in graffiti,
incomplete and it is uncertain how the marks were obtained, but here they occur on objects daily used by the inhabitants
passed on or were related to an individual or a family. The of Deir el-Medina.22) Apart from some minor remarks on the
conclusion that some marks remained in use for centuries (p. contents,23) the authors demonstrate several purposes for the
126) is plausible, but similar marks encountered in dynasty marks: personal as well as administrative, for official
18 and dynasty 20 do not necessarily indicate continuance of records and semi-official transactions. The marks were used
use, especially in the case of simple geometric marks that are as ownership marks, construction marks, producers’ and/or
easily designed by anyone at any time. Similarly, different recipients’ marks and as quality marks. The authors connect
pot-forms could well represent one mark, but whether graphic the latter two purposes to business transactions, artisans’
variants were meaningless throughout the New Kingdom is guilds and value assessment of merchandise.
uncertain.15) A note on the numbers presented on pp. 123- Outside the village, but nearby in the Asasif, again similar
127: due to progress of the research these have changed.16) markings are encountered. Budka compares marks from the
There is a clear overlap in marks on Deir el-Medina causeway of Thutmosis III to marks from the temples of Hat-
ostraca and in Theban rock graffiti recorded by Fronczak shepsut and Thutmosis III at Deir el-Bahri as well as to
& Rzepka.17) These graffiti from dynasties 19-21 contain bench-marks from the temple of Ramesses IV and to the
personal names, titles and marks. The authors attempt to
identify the marks’ owners by means of a statistic and geo-
graphic co-location method that maps correlations between However, the relation to, and influence upon script, is as yet unclear. Per-
marks and names. When the co-location is strong, they sug- haps the mark was merely graphically related to script; it may have been
once phonetically related to the name of its owner, while later it belonged
gest that the same person left both his mark and his name. ‘to people with entirely different names’ (as the authors themselves suggest
Beside some minor remarks,18) one could in addition argue on p. 161). It was already mentioned that orientation in marking systems
was not important, since the marks are isolated, complete signs.
19
) On pp. 164-165 the authors sketch a similar situation, but again sug-
12
) Any kind of distinction based on rotation is thus intrinsically gest that mark and name at the same spot belonged to one person. On p. 166
improbable. M. Depauw, ‘The Semiotics of Quarry Marks’, this volume, and under ‘Comments’, then, they admit this is not necessarily the case.
20
p. 211. ) If name and mark are written by different hands, they probably refer
13
) B.J.J. Haring, ‘On the Nature of Workmen’s Marks of the Royal to different persons. If they are written by the same hand, both possibilities
Necropolis Administration in the New Kingdom’, pp. 123-135. (i.e. name and mark represent one person or different persons) remain open.
14
) E.g. the difference between the two star-forms in dynasty 20, dis- Paleographic research on the entire corpus of graffiti could enlarge the
cussed by Haring on pp. 128-129. possibility to distinguish graffiti written by e.g. Amennakht (vi) and Amen-
15
) Especially since the size of the workcrew changed during this nakht (xii), insofar this is not clear from names and affiliations mentioned
period. Perhaps graphic variants could become separate marks when the in the graffiti (see Tables 9b, 11a-b, 12a-b).
21
number of workmen increased, e.g. a pot with water could become separate ) G. Killen & L. Weiss, ‘Markings on Objects of Daily Use from Deir
from a pot without water? The discussion on different pot-forms is found el-Medina. Ownership Marks or Administrative Aids?’, pp. 137-158.
22
on pp. 130-131. ) Discussed are marks on textiles from the tomb of Kha, on tools of
16
) The total amount of ostraca that constitute the corpus has now sur- workmen and on the furniture ostraca. Marks on pottery or kitchen utensils,
passed 350. A minor mistake has been made in the numbers presented on although clearly objects of daily use, are not taken into account, as briefly
pp. 126-127: the number of 107 marks that are not related to script on p. mentioned in note 49 of Appendix II.
23
127 should be 102 in order to reach the total of 382 given on p. 126. Alter- ) E.g., p. 139 states that it is ‘established that the marks from the tomb
natively, the number of 280 hieroglyphic or hieratic signs (p. 126) should of Kha were certainly not trademarks’. No evidence is provided to ‘estab-
be 275. lish’ this, although it is indeed most convincing that the marks must be
17
) M. Fronczak & S. Rzepka, ‘‘Funny Signs’ in Theban Rock Graffiti’, interpreted as ownership marks. Second, on p. 141 the verso of O.Gardiner
pp. 159-178. AG 008 is discussed. It contains marks with a varying number of dots,
18
) They all concern the following reference on p. 161: ‘…graffito which the authors interpret as ‘oipe’. This is possible, but note that there
729c, where ‘funny sign’ #43, which looks like a group of hieroglyphs are several ostraca with marks surrounded or followed by dots. They rep-
nb-twy, is written upside down’. First, #43 refers to Table 1 (p. 172) resent some sort of tallying system, but what is tallied (tools, rations, days,
which, however, has #46 for the group nb-twy. Second, the reference is to presence) is as yet unclear. Third, note 44 contains a mistake. It is said that
a deviating form of the nb-twy group deriving from graffito 729c. This the ladder-form in O.Florence 2629 is represented vertically, while it usu-
form is, however, not shown in the Table. Instead, a group nb-twy in ally occurs horizontally. This must be the other way around: most ladder-
normal orientation is shown, but it is not clear from which graffito it forms occur vertically, and the form in O.Florence is represented horizon-
derives; in other words, it is not clear which specimens were chosen for tally. To the reviewer’s knowledge there is only one other example of a
Table 1. Third, according to the authors the nb-twy group was orientated horizontal ladder-form: O.Cairo JE 96603. Fourth, on p. 142 (with note 24)
upside down because ‘it was executed by someone who had no idea of its is spoken of ‘four groups of four nfr-signs’, while in fact it concerns three
meaning in hieroglyphic script and did not realize that it lost its meaning such groups and one group of 5 nfr-signs (nr. 45). Sixth, unfortunately the
when improperly orientated’. The authors thus presume that the mark had paper contains few illustrations of the marks, although the appendixes with
the same phonetic value and meaning as the corresponding form in script. references are a good supplement.

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221 BIBLIOTHECA ORIENTALIS LXIX N° 3-4, mei-augustus 2012 222

construction phases of all these buildings.24) She offers sev- this is the only paper that substantially uses the theory of
eral suggestions for interpretation and comparison.25) Espe- signs including information on how meaning is transferred.
cially apparent are the problems of classification due to a Semiotic theory is a useful aid for every scholar working on
permeable border between ‘textual’ and ‘non-textual’.26) The NTMS: it provides a frame for codes as well as guidelines for
classification on p. 186 raises some questions, for instance the interpretation of their constituent signs.
why cursive hieroglyphic marks are team marks while non- In contrast to the case-study by Depauw, von Lieven pre-
hieroglyphic, geometric figures should be masons’ marks sents a broad corpus of pseudo-inscriptions from Graeco-
and hieratic signs should be grouped with ‘control notes’.27) Roman Egypt.32) She distinguishes three types that she dis-
The team marks are said to represent toponyms. This is plau- cusses, interprets and links to genuine inscriptions on the
sible, although only 8 out of 24 team marks (of which 4 basis of a few examples. The two most important conclu-
contain question marks) support the suggestion.28) The sions are 1) not all inscriptions that are difficult to decipher
nature, function and meaning of the marks remain uncertain should be labeled pseudo-inscriptions and 2) the meaning of
as well as the relation between the sets of markings encoun- pseudo-inscriptions is simply to evoke the idea of text. Kam-
tered in the Asasif, but the paper demonstrates that the marks merzell remarks that pseudo script presupposes the existence
indicate different organization patterns for the work on the of writing;33) it can therefore evoke the idea of text unlike,
Thutmoside and Ramesside buildings and that they can be for instance, isolated pictograms. Several remarks on the
used as indication for dating and construction phases. paper by von Lieven are at place, 34) but both conclusions are
Thus far, it remains unclear whether the Theban marking justified.
systems discussed by Haring, Fronczak & Rzepka, Killen &
Weiss and Budka were related. It is conspicuous that similar The universality of NTMS finds expression in papers deal-
marks were used throughout the region in the course of the ing with other periods and regions. The ancient Near East is
New Kingdom for personal as well as administrative and offi- well represented. Morenz & Schmidt present the anthropo-
cial purposes, but the existence of one organized and system- morphic pillars in Göbekli Tepe that form a tripartite sign
atically used Theban marking system can not yet be proved. system. The signs represent ‘eine feste, kulturell stark deter-
minierte Lesbarkeit’.35) The message of the authors is as fol-
Two papers on ancient Egyptian marking systems concern lows: already in the early Neolithic period the signs do not
the Late and Graeco-Roman periods. Depauw presents a have a purely iconic meaning. Rather, they represent some-
semiotic approach to the relation between marks and inscrip- thing that is not directly depicted and thus carry a symbolic
tions in the quarries of Deir el-Bersha.29) The difference meaning.36) The system represented differs from others in the
between script and marking systems is explained in semiotic volume, because it concerns a period in which the use of
terms: the former is a code of double articulation, the latter motives is not yet encountered in the form of a repertoire that
are unarticulated codes. The fact that NTMS are unarticulated is used systematically beside or in relation to script.37) In
codes substantiates the statement that orientation and linearity
are not important.30) While the comparison with other quarry
marks in Graeco-Roman Egypt remains terse and the meaning conventionality of signs forming a code may differ for each individual
behind the alternation of text and marks remains obscure,31) sign. In other words, a code may consist of signs with different degrees of
iconicity. It is the relation between signifier and signified that determines
the nature of a sign, and this relation is established within a certain cultural
24
) J. Budka, ‘Non-Textual Marks from the Asasif (Western-Thebes). frame. Problematic with regard to ancient marking systems and cultural
Remarks on Function and Practical Use Based on External Textual Evi- frames is the fact that we are dealing with signifiers of which the signified
dence’, pp. 179-203. is unknown or at least uncertain. Cf. D. Chandler, Semiotics. The Basics
25
) With regard to comparison: name-stones, stamped bricks, textual (Routledge, NY 2007), pp. 13ff for the relation between signified and
ostraca, building dipinti from the Polish excavations at Deir el-Bahri. signifier.
26 32
) Whether or not we must connect a phonetic value to signs such as pr, ) A. von Lieven, ‘Script and Pseudo Scripts in Graeco-Roman Egypt’,
nfr rnp(.w).t, rnp.t nfr and Ìm n†r and whether we may connect these signs pp. 101-111.
33
to specific estates, toponyms, persons or, in the case of nfr rnp(.w).t and rnp.t ) F. Kammerzell, ‘Defining Non-Textual Marking Systems, Writing,
nfr, to the ‘general idea of an Egyptian temple as cosmos’ or ‘highly sym- and Other Systems of Graphic Information Processing’, this volume, p. 299.
34
bolic names for stone masons’ gangs’ (p. 190) remains questionable. A mark ) The absence of illustrations of any kind is a lack, especially since the
Ìm n†r also occurs among other individual workmen’s marks on the Deir author is inclined to explain certain issues by means of her ‘personal feeling’
el-Medina ostraca, but there is as yet no reason to assume that it belonged to without further substantiating this feeling. The reader misses illustrations to
a workman who acted as priest. There is not necessarily a symbolic or literal verify von Lieven’s statements (e.g. on pp. 106, 107, 108). A second remark
meaning behind the marks (cf. the team marks presented on p. 186). concerns the examples given for Type II inscriptions: the shroud and tunic
27
) Some of the ‘team marks’ are encountered in Deir el-Medina as with rows of stars or alternating ¨nÌ and s signs (pp. 105, 109). These rows
well, where they most probably represent individual workmen. The differ- are interpreted as pseudo-inscriptions set up by illiterate artists. However,
ence between hieroglyphic team marks and hieratic control notes suggests the reader is inclined to interpret them simply as expressive decoration
that hieroglyphic and hieratic script were consciously and systematically (stated by the author herself on p. 109), especially without illustrations of
used for different communication systems. their layout. A third remark concerns a lack of references on p. 106. Von
28
) pp. 188-189. Lieven refutes the ‘joke hypothesis’ of Herbin as ‘she knows another, some-
29
) M. Depauw, ‘The Semiotics of Quarry Marks Applied to Late Period what similar unpublished papyrus’. Indeed, there is no publication to refer
and Graeco-Roman Egypt’, pp. 205-213. to, but the interested reader expects an explanation or some information to
30
) pp. 208-211. help him verify von Lieven’s refusal.
31 35
) Some other remarks: first with regard to fig. 4. On the basis of a ) L.D. Morenz & K. Schmidt, ‘Grobe Reliefpfeiler und kleine
semiotic form of cluster-analysis that concentrates on the essential charac- Zeichentäfelchen. Ein frühneolithisches Zeichensystem in Obermesopo-
teristics of signs as an aid to distinguish allomorphs from separate signs, one tamien’, pp. 13-31. Quotation from p. 21.
36
could argue that the three signs to the left in fact represent the throne-sign ) Cf. D. Chandler, Semiotics. The basics (Routledge, NY 2007),
known from hieroglyphic script. Cf. H. Ezziani, ‘Une application d’un pp. 38-44. The difference between icons on the one hand and symbols on the
modèle sémiotique à l’art rupestre’, Sahara 18 (2007) and G. Sauvet, S. other is the same as that between Bildzeichen and Bilder mentioned on p. 21.
37
Sauvet & A. Wlodarczyk, ‘Essai de sémiologie préhistorique’, Bulletin de la ) Cf. the Egyptian marking systems from the Theban region during
Société préhistorique française 74 (1977). Second, a remark concerning an the New Kingdom. Moreover, the statues are 3-dimensional objects that do
addition to the subparagraph ‘The nature of the signs’. The gradation of not bear marks, but that are themselves the marking system

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223 BOEKBESPREKINGEN — FARAONISCH EGYPTE 224

fact, the statement that it concerns an early neolithic informa- substantive one concerns this conclusion. For even if the scarabs
tion system that was geographically and temporally wide- were merely good luck wishes, the signs and formulas on them
spread requires more substantial support.38) Nonetheless, were selected with reason. Ben-Tor refers to Goldwasser,46) but
intriguing speculations on the development of pictography is silent on Goldwasser’s convincing arguments on the associa-
and early writing are provided and the existence of early tion of the sign-group ‘bird+angle’ referring to the goddess
metaphorical thinking is demonstrated. Hathor.47) While Goldwasser presents plausible reasons to
A varied overview of ancient Near Eastern non-textual assume that the name of Hathor may originally have been inspi-
material is presented by Wagensonner.39) The paper contains rational for the occurrence of the marks on the Canaanite scar-
some typographical errors40) but provides a superficial insight abs, Ben-Tor rejects it without presenting substantial counter-
into material ranging from the late 4th millennium BC to the arguments. We should reckon with gradations of illiteracy that
Seleucid era. One particularly interesting point that is stressed could have influenced the selection of the signs used.
throughout the paper is referentiality between image and A final paper on Near Eastern marking systems focuses on
script. The author advocates to interpret representations as Hellenistic quarry marks in Pergamon and on mountain Kar-
‘integral visual-verbal monuments’41) laying more stress on asis in Asia Minor.48) Bachmann demonstrates that differ-
integration of textual and iconographic studies.42) Another ences in the appearance and occurrence of the marks are
point is the fact that the material presented by him has a Sitz related to differences in masonry and construction method.
im Leben in elite circles.43) As Andrássy remarked regarding He furthermore points to the meaning of the marks in speci-
the symbols in pReisner II, the use of marks is thus not by fying the size or composition of masons’ teams or different
definition explained by illiteracy. constructional phases. Budka demonstrated that marks can be
Illiteracy also comes to the fore in the paper by Ben-Tor.44) used to distinguish constructional phases. Bachmann, how-
Here, however, it concerns the use of marks related to unfa- ever, does not clarify the exact role of marks in the relative
miliarity with a foreign language. Ben-Tor discusses a group of chronology and constructional phases.49) He does demon-
Canaanite scarabs bearing (imitated) Egyptian hieroglyphs and strate that the marking system and construction methods are
concludes that the hieroglyphs had no literal meaning for the similar in places as far removed from each other as Perga-
Canaanites, who were probably illiterate regarding Egyptian mon and Karasis, thus suggesting a coherent organization.50)
script. She states they were simply good luck wishes with One contextual question arises: are there documents con-
Egyptian prestige value. Beside some minor remarks,45) a more cerning the nature and progress of the construction processes
at Pergamon and on Karasis and do the marks occur in them?
38
) Quotations from pp. 23, 29. Evidence from this period is usually not
preserved, but the authors conclude the existence of a geographically and Written documents that record the marks used in construc-
temporally widespread communicative system merely on the basis of sim- tion processes are generally available for medieval European
ilarities in motives such as snakes, scorpions, birds and ‘Vierfübler’ (p. 23). NTMS. They help to specify the marks’ functions and to
The reviewer wonders whether these similarities are not simply due to the identify their owners. Fuchs has collected medieval masons’
commonality of the animals that – being part of nature – inspired the mark-
ings of ancient peoples throughout the region. marks from the Regensburger Dom in Germany. The marks
39
) K. Wagensonner, ‘Non-Textuality in the Ancient Near East. Some served quality control and payment,51) but were also used as
Glimpses from the Mesopotamian Field’, pp. 33-67. Rechtszeichen in legal documents accompanying the masons’
40
) On p. 41 note 41 a reference is given to fig. 12. This should be fig. names.52) Fuchs made a database for the approximately
11. Consequently, the figures referred to on p. 42 as 11a and 11b should
be 12a and 12b. Furthermore, some relevant material is missing, e.g. the
linear non-alphabetic marks designating individual owners on Anatolian
46
coins from the Persian period. Cf. J. Boardman, Persia and the West. An ) O. Goldwasser, ‘Canaanites reading hieroglyphs’, Egypt and the
Archaeological Investigation of the Genesis of Achaemenid Art (Thames & Levant XVI (2006), pp. 121-160. Ben-Tor refers to Goldwasser on p. 85
Hudson, NY 2000), pp. 117-118. Although Anatolia falls outside the geo- with regard to the sign-group consisting of the bird and angle which, she
graphic scope of Wagensonner’s paper (the title mentions ‘the Mesopota- argues, Goldwasser associated with a local goddess who was associated with
mian Field’ only), Anatolian potmarks are mentioned. the Egyptian goddess Hathor. This reference is not entirely correct, for on
41
) Quotation from Z. Bahrani, The Graven Image. Representation in p. 122 Goldwasser clearly attributes this association to Silvia Schroer, ‘Die
Babylonia and Assyria (University of Philadelphia Press, Philadelphia Göttin auf den Stempelsiegeln aus Palästina/Israel, O. Keel, H. Keel-Lau &
2003), p. 199. S. Schroer (eds.), Studien zu den Stempelsiegeln aus Palästina/Israel. Orbis
42
) The glyphic writing discussed in §7 is an interesting example of this Biblicus et Orientalis 88 (Academic Press, Fribourg 1989).
47
referentiality between image and script. It uses ‘highly metaphorical and ) As was argued by O.Keel, ‘Some of the earliest groups of locally
symbolic features to refer to semantics’ and pictograms resembling script produced scarabs from Palestine’, M. Bietak & E. Czerny (eds.), Scarabs
signs and ligatures to write text. These pictograms are therefore ‘related to of the Second Millennium BC from Egypt, Nubia, Crete and the Levant:
an individual language’ and, despite Kammerzell’s objections, may thus be Chronological and Historical Implications. Denkschriften der Gesamtaka-
called ‘pictographic writing’. F. Kammerzell, ‘Defining Non-Textual Mark- demie 35 (Österreichische Akademie der Wissenschaften, Vienna 2004).
48
ing Systems, Writing and Other Systems of Graphic Information Process- ) M. Bachmann, ‘Hellenistische Steinmetzmarken im westlichen Klei-
ing’, this volume p. 285. nasien‘, pp. 215-231.
43 49
) This is, for instance, particularly clear in the case of marks appearing ) p. 226. It is only clear that the buildings on Karasis can be divided
in legal and scholarly astronomical texts mentioned in §5. by means of the marks’ occurrences into parts of 7 to 8 m, while the chro-
44
) D. Ben-Tor, ‘Pseudo Hieroglyphs on Middle Bronze Age Canaanite nology of construction is not explained on the basis of the appearance,
Scarabs’, pp. 83-100. placement or number of marks. Similarly, the reconstruction of the size of
45
) E.g. among ‘unclear examples’ of ‘pseudo-hieroglyphs’ Ben-Tor the crew on pp. 226-229 is made by means of individual daily productions.
includes on pp. 83-84 and in fig. 4 this sign: . This is, however, not an The appearance and number of marks is not taken into account.
50
unclear example of a pseudo-hieroglyph, but rather an accurate form of ) Whether this means that ‘bereits im Hellenismus in Kleinasien das
hieroglyph V26 (Gardiner’s sign list). The context in which it occurs is Militär eine führende Rolle im Bauwesen eingenommen hatte’ as stated in
indeed unclear. A second remark concerns the purely iconic reading of the the conclusion on p. 230 remains open. Little information is provided on
anra-formula. The reviewer would like to add the meaning ‘mouth’ to r. the military’s role.
51
Ben-Tor states that ‘signs like the ‘r’ or ‘t’ may refer literally to ‘bread’ or ) Payment not by the piece, but according to the Stapelplatz-Theorie,
‘cake’’, but these meanings only stand for t. Concerning r, the meaning p. 239. F. Fuchs, ‘Über die Steinmetzzeichen - an Regensburger Dom und
‘mouth’ fits the other iconic meanings (‘giving an offering’, ‘water’, darüber hunaus’, pp. 233-254.
52
‘drink’) and the general context of offering. ) p. 238 and Abb. 9.

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225 BIBLIOTHECA ORIENTALIS LXIX N° 3-4, mei-augustus 2012 226

10.000 marks subdivided into 1000 Zeichentypen.56) Statistic • The non-homogeneity, or the observation that a marking
examination of these Zeichentypen and comparative research system consists of signs with different degrees of iconicity,
on marks occurring in contemporaneous constructions nearby leads to the question whether all signs can be accommo-
Regensburg not only place the Regenburger marks and their dated in one single explanatory model. Most marking sys-
use in context, but also provide insight into their owners’ lives. tems consist of signs of different nature: usually signs
Fuchs briefly mentions medieval marking systems in inspired by script beside abstract-geometric signs. To what
industries similar to masonry. While he includes carpenters’ extent can we interpret signs as iconic or symbolic, do they
marks, the paper by Eibing, in which the marking systems contain phonetic value, what is the nature of their relation
that were used in the process from logging to construction to language and script? How to relate these questions to
are examined and a morphology and typology of these sys- the topic of illiteracy?;
tems for mid- and southern Germany is presented, investi- • How to identify graphic variants and distinguish allo-
gates them more extensively.57) morphs from marks? To what extent are variants meaning-
ful? This and the foregoing problem lead to classificatory
The penultimate paper presents a graphic information sys- problems;
tem from India.58) The author’s message is to make scholars, • The marks made sense within the cultural frame of their
who work with undeciphered groups of signs, aware of the users, but we cannot grasp them without giving intensive
fact that these groups of signs can be non-homogeneous. The thought to the relation between a sign and its referent in
graphic signs in the rangoli she presents belong to various order to find out which meaning is transferred and how.
functional categories:59) they are signs with different degrees Unfortunately, the referent in ancient marking systems
of iconicity and phonography, or signs belonging to the dif- often remains unknown.
ferent Systems of Graphic Information Processing (SGIP)
presented by Kammerzell.60) The authors present different approaches to these prob-
Kammerzell classifies and defines 8 different SGIP on the lems. We encountered semiotic theory, cognitive linguistic
basis of terminological and methodological aspects. All are theory, cluster-analysis, digital resources (database, statistics,
distinguished according to different types of relation between co-location method), contextual and comparative approaches.
shape and transferred information of the signs, as well as By bringing together all these marking systems and the meth-
different types of relation between signs, producer and recip- odologies used to interpret them, and by creating a broader
ient.61) It is important to realize that the SGIP can comple- theoretical frame of reference through discussion interdisci-
ment or provide a context for each other. This is not only the plinary cooperation will indeed be stimulated and new paths
case in Indian rangoli, but also for instance with regard to the of interpretations will indeed be developed.59)
symbols in the written copper accounts of pReisner II, or the
simultaneous occurrence of marks and writing at Deir el- Leiden University Kyra V.J. VAN DER MOEZEL
Bersha. Kammerzell’s classification clarifies that the non- March 15, 2012
textual material from the foregoing papers belongs to three
subsystems of SGIP: NTMS, writing and pseudo-script, from *
prehistory to modern times, hence the title of the volume. * *

Synopsis CANNUYER, C. — La girafe dans l’Égypte ancienne et le


Despite the variety and extensiveness of the publication verbe sr. Étude de lexicographie et de symbolique ani-
and the conference, which include a wide range of disci- malière. (Acta Orientalia Belgica, Subsidia IV). Société
plines (Egyptology, Prehistoric archaeology, Classical belge d’Études Orientales, Bruxelles, 2010. (24 cm,
archaeology, Linguistics, Cultural theory, Art history, Archi- 656). ISBN 978-2-9601012-0-1. / 65,-.
tectural studies) it is clear that all scholars investigating Aims:
marking systems from divergent periods, cultures and regions
deal with similar problems: This book, based on the author’s doctoral thesis, sets out
to accomplish two principal aims. The first is to re-evaluate
the assumptions that have been made about the reasons for
53
) The program that was used to create the database is dbase III plus the giraffe’s use as the determinative of sr in order to provide
1987. Some questions remain on the definition of the Zeichentypen, for a more accurate understanding of the meaning of the verb sr,
instance, what are the criteria for a certain mark to fall within a certain encompassing the nuances of its common giraffe determina-
category or how are marks and graphic variants identified? This is interest- tive. The second is to map the semantic evolution of the verb
ing, because conclusions are drawn from the equation ‘number of Zeichen-
typen = number of masons’. (which the author advocates is: ‘to spread, extend’ › ‘to dis-
54
) Th. Eibing, ‘Besitzmarken – Sortierzeichen – Abbundzeichen. tribute’, ‘communicate’ › ‘to announce’ › ‘to foresee’, ‘pre-
Nicht-textuale Markierungssysteme im Holzbau’, pp. 255-268. dict’: p. 15) and to prove that in the final stages of its use, it
55
) D. Borchers, ‘Rangoli in India – Decoration, Symbols, Charms’, is one and the same as the Coptic verb swr. Methodologi-
pp. 269-275.
56
) The paper scratches the surface of the semiotic possibilities that research cally this book sets out to be less of a lexicographical study
on the rangoli contains. The semiotic relations between signs from different and more of a contextually-grounded semantic analysis con-
categories that create and transfer meaning, i.e. the semiotics of the co-occur- ducted diachronically from the very first attestations of sr to
rences of graphic sign categories in rangoli, could be further elaborated upon. the last. It also takes non-textual, iconographic evidence of
57
) F. Kammerzell, ‘Defining Non-Textual Marking Systems, Writing,
and Other Systems of Graphic Information Processing’, pp. 277-308. the giraffe into account.
58
) See p. 279 and fig. 1. It is conspicuous that Kammerzell nowhere
refers to the founders of semiotics, F. de Saussure and Ch. S. Peirce, not
with regard to the relations between sign, producer and recipient and not
59
with regard to the notions ‘(graphic) sign’ or ‘signifié’ (§§2, 8). ) As the editors state in the Preface on p. viii.

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227 BOEKBESPREKINGEN — FARAONISCH EGYPTE 228

After an overview of the central issues (pp. 11-18), the well as chronologically: for example, 18th dynasty attesta-
first chapter (pp. 19-38) delves into the history of how sr tions are arranged by types of events (e.g. royal proclama-
has been treated in dictionaries and in studies; this is done tions, royal victories, etc.). The chapter begins with an in-
extensively - entries for sr are presented in full from every depth analysis of sr’s first occurrence in PT 254. A brief
dictionary or lexicographical work. The detective work here summary of the context of the excerpt is given, followed by
is impressive in reconstructing when and where the link to the hieroglyphic texts of the three known versions of the
‘prophesy’ first came about (summarised pp. 36-37). In spell, which are transliterated and translated. All aspects of
essence, up until 1880, Coptic exerted a strong influence the excerpt are considered - from grammar to religious con-
over the various translations of sr which was treated as a notations - and commented upon in copious (and distracting)
spatial verb (‘to amplify, enlarge, spread’, etc.). Pierret in footnotes. A great deal of energy is expended on establishing
1875 was the first to suggest a more phatic aspect (‘to the identity of the (allegedly prophetic) pelican in this text
decree, prepare’), although it was Brugsch in 1882 who with a view to disproving the notion that sr has anything to
rejected the link with Coptic, and suggested that sr was con- do with prophesy, and this sets a pattern for the analysis of
nected with predicting; most compilers of dictionaries since the texts that follow, i.e. that the nature of the subject of sr
Brugsch have followed his lead, hence our common transla- should reflect the essence of the verb and the nuances encap-
tion ‘to prophesy’. sulated in its determinative. Later evolutions of the same
The second chapter (pp. 39-194) charts occurrences of the spell in the Coffin Texts are then considered, although the
giraffe in the iconographic record throughout history in order remaining texts in the chapter are presented chronologically,
to clarify the animal’s semantic nuances. The discussion so further instances from the Old Kingdom follow.
begins with the author re-iterating that the giraffe’s name The internal numbering of sections can be a little complex
was originally mmí, not sr. Although he cites a Middle King- at times; for example, section III (Middle Kingdom texts,
dom royal inscription in which the giraffe is called sr, thereby excepting the Coffin Texts, which are dealt with separately in
disproving the commonly held notion that sr is not used of section II) is sub-divided into A (literary texts) and B (non-
the animal until the Greco-Roman Period, he emphasises that literary texts); A is sub-divided again into 1 (Shipwrecked
this is simply an epithet arising from the common use of the Sailor) and 2 (‘prophetic texts’) and the latter is sub-divided
giraffe determinative with the verb sr. The catalogue of again (a, b, and c) for different works. However, each textual
images provided in this chapter is especially valuable and excerpt has a unique document number, which makes cross-
allows the reader to evaluate the evidence independently. references within chapters easy to locate. Conclusions about
Few images of giraffes are attested until the New Kingdom, the evidence from each historical period are given at the ends
when suddenly they appear in great numbers, often associ- of sections, which is also helpful, although sometimes impor-
ated with foreign tribute. After a dwindling in the Late tant details of form are omitted in these summaries (see below).
Period, possibly because of accidents of survival, giraffes are Prophesy as a theme is examined throughout chapter four,
again depicted in Greco-Roman art. The chapter even especially in relation to ‘prophetic’ texts like Neferti, Ipuwer,
includes a brief précis of the giraffe’s presence in Arabic and Merikare (pp. 291-307). Since this is central to the
Egypt (pp. 189-94). The author defends Westendorf’s inter- book’s core purpose, i.e. arguing against any connection
pretation of the giraffe as a solar animal, which will be dis- between sr and prophesying, it would perhaps have made
cussed further below. sense to have had this discussion in chapter one. Somewhat
The third chapter (pp. 195-226) focuses on the analysis of frustratingly, the author makes the argument that the transla-
swr in Coptic, which the author believes to be one and the tion ‘to prophesy’ is untenable with every text studied, but
same as sr in Egyptian. From a basic meaning of ‘to stretch, perhaps the layout of the chapter makes this unavoidable.
spread (vertically or horizontally)’, the author presents texts Chapter five surveys similar or related roots in other
that illustrate the various ways this action can be metaphori- Afroasiatic languages, while the following chapter returns to
cally extended (e.g. ‘to deploy (troops)’, ‘to make known’, Egyptian and Coptic and discusses words that derive from
‘to proclaim’). An entry from a 13th century Arabic lexico- the root sr (these two chapters are mistakenly transposed in
graphical work which makes swr in Coptic the equivalent an earlier summary of the book’s structure, p. 17). There is
of an Arabic root that means ‘to announce’ is offered as a brief concluding chapter (pp. 601-24) which reprises the
main arguments, presents some further grammatical over-
incontrovertible proof that sr and swr are the same,
views of the verb sr in context, and finishes with a summary
thereby confirming Cerny’s proposed evolution of the former
of the results of Cannuyer’s analysis stylishly presented in
into the latter (summarised, pp. 225-26). The author places
the form of a revised dictionary entry dedicated to sr.
great importance on the link between sr and swr, hence This truly is a monumental study and for those of us who
the placing of this chapter at the beginning of the book. work with words in Egyptology, it sets formidable stand-
There is, however, a lack of consensus about whether this ards that raise the bar for future semanto-lexicographical
link exists, particularly given the centuries that separate the discussions, reminding us of the fundamental importance of
two words. The author reminds us that words in many lan- analysing words in context and that each hieroglyphic sign
guages may ‘hibernate’ (p. 605), but does not address the must also be recognised as an extra-linguistic entity. The
crucial fact that determinatives have disappeared from Coptic temporal and linguistic scope here is dizzyingly impressive.
(their role is already changing in demotic). One has to won- Although I am about to offer some criticisms, there is no
der whether the giraffe and the nuances it brought to sr had denying that a corner has been turned with the publication
any influence whatsoever on swr. of this book. It is rather too large, I fear, to be read cover
Chapter four (pp. 227-543) is the heart of the study: a to cover by many, but it should be an essential reference
diachronic presentation of the various contexts in which sr work for anyone who has recourse to consider either the
appears. Effort is made to sort occurrences thematically as giraffe or the verb sr.

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229 BIBLIOTHECA ORIENTALIS LXIX N° 3-4, mei-augustus 2012 230

The most serious criticism I would level relates to the from doc. 74 (p. 285) the author begins to abbreviate excerpts
author’s handling of sign forms. Five determinatives are and alternates between full and partial hieroglyphic presenta-
tion; sometimes no hieroglyphs are given at all. The absence
listed for sr at the end of the book (p. 615): (E27), of the original text, even in hieroglyphic transcription if it is
(A2), (D54), (Y1), and (D40). However, there in a cursive script, is particularly felt when the author is deal-
are animal alternatives to the giraffe that, strangely, are ing with demotic. The very first text (doc. 322) illustrates that
acknowledged (albeit sometimes in footnotes) but then
ignored in discussion. Alongside the extensive survey of the the verb can not only have different determinatives ( ),
giraffe in the iconographic record, there should have been a but that the orthography of the verb itself can appear rather
separate discussion of the forms it takes in the script. Exam- different. We are not able to study any aspect of the word’s
ples abound of instances where the author admits that the orthography with docs. 324-27 as no signs are given either in
‘giraffe’ determinative of sr looks nothing like a giraffe; for the original demotic or hieroglyphic transcription.
example, the author notes in passing that a jackal sign deter- It is also frustrating not to be shown the original forms of
mines sr in doc.38 (p. 252, n. 3) and even though the same signs for attestations of sr in Book of the Dead variants. A
sign appears again (doc. 39bis) he dismisses it as an insig- tantalising reference is made to a giraffe that is represented
nificant misreading of the hieratic ur-text. Similarly, the as if it is running in one papyrus (p. 320, n. 3), but the sig-
author admits several times that the ‘giraffe’ determinative nificance of this is not explored, and we do not get to see the
looks more like a Seth animal but never takes this discussion sign for ourselves. Again, in the section of chapter four that
further. Significantly, this is the case with the very text that deals with Greco-Roman texts, we are told in a footnote (p.
sparked off this study, The Shipwrecked Sailor: the author 484, n. 1) that ‘as in many of the texts of this period, the
acknowledges (p. 286, n. 6) that the determinative of sr in hieroglyph of the giraffe shows the animal pointing its snout
this text is written consistently as a Seth animal throughout towards the sky. One might describe it as closer to a calf or
the text, but then proceeds as if the giraffe sign were present. a large dog’ and yet the hieroglyphic transcription given
The same Seth sign is attested in a hieroglyphic inscription shows a simple giraffe. A quick glance at the original (LD
on a Middle Kingdom stela (doc. 80), but this is again IV, 53a; albeit itself a line drawing) confirms without a
acknowledged then ignored, and in the end of section sum- doubt that the animal is not a giraffe.
mary (p. 315), both the Seth and jackal variants found scat- Given the variety of animal forms attested as determina-
tered through a number of texts of the Middle Kingdom are tives for sr (the giraffe, the cat, the dog, the jackal, the Seth
dismissed as ‘cacographies’. The rather high degree of occur- animal3), the author’s assumption that sr is always connected
rence of these signs would argue against this judgement. to the giraffe and perhaps finds its origin in that animal may
Evidently, it is crucial to return to the original forms of be unfounded. Having said that, ironically, there is some sup-
signs wherever possible1). Sometimes the author does this; port for the author’s case that neither the giraffe nor the verb
for example, he presents a new line-drawn transcription of a sr have anything to do with prophesy in the very fact that
Wadi Hammamat graffito (doc. 37: again, an instance where other animals are occasionally substituted. The author argues
the Seth animal substitutes for the giraffe: p. 245, note d), throughout chapter four that we should believe in a more
and yet de Buck’s hieroglyphic transcription of the Coffin straightforwardly phatic aspect to sr, i.e. that the verb and its
Texts is accepted without any issue. It may be that the author giraffe determinative are more connected to announcing than
would argue that semi-cursive forms attested in the religious to foretelling. Creatures like the dog, the cat, and the Seth
texts and graffiti as well as fully cursive hieratic forms animal each have a convincing connection to the notion of
should be read as variants of the giraffe sign, in which case ‘announcing’, especially its vocal aspect, perhaps more so
this discussion should have been part of the book, perhaps at than the giraffe.
the end of chapter two. Personally, I find this idea difficult The author argues that sr was first a spatial verb, which
to accept, particularly when the same variant signs appear in then developed a phatic nuance. He is unconvinced that the
hieroglyphic texts. Although some have argued for the giraffe’s perspective as a tall animal gives it the ability to ‘see
vibrancy and independence of cursive forms in demotic and in advance’ = ‘foresee’, and suggests instead that the sign
hieratic2) there is still too much of an assumption that several encapsulates the animal’s tendency to stretch out its neck,
cursive forms may be written off as meaningless variants of either vertically or horizontally. The two explanations need
one hieroglyphic equivalent. It is disappointing that this not be incompatible. In fact, the occasional use of a
study, so rich in the evidence it presents, does not involve determinative alongside the giraffe sign would seem to
itself in this important discussion. emphasise the giraffe’s ability to see into the distance and,
In a study like this, it is important for the reader to be able
by extension, the future; we should not assume that
to examine texts for him/herself. After an excellent and
always represents a vocal element to the words with which
encouraging start in chapter four where we are given the
it is used (e.g. p. 344), because in numerous lexical environ-
wider contexts of each excerpt containing an instance of sr,
ments it represents perception (e.g. sí) or an action/effect
1 that manifests on the face (e.g. sn∂). By contrast, the use of
) See, for example, J. Kahl ‘Miszellen: Die Determinative der Hereret
in Assiut, oder: Von der Notwendigkeit epigraphischen Arbeitens am Orig- or very occasionally seems instead to emphasise the
inal’ in ZÄS 135, 2008: pp. 180-82.
2
stretching action that enables the giraffe’s unique perspec-
) Respectively, W. John Tait, ‘Exuberance and accessibility: notes on tive.
written demotic and the Egyptian scribal tradition’ in Essays and Texts in
Honor of J. David Thomas, 2001. Edited by Traianos Gagos and Roger
3
S. Bagnall: pp. 31-39, and E. Meltzer, ‘Hieratic is beautiful. Ancient Egyp- ) See A. McDonald ‘The curiosity of the cat in hieroglyphs’ in Sitting
tian calligraphy revisited’ in Writing Systems and Cognition: Perspectives Beside Lepsius; Studies in Honour of Jaromir Malek at the Griffith Insti-
from Psychology, Physiology, Linguistics and Semiotics, 1993. Edited by tute, 2009. Orientalia Lovaniensia Analecta 185. Edited by D.N.E. Magee,
William C. Watt: pp. 293-301. J. Bourriau, and S. Quirke: pp. 361-79.

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231 BOEKBESPREKINGEN — FARAONISCH EGYPTE 232

The author states that in Middle Kingdom literary texts rejected). Consideration is given to the giraffe’s luminous pelt
(i.e. docs. 74-79), sr is a verbum dicendi, mostly meaning ‘to and its ability to raise its head towards the sky, as well as the
announce, make known, warn’ (p. 307). What he does not fact that its image seems later to be replaced by boats (pp.
say is that, significantly, the giraffe is not used as a determi- 68-69). The author also argues that these predynastic ‘solar’
native in any of them. We must consider, therefore, whether associations of the giraffe survived in images from the Greco-
the use of determinative (whether it alternates with or Roman Period (pp. 174-76), which is very hard to believe. He
supplements a giraffe determinative) is proof that, by itself, suggests that the thousands of years between these two peri-
the giraffe sign did strongly signal communication in the way ods might not be considered too vast if we consider that the
that the author suggests. It is interesting to note that in the verb sr keeps the giraffe’s solar associations alive - but the
Book of the Dead, when the phatic nuance of the verb seems question remains whether sr has any inherent solar associa-
to be maximised, the giraffe is very often paired with or tions at all. The answer depends on speculation and interpre-
tation, not fact, and therefore remains open for discussion.
replaced by (p. 353). Some of the evidence presented to convince us - for example,
The ability of determinatives to be either alternates or sup- the alignment of hieroglyphs on Nakhtmin’s stela involving a
plements to each other is another strand of their use that is not parallelism between Nut and the giraffe as bearers of the sun
sufficiently addressed in this study; indeed, it is not well- (pp. 342-43) - seems rather too far-fetched to be plausible.
understood generally. Determinatives (called by some ‘classi- The idea that the giraffe determinative of sr in the Coffin
fiers’) have increasingly become a popular subject for study Texts evokes solar connotations seems similarly far-fetched,
since Orly Goldwasser’s groundbreaking From Icon to Meta- particularly given that more often than not, the cursive sign
phor (1995). However, there is still much discussion to be had carved or painted onto coffins is not actually a giraffe (see
about how determinatives behave, an aspect of the Egyptian McDonald 2009 cited above; contra van der Molen’s diction-
system of word construction that the author barely touches ary entry which is faithfully reproduced, p. 31, but simply
upon beyond a very brief overview (p. 604). To expect hard follows de Buck’s hieroglyphic transcription).
and fast rules is naïve, I think, especially over the long span As noted above, one of the principal aims of this book is
of the Egyptian script’s history. However, it seems important to persuade us away from translating sr ‘to prophesy’. The
to take notice of the difference between , a common supple- author prefers the translation ‘to announce, show’. But if one
ment to the giraffe sign, and which tends to be an alternate. is announcing an event that has not yet taken place (sr ∂¨ n
In the spread of determinatives attested for CT 484 (doc. íyt: doc. 74) or a sight that has not yet been seen (sr bí pwnt:
33), the author sees a link between the phatic sense of the doc. 145), the line between ‘announcing’ and ‘foretelling’ is
rather thin. Moreover, there are several contexts in which
verb (represented by ), its relatively abstract sense ( ), ‘foretell’ seems more appropriate than the author’s suggested
and its spatial sense ( ; pp. 234-37). He endeavours to find translations ‘to announce’ or ‘to warn’: e.g. Merikare (doc.
a meaning that will nod to all of the determinatives without 76-77): ‘troops will fight troops, as the ancestors of old fore-
exploring whether they might be teasing out different seman- told.’ Having said this, the giraffe sign is not in evidence here.
tic strands of the verb. In the end of section summary (p. We might also wonder about the suitability of the giraffe
284), he puts a lot of pressure on the giraffe determinative to determinative if sr really means ‘to decree’ (e.g. p. 363). The
retain aspects of all these senses, but this assumes the giraffe fight against ‘prophesy’ is fought particularly fiercely in the
is more fundamentally linked to sr than it actually may be. 18th dynasty section of chapter four: the author argues that
Pinpointing the range of nuances encapsulated in the giraffe gods who ‘announce’ a king’s ascension to the throne (e.g.
determinative is, again, a core strand of this book. It is not an docs. 132-33) are not ‘prophesying’ or ‘promising’ but rather
easy task, and in many ways, the author tries to have his cake ‘publicising’ the fact (p. 365). This seems rather like splitting
and eat it. On the one hand, he insists that we should be suspi- hairs - surely if they are announcing or publicising something
cious of ‘seemingly obvious interpretations of animal symbol- that no one else knows yet, they are ipso facto foretelling?
ism in ancient cultures’ (p. 40; p. 194), primarily meaning that With every document in this section, the case seems stronger
simply because we see a connection between the giraffe’s long for sr signalling the perception of something in advance: e.g.
neck and the idea of seeing into the future does not mean the doc. 140: ‘I have [sr] it for you from afar, because I saw it
Egyptians thought along similar lines, which is a fair point. in advance before these many years.’ Doc. 147 even has the
But on the other hand, he himself indulges in some rather wild king seated on a podium so that he has the best perspective
speculations: for example, after criticising Goldwasser’s spec- over his troops. Similarly doc. 151 is all about time, and
ulation that mmí meant ‘the spotted one’ (pp. 43-44, n. 8), he places sr.n(=í) íyt(.fy?) alongside w̨-íb m gmÌ m-Ìt.
makes the unlikely suggestion that mmí is onomatopoeic and Ultimately, we should probably shy away from translating
represents a kind of rumbling noise associated with giraffes sr as ‘to prophesy’ which the author proves has inspired erro-
(p. 45), although proof for this is lacking. That mmí is always neous connections with prophesy in biblical contexts (pp.
291-94). He convincingly points out that once oracles proper
determined by the hide and tail sign ( , see p. 48) rather than become more commonplace in Egypt, we do not see sr being
the giraffe might argue in favour of Goldwasser’s explanation used to describe them (p. 454; again, pp. 606-7). However,
which focuses on the animal’s physical appearance. I would stand wholeheartedly behind translating sr as ‘to
Similarly, while conceding that predynastic rock drawings predict’ or ‘to foretell’. Etymologically, both verbs simply
are extremely difficult to interpret (p. 56), the author never- describe speaking about something before anyone else.
theless confidently presents the idea that they represent the Ironically, despite the focus on the verb’s semantic evolu-
giraffe as a solar creature (pp. 65-76 and 125-38, which tion, little allowance is made for the possibility that its mean-
includes an unnecessarily long critique of six theories of Wes- ing may actually have changed - e.g. consistency is sought
tendorf regarding the giraffe, most of which are ultimately across a wide variety of chronologically disparate texts (e.g.

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233 BIBLIOTHECA ORIENTALIS LXIX N° 3-4, mei-augustus 2012 234

pp. 403-4: a Ramesside inscription, the Pyramid Texts, the SPALINGER, A. — The Great Dedicatory Inscription of
Book of Caverns). Ramesses II. A Solar-Osirian Tractate at Abydos (Cul-
There is also too much weight placed on the assumption ture and History of the Ancient Near East, 33). Brill
that certain notions are superfluous to requirements: e.g. p. Academic Publishers, Leiden, 2009. (29,5 cm, XI, 139).
526, doc. 323. Smith and Tait translated: ‘your counsels, there ISBN 978-90-04-17030-8. ISSN 1566-2055. / 125,00.
is no wisdom in them; your prophetic statements have not
Among the most visually striking buildings at modern day
come to pass.’ The author suggests instead: ‘tes conseils, il
Abydos are the splendid New Kingdom cenotaph temples of
n’y a pas de sagesse en eux, tes avertissements/orders oraux
King Sethos I and his son, Ramesses II. Quantitatively,
ne se sont pas réalisés…’. He comments (p. 526, n. 4) that the
Ramesses II was, of course, Egypt’s greatest builder-king
adjective ‘prophetic’ is excessive and poorly justified, but then
and this slim, elegantly produced, volume provides us with
surely so is his adjective ‘oraux’ - what else would warnings
a valuable new translation and detailed commentary of a
or orders be? Another example comes in the discussion of The
highly important royal inscription, one drawn up with great
Shipwrecked Sailor, where the author states that if sr really
precision, and a major occurrence in the course of Egyptian
means ‘to prophesy’ then qualifying elements like n íyt=f and
religion, namely the development of the so-called Solar-Osi-
n.Ìprt=f, and later Ìnt are redundant. In the end, modern read-
rian unity. Here, in King Sethos’s great Abydene temple, set
ers are poor judges of whether an element is superfluous in an
out in the visually pleasing sunken bas-relief style typical of
ancient text. Similarly, we cannot place too much faith in par-
the early part of Ramesses’s reign, is the lengthy historical
allelismus membrorum to solve lexical difficulties for us. The
religious tractate usually known as the Great Dedicatory
author often assumes that words that appear in parallel with
Inscription (first termed as such by Gaston Maspero).1)
sr must be synonyms or quasi-synonyms (e.g. mdw pp. 233,
Essentially this text articulates Ramesses II’s role in com-
305, 380; ∂d pp. 305, 525; spÌr p. 534).
pleting his father’s Abydene temple and also the mysterious
This book serves to better define the nature of anticipating
life cycle of the great green god of the dead, Osiris. Set out
the future and perhaps has made the case for avoiding the
in ninety-six columns of text it is the finest and most elabo-
translation ‘to prophesy’ with its potentially misleading
rate temple inscription of its genre where the pharaoh
implications. However, for me, it has not dismissed the con-
addresses the gods and proclaims a temple newly completed,
nection of the giraffe with seeing into the distance, which
staffed and equipped for service.
remains a plausible interpretation of the animal’s role as a
Anthony Spalinger’s new monograph discusses the Great
determinative; indeed some of the texts surveyed seem to
Dedicatory Inscription and these processes anew by means
reinforce that connection. That the giraffe is connected only
of perspicuous, accurate, translations of the surviving texts,
with sr and no other verb argues for interpreting the physical
enlivened by equally stimulating commentaries. These are
reality/associations of the giraffe as being closely associated
accompanied likewise by meticulously researched footnotes,
with the core meaning of sr. But the alternation of the giraffe
which have been marshalled with a diligence for which the
with other signs, and even its being supplemented with addi-
author is rightly renowned. The written manuscript is com-
tional signs argues that there is more to sr than just the con-
pleted by a number of black and white photographic plates
notations the giraffe brings. Long-lasting religious associa-
(supplied by Professor John Baines) with matching facsimi-
tions for a creature that was not broadly known in Egypt at
les, and brief but quite adequate indexes and a select bibli-
all times seem unlikely, especially positing that these were
ography. The overall production standards of the work are
stronger than its physical implications. There are certain
quite excellent and a credit to the Brill publishing house. The
things that come down to a matter of opinion. A line in The
only rather disagreeable feature of the book is its substantial
Shipwrecked Sailor prompted the author into this study in the
financial cost to the purchaser. However, this is hardly an
first place – ‘they could predict a storm before it came, a
unusual critique these days in such a specialised academic
tempest before it arose’ – because this skill seemed illogical
field and all publishers must attempt to cover their costs.
given the sailors who possessed it were about to die because
Throughout the New Kingdom the Osirian life cycle had
of an unexpected storm (p. 14). Yet, for some of us this line
one of the most natural religious appeals to ordinary Egyp-
and its fatal sequel can simply be explained by reading the
tians. Magically resuscitated after his violent death Osiris
‘paradox’ as irony. Who is right and who is wrong?
ruled as king of the after life while on Earth his son Horus
Christian Cannuyer’s study unquestionably takes a sig-
(the reigning monarch), successfully claimed and retained
nificant stride forward for lexicographical and semantic anal-
the kingship of Egypt. Ramesses’s Inscription Dédicatoire
yses: it considers the nexus between a word and its determi-
allows us to link it with the development of the Solar-Osirian
native in order to discover the rich tones of meaning each
theology postdating the turbulent Amarna Period. It also pro-
brings, culminating in the meaning of the word in which they
vides us with the historical background to the inscription
combine. It also searches the artistic and textual records
with regard to Ramesses’s visit to Abydos at the very begin-
extensively to retrieve any and all clues about the giraffe as
ning of his long reign and it further allows a highly detailed
a creature and as a linguistic sign. It does not, however, pay
analysis (Chapters Two and Three) with regard to the reli-
adequate attention to the original forms of signs, particularly
gious conception of the Solar-Osirian unity in the late New
in cursive texts; for a study with a scope of this magnitude,
Kingdom and the XXIst Dynasty.
this is a task that is daunting, yet essential.

University of Glasgow, Angela MCDONALD


1
February 2012 ) Translations, commentaries and a comprehensive bibliography of the
text, up to the date of publication: K.A. Kitchen, Ramesside Inscriptions,
Translated and Annotated: Translations, vol. II (Oxford, 1996), 162-174
* and Ramesside Inscriptions, Translated and Annotated: Notes and Com-
* * ments, vol. II (Oxford, 1999), 191-197.

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235 BOEKBESPREKINGEN — FARAONISCH EGYPTE 236

The historical context for the setting down of the dedica- the Egyptian pantheon. The significance of this event is all
tory inscription is provided by Ramesses II himself. The king the more heightened when we remember that the Inscription
recalls that he left Thebes to visit Abydos (already the pre- Dédicatoire itself was exhibited in a highly public space,
mier holy city of Osiris for many centuries) soon after (Year namely the back wall of the portico of the outer hypostyle
1, IIIrd month of the Inundation season, day 23 = mid Sep- hall which gives actual entry to Sethos I’s great cenotaph
tember) his succession. Attending him were various dignitar- temple.
ies, one of whom would soon be inducted as High Priest of To conclude. Anthony Spalinger has not only translated
Amun at Karnak temple. Although their ultimate destination this complex text with admirable verve and insight, he has
was the state capital at Memphis and the East Delta, what the also scrutinised the nuances of the dedication inscription by
royal party encountered at Abydos enforced a rather more Ramesses II, as well as the association of his father’s temple
prolonged stop over than was intended. Here they found that with the evolving theology surrounding Osiris and the
the tombs and temples of the region had been left unfinished supreme sun god. All of this is done here with exemplary
or badly neglected for some years, perhaps as a result of the skill and a fine eye for detail, and our libraries are far the
upheavals of the Amarna interlude. richer for it.
Royal commands were issued to remedy this unsatisfac-
tory state of affairs. In particular Ramesses II ordered the East Lothian, March 2011 A.J. PEDEN
completion of his father’s great cenotaph temple and its
ancillary buildings alongside that of his own smaller ceno- *
taph located to the northwest, with two vast open forecourts, * *
two broad columned hypostyle halls, seven sanctuaries for
major state deities (notably the Osiris suite for the Abydene STEINER, R.C. — Early Northwest Semitic serpent spells
triad and one for the deified Sethos I) and the Osireion. The in the Pyramid Texts. (Harvard Semitic Studies 61).
majority of the temple walls were decorated with exquisitely Eisenbrauns, Winona Lake, 2011. (23,5 cm, XIV, 110).
delicate raised and sunken sculptured relief (bas-relief en ISBN 978-1-57506-937-1. $ 29,95
creux) depicting customary ritual scenes, motifs and dedica-
Das als Band 61 der „Harvard Semitic Studies“ erschie-
tion texts. It was a juxtaposition of earthly and spiritual
nene Buch strebt mit der Neubearbeitung der ägyptischen
power in stone and plaster. Through such deeds, in time hon-
Pyramidentexte PT 232 – 38, PT 281 – 82 und PT 286 – 87
oured fashion, the king stressed his strong filial relationship
ein wahrhaft ehrgeiziges Ziel an. Der Autor hat sich mit
to his father, Sethos.
dem von ihm gewählten Thema auf vermintes Gelände
The new king also took the opportunity to install one
gewagt. Die im Innern der Unaspyramide zum Schutz des
Nebwenenef of Thinis and Dendera (then High Priest of
königlichen Grabherrn vor gefährlichen Schlangen ange-
Anhur and Hathor) as High Priest of Amun, an appointment
brachten Sprüche weisen zahlreiche dunkle Stellen auf, an
Ramesses II probably decided on when he was still resident
deren Klärung Generationen von Gelehrten schier verzwei-
in Thebes celebrating the Opet Festival of Amun. While
felt waren. Die Stellen sind mit so großen Schwierigkeiten
Nebwenenef sailed south to take up his charge at Karnak
gespickt, dass sie bei den meisten früheren Fachgenossen
pharaoh and his officials oversaw the restorative building
als unübersetzbar gegolten hatten. Das inhaltliche Verständ-
matters at Abydos. Part of this restoration programme would
nis war dadurch lange Zeit erschwert worden. Der einzige
see the completion of the unusual L-shaped temple’s outer
Versuch einer durchlaufenden Wiedergabe ist offenbar bei
pylons and courts, first hypostyle hall and the laying out of
Allen zu finden, dessen Vorschläge aber mehr Fragen auf-
the Inscription Dédicatoire itself, albeit in a decorative style
werfen als zu beantworten. Die Probleme hatten daher zu-
suited to the new king’s own designs and tastes.2)
mindest mit ägyptologischem Rüstzeug nicht gelöst werden
Although the ostensible reason for Ramesses II’s stop over
können. Die betreffenden Passagen waren deshalb häufig
was to oversee the completion of a major temple and its sub-
auf den Status reiner Zauberwörter reduziert worden. In
sidiary structures, as we have noted already, the new king
einigen Fällen war aber auch schon ausländischer Sprache-
also took pains to explain his actions as marking his close
influss in Erwägung gezogen worden. Die Stellen sind in
personal relationship with his dead and deified father. Much
einer Vorform der Syllabischen Schrift geschrieben, was als
of the key evidence we possess for royal cults in the New
zusätzliches Kriterium für eine fremde Herkunft sprechen
Kingdom would suggest that the populace worshipped not so
könnte.
much the king himself, but rather those benevolent aspects
Die Studie von Steiner führt die Diskussion genau an die-
of kingship as personified by temple-reliefs and statue-
sem Punkt fort. Der Verfasser hat mit viel Scharfsinn eine
images. At the end of the day pharaohs were mere flesh and
semitische Sprachschicht der Sprüche aufdecken können. Die
blood and there were obvious limitations on promoting the
Frage des ausländischen Charakters der Sprüche ist damit
‘divinity’ of a living king in day to day life.
zum ersten Mal auf eine feste Grundlage gestellt worden.
By analyzing key passages within Ramesses’s Great Ded-
Die aller Wahrscheinlichkeit nach in einem altertümlichen
icatory Inscription, along with related texts dating to his pre-
kanaanäischen Dialekt abgefassten Schlangensprüche kön-
decessors, Spalinger has been able to develop a much more
nen gleichzeitig als die ältesten bekannten semitischen Bei-
subtle appreciation of an evolving theological system, one
spiele für dieses genres bezeichnet werden. Das Buch geht
which incorporated significant elements of both Osiris and
deshalb weit über die Ziele der reinen Ägyptologie hinaus.
Re which in turn allowed these deities to come to the fore of
Die Arbeit wird wohl auch in der Semitistik mit Interesse zur
Kenntnis genommen werden.
2
) On the decorative processes: P. J. Brand, The Monuments of Seti I: Die hier anzuzeigende Arbeit setzt sich aus insgesamt fünf
Epigraphic, Historical and Art Historical Analysis (Leiden, Boston and Teilen zusammen.
Köln, 2000), 155-170.

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237 BIBLIOTHECA ORIENTALIS LXIX N° 3-4, mei-augustus 2012 238

Im ersten Teil des Buches werden zunächst bisherige Mei- gegenseitigen Erhellung bei. Die Analyse bietet die Gelegen-
nungen zum historischen Alter der Pyramidentexte rekapitu- heit zur Rekonstruktion eines Schlangenrituals, worauf
liert (1 – 2). Die folgenden Seiten nehmen Beispiele aus ande- bereits Ritner im Vorwort zur Ausgabe von Steiner verwie-
ren nahöstlichen Sprachen für die Furcht vor Schlangen ein sen hat.
(4 – 6). Der interkulturelle Vergleich klärt darüber auf, dass Im vierten Teil des Buches wird die Möglichkeit zu eini-
diese Erscheinung keineswegs auf Ägypten beschränkt war. gen phonologischen Betrachtungen genutzt. Die Bemerkun-
Die Schlangenphobie stellt vielmehr im gesamten Alten Ori- gen konzentrieren sich zunächst auf die Plosive, da die Sprü-
ent ein weit verbreitetes Phänomen dar. Im nächsten Abschnitt che für diese Lautfamilie die verlässlichsten Aussagen
werden die merkantilen Beziehungen zwischen Ägypten und erlauben. In tabellarischer Übersicht werden die ägyptisch
der Levante im 4. und 3. vorchristlichen Jahrtausend nachge- – semitischen Lautentsprechungen demonstriert (59ff). In der
zeichnet (10 ff). Das Ergebnis zeigt, dass die äußeren Rah- Zeit des Alten Reiches haben dabei ganz andere Verhältnisse
menbedingungen für Kontakte schon sehr früh erfüllt waren. als im Neuen Reich geherrscht (60). Im zweiten Abschnitt
Die Annahme ist daher nicht unbegründet, dass die Sprüche des Kapitels wird ein Kommentar zu den Lauteigenschaften
im Reisegepäck eines Kaufmannes nach Ägypten verschifft von „¨“ in der ägyptischen und semitischen Sprachgeschichte
worden sind. Die Drehscheibe des internationalen Warenver- abgegeben. Der Laut bekommt dabei den Wert eines „voiced
kehrs hätte sich somit nicht nur zum Umschlagplatz für mate- pharyngals“ zugewiesen (65).
rielle Güter, sondern auch Ideen entwickelt. Die Geschichte Im fünften Teil des Buches wird eine geraffte Zusammen-
kennt genügend Beispiele, in denen neues Wissen auf den fassung der wichtigsten Ergebnisse der vorherigen Teile
Routen der Handelswege weitertradiert worden ist. geliefert. Der Entstehungsort der Sprüche wird dabei noch
Im zweiten Teil des Buches legt Steiner Rechenschaft über einmal ausdrücklich nach Byblos verlegt (78). Die Priester
seine Motive für die Lesung „Rir-Rir“ der ägyptischen des dort verehrten Gottes Ψy-tw werden als die Autoren der
Gruppe „“ ab. Der für diese Lesung notwendige Lautwan- Sprüche gesehen.
del zwischen „“ und „r“ entspricht durchaus der Norm, so Der Band wird durch einen Appendix, Literaturverzeich-
dass die Entscheidung von daher vollkommen in Ordnung nis, Index und Schwarzweißtafeln abgeschlossen.
geht. Die Wiedergabe des Wortes mit drei „“ im Ägypti- Die folgenden Anmerkungen und Ergänzungsvorschläge
schen gegenüber vier „r“ im Semitischen wird einleuchtend betreffen nur einige Kleinigkeiten, durch die der durchweg
mit dem Prinzip der „shared consonants“ erklärt (15 n. 3). positive Gesamteindruck des Buches keinen ernsten Schaden
Das Wort „Rir-Rir“ wird von der semitischen Wurzel „rir“ nimmt.
„spucken/Speichel“ abgeleitet (18) und als Name einer S. 12: Der etymologische Zusammenhang zwischen ägyp-
Schlange interpretiert. Das göttliche Reptil „Rir-Rir“ wird tisch „¨s“ „Zeder“ und semitisch „*¨iÒ“ „tree, wood“ dürfte
als Mutter der Schlangen definiert. Die Reduplikation wird nicht nur auf Zustimmung stoßen. Die größte Sorge bereitet
als Hinweis auf die Dualität des Schlangenwesens mit zwei hierbei das „í“ in der Mitte der semitischen Wurzel, das im
Gesichtern gedeutet, die in verschiedene Richtungen blicken Ägyptischen keine Entsprechung finden würde. Die moderne
(18). Das Fehlen von Mimation und Kasusendung stellt vor Sprachwissenschaft hat bis heute keinen einzigen Beleg für
dem Hintergrund anderer semitischer Götterbezeichnungen die Schreibung der ägyptischen Wurzel „¨s“ „¨s - Baum“
keine Ausnahme dar (19). Ohne es ausdrücklich zu sagen, ist mit „í“ an jener Stelle zutage fördern können. Das Verhält-
der Vorschlag als Gegenmodell zu Allen entwickelt worden, nis zwischen ägyptisch „¨“ „Esel“ und semitisch „*¨ayr“
der die Lesung „.w“ = „w“ „lang“ bevorzugt hatte. Die „Esel“ sowie ägyptisch „*¨n“ „Auge“ und semitisch
fragliche Zeichengruppe ist von Joachim Friedrich Quack, „*¨ayn“ „Auge“, auf das Steiner wenige Seiten später ver-
From Group-Wirting to Word Association: Representations weist, bietet hierfür keine Parallele, da es sich dabei nicht um
and Integration of Foreign Words in Egyptian Script, in: A. Fremdwörter oder Lehnwörter, sondern Relikte einer gemein-
de Voogt/I. Finkel (Eds.), The Idea of Wirting, Play and samen afroasiatischen Ursprache handelt. Das in der histo-
Completeity, 2010, 75, in anderem Zusammenhang als risch dokumentierten Sprache nicht mehr feststellbare Wort
Schreibung für den (Pseudo)Plural „w“ bestimmt worden. für „Auge“ sollte im Ägyptischen vielleicht ohnehin besser
Die Bedeutung der Gruppe war dem Ägypter offenbar schon „¨íín“ gelesen werden (s.u.). Die offenkundige Diskrepanz
in den Pyramidentexten nicht mehr präsent, da sie dort mit könnte die Gleichung daher zum Scheitern bringen. In Bezug
der Gruppe „tíw“ wechselt. Die Tatsache liegt sicher in der auf die Etymologie des „¨s“ – Baumes hatte sich Michael
Ähnlichkeit der beiden Vogelhieroglyphen begründet, die Green, The Syrian and Lebanese Topographical Data in the
sich nur in winzigen Details unterschieden haben; zur Ver- Story of Sinuhe, Chronique d’Égypte LVIII (1983), Fasc.
wechslung von und in späterer Zeit vgl. Elmar Edel, 115 – 116, 44, bereits zuvor für einen Zusammenhang des
Wortes mit ugaritisch „ˆrz“, aramäisch „¨arz“, hebräisch
Zur Lesung des Namens aus der Afrikaliste „araz“ „Zeder/ Pinie“ ausgesprochen. Der Ansatz lässt aber
Thutmosis´III. (Urk. IV, 797, Nr. 36) und seiner Variante ebenfalls viele Fragezeichen zurück. Im dortigen Fall hat es
Nr. 211 als ˆIntíw „Wadibewohner“ (Plural), Studien zur sich vermutlich nur um eine Klinklang – Etymologie gehan-
altägyptischen Kultur 16 (1989), 36ff. delt. Der Rezensent muss allerdings gestehen, dass er auch
Im dritten Teil des Buches wendet sich Steiner seinem keine bessere Lösung vorzuweisen hat. Die Beantwortung
eigentlichen Schwerpunkt zu. Die Spruchsequenzen werden dieser Frage muss daher auf einen späteren Zeitpunkt ver-
in übersichtlicher Form vorgestellt und inhaltlich ausgewer- schoben werden.
tet. In der Bewältigung der Aufgabe wird ein feines philolo- ältere Literatur zum „¨s“ – Baum bei Alan H. Gardiner,
gisches Gespür bewiesen. Die Gedanken fügen sich zu einem Ancient Egyptian Onomastika, Text, Volume I (1947), 8 n.
absolut stimmigen Gesamtbild zusammen. Der Autor lässt 1; neuere Literatur bei Gérard Charpentièr, Recueil de maté-
den Leser aktiv am Erkenntnisprozess teilhaben. Die ägyp- riaux épigraphiques relatifs a la botanique de l’Égypte
tischen und semitisch gedeuteten Stellen tragen dabei zur Antique (1981), 176; zur unklaren Bestimmungslage des

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239 BOEKBESPREKINGEN — FARAONISCH EGYPTE 240

„¨s“ – Baumes vgl. auch Renate Germer, Handbuch der altä- Wort der Form „Ìfg“ „Milch saugen“ bezeugt ist. Wenn der
gyptischen Heilpflanzen, Philippika, Marburger altertums- Weg daher richtig ist, müsste die Obergrenze für die Wurzel
kundliche Abhandlungen 21 (2008), 49; zur eindeutigen „Ìfk“ bis ins Alte Reich zurückverlegt werden.
Bestimmung des Baumes als „Pinie“ vgl. Elmar Edel, Stu- Im Zusammenhang mit Schlangen und Stricken hätte noch
dien zu den Relieffragmenten aus dem Taltempel des Königs Günther Vittmann, Eine neue tibetisch – ladakhische Vari-
Snofru, in: Peter der Manuelian (Ed.), Studies in Honor of ante der Geschichte von den sieben Zauberbrüdern, Zent-
William Kelly Simpson, Volume I (Boston, 1996), 203 ralasiatische Studien 22 (1989/1991), 300, zitiert werden
S. 21: Die Nähe zwischen ägyptischen Wörtern für können, der auch ägyptisches Material bringt.
Schlangen und Würmer geht nicht allein aus dem gemeinsa- zum Satztyp Nomen – Nomen – pw vgl. Winfried Barta,
men Gebrauch des Schlangendeterminatives hervor. Die Das Erstnomen des AB pw – Satzes als topische Konstitu-
Grundtermini für beide Tierarten sind vielmehr von densel- ente, Göttinger Miszellen 88 (1985), 7 – 9
ben Wurzeln gebildet worden: S. 37: zur „híw“ – Schlange vgl. William A. Ward, The
zu „∂df.t“ „Schlange/Wurm“ vgl. Franz Calice, Grundla- híw – Ass, the híw – serpent, and the God Seth, Journal of
gen der ägyptisch – semitischen Wortvergleichung, Eine kri- Near Eastern Studies 37 (1978), 26ff; Vladimir E. Orel/Olga
tische Diskussion des bisherigen Vergleichsmaterials, Bei- V. Stolbova, Hamito – Semitic Etymological Dictionary,
hefte zur „Wiener Zeitschrift für die Kunde des Materials for a Reconstruction, Handbuch der Orientalistik,
Morgenlandes“, 1. Heft (Wien: Selbstverlag des Orientali- Erste Abteilung, Der Nahe und Mittlere Osten, Achtzehnter
schen Institutes der Universität Wien, 1936), 227; Vladimir Band (Leiden – New York – Köln: E. J. Brill, 1995), 267
E. Orel/Olga V. Stolbova, Hamito – Semitic Etymological S. 38: zur Erscheinungsform der Sonne als Stier vgl. Jan
Dictionary, Materials for a Reconstruction, Handbuch der Zandee, De Hymnen aan Amon van Papyrus Leiden I 350,
Orientalistik, Erste Abteilung, Der Nahe und Mittlere Osten, Oudheidkundige Mededelingen uit het Rijksmuseum van
Achtzehnter Band (Leiden – New York – Köln: E. J. Brill, Oudheden te Leiden, Nieuwe Reeks XXVIII (Leiden: 1947),
1995), 108; Matthias Müller, Appendix, in Orly Goldwasser, 96ff
Prophets, Lovers and Giraffes: Wor(l)d Classification in S. 40: Die halb lautmalende, halb volksetymologische
Ancient Egypt, Göttinger Orientforschungen IV. Reihe Erklärung von „∂df.t“ „Schlange“ kann bereits bei Alan H.
Ägypten 38, Vol. 3 (Wiesbaden: Harrassowitz Verlag, 2002), Gardiner, Ancient Egyptian Onomastica, Volume II (Oxford:
44ff; zum Plural „∂dfíí.t“ vgl. Jürgen Osing, Die Nominal- University Press, 1947), 69*, nachgeschlagen werden, der
bildung des Ägyptischen, Anmerkungen und Indices, Deut- das Wort in die Bestandteile „∂d“ und „f“ „f sagen“ zerlegt
sches Archäologisches Institut Abteilung Kairo, Sonder- hat. Die feminine „t“ – Endung ist dort aus guten Gründen
schrift 3B (Mainz: von Zabern, 1976), 628 herausgehalten worden, während sie Steiner mit hinein
zu „Ìf.w“ „Schlange“ vgl. Frida Behnk, Lexikalische nimmt („one who says ft“).
Beiträge zur ägyptisch – semitischen Sprachvergleichung, S. 41: zum „Ìnm.t” – Stein vgl. J. R. Harris, Lexicogra-
Zeitschrift für Ägyptische Sprache und Altertumskunde 62 phical Studies in Ancient Egyptian Minerals, Deutsche Aka-
(1967/Neudruck der Ausgabe 1927), 81; Pierre Lacau, Étu- demie der Wissenschaften zu Berlin, Institut für Orientfor-
des d’Égyptologie, II. Morphologie, Bibliothèque d’Étude, schung, Veröffentlichung Nr. 54 (Berlin: Akademie – Verlag,
T. LX (Le Caire, 1972), 50/51/76; zu „Ìf.t“ „Wurm“ vgl. 1961), 123/231/232; Sydney Aufrère, L´ univers minéral dans
Peter Behrens, Das afroa-siatische Diminutivmorphem t im la pensée Égyptienne, Volume 1, Le monde des déserts, des
Ägyptischen, Göttinger Miszellen 57 (1982), 19; John W. B. mines et des carriéres, L. offrande des métaux et des pierres
Barns, Five Ramesseum Papyri (Oxford, 1956), 19 29; Hil- et le remplissage de l´Oeil – Oudjat. Les divinités de l´univers
degard von Deines/ Wolfhart Westendorf, Wörterbuch der minéral dans la mentalité et la religion des anciens Égyptiens,
medizinischen Texte, Zweite Hälfte (h – ∂), Grundriss der Bibliothèque d’Étude, 105/1 (Le Caire: Institut Français
Medizin der alten Ägypter VII 2 (Berlin: Akademie – Ver- d’Archéologie Orientale du Caire, 1991), 182/217/276; Syd-
lag, 1962), 594ff; B. Ebell, Alt-ägyptische Bezeichnungen ney Aufrère, L´univers minéral dans la pensée Égyptienne,
für Krankheiten und Symptome (Oslo: i Komisjon hos Jacob Volume 2, Les minerais, les métaux, les mineraux et les pro-
Bybwad, 1938), 34 duits chiniques, les trésors et les défilés de contrées minières:
S. 28/29: zum Verb „tf“ „spucken“ vgl. Vladimir E. Orel/ leur intégration dans la marche de l’univers et l’entretien de
Olga V. Stolbova, Hamito – Semitic Etymological Dictio- la vie divine, Bibliotèque d’Étude 105/2 (Le Caire: Institut
nary, Materials for a Reconstruction, Handbuch der Orienta- Français d’Archéologie Orientale, 1991), 553/ 780/793; zum
listik, Erste Abteilung, Der Nahe und Mittlere Osten, Acht- „nsm.t” – Stein vgl. J. R. Harris, Lexicographical Studies in
zehnter Band (Leiden – New York – Köln: E. J. Brill, 1995), Ancient Egyptian Minerals, Deutsche Akademie der Wissen-
506 schaften zu Berlin, Institut für Orientforschung, Veröffentli-
S. 34: In der Übersetzung des Wortes „Ìífg.t“ mit „Mother chung Nr. 54 (Berlin: Akademie – Verlag, 1961), 115/231;
milk“ hat sich Steiner durch einen Vorschlag von Ritner ins- Sydney Aufrère, L’univers minéral dans la pensée Égypti-
pirieren lassen. Das Wort ist dabei mit der späten Wurzel enne, Volume 1, Le monde des déserts, des mines et des car-
„Ìfk“ „Milch vom Euter“ in Verbindung gebracht worden. riéres, L. offrande des métaux et des pierres et le remplissage
Die These war mit dem Hinweis auf den in der Spätzeit de l’Oeil – Oudjat. Les divinités de l’univers minéral dans la
besonders häufigen Lautwandel zwischen „k“ und „g“ abge- mentalité et la religion des anciens Égyptiens, Bibliothèque
sichert worden. Die Schreibung mit und ohne „í“ konnte d’Étude, 105/1 (Le Caire: Institut Français d’Archéologie
ebenfalls durch eine Parallele gestützt werden. Die Trag- Orientale du Caire, 1991), 66/142/ 176/182/241/284/331;
fähigkeit des Vorschlags könnte dadurch noch erhöht wer- Sydney Aufrère, L’univers minéral dans la pensée Égypti-
den, dass bei Jürgen Osing, Hieratische Papyri aus Tebtunnis enne, Volume 2, Les minerais, les métaux, les mineraux et
I, Text, The Carlsberg Papyri 2, CNI Publications 17 les produits chiniques, les trésors et les défilés de contrées
(Copenhagen: Museum Tusculanum Press, 1998), 90s, ein minières: leur intégration dans la marche de l’univers et

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241 BIBLIOTHECA ORIENTALIS LXIX N° 3-4, mei-augustus 2012 242

l’entretien de la vie divine, Bibliotèque d’Étude 105/2 (Le (Afroasiatic) Animal Names, in: Gábor Takács (Ed.), Egyp-
Caire: Institut Français d’Archéologie Orientale, 1991), 544, tian and Semito – Hamitic (Afro – Asiatic) Studies in Memo-
727, 739, 765; riam W. Vycichl, Studies in Semitic Languages and Linguis-
zur Wiedergabe von ägyptischem „n“ durch semitisches tics 39 (Leiden/Boston: Brill, 2004), 418; zur Lesung „í¨“
„l“ allgemein vgl. William A. Ward, Some effects of vary- vgl. Elmar Edel, Beiträge zum ägyptischen Lexikon II., Zeit-
ing phonetic conditions on Semitic loanwords in Egyptian, schrift für Ägyptische Sprache und Altertumskunde 81
Journal of the American Oriental Society 80 (1960), 325; (1956), 9 – 11; Wolfgang Schenkel, Einführung in die alt-
zum Zusammenhang zwischen ägyptisch „snÌm“ „Heu- ägyptische Sprachwissenschaft, Orientalistische Einführungen
schrecke“ und hebräisch „‫„ “סלעם‬Heuschrecke“ vgl. Werner in Gegenstand, Ergebnisse und Perspektiven der Einzelge-
Vycichl, Ägyptisch – Semitische Anklänge, Zeitschrift für biete (Darmstadt 1990), 48; Carsten Peust, Egyptian Phono-
Ägyptische Sprache und Altertumskunde 84 (1959), 147; logy, An Introduction to the Phonology of a dead Language,
Werner Vycichl, La vocalisation de la langue Égyptienne, Monographien zur ägyptischen Sprache Band 2 (Göttingen:
Tome Ier, La Phonétique, Bibliothèque d’Étude XVI (Le Peust & Gutschmidt Verlag, 1999), 105
Caire: Institut Français d’Archéologie Orientale, 1990), 17 zum Wort „¨íín“ „Auge“ vgl. Werner Vycichl, Grundla-
Die ägyptische Nebenform „*zulÌam“ „Heuschrecke“ zu gen der ägyptisch – semitischen Wortvergleichung, Mittei-
„snÌm“ war bereits von Werner Vycichl, Ägyptisch – Semiti- lungen des Deutschen Archäologischen Instituts Abteilung
sche Anklänge, Zeitschrift für Ägyptische Sprache und Alter- Kairo 16 (1958), 372; Antonio Loprieno, LÄ V, s. v.
tumskunde 84 (1959), 147, hypothetisch angenommen worden. Sprachtabu, 1212; Christine Meyer, LÄ VI, s. v. Tura, 807
S. 48: zur Form der „hnw“ – Schüssel in Pyr. 422c vgl. n. 6; Vladimir E. Orel/Olga V. Stolbova, Hamito – Semitic
Heinrich Balcz, Die Gefäßdarstellungen des Alten Reiches, Etymological Dictionary, Materials for a Reconstruction,
Mitteilungen des Deutschen Instituts für Ägyptische Alter- Handbuch der Orientalistik, Erste Abteilung, Der Nahe und
tumskunde in Kairo III (1932), 82 n. 1 Mittlere Osten, Achtzehnter Band (Leiden – New York –
S. 54/63: zur Wiedergabe von ägyptischem „¨“ durch Köln: E. J. Brill, 1995), 243
semitisches „¨“ vgl. auch Werner Vycichl, La vocalisation S. 73: Die Verwandtschaft von semitisch „dbr“ und ägyp-
de la langue Égyptienne, Tome Ier, La Phonétique, Biblio- tisch „¨b“ war bereits durch Jürgen Osing, Zum Lautwert
thèque d’Étude XVI (Le Caire: Institut Français von „“ und „¨“, Studien zur Altägyptischen Kultur 24
d’Archéologie Orientale, 1990), 42; zur Wiedergabe von (1997), 227, in aller Deutlichkeit zurückgewiesen worden.
ägyptisch „¨“ durch semitisch „¨“ schon im Alten Reich vgl. Im Schlusswort bleibt festzuhalten, dass der Rezensent das
Jürgen Osing, Zum Lautwert von „“ und „¨“, Studien zur Buch insgesamt mit großem Gewinn gelesen hat. Die Erwar-
Altägyptischen Kultur 24 (1997), 277 tungen sind nicht nur erfüllt, sondern sogar noch übertroffen
S. 64: zum Wort „∂b¨“ „Finger“ vgl. Franz Calice, worden. Die Argumente werden auf so überzeugende Weise
Grundlagen der ägyptisch – semitischen Wortvergleichung, dargeboten, dass sich der Leser ihrer Logik nur schwer ent-
Eine kritische Diskussion des bisherigen Vergleichsmateri- ziehen kann. Der Autor hat sich dabei um die Klärung vieler
als, Beihefte zur „Wiener Zeitschrift für die Kunde des Mor- offener Fragen bleibende Verdienste erworben. Das Lob fließt
genlandes“, 1. Heft (Wien: Selbstverlag des Orientalischen dem Rezensenten auch deswegen so leicht aus der Feder, weil
Institutes der Universität Wien, 1936), 89; Werner Vycichl, das Werk in der Interpretation dieser Sprüche ganz neue Maß-
Grundlagen der ägyptisch – semitischen Wortvergleichung, stäbe gesetzt hat. Das in gut lesbarer Form geschriebene Buch
Mitteilungen des Deutschen Archäologischen Instituts Abtei- besticht nicht zuletzt durch die Tatsache, dass sich Steiner
lung Kairo 16 (1958), 372; Vladimir E. Orel/Olga V. Stol- auch profunde Kenntnisse der ägyptologischen Fachliteratur
bova, Hamito – Semitic Etymological Dictionary, Materials angeeignet hat. Die Studie stellt daher auch und gerade für
for a Reconstruction, Handbuch der Orientalistik, Erste Ab- den Ägyptologen ein unentbehrliches Hilfsmittel dar, das er
teilung, Der Nahe und Mittlere Osten, Achtzehnter Band immer wieder gern zur Hand nehmen wird. Dass Steiner sein
(Leiden – New York – Köln: E. J. Brill, 1995), 103; Carsten semitistisches Metier meisterhaft beherrscht, erübrigt sich zu
Peust, Egyptian Phonology, An Introduction to the Phono- betonen. Die Lektüre des Buches kann dem Benutzer daher
logy of a dead Language (Göttingen: Peust & Gutschmidt uneingeschränkt empfohlen werden.
Verlag, 1999), 136/236; Gábor Takács, Etymological Dictio-
nary of Egyptian, Volume One: A phonological Introduction, Bonn, April 2012 Stefan BOJOWALD
Handbuch der Orientalistik, Erste Abteilung, Der Nahe und
Mittlere Osten, Achtundvierzigster Band (Leiden/Boston/ *
Köln: Brill, 1999), 98; Allan R. Bomhard, A sketch of Proto * *
– Afrasian phonology, in: Gábor Takács (Ed.), Semito –
Hamitic Festschrift for A. B. Dolgopolsky and H. Jungraith- PERNIGOTTI, S. — L’Egitto di Ramesse II tra guerra e
mayr (Berlin: Dietrich Reimer Verlag, 2008), 87 pace. Paideia Editrice, Brescia, 2010. (21 cm, 139).
S. 65: zum Wort „¨“ „Esel“ vgl. Vladimir E. Orel/Olga ISBN 978-88-394-0772-6. € 16,20.
V. Stolbova, Hamito – Semitic Etymological Dictionary,
Comme le laisse présager le nom de la série dans laquelle
Materials for a Reconstruction, Handbuch der Orientalistik,
il est inclus, «Testi del Vicino Oriente antico» (où il forme
Erste Abteilung, Der Nahe und Mittlere Osten, Achtzehnter
le vol. 7 de la sous-série «1. Letteratura egiziana classica, a
Band (Leiden – New York – Köln: E. J. Brill, 1995), 243;
cura di Sergio Pernigotti), ce petit livre contient la traduction
Gábor Takács, Etymological Dictionary of Egyptian, Volume
d’un choix des principales sources historiques du règne de
One: A phonological Introduction, Handbuch der Orientalis-
Ramsès II.
tik, Erste Abteilung, Der Nahe und Mittlere Osten, Achtund-
Une introduction (p. 11-60), contient, outre une bibliogra-
vierzigster Band (Leiden/Boston/Köln: Brill, 1999), 92; Aha-
phie et une chronologie, un aperçu du contexte historique et
ron B. Dolgopolsky, Etymology of some Hamito – Semitic

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243 BOEKBESPREKINGEN — FARAONISCH EGYPTE 244

culturel dans lequel les documents s’insèrent (règne de Ram- d’autres auteurs, spécialistes des sujets traités: Paul Buckland
sès II et relations égypto-hittites). Les textes eux-mêmes sont et Eva Panagiotakopulu (restes d’insectes), Alan Clapman et
présentés et traduits p. 61-136. L’ouvrage s’achève, p. 137- Chris Stevens (échantillons botaniques), Rainer Gerisch (bois
140, par des indices des divers noms propres cités (souve- carbonisé) et Anthony Legge (ossements de mammifères).
rains, divinités, lieux et peuples, personnes privées). Dans l’introduction du volume est expliqué pourquoi
Les textes traduits sont les suivants: «Poême», «Bulletin» l’Amarna Project a repris les fouilles à l’endroit où T.E. Peet
et légendes des reliefs de la bataille de Qadesh (nos 1-3); avait déjà travaillé autrefois (1921): l’égyptologie moderne
Traité de paix entre Hattusil III et Ramsès II (n° 4); Textes permet en effet de parvenir à de nouveaux résultats; en outre,
commémoratifs du premier mariage hittite (n° 5); «Bénédic- il était nécessaire d’entreprendre l’étude des restes bota-
tions de Ptah» (n° 6); Texte commémoratif du second niques et des insectes. Kemp a donc choisi deux sites très
mariage hittite (n° 7); fragment abydénien publié par K.A. particuliers qui représentent deux aspects très différents de la
Kitchen, G.A. Gaballa, «Ramesside Varia II», ZÄS 96 société amarnienne: la maison d’un haut officier et des mai-
(1969), p. 17-18, pl. II-III et fig. 3 (n° 8). La traduction de sons très simples d’artisans.
chaque texte est précédé par une notice de longueur variable. Après les remerciements et quelques notes sur le système
L’apparat critique est réduit au minimum; il est vrai que les d’enregistrement des pièces, le premier chapitre du volume
documents présentés ont fait l’objet de si nombreuses études est consacré à la maison de l’officier Ranefer, à l’histoire de
qu’on peut considérer qu’ils ne présentent plus guère, intrin- son exploration et à la description détaillée des fouilles rela-
sèquement, de difficultés irrésolues. tives à la maison et à toutes ses pièces. Les descriptions
Le but de cet ouvrage est manifestement d’offrir au public montrent que la fouille a été menée selon une méthode rigou-
cultivé et aux historiens des civilisation voisines de celle de reusement scientifique. Elles s’accompagnent d’une vaste
l’Égypte ancienne qui ne connaissent pas l’égyptien ancien documentation – dessins et photos – et constituent en quelque
des traductions de référence des textes présentés. Une simple sorte un manuel des techniques de fouille. La recherche a
lecture démontre que ce but est parfaitement rempli. permis de distinguer deux phases d’occupation de la maison,
car celle-ci fut agrandie et enrichie quand elle est devenue la
Paris, janvier 2012 Pierre GRANDET propriété de Ranefer.
Dans le deuxième chapitre, qui reprend certains éléments
* figurant dans le chapitre précédent, on traite de l’architecture
* * de la maison telle qu’elle se présente dans la première phase
d’occupation, ainsi que dans la seconde, la période pendant
KEMP, B., and A. STEVENS — Busy Lives at Amarna: laquelle elle fut habitée par Ranefer. Chaque pièce est décrite
Excavations in the Main City (Grid 12 and the House of en détail et pour chacune d’elles est précisée l’utilisation
Ranefer, N49.18). Volume I: The excavations, architec- qu’on en faisait. Très intéressante est la reconstruction de
ture and environmental remains. (EES Excavation Mem- l’histoire de l’immeuble, de son enrichissement par des
oir 90). Egypt Exploration Society, London, 2010. (29,5 décors architecturaux et peintures pendant la seconde phase,
cm, 640). ISBN 978-0-85698-195-1. £ 65.00. jusqu’au moment où il fut abandonné par ses habitants.
D’autre part, le troisième chapitre du volume est consacré
L’ouvrage fait partie des publications de l’Egypt Explora-
à la Grille 12, le quartier caractérisé par des maisons modestes,
tion Society qui, depuis 1977, réalise un projet de fouilles
qui a été fouillé partiellement au début du siècle dernier. On
dans la région amarnienne, l’Amarna Project. Il s’ajoute
y décrit de façon minutieuse la fouille de chaque carré, mesu-
donc aux autres volumes déjà publiés et consacrés non seu-
rant 5 m de côté, qui compose la grille. La recherche a permis
lement aux rapports de fouille, mais aussi aux différentes
de repérer un groupe de petites maisons en briques crues,
catégories d’objets provenant du site, comme les tissus (B.J.
édifiées pendant une période d’expansion de la ville
Kemp, G. Vogelsang-Eastwood, The Ancient Textile Industry
d’Amarna; on notera la découverte de dépotoirs liés aux acti-
at Amarna, London 2001) et la céramique (J. Faiers, Late
vités artisanales qui s’exerçaient près des habitations.
Roman pottery at Amarna and related studies, London 2005;
Le quatrième chapitre concerne l’architecture d’au moins
P.J. Rose, The Eighteenth Dynasty Pottery Corpus from
huit maisons repérées; chacune de celles-ci est décrite de
Amarna, London 2007). Le présent ouvrage constitue le pre-
façon très détaillée, pièce par pièce, de même que toutes les
mier des deux volumes qui traitent des résultats des fouilles
trouvailles faites dans chaque habitation. C’est dans ce
effectuées entre 2002 et 2006 sur deux sites de la ville de
contexte que les auteurs font une intéressante comparaison
Tell el Amarna, qui ne sont pas loin l’un de l’autre: la mai-
entre les caractéristiques de la maison de Ranefer et celles
son de Ranefer et la Grille 12. Dans ce premier volume sont
des maisons de la Grille 12, caractéristiques qui reflètent les
présentés l’histoire des fouilles, l’étude des structures archi-
différences sociales entre les deux catégories d’habitants et
tecturales découvertes, ainsi que l’examen de quelques caté-
qui nous informent sur les différents types d’habitation que
gories de matériel organique; par contre, le deuxième volume
l’on construisait à Tell el Amarna. On attire par exemple
(EES Excavation Memoir 91), qui fera l’objet d’un autre
l’attention sur le fait que dans la maison de Ranefer, contrai-
compte rendu dans la présente revue (voir ci-après), est
rement aux maisons de la Grille 12, on a utilisé des briques
consacré à l’examen et à l’analyse des objets trouvés sur les
dont le pétrissage était meilleur et qu’on a retrouvé des
deux sites.
chambranles de portes décorés, des seuils en pierre, des bases
Les auteurs du livre sont Barry Kemp, directeur de
de colonnes, des fenêtres, des caves et des récipients enter-
l’Amarna Project et des fouilles, et Anna Stevens qui avait
rés, destinés à la conservation des denrées alimentaires, ainsi
déjà consacré une étude à la vie dans la ville (A. Stevens,
que des escaliers.
Private Religion at Amarna: The Material Evidence, Oxford
Le cinquième chapitre du volume est consacré plus parti-
2006). Quelques chapitres du volume ont été rédigés par
culièrement à l’étude d’une maison située au bord de la

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245 BIBLIOTHECA ORIENTALIS LXIX N° 3-4, mei-augustus 2012 246

Grille 12. Il s’agit d’un édifice dont les murs sont courbes et KEMP, B., and A. STEVENS — Busy lives at Amarna:
où l’on retrouve des traces d’activité artisanale, peut-être en Excavations in the Main City (Grid 12 and the House of
rapport avec la production d’objets en verre ou en fayence. Ranefer, N49.18). Volume II: The objects. (EES Excava-
Les chapitres suivants sont voués à des sujets spécifiques, tion Memoir 91). Egypt Exploration Society, London,
traités par des experts de différents domaines. Le premier 2010. (29,5 cm, 574). ISBN 978-0-85698-197-5. £ 65.00.
est très intéressant pour la reconstruction de la végétation
Le second des deux volumes consacrés aux résultats des
concernant l’époque de la ville: les analyses des restes de
fouilles effectuées entre 2002 et 2006 sur les sites de la mai-
charbon trouvés dans les habitations ont permis d’identifier
son de Ranefer et de la Grille 12 à Tell el Amarna (voir le
les types de bois utilisés pour la combustion, tant dans les
compte rendu publié ci-dessus) consiste en un catalogue
maisons que dans les ateliers. Cela est, en outre, très impor-
complet et commenté de toutes les pièces trouvées pendant
tant pour l’identification de quelques types de bois d’impor-
les fouilles. Les auteurs principaux sont les mêmes que ceux
tation, comme par exemple le cèdre. La même type d’étude
du premier volume (Barry Kemp et Anna Stevens). Cepen-
se retrouve dans le chapitre suivant, consacré aux échan-
dant, quelques chapitres ont été rédigés par d’autres auteurs,
tillons botaniques, surtout des céréales, qui ont été trouvés
spécialisés dans les différents domaines dont il est question:
pendant les fouilles de la maison de Ranefer et de la Grille
Mark Eccleston (les creusets), Marc Gabolde (les fragments
12. Grâce aux analyses on a pu identifier aussi les bois uti-
avec des inscriptions) et André Veldmeijer (les objets en
lisés pour la construction des édifices ainsi que les restes de
cuir).
légumes et de fruits qui se trouvaient dans les maisons fouil-
Dans l’introduction du volume est soulignée l’importance
lées; on obtient, par conséquent, un tableau très intéressant
des objets mis au jour sur les deux sites, puisqu’ils per-
des produits alimentaires qui étaient probablement diffusés
mettent d’approcher la vie quotidienne et l’activité artisanale
dans toute la ville.
qui se déroulait dans la ville de Tell el Amarna à l’époque
Par ces derniers chapitres on entre véritablement dans la
de la fin de la XVIIIème dynastie. Les fouilles de la maison
vie de la ville: les restes d’ossements de mammifères, sou-
de Ranefer, en particulier, ont livré peu d’objets, mais leur
vent en bon état de conservation, permettent en effet d’iden-
datation est certaine, parce qu’ils ont été laissés par les habi-
tifier les différents types d’animaux qu’on élevait, pour l’ali-
tants qui ont abandonné leur maison pour déménager vers
mentation (surtout des porcs) et pour le travail. L’auteur du
une autre demeure.
chapitre précise qu’il s’agit d’un repérage préliminaire,
Le catalogue est divisé en trois parties: les objets d’usage
puisque l’étude de tous les types d’animaux, comme par
quotidien, les objets personnels et domestiques, les outils. La
exemple celle des oiseaux ou des poissons, n’est pas encore
céramique n’est pas traitée; elle constituera le sujet d’un
terminée et demandera encore beaucoup de temps. Le cha-
volume séparé.
pitre suivant, qui est consacré à l’analyse des restes d’in-
Le premier groupe de pièces a été réparti en neuf cha-
sectes, montre les soucis des habitants de Tell el Amarna qui
pitres. Le premier est consacré à des objets d’importantes
devaient subir tous les jours les attaques de poux, de mouches
dimensions et à des fragments en pierre qu’on peut définir
et surtout d’insectes qui menaçaient constamment la conser-
comme des tabourets, des petites tables ou des appuis de
vation des céréales, l’élément le plus important de leur ali-
différents types nécessaires au travail. On a aussi pris en
mentation. Cette étude prend une valeur particulière par le
considération les poids et les pierres avec des inscriptions qui
fait qu’on peut attribuer à ces restes une datation certaine.
servaient probablement de bornes. Les éléments de meubles,
Le dernier chapitre du volume offre une vue directe sur la
en bois ou en faïence, font également partie de ce premier
vie quotidienne de la ville de Tell el Amarna. Les résultats
groupe d’objets. Chaque chapitre commence par une brève
des fouilles de la maison de Ranefer et de la Grille 12 per-
introduction, suivie du catalogue des pièces; celui-ci com-
mettent en effet de connaître non seulement les types d’habi-
prend le numéro de fouille, la dénomination de l’objet, la
tation de deux classes sociales différentes, mais aussi le
matière, les mesures, le lieu de découverte, la description et,
mode de vie du haut dignitaire et celui des artisans. En par-
éventuellement, la référence aux photos ou aux dessins.
ticulier, l’analyse des pièces trouvées dans la Grille 12 a fait
Bien qu’un autre volume soit prévu pour la céramique,
supposer la présence d’ateliers dans les environs, ou même à
quelques chapitres de la première partie du volume sont
l’intérieur des habitations, en vue de la production de petits
consacrés à ce type de matériel. Il s’agit de fragments de
objets en fayence, et probablement aussi dans le but de retra-
vases d’importation, surtout mycéniens et cypriotes, et de
vailler le verre, activité pour laquelle la ville de Amarna est
vases de l’Epoque Tardive, provenant exclusivement de la
très connue. On a trouvé aussi des traces de travail du tissus.
Grille 12, en tant que témoignage de fréquentation humaine
Le dernier chapitre contient le commentaire des résultats
dans la région pendant cette même époque. Les auteurs pré-
et les conclusions des deux volumes, le second étant consa-
cisent que les amphores cananéennes seront traitées à part.
cré à l’analyse de tous les objets trouvés dans les fouilles.
Cependant, on peut se demander pourquoi on ne les a pas
Nous sommes donc en présence d’un excellent essai de
publiés en même temps que les autres fragments d’importa-
reconstruction de la vie quotidienne qui se déroulait dans
tion. D’autres chapitres sont consacrés aux tessons qui
deux quartiers différents de la ville.
portent des inscriptions hiératiques, aux bouchons de vases
Le volume se termine par le répertoire des 3500 pièces
et aux seaux en argile crue (cretulae), qui sont très intéres-
exhumées, par la bibliographie et, enfin, par un important et
sants parce qu’on y retrouve souvent le nom du pharaon
très utile index général.
Akhenaton.
Dix chapitres du volume sont consacrés au deuxième
Florence (Italie), mars 2012 M. Cristina GUIDOTTI
groupe d’objets trouvés pendant les fouilles de la maison de
Ranefer et de la Grille 12; et il faut remarquer la différence
*
entre les pièces retrouvées sur les deux sites, qui mettent
* *

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247 BOEKBESPREKINGEN — FARAONISCH EGYPTE 248

effectivement en évidence la distance sociale entre leurs pour le travail du métal: le cuivre fondu était certainement
habitants. Une place importante est donnée à deux catégories utilisé pour la production de la faïence, mais on peut suppo-
d’objets dont on a trouvé plusieurs exemplaires: les bijoux ser aussi la fabrication de petits objets en métal. Mark Ecc-
et les éléments de décoration pour l’ameublement et l’archi- leston émet des considérations intéressantes sur le type de
tecture. Vu le nombre important de pièces, elles sont présen- pétrissage et sur la forme des creusets trouvés, ainsi que sur
tées sous forme de liste, alors que dans le catalogue on n’en la production métallurgique pendant le Nouvel Empire.
trouve que quelques exemples particuliers. Le chapitre consacré aux restes organiques est, lui aussi,
Le groupe des bijoux est composé de bagues, de boucles très intéressant. En effet on a retrouvé une importante quan-
d’oreilles et surtout de pendentifs et de petites perles qui tité de fragments de céramique avec des traces de résine de
devaient former des colliers wsekh, d’autres colliers ou des Pistacia utilisée comme encens. Les auteurs font remarquer
bracelets. Il s’agit de pièces en faïence et en verre, dans que cela fait réfléchir: comme la résine était importée de la
quelques cas en pierre; de la découverte de matrices sur le Méditerranée orientale, son importante diffusion à Amarna,
site de la Grille 12 on a déduit que la production de ces et surtout dans les maisons de la Grille 12, révèle que son
pièces a dû se faire sur le site même, mais on ne sait pas si utilisation n’était pas un signe de luxe.
on y effectuait aussi la monture. On a pu distinguer diffé- Le volume se termine par la bibliographie, qui se rapporte
rentes typologies de bijoux: éléments géométriques ou végé- aussi au premier volume (EES Excavation Memoir 90), ainsi
taux, petits animaux ou divinités; il s’agit donc d’un réper- que par un index général très utile.
toire très utile pour effectuer des comparaisons avec d’autres Concluons en disant que ce second volume sur les fouilles
pièces conservées dans les musées ou provenant d’autres des deux sites est peut-être plus intéressant et plus passion-
fouilles. nant que le premier, dans la mesure où il permet au lecteur
Très nombreux aussi est le groupe des éléments de déco- d’entrer véritablement dans la vie quotidienne de la ville du
ration pour l’ameublement et l’architecture: il s’agit des car- pharaon Akhenaton.
reaux et des célèbres éléments d’incrustation en faïence ou
verre, caractéristiques de la production artisanale amar- Florence (Italie), mars 2012 M. Cristina GUIDOTTI
nienne. Ils étaient destinés à la décoration des meubles en
bois et des murs des habitations. Les auteurs profitent de *
l’occasion pour parler des systèmes de fabrication – fabrica- * *
tion qu’on effectuait sûrement sur le site de la Grille 12 – et
pour commenter de façon très intéressante l’utilisation de ces MANLEY, B., und A. DODSON — Life Everlasting.
éléments de décoration. National Museums Scotland Collection of Ancient
Le deuxième groupe d’objets trouvés pendant les fouilles Egyptian Coffins. NMS Enterprises Limited - Publish-
de la maison de Ranefer et de la Grille 12 concerne aussi les ing, Edinburgh, 2010. (25 cm, XIII, 176). ISBN 978-1-
chapitres consacrés aux pièces liées à la cosmétique, aux 905267-17-0. £ 30,00.
fragments de tissus, aux petites statues, aux petits vases et
Die hier zu besprechende Publikation von Bill Manley,
aux tablettes d’écriture. On fait allusion aussi aux objets en
ehemaliger Senior Curator of Egyptian Scripts (Department
cuir et à la technique de leur fabrication, thèmes qui consti-
of World Cultures, National Museums Scotland) und Aidan
tueront par ailleurs le sujet d’un volume séparé.
Dodson, Senior Research Fellow (Department of Archaeo-
Le troisième groupe d’objets a été divisé en treize cha-
logy and Anthropology, University Bristol) beschäftigt sich
pitres, dont en fait les trois derniers concernent les pièces qui
mit einem qualitätsvollen und beeindruckenden Bestand altä-
n’ont pas été identifiées. Quelques chapitres sont consacrés
gyptischer Särge, Mumienmasken und -porträts sowie ver-
aux outils destinés au travail du métal, de la pierre, du verre
wandten funerären Objekten der National Museums Scot-
et de la faïence: on est en présence d’une production artisa-
land.1)
nale très importante, qui témoigne de l’activité intense que
Die drei Quellen der ägyptischen Sammlung der National
l’on exerçait dans la ville d’Amarna, et plus particulièrement
Museums Scotland umfassen:
sur le site de la Grille 12. Beaucoup d’attention est accordée
1. das University of Edinburgh Natural History Museum,
aux déchets de verre et de faïence, aux petits moules pour
welches 1865 mit dem Industrial Museum of Scotland
fabriquer les bijoux, aux restes de pigments (surtout le
zum Edinburgh Museum of Science and Art fusionierte
célèbre «bleu égyptien»), ainsi que aux outils en os. Il faut
und wenig später zum Royal Scottish Museum umbenannt
reconnaître la valeur de l’effort incroyable des chercheurs
wurde,
pour analyser des fragments parfois tellement petits, qu’il est
2. die Society of Antiquaries of Scotland, umbenannt 1858
très difficile d’identifier les objets originels ou d’en définir
in National Museum of Antiquities of Scotland, welches
le stade de fabrication ou son utilisation; citons, à titre
seine ägyptischen Objekte 1954 an das Royal Scottish
d’exemple, les tessons qu’on travaillait à nouveau pour créer
Museum übergab,
des spatules, des couvercles ou des éléments pour les jouets.
3. das Royal Scottish Museum.
Il faut néanmoins faire remarquer qu’il n’est pas très pratique
Das National Museum of Antiquities of Scotland und das
pour le lecteur que seul le premier volume (EES Excavation
Royal Scottish Museum wurden 1985 als National Museums
Memoir 90) contient des planches en couleurs, car c’est là
Scotland vereinigt.
qu’il trouvera la planche 8 à laquelle il est fait référence dans
le second volume.
1
Deux chapitres très intéressants sont ceux qui sont consa- ) Siehe hierzu auch die Rezension von R. van Walsem, in: PalArch
crés aux creusets et aux restes organiques. L’importante 8(4), 2011, 1-3 (http://www.palarch.nl/wp-content/Van-walsem-review-of-
Manley-and-Dodson-PJAEE-8-4-2011.pdf). Die dort beschriebenen Kor-
quantité de creusets trouvée sur le site de la Grille 12 suggère rekturen werden hier nicht noch einmal aufgenommen, nur vereinzelt wird
la présence de petits ateliers, dans les alentours des maisons, hier auf diese Besprechung verwiesen.

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249 BIBLIOTHECA ORIENTALIS LXIX N° 3-4, mei-augustus 2012 250

Das Buch ist in sieben große Abschnitte (S. 13-146) – Fragment eines Rishi-Sarges (A.1956.288),
gegliedert. Ihnen vorangestellt sind ein Vorwort des Direk- – Kopffragment des Steinsarkophages einer Frau
tors der National Museums Scotland (S. IX-X), eine Einlei- (A.1956.138) sowie
tung der Autoren (S. XI-XII), eine Karte von Ägypten (S. – Kindersarg der Tairtsecher (A.1887.597 und 597 A; keine
XIII), eine einleitende Museumshistorie (1-10) und eine Beschreibung des Sarginneren).
Liste von Organisationen, Orten und Abkürzungen (S. 11); Besonders letzterer Sarg besticht durch seinen perfekten
Anhang zum Katalog, Konkordanzlisten, Chronologie, Bib- Erhaltungszustand und seinen Dekorationsstil: die Verstor-
liographie, Glossar sowie Index schließen den Band ab. bene ist in der Kleidung der Lebenden dargestellt. Daher
Die sieben Hauptkapitel stellen insgesamt 65 Objekte aus lässt sich der Sarg vermutlich der Familiengruppe des Sen-
dem Zeitraum vom Mittleren Reich bis in die griechisch- nedjem (Theben-West, Deir el-Medine, TT1) zuweisen.
römische Epoche vor. Jedes Kapitel beginnt mit einer Kapitel 3 „Yellow Coffins“ (S. 34-59, Kat.-Nr. 8-15) wid-
kleinen Einleitung zur Sargentwicklung der jeweiligen Zeit. met sich dem für die 1. Hälfte der Dritten Zwischenzeit in
Die Dokumentation der Objekte ist folgendermaßen aufge- Theben charakteristischen Typus der „gelben Särge“.4)
baut: Name des Besitzers, Inventarnummer, Datierung, Beschrieben wird der Sargdeckel der Herrin des Hauses und
Maße, Material, Beschreibung, Erwerbungsgeschichte, Her- Sängerin des Amun Tjentweretheqau, genannt Tamut
kunft, archäologischer Kontext, Bemerkungen und Biblio- (A.1907.569 B), das Bodenbrett der Sargwanne eines Mannes
graphie. (A.1956.356; leider kein Hinweis auf den Verbleib des
Kapitel 1 „The Middle Kingdom“ (S. 13-19, Kat.-Nr. Deckels) und der Sarg einer Frau (A.UC.70 und 70 A, Mumie
1-2) beschäftigt sich mit den Särgen des Mittleren Reiches. wird erwähnt, keine Beschreibung und keine Ansicht). Beson-
Ein kurzer Abriss zur Entwicklungsgeschichte der ägypti- ders interessant ist das Mumienbrett einer anonymen „Frau“
schen Särge von der vor- und frühgeschichtlichen Zeit bis (A.UC.70 B), bei der es sich nach der Handhaltung tatsäch-
in das Mittlere Reich leitet diesen Abschnitt ein. Vorge- lich um einen Mann handeln dürfte. Eine Besonderheit der
stellt werden der Kastensarg des Wabpriesters Chnumhotep „gelben Särge“ liegt darin, dass die Hände separat gearbeitet
aus Meir (A.1979.203 und 203 A; leider nur zwei Sargan- und mit Dübeln befestigt wurden – Frauen werden dabei mit
sichten) und der anthropoide Sarg eines gleichnamigen flach ausgebreiteten Händen und Männer mit zu Fäusten
Vorstehers des Hauses, aus Deir Rifeh (A.1907.713.5). Der geballten Händen gezeigt.5) Der beschriebene Sarg trägt
erstgenannte Kastensarg entspricht in seiner äußeren Deko- Fäuste. Auch ist in der Dekoration erkennbar, dass der Ba-
ration dem mittelägyptischen Sargtypus, starke Parallelen Vogel mit Bart abgebildet wird, was doch eher für einen
finden sich hier bei den Särgen aus el-Berscheh und Beni männlichen Verstorbenen spricht. Auch das in der Bibliogra-
Hassan. Die monochrom blau gehaltenen Inschriftbänder phie zitierte standartwerk von A. Niwinski hatte das Objekt
sind wie häufig bei Särgen aus Meir ohne eine Textfeld- als Mann identifiziert.6) Warum es sich laut den Autoren aber
grundierung aufgetragen; die Textfeldrahmung wurde in um den Sarg einer Frau handeln soll, bleibt unbegründet.
weiß-blau ausgeführt.2) Innen ist der Sarg anscheinend Außerdem werden in diesem Kapitel behandelt:
undekoriert.3) – Sargunterteil des Priesters Iufenamun (A.1907.569), Enkel
Das folgende Kapitel 2 „The Qurna Burial and the New der o.g. Tjentweretheqau,
Kingdom“ (S. 20-33, Kat.-Nr. 3-7) gibt zunächst eine Ein- – Sarg der Sängerin des Amun Nesimut (oder Djetmut)
führung zur Entwicklung der Sargtypen im Neuen Reich, (A.1956.354 und 354 A),
insbesondere der Rishi-Särge. Verständlicherweise wird in – innerer Sarg eines Mannes (V.2007.278.1 und 2) und
diesem Kapitel besonders viel Raum dem partiell vergolde- – Teil eines Sargbodenbrettes des Ehemannes der Sängerin
tem Sarg der sogenannten „Qurna Queen“ (A.1909.527.1 des Amun Tahemetenchonsu. Bei letzterem befindet sich
und 527.1 A) eingeräumt. Dieser bemerkenswerte Rishi-Sarg unter dem Stuhl die Darstellung eines Vogels, der als Gans
der 17. Dynastie wurde zusammen mit dem ebenfalls hier identifizierte wird. Zu erwarten wäre eine Nilgans, die
vorgestellten Sarg eines kleinen Kindes (A.1909.527.10 und häufig als Lieblingstier unter dem Stuhl des Grabherren
527.10 A) in El-Khot in der Nähe vom Tal der Könige erscheint. Allerdings mutet die Ikonographie des darge-
gefunden. Besonders detailliert werden die z.T. nubischen stellten Vogels etwas merkwürdig an.
Beigaben (Kerma-Keramik) und die Bestattung der Frau In den Beschreibungen von Kat. 8, 10, 12 und 13 findet
beschrieben. Anhand der Analyse ihrer Ernährung scheint sie sich der Hinweis, dass ein gelber Firnis verwendet wurde;
zudem auch eine Vorliebe für nubisches Essen gehabt zu tatsächlich handelt es sich hier wahrscheinlich um einen
haben. Dieser Fund wirft in Hinsicht auf die Herkunft und bereits im Neuen Reich7) häufig verwendeten, farblosen
den sozialen Stand der Sargbesitzerin viele Fragen auf. Überzug aus Pistazienharz, der die empfindlichen Farben
Könnte es sich hier sogar um ein Mitglied der königlichen
Familie aus der Zweiten Zwischenzeit, vielleicht eine Prin-
zessin aus dem Reich von Kerma/Kusch, handeln? Leider 4
) Ausführlich van Walsem, 1-2.
wird nichts über den Zustand und die Dekoration des Sargin- 5
) Ein gutes Beispiel ist das Sargensemble der Sched-Chons (Musée
neren gesagt. d’art et d’histoire Genève Inv.Nr. 7363, 7363bis, 12454). Das Sargoberteil
Des Weiteren werden besprochen: war für einen Mann hergestellt worden, wurde dann aber für eine Frau
umgearbeitet. Deutlich wird dies auch an den Händen, die von Fäusten zu
flach liegenden Händen umgearbeitet wurden. A. Küffer und R. Siegmann,
Unter dem Schutz der Himmelsgöttin. Ägyptische Särge, Mumien und
2
) M. Gander, Die Farbigkeit der Schrift: Zur Verwendung und Bedeu- Masken in der Schweiz, Zürich 2007, 71-74, vgl. auch S. 78-92.
6
tung monochromer und polychromer Inschriften auf Särgen des Mittleren ) A. Niwinski, 21st Dynasty Coffins from Thebes. Chronological and
Reiches, in: SAK 22, 2005, 91-115. Typological Studies, Theben 5, Mainz 1988, 138 Nr. 182.
3 7
) G. Lapp, Typologie der Särge und Sargkammern von der 6. bis 13. ) M. Gander, Materialimitationen. Bemalte Gefäße aus Gräbern des
Dynastie, SAGA 7, Heidelberg 1993, 102-106. Der Sarg M38 ist unter den Neuen Reiches aus dem Ägyptischen Museum und Papyrussammlung Ber-
Belegen für die Sarginnenseiten bei Lapp nicht mit aufgeführt. lin, in: SAK 38, 2009, 88.

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251 BOEKBESPREKINGEN — FARAONISCH EGYPTE 252

schützen und ihre Leuchtkraft erhöhen sollte. Dieser Firnis – Sarg des Irthorru (A.1910.97),
verfärbte sich allerdings im Laufe der Jahrhunderte.8) – Sarg des Djedhir (?) (A.1907.692 und 692 A) und
Kapitel 4 „Simpler Style“ (S. 60-73, Kat.-Nr. 16-23) – Sarg einer Frau (A.1912.186 und 186 A).
umfasst die Särge bzw. Sargteile der späten Dritten Zwischen- Bei allen drei Särgen finden sich leider keine Bemerkun-
zeit, in der der Typus der „gelben Särge“ außer Gebrauch gen zur Dekoration der Sarginnenseiten.
gekommen war. Folgende Objekte werden beschrieben: Zudem werden beschrieben:
– zwei besonders gut erhaltene Fußteile mit der Darstellung – zwei Masken von Terrakottasärgen (Mann A.1911.372
des Apis-Stieres von Mumienkartonagen nicht identifizier- und Frau A.1911.373) aus Bubastis9,
ter Personen (A.1956.196 und A.1956.195), – Deckel eines Steinsarkophages des Paamunnesutawy
– Fragmente einer Mumienhülle (o. Nr.; leider auch keine (A.1908.288),
Abbildung und Maße), – innerer Sarg sowie Mumie mit Mumienmaske der Frau
– Mumienkartonage des Priesters Nehemsumut (A.1956.355), Paast (A.1910.89 und 89A, A.1910.89 B),
– äußerer Sarg einer Frau (A.1911.399.1 und 399.1 A), – Mumienmaske und -auflage eines Mannes (A. 1901.547.1
– Mumienkartonage einer Frau (A.1911.399.1 B), und 547.2),
– Sargmaske einer Frau (?) (A.1885.141) sowie – Mumienmaske eines Mannes (A.1902.306.29),
– Fußteil der Mumienkartonage eines Pamiu (A.1956.194) – Mumienauflagen (A.1902.306.30 und A.1907.346+A-C,
mit Darstellung des Apis-Stiers, welcher die Mumie auf ohne Abbildung),
seinem Rücken trägt. – Perlennetzauflage (A.1906.384),
Die Särge der 25. und 26. Dynastie sind Inhalt von Kapitel – Mumienauflagen und -maske (A.1912.157+A-B, ohne
5 „Diversity in Forms“ (S. 74-92, Kat.-Nr. 24-30). Die Ver- Abbildung und 157 C),
wendung von Kartonagehüllen kam außer Gebrauch, gleich- – Mumienmaske (A.1911.201.2),
zeitig zeichnet sich eine neue Entwicklung innerhalb der – Mumienauflagen (A.1911.201.4 und 201.4 A-B) sowie
Sargform und -dekoration ab, welche eine eindeutige – Kartonagen-Fußteil (A.1911.201.3).
Abgrenzung gegenüber den älteren Typen ermöglichen. Die Besonders interessant sind die Mumienmasken, die, sehr
inneren Särge, vor allem die Sargwannen, waren sehr flach sorgfältig gearbeitet, ganz typisch im ptolemäischen Stil
gearbeitet und umschlossen den einbalsamierten Körper, auf erscheinen. Prägnant sind die fein ausgearbeiteten und
den zudem ein häufig aufwendig gearbeitetes Perlennetz auf- gezeichneten Augen und Augenbrauen, das kleine den Mund
gelegt wurde. Vorgestellt werden zunächst: umspielende Lächeln sowie das Gesicht aus fein getriebenem
– Sargkopfteil eines Mannes (A.1956.193) und Blattgold.
– Sargdeckel einer Frau, Tetj (?) (A.1907.591). Dieser wird Das letzte Hauptkapitel 7 „Roman Rule“ (S. 120-146,
von der Autoren in die 25. oder frühe 26. Dynastie datiert, Kat.-Nr. 48-64) zeigt die unterschiedlichen Variationen der
doch ist der Dekorationsstil eher charakteristisch für die Bestattungskultur der römischen Zeit anhand von Särgen
25. Dynastie. Leider wird auch hier nichts zur Innendeko- sowie Mumienmasken und -porträts, beginnend mit dem
ration gesagt. Holzsarg des Oberaufsehers der Armee Calisiris (A.1956.351
Typisch für diese Zeit ist die aufwendige Dekoration der und 351 A). Des Weiteren werden Montsafs Baldachin in
inneren Särge, wie bei dem nächsten Beispiel, dem Sarg der Gestalt eines Schreins (A.1956.353), seine Mumienmaske
Hausdame Nesichonsupachered, zu sehen ist. Die einzelnen aus vergoldeter Kartonage (A.1956.191) und sein Haarkranz
Szenen sind ausführlich beschrieben und im Bild dokumen- (A.1956.192), der aus einem vergoldeten Kupferring mit gol-
tiert. Es folgt das von den Autoren in die späte 25. Dynastie denen Blättern besteht, vorgestellt. Der Baldachin ist im obe-
datierte Sargensemble des Amenhotepiyin (äußerer Sarg ren Grabbereich gefunden worden, der Grabherr wurde in
A.1869.33 und 33 A; innerer Sarg A.1869.33 B und 33 C). einem Steinsarkophag in einem tiefer gelegenen Raum beer-
Beide Särge haben ein aufwendiges Inschriften- und Deko- digt. Normalerweise wurde diese Art von Baldachin über
rationsprogramm. Beim äußeren Sarg ist die Innendekoration einem Mumienbett mit Bestattung aufgebaut; beide Ele-
der Wanne abgebildet, im Text finden sich aber keine Infor- mente sind als sogenanntes Baldachinbett aus Tuna el-
mationen zur inneren Dekoration. Die äußere Dekoration des Gebel10) belegt.
inneren Sarges ist ausführlich beschrieben, jedoch finden Es folgen:
sich keine Angaben zur inneren Gestaltung. – Mumie eines Mannes in kassettenförmiger Umwicklung
Außerdem werden die Sargdeckel der jeweils inneren mit vergoldeter Mumienmaske (A.1911.210.2),
Särge von Ptahirdis (A.1911.399.29) und Nechemsuchonsu – Sarg- oder Mumienmaske von Horion (A.1955.101),
(A.UC.96) behandelt. Bei Letzterem fällt auf, dass im Gegen- – vergoldete Mumienmaske eines Mannes (A.1911.275),
satz den bisher besprochenen Särgen die Totenbuchsprüche – Sarg- oder Mumienmaske einer Frau (A.1911.276),
ausführlich benannt werden und auch auf die Paläographie – Mumie eines Mannes mit Mumienporträt (A.1911.210.1),
der Inschriften eingegangen wird. – Mumienporträt einer Frau (A.1951.160),
Das folgende Kapitel 6 „The Late Period and the Ptole-
mies“ (S. 94-119, Kat.-Nr. 31-47) stellt u.a. Särge, Sarko-
9
phage und Masken unterschiedlicher Materialien aus der ) Siehe zu Tonsärgen aus Bubastis M. Gander, Pottery Coffins and
ägyptischen Spätzeit und der ptolemäischen Zeit vor: Ushabtis from Tell Basta, in: ASAE 83, 2009, 245-254 und dies., Pottery
Coffin Masks, in: M.I. Bakr, H. Brandl und F. Kalloniatis (Hrsg.), Egyptian
Antiquities from Kufur Nigm and Bubastis, Museums in the Nile Delta 1,
Berlin 2010, 126-131 [Kat.-Nr. 32].
8 10
) Siehe hierzu auch kurz in M. Loth, Thebanische Totenstelen der 3. ) M. Flossmann und A. Schütze, Neue Ergebnisse der Grabungen in
Zwischenzeit: Zu ihrer Produktion und Verwendung, in: K.A. Kothay (ed.), Tuna el-Gebel: Ein römerzeitliches Pyramidengrab und seine Ausstattung,
Art and Society: Ancient and Modern Contexts of Egyption Art: Proceeding in: Isched 2, 2008, 13-24. Zu den Mumienbetten siehe auch D. Kurth,
of the International Conference held at the Museum of Fine Arts, Budapest, Materialien zum Totenglauben im römerzeitlichen Ägypten, Hützel 2010,
13-15 May, budapest 2012, 217-233. - mit weiterführender Literatur. 113-194.

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253 BIBLIOTHECA ORIENTALIS LXIX N° 3-4, mei-augustus 2012 254

– zwei Gipssargmasken von Frauen (A.1906.350 und in deren Einführung angekündigt) sehr wenig Raum in dieser
A.1906.351), Publikation eingeräumt (Ausnahme Kat.-Nr. 30, S. 90f.). Das
– Mumie eines Mädchens mit Mumienmaske (A.1911.210.3), wäre aber wahrscheinlich nicht nur für den Ägyptologen eine
– Doppelsarg für zwei Jungen, Petamun und Penhorpabik Bereicherung gewesen. In vielen Fällen ist auch der bestat-
(A.1956.357 und 357 A), tete Körper noch erhalten – auch hier hätte man sich häufig
– Mumienporträt einer Frau (A.1902.70) sowie noch mehr Informationen gewünscht (Kat.-Nr. 12, 38, 52,
– Maske für eine Frau und Maske für einen Mann mit einem 56, 60).
Leinentuch (A.1956.1187 und A.1956.1188). Zusammenfassend sei hier jedoch betont, dass es sich bei
Bisher einzigartig ist der Doppelsarg für zwei kleine Jun- diesem Buch um eine ansprechende und gelungene Publika-
gen. Die mögliche Erklärung der beiden Autoren ist, dass tion handelt. Besonders hervorgehoben werden sollten die
beide Kinder denselben Vater hatten, aber unterschiedliche qualitativ hochwertigen (Ausnahme Kat.-Nr. 20) und durch-
Mütter. Die Mutter von Penhorpabik und er selber (20 weg farbigen Abbildungen, die Übersichtlichkeit der Objekt-
Monate alt) scheinen verstorben zu sein, worauf der Vater dokumentation, die sorgfältigen Beschreibungen, die typolo-
erneut heiratete; Petamun (12 Monat alt), das Kind der zwei- gischen Informationen sowie die Aussagen zur Fund- und
ten Frau, ist wahrscheinlich später auch gestorben. Die Halb- Erwerbungsgeschichte. Veröffentlicht wurden auch einige
brüder wurden auf diese ungewöhnliche Art und Weise zu besonders interessante Bestattungen, wie z.B. die der „Qurna
einem späteren Zeitpunkt gemeinsam bestattet. Queen“ und der Doppelsarg der Halbbrüder Petamun und
Das letzte Kapitel birgt einige sehr interessante Objekte, Penhorpabik.
die im Vergleich zu den vorhergehenden Objekten weniger Hilfreich sind auch die Angaben der verwendeten Materi-
ausführlich beschrieben sind. Bei der großen Anzahl an alien sowie – bei einigen Beispielen – die Hinweise auf die
besprochenen Mumienmasken und -porträts verwundert es, Herstellungstechnik. Die Abhandlungen sind kompetent und
dass eines der Standardwerke zu den ägyptischen Porträtmu- leserfreundlich geschrieben und somit nicht nur als Hand-
mien von Barbara Borg nicht zitiert wurde.11) buch für den Ägyptologen geeignet, sondern ebenso für den
Der Anhang enthält nur ein Objekt, die Steinmaske eines an Ägypten interessierten Laien nachvollziehbar.
mumienförmigen Sarges (A.1956.137), bei der sich die Erstmals wurde hier detailliert Auskunft über den bedeu-
Autoren bezüglich der Echtheit nicht sicher sind. tenden Bestand altägyptischer Särge in den National Muse-
Besonders erwähnens- und lobenswert sind die sich ums Scotland gegeben, von denen viele bisher unpubliziert
anschließenden drei Konkordanzlisten, welche ein schnelles waren. Dieses Desiderat wurde damit behoben und die vor-
Nachschlagen ermöglichen. Die dritte Liste erschließt sogar gestellten Objekte sind nun für die weitere wissenschaftliche
die Objekte, die früher dem National Museum of Antiquities Forschung verfügbar.
gehörten und sich nun in verschiedenen Sammlungen (wie Auch diese Neuerscheinung reiht sich damit in eine Anzahl
auch den National Museums Scottland) befinden bzw. zer- von Veröffentlichungen ein, in denen erfreulicherweise nicht
stört oder verschollen sind. Eine Chronologie Altägyptens, nur einzelne Särge dokumentiert, sondern die Gesamtbe-
eine umfangreiche Bibliographie, ein Glossar von Fachter- stände einzelner Museen dieser Objektgattung aufgearbeitet
mini und wichtigen hieroglyphischen Zeichen und Symbolen werden. Besonders der Zugang über die Erwerbsgeschichte
sowie ein besonders willkommener Index schließen dieses und den archäologischen Kontext scheint eine neue und
Buch ab. wichtige Tendenz innerhalb der Sargforschung der letzten
Neben den bereits in der Besprechung erwähnten Kritik- Jahre zu sein.12)
punkten sollen hier noch einige wenige zusätzliche Anmer-
kungen gemacht werden: Besonders fällt die Uneinheitlich- Berlin, April 2012-05-08 Manuela GANDER
keit bei den Maßangaben auf. Sehr häufig sind sie
unvollständig, manchmal ist nur ein Maß vorhanden (siehe
Kat.-Nr. 6, 7, 19, 24, 35, 40, 50, 52, 53, 54, 57, 58, 59, 62, KORTE AANKONDIGING
65), oftmals fehlt die Tiefe (siehe Kat.-Nr. 2, 5, 9, 11, 16, 17,
21, 22, 23, 39, 41, 44, 45, 47); daneben sind aber auch viele SCHMITZ, B. — „… ein wirklicher Fürst, mit starkem Wil-
Objekte mit auffällig detaillierten Angaben versehen. Dies len und voll Würde“. Die Geschichte eines ägyptischen
erweckt den Eindruck, dass nicht alle Objekte vor Ort bear- Prinzen: Hem-iunu in Giza und Hildesheim. (Hildeshei-
beitet und persönlich in Augenschein genommen und ausge- mer Ägyptologische Beiträge, Sonderband). Gerstenberg
messen wurden. Verlag, Hildesheim, 2010. (21 cm, XIII, 64). ISBN 978-
Neben den sehr ausführlichen Besprechungen der Bildsze- 3-8067-8740-5. / 15,90.
nen sowie deren Anordnung auf den Objekten hätte man sich
Ce premier «Sonderband» de la série Hildesheimer Ägyp-
zusätzlich die eine oder andere weitere Ansicht gewünscht.
tologische Beiträge constitue une excellente petite monogra-
Mehrfach fehlen Beschreibungen und Fotos der Sargseiten,
phie, très bien documentée et richement illustrée, sur une des
wodurch auch hier der Anschein entsteht, dass nicht alle
œuvres les plus célèbres de l’Ancien Empire, et aussi l’une
Ansichten gesehen wurden oder werden konnten. Falls dies
des plus connues du Roemer- und Pelizaeus-Museum: la sta-
der Fall wäre, würde man diesbezüglich eine Aussage erhof-
tue assise, grandeur nature, d’Hemiounou, neveu du roi
fen. Bei einigen Objekten, wie bei den „gelben Särgen“,
Khéops.
wären größere Abbildungen vorteilhaft gewesen, da hier die
Dekoration doch sehr detailliert ist. Leider wurde den auf
12
den Särgen befindlichen Texten (wie auch von den Autoren ) U.a. P. Müller und R. Siegmann, Schepenese. Die ägyptische Mumie
der Stiftsbibliothek St. Gallen, St. Gallen 1998; A. Küffer und R. Sieg-
mann, Unter dem Schutz der Himmelsgöttin; R. Germer, H. Kischkewitz
11
) B. Borg, „Der zierlichste Anblick der Welt…“. Ägyptische Porträt- und M. Lüning, Berliner Mumiengeschichten. Ergebnisse eines multidiszi-
mumien, Mainz 1998. plinären Forschungsprojektes, Berlin 2009.

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255 BOEKBESPREKINGEN — GRIEKS-ROMEINS EGYPTE 256

Après une brève introduction (chapitre 1) et un exposé sur


la descendance du prince Hemiounou, sa position dans la
famille des premiers rois de la 4e dynastie, sa place au sein
de l’État égyptien et sur l’architecture de sa tombe (chapitre
2), Bettina Schmitz a réservé une part importante de son livre
à l’histoire récente de la statue, depuis sa découverte (cha-
pitre 3) à Giza par Hermann Junker en mars 1912 – il y a
donc exactement un siècle! – jusqu’à son transfert et son
installation au musée d’Hildesheim deux mois plus tard (cha-
pitre 4), tout en traitant aussi des problèmes posés par la
restauration de l’œuvre, celle-ci ayant été brutalement
endommagée par des pilleurs de tombes. Ces 3e et 4e cha-
pitres sont particulièrement intéressants parce qu’ils sont en
majeure partie basés sur des documents inédits, comme le
journal de fouille de Junker, la correspondance du mécène
Wilhelm Pelizaeus et plusieurs autres pièces d’archives.
Dans le 5e chapitre l’A. décrit l’enthousiasme avec lequel la
statue fut accueillie à Hildesheim par la presse, par Pelizaeus
et par les savants de l’époque, alors que le chapitre 6 contient
des extraits d’ouvrages, parus ultérieurement, dans lesquels
l’oeuvre est décrite et commentée par quelques spécialistes
de l’histoire de l’art égyptien. Le 7e et dernier chapitre est
consacré à la signification de la tombe et de la figuration
d’Hemiounu en tant que «maison et image pour l’éternité».
En annexe figure la liste des objets issus de la fouille de la
tombe d’Hemiounou et conservés au musée d’Hildesheim.

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