Vous êtes sur la page 1sur 35

CH1 : GÉNÉRALITÉS

1 . Nature de la lumière

La première théorie relative à la nature de la lumière fut


celle énoncée par Newton. Elle admettait que la lumière
est constituée de grains d'une nature imprécise se
propageant à très grande vitesse.

Maxwell proposa ensuite sa théorie électromagnétique


d'après laquelle l'onde lumineuse est une onde
électromagnétique constituée par un champ électrique et
un champ magnétique perpendiculaires se propageant
dans le vide avec la vitesse c = 299790 km/s

Arnaud GINESTET, le 04 mai 2007 1


CH1 : GÉNÉRALITÉS

Planck et plus particulièrement Einstein ont exploré la


notion de photon pour interpréter l'effet photoélectrique
attribuant ainsi un aspect corpusculaire à la lumière.

Grâce à la mécanique ondulatoire, de Broglie a réussi à


concilier les deux aspects ondulatoire et corpusculaire de la
lumière (la dualité onde-corpuscule).

Arnaud GINESTET, le 04 mai 2007 2


Arnaud GINESTET, le 04 mai 2007 3
CH1 : GÉNÉRALITÉS
2. Notion de source lumineuse

On appelle source lumineuse tout objet matériel émettant


la lumière. On peut citer comme exemple le Soleil, la Lune
ou la flamme d'une bougie.
On distingue

les sources primaires les sources secondaires


qui transforment l'énergie qui réémettent l'énergie
autre que lumineuse en lumineuse en provenance
énergie lumineuse (le d'autres sources primaires
Soleil transforme l'énergie ou secondaires (la Lune
nucléaire en lumière) par exemple).

Arnaud GINESTET, le 04 mai 2007 4


CH1 : GÉNÉRALITÉS

3. Milieux de propagation de la lumière

La lumière traverse plus ou moins bien les milieux de


propagation. On distingue :

Les milieux
transparents : Les milieux Les milieux translucides :
où la propagation opaques : laissent passer la lumière
dépend peu de qui empêchent mais ne permettent pas de
l'épaisseur de la totalement la distinguer la forme des
substance (verre, propagation corps placés derrière eux
vide, air, etc.)

Arnaud GINESTET, le 04 mai 2007 5


CH1 : GÉNÉRALITÉS

Un milieu est homogène lorsqu'il possède les mêmes


propriétés en chacun de ses points. Il est isotrope s'il
possède les mêmes propriétés quelle que soit la direction
considérée.
Une source lumineuse émet une vibration

Si cette vibration a une Si la lumière comprend


période bien déterminée T, plusieurs vibrations simples
la lumière est dite simple différentes, la lumière est dite
ou monochromatique complexe ou polychromatique.

c
  cT 

Arnaud GINESTET, le 04 mai 2007 6
CH1 : GÉNÉRALITÉS

Spectre électromagnétique

Arnaud GINESTET, le 04 mai 2007 7


CH1 : GÉNÉRALITÉS

Le spectre électromagnétique représente la répartition des


ondes électromagnétiques en fonction de leur longueur
d'onde, de leur fréquence ou bien encore de leur énergie

Arnaud GINESTET, le 04 mai 2007 8


CH1 : GÉNÉRALITÉS

Quelques caractéristiques de la lumière

Vitesse de La lumière peut se propager


propagation même en l’absence de milieu
dans le vide matériel, c’est-à-dire même
c = 3 108 m/s dans le vide

Période T(s)
La lumière est une fréquence  = 1/T (Hz) 
onde sinusoïdale c  
.
fonction du temps T
et de l’espace Longueur d’onde  (m)

Arnaud GINESTET, le 04 mai 2007 9


CH1 : GÉNÉRALITÉS

Dans un milieu transparent, homogène et isotrope, la lumière


se propage à une vitesse v au plus égale à la vitesse dans le
vide (v << c).

On définit l’indice du milieu de propagation par la


quantité
c
n=
v
n est un nombre sans dimension supérieur ou égal
à 1. Il dépend, cependant, de la longueur d'onde .

Arnaud GINESTET, le 04 mai 2007 10


CH1 : GÉNÉRALITÉS

Arnaud GINESTET, le 04 mai 2007 11


CH1 : GÉNÉRALITÉS

4. Notion de rayon lumineux

Le faisceau émis par la source est composé de rayons


lumineux rectilignes. la notion de rayon lumineux est utilisée
comme modèle pour décrire la propagation de la lumière et la
formation des images

Arnaud GINESTET, le 04 mai 2007 12


CH1 : GÉNÉRALITÉS

C'est l'objet de l'optique géométrique. Elle repose sur trois


principes :

Principe de Principe Principe du


propagation d'indépendance retour
rectiligne de des rayons inverse
la lumière lumineux

Dans un milieu
Dans un milieu Les rayons émis
transparent et isotrope, le
homogène, la par une ou
trajet de la lumière est
lumière se propage plusieurs sources
indépendant du sens de
en ligne droite sont indépendants
parcours

Arnaud GINESTET, le 04 mai 2007 13


CH1 : GÉNÉRALITÉS

Un ensemble de rayons constitue un faisceau lumineux, on


définit plusieurs types de faisceaux

Faisceau divergent

Faisceau convergent

Faisceau parallèle

Arnaud GINESTET, le 04 mai 2007 14


CH1 : GÉNÉRALITÉS

5- Lois de l'optique géométrique

5.1. Lois de Snell-Descartes

Soient deux milieux transparents,


homogènes et isotropes séparés
par une surface (). Désignons par
n1 et n2 les indices de réfraction de
ces deux milieux et par N1N2 la
normale à () en un point I.

Arnaud GINESTET, le 04 mai 2007 15


CH1 : GÉNÉRALITÉS

A1I : rayon incident se propageant dans le milieu 1


IR : rayon réfléchi se propageant dans le milieu 1
IA2 : rayon réfracté se propageant dans le milieu 2
i1, r et i2 les angles que font respectivement ces trois rayons
avec la normale N1N2

les rayons réfléchi


il y a un rapport
et réfracté sont l'angle r de réflexion
constant entre les sinus
dans un même est égal et opposé à
des angles d'incidence
plan dit d'incidence l'angle d'incidence i1
i1 et de réfraction i2 :
et contenant la : i1 = - r
normale N1N2 n1 sin(i1 )  n2 sin(i2 )

Arnaud GINESTET, le 04 mai 2007 16


CH1 : GÉNÉRALITÉS

Dans le cas des faibles angles, la troisième loi de Snell-


Descartes s'écrit : n1 i1 = n2 i2
Cette relation est connue sous le nom de formule de Kepler

5.2. Les limites de réfraction

La réfraction est le changement de direction que subit un


rayon lumineux lorsqu’il traverse la surface de séparation
de deux milieux d’indices différents.

Arnaud GINESTET, le 04 mai 2007 17


CH1 : GÉNÉRALITÉS

1er cas : Le premier milieu est moins


réfringent que le deuxième : n1 < n2

n1
sin i2  sin i1  sin i1  i2  i1
n2
 Le rayon réfracté
s’approche de la normale
donc il existe toujours un
rayon réfracté

Arnaud GINESTET, le 04 mai 2007 18


CH1 : GÉNÉRALITÉS


Incidence rasante : i1  , i2  l
2
l est l'angle de réfraction limite, donné par :

 n1
n1 sin  n2 sin l  sin l 
2 n2

Exemples :

Arnaud GINESTET, le 04 mai 2007 19


CH1 : GÉNÉRALITÉS

2ème cas : Le premier milieu est plus réfringent


que le deuxième : n1 > n2
n1
sin i2  sin i1  sin i1  i2  i1
n2
 le rayon
réfracté s’éloigne
de la normale

Arnaud GINESTET, le 04 mai 2007 20


CH1 : GÉNÉRALITÉS


Emergence rasante i2  , i1  l '
2

l’ est l’angle de réfraction limite :

 n2
n1 sin l '  n2 sin  sin l ' 
2 n1

Arnaud GINESTET, le 04 mai 2007 21


CH1 : GÉNÉRALITÉS

5.6. Cas d'un milieu non homogène

Dans un milieu non homogène, la lumière ne se propage pas


en ligne droite en général. Dans le cas où l'indice présente un
gradient, l’oeil peut recevoir des rayons courbés qui peuvent
provoquer des illusions d'optique. C'est ainsi que dans les
régions très chaudes ou très froides, les phénomènes de
mirage peuvent apparaître.

Mirage chaud sur


le Grand Lac
Salé, Utah, États-
Unis

Arnaud GINESTET, le 04 mai 2007 22


CH1 : GÉNÉRALITÉS

Mirage froid : Double soleil sur


le Lac Supérieur.

Arnaud GINESTET, le 04 mai 2007 23


CH1 : GÉNÉRALITÉS

6. Principe de Fermat

6.1. Notion de chemin optique

Le temps dt mis par la lumière pour parcourir la distance


ds dans un milieu d'indice n à la vitesse v est :

ds n.ds
dt = =
v c

La quantité dL = n ds est appelée chemin optique élémentaire

Arnaud GINESTET, le 04 mai 2007 24


CH1 : GÉNÉRALITÉS

Le chemin optique correspondant à la propagation entre


deux points A et B du milieu de propagation est alors :
B B tB
LAB   AB    dL   nds  c  dt
A A tA

où tA et tB sont les instants de passage de la vibration


aux points A et B.
6.2. Principe de Fermat

Enoncé
La trajectoire effectivement suivie par la lumière
correspond à un chemin optique extrémal.

Arnaud GINESTET, le 04 mai 2007 25


CH1 : GÉNÉRALITÉS

Le trajet effectivement suivi par la lumière est celui pour


lequel le temps de parcours est extremum

7. Théorème de Malus

7.1. Surface d'onde

Soit une source ponctuelle S. On appelle surface d'onde le lieu


des points M tel que le chemin optique (SM) soit constant,
(SM) étant compté le long d'un rayon lumineux.

Arnaud GINESTET, le 04 mai 2007 26


CH1 : GÉNÉRALITÉS

7.2. Théorème de Malus

Enoncé
Après un nombre quelconque de réflexions ou de réfractions,
les rayons lumineux issus d'une source ponctuelle sont
normaux aux surfaces d'onde.

Arnaud GINESTET, le 04 mai 2007 27


8. Formation de l'image. Stigmatisme

8.1. Système optique

Un système optique (S) est constitué par une suite de


milieux transparents homogènes limités par des surfaces
réfringentes ou réfléchissantes.

Arnaud GINESTET, le 04 mai 2007 28


CH1 : GÉNÉRALITÉS

8.2. Formation de l'image

Le rôle d'un instrument optique est de donner des images les


plus fidèles et, généralement, les plus grandes des objets
observés. Si les rayons issus d'un point objet A convergent
vers un point A' après avoir traversé le système optique, on
dit que A' est l'image de A ou que A' est le conjugué de A ou
encore que le système est stigmatique pour le couple (A, A').

8.3. Réalité et virtualité d'un objet ou d'une image


La nature d'un objet ou d'une image dépend de sa position par
rapport aux surfaces d'entrée E et de sortie S du système.
Ainsi, l'espace est divisé comme indiqué sur les figures
suivantes :
Arnaud GINESTET, le 04 mai 2007 29
CH1 : GÉNÉRALITÉS

Espace objet – espace image pour les dioptres

Arnaud GINESTET, le 04 mai 2007 30


CH1 : GÉNÉRALITÉS

Arnaud GINESTET, le 04 mai 2007 31


CH1 : GÉNÉRALITÉS

8.4. Stigmatisme rigoureux

Définition : Un système optique est rigoureusement


stigmatique pour un couple de point A (objet) et A’
(image) si tout rayon passant par A, passe par A’ après avoir
traversé le système optique.

Arnaud GINESTET, le 04 mai 2007 32


CH1 : GÉNÉRALITÉS

8.5. Stigmatisme approché

Définition : Un système présente un stigmatisme approché


pour un couple de point A (objet) et A’ (image) si tout rayon
passant par A passe au voisinage de A’ après avoir
traversé le système optique.

Arnaud GINESTET, le 04 mai 2007 33


CH1 : GÉNÉRALITÉS

8.6. Conditions de Gauss

La condition de stigmatisme rigoureux n’étant pas atteinte


pour beaucoup de systèmes optiques, on se contente le plus
souvent de la condition de stigmatisme approché. Cette
dernière condition est vérifiée dans l’approximation de
Gauss.
Conditions de Gauss (ou approximation de Gauss)

Les rayons lumineux Les rayons lumineux


font des angles petits parallèles à l’axe optique
avec l’axe optique sont peu éloignés de
(Rayons paraxiaux) celui-ci

Arnaud GINESTET, le 04 mai 2007 34


CH1 : GÉNÉRALITÉS

Arnaud GINESTET, le 04 mai 2007 Pr. Ali IDLIMAM


35