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Chapitre 2 : saisine d’une juridiction compétente

Compét : aptitude reconnue à une juridiction de connaître un litige.

Chapitre 1 : détermination de la compét matérielle :

Déterminer l’ordre, le degré et la nature de la juridiction. Ordre : soit admin, soit judiciaire. Degré : la
place dans la hiérarchie. Nature : droit commun ou juridiction spéciale. Cela est fixé par les règles de
compétence d’attribution, rationae materiae

Section1 : règles légales de détermination de la compétence judiciaire.

Pour le choix de l’ordre, le tribunal des conflits détermine la frontière entre ce qui relève du trib
public et du trib privé.

1) La matière du litige

La quertion relative à la compét d’une CA est en général essentiellement territorial, sauf cas
particuliers tels que l’incapacité en matière médicale, ou encore les procédures collectivers.

En première instance, les juridictions de droit commun s’opposent aux juridictions d’attribution.

A) Le TGI

Caractère de droit commun d’une jurid : elle a vocation à connaître des affaires qui ne sont pas
expréssèment attribuées à une autre juridiction. Par défaut, c’est le TGI ds les matières à hauteur de
10 000 euros. Par ailleurs, il se substitue aux trib de commerce ds les circonscriptions où il n’y en as
pas. Enfin, la loi lui reconnaît des compéts exclusives dans notamment : brevets, marques,
appellations contrôlées, mais aussi redressement et liquidation judiciaire pour les pers non
commerçantes de droit privé, litiges en matière fiscale dans certaines hypothèses, matière
douanière, les actions possessoires, les dommages causés par l’énergie nucléaire…

B) Compétence des juridictions d’exception

Le TI connaî en première instance les affaires civiles ou pénales qui lui sont attribuées par la loi ou le
règlement en raison de leur nature ou du montant de la demande. Selon le COJ Compétence exclusive
en matière de baux et d’occupation d’immeubles, hors baux commercaux. Depuis 2011, les TI on
reprit la part antérieurement dévolue aux juridic de proximité. Globalement, il est compétent pour
tte demande jusqu’à 10000 euros. Par ailleurs, st de sa compétence les actions personnelles
mobilières, par lesquelles s’exerce un droit perso sur un bien meuble. Les actions réelles mobilières
aussi, notamment la revendication contre un possesseur de mauvaise foi ou la revendication excep
contre un possesseur de bonne foi. En outre, bcp d’actions telles que les funérailles, le contentieux
électoral, la perte de colis postaux…

Juridictions de proximité

Demandes indéterminées qui ont pour origine l’inexécution d’une obligation dont le montant
n’excède pas 4000 euros, sous réserve de dispos spéciales de certaines actions personnelles ou
mobilières. Ces juridictions ont été supprimées en 2013, mais il y a tjrs les juges de proximité,
« simples assesseurs ». (attention : voir ce qu’il en est maintenant)

Trib de commerce : Droit des actes de commerce. Notamment contestations relatives aux
engagements entre commerçants, établissement de crédits, de commerce et procédures de
sauvegarde concernant les commerçants et les artisans. Incompétents en baux commerciaux,
propriété industrielle, accidents auto…

Prud’Hommes : compétence déterminée par le code du travail. Litiges entre employeurs, salariés et
leurs représentants et de tout contrat de travail soumis aux dispo du code du travail. Le TI peur
parfois être compétent en matière prud’hommale. Compét de substitution qui s’exerce très
rarement, à défaut de tout conseil de Prud’hommes constitué et en état de fonctionner dans le
ressort de la Cour d’Appel.

Trib paritaire des baux ruraux : contestations entre bailleurs et preneurs de baux ruraux. En cas
d’absence ou de manquement d’assesseurs, peut statuer à juge unique. Le TI peut parfois s’y
substituer, sous les mêmes cdts que les prud’homme.

Trib des affaires de la sécu : ne comprend pas le « contentieux médical de l’incapacité ».

C) Compétence déleguée ou dévolue au juge unique

Vers une généralisation des juges uniques ? Le TGI peut parfois décider qu’une affaire sera jugée par
le trib statuant à juge unique, même si le renvoi à la formation collégiale par l’une des parties reste
de droit.

Certaines matières st dévolues ou déléguées par pans entiers au juge unique (en plus des juges
chargés de tel ou tel aspect de la procédure tel que le jme)

Juge aux affaires familiales : délégué du TGI, il peut décider de renvoyer à la formation collégiale du
tgi. Dans le cadre des conflits familiaux, il peut, si chargé d’une mission particulière, être aussi jme ou
juge des référés. Unification des règles de procédure devant le juge, notamment avec le rapport
Guinchard : il est le juge des tutelles des mineurs.

Juges des tutelles : relève aussi du TGI.

Juge des enfants : compétent en pénal mais aussi dans certaines matières du civil, par exemple en
appel dans la compét éducative. A reçu certaines facultés.

Juge de l’exécution : juge exclusif des difficultés relatives aux titres exécutoires et des contestations
qui s’élèvent à l’occasion de l’exécution.

Les règles de compétence relative à la loi du 9 juillet 1991 ont un caractère d’OP. Le juge saisi doit
relever d’office son incompétence.

2) Le montant du litige

La compétence, en raison du montant de la demande, ainsi que le teux du ressort au dessous duquel
l’appel n’est pas ouvert st déterminés par les règles propres à chaque juridiction. Le critère financier
a un double intérpet : répartit la matière litigieuse entre TGI et TI pour les demandes de nature
personnelle ou mobilière. Et opère un filtrage entre les affaires qui doivent ou non bénéficier d’un
double degré de juridiction. C’est donc le te taux de compétence et le taux du ressort. Identique pour
ttes les juridictions civiles du premier degré sauf les prud’hommes. Taux du ressort fixé à 4000 euros.

Calcul de la valeur du litige : simple en cas de demande unique.

A) En cas de demande unique :


Référence à la demande, à l’exclusion des moyens de défense. La demande est unique alors même
qu’il existe plusieurs prétentions dès lors qu’elles ne constituent qu’un seul chef de demande (par ex,
un salarié qui veut être payé pour ses primes, heures sup et indemnités).

Lorsque le montant est indéterminé, l’appel de la décision est en général possible. On ne prend pas
en compte les accessoires au principal : intérêts échus au cours du procès, frais de justice, indemnités
pour frais répétibles…

B) En cas de pluralité des demandes

Parfois, on considère la plus élevée des prétentions. Parfois, leur valeur totale. Parfois, on les prend
séparément(en cas de faits différents en non connexe). Si les préts st fondées sur les mêmes faits ou
sont connexes, on prend la valeur totale. Enfin, si plusieurs demandeurs ou défendeurs en vertu d’un
titre commun, on suit l’art 36 du cpc et on détermine la compét et le taux du ressort selon la plus
élevée des demandes.

En cas de pluralité de demandes incidentes : si une d’entre elles (la somme ne compte pas) excède le
taux, le juge peut, si une des partie soulève l’incompétence, ne statuer que sur la partie initiale ou
toutes les renvoyer à mieux se pourvoir.

Le jugement n’est pas susceptible d’appel lorsque aucune des demandes incidentes n’est supérieure
au taux du dernier ressort. En revanche, si une demande incidente l’excède, le juge ne statue qu’en
premier ressort. Par ailleurs, la demande reconventionnelle en dommages et intérêt résultant de la
demande intitale ne joue pas sur le ressort.

Section 2 : les tempéraments justifiés par la procédure ou la volonté des parties

1) Le jeu des règles de procédure

La compétence déterminée in limine litis peut connaître des aménagements en cours d’instance :
moyens de défence, incidents de procédure peuvent heurter la marche normale du procès. Des
demandes ultérieures peuvent s’ajouter.

Art 49 du cpc : tte la juridiction, si elle est apte à connaître la demande intiale, est apte à trancher les
questiosn juridiques nées des moyens de défense. Le juge de l’action est juge de l’exception.

Limite tirée du caractère exclusif de la compétence : les moyens de défense soulevant une question
préjudicielle relevant de la compétence exclusive d’une autre juridiction ne st pas infirmés par le
principe de l’art 49.

Les incidents d’instance st tranchés par la juridiction devant laquelle se déroule l’incident affectant
l’instance, art 50. A pour effet de saisir ou déssaisir un tribunal seelon qu’il y a jonction ou
disjonction, d’interrompre l’instance, ou de la suspendre (radiation, sursis à statuer) ou de l’éteindre
par péremption, désistement, acquiescement ou en raison de la caducité de la citation.

Demandes incidentes : Viennent se greffer en cours d’instance à la demande initiale. Seul le TGI peut
connaître des demandes relevant de la compét matérielle d’une autre juridiction, à moins que cette
compét ne soit exclusive. Le TI aussi, qui « connait ttes les demandes incidentes, exceptions ou
moyens de défense qui ne soulèvent pas une question relevant de la compétence exclusive d’une
autre juridiction, alors même qu’ils exigeraient l’interprétation d’un contrat ».
Prorortion légales de compét : en cas de connexité selon les textes, et, dans certains cas en juri,
d’indivisibilité.

Au sein des juridictions civiles, la prorog joue en faveur des jur de droit commun. Attention : si que
des juridictions d’ exception ne reçoivent les demandes connexe, alors pas de désaisissement. La CC
opte pour une répartition des questions entre les juridictions en cause.

2) La volonté des parties :

Si la règle de compét ne protège pas un intérpet d’OP, les litigeants peuvent convenir de la
compétence d’une juridiction autre que celle désignée par les textes. C’est la prorogation
conventionnelle de compét, résultat de la convention des parties. Le taux de compét et celui de
ressort peuvent faire l’objet d’un accord de vol, une fois le litige né. C’est la prorogation de
compétence quantitae ad quantitaem. Art 92 reconnaît indirectement l’existence de règles
d’incompétence matérielle n’affectant pas l’OP, que le juge n’est donc pas tenu de prononcer
d’office.

Chapitre 2 : compétence territoriale

1) : le défendeur, personne physique ou morale

Art 749 du cpc : le point de rattachement au lieu où demeure le défendeur est applicable devant ttes
les juridictions de l’ordre judiciaire. Mais cette règne n’est pas d’OP, on peut y déroger, notamment
via une clause attributive de compét.

Art 43 du cpc : ce lieu doit s’entendre, s’il c’est une pers physique, à son domicile, et si c’est une pers
morale, au lieu où elle est établie.

Les juges du fond ont un pv souverain pour localiser ce domicile. C’est le lieu où il a son principal
établissement. Il importe peu que, en cours d’instance, le défendeur ait déménagé. En cas de
plusieurs établissements,, la jurisp accepte le domicile apparent que le demandeur, de bonne foi, a
cru être son domicile véritable.

Faute de domicile connu, on prendra son lieu de résidence (qui n’a pas de définition légale). Pour la
personne morale, on prendra le lieu où elle est établie, cad souvent son siège social, à cdt qu’il soit
fictif. Selon la juri, c’est le lieu où sont établies certaines activités telles que l’administration. Cela dit,
pour les sociétés disséminées, la jurisp retient aussi les établissements secondaires, sous cdt : que ce
soit une succursale (cad avec pv d’agir et de signer au nom de la société mère) et que le litige se
rapporte à l’activité de la succursale.

Enfin, pour un acte, il peut y avoir élection de domicile par voie contractuelle, dans certains cas (par
ex, dans l’intérêt réciproque des 2 parties, ou de défendeur).

2) Les difficultés de la localisation de la demeure du défendeur

En cas de pluralité de défendeurs : le demandeur a le choix de la juridiction parmi celles dont


relèvent les différents demandeurs. Cela dit, il faut qu’il y en ait plusieurs, réels et sérieux. Que le
tribunal soit matériallement compétent à l’égard de ts et territorialement au moins envers 1.
Lien entre les demandes formées contre chaque défendeur : il existe dans le cas d’une procédure
unique mettant en cause dès l’introduction plusieurs défendeurs. Le demandeur doit avoir une
action personnelle et directe contre chacun d’eux. L’objet du litige doit être le même pour tous.

Une fois l’instance liée, le tribunal demeure compétent même si un des défendeurs est mis hors de
cause.

Absence de demeure connue : celle du demandeur si il est en France, ou celle de son choix si il est à
l’étranger, selon l’art 42 cpp.

Section 2 : autres critères de détermination de la compétence territoriale

Nbses dispositions dérogatoires au lieu de compétence. Au moins 6 articles dérogatoires, du 44 au 48


plus le 52 cpc.

1) Les critères tirés de la matière du litige


A) Sans option pour le demandeur :

La matière réelle immobilière : ds cette matière, la seule juridiction compétente est celle du lieu
où est situé l’immeuble. Compétence exclusive, donc d’ordre public. Le juge peut donc d’office
soulever son incompétence, mais ce n’est qu’une faculté. On ne distingue pas les immeubles par
nature et les immeubles par destination. La mise en œuvre d’un droit immobilier reste donc
soumise à l’art 44 du cpp. Attention : pas les actions personnelles sur les immeubles.

Matière successorale : le lieu du dernier domicile du défunt, pour des raisons pratiques.

Les frais afférant à une instance : portés devant cette même juridiction (art 52 du cpc). Dans
certains cas, on peut aussi exposer ses demandes devant le TI ou le TGI où éxèrce. l’officier public
ou ministériel ou auxiliaire de justice.

B) Option en faveur du demandeur

Exposés par 46 du cpc :

Matière contractuelle : triple choix de juridiction : lieu où demeure le défendeur, lieu de livraison
effective de la chose ou lieu de l’exécution de la prestation de service. Le choix qu’il fera est
définitif. Cela dit, on ne peut utiliser cette clause que si le litige porte bien sur l’exécution du
contrat, et pas sur un élément accessoire tel que le paiement de sommes dues en vertu d’un
engagement de caution.

Matière délictuelle : 3 choix, lieu où demeure le défendeur, lieu du fait dommagea ble, lieu où le
dommage a été subi.

Matière mixte : actions portant simultanément sur un droit réel et sur un droit personnel nés de
la même opération juridique : peut être à la juridiction du lieu de situation de l’immeuble.

Aliments et charges du mariage : la juridiction opérante est celle où demeure le créancier. C’est
tte personne qui, au titre des liens de parenté, peut prétendre exiger d’une autre l’exécution
d’une oblig alimentaire. Caractère apprécié largement (inclut le repas de noce par ex, art 214 du
cc).

2) Critères tirés de la qualité d’une partie


Lorsque un magistrat est partie dans un litige, on peut déplacer le lieu de l’instance ds un endroit
où il n’exerce pas habituellement. Cette demande de renvoi peut être présentée à tt moment par
une partie devant la procédure, mais pas ds une intention dilatoire.

Section 3 : les clauses attributives de compét territoriale

Très limitées par le 48 cpc : ne s’appliquent qu’à ceux qui ont contracté en qualité de
commerçants (cad si ttes les parties st commerçantes) et les clauses d’élection de domicile ne st
attributives que si elles st stipulées ds des actes concernant les personnes ayant également
contracté en cette qualité.

Sinon, elles st réputées non-écrites.

Même entre commerçant, il faut que la clause soit très apparente, ce que la jurisp a affiné.