Vous êtes sur la page 1sur 3

LYCEE PROFESS IONNEL DE BAR S UR S EIN E

Page
Champ magnétique créé par un courant 1

Expérience d’Oersted :

On place l’aiguille aimantée pa-


rallèlement au fil. Lorsque l’on fait
passer un courant dans le fil, l’aiguille
dévie et tend à se placer perpendiculai-
rement au fil.

Que peut-on conclure ?


le courant crée autour d’un fil un champs magnétique

Règle du bonhomme d’Ampère :

le bonhomme d’Ampère placé sur un fil , le courant lui rentrant par les pieds, et lui
sortant par la tête, voit le pôle nord d’une aiguille aimanté dévier ver sa gauche.

1°) Champ d’un courant rectiligne :

Si l’on fait passer un courant d’intensité I dans un fil et que l’on réalise le spectre
magnétique, les lignes d’induction formées sont des cercles. Le sens de l’induction en A
est donné la règle du bonhomme d’Ampère.

Si l’on désigne par « d » la distance du point


A au fil conducteur xy , le module de l’in-
duction magnétique en A a pour valeur :

B = 10-7×2.(I/d)
B = Teslas(T)
I = Ampères(A)
d = mètres
LYCEE PROFESS IONNEL DE BAR S UR S EIN E
Page
Champ magnétique créé par un courant 2

2°) Champ magnétique d’un courant circulaire :

Si l’on réalise le spectre d’un courant


circulaire, on constate que près du point
A les lignes d’induction sont pratique-
ment des cercles, puis lorsqu’on s’éloi-
gne ces lignes se déforment.

L’observateur d’Ampère voit encore les


lignes d’induction se diriger vers sa gau-
che. Le sens des lignes d’induction peut être également donné par ce que l’on appelle la
règle du tire-bouchon de Maxwell.

Règle du tire-bouchon de Maxwell :


un tire-bouchon tournant dans le
sens du courant progresse dans le sens
de la ligne d’induction axiale.

Au centre de la spire de rayon R on a :

B = 10-7 ×2.π.(I/R)
R = rayon en mètres

3°) Champs magnétique d’un solénoïde :

Un solénoïde est constitué par un bo-


bine circulaire longue sur laquelle est
enroulé régulièrement en hélice un fil
conducteur isolé. La bobine peut com-
porter plusieurs couches pourvu que le
sens d’enroulement soit le même pour
toutes les spires.
LYCEE PROFESS IONNEL DE BAR S UR S EIN E
Page
Champ magnétique créé par un courant 3

Que remarque-t-on pour les ligne d’induction ?


Elles sont analogues à celles d’un aimant droit à l’extérieur de la bobine et paral-
lèle entre elles à l’intérieur.
Par analogie avec un aimant on appelle face Nord de la bobine celle d’ou sortent
les ligne d’induction,l’autre est la face Sud.

Si N désigne le nombre de spire et L la longueur du fil de la bobine, on aura :

B = 4.π.10-7 ×(N.I/L)

4°) Aimantation du fer et de l’acier :

Expérience :
La bobine sans noyau présente une ai-
mantation insuffisante pour soulever les
clous. Si l’on introduit un noyau de fer
doux dans cette bobine, les clous sont
attirés, mais dès que l’on coupe l’ali-
mentation les clous retombent.
Conclusion ?
L’aimantation prise par le fer doux n’est pas durable, on dit que l’aimantation est tem-
poraire.
Si à la place du noyau de fer doux, on avait introduit un barreau d’acier trempé, celui-
ci aurait garder l’aimantation. On obtient de la sorte des aimants « permanents ».

L’expérience ci-dessus est en fait la réalisation d’un électro-aimant que l’on peut se ser-
vir comme appareil de levage, sonnette, relais, contacteur, haut-parleurs, télégraphe
électrique, embrayages et freins magnétiques, appareils de mesures (galvanomètres,
ampèremètres, voltmètres, wattmètres).