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Transformation du park

Grâce à la structure symétrique et équilibrée de la machine, la transformation de Park


permet le passage du système triphasé (a, b, c) au système biphasé à deux axes fictifs (d, q) en
quadrature
La transformée de Park qui est traditionnellement utilisée pour des signaux triphasés équilibrés est
valable pour toutes formes de signaux dans la mesure où la contrainte de somme nulle est vérifiée
[2] [3].

Figure : Représentation spatiale de la transformation triphasée / biphasée

De ce fait, il est donc possible de définir une matrice [P], permettant le passage des composantes
X abc du système triphasé aux composantes X dqo du système biphasé tournant à la même vitesse,
telle que :
2π 2π

[ ]
cosθ cos (θ−
) cos(θ + )
3 3
2 −sinθ −sin( θ− 2 π ) −sin(θ+ 2 π )
[P] = 3
√ 1 1
3
1
3

√2 √2 √2

θ : étant l'angle entre la phase a du stator et l’axe d du référentiel.


Les tensions, courants et flux dans le nouveau repère sont définis comme suit :

vd va id ia φd φa

[ ] [ ] [] [] [ ] [ ]
v q =[P] . v b
vo vc
; i q = [P] . i b
io ic
; φq = [P] . φb
φo φc

La matrice de transformation [P] peut s’obtenir à partir de deux transformations successives :

la première transforme l’enroulement triphasé en un enroulement équivalent bipolaire dans un


repère fixe ( α , β , O ) (figure 1.2). Elle est donnée par :

1 −0.5 −0.5

[
[ p1 ]=
0
1
√ 3 − √3

√ 2 √2
2
1
2
1
√2
]
la deuxième consiste en une rotation des axes du repère ( α , β ¿ d’un angle quelconque θ pour
donner le référentiel tournant. Elle est donnée par :

cosθ −sinθ
[
[ p2 ]= −sinθ cosθ ]
Équations de la machine biphasée équivalente :
Pour simplifier la représentation des équations électriques de la machine asynchrone, on a utilisé la
transformation de Park, permettant de rendre la matrice impédance indépendante de la variable θr
Les équations électriques et magnétiques donnent alors le système suivant :

dφds
v ds =R S . i ds +−ω a φ qs

{
dt

v qs=RS . iqs + qs + ωa φ ds
dt
dφdr
v dr =0=R r .i dr + −(ω a−ω r )φ qr
dt

v qr=0=Rr . i q r + qr +(ω a−ωr )φdr
dt

Dans cette équation apparaît une tension nulle au rotor correspondant au court-circuit des
enroulements.
et

φds= Ls i ds + Midr

{φqs =Ls i qs + Miqr


φdr =Lr idr + Mi ds
φqr =Lr iqr + Mi qs

en posant:

ω a= vitesse de rotation du référentiel
dt

d θr
ω r= p . Ω= p vitesse électrique de rotation du rotor
dt

Ls , Lr inductances propres cycliques du stator et du rotor respectivement

M: inductance mutuelle cyclique entre stator et rotor

3
M= 2 M sr

Équation du couple :
dΩ
J = C em−C r −f r Ω
dt
d’où
pM
C em= (φdr .i qs +φqr . i ds)
Lr
Définition des différents référentiels
Le référentiel est le système (d, q) associé à la rotation. Dans notre cas, nous allons adopter un seul
référentiel pour le rotor et le stator. Il existe trois possibilités de référentiels dans la pratique :

- Référentiel fixe par rapport au stator : il se traduit par la condition: ω a=0

dφ ds
v ds=R S . i ds +

{
dt
dφ qs
v qs =RS . i qs+
dt

v dr =0=R r .i dr + dr −ωr φ qr
dt
dφqr
v qr =0=R r .i qr + +ω r φdr
dt

Le référentiel fixe est intéressant lorsqu’on veut étudier la variation de la fréquence d’alimentation,
associée ou non à la variation de la vitesse de rotation.

- Référentiel fixe par rapport au rotor : il correspond aux transformations des grandeurs de la
machine dans un référentiel tournant à la vitesse synchrone, c.-à-d :ω a=ω r

dφ ds
v ds =R S . i ds+ −ωr φ qs

{
dt

v qs =R S .i qs + qs + ωr φ ds
dt

0=R r .i dr + dr
dt

0=Rr .i qr + qr
dt

Ce référentiel est particulièrement avantageux dans l’étude des régimes transitoires où la vitesse de
rotation du rotor est considérée comme constante, par exemple pour l’étude des contraintes
résultant d’un court-circuit.

- Référentiel fixe par rapport au champ tournant : la condition qui régit ce cas est : ω a=ω s

dφ ds
v ds=R S . i ds + −ω s φqs

{
dt

v qs=R S . i qs + qs +ω s φds
dt

0=R r .i dr + dr −(ω s−ω r ) φqr
dt
dφqr
0=R r .i qr + +( ω s−ω r) φ dr
dt
C'est le seul référentiel qui n'introduit pas de simplification dans les équations de la machine. Il est
utilisé dans les problèmes d'alimentation des machines asynchrones par convertisseur statique de
fréquence, et lorsqu'on veut étudier la fonction de transfert du moteur par rapport à de petites
variations de la vitesse autour d'un régime donné.

Le choix se fait en fonction du problème étudié. Parmi les relations que nous venons de présenter,
les seules qui soient affectées par le choix du référentiel sont les équations (1.8). Le glissement de la
ω s−ω r
machine (g= ) est faible dans les conditions réelles de fonctionnement donc
ωs

(ω s ≈ ω r =ω).