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Introduction

Les femmes ont une place prépondérante dans nos sociétés, malheureusement, à travers l’Histoire, elles
ont été arbitrairement et injustement défavorisées sur divers aspects de la vie : éducation, travail,
politique… Aujourd’hui tout indique que le développement est impensable sans les femmes, leur
éducation est un donc un impératif. Voici quelques avantages de la scolarisation des filles.

I- les causes

Les filles dans le monde et en particulier dans les pays en développement continuent d’être discriminées
injustement en raison de leur sexe. Elles sont privées d’éducation parce qu’elles naissent « filles ». Les
freins à leur éducation sont multiples :

1- sociale

•Les traditions culturelles: Dans certaines sociétés, les filles sont considérées comme un fardeau pour la
famille. Leur éducation n’a donc aucune importance car leur destin est d’être mariées jeunes et de
s’occuper des tâches ménagères et des enfants.

•Les risques pour la santé: L’épuisement physique et moral dû au travail forcé, les douleurs récurrentes
dues à l’esclavage domestique, les grossesses précoces et infections sexuellement transmissibles suite
aux violences sexuelles, et les mutilations génitales féminines les empêchent d’avoir une scolarité
normale.

•Les mariages précoces et forcés: Chaque année dans le monde, 12 millions de filles sont mariées avant
l'âge de 18 ans. Ces filles sont généralement déscolarisées pour subvenir aux besoins de leur mari,
s’occuper des tâches ménagères et des enfants. Les mariages forcés maintiennent les filles dans un
statut inférieur à l’homme.

•Les grossesses précoces: Elles contraignent les adolescentes à quitter l’école. Elles sont la conséquence
des mariages précoces et forcés, des violences sexuelles et du non-accès à la contraception et à
l’avortement.

2- Économique

•La pauvreté: Les familles en situation d’extrême pauvreté ne peuvent subvenir aux frais de scolarité de
leurs enfants, et si elles le peuvent, elles font souvent le choix d’envoyer les garçons étudier.
•L’absence de certificat de naissance: Les filles sans identité juridique et sans certificat de naissance ne
peuvent pas s’inscrire à l’école, passer d’examens scolaires, obtenir des diplômes et ne peuvent pas
poursuivre leur éducation jusqu’au bout pour prétendre à un métier et sortir de la pauvreté.

•La traite et le travail infantile: La pauvreté amène souvent les parents à faire travailler leurs filles ou à
les vendre. Considérées comme une charge, ce sont les premières à être exploitées.

II- conséquences

La non-scolarisation des filles présente de graves conséquences sur la vie de chacune d’entre elles, mais
aussi sur le développement de leur communauté et de leur pays tout entier :

1- sur elle

•La non-scolarisation des filles les maintient dans un statut inférieur à celui des garçons. Une fille qui ne
va pas à l’école aura plus de mal à faire entendre sa voix. Marginalisée, elle ne pourra s’exprimer,
prendre les décisions qui concernent son corps et sa vie, voter, participer activement aux prises de
décision de la société dans laquelle elle vit et avoir un rôle en tant que citoyenne libre.

•La non-scolarisation des filles ne leur permet pas de sortir de la pauvreté. Cette situation risque de se
perpétuer à la génération suivante car une fille non-éduquée ne peut pas comprendre l’intérêt de
donner à ses enfants une éducation de qualité. Et pourtant ; chaque année passée par une fille sur les
bancs de l’école augmente son futur revenu de 10 à 20 %.

•La non-éducation des filles présente un risque important pour leur santé et celle de leurs enfants. Une
fille non scolarisée aura plus de difficultés à accéder et à suivre les recommandations et les conseils de
prévention et de soins pour elle-même et ses enfants. Un·e enfant né·e d’une mère qui sait lire a 50 %
de chances en plus de survivre après l’âge de 5 ans.

2- le devenir de la société

•La non-éducation des filles est un véritable manque pour le développement des pays. Une année de
scolarisation supplémentaire fait progresser le produit intérieur brut (PIB) annuel d’un pays de 0,37 %.
L’accès limité des filles à l’éducation et les obstacles à l’achèvement d’une scolarité de 12 ans coûtent
aux pays entre 15 000 et 30 000 milliards de dollars de perte de productivité et de revenus tout au long
de la vie, selon le rapport de la Banque mondiale du 11 juillet 2018.
•Aussi la scolarisation des filles est la condition du développement mondial. La privation d’instruction
enferme les filles puis l’adolescente et la femme qu’elles seront dans la vulnérabilité la plus extrême,
face à la maladie, au sida, aux violences sexuelles, aux mariages forcés, aux grossesses précoces et à la
pauvreté.

• Une femme non éduqué, c’est toute l’humanité car les femmes ont des potentiels incommensurables,
et, comme pour tout être humain, l’éducation permettrait de les faire éclore et de les mettre au profit
de l’humanité et donc leur non-scolarisation est une grande conséquence.

•La non-scolarisation des jeunes filles prive le monde d’une énorme ressource humaine. Instruites, les
femmes pourraient contribuer fortement au bien-être du monde, à la réduction de la mortalité, à la
promotion de l’éducation, à la lutte contre certaines maladies, à l’accroissement de l’économie, et cela
fortifierait la démocratie pour une société stable et juste.

•Une femme non-scolariée est plus exposé aux maladies: Les femmes qui ne vont pas à l’école ne
peuvent pas se prémunir contre les maladies et les infections sexuelles, elles ont du mal éviter les
grossesses non désirées. Selon les témoignages d’une sage-femme, les femmes scolarisées respectent
mieux les consignes pendant les grossesses, elles comprennent à quel point c’est important, ces femmes
sont moins touchées par la mortalité prénatale, néo-natale et maternelle. Les femmes instruites
deviennent plus rigoureuses pour la vaccination, leur sens de l’hygiène et de la bonne nutrition les
mettent à l’abris de nombreuses maladies (ainsi que les membres de leur famille car elles savent
comment les protéger). Elles font attention à la malnutrition qui touche 3,1 millions d’enfants de moins
de 5 ans.

• pas d’économie prospère sans les femmes car selon une analyse, les femmes effectuent plus 60% du
travail mondial et produisissent au moins 50% de la nourriture mondiale, pourtant elles ne perçoivent
que 10% des revenus! Aujourd’hui elles représentent 70% des plus pauvres du monde. En revanche,
quand les femmes savent lire et écrire, elles gèrent mieux leurs activités et arrivent à générer plus de
profit (que cela soit dans le commerce, l’agriculture, ou en entreprises…) L’école leur donne la latitude
d’entreprendre dans différents domaines, selon leurs prédilections.

• la démocratie est seulement à moitié consolidé sans les femmes. Les femmes non scolarisées ne
peuvent permettre de réduire les disparités qui existent entre les hommes et les femmes. Pourtant
Instruites, elles seront en mesure de prendre part aux élections et de faire des choix éclairés, elles
pourront aussi êtres candidates aux élections, proposer un programme, prendre part aux débats
politiques, à faire valoir leurs points de vue, à défendre leurs intérêts. Car elles forment une masse
d’électrices importante, et elles sont autant touchées que les hommes par les décisions politiques.

Consciencieuses et respectueuses de leurs droits et de leurs devoirs, elles participeront à la vie sociale et
politique, ainsi qu’à la bonne marche de la démocratie.

III- solution
1- gouvernement

L’éducation des enfants particulièrement est l’un des domaines d’action prioritaires de gouvernement.
Différents moyens sont mis en œuvre pour défendre le droit à l’éducation et la qualité des programmes
éducatifs :

•la construction d’écoles ;

•la sensibilisation des familles et des communautés ;

•la formation professionnelle des jeunes ;

•la construction de centres d’éducation spécialisés pour les enfants travailleurs.

Ajouté à tout ses propositions pour une meilleure qualité d'éducation des filles, le plan International
demande aux gouvernements de:

•Tenir leurs engagements en matière d’investissement dans l’éducation (20 % du budget national)

•Rendre les systèmes éducatifs réceptifs au genre (sensibles à l’égalité filles-garçons)

•Garantir le droit de tous les enfants à une éducation de qualité dans un environnement sûr

•Mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour éradiquer toutes les violences de genre qui freinent
l’accès et le maintien de tous les enfants et en particulier des filles à l’école.

2-parents

Plusieurs pays adoptent des politiques visant à engager davantage les parents dans l'éducation. Une
relation plus complexe est nécessaire: il faut un vrai partenariat afin que chacun apporte son expérience
et ses idées au profit d'une tâche commune. Il s'agit aussi d'apprendre l'un de l'autre.

Les différentes organisations (......) ainsi que plusieurs chercheurs insistent sur le fait que les
populations ainsi que les écoles peuvent produire plus d'efforts dans l'éducation des jeunes en
particulier les filles. Voici certaines de solutions des parents:

- Les populations doivent se voir reconnaître la primauté dans l'éducation de leurs enfants.

- Les parents doivent élever leurs enfants de manière responsable et de ne pas négliger leur éducation.

- Les populations doivent le droit de plein accès au système d'enseignement pour leurs enfants en
fonction de leurs besoins, de leurs capacités et de leurs mérites.

- Les populations doivent s'engager personnellement dans l'éducation scolaire dispensée à leurs enfants.
- Les populations doivent accéder à toutes les informations des institutions d'éducation relatives à leurs
enfants.

- Les populations communiquer aux écoles de leurs enfants toutes les informations utiles pour parvenir
à leur objectif commun d'éducation.

- Les populations doivent choisir pour leurs enfants l'enseignement qui correspond le mieux à leurs
convictions et aux valeurs qu'ils estiment primordiales dans l'éducation de leurs enfants.

- Les populations doivent choisir judicieusement et consciencieusement l'éducation donnée à leurs


enfants.

- Les populations doivent exercer une influence sur la politique mise en œuvre par l'école où ils ont
placé leurs enfants.

- Les populations doivent s'engager personnellement envers l'école où ils ont placé leurs enfants car elle
constitue un élément vital de leur communauté locale.

- Les populations et leurs associations doivent d'être activement consultés sur la politique des pouvoirs
publics en matière d'éducation.

- Les populations doivent désigner des associations représentatives et démocratiques pour représenter
leurs intérêts

Conclusion

Comme presque partout dans le Monde en particulier l'Afrique, la jeune fille n’avait aucun droit aux
études, elle était considérée comme un vaurien, qui n’avait rien à aider dans la famille. Mais elle était
préparée pour les travaux ménagers (faire la lessive, la cuisine…). Et la famille ne pourrait pas se soucier
de la scolariser. En effet, actuellement il est nécessaire de la scolariser. Car celle-ci est la future maman,
qui sera à la base de l’éducation familiale. Nous devons savoir qu’une nation bien éduquée, c’est celle
qui a des mamans instruites. Et nous constatons que, une fois qu’une fille a la chance d’étudier peut
faire les mêmes activités que le garçon. Il est tellement nécessaire de scolariser la jeune fille pour avoir
demain une nation bien instruite, très forte et capable de s’auto-développer. Le développement d’un
pays, dépend du niveau d’instruction de sa population. La problématique du non scolarisation de la fille
reste un obstacle qui persistent et nous disons encore que c’est un gap qui se fait sentir. Unissons nous
pour que les filles du monde en particulier ceux de l'Afrique aient l’accès à l’éducation pour son
développement futur.