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en partenariat avec le

Federal European Register of Osteopaths

PROMOTION 2017
Mémoire n°
présenté et soutenu publiquement à Paris, les 22 et 23 septembre 2017
par
Manon SERGENT

pour l’obtention du
Diplôme en Ostéopathie (D.
O.)

Prise en charge ostéopathique du cavalier de reining

Directeur de mémoire Donald JACOBS, DO, Enseignant IDO

Président de Jury Prénom NOM, titre éventuel


Assesseurs Prénom NOM, titre éventuel
Prénom NOM, titre éventuel
en partenariat avec le
Federal European Register of Osteopaths

PROMOTION 2017
Mémoire n°
présenté et soutenu publiquement à Paris, les 22 et 23 septembre 2017
par
Manon SERGENT

pour l’obtention du
Diplôme en Ostéopathie (D.
O.)

Prise en charge ostéopathique du cavalier de reining

Directeur de mémoire Donald JACOBS, DO, Enseignant IDO

Président de Jury Prénom NOM, titre éventuel


Assesseurs Prénom NOM, titre éventuel
Prénom NOM, titre éventuel
Je tiens à dédicacer ce mémoire à Gregory Legrand, mon oncle et professeur
d’équitation depuis vingt-cinq ans, sans qui, rien n’aurait été possible. Il m'a vue grandir,
m’a soutenue, poussée et accompagnée dans tous mes projets équestres, professionnels
et personnels. Il m'a apportée sa philosophie du cheval, sa grande expérience de cavalier
professionnel ainsi que son savoir qui m'a permis de trouver le sujet de mon mémoire.
Sans lui, je n’aurais sans doute jamais pratiqué cette merveilleuse discipline qu'est
l'équitation. J’aurais également moins conventionnellement dédicacé ce mémoire à ma
chère jument JABA qui me permet de me dépasser chaque jour. Elle m’a permise
d’accéder aux plus grandes compétitions européennes. Et c’est sans doute grâce aux
expériences rencontrées lors de ces compétitions que j’ai pu trouver l’inspiration pour
ce mémoire de recherche.
REMERCIEMENTS
Je tiens à remercier tout d’abord l’ensemble du comité mémoire : Mr PARIAUD, Mr
PHUONG, Mr BAIN et Mme VASEUR qui ont pris de leur temps pour m’aiguiller
dans le choix de mon sujet, la mise en pages et les erreurs à ne pas faire. Merci
également à mon maitre de mémoire Mr. Donald JACOBS qui m’a poussée à avancer,
m’a consacrée une partie de son temps afin de me suivre, de me relire et de me
soumettre ses nombreuses idées sur mon mémoire tout au long de l’année, même si cela
n'a pas toujours été facile, à la suite des nouvelles normes/critères de rédaction.

En deuxième, je tiens à remercier tous mes patients pour leur participation, la confiance
qu’ils ont placé en moi et grâce à qui ce mémoire a vu le jour. Je les remercie aussi de
leurs nombreuses questions qui m'ont amenée à enrichir mes recherches et explications.

En troisième, je remercie Manon, une amie de promotion, et mon frère Nicolas pour
leurs nombreuses réflexions apportées sur le mémoire et qui par leurs biais m'ont permis
de voir les problèmes rencontrés et de les surmonter. Leur aide m’a été très précieuse
pour la relecture et les différents conseils tout au long de mon mémoire.

Je remercie mon compagnon Julien de sa grande patience et de son précieux soutien au


quotidien. En particulier les jours de doutes, au cours desquels il a été d’un grand
réconfort ainsi qu’une grande force pour avancer. Les nombreuses heures diurnes et
nocturnes passées à mes côtés pour mes relectures, mes reformulations et mes schémas
ont été capitales et productives. Ce qui n’était pas une mince affaire.

Enfin, je remercie mes parents sans qui je ne serais pas là aujourd'hui et sans qui je
n’aurais pu pratiquer l’équitation depuis mon plus jeune âge et surtout n’aurais pu me
former et étudier l’ostéopathie, un métier qui me passionne un peu plus de jour en jour.
Tout simplement sans vous je ne serais pas ce que je suis devenue. Un grand et énorme
merci tout particulièrement pour eux deux, pour leur confiance et leur soutien sans faille
ainsi que toutes les valeurs qu’ils m’ont inculquées. Vous m’avez toujours fait
confiance que ce soit pour mes choix ou mes capacités dans les bons ou les pires
instants et avez toujours tout fait pour rendre mes rêves réalisables.

Enfin, merci aux lecteurs de ce mémoire, sans qui ce travail n’a aucun sens.
SOMMAIRE

1. Introduction...............................................................................................................7

2. Eléments de compréhension....................................................................................9
2.1. Généralités...........................................................................................................9
2.2. Adaptation biomécanique du cavalier..............................................................10
2.3. Zones cibles du cavalier western.......................................................................20
2.4. Rôle et impact de l’ostéopathie chez le cavalier...............................................20
2.5. Objectif de l’étude.............................................................................................21

3. Matériel et méthode................................................................................................22
3.1. Population et critère de l’étude.........................................................................22
3.2. Matériel utilisé...................................................................................................23
3.3. Déroulement de l’étude....................................................................................25

4. Résultats..................................................................................................................35
4.1. Caractéristique de la population étudiée..........................................................35
4.2. Analyse de l’équilibre par Corex equine..........................................................39

5. Discussions..............................................................................................................41
5.1. Synthèse des résultats........................................................................................41
5.2. Limites de l’étude..............................................................................................43

6. Conclusion................................................................................................................44
7

1 INTRODUCTION

Avec environ 684 044 licenciés en 2014 (saison 2013-2014), la Fédération


Française d’Equitation (FFE) est la troisième fédération sportive en France, derrière
le football (1,7 millions de licenciés) et le tennis (1,1 millions de licenciés).
La population de cavaliers se compose essentiellement de femmes : elles représentent
8 licenciés sur 10, soit plus de 570 000 licenciés, ce qui fait de la FFE la première
fédération sportive féminine en France. L’équitation attire surtout les adolescentes
puisque plus de 60% de la population cavalière a moins de 15 ans. L’équitation
connaît un fort engouement : la FFE a enregistré plus 15 000 à plus 30 000 licenciés
supplémentaires par an entre 2001 et 2012 (soit +4% à 8%) et notamment une
croissance accrue les dernières années. La progression depuis 1984 est de plus 374 %.
Sachant qu’avant 2001 un même cavalier pouvait disposer de plusieurs licences.
Bien entendu ces chiffres prennent en compte les cavaliers de toute discipline
équestre, ainsi que le tourisme.
A ce titre nous nous sommes intéressés au cavalier western et notamment le cavalier
de reining, cette discipline de dressage western qui nous vient des Etats-Unis. Les
cavaliers pratiquant cette discipline sont inscrits à une association nommée la NRHA
(National Reining Horse Association) fondée en 1966 outre pacifique à Oklahoma au
Etats-Unis. La NRHA s’est beaucoup développée dans le monde ces 20 dernières
années. Elle regroupe à ce jour plus de 19 000 membres. Son homologue française
fédère à ce jour 400 membres (à noter membres pratiquant uniquement la
compétition). En 2000 le reining reconnu par la FEI (Fédération Equestre
Internationale) est introduit aux jeux équestres mondiaux en 2002.
Cette population en plein développement n’est pas négligeable et que très peu
intégrée dans les recherches ostéopathiques. On notera que les plaintes de bassin à
l’origine de lombalgie, ainsi que les douleurs inter-scapulaire sont très présentes chez
le cavalier. Il sera intéressant de remarquer qu’à cheval, le bassin et l’axe autour
duquel le cavalier gère son équilibre, ce sera à travers lui que vont s’appliquer toutes
les forces cinétiques qui permettent au cavalier de se tenir en selle.
De nombreuses études se sont intéressées aux traumatismes que pouvait
causer la pratique de l’équitation (Carrillo 2007, Hasler 2011, Loder 2008, Rigou et
Thélot 2010). D’autre se sont focalisés sur les lombalgie du cavalier (Auvinet 1999,
Teyssandier 2003) et montrant que la pratique équestre n’avait pas d’impact négatif
sur le rachis lombaire.
Enfin d’autres se sont intéressées à la recherche de l’amélioration de la performance
du couple cavalier-cheval, notion de « centaure » reprise notamment par Chêne en
2004. C’est dans cette optique que notre expérimentation s’articulera, mais cette fois
chez une population de cavalier western, jamais étudiée à ce jour. Mais quelle est la
différence entre un cavalier dit de « classique » et le cavalier « western », c’est ce
que nous établirons plus tard dans ce mémoire.

Nous pouvons donc nous poser la question suivante : la prise en charge


ostéopathique du cavalier de reining permettrait-elle d’optimiser le couple cavalier-
cheval ?

Ce mémoire se déroulera alors en 5 parties. Dans un premier temps, nous


ferons un rappel sur la posture que le cavalier doit adopté à cheval, les différences
entre cavalier western et classique. Et ce qu’implique biomécaniquement la
différence entre ces deux équitations et aux différentes allures.
Dans un second temps, nous proposerons une présentation de la population recrutée,
les critères d’inclusion et d’exclusion de l’étude, du matériel, ainsi que du
déroulement de l’étude.
Ensuite nous étudierons les résultats obtenus grâce à la prise en charge de deux
groupes de cavaliers de tout âge pratiquant le reining depuis plusieurs années,
régulièrement et en compétition.
Pour finir nous discuterons autour des résultats obtenus dans le cadre de notre
problématique et des problèmes rencontrés lors de notre expérience avant de
conclure.
2 ELEMENTS DE COMPRÉHENSION

2.1 Généralités
En France l’équitation est la troisième fédération sportive après le football et
le tennis de part son nombre de licenciés. Comme cité précédemment la fédération
française d’équitation (FFE) compte plus de 500 000 licenciés. Et l’association
française de reining (NRHA of France) plus de 400 licenciés.
En France, l’équitation est essentiellement pratiquée par les plus jeunes.
L’équitation est très appréciée de part sa multitude de possibilités autour du cheval,
de la ballade au loisir en centre équestre, passant par les terrains de compétition, et
cela à tout âge.
En effet de nombreux préjugés tendent à dire que le cheval est perçu comme
seul athlète, or il apparaît très nettement que pour l’optimisation des performances du
couple cavalier-cheval, une bonne entente et synergie de ces deux athlètes sont
primordiales pour atteindre une relation dite de « centaure ». C’est essentiellement
dans ce sens que de nombreuses études ont déjà été menées (Leclerc 2003, Guillot
2013, Langlois 2013, Chêne et Prin-conti 2014, Cailloux 2015).
La posture fondamentale de l’homme est la station debout en appuis que ses
deux pieds, posture qu’il gardera en moyenne 12h par jour. Or, le cavalier lui sera
positionné à cheval assis en appuis sur son bassin, appui relatif car en fonction de son
matériel (selle) et également du fait que ce dernier ne restera pas statique mais
dynamique pour la pratique de son sport. Il va devoir apprendre à s’adapter pour
maintenir au mieux cette position. Les adaptations seront essentiellement
anatomiques, biomécaniques mais aussi psychologiques (les états affectifs peuvent
aussi être une cause de dégradation pour l'activité posturale). Sans sa posture, le
cavalier ne peut communiquer pleinement avec con cheval. Ce sera cette dite aide
qui permettra de transmettre un ordre, un message à son cheval. Il y a de nombreuses
aides comme les mains (membre supérieur), l’assiette (répartition du poids du corps
sur la selle), la voix, et les jambes.
2.2 Adaptation biomécanique du cavalier

2.2.1 Posture caractéristique du cavalier


Chez l’homme, l’équilibre est défini comme un contrôle de la posture, qui est
influencé par différents capteurs sensoriels comme la vue, le vestibule, la
proprioception. L’équilibre est indissociable de la posture et la fonction
d’équilibration doit permettre, dans son aspect statique, le maintien de la posture en
dépit de forces contraires, ainsi que, dans son aspect dynamique, l’adaptation
permanente du rapport aux appuis afin d’assurer la poursuite du mouvement ou du
déplacement.

Ainsi, l'équilibre résulte de régulations qui s'exercent sur les fonctions tonico-
posturales des muscles et clonico-cinétiques en les combinant et en donnant la
prédominance aux unes ou aux autres en fonction des besoins. Le principal contrôle
régulateur vient des impressions visuelles et des impressions labyrinthiques, dont la
collaboration est étroite. (H.Wallon ; E.Evart-Chimielniski ; R.Sauterey).

Une posture se définit comme « la position relative des pièces du squelette


qui se disposent suivant une attitude d’ensemble » (Bouisset & Maton, 1999). Elle a
pour rôle de stabiliser l’individu dans un état d’équilibre mais également d’orienter
les différents segments du corps en vue de la réalisation d’une action. La posture
fondamentale de l’Homme est définie par la station debout en appui sur ses pieds, le
dos droit, et le regard au loin.

Cependant, les états affectifs peuvent aussi être une cause de dégradation
pour l'activité posturale. En particulier sous l'influence de la peur, du sentiment de
prestance, il peut se produire des inhibitions, des décharges toniques, une diminution
du tonus nécessaire au maintien postural et à son exacte coordination avec le
mouvement (H.Wallon ; E.Evart-Chimielniski ; R.Sauterey).

Dans la pratique la position du cavalier traditionnel et celle du cavalier


western sera sensiblement la même (Figure 1). Le cavalier sera assis sur ses ischions
de façon à être placé de telle sorte qu’il soit lié aux mouvements du cheval et qu’il
puisse agir avec un maximum d’efficacité et le minimum d’énergie, pour lui faire
accomplir les figures voulues. On notera un alignement de haut en bas, une verticale
passant par le tragus de l’oreille, la coxo-fémorale, et en arrière de la malléole
externe. Ce qui s’assimile beaucoup à la ligne verticale de Barré.
Elle est décrite par les différents manuels équestres, dont celui de Malen et al. (1997),
comme il suit :

« La tête doit être droite, dégagée des épaules et le regard porté au loin ;

- Les épaules doivent être effacées et également tombantes, les bras demi-
ployés, les coudes près du corps, le poignet à hauteur du coude et les mains
dans le prolongement de l’avant-bras avec le pouce en-dessus ;

- Le haut du corps doit être droit

- Le poids du corps doit être répartit également sur les deux fesses de part et
d’autre de la ligne médiane de la selle, le rein doit être souple ;

- Les cuisses tournées sur leur plat, ne s’allongeant que sous l’effet de leur
propre poids et de celui des jambes, le pli du genou liant, les jambes libres et
tombant naturellement, les mollets en contact avec le cheval sans le serrer »

Le cavalier doit donc avoir une position optimale pour ressentir toutes les actions et
interactions musculaires du cheval. Il en retire le maximum d’équilibre et son
système postural est à son efficacité maximale (Cause et Jubine, 1989).

Ces interactions sont conditionnées par le principe de cohérence, qui veut que
tout le corps, en partant de l’assiette, prenne une attitude qui corresponde à celle que
l’on veut obtenir du cheval. Ce principe d’homologie gestuelle entre le cavalier et
son cheval est ce que l’on nomme « l’isopraxie ». D’une manière générale, on peut
dire que « le cheval contracte et relâche ses groupes musculaires en même temps que
le cavalier agit et cède avec ses propres groupes musculaires homologues (Jean
Claude Barrey) » (Chêne, 2004). Cette théorie suppose que le cavalier et son cheval
ne font qu’un, l’homologie gestuelle fonctionne dans les deux sens : quand le cheval
avance son postérieur gauche, la jambe puis la sacro-iliaque gauche du cavalier
s’avancent ; quand l’antérieur gauche du cheval s’avance, accompagné par un
mouvement de l’encolure automatique, la main puis l’épaule gauche du cavalier
s’avancent ; quand le cavalier déplace son centre de gravité, le cheval se déplace
pour rapprocher son centre de gravité de celui du cavalier. Tout cela dans l’objectif
de maintenir l’équilibre (Chêne, 2004 ; Juste, 2010).

Ceci justifie donc l’importance d’un travail ostéopathique en vue de permettre


l’amélioration de la posture du cavalier western, afin de lui apporter la meilleure
entente et coordination possible avec son cheval, dans le but d’améliorer la
performance du couple lors de compétitions. Nous souhaitons voir une amélioration
de la proprioception lombo-pelvienne en équilibrant le tonus musculaire et les
amplitudes articulaires, ce qui suggère un traitement très global et général de nos
patients. Il est indéniable qu’une bonne proprioception doit être fondamental de la
performance. Nous favoriserons également une bonne mobilité du bassin, un travail
biomécanique qui permettra un mouvement ajusté et optimal.

Figure 1 : Position de référence du bassin du cavalier

En pratique le cavalier sera amené à s’adapter constamment aux différentes


allures de son cheval. Il doit donc avoir une métrise parfaite de ses aides, ces
dernières lui permettront de diriger son cheval dans l’espace, mais qui sont aussi
essentielle pour la communication avec sa monture. Les principales aides seront les
mains, l’assiette et les jambes. Ce sera cette dernière aide qui sera primordiale chez
le cavalier western et la plus utilisée par rapport à un cavalier classique qui
privilégiera ses mains.
L’assiette quant à elle demande une position assise sur les ischions, voir
légèrement en arrière avec le bassin en légère rétro version par rapport à la position
de référence debout. Nous savons aussi que le rachis lombaire va suivre l’inclinaison
et la version du bassin, qui impliquera donc une augmentation de la lordose lombaire
pour un bassin en rétro version.
Les travaux de Keegan (1953) ont montrés que l’angle que forme la cuisse et
le buste est de 120° et un angle cuisse jambe égale à 135° ce qui garantit la
protection de l’intégrité rachidienne. Angle le moins nocif pour les disques
intervertébraux (Viel et Esnault 1999).

Figure 2 : Valeurs angulaires segmentaires de référence chez le cavalier (Nicholson, 2006 corrigé d'après les
travaux de Keegan, 1953)

2.2.2 Equilibre dynamique des différentes allures


On remarque que suivant le niveau du cavalier, certains muscles seront plus
ou moins sollicités. Chez le cavalier débutant les muscles spinaux et les adducteurs
de la hanche (donc les jambes) qui lui serviront à se stabiliser, seront davantage mis
en jeu. Alors que ce sera l’inverse pour le cavalier chevronné.
Les textes et images permettant de décrire les différentes allures dans cette partie
sont majoritairement tirés et adaptés du livre de Malen, C., Muret, B., & Jacquey,
L. (1994). Etre cavalier, galop 5 a 6 : manuel des examens d’équitation.

Le pas :

Le pas est une allure lente à peu près 7 km/h et la force de sustentation est
quasi-nulle, car il s’agit d’une allure marchée et non sautée. Le pas est une allure
naturelle, symétrique, marchée et basculée, en quatre temps égaux, faisant entendre
quatre battues équidistantes.

Figure 3 : Mécanisme du pas (Malen, C., Muret, B., et Jacquey, L. 1994)

Le mouvement du cavalier au pas :

Les muscles mis en action au pas sont surtout l’ilio-psoas, les muscles
postérieurs vertébraux comme le carre des lombes et les grands et petits obliques.

Le mouvement se fera dans le plan frontal et on observera un mouvement


latéral. Le mouvement de bascule du cheval impose un mouvement d’inclinaison
latérale du bassin avec une inflexion controlatérale du rachis lombaire. Le buste du
cavalier, lui, va s’adapter pour pouvoir rester droit.

Dans le plan sagittal, on observera un mouvement antéro-postérieur. On aura


donc une rétroversion du bassin avec un effacement, voir une inversion de la lordose
lombaire. Et dans le plan transversal on aura un mouvement de torsion. Nous notons
une légère rotation thoraco-lombaire.
En résumé l’assise du cavalier suit un déplacement vers l’avant. Les hanches
suivent un mouvement d’extension, les cuisses un mouvement d’adduction et les
genoux tendent vers l’extension. Les mollets sont en adduction et le pied suit un
mouvement de retro pulsion corrélé à l’extension de la hanche.

Le trot :

La vitesse moyenne d’un cheval au trot est de 240 m par minute, soit 14 à 15
km/h. C’est l’allure la plus pratiquée pour l’apprentissage du cavalier, c’est celle qui
est la plus couramment utilisée sur une séance d’équitation. C’est en fait l’allure la
plus traumatisante pour le corps, celle-ci étant soumise à trois forces impulsives dans
trois directions. Le trot est une allure naturelle, symétrique, horizontale, diagonale,
sautée en deux temps égaux. Les battues diagonales sont séparées par une période de
projection. Ici le trot utilisé lors de l’expérience est le trot enlevé car il permet de
diminuer les forces verticales de un sur deux qui sont appliquées au rachis.

Figure 4 : Mécanisme du trot (Malen, C., Muret, B., et Jacquey, L. 1994)


Afin de pouvoir utiliser celui-ci le cavalier chausse ses étriers plus courts
pour pouvoir prendre appui sur ses pieds lors de la détente du bipède diagonal puis
reprendra contact lors de l’appui au sol de ce même bipède diagonal.

Les angles des articulations des hanches et des genoux s’ouvrent pour
permettre l’élévation qui doit être de faible amplitude. Le bassin est toujours en
rétroversion qui sera plus importante lors du mouvement d’élévation. De plus, le haut
du corps est légèrement penché en avant afin que le centre de gravité passe par les
épaules les genoux et les chevilles.

Le mouvement du cavalier au trot :

Dans le plan frontal on aura un mouvement latéral : les forces latérales sont
dirigées vers la droite puis vers la gauche. Etant donné la symétrie de l’allure, leur
effet est facilement compensé par le cavalier.

Dans le plan sagittal on aura un mouvement antéro-postérieur : pour les


forces horizontales, le cavalier négociera facilement les accélérations consécutives à
la détente du bipède diagonal qui est au sol, et les ralentissements faisant suite à la
reprise de contact avec le sol de l’autre bipède diagonal. Ceci étant, les forces sont
toujours dirigées dans la même direction.

En ce qui concerne la force verticale : elle est le problème principal car les
forces sont de direction successivement opposées. De plus, la force de sustentation
subit des variations importantes et rapides : le dos du cheval est à un maximum
d’abaissement au temps d’appui et à un maximum d’élévation au temps de projection.
Le cavalier reçoit de trois à quatre impulsions verticales par seconde à chaque
détente diagonale. Le cavalier est projeté vers le haut soumis à une force impulsive
verticale. En raison de son inertie, le mouvement d’ascension se poursuivra alors que
le cheval commence à descendre pour prendre appui sur le bipède diagonal
controlatéral.

Il en résulte que lors de la suivante ascension du dos du cheval le cavalier


retombe en retard d’où le choc. Ce choc est amorti par la colonne vertébrale du
cavalier engendrant des contraintes mécaniques verticales de cisaillement lorsque les
plateaux vertébraux ne sont pas parallèles entre eux.

En résumé, selon les travaux de Byström et al. (2009), Lovett et al. (2004),
Lagarde et al. (2005) et de Galloux et al. (1997), l’assise du cavalier suit un
mouvement vers le bas : d’abord vers l’avant puis vers l’arrière. Les hanches sont en
flexion et abduction. Les genoux sont en flexion et adduction. Les pieds tournent
latéralement et suivent un mouvement vers l’arrière (par rapport à la hanche). Les
talons s’abaissent en dessous des orteils.

Le galop :

Figure 5 : Mécanisme du galop (Malen, C., Muret, B., et Jacquey, L. 1994)


La vitesse moyenne d’un cheval au galop est de 350 à 450 m par minute, soit
environ 20 à 30 km par heure. Le galop est une allure naturelle, asymétrique,
diagonale, basculée, sautée en trois temps inégaux. Les muscles entrant en jeu dans
ces mouvements sont les fléchisseurs et extenseurs, ainsi que les muscles
abdominaux.

Les mouvements du cavalier aux différents temps du galop :

- 1er temps : les forces latérales (longitudinales) sont associées avec la force de
sustentation : le bassin effectue une rétroversion et le rachis lombaire une flexion.
Cette flexion est cependant limitée car le buste, masse d’inertie, est attiré vers
l’arrière sous l’effet de l’accélération longitudinale.

- 2ème temps : accélération s’accentue pour être maximale au troisième temps du


galop. Le bassin effectue un mouvement d’antéversion et de la lordose lombaire.

- 3ème temps : temps de suspension : la décélération longitudinale permet à


l’accélération verticale de présenter son maximum. La poussée verticale devient
sensible pour le bassin qui reprend sa position et donc effectue un mouvement de
rétroversion avec pour conséquence un effacement de la lordose lombaire.

2.2.3 Les forces qui s’applique au cavalier lors de ces allures

Nous avons donc vu que lors de ses déplacements, le cavalier est soumis à 3
forces, une transversale, une longitudinale et une verticale. Ces forces sont
transmises par le cheval à son cavalier. C'est ce dernier qui va absorber ces forces via
son bassin afin de suivre le plus harmonieusement les déplacements de sa monture.
Figure 6 : Les forces chez le cheval en déplacement (Catherine Humbert 2000)

Premièrement la force transversal ou latérale : dirigée de gauche à droite ou


de droite à gauche. Elle résultera des appuis du cheval au sol. Elle provoque des
mouvements latéraux du bassin du cavalier.

Deuxièmement la force longitudinale ou antéro-postérieure : d’avant en


arrière dit de propulsion assimilable à la propulsion du cheval. Force que l’on
retrouve essentiellement au galop. Elle est compensée par les mouvements
d’antéversion et rétroversion du bassin du cavalier. On notera une délordose ou un
hyperlordose lombaire associés à ces mouvement anté et rétroversion du bassin.

Troisièmement la force verticale : de bas en haut dite de sustentation : celle-ci


est transmise lors des ascensions répétitives du cheval qui sont suivies d’une phase
de descendante. La force verticale sera majoritaire au trot.

Pour finir, il existe également une force verticale liée à l’effet de la


pesanteur. Elle est située dans le plan sagittal de gravité du cavalier, verticale et
dirigée vers le bas. Elle a une valeur égale au poids de la positon du corps sus-jacent
à son point d’appui. Ces trois forces créent une résultante qui crée les mouvements
de torsion chez le cavalier. On peut donc conclure qu’il y a trois axes importants qui
influencent l’équilibre du cavalier.
2.3 Zones cibles du cavalier western

2.3.1 Différences cavalier western et cavalier classique


Nous avons parlé précédemment des aides chez le cavalier en général. Ces
aides seront donc les mêmes d’une équitation à l’autre, mais certaines seront plus
présentes par rapport aux autres, et certaine partie du corps seront plus ou moins
sollicité suivant la discipline.
Les jambes, les membres inférieurs seront plus utilisés chez le cavalier western, à
contrario les membres supérieurs seront plus sollicités chez le cavalier de classique.
En effet lors d’un parcours de reining le cavalier doit enchainer un nombre de figure
imposées dans un ordre précis. Et cela de manière fluide et avec le moins de
demande apparente de la part du cavalier à sa monture. Le cavalier sera à une main
(sauf épreuves pour les jeunes chevaux et pour débutants), les reines seront longues
et sans contact avec la bouche du cheval. De ce fait la plupart des demandes se
feront via les jambes.

2.3.2 Zones impactées chez le cavalier western

Le fait que le cavalier soit à une main pose également la question du


déséquilibre de sa posture, avec potentiellement un plus grand risque de déséquilibre
en comparaison du cavalier classique qui restera à deux mains.
Donc c’est pour cela que nous partirons sur l’hypothèse que le cavalier western aura
une influence membre inférieur plus importante.

2.4 Rôle et impact de l’ostéopathie chez le cavalier

Le rôle de l’ostéopathie sera de permettre au corps de retrouver son état


d’équilibre global et cela en lui redonnant un maximum de mobilité.
Beaucoup d’études se sont focalisées sur les différentes rachialgies que peuvent
éprouver les cavaliers, et dont l’ostéopathie répondait parfaitement à leur attentes.
On notera que Prin Conti précise que l’ostéopathie est une médecine manuelle
concentrée par la posture et l’équilibre de la population. Cette étude permet
d’améliorer la qualité de la liaison entre le cavalier et son cheval. L’ostéopathie est
un moyen efficace et utile de traitement pour rééquilibrer le cavalier. En équitation la
position, la posture du cavalier sera continuellement sollicitée de manière à ce que ce
dernier puisse rester en selle. Le rachis sera donc fortement mis a contribution, et
d’autant plus lors de chute qui peuvent engendrer des troubles fonctionnels, ou
encore des déficits posturaux.

De ce fait, pour étudier l’influence de l’ostéopathie sur la modification de la


posture du cavalier de reining, il nous parait donc intéressant d’utiliser un traitement
d’ostéopathie global qui est en lien direct avec le principe même de l’ostéopathie. On
recherchera une limitation de mobilité dans les différents plans de l’espace.

2.5 Objectif de l’étude

Lors de cette étude nous allons essayer de montrer comment il est possible
d’optimiser le couple cavalier-cheval via la prise en charge ostéopathique
uniquement du patient. Afin de se rapprocher au maximum de la relation de
« centaure » et offrir au cavalier un meilleur maintien en selle, visant au moins
d’effort et un maximum d’efficacité.
Donc nous aurons pour objectif de traiter globalement les patients dans un
temps relativement court, assimilable au traitement des sportifs au bord des terrains
de foot ou de rugby et d’évaluer l’influence de l’ostéopathie sur l’équilibre du
cavalier. De façon à montrer l’efficacité que nous pourrions apporter lors d’une
compétition, et comment une prise en charge avant un passage du cavalier pourrait
être optimisée.
3 MATERIELS ET MÉTHODES

3.1 Population et critère de l’étude

3.1.1 Description de la population


La population étudiée ne se cantonnera pas à une tranche d’âge précise. Elle
s’étendra de 16 à 32 ans. Elle est composée de 8 personnes étudiées entre Janvier
2017 et Mai 2017. Ils pratiquent tous l’équitation western et tout particulièrement le
reining dans des centres équestres d’île de France (GB quarter horse et CD’s quarter
horse).
L’étude sera composée de deux groupes un groupe de patients uniquement testé et un
groupe traité. Nous avons pris le parti d’uniquement tester à deux reprises les
patients du groupe « test » pour ne pas avoir les variantes de l’effet placébo.

3.1.2 Critères d’inclusion


Les critères d’inclusions seront définis en aval de l’étude. Ils ont été choisis
précisément afin de permettre d’optimiser au maximum notre expérience,
d’homogénéifier la population et la plus représentative possible.
- Tranche d’âge entre 8 et 80 ans
- Etre une femme ou un homme
- Etre en bonne santé générale
- Avoir plus d’un an de pratique en reining avec au minimum le niveau galop 1
- Pratiquer la compétition et si possible durant la saison 2017

3.1.3 Critères d’exclusion


Ces critères pourront exclure ou faire sortir un sujet de l’étude.
- Non volonté à vouloir suivre l’étude
- Patient ayant une chute ou un accident entrainant une immobilisation lors du
protocole
- Non respect des consignes et contraintes liées à l’étude et lors de la prise de
mesure
- Toute douleur, inconfort, malaise lors de la prise de mesure ou pendant la
prise en charge ostéopathique
3.2 Matériel utilisé

3.2.1 Corex equine


Le matériel utilisé lors de cette étude a permis de calculer les différentes
forces appliquées par leur monture sur le cavalier et d’analyser comment celui-ci
s’est adapté afin de garder son équilibre. Ce matériel corex equine a été inventé aux
Etats-Unis en 2014 suite aux travaux d’Hilary Clayton avec qui ils ont travaillé en
collaboration pour rendre cet outil utilisable pour tous les cavaliers : dans le but de
leur permettre d’améliorer leur équilibre suite à l’enregistrement des différentes
inclinaisons du tronc, aux différentes allures qui influencent le corps par les
différentes forces qui lui sont appliquées. Ainsi il permet d’enregistrer les
mouvements du rachis du cavalier et d’informer celui-ci de sa position et de ses
appuis sur la selle. Le dispositif est conçu pour être portable et polyvalent.

Beaucoup d’études ont démontré que le segment lombaire bas était la région
la plus sollicitée, cette dernière pourra atteindre une amplitude maximale des
mouvements réalisables selon Deguerre (1978) avec une variation de L5 S1 de 15°.
Ce qui explique pourquoi cet outil de mesure repère les différences de mouvement à
partir du bassin, mais aussi pour quelle raison la sensibilité de mesure se fera sur un
intervalle de 4 à 12°.

Le matériel comprend un Smartphone avec une application « corex equine »


(figure 7), et une ceinture fabriquée par nos soins en nylon avec une coque pour le
smartphone fixée sur cette dernière. Cette ceinture sera installée au niveau de L5 S1
qui fait le tour du bassin avec une coque au niveau de L5 S1 afin de fixer le
téléphone à l’horizontal pour calculer l’équilibre vertical de base à l’arrêt.

L’application permet de capter les forces soumises au cavalier par son cheval
dans le plan sagittal, calculer les mouvements antérieurs/postérieurs du cavalier, dans
un plan frontal, calculer les mouvements latéraux, et dans un plan transversal et
calculer les mouvements de torsion/rotation par rapport à sa verticale de gravité de
départ fixe, assis, à cheval, et à l’arrêt. Il sera possible de calculer les différents
mouvements et adaptations du corps afin de rester à cheval aux différentes allures
avec une notion de 12° d’intervalle de défauts autorisés de 4-12° (12° bon cavalier à
4° pour les très bon cavalier). Ce degré peut être modifié suivant le niveau des
cavaliers et la sensibilité voulue du test. Nous choisirons pour notre étude une
précision de 12°.

Nous pouvons aussi affiner les résultats en dissociant les différentes allures : au pas,
au trot et au galop.

Figure 7 : Application corex equine (site internet "corex equine")

Ensuite les données seront retranscrites soit sous forme de pourcentage


d’erreur ou alors par un nombre précis d’erreur sur le temps du test. C’est sur ces
erreurs que nous nous baserons pour l’étude des résultats. Et alors voir si il y a une
amélioration de ce nombre d’erreurs après le traitement ostéopathique.

Pour résumer cet outil va permettre de mesurer les différentes déviances de


postures dans les trois plans de l’espace et cela par l’influence des allures du cheval
sur le bassin du cavalier mais également via les pressions que le cavalier peut exercer
sur ses étriers via ses pieds. On notera qu’un défaut proprioceptif, un manque d’appui
sur un pied peut être compensé par les appuis du bassin et entrainer un net
déséquilibre.
On notera que cette application nous permet tout de même une bonne
reproductibilité des tests et de prise de donnée.
Il n’a pas été rapporté d’étude sur l’utilisation de cette application dans le
domaine médical. En l’absence de littérature spécifique à cette application, nous
pouvons profiter d’articles plus généralistes ayant partagé l’intérêt du smartphone et
des nouvelles applications pour la santé. En effet, les objets connectés sont
omniprésent dans notre quotidien, facilitant la prise de donnée, la capture
d’information, permettant de mieux suivre et d’analyser notre mode de vie. Ces
objets sont aussi conçus pour communiquer des informations relatives à notre santé,
et ce directement au système médical. L’avantage de ces outils sera leur moindre
coût et leur simplicité d’utilisation.
Ces applications peuvent dresser une liste d’avantage : tests non invasifs, une
évolutivité et diversité des outils, économique, ergonomiques, peu onéreux et donc
omniprésents, non encombrants et facile d’utilisation, des mesures qui peuvent se
faire en continu (jour et nuit), une collecte d’informations sur les données vitales,
paramètre biologique ect, mesures de l’efficacité thérapeutique lors d’essais
cliniques. Mais il y a aussi des limites : une population trop précoce ou trop avancée
peut en restreindre l’utilisation, les objets connectés restent limités aux tests non
invasifs, leur utilisation peut générer des effets anxiogènes, un manque de fiabilité et
de régulation peut être rapporté, un besoin de sécurisation des données du patient, un
besoin de moyens importants pour l’enregistrement et le stockage des données.

3.3 Déroulement de l’étude

L’étude comprend 8 patients de 16 à 32 ans. Ils seront repartis de façon


totalement arbitraire en deux groupes de 4 patients : un groupe qui sera uniquement
testé et un groupe testé et traité.
Dans les premiers temps de l’étude une explication avec les différents patients sur les
objectifs, le déroulement de l’étude et les contraintes a été faite. Tout le long de
l’étude, les patients seront testés à deux reprises avec la ceinture.
Pour chaque patient, elles seront réalisées avec le même cheval et le même matériel
avec un réglage identique du début à la fin de l’expérience. Les séances sont réalisées
en début de cours sur le temps appelé « détente » toujours effectué sur le plat.
L’étude se déroule en trois temps :
er
- Premier temps (1 test): une prise de mesure avec la ceinture. Le déroulement sera
toujours le même tout le long de l’étude pour tous les patients. On commence après
repérage de L5S1 sur le rachis en position debout à pied. La ceinture est positionnée
en prenant soin de localiser « la poche téléphone » sur L5S1. Le cavalier est ensuite
mis en selle à cheval avec réglage de ses étriers à la même hauteur. Puis le téléphone
est introduit à son emplacement prévu dans la ceinture et l’application est tout
d’abord activée sur le mode « pas ». Il sera demandé au cavalier d’effectuer un huit
de chiffre, ce qui correspondra à un cercle à chaque mains, puis de s’arrêter au milieu
du manège. La prise de mesure se poursuit au trot puis au galop également sur un
huit de cercle. On notera pour le galop que le cavalier fera un arrêt après le premier
cercle, pour faire le second, de manière à être sur le bon pied. A chaque changement
d’allure, l’application est réglée sur le mode « trot » ou « galop » correspondant à
l’allure en cours, avec un intervalle autorise de degrés de faille fixé à 12° (intervalle
correspondant à un bon cavalier).

- Deuxième temps (traitement) : traitement global effectué sur place au écurie. Il se


déroule comme une séance normale d’ostéopathie avec une première partie :
anamnèse, une observation globale debout, une série de test (seront précisé ci-
dessous) puis un traitement. Le traitement aura pour but d’améliorer la
proprioception lombo-pelvienne en équilibrant le tonus musculaire et les amplitudes
articulaires, une bonne proprioception étant fondamentale pour la performance. Nous
favoriserons également une bonne mobilité de l’axe rachidien par un travail
biomécanique qui permettra un mouvement ajusté.

Lors de cette séance une série de questions à propos du mémoire et de leur pratique
de l’équitation seront posées. Nous noterons que cette étape sera valable uniquement
pour le groupe de patients traités.

ème
Troisième temps (2 test) : une quinzaine de minute après la séance d’ostéopathie,
reprise de mesure avec la ceinture sur le même cheval, avec le même matériel, et
identique au premier test.
Pour ce qui concerne les patients appartenant au groupe non traités, la deuxième
prise de mesure se fera en fin de séance, environ une vingtaine de minute après la
première prise.

Figure 8 : Positionnement de la ceinture pour les prises de mesure

Par la suite, la population sera évaluée par différents tests ostéopathiques articulaires.
L’ensemble des tests décrits ci-dessous sont majoritairement tirés et adaptés du livre
de Fischer, M., et Erieau, B., (2009). « Trust, sémiologie, imagerie : Indications en
ostéopathie vertébrale p 42 – 43 – 64 – 65 – 97 – 89 – 141 – 144 – 238 – 239 – 240

TEST DE DEPISTAGE LOMBAIRE p97 à 104 – DORSAL p141 à 144


TEST DE DEPISTAGE LOMBAIRE

Position du sujet : Debout, pieds écartés, bras ballants, regard droit devant.

Position du praticien : Assis derrière le sujet (tabouret réglable), le praticien palpe à


deux doigts (index et majeur) l’épineuse de la vertèbre considérée, tout en gardant le
contact avec la sous- jacente.
Mise en œuvre du test : Les doigts du praticien sont orientés vers le haut ; ils
ressentent le volume de l’épineuse considérée, entre les pulpes des deux doigts, et le
volume de l’épineuse de la sous-jacente, ce qui lui permet d’apprécier la position
relative de l’une par rapport à l’autre. Le praticien recherche les anomalies
positionnelles, les déviations locales, les désalignements.

Mise en œuvre du test pour les différents paramètres

Side-bending : Le praticien observe le comportement de la sus-jacente par rapport à


la sous- jacente, dans les side-bending droit et gauche, grâce à la pulpe de ses doigts.
Il note les anomalies éventuelles telles un refus d’inscription de la sus-jacente sur la
sous-jacente dans l’inclinaison, créant ainsi une dysharmonie de courbure.

Figure 9 : Test en rotation du rachis lombaire

Rotations : Le praticien fait tourner le patient. Pour les rotations droite et gauche. Il
note les anomalies éventuelles telles qu’une absence de décalage de l’épineuse sus-
jacente sur la sous-jacente.

Flexion : Le praticien fait fléchir progressivement le buste du patient, en partant du


haut, et relationne l’épineuse de la sus-jacente avec la sous-jacente, dans la flexion. Il
note les anomalies éventuelles telles qu’une absence d’écartement entre ces deux
épineuses.

Extension : Le praticien fait faire au patient une extension du buste, en partant du


haut, et relationne l’épineuse de la sus-jacente avec la sous-jacente, dans l’extension.
Il note les anomalies éventuelles telles qu’une absence de rapprochement entre ces
deux épineuses.

Figure 10 : Test de dépistage du rachis dorsal

Test de dépistage dorsal (sujet debout)

Position du sujet : Debout, pieds écartés de 30 cm,


bras ballants, regard droit devant.

Position du praticien : Assis derrière le sujet


(tabouret réglable), palpe à deux doigts (index
majeur) l’épineuse de la vertèbre considérée, tout en
gardant le contact avec la sous-jacente.

Mise en œuvre du test : Les doigts du praticien sont orientés vers le haut ; ils
ressentent le volume de l’épineuse considérée, entre les pulpes des doigts, et le
volume de l’épineuse de la sous-jacente, ce qui lui permet d’apprécier la position
relative de l’une par rapport à l’autre. Le praticien recherche les anomalies
positionnelles, les déviations locales, les désalignements...

Test pour les différents paramètres

Side bending : Le praticien observe le comportement de la sus-jacente par rapport à


la sous- jacente, dans les « side-bending » droit et gauche, grâce à la pulpe de ses
doigts. Il note les anomalies éventuelles tel un refus d’inscription de la sus-jacente
sur la sous-jacente dans l’inclinaison, créant ainsi une dysharmonie de courbure.

Rotation : Le praticien observe le comportement de l’épineuse sus-jacente par


rapport à la sous-jacente dans les rotations droite et gauche, grâce à la pulpe de ses
doigts. Il note les anomalies éventuelles tel qu’une absence de décalage de l’épineuse
sus- jacente sur la sous-jacente.

Flexion : Le praticien fait fléchir progressivement le buste du patient, en partant du


haut, et relationne l’épineuse de la sus-jacente avec la sous-jacente, dans la flexion. Il
note les anomalies éventuelles tel qu’absence d’écartement entre ces deux épineuses.

Extension : Le praticien demande au patient une extension du buste, en partant du


haut, et relationne l’épineuse de la sus-jacente avec la sous-jacente, dans l’extension.
Il note les anomalies éventuelles tel qu’absence de rapprochement entre ces deux
épineuses.

TEST DES CERVICALES MOYENNE ET INFÉRIEURES P 238-239

Position du sujet : Assis au bord de la table ou sur un tabouret, pieds à plat au sol,
mains sur les cuisses, tête droite, regard « loin devant ».

Position du praticien : Debout de trois quarts derrière le sujet, pieds écartés, main
proximale palpant à deux doigts (pulpes index et majeur) l’épineuse de la vertèbre
considérée en la relationnant à l’épineuse de la vertèbre sous-jacente, la main distale
prenant contact avec la partie supéro-latérale de la tête du patient.

Figure 11 : Test en rotation du rachis cervical


Mise en œuvre des tests

Rotations : Le praticien entraîne de sa main distale la rotation de la tête et du cou


jusqu’à atteindre le niveau testé ; il apprécie la rotation de l’épineuse considérée sur
la sous- jacente d’un côté puis de l’autre. Il note les anomalies éventuelles tel qu’une
absence de décalage de l’épineuse sus- jacente sur la sous-jacente.

Figure 12 : Test en side bending du rachis cervical

Side-bending : Le praticien entraîne de sa main distale l’inclinaison de la tête et du


cou jusqu’à atteindre le niveau testé ; il apprécie le side-bending de l’épineuse
considérée sur la sous-jacente d’un côté puis de l’autre. Il note les anomalies
éventuelles tel un refus d’inscription de l’épineuse sus-jacente sur la sous-jacente
dans l’inclinaison, créant une dysharmonie de courbure.

Figure 13 : Test en extension du rachis cervical

Extension : Le praticien entraîne de sa main distale l’extension de la tête et du cou


jusqu’à atteindre le niveau testé ; il apprécie l’extension de l’épineuse considérée sur
la sous jacente. Il note les anomalies éventuelles tel qu’absence de rapprochement
entre ces deux épineuses.

Figure 14 : Test en flexion du rachis cervical

Flexion : Le praticien entraîne de sa main distale la flexion de la tête et du cou


jusqu’à atteindre le niveau testé ; il apprécie la flexion de l’épineuse considérée sur la
sous- jacente. Il note les anomalies éventuelles tel qu’absence d’écartement entre ces
deux épineuses.

TESTS DES CERVICALES MOYENNES ET INFÉRIEURES p 240

Test en translation

Figure 15 : Test en translation du rachis cervical


Position du sujet : En décubitus dorsal (DD), tête hors de table, jambes allongées,
bras le long du corps.

Position du praticien : Assis à la tête du patient, supportant le sommet de la tête sur


ses genoux, laissant libre accès aux vertèbres et à l’occiput.

Mise en œuvre du test : Le praticien place les 1re métacarpophalangiennes (MCP1)


de ses deux index de chaque côté sur les transverses de la vertèbre à tester, et
translate horizontalement le niveau considéré, à la recherche d’une éventuelle perte
de mobilité. Si on note une résistance « dure » à la translation vers la droite, on peut
en déduire une dysfonction en translation gauche.

Rotation : Le praticien place ses pulpes des index sous les massifs articulaires,
soulève alternativement le côté droit puis gauche, à la recherche d’une perte
éventuelle de mobilité en rotation du niveau considéré. Si le massif articulaire droit
de la vertèbre testée refuse le soulèvement proposé, cela indique une dysfonction en
rotation gauche.

Flexion : Le praticien place les pulpes des index et majeur d’une main, au contact de
l’épineuse de la vertèbre testée et de l’épineuse sous-jacente. De cette manière, il
apprécie le volume de l’épineuse. Il peut, en induisant de son autre main placée sous
l’occiput la flexion de tête et cou, jusqu’au niveau considéré, apprécier la capacité de
flexion de la vertèbre testée sur la vertèbre sous-jacente. Le praticien note une
éventuelle absence d’écartement entre les deux épineuses testées.

Extension : Le processus est le même que pour la flexion, en induisant l’extension à


l’aide la main-occiput jusqu’au niveau considéré. Le praticien note une éventuelle
absence de rapprochement entre les deux épineuses testées.
TEST BILATERAL DES ILIAQUES VERS LA POSTÉRIORITÉ p 42 - 43

Position du sujet : En décubitus dorsal en milieu de table, bras le long du corps,


membres inférieurs allongés et légèrement écartés.

Position du praticien : Debout, sur un côté du sujet et face à lui en légère fente
avant. Le praticien place les paumes de ses deux mains sur les deux épines iliaques
antéro- supérieures (EIAS), en ayant au préalable réalisé un crédit de peau en partant
de l’abdomen.

Mise en œuvre du test : Le praticien maintient légèrement un iliaque, puis mobilise


l’autre vers la postériorité en induisant une force oblique, vers la table et légèrement
vers le dehors. Puis il fixe l’iliaque précédemment testé et mobilise l’autre vers la
postériorité. Une absence de mouvement, ou une sensation de rebond « dur »,
peuvent être considérées comme l’indication d’une possible lésion ostéopathique de
cet iliaque en antériorité (déficit de postériorité).

Figure 16 : Position du patient et du praticien pour le test des iliaques


TESTS DU SACRUM SUR LES AXES OBLIQUES p 64 - 65

Position du sujet : En Décubitus ventral, pieds sortis de table, bras en dehors de la


table, tête droite, nez dans la fente de la têtière ou tête tournée du côté confortable
pour le patient.

Position du praticien : Debout face au bassin du sujet, pieds écartés, genoux fléchis,
une main appliquée par le pisiforme sur l’angle inféro-latéral (AIL) opposé, l’autre
main positionnée avec deux doigts (index et majeur) dans le sillon côté homolatéral.
Le praticien changera la disposition de ses mains en les inversant pour tester l’autre
côté.

Mise en œuvre du test : La « main AIL » appuie verticalement vers le sol et la «


main sillon » apprécie le mouvement postérieur du sacrum ainsi que son retour
antérieur lors du relâchement de l’appui AIL, en accompagnant ce retour par une
pression verticale

des deux doigts vers le sol. Cela permet de mettre en évidence les dysfonctions en
torsion postérieure ou antérieure du sacrum, à complémenter par les tests précédents.

4 RESULTATS

4.1 Caractéristique de la population étudiée

Les caractéristiques des patients composant la population étudiée sont détaillés dans
les tableaux 1 et 2. Les deux groupes sont composés : de 4 patients. Tous les patients
ont un bon niveau d’équitation western (tableau 3 et 4).
Patient trait é Patient traité Patient traité Patient traité
n°1 n°2 n°3 n°4

Sexe Femme Femme Homme Femme

Age 16 31 32 25

Autre(s)
pratique(s)
sportive(s) Non Non Non Sport en salle

Déjà consulté
un
ostéopathe ? Oui Non Non Oui

Nombre de 2 fois pour des 3 séances suite


séance ? douleurs en bas à une myosite
du dos / /
chroniques

Tableau 1 : Descriptif de la population traitée

Le tableau 1 présente la population traitée, qui est constituées de trois femmes de 16,
25 et 31 ans et d’un homme de 32 ans. L’équitation étant leur unique pratique
sportive. Deux des patientes ont déjà eu recours à un traitement ostéopathique dans
l’année encourue pour des douleurs lombaires et pour la seconde suite à une myosite.

Patient testé Patient testé Patient testé Patient testé


n°1 n°2 n°3 n°4

Sexe Femme Homme Femme Femme

Age 35 ans 20 ans 21 ans 24 ans

Autre(s) Non Golf - Running Non


pratique(s) Running
sportive(s)

Déjà consulté Oui Oui Non Non


un ostéopathe ?

Nombre de 3 séances 1 séance / /


séance ?
douleurs sacro- cervicalgie et
iliaques lombalgie
chronique

Tableau 2 : Descriptif de la population testée


Le tableau 2 présente la population testée, qui est constituée de trois femmes de 21,
24 et 35 ans et d’un homme de 20 ans. L’équitation étant pour deux d’entre eux leur
unique pratique sportive. Et pour les deux autres ont notera la pratique du running et
du golf. Deux des patients à déjà eut recours à un traitement ostéopathique dans
l’année encourue pour des douleurs cervicales et lombaires pour le patient n°2 et la
patiente n°1 pour des douleurs sacro-iliaque.

Patient traité Patient traité Patient traité Patient traité


n°1 n°2 n°3 n°4

Nombre d’année 10 ans 9 ans 6 ans 15 ans


de reining ?

Pratique la Oui Oui Oui Oui


compétition ?

Nombre d’heure 25 h 5h 7h 2h
à cheval par
semaine ?

Douleur(s) à Oui Non Oui Non


cheval ?
Bas du dos + Epaule droite
poignet droit

Tableau 3 : Pratique équestre des patients traités

Le tableau 3 récapitule le degré de pratique de la population traité. Ainsi que des


éventuelles douleurs retrouvées à cheval par les patients. On notera que la plupart des
cavaliers ont un bon niveau à cheval, pratiquant tous au minimum le reining depuis 6
ans et pour les autres entre 10 et 15 ans. Ils pratiquent tous la compétition. Pour ce
qui concerne le nombre d’heures à cheval par semaine c’est un peu plus hétérogène.
Le patient n°1 pratique en moyenne 25 heures, le n°2 5 heures, le n°3 7 heures et le
dernier en revanche et celui qui monte le moins, c’est-à-dire 2 heures.

Il y a sur les quatre patients uniquement deux cavaliers qui se plaignent de douleurs à
cheval. Des douleurs lombalgique et au poignet droit pour le patient n° 1 et une
douleur à l’épaule droite pour le patient n°3.
Patient testé n°1 Patient testé n°2 Patient testé n°3 Patient testé n°4

Nombre d’année 7 ans 6 ans 2 ans 15 ans


de reining ?

Pratique la Oui Oui Oui Oui


compétition ?

Nombre d’heure 2 – 3h 2h 3h 7h
à cheval par
semaine ?

Douleur(s) à Non Non Oui Oui


cheval ?
Lombalgie basse Dorsalgie
moyenne +
sacro-iliaque
droite

Tableau 4 : Pratique équestre des patients testés

Le tableau 4 récapitule le degré de pratique de la population testée. Ainsi que des


éventuelles douleurs retrouvées à cheval par les patients.

On notera que la plupart des cavaliers ont un bon niveau à cheval. Pratiquant le
reining depuis au minimum 2 ans pour le patient n° 3 et 7-6 ans pour les patients n°1
et 2, ce sera le patient n°4 qui pratique depuis le plus longtemps avec 15 ans
d’expérience. Ils pratiquent tous un minimum de 2 heures d’équitation par semaine
jusqu’à 7 heures pour le patient n°4. Tous pratiquent la compétition. Et uniquement
deux patients présentent des douleurs à cheval, lombalgie basse pour le patient n°3 et
dorsalgie moyenne et une douleur sacro-iliaque latéralisée à droite pour le patient n°4.
Groupe traité Groupe testé

Age médian 26 25

Sexe ratio 0,25 0,25

Douleur (%) 50 % 50 %

Consultation ostéopathique 50 % 50 %

Pratique de la compétition 100 % 100 %


(%)

Nombre d’année(s) 7,5 10


d’équitation

Nombre d’heure(s) 3,5 9,75


d’équitation par semaine

Tableau 5 : Synthèse des différents groupes

Le tableau 5 récapitule les douleurs, âges et le niveau d’équitation pouvant être pris
en compte pour notre étude.

4.2 Analyse de l’équilibre par Corex equine

4.2.1 Allure au pas

Synthèse des erreurs antéro-post au pas


Pourcentage des erreurs effectuées

80
70
60
50
40
30
20 Premier test A/P au pas
10 Deuxieme test A/P au pas
0

12345678
Patients traités de 1 à 4 et patients testés de 5 à 8

Figure 17 : Synthèse des erreurs antéro-post au pas


Chaque groupe comprend 4 patients, les patients de 1 à 4 ont été traité et les patients
5 à 8 uniquement testé à deux reprises. Ce sera exactement les mêmes
correspndances pour chaques graphique.
Le schéma ci-dessus représente la synthèse des erreurs faites en antéro-postérieures
au pas. Nos résultats démontrent que pour l’allure du pas, les erreurs antéro-
postérieures semblent diminuer dans les groupes traités après action d’une séance
d’ostéopathie. Cependant la tendance s’inverse pour le patient 3. Pour les patients
uniquement testés, on observe aussi une différence entre les deux tests.

5.1.1 Allure au trot

Synthèse des erreurs antéro- postérieur au trot


Pourcentage des erreurs effectuées

70
60
50
40
30
20
10 Premier test A/P au trot
0 Deuxième test A/P au trot

12345678
Patients traités de 1 à 4 et patients testés de 5 à 8

Figure 18 : Synthèse des erreurs antéro-postérieur au trot

Sur le test au trot, on observe une différence significatives entre le premier et le


second test dans les deux groupes. Il y a de nouveau une inversion de la tendance
général pour le patient 3 qui n’est pas améliorée.
5.1.2 Allure au galop

Synthèse des erreurs antéro- postérieur au galop


Pourcentage des erreurs effectuées

80
70
60
50
40
30
20 Premier test A/P au galop
10 Deuxieme test A/P au galop
0

12345678
Patients traités de 1 à 4 et patients testés de 5 à 8

Figure 19 : Synthèse des erreurs antéro-postérieur au galop

Sur le test au galop, on observe une fois encore une réelle amélioration lors du
deuxième test après traitement ostéopathique, également pour le patient 3 qui sur les
test précédent ne s’était pas amélioré.

5 DISCUSSION

5.1 Synthèse des résultats

Nous détaillerons le pourcentage d’erreurs faites dans le mouvement


d’antéro- postérieur, car ces dernières ont été les plus significatives pour l’étude.
Malgré tout, les graphiques sur les mouvements latéraux (annexes 1,2,3) et de
torsions (annexes 4,5,6) sont aussi à observer dans le cas de futures recherches.

Les résultats des graphiques nous montrent que nous avons déjà un
pourcentage d’erreurs inférieures au pas par rapport au trot et au galop. Cela peut
s’expliquer par l’allure lente du pas et l’importance minimum des forces qui
s’appliquent au cavalier en comparaison des deux autres allures.
Au pas, d’après le graphique, nous pouvons voir qu’une séance d’ostéopathie
améliore le nombre d’erreurs des patients traités globalement, sauf pour le patient 3.

Il existe une similitude du nombre d’erreurs entre les cavaliers de même niveau.

L’allure qui sera la plus améliorée pour les quatre patients traités sera le galop. Cela
pouvant s’expliquer par le fait que la force antéro-postérieur soumise au cavalier est
majoritaire au galop. Elle est compensée par le cavalier grâce à des mouvements de
rétroversion et d’antéversion du bassin. A ces mouvements du bassin sera associé
une délordose lombaire ou hyperlordose. Etant donné que chacun de ces patients lors
de leur traitement ont reçu un rééquilibrage au niveau du bassin et un traitement
lombaire entre autre. Nous pouvons émettre l’hypothèse que l’équilibre du bassin à
donc pu être améliorée par les manipulations ostéopathiques de ces zones.

Au galop, le diagramme nous permet d’observer des valeurs moins importantes que
dans le diagramme du trot. La qualité de l’allure peut être une explication à cette
différence entre les valeurs du trot et du galop qui est une allure à trois temps avec un
temps de suspension et une bascule antéro-postérieure, à la différence du trot qui est
une allure à deux temps avec des forces verticales qui sont de direction
successivement opposées. Il est donc plus facile de suivre le mouvement antéro-
postérieur du cheval au galop. De même, le pas étant une allure à quatre temps et
plus lente, on remarque un nombre d’erreurs plus important au galop qu’au pas, bien
que les deux aient des orientations de courbes similaires.

On observe que les patients testés ont eux aussi une forte amélioration entre les deux
premières prises. Cela peut s’expliquer par la mise en place de la ceinture, qui peut
les avoir gêné lors du premier test, malgré leurs réponses négatives en fin de séance
sur cette gêne, ainsi que l’angoisse engendrée par un nouveau matériel inconnu
surajouté.

On remarque une forte diminution du nombre d’erreurs pour les patients traités avec
des diagrammes à courbe descendante, sauf pour le patient 3 qui ne sera amélioré que
au galop. D’un diagramme à l’autre, l’évolution est globalement la même.
5.2 Limites de l’étude

L’expérience faite ici comprend de nombreux biais qui peuvent influencer les
résultats.

Tout d’abord, le nombre total de la population inclus est trop faible, ce qui diminue
significativement la portée de l’étude, et nos résultats sont donc peu significatifs.
Ainsi il serait intéressant d’étendre cette étude, notamment à l’occasion de concours
de reining, ce qui nous apporterait un échantillon de patients beaucoup plus
significatif.

Ensuite, nos deux bras ne sont pas homogènes, ceci principalement à un biais de
recrutement, la population équestre amateur est majoritairement constituée de filles.
C’est pour cela que nous avons pur chaque groupe trois filles pour un garçon.

Le matériel de mesure est semblable, ainsi que l’exercice réalisé pendant la période
de mesure d’un test à l’autre. Cependant le cheval d’un patient à l’autre varie et peut
intervenir dans la position d’équilibre retrouvé ce qui ne nous permet pas de
comparer entre chaque individu. Le niveau de dressage de chaque cheval, ainsi que
ces allures pourront interagir dans l’équilibre du cavalier. Nous avons essayé dans la
mesure du possible de tester chaque cavalier avec son propre cheval, ce qui permet
de mieux évaluer la capacité du cavalier à s’adapter et à absorber les forces
transmises par sa monture. Cependant, pour des raisons de blessures de certains
chevaux pour certains cavaliers au moment des tests, nous n’avons pas toujours pu
tester les cavaliers avec leur monture. Donc le fait que les cavaliers ne soient pas
toujours associés à leur cheval habituel créent un biais supplémentaire.

L’échantillon de patients étant insuffisant, cela ne nous permet pas de faire une étude
statistique de nos résultats. Ce qui limite significativement notre expérience.

De plus, on pourra noter que les erreurs d’équilibre du cavalier dans les différents
plans de l’espace sont intimement liées aux forces que transmet le cheval à son
cavalier. Or nous pouvons tout à fait nous poser la question suivant : les
dysfonctionnements locomoteur du cheval ne pourraient-ils pas être pris en compte ?
Enfin toutes les séances d’ostéopathie sont réalisées par un seul ostéopathe que je
représente. Néanmoins l’étude en simple aveugle est un biais. En effet, il reste
discutable quant au fait de connaitre le traitement dont bénéficie le patient.

6 CONCLUSION

Ce travail est le premier effectué chez le cavalier western de reining.

Le bienfait d’une séance d’ostéopathie semble être prometteur sur l’équilibre du


cavalier. L’appareil utilisé dans l’étude a permis de calculer les mouvements
appliqués aux cavaliers dans trois plans, antéro-postérieurs, latéraux et de torsions.
Seuls les mouvements d’antéro-postériorité sont pris en compte car ce sont les plus
influencés chez le débutant aux différentes allures.

L’étude est statistiquement non valable du fait du manque trop important de patients
au sein de l’échantillon. Mais grâce à l’analyse qualitative sur les différentes allures,
on peut affirmer qu’une prise en charge ostéopathique du cavalier de reining à visée
d’amélioration à moyen-court terme est valable dans le cadre d’une prise en charge
en compétition, avant le passage d’une épreuve.

Nous pouvons en conclure que nous avons une amélioration post-séance mais que
l’effet est représentatif sur les 1, 2 et 4 et ce pour les trois allures. Alors qu’on a une
amélioration chez le patient 3 uniquement au galop.

Il ne faut pas oublier de prendre en compte la différence de niveau des chevaux, ainsi
que les habitudes que peuvent avoir certains patients avec une monture connue, qui
influence l’équilibre et donc l’adaptation des mouvements antéro-postérieurs du
cheval appliqués au bassin, puis au rachis du cavalier.

Les patients qui pratiquent régulièrement un autre sport en dehors de l’équitation,


semblent avoir un meilleur équilibre et une plus grande facilité d’adaptation aux
forces subies aux différentes allures. Ainsi la souplesse, la connaissance de son corps
peut influencer l’équilibre à cheval. Un renforcement d’assouplissement, musculaire
peut être un outil de travail aussi bien à cheval qu’au cours des séances d’ostéopathie
pour l’amélioration de l’équilibre et la posture du cavalier.

Lors de notre étude, nous n’objectivons pas de différences de résultats influencés par
le sexe du patient malgré une prédominance féminine.

Nos premiers résultats semblant prometteurs, il serait intéressant de poursuivre cette


étude avec une population plus grande afin d’avoir des données plus significatives.
De plus, il pourrait être intéressant d’enrichir ce mémoire grâce à une étude plus
longue, ou encore de suivre un panel de cavalier sur une saison entière de
compétition et mettre nos données en lien avec les résultats sportifs.

Cela pourrait passer par l’approfondissement de notre étude en partenariat avec un


ostéopathe équin, de manière à mettre en perspective les dysfonctionnement du
cheval et du cavalier. Et si un travail sur le couple cavalier-cheval était bénéfique
dans le cadre de l’optimisation du couple lors de compétition ?

J’espère avoir apporté ma petite pierre à l’édifice et avoir suscité un intérêt sur la
recherche chez le cavaliers de Reining. Il reste encore beaucoup de travail à effectuer
dans ce domaine. Mais les dysfonctions et les douleurs rachidiennes sont un
problème chronique du cavalier tant sur sa douleur que sur son perfectionnement
sportif.
ANNEXES
Annexe 1 : Graphique de synthèse des erreurs latérales au pas

Synthèse des erreurs latérales au pas


60
Pourcentage des erreurs effectuées

50

40

30
Premier test latéral au pas
Deuxieme test latéral au pas
20

10

0
12345678
Patients traités de 1 à 4 et patients testés de 5 à 8

Annexe 2 : Graphique de synthèse des erreurs latérales au trot

Synthèse des erreurs latérales au trot


45
Pourcentage des erreurs effectuées

40
35
30
25
20
15
10 Premier test latéral au trot
5 Deuxieme test latéral au trot
0

12345678
Patients traités de 1 à 4 et patients testés de 5 à 8

Annexe 3 : Graphique de synthèse des erreurs latérales au Galop


Synthèse des erreurs latérales au galop

35
Pourcentage d'erreurs effectuées

30
25
20
15
10 Premier test latéral au galop
5
0 Deuxieme test latéral au galop

12345678
Patients traités de 1 à 4 et patients testés de 5 à 8

Annexe 4 : Graphique de synthèse des erreurs en torsion au pas

Synthèse des erreurs en torsion au pas


98
Pourcentage d'erreurs effectuées

96
94
92
90
88
86 Premier test en tortion au pas
84 Deuxieme test en torsion au pas
82

12345678
Patients traités de 1 à 4 et patients testés de 5 à 8
Annexe 5 : Graphique de synthèse des erreurs en torsion au trot

Synthèse des erreurs en torsion au trot


100
Pourcentage d'erreurs effectuées

95

90

85 Premier test en torsion au trot


Deuxieme test en torsion au trot
80

75

70
12345678
Patients traités de 1 à 4 et patients testés de 5 à 8

Annexe 6 : Graphique de synthèse des erreurs en torsion au galop

Synthèse des erreurs en torsion au galop

100
Pourcentage d'erreur effectuées

90
80
70
60
50 Premier test en torsion au galop
40 Deuxieme test en torsion au galop
30
20
10
0
12345678
Patients traités de 1 à 4 et patients testés de 5 à 8
BIBLIOGRAPHIE

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 http://nrha.fr
 http://nrha1.com
 https://www.ffe.com
TABLE DES FIGURES ET TABLEAUX

FIGURE 1 : POSITION DE REFERENCE DU BASSIN DU CAVALIER.................................................................. 12


FIGURE 2 : VALEURS ANGULAIRES SEGMENTAIRES DE REFERENCE CHEZ LE CAVALIER
(NICHOLSON, 2006 CORRIGE D'APRES LES TRAVAUX DE KEEGAN, 1953).........................13
FIGURE 3 : MECANISME DU PAS (MALEN, C., MURET, B., ET JACQUEY, L. 1994).......................14
FIGURE 4 : MECANISME DU TROT (MALEN, C., MURET, B., ET JACQUEY, L. 1994)....................15
FIGURE 5 : MECANISME DU GALOP (MALEN, C., MURET, B., ET JACQUEY, L. 1994)..................17
FIGURE 6 : LES FORCES CHEZ LE CHEVAL EN DEPLACEMENT (CATHERINE HUMBERT 2000)......19
FIGURE 7 : APPLICATION COREX EQUINE (SITE INTERNET "COREX EQUINE")...............................24
FIGURE 8 : POSITIONNEMENT DE LA CEINTURE POUR LES PRISES DE MESURE..................................... 27
FIGURE 9 : TEST EN ROTATION DU RACHIS LOMBAIRE.................................................................................. 28
FIGURE 10 : TEST DE DEPISTAGE DU RACHIS DORSAL................................................................................... 29
FIGURE 11 : TEST EN ROTATION DU RACHIS CERVICAL................................................................................. 30
FIGURE 12 : TEST EN SIDE BENDING DU RACHIS CERVICAL.......................................................................... 31
FIGURE 13 : TEST EN EXTENSION DU RACHIS CERVICAL............................................................................... 31
FIGURE 14 : TEST EN FLEXION DU RACHIS CERVICAL..................................................................................... 32
FIGURE 15 : TEST EN TRANSLATION DU RACHIS CERVICAL.......................................................................... 32
FIGURE 16 : POSITION DU PATIENT ET DU PRATICIEN POUR LE TEST DES ILIAQUES......................... 34
FIGURE 17 : SYNTHESE DES ERREURS ANTERO-POST AU PAS..................................................................... 39
FIGURE 18 : SYNTHESE DES ERREURS ANTERO-POSTERIEUR AU TROT................................................... 40
FIGURE 19 : SYNTHESE DES ERREURS ANTERO-POSTERIEUR AU GALOP................................................ 41

TABLEAU 1 : DESCRIPTIF DE LA POPULATION TRAITEE................................................................................ 36


TABLEAU 2 : DESCRIPTIF DE LA POPULATION TESTEE.................................................................................. 36
TABLEAU 3 : PRATIQUE EQUESTRE DES PATIENTS TRAITES....................................................................... 37
TABLEAU 4 : PRATIQUE EQUESTRE DES PATIENTS TESTES.......................................................................... 38
TABLEAU 5 : SYNTHESE DES DIFFERENTS GROUPES....................................................................................... 39
TABLE DES MATIÈRES

1 INTRODUCTION.......................................................................................................... 7
2 ELEMENTS DE COMPRÉHENSION.........................................................................9
2.1 Généralités.......................................................................................................................... 9
2.2 Adaptation biomécanique du cavalier.....................................................................10
2.2.1 Posture caractéristique du cavalier............................................................................10
2.2.2 Equilibre dynamique des différentes allures..........................................................13
2.2.3 Les forces qui s’applique au cavalier lors de ces allures....................................18
2.3 Zones cibles du cavalier western...............................................................................20
2.3.1 Différences cavalier western et cavalier classique...............................................20
2.3.2 Zones impactées chez le cavalier western...............................................................20
2.4 Rôle et impact de l’ostéopathie chez le cavalier...................................................20
2.5 Objectif de l’étude........................................................................................................... 21
3 MATERIELS ET MÉTHODES.................................................................................. 22
3.1 Population et critère de l’étude..................................................................................22
3.1.1 Description de la population.........................................................................................22
3.1.2 Critères d’inclusion...........................................................................................................22
3.1.3 Critères d’exclusion...........................................................................................................22
3.2 Matériel utilisé................................................................................................................ 23
3.2.1 Corex equine.........................................................................................................................23
3.3 Déroulement de l’étude................................................................................................25
4 RESULTATS............................................................................................................... 35
4.1 Caractéristique de la population étudiée................................................................35
4.2 Analyse de l’équilibre par Corex equine..................................................................39
4.2.1 Allure au pas........................................................................................................................39
4.2.2 Allure au trot........................................................................................................................40
4.2.3 Allure au galop....................................................................................................................41
5 DISCUSSION............................................................................................................... 41
5.1 Synthèse des résultats...................................................................................................41
5.2 Limites de l’étude...........................................................................................................43
6 CONCLUSION............................................................................................................. 44
ANNEXES........................................................................................................................... 46
BIBLIOGRAPHIE............................................................................................................. 49
TABLE DES FIGURES ET TABLEAUX.........................................................................52
RESUME
Titre : “ Prise en charge ostéopathique du cavalier de reining ”
La Fédération Française d’Equitation (FFE) est la troisième fédération sportive en
France, derrière le football (1,7 millions de licenciés) et le tennis (1,1 millions de licenciés).
Et la fédération américaine de reining fédère à ce jour 19 000 cavaliers dans le monde
pratiquant le reining en compétition. Le reining est une discipline de dressage en équitation
western.
De nombreuses études se sont intéressées aux traumatismes que pouvait causer la
pratique de l’équitation. D’autre se sont focalisées sur les lombalgie du cavalier et montrant
que la pratique équestre n’était pas forcement mauvaise pour le rachis lombaire. Mais aucune
étude n’a été faite chez le cavalier de reining, et jamais dans une optique d’optimisation du
couple cavalier/cheval sur les terrains de concours. Là est le principal moteur de la
réalisation de ce mémoire.
Nous avons pris un échantillon de 8 cavaliers âgés de seize à trente deux ans. L’outil
de calcul émanant des Etats-Unis permet de mesurer le nombre d’erreurs dans les
mouvements antéro-postérieurs, latéraux et en torsions soumises au cavalier par le cheval
aux trois allures. Une prise de mesure a été faite pour chaque allure, et à deux reprises afin
de quantifier le traitement ostéopathique sur l’équilibre du cavalier en mouvement.
Il a été démontré que les mouvements antéro-postérieurs ont été les plus pertinents
pendant cette étude, l’analyse s’est donc basé sur ce dernier. A l'issue de cette étude, il a été
mis en évidence que plusieurs éléments interviennent dans l’équilibre du cavalier de reining.
L’ostéopathie est donc un moyen alternatif de l’amélioration de l’équilibre du cavalier de
reining à cours terme. Mais qu’en est-il de son efficacité à moyen et à long terme dans la
performance équine ?

Mots clés : ostéopathie, équilibre, reining, antéro-postérieur, cheval, équitation

ABSTRACT
Title : “ Osteopathic treatment for reining horserider ”
The French Equestrian Federation (FFE) is the third largest sporting federation in
France, behind football (1.7 million licensed members ) and tennis (1.1 million licensed
members ). As of today the American federation of reining has 19 000 licensed riders
throughout the world competing in the sport . The reining is a discipline of western riding.
Many studies have addressed the trauma of riding. Others focused on the low back
pain of the rider and showed that horse back riding was not bad for the lumbar spine. But no
study has been done which focuses on the reining rider, and never with a view of optimizing
the horse and rider pair in competition level riding. This is the main engine behind the
creation of this thesis.
In this brief, we took a sample of 8 riders aged from sixteen to thirty two years old.
The calculation tool emanating from the United States makes it possible to measure the
number of errors in the antero-posterior, lateral and torsional movements subjected to the
rider by the horse during the three gates. A measurement was made for each gate, and twice
to quantify the osteopathic treatment on the balance of the rider in motion.
Antero-posterior movements were shown to be the most relevant during this study,
so the analysis was based on the latter. At the end of this study, it was revealed that several
elements intervene in the equilibrium of the reining rider.
Osteopathy is therefore an alternative means in improving the equilibrium of the
reining rider in the short term. But what about the medium and long-term effectiveness in
equine performance?

Keywords : osteopathy, balance, reining, antero-posterior, horse, equestrian

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