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Professeur : KHALIFA AHSINA Prénom : YOUSSRA

Fiscalité approfondie Nom : LAAMOURI


Section : B
Groupe : 4

Dissertation : LE Système Fiscal Marocain

Force est de constater que Le système fiscal marocain a connu une profonde
réforme depuis le milieu de la décennie 80 dont l’objectif essentiel attendu de
cette réforme était l’élaboration d’un système fiscal moderne, cohérent et
efficient.

Cette réforme a porté sur les principales catégories d’impôts et taxes et a


abouti à la mise en œuvre de la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) en 1986 en
remplacement de la taxe sur les produits et services, et à l’institution de l’impôt
sur les sociétés (IS) en 1988 et de l’Impôt Général sur le Revenu (IGR) en 1990,
en remplacement des différents impôts cédulaires et de la contribution
complémentaire.

Cette réforme a été suivie par une phase de baisse des taux, le renforcement
des droits des contribuables et la promulgation de la charte de
l’investissement. Parallèlement, la réforme tarifaire a été initiée afin de
simplifier et d’aménager les quotités tarifaires au niveau douanier.

Alors, un système fiscal est l’éventail de plusieurs impôts et taxes qui sont
prélevées des contribuables pour alimenter le compte des recettes ordinaires
du budget général de l’Etat. D’après une étude réalisée par une équipe
d’expert portée sur un échantillon de 10508 entreprises, il existe la multiplicité
des chiffres concernant le nombre des entreprises au MAROC. De surcroit,
même les 2.8millions de contribuables (salariés) effectifs assujettis à l’IGR ne
reflètent pas la réalité de l’assiette vis-à-vis la pluralité des types de
contribuables à ce type d’impôt (les salariés, les fonctionnaires, les employés
de collectivités locales, les salariés des forces d’armées, professions libérales, le
commerce, société de personne.). Dans ce contexte, on constate qu’il y a un
gap immense entre le potentiel imposable et ce qui est réellement. De ce fait,
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Section : B
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on est amené à s’interroger, est-ce le système fiscal marocain n’est pas


performant ? Et supposant qu’il n’est pas efficient effectivement. Est-ce cela

vaut dire qu’il est le seul facteur explicatif de ce hic du gap flagrant entre le
potentiel imposable et ce qui est réellement ou bien même les contribuables
refusent de répondre à leur obligations de cotiser l’impôts ?

On analyserait notre problématique en deux grands axes. D’abord, le Système


Fiscal Marocain souffre des lacunes. Néanmoins, les contribuables n’assurent
pas leur devoir vis-à-vis la Direction Général d’Impôts.

Le Système Fiscale au MAROC malgré les différentes réformes qu’il a subit


surtout à la semi-décennie des 80. Il souffre encore de certaines défaillances.

En effet, le manque des moyens humains et matériels entrave le bon


fonctionnement de ce système. Pour dire que la Direction Général des impôts
(DGI) n’a pas suffisamment d’effectifs. Cet effet n’a qu’une seule flagrante
conséquence qui est le non contrôle des contribuables et donc l’étroitesse des
bases imposables.

En outre, le système Fiscal Marocain ne dispose pas de la coordination


entre les différentes administrations concernées. Ce manque de coordination
ne permet pas au système de détecter les fraudeurs et donc son incapacité à
élargir l’assiette fiscale . En dépit de l’amorce d’un grand projet de DGM qui
consiste à mettre en commun les données de tous les organismes en relation
avec l’entreprise tels la CNSS, OMPIC…. Son non achèvement fait le blocage à
cette coordination.

Par ailleurs, la pression fiscale, qui s’incarne dans la multiplicité des taux,
s’enregistre également comme étant une lacune de ce Système fiscal. C’est-à-
dire, certains contribuables, appartenant à la tranche supérieure (44%), jugent
que la pression fiscale est trop élevée. Cela implique, tacitement, qu’il y a des
contribuables, qui font des fraudes, pour échapper au paiement de l’impôt lui
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ont été adressé. De plus, la multiplicité des taux découragent nombreux


contribuables. Car à partir de leurs points de vue, cette multiplicité implique la
non équitablitéé.

Personne ne peut nier que le Système Fiscal Marocain connait un


ensemble de défaillances qui fait agrandir l’écart entre le potentiel imposable
et ce qui est réellement. Néanmoins, cela n’empêche de dire que ce gap
provient également de l’évasion fiscale et l’irresponsabilité des contribuables.

D’abord, en matière de l’impôt sur société seulement un chiffre médiocre


des entreprises imposables à l’impôt sur société qui le paie et 76% de ces
entreprises déclarent un résultat déficitaire. En fait, en 2003 les données de la
CNSS informe que 121400 entreprises sont affiliées alors que seulement 88400
contribuables étaient assujetties à l’impôt sur société. Cela vaut dire les
entreprises n’assument pas leurs responsabilités à l’égard de la Direction
Général des Impôts en s’écartant au paiement de l’IS malgré les efforts de la
DGI à simplification de la fiscalité et les exonérations qu’elle octroie à certains
sociétés.

De surcroit, en matière de la taxe urbaine et de la taxe d’édilité qui


s’applique à toute personne propriétaire d’un bien immobilier à titre
d’habitation ou à titre professionnel, la Direction Général des Impôts affirme
que 70% des déclarations à l’impôt sur Société que reçoit le fisc présentent des
résultats déficitaires et 50% des déclarations à la TVA sont créditrices. Cela vaut
dire que très peu des contribuables qui s’acquittent réellement de de ce qu’ils
devraient.

Par ailleurs, à l’égard de l’impôt Général sur Revenu le nombre des


contribuables demeurent réduit. En effet, en 2003 ce nombres s’élevait à
2.66millions. Toutefois, selon la CNSS, à la même période, il existe 2.8millions
de salariés assujetties à l’impôt général sur revenu (salariés, fonctionnaires,
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employés des collectivités locales). Cet écart entre les deux chiffres n’est pas le
seul à marquer. En effet, il y a encore d’autres contribuables qui sont
obligatoirement imposables mais ils tentent avec les différents moyens
frauduleux d’échapper au paiement de l’impôt général sur revenu. En guise
d’exemples : les professions libérales tel un avocat ou un notaire…, le
commerce et le négoce et les sociétés de personnes. Par conséquent, la base
imposable s’étroit de plus en plus vu la non conscience de l’importance de leur
contributions au développement de l’infrastructure et du tissu industrielle et
agricole.

En guise de conclusion, certes les défaillances du système marocain


explique le gap immense entre ceux qui doivent cotiser les impôts et ceux qui
le font effectivement. Toutefois, sachant qu’il a établi des exonérations pour
encourager certains contributeurs et il a subit des réformes importantes, ce
système n’est pas le seul à assumer cette responsabilité d’élargir l’assiette, car
même les contributeurs doivent être responsables. Comme ils reçoivent les
subventions, les exonérations, les taux spécifiques….ils doivent en contrepartie
assumer leurs obligations et paient les impôts.

L’étudiante : LAAMOURI YOUSSRA

SECTION B

GROUPE 4