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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Université des Sciences et de la Technologie d’Oran

Mohamed BOUDIAF

FACULTE DE GENIE MECANIQUE


DEPARTEMENT DE GENIE MECANIQUE

MEMOIRE EN VUE DE L’OBTENTION


DU DIPLOME DE MAGISTER

SPECIALITE : Génie Mécanique


OPTION : Optimisation et Normes en Structures et Constructions

PRESENTE PAR
MOUTASSEM Moudjib Arrahmane

Analyse numérique des poutres composites acier-béton


simplement appuyées : étude de l'interface dalle-profil

SOUTENU LE : 19/ 04 /2015 DEVANT LE JURY COMPOSE DE


M. A. YOUCEFI (Professeur, USTO MB) Président
M. A. SAHLI (Professeur, USTO MB) Rapporteur
Melle L. NOURINE (M.C.B, EPST Oran) Co rapporteur
M. A. BOUZIDANE (M.C.A, université de Tiaret) Examinateur
M. S. KEBDANI (M.C.A. USTO MB) Examinateur

2014/2015
Remerciement
Tout d'abord, je remercie Allah, le tout grand puissant de m'avoir donné la force, le
courage, la patience et la volonté de mener à bien ce modeste travail.

Je remercie tout d'abord professeur AHMED SAHLI et Madame LEIYLA NOURIENE


de m'avoir proposé ce sujet de mémoire, de l'attention qu'ils ont porté à mon travail
et des moments précieux de discussion qu’ils m’ont réservé. Je les remercie
infiniment pour leurs confiances, leurs précieux conseils, leurs disponibilités et, leurs
gentillesses.

Je remercie tous les enseignants qui nous m’ont donné un savoir faire durant mes
études.

Mes remerciements s’adressent également au président du jury ainsi qu’aux membres


du jury pour l'intérêt qu'ils ont porté à mon travail.

Je remercie mes amis et collègues de m’avoir soutenu tout au long de mon mémoire et
de m’avoir prodigué des encouragements répétés.

Je tiens à exprimer mes vifs remerciements spécialement à mes amis ABDARAHIM


BENYAMINA et DJAMEL KACHICHE pour leurs conseils et leurs directives qui
mont été précieux.

Au terme de cette recherche, il m’est très agréable d’exprimer toute ma gratitude, ma


reconnaissance et mes très vifs remerciements à tous ceux qui ont contribué de près
ou de loin à l’élaboration de ce travail.
Dédicace
Rien n’est aussi beau à offrir que le fruit d’un labeur qu’on dédie du fond
du cœur à ceux qu’on aime et qu’on remercie en exprimant la gratitude
et la reconnaissance durant toute notre existence :

A la mémoire de ma mère KHEIRA et mon grand père BEN ABDELARRAHMANE,


et ma grande mère NBIA.

A mon père HABIBE.

A mes sœurs et leurs enfants.

A mes frères et leurs enfants.

A mes tantes.

A mes encadreurs.

A mes très chers amis : OKBA, ABDESLAM, ILYES, ABDELKRIM, ABDALLAH,


SAMIR, et tous mes collèges de la DLEP de MASCARA.

A ceux que j’adore et je respecte et à tous ceux qui me sont très chers.
Résumé

Dans la conception de la charpente métallique, les poutres en acier sont dimensionnées


pour supporter seules l'ensemble des charges mais depuis les années 50, l’utilisation
des connecteurs mécaniques pour lier les dalles en béton aux poutres en acier est devenue
courante, Elles permettent de réduire ou d’éliminer le glissement à l'interface acier-béton
de manière que la dalle et la poutre en acier agissent comme un élément unique appelé
« poutre mixte ».

Le présent mémoire à pour but, de mener une étude d’optimisation numérique


de conception des poutres mixtes acier-béton assemblées par des connecteurs mécaniques
« goujons à tête » ou d'autres types de connecteurs soudés sur la semelle supérieur, de la poutre
en acier. Cette conception a plusieurs avantages par rapport à la poutre en acier traditionnelle
tels que le transfert des efforts entre le béton et l'acier et la liaison béton-acier.

Cette conception est devenue de plus en plus recommandée dans le secteur


de construction des ponts, des parkings à étages et dans différentes constructions industrielles.

L'objectif principal de ce travail était de développer des modèles tridimensionnels


en éléments finis pour effectuer des études vérificatives et comparatives entre les poutres mixtes
et les poutres non mixtes pour les deux types des dalles. C’est-à-dire, entre une dalle pleine
sans profilé de tôle d’acier et celle avec profilé de tôle d’acier d’une part, et sur des poutres
mixtes avec différents types des connecteurs de cisaillement (en acier) de formes différentes
(goujons à têtes, des butées réalisées à partir des profilés divers (sections en T, U, V),
des disques ou des plaques perforées), d’autre part.

Le logiciel « ANSYS » a été utilisé pour cette étude. Quinze modèles des poutres
encastrées aux deux extrémités et chargées à mi-portée avec une charge qui varie
progressivement de jusqu'à avec un pas de ont été traités.

Mots clés : Poutre mixtes, modélisation, éléments finis, connecteurs de cisaillements, flèche.

-1-
Abstract

In the design of metal framework steel beams are dimensioned only to support all loads.
But since the 50s, the use of mechanical connectors to connect the concrete slabs with steel
beams became common, it made it possible to eliminate or reduce the slip at the steel-concrete
interface so that the slab and the steel beam acts as a single element called “composite beam”.

In this thesis is to conduct a numerical study and optimization of design of steel-concrete


composite beams connected by “headed studs” mechanical connectors or other connectors
that are welded to the top of the steel beam flange is presented . This design has several
advantages compared to the traditional beam steel. For example transfer of efforts between
the concrete and steel and the concrete-steel bond.

This design has become increasingly recommended in construction of bridges, multistage


parking and in various industrial constructions.

The main objective of this work was to develop three-dimensional finite element models
to make vérificatifs and comparatives studies between composite and non-composite beams
for both types of slabs. That is to say, between solid slabs without profiled steel sheet
and those with sheet steel profile ; On the one hand, on the other hand on composite beams
with different kinds of shear connectors (made of steel) of different shape either headed studs ,
stoppers made from various sections (sections T, U, V), disks or perforated plates (perfobond) .

The finite element package “ANSYSS” was used for this study. Fifteen models of beams
fixed in both ends were charged at mid-span from 100KN to KN with an increment
of 100KN.

Keywords: Composite beam, modeling, finite elements, shear connectors, deflexion.

-2-
Sommaire

Remerciement
Dédicace
Résume -1-
Abstract -2-
Introduction générale………………………………………………………………….. 1
Chapitre 1 - Recherche bibliographique
1.1. Introduction……………………………………………………………………. 4
1.2. Développement historique des poutres mixtes………………………………... 4
Chapitre 2 - généralités sur les constructions mixtes acier-béton
2.1. Introduction……………………………………………………………………. 17
2.2. Eléments de structures mixtes acier-béton…………………………………….. 17
2.2.1. Poteaux mixtes acier-béton……………………………………………… 17
2.2.2. planchers mixtes acier-béton…………………………………………… 19
2.2.3. Poutres mixtes acier-béton……………………………………………… 21
2.3. Comportement d’une poutre mixte …………………………………………… 23
2.4. Caractéristiques des matériaux utilisés dans la construction mixte………… 25
2.4.1. Acier de construction …………………………………………………… 25
2.4.2. Acier d’armature ……………………………………………………… 26
2.4.3. Tôle profilée…………………………………………………………….. 27
2.4.4. Béton……………………………………………………………………. 29
2.4.5. Connecteurs de cisaillement…………………………………………….. 30
2.5 Avantages et inconvénients des structures mixtes……………………………... 32
2.5.1. Les avantages des structures mixtes…………………………………….. 32
2.5.2. Les inconvénients des structures mixtes………………………………… 34
2.6 Avantage des poutres mixtes ………………………………………………….. 34
2.7 Conclusion. …………………………………………………………………… 34
Chapitre 3 - comportement de la connexion acier-béton pour les poutres mixtes
3.1. Introduction …………………………………………………………………… 36
3.2. Comportement élastique des poutres mixtes …………………………………………. 36
3.2.1. Cas avec aucune interaction…………………………………………… 37
3.2.2. Cas d'interaction complète………...…………………………………… 39

-3-
3.2.3. Soulèvement…………………………………………………………… 41
3.3. Evolution des connecteurs métalliques………………………………………… 42
3.4. Classification des connecteurs ………………………………………………… 44
3.4.1. Connecteurs ductiles (souples) ………………………………………… 45
3.4.2. Connecteurs de cisaillement rigides ……………………………………. 46
3.5. Comportement des connecteurs………………………………………………... 48
3.6. Evaluation expérimentale du comportement des connecteurs…………………. 49
3.7. Résistance des connecteurs et mode de rupture de la connexion……………… 51
3.8. Goujons soudés à tête………………………………………………………….. 51
3.8.1 modèle mécanique du goujon……………………………………………. 52
3.8.2. Modes de rupture des poutres mixtes avec goujons…………………….. 55
3.8.3. Résistance des goujons soudés …………………………………………. 55
3.9. Différents types de connexion ………………………………………………… 58
3.9.1. Connexion complète ……………………………………………………. 58
3.9.2. Connexion partielle ……………………………………………………... 58
3.10. Calcul de la connexion………………………………………………………… 59
3.10.1. Calcul élastique de la connexion……………………………………… 59
3.10.2. Calcul plastique de la connexion……………………………………… 60
3.11. Comportement de la connexion en fonction de différents paramètres ……….. 61
3.11.1. Influence de la portée …………………………………………………. 62
3.11.2. Influence de la nuance d’acier du profilé……………………………… 63
3.11.3. Influence des dimensions du profilé…………………………………… 64
3.11.4. Influence de la qualité du béton ……………………………………….. 64
3.11.5. Influence du nombre et du type de connecteurs……………………….. 65
3.12. Conclusion…………………………………………………………………….. 66
Chapitre 4 - modélisation et simulation des poutres mixtes
4.1. Introduction …………………………………………………………………… 67
4.2. Logiciel de modélisation SOLIDWORKS ……………………………………. 67
4.2.1. Présentation …………. ………………………………………………… 67
4.2.2. Modélisation de quinze modèles des poutres…………………………… 67
4.3. Logiciel de simulations ANSYS (WERKBENCH)…………………………… 72
4.3.1. Présentation……………………………………………………………... 72
4.3.2. les différents types des éléments utilisés ……………………………….. 73

-4-
4.4. Interprétation des résultats …………………………………………………… 79
4.4.1. Première comparaison ………………………………………………… 81
4.4.2. Deuxième comparaison ………………………………………………… 82
4.4.3. Troisième comparaison ………………………………………………… 84
4.4.4. Quatrième comparaison ………………………………………………… 86
4.4.5. Cinquième comparaison ……………………………………………… 89
4.5. Conclusion…………………………………………………………………….. 90
Conclusion générale………………………………………………………………… 91
Références bibliographiques

-5-
Liste des figures

Chapitre 02 - Généralités sur les constructions mixtes acier-béton

Figure 2.1 Eléments de construction…………………………………........................ 18

Figure 2.2 Exemples de sections transversales des poteaux mixtes…………………. 18


Figure 2.3 Utilisation de dalles préfabriquées………………………………………. 19
Figure 2.4 Profilé connecté à une dalle mixte………………………………………. 19
Figure 2.5 Liaison par frottement dans les dalles……………………………………. 20
Figure 2.6 Liaison mécanique dans les dalles mixtes……………………………….. 20
Figure 2.7 Ancrage d'extrémité dans les dalles mixtes……………………………… 20
Figure 2.8 Dalle alvéolée précontrainte intégrée à une poutre en acier…………… 21
Figure 2.9 Plancher collaborant…………………………………………………… 21
Figure 2.10 Solutions classiques et innovantes de poutres mixtes…………………… 22
Figure 2.11 Poutre mixte : a) avec la tôle profilée. b) avec pré-dalle………………… 22
Figure 2.12 Différentes sections de poutres mixtes……………………....................... 23
Figure 2.13 Principe de fonctionnement de poutre mixte fléchie…………………… 23
Figure 2.14 Effet de solidarisation entre deux poutres en flexion élastique………… 24
Figure 2.15 Comparaison entre section mixte et non mixte………………………… 24
Figure 2.16 Localisation de l’axe neutre dans une poutre mixte et non mixte………. 24
Figure 2.17 Contraintes déformation spécifique aciers FE E235 & FEE355………… 26
Figure 2.18 Courbes contraintes-déformation spécifique des aciers………………… 27
Figure 2.19 Exemples de tôles profilées : tôle de façade « bardage »-tôle de 28
toiture « couverture »- tôle de plancher « dalle mixte ».……………...
Figure 2.20 Quelques types de tôles profilées pour dalles mixtes……………………. 28
Figure 2.21 Contrainte-déformation spécifique d’un béton mesuré sur cube………… 29
Figure 2.22 Loi de comportement du béton…………………………………………... 30
Figure 2.23 Exemples de connecteurs…………………………………........................ 31
Figure 2.24 Types de connecteurs de cisaillement…………………………………… 31
Figure 2.25 Types de connexion……………………………………………………… 31
Figure 2.26 Degré de connexion au cisaillement………………………....................... 31
Chapitre 03 - Comportement de la connexion acier- béton pour les poutres mixtes
Figure.3.1 Effet de la connexion de cisaillement sur les contraintes de flexion 37
et de cisaillement………………………………………………………...
Figure3. 2 Flexion typiques, déformation de glissement et glissement……………... 38

-6-
Figure.3.3 Variation de la contrainte de cisaillement sur toute la longueur 41
de la portée………………………………………………………………..
Figure.3.4 Forces de soulèvement…………………………………………………… 41
Figure 3.5 Connecteur en forme d’hélice soudé au profilé en acier……………… 42
Figure 3.6 Connecteurs en forme de crochet soudés sur la semelle supérieure 42
profilé métallique…………………………………………………………
Figure 3.7 Butées réalisées à partir de profilés divers……………………………… 43
Figure 3.8 Connecteurs composés d’une butée à la base et renforcés par une barre 43
d’acier pour résister au soulèvement……………………………………
Figure 3.9 Différents types de goujons soudés sur la semelle supérieure du profilé 43
métallique…………………………………………………………………
Figure 3.10 Classification des connecteurs par rapport à leurs comportements 45
caractérisés par le rapport glissement/charge appliquée………………….
Figure 3.11 Exemple de connecteurs ductiles…………………………........................ 46
Figure 3.12 Exemple de connecteurs rigides………………………………………… 47
Figure 3.13 Différents efforts appliqués au connecteur dans une poutre mixte 48
chargée…………………………………………………………………..
Figure 3.14 Comportement d’un connecteur souple et d’un connecteur rigide……... 49
Figure 3.15 Schéma normalisé pour l’essai push-out (EC4)………………………… 49
Figure 3.16 Courbes force-glissement typique……………………………………… 50
Figure 3.17 Goujons à tête pour dalle pleine ou dalle mixte………………………….. 52
Figure 3.18 Efforts reprisent par le goujon ………………………………................... 53
Figure 3.19 Le mécanisme de distribution des forces de cisaillement dans 54
les goujons connecteurs de cisaillement dans une poutre composite……
Figure 3.20 Modes de rupture des connecteurs selon L’EC4……………………........ 55
Figure 3. 21 Goujon à tête soudé………………………………………………………. 56
Figure 3.22 Goujon soudé avec dalle mixte…………………………………………... 57
Figure 3.23 Poutre avec tôle profilée à nervures perpendiculaires au profilé………… 63
Figure 3.24 Degré minimum de connexion selon EC4……………………………… 63
Figure 3.25 Influence de résistance de béton sur comportement des connecteurs……. 65
Chapitre 04 - Modélisation et simulation des poutres mixtes
Figure 4.1 Poutre hyperstatique………………………………………....................... 68
Figure 4.2 Poutre non mixte - modèle N°1………………………………………….. 70
Figure 4.3 Poutre mixte avec 01 goujon modèle N°2 ……………………………… 70

-7-
Figure 4.4 Poutre mixte avec 02 goujons - modèle N°3…………………………… 70
Figure 4.5 Poutre mixte avec 03 goujons- modèle N°4…………............................... 70
Figure 4.6 Poutre mixte avec 04 goujons- modèle N°5…………............................... 70
Figure 4.7 Poutre mixte avec 05 goujons- modèle N°6…………………………… 70
Figure 4.8 Poutre mixte avec 06 goujons- modèle N°7…………............................... 71
Figure 4.9 Poutre mixte avec 07 goujons- modèle n°8 …………………………… 71
Figure 4.10 Poutre mixte avec tôle d'acier- modèle n°99…………………………… 71
Figure 4.11 Poutre mixte avec tôle d'acier et 07 goujons- modèle n°10…………… 71
Figure 4.12 Poutre mixte avec 07 connecteurs canal- modèle n°11……………… 71
Figure 4.13 Poutre mixte avec 07 connecteurs T- modèle n°12…................................ 71
Figure 4.14 Poutre mixte avec 07 connecteurs V- modèle n°13…............................... 72
Figure 4.15 Poutre mixte avec connecteur disque- modèle n°14…………………… 72
Figure 4.16 Poutre mixte avec connecteur linéaire- modèle n°15…………………… 72
Figure 4.17 Géométrie de SOLID186 « Homogenous Structural Solid »…………… 74
Figure 4.18 Géométrie de SOLID186 « Layered Structural Solid »………………… 74
Figure 4.19 Géométrie de SOLID187……………………………………………… 75
Figure 4.20 Géométrie de CONTA174……………………………………………… 75
Figure 4.21 Géométrie de TARGE170……………………………………………… 76
Figure 4.22 Géométrie de SURF154………………………………………………… 77
Figure 4.23 Géométrie de combin14…………………………………………………. 77
Figure 4.24 Différent maillage des modèles………………………………………… 78
Figure 4.25 Courbe charge-flèche à mi-portée des modèles 1, 2, 3, 4, 5, 6,7et 8…… 81
Figure 4.26 Courbe charge-flèche à mi-portée des modèles 1 et 5…………………… 82
Figure 4.27 Courbe charge-flèche à mi-portée des modèles 2, 3, 4, 5, 6,7et 8……… 83
Figure 4.28 Courbe charge-flèche à mi-portée des modèles 5 et 6…………………… 84
Figure 4.29 Courbe charge-flèche à mi-portée des modèles 9 et 10………………… 85
Figure 4.30 Courbe charge-flèche à mi-portée des modèles 8, 10, 11, 12, 13,14 ,15… 87
Figure 4.31 Récapitulatif des courbes flèche - longueur des quinze poutres de 89
même longueur (1050 mm) due à une charge exercée à mi-portée
(1000 KN), avec L=0 correspond à l’extrémité gauche et L=1050
correspond à l’extrémité droit de la poutre……………………………….

-8-
Liste Des Tableaux

Chapitre 02 - généralités sur les constructions mixtes acier-béton

Tableau 2.1 Désignation et caractéristiques des principaux aciers de construction 25


laminés à chaud.............................................................................................
Tableau 2.2 Caractéristiques des aciers d’armatures……………………........................ 26
Tableau 2.3 Les tôles profilées conformes à la norme EN10147……………………… 27
Tableau 2.4 Classes de résistance du béton, valeurs du module sécant d’élasticité 29
(en KN/mm²), résistance caractéristique à la compression (sur
cylindres) et résistance caractéristique à la traction moyenne du béton
(en N/mm²)…………………………………………………………………
Tableau 2.5 Comparaison entre poutre mixte et poutre métallique ……………………. 33
Tableau 2.6 Comparaison entres des éléments mixtes et des éléments en béton
33
armé………………………………………………………………………

Chapitre 04 - modélisation et simulation des poutres mixtes

Tableau 4.1 Les différentes poutres modélisées et leurs composantes………………… 69


Tableau 4.2 Récapitulatif des résultats des simulations charges - flèches des quinze
poutres de même longueur (1050 mm) due à une charge exercer à 80
mi-portée ……………………………………………………......................
Tableau 4.3 Classement des modèles pour la première comparaison…………………... 81
Tableau 4.4 Classement des modèles pour la deuxième comparaison…………………. 83
Tableau 4.5 Classement des modèles pour la troisième comparaison………………….. 85
Tableau 4.6 Classement des modèles pour la quatrième comparaison…………………. 86
Tableau 4.7 Récapitulatif flèche - longueur des quinze poutres de même longueur
88
(1050 mm) due à une charge exercé à mi-portée (1000 KN).….………….

-9-
Notations Et Symboles

A
A Section
Section de la dalle de béton
Section de goujon
Section de l’aile supérieure
Section de l’aile inférieure
Section de profilé
Section des armatures
B
b Largeur de la poutre
Largeur efficace de la poutre mixte
Largeur moyenne de nervure
D
d Diamètre de goujon
Diamètre de la tige de goujon
E
e Excentricité par rapport à l’interface acier béton
Module d’élasticité de l’acier.
Module d’élasticité de béton
Valeur moyenne du module sécant du béton
F
F Résultante des efforts appliqués par le connecteur sur le béton
Contrainte de flexion.
Résistance caractéristique à la compression du béton
Résistance caractéristique à la traction moyenne du béton
fcj Résistance caractéristique à la compression de béton à j jours en
Fe Nuance d’acier selon la norme de SIA 161(1979)
FeE Nuance d’acier selon la norme de SIA 161 (1989)
Contrainte maximale de flexion
Résistance à la traction de l’acier de construction et de l’acier du goujon
Limite d’élasticité ultime réelle de l’acier du goujon
Limite d’élasticité de l’acier de construction en
Limite d’élasticité de la tôle
Limite d’élasticité de l’acier des armatures
G
Module de cisaillement
H
Hauteur hors tout du goujon
h Hauteur de la poutre
Hauteur de la tige de goujon
hauteur de nervure

- 10 -
I
I Inertie de la poutre b h
Inertie de la section mixte
K
Coefficient numérateur
L
Longueur de la poutre mixte
M
M Moment de flexion maximal
Mela Moment élastique de la poutre a
Melb Moment élastique de la poutre b
Mpla Moment plastique de la poutre a
Mplb Moment plastique de la poutre b
Moment fléchissant
N
Connexion au cisaillement
Coefficient d’équivalence élastique
Force horizontale de cisaillement
Nombre de goujons par nervure
Coefficient d’équivalence
Nombre de connecteurs correspond à une connexion partielle
Degré minimum de connexion avec
Nombre de connecteurs correspond à une connexion complète
P
P Force de cisaillement
PB Forces de cisaillement transférées à la tige du connecteur de cisaillement
Résistance de connecteur goujon
Force de cisaillement entré à travers la base du connecteur de cisaillement
PR
dans la couche de béton
Résistance de calcul ultime au cisaillement du goujon
Résistance de rupture de la tige
Résistance de l’écrasement du béton
Résistance caractéristique du goujon
PW Force de cisaillement introduit à un petit angle par rapport à la soudure qui
relie le connecteur de cisaillement et la semelle
Pz Composante horizontale de l'effort de traction transféré à la tige
des connecteurs de cisaillement.
Q
Contrainte de cisaillement maximale
S
Capacité de glissement du goujon mesurée par essais expérimentaux
Valeur caractéristique de la capacité de glissement
S Nuance d’acier de EN
SE Nuance d’acier de EN
Moment statique de la dalle (de largeur ) par rapport à l’axe neutre
de la section mixte,
S Glissement en mm de la dalle par-rapport au profilé d’acier
Glissement maximal

- 11 -
V
V Effort de cisaillement longitudinal
Force de cisaillement total à mi- portée
Effort de cisaillement dans le cas d’un moment négatif
Effort de cisaillement dans le cas d’un moment négatif
Effort tranchant dans la section considérée
Capacité de cisaillement
Contrainte de cisaillement à l'interface.
W
W Charge uniformément répartie
X
x Distance de mi-portée.
Y
Distance à la fibre extrême égale à h / 2
Z
Z Espacement entre les connecteurs
Rotation
Rotation ultime
Allongement De rupture [%] de l’Acier de construction
Contraintes
Déformation
Déformation de traction ou de compression
Capacité de déformation
Flèche maximale
Coefficient de Poisson.
λ Longueur de la poutre
ρ Masse volumique
C20/25 Classe de résistance du béton
Résistance caractéristique à la compression
fc28 Résistance mécanique à la compression de béton à 28 jours
Glissement en mm
Facteur partiel de sécurité
Facteur correctif
ρ Masse volumique
σbc Contrainte admissible de béton en compression
εbc Déformation unitaire de béton
η Degré de connexion au cisaillement
Contrainte de cisaillement
APDL Ansys Parametric Design Language
BTP Bâtiment et travaux publics
CAO Conception Assisté par ordinateur
CFD Computational fluid dynamics (computational fluid dynamics)
EC3 Euro code 3
EC4 Euro code 4
EN Norme européenne
HEA Poutres Européennes de dimensions normalisées.
HEB Poutres Européennes de dimensions normalisées.
IPE Poutres Européennes de dimensions normalisées.

- 12 -
LCPC Laboratoire central des Ponts et Chaussées (français)
NA Axe neutre
SIA Norme enregistrée de l’association suisse de normalisation
U Poutres Européennes de dimensions normalisées.

- 13 -
Introduction Générale

Introduction générale :

Depuis des décennies, l'homme a expérimenté et a utilisé de nombreux types


de matériaux de construction. À partir de l'utilisation du bois, puis les briques de grès, l'homme
a en quelque sorte utilisé toutes sortes de matériaux pour résoudre les problèmes
tels que la résistance, la disponibilité, le coût et l'esthétique. Aujourd'hui, les mêmes problèmes
se posent toujours et comme solution l’homme fait recours aux constructions mixtes [10].

Certes dernières, ont été rapidement approuvées par les ingénieurs au cours
de ces dernières années. Elles sont particulièrement adaptées dans les structures qui nécessitent
une grande rigidité.

L’application de la conception mixte à la construction du bâtiment est devenue


très répondue, en particulier aux États-Unis. Elle est généralement recommandée
pour les structures avec une grande charge, relativement à longues portées, et avec des poutres
espacées [26].

A cause des problèmes économiques, les ingénieurs dans la construction et la conception


des ponts visent à rendre ces structures plus simples afin d’optimiser les matériaux utilisés
et de réduire le coût total de la structure. L'utilisation de poutres mixtes devient plus économique
que l'utilisation de poutres en béton pour des portées de plus de 10 m, bien que la construction
mixte en acier réduit toujours le temps de construction par rapport à la construction en béton
in situ [33].

Les poutres mixtes acier-béton combinent la haute résistance de traction d'acier


avec la rigidité élevée et la résistance à la compression du béton, et ainsi créer une configuration
plus efficace. En règle générale, une poutre en acier est utilisée pour supporter la dalle de béton
armé, lorsque la semelle supérieure de la poutre est raccordée à la dalle de béton au moyen
des connecteurs de cisaillement, l'action intégrale ou mixte sera obtenue en évitant le glissement
relatif [54].

Les poutres mixtes acier-béton sont largement utilisées dans les constructions
de bâtiments modernes et des ponts routiers en raison de leurs avantages en termes de gain
de poids de l'acier, ce qui augmente la capacité de charge et diminuer la hauteur
de la construction. Dans la conception de poutre mixte, les connecteurs de cisaillement de type
goujon à tête sont couramment utilisés pour transférer les forces de cisaillement longitudinal
à travers l'interface acier-béton. La résistance au cisaillement du goujon et la résistance
1
Introduction Générale

de la dalle de béton contre la rupture sont les principaux facteurs qui affectent la rigidité
de cisaillement et la résistance de connexion de cisaillement [14].

Un élément essentiel d'une poutre mixte est la connexion de cisaillement entre la section
d'acier et la dalle en béton. Cette liaison est assurée par des connecteurs mécaniques
de cisaillement, ce qui permet le transfert des efforts dans le béton à l'acier, et vice-versa,
il permet aussi de résister aux forces de soulèvement vertical à l'interface acier-béton.
Les connecteurs de cisaillement sont installés sur la semelle supérieure de la poutre d'acier,
généralement par soudage, avant le coulage de la dalle [51].

Une large gamme de dispositifs, y compris canaux en acier, profilés en Z et "spirales"


ont été utilisés comme connecteurs de cisaillement. Le type « goujon» connecteur
de cisaillement est un type relativement récent qui est largement utilisé en raison
de sa simplicité et sa facilité d'installation, il a progressivement remplacé les autres types
de connecteurs de cisaillement. Ces derniers malgré qu’ils sont flexibles,
ne fournissent pas une connexion de cisaillement complètement rigide, autrement dit,
ils n'empêchent pas complètement le mouvement relatif entre la poutre et la dalle [21].

L’objectif de ce mémoire est d’analyser le comportement des poutres mixtes acier-béton


assemblées par des connecteurs mécaniques soudés par la MEF. Il est bien connu que les études
expérimentales sont très coûteuses, c’est pourquoi, la modélisation en utilisant la méthode
des éléments finis est devenue un moyen puissant pour étudier un grand nombre de problèmes
techniques.

L’axe de recherche dans ce mémoire, comporte les chapitres suivants :

 Le chapitre 1 : on y trouve le développement qu’ont connu les poutres mixtes.


 Le chapitre 2 : est consacré à la présentation générale de la construction mixte,
des matériaux utilisés dans la conception des poutres mixtes, ainsi que les avantages
et les inconvénients de ce type de construction.
 Le chapitre 3 : contient la classification des connecteurs ainsi que les notions
de base du connecteur « goujon à tête », il traite aussi le comportement de la connexion
en fonction de différents paramètres.
 Le chapitre 4: est consacré à la validation, une présentation des logiciels
de modélisation et de simulation utilisés à savoir « SOLIDWORKS » et « ANSYS-
WERKBENCH » est exposée.

2
Introduction Générale

15 modèles ont été traités en variant le type et le nombre des connecteurs, et les résultats
trouvés ont été comparés entre eux.

Et on termine par une conclusion générale et des perspectives.

3
Chapitre 1 : Recherche Bibliographique

1.1. Introduction :

Les poutres mixtes acier-béton sont formées par la connexion des dalles de béton
à une poutre en acier avec une structure d'appui de support structurel. Dans le début des années
1900, les poutres mixtes ont été considérées comme favorables pour la conception des ponts,
mais au cours de ces dernières décennies, les structures mixtes acier-béton sont largement
employées dans la construction des bâtiments modernes de grande hauteur.

La résistance à la flexion des poutres mixtes est fortement influencée par la résistance
et la ductilité des connecteurs de cisaillement entre la poutre d'acier et la dalle de béton.
Pour le comportement des connecteurs de cisaillement, il est important de connaître la force
de cisaillement transmise et le degré de glissement qui se produit à l'interface entre l'acier
et le béton.

Les poutres mixtes acier-béton sont de plus en plus utilisées dans les constructions
des immeubles à plusieurs étages en raison de leurs rapports supérieurs portée/hauteur, leurs
flèches réduites et leurs rigidités élevées. Cependant, leur performance est très dépendante
des caractéristiques charge-glissement des connecteurs de cisaillement.

1.2. Développement historique des poutres mixtes :

En 1964, J. C. CHAPMAN et S. BALAKRISHNAN [22] : ont étudié


le comportement de dix sept poutres mixtes simplement appuies en forme de T sous l’effet
d’une charge statique concentrée appliquée suivant l'axe longitudinale de la poutre. Le nombre
des connecteurs de cisaillements « goujons soudés » est varié pour étudier l'effet de glissement
à l'interface sur le comportement élastique et la charge limite. Comme conclusion,
des recommandations ont été faites concernant la conception de la section de la poutre
et les connecteurs. L'utilisation de l’idée de la charge ultime de la section mixte peut conduire
à des sollicitations de service qui s’approchent de la limite d'élasticité, à cause du grand facteur
de forme. Ils ont suggéré que, le connecteur de cisaillement doit être conçu
pour supporter l'effort tranchant horizontal existant dans la poutre à charge limite. Dans le cas
des poutres uniformément chargées, l’espacement uniforme de connecteurs était satisfaisant,
malgré la distribution triangulaire de la force de cisaillement externe.

En 1967, ROBINSON, H [43] : a effectué une série de tests sur 15 poutres mixtes
avec 39 essais push-out. L’influence de la géométrie de la nervure sur les caractéristiques

4
Chapitre 1 : Recherche Bibliographique

de charge-flèche des poutres et de la résistance maximale des échantillons push-out


sont étudiées. Une amélioration considérable de la résistance et de la rigidité sur les poutres
non mixtes à été remarquée. Le mode de rupture du béton dans la tôle en acier cellulaire
est influencé par les dimensions des nervures même si toutes les poutres sont en mesure
de supporter une charge croissante lors de l'augmentation de flèche après que la fissure
s'est produite. Trois types d’arrangements connecteurs et trois tailles des poutres ont été testés.
Aucune de ces variations n’à une influence significative sur les caractéristiques de charge-flèche
des poutres mixtes. Des essais avec deux poutres de hautes résistances en acier en forme de I
ont montré une capacité de charge augmentée due principalement au retard dans la présence
de la fatigue dans les fibres inférieures des poutres. La première apparition de la fatigue
sous l’effet d'un système de charge à deux points apparaît dans certains cas, pour déclencher
la rupture du béton dans les nervures de la tôle.

La résistance des connecteurs de cisaillement a est le sujet de recherche de MENZIES, J


B [31] dans le début des années soixante dix. Une série d’expériences a été effectuée
avec une attention particulière sur l’influence de la résistance et de la densité du béton
sur les résistances statiques et la fatigue des connecteurs. Des recommandations ont été faites
pour étudier les résistances spécifiques, d’étendre la gamme des résistances de béton pour
laquelle les forces de connexion sont déterminées.

Une méthode d'analyse a été développée pour les poutres mixtes continues
avec interaction incomplète par Wu, Y C, SLUTTER, R G et Fisher, J W [53].
Le procédé est général et peut être utilisé pour tout système de poutre mixte continu.
Cette analyse a permis de comprendre le comportement élastique et plastique
de tous les éléments qui constituent la poutre mixte continue. Les résultats théoriques
ont été comparés avec les résultats expérimentaux et une corrélation satisfaisante a été obtenue.
Des recommandations concernant le nombre et l’espacement des connecteurs de cisaillement,
ainsi que la quantité et la disposition de l'armature longitudinale dans la zone de moment négatif
des ponts mixtes continus ont été présentées.

Dans la pratique, le dimensionnement des poutres mixtes acier-béton


est basé sur l'hypothèse que l'effet du glissement longitudinal de la surface de contact acier-béton
peut être négligé. Pour les types de poutres les plus couramment utilisés, cette hypothèse
a été vérifiée par ROGER P et JOHNSON en 1978 [23], expérimentalement
et numériquement.

5
Chapitre 1 : Recherche Bibliographique

Il y a, cependant, deux cas qui méritent d'être mentionnés :

- Les effets du glissement sont manifestement plus importants si le nombre


des connecteurs dans la poutre est inferieur au le nombre nécessaire à développer
la résistance ultime en flexion d'une poutre calculée par la théorie du calcul plastique
simple.
- Une réduction du coût peut être obtenue.

Les effets de l'utilisation d'une connexion partielle sur la résistance et la déformation


des poutres dans le bâtiment ont été étudiés en 1975 et des règles de dimensionnement
ont été proposées. Les résultats ont montré que le glissement maximal augmente en fonction
de l'augmentation de la portée des poutres (pour un degré de connexion donné), les connecteurs
doivent donc être plus ductiles pour être capables de supporter un glissement plus grand
en conservant le même niveau de sollicitation. Pour cette raison, l'utilisation de la connexion
partielle a été proposée seulement pour des poutres de portées inférieures à 20 m,
ce qui, en pratique, limite leurs utilisations aux bâtiments.
Une étude préalable, concernant la variation du glissement maximal en fonction
de la portée au moyen de la loi d'interaction incomplète linéaire et pour des poutres de pont
de portée variant entre 20 et 200 m, a montré que, pour un niveau de connexion donné,
le glissement maximal augmente avec la portée jusqu'à 50 m environ et qu'il diminue ensuite.
L’explication donnée à ce phénomène est que, dans ce domaine de portées, les dimensions
de la dalle en béton de la poutre mixte n’augmentent pas avec la portée de manière
aussi importante que les dimensions de la section en acier. Le cisaillement longitudinal total
qui doit être transmis à la dalle pour une demi-travée ne peut dépasser la résistance
à la compression de la dalle à mi-travée. Cette résistance est pratiquement indépendante
de la portée, alors que le nombre de connecteurs dans une demi-travée augmente avec la portée,
du fait que ce nombre est déterminé par l’ensemble des efforts tranchants et en respect
des règles constructives qui limitent l'espacement maximal entre les connecteurs.
Il est encore tôt de proposer des règles de dimensionnement pour l'application de la connexion
partielle à des poutres d'une portée supérieure à 20 m, et pour les ponts, les avantages
sont dans tous les cas minimes, du fait que le nombre minimal de connecteurs est déterminé
en chaque point par un calcul à la fatigue, comme c'est déjà le cas en travée pour les ponts
autoroutiers en Grande-Bretagne.

6
Chapitre 1 : Recherche Bibliographique

En 1980, YASUNORI ARRZUMI et SUMIO HAMADA [55] : ont présenté


une analyse des poutres mixtes non linéaires par les éléments finis.
Un modèle non linéaire simplifié est proposé dans cette démarche .Ceci est appliqué
à l'analyse élastique-plastique de poutres de béton armé et des poutres mixtes
avec une interaction incomplète. Les résultats numériques sont comparés avec les résultats
expérimentaux et des résultats déjà publiés. Le comportement élasto-plastique des poutres mixtes
avec connexion partielles sans connecteurs dans la région de moment de flexion négatif
est discuté.

Lors de la conception des poutres mixtes acier-béton, les problèmes qui doivent
être pris en considération par les concepteurs sont le comportement de la poutre
(la méthode utilisée dans les analyses), le comportement des connecteurs et leurs influences
sur le comportement de la poutre mixte. Dans leurs recherches, Zhu Pinru et d’autres [58] :
ont tenté de répondre à ces questions à travers une étude théorique et expérimentale
à l’échelle réelle. Les résultats obtenus sont satisfaisantes.

En 1992, Angelo Marcello Tarantino et Luigino Dezi [5] : ont présenté


une méthode pour l'analyse viscoélastique des poutres mixtes acier-béton avec connecteurs
de cisaillement flexibles. La méthode proposée détermine les effets
de la déformation de dispositif de connexion sur la migration des contraintes de la dalle
de béton à la poutre en acier, qui se produit avec le temps en raison du fluage, et le retrait
d’une partie en béton. La formulation mathématique de ce problème implique les équations
d'équilibre, de compatibilité, et des relations constitutives, à savoir, la loi élastique
pour la partie en acier et une loi de fluage de type intégrale pour la partie en béton.
Ainsi, le problème est gouverné par un système de trois équations couplées,
dont deux sont des équations de type différentielles.

N. Gattesco [34] : a porté une attention particulière aux phénomènes de fatigue


dans la connexion. Si chaque partie de la structure se comporte de manière élastique,
le problème peut être confronté à l'approche classique de la fatigue de charge/duré de vie,
mais pour des poutres de longue portée, le glissement à l'interface peut atteindre des valeurs
qui impliquent une déformation plastique du connecteur. Dans ce cas, la rupture de certains
connecteurs à cause de la fatigue avec un faible nombre de cycles peut se produire.
En raison de la redistribution de charge de cisaillement le long de la connexion, l'approche
charge/duré de vie doit être substituée par une approche déformation/duré de vie.

7
Chapitre 1 : Recherche Bibliographique

La progression du glissement de chaque connecteur au-delà de la plage élastique dépend


du comportement de l'ensemble de la structure. La résistance à la rupture du connecteur
pour un faible cycle de fatigue a été déterminée expérimentalement en utilisant un essai
de cisaillement. Huit tests ont été effectués pour différentes valeurs de glissement.

En 1999, Zdenek P. Bazant et Jan L. Vı'tek [56] : ont étudié l'effet de la taille
de goujon sur la résistance nominale de poutres mixte acier-béton causé par le cisaillement
des connecteurs. L’étude des goujons soudés est effectuée par deux approches différentes:

- Une analyse de type de rupture par l’énergie qui se dégage à cause de la propagation
de la zone de rupture des connecteurs le long de la poutre.
- Une solution directe à partir des diagrammes charge/flèches en utilisant des équations
différentielles de la théorie de flexion des poutres.

Si les connecteurs sont géométriquement misent à l'échelle (redimensionné) avec la poutre,


l'effet de taille dans la rupture par cisaillement des connecteurs (méso-échelle) est superposé
à l'effet de taille due à la propagation de la zone de rupture de connecteur le long de la poutre
(macro-échelle). Si les tailles des connecteurs et des zones d'interfaces par connecteur
ne sont pas redimensionnées avec les dimensions globales de la poutre mixte, la loi de l'effet
de la taille proposée par Bazant en 1984 est applicable. Une comparaison avec les résultats
expérimentaux est présentée.

Slobodan Ranković et Dragoljub Drenić [48] : ont étudié la résistance des connecteurs
dans les poutres mixtes acier-béton. Le mode de rupture possible et les critères de base utilisés
pour la définition de la résistance de connecteur de cisaillement à dalles mixtes
et dalles mixtes avec tôle profilée sont étudiés. Une analyse particulière a été faite
sur les formules de l'EC4 dans la région de résistance de connecteur de cisaillement : élastique
et rigide. Pour tous les règlements présentés, une analyse comparative avec la norme « JUS »
est effectuée. Outre l'examen comparatif de la réglementation, une étude sur la résistance
des connecteurs de cisaillement dans les poutres mixtes est exposée.

En 2003, Stéphanie Buzon [49] : a effectué une modélisation du comportement à long


terme des poutres mixtes isostatiques. Les effets du fluage et du retrait du béton sont pris
en compte dans le cadre de la formulation incrémentale de la viscoélasticité linéaire.
Il a également tenu compte du glissement entre la dalle et la charpente métallique
à la souplesse du dispositif de connexion. Ainsi, progressivement avec le temps, le problème

8
Chapitre 1 : Recherche Bibliographique

s’exprime sous la forme d’une équation différentielle du second ordre dont l’inconnue
est le glissement. Les résultats numériques présentés illustrent la capacité et l’intérêt
de l’approche proposée.

Valente et P. J. S. Cruz [19] : ont effectué une série de tests expérimentaux


pour étudier la connexion de cisaillement entre l'acier et le béton léger à haute résistance
« HSLWC ». L'étude expérimentale implique des essais sur goujons avec des diamètres de 19, 22
et 25 mm. Grâce à ces tests, il est possible de caractériser les différents types de connexion
et d'évaluer la capacité de charge et de déformation.

En 2005, Qing Quan Liang, Brian Uy, Mark A. Bradford et Hamid R. Ronagh
[40] : ont étudié la résistance au cisaillement des poutres mixtes acier-béton simplement
appuyées. La méthode des éléments finis est utilisée pour analyser ce type de poutres
et un model tridimensionnel a été développé en tenant compte de la géométrie
et de la non linéarité de matériau. Les résultats obtenus ont été comparés à des résultats
expérimentaux et une grande concordance a été observée.
Dans la conception des poutres mixtes, les connecteurs de cisaillement « goujon à tête »
sont couramment utilisés pour transférer les forces de cisaillement longitudinal à travers
l'interface acier-béton. Les notions de base sur le comportement charge-glissement
ont été obtenues par des essais.

En 2005 toujours, Dennis Lam, et Ehab El-Lobody [13] : ont développé un model
en éléments finis pour simuler l'essai push-off. Une fois le modèle validé une comparaison
en utilisant les codes BS5950, EC4, et AISC a été effectuée.
Des études paramétriques utilisant ce modèle ont été élaborées pour étudier les variations
dans la résistance du béton et le diamètre de goujon de cisaillement. Ces modèles ont permis
de mieux comprendre les différents modes de rupture observés pendant les essais expérimentaux
et donc l’efficacité des goujons à tête dans une dalle en béton armé.

En 2006, G.S. Veríssimo & d’autres [16] : ont développé une nouvelle conception
du connecteur de cisaillement. Leurs modèle se compose d’une nervure en acier avec une forme
dentelée qui fournit une résistance au cisaillement longitudinal et renforce la liaison
entre la dalle en béton et le profilé en acier. Aussi, la découpe des ouvertures de connecteur
facilite la disposition des barres transversales de renforcement. L'installation des connecteurs
est simple et nécessite seulement une procédure de soudage. En raison de sa capacité
de charge, le connecteur dentelé est capable de remplacer un groupe de goujons.
9
Chapitre 1 : Recherche Bibliographique

Dans cette étude, ce nouveau connecteur a été analysé et comparé aux autres connecteurs
existants. L'influence des différents paramètres géométriques et mécaniques sur la résistance
de ce connecteur à été effectuée. Il s’est avéré que ce type de connecteur présent une bonne
performance mécanique, associé à des avantages constructifs et économiques.

Toujours en 2006, Shunzhi Qian et Victor C. Li [45] : ont effectué une étude
expérimentale sur l'influence de la ductilité du matériau béton sur la réponse au cisaillement
de connexions de goujon, y compris le mode de rupture, la résistance maximale et la capacité
de glissement. Une série des échantillons de push-out ont été testés pour cette évaluation
en utilisant une fibre composite renforcée à base de ciment « ECC »
(ENGINEERED CEMENTITIOUS COMPOSITE).
Le béton renforcé par des fibres d’acier « SFRC » (STEEL FIBER REINFORCED
CONCRETE) et le béton ordinaire (armé) ont été adoptés comme des matériaux de référence.
Les résultats expérimentaux montrent que la connexion de goujon avec ECC rend le mode
de rupture plus ductile avec une plus grande résistance et capacité de glissement par rapport
à des connexions avec d'autres matériaux en béton, en plus d'une intégrité structurelle améliorée.
La ductilité supérieure d’ECC a été clairement reflétée par le développement de microfissures
près des goujons, en supprimant le mode de rupture localisée tel observé dans d'autres
matériaux en béton. Cette amélioration significative de la ductilité montre que l'utilisation
d'un matériau ECC peut être efficace dans la redistribution des efforts de cisaillement
entre les goujons à tête et dans l'amélioration de l'action mixte entre les poutres en acier
et les dalles en béton.

Dans son étude Dr. Khalel I. Aziz [24] : a présenté un développement d’une méthode
d'analyse de transaction avec une poutre continue composite multicouche pour matériau linéaire
et le comportement de connecteur de cisaillement, dans lequel le glissement
(déplacement horizontal) et le soulèvement (déplacement vertical) sont pris en considération.
La surface de section transversale de la poutre est constituée de trois couches différentes
en épaisseur et en rigidité au cisaillement. L'analyse est basée sur une approche présentée
par Roberts, essentiellement pour une poutre simplement supportée de deux couches
(multicouches), soumise à des charges uniformes et ponctuelles, qui prend en compte
le déplacement horizontal et vertical dans les interfaces. L'analyse a conduit à une série de huit
équations différentielles contenant des dérivés du quatrième et du troisième ordre. Un code
de calcul a été basé sur la présente analyse est développé en utilisant la méthode des différences

10
Chapitre 1 : Recherche Bibliographique

finies. Une comparaison entre les résultats trouvés et ceux des autres chercheurs a montré
une bonne convergence.
Les poutres mixtes continues sont des éléments très importants dans la construction
de bâtiments de grande hauteur, des structure à plusieurs étages et des ponts en raison
des grands avantages qui peuvent être obtenus à l'aide de ce genre des éléments structurels,
tels que la réduction des moments de la poutre et la réduction de la flèche. Les modèles
sont considérés comme étant des poutres continues constituées de trois couches. La surface
de section transversale est constituée d'un matériau composite comprenant la couche
intermédiaire de béton et un matériau supérieur et inférieur avec une résistance élevée
à la traction et à la compression (c'est à dire des plaques d'acier ou des poutres en acier).

Mirza, O [32] : a étudié le comportement des connecteurs de cisaillement.


Il est important de comprendre la force de cisaillement transmise et le degré de glissement
qui se produit à l'interface entre l'acier et le béton. Sachant que dernièrement, l’utilisation
des dalles avec profilé trapézoïdale est devenues fréquente pour les immeubles de grande
hauteur par rapport aux dalles pleines, car elles peuvent réaliser de grandes portées
et exigent moins de béton et de contreplaqué de coffrage. Mais les profilés utilisés
pour avoir ces économies peuvent avoir un effet néfaste sur le comportement
des connecteurs de cisaillement. Les principaux points traités dans cette recherche
sont les suivants:

- Les effets des fibres d'acier comme un système de renforcement des poutres mixtes
acier-béton.
- Les effets de la température élevée sur le comportement de connecteur
de cisaillement goujon à tête des poutres mixte acier-béton.
- Les effets à long terme sur le comportement des poutres mixtes acier-béton.
- Les effets des régimes de déformation sur le comportement des poutres mixtes
acier-béton.
- Les effets de la combinaison de tension axiale et charge de cisaillement
sur le comportement des poutres mixtes acier-béton.

Cette recherche se compose de nombreuses études numériques. Elle comprend


le comportement mécanique et les différentes conditions de chargement du comportement
et de la résistance au cisaillement de connecteur « goujon à tête » pour les poutres mixtes
acier-béton. Le code de calcul basé sur la méthode des éléments finis « ABAQUS » a été utilisé

11
Chapitre 1 : Recherche Bibliographique

pour comparer les études expérimentales existantes par d’autres chercheurs. Les résultats
numériques sont très satisfaisants. Ces études paramétriques ont permis d’élargir le domaine
d'application.

F.D. Queiroz et autres en 2009 [15] : ont développé un model bidimensionnel


en éléments finis pour les poutres mixtes en utilisant « ANSYS ». Divers types de conditions
aux limites ont été traités et les différentes typologies de la dalle. Le modèle représente
le comportement de toutes les composantes de conception mixte, y compris les barres d’armature
(compte tenu de l’effet de la tension de raidissement), la caractéristique de charge/glissement
des connecteurs de cisaillement, et les principaux éléments de la poutre à la colonne
de connexion. Le modèle a été entièrement vérifié par des comparaisons détaillées par rapport
aux résultats expérimentaux et numériques et il a été démontré qu’il est adapté pour des études
paramétriques globales du comportement des poutres mixtes.

Isabel B. Valente et Paulo J.S. Cruz [20] : ont évalué le comportement


de la connexion de cisaillement entre l'acier et le béton léger. Deux types de connecteurs
de cisaillement sont étudiés dans la partie expérimentale. Ce sont des goujons à tête avec 19 mm,
22 mm et 25 mm de diamètre de la tige et une plaque avec des ouvertures circulaires.
Le test push-out standard, tel que défini dans la norme EN 1994-1-1 est choisi
pour cette analyse. Le comportement des connecteurs est analysé en termes de son rapport
charge/glissement et les modes de rupture sont identifiés. En outre, la capacité de charge,
glissement maximal, glissement élastique et glissement plastique sont déterminées.
Certains des essais push-out effectués pour isoler les composantes de connexion acier- béton afin
d'évaluer la contribution de chacun. L'ensemble des résultats qui permettent
la caractérisation de la connexion entre l'acier et le béton léger sont comparés
avec les résultats obtenus par d'autres auteurs avec des échantillons similaires en béton
de densité normale.

Dans leurs travaux, ZHENG Ze - Qun , FANG Zhen – Zheng [57] : se sont orientés
vers le comportement non linéaire des poutres mixtes acier-béton. Le logiciel « ABAQUS »
est utilisé pour simuler les comportements statiques des poutres mixtes avec différents
chargements en tenant compte des caractéristiques mécaniques des connecteurs de cisaillement ,
de la non-linéarité des matériaux et la non-linéarité géométrique.

En 2010, O. Dogan et T. M. Roberts [37] : ont étudié les poutres sandwich


acier-béton-acier (poutre composite à double peau DSC). Les résultats expérimentaux
12
Chapitre 1 : Recherche Bibliographique

y compris les forces axiales dans les plaques d'acier et les forces de cisaillement entre
les couches sont comparés avec les résultats théoriques. La flexibilité des connecteurs goujons
de cisaillement sur les deux faces de traction et de compression est prise en compte
dans l'analyse de l'interaction partielle y compris l'influence des forces de frottement
entre le béton et les plaques d'acier externes dans les supports et les points de chargement.
Les résultats des essais quasi-statiques sur des poutres DSC sont comparés avec les solutions
théoriques basées sur la théorie de l'interaction partielle. Cette comparaison a montré
que la méthode théorique proposée présente une bonne corrélation avec le comportement
réel et peut être utilisé de manière fiable pour l'analyse des poutres DSC simplement appuyées.

En 2011, Akito POURHAMIDI [1] : a analysé la construction mixte acier-béton


en cherchant les matériaux les plus efficaces c’est-à-dire ceux qui offrent de nombreux avantages
comme la diminution du poids de l’ouvrage et l’augmentation des hauteurs utiles sous l’ouvrage.
Cependant dans la construction mixte classique, le béton n’est utilisé qu’en zone comprimée.
En utilisant du béton comprimé, donc résistant en zone tendue, la poutre mixte Préflex permet
d’optimiser au mieux la participation des matériaux.
La poutre Préflex est une poutre métallique laminée en acier, qui est soumise en atelier
à une pré-flexion où la membrure tendue est alors enrobée de béton. En relâchant la pré-flexion
après durcissement du béton, ce dernier est pré-comprimé et doit rester comprimé pendant
la durée de vie de l’ouvrage le rendant ainsi efficace en zone tendue. On obtient une poutre mixte
aux caractéristiques mécaniques améliorées.
La complexité des phénomènes due au procédé de fabrication de la poutre Préflex
nécessite une attention particulière : Pour une même section, selon l’usinage, les caractéristiques
mécaniques varient. Le premier objectif de cette étude a été donc de répertorier,
d’analyser de déterminer l’influence des différents paramètres (acier, béton, retrait, fluage,
connexion, température, force de pré-flexion…) sur le comportement de la poutre.
Malgré ses 60 ans d’existence, l’utilisation de ce type de poutre mixte reste faible.
Les difficultés liées au calcul et à la fabrication de la poutre Préflex rendent difficile l’utilisation
de ce procédé. Le deuxième objectif de cette étude était la création d’un outil simple
mais complet de calcul des poutres Preflex sous Excel. Cet outil permettra la vérification
et le dimensionnement des poutres Préflex de manière claire évitant ainsi au concepteur
de se lancer dans des calculs complexes.

Amjad Hameed Abdul-Razaq [4] : s’est consacré dans sa recherche sur les poutres
acier-béton-acier connue aussi sous le nom « les poutres Sandwich ». Ces dernières font partie
13
Chapitre 1 : Recherche Bibliographique

des « nouveautés» dans la conception des structures modernes qui aident les interactions entre
le béton et l'acier.
Toutefois, ces éléments de structure sont nouveaux et sont différents des poutres en béton
armé standard. La poutre de type sandwich peut être créée en remplaçant les principales barres
d'acier longitudinales qui supportent la tension et la compression par des plaques d'acier liées
(plaque supérieure et plaque inférieure) avec des connecteurs (goujons) qui remplacent
les bandes dans la poutre standard en béton armé et qui remplissent tous les espaces entre
les deux plaques de béton.
Dans cette recherche, trois cas des poutres sandwich avec les dimensions suivantes:
(150 mm de largeur * 250 mm de hauteur * 1300 mm de longueur) sont étudiées et les résultats
obtenus sont comparés avec ceux trouvés pour une poutre en béton ordinaire avec les dimensions
suivantes: (150 mm largeur * 300 mm de hauteur * 1300 mm de longueur) avec différentes
conditions aux limites. Tous les résultats expérimentaux ont été comparés aux résultats
théoriques à l'aide de la méthode des éléments finis « ANSYS » où une bonne concordance
a été remarquée.

En 2012, Suhaib Yahya Kasim Al-Darzi et Inas Mahmood A.H.Al-Juboory [50] :


ont présenté un nouveau type de connecteur de cisaillement « Perfobond » (plaque perforée).
Ce nouveau connecteur est testé dans la conception et la construction de six poutres
mixtes acier-béton séparées en trois groupes formés à partir de section en acier standard
« W4X13 », avec une longueur totale de 1300 mm. La dalle de béton connectée à la section
de l'acier à l'aide de trois types de connecteurs de cisaillement mécaniques à savoir; connecteur
goujon et connecteur Perfobond avec trou circulaire régulier en plus le type de connecteur
Perfobond avec trou triangulaire nouvellement proposé. Les poutres sont testées
expérimentalement avec différents types de chargement pour étudier les effets de type
de connecteur sur le comportement de poutre au stade de fatigue en termes de flèche à mi-portée
et le glissement aux extrémités des poutres testées. Un modèle tridimensionnel non linéaire
en éléments finis est développé avec le logiciel « ANSYS » pour simuler la poutre testée jusqu'à
la rupture. Les résultats ont montré que les poutres mixtes construites avec des connecteurs
Perfobond triangulaires nouvellement proposés ont développé un pourcentage de résistance
plus élevé que ceux avec des connecteurs goujon ou le connecteur de Perfobond avec trou
circulaire régulier. La modélisation du modèle numériquement a validé par comparaison
avec les résultats expérimentaux des différences de résistances ultimes (0,9% à 5,7%)

14
Chapitre 1 : Recherche Bibliographique

pour les connecteurs Perfobond avec trou circulaire régulière et (11,9% à 19,2%)
pour les connecteurs goujon.

Dans leurs travaux, Amer M. Ibrahim et Saad k. Mohaisen et Qusay W. Ahmed [3] :
ont réalisé une analyse en utilisant la méthode des éléments finis « non linéaire »
pour étudier le comportement jusqu'à la rupture des poutres mixtes acier-béton simplement
appuyées avec précontrainte extérieure, dans laquelle une dalle en béton est connectée
avec une poutre acier en I au moyen des connecteurs de cisaillement goujons à tête, soumise
à une charge statique de façon symétrique. Le code de calcul « ANSYS » version 12.0
a été utilisé pour analyser le modèle tridimensionnel. Cette étude comporte :

- Le comportement charge-flèche.
- La déformation dans le béton.
- La déformation dans la poutre d'acier et les modes de rupture.

L’étude est consacrée à la non linéarité du matériau et a la géométrie. Trois modèles


ont été analysés afin de vérifier l'efficacité du modèle et les résultats obtenus sont comparés
avec les résultats expérimentaux.

L'utilisation de structures mixtes est de plus en plus présente dans les constructions
civiles. Les poutres mixtes acier-béton, en particulier, sont des structures constituées de deux
matériaux : un profilé d'acier situé principalement dans la région de tension et une section
de béton situé à la zone coupe transversale de compression, tous les deux reliés
par des dispositifs métalliques connus comme connecteurs de cisaillement. Les fonctions
principales de ces connecteurs permettent la connexion à l’interface poutre-dalle, pour limiter
le glissement longitudinal et le soulèvement à l'interface des éléments et de prendre
des forces de cisaillement. Tout cela, a poussé P.S.Patil, et M.G.Shaikh [39] en 2013
à présenter des modèles numériques tridimensionnels des poutres mixtes acier-béton
pour simuler leur comportement structurel, et spécialement sur l'interface poutre dalle.
Les simulations ont été réalisées en utilisant la version 14.0 du code « ANSYS »,
basé sur la méthode des éléments finis. Les résultats obtenus ont été comparés à ceux prévus
par les normes, soit des travaux expérimentaux ou soit ceux trouvés dans la littérature.
Cette comparaison a montré que l'approche numérique suivie est un outil valable dans l'analyse
de performance des poutres mixtes acier béton.

15
Chapitre 1 : Recherche Bibliographique

Ali Shariati et d’autres [2] : ont présenté une étude expérimentale pour étudier
le comportement des connecteurs de cisaillement d’angle encastré dans une dalle de béton
à haute résistance « HSC ». Huit échantillons push-out ont été testés couvrant différentes
géométries des connecteurs d’angle de cisaillement. En plus de l'étude expérimentale,
la précision des équations disponibles pour estimer la capacité de charge des connecteurs d'angle
est également évaluée pour les angles intégrés dans HSC. Les résultats montrent
un comportement de ductilité insuffisant pour les connecteurs de cisaillement à angle intégrés
dans HSC. Néanmoins, les connecteurs d'angle présentent un bon comportement dans le cas
des dégradations de la résistance sous charge cyclique.

Tous les échantillons ont subi une rupture de type fracture d'angle et montrent
une dégradation de la résistance très faible (0,1% à 1,4%) quand ils ont été soumis à une faible
charge de fatigue cyclique. Cette étude conclut également que les équations disponibles
actuellement déterminent la capacité de cisaillement de connecteurs d'angle intégrés dans HSC.
La capacité ultime est soit conservatrice, soit surestimée.

16
Chapitre 2 : Généralités Sur Les Constructions Mixtes Acier-Béton

2.1 .Introduction:

Les sections mixtes sont composées de deux matériaux liés entre eux pour constituer
un élément qui résiste aux différentes sollicitations. Un comportement monolithique est assuré
par une connexion adéquate qui empêche le glissement relatif entre l’acier et le béton [51].

La collaboration structurelle entre l’acier et le béton, exploite les caractéristiques favorables


respectives de ces matériaux de façon que [42] :

Le béton résiste à la compression tandis que l’acier est mieux adapté pour transmettre
les efforts de traction.
L’élancement des éléments en acier les rend sensibles au flambement par flexion,
au flambement par flexion-torsion et au voilement local tandis que la présence du béton
permet de limiter l’apparition de ces formes d’instabilité.
Le béton recouvrant l’acier met celui-ci à l’abri de la corrosion.
Le béton constitue une bonne protection contre le feu car grâce à la plus grande inertie
thermique du béton, l’acier s’échauffe moins rapidement et une redistribution des efforts
s’effectuera de l’acier (plus chaud) vers le béton (plus froid).
La rigidité de l’acier apporte à la construction mixte une très bonne capacité de déformation
plastique.

Parmi les sections mixtes les plus utilisées, on distingue :

 Les poteaux mixtes.


 Les dalles mixtes.
 Les poutres mixtes.

2.2. Éléments de structures mixtes acier-béton:

Le principe de la méthode de la construction mixte : Les dalles sont portées par des poutres
qui s'appuient sur des poteaux. Le plancher est donc constitué des poutres et de la dalle
(Figure 2.1) [38].

2.2.1. Poteaux mixtes acier-béton:

Avec la possibilité de réaliser des poteaux métalliques ou en béton uniquement, la capacité


portante des poteaux mixtes est largement dominée par la partie métallique de ceux-ci.

17
Chapitre 2 : Généralités Sur Les Constructions Mixtes Acier-Béton

Ils sont généralement utilisés en présence des efforts normaux élevés et des sections optimisées
(des sections à faibles dimensions) [38].

Ce sont les éléments qui reprennent les charges verticales, ils sont composés essentiellement
d’un profilé métallique enrobé totalement ou partiellement de béton, ou d’un tube en acier rempli
de béton [51].

Il existe une grande variété de poteaux mixtes selon leurs sections (carré, rectangulaire
ou circulaire) et de leurs degrés d’enrobages en béton (enrobés totalement de béton
ou partiellement) [38]:

Figure 2.1: Eléments de construction.

Figure 2.2 : Exemples de sections transversales des poteaux mixtes.

18
Chapitre 2 : Généralités Sur Les Constructions Mixtes Acier-Béton

2.2.2. Planchers mixtes acier-béton:

Dans la réalisation de la dalle, il existe plusieurs solutions :

Pour réaliser une dalle pleine, il est possible d’utiliser des éléments préfabriqués (figure 2.3)
qui permettent un montage très rapide tout en évitant la mise en place d’échafaudages.
Des barres d’armature « en attente » doivent être prévues pour entourer les connecteurs logés
dans les encoches ou traverser les fenêtres des dalles, la rigole entre deux dalles et les fenêtres
devant être remplies de béton coulé sur place. Une dalle pleine est souvent coulée
sur les pré-dalles en béton de faible épaisseur, venant s’appuyer sur les ailes des profilés
d’une part et d’autre de la ligne des connecteurs [8].

Figure 2.3 : Utilisation de dalles préfabriquées.

Un autre système de dalle consiste à utiliser un bac en tôle mince profilée à froid
(figure 2.4) qui sert de coffrage pour couler la dalle, et après durcissement du béton,
il joue le rôle d’une armature inférieure pour cette dalle [8].

Figure 2.4 : Profilé connecté à une dalle mixte.

Dans les dalles mixtes, plusieurs possibilités existent pour assurer une liaison entre l'acier
et le béton [38]:

a) La liaison chimique : elle est fragile et peu fiable c’est pourquoi elle n’est pas prise
en considération.

19
Chapitre 2 : Généralités Sur Les Constructions Mixtes Acier-Béton

b) La liaison de frottement : elle est incapable de transférer des efforts de cisaillement


importants (figure 2.5).
c) La liaison mécanique : elle est assurée par un bossage de la tôle profilée (figure 2.6).
d) La liaison par ancrage d'extrémité : telle que les goujons à tête, les cornières
ou les déformations des extrémités (figure 2.7).

Un type de plancher est à signaler, il s’est beaucoup développé dans les pays scandinaves
à partir des années 1980. Le système consiste à utiliser des dalles alvéolaires en béton
préfabriqué, avec précontrainte par fils, venant prendre appui sur la semelle inférieure
(éventuellement élargie et renforcée) de poutrelles métalliques (figure 2.8) [8].

Figure 2.5 : Liaison par frottement dans les dalles.

Figure 2.6 : Liaison mécanique dans les dalles mixtes.

Figure 2.7 : Ancrage d'extrémité dans les dalles mixtes.

20
Chapitre 2 : Généralités Sur Les Constructions Mixtes Acier-Béton

Figure 2.8 : Dalle alvéolée précontrainte intégrée à une poutre en acier.

Dans un plancher collaborant, la dalle de béton est liée à l’ossature primaire du plancher,
c’est pourquoi elle participe à l’inertie globale de celui-ci, grâce aux connecteurs (Figure 2.9)
[61].

Figure 2.9 : Plancher collaborant.

2.2.3. Poutres mixtes acier-béton:

Les poutres supportant les dalles et amenant les charges aux poteaux sont le deuxième
élément du plancher. La grande rigidité et la capacité portante des poutres mixtes permettent
la construction de très grandes pièces libres de tout poteau pour un poids de construction limité.
Jusqu'aujourd'hui, les poutres mixtes ont été construites comme bi-appuyées ou continues
, les assemblages rigides aux poteaux ayant été évités par manque de savoir.

Pour les parties métalliques, des IPE, HEA, HEB, des U mais également des profilés
reconstitués soudés sont utilisés pour les portées communes .Pour un espacement de poteaux
encore plus grand, des poutres ajourées ou des treillis peuvent être nécessaires. Dans certains cas,
les sections métalliques des poutres peuvent être partiellement enrobées pour leur assurer
une protection au feu (figure 2.10) [38].

21
Chapitre 2 : Généralités Sur Les Constructions Mixtes Acier-Béton

Figure 2.10 : Solutions classiques et innovantes de poutres mixtes.

La solidarisation acier-béton est assurée par [51] :

 L’assemblage classique ou mécanique par connecteurs « goujons, équerres, … ».


 L’assemblage innovant par des joints adhésifs « colle époxy, polyuréthane, … ».

Figure 2.11 : Poutre mixte : a) avec la tôle profilée. b) avec pré-dalle.

Il existe des différentes sections de poutres mixtes de plancher en présence d’une dalle
pleine en béton armé (figure 2.12). La forme en T est la plus classique (figure 2.12a)
c’est le résultat direct de l’association par des connecteurs de la dalle et d’un profilé en acier
(laminé ou reconstitué soudé).

La présence d’un renformis (figure 2.12b), bien qu’assez rare en bâtiment, va se traduire
par une plus grande excentricité de la dalle par rapport à l’axe du profilé métallique,
d’où une plus grande inertie en flexion et un plus grand moment résistant de la section mixte.

On peut trouver des réalisations avec des poutres métalliques en caisson, éventuellement
constituées d’un profilé creux laminé (de géométrie rectangulaire) pour de petites sections
mixtes (figure 2.12c).

22
Chapitre 2 : Généralités Sur Les Constructions Mixtes Acier-Béton

La solution de poutres mixtes partiellement enrobées consiste à remplir de béton armé les deux
chambres du profilé (figure 2.12d) [8].

Figure 2.12 : Différentes sections de poutres mixtes.

2.3. Comportement d’une poutre mixte :

La flexion d’une poutre composée d’un profilé métallique et d’une dalle en béton
sans aucune liaison entre les deux ne donne pas une action mixte, car chaque élément fléchit
d’une façon indépendante d’où il y’aura un glissement entre les deux matériaux. Dans le cas
d’une connexion plus ou moins totale entre les deux matériaux ça nous permet une amélioration
de la résistance et de la rigidité. Ceci dépend souvent du rapport entre les dimensions du profilé
et de l’épaisseur de la dalle [51].

Figure 2.13 : Principe de fonctionnement de poutre mixte fléchie.

De ce fait, ce qui est tout à fait spécifique du fonctionnement d’un élément mixte,
c’est l’association mécanique des deux matériaux, acier et béton par l’intermédiaire
d’une connexion située à l’interface des matériaux. Cela va accroître à la fois la rigidité

23
Chapitre 2 : Généralités Sur Les Constructions Mixtes Acier-Béton

et la résistance de l’élément, dans un cas on suppose qu’il n’y a pas de liaison à l’interface
des poutres et dans l’autre on suppose que la solidarisation est parfaite (figure 2.14) [8].

Figure 2.14 : Effet de solidarisation entre deux poutres en flexion élastique.

Figure 2.15 : Comparaison entre section mixte et non mixte.

Il est à noter l’augmentation de la rigidité et la résistance d’une section mixte en travée


par rapport à celle de la section du profilé seule (figure 2.15) [26].

Figure 2.16 : Localisation de l’axe neutre dans une poutre mixte et non mixte.

Dans la construction mixte, la dalle est suffisamment liée à la poutre d'acier au moyen
des « goujons de cisaillement » à tête résultant d'une poutre mixte. Le béton agit comme
une large "semelle" en compression, tandis qu'une plus grande partie de la poutre en acier agit
en traction. Il en résulte une poutre très efficace autant que 40% à 60% poids plus léger d'acier
que la construction non-mixte.

24
Chapitre 2 : Généralités Sur Les Constructions Mixtes Acier-Béton

Il est à noter que l'axe neutre (NA) dans une poutre non mixte est situé au milieu
de la section. Ceci indique que la moitié de la section de poutre est en traction et l'autre moitié
est en compression. Par contre, dans la section mixte, la compression est effectuée entièrement
par le béton, tandis que la traction est effectuée par la poutre en acier (Figure 2.16) [67].

2.4. Caractéristiques des matériaux utilisés dans la construction mixte :

On donne les caractéristiques du béton, des armatures et des aciers de construction


en relation directe avec le calcul et la conception des éléments mixtes.

2.4.1. Acier de construction :

 L’acier peut être défini comme un matériau composé essentiellement de fer et présentant
une teneur en carbone inférieure à 2 %. Il peut encore contenir d’autres éléments
mais de tous ces éléments d’alliage, le carbone a l’effet le plus prononcé sur les propriétés
de l’acier. Si l’on ajoute plus de 0,5 % des éléments d’alliage à l’acier, on parle d’acier allié.
Si la proportion des éléments d’alliage est inférieure à ce chiffre, on parle d’acier non allié.
 Les constructions requièrent toujours une certaine rigidité et une certaine résistance,
si bien que les aciers de construction doivent toujours avoir une résistance minimale.
D’un autre côté, ces aciers à résistance supérieure sont moins déformables.
 L’EC 4 couvre le calcul des structures mixtes fabriquées à partir des matériaux en acier
relevant des nuances courantes S235, S275, S355, définies dans les normes européennes
EN10025 et EN10113 [59].
 Les aciers de construction sont définis par leur limite d’élasticité , pour les aciers courants
de construction les valeurs de la limite élastique varient de 235 MPa à 355 MPa.
Les déformations sont linéaires et réversibles ; c’est le domaine de l’élasticité défini par la loi
de Hooke [47].

Nuance d’acier Limite Résistance Allongement Désignation où


SIA SIA EN D’élasticité A la De rupture utilisation
161 161 10027 traction [%]
(1979) (1989) (1992) (N/mm²) (N/mm²)
Fe360 FeE235 S235 235 360 26 Acier doux
FeE275 S275 275 430 22 Acier pour Profilés creux
Fe510 FeE355 S355 355 510 22 Acier à haute résistance
FeE460 S460 460 550 17 Acier à grain fin
Tableau 2.1 : Désignation et Caractéristiques des principaux aciers de construction laminés
à chaud.

25
Chapitre 2 : Généralités Sur Les Constructions Mixtes Acier-Béton

 Les caractéristiques mécaniques des aciers couramment employés sont données sur la figure
2.17 [17].

Figure 2.17 : Contraintes déformation spécifique aciers Fe E235 & Fe E355.

2.4.2. Acier d’armature :

 Pour les aciers couverts par l’EC4, on doit les distinguées selon leurs caractéristiques
de surface :
a) Barres et fils lisses (y compris treillis soudés).
b) Barres et fils verrous (nervure) (y compris treillis soudés) conférant une haute adhérence
(telle que spécifiée dans l’EN10080). Le terme verrou (nervure) désigne un relief
transversal sur les barres des armatures.
 Pour la nuance d’acier qu’indique la valeur de la limite d’élasticité caractéristique
en N/mm² (MPa) correspondant à un allongement permanent de 0.2%. La norme européenne
EN100803 définit trois nuances d’acier d’armature S220, S400 et S500.
 La nuance S220 concerne les ronds lisses laminés à chaud, alors que la nuance S400 et S500
concernent les barres et les fils à verrous (y compris treillis soudés) conférant une haute
adhérence [47].

Limite d’écoulement
Type d’acier Valeur de calcul Valeur d’essai surface
[N/mm²] [N/mm²]
S325 220 235 Lisse
Acier
S500 460 500 nervurée
d’armature
S550 520 550 nervurée
Tableau 2.2 : Caractéristiques des aciers d’armatures [62].

 Pour plus de simplicité, la valeur du module d’élasticité longitudinale est prise égale
à la valeur indiquée dans l’EC3 pour l’acier de construction, c’est-à-dire 210 KN/mm² [47].

26
Chapitre 2 : Généralités Sur Les Constructions Mixtes Acier-Béton

 Ils sont caractérisés par leur limite supérieure d’élasticité fys correspondant à un allongement
de 0.2 %. les courbes de contraintes-déformations spécifiques pour l’acier d’armature S500
et Fe E235 et Fe E355 sont présentées sur la figure 2.18 [17].

Figure 2.18 : Courbes contraintes-déformation spécifique des aciers.

2.4.3. Tôle profilée :

Les tôles nervurées ou les tôles profilées sont des feuilles en acier laminées à chaud
et façonnées à froid pour obtenir des formes très variées. Ces tôles sont généralement galvanisées
à chaud pour améliorer leur résistance à la corrosion. Les tôles jouent le rôle de plate forme
de travail pendant la construction de l’ouvrage, de coffrage lors de bétonnage de la dalle
et comme armature inférieure de la dalle mixte [50].
Nuance
Ancienne Nouvelle
Norme
dénomination dénomination (N/mm²)
NF EN 10027
Fe E 220 G SE 220 GD 220
Fe E 250 G SE 250 GD 250
EN10147 Fe E 280 G SE 280 GD 280
Fe E 320 G SE 320 GD 320
Fe E 350 G SE 350 GD 350
Tableau 2.3 : Les tôles profilées conformes à la norme EN10147 [62].

 Les valeurs nominales de la limite d’élasticité du matériau de base allant de 220


à 350N/mm²
 La relation entre la contrainte et la déformation pour l’acier de construction laminé à chaud
s’appliquent aux tôles profilées en acier (comportement élasto-plastique parfait).

27
Chapitre 2 : Généralités Sur Les Constructions Mixtes Acier-Béton

 En général, l’épaisseur des tôles profilées est comprise entre 0.75 et 1.5mm
(selon la norme EN 10143, il est recommandé de choisir une épaisseur nominale de la tôle
qui ne doit pas être inférieure à 0.75 mm).
 Chaque face de la tôle profilée étant protégée contre la corrosion par une couche de zinc
d’épaisseur 0.02mm environ.
 Le module d’élasticité longitudinale est égal 210KN/mm².
 La tôle principale peut être galvanisée ou prélaquée avant formage ce qui évite un traitement
ultérieur pour protéger les surfaces [47].
 il existe une très grande variété de tôles profilées sur le marché (figure 2.19). Ces tôles
se distinguent à la fois par leurs formes, leurs hauteurs, leurs entre-axe de leurs nervures,
le raidissage de leurs parois, leurs modes de recouvrement entre tôles contigües et la manière
dont l’action mixte avec le béton est assurée [42].

Figure 2.19 : Exemples des tôles profilées : tôle de façade « bardage »-tôle de toiture
«couverture »- tôle de plancher « dalle mixte ») [28].

Figure 2.20 : Quelques types de tôles profilées pour dalles mixtes [42].

28
Chapitre 2 : Généralités Sur Les Constructions Mixtes Acier-Béton

2.4.4. Béton :

On peut utiliser soit des bétons de masse volumique normale (ρ ),


soit des bétons légers (ρ compris entre 1600 et 1800 kg/m3).

Pour les bétons de masse volumique normale, le tableau 2.4 rassemble les valeurs de trois
caractéristiques essentielles selon la classe de résistance du béton, allant de C20 à C50.
Vu le comportement non linéaire « contrainte-déformation » du béton, y compris pour de faibles
niveaux de contrainte, doit être interprété comme un module sécant moyen
pour les contraintes de courte durée.

Classe de
résistance C C20/25 C25/30 C30/37 C35/45 C40/50 C45/55 C50/60
des bétons
KN/mm² 29 30.5 32 33.5 35 36 37
N/mm² 30 25 30 35 40 45 50
N/mm² 2.2 2.6 2.9 3.2 3.5 3.8 4.1
Tableau 2.4 : Classes de résistance du béton, valeurs du module sécant d’élasticité
(en KN/mm²), résistance caractéristique à la compression (sur cylindres) et résistance
caractéristique à la traction moyenne du béton (en N/mm²).

 Pour les besoins de calcul, il y a lieu de considérer la valeur nominale du coefficient


de Poisson concernant les déformations élastiques (égale à 0.2) [10].
 On s’intéresse uniquement à sa résistance mécanique à la compression qui est définie par fc28.
La résistance à la traction est négligeable. La figure 2.21 présente le diagramme contrainte
-déformation spécifique d’un béton normal ayant une résistance à la compression à 28 jours
sur cube de = 30 MPa [51].

Figure 2.21 : Contrainte-déformation spécifique d’un béton mesuré sur cube.

29
Chapitre 2 : Généralités Sur Les Constructions Mixtes Acier-Béton

 Loi de comportement du béton : En compression pure, le diagramme est constitué


par la partie parabolique ci-dessous. Les déformations relatives étant limitées à 2 ‰,
En compression avec flexion (ou induite par de la flexion), le diagramme qui peut être utilisé
dans tous les cas est le diagramme de calcul dit « parabole-rectangle » (Figure 2. 22).

Figure 2. 22 : Loi de comportement du béton [70].

2.4.5 .Connecteurs de cisaillement :

Ces des éléments qui constituent des organes de liaison placés à l’interface entre le profilé
métallique et la dalle en béton afin de diminuer ou d’empêcher le glissement relatif
des deux matériaux à leur surface de contact ou le soulèvement éventuel de la dalle.

Ils sont classés selon leurs modes de comportement : ductiles, semi-ductiles ou rigides
(figure 2.23) [51].

 C'est la connexion entre le béton et les composantes métalliques d'un élément mixte
qui présente suffisamment de résistance et de rigidité pour permettre de calculer ces parties
comme un élément structural unique.
 Le glissement est défini comme le déplacement relatif entre les deux matériaux assemblés
dans la couche d'interface. Ce type de déplacement ou de soulèvement entre l'acier et le béton
doit être empêché par des éléments (connecteurs) capables de transférer
les efforts de cisaillement ou de traction.

30
Chapitre 2 : Généralités Sur Les Constructions Mixtes Acier-Béton

Figure 2.23 : Exemples de connecteurs [51].

Figure 2.24 : Types de connecteurs de cisaillement [72].

 La connexion est définie par un coefficient appelé le degré de connexion (η) qui détermine
le rapport entre la capacité portante de la connexion au cisaillement et celle de la section
mixte.

Figure 2.25 : Types de connexion [72].

Figure 2.26 : Degré de connexion au cisaillement [47].

 Degré de connexion au cisaillement [47] :

31
Chapitre 2 : Généralités Sur Les Constructions Mixtes Acier-Béton

Les deux sections agissent de manière complètement séparée.


Connexion partielle, c’est l'optimum d'utilisation des matériaux et de coût.
Connexion complète.
 L'EC4 autorise la connexion partielle si les connecteurs de cisaillement sont ductiles,
avec un chargement statique, en moments positifs et une portée limitée. On verra plus loin
qu’au niveau de la zone d’assemblage la connexion est considérée comme complète [63].
 Un glissement nul ne peut être obtenu que par un degré de connexion très élevé qui dépend
des connecteurs eux-mêmes (solution non économique) [72].

2.5. Les avantages et les inconvénients des structures mixtes :

2.5.1. Les avantages Des Structures Mixtes :

L'association de l'acier et du béton est la combinaison de matériaux de construction la plus


fréquemment rencontrée dans les bâtiments et dans les ponts. Les constructions mixtes
présentent plusieurs avantages selon les différents aspects:
 Aspects Architecturaux :
Les structures mixtes permettent de nombreuses variations architecturales pour combiner
les différents types des éléments mixtes. Est offrent une grande flexibilité et de nombreuses
possibilités lors de la conception [38].
 Des portées importantes (grande surface sans poteaux intérieurs).
 Des épaisseurs réduites (dalles minces).
 Des poteaux plus élancés (un poteau par 2 étages) [47].
 Aspects Economiques :
L'intérêt économique des structures mixtes se résume dons des dimensions plus réduites
[38] :
 la réduction de la hauteur totale du bâtiment et la hauteur d'étage, donc pour une même
hauteur de bâtiment les constructions mixtes offrent plus d'étages.
 Des portées plus grandes permettent de réduire le nombre de poteaux.
 Economie de coûts suite à la réalisation plus rapide du bâtiment
(la tôle profilée est utilisée comme coffrage) [47].
 Aspects structuraux :
 L'amélioration sensible de la résistance à l'incendie des éléments métalliques à l'aide
de la présence du béton, de ce fait les éléments mixtes peuvent être utilisés
sans protection à l'incendie.

32
Chapitre 2 : Généralités Sur Les Constructions Mixtes Acier-Béton

 Les constructions mixtes offrent une bonne flexibilité pour de futures transformations.
 Elles offrent plusieurs possibilités pour faire passer les équipements.
o Dans les faux plafonds.
o Dans l'espace entre la retombée et la semelle inférieure d'une poutre mixte.
 Les éléments métalliques et même mixtes des structures mixtes sont fabriqués
et contrôlés en usine, ce qui augmente la précision dans la construction.
 La collaboration acier-béton peut se traduire par une réduction du poids
de la construction.
 Les éléments mixtes présentent une rigidité et une capacité de charge plus grandes
qu'un élément métallique ou un élément en béton armé présentant les mêmes
dimensions.
 Les constructions mixtes ont un excellent comportement aux sollicitations sismiques
[47].

Type et
propriétés
des sections
Poutre métallique sans connexion au
Poutre mixte
cisaillement
Section métallique IPE 400 IPE 550 HE 360 B
Hauteur (mm) 560 710 520
Charge 100% 100% 100%
Poids d’acier 100% 159% 214%
Hauteur totale 100% 127% 93%
Rigidité 100% 72% 46%
Tableau 2.5 : Comparaison entre poutre mixte et poutre métallique [72].

Elément Mixte Béton armé

Poteau

Dimension (cm) 70/70 80/120

Poutre

Dimension (cm) 160/40 160/120


Tableau 2.6: Comparaison entres des éléments mixtes et des éléments en béton armé [72].

33
Chapitre 2 : Généralités Sur Les Constructions Mixtes Acier-Béton

2.5.2. Les inconvénients Des Structures Mixtes :

 L'inconvénient principal de la construction mixte est la nécessité de la connexion au niveau


de l'interface ce qui augmente le temps d'exécution et des dépenses.
 La difficulté de réaliser des assemblages lorsque l’élément mixte est complètement enrobé
(exemple semelle de la poutre enrobée).
 La méthode de construction est légèrement plus compliquée par rapport aux méthodes
traditionnelles et demande une main d'œuvre plus qualifiée.
Mais ces inconvenants sont rattrapés par le nombre important d’avantages déjà cités.

2.6. Avantages des poutres mixtes :

Les principaux avantages liés au choix des poutres mixtes acier-béton, principalement
pour les ouvrages d’art et les bâtiments multi-étages, et ceux comportant des travées de portée
moyenne ou grande, se résument en:

 Gain sur le poids total de la construction par la réduction d’épaisseur en général.


 Rigidité flexionnelle plus importante.
 Résistance améliorée vis-à-vis des phénomènes d’instabilité.
 Résistance à l’incendie suite à l’enrobage total ou partiel de l’acier [51].

2.7. Conclusion :

D’une manière générale, une structure peut être définie comme mixte si, au niveau
de la plupart de ses éléments (poutres, poteaux, assemblages, dalles), elle associe deux matériaux
de natures et de propriétés différentes, ici l’acier et le béton, avec l’objectif de tirer le meilleur
parti possible de cette association, tant sur le plan du fonctionnement structural que sur celui
du coût de construction [8].

La construction mixte, ouvre une large porte vers la modernisation et l'industrialisation


de la construction [38].

Ce qui est tout à fait spécifique du fonctionnement d’un élément mixte c’est l’association
mécanique des deux matériaux, acier et béton par l’intermédiaire d’une connexion située
à l’interface des matériaux. Ce qui va accroître à la fois la rigidité et la résistance de l’élément
[8].

34
Chapitre 2 : Généralités Sur Les Constructions Mixtes Acier-Béton

La connaissance des matériaux utilisés en construction mixte est nécessaire pour définir
les caractéristiques mécaniques de chaque matériau qui sont indispensables dans les phases
de conception et de calcul.
Le mode de réalisation en utilisant l’acier et le béton offre de nombreux avantages
économiques et techniques (rapidité de montage, précision d’assemblage, création des éléments
monolithiques, …) [51].

35
Chapitre 3 : Comportement De La Connexion Acier-Béton pour Les poutres Mixtes

3.1. Introductions :

Dans les éléments structuraux en acier et en béton « poutres mixtes en acier et dalle
béton », la collaboration réciproque des deux composantes est assurés par des dispositifs
de connexion adéquates, les connecteurs [25].

Dans la construction mixte acier-béton, l’adhérence entre l’élément en acier et celui


en béton n’existe pas naturellement, en dehors du cas des poteaux mixtes et de certaines dalles
mixtes avec des formes particulières de profilé de tôle (par exemple, profil en queue
d’hirondelle) ; la solidarisation des deux matériaux est obtenue au moyen d’organes de liaison,
dits « connecteurs » fixés sur l’élément métallique (par exemple des goujons soudés,
des cornières soudées ou clouées, des butées, etc.) dont son rôle est d’empêcher ou du moins
de limiter le glissement pouvant se produire le long de l’interface acier-béton [29].

La fonction des connecteurs répartis le long de l’interface acier-béton d’une poutre mixte
et généralement associés à des armatures transversales, est de transmettre en toute sécurité
les efforts de cisaillement longitudinal entre le profilé métallique et la dalle [9].

Selon la densité des connecteurs, on sera amené à distinguer plus loin


pour des applications au bâtiment le cas dit de « connexion complète » et celui
de « connexion partielle » [29].

3.2. Comportement élastique des poutres mixtes [60]:

Le comportement des poutres mixtes sous l’effet d’un chargement transversal


est le mieux illustré à l'aide de deux poutres identiques, chacune ayant une section transversale
de dimension b × h et couvrant une distance de λ, placé une au dessus de l'autre. Les poutres
supportent une charge uniformément répartie sur sa longueur w comme le montre la figure 3.1.
Pour une explication théorique, deux cas extrêmes d'aucune interaction (0%) et interaction
complète (100%) sont analysés ci-dessous:

36
Chapitre 3 : Comportement De La Connexion Acier-Béton pour Les poutres Mixtes

Figure 3.1 : Effet de la connexion de cisaillement sur les contraintes de flexion


et de cisaillement.

3.2.1. Cas avec aucune interaction :

Il est tout d'abord supposé qu'il n'y a pas de connexion de cisaillement entre les poutres,
de sorte qu’elles sont juste assises l’une sur l'autre, mais elles agissent de façon indépendante.
Le moment d'inertie (I) de chaque poutre est donné par bh3/12. La charge supportée par chaque
poutre est w / 2 par unité de longueur, moment à mi-portée de wλ2/16 et une contrainte
de compression verticale de w/2b à l'interface. Selon la théorie de poutre élémentaire,
la contrainte de flexion maximale dans chaque poutre est donnée par :

(3.1)

Où, est le moment de flexion maximal et est la distance à la fibre extrême égale
à h / 2.

37
Chapitre 3 : Comportement De La Connexion Acier-Béton pour Les poutres Mixtes

La contrainte de cisaillement maximale qui se produit à l'axe neutre de chaque membre


proche de support est donnée par :

(3.2)

Et la flèche maximale est donnée par :

= (3.3)

Le moment fléchissant dans chaque poutre à une distance x de mi-portée est :

(3.4)

Ainsi, la déformation de traction à la fibre inférieure de la poutre supérieure et la déformation


de compression au niveau de la fibre supérieure de la poutre inférieure est :

(3.5)

Figure 3.2 : Flexion typique, déformation de glissement et glissement.


38
Chapitre 3 : Comportement De La Connexion Acier-Béton pour Les poutres Mixtes

D'où la fibre supérieure de la poutre inférieure subit un glissement relatif de la fibre


inférieure de la poutre supérieure. La déformation de glissement soit le déplacement relatif
entre les fibres adjacentes est donc . En désignant le glissement par S, nous obtenons :

(3.6)

De l'intégration et de l'application de la condition limite de symétrie S = 0 à x = 0,


nous obtenons l'équation :

(3.7)

Les équations (3.6) et (3.7) montrent que pour x = 0 la déformation de glissement est maximale
tandis que le glissement est nul, et en x = λ / 2, le glissement est maximal alors
que la déformation de glissement est nulle (figure 3.2). Le glissement maximum
(soit pour x = λ / 2) est égale à 3.2h / λ fois la flèche maximale de chaque
poutre dérivée précédemment. Si λ / (2h) des poutres est de 20, la valeur de glissement obtenue,
est de 0,08 fois la flèche maximale. Cela montre que le glissement est très petit par rapport
à la flèche de la poutre. Afin d'éviter le glissement entre les deux poutres à l'interface et à assurer
la compatibilité de déformation de flexion, des connecteurs de cisaillement sont fréquemment
utilisés. Puisque le glissement à l'interface est faible, ces connecteurs de cisaillement,
pour une action mixte complète, il faut être très rigide.

3.2.2. Cas d'interaction complète :

Supposons maintenant que les poutres sont reliées par connexion de cisaillement
infiniment raide le long de la face AB (Figure 3.1). Comme le glissement et la déformation
de glissement sont nulles partout, ce cas est appelé « interaction complète ». Dans ce cas ou,
la hauteur de la poutre mixte est 2h avec une largeur b, de sorte que I = 2bh3 / 3. Le moment
à mi-portée est wλ2 / 8, et la contrainte de flexion maximale est donnée par :

(3.8)

Cette valeur est la moitié de la contrainte de flexion donnée par équation (3.1)
pour « le cas d’aucune interaction». La contrainte maximale de cisaillement
reste inchangée mais se produit à mi-profondeur. La flèche maximale à mi-portée est :

39
Chapitre 3 : Comportement De La Connexion Acier-Béton pour Les poutres Mixtes

(3.9)

Cette valeur de flexion est un quart de celle de la valeur donnée par équation (3.3).

Ainsi, en fournissant une connexion complète entre la dalle et la poutre, la résistance


et la rigidité du système peuvent être considérablement augmentées, même si la consommation
de matière est essentiellement la même.

La contrainte de cisaillement à l'interface est :

(3.10)

Où x est mesuré à partir du centre de la portée (figure 3.3).La conception des connecteurs
est elle qui doit être suffisante pour soutenir la contrainte de cisaillement. Dans le cas
d’une conception élastique, les connecteurs sont prévus à espacement variable normalement
connu comme « espacement triangulaire ». Dans ce cas, l'espacement établit est :

(3.11)

Où est la résistance au cisaillement de conception d'un connecteur.

La force de cisaillement totale dans une moitié de la portée est :

(3.12)

Avec une valeur de λ / (2h) ≈ 20, le cisaillement total dans l'ensemble de portée équivaut

à être Soit huit fois la charge totale transportée par la poutre.

40
Chapitre 3 : Comportement De La Connexion Acier-Béton pour Les poutres Mixtes

Figure 3.3 : Variation de la contrainte de cisaillement sur toute la longueur de la portée.

Figure 3.4 : Forces de soulèvement.

3.2.3. Soulèvement :

La séparation verticale entre les éléments se produit, si le chargement est appliqué


sur le bord inférieur de la poutre. Par ailleurs, la rigidité en torsion de la dalle en béton armé
formant les semelles de la poutre mixte et de l'état triaxial de contrainte dans le voisinage
du connecteur de cisaillement ont également une tendance à provoquer un soulèvement
à l'interface. Considérons une poutre mixte avec une semelle partiellement complété
ou une section non uniforme (figure 3.4). AB est pris en charge sur CD, sans aucune connexion
entre eux et porte une charge uniformément répartie de grandeur W. Si la rigidité de flexion
d’AB est plus grande encore de 10% à celle de CD, la charge totale sur AB est transférée à CD
en A et B, avec une séparation des poutres entre ces deux points. Si AB a été relié à CD, il y aura
des forces de soulèvement à mi-portée. Cela montre que les connecteurs doivent être conçus
pour donner la résistance au glissement aussi comme le soulèvement [60].

L’étude de la séparation par soulèvement entre la dalle et le profilé métallique


n’a fait l’objet que de rares recherches. Le phénomène de soulèvement a été signalé
par Chapman au début des années 60, lors de recherches expérimentaux sur plusieurs poutres
mixtes isostatiques à degré de connexion variable.

41
Chapitre 3 : Comportement De La Connexion Acier-Béton pour Les poutres Mixtes

En 1985, Aribert [6] a intégré la séparation éventuelle des parties acier et béton
dans le calcul des poutres mixtes jusqu’à l’état ultime.

Des essais réalisés au LCPC sur des connecteurs en cornière ont montré que le rapport
soulèvement/glissement est faible.

Afin de limiter ce phénomène, l’EC4 précise que les connecteurs doivent être munis
d’un dispositif capable d’équilibrer un effort de soulèvement égal au dixième de l’effort
de cisaillement [26].

3.3. Evolution des connecteurs métalliques :

Les premiers connecteurs utilisés sont des connecteurs composés d’une spire dont l’axe
longitudinal est soudé à son contact avec la membrure supérieure du profilé métallique
(Figure 3.5) [26].

Depuis les années 40, beaucoup de travaux on été effectués afin d’obtenir des connecteurs
plus performants [52]:

o des barres d’acier à béton armé en forme de crochet (Figure 3.6).


o des butées réalisées à partir de profilés divers : carrés, T, U (Figure 3.7).
o des systèmes combinés, butées arceaux, réalisés à partir des deux types précédents
(Figure 3.8).

Figure 3.5 : Connecteur en forme d’hélice soudé au profilé en acier.

Figure 3.6 : Connecteurs en forme de crochet soudés sur la semelle supérieure du profilé
métallique.

42
Chapitre 3 : Comportement De La Connexion Acier-Béton pour Les poutres Mixtes

Figure 3.7 : Butées réalisées à partir de profilés divers.

Figure 3.8 : Connecteurs composés d’une butée à la base et renforcés par une barre d’acier
pour résister au soulèvement.

Figure 3.9 : Différents types de goujons soudés sur la semelle supérieure du profilé
métallique.

La première utilisation des goujons est attribuée à Viest, Siess et Newmark [35].
Au départ, ils étaient soudés manuellement jusqu’à l’apparition du système industriel proposé
et commercialisé par Nelson Stud Welding (fig. 3.9).

Depuis 1980, plusieurs connecteurs ont été développés dans différents pays [52]:

43
Chapitre 3 : Comportement De La Connexion Acier-Béton pour Les poutres Mixtes

 Au Liechtenstein, la société HILTI étudie et vend un connecteur en cornière destiné


au bâtiment et mis en place par cloutage.
 Au Japon, l’université de Kobé et un lamineur (Sumito métal Industries)
étudient un profilé à membrure embossé.
 En Italie, l’université de Trieste étudie la découpe et le pliage de l’âme du profilé
pour réaliser la connexion.
 Aux USA, sont étudiés des groupes de goujons mis en place au travers du bac d’acier,
dans les bâtiments, et en vue de réaliser des poutres à âme discontinue permettant
la réduction des hauteurs de plancher par intégration des tuyauteries dans l’âme.
 En URSS, apparaissent sur de nouveaux ponts des groupes de connecteurs réalisés à partir
d’arceaux et constituant des éléments de forte puissance.
 En Allemagne, sont étudiés la connexion par boulons à haute résistance [26].

3.4. Classification des connecteurs :

Les connecteurs de cisaillement définit par des différentes formes sont des pièces en acier
reliés au segment supérieur de la poutre en acier le plus souvent par soudure.

Ces connecteurs sont conçus pour :

(a) Transmettre le cisaillement longitudinal le long de l'interface.


(b) Empêcher la séparation de la poutre en acier et la dalle en béton à l'interface.

Il existe de nombreux types de connecteurs de cisaillement et ils sont généralement divisés


en deux types rigides et flexibles (ductile), en fonction de la distribution des forces
de cisaillement et de la relation fonctionnelle entre la force et la déformation [48].

Le code européen EC4 [63] propose deux classes de connecteurs


selon leur comportement (Fig. 3.10) :
 Les connecteurs rigides
 les connecteurs ductiles.

Aribert [7] et Rabih [27] proposent une troisième classe : les connecteurs semi-rigides
(fig. 3.10).

44
Chapitre 3 : Comportement De La Connexion Acier-Béton pour Les poutres Mixtes

Figure 3.10 : Classification des connecteurs par rapport à leurs comportements caractérisés
par le rapport glissement/charge appliquée.

Il est à noter que les nombreuses études menées sur les connecteurs depuis plus de 50 ans
ont surtout montré qu’il n’existe pas de connecteur idéal. Le choix de tel ou tel type
de connecteur dépend au moins autant de son coût et de sa facilité de mise en œuvre
que de ses performances mécaniques [26].

3.4.1. Connecteurs ductiles (souples):

Les connecteurs ductiles sont ceux qui offrent une capacité de déformation suffisante
pour justifier l’hypothèse d’un comportement plastique idéal de la connexion
(La façon de rupture est plus malléable et n'est pas brutale). Si les connecteurs
sont insuffisamment ductiles, l’effort de cisaillement longitudinal ne peut pas être uniformément
redistribué entre tous les connecteurs [51].

Un connecteur ductile présente une capacité de déformation suffisante en glissement


pour justifier l’hypothèse d’un comportement plastique de la connexion en cisaillement [26].

Ils résistent à des forces de cisaillement par flexion, traction ou de cisaillement à la racine,
au niveau du point de connexion de la poutre en acier, où ils sont soumis à des déformations
plastiques lorsqu'ils atteignent des valeurs de résistance ultime. Le mode de rupture
du connecteur de cisaillement flexible est plus ductile et n'est pas rapide. Ils maintiennent
la résistance au cisaillement, même avec beaucoup de mouvement entre la dalle de béton
et la poutre en acier [48].

45
Chapitre 3 : Comportement De La Connexion Acier-Béton pour Les poutres Mixtes

(a)- Connecteurs butés.

(b)- Connecteurs goujon et canal.

Figure 3.11 : Exemple de connecteurs ductiles.

3.4.2. Connecteurs de cisaillement rigides:

Le connecteur est rigide (non ductile) si pour une sollicitation déterminée il présente
un comportement élastique [26].

Les connecteurs résistent à des forces de cisaillement à travers la face avant,


et ils subissent des déformations non significatives dans la proximité de la résistance ultime.
Ils produisent une contrainte concentrée plus forte dans le béton environnant qui résulte
soit la défaillance de béton ou à une défaillance de la soudure [48].

Les connecteurs rigides ne permettent pas la redistribution des efforts de cisaillement


longitudinal, le cisaillement longitudinal est déterminé à partir de la répartition des contraintes
dans les sections transversales critiques par la méthode élastique [51].

46
Chapitre 3 : Comportement De La Connexion Acier-Béton pour Les poutres Mixtes

(a) Connecteurs de cisaillement rigides en butée [41]


(Connecteur de bar, connecteur en T, connecteur de canal, connecteur de fer à cheval).

(b). Connecteurs rigides typiques avec dispositif d'ancrage à maintenir enfoncé la dalle
de béton contre le soulèvement. (Barres enfilées dans des trous dans les connecteurs
de cisaillement) [60].

(d) Connecteur linéaire simple [46].

Figure 3.12 : Exemple de connecteurs rigides.

47
Chapitre 3 : Comportement De La Connexion Acier-Béton pour Les poutres Mixtes

L’EC4 [63] considère que les connecteurs qui possèdent une capacité de déformation
au moins égale à 2 mm sont des connecteurs rigides et 6 mm pour les connecteurs ductiles
et de considérer comme non ductile tout connecteur qui n’est pas classé comme ductile,
sans introduire de classe intermédiaire (semi-ductile).

J.M. Aribert [7] et M. Rabih [27] ont proposé une autre notion de connexion
qui correspond aux connecteurs «semi-ductile» ou «semi-rigide» si on veut adopter
un comportement élasto-plastique. En réalité, c’est la capacité de déformation en glissement
entre l’acier et le béton qui distingue un connecteur souple d’un connecteur rigide.

3.5. Comportement des connecteurs :

Dans une poutre mixte, la dalle en béton est soumise au moment fléchissant M, à l’effort
tranchant V et à l’effort normal F. Sur le connecteur, l’effort tranchant V et l’effort normal F
s’intervertissent. L’effort normal appliqué sur le connecteur est V, et F l’effort tranchant
(fig. 3.13)

Figure 3.13 : Différents efforts appliqués au connecteur dans une poutre mixte chargée.

Par suite, le connecteur risque d’être cisaillé ou endommagé par déformations successives.
De nombreux essais ont été mis au point pour caractériser le comportement au cisaillement
des connecteurs, ce qui n’est pas le cas pour le phénomène de soulèvement qui a été souvent
négligé par les auteurs [26].

La connexion est d’une importance primordiale pour la transmission de l’effort


de cisaillement longitudinal, à l’interface entre le profilé en acier et la partie en béton.
Les connecteurs sont, selon la manière dont ils sont conçus, dits rigides ou souples (figure 3.14).
Ces deux types se distinguent par une capacité de déformation très différente : faible
pour les connecteurs rigides et élevée pour les connecteurs souples [41].

48
Chapitre 3 : Comportement De La Connexion Acier-Béton pour Les poutres Mixtes

Figure 3.14 : Comportement d’un connecteur souple et d’un connecteur rigide.

3.6. Évaluation expérimentale du comportement des connecteurs :

Les caractéristiques mécaniques des connecteurs sont le plus souvent déterminées par essais
expérimentaux. Ces essais, appelés aussi essais push-out, permettent de caractériser
le comportement du connecteur vis-à-vis d’un effort rasant au moyen d’une courbe de type
force-glissement (Figure 3.16) [21].

Figure 3.15 : Schéma normalisé pour l’essai push-out [64].

49
Chapitre 3 : Comportement De La Connexion Acier-Béton pour Les poutres Mixtes

 L’éprouvette expérimentale est composée d’un morceau de profilé métallique connecté


à deux dalles en béton au moyen de 4 connecteurs fixés sur les semelles de chaque côté
du profilé métallique. Les dalles sont appuyées sur un support rigide et le chargement
est introduit à l’extrémité supérieure du profilé métallique. Le glissement entre la poutre
et les deux dalles est mesuré par des capteurs de déplacement. Cette configuration permet
de tester deux zones de connexion et elle à l’avantage d’offrir une symétrie qui facilite
la mise en œuvre de l’essai.
 Pour évaluer la résistance du goujon, il est nécessaire de réaliser le même essai sur au moins
trois éprouvettes identiques. Lorsqu’aucun des trois essais n’a un écart de résistance de plus
de 10% de la moyenne calculée, la valeur caractéristique de résistance est prise égale
à la plus petite des trois valeurs de charge à la rupture ramenée à un connecteur et réduite
de 10%.

Figure 3.16 : Courbes force-glissement typique.

La valeur de calcul de la résistance du connecteur est :

[kN] (3.13)

Où :
: Capacité de glissement du connecteur mesurée par essais expérimentaux.
: Valeur caractéristique de la capacité de glissement du connecteur.
: Résistance de calcul du goujon (elle est égale à la résistance caractéristique divisée
par le facteur partiel de sécurité approprié).
: Résistance caractéristique du goujon (c’est la résistance spécifiée en-dessous de laquelle
on ne doit pas trouver plus de 5 de résultats expérimentaux sur des lots d'une population
homogène. Lorsqu'une valeur maximale garantie de résistance est spécifiée, elle est considérée
comme la résistance caractéristique du connecteur selon l’EC4).

50
Chapitre 3 : Comportement De La Connexion Acier-Béton pour Les poutres Mixtes

: C’est la limite nominale pour l’acier du goujon ;


: C’est la limite réelle de l’acier du goujon ;
: C’est le facteur partiel de sécurité pris égal à 1,25.

La capacité de glissement du goujon doit être prise en tant que la valeur maximale
de glissement mesurée. La valeur caractéristique de la capacité de glissement est prise
comme la plus petite des valeurs mesurées réduite de 10%. L’EC4 [64] définit le glissement
de 6mm comme critère pour la classification des connecteurs ductiles. Ainsi, les connecteurs
pour lesquels la valeur de est inférieure sont considérés non ductiles.

3.7. Résistance des connecteurs et mode de rupture de la connexion:

La résistance admissible au cisaillement d’un connecteur dépend essentiellement du mode


de rupture de la connexion [51].

Trois modes de chargement différents peuvent induire la rupture des poutres mixtes
acier-béton : le premier est un chargement croissant agissant de façon instantanée ; le deuxième
est constant au cours du temps avec une charge bien inférieure à la charge de rupture
quasi-statique (il met en jeu les effets du fluage et du retrait du béton de la dalle), le dernier
est cyclique avec également une charge inférieure à celle de la rupture quasi-statique.

Sous sollicitations statiques, on peut envisager trois modes de ruptures :

Mode 1 : rupture par le béton, soit par dislocation locale soit par fendage de la dalle ou rupture
mixte,
Mode 2 : rupture par l’acier provoquée par le cisaillement des connecteurs ou celui
de la soudure,
Mode 3 : rupture mixte par déformation excessive de l’acier entraînant une concentration accrue
des contraintes dans le béton et puis la rupture de celui-ci.

Pour les connecteurs très rigides, la rupture se produit essentiellement par le mode 1
et pour les connecteurs ductiles par les modes 2 et 3. Par contre, pour les connecteurs semi
ductiles la rupture se produit par dislocation locale du béton [26].

3.8. Goujons soudés à tête :

Les goujons à tête sont les connecteurs les plus utilisés en Europe occidentale ;
ils sont généralement souples (figure 3.17).

51
Chapitre 3 : Comportement De La Connexion Acier-Béton pour Les poutres Mixtes

Figure 3.17 : Goujons à tête pour dalle pleine ou dalle mixte.

Les goujons sont disponibles sur le marché avec des différentes longueurs et diamètres.
Le goujon de diamètre 19 mm est le plus courant (Le diamètre typique des connecteurs utilisés
dans la construction mixte se situe entre 13 et 25mm). Les goujons sont soudés au pistolet
sur la face externe de la semelle, et / ou éventuellement sur l’âme du profilé en acier lorsque
celui-ci est partiellement enrobé (béton présent entre les semelles). Ils peuvent l’être au travers
de la tôle profilée d’une dalle mixte pour autant que l’épaisseur de tôle n’excède pas 1.25mm,
que l’épaisseur totale du revêtement de zinc ne dépasse pas 0.03 mm (30 ) et que la face
du profilé métallique recevront ces goujons soit exempte de penture [42].

Le principal avantage de ce type de connecteurs repose dans la simplicité et la rapidité


de mise en œuvre qui peut s’effectuer sur le chantier en une seule opération pour chaque
connecteur. De plus, les goujons ne gênent pas la disposition du ferraillage transversal
dans la dalle. Les deux paramètres qui influent sur le choix du diamètre du goujon
sont le soudage, qui devient difficile et peu économique pour des goujons avec des diamètres
supérieurs à 19mm, et l’épaisseur de la semelle sur laquelle le goujon est soudé [21].

3.8.1. Modèle mécanique du goujon :

Le comportement mécanique des goujons utilisés en tant que connecteurs acier béton a fait
l’objet de plusieurs travaux de recherche depuis les années soixante et donc,
au moins en ce qui concerne des goujons de forme et dimensions typiques. Qu’on trouve,
dans la littérature des travaux sur la résistance ainsi que sur le comportement général de ce type
de connecteurs [21].

Le goujon est un élément métallique enrobé de béton et sollicité par un effort


de cisaillement. Son comportement est donc influencé aussi bien par les propriétés de l’acier,
que par les propriétés du béton. L’influence des propriétés de ces deux matériaux peut être
illustrée par le modèle mécanique développé par Oehlers (Figure 3.18) [36].

52
Chapitre 3 : Comportement De La Connexion Acier-Béton pour Les poutres Mixtes

Lorsqu’une sollicitation en flexion est appliquée à une poutre mixte, des efforts
de cisaillement longitudinal à l’interface acier béton provoquent le glissement entre la dalle
et le profilé métallique. Les connecteurs fixés sur la semelle supérieure du profilé métallique
agissent donc contre la direction du glissement en s’appuyant sur la dalle en béton. Ainsi,
le goujon commence à se déformer et développer sa rigidité et sa résistance.

Figure 3.18 : Efforts reprisent par le goujon.

Lorsque le goujon vient s’appuyer sur le béton qui l’entoure, celui-ci subit des contraintes
qui peuvent dépasser 7 fois sa résistance ultime en compression . La résultante des efforts
appliqués par le connecteur sur le béton, notée F, a une excentricité e par rapport à l’interface
acier-béton. Le goujon ainsi que le béton sont donc soumis à une sollicitation qui peut se résumer
pour le connecteur en un effort de flexion et un effort de cisaillement, en plus de l’effort
de traction dû au soulèvement de la dalle.

Selon Oehlers et Bradford [36], l’excentricité e dépend du rapport


entre les modules d’élasticité de l’acier et du béton, on peut considérer le module d’élasticité
de l’acier comme une constante. Le module du béton n’est pas constant, puisqu’il diminue
avec la contrainte croissante qui lui est appliquée ce qui augmente l’excentricité e. Ainsi,
la sollicitation due à la flexion locale du goujon augmente jusqu’à la rupture. Cette rupture
(et la résistance) du goujon n’est donc pas un phénomène isolé (cisaillement du goujon,
écrasement du béton), il dépend d’une combinaison de facteurs. La résistance d’un connecteur
peut donc s’écrire de la manière suivante :

53
Chapitre 3 : Comportement De La Connexion Acier-Béton pour Les poutres Mixtes

Ou : est l’aire de sa section.

En pratique :

Le modèle mécanique que nous venons de décrire résume les phénomènes qui influent
le comportement du goujon [21].

Figure 3.19 : Le mécanisme de distribution des forces de cisaillement dans les goujons
connecteurs de cisaillement dans une poutre mixte.

Dans la poutre mixte avec la dalle (figure 3.19) la force de cisaillement P est entrée
à travers la base du connecteur de cisaillement dans la couche de béton (force PR).
La force marquée comme PW est introduite à un petit angle par rapport à la soudure qui relie
le connecteur de cisaillement et la semelle. Avec l'augmentation de la pression dans le béton,
à la base du connecteur de cisaillement, l'écrasement du béton se produit et les forces
de cisaillement sont transférées à la tige du connecteur de cisaillement (force de PB).
Cela provoque des déformations plastiques résultant de la flexion de la tige de connecteur
de cisaillement, et elle provoque également l'apparition de forces de traction dans le connecteur
de cisaillement, qui empêche un levage vertical. En raison des forces de traction
dans le connecteur de cisaillement, la contrainte de pression se produit dans le béton,
en particulier à proximité de la tête de connecteur de cisaillement qui en plus, active les forces
de frottement au contact entre le béton et la semelle supérieure des poutres en acier (force PB).
La composante horizontale de l'effort de traction marqué avec PZ est transférée à la tige
des connecteurs de cisaillement. Le connecteur de cisaillement dans ce cas, échoue
immédiatement au-dessus de la soudure en raison de l'action des forces de traction
et de cisaillement [44].

54
Chapitre 3 : Comportement De La Connexion Acier-Béton pour Les poutres Mixtes

3.8.2. Modes de rupture des poutres mixtes avec goujons :

L’analyse des modes de rupture présentés dans l’EC4 (figure 3.20) pour les connecteurs
à goujon [51].

Cisaillement du connecteur juste


au–dessus du bourrelet de soudure
(pouvant également se produire
dans les dalles nervurées).

(a)
Ecrasement local du béton vers la base
Dans une «dalle
du connecteur (pouvant également
pleine»
se produire dans les dalles nervurées)

Arrachement d’un cône de béton.

Séparation par cisaillement


de la nervure en béton.
(b)
Dans un
Eclatement de la nervure en béton
«plancher
ou rupture par cisaillement et traction
collaborant»
qui se produit à la suite
de déformations très importantes
du connecteur dû à des rotules
plastiques.
Figure 3.20 : Modes de rupture des connecteurs selon l’EC4 [65].

3.8.3. Résistance des goujons soudés :

On peut donner des formules de résistance en cisaillement pour les goujons à tête soudés
qui sont aujourd’hui fréquemment utilisés en bâtiment, avec des dalles pleines ou mixtes [9].
L’EC4 [63] donne la valeur de résistance ultime au cisaillement PRD d’un goujon à tête noyé

55
Chapitre 3 : Comportement De La Connexion Acier-Béton pour Les poutres Mixtes

dans une dalle pleine en béton (sans présence de la tôle profilée). Le diamètre du goujon ne doit
pas être supérieur à 22 mm.

(3.14)
Ou :
: Résistance de rupture de la tige (concernant la rupture du goujon en tant qu’élément
en acier).

(3.15)

: Résistance de l’écrasement du béton (concernant le béton enrobant le goujon).

(3.16)

Figure 3.21 : Goujon à tête soudé.

: Le diamètre de la tige du goujon, avec la condition : ;


: Un facteur correctif :
Pour h /d > 4,
Pour ; ;
: La hauteur hors tout du goujon.
: La résistance ultime en traction spécifiée de l’acier du goujon (ne devant pas dépasser
500 N/mm2).
: La résistance caractéristique du béton en compression.
: La valeur moyenne du module sécant du béton.
: Le facteur partiel de sécurité, pris égal à 1,25 dans les deux formules
(En conformité avec l’indice de fiabilité adopté dans les Euro-codes structuraux).

56
Chapitre 3 : Comportement De La Connexion Acier-Béton pour Les poutres Mixtes

 Il convient de prendre la formule (3.14) pour déterminer la résistance des goujons


en la présence de la tôle nervurée multipliée par le coefficient numérateur , donné
par l’expression.
 Tôle dont les nervures sont perpendiculaires aux poutres porteuses :

(3.17)

: Nombre de goujons par nervure.


Cette formule n’est applicable que si : ,
Et : pour les goujons soudés à travers la tôle ;
Où : Pour les goujons soudés directement sur la semelle en utilisant une tôle
pré-perforée.

 Tôle dont les nervures sont parallèles aux poutres porteuses :

(3.18)

Avec :

Figure 3.22 : Goujon soudé avec dalle mixte.

La résistance ultime au cisaillement PRD d’un goujon dépend de plusieurs facteurs [51]:

 Forme et dimensions des connecteurs.


 Qualité de sa force matérielle ( ).
 Type de charge (statique et dynamique)
 Manière de relier le profilé d'acier avec le connecteur.
 Espacement des connecteurs.

57
Chapitre 3 : Comportement De La Connexion Acier-Béton pour Les poutres Mixtes

 Type et résistance de béton.


 La présence ou non de la tôle profilée.

3.9. Différents types de connexion :

Selon le type de connecteurs et leur nombre, on distingue deux types de connexion :


la connexion complète et la connexion partielle.

3.9.1. Connexion complète :

On est en présence d’une poutre mixte à connexion totale ou complète


« full shear connection » lorsqu’une augmentation du nombre de connecteurs n’entraîne plus
d’augmentation de la résistance à la flexion de la poutre. La rupture de la poutre est engendrée
par la plastification (ou par l’instabilité) de la section d’acier ou par la rupture du béton [26].

La connexion complète signifie que le nombre des connecteurs de cisaillement fournis


est suffisant pour développer une capacité plastique pleine de la section. Les poutres conçues
pour connexion complète de cisaillement entraînent des poutres avec des tailles plus légères.
Dans le cas d’un nombre réduit des connecteurs (connu sous le nom connexion partielle), la taille
de la poutre est plus lourde, mais la conception globale peut être plus économique [30].

L. Bouazauoi [11] a mentionné dans ses travaux que dans le cas des goujons, la connexion
complète n’existe pas, on est toujours en connexion partielle puisque c’est précisément
le glissement à l’interface acier béton qui permet de solliciter les goujons.

3.9.2. Connexion partielle :

La connexion est partielle « partial shear connection » lorsque le nombre de connecteurs


dans une zone de cisaillement est inférieur au nombre requis pour l’obtention d’une connexion
complète. Dans ce cas, il existe un glissement à l’interface acier-béton. La rupture de la poutre
mixte avec une connexion partielle sera atteinte par l’épuisement de sa résistance à la flexion
[26].

La connexion partielle est plus intéressante lorsque le nombre de connecteurs


de cisaillement est placé dans une configuration standard, lorsqu’une tôle profilée est employé.
Dans ce cas, la résistance au cisaillement des connecteurs est une quantité fixe quelle que soit
la taille de la poutre ou de la dalle [30].

58
Chapitre 3 : Comportement De La Connexion Acier-Béton pour Les poutres Mixtes

Lorsque le nombre des connecteurs est inférieur à celui requis pour une connexion totale,
et que le glissement qui est produit à l’interface ne peut pas être négligé dans le calcul,
car il influe sur la déformation et la résistance de la poutre mixte, on considère la connexion
incomplète. La rupture de la poutre mixte sera atteinte par la rupture de la connexion.
En pratique, la connexion incomplète devrait être prise en compte dans les études élastiques
des poutres, par exemple aux états limites de service, plus particulièrement pour le calcul
de la flèche ou pour les problèmes de vibration [11].

3.10. Calcul de la connexion :

La théorie des poutres mixtes acier-béton est fondée sur l’hypothèse qu’il existe une liaison
entre l’acier et le béton. Etant donné que l’adhérence du béton sur les poutres métalliques
est trop faible et peu durable pour réaliser cette liaison, la transmission des efforts
de cisaillement se fait par l’intermédiaire des connecteurs métalliques. Leur rôle est d’empêcher
le glissement relatif des deux matériaux à leur interface de contact, ainsi que la séparation
de la dalle et de la poutre métallique.

Les connecteurs les plus utilisés sont les goujons à tête grâce à leur facilité et leur rapidité
de pose. De plus, ces connecteurs ont l’avantage de présenter la même résistance dans toutes
les directions. Ils permettent également une bonne redistribution des efforts de cisaillement grâce
à leur flexibilité. La tête du goujon permet d’empêcher la perte d’adhérence de celui-ci
et le soulèvement de la dalle de béton [26].

3.10.1 Calcul élastique de la connexion :

Un calcul élastique de la contrainte de cisaillement (effort de cisaillement) est nécessaire


lorsque la résistance des sections mixtes est également établie avec un calcul élastique.
Dans ce cas, l’effort de cisaillement dépend directement de l’effort tranchant. Il vaut :

(3.19)

Avec :
: L’effort de cisaillement.
: Moment statique de la dalle (de largeur ) par rapport à l’axe neutre de la section mixte.
: L’effort tranchant dans la section considérée.
: Inertie de la section mixte.
: Coefficient d’équivalence élastique ( ).

59
Chapitre 3 : Comportement De La Connexion Acier-Béton pour Les poutres Mixtes

: Modules d’élasticité de l’acier.


: Modules d’élasticité de béton.
: Largeur efficace ou largeur participante de la dalle.

On choisit en général des connecteurs identiques sur toute la longueur de la poutre


en faisant varier leur emplacement de façon à s’adapter à la variation de l’effort de cisaillement
à reprendre [11].

3.10.2 Calcul plastique de la connexion :

Le calcul plastique de l’effort de cisaillement longitudinal est possible lorsque la résistance


des sections mixtes est également établie par un calcul plastique.
Son principe ainsi que son application sont très simples. Les connecteurs doivent être capables
de supporter l’effort de cisaillement à l’état ultime de la poutre mixte (rotule plastique
développée). Dans ce calcul, on admet que la connexion est suffisamment résistante
pour que le moment plastique de la section puisse être atteint. La connexion est donc totale
et les connecteurs sont dimensionnés pour ne pas être la cause de la rupture de la poutre.
Or, dans certains cas, il est judicieux ou même indispensable (exemple avec la présence
de la tôle nervurée) d’installer moins de connecteurs que nécessaire pour atteindre le moment
plastique. Il convient donc de mettre en place moins de connecteurs que ne nécessite
une connexion totale pour réaliser une connexion partielle [26].

Selon A. Manferd [28], M. Crisinel [18] et L. Bouazaoui [11] ce calcul s’applique


essentiellement aux connecteurs souples et, dans des cas particuliers, aux connecteurs
non souples.

Dans le cas d’un moment positif (en travée), l’effort de cisaillement est donné par [51]:

(3.20)

Si : l’axe neutre se trouve dans la dalle en béton l’effort rasant est égal à :

(3.21. a)

Si : l’axe neutre se trouve dans le profilé l’effort rasant égale :

(3.21. b)

60
Chapitre 3 : Comportement De La Connexion Acier-Béton pour Les poutres Mixtes

Dans le cas d’un moment négatif (sur appui), l’effort rasant est donné par l’effort
dans les armatures:

(3.22)

: La résistance a la compression de béton.


: La section de la dalle béton.
: Limite d’élasticité de l’acier (profilé).

: Limite d’élasticité de l’acier (armatures).


: La section de profilé.
: La section d’armatures.

: Coefficient d’équivalence = .

3.11. Comportement de la connexion en fonction de différents paramètres:


Le glissement entre la dalle en béton et le profilé métallique dépend essentiellement
des facteurs principaux suivants [51]:
 Portée de la poutre avec la présence ou non de la tôle nervurée : Il a été démontré que,
le degré de connexion minimal ( des poutres mixtes augmente directement avec
l’augmentation de la portée. Donc l’effet de la connexion est plus marqué pour les poutres
de grande portée et cela est dû à l’effet du moment fléchissant qui les sollicite.
 Géométrie de la section du profilé (rapport entre les aires des semelles).
 Nuance d’acier des poutres métalliques : Le degré de connexion minimal
des poutres mixtes augmente directement avec l’augmentation de la limite d’élasticité
de la nuance d’acier. Cette augmentation est importante pour les poutres de portée
qui varié de 10 à 25m puis on atteint la connexion totale pour les trois
nuances à la même portée de 25m.
 Type et résistance du béton (normal, haute performance) : la résistance de béton
a une influence directe sur la rigidité et la ductilité de la connexion ;
correspond à un comportement très ductile par contre la résistance de 60 et 90 MPa
correspond à des comportements rigides. C’est pour ça que l’EC4, prend la limite supérieure
de résistance de béton de 50MPa (classe C50/60).
 Nombre et type de connecteurs.

61
Chapitre 3 : Comportement De La Connexion Acier-Béton pour Les poutres Mixtes

Il a été constaté lors d’une étude précédente [46] que le comportement de la connexion
acier-béton dans les poutres mixtes isostatiques et uniformément chargées est influencé
par ces facteurs.

3.11.1 Influence de la portée :

Le degré minimum de connexion pour une capacité de glissement donné des connecteurs
dépend en priorité de la portée de la poutre et de la géométrie de la section mixte. De manière
pratique, l’EC4 recommande pour le calcul :

a) en présence d’une dalle pleine seulement [65]:


 Pour les profilés en acier à ailes égales ( ):

(3.23)

 Profilés en acier dont l’aire de l’aile inférieure ne dépasse pas trois fois l’aire
de l’aile supérieure :

(3.24)

b) en présence d’une tôle nervurée:


Les conditions de l’EC4 sont :
 Nervures sont perpendiculaires au profilé.
 ; Avec .
 Diamètre des goujons et de hauteur hors-tout : .
 Le profilé à ailes égales .

(3.25)

62
Chapitre 3 : Comportement De La Connexion Acier-Béton pour Les poutres Mixtes

Figure 3.23 : Poutre avec tôle profilée à nervures perpendiculaires au profilé.

Figure 3.24 : Degré minimum de connexion selon EC4.

L’utilisation de la connexion complète est obligatoire pour les poutres


de 20m de portée avec les ailes inégales, et pour les poutres de 25m de portée si les ailes
sont égales.

3.11.2 Influence de la nuance d’Acier du profilé:

J.M. Aribert [7] a présenté une approche analytique établit une formule de transformation
pour passer du degré minimum de connexion du l’EC4 avec la limite d’élasticité de nuance
d’acier S355 au degré minimum avec la limite d’élasticité d’autre nuance d’acier tel que S235
et S460.

63
Chapitre 3 : Comportement De La Connexion Acier-Béton pour Les poutres Mixtes

L’influence de la limite d’élasticité de nuance d’acier des profilés sur le degré de connexion
a pu être formulée de manière simple et les formules précédentes ont pu être modifiées
en conséquence.

Profilé en acier à ailes égales ( ):

(3.26)

Il a été constaté que :


 Pour les poutres de faible portée, les courbes divergent puis elles se rapprochent jusqu’à
un point commun qui correspond à une portée de 25m. Au-delà de ce point, on constate
que la connexion est complète.
 Dans le cas des poutres de faible portée, le degré de connexion
est valable pour les poutres qui ne dépassent pas 5m pour l’acier de nuance S355 et 10m
pour l’acier de nuance S235. Par contre, la nuance S460 exige un degré minimal assez élevé
que les deux nuances précédentes (Figure 3.24).
profilé en acier à ailes inégales :

(3.27)

3.11.3 Influence des dimensions du profilé:

Les études, faites sur ce paramètre [46], [65] et [7] en variant le degré de connexion
minimal en fonction des rapports des ailes des sections transversales des profilés pour trois
nuances, montrent que le degré de connexion minimale devrait dépendre de la portée de la poutre
mixte et de la géométrie de la section du profilé métallique.

J.M. Aribert [7] a présenté des essais expérimentaux sur des poutres où il varie la portée,
la géométrie du profilé et la nuance d’acier afin de déterminer leurs degrés de connexion
minimum. Il est clair que le degré de connexion croit proportionnellement avec la nuance d’acier
et l’augmentation du rapport entre les semelles du profilé.

3.11.4 Influence de la qualité du béton :

L’effort rasant plastique est lié indirectement à la résistance de béton, v étant la plus petite
des valeurs ( ; ) donc l’effort rasant augmente proportionnellement avec la résistance

64
Chapitre 3 : Comportement De La Connexion Acier-Béton pour Les poutres Mixtes

de béton si l’axe neutre se trouve dans le profilé métallique. Il a été démontré également
que la résistance d’un connecteur goujon dépend de la résistance de béton, si cette dernière
est moyennement faible (fc28 30MPa) et dépend de la résistance de l’acier du connecteur,
si la résistance de béton est élevé. Les essais « Push-out » sur des connecteurs incorporés
dans différents types de béton ont prouvé que leurs comportements sont non-linéaires [12].

S. Bullo et R. Di Marco [12], ont montré que le béton normal de résistance jusqu’à
C50/60 présente un comportement ductile des connecteurs contre la transmission réduite
de la force de cisaillement. Par contre, le béton BHP (haute performance) présente
un comportement rigide des connecteurs contre la force de cisaillement importante [9]
(figure 3.25).

Figure 3.25 : Influence de résistance de béton sur comportement des connecteurs.

Selon la figure 3.25 on constate que la résistance de béton a une influence directe
sur la rigidité et la ductilité de la connexion, correspond à un comportement
très ductile. Par contre la résistance de 60 et 90 MPa correspond à des comportements rigides,
c’est pour ça que l’EC4 [65] prend la limite supérieure de résistance de béton de 50MPa
(classe C50/60).

3.11.5. Influence du nombre et du type de connecteurs :

Une étude sur l’influence de nombre de connecteurs sur la capacité flexionnelle


des poutres mixtes [46]. Elle a effectuée sur une poutre mixte isostatique de 10m de longueur
soumise à un chargement uniformément réparti de 20 KN/m². Cette poutre mixte constituée
d’un IPE400, d’une dalle en béton armé de 1,50m de large pour 100mm d’épaisseur,

65
Chapitre 3 : Comportement De La Connexion Acier-Béton pour Les poutres Mixtes

liée par des connecteurs à goujon de Ø19mm. L’expérience a montré que la capacité
de résistance et la rigidité de la poutre augmentent proportionnellement avec l’augmentation
du nombre de connecteurs. Dans le cas où la connexion n’existe pas, il a été remarqué
que le profilé seul subit toutes les sollicitations. Par contre, si on atteint la connexion totale
la résistance et la rigidité sont augmentées par l’effet mixte de collaboration
acier-béton.

3.12. Conclusion

Les connecteurs goujon sont largement utilisés dans la construction (bâtiments et ponts)
pour former une action mixte entre l'acier et le béton. Les résistances des connecteurs peuvent
être déterminées à partir de formules théoriques ou d'essais « push-out ».

Les connecteurs entre la dalle et le profilé métallique d'une poutre mixte sont nécessaires
pour résister aux forces de cisaillement, de flexion et de traction. La rigidité, la résistance
et la quantité de béton confiné autour de chaque connecteur influent sur la performance
de la connexion.

La résistance à la flexion et la rigidité des poutres mixtes dépendent directement du degré


de connexion. Ce dernier est influencé par des paramètres. On constate également que le degré
de connexion croit proportionnellement avec l’augmentation du rapport des aires
entre les semelles du profilé et atteint le degré de connexion totale.

La résistance de béton, a une légère influence sur la résistance et la rigidité des poutres
en cas de connexion totale, par contre elle a un rôle important dans le comportement
des connecteurs.

Les connecteurs, le nombre de connecteurs et leurs caractéristiques ont une influence


sur la liaison à l’interface de contact. La résistance ultime au cisaillement d’un connecteur
dépend essentiellement du mode de rupture de la connexion (cisaillement des connecteurs
ou écrasement du béton), donc le nombre de connecteurs augmente la résistance au cisaillement
de la poutre mixte [21].

66
Chapitre 4 : Modélisation Et Simulation Des Poutres Mixtes

4.1. Introduction :

Les poutres mixtes sont composées en deux ou plusieurs éléments longitudinaux


qui sont limités dans leurs déplacements longitudinaux par rapport à l'interface
par l'intermédiaire des connecteurs de cisaillement entre ces éléments. La forme d'un connecteur
de cisaillement ainsi que le nombre utilisé ont une influence décisive sur le comportement
d'une poutre mixte qui permet d’augmenter le degré de connexion de cette dernière.

Dans le cadre de l’analyse des poutres mixtes en forme de T, nous avons procédé à l’étude
d’une série de poutres mixtes avec différents types des connecteurs de cisaillements soumises
à une charge concentrée. Ce qui nous a permis d’obtenir comme résultats la déformée totale
de la poutre.

Notre travail comporte trois phases :

1- Modélisation (utilisation du logiciel SOLIDWORKS).


2- Simulation (utilisation du logiciel ANSYS WERKBENCH).
3- Interprétation des résultats.

4.2. Logiciel de modélisation SOLIDWORKS :

4.2.1. Présentation :

SOLIDWORKS est un logiciel de CAO (Conception Assisté par Ordinateur) qui nous
permet de concevoir des structures complexes, comme une voiture, à l'aide d'un ordinateur.
Les logiciels de CAO regroupent des outils et des programmes informatiques afin d'assister
l'ingénieur dans la conception d'un produit [68].

SOLIDWORKS propose aujourd'hui un ensemble complet d'outils de conception,


de simulation, et de gestion de données, optimisant l'innovation et la productivité des ressources
d'ingénierie. Toutes ces solutions opèrent pour permettre aux entreprises de concevoir leurs
produits de manière efficace, la plus rapide et la plus rentable [71].

4.2.2. Modélisation de quinze modèles des poutres:

La conception des 15 modèles des poutres consiste à dessiner chaque élément séparément,
et faire assembler ces éléments pour construire un modèle poutre.

67
Chapitre 4 : Modélisation Et Simulation Des Poutres Mixtes

Hypothèse : Les connecteurs utilisés forment avec le profiler en acier une pièce monolithique
(monobloc). Dans la réalité, les connecteurs métalliques sont soudés suivant une ligne centrale
sur la surface dessus de profiler en acier.

Il s’agit des quinze poutres bi-encastrées en A et B (Figure 4.1), donc on doit modéliser
quinze types de poutres avec des dimensions presque identiques (Tableau 4.1):

Sollicitation Flèche
(force exercée à mi-portée) (Équation de la déformée)

La poutre est encastrée en A et en B


donc :

Figure 4.1 : Poutre hyperstatique.

68
Chapitre 4 : Modélisation Et Simulation Des Poutres Mixtes

N° Modèles Les composantes N° Modèles Les composantes N°


a. profilé. a. profilé.
b. dalle pleine. Poutre mixte b. dalle pleine.
Poutre sans
1 connecteurs
c. 4 armatures longitudinales. 2
avec 01 goujon
c. 4 armatures longitudinales.
d. 12 armatures transversales. d. 12 armatures transversales.
e. 01 goujon.
a. profilé. a. profilé.
Poutre b. dalle pleine. b. dalle pleine.
Poutre mixte
3 mixte avec c. 4 armatures longitudinales. 4 c. 4 armatures longitudinales.
avec 03 goujons
02 goujons d. 12 armatures transversales. d. 12 armatures transversales.
e. 02 goujons. e. 03 goujons.
a. profilé. a. profilé.
Poutre b. dalle pleine. b. dalle pleine.
Poutre mixte
5 mixte avec c. 4 armatures longitudinales. 6 c. 4 armatures longitudinales.
avec 05 goujons
04 goujons d. 12 armatures transversales. d. 12 armatures transversales.
e. 04 goujons. e. 05 goujons.
a. profilé. a. profilé.
Poutre b. dalle pleine. b. dalle pleine.
Poutre mixte
7 mixte avec c. 4 armatures longitudinales. 8 c. 4 armatures longitudinales.
avec 07 goujons
06 goujons d. 12 armatures transversales. d. 12 armatures transversales.
e. 06 goujons. e. 07 goujons.
a. profilé.
a. profilé.
Poutre sans b. dalle pleine.
b. dalle pleine. Poutre mixte
connecteurs c. 4 armatures longitudinales.
9 c. 4 armatures longitudinales. 10 avec tôle en acier
avec tôle en d. 12 armatures transversales.
d. 12 armatures transversales. et 07 goujons
acier e. tôle d'acier.
e. tôle d'acier.
f. 07 goujons.
Poutre
a. profilé. a. profilé.
mixte avec poutre mixte
b. dalle pleine. b. dalle pleine.
07 avec 07
11 c. 4 armatures longitudinales. 12 c. 4 armatures longitudinales.
connecteurs connecteurs en
d. 12 armatures transversales. d. 12 armatures transversales.
en forme forme T
e. 07 connecteurs canal. e. 07 connecteurs T.
canal
a. profilé. a. profilé.
Poutre mixte Poutre mixte
b. dalle pleine. b. dalle pleine.
avec 07 avec 07
13 c. 4 armatures longitudinales. 14 c. 4 armatures longitudinales.
connecteurs connecteurs en
d. 12 armatures transversales. d. 12 armatures transversales.
en forme V forme disque
e. 07 connecteurs V. e. 07 connecteurs disque.
a. profilé.
Poutre
b. dalle pleine.
mixte avec
15 c. 4 armatures longitudinales.
connecteur
d. 12 armatures transversales.
linéaire
e. connecteurs linéaire.

Tableau 4.1 : Les différentes poutres modélisées et leurs composantes.

69
Chapitre 4 : Modélisation Et Simulation Des Poutres Mixtes

Fig.4.2 : Poutre sans connecteurs Fig.4.3 : Poutre mixte avec 01 goujon


- modèle N°1. - modèle N°2.

Fig.4.4 : Poutre mixte avec 02 goujons Fig.4.5 : Poutre mixte avec 03 goujons
- modèle N°3. - modèle N°4.

Fig.4.6: Poutre mixte avec 04 goujons Fig.4.7 : Poutre mixte avec 05 goujons
- modèle N°5. - modèle N°6.

70
Chapitre 4 : Modélisation Et Simulation Des Poutres Mixtes

Fig.4.8 : Poutre mixte avec 06 goujons Fig.4.9 : Poutre mixte avec 07 goujons
- modèle N°7. - modèle N°8.

Fig.4.10 : Poutre sans connecteurs avec tôle Fig.4.11 : Poutre mixte avec tôle en acier
en acier - modèle N°9. et 07 goujons - modèle N°10.

Fig.4.12 : Poutre mixte avec 07 connecteurs Fig.4.13 : Poutre mixte avec 07 connecteurs
en forme canal -modèle N°11 en forme T- modèle N°12.

71
Chapitre 4 : Modélisation Et Simulation Des Poutres Mixtes

Fig.4.14 : Poutre mixte avec 07 connecteurs Fig.4.15 : Poutre mixte avec 07


en forme V- modèle N°13. connecteurs en forme disque- modèle N°14.

Fig.4.16 : Poutre mixte avec connecteur linéaire - modèle N°15.

4.3. Logiciel de simulations ANSYS (werkbench) :

4.3.1. Présentation :

L’ANSYS est un logiciel de modélisation et simulation numérique. Il est devenu


une solution efficace dans les domaines de la simulation comme l’automobile, l’aviation civile,
l’industrie spatiale ou la construction de machine et également dans les branches plus récentes
comme la microtechnique, la microélectronique ou l’industrie médicale.

ANSYS couvre par ses caractéristiques multi-physiques pratiquement toutes les disciplines
de la simulation numérique en utilisant la MEF à savoir le calcul statique, dynamique,
thermique, électromagnétique, électrostatique, piezoélectrique, écoulements (CFD),
d’optimisation topologique mais également d’acoustique, de matériaux composites etc [66].

72
Chapitre 4 : Modélisation Et Simulation Des Poutres Mixtes

4.3.2. Les différents types des éléments utilisés :

Dans le cadre de notre étude nous avons procédé à un maillage automatique


(conforme au surface paramétriques / balayage).

Ce qui permet d’utiliser trois types d’éléments :

1- Les éléments de solide :(utilisés dans les 15 modèles)


Elément SOLID186 : utilisé pour le maillage des armatures longitudinales
et transversales, la tôle en acier de modèle N° 9 et les profilés en acier pour seulement
les modèles N° 1 et 9.
Elément SOLID187 : utilisé pour le maillage de profilé en acier (sauf les modèles
N° 1 et 9), la tôle en acier de modèle N° 10 et la dalle en béton.
2- Les éléments de contact :(utilisés dans les 15 modèles)
Elément CONTA174 : utilisé pour le maillage des surfaces de la dalle en sujet
de contact avec d’autres composantes : profilés, armatures longitudinales
et transversales et tôles en acier.
Elément TARGE170 : utilisé pour le maillage des surfaces de profilés, armatures
longitudinales et transversales et les tôles en acier en sujet de contact avec la dalle.
Elément SURF154 : utilisé pour le maillage de surface en sujet d’application de la force
(surface supérieure de la dalle).
3- Les éléments de ressort : (utilisés seulement dans les modèles 09 et 10)
Elément combin14 : pour simuler la relation connexion-glissement entre la tôle
et le profilé, (utilisé dans le cas d’une liaison « pas de séparation » entre le profilé
et la tôle en acier).

a- Description de l’Élément SOLID186 :

SOLID186 est un élément solide d’ordre supérieur 3D 20-nœud qui présente


un comportement de déplacement quadratique. L’élément est défini par 20 nœuds ayant
trois degrés de liberté par nœud: translations dans les directions x, y, z de nœud. L'élément
supporte plasticité, hyper élasticité, fluage, rigidification de stress, grande déflexion,
et de grandes capacités de déformation. Il a également la capacité de formulation mixte
pour la simulation des déformations des matériaux élasto-plastiques presque incompressibles,
et des matériaux hyper-élastiques complètement incompressibles. SOLID186 est disponible
sous deux formes:

73
Chapitre 4 : Modélisation Et Simulation Des Poutres Mixtes

 Homogenous Structural Solid (Solid structural homogène) : Est bien adapté à la modélisation
de mailles irrégulières telles que celles produites à partir de différents systèmes de fabrication
assistée par ordinateur (FAO) et conception assistée par ordinateur (CAO).
 Layered Structural Solid (Solid structural stratifié): Utilisé pour modéliser les couches
des coques ou solides épaisses.

Figure 4.17 : Géométrie de SOLID186 « Homogenous Structural Solid ».

Figure 4.18 : Géométrie de SOLID186 Layered Structural Solid

b- Description de l’Élément SOLID187 :

SOLID187 est un élément solide d’ordre supérieur 3-D 10-nœud qui présente
un comportement de déplacement quadratique, il est bien adapté à la modélisation de mailles
irrégulières telles que celles produites à partir de différents systèmes de fabrication assistée
par ordinateur (FAO) et conception assistée par ordinateur (CAO). L’élément est défini
par 10 nœuds ayant trois degrés de liberté par nœud: translations dans les directions
de nœud. L'élément supporte plasticité, hyper-élasticité, fluage, grande déflexion, et de grandes
capacités de déformation. Il a également la capacité de formulation mixte pour la simulation
des déformations des matériaux élasto-plastiques presque incompressibles, et des matériaux
hyper-élastiques-complètement incompressibles.
74
Chapitre 4 : Modélisation Et Simulation Des Poutres Mixtes

Figure 4.19 : Géométrie de SOLID187.

c- Description de l’élément CONTA174 :

Il est utilisé pour représenter le contact et le coulissement entre les surfaces de "cibles"
3-D (TARGE170) une surface déformable défini par cet élément. Il est applicable
pour modéliser une structure 3-D et de champ de contact couplé.

Il se trouve sur les surfaces des éléments solides 3-D ou des éléments coques,
avec nœuds de la section centrale (midside nodes): SOLID87, SOLID90, SOLID98, SOLID122,
SOLID123, SOLID186, SOLID187, SOLID226, SOLID227, SOLID231, SOLID232,
SHELL132, SHELL281, et MATRIX50.
Il a les mêmes caractéristiques géométriques comme la face de l'élément solide ou coque
avec laquelle il est relié. Le contact se produit lorsque la surface de l'élément pénètre
dans l'un des éléments de segment cible (TARGE170) sur une surface cible spécifiée.
Le frottement de Coulomb, frottement de contrainte de cisaillement, et le frottement défini
par l'utilisateur avec la subroutine USERFRIC est autorisé. Il permet également la séparation
des contacts liés pour simuler l'interface en sujet de décollement.

Figure 4.20: Géométrie de CONTA174.


(ESYS: sets the element coordinate system attribute pointer )

75
Chapitre 4 : Modélisation Et Simulation Des Poutres Mixtes

d- Description de l’élément TARGE170 :

Utilisé pour représenter divers surfaces 3-D "cibles" pour les éléments de contact associés
(CONTA173 et CONTA174). Les éléments de contact se recouvrent les éléments solides
qui décrivent la limite d'un corps déformable et sont potentiellement en contact avec la surface
de la cible définie par TARGE170. Cette surface de la cible est discrétisée par un ensemble
des éléments de segment cible (TARGE170) et couplée avec sa surface de contact associée
par un véritable jeu constant commun.

Figure 4.21: Géométrie de TARGE170.

e- Description de l’élément SURF154 :

Il peu être utilisé pour diverses applications de charge et effet de surface. Il peut être
superposé sur une zone de face d'un élément 3D. Cet élément est applicable à des analyses
structurales tridimensionnelles, des charges et des effets de surface divers peuvent exister
simultanément.

76
Chapitre 4 : Modélisation Et Simulation Des Poutres Mixtes

Figure 4.22: Géométrie de SURF154.

f- Description de l’élément combin14 :

Cet élément possède une capacité longitudinale ou torsionnelle dans des applications
d’une, deux, ou trois dimensions. L'option de ressort-amortisseur longitudinal est un élément
de tension compression uni-axiale avec jusqu'à trois degrés de liberté à chaque nœud:
translations dans les directions x, y, z de nœud. Pas de flexion ou de torsions considérées.
L'option de ressort-amortisseur torsionnelle est un élément purement rotationnel avec trois
degrés de liberté à chaque nœud: rotations autour de directions x, y, z de nœud .Des charges
de flexion ou axiales ne sont pas prises en compte.

L'élément ressort-amortisseur n'a pas de masse. (Utiliser pour mettre en œuvre un amortissement
quadratique).

Figure 4.23: Géométrie de combin14.

On peut voir des maillages intérieurs et extérieurs de quelque modèle (Figure 4.24).

77
Chapitre 4 : Modélisation Et Simulation Des Poutres Mixtes

SOLID186 SOLID186

SOLID187 SOLID187
(a) Vue de maillage à l’extérieur de modèle (b) Vue de maillage à l’intérieur de modèle
N°8. N°8.

SOLID187 SOLID186 SOLID186


(c) Vue de maillage à l’extérieur de contour (d) Vue de maillage à l’intérieur de modèle
déformé de modèle N°6. N°9.

(e) Vue de maillage à l’intérieur de modèle (f) Vue de contour du maillage à l’intérieur
N°7. de modèle N°8.
Figure 4.24 : Différent maillage des modèles.

78
Chapitre 4 : Modélisation Et Simulation Des Poutres Mixtes

4.4. Interprétation des résultats :

Après avoir modélisé et simulé les 15 modèles, on obtient un tableau récapitulatif


des résultats (tableau 4.2), ce qui permes d’effectuer des études comparatives entre ces modèles
pour juger la fiabilité de chaque modèle par rapport à un autre suivant la flèche située
à mi-portée.

La flèche à mi-portée sous une force concentrée est un problème majeur pour la conception
des poutres mixtes, sachant que « La flexion est la déformation d'un objet qui se traduit
par une courbure. Dans le cas d'une poutre, elle tend à rapprocher les deux extrémités
de la poutre » il est préférable de diminuer cette déformation pour les poutres en général,
et surtout pour les poutres mixtes. Le glissement relatif de la dalle par rapport au profilé
augmente avec la l’augmentation de la flèche et diminue avec la diminution de cette dernière.

Il est clair que «La résistance à la flexion d'une poutre mixte est généralement supérieure
de 60 à 120 % à celle d'une poutre en acier, en fonction des dimensions de la poutre en acier
et de la dalle. Par ailleurs, la rigidité d'une poutre mixte est généralement supérieure
de 150 à 300 % à celle d'une poutre en acier » [73]. La diminution de la valeur de la flèche
d’un assemblage profile-dalle soumis à une charge concentrée (cas défavorable) située
à mi-portée rend cette dernière plus solidarisée (diminution du glissement et soulèvement entre
la dalle et le profile).

79
Chapitre 4 : Modélisation Et Simulation Des Poutres Mixtes

Flèche à mi-portée (mm) des 15 modèles



1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15

Poutre
Poutre
Poutre Poutre Poutre Poutre Poutre Poutre Poutre Poutre Poutre Poutre Poutre composite
Poutre Poutre composite
composite composite composite composite composite composite composite Avec bac composite composite composite Avec 07
Force N non Avec bac Avec
Avec 01 Avec 02 Avec 03 Avec 04 Avec 05 Avec 06 Avec 07 d’acier et Avec 07 Avec 07 Avec 07 Disques
composite d’acier connecteur
goujon goujons goujons goujons goujons goujons goujons 07 goujons canaux T V
linaire

100000 0.17173 0.16826 0.16867 0.16851 0.16817 0.1693 0.16827 0.16913 0.19172 0.18614 0.16881 0.16941 0.17053 0.16825 0.15967
200000 0.34347 0.33653 0.33735 0.33701 0.33633 0.3386 0.33653 0.33827 0.38344 0.37228 0.33763 0.33882 0.34107 0.3365 0.31934
300000 0.51152 0.50479 0.50602 0.50552 0.5045 0.5079 0.5048 0.5074 0.57516 0.55843 0.50644 0.50823 0.5116 0.50476 0.479
400000 0.68693 0.67305 0.67469 0.67402 0.67267 0.6772 0.67306 0.67654 0.76688 0.74457 0.67525 0.67764 0.68213 0.67301 0.63867
500000 0.85867 0.84131 0.84336 0.84253 0.84083 0.84651 0.84133 0.84567 0.95861 0.93071 0.84407 0.84707 0.85266 0.84126 0.79834
600000 1.0304 1.0096 1.012 1.011 1.009 1.0158 1.0096 1.0148 1.1503 1.1169 1.0129 1.0165 1.0232 1.0095 0.95801
700000 1.2021 1.1778 1.1807 1.1795 1.1772 1.1851 1.1779 1.1839 1.342 1.303 1.1817 1.1859 1.1937 1.1778 1.1177
800000 1.3739 1.3461 1.3494 1.348 1.3453 1.3544 1.3461 1.3531 1.5338 1.4891 1.3505 1.3553 1.3643 1.346 1.2773
900000 1.5456 1.5144 1.5181 1.5166 1.5135 1.5237 1.5144 1.5222 1.7255 1.6753 1.5193 1.5247 1.5348 1.5143 1.437
1000000 1.7173 1.6826 1.6867 1.6851 1.6817 1.693 1.6827 1.6913 1.9172 1.8614 1.6881 1.6941 1.7053 1.6825 1.5967

Tableau 4.2: Récapitulatif des résultats des simulations charges - flèches des quinze poutres de même longueur (1050 mm) due à une charge
exercer à mi-portée.

80
Chapitre 4 : Modélisation Et Simulation Des Poutres Mixtes

4.4.1. Première Comparaison :

Une étude comparative entre 8 modèles : le modèle N° 1 « Poutre sans connecteurs »


et les modèles N° 2,3,4,5,6,7 et 8 des poutres mixtes avec un nombre de connecteurs
de cisaillement « goujons » qui varies de 1 jusqu’a 7 :

N° Flèche à mi-portée mm
du modèle 1 2 3 4 5 6 7 8

Poutre Poutre Poutre Poutre Poutre Poutre Poutre


Poutre
mixte mixte mixte mixte mixte mixte Mixte
Force N Sans
avec 01 avec 02 avec 03 avec 04 avec 05 avec 06 avec 07
connecteurs
goujon goujons goujons goujons goujons goujons goujons
100000 0.17173 0.16826 0.16867 0.16851 0.16817 0.1693 0.16827 0.16913
200000 0.34347 0.33653 0.33735 0.33701 0.33633 0.3386 0.33653 0.33827
300000 0.51152 0.50479 0.50602 0.50552 0.5045 0.5079 0.5048 0.5074
400000 0.68693 0.67305 0.67469 0.67402 0.67267 0.6772 0.67306 0.67654
500000 0.85867 0.84131 0.84336 0.84253 0.84083 0.84651 0.84133 0.84567
600000 1.0304 1.0096 1.012 1.011 1.009 1.0158 1.0096 1.0148
700000 1.2021 1.1778 1.1807 1.1795 1.1772 1.1851 1.1779 1.1839
800000 1.3739 1.3461 1.3494 1.348 1.3453 1.3544 1.3461 1.3531
900000 1.5456 1.5144 1.5181 1.5166 1.5135 1.5237 1.5144 1.5222
1000000 1.7173 1.6826 1.6867 1.6851 1.6817 1.693 1.6827 1.6913
Classement
8 2 5 4 1 7 3 6
des modèles
Tableau 4.3 : Classement des modèles pour la première comparaison.

1,8

1,6
Fléche au centre (mm)

1,4

1,2 Modéle 1
Modéle 2
1,0 Modéle 3
Modéle 4
0,8 Modéle 5
Modéle 6
0,6
Modéle 7
0,4 Modéle 8

0,2

0,0
0 200 400 600 800 1000

Charge (KN)

Figure 4.25 : Charge-flèche à mi-portée des modèles 1, 2, 3, 4, 5, 6,7et 8.

81
Chapitre 4 : Modélisation Et Simulation Des Poutres Mixtes

1,8

1,6

Fléche au centre (mm) 1,4

1,2 Modéle 1
Modéle 5
1,0

0,8

0,6

0,4

0,2

0,0
0 200 400 600 800 1000

Charge (KN)

Figure 4.26 : Charge-flèche à mi-portée des modèles 1 et 5.

Selon les résultats obtenus (tableau 4.3) le modèle N° 1 «Poutre sans connecteurs » occupe
la dernière place dans le classement : le modèle N° 1 fléchie plus que les modèles 2, 3, 4, 5,
6,7et 8, donc la présence des connecteurs de cisaillement « goujon » diminue la flèche.

D’autre part, on peut voir clairement (Figure 4.26) la différence entre le modèle N°1
«Poutre sans connecteurs» et le modèle N°5 «Poutre mixte avec 04 goujons » où nous avons
le meilleur résultat par-rapport aux autres modèles.

4.4.2. Deuxième Comparaison :

Une étude comparative entre 7 modèles des poutres mixtes avec un nombre
des connecteurs de cisaillement « goujons » varie de 1 à 7.

82
Chapitre 4 : Modélisation Et Simulation Des Poutres Mixtes

Flèche à mi-portée (mm)



des modèles
2 3 4 5 6 7 8

Poutre Poutre Poutre Poutre Poutre Poutre Poutre


mixte mixte Mixte mixte mixte mixte Mixte
Force N
avec 01 avec 02 avec 03 avec 04 avec 05 avec 06 avec 07
goujon goujons goujons goujons goujons goujons goujons
100000 0.16826 0.16867 0.16851 0.16817 0.1693 0.16827 0.16913
200000 0.33653 0.33735 0.33701 0.33633 0.3386 0.33653 0.33827
300000 0.50479 0.50602 0.50552 0.5045 0.5079 0.5048 0.5074
400000 0.67305 0.67469 0.67402 0.67267 0.6772 0.67306 0.67654
500000 0.84131 0.84336 0.84253 0.84083 0.84651 0.84133 0.84567
600000 1.0096 1.012 1.011 1.009 1.0158 1.0096 1.0148
700000 1.1778 1.1807 1.1795 1.1772 1.1851 1.1779 1.1839
800000 1.3461 1.3494 1.348 1.3453 1.3544 1.3461 1.3531
900000 1.5144 1.5181 1.5166 1.5135 1.5237 1.5144 1.5222
1000000 1.6826 1.6867 1.6851 1.6817 1.693 1.6827 1.6913
Classement
2 5 4 1 7 3 6
des modèles
Tableau 4.4 : Classement des modèles pour la deuxième comparaison.

1,8

1,6
Fléche au centre (mm)

1,4

1,2 Modéle 2
Modéle 3
1,0
Modéle 4
0,8 Modéle 5
Modéle 6
0,6 Modéle 7
Modéle 8
0,4

0,2

0,0
0 200 400 600 800 1000

Charge (KN)

Figure 4.27 : Charge-flèche à mi-portée des modèles 2, 3, 4, 5, 6,7et 8.

83
Chapitre 4 : Modélisation Et Simulation Des Poutres Mixtes

1,8

1,6

Fléche au centre (mm)


1,4

1,2
Modéle 5
1,0 Modéle 6

0,8

0,6

0,4

0,2

0,0
0 200 400 600 800 1000

Charge (KN)

Figure 4.28 : Charge-flèche à mi-portée des modèles 5 et 6.

Selon les résultats obtenus (Tableau 4.4), on peut conclure que le modèle N° 5
« Poutre mixte avec 04 goujons » fléchit moins par-rapport aux autres modèles, donc ce modèle
est recommandé par-rapport aux autres modèles à savoir 2, 3, 5, 6,7et 8 puisque l’utilisation
d’un excès des goujons d’une part est un gaspillage et d’autre part a un effet défavorable
sur le béton entre les goujons. On peut voir aussi (Figure 4.28) la différence entre le modèle
N° 5 «Poutre mixte avec 04 goujons » qui donne le meilleur résultat et le modèle N° 6
«Poutre mixte avec 05 goujons » qui donne le mauvais résultat par-rapport aux autres modèles.

4.4.3. Troisième Comparaison :

Une étude comparative entre 02 modèles : le modèle N°9 « poutre sans connecteur
avec bac en acier » et le modèle N°10 « poutre avec bac en acier et 07 goujons » pour voir l’effet
de la présence des « goujons » avec la présence de la tôle en acier (plancher collaborant)
qui est utilisée comme coffrage perdue et joue un rôle supplémentaire comme armatures
inférieures. Le seul inconvénient pour l’utilisation de cette dernière est : « La diminution
de béton au dessous de la tôle en acier (pas de béton) et la négligence de béton entre les nervures
dans les calculs ».

84
Chapitre 4 : Modélisation Et Simulation Des Poutres Mixtes

Flèche à mi-portée mm
N° du modèle
9 10
Poutre sans Poutre avec tôle
Force N connecteurs en acier et 07
avec tôle en acier goujons
100000 0.19172 0.18614
200000 0.38344 0.37228
300000 0.57516 0.55843
400000 0.76688 0.74457
500000 0.95861 0.93071
600000 1.1503 1.1169
700000 1.342 1.303
800000 1.5338 1.4891
900000 1.7255 1.6753
1000000 1.9172 1.8614
Classement
2 1
des modèles

Tableau 4.5 : Classement des modèles pour la troisième comparaison.

2,0

1,8
Fléche au centre (mm)

1,6

1,4

1,2
Modéle 9
Modéle 10
1,0

0,8

0,6

0,4

0,2

0,0
0 200 400 600 800 1000

Charge (KN)

Figure 4.29 : Charge-flèche à mi-portée des modèles 9 et 10.

Les résultats obtenus (Figure 4.29) démontrant encore la conception des poutres
mixtes (concernant le planchers collaborants) qui consiste à installer (soudé) des connecteurs
mécaniques liés entre la poutre et la dalle ce qui permet d’obtenir un assemblage solidarisé
dit « T poutre mixte », il est impossible de supporter les dalles pendant le coulage de béton

85
Chapitre 4 : Modélisation Et Simulation Des Poutres Mixtes

par le coffrage en bois dans les constructions en charpente métallique (des poutres avec
des longues portées qui dépassent 25 m),donc on est obligé d’utiliser les tôles en acier avec
les échafaudages pour supporter cette dernière .

4.4.4. Quatrième Comparaison :

Une dernière comparaison entre des poutres avec différents types des connecteurs, sachant que
le connecteur de cisaillement « goujons » est le connecteur le plus utilisé dans le chantier.
Par contre, l’utilisation des autres connecteurs dans la construction est limitée mais reste un sujet
de recherche.

L’utilisation de connecteur « goujon » est justifié par la :

 la facilité de soudure avec un matériel spéciale comme le pistolet de goujon.


 Le temps court de 5 à 20 secondes pour souder un goujon.
 Le cout réduit par-rapport aux autres connecteurs.

Donc il faut signaler que l’utilisation de ce dernier est liée au besoin du marché
et des consommateurs.

N° Flèche à mi-portée mm
du modèle 8 11 12 13 14 15
Poutre Poutre Poutre Poutre
Poutre Poutre
mixte avec 07 mixte avec 07 mixte avec 07 mixte avec 07
mixte mixte avec
Force N connecteurs connecteurs connecteurs connecteurs
avec 07 connecteur
en forme en forme en forme en forme
goujons linaire
canal T V disque
100000 0.16913 0.16881 0.16941 0.17053 0.16825 0.15967
200000 0.33827 0.33763 0.33882 0.34107 0.3365 0.31934
300000 0.5074 0.50644 0.50823 0.5116 0.50476 0.479
400000 0.67654 0.67525 0.67764 0.68213 0.67301 0.63867
500000 0.84567 0.84407 0.84707 0.85266 0.84126 0.79834
600000 1.0148 1.0129 1.0165 1.0232 1.0095 0.95801
700000 1.1839 1.1817 1.1859 1.1937 1.1778 1.1177
800000 1.3531 1.3505 1.3553 1.3643 1.346 1.2773
900000 1.5222 1.5193 1.5247 1.5348 1.5143 1.437
1000000 1.6913 1.6881 1.6941 1.7053 1.6825 1.5967
Classement
4 3 5 6 2 1
des modèles
Tableau 4.6 : Classement des modèles pour la quatrième comparaison.

86
Chapitre 4 : Modélisation Et Simulation Des Poutres Mixtes

1,8

1,6

Fléche au centre (mm) 1,4

1,2

1,0 Modéle 8
Modéle 11
0,8 Modéle 12
Modéle 13
0,6 Modéle 14
Modéle 15
0,4

0,2

0,0
0 200 400 600 800 1000

Charge (KN)

Figure 4.30 : Charge-flèche à mi-portée des modèles 8, 10, 11, 12, 13,14 et 15.

Il s’agit d’une comparaison entre les six types des connecteurs de cisaillement, Le connecteur
goujon (utilisé dans nos études) est un produit déjà disponible dans le marché par-contre avec
le manque des produits ou les dimensions des autres connecteurs on a designer ces modèles
approximativement.

Les résultats obtenue montre que seulement deux modèles avec des connecteurs de forme T
et V fléchissent plus que le modèle avec un connecteur « goujon » c’est peut être due
au dimensionnement incorrecte de ces connecteurs.

Le modèle N° 15 « poutre mixte avec connecteur linaire » fléchie moins par rapport
aux autres modèles 8, 11, 12, 13,14. Les dimensions de ces modèles sont identique à ceux
du modèle N°15 dans les dimensions de profile et de la dalle pleine mais différentes dans le type
de connecteur utilisé. Ce dernier est une pièce métallique en forme parallélépipède soudé
suivant la longueur de profilé sur sa ligne centrale avec des trous pour permettre le passage
des armatures transversales de la nappe inferieure a travers ce dernier (Figure 4.30).

Un connecteur linaire permet de diminuer la flèche et le glissement relatif de la dalle


par-rapport au profiler et de transférer l’effort de cisaillement longitudinale (l’effort rasant)
suivant la totalité de la longueur de la poutre mixte au niveau de connexion.

87
Chapitre 4 : Modélisation Et Simulation Des Poutres Mixtes

N° Flèche à mi-portée (mm) des 15 modèles


1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
Poutre Poutre
Poutre
Les points Poutre Poutre Poutre Poutre Poutre Poutre Poutre Poutre Avec Poutre Poutre Poutre composite
Poutre composite
suivant la composite composite composite composite composite composite composite Avec bac composite composite composite Avec 07
non Avec
longueur de Avec 01 Avec 02 Avec 03 Avec 04 Avec 05 Avec 06 Avec 07 bac d’acier Avec 07 Avec 07 Avec 07 Disques
composite connecteur
1050mm goujon goujons goujons goujons goujons goujons goujons d’acier et 07 canaux T V
linaire
goujons
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
150 0.98133 0.9615 0.96385 0.96289 0.96095 0.96744 0.96152 0.96648 1.0955 1.0637 0.96465 0.96806 0.97447 0.96144 0.91239
300 1.472 1.4423 1.4458 1.4443 1.4414 1.4512 1.4423 1.4497 1.6433 1.5955 1.447 1.4521 1.4617 1.4422 1.3686
525 1.7173 1.6826 1.6867 1.6851 1.6817 1.693 1.6827 1.6913 1.9172 1.8614 1.6881 1.6941 1.7053 1.6825 1.5967
750 1.472 1.4423 1.4458 1.4443 1.4414 1.4512 1.4423 1.4497 1.6433 1.5955 1.447 1.4521 1.4617 1.4422 1.3686
900 0.98133 0.9615 0.96385 0.96289 0.96095 0.96744 0.96152 0.96648 1.0955 1.0637 0.96465 0.96806 0.97447 0.96144 0.91239
1050 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0

Tableau 4.7 : Récapitulatif flèche - longueur des quinze poutres de même longueur (1050 mm) due à une charge exercé à mi-portée
(1000 KN).

88
Chapitre 4 : Modélisation Et Simulation Des Poutres Mixtes

4.4.5. Cinquième Comparaison :

Une autre méthode pour étudier ces modèles est de présenter la flèche des poutres
dans une seule figure suivant toute la longueur. Premièrement en doit enregistres les résultats
de simulation pour de la charge maximale déjà utilisée dans les comparaissons antérieures
ce qui permis d’obtenir le tableau suivant (Tableau 4.7):

Modèle1
Modèle2
2,0 Modèle3
Modèle4
1,8 Modèle5
Modèle6
1,6
Fléche au centre (mm)

Modèle7
1,4 Modèle8
Modèle9
1,2 Modèle10
1,0 Modèle11
Modèle12
0,8 Modèle13
Modèle14
0,6 Modèle15
0,4

0,2

0,0
0 100 200 300 400 500 600 700 800 900 1000 1100

Longueur (mm)

Figure 4.31 : Récapitulatif flèche - longueur des quinze poutres de même longueur
(1050 mm) due à une charge exercer à mi-portée (1000 KN), avec L=0 correspond
à l’extrémité gauche et L=1050 correspond à l’extrémité droit de la poutre.

Cette figure montre la superposition des courbes de flèches suivant la longueur des modèles
1, 2, 3, 4, 5, 6,7,8 avec un nombre des goujons de 0 pour le modèle 1 jusqu’a 7 pour le modèle
N° 8 tandis que le modèle 5 (poutre mixte avec 4 goujons fléchit moins par-rapport au autre
modèles (meilleur comportement) ainsi les modèles 11,12,13,14 avec d’autres types
des connecteur (7 connecteurs dans chaque modèle) . Mais on peut voir clairement l’éloignement
négatives des modèles 9 et 10 par-rapport au autre modèles à cause de l’utilisation des bacs
d’acier (dans cette conception aucun contact entre la dalle pleine et la poutre en acier
et une diminution de volume de béton a cause des nervures) par-contre le modèle 15 est éloigner

89
Chapitre 4 : Modélisation Et Simulation Des Poutres Mixtes

positivement par rapport au autres modèle (la conception de connecteur linéaire est la plus
efficace).

4.5. Conclusion :

L’utilisation des modèles avec petite dimension (une longueur courte 1050mm)
donne des résultats très proches pour les 15 modèles puisque la flèche augmente
avec l’augmentation de la longueur de la poutre suivant la formule .

Mais cela ne nous’ empêche pas d’interpréter et de comparer ces résultats qui démontrent
la conception des « poutres mixtes » dans la construction en acier par rapport aux méthodes
traditionnelles. Elle permet aussi de visualiser l’efficacité de connecteur linéaire
(connecteur rigide) par rapport aux autres connecteurs.

Malgré la disponibilité des différents types des connecteurs mécaniques, le connecteur


goujon reste le produit de marché qui répond au besoin de chantier, la présence de la tôle
galvanisée est obligatoire pour la construction mixte avec des dalles pleines.

Comme le montrent les résultats obtenus, les courbes charges-flèches à mi-portée


sont des courbes linaires.

90
Conclusion Générale

Conclusion générale :

Dans la construction non-mixte, la poutre en acier est généralement utilisée pour porter
une dalle de béton soutenue par une tôle métallique qui n'interagisse pas structurellement
avec la dalle. C’est à dire, la dalle n'est pas suffisamment liée à la poutre. Par contre,
dans la construction mixte, la dalle est suffisamment liée à la poutre d'acier au moyen
des « connecteurs de cisaillement ». Il en résulte une poutre mixte très efficace,
avec une optimisation sur le poids de 40% à 60% plus léger en acier que la construction
non-mixte. Le béton agit comme une large "semelle" en compression, tandis qu'une plus grande
partie de la poutre en acier agit en traction.

La résistance à la flexion et la rigidité des poutres mixtes dépendent directement


du degré de connexion qui est en fonction de type et du nombre de connecteurs utilisés
qui assurent la liaison entre une dalle en béton à un profilé métallique. Les connecteurs
entre la dalle et le profilé métallique d'une poutre mixte sont nécessaires pour résister aux forces
de cisaillement, de flexion et de traction. Parmi les connecteurs les plus utilisés,
on cite les goujons soudés. Ces derniers, peuvent être espacés uniformément le long
de la poutre sauf en présence de charges qui produisent un effort de cisaillement local.

La présente étude avait pour objectif d’analyser le comportement des modèles


des poutres traditionnelles et les poutres mixtes acier-béton. Le but était d’examiner à l’aide
de la modélisation et de la simulation les différentes poutres avec différentes types
des connecteurs métalliques soudé sur la surface supérieure de la semelle de la poutre en acier
d’une part , et l’utilisation d’un nombre réparti de 1 à 7 des goujons connecteurs de cisaillement
d’autre part. Ce mode d’assemblage effectué par des systèmes de connexion est capable
de transmettre les différents efforts à l’interface (utilisation des connecteurs), Il permet d’obtenir
une solidarité entre le béton et l’acier.

Pendant la simulation, nous nous sommes intéressés à l’influence de type de connecteurs


métalliques et de leurs nombres sur la déformée totale de la poutre mixte, c'est-à-dire
sur le calcul de la flèche à mi-portée des poutres mixtes sous un chargement à mi-portée variant
de 100 à 1000KN avec un pas de 100KN.

91
Conclusion Générale

Le logiciel de simulation ANSYS a été utilisé pour effectuer toute les simulations
numériques des quinze poutres. Les modèles en éléments finis semblent être les mieux adaptés
pour l’analyse des poutres mixtes.

Les résultats obtenus ont permis de mettre en évidence que :

 L’efficacité de la méthode de construction mixte par-rapport aux constructions


non-mixte des poutres dans la charpente métallique.
 L’utilisation d’un nombre en excès des connecteurs de cisaillement (goujons)
a un effet défavorable sur le comportement de la poutre mixte, donc il faut utiliser
un nombre rationnel (calculés).
 L’efficacité du connecteur linéaire (plaque perforée) par-rapport aux autres connecteurs
de cisaillement vu sa grande capacité de cisaillement.

La méthode de construction « poutres mixtes » a rapidement été approuvée


dans le monde occidental en raison de son applicabilité dans les domaines de la construction
(bâtiment, ouvrages d’art,….), grâce à sa flexibilité dans la conception et la réalisation
de la construction en un temps réduit.

Dans ce mémoire, malgré la diversité des poutres modalisées et simulées, ce travail reste
très limité et donne des résultats très proches (courbes presque superposées). Cela est dû
à la courte longueur de ces modèles (L = 1050 mm) d’une part et la rigidité des poutres en acier
(peuvent supporter des grandes charges) d’autre part.

Il est nécessaire de signaler le manque d’un outil informatique approprié pour modéliser
notre problème qui nécessite un outil puissant afin de simuler les modèles à l’échèle réelle.

En perspective, on recommande de simuler des modèles à leurs vraies échelles,


en faisant varier le type et le nombre des connecteurs. Aussi, la présence ou non de la tôle
en acier.

92
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