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Chapitre I : Généralités sur la distribution d’électricité 2020

I. Réseaux de distribution Structure et planification


La fonction générale d’un réseau électrique est d’acheminer l’énergie électrique des
centres de production jusque chez les consommateurs et, l’électricité n’étant pas directement
stockable, d’assurer la liaison à tout instant dans l’équilibre production-consommation.
De plus, le réseau a un rôle de transformation, puisqu’il doit permettre de livrer aux
utilisateurs un bien de consommation adapté à leurs besoins, le produit électricité,
caractérisé par :
— une puissance disponible, fonction des besoins quantitatifs du client ;
— une tension fixée, fonction de cette puissance et du type de clientèle ;
— une qualité traduisant la capacité à respecter les valeurs et la forme prévues de ces deux
paramètres et à les maintenir dans le temps.

I.1Notion de distributeur
La directive européenne 96/92/CE concernant le marché intérieur de l’électricité a
défini de façon officielle la mission du distributeur d’électricité en distinguant
formellement :
— le producteur ;
— le gestionnaire de réseau de transport ;
— le gestionnaire de réseau de distribution ;
— le fournisseur et vendeur d’électricité.
On trouve ainsi précisé le rôle du gestionnaire du réseau de distribution, que l’on
assimile au distributeur ou encore à l’opérateur de réseau, même si la frontière entre réseau de
transport et réseau de distribution n’est pas définie en niveau de tension. Ces définitions ont le
mérite de donner aux mots un sens plus universel et moins dépendant de l’organisation de
telle ou telle compagnie.
Pour la France, la loi n° 2000-108 du 10 février 2000 relative à la modernisation et au
développement du service public de l’électricité a repris ces principes et les a appliqués au
modèle français (cf. encadré).
- Le gestionnaire de réseau de distribution (que nous assimilerons au distributeur) et qui
sera communément appelé GRD est donc l’entité qui a en charge :
— de développer les réseaux (c’est-à-dire de les concevoir et de les réaliser) ;
— d’exploiter les ouvrages (c’est-à-dire de les conduire et d’en assurer l’accès, la surveillance
et la sécurité) ;

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— d’entretenir les réseaux. À ces missions traditionnelles, s’ajoutent de façon plus précise de
nouvelles missions induites par l’ouverture des marchés :
— facturation des services de transport sur le réseau de distribution ;
— règlements financiers liés aux ajustements entre offre et demande ;
— gestion de la production injectée sur le réseau de distribution ;
— gestion de l’accès au réseau de distribution.
Cependant, l’organisation d’ensemble du système électrique français dans son nouveau cadre
réglementaire n’étant pas encore stabilisée, il est un peu prématuré d’en décrire le
fonctionnement aujourd’hui. Il importe cependant de ne pas les oublier.

I.2 Principales problématiques du distributeur


Le distributeur se doit de fournir le service de transport de l’électricité sur les réseaux
de distribution au meilleur niveau de qualité et au meilleur coût dans les conditions de sécurité
optimales. En effet, ce sont les réseaux de distribution qui sont à l’origine d’une part
essentielle de la qualité effectivement reçue par l’usager aux bornes de son alimentation. En
outre, la part HTA et BT des réseaux représente une partie importante du coût total des
infrastructures nécessaires à la desserte d’un client. Les réseaux étant présents en de
nombreux points du domaine public, la sécurité vis-à-vis des tiers est un élément clé du
système.
Enfin, les préoccupations d’environnement constituent aujourd’hui un enjeu croissant :
le système électrique de distribution, au-delà de son efficacité, doit être discret, ne pas générer
de déchets polluants et, de façon générale, préserver le cadre de vie.

I.3 Développement des réseaux


Les réseaux doivent se développer pour trois raisons essentielles :
— Assurer la desserte des nouveaux clients ou le raccordement des nouveaux producteurs
connectés sur le réseau de distribution ;
— Renforcer le réseau pour tenir compte de l’augmentation des charges déjà existantes sur le
réseau ;
— Améliorer la qualité de la fourniture en fonction des attentes des clients, à la fois en
réduisant les coupures longues, mais aussi les imperfections de l’onde de tension.
Pour cela, le distributeur doit pouvoir prévoir l’évolution de la demande, établir une
relation entre la consistance des ouvrages et le niveau de qualité délivrée.

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Les contraintes auxquelles ils doivent faire face sont :


— les intensités de courant excessives dans les ouvrages à la suite de surcharges, provoquant
des échauffements trop importants ;
— les chutes de tension trop importantes sur des réseaux trop longs ou trop chargés, gênant
les clients raccordés notamment en extrémité de réseau ;
— des temps de coupure excessifs sur des réseaux très vétustes ou trop longs, infligeant aux
clients des interruptions préjudiciables à leur confort et au fonctionnement normal des
installations industrielles.
Pour développer le réseau, le distributeur dispose des moyens suivants :
— créer de nouveaux réseaux : cela augmente la capacité, réduit les chutes de tension ;
— renforcer des réseaux existants : cela augmente également la capacité et réduit les chutes
de tension ;
— renouveler des réseaux vétustes, ce qui diminue la fréquence des pannes ;
— augmenter l’automatisation du réseau (installation d’appareils commandés à distance), ce
qui permet de réduire les temps de coupure.
Pour mener à bien tous ces travaux, le distributeur doit prendre en compte les contraintes
environnementales qui vont conduire à développer en priorité le réseau souterrain.
Actuellement, EDF construit 90 % des réseaux HTA neufs en souterrain et 66 % des
réseaux BT en souterrain ou en technique de pose sur façade.
L’évolution actuelle des réseaux est caractérisée par un taux d’accroissement des charges
assez limité, mais un renforcement des exigences de qualité.

I.4 Exploitation des réseaux


L’exploitation des réseaux consiste à réaliser les opérations permettant de donner la
meilleure qualité de fourniture au client à partir d’un réseau existant. On y trouve les actes de
conduite, d’exploitation proprement dite, les actes d’entretien.
- La conduite consiste à réaliser les manœuvres sur le réseau pour assurer l’écoulement
optimal des flux d’énergie ou pour rétablir les transits lorsqu’une défaillance d’un tronçon le
rend indisponible. La conduite du réseau prend le relais des automatismes lorsque ceux-ci ont
effectué automatiquement les manœuvres de réalimentation prévues. Elle comporte des
actions effectuées à distance par des télécommandes, puis des actions effectuées sur site. Le
système de téléconduite joue un rôle important dans la performance de la conduite.

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- L’exploitation proprement dite concerne tous les actes liés à l’accès au réseau : travail sur
les réseaux sous tension ou hors tension, protection des personnes travaillant à proximité des
réseaux. Elle inclut la surveillance des ouvrages en vue de garantir la sécurité des tiers.
-L’entretien des réseaux comprend toutes les actions visant à conserver ou à redonner au
réseau le niveau correspondant à celui qu’il avait lors de sa mise en service.
L’entretien peut donc concerner des travaux usuels périodiques et légers (surveillance de
batterie), mais aussi des travaux plus lourds de rénovation partielle sans changement des
caractéristiques.

I.5 Principes fondamentaux retenus pour la distribution


Les réseaux de distribution obéissent à certaines règles générales.
 Les réseaux sont arborescents, non maillés. Cela signifie que tout point desservi n’est, à
chaque instant, alimenté que par un chemin électrique, venant d’un poste source, passant
successivement dans un réseau HTA, dans un poste HTA/BT puis dans un réseau BT.
 Les postes sources disposent en général de deux alimentations et d’un transformateur de
secours pour faire face à la panne d’un des éléments d’alimentation. C’est le principe dit « du
N – 1 » qui prévoit que les clients doivent rester normalement desservis en cas de panne d’un
élément de réseau.
 Le réseau HTA est bouclable lorsqu’il est construit en souterrain ou dans les zones de forte
densité, de façon à permettre la réalimentation des clients en cas de panne d’un des tronçons
d’alimentation normale. Le niveau de tension en moyenne tension résulte de la densité de
desserte. Il peut varier entre 6 et 36 kV.
 Le réseau BT est simplement arborescent, la réalimentation en cas de défaut ne se faisant en
général que par réparation du tronçon en panne ou par l’installation d’un moyen de production
de secours ou d’une alimentation provisoire de secours. Des réseaux bouclés sont cependant
construits dans les zones de forte densité.
La tension de distribution en BT est maintenant définie par une norme européenne EN 50160
(Caractéristique de la tension fournie par les réseaux publics de distribution) permettant
d’uniformiser les choix au niveau européen. La valeur de 230 V a été retenue. Elle est
effective en France depuis 1996.

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Figure 1. Différentes topologies des réseaux électriques (a)Réseau maillé, (b) Réseau bouclé, (c)Réseau radiale, (d) Réseau
arborescent

I.6 Structure générale d’un réseau hiérarchisation par niveau de tension


Dans les pays dotés d’un système électrique élaboré, le réseau est structuré en
plusieurs niveaux, assurant des fonctions spécifiques propres, et caractérisés par des tensions
adaptées à ces fonctions.
- Les réseaux de transport à très haute tension (THT) transportent l’énergie des gros centres
de production vers les régions consommatrices (de 150 à 800 kV, en France 400 et 225 kV).
Ces réseaux sont souvent interconnectés, réalisant la mise en commun de l’ensemble des
moyens de production à disposition de tous les consommateurs.
-Les réseaux de répartition à haute tension (HT) assurent, à l’échelle régionale, la desserte
des points de livraison à la distribution
(de 30 à 150 kV, en France 90 et 63 kV).
- Les réseaux de distribution sont les réseaux d’alimentation de l’ensemble de la clientèle, à
l’exception de quelques gros clients industriels alimentés directement par les réseaux THT et
HT. On distingue deux sous-niveaux :
— les réseaux à moyenne tension (MT) : 3 à 33 kV ;
— les réseaux à basse tension (BT) : 110 à 600 V.
Dans la suite de cet article, on se référera à cette classification des tensions,
couramment utilisée. Néanmoins, il convient de signaler que la récente publication UTE C 18-
510 relative à la sécurité sur les ouvrages électriques, applicable en France depuis janvier
1989, définit de nouveaux domaines de tension. En courant alternatif, ces domaines sont :
— domaine haute tension (HT) :
• HTB ........................................................... Un > 50 000
• HTA........................................................1 000 < 50 000
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— domaine basse tension (BT)


• BTB...........................................................500 < 1 000
• BTA.............................................................50 < 500
• domaine très basse tension (TBT)................... 50 avec Un tension nominale (valeur efficace
en volts).
Il est à noter que les choix des différents niveaux de tension résultent directement de
l’optimisation des volumes d’ouvrages au regard de la fonction à assurer, les tensions les plus
élevées étant les plus adaptées au transport de quantités d’énergie importantes sur de longues
distances.
En pratique, les valeurs de tensions standards pour chaque niveau en Algérie sont 220
kV en transport, 60 kV et 30 kV en répartition et distribution MT et 400 V en distribution BT.

Figure 2. Organisation du réseau électrique (différents niveau de tension)

Postes du réseau: les nœuds qui relient les différentes lignes, on y place les dispositifs
de protection, de coupure, de mesure, les transformateurs. La partie centrale d’un poste est
composée de jeu de barres qui sont des barres conductrices de grande section à lesquelles on
connecte les lignes et les transformateurs.
- Poste de départ: installés dans les centrales électriques.

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- Poste d’interconnexion: ils relient les lignes du réseau de transport et


d’interconnexion. La puissance dans ce poste peut transiter dans plusieurs sens.
- Poste de distribution: ils relient des réseaux de répartition aux réseaux de
distribution. La puissance transite toujours dans le même sens (du réseau de répartition à celui
de distribution).
- Les composantes de base du réseau de distribution sont :
- générateurs, transformateurs, les lignes de transmission, les protections (disjoncteur,
sectionneur,…) les charges.
L’interconnexion entre elles peut se faire par un diagramme unifilaire. Les circuits équivalents
des composantes sont représentés dans un diagramme appelé diagrammes des impédances.

I.6.1 Choix de la basse tension


La tension de distribution BT est bien évidemment liée aux standards des appareils
d’utilisation chez la clientèle.
- Historiquement, la tension de 110 V est celle qui a été utilisée la première. La tendance en
Europe, après la Seconde Guerre mondiale, a été une généralisation de la tension 220 V.
- En France, vers 1950, une première décision n’a retenu que deux systèmes de tensions :
127/220 V et 220/380 V (dénommés respectivement B1 et B2 et choisis dans le rapport pour
permettre d’alimenter les clients à 220 V soit entre phases sur les réseaux B1, soit entre phase
et neutre sur les réseaux B2). En 1956, fut décidée la normalisation et la généralisation de la
seule tension 220/380 V.
Aujourd’hui, le passage des réseaux B1 à B2 a été effectué sur la quasi-totalité du
territoire, permettant du reste d’augmenter la capacité de desserte des anciens réseaux B1. À
la suite des recommandations de la CEI, un arrêté ministériel de 1986 demande qu’une
nouvelle tension BT normalisée (230/400 V, avec une fourchette de + 6 % à – 10 %) soit mise
en œuvre dans les 10 ans qui suivent. Cette normalisation conduira la France à une révision
d’ensemble du plan de tensions à respecter avant 1996.

I.6.2 Distributions triphasée et monophasée


Les systèmes de distribution BT les plus couramment employés au Canada sont:
- Les systèmes monophasés à 120 V à 2 fils ou à 120/240 V à 3 fils.
-Les systèmes triphasés à 600V à 3 fils, à 600/347 V à 4 fils ou à 208/120V à 4 fils.
Au monde: Les réseaux triphasés à 380/220 V(50 Hz)sont très répandus.
 Système monophasé 120 V à 2 fils:

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Ce système présente l’avantage de la simplicité. On l’emploie seulement pour de faibles


charges d’éclairage et d’autres petits appareils à basses consommation.
 Système monophasé 120/240 V à 3fils:
Celui-ci est utilisé afin de diminuer l’intensité du courant et, par suit, la section des
conducteurs, et augmenter la tension (240V).
L’avantage de ce système est:
- De limiter la tension entre une ligne sous tension et la terre à une valeur qui n’est pas
trop dangereuse;
- De permettre simultanément l’alimentation de charges d’éclairage en 120 V et de charges de
chauffage en 240 V. ( les petits moteurs de puissance, les appareils électroménagers sont
alimentés en 120V. Les cuisinières électriques et chauffe-eau sont alimentés à 240V.

Figure 3. Distribution monophasé à 3 fils 120/ 240 V

 Système de distribution triphasé à 4 fils 120/208 V


Ce système est employé dans les immeubles commerciaux, car il donne une source
triphasée de ligne assez élevée pour l’alimentation de moteurs triphasés (3 phases de 120V à
neutre).

Figure 4. Distribution monophasé triphasé à 4 fils 120/208 V

 Système de distribution triphasé à 3 fils 600 V

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Ce type de distribution est très courant pour l’alimentation des installations de force motrice.
(Afin de ne pas gêner les installations d’éclairage).

Figure 5. Distribution monophasé triphasé à 3 fils 600 V

 Système de distribution triphasé à 4 fils 347/600 V

Ce type est utilisé dans les grands immeubles et les centres industriels et commerciaux,
car elle permet l’alimentation de la force motrice à 600V et des lampes fluorescentes à 347 V.

I.6.3 Choix du système et de la fréquence


Historiquement, et notamment dans beaucoup de grandes villes des pays industrialisés,
c’était le courant continu qui était utilisé dans les premiers réseaux de distribution.
L’évolution technologique des moyens de production, la faculté d’adapter les tensions
aux puissances au moyen de transformateurs, l’avantage que procure le passage par zéro du
courant pour couper celui-ci dans les disjoncteurs ont conduit depuis longtemps déjà à utiliser
le courant alternatif dans les réseaux de distribution, et cela de manière quasi universelle.
- Par le passé, des fréquences diverses ont été utilisées à travers le monde. Actuellement, il
n’en reste que deux : 50 Hz, notamment en Europe, et 60 Hz, principalement en Amérique du
Nord.
Notons qu’une valeur commune de la fréquence a l’avantage capital de permettre une
interconnexion internationale des réseaux de transport, ce qui est effectivement largement le
cas en Europe.

I.7 Régimes de neutre BT

Le réseau dispose d’un système de protection qui est étroitement dépendant du


régime de neutre retenu. Aujourd’hui, le régime de neutre des réseaux HTA est dit « à neutre
impédant » et doit évoluer dans les prochaines années vers un système de neutre compensé.

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Dans un système triphasé, il y a trois tensions simples mesurées par rapport à un point
commun dit ’point neutre’, dont le potentiel est normalement nul. Ce point neutre est
d’habitude le point commun entre trois enroulements montés en étoile, et il peut être sorti ou
non, distribué ou non. En général, le neutre est toujours distribué en basse tension, mais
rarement en moyenne tension.

 Analyse des différents régimes du neutre


Selon la valeur et la nature de l’impédance Z NT , on peut distinguer cinq types de mise à la
terre du neutre :
1. Neutre isolé ou fortement impédant, (ZNT = ∞ ) ;
2. Neutre directement mis à la terre, (ZNT = 0) ;
3. Neutre mis à terre à travers une résistance, (ZNT = R) ;
4. Neutre mis à la terre à travers une réactance inductive (inductance) ( ZNT = jLw) ;
5. Neutre mis à la terre à travers une inductance accordée.

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3) Neutre mis à terre à travers une résistance

Le point neutre peut être relié ou non à la terre. On parle alors de régime du neutre.
La mise à la terre du neutre est souvent réalisée au niveau des postes. En plus de l’architecture
du réseau, le régime du neutre est un facteur déterminant pour la sécurité d’alimentation
(continuité de service), la protection du réseau et le personnel.

 Schéma de liaison à la terre en basse tension


- Schéma TT: Le premier "T" indique que le neutre de l'installation est relié à la terre côté
générateur et le deuxième "T" indique que les masses (carcasses métalliques) sont reliées à la
terre.

Avantage du schéma TT:


- Ne pas mettre sous tension les masses en cas de coupure du neutre du réseau.
- il est toutefois facile d’éliminer les défauts d’isolement des appareils d’utilisation des
abonnés, en installant, en tête du branchement, un disjoncteur différentiel à moyenne
sensibilité, par exemple 0,5 A, qui permet d’éviter les risques de montée en tension
dangereuse des masses avec des prises de terre de résistance allant jusqu’à 50 ou 100 Ω.
- Le schéma TN  : la première lettre "T" indique que le neutre de l'installation est relié à la
terre côté générateur et le "N" indique que les masses (carcasses métalliques) sont reliées au
neutre.

Avantage de ce schéma :
- D’obtenir une plus faible valeur de la résistance de terre grâce à l’interconnexion de la prise
de terre du poste avec celles des abonnés, par l’intermédiaire du neutre.
- Cela limite les surtensions dues à l’écoulement de courants de défaut à la terre, mais en
revanche, en cas de coupure du neutre, les masses sont portées à une tension plus ou moins
élevée, fonction de la répartition des charges sur les trois phases du réseau.

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Schéma IT: La première lettre "I" indique que le neutre de l'installation est isolé de la terre
(donc pas de connexion) côté générateur et le "T" indique que les masses (carcasses
métalliques) sont reliées à la terre.
Avantage de ce schéma :
- L’impédance de la boucle en défaut est infinie, donc le courant de défaut est nul. La tension
de contact est par conséquent nulle aussi.
- En conclusion, ce type de schéma n’est pas dangereux en cas de contact indirect (pour un
premier défaut seulement !).
Si le neutre est isolé par une résistance, alors le courant de défaut est limité par cette
résistance ce qui va réduire les tensions de contact.

- Comparaison entre les différents régimes du neutre

Tableau 1. Comparaison entre les différents régimes du neutre

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 Points à retenir
Pour le régime du neutre, on doit retenir les points suivants :

1. Le neutre du réseau peut être mis à la terre ou isolé. La mise à la terre peut être directe,
à travers une résistance ou une inductance. Dans le cas d’un réseau dont le point
neutre n’est pas accessible, il est possible d’en créer un artificiellement si nécessaire ;
2. Parmi ces régimes, il n’y a aucun qui fait l’unanimité sur tous les aspects techniques
et économiques : Chaque type de régime a des avantage et des inconvénients, et par
conséquents le choix dépendra des exigences d’exploitation (continuité de service,
protection des personnes, protections des équipements) ;
3. Dans les installations domestiques ou industrielles, on parle plutôt de schémas de
liaison à la terre ; Pour ces installations, le choix du neutre est dicté en premier par
l’exigence de protection des personnes qui sont en contact permanent avec les
équipements.

I.8 Contrôle-commande associé aux réseaux

Pour un fonctionnement fiable du réseau électrique, des protections sont nécessaires


aux différents niveaux. Le rôle d’une protection est de déconnecter (isoler) un équipement ou
une partie du réseau qui se trouve en défaut, afin de protéger les équipements et le personnel
opérateur. Ce rôle consiste aussi, à éviter la propagation d’un défaut à d’autres parties du
réseau qui ne sont pas en défaut. A noter enfin que la protection d’un réseau est fortement liée
à son régime du neutre.

I.8.1 Analyse des défauts affectant les réseaux BT


 Définition du Défaut
Un défaut peut être défini comme un évènement qui provoque une violation des limites
d’un équipement ou d’une partie du réseau électrique, par rapport aux niveaux de tension, de
courant, de puissance, ou d’isolation. Un défaut est caractérisé par son amplitude et sa durée.
Dans le cas général, plus la durée d’un défaut est longue, plus les dommages sur les
équipements augmentent.
Les défauts peuvent être engendrés par:
- phénomènes externes au réseau (climat),
- défaillances des équipements (suite à des surcharges excessives et répétées)
-vieillissement de l’isolation

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Les défauts qui survient le plus dans un réseau électriques sont des violations de
l’isolement des phases entre elles ou à la terre.

 Particularités des défauts BT


Les réseaux BT, tant aériens que souterrains, et les transformateurs MT/BT sont le
siège de défauts qui peuvent s’analyser comme suit.
- Courts-circuits : Ce sont les courts-circuits entre phases et entre phase et neutre dont les
intensités de courant sont liées à la puissance de court-circuit du lieu de défaut considéré ; leur
élimination doit être rapide pour éviter une détérioration des éléments du réseau par effets
Joule ou électrodynamique.
- Défauts à la terre  : Ce type de défaut, qui entraîne généralement un faible courant
homopolaire, peut, dans certains cas, exister et ne pas être détecté, notamment en cas de
résistance de terre élevée. Le courant de défaut est limité par la résistance de la mise à la terre
du neutre du réseau BT et par les impédances directe et homopolaire du transformateur et du
réseau. La fréquence de ces défauts est faible dans le cas des réseaux torsadés, où le neutre BT
sert de porteur, et des câbles BT, où le neutre sert d’écran aux autres phases. Chez les clients
BT, si les masses ne sont pas reliées au neutre BT, le court-circuit entre phase et masse fait
circuler un courant dans la terre du client. Si le potentiel de cette terre monte à une valeur
dangereuse, un dispositif de protection (disjoncteur différentiel) doit provoquer le
déclenchement de l’installation. Une résistance de terre trop élevée pour l’installation du
client peut avoir pour conséquence une montée en potentiel de la terre dépassant cette valeur
et ne s’accompagnant pas toujours d’un déclenchement du disjoncteur différentiel.
- Rupture du conducteur de neutre : En cas de rupture du conducteur de neutre du réseau
BT, le potentiel du neutre en aval du défaut n’est plus lié à celui du neutre du transformateur
MT/BT que par les résistances de terre RN du neutre BT (figure 6).

Figure 6. Rupture du conducteur de neutre

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Tant que le réseau aval est équilibré, il n’y a pas de manifestations. Mais en cas de
déséquilibre des charges, les tensions entre phase et neutre évoluent de la façon suivante :
— pour la phase la moins chargée, la tension est supérieure à la tension assignée et, au fur et à
mesure que la charge continue à diminuer (à cause de la destruction progressive des
matériels), la contrainte augmente et cela jusqu’à épuisement du matériel raccordé sur cette
phase ;
— pour les autres phases, la tension décroît progressivement.

 Parties à protéger dans le réseau électrique


Les composants essentiels qu’il faut protéger dans un réseau électrique sont les
générateurs, les transformateurs, les lignes, les jeux de barres, et les charges. La protection
dédiée à un de ces composants peut être différente et spécifique. Exemple, la protection d’une
ligne est différente de la protection d’un générateur.
Si un défaut survient sur l’une des parties délimitées, alors elle doit être immédiatement
isolée.

Figure 7. Différentes parties à protéger dans le réseau électrique

I.8.2 Plan de protection des réseaux BT


Le plan de protection est un compromis entre les objectifs de sensibilité, de rapidité et
de fiabilité. Outre un bon fonctionnement en régime normal, il doit permettre la sécurité des
personnes et des biens, n’éliminer que la partie en défaut et assurer la continuité de service de
la partie en amont du dispositif de protection. Généralement, le plan de protection BT inclut,
les protections de surcharge. En effet, il y a peu de capteurs sur les réseaux BT pour informer
l’exploitant. Les plans de protection dépendent de la réglementation, de la technologie des

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réseaux et du régime de neutre. À titre d’exemple, on décrit ci-après le plan de protection des
réseaux.
- Réglementation  : Les distributions triphasées doivent comporter un conducteur neutre relié
à un point neutre et mis directement à la terre. Le conducteur neutre des lignes aériennes doit
être mis à la terre régulièrement le long de la ligne. La mise en œuvre de disjoncteurs
différentiels, pour détecter les défauts d’isolement chez les clients. Leurs seuils de
fonctionnement sont choisis de telle sorte que, pour les défauts résistants entraînant des
courants à la terre insuffisants pour provoquer le déclenchement, la tension appliquée alors en
permanence sur les masses ne dépasse pas une valeur de 50 V.
- Technologie des réseaux : 84 % des réseaux BT français sont aériens ; la moitié de ces
ouvrages est constituée par des câbles torsadés qui remplacent progressivement (2 % par an)
les conducteurs nus. Les défauts à la terre sont difficiles à détecter. Ces défauts sont dus
principalement à la rupture de conducteurs nus et sont donc en régression.
- Régime de neutre : Du fait de la distribution du neutre BT et de sa mise à la terre tout le
long des réseaux, les incidents se traduisent généralement par des défauts entre phase et
neutre.
Les courants de défaut ne sont limités que par l’impédance directe et homopolaire du
transformateur et par l’impédance de ligne.

I.8.3 Éléments de protection des réseaux


Afin de protéger les installations d’un réseau BT contre les défauts susceptibles de les
affecter, on met en place et on coordonne un système de protections s’étendant des
branchements individuels à l’amont du transformateur MT/BT.
Le système de protections comporte essentiellement, des disjoncteurs et des coupe-circuit à
fusibles (figures 8 et 9) se répartissant comme suit :
— chez le client : disjoncteur (d) et coupe-circuit à fusibles d’accompagnement (AD) ;
— à l’origine des colonnes montantes d’immeubles : coupe-circuit à fusibles (FC) ;
— à l’origine du ou des départs BT : coupe-circuit à fusibles (FD) ou disjoncteur (dans le cas
de poste bas simplifié) ;
— en amont des transformateurs MT/BT : coupe-circuit à fusibles (FMT) éventuellement.

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Chapitre I : Généralités sur la distribution d’électricité 2020

Figure 8. Réseau de type aérien : schéma d’un poste sur poteau

Figure 9. Réseau de type rural : schéma d’un poste bas simplifié

I.8.4 Caractéristiques des protections des réseaux français


 Disjoncteur du client
Son rôle est de séparer du réseau BT les installations du client lorsqu’un défaut ou une
surcharge les affecte :
— le déclenchement est instantané en cas de court-circuit ou de défaut à la terre ;
— le déclenchement est temporisé en cas de surcharge.
Les courants assignés normalisés des disjoncteurs de clients sont : 30, 45, 60 et 90 A.
Ces valeurs représentent les limites supérieures du courant de réglage.
La masse de l’installation du client n’étant pas reliée au neutre BT, un défaut
d’isolement affectant une phase se traduit par un faible courant de fuites à la terre, mais
cependant suffisamment important pour constituer un danger vis-à-vis des personnes. Pour
détecter ces défauts, le disjoncteur du client doit être équipé d’un dispositif différentiel de
sensibilité de 500 mA pour une valeur de résistance de terre des masses de 100 Ω, ce qui
limite les surtensions à 50 V.
Pour assurer la protection contre les contacts directs, il est préconisé (NF C 15-100)
d’installer, en tête des circuits alimentant les prises de courant, un dispositif différentiel à
haute sensibilité (30 mA).

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Chapitre I : Généralités sur la distribution d’électricité 2020

Les disjoncteurs de clients sont calibrés pour fonctionner sur une légère surcharge, par
exemple entre 15 et 20 min pour une surcharge de 40 %.
 Coupe-circuit à fusibles BT
Ce sont soit les coupe-circuit à fusibles d’accompagnement du disjoncteur de client, soit
ceux de pied de colonne ou ceux de départs BT.
- Coupe-circuit à fusibles d’accompagnement du disjoncteur du client : le courant de court-
circuit du disjoncteur du client a été limité au-dessous de 2 500 A, pour diminuer les coûts de
ces matériels.
Cette caractéristique est inférieure au courant de court-circuit possible des réseaux BT. Il est
donc nécessaire de mettre en œuvre des fusibles, dits d’accompagnement de disjoncteur (AD),
destinés à interrompre les courts-circuits qui mettent en jeu les courants dépassant le pouvoir
de coupure des disjoncteurs. Ces fusibles ont des caractéristiques dépendant, d’une part, des
disjoncteurs eux-mêmes et, d’autre part, des fusibles disposés en amont (fusibles de pied de
colonnes montantes des immeubles ou fusibles de départs BT de poste). Les valeurs
normalisées de leur calibre, sont : 45, 60 et 90 A
-Autres coupe-circuit à fusibles : ils sont utilisés comme fusibles de pied de colonnes
montantes des immeubles (FC) et de départs BT (FD) ou en amont des disjoncteurs de type
industriel installés chez les clients.
Sur les réseaux français, les calibres de ces fusibles BT sont limités à : 200, 250 et 400 A
Les fusibles de pied de colonne sont destinés, le cas échéant, à éliminer une colonne
de distribution en défaut, évitant ainsi la coupure du départ BT au poste MT/BT.
Les fusibles de départs BT sont destinés à assurer l’élimination des défauts situés en
amont des colonnes d’immeubles ou des branchements individuels. Ces fusibles FC et FD
doivent être coordonnés avec les fusibles AD et, de même, la coordination entre deux fusibles
de ce type doit exister.
 Disjoncteur BT associé au transformateur MT/BT
Le disjoncteur BT associé au transformateur MT/BT est destiné à protéger ce dernier
contre les courts-circuits et les surcharges.
- Postes sur poteau
Deux types de disjoncteurs [D ] sont utilisés :
— un appareil de courant assigné de 165 A (en 20 kV) ;
— un appareil de courant assigné de 265 A (160 kVA en 20 kV).

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Chapitre I : Généralités sur la distribution d’électricité 2020

Ils sont équipés d’un indicateur de charge : il s’agit d’un dispositif qui permet de signaler que
le disjoncteur a été traversé, pendant 24 h, par une charge de l’ordre de la puissance assignée
du transformateur qu’il protège.
Le disjoncteur de 165 A peut être équipé de différents déclencheurs en fonction de la
puissance du transformateur.
- Postes bas simplifiés
Le disjoncteur a un courant assigné de 400 A. Les déclencheurs sont du type
thermique et sont appropriés au courant assigné du transformateur à protéger. La nécessité de
l’emploi ou non d’un disjoncteur est fonction de la longueur et du type de réseau BT, car
certains défauts entre phase et neutre ne peuvent être éliminés par des fusibles dans des temps
compatibles avec la tenue des transformateurs.
 Coupe-circuit à fusibles MT
Les fusibles (FMT) des transformateurs MT/BT sont destinés à protéger le réseau MT
contre les avaries affectant soit les transformateurs de distribution et de clients alimentés en
MT, soit les circuits BT en amont des protections BT normales ou en cas de défaillance de
celles-ci.
Pour les réseaux de tension comprise entre 12 et 24 kV, on utilise des matériels de tension
assignée 24 kV, dont les calibres sont : 6,3 ; 16 ; 43 et 63 A.
La coordination est définie à partir du calibre le plus élevé du disjoncteur de client
rencontré sur le départ BT.
- Réseau ne comportant pas de fusible de pied de colonne : Le courant assigné d’un fusible
FD de départ BT doit être environ quatre fois le courant assigné des fusibles AD.
- Réseau comportant des fusibles de pied de colonne : Le courant assigné d’un fusible FD de
départ doit être le double du courant assigné d’un fusible FC de pied de colonne, et on doit, en
principe, avoir un rapport 4 entre les courants des fusibles FC et AD.
Le tableau suivant résume les différents domaines d’utilisation des protections BT :

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Chapitre I : Généralités sur la distribution d’électricité 2020

 Le disjoncteur

Un disjoncteur est l'association d'un ensemble de contacts, avec un grand pouvoir de


coupure et d'un système de protection contre les surcharges et les courts-circuits. Il assure la
protection du matériel et des personnes :

Figure 10. Constitution d’un disjoncteur bipolaire (2 pôles protégés)

 Caractéristiques d’un disjoncteur : un disjoncteur est caractérisé essentiellement par


son intensité nominale, sa tension nominale, son nombre de pôles, son pouvoir de coupure, le
type de déclencheur utilisé et sa courbe de déclenchement.
 Exemple de schéma unifilaire d’une installation protégée par disjoncteurs  :
- Disj A : Disjoncteur tétrapolaire (3 phases + neutre) ; calibre fonction de l’intensité
nominale du réseau amont.
- Disj B : Disjoncteur bipolaire (phases + neutre) ; calibre fonction de l’intensité nominale du
récepteur 1.

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Chapitre I : Généralités sur la distribution d’électricité 2020

- Disj C : Disjoncteur tripolaire (3 phases) ; calibre fonction de l’intensité nominale du


récepteur 2.
- La tension nominale de chaque disjoncteur correspond à la tension entre 2 phases du réseau
amont.
- La courbe de déclenchement d’un disjoncteur est fonction de la nature de la charge vue en
aval de celui-ci.
- Le pouvoir de coupure d’un disjoncteur doit être supérieur à l’intensité le traversant lors
d’un court circuit apparaissant à ses bornes.

Figure 11. Schéma unifilaire d’une installation électrique

 Courbe typique de déclenchement : elle représente la variation du temps de


déclenchement du disjoncteur en fonction du rapport I/In avec:
I : Intensité réelle traversant le disjoncteur ;
In : calibre du disjoncteur ;
 : Courbe de déclenchement thermique ;
 : Courbe de déclenchement magnétique ;
Interprétation de la courbe :
- Un courant supérieur à In (I/In > 1) entraine le déclenchement du disjoncteur.
- I/In = 3 : la protection est assurée par le déclencheur thermique (temps de déclenchement =
t1)
- I/In = 15 : la protection est assurée par le déclencheur magnétique (temps de déclenchement
= t2)

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Chapitre I : Généralités sur la distribution d’électricité 2020

Figure 12. Courbe de déclenchement d’un disjoncteur

 Différents types de disjoncteur


Il existe trois types de disjoncteur :
1) le disjoncteur général ou de branchement :
Il assure l’arrêt d’urgence de l’ensemble de l’installation en cas de problème. Il est réglé selon
l’abonnement choisi par l’usager, qui détermine la puissance dont il dispose.
- Si trop d’appareils électriques fonctionnent en même temps et excèdent la puissance
souscrite, il disjoncte et coupe le courant.
- Cependant, ce disjoncteur ne suffit pas à assurer la protection de votre installation, d’autres
dispositifs doivent être mis en place.
- Il doit aussi être installé à l’intérieur du logement, dans le tableau électrique.

Figure 13. Disjoncteur général

2) le disjoncteur divisionnaire :
Le disjoncteur divisionnaire assure la protection des différents circuits électriques de
votre installation. En cas de problème, il coupe le circuit responsable de la surcharge ou du
court-circuit. Sa manette s’abaisse, ce qui permet de voir quel circuit est en cause. Une fois le
problème résolu (l’appareil en question débranche), il suffit de remonter la manette pour
rétablir le courant. Le disjoncteur divisionnaire est placé en aval du disjoncteur différentiel.

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Chapitre I : Généralités sur la distribution d’électricité 2020

Figure 14. Disjoncteur divisionnaire

3) le disjoncteur différentiel :
Le disjoncteur différentiel s’installe entre le disjoncteur général et la ligne à protéger. En
cas de dysfonctionnement de l’appareil protégé, seul son circuit électrique est mis hors
tension, le reste du circuit continue de fonctionner normalement. Au contraire, en cas de
coupure de l’ensemble des autres circuits, le disjoncteur assure le fonctionnement du circuit
qu’il protège, c’est idéal pour un congélateur qui doit rester constamment sous tension. Le
disjoncteur différentiel est d’ailleurs uniquement utilisé pour la protection des appareils à
risque comme l’alarme, le congélateur, l’équipement informatique, etc.

Figure 15. Disjoncteur différentiel

 Les fusibles
Les fusibles sont amènes à disparaitre au profit des disjoncteurs. Un fusible est un
dispositif de sécurité qui protège contre les courts-circuits et les surcharges. Il se présente sous
la forme d’un cylindre, en verre ou en céramique, dont le cœur est traverse par un filament.
Le principe de la protection par fusibles repose sur la fusion contrôlée d’un élément
fusible, fusion qui intervient après un temps donné pour un courant donné. Les
caractéristiques temps-courant de chaque type et pour chaque calibre de fusible sont
présentées sous la forme de courbes de performances typiques.

Figure 16. Différents types de fusibles

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