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Modèle de « Document unique

d’évaluation des risques


pour la santé et la sécurité des travailleurs »1
Identification de l’entreprise

1- Renseignements d’ordre général :


- Adresse de l’entreprise, établissement principale ou secondaire concerné
par le présent document :

- Nature de l’activité :

- Convention collective de référence :

- Existe-t-il un Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail


(CHSCT – institution obligatoire dans les établissements occupant au moins 50 salariés) ?
? Oui
? Non

A défaut de CHSCT, existe-t-il des délégués du personnel (L’élection des délégués


du personnel est obligatoire dans les établissements occupant au moins 11 salariés ; leur nombre
varie en fonction de l’effectif des salariés) ?
? Oui
? Non

- Effectifs* concernés par ce document


FEMMES HOMMES TOTAL
Lors de l’établissement de ce document
Lors de sa 1ère mise à jour
Lors de sa 2ème mise à jour
Lors de sa 3ème mise à jour
Lors de sa 4ème mise à jour
Lors de sa 5ème mise à jour
Lors de sa 6ème mise à jour
Lors de sa 7ème mise à jour
Lors de sa 8ème mise à jour
Lors de sa 9ème mise à jour
Lors de sa 10ème mise à jour

*Nombre de titulaires d’un contrat de travail au 1 er janvier.

1
A compter du 7 novembre 2002, l’employeur doit transcrire et mettre à jour dans un « document unique », les résultat de l’évaluation a
priori des risques pour la santé et la sécurité des travailleurs. Cette évaluation comporte un inventaire des risques identifiés pour chaque
unité de travail de l’entreprise, et précise les actions à entreprendre. Cette évaluation doit être actualisée au moins une fois par an, et lorsque
est prise une décision d’aménagement important modifiant les conditions d’hygiène et de sécurité ou les conditions de travail, ou encore
« lorsqu’une information supplémentaire concernant l’évaluation d’un risque dans une unité de travail est recueillie ». Voir l’art. R 230-1 du
code du travail .

1
18 octobre 2002
2- Evaluation des risques pour la santé et la sécurité des
travailleurs

2-1- EQUIPEMENTS ET CONDITIONS DE TRAVAIL

? Les équipements de travail, de bureau : sièges….


Obligations de l’employeur : voir art. R 232-4 du code du travail.

- Identification des risques


Date :

- Evaluation des risques (conditions d’exposition des travailleurs aux risques identifiés)

Unités de travail exposées :

- Programme d’actions (quelles solutions, quels choix : travaux, équipements nouveaux,


formation, information)

- Réévaluation des risques, au vu des actions mises en œuvre


Date :

? Le travail sur écran de visualisation


Obligations de l’employeur : voir ANNEXE.

- Identification des risques


Date :

- Evaluation des risques (conditions d’exposition des travailleurs aux risques identifiés)

Unités de travail exposées

- Programme d’actions (quelles solutions, quels choix : travaux, équipements nouveaux,


formation, information)

- Réévaluation des risques, au vu des actions mises en œuvre


Date :

2
18 octobre 2002
? AUTRES :
- Multiplicité de lieux de travail :
- Identification des risques
Date :

- Evaluation des risques (conditions d’exposition des travailleurs aux risques identifiés)
Unités de travail exposées

- Programme d’actions (quelles solutions, quels choix : travaux, équipements nouveaux,


formation, information)

- Réévaluation des risques, au vu des actions mises en œuvre


Date :

- Déplacements :

- Identification des risques


Date :

- Evaluation des risques (conditions d’exposition des travailleurs aux risques identifiés)
Unités de travail exposées :

- Programme d’actions (quelles solutions, quels choix : travaux, équipements nouveaux,


formation, information)

- Réévaluation des risques, au vu des actions mises en œuvre


Date :

- Durée du travail :
- Identification des risques
Date :

- Evaluation des risques (conditions d’exposition des travailleurs aux risques identifiés)

Unités de travail exposées

3
18 octobre 2002
- Programme d’actions (quelles solutions, quels choix : travaux, équipements nouveaux,
formation, information)

- Réévaluation des risques, au vu des actions mises en œuvre


Date :

- Autres cas :
- Identification des risques
Date :

- Evaluation des risques (conditions d’exposition des travailleurs aux risques identifiés)
Unités de travail exposées :

- Programme d’actions (quelles solutions, quels choix : travaux, équipements nouveaux,


formation, information)

- Réévaluation des risques, au vu des actions mises en œuvre


Date :

2-2- SITUATIONS DE TRAVAIL PARTICULIERES

? Risques liés à la manutention de charges


Obligations de l’employeur : voir art. R231-66 à R 231-72 du code du travail.
- Identification des risques
Date :

- Evaluation des risques (conditions d’exposition des travailleurs aux risques identifiés)
Unités de travail exposées :

- Programme d’actions (quelles solutions, quels choix : travaux, équipements nouveaux,


formation, information)

- Réévaluation des risques, au vu des actions mises en œuvre


Date :

4
18 octobre 2002
? Risques liés à l’utilisation de machines ou appareils dangereux
Obligations de l’employeurs : voir art .L233-5 à L233-6, R231-66 à R231-72, et et R233-
1 et suivants du code du travail.
- Identification des risques
Date :

- Evaluation des risques (conditions d’exposition des travailleurs aux risques identifiés)
Unités de travail exposés :

- Programme d’actions (quelles solutions, quels choix : travaux, équipements nouveaux,


formation, information)

- Réévaluation des risques, au vu des actions mises en œuvre


Date :

? Risques liés à l’exposition à des substances ou préparations chimiques


dangereuses, ou à des agents cancérogènes, mutagènes ou toxiques
pour la santé
Obligations de l’employeur : voir art. R231-51 et suivants.
- Identification des risques
Date :

- Evaluation des risques (conditions d’exposition des travailleurs aux risques identifiés)
Unités de travail exposées :

- Programme d’actions (quelles solutions, quels choix : travaux, équipements nouveaux,


formation, information)

- Réévaluation des risques, au vu des actions mises en œuvre


Date :

5
18 octobre 2002
? Risques liés à l’exposition à des agents biologiques pathogènes
Obligations de l’employeur : voir art. R 231-60 et suivants du code du travail.

- Identification des risques


Date :

- Evaluation des risques (conditions d’exposition des travailleurs aux risques identifiés)
Unités de travail exposées

- Programme d’actions (quelles solutions, quels choix : travaux, équipements nouveaux,


formation, information)

- Réévaluation des risques, au vu des actions mises en œuvre


Date :

? Autres risques à effets toxiques, irritants, allergiques…

- Identification des risques


Date :

- Evaluation des risques (conditions d’exposition des travailleurs aux risques identifiés)
Unités de travail exposées

- Programme d’actions (quelles solutions, quels choix : travaux, équipements nouveaux,


formation, information)

- Réévaluation des risques, au vu des actions mises en œuvre


Date :

? Autres risques : liés à l’exposition aux rayonnements ( ionisants,


infrarouges, ultraviolets), fumées, poussières, aérosols…
- Identification des risques
Date :

6
18 octobre 2002
- Evaluation des risques (conditions d’exposition des travailleurs aux risques identifiés)
Unités de travail exposées

- Programme d’actions (quelles solutions, quels choix : travaux, équipements nouveaux,


formation, information)

- Réévaluation des risques, au vu des actions mises en œuvre


Date :

2-3- LA SECURITE DES LIEUX DE TRAVAIL

? Matériel de premiers secours


Voir l’ art. R 232-1-6 du code du travail.
- Identification des risques
Date :

- Evaluation des risques (conditions d’exposition des travailleurs aux risques identifiés)

Unités de travail exposées :

- Programme d’actions (quelles solutions, quels choix : travaux, équipements nouveaux,


formation, information)

- Réévaluation des risques, au vu des actions mises en œuvre


Date :

? Installations et dispositifs de sécurité dans l’aménagement des locaux


Voir art. R 232-1 et suivants du code du travail.
- Identification des risques
Date :

- Evaluation des risques (conditions d’exposition des travailleurs aux risques identifiés)

Unités de travail exposées :

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18 octobre 2002
- Programme d’actions (quelles solutions, quels choix : travaux, équipements nouveaux,
formation, information)

- Réévaluation des risques, au vu des actions mises en œuvre


Date :

? Prévention des incendies et évacuation


(dégagements, consignes et affichage de sécurité, emploi de matières inflammables,
installations électriques…)
Voir art. R 235-4 et suivants du code du travail.

- Identification des risques


Date :

- Evaluation des risques (conditions d’exposition des travailleurs aux risques identifiés)

Unités de travail exposées :

- Programme d’actions (quelles solutions, quels choix : travaux, équipements nouveaux,


formation, information)

- Réévaluation des risques, au vu des actions mises en œuvre


Date :

2-4- AMBIANCE ET CONFORT DES LIEUX DE TRAVAIL

? Aération et assainissement des unités de travail :


Cf. art. R232-5 à R232-5-13 du code du travail.
- Identification des dangers potentiels

- Evaluation des risques (=conditions d’exposition des travailleurs, aux risques identifiés)

Unités de travail exposées

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18 octobre 2002
- Programme d’actions et de prévention (quelles solutions, quels choix : travaux,
équipements nouveaux, formation, information)

- Réévaluation des risques, au vu des actions mises en œuvre


Date :

? Ambiance thermique :
Cf. art. R232-6 et R232-6-1 du code du travail.
- Identification des risques
Date :

- Evaluation des risques (conditions d’exposition des travailleurs aux risques


identifiés)

Unités de travail exposées

- Programme d’actions (quelles solutions, quels choix : travaux, équipements nouveaux,


formation, information)

- Réévaluation des risques, au vu des actions mises en œuvre


Date :

? Eclairage des lieux de travail :


Cf. art. R232-7 à R232-7-9.
- Identification des risques
Date :

- Evaluation des risques (conditions d’exposition des travailleurs aux risques identifiés)

Unités de travail exposées

- Programme d’actions (quelles solutions, quels choix : travaux, équipements nouveaux,


formation, information)

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18 octobre 2002
- Réévaluation des risques, au vu des actions mises en œuvre
Date :

? Exposition au bruit :
Cf. art. R232-8 à R 232-8-6 du code du travail.
- Identification des risques
Date :

- Evaluation des risques (conditions d’exposition des travailleurs aux risques identifiés)

Unités de travail exposées :

- Programme d’actions (quelles solutions, quels choix : travaux, équipements nouveaux,


formation, information)

- Réévaluation des risques, au vu des actions mises en œuvre


Date :

2-5- AMENAGEMENT ET HYGIENE DES LIEUX DE TRAVAIL

? Nettoyage des locaux


Voir art. R 231-1 et suivants du code du travail.
- Identification des risques
Date :

- Evaluation des risques (conditions d’exposition des travailleurs aux risques identifiés)

Unités de travail exposées :

- Programme d’actions (quelles solutions, quels choix : travaux, équipements nouveaux,


formation, information)

- Réévaluation des risques, au vu des actions mises en œuvre

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18 octobre 2002
Date :

? Installations sanitaires
Voir art. R 232-2 et suivants du code du travail.
- Identification des risques
Date :

- Evaluation des risques (conditions d’exposition des travailleurs aux risques identifiés)
Unités de travail exposées :

- Programme d’actions (quelles solutions, quels choix : travaux, équipements nouveaux,


formation, information)

- Réévaluation des risques, au vu des actions mises en œuvre


Date :

? Restauration et postes de distribution de boissons


Voir art. R232-3 et R 232-10 à R 232-10-3 du code du travail.
- Identification des risques
Date :

- Evaluation des risques (conditions d’exposition des travailleurs aux risques identifiés)
Unités de travail exposées :

- Programme d’actions (quelles solutions, quels choix : travaux, équipements nouveaux,


formation, information)

- Réévaluation des risques, au vu des actions mises en œuvre


Date :

? L’interdiction de fumer
Voir ANNEXE.
- Identification des risques
Date :

- Evaluation des risques (conditions d’exposition des travailleurs aux risques identifiés)

Unités de travail exposées :

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18 octobre 2002
- Programme d’actions (quelles solutions, quels choix : travaux, équipements nouveaux,
formation, information)

- Réévaluation des risques, au vu des actions mises en œuvre


Date :

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18 octobre 2002
FICHE INTERCALAIRE D’ACTUALISATION

Date :

THEME (Equipements et conditions de travail/ Situations de travail particulières/ Sécurité


des lieux de travail/ Ambiance et confort des lieux de travail/ Aménagement et hygiène des
lieux de travail) :

Risque identifié :

- Evaluation du risque

Unités de travail concernées :

- Les actions à mettre en œuvre

- La réévaluation du risque au vu des actions mises en oeuvre

Date :

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18 octobre 2002
ANNEXE
Les textes de références en matière d’hygiène, sécurité
et conditions de travail

Les principes généraux de prévention :art. L230-2 du code du travail :


« I. - Le chef d'établissement prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé
physique et mentale des travailleurs de l'établissement, y compris les travailleurs temporaires. Ces mesures
comprennent des actions de prévention des risques professionnels, d'information et de formation ainsi que la
mise en place d'une organisation et de moyens adaptés. Il veille à l'adaptation de ces mesures pour tenir
compte du changement des circonstances et tendre à l'amélioration des situations existantes.
Sans préjudice des autres dispositions du présent code, lorsque dans un même lieu de travail les travailleurs
de plusieurs entreprises sont présents, les employeurs doivent coopérer à la mise en oeuvre des dispositions
relatives à la sécurité, à l'hygiène et à la santé selon des conditions et des modalités définies par décret en
Conseil d'Etat.
II. - Le chef d'établissement met en oeuvre les mesures prévues au I ci-dessus sur la base des principes
généraux de prévention suivants :
a) Eviter les risques ;
b) Evaluer les risques qui ne peuvent pas être évités ;
c) Combattre les risques à la source ;
d) Adapter le travail à l'homme, en particulier en ce qui concerne la conception des postes de travail ainsi
que le choix des équipements de travail et des méthodes de travail et de production, en vue notamment de
limiter le travail monotone et le travail cadencé et de réduire les effets de ceux-ci sur la santé ;
e) Tenir compte de l'état d'évolution de la technique ;
f) Remplacer ce qui est dangereux par ce qui n'est pas dangereux ou par ce qui est moins dangereux ;
g) Planifier la prévention en y intégrant, dans un ensemble cohérent, la technique, l'organisation du travail,
les conditions de travail, les relations sociales et l'influence des facteurs ambiants, notamment en ce qui
concerne les risques liés au harcèlement moral, tel qu'il est défini à l'article L. 122-49 ;
h) Prendre des mesures de protection collective en leur donnant la priorité sur les mesures de protection
individuelle ;
i) Donner les instructions appropriées aux travailleurs.
III. - Sans préjudice des autres dispositions du présent code, le chef d'établissement doit, compte tenu de la
nature des activités de l'établissement :
a) Evaluer les risques pour la sécurité et la santé des travailleurs, y compris dans le choix des procédés de
fabrication, des équipements de travail, des substances ou préparations chimiques, dans l'aménagement ou le
réaménagement des lieux de travail ou des installations et dans la définition des postes de travail ; à la suite
de cette évaluation et en tant que de besoin, les actions de prévention ainsi que les méthodes de travail et de
production mises en oeuvre par l'employeur doivent garantir un meilleur niveau de protection de la sécurité et
de la santé des travailleurs et être intégrées dans l'ensemble des activités de l'établissement et à tous les niveaux
de l'encadrement ;
b) Lorsqu'il confie des tâches à un travailleur, prendre en considération les capacités de l'intéressé à mettre en
oeuvre les précautions nécessaires pour la sécurité et la santé ;
c) Consulter les travailleurs ou leurs représentants sur le projet d'introduction et l'introduction de nouvelles
technologies mentionnées à l'article L. 432-2, en ce qui concerne leurs conséquences sur la sécurité et la santé
des travailleurs.

Obligations générales de l’employeur, en termes d’information et de


formation à la sécurité : art. L231-3-1 du code du travail :
« Tout chef d'établissement est tenu d'organiser une formation pratique et appropriée en matière de
sécurité, au bénéfice des travailleurs qu'il embauche, de ceux qui changent de poste de travail ou de
technique, des travailleurs liés par un contrat de travail temporaire en application des articles L. 124-2 et
L. 124-2-1 à l'exception de ceux auxquels il est fait appel en vue de l'exécution de travaux urgents nécessités par
des mesures de sécurité et déjà dotés de la qualification nécessaire à cette intervention et, à la demande du
médecin du travail, de ceux qui reprennent leur activité après un arrêt de travail d'une durée d'au moins
vingt et un jours. Cette formation doit être répétée périodiquement dans des conditions fixées par voie
réglementaire ou par convention ou accord collectif.
Le comité d'entreprise ou d'établissement et le comité d'hygiène et de sécurité ou, dans les entreprise où il

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18 octobre 2002
n'existe pas de comité d'entreprise, les délégués du personnel sont obligatoirement consultés sur les programmes
de formation et veillent à leur mise en oeuvre effective. Ils sont également consultés sur le programme et les
modalités pratiques de la formation renforcée prévue au cinquième alinéa du présent article et sur les conditions
d'accueil des salariés aux postes définis par le même alinéa.
Le financement de ces actions est à la charge de l'employeur qui ne peut l'imputer sur la participation prévue à
l'article L. 950-1 que pour les actions de formation définies à l'article L. 900-2.
En fonction des risques constatés, des actions particulières de formation à la sécurité sont également conduites
dans certains établissements avec le concours, le cas échéant, des organismes professionnels d'hygiène et de
sécurité visés à l'article L. 231-2 (4.) et des services de prévention des caisses régionales d'assurance maladie de
la sécurité sociale.
L'étendue de l'obligation établie par le présent article varie selon la taille de l'établissement, la nature de son
activité, le caractère des risques qui y sont constatés et le type des emplois occupés par les salariés concernés.
(…) »

L’obligation de transcription dans un « document unique » de l’évaluation


des risques professionnels :
Art R 230-1 du code du travail : L'employeur transcrit et met à jour dans un document unique les résultats
de l'évaluation des risques pour la sécurité et la santé des travailleurs à laquelle il doit procéder en application
du paragraphe III (a) de l'article L. 230-2. Cette évaluation comporte un inventaire des risques identifiés dans
chaque unité de travail de l'entreprise ou de l'établissement.
La mise à jour est effectuée au moins chaque année ainsi que lors de toute décision d'aménagement important
modifiant les conditions d'hygiène et de sécurité ou les conditions de travail, au sens du septième alinéa de
l'article L. 236-2, ou lorsqu'une information supplémentaire concernant l'évaluation d'un risque dans une unité
de travail est recueillie.
Dans les établissements visés au premier alinéa de l'article L. 236-1, cette transcription des résultats de
l'évaluation des risques est utilisée pour l'établissement des documents mentionnés au premier alinéa de l'article
L. 236-4.
Le document mentionné au premier alinéa du présent article est tenu à la disposition des membres du comité
d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail ou des instances qui en tiennent lieu, des délégués du
personnel ou, à défaut, des personnes soumises à un risque pour leur sécurité ou leur santé, ainsi que du
médecin du travail.
Il est également tenu, sur leur demande, à la disposition de l'inspecteur ou du contrôleur du travail ou des
agents des services de prévention des organismes de sécurité sociale et des organismes mentionnés au 4º de
l'article L. 231-2.

AMBIANCE ET AMENAGEMENT DES LIEUX DE TRAVAIL


(code du travail)

- Aération, assainissement:
Le principe : art. R 232-5 du code du travail
« Dans les locaux fermés où le personnel est appelé à séjourner, l'air doit être renouvelé de façon à :
1º Maintenir un état de pureté de l'atmosphère propre à préserver la santé des travailleurs ;
2º Eviter les élévations exagérées de température, les odeurs désagréables et les condensations.
Les règles applicables à l'aération, à la ventilation et à l'assainissement des locaux mentionnés au premier
alinéa ci-dessus sont fixées, suivant la nature et les caractères de ces locaux, aux articles R. 232-5-1 à R. 232-5-
11 »

- Ambiance thermique :
Art R 232-6 :Les locaux fermés affectés au travail doivent être chauffés pendant la saison froide.
Le chauffage doit être assuré de telle façon qu'il maintienne une température convenable et ne donne lieu à
aucune émanation délétère.

Article R232-6-1
La température des locaux annexes, tels que locaux de restauration, locaux de repos, locaux pour le personnel
en service de permanence, locaux sanitaires et locaux de premiers secours, doit répondre à la destination
spécifique de ces locaux

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18 octobre 2002
- Eclairage des lieux de travail :
Champ d’application :
Article R232-7
La présente sous-section fixe les règles relatives à l'éclairage et à l'éclairement :
1º Des locaux affectés au travail et de leurs dépendances, notamment les passages et escaliers ;
2º Des espaces extérieurs où sont effectués des travaux permanents ;
3º Des zones et voies de circulation extérieures empruntées de façon habituelle pendant les heures de
travail.

Principe :
Article R232-7-1
L'éclairage doit être conçu et réalisé de manière à éviter la fatigue visuelle, ainsi que les affections de la vue
qui en résultent, et permettre de déceler les risques perceptibles par la vue.
Les locaux de travail doivent autant que possible disposer d'une lumière naturelle suffisante.

- L’exposition au bruit :
Article R232-8
Principes généraux de prévention :
L'employeur est tenu de réduire le bruit au niveau le plus bas raisonnablement possible compte tenu de l'état
des techniques.
L'exposition au bruit doit demeurer à un niveau compatible avec la santé des travailleurs, notamment avec la
protection de l'ouïe.

- Postes de distribution de boisson :


Principe : art. R232-3
Les employeurs doivent mettre à la disposition des travailleurs de l'eau potable et fraîche pour la boisson.

- Sièges :
Art R232-4 : Un siège approprié est mis à la disposition de chaque travailleur à son poste de travail ou à
proximité de celui-ci.

HYGIENE DES LIEUX DE TRAVAIL


- Nettoyage des locaux
Art. R 232-1 du code du travail: Les locaux de travail et leurs annexes sont régulièrement entretenus et
nettoyés ; ils doivent en outre être exempts de tout encombrement.(…)

- Installations sanitaires et vestiaires( code du travail)


Principe :
art R232-2: Les employeurs doivent mettre à la disposition des travailleurs les moyens d'assurer leur propreté
individuelle, notamment des vestiaires, des lavabos, des cabinets d'aisances et, le cas échéant, des douches.

Lavabos :
art R232-2-3
Les lavabos sont à eau potable.
L'eau est à température réglable et est distribuée à raison d'un lavabo pour dix personnes au plus .
Des moyens de nettoyage et de séchage ou d'essuyage appropriés sont mis à la disposition des travailleurs ;
ils sont entretenus ou changés chaque fois que cela est nécessaire.

Cabinets d’aisance :
art R232-2-5 : Les cabinets d'aisances ne doivent pas communiquer directement avec les locaux fermés où le
personnel est appelé à séjourner.

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18 octobre 2002
Ils doivent être aménagés de manière à ne dégager aucune odeur, être équipés de chasse d'eau et pourvus de
papier hygiénique. Ils doivent être convenablement chauffés et être conformes aux dispositions des articles
R. 232-5 à R. 232-5-9 pour l'aération.
Le sol et les parois sont en matériaux imperméables permettant un nettoyage efficace.
Les portes doivent être pleines et munies d'un dispositif de fermeture intérieure décondamnable de l'extérieur.
Il doit y avoir au moins un cabinet et un urinoir pour vingt hommes et deux cabinets pour vingt femmes .
L'effectif pris en compte est le nombre maximal de travailleurs présents simultanément dans l'établissement. Un
cabinet au moins doit comporter un poste d'eau.
Dans les établissements occupant un personnel mixte, les cabinets d'aisances sont séparés pour le personnel
féminin et masculin. Les cabinets d'aisances réservés aux femmes doivent comporter un récipient pour
garnitures périodiques.
L'employeur doit faire procéder au nettoyage et à la désinfection des cabinets d'aisances et des urinoirs au
moins une fois par jour.(…).

Vestiaires :
Art R232-2 : Les vestiaires collectifs doivent être pourvus d'un nombre suffisant de sièges et d'armoires
individuelles ininflammables.
Ces armoires doivent permettre de suspendre deux vêtements de ville.
Lorsque les vêtements de travail sont susceptibles d'être souillés de matières dangereuses, salissantes ou
malodorantes, les armoires doivent comprendre un compartiment réservé à ces vêtements.
Les armoires individuelles doivent être munies d'une serrure ou d'un cadenas.

- Restauration, salle de repos (code du travail)


Principe :
Art R232-10 : Il est interdit de laisser les travailleurs prendre leur repas dans les locaux affectés au travail.

Exceptions :
Art R232-10-1 : Dans les établissements où le nombre de travailleurs désirant prendre habituellement leur repas
sur les lieux de travail est au moins égal à vingt-cinq, l'employeur est tenu, après avis du comité d'hygiène, de
sécurité et des conditions de travail ou à défaut des délégués du personnel, de mettre à leur disposition un local
de restauration.
Ce local doit être pourvu de sièges et de tables en nombre suffisant et comporter un robinet d'eau potable,
fraîche et chaude, pour dix usagers.
Il doit en outre être doté d'un moyen de conservation ou de réfrigération des aliments et des boissons et d'une
installation permettant de réchauffer les plats.
Dans les établissements où le nombre de travailleurs désirant prendre habituellement leur repas sur les
lieux de travail est inférieur à vingt-cinq, l'employeur est tenu de mettre à leur disposition un emplacement
leur permettant de se restaurer dans de bonnes conditions d'hygiène et de sécurité.
Par dérogation à l'article R. 232-10, cet emplacement peut, sur autorisation de l'inspecteur du travail et après
avis du médecin du travail, être aménagé dans les locaux affectés au travail, dès lors que l'activité qui y est
développée ne comporte par l'emploi de substances ou de préparations dangereuses au sens des articles L. 231-
6 et L. 231-7 du présent code.
Après chaque repas, l'employeur doit veiller au nettoyage du local de restauration ou de l'emplacement et
des équipements qui y sont installés.

- Interdiction de fumer
Le principe et les exceptions : Art R355-28-4 du code de la santé publique : .
I- Sous réserve de l'application des articles suivants : dans les établissements mentionnés aux articles L. 231-1
et L. 231-1-1 du code du travail, il est interdit de fumer dans les locaux clos et couverts, affectés à l'ensemble
des salariés, tels que les locaux d'accueil et de réception, les locaux affectés à la restauration collective, les
salles de réunion et de formation, les salles et espaces de repos, les locaux réservés aux loisirs, à la culture et au
sport, les locaux sanitaires et médico-sanitaires.
II. - L'employeur établit, après consultation du médecin du travail, du comité d'hygiène et de sécurité et des
conditions de travail ou, à défaut, des délégués du personnel :
a) Pour les locaux mentionnés au I ci-dessus, un plan d'aménagement des espaces qui peuvent être, le cas
échéant, spécialement réservés aux fumeurs ;

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18 octobre 2002
b) Pour les locaux de travail autres que ceux prévus au I ci-dessus, un plan d'organisation ou
d'aménagement destiné à assurer la protection des non-fumeurs. Ce plan est actualisé en tant que de besoin
tous les deux ans.

SECURITE DES LIEUX DE TRAVAIL (code du travail)


- Matériel de premiers secours
Art R 232-1-6 : Les lieux de travail sont équipés d'un matériel de premiers secours adapté à la nature des
risques et facilement accessible.
Ce matériel doit faire l'objet d'une signalisation par panneaux conformes aux dispositions prévues par
l'article R. 232-1-13.

- Installations et dispositifs de sécurité dans l’aménagement des locaux


Art R 232-1-12 : Les installations et dispositifs techniques et de sécurité des lieux de travail doivent être
entretenus et vérifiés suivant une périodicité appropriée.
Toute défectuosité susceptible d'affecter la sécurité et la santé des travailleurs doit être éliminée le plus
rapidement possible.
La périodicité des contrôles et les interventions sont consignées dans un dossier qui est, le cas échéant,
annexé au dossier de maintenance et qui regroupe notamment la consigne et les documents prévus aux articles
R. 232-5-9, R. 232-7-8 et R. 232-8-1.
Voir aussi art. R 232-1 et suivants.

- Prévention des incendies et évacuation


Voir art. R235-4 et suivants.
Les dégagements :
R232-12-2 : Les établissements mentionnés à l'article R. 232-12 doivent posséder des dégagements (portes,
couloirs, circulations, escaliers, rampes) répartis de manière à permettre une évacuation rapide de tous les
occupants dans des conditions de sécurité maximale.
Ces dégagements doivent être toujours libres. Aucun objet, marchandise ou matériel ne doit faire obstacle à
la circulation des personnes ou réduire la largeur des dégagements au-dessous des minima fixés ci-après.
Ces dégagements doivent être disposés de manière à éviter les culs-de-sac.

Art R 232-12-3 : Tous les locaux auxquels les travailleurs ont normalement accès doivent être desservis par des
dégagements dont le nombre et la largeur exigibles s'établissent comme suit :
Moins de 21 personnes
Nombre de dégagements : 1
Largeur totale cumulée : 0,80 m
De 21 à 100 personnes
Nombre de dégagements : 1
Largeur totale cumulée : 1,50 m (…).

Les portes d’évacuation :


Art R 232-12-4 : Les portes susceptibles d'être utilisées pour l'évacuation de plus de cinquante personnes
doivent s'ouvrir dans le sens de la sortie.
Les portes faisant partie des dégagements réglementaires doivent pouvoir s'ouvrir par une manoeuvre simple.
Toute porte verrouillée doit être manoeuvrable de l'intérieur dans les mêmes conditions et sans clé.
Les portes coulissantes, à tambour ou s'ouvrant vers le haut ne peuvent constituer des portes de secours. Elles
ne sont pas considérées comme des dégagements réglementaires. Toutefois les portes coulissantes motorisées
qui, en cas de défaillance du dispositif de commande ou du dispositif d'alimentation, libèrent la largeur totale de
la baie par effacement latéral ou par débattement sur l'extérieur par simple poussée peuvent constituer des
dégagements réglementaires.
L'existence d'ascenseurs, monte-charge, chemins ou tapis roulants ne peut justifier une diminution du nombre
et de la largeur des dégagements.

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Les escaliers :
Art R 232-12-5 : Tous les escaliers doivent se prolonger jusqu'au niveau d'évacuation sur l'extérieur. Les
parois et les marches ne doivent pas comporter de matériaux de revêtement classés, selon leur réaction au feu,
dans une catégorie de rang inférieur à celle précisée par arrêté des ministres chargés du travail et de
l'agriculture.
Les escaliers doivent être munis de rampe ou de main-courante ; ceux d'une largeur au moins égale à
1,5 mètre en sont munis de chaque côté.
Les escaliers desservant les étages doivent être dissociés, au niveau de l'évacuation sur l'extérieur, de ceux
desservant les sous-sols.

La signalisation :
Art R 232-12-7 : Une signalisation conforme à l'article R. 232-1-13 doit indiquer le chemin vers la sortie la
plus rapprochée.
Les dégagements qui ne servent pas habituellement de passage pendant la période de travail doivent être
signalés par la mention sortie de secours.
Les établissements doivent disposer d'un éclairage de sécurité, conforme à la réglementation en vigueur,
permettant d'assurer l'évacuation des personnes en cas d'interruption accidentelle de l'éclairage normal.

Les moyens de prévention et lutte contre l’incendie :


Art R 232-12-17 : Les chefs d'établissement doivent prendre les mesures nécessaires pour que tout
commencement d'incendie puisse être rapidement et efficacement combattu dans l'intérêt du sauvetage du
personnel.
Le premier secours est assuré par des extincteurs en nombre suffisant et maintenus en bon état de
fonctionnement.
Il y a au moins un extincteur portatif à eau pulvérisée de 6 litres au minimum pour 200 mètres carrés de
plancher, avec un minimum d'un appareil par niveau.(…)
Tous les dispositifs non automatiques doivent être d'accès et de manipulation faciles.(…)
Toutes ces installations doivent faire l'objet d'une signalisation durable, apposée aux endroits appropriés.

Art R 232-12-18 : Les établissements où peuvent se trouver occupées ou réunies habituellement plus de
cinquante personnes, ainsi que ceux, quelle que soit leur importance, où sont manipulées et mises en oeuvre des
matières inflammables citées à l'article R. 232-12-14 doivent être équipés d'un système d'alarme sonore.
L'alarme générale doit être donnée par bâtiment si l'établissement comporte plusieurs bâtiments isolés entre
eux.
Le signal sonore d'alarme générale ne doit pas permettre la confusion avec d'autres signalisations utilisées
dans l'établissement. Il doit être audible de tout point du bâtiment pendant le temps nécessaire à l'évacuation,
avec une autonomie minimale de cinq minutes.

Art R 232-12-19 : Dans les établissements mentionnés à l'article R. 232-12-18, une consigne est établie et
affichée d'une manière très apparente :
a) Dans chaque local pour les locaux dont l'effectif est supérieur à cinq personnes et pour les locaux visés à
l'article R. 232-12-15 ;
b) Dans chaque local ou dans chaque dégagement desservant un groupe de locaux dans les autres cas.
Cette consigne indique le matériel d'extinction et de secours qui se trouve dans le local ou à ses abords. Elle
désigne le personnel chargé de mettre ce matériel en action.
Elle désigne de même, pour chaque local, les personnes chargées de diriger l'évacuation du personnel et,
éventuellement, du public, et, le cas échéant, précise les mesures spécifiques liées à la présence de handicapés.
Elle indique les moyens d'alerte et désigne les personnes chargées d'aviser les sapeurs-pompiers dès le début
d'un incendie. L'adresse et le numéro d'appel téléphonique du service de secours de premier appel y sont portés
en caractères apparents.
Elle indique que toute personne apercevant un début d'incendie doit donner l'alarme et mettre en oeuvre les
moyens de premier secours, sans attendre l'arrivée du personnel spécialement désigné.

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RISQUES LIES A DES SITUATIONS DE TRAVAIL PARTICULIERES

- Risques liés à la manutention de charges lourdes (voir art. R231-66 à 231-72 et R233-1
et suivants du code du travail)
Art R 231-67 : L'employeur doit prendre les mesures d'organisation appropriées ou utiliser les moyens
adéquats, et notamment les équipements mécaniques, afin d'éviter le recours à la manutention manuelle de
charges par les travailleurs.
Toutefois, lorsque la nécessité d'une manutention manuelle de charges ne peut être évitée, notamment en
raison de la configuration des lieux où cette manutention est effectuée, l'employeur doit prendre les mesures
d'organisation appropriées ou mettre à la disposition des travailleurs les moyens adaptés, si nécessaire en
combinant leurs effets, de façon à limiter l'effort physique et à réduire le risque encouru lors de cette opération.

- Risques liés au travail sur écran


Un décret du 14 mai 1991(n°91-451 ; JO du 16/05/1991), pris en application d’une directive européenne
impose à l’employeur de procéder à l’analyse des risques et des conditions de travail pour tous les postes
qui comportent un écran de visualisation.
L’activité du salarié doit être organisée de telle façon que son temps quotidien de travail sur écran soit
périodiquement interrompu par des pauses ou par des changements d’activité réduisant la charge de travail sur
écran.
Les équipements doivent présenter des caractéristiques visant à limiter la fatigue visuelle et gestuelle. Ces
caractéristiques concernent notamment :
- La définition des caractères, le contraste, l’absence de reflet,
- Le dispositif du clavier,
- L’espace de travail,
- Les sièges.

- Risques liés à l’utilisation de machines ou appareils dangereux


Se référer aux articles L233-5, L233-5-1 ; R233-83, R 233-84, R233-49 à R233-82 du code du travail.
Les principes généraux :
L’employeur doit mettre à la disposition des salariés des équipements de travail adaptés au travail à réaliser
et, en tant que besoin, les équipements de protection et les vêtements de travail appropriés aux risques à
prévenir. Ces équipements doivent être équipés, installés, utilisés, réglés et maintenus (vérifications
périodiques obligatoire pour certains équipements) en vue de préserver la sécurité et la santé des personnes.
Les équipements de protection individuelle et les vêtements de travail doivent être fournis gratuitement.
Les travailleurs intéressés doivent être informés des conditions d’utilisation et des risques encourus de
manière appropriée.
Tout mode d’emploi doit être rédigé en français.

- Risques liés à l’exposition à des substances et préparations dangereuses, agents


cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction
Voir art. R231-51 et suivants du code du travail.
Définition
Art R 231-51 : (..)on entend par "substances" les éléments chimiques et leurs composés tels qu'ils se présentent
à l'état naturel ou tels qu'ils sont obtenus par tout procédé de production contenant éventuellement tout additif
nécessaire pour préserver la stabilité du produit et toute impureté résultant du procédé, à l'exclusion de tout
solvant pouvant être séparé sans affecter la stabilité de la substance ni modifier sa composition.
On entend par "préparations" les mélanges ou solutions composés de deux substances ou plus.
Sont considérées comme "dangereuses" au sens de la présente section les substances et préparations
correspondant aux catégories suivantes :
a) Explosibles : substances et préparations solides, liquides, pâteuses ou gélatineuses qui, même sans
intervention d'oxygène atmosphérique, peuvent présenter une réaction exothermique avec développement rapide
de gaz et qui, dans des conditions d'essais déterminées, détonent, déflagrent rapidement ou, sous l'effet de la
chaleur, explosent en cas de confinement partiel ;

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b) Comburantes : substances et préparations qui, au contact d'autres substances, notamment inflammables,
présentent une réaction fortement exothermique ;
c) Extrêmement inflammables : substances et préparations liquides dont le point d'éclair est extrêmement bas
et le point d'ébullition bas, ainsi que substances et préparations gazeuses qui, à température et pression
ambiantes, sont inflammables à l'air ;
d) Facilement inflammables : substances et préparations :
- qui peuvent s'échauffer au point de s'enflammer à l'air à température ambiante sans apport d'énergie ;
- à l'état solide, qui peuvent s'enflammer facilement par une brève action d'une source d'inflammation et
continuer à brûler ou à se consumer après l'éloignement de cette source ;
- à l'état liquide, dont le point d'éclair est très bas ;
- ou qui, au contact de l'eau ou de l'air humide, produisent des gaz extrêmement inflammables en quantités
dangereuses ;
e) Inflammables : substances et préparations liquides, dont le point d'éclair est bas ;
f) Très toxiques : substances et préparations qui, par inhalation, ingestion ou pénétration cutanée en très
petites quantités, entraînent la mort ou des risques aigus ou chroniques ;
g) Toxiques : substances et préparations qui, par inhalation, ingestion ou pénétration cutanée en petites
quantités, entraînent la mort ou des risques aigus ou chroniques ;
h) Nocives : substances et préparations qui, par inhalation, ingestion ou pénétration cutanée, peuvent
entraîner la mort ou des risques aigus ou chroniques ;
i) Corrosives : substances et préparations qui, en contact avec des tissus vivants, peuvent exercer une action
destructrice sur ces derniers ;
j) Irritantes : substances et préparations non corrosives qui, par contact immédiat, prolongé ou répété avec la
peau ou les muqueuses, peuvent provoquer une réaction inflammatoire ;
k ) Sensibilisantes : substances et préparations qui, par inhalation ou pénétration cutanée, peuvent donner lieu
à une réaction d'hypersensibilité telle qu'une exposition ultérieure à la substance ou à la préparation produit des
effets indésirables caractéristiques ;
l) Cancérogènes : substances et préparations qui, par inhalation, ingestion ou pénétration cutanée, peuvent
produire le cancer ou en augmenter la fréquence ;
m) Mutagènes : substances et préparations qui, par inhalation, ingestion ou pénétration cutanée, peuvent
produire des défauts génétiques héréditaires ou en augmenter la fréquence ;
n) Toxiques pour la reproduction : substances et préparations qui, par inhalation, ingestion ou pénétration
cutanée, peuvent produire ou augmenter la fréquence d'effets indésirables non héréditaires dans la progéniture
ou porter atteinte aux fonctions ou capacités reproductives ;
o) Dangereuses pour l'environnement : substances et préparations qui, si elles entraient dans
l'environnement, présenteraient ou pourraient présenter un risque immédiat ou différé pour une ou plusieurs de
ses composantes.
Des arrêtés des ministres chargés du travail, de l'industrie, de l'environnement, de la santé, de la
consommation et de l'agriculture fixent les modalités et les critères de classement des substances et des
préparations dans les catégories mentionnées ci-dessus et déterminent le classement, le symbole d'identification
et l'indication du danger de chacune de ces catégories ainsi que les phrases types mentionnant les risques
particuliers et les conseils de prudence.

Les règles générales de prévention :


L’employeur doit notamment observer les règles suivantes : limitation de l’utilisation des substances
et préparations chimiques dangereuses, substitution – si possible – par un autre produit moins
dangereux, évaluation des risques, adoption de mesures préventives adaptées aux risques, information
et formation des salariés…
De plus, le mode d’emploi des produits dangereux doit être rédigé en français .

- Pour le risque chimique : Se référer aux art R 231-54 à R 231-54-9 du code du


travail.
- Pour le risque lié à l’exposition aux agents cancérogènes, mutagènes ou toxiques
pour la reproduction : Se référer aux art R 231-56 à R 231-56-12 du code du travail.

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- Risques liés à l’exposition à des agents biologiques
Voir art. R231-60 et suivants du code du travail.
Définition :
Art R 231-61 : « Au sens de la présente section, on entend par :
a) Agents biologiques : les micro-organismes, y compris les micro-organismes génétiquement modifiés, les
cultures cellulaires et les endoparasites humains susceptibles de provoquer une infection, une allergie ou une
intoxication ;
b) Micro-organisme : une entité microbiologique, cellulaire ou non, capable de se reproduire ou de transférer
du matériel génétique ;
c) Culture cellulaire : le résultat de la croissance in vitro de cellules isolées d'organismes multicellulaires »

Les règles d’évaluation et prévention du risque : Se référer aux art. R 231-62 à R 231-62-3
du code du travail.

Dispositions particulières à certaines activités :


Art R231-64 : 1. Dans les lieux où des travailleurs sont susceptibles d'être en contact avec des agents
biologiques pathogènes pouvant être présents dans l'organisme de patients ou de personnes décédées ou chez
des animaux vivants ou morts, des mesures appropriées doivent être prises pour assurer la protection et la
sécurité des travailleurs, notamment par une information sur les procédés de décontamination et de
désinfection, et la mise en oeuvre des procédés permettant de manipuler et d'éliminer sans risque les déchets
contaminés.
Un arrêté des ministres chargés du travail, de l'agriculture et de la santé fixe, en tant que de besoin, des
procédures d'élimination des déchets contaminés.
2. Dans les services accueillant des patients ou dans les locaux où se trouvent des animaux susceptibles d'être
contaminés par des agents biologiques des groupes 3 ou 4, les mesures d'isolement ou de confinement sont
définies par un arrêté des ministres chargés du travail, de l'agriculture et de la santé

Art R231-64-1 : 1. Dans les laboratoires, notamment ceux réalisant des analyses de biologie médicale et
dans les locaux destinés aux animaux de laboratoire contaminés ou susceptibles de l'être par des agents
biologiques pathogènes, des mesures de confinement correspondant au niveau des risques mis en évidence au
terme de l'évaluation prévue à l'article R. 231-62 ci-dessus doivent être prises.
Il en est de même pour les procédés industriels utilisant des agents biologiques pathogènes.
Lorsque au terme de l'évaluation un doute subsiste quant au classement d'un agent biologique dont l'utilisation
industrielle pourrait comporter un risque grave pour la santé des travailleurs, le niveau et les mesures de
confinement adoptés sont ceux correspondant au moins à un agent du groupe 3.
Un arrêté des ministres chargés du travail, de l'agriculture et de la santé précise les dispositions relatives aux
mesures et aux niveaux de confinement selon la nature de l'agent biologique et de l'activité considérée.
Les laboratoires dont l'objectif n'est pas de travailler avec des agents biologiques pathogènes doivent, en cas
d'incertitude quant à la présence de ces agents, adopter au moins le niveau de confinement requis pour les
agents du groupe 2 et, si nécessaire, celui correspondant à ceux des groupes 3 ou 4.

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