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L’exercice de l’action publique

 Réaliser par :
 Saâdya TARICHTE
 Saadia DIDI

 Encadré par: Pr. Houda El Guennouni

 Année scolaire : 2017/2018

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Plan :

Introduction
Section 1 : l’action publique
a. la notion de l’action publique
b. distinction entre action publique et civile

Section 2 : l’exercice de l’action publique


a. la mise en mouvement de l’action publique
b. les limites et extinction de l’action publique

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Introduction :
 La procédure pénale a pour objet la règlementation du procès pénal.
Le cours de procédure pénale a pour objet de détermine l’organisation
et la compétence des juridictions répressives qui sont chargées de
statuer sur des procès répressifs.
La procédure pénale vise aussi à déterminer les règles qui doivent être
suivies et les formes à respecter pour la constatation et la poursuite des
infractions pour l’établissement de preuves, et le jugement du
délinquant à l’audience.
L'action publique trouve son fondement dans l'infraction, alors que
l'action civile le trouve dans le dommage causé à la victime par
l'infraction : il faut donc nécessairement un préjudice pour que l'action
civile existe..
L’action publique tend à la réparation d'un trouble social par
l'application d'une peine ; l'action civile tend à la réparation du
préjudice personnel (dommages et intérêts) causé à la victime d'une
infraction.
Dans cette exposé on va traiter l’exercice de l’action publique on
commerce par la notion de l’action publique et le déclenchement de
cette action on passant par les personnes chargés de mettre
mouvement l’action publique et aussi les moyens d’action publique on
termine par les limites et l’extinction de l’action publique.

Section 1 :l’action publique


a. la notion de l’action publique et la distinction entre
l’action civile
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L’action en justice en matière pénale va comporter deux aspects :
l’action publique et l’action civile.

Deux actions qui ont une même origine, l’infraction, mais des
objectifs différents, sanctionnée pour l’une (action publique) , réparée
pour l’autre (action civile).Par définition toute infraction est
génératrice d’un trouble social.Car quand il y a commission d’une
infraction il y a violation d’un interdit : un individu va passer outre
une incrimination par son passage à l’acte.Il y a donc transgression
d’un texte, dès lors il faut sanctionner, en effet toute procédure
d’enquête ou d’instruction n’aboutit pas à une condamnation. L’action
publique est l’action pour l’application des peines : c’est l’article 1er
du Code de procédure pénal.

Cette action peut être à l’origine d’une action civile, car une infraction
dans la quasi totalité des cas l’infraction causera un préjudice d’ordre
privé, il y aura des victimes.

Ce préjudice pourra être physique, patrimonial, moral.


L’action publique appartient à l'ÉTAT, qui représente LA SOCIÉTÉ à l'échelon
le plus élevé.
L’action publique a un caractère d'ordre public (c'est-à-dire d'intérêt général).
a. LES MOYENS MIS A DISPOSITION DU MINISTERE
PUBLIC POUR DECLENCHER L'ACTION PUBLIQUE.
Les principaux moyens correspondant aux procédés de saisine du
tribunal correctionnel et du tribunal de police. 

1 ) La citation directe. 
L'assignation devant le tribunal par exploit d'huissier. Elle n'est
possible qu'en matière de contraventions ou délits. Pour les crimes,
l'instruction est nécessaire. 

2 ) Procédure de comparution immédiate. 


En cas de flagrant délit, si le maximum de l'emprisonnement prévu par
la loi est compris entre 1 et 5 ans, le Procureur de la République peut
traduire le prévenu sur le champ devant le tribunal. Le prévenu est

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retenu jusqu'à  sa comparution qui doit avoir lieu le jour même. 
La comparution immédiate s'applique aussi à  d'autres cas. 
Article 395 du Code de procédure pénal : « si le maximum de
l'emprisonnement prévu par la loi est au moins égal à  2 ans sans
excéder 5 ans, le Procureur de la République lorsqu'il lui apparaît que
les charges retenues sont suffisantes et que l'affaire est en état d'être
jugée, il peut traduire le prévenu sur le champ devant le tribunal. 

3 ) La convocation par procès verbal.


Elle n'est possible qu'en matière de délit. Il s'agit d'une notification à 
comparaître devant le tribunal faite par procès - verbal remise au
prévenu et valant citation. 
Le PV est rédigé par un officier ou un agent de police judiciaire sur
instruction du procureur, le délai de comparution devant le tribunal est
compris entre 10 jours et deux mois. 

4 ) Le réquisitoire introductif d'instance.


Article 80 CPP : cet acte a pour effet d'ouvrir une information
judiciaire diligentée par le juge d'instruction. Le moyen n'est utilisée
que lorsque le parquet estime que l'affaire n'est pas en état d'être jugée
(auteur inconnu, complexité de l'affaire, nécessité d'une expertise). 
L'expertise judiciaire est obligatoire en matière de crime, facultative
pour les délits. 

Section 2 :l’exercice de l’action publique

Exercer l'action publique, c'est faire les actes nécessaires pour


obtenir le prononcé de la peine, c'est-à-dire diriger les poursuites
depuis l'acte initial jusqu'à la dernière phase du procès pénal qui
est le jugement définitif.
L'ensemble des magistrats chargés de la défense des droits de la
société lors d'une infraction constitue le ministère public
exceptionnellement , certains fonctionnaires désignés par la loi et
appartenant à certains ministères peuvent exercer l'action publique,
(par exemple : l'Office national des forêts ;l'Équipement ;)

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Par exercice, on entend la surveillance du procès pénal à  tous ses
stades, l'exercice de voies de recours et l'exécution du jugement. 

1. lA MISE EN MOUVEMENT DE L'ACTION PUBLIQUE


Le droit de mettre en mouvement l'action publique appartient :
– Aux magistrats du ministère public ;
– À la personne lésée, avec constitution de partie civile,
– À la chambre de l'instruction dans certains cas très particuliers
– Aux juridictions de jugement, pour les infractions commises
pendant les audiences.

Mettre en mouvement l'action publique, c'est prendre l'initiative de


l'acte initial qui consiste :
– pour le ministère public :
•à saisir le juge d'instruction par un réquisitoire introductif
•ou à assigner l'auteur de l'infraction devant le tribunal compétent
par :
- citation directe,
- avertissement suivi de comparution volontaire,
- convocation par procès-verbal,
- comparution immédiate ;
– pour la victime :
•à déposer plainte entre les mains :
- de la Police ou de la Gendarmerie, avec constitution de
partie civile, avec l'accord du procureur de la République
- du juge d'instruction, avec constitution de partie civile,

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•ou à citer directement l'auteur de l'infraction devant le tribunal.

2. les limites et extinction de l’action publique

les limites :

Les immunités judiciaires

Il faut pouvoir parler librement devant les tribunaux pour que


l’immunité s’applique, ainsi les propos tenus devant les tribunaux et
cours ne peuvent donner lieu à poursuite. On le retrouve à l’article 41
alinéa 4. Cette loi sur la presse, on y rajoute des alinéas et des
modifications très souvent.

Il y a quand même des conditions à remplir. Ca joue devant toutes les


juridictions : tribunaux et cours. Et ensuite l’immunité couvre tous les
propos non étrangers à la cause.

Cette immunité s’étend à toutes les parties au procès. Ca bénéficiera


même aux experts à conditions qu’ils ne débordent pas.

Cette immunité va s’étendre aux comptes rendus judiciaires. A


condition que le compte rendu soit fidèle et de bonne foi. Parfois
certains comptes rendus sont interdits : quand un mineur est jugé il ne
peut pas y avoir de compte rendu dans la presse.

A ces différentes situations que l’on vient de voir, on peut rajouter


maintenant l’immunité du défenseur des droits et ses adjoints, pour les
opinions qu’ils émettent ou les actes qu’ils accomplissent dans
l’exercice de leurs fonctions. C’est depuis la loi organique du 29 Mars
2011. 

Les immunités diplomatiques

Les représentants d’un état étranger ainsi que leurs familles et leurs
personnels bénéficient d’une immunité diplomatique qui s’étend à
tous les délits. Ca peut même s’appliquer à des actes commis en
dehors des fonctions.

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Les immunités familiales

Autrefois on dit qu’il faut préserver la paix des familles. On lave le


linge sale en famille.

Cependant on ne peut pas l’accepter toujours dans un état de droit, il


faut préserver la cohésion familiale, mais il ne faut pas que ca
permette que des actes soient effectués alors qu’ils doivent tomber
sous le coup de la loi pénale.

On va voir ici 2 aspects :

 Des immunités qui sont d’ordre patrimonial, touchant le


patrimoine de la famille, c’est ainsi qu’on va trouver des
immunités en matière d’atteinte aux biens. Dans la famille si des
vols se commettent, l’action publique ne pourra pas être mise en
route. C’est l’article 311-12 du code pénal qui parle de cette
possibilité d’immunité. En revanche il y a une limitation à cette
situation qui veut que le vol entre époux n’existe pas. Il y a eu un
rajout à cet article par la loi du 4 Avril 2006 relative à la lutte
contre les violences conjugales. Le rajout a pour objectif de
protéger les épouses de nationalité étrangère qui sont sur notre
sol, où l’homme peut séquestrer sa femme, la menacer. Ces
dispositions ne sont pas applicables lorsque le vol porte sur des
objets ou documents indispensables à la vie quotidienne de la
victime, tels que les documents d’identité relatifs au titre de
séjour ou de résidence d’un étranger ou des moyens de paiement.
 Des immunités d’ordre moral qui sont des immunités relatives
aux atteintes à l’ordre public. Normalement on a une obligation
social de dénoncer les infractions graves dont on est au courant
mais là on va considérer que le devoir de solidarité familiale va
priver sur celui de dénonciation des infractions. Ici les
immunités vont concerner des infractions qui consistent en des
entraves à la saisine de la justice, à l’exercice donc de la justice.
L’exemple type ici est la non dénonciation de crimes que l’on
trouve à l’article 434-1 du Code pénal. Quand on est au courant
d’un crime commis on doit le dénoncer, mais on reconnaît que
dénoncer l’un de ses proches est très difficile. Il y a une

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immunité assez large. En revanche si la victime est un mineur de
moins de 15 ans, il n’y a plus d’immunité qui tienne, on doit
dénoncer les faits.

Extinction de l’action publique :


 Cause :
L’article 4 du CPP que l’extinction de l’AP résulte de la mort de la personne poursuivie, la
prescription (crimes :15ans ,délit :4ans ,contraventions :1ans).

l’amnistie, la grâce, l’abrogation de la loi pénale, la chose irrévocablement jugée ,la


transaction et le retrait de la plainte lorsque celle-ci est une condition nécessaire à la
poursuite .

 Conséquences sur l’action civile :

L’extinction de l’action publique n’entraîne pas celle de l’action civile qui peut
valablement lui suivivre et sur laquelle la juridiction pénale peut statuer
lorsqu’elle en a été saisie préalablement à la survenance de l’événement extinctif
des poursuites