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MAI 2020

La comptabilité Bancaire, comme la Comptabilité Générale, sont deux disciplines régies par des normes. L’OHADA
(l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires), est l’organe qui fixe les règles Comptables en
général. La COBAC, ( la Commission Bancaire de l’Afrique Centrale) est l’organe qui fixe les règles de l’ouverture,
du fonctionnement, et de clôture de l’activité Bancaire. La comptabilité Bancaire comme la Comptabilités Générale,
sont tout d’abord, soumises aux règles du Droit des Affaires instituées par l’OHADA compte tenu des principes
Comptables généraux que doivent respecter toute bonne organisation qui vit. La particularité de la Comptabilité
Bancaire trouve son origine de la qualité d’activité et des types d’opérations qu’exercent les institutions financières.
C’est cette particularité qui créée un décalage entre la Comptabilité Bancaire et la Comptabilité Générale. La
connaissance de la Comptabilité Générale est alors le principal prérequis que doit disposer un responsable financier
bancaire avant de s’immerger dans la particularité de la Comptabilité Bancaire.

Le présent cours nous permettra d’une part, de faire une brève lecture des normes comptables locales et (IFRS); de
connaître les obligations règlementaires. Ensuite, de mieux appréhender l’organisation de la fonction comptable et de
comprendre les méthodes et les processus de la comptabilité bancaire.
I- LE CADRE REGLEMENTAIRE
A- L’approche comparative (Comptabilité générale
Comptabilité Bancaire)
B- La compétence de la COBAC

II- L’ORGANISATION COMPTABLE


A - Le plan comptable bancaire (cadre général)
B- La comptabilisation des opérations bancaires
I – LE CADRE REGLEMENTAIRE
I – LE CADRE REGLEMENTAIRE

A - L’approche comparative (Comptabilité Générale


Comptabilité Bancaire)
A - L’approche comparative
COMPTABILITÉ BANCAIRE
COMPTABILITÉ GÉNÉRALE
08/12/1964 : CREATION DE
L’UNION DOUANIERE ET
ECONOMIQUE DE L’AFRIQUE
CENTRALE DEVENUE LA CEMAC
1979 : ADOPTION D’UN PLAN
COMPTABLE OCAM-UDEAC DES
ETABLISSEMENTS DE CREDIT
16/10/1990 : CREATION D’UN
ORGANE EN CHARGE DE LA
SUPERVISION DES BANQUES : LA
COMMISSION BANCAIRE DE
L’AFRIQUE CENTRALE (COBAC)
A - L’approche comparative
COMPTABILITÉ BANCAIRE
COMPTABILITÉ GÉNÉRALE
17/01/1992 : HARMONISATION DE
LA REGLEMENTATION
BANCAIRE DANS LES ETATS DE
L’AFRIQUE CENTRALE OU LOI
BANCAIRE DE LA SOUS REGION
15/02/1998 : LE REGLEMENT
COBAC R98/01 RELATIF AU
PLAN COMPTABLE DES
ETABLISSEMENTS DE CREDIT
27/02/2003 : LE REGLEMENT
COBAC R2003/01 RELATIF A
L’ORGANISATION DES
COMPTABILITES DES
ETABLISSEMENTS DE CREDIT
I – LE CADRE REGLEMENTAIRE

B – LA COMPETENCE DE LA COBAC
B - COMPETENCES DE LA COBAC

- Autorisation préalable d’agrément (avis


conforme)
Pouvoir Administratif - Retrait d’agrément

- Confection du plan et des procédures


Comptables
- Ediction des normes prudentielles
Pour Réglementaire
- Liste, teneur délais de transmission des
documents e informations
B - COMPETENCES DE LA COBAC

- Contrôle sur pièces


Pouvoir de Contrôle - Contrôle sur place

- Avertissement, blâme, interdiction


d’effectuer certaines opérations
Pouvoir de Sanction - Suspension et révocation des dirigeants et
commissaires aux Comptes
- Rétraitt d’agrément
II – L’ORGANISATION COMPTABLE
II – L’ORGANISATION COMPTABLE

A- LE PLAN COMPTABLE
A- LE PLAN COMPTABLE
COMPTABILITÉ BANCAIRE
COMPTABILITÉ GÉNÉRALE

- L’ACTE UNIFORME OHADA PORTANT SUR LE DROIT - L’ACTE UNIFORME OHADA PORTANT SUR LE DROIT
COMMERCIAL COMMERCIAL

- L’ACTE UNIFORME OHADA PORTANT SUR LE DROIT - L’ACTE UNIFORME OHADA PORTANT SUR LE DROIT
DES SOCIETES COMMERCIALES ET DU GIE DES SOCIETES COMMERCIALES ET DU GIE

- L’ACTE UNIFORME OHADA PORTANT - L’ACTE UNIFORME OHADA PORTANT


ORGANISATION ET HARMONISATION DES ORGANISATION ET HARMONISATION DES
COMPTABILITES COMPTABILITES

- LE REGLEMENT COBAC R98/01 DU 15/02/1998


RELATIF AU PLAN COMPTABLE DES ETABLISSEMENTS
DE CREDIT

- LE REGLEMENT COBAC R2003/01 RELATIF A


L’ORGANISATION DES COMPTABILITES DES
ETABLISSEMENTS DE CREDIT
A- LE PLAN COMPTABLE
PORTEE DU PLAN COMPTABLE (PCEC)
- Le plan comptable fixe :
- -les règles et les principes généraux,
- - le cadre comptable
- - le plan des comptes
- - la définition des attributs d’identification
- - les notes méthodologiques

ENTREE EN VIGUEUR
- Le plan comptable est entré en vigueur à compter
- - 01/07/1999 pour le Cameroun
- - 01/01/2000 pour les autres états de la CEMAC
A – PLAN COMPTABLE

- Manuel de procédures
- Les procédures et instructions comptables doivent être formalisées et sont obligatoires.
- Attributs d’identification
- Enregistrement des opérations (mode de constatation des actifs)

- Les opérations doivent être comptabilisées le jour même de leur ordonnancement.


- Lorsque les droits contractuels sur un actif ou un passif financiers sont absolus, ils sont
inscrits au bilan. Lorsque leur concrétisation dépend de la réalisation d’un fait futur, ils
sont enregistrés en hors bilan.
A – LE PLAN COMPTABLE

- – Confection des états de synthèse


- Les soldes des comptes permettent d’établir les états de synthèse au rang desquels :
- - Le Bilan
- - Le Compte de Résultat
- - Le tableau de financement
- - Les autres états réglementaires

- Monnaie légale pour la tenue de la comptabilité

- Dans la zone CEMAC, les livres et documents sont établis en Franc CFA (XAF).
A – LE PLAN COMPTABLE

A.1 – LES PRINCIPES COMPTABLES


A .1 – PRINCIPES COMPTABLES
COMPTABILITÉ BANCAIRE
COMPTABILITÉ GÉNÉRALE

- 1)- Principes de prudence


- 1)- Principes de prudence
- Une appréciation raisonnable des faits doit
- Une appréciation raisonnable des faits doit prévaloir pour la tenue des comptes.
prévaloir pour la tenue des comptes.
- 2) – Principe de régularité
- 2) – Principe de régularité
- Les comptes doivent être établis
- Les comptes doivent être établis conformément aux règles et procédures en
conformément aux règles et procédures en vigueur.
vigueur.
- 3) – Principe de sincérité
- 3) – Principe de sincérité
- Les règles et procédures doivent être
- Les règles et procédures doivent être appliquées de bonne foi.
appliquées de bonne foi.
A .1 – PRINCIPES COMPTABLES
COMPTABILITÉ BANCAIRE
COMPTABILITÉ GÉNÉRALE
- 4) Principe de continuité de l’exploitation
- 4) Principe de continuité de l’exploitation
- Les comptes sont établis en considérant que
- Les comptes sont établis en considérant que l’établissement va poursuivre son exploitation.
l’établissement va poursuivre son exploitation.
- 5)-Principe de permanence des méthodes
- 5)-Principe de permanence des méthodes
- Les comptes doivent être servis et publiés selon
- Les comptes doivent être servis et publiés selon des méthodes constantes.
des méthodes constantes.
- 6) – Principe d’indépendance des exercices
- 6) – Principe d’indépendance des exercices

- Dans la zone CEMAC, les comptes sont clôturés


- Dans la zone CEMAC, les comptes sont clôturés au 31 décembre de chaque année. Les
au 31 décembre de chaque année. Les
- produits et les charges ainsi que toutes les
- produits et les charges ainsi que toutes les transactions doivent être rattachés à l’exercice
transactions doivent être rattachés à l’exercice au cours duquel ils ont été générés.
au cours duquel ils ont été générés.
A .1 – PRINCIPES COMPTABLES
COMPTABILITÉ BANCAIRE
COMPTABILITÉ GÉNÉRALE
- 7)- Principe du Coût historique - 7)- Principe du Coût historique
- Les biens acquis par l’entreprise sont - Les biens acquis par l’établissement de
enregistrés à leur coût d’acquisition. crédit sont enregistrés à leur coût
- 8) – Principe de non – compensation d’acquisition.
Aucune compensation ne doit être opérée entre - 8) – Principe de non – compensation
les postes comptables d’actif et de passif ou Aucune compensation ne doit être opérée entre
entre les charges et les produits. les postes comptables d’actif et de passif ou
9) – Principe d’intangibilité du bilan d’ouverture entre les charges et les produits.
Le bilan d’ouverture d’un exercice doit 9) – Principe d’intangibilité du bilan d’ouverture
strictement correspondre au bilan de clôture de Le bilan d’ouverture d’un exercice doit
l’exercice précédent. strictement correspondre au bilan de clôture de
l’exercice précédent.
A – LE PLAN COMPTABLE

A.2 – LE PLAN DES COMPTES


A .2 – LE PLAN DES COMPTES

COMPTABILITÉ GÉNÉRALE COMPTABILITÉ BANCAIRE


Le cadre comptable s’articule sur neuf
(09) classes de comptes. Chaque classe Le cadre comptable s’articule sur neuf
est subdivisée en comptes principaux, (09) classes de comptes. Chaque classe
eux-mêmes repartis en comptes est subdivisée en comptes principaux,
divisionnaires qui comportent des sous – eux-mêmes repartis en comptes
comptes. divisionnaires qui comportent des sous –
Codification comptes.
Ø Les classes des comptes comportent un Codification
(01) chiffre Ø Les classes des comptes comportent un
Ø Les comptes principaux sont à deux (01) chiffre
(02) chiffres Ø Les comptes principaux sont à deux
Ø Les comptes divisionnaires sont (02) chiffres
composés de trois (03) chiffres Ø Les comptes divisionnaires sont
Ø Les sous – comptes sont à plus de trois composés de trois (03) chiffres
chiffres Ø Les sous – comptes sont à plus de trois
chiffres
ü Les classes 1, 2, 3, 4 et 5 retracent la
situation patrimoniale des Etablissements ü Les classes 1, 2, 3, 4 et 5 retracent la
de crédit. situation patrimoniale des Etablissements
A .2 – LE PLAN DES COMPTES
COMPTABILITÉ GÉNÉRALE COMPTABILITÉ BANCAIRE

ü Les classes 6 et 7 enregistrent les ü Les classes 6 et 7 enregistrent les


charges et produits d’exploitation et charges et produits d’exploitation et
exceptionnels. exceptionnels.

ü La classe 8 extériorise les différentes ü La classe 8 extériorise les différentes


marges bancaires. marges bancaires.

ü La classe 9 abrite les opérations de hors ü La classe 9 abrite les opérations de hors
bilan. bilan.
A .2 – LE PLAN DES COMPTES

COMPTABILITÉ GÉNÉRALE COMPTABILITÉ BANCAIRE


Classe 1 : Comptes de Classe 1 : Comptes de
capitaux permanents capitaux permanents
ü Le capital et dotations ü Le capital et dotations
ü Les primes liées au capital ü Les primes liées au capital
ü Les réserves ü Les réserves
ü Le report à nouveau ü Le report à nouveau
ü Les provisions spéciales et ü Les provisions spéciales et
réglementées réglementées
ü Les subventions d’investissement ü Les subventions d’investissement
ü Les fonds de financement et de ü Les fonds de financement et de
garantie garantie
ü Les emprunts obligataires ü Les emprunts obligataires
üLes autres ressources permanentes üLes autres ressources permanentes
A .2 – LE PLAN DES COMPTES
COMPTABILITÉ GÉNÉRALE COMPTABILITÉ BANCAIRE

Classe 2 : Comptes des valeurs Classe 2 : Comptes des valeurs


immobilisées immobilisées

- Les valeurs immobilisées se composent - Les valeurs immobilisées se


des immobilisées. incorporelles, composent des immobilisées.
corporelles et financières: incorporelles, corporelles et
- Frais et valeurs incorporelles financières:
immobilisés -Frais et valeurs incorporelles
- Terrains immobilisés
- Terrains
A .2 – LE PLAN DES COMPTES
COMPTABILITÉ GÉNÉRALE COMPTABILITÉ BANCAIRE
Classe 2 : Comptes des valeurs Classe 2 : Comptes des
immobilisées valeurs immobilisées
- Autres immobilisations corporelles en - Autres immobilisations corporelles
service et en cours en service et en cours
- Dépôts et cautionnements - Dépôts et cautionnements
- Avances et acomptes sur commandes - Avances et acomptes sur
d’immobilisation commandes d’immobilisation
- Titres de participation et autres titres - Titres de participation et autres
immobilisés etc. … titres immobilisés etc. …
- Amortissements - Amortissements
- Provisions - Provisions
A .2 – LE PLAN DES COMPTES
COMPTABILITÉ GÉNÉRALE COMPTABILITÉ BANCAIRE
Classe 3 : Comptes d’opérations
avec la clientèle

La clase 3 retrace les opérations de


collecte de l’épargne et de distribution
des crédits :

- Crédits à long terme


- Crédits à moyen terme
- Crédits à court terme
- Créances en souffrance
A .2 – LE PLAN DES COMPTES
COMPTABILITÉ GÉNÉRALE COMPTABILITÉ BANCAIRE
Classe 3 : Comptes d’opérations
avec la clientèle

La clase 3 retrace les opérations de


collecte de l’épargne et de distribution
des crédits :

- Compte de dépôts à régime spécial


- Comptes de dépôts à terme
- Découverts et comptes créditeurs à vue
- Autres Comptes de clientèle
- Provisions pour dépréciation
A .2 – LE PLAN DES COMPTES
COMPTABILITÉ GÉNÉRALE COMPTABILITÉ BANCAIRE
Classe 4 : Comptes de tiers et de
régularisation

La classe 4 recense les opérations de


recouvrement, les comptes de
régularisation.

- Les fournisseurs de biens et services


- Les chèques et effets à l’encaissement
- Le personnel
- L’Etat et organismes internationaux
- Actionnaires
A .2 – LE PLAN DES COMPTES
COMPTABILITÉ GÉNÉRALE COMPTABILITÉ BANCAIRE

Classe 4 : Comptes de tiers et


de régularisation

La classe 4 recense les opérations de


recouvrement, les comptes de
régularisation.

- Organismes sociaux
- Autres Débiteurs et Créditeurs
- Comptes de liaison
- Comptes de régularisation
- Provisions
A .2 – LE PLAN DES COMPTES
COMPTABILITÉ GÉNÉRALE COMPTABILITÉ BANCAIRE
Classe 5 : Comptes de trésorerie et
d’opérations inter bancaires

Les comptes de la classe 5 reçoivent


les titres de placement, les espèces
et valeurs en caisse.

§ Titres de placement et de
transaction
§ Marché monétaire
§ Prêts, emprunts et comptes à terme
des correspondants
A .2 – LE PLAN DES COMPTES
COMPTABILITÉ GÉNÉRALE COMPTABILITÉ BANCAIRE
Classe 5 : Comptes de
trésorerie et d’opérations inter
bancaires

Comptes à vue des


correspondants
§ Caisse
§ Créances en souffrance sur les
correspondants
§ Provisions
A .2 – LE PLAN DES COMPTES
COMPTABILITÉ GÉNÉRALE COMPTABILITÉ BANCAIRE
Classe : 6 Comptes de
charges
Les comptes de la classe 6
enregistrent les charges
supportées par les
Etablissements de crédit. Ces
charges sont comptabilisées
hors taxes :
§ Charges sur opérations de
trésorerie et opérations inter -
bancaires
§
A .2 – LE PLAN DES COMPTES
COMPTABILITÉ GÉNÉRALE COMPTABILITÉ BANCAIRE
Classe : 6 Comptes de charges

§Charges sur opérations avec la


clientèle

Charges générales d’exploitation


§ Frais du personnel
§ Impôts et taxes
§ Charges exceptionnelles
§ Dotation aux amortissements
§ Dotation aux provisions
A .2 – LE PLAN DES COMPTES
COMPTABILITÉ GÉNÉRALE COMPTABILITÉ BANCAIRE
Classe 7 : Comptes de produits
Les comptes de la classe 7
enregistrent l’ensemble des
produits générés par les activités
des Etablissements de crédit. Ces
produits sont comptabilisés hors
taxes :

§ Produits sur opérations de


trésorerie
§ Produits sur opérations
interbancaires
A .2 – LE PLAN DES COMPTES
COMPTABILITÉ GÉNÉRALE COMPTABILITÉ BANCAIRE
Classe 7 : Comptes de produits
§Produits sur opérations avec la
clientèle
§ Produits sur opérations
bancaires diverses
§ Produits du portefeuille titres
§ Produits accessoires
§ Subventions d’exploitation
§ Profits exceptionnels
§ Reprise d’amortissements
§ Reprise de provisions
A .2 – LE PLAN DES COMPTES
COMPTABILITÉ GÉNÉRALE COMPTABILITÉ BANCAIRE
Classe 8 : Soldes
caractéristiques de gestion

Les comptes de la classe 8


définissent les principaux
agrégats du résultat :

§ Produit net bancaire


§ Produit global d’exploitation
§ Résultat brut d’exploitation
A .2 – LE PLAN DES COMPTES
COMPTABILITÉ GÉNÉRALE COMPTABILITÉ BANCAIRE
Classe 8 : Soldes
caractéristiques de gestion

§Résultat courant
§ Résultat exceptionnel
§ Résultat net avant impôt
§Impôt sur le résultat
§ Résultat net de l’exercice
A .2 – LE PLAN DES COMPTES
COMPTABILITÉ GÉNÉRALE COMPTABILITÉ BANCAIRE
Classe 9 : Comptes hors bilan

Les comptes de la classe 9


enregistrent les engagements par
signature

§ Engagements donnés sur ordre


des correspondants
§ Engagements reçus des
correspondants
Engagements donnés sur ordre de
la clientèle
A .2 – LE PLAN DES COMPTES
COMPTABILITÉ GÉNÉRALE COMPTABILITÉ BANCAIRE
Classe 9 : Comptes hors
bilan
Engagements reçus de la
clientèle
§ Opérations en devises
§ Valeurs affectées en garantie
des opérations du marché
monétaire
§ Engagements reçus de l’état
§ Engagements par signature
douteux
II – L’ORGANISATION COMPTABLE

B - COMPTABILISATION DES OPERATIONS


BANCAIRES
II – L’ORGANISATION COMPTABLE

B - COMPTABILISATION DES OPERATIONS BANCAIRES

- Opérations de crédit

- Opérations de dépôt

- Opérations portant sur les immobilisations

- Opérations d’encaissement des valeurs

- Opérations de placement et Emprunts obligataires

- Opérations en devises et Opérations de trésorerie

- Autres opérations classiques


II – L’ORGANISATION COMPTABLE

B - COMPTABILISATION DES OPERATIONS BANCAIRES

B.1 – Processus Engagement


II – L’ORGANISATION COMPTABLE

B - COMPTABILISATION DES OPERATIONS BANCAIRES


B.1 – Processus Engagement
II – L’ORGANISATION COMPTABLE

B - COMPTABILISATION DES OPERATIONS BANCAIRES


B.1 – Processus Engagement
OPERATIONS DE CREDIT
« Constitue une opération de crédit, tout acte par lequel une personne
agissant à titre onéreux met ou promet de mettre des fonds à la
disposition d’une autre personne ou prend dans l’intérêt de celle-ci, un
engagement par signature tel qu’un aval, un cautionnement ou une
garantie » Article 6 de l’annexe à la convention du 17 Janvier 1992
portant harmonisation de la réglementation bancaire dans la zone
CEMAC.
TYPES DE CREDIT :
-Crédits aux entreprises
-Crédits aux particuliers
-Crédits immobiliers
-Crédit documentaires
II – L’ORGANISATION COMPTABLE

B.1 – Processus Engagement


OPERATIONS DE CREDIT
CLASSIFICATION COMPTABLE
-Crédits à long terme
-Crédits à moyen terme
-Crédits à court terme
-Créances en souffrance
- Découverts

-DIFFERENTES PHASES
- Ouverture du crédit
- Mise en place
- Remboursement
II – L’ORGANISATION COMPTABLE

B - COMPTABILISATION DES OPERATIONS BANCAIRES

B.1 – Processus Engagement

OUVERTURE DU CREDIT

Un crédit est dit ouvert lorsque le banquier s’est engagé à mettre un concours à
la disposition d’un client. Le crédit devient confirmé lorsqu’il a été notifié au
client.

DT : 923 : Autres ouvertures de crédits confirmés


CT : 992 : Compte général des engagements donnés
Cette écriture est contrepassée lors du déblocage des fonds ou lors de
l’annulation.
II – L’ORGANISATION COMPTABLE

B - COMPTABILISATION DES OPERATIONS BANCAIRES


B.1 – Processus Engagement
DEBLOCAGE DES FONDS
Les crédits doivent être comptabilisés agios exclus. Le montant comptabilisé est
le principal qui constitue la base du calcul des intérêts.
DT : 30/31/32 : Crédits
CT : 37 : Compte Courant

UTILISATION DU CREDIT
DT : 37 : Compte Courant
CT : Caisse ou Autre compte
II – L’ORGANISATION COMPTABLE

B - COMPTABILISATION DES OPERATIONS BANCAIRES


B.1 – Processus Engagement
REMBOURSEMENT DU CREDIT
II – L’ORGANISATION COMPTABLE

B - COMPTABILISATION DES OPERATIONS BANCAIRES


B.1 – Processus Engagement

REMBOURSEMENT NORMAL DU CREDIT

A chaque échéance, on procède au remboursement comme suit :


DT : 37 : Compte Courant (principal + intérêts)
CT : 30/31/32 : Crédits
CT : 71 : Intérêts
CT : 43 : Etat, TVA
II – L’ORGANISATION COMPTABLE

B - COMPTABILISATION DES OPERATIONS BANCAIRES


B.1 – Processus Engagement

CREANCE EN SOUFFRANCE

La classification des créances en souffrance est la suivante :


- Les créances immobilisées
- Les créances impayées
- Les créances douteuses

Les créances immobilisées sont des créances échues depuis plus de trois mois
mais dont le recouvrement final , sans être compromis, ne peut être effectué
immédiatement.

.
II – L’ORGANISATION COMPTABLE

B - COMPTABILISATION DES OPERATIONS BANCAIRES


B.1 – Processus Engagement
CREANCE EN SOUFFRANCE

Les créances impayées sont des concours qui n’ont pas été réglés à
l’échéance. A l’issue de trois mois ou de six mois pour les crédits immobiliers, la
créance impayée est classée en douteux. Il en est de même des comptes
débiteurs sans mouvement créditeur significatif pendant trois mois.

Les créances douteuses sont des concours de toute nature , même assortie de
garanties qui présentent des caractéristiques suivantes : risque probable de non
recouvrement, impayés de plus de trois ou six mois, caractère contentieux.
II – L’ORGANISATION COMPTABLE

B - COMPTABILISATION DES OPERATIONS BANCAIRES


B.1 – Processus Engagement
CREANCE EN SOUFFRANCE

L’effet de contagion : il n’ y a pas de dossier douteux mais un client douteux.

La classification en créances douteuses d’une fraction des concours portés par


une personne morale ou physique entraîne le transfert de l’intégralité des
concours par caisse accordés à cette personne en encours douteux, nonobstant
toute considération liée aux garanties éventuellement détenues.

L’effet de contagion ne s’applique qu’à l’intérieur d’un même établissement de


crédit.
II – L’ORGANISATION COMPTABLE

B - COMPTABILISATION DES OPERATIONS BANCAIRES


B.1 – Processus Engagement
CREANCE EN SOUFFRANCE

COMPTABILISATION

DECLASSEMENT DES CREANCES

DT : 34 : Créances en Souffrance
CT : 30/31/32/ : Compte de Crédit
II – L’ORGANISATION COMPTABLE

B - COMPTABILISATION DES OPERATIONS BANCAIRES


B.1 – Processus Engagement
CREANCE EN SOUFFRANCE

COMPTABILISATION DES INTERETS

Les intérêts sont comptabilisés en intérêts réservés et non plus dans les
comptes de produits.
DT 98 : Intérêts réservés
CT 99 : contrepartie des intérêts réservés
II – L’ORGANISATION COMPTABLE

B - COMPTABILISATION DES OPERATIONS BANCAIRES


B.1 – Processus Engagement
CREANCE EN SOUFFRANCE

REGLES DE PROVISIONNEMENT
Les créances douteuses sont provisionnées individuellement en fonction
des perspectives de recouvrement.

Toutefois, le règlement COBAC R98/03 fixe les règles de


provisionnement minimum.
II – L’ORGANISATION COMPTABLE

CREANCE EN SOUFFRANCE

REGLES DE PROVISIONNEMENT

Ce règlement prescrit le provisionnement intégral des créances


douteuses non couvertes par la garantie de l’état :
- dans un délai maximum de trois ans pour les risques non
couverts par des garanties réelles, la provision cumulée devant couvrir
au moins 25% des encours la première année et 75% la deuxième année
- dans un délai maximum de quatre ans pour les risques couverts
par des garanties réelles, la provision cumulée devant couvrir au moins
15% du total des risques concernés au terme de la première année ,
45% au terme de la deuxième année et 75% au terme de la troisième
année.

Le provisionnement des créances douteuses garanties par l’état est


facultative.
II – L’ORGANISATION COMPTABLE

B - COMPTABILISATION DES OPERATIONS BANCAIRES


B.1 – Processus Engagement

CREANCE EN SOUFFRANCE

COMPTABILISATION DES PROVISIONS

Les provisions sont comptabilisées dans les comptes de charges :

DT : 69 : Dotation aux provisions


CT : 39 : Provisions pour dépréciation des comptes clients
II – L’ORGANISATION COMPTABLE

REMBOURSEMENT DES CREANCES EN SOUFFRANCE

REMBOURSEMENT PARTIEL

Si le remboursement partiel est significatif, il y a lieu de reprendre les


provisions constituées.

DT : 39 : Provisions pour dépréciation des comptes clients


CT : 79 : Reprise des provisions

REMBOURSEMENT TOTAL

Les comptes de provisions et des intérêts réservés sont extournés.


II – L’ORGANISATION COMPTABLE

CREANCES IRRECOUVRABLES
Les créances irrécouvrables sont les créances dont le non recouvrement
est estimé certain après épuisement de toutes les voies amiables ou
judiciaires ou pour toute autre considération pertinente.

COMPTABILISATION

DT : 692 : Créances irrécouvrables


CT : 34 : Créances en souffrance

Extourne des provisions


DT : 39 : Provisions pour dépréciation des comptes clients
CT : 79 : Reprise des provisions

Extourne des intérêts réservés


DT 99 : contrepartie des intérêts réservés
II – L’ORGANISATION COMPTABLE

B - COMPTABILISATION DES OPERATIONS BANCAIRES

B.2 – Autres Types d’ Engagement


II – L’ORGANISATION COMPTABLE

B - COMPTABILISATION DES OPERATIONS BANCAIRES


B.2 – Autres Types d’ Engagement

DECOUVERTS

OCTROI DU DECOUVERT
Le découvert est octroyé pour faciliter les règlements courants du bénéficiaire .
C’est une facilité limitée dans le temps.
DT : 923 : Autres ouvertures de crédits confirmés
CT : 992 : Compte général des engagements donnés
Cette écriture est contrepassée lors de l’utilisation du découvert.
II – L’ORGANISATION COMPTABLE

B - COMPTABILISATION DES OPERATIONS BANCAIRES

B.2 – Autre Type d’ Engagement

UTILISATION DU DECOUVERT
Les crédits doivent être comptabilisés agios exclus. Le montant comptabilisé est
le principal qui constitue la base du calcul des intérêts.
DT : 37 : Découvert
CT : Caisse ou Autre compte

REMBOURSEMENT DU DECOUVERT
Le remboursement s’opère comme suit :
DT : Caisse ou autre compte
CT : 37 : Compte Courant
II – L’ORGANISATION COMPTABLE

B - COMPTABILISATION DES OPERATIONS BANCAIRES


B.2 – Autre Type d’ Engagement
ESCOMPTE
L’escompte est une opération de crédit par laquelle un banquier met à la
disposition d’un client le montant d’une remise de valeurs sans attendre
leur échéance.

DEBLOCAGE DES FONDS


DT : 32 : Crédits Court Terme
CT : 37 : Compte Courant (Bénéficiaire)
CT : 71 : Intérêts
CT : 72 : Commissions
CT : 43 : Etat, TVA
II – L’ORGANISATION COMPTABLE

B - COMPTABILISATION DES OPERATIONS BANCAIRES


B.2 – Autre Type d’ Engagement
ESCOMPTE

UTILISATION DES FONDS


DT : 37 : Compte courant (Bénéficiaire)
CT : 57/37 : Trésorerie / autre compte clientèle (Tiers)

ENCAISSEMENT DES VALEURS (A L’ECHEANCE)


DT : 37 : Compte Courant clientèle (Tireur)
CT : 32 : Crédit Court Terme
II – L’ORGANISATION COMPTABLE

B - COMPTABILISATION DES OPERATIONS BANCAIRES


B.3 – Opérations portant sur les dépôts
II – L’ORGANISATION COMPTABLE

B - COMPTABILISATION DES OPERATIONS BANCAIRES

B.3 – Opérations portant sur les dépôts

OPERATIONS PORTANT SUR LES DEPOTS


Le plan comptable distingue quatre types de dépôts :
- les dépôts à régime spécial (bons de caisse)
- les dépôts à terme
- les comptes créditeurs à vue
- les autres comptes de la clientèle
II – L’ORGANISATION COMPTABLE

B - COMPTABILISATION DES OPERATIONS BANCAIRES


B.3 – Opérations portant sur les dépôts

OPERATIONS PORTANT SUR LES DEPOTS

ENCAISSEMENT DES DEPOTS


DT : 57 Caisse ou Autre Compte
CT : 35/36/37 : Compte de dépôt ou compte courant

Cette écriture est extournée en cas de retrait ou à l’arrivée du terme du


dépôt.
II – L’ORGANISATION COMPTABLE

B - COMPTABILISATION DES OPERATIONS BANCAIRES


B.3 – Opérations portant sur les dépôts
CONSTATATION DES INTERETS
On distingue deux types de dépôts :
- Les dépôts rémunérés (Bons de caisse, Dépôts à terme, Comptes sur
livrets)
- Les dépôts non rémunérés (Comptes courants, autres comptes de la
clientèle)
Les intérêts sont calculés en fonction du temps mis. Les intérêts payés ou courus
sont comptabilisés dans les comptes de charges sauf les intérêts se rapportant
aux périodes à venir.
Les intérêts courus non échus sont comptabilisés dans les comptes dettes
rattachées se rapportant au type de dépôt.

DT : 61 : Intérêts
CT : 37 : Compte Courant
II – L’ORGANISATION COMPTABLE

B - COMPTABILISATION DES OPERATIONS BANCAIRES


B.3 – Opérations portant sur les dépôts
INTERETS COMPTABILISES D’AVANCE
DT : 47 : Intérêts comptabilisés d’avance
CT : 61 : Intérêts
A chaque période, il faudra rapporter dans le compte d’intérêts, la quote-
part de la période.

DT : 61 : Intérêts
CT : 47 : Intérêts comptabilisés d’avance

INTERETS ECHUS NON COURUS


DT : 61 : Intérêts
CT : 379 / 369 : Dettes rattachées
II – L’ORGANISATION COMPTABLE

B - COMPTABILISATION DES OPERATIONS BANCAIRES


B.4 – Opérations portant sur les immobilisations
II – L’ORGANISATION COMPTABLE

B - COMPTABILISATION DES OPERATIONS BANCAIRES


B4 - Opération portant sur les immobilisations

OPERATIONS PORTANT SUR LES IMMOBILISATIONS


DEFINITION
Les immobilisations sont les biens destinés à servir de façon durable au
sein de la banque.

CLASSIFICATION
Le plan comptable distingue :
- Les frais et valeurs incorporelles
- Les immobilisations corporelles
- Les immobilisations financières
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B - COMPTABILISATION DES OPERATIONS BANCAIRES


B4 - Opérations portant sur les immobilisations
COMPTABILISATION
-Acquisition
Les immobilisations sont comptabilisées à leur coût d’acquisition qui se
compose du prix d’achat et des frais accessoires sur achats.

Les frais accessoires sur achats comprennent les taxes non déductibles,
les droits de douane, les frais de transport, les frais de montage et
d’installation. Sont exclus des frais accessoires : les droits de mutation,
les honoraires, les commissions, les frais d’acte. Ces frais sont
comptabilisés dans les comptes de charges par nature et peuvent être
activés (frais immobilisés).

Les immobilisations financières sont enregistrées à leur prix d’achat et


non à leur valeur nominale. Les frais accessoires sont enregistrés dans
les comptes de charges par nature. Ces frais peuvent être immobilisés.
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B4 - Opérations portant sur les immobilisations
COMPTABILISATION
-Acquisition
Les immobilisations reçues à titre d’apport font l’objet d’une évaluation.
La valeur retenue est celle figurant dans l’acte d’apport validé par un
Commissaire aux Apports.

Les immobilisations reçues à titre gratuit sont enregistrées à leur valeur


vénale par le crédit d’un compte de produits (77).

Les immobilisations produites par la banque sont comptabilisées à leur


coût de production qui inclut le coût d’achat des matières, les charges
directes et les charges indirectes lorsqu’il est possible de les rattacher
au bien (logiciels développés par la banque).
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B4 - Opérations portant sur les immobilisations

COMPTABILISATION
Acquisition des immobilisations
DT : 21/22 : Immobilisation xxx
CT : fournisseur/trésorerie

DT : 2013 : Frais immobilisés


CT : 744 : Transfert des charges
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B4 - Opérations portant sur les immobilisations
COMPTABILISATION
- Pendant la durée de vie
Amortissement
L’amortissement est la constatation comptable obligatoire de
l’amoindrissement de la valeur des immobilisations du fait de leur utilisation ou à
raison du changement des techniques , de l’évolution des marchés ou de toute
autre cause .

L’écriture comptable suivante est comptabilisée :


DT : 68 : Dotation aux amortissements
CT : 28 Amortissement
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B4 - Opérations portant sur les immobilisations


La sortie du patrimoine
-La sortie du bien du patrimoine se fait par le biais de la cession ou de la mise au
rebut.

-La Cession
-La cession se traduit par la sortie de l’immobilisation ainsi que toutes les
transactions liées (réévaluation – 774 : provisions reprises, provision le cas
échéant – 791 : provisions reprises)

* Cas d’une moins value


DT : 52/56/57 : Trésorerie
DT : 28 Amortissement
DT : 676: Moins value
CT : 2…:Immobilisation
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B4 - Opérations portant sur les immobilisations
La sortie du patrimoine
-La sortie du bien du patrimoine se fait par le biais de la cession ou de la mise au
rebut.

-La Cession
-La cession se traduit par la sortie de l’immobilisation ainsi que toutes les
transactions liées (réévaluation – 774 : provisions reprises, provision le cas
échéant – 791 : provisions reprises)

* Cas d’une moins value


DT : 52/56/57 : Trésorerie
DT : 28 Amortissement
DT : 676: Moins value
CT : 2…:Immobilisation
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B4 - Opérations portant sur les immobilisations

La Cession

-La cession se traduit par la sortie de l’immobilisation ainsi que toutes les
transactions liées (réévaluation, provision le cas échéant)

Cas d’une plus value

DT : 52/56/57 : Trésorerie
DT : 28 Amortissement
CT : 776 Moins value
CT : 2…:Immobilisation
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B4 - Opérations portant sur les immobilisations

La mise au rebut
La mise au rebut d’une immobilisation survient en cas de destruction, de vol ou
de mise hors service de l’immobilisation.

Cet évènement entraine la sortie du bien du patrimoine. Il convient de


comptabiliser cette sortie comme suit :

DT : 6798 : Rebut
DT : 28 Amortissement
CT : 2 xx Immobilisation
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B.5 – Opérations de recouvrement de valeur
II – L’ORGANISATION COMPTABLE

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B5 – Opérations de recouvrement de valeur

OPERATIONS DE RECOUVREMENT DES VALEURS


Les opérations de recouvrement consistent à recevoir des chèques ou des
effets de commerce et d’en assurer l’encaissement pour le compte de la
clientèle.

Valeurs à vue ou échue payable dans l’agence du remettant


Le compte du client est immédiatement débité au profit du compte du
DT : 37 : Tireur
bénéficiaire.
DT : 371 : Bénéficiaire
II – L’ORGANISATION COMPTABLE

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B5 – Opérations de recouvrement de valeur

En cas d’absence de provision

Constatation des frais d’impayé

DT : 37 : Client
CT : 77 : Frais d’impayés
CT: 43 : TVA
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B5 – Opérations de recouvrement des valeurs

Valeurs à vue ou échue payable dans une autre agence

Agence du remettant

DT : 411 : Valeur à l’encaissement


CT : 415 : Compte d’encaissement
Lors du paiement
45X Compte de 411 Valeurs à 415 Compte 37 Clients
liaison l’encaissement d’encaissement

X X X X
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B.6 – Opérations de devises
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B.6 – Opérations de devises

• 1- Le risque de change
• 2- Principes comptables des Opérations en devises;
• 3- Comptabilisation des opérations de change
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B.6 – Opérations de devises et le risque de change
Les opérations libellées en devises engendrent un risque de
dépréciation du patrimoine en cas de fluctuation des devises.
• Ce risque lié aux variations des cours de devises les unes par
rapport aux autres est le risque de change.
• Identification :
– Le risque de change se définit suivant la position de la société
ou du particulier qui est appelé à emprunter ou prêter une
devise.
– Un emprunteur en dollar prend le risque de voir s'apprécier la
devise dans laquelle est libellé son emprunt et de devoir
rembourser à l'échéance un capital en FCFA plus important
que celui qu'il a emprunté.
– A l'inverse, un prêteur en JPY prend le risque de voir se
déprécier la devise dans laquelle est libellé son prêt.
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B.6 – Opérations de devises

Principes Comptables des Opérations en devises

• La tenue d’une comptabilité en devises


• La définition du terme et du comptant
• Les comptes de position de change
• La comptabilisation de l’engagement
• La réévaluation des comptes en devises
• La détermination du résultat de change
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B.6 – Opérations de devises

La tenue d’une comptabilité en devises


La réglementation COBAC pose le principe et l’obligation de comptabiliser
ces opérations dans des comptes ouverts et libellés en devises: « Les
opérations libellées en devises engendrent un risque de dépréciation
du patrimoine en cas de fluctuation des cours des devises: c’est le
risque de change. Afin de bien mesurer l’exposition à ce risque, il est
primordial que les opérations qui le génèrent, ou qui sont susceptibles
de le générer, soient retracées dans leur devise d’origine. Aussi est-il
indispensable de tenir une comptabilité équilibrée dans chacune des
devises utilisées. »
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B.6 – Opérations de devises
La définition du terme et du comptant
• C’est la durée séparant la date d’engagement de la date de livraison
(délai d’usance) qui permet de distinguer le terme du comptant :

• Comptant : Opération d’achat ou de vente de devises dont les parties ne


diffèrent pas le dénouement ou ne le diffèrent qu’en raison des délais d’usance;

• Terme : Opération d’achat ou de vente de devises dont les parties décident de


différer le dénouement pour des motifs autres que les délais d’usance. (ie: plus de
2 jours ouvrables après l’engagement).
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B.6 – Opérations de devises
Le change manuel
OPERATION SANS DELAI D’USANCE
Ces opérations sont directement enregistrées dans les comptes de
bilan en devise et en FCFA sans comptabilisation préalable en hors
bilan.
Achats de devises
En devise
II – L’ORGANISATION COMPTABLE
B.6 – Opérations de devises

Les comptes de position de change

• Les contraintes de clarté et d'analyse de la comptabilité imposent par ailleurs


une autonomie des ensembles "bilan/résultat" d'une part et "hors-bilan" d'autre
part. Ceci conduit à comptabiliser la contrepartie des écritures en devises
relatives aux opérations de change dans des comptes de position de change
ouverts au bilan et au hors-bilan, libellées dans chaque devise. Par contre, les
écritures en FCFA associées à des opérations de change sont enregistrées
dans des comptes de "contre-valeur de position de change" également ouverts
au bilan et au hors bilan. Les comptes "position de change" (ouverts en
devises) et "contre-valeur de la position de change" (en monnaie locale)
constituent en définitive des comptes de passage entre les différentes
comptabilités.
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B.6 – Opérations de devises

Réévaluation des comptes en devises

• A chaque arrêté de fin de période, l’ensemble des comptes actifs,


passifs et hors bilan sont réévalués sur la base des cours de change
au comptant le jour concerné.
• En l’absence d’un marché organisé dans la zone CEMAC, sont
retenus les cours observés sur le marché de Paris.
II – L’ORGANISATION COMPTABLE

B - COMPTABILISATION DES OPERATIONS BANCAIRES


B.6 – Opérations de devises
Le change manuel
OPERATION SANS DELAI D’USANCE
Ces opérations sont directement enregistrées dans les comptes de
bilan en devise et en FCFA sans comptabilisation préalable en hors
bilan.
Achats de devises
En devise
En fcfa
II – L’ORGANISATION COMPTABLE

B - COMPTABILISATION DES OPERATIONS BANCAIRES


B.6 – Opérations de devises
Position de change
Trésorerie (caisse
(475)
ou Correspondant

X X
476 CV position de
57 Caisse ou client
change

X X
II – L’ORGANISATION COMPTABLE

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B.7 –Les autres Opérations classiques

FACTURES « FOURNISSEUR »
Chaque facture doit être accompagnée d’un exemplaire original du bon de
commande. Toute facture non accompagnée du bon de commande, sauf
dérogation spéciale, est systématiquement rejetée.
Les factures doivent être conformes aux bons de commande et aux bordereaux
de livraison. Il est procédé aux vérifications d’usage

Les factures fournisseurs sont comptabilisées de la manière suivante :


II – L’ORGANISATION COMPTABLE

B - COMPTABILISATION DES OPERATIONS BANCAIRES


B.7 –Les autres Opérations classiques

Les factures fournisseurs sont comptabilisées de la manière suivante :


Enregistrement de la facture
Débit : Compte Immobilisations ou Charges
Crédit : Compte FOURNISSEURS
Paiement de la facture
Débit : Compte FOURNISSEURS
Crédit : Compte Clients / Trésorerie
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B.7 –Les autres Opérations classiques

Les factures fournisseurs sont comptabilisées de la manière suivante :


Enregistrement de la facture
Débit : Compte Immobilisations ou Charges
Crédit : Compte FOURNISSEURS
Paiement de la facture
Débit : Compte FOURNISSEURS
Crédit : Compte Clients / Trésorerie
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B.8 –L’analyse de opérations financières bancaires
MERCI DE VOTRE ATTENTION .

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