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1998

MANAGEMENT
ENVIRONNEMENTAL

Support

De promotion

auprès des entreprises

MIN IST ER E DE
L'AMENAGEMENT DU TERRITOIRE
ET DE L'ENVIRONNEMENT

ASSEMBLEE DES CHAMBRES FRANCAISES


DE COMMERCE ET D'INDUSTRIE
Chacun voit bien que la bonne gestion des problèmes d’environnement que l’activité d’une
entreprise peut entraîner est du premier chef la responsabilité de l’entreprise elle-même. C’est elle
qui mobilise les moyens humains, économiques et techniques; c’est elle qui répond des résultats
obtenus et engage les actions nécessaires pour progresser.
Nos concitoyens sont bien sûr très concernés par tout ce qui est fait en ce domaine, et les pouvoirs
publics ont un rôle de contrôle fondamental pour assurer à la fois la protection des riverains et la
sécurité juridique nécessaires à l’activité économique, mais il est clair que toute confusion des rôles
aurait des conséquences très négatives: le management environnemental, comme l’ensemble du
management, relève de la responsabilité des entreprises, de leur rapport avec leur personnel, leurs
clients, leurs actionnaires...et leurs voisins.
Comme dans les autres domaines du management, des méthodes bien rodées sont aujourd’hui
disponibles. Les instruments formalisés que sont la certification ISO 14001 et les enregistrements
Eco-Audit sont encore trop peu utilisés en France, même si le nombre d’exemples a doublé en 1997.
Le moteur d’un développement efficace de ces instruments se trouvera certainement dans les
relations entre clients et fournisseurs, mais il reste encore à convaincre beaucoup d’entreprises des
bénéfices qu’elles pourront tirer d’une démarche environnementale.

C’est pourquoi le Ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement et l’Assemblée


des Chambres Françaises de Commerce et d’Industrie se sont associées pour la réalisation de ce
« guide », conçu pour être une aide à la sensibilisation au management environnemental. Les
différents relais d’information des entreprises amenés à animer des réunions de présentation et de
sensibilisation à ce thème pourront s'appuyer sur les conseils et suggestions contenus dans ce
document pour toucher au mieux leur public.

En plus de l’argumentation générale sur le management environnemental, illustrée par de nombreux


exemples, ont été inclus de précieux conseils sur l’organisation et l’animation de telles réunions,
grâce à l'expérience acquise ces dernières années. Pratique et simple d’utilisation, ce document
insiste sur la nécessité d’adapter le discours en fonction du public auquel s’adresseront les relais
d’information.

Les démarches de mise en place d'une gestion environnementale concernent un large ensemble
d'entreprises (y compris le secteur tertiaire) et d'organisations (administrations, collectivités...). Le
parti pris de ce document est de s'adresser en priorité au secteur industriel, qui est jusqu'à présent le
plus concerné. L'argumentation devra donc être éventuellement adaptée pour d'autres types
d'activités.

Notre souhait est que ce support de présentation permette à chacun d’adopter le langage le plus
proche possible de leur auditoire, afin que se développent de plus en plus de démarches volontaires
de management environnemental en France.

François DUVERGE Philippe VESSERON


Directeur Général de l’Assemblée des Directeur de la Prévention des Pollutions et
Chambres Françaises de Commerce et des Risques au Ministère de
d’Industrie l’Aménagement du Territoire et de
l’Environnement

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REMERCIEMENTS

Ce guide est le fruit d’une large concertation avec tous ceux et toutes celles qui, dans leurs régions
ou leur activité professionnelle, ont acquis une expérience de terrain dans le management
environnemental. Le contenu du document se fonde sur cette expérience, nous tenons donc à les
remercier:

M. BASSIN-CARLIER (ACFCI), M. CRANSAC et M. VERNHES (Agence Régionale pour l'Environnement Midi-


Pyrénées), M. GANIER (CETIM), M. HUGUET (VALEO - Division Serrures), M. HUSSENOT (DNP - SDEEAD), M.
PICARD (DPPR - SEI), M. SECCHI (DNV Certification).

M. ADNOT (Ecole des Mines de Paris - CENERG), M. AUBRY (SGS Qualitest), M. BAT ("Gestion et Audit
Environnement", CCI Marseille Provence), M. BELLIVIER ("Produire propre en Seine St Denis", GIPNEP), M.
BENARD (vérificateur environnemental), M. BENAS ("PROMETHEE" Saône-et-Loire, CCI Mâcon-Charolles-
Tournus), M. BIDOU (ARENE Ile-de-France), M. BOIRON ("ECOL'IA", Association Régionale des I.A.A.), Mme
BOUSSEAU (Responsable PROMETHEE, Conseil Régional de Bourgogne), M. BRULIN ("Technologies propres et
Management environnemental", ADEME ), M. BRUNNER ("Technologies Propres et Management de
l'Environnement", Agence de l'Eau Artois-Picardie), M. CAPILLON ("Qualité et Environnement en Hauts de Seine",
CRITT Chimie Environnement), M. CAPRETTA ("PROMETHEE" Côte d'Or, CCI de Beaune), M. CARLI (" Soutien
Environnement aux PMI de Seine et Marne", CRITT Chimie Environnement), M. CAROZ ("Opération pilote P.E.E.",
ADEME PACA), M. CHAPON (vérificateur environnemental), Mme CHADAIGNE (Opération "Correspondant
Environnement", CCI de Dieppe), M. COONJBEEHARRY (LRQA France S.A.), M. DANVERT (Coordination P.E.E.
Bretagne, ADEME Bretagne), Mme DASCOT (Coordination P.E.E. Troyes, Institut Textile de France), M.
DELATTRE ("Métallurgie Environnement", Union Régionale Métallurgie Ardenne Champagne), Mme DESGOUTTES
("Prédiagnostics Environnement Industrie Mécanique", ADEME), M. DEVAUX (DEP Conseil), M. DRAGOMIRE
(Ministère de l'Industrie - DGSI - Formation Qualité), M. DURAND et M. PISTORIO ("Bretagne Environnement Plus",
Délégation Régionale EDF/GDF), M. DURET ("Diagnostics Environnement Yvelines - Val d'Oise", CCI Yvelines - Val
d'Oise), M. DUVAUD (Arthur Andersen Consulting), M. FINOCCHIARO ("Mayenne Entreprise Environnement", CCI
de Laval et de la Mayenne), M. GENESTE ("Conception de produits respectueux de l'Environnement", ARIST
Limousin-Poitou-Charentes), M. GIBIER (UIT), M. GIRAUDON ("Approche progressive de l'Eco-audit dans les PMI",
CRCI PACAC), M. GRAFF (Coordination OPALE, Conseil Régional d'Alsace), M. GUEUGNON ("PROMETHEE"
Côte d'Or, CCI de Dijon), M. HABERSTRAU (PROMETHEE Agro-alimentaire, CCI de Bourgogne), M. JALLON
(Opération ADEGE, Fédération de la plasturgie), Mme JOUSSE (CCI du Loiret), M. JUSTE (C.S.N. de l'Industrie des
Lubrifiants), Mme KLATT ("25 pilotes pour l'environnement", CRCI de Lorraine), Mme KOPP-DEROUET (OTV),
Mme LEBRUN ("Agir pour l'environnement", CCI Valenciennes), M. LECLERCQ ("PMI Environnement", CETIM
Franche-Comté), M. LEROY ("Performance Environnement Basse Normandie", CRCI Basse-Normandie), M.
LESTAGE ("P.E.E. pour les PMI", ADEME), Mme LETOUCHE (COFRAC), Mme MARTIN (ADEME - Service
Economie et Prospective), M. MARZOLF (Association Orée), M. de MAUPEOU (Comité de suivi Eco-audit, Union
nationale des producteurs de granulats), M. MISTOU ("Energie et Environnement Essonne", CCI Essonne), Mme
NICOLLO (vérificateur environnemental), M. OLIVIER (AFINEGE), Mme PASTERNAK et Mlle LEMOINE
(Ministère de l'Agriculture - DGAL), M. PETIT ("Technologies propres et Management Environnemental", Conseil
Régional Nord-Pas-de-Calais), M. PEYRILLE ("50 pré-diagnostics en Haute Marne", CCI de la Haute-Marne), M.
PICHON (Centre technique du papier), M. PRATS et M. NOMINE ("Management Environnemental en Picardie",
INERIS), M. ROCHE (SGS THOMSON), M. ROCHE (Ministère de l'Industrie - DARPMI), M. ROUMIEUX (ALGOE
Management), M. ROYO (Ernst and Young - Département Environnement), M. SABO (vérificateur environnemental),
Mme SANCHO (Ministère des Finances - DGCCRF), M. SAUTERAUD (" PROMETHEE Eco-audit et ISO 14001",
CRCI de Bourgogne), Mme SESMAT ("Certi Green", CCI de Moselle), M. Thierry RAES (Coopers et Lybrand -
Département Environnement), M. TROADEC (Président du Comité de suivi Eco-audit), M. ULLMANN (F.
Environnement - Groupe EEC), M. UNTERHALT (CCI de l’Indre), M. VANHOVE ("Gest' Environnement", DRIRE
Aquitaine), M. VANIN (SGS Qualitest), M. WAGNER (Programme "Idée", CRCI Languedoc-Roussillon), M.
WELLHOF (ISIGE - INERIS), M. WOILLEZ (Alcatel Alsthom - DAGRI).

***
Elaboration, conception : Sébastien VALLEUR

***

Page 2
Utilisation de ce guide

Ce guide a été réalisé pour les relais d'information des entreprises, les "facilitateurs" qui
développent des opérations d'information et de sensibilisation sur le management environnemental.
Notre soucis a donc été de le rendre le plus opérationnel possible.

Le premier chapitre porte sur l'organisation d'une réunion de sensibilisation.


Le second chapitre présente les outils et les arguments de la mise en place d'un management
environnemental.

L’utilisateur a la possibilité de photocopier, pour préparer une réunion de sensibilisation, toutes les
pages du guide sans aucune restriction. A cette fin, celles-ci font l’objet d’une mise en page qui
permet le passage à un format « paysage », plus approprié pour les transparents habituellement
utilisés à l’oral. Il est cependant recommandé à chacun de bâtir son propre jeu de transparents en
tirant profit de ce document et de son expérience.

La dernière partie passe en revue les principales ressources dont peut disposer une entreprise.
Il est fortement conseillé aux présentateurs de réaliser un petit document qu’ils distribueront en fin
de réunion, comportant des photocopies de ces pages (ou des extraits). Le représentant de
l’entreprise disposera ainsi des principales informations dont il pourrait avoir besoin pour
enclencher une démarche de management environnemental.

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SOMMAIRE
Page

INTRODUCTION 1

Chapitre I LA REUNION DE SENSIBILISATION: QUI? QUAND? COMMENT? 5

I-1 Le public visé 7


-a- Degré de connaissance de l’entreprise 7
-b- Activité, taille et culture 9
-c- Fonction dans l’entreprise 10

I-2 Organisation, animation et suivi de la réunion 11


-a- Organisation 13
Lieu - date - heure - préparation technique de la présentation 13
Ciblage des invités, partenariats 13
-b- Animation 14
Intervention extérieure 14
Importance des exemples concrets - l’auditoire doit s’y identifier 14
-c- Evaluation et suivi de la réunion 15

Chapitre II PRISE EN COMPTE DE L’ E N V I R O N N E M E N T : ETAPES ET ENJEUX 18

II - 1 Introduction à la problématique « environnement » 20


-a- Comment s’y prendre? 22
-b- Facteurs déclenchants 22
-c- Facteurs de blocage 24
-d- Les apports du management environnemental 25
-e- Cas concrets 31

II - 2 Présentation du processus de gestion de l’environnement 41


-a- Notion de processus 43
-b- Etapes 43
- Etat des lieux environnemental 44
- Système de management environnemental 49
- Reconnaissance: ISO 14 001 et Eco-Audit 60
- ISO 14001 63
- Eco-Audit 69

II - 3 Ressources 74
-a- Financières 76
-b- Humaines 78
-c- Bibliographiques 81

CONCLUSION L’après-réunion: documents à fournir, suites à donner à la réunion 85

ANNEXE Glossaire Environnement 86

Page 4
Chapitre I

LA REUNION DE SENSIBILISATION

QUI ? QUAND ? COMMENT ?

L’un des moyens les plus souvent utilisés pour intéresser le monde de l’entreprise au thème de
l’environnement est d’organiser une réunion de sensibilisation.

Le degré d’intérêt pour le management environnemental manifesté par l’entreprise dépendra


ensuite pour beaucoup de la qualité de cette réunion.

Ce premier chapitre est donc destiné à fournir quelques conseils, « trucs » et « astuces » à tous
les relais d’information, les « facilitateurs », qui souhaitent sensibiliser sur l’environnement
par l’organisation d’une réunion.

Sa structure correspond à la séquence de travail que devrait adopter l’organisateur:

- Il doit d’abord identifier précisément quel public il vise, et quelles implications


cela peut avoir sur le contenu de son discours.
L’objet du chapitre I-1 est de l’aider dans cette réflexion.

- Il doit ensuite organiser la réunion, puis l’animer, enfin en assurer le suivi.


Le chapitre I-2 propose quelques conseils pour être le plus efficace possible lors de ces
trois phases.

Le schéma I donne une illustration du processus de mise en place d’une réunion, en référence
avec les thèmes abordés dans ce chapitre.

Page 5
SCHEMA I
CHAPITRE I LA REUNION DE SENSIBILISATION: QUI? QUAND? COMMENT?

RÉFÉRENCE
LE PUBLIC VISE: I-1
IDENTIFICATION DE L’AUDITOIRE Page 7

ORGANISATION, ANIMATION ORGANISATION DE LA REUNION I - 2-a


ET SUIVI D’UNE REUNION Page 11

ANIMATION DE LA REUNION I - 2-b


Page 14

L’APRES REUNION: I - 2-c


SUIVI PERSONNALISE Page 15

Page 6
I-1
Le public visé

Le public destinataire d’une présentation sur le management environnemental est, en ce qui nous
concerne, un public d’entreprises.

Les personnes présentes peuvent être caractérisées selon 3 critères:


Pages

- Le degré de connaissance de l’environnement dans leur entreprise I-1- a 7

- Les activités, la taille et la culture de leur société I-1- b 9

- Leur fonction dans l’entreprise I-1- c 10

Lors d’une présentation, l’efficacité du discours est très étroitement liée à son adaptation au public.

Le message doit être adapté au niveau de l’auditoire, suivant les critères ci-dessus, sous peine de ne
pas être entendu. Il faut donc bien connaître le public auquel on sera confronté, pour cibler les
arguments, les exemples donnés, les actions proposées, et le mode de suivi de la réunion.

L’enjeu est d’inviter l’auditoire le plus cohérent possible, et de le convaincre au mieux.

La meilleure cible, pour les PME-PMI, est le chef d’entreprise. C’est lui qui prendra la décision
finale, celle de faire ou de ne pas faire, et sans son engagement rien ne se fera.

I - 1-a Le degré de connaissance de l’environnement dans l’entreprise

Les entreprises totalement débutantes

Généralement, la Direction de l’entreprise n’a pas conscience du poids de la législation sur


l’environnement, et de ses éventuelles conséquences directes sur la pérennité de la structure en cas
de non respect. Elle sous-estime cet aspect, ce qui rend l’ensemble vulnérable.
De plus, le chef d’entreprise ne fait pas forcément le lien entre les paramètres tels que le risque
industriel, le législation « environnement »...et un système de management environnemental
(S.M.E.).

La problématique environnementale dans le détail n’est donc pas forcément claire. Il faut alors
insister fortement sur la présentation de l’environnement en général (partie II-1).

Page 7
L’enjeu est d’initier le mouvement en interne, en convaincant le représentant de l’entreprise qui
assiste à la réunion que la démarche est progressive et transversale.
C’est une démarche progressive, initiée de façon volontaire par la Direction de l’entreprise.
L’environnement est aussi transversal, global: ce n’est pas seulement une affaire de déchets, cela
peut aller bien au-delà, même s’il est vrai que souvent cette démarche commence par la mise en
place d’une gestion des déchets.

Etat des lieux


La meilleure proposition à faire à ces entreprises est de réaliser un diagnostic rapide.
Ce peut être un auto-diagnostic réalisé en interne, mais une assistance par une intervention
extérieure est souvent bénéfique (cabinet de conseil, aide d’une C.C.I., etc.).
Ce diagnostic peut se faire en 3 ou 4 jours, en une fois ou à raison d’une journée par mois
pendant 4 mois.

L’argumentation consiste à comparer les coûts relativement bas d’une telle opération aux bénéfices
qu’on peut en retirer: meilleure visibilité du système « entreprise », caractérisation des risques
industriels et juridiques, identification des dépenses sur lesquelles des économies sont possibles, etc.

Processus
En présentant la démarche environnementale comme un processus, les entreprises de cette catégorie
seront moins réticentes à s’y intéresser. Souvent de petite taille, l’argument « progressif »,
synonyme d’étalage des dépenses dans le temps, est primordial.

Les entreprises qui débutent

Sans forcément le respecter totalement, elles savent généralement qu’un arrêté préfectoral régit leurs
activités. L’environnement est pour elles un thème comme beaucoup d’autres, source
essentiellement de contraintes, mais dont les paramètres ne sont pas globalement reliés entre eux.
L’enjeu consiste donc à les persuader d’aller plus loin dans leur démarche environnementale, en les
convaincant des apports profonds d’une telle démarche pour l’entreprise à court et long terme.

Etat des lieux fouillé


Il peut être intéressant de les persuader de réaliser une analyse complète de leur situation par rapport
à l’environnement. Le but est de connaître dans le détail les postes « fragiles » ou « sensibles », et
ceux pouvant encore être améliorés (en terme d’économies, de sécurité juridique, d’avantages
concurrentiels, de maîtrise des risques...).
Attention à ne pas décourager les chefs d’entreprise avec des discours sur la reconnaissance par un
tiers indépendant (ISO 14001 et Eco-Audit). S’il est vrai que cela peut constituer un objectif, ce
thème n'est pas à aborder de front lors d’une réunion de sensibilisation: l’expérience montre qu’il
n’est pas utile lors d'un premier contact de développer une argumentation sur la reconnaissance
officielle, sauf cas particulier d’entreprises présentes dans l’optique bien définie de l’obtenir.

Les entreprises impliquées

Elles se sont impliquées récemment dans des études d’impact, de danger, voire des diagnostics.

Pour ces entreprises, un système de management environnemental est envisageable à court terme,
surtout si elles ont déjà une expérience dans le domaine de l'assurance qualité. On peut présenter le
management environnemental comme une solution efficace pour formaliser et exploiter les efforts
déjà réalisés dans le domaine de l’environnement. C’est aussi un moyen de s’appuyer sur un cadre
connu pour mettre en place leur système.

Page 8
I - 1-b Activités, taille et culture de l’entreprise

Activités

Les degré de sensibilité d’une personne aux thèmes environnementaux est fortement lié aux impacts
des activités de sa société sur l’environnement.
Les entreprises les plus sensibles seront celles ayant une activité industrielle. Parmi les industriels,
les plus intéressés seront a priori ceux qui utilisent les produits ou mettent en oeuvre les process les
plus dangereux, et les plus toxiques: industrie chimique, transformation de produits... Les thèmes
qui les touchent le plus dans ce cas sont la gestion des rejets industriels (effluents, fûts de déchets
toxiques, rejets atmosphériques...) et la sécurité des installations et des hommes (risque d’incendie,
d’explosion, de pollution accidentelle...). Ce sont donc souvent les entreprises les plus polluantes
qui manifesteront la plus grande sensibilité à l’environnement, en tant que facteur de risque.

Les autres entreprises, par exemple les sociétés de service, seront plus sensibles aux consommations
d’énergie, d’eau, et à la gestion des déchets banals (papier, carton...). Certaines le seront encore plus
en tant que prestataires de services auprès d’entreprises elles-mêmes engagées dans des démarches
de management environnemental.

Enfin, on peut citer le cas des entreprises qui ont un problème avec leur voisinage immédiat
(collectivité, association de riverains, de pêcheurs...). Celles-ci seront particulièrement réceptives à
des thèmes comme la communication et le respect de la réglementation.

Taille

Généralement, les grands groupes (et leurs filiales) ont leur propre politique, mise en oeuvre en
interne; la cible privilégiée pour une opération de sensibilisation reste donc les PME-PMI.
Si la notion de système est peu pertinente pour une très petite entreprise, elle peut l’être pour une
structure d’une dizaine de personnes. La petite taille de l’entreprise n’empêche pas de développer un
système, cela peut même constituer un atout.
En tous les cas, la taille reste un facteur de différenciation important.
Il faut donc adapter le discours et les propositions à la taille des structures représentées à la réunion.

Culture

La dimension culturelle d’une entreprise est souvent déterminante.


Certaines entreprises sont ouvertes à l’innovation, au changement, tandis que d’autres sont
traditionnellement plus renfermées, focalisées sur leur périmètre immédiat. Cette différence est
souvent liée à l’historique de l’entreprise, à la personnalité des personnes qui l’ont développée ou
qui la dirigent. C’est une clé importante de différenciation des entreprises, qui peut facilement
s’appliquer à l’environnement, puisque le degré de maturité de la société dans ce domaine dépendra
souvent de sa culture interne.
Il peut être très efficace de s’adresser en priorité aux entreprises les plus innovantes, les plus
ouvertes, car elles seront les plus réceptives à ce thème actuellement en pleine émergence. C’est
avec ces entreprises que l’on a le plus de chances d’être écouté et suivi. L’effet « boule de neige »
qu’elles peuvent créer dans leur région en tant qu’exemples de succès peut en plus être très
profitable à l’ensemble: leurs concurrents (ou voisins) peuvent être entraînés à leur tour dans ces
démarches.
Les entreprises culturellement innovantes peuvent donc être considérées comme des cibles à
privilégier pour une opération de sensibilisation au management de l’environnement.

Page 9
I - 1-c Fonction dans l’entreprise

Un principe simple est à retenir: c’est le chef d’entreprise qui prend la décision finale. C’est lui qui
décide de lancer une démarche, et qui décide des ressources allouées à toute opération.

C’est donc le chef d’entreprise qu’il faut convaincre. Tout le discours doit être orienté dans cette
perspective.
2 cas de figure:
- C’est le chef d’entreprise qui est présent: il faut le convaincre directement,
- C'est un collaborateur: il faut lui donner les arguments pour qu’il puisse ensuite convaincre
sa direction

Le chef d’entreprise

Il faut adopter son langage, celui auquel il est sensible.

Les mots qui touchent...


- le risque: un chef d’entreprise est une personne qui gère en permanence un ensemble de
risques (industriel, juridique, clients ...). Tout ce qui peut lui permettre d’abaisser un niveau de
risque l’intéresse. Il doit alors procéder à un arbitrage en fonction des ressources disponibles.
- le temps: il est synonyme d’étalement des dépenses, de souplesse de gestion. C’est aussi
une notion capitale en terme d’organisation des ressources humaines, car la plupart des entreprises
(surtout les PME-PMI) voient leur personnel surchargé de travail. La forte dimension interne de la
démarche environnementale implique que l’on s’intéresse de près aux paramètres humains.
- le coût: beaucoup d’entreprises ont un équilibre financier fragile. Toute dépense engagée
doit donc être sérieusement motivée et réfléchie. Les apports d’un investissement à l’organisation
doivent être mesurables, visibles, et directs (notion de retour sur investissement).

Un collaborateur ayant reçu délégation

Ce peut être par exemple le responsable de production, de la qualité...


Il faut adapter le discours à sa fonction pour qu’il soit lui-même convaincu, car ce n’est qu’ainsi
qu’ensuite il parviendra à convaincre son directeur de l’intérêt de ce qu’il a entendu à la réunion.

- Responsable qualité...
La démarche environnementale est proche de celle de la qualité. Beaucoup de domaines se
recoupent. Si l’entreprise est déjà ISO 9000, la certification ISO 14000 est un objectif qui donne un
« deuxième souffle » à l’organisation mise en place. Elle est de plus beaucoup plus facile à obtenir,
et permet de présenter une image cohérente de l’entreprise aux tierces parties.

- Responsable industriel...
Le management de l’environnement fiabilise grandement la gestion des risques d’accidents
et d’incidents. C’est de plus très souvent l’occasion de revoir à moyen et long terme l’ensemble du
process de fabrication/transformation, ce qui représente pour lui un projet d’envergure, fortement
intéressant et motivant.

Page 10
I-2
Organisation, animation et suivi de la réunion

Dans ce chapitre seront abordés consécutivement


Page

- L’organisation I-2-a 13

- L’animation I-2- b 14

- Evaluation et suivi de la réunion I-2- c 15

L’organisation d’une réunion de sensibilisation est importante, car de la date et du lieu de


la réunion dépendra largement le nombre de personnes présentes.
Il faut de plus choisir avec soin les entreprises invitées, toutes n’étant pas réceptives de la
même façon à un nouveau thème comme celui de l’environnement,

L’efficacité de la réunion dépendra aussi beaucoup de la façon dont elle sera animée,

Enfin une réunion sans suivi personnalisé n’a que très peu de chances d’aboutir à des
résultats concrets.
Il s’agit là de la phase la plus longue, mais également la plus importante.

Page 11
RÉFÉRENCE

LE PUBLIC VISE: I-1


IDENTIFICATION DE L’AUDITOIRE Page 7

ORGANISATION, ANIMATION ORGANISATION DE LA REUNION I - 2-a


ET SUIVI D’UNE REUNION Page 11

ANIMATION DE LA REUNION I - 2-b


Page 14

L’APRES REUNION: I - 2-c


SUIVI PERSONNALISE Page 15

Page 12
I - 2-a Organisation

Il faut d’abord choisir le lieu et la date de la réunion. Les conseils qui suivent sont basés sur
l’expérience de ceux qui ont été amenés à organiser de telles réunions dans leurs Régions.

- Lieu -
Pour que le message passe dans l’entreprise, il faut qu’il soit reçu par un des décideurs.
Il faut donc viser le dirigeant de l’entreprise, ou à défaut l’un des cadres de direction.
Ce public n’a que très peu de temps à consacrer à des réunions à l’extérieur: 2 ou 3 heures
maximum.
Il faut donc organiser la réunion dans un lieu proche du site des entreprises visées. Sinon, le
temps de déplacement sera un obstacle.
Par exemple, dans le cadre d’une opération d’envergure régionale, mieux vaut organiser une
réunion par département qu’une grande réunion pour toute la région. On sera certes amené à
répéter plusieurs fois la même chose, mais on aura en contrepartie une participation effective
plus importante. Cette formule présente en plus l’avantage de proposer des témoignages de
chefs d’entreprise qui peuvent être connus du public, puisque proches géographiquement.

- Durée -
Une réunion de 2 heures permet déjà une bonne introduction au thème.
Les chefs d’entreprise, notamment des PMI, n’y consacreront de toute façon pas beaucoup
plus de temps.
Cette limite de temps obligera l’animateur à être concis, direct et concret. C’est une contrainte
positive, car le message sera d’autant plus apprécié par le chef d’entreprise.

- Date -
La réunion doit se tenir en semaine.
Il est déconseillé de l’organiser en plein milieu de journée.
Les 2 moments conseillés sont donc
- le matin, 8h - 10h, occasion d’un « petit déjeuner environnement »,
ou - le soir, 17h - 19h ou même 18h - 20h

- Ciblage -
Il est important d’avoir un bon fichier.
Les caractéristiques d’un bon fichier de prospection sont:
- des coordonnées mises à jour,
- des noms précis,
- une activité bien définie.
Cibler les personnes invitées permet de préparer un discours le plus proche possible de la
réalité des chefs d’entreprise.

Exemples de ciblage
- On peut organiser une séance de sensibilisation pour toutes les entreprises d’une même zone
d’activité.
C’est une tendance qui se développe, car les structures d’une même zone peuvent mettre en
commun certaines parties de leur management environnemental. Par exemple, la collecte
sélective des déchets, ou le traitement des eaux usées (construction d’une station d’épuration
commune).
- Les entreprises ouvertes à l’innovation sont souvent les plus réceptives aux messages de
sensibilisation à un nouveau thème.
Ce peuvent donc être les entreprises à viser en priorité lors d’une opération. L'important est de
s'appuyer sur une personne qui connaisse assez bien le terrain pour pouvoir choisir.

Page 13
- On peut aussi prendre le parti d’inviter des entreprises déjà certifiées ISO 9001.
Ce sont surtout ces entreprises qui se lancent dans l’ISO 14001. Elles maîtrisent la notion de
système, connaissent les avantages de la certification, et auront moins d’efforts à fournir pour
obtenir la certification ISO 14001 que celles qui n'ont pas encore initié de démarche Qualité.

- Affichage -
Le taux de réponses positives des entreprises dépend fortement de la notoriété et de l'image
des organisateurs de la réunion.
L’une des caractéristiques importantes du/des organisme(s) qui l’organisent est leur caractère
local. Plus la structure est locale, plus sa volonté affichée de vouloir aider les entreprises est
crédible, donc plus ces dernières seront susceptibles de se rendre à la réunion.
Il est aussi très important d’afficher une cohérence au niveau régional.
Si chaque relais d’information des entreprises organise sa propre réunion, les chefs
d’entreprise risquent de très mal percevoir cette dispersion, preuve d’une certaine confusion.
Le thème du management environnemental risque d'apparaître encore trop peu mûr, peu
structuré, donc à éviter pour l’instant.
Il faut au contraire essayer d’afficher une grande cohérence pour prouver l’unicité de l’action.
Il est conseillé de rassembler le plus grand nombre de partenaires intéressés: Conseil
Régional, Conseil Général, Commune et structure intercommunale, Agence de l’Eau,
ADEME, CCI, CRITT, DRIRE, Centre technique...
En plus, cette unicité permettra d’assurer ensuite une plus grande pérennité des ressources
financières en cas de lancement d’une opération collective. Cet aspect sera fort attrayant pour
les chefs d’entreprise.

I - 2-b Animation

- Contenu -
Les grandes réunions à caractère trop général n’intéressent pas les entreprises.
Elles préfèrent les réunions courtes et ciblées. Il faut donc de préférence choisir une
thématique, une problématique.
Exemples:
- Faire le point sur votre situation environnementale,
- La gestion de vos déchets,
- Norme ISO 14001 et Règlement éco-audit: un avantage concurrentiel durable...
La réunion doit donc être courte, dynamique et ciblée.

- Participation -
Il est primordial d’inviter des entreprises témoins pour qu’elles apportent leur expérience
lors d’une réunion de sensibilisation. On atteint ainsi 2 objectifs:
- La réunion est animée, dynamique, lieu d’échanges et d’interaction. Ceci est primordial
pour capter l’attention de l’auditoire pendant 2 heures,
- Chaque chef d’entreprise présent peut s’identifier à l’intervenant qui témoigne. Celui-ci
parle le même langage, utilise des termes auxquels il est sensible. Le thème devient plus
proche du chef d'entreprise, il s'introduit dans la sphère de ses préoccupations quotidiennes.
C’est un grand pas vers la prise de décision.

Nota: - les entreprises venant témoigner doivent être annoncées dans le cadre d’une opération
collective et pas personnellement, sinon l’auditoire s’identifiera beaucoup moins facilement à
l’interlocuteur.
Exemple: « témoignage de M. Pierre, dont l’entreprise fabriquant des produits de traitement
de surface est engagée depuis 1 an dans l’opération collective Prométhée ».

Page 14
Comment convaincre un chef d’entreprise de venir témoigner?

Il peut être intéressant de disposer de quelques arguments face aux réticences d’un chef
d’entreprise à venir témoigner. Voici plusieurs pistes:
- C’est un moyen pour l’entreprise de se faire connaître du monde économique dans
lequel il évolue géographiquement,
- Apporter son témoignage sur le management environnemental constitue une action
de participation et d’animation de la vie locale,
- Il est parfois possible d’évoquer la « solidarité professionnelle » lorsque les
entreprises invitées ont la même activité que celle que l'on souhaite voir témoigner,
- Il faut parfois « décomplexer » le chef d’entreprise, qui ne juge pas que son action a
été exemplaire. Il sous-estime souvent la qualité de la démarche entreprise.

I - 2-c Evaluation et suivi de la réunion

- Evaluation -
Il est important de faire évaluer la réunion par ceux qui y ont participé.
Cela permet:
- D’inciter le chef d’entreprise à analyser rétrospectivement ses attentes vis-à-vis de la
réunion, et de les comparer à ce qu’elle lui a réellement apporté.
Cette analyse peut aboutir à une prise de conscience du décalage qui existait entre sa vision
du thème « environnement » et la réalité.
- D’améliorer la qualité des réunions suivantes, en répondant de façon plus précise aux
questions et attentes de l’auditoire.

Cette évaluation peut se faire en invitant les participants à remplir un simple questionnaire,
distribué en fin de réunion.

La page qui suit est un exemple de questionnaire d’évaluation d’une réunion. Ce n’est qu’un
exemple, qui peut être photocopié en l’état par l’animateur et distribué le jour de la réunion. Il
peut surtout s’en inspirer pour créer son propre questionnaire, adapté aux spécificités de son
action (cible particulière, contexte bien précis, ...).

- Suivi personnalisé -

La mise en place d’un suivi des entreprises après la réunion est primordiale, car c’est le seul
moyen de persuader définitivement un chef d’entreprise.
Ce suivi nécessite du temps. Il est personnalisé.
Il est nécessaire d’aller dans l’entreprise, rencontrer le dirigeant et dialoguer avec lui
pendant 2 ou 3 heures.
Il faut envisager avec lui la mise en place d’un programme d’action, adapté aux spécificités
de son entreprise. La personne qui se déplacera devra écouter le chef d’entreprise,
comprendre ses attentes, ses objections, pour y répondre de façon personnalisée.

Il faut savoir que, dans la plupart des cas, le temps qui s’écoule entre un premier contact et le
démarrage d’une opération est de 4 à 6 mois.
Il s’agit donc d’un travail de longue haleine, un effort de terrain sur le long terme.

Page 15
VOTRE AVIS NOUS INTERESSE
QUESTIONNAIRE D’EVALUATION DE LA REUNION

NOM D E L ' ENTR EPR ISE D A TE D E LA R E U N IO N

NOM D U P A R TIC IP A N T F O N C TIO N

-1- ORGANISATION

- Lieu et durée de la réunion note (1 à 5):


- Intérêt de la réunion note (1 à 5):
- Commentaires:

-2- ANIMATION

- Qualité des exemples présentés note (1 à 5):


- Intérêt des entreprises invitées en témoin note (1 à 5):
- Dynamisme et rythme de la réunion note (1 à 5):
- Commentaires:

-3- CONTENU

- Densité du discours sur l’environnement note (1 à 5):


- Réalisme du discours et des arguments note (1 à 5):

- Le contenu a-t-il répondu à vos attentes?

- Quelles sont les informations que vous souhaitiez obtenir et que vous n’avez pas obtenu?

- Quels sont les points qui vous sont apparus inutiles ou trop développés?

- Quels thèmes auriez vous souhaité voir plus développés?

-4- ET MAINTENANT...

- Souhaitez-vous engager une action environnementale au sein de votre entreprise?

- Souhaitez-vous être contacté(e) prochainement par un responsable, pour étudier la question?

MERCI DE VOTRE PARTICIPATION


A renvoyer à:

Veuillez affecter une note de 1 à 5 pour chaque ligne (1: très insatisfaisant, 5: très satisfaisant) ou répondre en quelques
mots aux questions ouvertes.

Page 16
Conclusion

En bref, les points-clés que tout relais d’information doit garder à l’esprit sont les suivants:

- La qualité du fichier de départ est un pré-requis important,

- Le lieu et le moment de la réunion doivent favoriser la venue de nombreux chefs


d’entreprise ou de leurs représentants,

- La réunion doit être ciblée, courte, dynamique, et appuyée sur de nombreux


exemples,

- La réunion doit faire l’objet d’un suivi personnalisé, individuel, qui demande du
temps et de l’écoute.

Page 17
Chapitre II

RESPECTER L’ENVIRONNEMENT

LES ETAPES ET LES ENJEUX

Ce second chapitre présente les principales informations que l’on peut donner à un auditoire sur le
processus de management environnemental.

Il est fortement déconseillé de vouloir tout présenter en une seule réunion. La somme des informations à
assimiler par les chefs d’entreprise serait considérable.
Il est donc préférable de se limiter à quelques pistes pour chaque thème, que l’on pourra ensuite
développer plus en détail lors du suivi personnalisé, ou de développer en profondeur un thème
particulier, replacé en quelques mots dans un contexte plus général.

Les acteurs de terrain s’accordent à souligner l’importance de présenter la prise en compte de


l’environnement globalement, avant de rentrer dans les détails du management environnemental. Cette
démarche permet de « démystifier » l’environnement, de balayer les idées reçues avant d’exposer les outils
de management environnemental.

La structure de ce second chapitre reprend donc ce constat, séparant une présentation générale de
l’environnement de celle des étapes du management environnemental.

Le schéma II permettra à l’organisateur d’une réunion de situer son discours dans le plan général du
chapitre; il sera repris au début de chaque sous partie.

Page 18
CHAPITRE II PRISE EN COMPTE DE L’ENVIRONNEMENT : ETAPES ET ENJEUX

REFERENCE

INTRODUCTION A LA PROBLEMATIQUE ENVIRONNEMENT II - 1 Page 20

PRESENTATION DU PROCESSUS II - 2 Page 41


DE GESTION ENVIRONNEMENTALE

NOTION DE PROCESSUS II - 2-a Page 43

ETAPES II - 2-b Page 43

ETAT DES LIEUX


ENVIRONNEMENTAL Page 44

SYSTEME DE MANAGEMENT
ENVIRONNEMENTAL Page 49

RECONNAISSANCE OFFICIELLE
Page 60

RESSOURCES
II - 3 Page 74

Page 19
II - 1
Introduction à la problématique « environnement »

L’expérience montre que les chefs d’entreprise ont souvent une représentation du thème
« environnement » partiellement inexacte, et relativement sommaire.

Avant d’aborder les étapes du management environnemental dans le détail, il est donc
important bien démystifier l’environnement, le rendre plus proche des dirigeants.

REMARQUE

Lors d’une présentation orale, l’orateur devra avoir en permanence à l’esprit la différence
entre l’approche « réduction à la source » et l’approche « bout du tuyau » ("end of pipe").

La première correspond à une volonté de pérenniser l’action en investissant dans des actions à
la source, par un réexamen des process incluant cette fois des technologies propres. La
seconde vise essentiellement à respecter les niveaux limites de rejets.

Stratégiquement, la première approche coûtera peut-être plus cher au départ, mais correspond
à un démarche de long terme qui s’avère très souvent la plus payante pour les chefs
d’entreprise.

Le plan de cette partie est le suivant:


- Comment s’y prendre? II - 1-a Page 22

- Facteurs déclenchants II - 1-b Page 22

- Facteurs de blocage II - 1-c Page 24

- Les apports du management environnemental II - 1-d Page 25

- Exemples de terrain: quelques cas II - 1-e Page 31

Page 20
REFERENCE

INTRODUCTION A LA PROBLEMATIQUE II - 1 Page 20


ENVIRONNEMENT

PRESENTATION DU PROCESSUS II - 2 Page 41


DE GESTION ENVIRONNEMENTALE

NOTION DE PROCESSUS II - 2-a Page 43

ETAPES II - 2-b Page 43

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MANAGEMENT Page 49
RECONNAISSANCE
OFFICIELLE Page 60

RESSOURCES Page 74

II - 1-a Comment s’y prendre?


Page 21
Il faut garder à l’esprit la représentation de l'environnement qu’ont une grande partie des
entreprises, pour lui opposer 2 ou 3 messages forts, appuyés sur des exemples très concrets.

Ils le sont avec le sentiment que l’environnement est un sujet


- Imposé: pouvoir de police de l’inspection des ICPE...
- Brutal: sanctions, accidents...
- Ciblé: déchets, produits dangereux...

Les 2 sujets qui semblent être directement associés à l’environnement par une entreprise sont
- La réglementation des ICPE
- Le problème du traitement des déchets

Face à ce constat, il faut fortement insister sur les 3 caractéristiques essentielles du thème
environnemental pour une entreprise:
- L’approche doit être volontaire pour qu’elle soit positive. Mieux vaut agir que subir,
et prévenir que guérir
- La démarche est progressive. Elle s’étale sur plusieurs années, en plusieurs phases,
- L’intégration est transversale. Toutes les fonctions de l’entreprise sont concernées.

Outre les obligations générales liées aux législations sur le thème, la prise en compte de
l’environnement dans un système de gestion est un processus que l’entreprise décide
librement d’engager, qui s’inscrit dans la durée, et qui concerne progressivement et
simultanément toutes les grandes fonctions de l’organisme (production, achats,
administration, développement commercial,...).

II - 1-b Facteurs déclenchants

L’enjeu d’une réunion de sensibilisation est de déclencher une prise de conscience qui évolue
vers la décision de la Direction de l’entreprise d’enclencher la mise en place d’un S.M.E.
Il s’agit ici de donner un cadre général du contexte dans lequel les prises de décision se font.
Ce cadre est décrit sur la base des expériences vécues sur le terrain.
Parmi les notions susceptibles de convaincre le chef d’entreprise, les plus importantes sont:

- La maîtrise des activités -

C’est une notion à prendre au sens large. Elle comprend les aspects techniques, juridiques et
opérationnels.

La maîtrise technique renvoie au RISQUE. Un chef d’entreprise se doit d’être


particulièrement sensible au risque, puisque son métier est de gérer quotidiennement un
ensemble de risques. Toute démarche permettant de diminuer un risque est bienvenue, voire
recherchée. Le management environnemental permet de passer en revue et donc d’améliorer la
gestion des risques liés par exemple aux incendies, aux pollutions accidentelles, à l’hygiène et
la protection des travailleurs... Cette notion est donc un facteur-clé méritant une place
prépondérante dans un argumentaire.

Page 22
La maîtrise juridique correspond à la RESPONSABILITE de l’entreprise et de ses dirigeants.
Les poursuites pénales ou civiles pour atteinte à l’environnement, pour mise en danger d’une
personne, ou pour non application de mesures de sécurité lors d’une pollution chronique ou
accidentelle grave, sont des risques peu connus des dirigeants, et pourtant bien réels. Il faut
donc sensibiliser les entreprises à ce risque, pour les persuader que leur maîtrise passe
nécessairement par un état des lieux environnemental approfondi.

Enfin, la maîtrise opérationnelle des activités correspond aux COUTS inutilement supportés
par l’entreprise en raison de son manque de lisibilité d’un paramètre. L’état des lieux
environnemental n’aboutit pas systématiquement à une réduction des coûts, mais il permet
d’en prendre conscience avec l’objectif à terme de les placer à un niveau moyen par rapport
aux concurrents.
La « non gestion », elle, entraîne souvent un surcoût considérable.
On peut citer comme illustration de cet argument le cas des huiles de graissage. Le tri de ces
huiles dans l’industrie mécanique a permis à un grand nombre d’entreprises de maîtriser des
coûts de gestion jusqu’alors considérables. Il a suffit de séparer les huiles selon leur nature
pour réaliser de substantielles économies.

- L’avantage concurrentiel -

Les entreprises espèrent, grâce au management environnemental, améliorer leur


COMPETITIVITE et leur image de marque par rapport aux concurrents.

En interne, la démarche permet une hausse de la productivité, grâce à la maîtrise des coûts et
l’amélioration des procédés industriels. La qualité des produits devra aussi nécessairement
s’améliorer, pour une meilleure satisfaction des clients.

En externe, la valorisation d’une maîtrise des activités et d’une gestion responsable des
impacts de l’entreprise peut être une arme de poids. En particulier l’argument
« reconnaissance officielle » (ISO 14001 ou éco-audit) est un avantage concurrentiel durable.
Il peut être intéressant de replacer cet aspect dans un contexte de concurrence européenne. En
effet, il existe une pression de plus en plus forte du marché, venant surtout des pays du Nord.
Les entreprises françaises peuvent être sensibles au déséquilibre qui se créé actuellement avec
ces pays, désavantageux commercialement pour elles. D’autant plus qu’un nombre croissant
de donneurs d’ordre exige désormais de leurs fournisseurs ou sous-traitants qu’ils maîtrisent
leurs impacts environnementaux significatifs.

- La conformité réglementaire -

La mise en place d’un management environnemental est une OPPORTUNITE de mettre les
installations aux normes réglementaires. C’est un aspect fondamental pour beaucoup de
structures, lié à la maîtrise des risques juridiques (abordé précédemment).

Le régime des ICPE


La législation relative aux Installations Classées au titre de la Protection de l’Environnement (ICPE)
distingue les activités soumises à déclaration et celles soumises à autorisation. Le régime de la
déclaration est régi par des arrêtés ministériels, celui de l’aurorisation est lui régi par un arrêté
préfectoral spécifique à l’entreprise. Le contrôle des dispositions réglementaires relève d’une
inspection d’Etat, qui est assurée par les DRIRE pour les activités industrielles.
Ne pas respecter ces dispositions revient à s’exposer à des sanctions administratives et pénales
pouvant porter sur des personnes physiques ou morales.

Page 23
- La structuration interne -

La projet environnemental est fortement MOBILISATEUR pour le personnel de l’entreprise.


Il permet d’améliorer la cohérence, la motivation et donc l’efficacité de la structure.
Beaucoup de dirigeants, à la recherche d’un projet d’entreprise fédérateur qui redynamise
l’ensemble, constateront que l’environnement est un sujet propice à cette problématique,
d’autant que le cadre de l’environnement dépasse largement celui de l’entreprise.

De plus, la démarche nécessite une réorganisation interne éventuellement source


d’optimisation des ressources humaines.
Dans les premiers temps, est nommé en interne un « animateur environnement ». Dans les
petites structures (PME-PMI), le chef d’entreprise suivra de très près l’avancement des
démarches. Le collaborateur nommé responsable sera chargé de coordonner les efforts, en
interface avec la direction de l’entreprise.

II - 1-c Facteurs de blocage

Les principales réserves émises par les entreprises sont liées au COUT et au TEMPS:
« pourquoi investir des centaines de milliers de francs et centaines d’heures, pour une
démarche volontaire à laquelle personne ne m’oblige? ».

Dans cette question se trouve l’un des points-clé d’une sensibilisation efficace:
« POURQUOI ? ».

Il faut s’interroger sur ce que la démarche apportera et rapportera à l’entreprise.


Une façon de répondre aux objections du chef d’entreprise peut donc consister à démontrer,
pour le coût et le temps, les apports pour la structure: comparer ce qu’on doit consacrer, et ce
que ça apporte. C’est la notion de « coût - avantage », à laquelle les chefs d’entreprise sont
très sensibles.

- La disponibilité -

La mise en place d’un management environnemental prend du temps. Il ne faut pas le cacher
à l’entreprise, qui risque sinon de réagir très négativement lors de la phase de suivi de la
réunion.

L’animateur environnement ne consacrera à l’environnement qu’une partie limitée de son


temps, ce qui entraînera une réorganisation de la structure.

En plus du temps qu’y consacre le responsable de l’environnement, l’ensemble du personnel


de l'entreprise devra à terme suivre quelques séances d’information, ce qui prend du temps;
mais cette consommation de temps sera vite compensée par les améliorations de
comportement, les « bonnes pratiques » (économies d’eau, d’énergie...).

Pour les petites structures, le temps que représente cette démarche est parfois un obstacle. Il
faut les convaincre qu’il est possible d’aménager l’organisation de sorte que le temps pris
pour l’environnement n’affaiblisse pas les résultats de l’entreprise. Le recours à une aide
externe ou, comme c’est souvent le cas, à un stagiaire, est un bon moyen de répondre à cette
crainte (voir la partie « ressources humaines » pour une liste détaillée des possibilités offertes
à l’entreprise qui souhaite recourir à un stagiaire).

- Le coût -

Page 24
Le tableau « environnement et santé financière » ci-après reprend les postes possibles
d’économies.
En règle générale, une grande partie des améliorations peuvent être obtenues sans un
investissement matériel important, en agissant simplement sur les comportements et la
gestion interne (les « bonnes pratiques »).

De plus, les investissements matériels ou humains sont à mettre en regard avec les économies
obtenues durablement.

Il faut rappeler que les entreprises qui ont mis en place un management environnemental
observent très souvent un retour sur investissement. Ce retour est constaté par exemple sur
les premières mesures concernant les comportements individuels.
Il est donc établi qu’une bonne gestion de l’environnement peut rapporter de l’argent. C’est un
argument de poids à ne pas négliger lorsqu’on présente un plan d’investissement à un chef
d’entreprise.

Les investissements lourds, quant à eux, doivent être considérés comme une opportunité
d’accéder plus vite et dans des conditions plus sereines que par pression du marché, à des
technologies innovantes, efficaces et modernes. Inversement, l’entreprise est quasiment sûre
d’effectuer des investissements sans aucun retour possible pour une mise en conformité
urgente et subie.
Ce peut être aussi, le cas échéant, l’occasion d’enclencher une démarche de remise à niveau
réglementaire des installations, ce qui diminue considérablement les risques (techniques et
juridiques), paramètre fondamental pour les dirigeants.
Ils permettent enfin plus globalement d’anticiper la réglementation et les normes, plutôt que
d’en subir constamment les évolutions.

II - 1-d LES APPORTS DU MANAGEMENT ENVIRONNEMENTAL

Sont réunis sous forme de tableaux les thèmes concernés par l’environnement pour chaque
grande fonction de l’entreprise (financière, commerciale, humaine et juridique).

Ces tableaux illustrent le message de transversalité, et constituent une bonne toile de fond
pour les exemples qui suivent.

Le présentateur aura libre choix pour reprendre quelques uns des exemples afin d’appuyer son
propos, en fonction de la nature de la réunion et de l’auditoire. Il pourra les appliquer à un cas
réél (une entreprise de sa région), ce qui rendra le discours plus proche de l'auditoire.

Page 25
ENVIRONNEMENT ET SANTE FINANCIERE

MESSAGE

La question est « comment profiter au maximum des opportunités liées à l’environnement -


économies financières, gains de rentabilité et de rendement, optimisation des dépenses... -
pour être plus fort financièrement ? »
et pas « comment intégrer la problématique environnementale sans alourdir encore un compte
de résultat fragile et un bilan qui aurait plutôt besoin d’investissements productifs ? »

ARGUMENTS

COURT TERME

PRIORITES APPORTS ENVIRONNEMENT

Exercice bénéficiaire - économies sur facture d’eau


Moins de charges - baisse frais traitement D.I.S.
- baisse Redevance Eau, Taxe Air
- baisse de la base de calcul de la Taxe
Professionnelle de 50% de la valeur d’achat des
matériels de traitement des pollutions (eaux
usées, fumées..)

Exercice bénéficiaire - valorisation des Déchets Industriels Banals et


plus de produits des matières secondaires (revente)

Amortissement rapide des - amortissement exceptionnel sur 12 mois des


investissements (économies matériels de traitement des pollutions
d’impôts)

Etre aidé et conseillé dans la - les FRAC: dans le cadre d’une démarche
gestion financière environnement, apport extérieur de conseil
qui ne peut être qu’enrichissant

LONG TERME
PRIORITES APPORTS ENVIRONNEMENT

Consolidation des actifs - les investissements environnementaux sont


immobilisés durables s’ils résultent d’une veille
réglementaire, et peuvent être souvent caduques
si réalisés dans l’urgence.
Attractivité de l’entreprise par - confiance des investisseurs (problème des
rapport aux investisseurs sols pollués par ex.) et des banques

Sécurité des transactions - à l’occasion d’une fusion ou d’une


acquisition, l’audit environnemental est de
plus en plus exigé. La structure gérée par un
S.M.E. pourra alors valoriser pleinement son
patrimoine.

Page 26
EXEMPLE « environnement et santé financière »: les ASSURANCES

Le risque environnemental est un paramètre qui est de plus en plus pris en compte par les
assureurs lors des négociations de polices d’assurance.

ASSURPOL, le groupement de co-réassurance des risques de pollution, a édité en 1998 un


« Guide d’appréciation de la prévention des atteintes à l’environnement » (*).

L’objet de ce guide est d’établir un référentiel commun lors des démarches d’analyse de la
prévention des risques, étape préalable à la souscription d’un contrat d’assurance de
responsabilité civile « atteintes à l’environnement ».

Lors de l’évaluation, les 10 domaines passés en revue font l’objet d’une note de 0 à 3, selon
l’importance des moyens de prévention mis en place (0 pour inexistant ou insuffisant, 3 pour
performant).

Parmi ces domaines, on compte:


- Stockage et transfert de produits,
- Eau,
- Gestion des déchets,
- Moyens d’intervention incendie et pollution,
- Pratiques et dispositions de management de l’environnement,
- etc.

Il s’agit donc d’un document qui matérialise la volonté des assureurs de moduler les primes
d’assurance en fonction de degré de maîtrise des impacts environnementaux de l’entreprise.

C’est un parfaite illustration des économies potentiellement réalisables lors d’une mise en
place d’un management environnemental et, inversement, des coûts de non gestion de ce
domaine.

Par exemple, AXA GLOBAL RISKS considère qu’en matière d’assurance Responsabilité
Civile des Risques d’Atteintes à l’Environnement, l’impact tarifaire de la certification ISO
14001 ou de l’enregistrement éco-audit peut atteindre 5 à 10 % lorsque tous les sites de
l’assuré en font l’objet.

(*) Comment l’obtenir ? Les coordonnées d’ASSURPOL figurent dans la liste d’adresses en fin de
guide

Page 27
ENVIRONNEMENT ET DYNAMISME COMMERCIAL

MESSAGE

Intégrer l’environnement comme un des paramètres de performance, c’est répondre aux


attentes de clients de plus en plus sensibles à ce thème.
Argument commercial, indicateur de maîtrise des risques et de stabilité, l’environnement peut
devenir l’un des avantages concurrentiels les plus déterminants de l’entreprise.

ARGUMENTS

COURT TERME

PRIORITES APPORTS ENVIRONNEMENT

Gagner des contrats, des appels - Condition d’éligibilité liée au respect de


d’offre, ... l’environnement pour un nombre croissant
d’appels d’offre publics

- Exigences environnementales des donneurs


d’ordre envers leurs fournisseurs (ex.: Volvo,
BMW, Mercedes...)
Eviter toute médiatisation de - Communiquer, impliquer, expliquer sur le
problèmes entre l’entreprise et des thème des efforts de l’entreprise dans ce
partenaires locaux (riverains, domaine, permet d’éviter les conflits ouverts
écologistes,...) pour ne pas nuire à
l’image de marque

Motiver la force de vente - L’argument écologique est rapidement


appropriable et repris par les vendeurs; c’est
un thème mobilisateur auquel ils adhèrent
facilement

LONG TERME
PRIORITES APPORTS ENVIRONNEMENT

Stabiliser la clientèle - La bonne gestion environnementale est le


reflet du sérieux et de la qualité de
l’organisation
- La minimisation des risques environnement
(sols pollués, accidents, ...) rassure le client sur
la stabilité et la solvabilité à long terme de
l’entreprise
Développer les parts de marché - L’environnement est un argument
commercial supplémentaire auquel certains
types de clients sont sensibles
exemple: le grand public
Un positionnement Marketing - La touche Environnement peut renforcer un
clair et compris positionnement, par exemple celui de la
qualité (BMW, Volvo) ou celui de l’entreprise
« responsable » (E. Leclerc)

Page 28
ENVIRONNEMENT ET GESTION DES RESSOURCES HUMAINES

MESSAGE

Le succès d’une entreprise est très étroitement lié à la motivation des membres qui la
composent.
Pour développer la motivation des employés, il faut un projet d’entreprise auquel ils adhèrent,
un thème fort auquel ils croient.
L’environnement est l’un des thèmes qui répond le mieux à ces caractéristiques.

ARGUMENTS

COURT TERME

PRIORITES APPORTS ENVIRONNEMENT

Motiver au quotidien les salariés Lancer une démarche environnementale


suppose une implication quotidienne: tri des
déchets de bureau, consommation d’eau...
Développer la compétence des - L’environnement est l’occasion d’organiser
salariés des sessions de formation (sur l’énergie, les
déchets, ...) peu complexes mais efficaces :
implication des salariés, sentiment de
progression, preuve de l’intérêt des dirigeants...

LONG TERME
PRIORITES APPORTS ENVIRONNEMENT

Adhésion des membres à un projet - L’environnement est un thème mobilisateur


d’entreprise porteur sociologiquement; il peut être utilisé à cette fin
seule, ou en complémentarité d’autres thèmes
(qualité, entreprise responsable...)
Etre attractif envers les jeunes - L’image de l’entreprise est un facteur qui
diplômés ou les meilleurs des actifs rentre largement en ligne de compte dans le
choix des entreprises où les gens postulent. On
attire ainsi plus de personnes compétentes

Page 29
ENVIRONNEMENT ET SURETE JURIDIQUE

MESSAGE

Les textes réglementant les rapports entre l’entreprise et son milieu sont de plus en plus
nombreux et exigeants.
En conséquence:
- Sans veille juridique, l’entreprise est vite dépassée, et doit en permanence subir les
évolutions. La mise aux normes engendre des investissements non productifs, alors
qu’elle pourrait être l’occasion d’augmenter la compétitivité en revoyant les process,
- La responsabilité des dirigeants est de plus en plus engagée sur des thèmes d’une
complexité croissante, et les risques encourus sont de plus en plus grands.

ARGUMENTS

COURT TERME

PRIORITES APPORTS ENVIRONNEMENT

Eviter les plaintes et actions de la Si l’entreprise a communiqué autour d’elle, et a


part des acteurs locaux, en cas prouvé ses efforts en faveur de
d’enquête publique pour un l’environnement, elle a peu de risques d’être
dossier d’autorisation par exemple mise en cause lors de développements de
nouvelles activités.

LONG TERME
PRIORITES APPORTS ENVIRONNEMENT

Minimiser les risques encourus Le risque Environnement fait partie des risques
par les dirigeants (poursuites à gérer dans cette optique.
pénales ou civiles)
Etre conscient des conséquences - Une démarche environnementale peut
qu’auront des pratiques actuelles permettre de faire prendre conscience aux
dans un horizon plus ou moins dirigeants de l’importance de laisser un site
proche propre lors d’un déménagement.
Les coûts de dépollution sont très élevés.

Page 30
II - 1-e EXEMPLES DE TERRAIN: QUELQUES CAS

Pour appuyer l’argumentation, il est souvent très efficace de citer des exemples de projets
d’entreprises qui ont abouti.

L’auditoire s’identifie facilement aux cas cités en illustration d’un propos, ce qui rend
l’environnement plus concret, plus proche des réalités quotidiennes du chef d’entreprise.

Attention toutefois à ne pas créer l’effet inverse.


Citer le cas de grandes structures tel qu'EDF devant des PME risquerait de faire croire au chef
d’entreprise que l’environnement est une préoccupation réservée aux grands groupes. Il faut
veiller à bien adapter les exemples donnés à la nature de l’auditoire.

On trouvera ci-joint des exemples de projets environnementaux de toute nature, portés par des
entreprises de toute taille et de toute activité.

Les 2 dernières fiches sont vierges. Le présentateur est fortement incité à les remplir
avec des cas d’entreprises qu’il connaît. Plus le cas sera régional et concret, plus
l’auditoire s’y identifiera.
L’idéal est de mettre dans ces fiches les entreprises dont on aura invité un représentant
pour témoigner pendant la réunion.

Sources:
- Recueil des expériences d’entreprises de la plasturgie: opération ADEGE (Action de
Développement de la Gestion Environnementale), Fédération de la Plasturgie et ADEME,
1998.
- Compte-rendu de l’opération PROMETHEE d’accompagnement des entreprises de
Bourgogne vers la mise en place d’un Système de Management Environnemental, CRCI de
Bourgogne, 1998.
- Recueil des expériences de gestion environnementale d’entreprises européennes
Programme Européen ADAPT, Guide Orée.

Page 31
Cas Concret 1

DESCRIPTIF DU PROJET Mise en place volontaire d’une politique environnementale


Programme européen ADAPT

ENTREPRISE YVES ROCHER, Bretagne

Taille 225 personnes

Activité Fabrication de produits cosmétiques alcoolisés

MOTIVATIONS - Conforter l’image de marque

- Sécuriser les installations

- Devancer la réglementation

BILAN Enregistrement éco-audit et certification ISO 14001 en 1997


(extraits)

Actions:

- Gestion des déchets: 96% sont recyclés, le reste valorisé.


Le coût de cette gestion est devenu quasiment nul.

- Installation de compteurs d’eau.


Objectif: baisser la consommation de 10% par an en 98 et 99

- Forte motivation et mobilisation du personnel autour du projet

METHODE - AIDE: l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne a participé pour 30%


de certains investissements

- Analyse environnementale par un consultant externe

Page 32
Cas concret 2

DESCRIPTIF DU PROJET Mise en place volontaire d’une politique environnementale


Programme européen ADAPT

ENTREPRISE FOUQUEAU, Région Parisienne

Taille 12 personnes

Activité Fabrication de peinture et vernis en phase aqueuse

MOTIVATIONS - Amélioration du confort de travail

- Satisfaction des clients

- Diminution des risques

BILAN - Construction d’installations de traitement de l’air (400 KF).


(extraits) Meilleure hygiène de travail, amélioration de l’image de
l’entreprise

- Installation d’une station d’épuration (150 KF).


Anticipation des législations

- Tri des D.I.S. et revalorisation


Coût d’achat des M.P. en baisse de 25% par rapport à un produit
neuf

METHODE - AIDES: Région (45% des études d’investissements


environnementaux), Agence de l’Eau (30% de la station
d’épuration).

Page 33
Cas concret 3

DESCRIPTIF DU PROJET Mise en place volontaire d’une politique environnementale


Signature en 92 de la Charte Européenne du Conseil des
Entreprises pour un développement durable

ENTREPRISE ISOVER S.A., société Suisse du Groupe Saint-Gobain

Taille 185 personnes

Activité Fabrication de laines de verre pour isolation thermique et


phonique

MOTIVATIONS - Application de la législation

- Image d’entreprise « responsable »

- Mise en pratique des déclarations d’intention faites dans les


chartes industrielles

BILAN Système de gestion intégré avec la Qualité. Après l’ISO 9001 en


(extraits) 1996, certification ISO 14001 prévue pour l’automne 1998

- Système de gestion des déchets


Utilisation de 80% des matières récupérées dans la fabrication des
produits

- Système de gestion énergétique


Réduction énergétique de 17 % en 1994 par rapport à 1990

- Respect des exigences légales

METHODE - Recours à des bureaux d’étude pour la mise en place des


systèmes

- Réalisation d’un éco-bilan

- Forte mobilisation interne

- Publication annuelle d’un Rapport Environnement avec


présentation volontaire et commentée aux autorités locales

Page 34
Cas concret 4

DESCRIPTIF DU PROJET Mise en place volontaire d’une politique environnementale

ENTREPRISE LASERLAND, Rhône-Alpes

Taille 16 personnes

Activité Recyclage de consommables bureautiques

MOTIVATIONS - Continuité logique de l’activité de l’entreprise

- Reconnaissance officielle dans la profession

- Conformité réglementaire

BILAN En 1997, l’entreprise est certifiée ISO 14001 et enregistrée Eco-


(extraits) audit.

Actions:

- Revente des déchets valorisables


Elle permet d’équilibrer le coût de gestion des déchets, et
d’économiser les coûts de mise en décharge

- Aspiration des poussières (investissement 200 KF)


Solution efficace sur le long terme contre la pollution de l’air

- Instauration du nettoyage à sec


Grandes économies d’eau

- Rédaction et distribution d’un « classeur environnement »


Communication efficace auprès des clients, image valorisée

METHODE - Appuis techniques (APORA, FEDEREC) pour la mise en place


de l’ISO 14001

- Obtention d’un FRAC Environnement

Page 35
Cas concret 5

DESCRIPTIF DU PROJET Mise en place volontaire d’une politique environnementale


Opération collective ADEGE

ENTREPRISE ATEMIP, Région Parisienne

Taille 43 personnes sur le site

Activité Fabrication de pièces techniques

MOTIVATIONS - Améliorer l’image de l’entreprise,

- Diminuer les coûts environnementaux,

- Mobiliser et motiver le personnel

BILAN - Diminution des déchets mis en décharge: -25%


(extraits)
- Elimination des D.I.S. conforme à la réglementation

- Signature d’une convention avec la station d’épuration locale

- Baisse de la consommation d’électricité et des coûts d’énergie

METHODE - Nomination d’un coordinateur environnement, consacrant 10%


de son temps au thème environnement

- Aide du programme ADEGE: formation et aide à la mise en


place d’un système de management de l’environnement

Page 36
Cas concret 6

DESCRIPTIF DU PROJET Mise en place volontaire d’une politique environnementale


Opération collective ADEGE

ENTREPRISE SIA DUMOUTIER, S.A. DU MANS


Certifiée ISO 9002 depuis 1993

Taille 120 personnes

Activité Fabrication de pièces d’habillage pour automobiles et poids lourds

MOTIVATIONS - Construction d’une nouvelle usine,

- Sécurité réglementaire,

- Exigences d’un donneur d’ordres

BILAN - Réduction des risques de pollution (sol, eau)


(extraits)
- Remise en conformité des installations,

- Préparation à la certification ISO 14001 (pour répondre aux


exigences d’un donneur d’ordres à l'horizon 2000)

METHODE - Constitution d’un groupe de travail regroupant les responsables


de Qualité, Sécurité, Méthodes et Maintenance

- Apports du programme ADEGE: formation, assistance dans la


mise en oeuvre des actions

Page 37
Cas concret 7

DESCRIPTIF DU PROJET Mise en place volontaire d'un Système de Management


Environnemental
Opération collective PROMETHEE

ENTREPRISE 13 entreprises de Bourgogne

Taille PME-PMI

Activité Industrielle: traitement de surface, vernis, IAA, fonderie,


lubrifiants, déchets...

MOTIVATIONS - Mise en place d’une opération pilote d’accompagnement


d’entreprises de la Région dans la mise en place d’un Système de
Management Environnemental, dans le cadre de l’opération
« Partenaires pour l’Europe 1995 » menée par la CRCI

- L’obtention de l’ISO 14001 ou de l’éco-audit n’était pas une


motivation de départ

BILAN - Plus de la moitié des sites visaient une reconnaissance officielle


(extraits) avant fin 1998

- Toutes les entreprises sont sur la voie d’une mise à niveau


réglementaire, chacune à leur rythme

- Les éléments de base d’un système de management


environnemental sont en place dans toutes les entreprises

METHODE - Accompagnement des entreprises par des réunions de formation,


des échanges entre chefs de projet et des assistances techniques

Page 38
Cas concret 8

DESCRIPTIF DU PROJET

ENTREPRISE

Taille

Activité

MOTIVATIONS

BILAN
(extraits)

METHODE

Page 39
Cas concret 9

DESCRIPTIF DU PROJET

ENTREPRISE

Taille

Activité

MOTIVATIONS

BILAN
(extraits)

METHODE

Page 40
II - 2
Présentation du processus de gestion de l’environnement

Un Système de Management Environnemental (S.M.E.) peut être tout à fait positif pour
l’entreprise, sans forcément faire l’objet d’une certification.

Cette présentation des étapes dissocie les référentiels (norme ISO 14001 et Règlement Eco-
audit) du reste, pour insister sur le fait que la reconnaissance n’est pas une fin en soi.

Selon les objectifs de la réunion, le présentateur est invité à ne sélectionner que certaines
informations dans les pages qui suivent: vouloir tout dire reviendrait à ne rien dire tant la
somme des données à assimiler serait grande pour l’auditoire.

Remarque
Il est important d’utiliser le vocabulaire le plus précis possible, afin d’éviter toute confusion.

Le S.M.E., Système de Management Environnemental, est un terme générique totalement


indépendant de toute forme de standardisation ou de reconnaissance officielle.
Les deux principaux systèmes de reconnaissance sont l’EMAS, European Managment and
Auditing Scheme, communément appelé « Réglement Eco-audit » en France. Le second est la
« norme ISO 14001 », une norme portant sur le S.M.E. mis en place dans l’entreprise.

page 41
REFERENCE

INTRODUCTION A LA II - 1 Page 20
PROBLEMATIQUE ENVIRONNEMENT

PRESENTATION DU PROCESSUS II - 2 Page 41


DE GESTION ENVIRONNEMENTALE

NOTION DE
PROCESSUS II - 2-a Page 43

ETAPES
II - 2-b Page 43

ETAT DES LIEUX


ENVIRONNEMENTAL Page 44

SYSTEME DE Page 49
MANAGEMENT

RECONNAISSANCE Page 60
OFFICIELLE

RESSOURCES Page 74

page 42
II - 2-a Notion de processus

Le management environnemental est un processus qui s’inscrit dans la durée.

C’est un message très important à faire passer, sur lequel il convient d’insister.

En effet, pour les entreprises, la notion de processus renvoie à 3 caractéristiques importantes


pour le chef d’entreprise:

- Il peut étaler le projet dans le temps, ce qui lui permet de planifier les charges de
travail et de répartir les charges d’investissement,

- Chaque entreprise aura libre choix de la durée du processus. Chacun peut choisir son
rythme, en fonction du caractère prioritaire ou secondaire de la démarche, du contexte
concurrentiel et financier, de la culture d’entreprise,

- Enfin, la flexibilité de planification est importante dès lors qu'il s'agit de faire évoluer
les comportements du personnel. Le chef d'entreprise doit disposer d’assez de temps pour
développer une nouvelle culture d’entreprise. Corriger en quelques mois des
comportements souvent ancrés depuis des années constitue un véritable enjeu.

La séquence des étapes (état des lieux, système de management environnemental,


reconnaissance officielle) doit être respectée. Chaque étape nécessite que la précédente ait
abouti pour pouvoir être enclenchée.

L’enjeu d’une sensibilisation au management environnemental est donc de convaincre les


entreprises de s’engager dans la première étape, celle de l’état des lieux.
Il faut ensuite insister sur le fait que chacun choisira ou non de poursuivre vers les étapes
suivantes, en fonction de ses motivations propres et des ressources disponibles.

II - 2-b Etapes

Cette partie aborde 3 étapes:

- Etat des lieux environnemental Page 44

- Système de management environnemental Page 49

- Reconnaissance: ISO 14001 et éco-audit Page 60

page 43
II - 2-b Première étape: l’état des lieux

La présentation de cette première étape se structure ainsi:

Objectifs Page 46
Exemples Page 46
Paramètres Page 47
Résultats Page 47
Suites à donner Page 48

L’état des lieux est un bilan de la situation de l’entreprise par rapport à son environnement, à
un instant donné.

Son but est donc:

- d’identifier les aspects environnementaux et en déduire les impacts significatifs


en fonction de la sensibilité du milieu,

- d’évaluer les risques, aussi bien technologiques que juridiques, liés à


l’environnement.

Le premier conseil que l’on peut donner se place sur le plan sémantique.

Beaucoup de termes se réfèrent en effet à cette étape du processus, selon le caractère plus ou
moins approfondi de l’étude, chacun proposant d’ailleurs sa propre définition: pré-diagnostic,
diagnostic, analyse, diagnostic approfondi, etc. Il est souhaitable d’éviter au maximum les
risques de confusion, en parlant simplement d’état des lieux, terme fédérateur et explicite.

page 44
REFERENCE

INTRODUCTION A LA II - 1 Page 20
PROBLEMATIQUE
ENVIRONNEMENT

PRESENTATION DU PROCESSUS
DE GESTION II - 2 Page 41
ENVIRONNEMENTALE

NOTION DE PROCESSUS II - 2-a Page 43

ETAPES II - 2-b Page 43

ETAT DES LIEUX


ENVIRONNEMENTAL Page 44

SYSTEME DE
MANAGEMENT Page 49

RECONNAISSANCE
OFFICIELLE Page 60

RESSOURCES
Page 74

page 45
ETAT DES LIEUX

OBJECTIFS

L’état des lieux est une PHOTOGRAPHIE de la situation environnementale d’un site ou
d’une entreprise à un instant t.

SON BUT

- Etablir la liste des problèmes existants et des impacts environnementaux significatifs,


étudier la sensibilité du milieu,
- Proposer des axes d’amélioration pour chaque domaine sur lequel la direction souhaite
porter ses efforts en priorité.

SES ENJEUX

- Une évaluation du niveau de risque suivant sa nature: risque industriel, juridique,


sanitaire...
et donc
- Une meilleure visibilité de l’entreprise pour les dirigeants, afin de prendre des décisions en
connaissance de cause.

EXEMPLES

Remarque: Ces domaines ne doivent pas nécessairement être abordés de façon exhaustive,
le but étant d’avoir une idée générale de ces questions.

- Description des activités du site industriel / commercial, et de son environnement: géologie,


riverains ...

- Etude de la législation et des exigences applicables à l’entreprise (Arrêté préfectoral,


réglement sanitaire départemental, SAGE ...)

- Identification, secteur par secteur, des rejets et nuisances: air, eau, sol, bruit...

- Analyse des consommations: eau, matières premières, énergie...

- Etude des modes de stockage des produits intermédiaires et/ou finis des déchets

- Description du mode de gestion des déchets

- Evaluation des risques industriels et des mesures de prévention des accidents et des risques

ETAT DES LIEUX

page 46
PARAMETRES

DUREE Variable selon les entreprises.


De quelques jours à 4 mois maximum (à raison de quelques jours par mois),
selon le degré d’approfondissement des études.

QUI L’entreprise peut solliciter l’aide d’une structure externe pour tout ou partie de
l’état des lieux. Tout dépend de la complexité de ses activités, et des
compétences internes en la matière.

Ce sont parfois les entreprises elles-mêmes qui réalisent une grande partie de
l’état des lieux, grâce à une personne compétente techniquement en interne:
c’est alors un auto-diagnostic. Cet auto-diagnostic est parfois complété par
une analyse plus poussée dans certains domaines qui nécessite une intervention
extérieure.

COUTS Pas de coûts généralisables.


Les coûts dépendent de:
- le niveau de connaissance initiale de l’entreprise,
- la taille de la structure,
- son activité,
- son niveau de risque,
- et les objectifs de la direction

AIDES Dans le cadre d’un programme collectif régional, les entreprises ont la
possibilité d’être aidées techniquement et financièrement.
Les PME-PMI peuvent aussi se faire financer une partie d’une prestation de
conseil par les FRAC

RESULTATS

L’état des lieux, une fois achevé, donne lieu à un rapport de synthèse mettant en avant les
points forts et les points faibles de l’entreprise.

Ce rapport met en relation


- La hiérarchisation des thèmes environnementaux étudiés en fonction de leur
caractère prioritaire, et
- La hiérarchisation des enjeux économiques inhérents à l’entreprise.

Ce qui permet ensuite de proposer des axes d’amélioration intégrant complètement ces deux
paramètres (économique et environnemental).

page 47
ETAT DES LIEUX

SUITES A DONNER

Cette étape aura permis de clarifier la situation de l’entreprise au regard de l’environnement.

L’entreprise a ensuite toute liberté dans ses choix d’actions à mettre en oeuvre:

Souvent, l’état des lieux aboutit à une prise de conscience de la part des dirigeants, concernant
des problèmes immédiats. Leur résolution est alors décidée rapidement, ce qui sécurise
fortement la situation de la structure.

Exemples
- Mise sous rétention de bennes de déchets,
- Mise à niveau de la protection incendie des locaux.,
- Application du principe simple « ne pas mélanger, pour ne pas avoir à trier »...

Si le chef d’entreprise décide de se placer dans une démarche plus globale, il peut mettre en
place un système de management environnemental, assurant ainsi la pérennité et l’efficacité
de ses efforts.

Dans ce système pourront alors être inclus:


- Une analyse plus approfondie de certains impacts, un listage des produits, une mise à jour
des plans...
- Si l’état des lieux a révélé des zones de non-conformité aux réglementations applicables, la
direction peut planifier les opérations et investissements nécessaires pour atteindre, à
terme, le niveau réglementairement requis,
- La planification d’un programme environnemental sur le long terme, cohérent et réaliste.

L'état des lieux apporte à l'entreprise un certain nombre d'effets positifs, parmi lesquels:
- Un règlement rapide et immédiat de certains points problématiques, augmentant de façon
importante la sécurité de la structure et de ses dirigeants,
- Une meilleure visibilité pour la gestion de l’entreprise (consommations, coûts, formalisation
des pratiques...),
- Une caractérisation des risques industriels et juridiques,
- L’identification de postes où des économies financières peuvent être réalisées,

EXEMPLE

L’expérience montre qu'une partie importante des gains obtenus lors de la démarche
environnement n’ont pas de coût associé, c’est-à-dire n’ont pas nécessité une dépense. Ils ont
été obtenus simplement grâce à une modification des comportements, des pratiques.

page 48
II - 2-b Deuxième étape: le Système de Management Environnemental (S.M.E.)

La présentation de cette deuxième étape se structure ainsi: Page

Présentation générale 52

Paramètres 52

-1- Mise en place


Analyse environnementale 53
Politique et programme 54
Planification 54

-2- Fonctionnement
Généralités 56
Programme environnemental 56
Implication du Personnel 57
Documentation 58
Evaluation du système 58

Conclusions 59

La mise en place d’un S.M.E. peut être présentée aux entreprises sous deux angles: un point
de départ, ou un aboutissement.
A l’animateur de réunions de juger de la pertinence de l’une ou l’autre de ces approches, en
fonction de son public.

- Le S.M.E. peut constituer le point de départ d’une démarche volontaire et globale


de l’entreprise.
Son objectif est d’améliorer les pratiques et performances environnementales de la structure.

- Ou il peut être considéré comme le point d'orgue, la « structure fédératrice » de


l’ensemble des efforts dispersés consentis par l’entreprise vis-à-vis de
l’environnement.
Son but est alors d’ancrer dans les pratiques quotidiennes de l’entreprise la gestion
environnementale, grâce à des composantes organisationnelles formalisées.

Il est important de présenter les S.M.E. comme une continuité naturelle de la première étape,
celle de l’état des lieux.
En effet, l’état des lieux a pour vocation de dresser un bilan au moment présent. Mais la
situation évolue constamment, les règles changent, les activités se développent. Toutes les
analyses effectuées à un moment donné ne garantissent pas que l’entreprise continuera à
toujours satisfaire aux exigences du marché, de sa politique et de la législation...

Pour s’assurer d’une efficacité durable, il est nécessaire de mettre en place des mécanismes
permettant de prendre en compte durablement les paramètres « environnement » dans la
gestion de l’entreprise.

page 49
L’ensemble de ces mécanismes est regroupé sous le terme « Système de Management
Environnemental » dont l’appellation aurait pu être « partie environnementale du système de
management », comme il existe une partie « ressources humaines » ou une partie « gestion de
production » (il peut bien entendu y avoir des recouvrements dans ce découpage).

Le S.M.E.
- est une pratique de gestion propre à chaque entreprise,
- dont la mise en place est volontaire

Chaque entreprise peut mettre en place son propre S.M.E., dont le contenu et la structure
seront fortement liés à ses spécificités (historique, activité, taille, localisation, culture...).

Les pages qui suivent décrivent les principaux aspects de la mise en place d’un S.M.E.

page 50
REFERENCE
INTRODUCTION A LA
PROBLEMATIQUE
II - 1 Page 20
ENVIRONNEMENT

PRESENTATION DU PROCESSUS II - 2 Page 41


DE GESTION ENVIRONNEMENTALE

NOTION DE PROCESSUS II - 2-a Page 43

ETAPES II - 2-b Page 43

ETAT DES LIEUX


ENVIRONNEMENTAL Page 44

SYSTEME DE
MANAGEMENT Page 49

RECONNAISSANCE
OFFICIELLE Page 60

RESSOURCES Page 74

page 51
LE SYSTEME DE MANAGEMENT ENVIRONNEMENTAL
PRESENTATION GENERALE

C’est un ensemble de mécanismes internes qui permet de s’assurer quotidiennement que toutes les
activités de l’entreprise se font en respect de la politique environnementale décidée par la Direction.
Respecter la politique environnementale, c’est:
- Faire appliquer le programme environnemental fixé par la Direction pour atteindre les objectifs fixés,
en tenant compte des priorités d’ordre environnemental lors des prises de décisions,
- Assurer progressivement et durablement le respect des réglementations s’appliquant à l’entreprise en
matière d’environnement.

Concrètement, les apports d’un S.M.E. au système global de management sont les suivants:
- Définition du cadre organisationnel mis en place pour la gestion de l’environnement,
- Détail des responsabilités confiées à chacun pour faire fonctionner le système, et des procédures à
respecter,
- Description précise des pratiques et procédures nécessaires au bon fonctionnement de l’ensemble,
- Allocation des ressources humaines et financières permettant de mettre en oeuvre le programme décidé.

PARAMETRES

La phase de mise en place du S.M.E. est généralement celle qui fait le plus l'objet d'appréhensions.
Il convient donc, encore une fois, de bien insister sur l’aspect PROCESSUS de la démarche. Une fois le
processus enclenché et les procédures bien rodées, le S.M.E. fonctionnera de façon intégrée.

DUREE - La phase la plus longue est celle de l’analyse environnementale, réalisée à partir du
diagnostic initial.
La collecte d’informations est souvent longue.
- Le temps nécessaire peut être estimé à 6 à 10 mois de travail d'un ingénieur (qui ne
travaille souvent pas à plein temps sur ce sujet), variable selon la taille et les activités de
l’entreprise, son degré d’ouverture à l’innovation et son expérience de « système de
management ».

COUTS Le coût humain correspond au temps passé par le responsable interne (à mi-temps sur
l’environnement dans les petites structures), et au temps d’information du personnel,
Le coût financier se compose de
- La prestation éventuelle d’un cabinet d’ingénierie (facteurs de coût: accompagnement, prise en charge
totale...)
- Les investissements: mise aux normes de certaines installations et/ou investissement dans des
technologies plus propres...tout dépend de l’état initial du site et de la volonté des dirigeants,
- Le coût des études ciblées (le cas échéant): étude de risques, étude d’impact, étude déchets...
- Le coût de la mise à jour de la bibliothèque (abonnements...) pour assurer une veille réglementaire
efficace

page 52
LE SYSTEME DE MANAGEMENT ENVIRONNEMENTAL

QU’EST CE QU’UN S.M.E.?

On peut séparer la présentation d’un S.M.E. en 2 parties:

Mise en place Page

- Réalisation d’une analyse environnementale, 53


- Rédaction par la direction de la politique environnementale
et du programme environnemental fixant concrètement
les objectifs qualitatifs et quantitatifs, échéances, ressources affectées, ... 54
- Planification du programme arrêté 54

Fonctionnement
- Généralités 56
- Réalisation du programme environnemental 56
- Implication du personnel: enjeux et exemples 57
- Documentation environnement 58
- Evaluation périodique du système 58
- Conclusions 59

MISE EN PLACE : ANALYSE ENVIRONNEMENTALE

L’analyse environnementale est consécutive à l’état des lieux. Elle approfondie ce dernier, par
- Une étude détaillée des aspects environnementaux des activités de l’entreprise et une hiérarchisation
des impacts,
- Une étude la plus complète possible sur sa situation réglementaire

DUREE
L’analyse environnementale est une longue étape, car elle nécessite la collecte d’un nombre important
d’informations.
En moyenne, la durée est de 6 à 10 mois.

EXEMPLE
L'analyse environnementale concerne toutes les fonctions de l'entreprise (maintenance, achats,
production...). Voici quelques exemples de points abordés lors d’une analyse environnementale:
- Description, activité et historique du site
- Choix de technologies propres et sûres
- Gestion, économie et choix dans l’eau, les transports, l’énergie...
- Choix de nouveaux procédés
- Traitement des pollutions et risques résiduels
- Effets et impacts sur l’environnement (déchets, bruits...)
- Accidents (prévention, procédures d’urgence...)
- Gestion, information et communication (fournisseurs, personnel, autres...)

page 53
SYSTEME DE MANAGEMENT ENVIRONNEMENTAL

MISE EN PLACE: POLITIQUE ET PROGRAMME

La politique environnementale est une déclaration formelle rédigée par le chef d’entreprise.
Il y décrit les objectifs globaux et les principes de l’entreprise en matière d’environnement.

ENJEUX Le fait que ce soit la Direction à son plus haut niveau qui s’engage
- Donne une crédibilité au projet du responsable Environnement en interne,
- Permet d’allouer des ressources aux projets,
- Favorise la cohérence avec les autres systèmes (Qualité, Sécurité...) et place
l’environnement au même niveau que les autres thèmes.

CONTENU La politique environnementale est fortement dépendante de la volonté et de


l’engagement des dirigeants pour ce thème.

La dimension stratégique accordée à l’environnement peut se traduire par exemple par:

- L’énoncé des postes prioritaires en terme de réduction des impacts (rejets dans l’air, ...),
- L’engagement au respect des législations,
- L’affirmation de la volonté de transparence en terme de communication aux tiers,
- Le rappel de l’importance de l’implication des membres de l’entreprise dans le projet.

MISE EN PLACE D’UN S.M.E.: PLANIFICATION

L’état des lieux de l’entreprise, aboutissant à une liste des priorités environnementales, permet de fixer
des objectifs en phase avec la situation actuelle, qui tiennent compte de la politique décidée par la
Direction.

REDACTION DU PROGRAMME

Pour chaque thème sont déclinés précisément

- Les objectifs environnementaux, si possible quantifiés,


- Les mesures prises ou envisagées pour atteindre ces objectifs et cibles,
- Les échéances fixées pour les mettre en oeuvre.

ALLOCATION DES RESSOURCES

La planification permet d’allouer à chaque objectif spécifique une enveloppe budgétaire et un capital-
temps humain.

page 54
SYSTEME DE MANAGEMENT ENVIRONNEMENTAL

MISE EN PLACE: EXEMPLE DE PLANIFICATION

THEME OBJECTIF - OPERATION ECHEANCE COUT RESPONSABLE


CIBLE PLANIFIEE

Diminution Réduire de Installation de Objectif: 1999 Investissement M. X


des impacts 30% les rejets filtres sur les 70 000 F Responsable
sur l’air et de C.O.V. de cheminées process
mise aux l’atelier 1
normes des
installations

Implication Former les Session de 2 formations Temps passé Mme Y


du personnel salariés formation du d’1 journée Préparation des Responsable
personnel. pendant séances par le Sécurité
Exemple: l’année responsable
comportements Sécurité
en cas de Imputable au
pollution budget
accidentelle « formation »

Meilleure Valorisation Recherche de Objectif: 2002 Le temps passé M. Z


gestion des de 90% des filières de à trouver les Responsable
déchets Déchets valorisation dans filières est Environnement
Industriels la région, compensé par
Banals contrats avec des les économies
(D.I.B.) récupérateurs ou sur les coûts
des collectivités d’élimination

page 55
SYSTEME DE MANAGEMENT ENVIRONNEMENTAL

FONCTIONNEMENT: GENERALITES

L'analyse environnementale est suivie d'une phase de formalisation des procédures à mettre en oeuvre
pour que le système fonctionne correctement (par exemple: maintenance et réglage des capteurs...), une
étape qui s'organisera en fonction du programme environnemental fixé par la Direction.

Pour que le S.M.E. fonctionne efficacement, il est important de développer les paramètres suivants:

- Les objectifs fixés par le programme doivent être respectés,

- Le personnel doit être impliqué dans la démarche environnementale de la société,

- Le système documentaire doit être tenu à jour régulièrement,

- L’ensemble du système doit être régulièrement évalué, audité en interne, afin d’en déceler les
éventuels dysfonctionnements, qui seront analysés et traités.

C’est par ces actions de terrain que le S.M.E. fonctionne, permettant à l’entreprise une bonne maîtrise
des paramètres environnementaux de ses activités.

FONCTIONNEMENT: REALISATION DU PROGRAMME

La réalisation des investissements décidés se fera selon les échéances fixées par la direction.

Exemples d’investissements:

- Mise en conformité des installations,

- Intégration progressive de technologies « propres » dans les procédés de fabrication,

- Construction d’une station d’épuration pour traiter les eaux usées...

Le programme peut également comporter un volet de communication en direction des tiers.


Cet objectif peut simplement être réalisé par

- La mise en place d’un dialogue avec les acteurs locaux: riverains, associations, collectivités...
Exemple: une « journée portes ouvertes »

- L’organisation de réunions d’information pour les partenaires de l’entreprise: banque, assureurs,


fournisseurs...

page 56
SYSTEME DE MANAGEMENT ENVIRONNEMENTAL

FONCTIONNEMENT: IMPLICATION DU PERSONNEL

C’est un paramètre décisif du bon fonctionnement du S.M.E.

ENJEUX
Il s’agit d’impliquer les membres de l’entreprise dans ce projet, afin

- D’instaurer dès le début des règles de bonne pratique, des réflexes à acquérir ... pour que des priorités
comme l’économie d’énergie ou le tri des déchets constituent un objectif partagé par tous les salariés de
l’entreprise,

- De mobiliser le personnel autour d’un thème fédérateur, source de motivation professionnelle et de


dynamisation de l’ensemble de la structure.

Cette implication est primordiale à tous les niveaux de l’entreprise:

- Un responsable environnement motivé ne pourra développer un S.M.E. efficace s’il n’a pas l’appui de
son directeur d’établissement,

- Inversement, un chef d’entreprise qui décide de développer un S.M.E. sans impliquer ses collaborateurs,
risque de se heurter à de grandes difficultés: faible motivation, incompréhension, phénomène de rejet
pour une démarche imposée « d’en haut »...

Exemple de méthodologie

- REUNION D’INFORMATION
Il est souvent utile de commencer par une réunion générale d’information, à laquelle tous les membres
sont conviés.
La direction doit y être présente, pour y exposer clairement les motivations de sa démarche et ses objectifs
à terme.
Il s’agit également de bien expliciter les conséquences qu’auront ces nouvelles orientations sur le
quotidien des salariés.

- PLAN DE FORMATION
Doit être ensuite mis en place, sur la base des besoins préalablement établis, un plan de formation.
Son but est d’abord de sensibiliser chaque salarié d’une façon générale sur l’environnement: enjeux,
réflexes à adopter, ...
Dans un second temps, chaque salarié pourra recevoir une formation individualisée, adaptée en fonction
de son impact potentiel sur l’environnement, généralement organisée sur son lieu même de travail.

- COMMUNICATION
Enfin, les responsables de la mise en place du S.M.E. se doivent de communiquer régulièrement en
interne sur les actions menées et les résultats obtenus, pour impliquer sur le long terme les salariés.
Ceci peut être mis en place par l’intermédiaire du journal interne (contenant une rubrique environnement)
ou par voie d’affichage.

page 57
SYSTEME DE MANAGEMENT ENVIRONNEMENTAL

FONCTIONNEMENT: DOCUMENTATION

La mise à jour régulière de la « documentation environnement » est indispensable à un management


environnemental efficace.

Les informations contenues dans les classeurs:

- Le programme environnemental, révisé chaque année en fonction des résultats,

- Les informations relatives à l’encadrement juridique des activités de l’entreprise: arrêtés


préfectoraux, textes réglementaires régissant chaque aspect de la vie de l’entreprise ...

Une partie « veille juridique » peut être prévue, alimentée par exemple par l’abonnement à une
revue spécialisée en droit de l’environnement, ou un bulletin d’information émanant d’un partenaire
local (C.C.I., Centre technique ...).

- L’ensemble des procédures mises en place dans le cadre du programme environnemental,


associées aux fonctions des responsables,

- Des tableaux de suivi des impacts environnementaux, par domaine (air, eau, paysage...) et par
installation (atelier 1, bureaux...), ainsi que des différentes consommations (énergie, matières
premières...) et des flux (transport, déchets...).

FONCTIONNEMENT: EVALUATION DU SYSTEME

Pour s’assurer que tous ces points sont mis en place et appliqués efficacement, c’est-à-dire en accord avec
la politique environnementale et les impératifs économiques de l’entreprise, il est nécessaire de procéder à
une évaluation périodique de l’ensemble.
Cette évaluation doit porter à la fois sur l’efficacité du système, et sur la pertinence des objectifs sur
lesquels il se fonde.

EFFICACITE
Pour juger de l’efficacité du système, celui-ci doit nécessairement être audité par une personne qualifiée
en interne ou éventuellement par un organisme extérieur: c’est « l’audit environnemental ». Seront alors
examinées
- L’étendue des procédures et l’efficacité de leur mise en place effective sur le terrain,
- Les éventuelles lacunes du système sur certains points. Par exemple, le S.M.E. prévoit un suivi détaillé
des consommations d’eau, et certains ateliers n’ont pas de compteur...

PERTINENCE
La Direction de l’entreprise passe périodiquement en revue l’ensemble du système en s’appuyant sur les
audits internes: c’est la « revue de Direction ». Son but est d’adapter le programme en fonction des
données de terrain (financières, techniques...) et des résultats déjà obtenus. Elle permet d’adapter au
mieux le système aux réalités de terrain.

page 58
SYSTEME DE MANAGEMENT ENVIRONNEMENTAL

CONCLUSIONS

Il est important de rappeler que l’implication des dirigeants est primordiale, car c’est la condition
indispensable à la pérennité des ressources et des procédures (en cas de changement de personnel par
exemple) et de la motivation du personnel.

MAITRISE DES RISQUES


Le S.M.E. permet au chef d’entreprise d’avoir un suivi régulier de sa situation environnementale, et
d’être en adéquation avec la politique environnementale qu’il a décidée.

AMELIORATION DU MANAGEMENT
De plus, le S.M.E. fait partie du système global de gestion de l’entreprise. Il vient donc l’enrichir de
données auparavant peu ou pas connues des dirigeants. Les conséquences positives sur l’efficacité du
management sont considérables.

MOBILISATION
Nécessitant la participation de tous, c’est un projet mobilisateur permettant de dynamiser la participation
et la motivation de tous les salariés.

VALORISATION
L’entreprise peut valoriser son S.M.E. auprès de ses partenaires, comme le gage d’une gestion saine et
responsable de ses activités. C’est un avantage concurrentiel important dans un contexte économique
difficile.

Mais cette valorisation est encore plus efficace quand elle se base sur un système reconnu par un tiers,
ce qui explique en partie l’engagement d’entreprises dans la certification ISO 14001 ou l’enregistrement
Eco-audit.

page 59
II - 2-b Troisième étape, la reconnaissance officielle: ISO 14001 et éco-audit

La présentation de cette troisième étape se structure ainsi:


Page
ISO 14001
Présentation générale 63
Enjeux: principaux arguments 63
Contenu 64
Amélioration continue 65
Respect de la réglementation 66
Planification et application 67
Contrôle et actions correctives 67
Certification 68
Conclusion 68

Eco-audit
Présentation générale 69
Enjeux 69
Analyse et programme environnemental 71
Le S.M.E. 71
Complémentarité Eco-audit et ISO 14001 72
La Déclaration Environnementale 72
L’enregistrement 73
Conclusion 73

Actuellement, les principaux référentiels auxquels une entreprise française peut adhérer pour
faire reconnaître la qualité de sa gestion environnementale sont:

- La norme ISO 14 001, portant sur le Système de Management Environnemental


(S.M.E.) mis en place dans l’entreprise.
Dans ce cas, le système est certifié conforme aux exigences des clauses de la norme. C’est ce
système qui peut ensuite être valorisé auprès des tiers.

- Le Règlement européen dit « Règlement Eco-audit », portant sur le Système de


Management Environnemental et d’Audit (S.M.E.A., ou EMAS en anglais) mis en place sur
un site industriel.
Dans ce cas, le site est enregistré en tant que site géré par un S.M.E. conforme aux exigences
du Règlement, et dont la situation fait l’objet d’une Déclaration Environnementale validée et
communicable aux tiers.

- L’entreprise peut enfin opter pour une formule mixte, en enregistrant son site au
Règlement Eco-audit, avec un S.M.E. certifié ISO 14001. C’est alors une double
reconnaissance.

Les textes de référence de ces deux systèmes de reconnaissance peuvent servir de base à la
mise en place d’un S.M.E. sans pour autant que celui-ci soit ensuite reconnu.

Franchir la dernière étape, celle de la reconnaissance, correspond donc généralement à une


stratégie bien précise: celle de faire savoir à ses partenaires, de communiquer.
page 60
Il est toutefois important de rappeler que la reconnaissance officielle n’est pas une fin en soi,
mais bien l’aboutissement d’une démarche qui se place dans une perspective temporelle,
organisationnelle et stratégique. Elle est parfois aussi le moyen de maintenir son S.M.E. grace
au regard extérieur du certificateur, qui se place alors en véritable partenaire de l’entreprise.

ATTENTION

Le débat consistant à opposer l’ISO 14001 et l’éco-audit est souvent ennuyeux, voire
désastreux pour les PME voulant se lancer. Si chaque référentiel a ses propres avantages, ils
ne sont pas pour autant concurrents. Ils sont même complémentaires:

- La norme ISO 14001 offre un cadre rigoureux pour formaliser un système de


management,

- Le règlement Eco-audit apporte davantage de précisions sur les points essentiels à


aborder pour tenir compte des aspects environnementaux des activités industrielles
(par exemple le contenu de l'analyse environnementale).

Il faut donc veiller à ne pas favoriser une comparaison des deux référentiels.
L’entreprise doit fixer ses objectifs, puis les comparer aux caractéristiques de chaque
référentiel, pour choisir celui qui sera le mieux adapté à ses attentes.

Mieux vaut réserver ce débat à un auditoire déjà averti sur le sujet, ou le laisser en suspend
pour la séance de questions-réponses qui suit une présentation.

page 61
REFERENCE

INTRODUCTION A LA II - 1 Page 20
PROBLEMATIQUE ENVIRONNEMENT

PRESENTATION DU PROCESSUS II - 2 Page 41


DE GESTION ENVIRONNEMENTALE

NOTION DE
PROCESSUS II - 2-a Page 43

ETAPES II - 2-b Page 43

ETAT DES LIEUX


ENVIRONNEMENTA Page 44

SYSTEME DE
MANAGEMENT Page 49

RECONNAISSANCE
OFFICIELLE Page 60

RESSOURCES Page 74

page 62
RECONNAISSANCE OFFICIELLE: LA NORME ISO 14001

PRESENTATION GENERALE

La norme ISO 14001 est un référentiel de Système de Management Environnemental.


Elle fixe des exigences relatives aux caractéristiques du S.M.E. de l’entreprise.

La certification

- Est une reconnaissance par tierce-partie, source d'impartialité, qui donne une crédibilité à
l’entreprise dans sa communication en direction de ses partenaires (clients, institutionnels, banques,
actionnaires...).
C’est une preuve de ses qualités organisationnelles et de sa capacité à maîtriser les risques de ses
activités,

- Valide la volonté d’amélioration de l’entreprise quant aux impacts environnementaux de ses activités.

C’est une norme reconnue au niveau international.

La norme peut être adoptée


- Par toutes les structures: P.M.E., P.M.I., groupes...
- Pour toute activité: industrie, tertiaire...

La série des normes ISO 14000 concernant les S.M.E. se compose de plusieurs textes. L’ISO 14001 fixe
les spécifications et les lignes directrices d’un S.M.E. certifié (c’est sur sa base que sera effectué l’audit
de conformité à la norme, nécessaire à la certification).
L’ISO 14004 fixe les lignes directrices générales concernant les principes, les systèmes et les techniques
de mise en oeuvre, et les ISO 14010, 14011 et 14012 détaillent les procédures d’audit de conformité du
S.M.E.

ENJEUX

PRINCIPAUX ARGUMENTS (1)


- L’entreprise peut faire connaître et utiliser sa certification dans sa communication externe.
Les restrictions en terme de communication sont celles indiquées par l'organisme certificateur
conformément aux directives du COFRAC.
- L’ISO 14001 est une norme internationale.
On peut donc la valoriser dans le monde entier. Par exemple, cette norme connaît un essor important en
Asie. C’est le meilleur moyen pour un chef d’entreprise française de faire savoir à ses partenaires
internationaux que sa gestion environnementale est sérieuse, son organisation bien structurée et ses
risques maîtrisés.
- La norme n’exige pas de rapport environnemental.
Certaines entreprises considèrent en effet qu'un rapport environnement sur leurs activités offre peu
d'attrait, ou pose un problème de confidentialité. Attention toutefois à cet argument. En effet, en
contrepartie, les informations contenues dans les documents de communication diffusés par les entreprises
ISO 14001 n’ont pas été validés par une personne externe à l’entreprise.
Ces documents ont donc moins de poids et de crédibilité que la Déclaration Environnementale exigée par
le Règlement Eco-audit.

page 63
RECONNAISSANCE OFFICIELLE: LA NORME ISO 14001

ENJEUX

PRINCIPAUX ARGUMENTS (2)

- De plus en plus de « donneurs d’ordres », notamment parmi les pays du Nord de l’Europe, exigent de
leurs fournisseurs une maîtrise de leurs impacts environnementaux, dans le cadre de l’obtention ou du
renouvellement des contrats. L’obtention de l’ISO 14001 est l’un des meilleurs moyens de répondre à ces
attentes, puisque la certification par un tiers indépendant constitue une garantie forte de fiabilité.
- La majorité des entreprises engagées dans l’ISO 14001 étaient déjà certifiées ISO 9001. Il s’agit pour
beaucoup d’un prolongement naturel d’une stratégie de qualité totale du management.
D’un point de vue pratique, l’entreprise a l’habitude de l’écriture des consignes et de l’organisation en
groupes de travail, ce qui accélère la mise en place de la norme.
Ce prolongement constitue une démarche cohérente, facile à mettre en oeuvre grâce à l’expérience
acquise pour la Qualité, grâce aussi aux points communs entre les deux référentiels. Il est d’ailleurs à
noter que l’on s’oriente vers un rapprochement étroit entre les textes de l’ISO 9001 et de l’ISO 14001.
Il s’agit donc d’un argument de poids pour les chefs d’entreprises ISO 9001.

ATTENTION toutefois, car certaines entreprises ont un souvenir amer de la norme ISO 9001, jugée
parfois trop lourde à développer lorsque la structure n’y est pas préparée. La norme ISO 14001 est moins
lourde à mettre en place, elle n’exige par exemple pas l’entretien de 18 classeurs d’information comme
pour l’ISO 9001.

CONTENU

De la décision de mettre en place un S.M.E. à l’obtention d’une certification ISO 14001, 5 phases doivent
être abordées par l’entreprise:

Pages
- Rédaction de la politique environnementale
La direction s’engage à améliorer continuellement les performances 82
Remarques sur le respect de la réglementation 83
- Planification et application du programme environnemental 85
- Mise en oeuvre (on pourra pour cette phase se reporter au paragraphe « mise en oeuvre » des S.M.E.)

- Contrôle du Système aboutissant à des actions correctives 86


- Revue de direction (on pourra pour cette phase se reporter au paragraphe « mise en oeuvre » des
S.M.E.)

Puis l’entreprise peut organiser l’audit de certification pour obtenir le certificat ISO 14001, suivi d’une
revue annuelle de conformité du système à l’ISO 14001, par un certificateur 87

Conclusions 88

page 64
RECONNAISSANCE OFFICIELLE: LA NORME ISO 14001

L’AMELIORATION CONTINUE

L’entreprise s’engage à améliorer les performances de son système grace au « retour


d’expérience ».

La démarche est la suivante :

ETAT DES LIEUX

POLITIQUE
ENVIRONNEMENTALE

Analyse, programme et
Actions correctives
objectifs environnementaux
Revue de direction
PLANIFICATION

REEVALUATION
ET MODIFICATION
DES OBJECTIFS MISE EN OEUVRE
et fonctionnement

CONTROLE DU
S.M.E.
Surveillance Maîtrise opérationnelle
Mesurage Responsabilités

page 65
RECONNAISSANCE OFFICIELLE: LA NORME ISO 14001

RESPECT DE LA REGLEMENTATION

ENGAGEMENT DE CONFORMITE REGLEMENTAIRE


Les normes de management environnemental proposent un ensemble de mesures pour que la gestion sur
le site puisse répondre aux exigences que se fixe la direction de l’entreprise.
La norme ISO 14001 prévoit explicitement l’engagement de conformité avec la réglementation en
matière d’environnement. Il y est demandé de « bien connaître » cette législation, et de se donner les
moyens de satisfaire à ses exigences.
Un manquement à une disposition réglementaire constitue un écart à la norme qui, en fonction de son
importance, peut faire obstacle à l’obtention du certificat ISO 14001.
La certification selon la norme ISO 14001 ne constitue pas une attestation de conformité réglementaire.

DIMINUTION DES RISQUES


Les efforts fournis par l’entreprise pour satisfaire à la norme facilitent grandement le dialogue avec les
autorités:
- l’entreprise présente un plan d’action, ce qui constitue une démarche pro-active positive,
- l’entreprise connaît ses possibilités et ses limites, et sait les justifier
La démarche de certification est souvent l’occasion de revoir ou de renouveler les autorisations
d’exploiter, pour accroître la sécurité juridique des activités de l’entreprise.

Son engagement à une mise en conformité réglementaire des activités s’inscrit donc dans une démarche
globale de fiabilisation et de stabilité interne.

RESPECT DE LA REGLEMENTATION

Comment attirer l’attention de l’auditoire sur cette question? Voici quelques questions que l’on peut lui
poser...

- Connaissez-vous l’existence d’un arrêté préfectoral régissant vos activités? Savez-vous sur quels sujets
il porte?
- Depuis combien de temps n’avez-vous pas vérifié la conformité de vos niveaux de rejets à ceux que
vous autorise l’arrêté?
- Savez-vous qu’en 2002, seule la mise en décharge de déchets ultimes sera autorisée? Quelles réponses
avez-vous prévues?

Les exemples qui suivent donnent quelques idées des sujets concernés par la législation sur
l’environnement:

Thèmes Exemples d’application


Eau Rejets de substances toxiques dans les réseaux séparatifs et collectifs
Air Quantité d’emissions de produits toxiques ou dangereux dans l’air
Sol Stockage et utilisation d’hydrocarbures
Déchets Textes relatifs au stockage de déchets dans les sites industriels
Directives concernant la mise en décharge des déchets industriels

page 66
RECONNAISSANCE OFFICIELLE: LA NORME ISO 14001

PLANIFICATION et APPLICATION

Ce thème a déjà été abordé lors de la présentation des systèmes de management environnemental.
Rappelons simplement quelques idées fortes.

La planification est le résultat d’un arbitrage de la Direction entre


- les résultats de l’analyse environnementale,
- les impératifs économiques et stratégiques de l’entreprise,
- et les objectifs environnementaux décidés par la direction.

Son but est de prévoir dans le temps les actions à mener, afin d’avoir la plus grande lisibilité sur
- les investissements prévisionnels,
- le temps à dégager pour gérer ses objectifs,
- les sessions de formation et/ou de sensibilisation du personnel, ...

Les facteurs-clé de succès de la planification sont:


- la fixation d’objectifs clairs, chiffrés et précis,
- l’allocation de ressources bien définies pour réaliser ce qui est prévu,
- et donc l’implication dès le départ de l’équipe dirigeante et de l’ensemble des salariés.

Il s’agit ensuite d’appliquer le programme mis en place. La plupart du temps, cela consiste en des
investissements réalisés progressivement, en parallèle de sessions de formation du personnel de
l’entreprise.

CONTROLE ET ACTIONS CORRECTIVES

Ce thème a également déjà été abordé lors de la présentation des systèmes de management
environnemental.

- L’entreprise doit régulièrement contrôler l’efficacité de son système, c’est-à-dire

- La capacité du système à réaliser les objectifs fixés par la direction,

- Grâce à des audits internes visant à évaluer les résultats obtenus, et tester sur le terrain
l’efficacité du système,
- Grâce à une revue de Direction aboutissant à une correction des objectifs en fonction des
données de terrain.

- La conformité du système aux exigences de la norme ISO 14001,

- L’efficacité des plans de formation du personnel...

- Le contrôle externe est prévu par la norme, selon des procédures établies.

Le système est revu tous les 3 ans par un certificateur accrédité, qui établit si le système répond toujours
au « cahier des charges » de la norme ISO 14001.

page 67
RECONNAISSANCE OFFICIELLE: LA NORME ISO 14001

CERTIFICATION ET REVUE ANNUELLE

CERTIFICATION

Une fois que le système fonctionne, le chef d’entreprise décide de la date d’audit de certification.

Pendant cet audit, un certificateur accrédité extérieur à l’entreprise va contrôler que les éléments de
S.M.E. mis en place couvrent bien les impacts environnementaux significatifs, et fonctionnent
correctement. Dans le cas où l’organisme certifié décèle des non-conformités, il peut donner son accord
aux actions correctives qui lui sont proposées par l’entreprise pour y palier.

Une fois le système validé, l’organisme certifié délivre le CERTIFICAT ISO 14001, qui est valable 3 ans
sous réserve du résultat des audits de suivi, dont la fréquence est généralement annuelle: il est prévu 2
audits de suivi tous les 3 ans, qui couvrent tout ou partie de la norme. Ces audits prennent moins de temps
que l’audit de départ.

L’audit de renouvellement du certficat intervient donc tous les 3 ans, et s’appuie sur les 2 audits de suivi
accomplis par l’entreprise.

COUTS Variables en fonction de la taille des structures, la surface, la complexité des process, les
risques environnementaux...
Attention, les chiffres sont des moyennes:

Moins de 100 salariés De 100 à 500 salariés


CERTIFICATION 30 à 60 KF 50 à 80 KF
SUIVI 6 à 12 KF 12 à 24 KF
(coûts annuels)

CONCLUSION

L’ISO 14001 est indéniablement un avantage concurrentiel pour les entreprises certifiées. Cette norme
est
- Un gage de la bonne volonté de l’entreprise, valorisable auprès des clients,
- Un facteur de minimisation des risques pour le chef d’entreprise,
- Un puissant outil de réduction des coûts, grâce notamment à la préservation des matières
premières et de l’énergie.

C’est également, en interne, un système dont l’entretien demande du temps de disponibilité.

Mais en retour, ce système pérénise une gestion « saine » des activités.

Il faut donc insister sur le fait que la démarche s’inscrit sur le long terme, et doit donc s'asseoir sur une
forte volonté de la part du chef d’entreprise.

page 68
RECONNAISSANCE OFFICIELLE: LE REGLEMENT ECO-AUDIT

ECO-AUDIT - PRESENTATION GENERALE

PARAMETRES
- C’est un Règlement Européen de 1993, son champs de reconnaissance est donc celui de l’Union
Européenne,
- Malgré sa nature réglementaire, son adhésion est totalement volontaire,
- Il concerne les sites industriels dans leur ensemble,
- Les sites sont enregistrés pour 3 ans, leur nom est publié au Journal Officiel des Communautés
Européennes.

CONTENU
L’Eco-audit engage les entreprises de toute taille du secteur industriel à développer une démarche
volontaire d’amélioration continue de leurs performances environnementales.
De plus, afin de crédibiliser la démarche, les entreprises doivent communiquer leurs résultats au public,
par la rédaction et la diffusion d’une Déclaration Environnementale.

PROCESSUS
Page
- Enjeux (principaux argument et objections) x
- Réalisation d’une analyse environnementale et d’un programme environnemental x
- Mise en place d’un S.M.E. devant respecter certains critères, et de contrôles internes réguliers
x
- Complémentarité ISO 14001 et éco-audit x
- Rédaction d’une Déclaration Environnementale x
- Vérification de l’ensemble par un tiers et enregistrement x

ENJEUX

L’éco-audit bénéficie d’une image de sérieux, d’exigence, de qualité en Europe.


L’enregistrement Eco-audit y est largement reconnu, et bénéficie même dans certains pays d’une image
« environnementale » supérieure à celle de la norme ISO 14001.
L’argumentation se situe essentiellement sur le plan de la COMMUNICATION auprès des parties
intéressées.

PRINCIPAUX ARGUMENTS
- La Déclaration Environnementale (D.E.) prévue par le règlement (dont les paramètres sont explicités
après) doit être validée par un vérificateur agréé, ce qui constitue une garantie de fiabilité aux yeux des
partenaires de l’entreprise.
L’entreprise fait ainsi preuve de transparence et d’ouverture au dialogue. C’est un aspect extrêmement
important pour ses relations avec ses clients, ses partenaires locaux et les riverains du site industriel.
- L’engagement à l’amélioration continue des performances environnementales est couplé à la publication
d’une D.E. faisant état chaque année de ces performances et de leur évolution.
C’est un engagement porteur de crédibilité, de sérieux, gage de la bonne volonté de l’entreprise.
- Comme l’ISO 14001, il s’agit d’une reconnaissance officielle, garantissant la bonne gestion des
impacts environnementaux de l’activité industrielle.

page 69
RECONNAISSANCE OFFICIELLE: LE REGLEMENT ECO-AUDIT

ENJEUX

PRINCIPALES OBJECTIONS

- La D.E. représente pour beaucoup un obstacle. Par peur de s’exposer à des « attaques » en dévoilant
trop d’informations sur leurs activités ou d’engagements publics parfois difficiles à tenir, certaines
entreprises écartent cette option.
La D.E. constitue pourtant la grande force du Règlement. Toutes les entreprises qui s’y sont engagées
constatent les effets positifs de l’affichage d’une transparence. Elle garantie le sérieux et la fiabilité de la
communication de l’entreprise.

- La portée européenne apparaît moins intéressante que la portée internationale de l’ISO 14001.
Pourtant, pour beaucoup d’entreprises (surtout les P.M.E.) cette portée européenne est largement
suffisante. En Europe, les entreprises éco-audit bénéficient d’une image très positive, ce qui peut créer un
avantage concurrentiel durable pour ceux qui y sont enregistrés.

- A signaler enfin la restriction quant à l’utilisation de l’éco-audit pour la communication de


l’entreprise. S’il est vrai que l’utilisation d’un logo « éco-audit » n’est pas autorisée sur les produits ou
leur emballage, elle l’est en revanche sur tous les documents officiels de l’entreprise.
Cette restriction ne fait que renforcer l’importance de la Déclaration Environnementale, outil puissant de
communication.

page 70
RECONNAISSANCE OFFICIELLE: LE REGLEMENT ECO-AUDIT

ANALYSE et PROGRAMME ENVIRONNEMENTAL

REMARQUE: les informations données sur ces thèmes pour l’ISO 14001 sont également pertinentes
pour l’Eco-audit
L’analyse environnementale prescrite par le Règlement correspond à un approfondissement de l’état
des lieux.
C’est une analyse poussée des impacts significatifs du site industriel sur l’environnement.
Elle aboutit à une hiérarchisation des enjeux environnementaux.
Cette hiérarchisation permet à l’entreprise de construire un programme environnemental, constitué
d’objectifs clairement définis, quantifiés et datés.
Le schéma de mise en place de l’éco-audit est donc sensiblement le même que celui de l’ISO 14001:

Analyse environnementale Politique environnementale

Programme et objectifs

Mise en place

LE S.M.E.: FONCTIONNEMENT ET CONTROLE

FONCTIONNEMENT

Le Système de Management Environnemental doit fonctionner pour que le site soit enregistré au
Règlement.
Le S.M.E. est spécifique à l’entreprise en fonction de ses activité, ses risques, sa culture, son
historique... Mais doit répondre au cahier des charges décliné dans l’une des annexes du Règlement.

EXEMPLES
- Définition des responsabilités, de l’autorité et des relations mutuelles des personnes clés qui participent
aux tâches qui ont une incidence sur l’environnement,
- Désignation d’un représentant de la direction ayant autorité pour l’application du système,
- Formation et implication des salariés sur leurs responsabilités, les impacts et risques possibles de leurs
missions...

CONTROLE
L’ensemble doit être évalué régulièrement par des audits internes à l’entreprise. Effectués par des
personnes compétentes en interne, ils doivent passer en revue l’ensemble du système, et proposer des
actions correctives afin d’améliorer l’efficacité opérationnelle de l’ensemble. Ces audits seront contrôlés
lors de la vérification, afin d’évaluer le niveau de maîtrise interne du système.

page 71
RECONNAISSANCE OFFICIELLE: LE REGLEMENT ECO-AUDIT

S.M.E. : COMPLEMENTARITE AVEC L’ISO 14001

Pour son S.M.E., le site peut choisir de prendre pour référentiel celui de la norme ISO 14001, puisque la
Commission Européenne a reconnu l’adéquation des deux textes.

Un site dont le S.M.E. est conforme au cahier des charges de la norme ISO 14001, qu’il soit certifié ou
non, a donc un S.M.E. également conforme au Règlement éco-audit.

De plus, dans le cas où le S.M.E. a été certifié ISO 14001, le vérificateur environnemental en tient compte
et n’audite pas à nouveau le S.M.E. lors de la vérification en vue d’un enregistrement. La certification
ISO 14001 suffit pour que le vérificateur soit assuré de la conformité du S.M.E. aux prescriptions du
Règlement.

Pour un site déjà certifié ISO 14001, la durée de la vérification est donc largement moins importante. Les
coûts supportés par l’entreprise pour cette opération en seront d’autant plus faibles.

Dans le cadre d’une démarche simultanée « audit de certification ISO 14001 » et « vérification Eco-
audit » réalisée en France, le coût total n’excède pas 1,3 fois le coût d’une démarche faite séparément.

LA DECLARATION ENVIRONNEMENTALE (D.E.)

C’est un document de l’entreprise, publié annuellement:


- Une Déclaration Environnementale complète est vérifiée au minimum tous les 3 ans,
- Chaque année est publiée une Déclaration simplifiée décrivant les changements significatifs par
rapport à l’année précédente, et les bilans d’émissions

Les principaux domaines devant être abordés dans la Déclaration Environnementale sont
- Description des activités du site,
- Evaluation des impacts environnementaux significatifs,
- Résumé chiffré des principaux aspects environnementaux (émission de polluants, production de
déchets, consommation de matières premières...)
- Présentation de la politique, du programme et du S.M.E. mis en oeuvre sur le site,

Les DE doivent également attirer l’attention du lecteur sur les changements importants intervenus
depuis la DE précédente.

La DE est un outil puissant de communication. Elle est la preuve d’une volonté de transparence et de
dialogue avec les partenaires de l’entreprise: collectivités, riverains, clients, partenaires financiers, ...
La validation des informations qu’elle contient par un tiers indépendant et accrédité est gage de
confiance, de sincérité.

C’est la force du règlement éco-audit. La D.E. est le seul document, dans le domaine du management
environnemental, qui soit communicable aux tiers et dont le contenu a été entièrement validé par une
personne extérieure à l’entreprise.

page 72
RECONNAISSANCE OFFICIELLE: LE REGLEMENT ECO-AUDIT

L’ENREGISTREMENT

Le vérificateur environnemental décide seul de la validité du système mis en place par l’entreprise pour
l’éco-audit.

Une fois vérifiée, l’entreprise fait parvenir à l’organisme d’enregistrement, qui est en France le Ministère
de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement, un dossier d’enregistrement comportant
notamment:

- La Déclaration Environnementale validée par le vérificateur,


- Un plan du site,
- Une attestation du vérificateur,
- Le formulaire d’enregistrement complété

Il est important de noter qu’il n’y a en France aucun frais d’enregistrement: celui-ci est totalement
gratuit.

Le Ministère consulte alors les autorités locales dont dépend le site, pour vérifier qu’aucune procédure
n’est en cours.

Dans un délai de 5 à 6 semaines, le site est enregistré.

Il se voit alloué un numéro d’enregistrement par décision du Ministre chargé de l’environnement, et son
nom est publié dans le Journal Officiel des Communautés Européennes.
L’enregistrement est valable 3 ans, échéance à laquelle l’entreprise doit faire vérifier une nouvelle
Déclaration Environnementale.

CONCLUSION

En conclusion, les apports d’un enregistrement au règlement Eco-audit sont principalement les suivants:
- Le chef d’entreprise peut communiquer efficacement sur sa démarche environnementale, grace
à la Déclaration Environnementale. Il s’agit d’un outil largement reconnu et apprécié, puisque les
informations qu’il contient sont vérifiées régulièrement et en toute impartialité.

- L’enregistrement apporte un avantage concurrentiel certain par rapport aux entreprises qui ne
sont pas engagées dans la démarche. L’Eco-audit apparaît de plus en plus comme une référence
incontournable pour toutes les structures qui veulent développer des relations commerciales avec les pays
de l’Europe du Nord par exemple.

- Le Règlement Eco-audit est en plus, comme la norme ISO 14001, un vecteur de mobilisation et
de motivation interne.
La reconnaissance officielle des efforts de l’entreprise en faveur de l’environnement est un facteur de
satisfaction des salariés, susceptible d’améliorer encore la rentabilité et l’efficacité de la structure.

page 73
II - 3
Ressources

Pour aider l’entreprise dans ses démarches, les ressources dont elle peut disposer sont

- Financières (aides...) II - 3-a Page 99

- Humaines (stages...) II - 3-b Page 103

- Bibliographiques (supports écrits, internet...) II - 3-c Page 105

Beaucoup d’entreprises rencontrent des difficultés à identifier les structures d’aide et de


conseil en environnement, ainsi que les coordonnées d’un certificateur ou un vérificateur.
Avant d’énumérer ces différentes ressources, il a donc été jugé utile de donner au lecteur
quelques références.

Accompagnement

L’Association de Certification des Auditeurs en Environnement (ACAE) regroupe les


auditeurs en environnement certifiés selon le référentiel ACAE. Les membres fondateurs de
l’ACAE regoupent des industriels, des assureurs et des organismes de certification.
ACAE - 116, avenue Aristide Briand, 92224 Bagneux

L’OPQIBI délivre des qualifications à des entreprises ou d’organismes dans les domaines de
l’ingénierie, du bâtiment et de l’environnement. Il diffuse un annuaire de prestataires
qualifiés.
Office Professionnel de Qualification de l’ingénierie: Infrastructure, Bâtiment, Industrie
6, rue Louis Pasteur, BP 91, 92105 Boulogne Billancourt Cedex

SYNTEC Management est un syndicat professionnel de sociétés de conseil auquel appartient


bon nombre des intervenants du secteur de l’environnement.
SYNTEC Management - 3 rue Léon Bonnat, 75 016 Paris

Certification et vérification

L’entreprise dispose d’une totale liberté de choix pour le certificateur ou le vérificateur


environnemental qui interviendra. Il est généralement conseillé de faire appel à un
certificateur accrédité par le COFRAC, cette accréditation étant une garantie de la bonne
organisation interne de la structure.
Le Comité Français d’Accréditation (COFRAC) dispose d’une liste des certificateurs et
vérificateurs accrédités (adresse en fin de bibliographie).

Page74
INTRODUCTION A LA
PROBLEMATIQUE
II - 1 Page 20
ENVIRONNEMENT

PRESENTATION DU PROCESSUS
DE GESTION II - 2 Page 41
ENVIRONNEMENTALE

NOTION DE
PROCESSUS II - 2-a Page 43

ETAPES II - 2-b Page 43

ETAT DES LIEUX


ENVIRONNEMENT Page 44

SYSTEME DE
MANAGEMENT Page 49

RECONNAISSANCE
OFFICIELLE Page 60

RESSOURCES Page 74

Page75
II - 3-a Ressources financières

Les principales aides pour la mise en place d’un démarche de management environnemental
sont recensées dans cette partie. Il en existe d’autres, il appartiendra aux personnes intéressées
de contacter les interlocuteurs habituels de l’entreprise dans leur région pour en connaître les
paramètres.

FONDS REGIONAUX D’AIDE AU CONSEIL (FRAC)

Les FRAC sont financés conjointement par l’Etat et la Région. Les dossiers sont instruits
paritairement par la DRIRE et le Conseil Régional.
Ils ont pour objet de financer une partie d’une prestation de Conseil extérieure à l’entreprise
(cabinet de conseil, d’ingénierie...).
L’entreprise doit avoir une activité industrielle et comporter moins de 500 salariés.

Les FRAC concernent les études courtes (≤ 5 jours, jusqu’à 80%, plafond 25 KF) ou les
études longues ( ≥ 5 j., jusqu’à 50%, plafond 200 KF). Ces chiffres varient d’une région à
l’autre.
Les FRAC peuvent donc être utilisés dans le cadre d’un état des lieux environnemental, ou de
la mise en place d’un S.M.E.

CHAMBRES DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE

Les principales missions des CCI et CRCI sont informer, conseiller, former, aménager. Pour
l’environnement, elles développent des postes de « correspondants chargés de
l’environnement » qui assurent l’interface avec les pouvoirs publics, les organismes chargés
de l’environnement, les associations...et le monde de l’entreprise.

Exemples d’aides dans le domaine de l’environnement:

Centre de Formation et de Documentation sur l’Environnement (CFDE)


Il produit et diffuse des publications sur l’actualité réglementaire et technique: « Le courrier
de l’environnement industriel », « Le courrier de l’eau »...et des guides pratiques.

Appui technique pour la gestion des D.I.B.


- Réalisation d’inventaires menés avec l’ADEME
- Réduction à la source: missions DIB apportant à l’entreprise, après le diagnostic, un appui
technique pour la bonne gestion des déchets et des matières premières
- Gestion collective ou commune des déchets

Aide au montage de dossiers et à l’identification d’aides


Exemple: montage et suivi d’un dossier FRAC

Participation à de nombreuses opérations collectives d’assistance à la mise en place d’un


management environnemental.

AGENCES DE L’EAU
Ce sont des établissements publics d’état, chargés de préserver les ressources en eau.

Domaines couverts par les aides


- Elimination des déchets,

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- Etudes préalables,
- Construction (ou rénovation) d’ouvrages d’épuration, aide à la gestion et au fonctionnement,
- Investissements de lutte contre la pollution accidentelle,
- Transport et traitement des déchets toxiques.

Exemples
- Subvention (de 25 à 50%) pour l’élimination des DIS en centre conventionné,
- Subvention (jusqu’à 30%) des actions favorisant les économies d’eau,
- Prêts à taux réduit pour les travaux de technologies propres,
- Subvention (jusqu’à 50%) pour l’aide aux études préalables et aux projets pilotes...

ADEME
L’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) est un établissement
public à caractère industriel et commercial.
Ses champs d’intervention sont larges: énergie, technologies propres, déchets, air, bruit, sols...
Voici quelques unes des aides proposées, il faut s’adresser aux délégations régionales de
l’ADEME pour en avoir une liste exhaustive:

Management environnemental
Développement de programmes de « gestion environnement-énergie dans l’entreprise » par la
diffusion de l’outil « Plan Environnement Entreprise ». Subventions dans le cadre de ces
opérations « groupées » utilisant le P.E.E.

Air
Subventions à la mise aux normes des installations (jusqu’à 25% de l’investissement pour une
PME). Subventions à l’effort supplémentaire par rapport à la réglementation existante
(jusqu’à 40% des investissements pour une PME).

Energie
Aide aux études préalables à la décision d’investissements conduisant à des économies
d’énergie. Subventions (jusqu’à 70% du montant de l’étude).

Déchets
Soutien à la réalisation d’un diagnostic « déchets » par un cabinet extérieur (jusqu’à 50% du
coût de l’étude) et diffusion du guide « la gestion des déchets dans l’entreprise » pour réaliser
un « auto-diagnostic déchets ».

CRITT ENVIRONNEMENT

Les Centres Régionaux d’Innovation et de Transfert de Technologie (CRITT) animent des


réseaux visant à coordonner des projets qui s’appuient sur les aides citées dans cette partie.
Ils démarchent des PMI, évaluent leurs potentialités, et les mettent en contact avec les
organismes spécialisés appropriés.

AIDE AU RECRUTEMENT DE CADRES POUR L’INNOVATION

C’est une aide au recrutement d’un jeune (ingénieur ou docteur) pour développer les
potentialités de l’entreprise en matière de recherche-développement et d’innovation.
Elle se distribue sous la forme d’une prise en charge du salaire et des charges à hauteur de 200
KF la première année, la subvention devant représenter au minimum 50% des dépenses
afférentes au poste.
C’est l’Agence Nationale de la Valorisation de la Recherche (ANVAR) qui instruit les
dossiers de demande.
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AIDES EUROPEENNES
Exemples d'aides disponibles au niveau européen:

EURÊKA: c’est un réseau d’entreprises européennes, qui attribue aux projets sélectionnés un
label permettant ensuite aux entreprises de bénéficier d’aides publiques dans leur pays. Le
projet doit être innovant dans le domaine des technologies avancées, élaboré avec au moins un
industriel d’un autre pays européen, et concerner un marché existant. Pour l’environnement,
ce sont les projets liés aux déchets industriels qui sont jusqu’à présent les plus primés.
C’est le Secrétariat Français d’Eurêka qui gère les dossiers. On conseille aux entreprises de
développer les projets en collaboration avec l’ANVAR.

LIFE: c’est l’instrument financier de l’Union Européenne pour l’environnement. Son volet
« Life-environnement » sert à promouvoir des études, des équipements ou des travaux pour
toute structure proposant une action novatrice de démonstration dans les domaines suivants:
nouvelles technologies propres et/ou curatives, management environnemental, bonnes
pratiques de fabrication...
La subvention est de 30% à 50% des dépenses selon la nature du projet. Les actions
privilégiées sont celles dont le coût est compris entre 2 et 60 millions de FF.
C’est le Ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement qui instruit et
transmet les dossiers à la Commission Européenne.

CENTRES TECHNIQUES INDUSTRIELS (CTI)

Les C.T.I. accompagnent les entreprises de leurs secteurs industriels dans leur démarche
d’intégration de l’environnement.
Leur connaissance des métiers offre aux entrerpises une garantie d’efficacité, notament pour la
mise en oeuvre des technologies « propres et sobres ».

II - 3-b Ressources humaines

Ce chapitre est une des réponses possibles à 2 des principales objections formulées par les
entreprises lorsqu’est abordée la question du management environnemental:
- Pas assez de personnel qualifié en interne pour organiser de telles démarches,
- Coût trop important d’une intervention extérieure
Le milieu universitaire (Universités, Ecoles, ...) peut répondre à ces besoins, par
l’intermédiaire des stages prévus dans les cursus des formations liées à la gestion de
l’environnement.
Dans l’intérêt de l’entreprise, le recours à un stagiaire doit être envisagé avec la même rigeur
que le recours à une embauche traditionnelle.

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Les formations dans ce domaine sont nombreuses et évoluent très vite.
La liste qui suit n’est pas exhaustive, elle ne donne que quelques exemples de ressources
disponibles pour l’entreprise. Elle est le résultat d’un enquête menée durant la rédaction de ce
document. Nous invitons les personnes intéressées à se reporter au « Guide des formations
initiales en environnement » publié par Victoires Editions.

Missions
(1) Aide à la réalisation d’un diagnostic environnement
(2) Aide à la mise en place d’un Système de Management Environnemental
(3) Préparation d’une certification ISO 14001 ou un enregistrement Eco-audit
(4) Mise en place d’une labellisation d’un produit (type NF Environnement)

Missions: 1-2-3-4
Titre et niveau Ecole des Métiers de l’Environnement - Génie industriel de l’environnement
(Ingénieur Bac +5 ou Master Bac +6)
Domaines et durée Traitement de l’eau, Gestion des déchets, Risques technologiques, Gestion
environnementale..
Dates de disponibilité 6 mois, variable selon les formules
Coût A négocier avec l’école
Contact, Adresse Ecole des Métiers de l’Environnement, Campus de Ker Lan, 35170 Bruz

Missions: 1-2-3-4
Titre et niveau Formation Spécialisée en Ingénierie et Gestion de l’Environnement - Diplôme
Bac +6 de l’Ecole des Mines de Paris et Label Mastère co-accrédité Ecole des
Mines de Paris - Ecole des Ponts et Chaussées - ENGREF
Domaines et durée Impacts des pollutions sur les milieux naturels, Gestion des Installations
Classées, Droit et Economie de l’environnement, Management de
l’environnement, Production propre, Communication... - 1 an -
Dates de disponibilité 6 mois - du 1er mars au 31 août
Coût Sous forme de contrat d’étude
Contact, Adresse Mme VINCENT - ISIGE - Ecole des Mines de Paris
35 rue St Honoré, 77305 Fontainebleau Cedex

Missions: 1-2-3-4
Titre et niveau Institut Européen pour le conseil en Environnement - Titre d’éco-conseiller
(sur Bac +4) ou Mastère d’éco-conseiller (sur Bac +5)
Domaines et durée Territoires et Environnement, Communication, Gestion de l’environnement,
Droit et institutions... - 1 an -
Dates de disponibilité 20 semaines entre mai et septembre
Coût A convenir avec le stagiaire (indemnité) et l’Institut (couvrir une partie des
frais de formation)
Contact, Adresse Eco-Conseil - 7, rue Goethe, 67000 Strasbourg

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Missions: 1-2-3-4
Titre et niveau Mastère Sécurité Industrielle et Environnement de l’Ecole des Mines d’Ales
- Bac +6 -
Domaines et durée Réglementation, conséquences d’accidents, Qualité, Pollution eau-air-sol, ...
- 1 an -
Dates de disponibilité 9 mois, de janvier à septembre (stage + thèse professionnelle)
Coût Frais de stage (environ 3000 FF par mois)

Missions: 1-2 et éventuellement 4


Titre et niveau Diplôme d’Ingénieur de l’Ecole Nationale Supérieure Agronomique de
Rennes - Bac +5 - Génie de l’environnement
Domaines et durée Options possibles: Sol et environnement; Maîtrise de l’eau; Systèmes de
production et Développement rural - troisième année -
Dates de 6 mois, d’avril à septembre
disponibilité

Coût A convenir avec le stagiaire

Contact, Adresse ENSA Rennes, 65 rue St Brieux, 35042 Rennes Cedex

Diplômes d’Ingénieur
Ecole des Mines de Douai - Option Environnement et Industrie - M. Guillermo
INSA de Toulouse - Option Procédés de l’Environnement - M. Ben Aim

DESS
Conception de projets Eco-développement - Université Lille I - Mme Roussel
Gestion de l’environnement (eau, sol, sous-sol) - Institut de Géologie de Strasbourg - M.
GALL
Gestion et génie de l’environnement - Université Paris VII, UFE - M. Mayer

Mastères Spécialisés
Management de l’Environnement - INSA Lyon - M. MOSZKOWICZ
Management des ressources technologiques, Qualité et Environnement -ESI Marseille - M.
SOLER

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II - 3-c Ressources bibliographiques

Ouvrages d’aide à la mise en place d’actions environnementales

Diagnostic environnemental
Guide simplifié d’auto-évaluation de la situation de l’entreprise au regard de la protection de
l’environnement
Entreprises pour l’Environnement (1997) - 64 p. - 130 F
Riche en exemples, ce guide d’auto-diagnostic passe en revue les aspects environnementaux
importants, par des fiches que le chef d’entreprise doit remplir.

Guide d’auto diagnostic pour la mise en place d’une stratégie environnement


Orée (1996) - 75 p.- 150 F (H.T.)
Questionnaire pour faire le point sur la façon de répondre à la préoccupation
environnementale des entreprises: 4 phases progressives, 300 questions.

Guide Environnement - Pré-diagnostic PME-PMI


ACFCI - CFDE (1998) - 766 F (T.T.C., port compris)
Ce guide, à l’usage des PME-PMI, est composé d’un questionnaire et de fiches
d’informations.

Pré-diagnostic environnement
ACFCI - CFDE (1996) - 200 F (T.T.C.)
Questionnaire applicable directement par les entreprises.

Management environnemental
Le management environnemental
Ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement (1997) - 26 p. - Gratuit
Document synthétisant les principales informations sur le sujet.

Environormes: Guide pratique du management environnemental


Environormes (1997) - 87 p. - Gratuit
Ce document peut servir de point de départ à un chef d’entreprise dans sa démarche. Il reprend
toutes les informations importantes à connaître, et donne un grand nombre d’adresses.

Système de management environnemental. Audit, certification, et règlement Eco-audit


AFNOR, Eric Bezon (1997) - 312 p. - 190 F (T.T.C.)
Ouvrage complet qui fait un bilan des informations importantes liées à l’intégration de
l’environnement dans les stratégies industrielles. Il présente aussi les enjeux et les instruments
de politique environnementale.

Guide pratique de l’environnement à l’usage des PME-PMI


Orée (1996) - 90 p. - 150 F (H.T.)
Classeur de fiches décrivant les paramètres environnementaux d’une entreprise (démarches
obligatoires, démarches volontaires, problèmes pratiques, questions de gestion).

Méthode « Plan Environnement Entreprise - PEE », classeur et guide opérationnel


ADEME Editions, Collection Connaître pour agir (1995) - 500 F
Guide méthodologique et opérationnel pour la mise en oeuvre pratique de la démarche
environnementale.
Les cahiers verts - Norme ISO 14001 et Eco-audit, le guide du management environnemental
Euro Symbiose (1998) - 2500 F (H.T.) pour 5 volumes

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Outil complet servant d’appui à la mise en place d’un management environnemental global.
Plusieurs classeurs, correspondant aux différentes étapes (méthodologie, auto-évaluation, ISO
14001, ISO 14001 et ISO 9001, Eco-audit...)
Euro Symbiose - 8 rue Descartes, 44119 Treillieres

Guide de formation et de sensibilisation à l’environnement


Orée (1996) - 30 p. - 100 F (H.T.)
Apporte conseils et exemples pour la mise en place d’un plan de sensibilisation et de
formation à l’environnement.

« Le Guide »: guide d’achat multimédia des matériels et produits « environnement »


L’Environnement Magazine - Victoires-Editions (1998) - 250 F (T.T.C.)
Cette référence comprend un guide de 200 pages et un CD-ROM. Il décrit un grand nombre de
produits concernant les principaux secteurs de l’environnement: déchets, air, bruit, eau,
énergie, nettoyage industriel.
Victoires Editions - 38, rue Croix-des-Petits-Champs, 75001 Paris

Enregistrement au règlement Eco-audit


Plaquette de présentation du règlement Eco-audit
Ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement (1996) - Gratuit
Plaquette de 2 pages présentant les enjeux de l’éco-audit.

Guide méthodologique pour la réalisation d’une analyse environnementale


Ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement (1994) - Gratuit
Expose une méthodologie d’analyse environnementale, avec un plan détaillé des points
pouvant être abordés.

Guide de vérification environnementale


Ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement (1995) - 41 p. - Gratuit
Ce guide expose de manière générale le processus d’une vérification, en définit le contenu et
précise le cadre du rapport de vérification.

Certification ISO 14000


Pratiquer le management de l’environnement - ISO 14001: les réponses à vos questions
AFNOR, V. Baron (1998) - 152 p. - 250 F (T.T.C.)
Cet ouvrage reprend les actions à mettre en place, et les conseils utiles pour pratiquer le
management de l’environnement, en accord avec le référentiel de l’ISO 14001.

Le guide de l’audit Environnement


AFAQ (1998) - IMS Editions - 250 F (H.T.)
Il développe les paramètres d’un audit environnemental. Il peut servir de base pour
l’organisation des audits internes de l’entreprise.
IMS Editions - BP 18, 92222 Bagneux Cedex

Qualité et environnement
Qualité et environnement. Vers un système de management intégré
AFNOR, B. Froment (1998) - 360 p. - 190 F (T.T.C.)
Cet ouvrage explicite les avantages d’un système de management intégré. Une large place est
donnée aux témoignages et exemples d’entreprises.

Communication
Industrie, environnement et communication
Entreprises pour l’Environnement (1996) - 69 p. - 130 F
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Ce guide aide les responsables d’établissements industriels à répondre aux attentes des parties
intéressées en matière d’information et de communication environnementale.

Guide de la communication environnementale de votre entreprise


Orée (1998) - 40 p. - 100 F (H.T.)
Aide au positionnement de l’entreprise dans sa communication environnementale.

Guide méthodologique pour la Déclaration Environnementale


Entreprises pour l’Environnement (1998) - 12 p. - Gratuit pour les 100 premières commandes
Un document concis qui donne quelques conseils pour rédiger au mieux une Déclaration
Environnementale conforme au Réglement Eco-audit.

Expériences
Recueil des expériences de gestion environnementale d’entreprises européennes
Orée dans le cadre du programme européen ADAPT (1997) - 140 p. - 100 F (H.T.)
Description de 48 expériences de PME-PMI: motivations, démarche, actions engagées,
résultats, aides obtenues.

Recueil des opérations collectives d’aide et de conseil pour la gestion environnementale des
PME-PMI
Orée (1997) - 130 p. - 100 F (H.T.)
Décrit 52 opérations collectives présentées par fiches individuelles: financement, mise en
oeuvre, bilan.

Aides
Aides et Taxes en Environnement: Mode d’Emploi en Ile de France
CCI de Paris, CRCI Ile de France et ARENE (1998) - 140 F (T.T.C.)
Décrit la plupart des aides dont peut bénéficier une entreprise d’Ile-de-france en fonction du
domaine qui l’intéresse et les taxes, redevances et autres contributions qu’elle doit acquitter en
fonction de ses impacts. Beaucoup d’informations généralisables à l’ensemble du territoire.

Guide des aides financières pour l’environnement (régionales, nationales et européennes)


Mélanie Leblond, Victoires Editions (1998) - 224 p. - 345 F (H.T.)
Il présente l’ensemble des aides financières pour l’environnement dans tous les domaines,
avec montant, durée, nature, conditions d’éligibilité et adresses des organismes concernés.

Ressources Internet
ADEME « ademe.fr »
Association Orée (statistiques, témoignages, conseils) « oree.com »
DPE « certifnet.com »
Ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement « environnement.gouv.fr »
Statistiques Eco-audit « EMAS HELPDESK » « emas.lu »

Textes de référence

La norme ISO 14001


Prix de vente de la norme ISO 14001: 189 F (H.T.), disponible à l’AFNOR

Texte du Règlement Eco-audit


Règlement 1836/96 du Conseil publié au Journal Officiel du 10/07/93
Disponible gratuitement au Ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement
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Management de l’environnement - recueil des normes françaises
AFNOR (1997) - 455 p. - 400 F
Ce document contient toute la série des normes ISO 14000, le texte du Règlement Eco-audit,
et les normes portant sur les produits.

Statistiques

Liste des sites français et européens enregistrés Eco-audit et des entreprises françaises
certifiées ISO 14001 disponible
- Au Ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement
- Sur les sites internet d’Orée et de EMAS Helpdesk

ADRESSES

On trouvera dans cette liste les principales organisations citées dans le guide. Les adresses des
structures régionales (Agences de l’Eau, ADEME régionale...) ne sont pas mentionnées, le
lecteur pouvant se reporter au guide ENVIRONORMES, disponible gratuitement au Ministère
de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement.

ACFCI - Assemblée des Chambres Françaises de Commerce et d’Industrie


45 Av. d’Iéna, BP 448-16 Paris Cedex 16

ADEME Editions
2 Square Lafayette, BP 406, 49004 Angers Cedex 01

AFNOR - Association Française de Normalisation


Tour Europe; 92049 Paris-La Défense

ANVAR
ANVAR délégation Ile-de-France, 15 Cité Malesherbes, 75009 Paris

ARENE - Agence Régionale de l’Environnement et des Nouvelles Energies Ile-de-France


6, rue Monsieur, 75007 Paris

Association Orée
42 rue du Faubourg Poissonnière, 75010 Paris

ASSURPOL - Groupement de co-réassurance des risques de pollution


Tour Franklin, 100-101 Quartier Boieldieu, La Défense 8, F-92042 Paris La Défense Cedex

CFDE - Centre de Formation et de Documentation sur l’Environnement


18, rue de Calais, 75009 Paris

Entreprises pour l’Environnement


93, rue des Trois Fontanot, BP 523, 92005 Nanterre Cedex

Ministère de l’Aménagement du Territoire et de l'Environnement


20 Av. de Ségur 75302 PARIS 07 SP

Page84
Réseau des Centres Techniques Industriels
101, Av. Raymond Poincaré, 75116 Paris

Secrétariat Français d’Eurêka


43, rue Caumartin, 75436 Paris Cedex 09

Page85
Conclusion

Pour conclure, soulignons simplement quelques messages pour celles et ceux qui préparent
leur intervention pour sensibiliser des entreprises au management environnemental:

- Le discours le plus efficace est celui qui part de l’entreprise pour aller vers la gestion
de l’environnement. Il faut adopter le langage du chef d’entreprise, sous peine de ne pas
être écouté. Eviter la théorie pour mettre en relief la pratique est une méthode qui a fait ses
preuves. Pour ce faire, l’utilisation d’exemples, de témoignages, est le meilleur des outils.
La meilleure méthode reste encore de se constituer ses propres références.

- L’expérience montre qu’il est primordial de préserver une unité d’action au niveau
local. Cela renforce la crédibilité de l’opération, et la solidité des mécanismes d’aide
éventuellement mis en place.

- Enfin, une réunion de sensibilisation n’aura que très peu d’effets si aucun suivi n’est
assuré. Ce suivi doit être personnalisé: il faut souvent aller à la rencontre du chef d’entreprise,
pour discuter avec lui des actions envisageables et des moyens à mettre en oeuvre.

Page86
Annexe: glossaire

Structures

ACFCI Assemblée des Chambres Françaises de Commerce et d’Industrie


AFAQ Association Française pour l’Assurance de la Qualité
AFNOR Association Française de Normalisation
ADEME Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie
CCI Chambre de Commerce et d’Industrie
CFDE Centre de Formation et de Documentation sur l’Environnement
COFRAC Comité Français d’Accréditation
CRCI Chambre Régionale de Commerce et de l’Industrie
DDASS Direction Départementale des Affaires Sociales et Sanitaires
DIREN Direction Régionale de l’Environnement
DPPR Direction de la Prévention des Pollutions et des Risques du MATE
DRIRE Direction Régionale de l’Industrie, de la Recherche et de l’Environnement
DSV Direction des Services Vétérinaires
M.A.T.E. Ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement
SEI Service de l’Environnement Industriel de la DPPR

Environnement

DE Déclaration Environnementale
DIB Déchet Industriel Banal
DIS Déchets Industriels Spéciaux
EMAS Environmental Managment and Auditing Scheme
FEDER Fonds Européen de Développement Régional
FRAC Fonds Régional d’Aide au Conseil
ICPE Installation Classée au titre de la Protection de l’Environnement
SAGE Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux
SMEA Système de Management Environnemental et d’Audit (dit « Eco-audit »)
SME Système de Management Environnemental

ACCREDITATION - Procédure par laquelle un organisme compétent reconnaît formellement


qu’une structure ou un individu possède les compétences requises pour effectuer des tâches
telles que la certification ISO 14001 ou la vérification Eco-audit.

ANALYSE ENVIRONNEMENTALE - Etude préliminaire à l’une des phases exigées pour


pouvoir adhérer au Règlement Eco-audit. C’est un diagnostic approfondi de l’entreprise.

AUDIT ENVIRONNEMENTAL - C’est un processus de vérification et d’évaluation du


système mis en place. Il permet de contrôler que le système fonctionne et d’en déceler les
dysfonctionnements. Une méthodologie est présentée par chaque référentiel pour auditer le
système (l’ISO 14011 ou l’annexe II du Règlement).

CERTIFICATEUR - Structure ou individu accrédité pour accorder des certifications.

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CERTIFICATION - La certification est l’acte de reconnaissance officielle (par un tiers
indépendant) d’un système par rapport à une norme. Pour l’ISO 14001, l’entreprise obtient
une certification de son SME.

DECLARATION ENVIRONNEMENTALE - Document devant être rédigé pour un site


voulant obtenir l’enregistrement éco-audit. Son contenu est décrit dans le texte du règlement,
et vérifié lors de la vérification. Il est communicable aux tiers.

DIAGNOSTIC - Photographie de la situation environnementale d’un site à un instant t. Il


passe en revue l’ensemble des aspects environnementaux, et hiérarchise les impacts.

ECO AUDIT - Autre nom pour désigner le Règlement Européen qui instaure un Système de
Management Environnemental et d’Audit (SMEA, EMAS en anglais). Un site industriel peut
adhérer au système proposé par le Règlement.

ECO-BILAN - Processus d’analyse des impacts environnementaux d’un produit: matières


premières, consommations, fin de vie. Un éco-bilan complet peut consister en une Analyse du
Cycle de Vie (A.C.V.).

ECO-LABEL - Sous ce terme sont regroupés tous les labels de produits exprimant que le
produit labélisé répond au cahier des charges de l’éco-label quant à ses impacts sur
l’environnement (exemple: NF Environnement).

ENREGISTREMENT - C’est l’acte administratif consécutif à une vérification


environnementale. Le site est enregistré pour 3 ans au règlement éco-audit par l’organisme
compétent. Cet enregistrement est notifié à l’organisme local compétent et à la Commission
Européenne, qui alloue au site un numéro d’enregistrement.

PRE-DIAGNOSTIC - Etude préliminaire au diagnostic, son principal objectif est de


sensibiliser le chef d’entreprise à l’environnement, en mettant en relief les zones de risque et
les enjeux principaux.

VERIFICATEUR - Structure ou individu accrédité pour réaliser des vérifications


environnementales pour un certain nombre d’activités.

VERIFICATION - Durant cette étape finale avant l’enregistrement éco-audit, le vérificateur


passe en revue les éléments mis en place dans l’entreprise (analyse environnementale, S.M.E.,
audits internes...) pour en vérifier la conformité au cahier des charges du Règlement.

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