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Université Abdelmalek Essaâdi Année universitaire 2013/14

ENSA Tétouan Filière CP, Semestre S4

Module Physique 6
TD de Thermodynamique
Corrigé de la série N°2

Exercice 1:

1) Les 102 divisions correspondent à la vapeur d’eau ( 100°C ). La division -2 correspond


à la glace fondante ( 0°C ).
Cherchons la courbe d’étalonnage sous la forme d’une droite (car nous avons
seulement deux informations). Posons l’équation thermométrique sous la forme:
θ = an + b où θ est la température en °C , n le nombre de divisions lu, et a et b les
100 = a × 102 + b
deux constantes d’étalonnage. On a :  . On en déduit par résolution du
0 = a × (−2) + b
100
système des deux équations aux deux inconnues a et b , que a = = 0.9615 et
104
100
b = 100 − 102 = 1.923 (les résultats sont donnés avec 4 chiffres significatifs).
104
L’équation thermométrique s’écrit alors : θ(°C) = 0.9615 n + 1.923 .

2) Pour n = 29 , l’équation thermométrique donne : θ(°C) = 0.9615 × 29 + 1.923 = 29.81°C . En


arrondissant à 3 chiffres significatifs : θ(°C) = 29.8°C .

Exercice 2:
Une thermistance est une résistance à base d’oxyde métallique dont la valeur de la
résistance varie en fonction de la température.

1) La variation de la résistance R est une fonction affine de la température θ , posons


3400 = a × 22 + b a = −800 / 6 = −133.3
alors : R = aθ + b . On a :  . On en déduit :  .
2600 = a × 28 + b b = 3400 + 800 × 22 / 6 = 6333
Ce qui donne R = −133.3 θ + 6333 . D’où pour θ = 26°C , R 26 = −133.3 × 26 + 6333 = 2867Ω .

2) Pour θ = 39°C , on a relevé expérimentalement R = 1600 Ω .


D’après le modèle extrapolé, on a : R 39 = −133.3 × 39 + 6333 = 1134Ω . La valeur trouvée
par extrapolation du modèle linéaire à l’extérieur de l’intervalle où il a été établi
[ 22, 28] °C n’est pas valide. Il y a trop d’écart, ce qui signifie qu’il y a une nonlinéarité
importante du comportement de la thermistance pour θ∉ [ 22, 28] .

1
Exercice 3:

1) On a : E = aθ + bθ2 = 0.2θ − 5 × 10 −4 θ2 . On définit une échelle de température par la


E(θ = 0) = 0.2 × 0 − 5 × 10−4 × 0 = 0 mV
relation linéaire: θ* = αE + β . On a :  −4 2
. Ainsi
E(θ = 100) = 0.2 × 100 − 5 × 10 × (100) = 15 mV
0 = α × 0 + β
 , ce qui donne : α = 20 / 3 = 6.667 et β = 0 . L’équation thermométrique
100 = α × 15 + β
s’écrit alors : θ* = 6.667E .

2) Calculons l’écart θ − θ* en fonction de E . Pour cela calculons d’abord θ en fonction


de E . On a : E = 0.2θ − 5 ×10 −4 θ2 ⇒ 5 × 10−4 θ2 − 0.2θ + E = 0 . C’est une équation de second
degré en θ . Le discriminent est ∆ = (0.2) 2 − 4 × 5 × 10−4 E = 10 −2 (4 − 0.2E) . Pour que ce
discriminent soit positif ∆ ≥ 0 il ne faut pas que E dépasse 20 mV , ce qui est vérifié
0.2 − 0.1 4 − 0.2E
pour l’intervalle [ 0,100] °C . D’où θ1 = = 200 − 100 4 − 0.2E ou
10−3
θ2 = 200 + 100 4 − 0.2E . La deuxième solution n’est pas physique : θ2 ∉ [ 0,100] °C . Il faut
prendre donc θ = 200 − 100 4 − 0.2E . L’écart est alors θ − θ* = 200 − 100 4 − 0.2E − 20E / 3 .

3) Posons f (E) = θ − θ* = 200 − 100 4 − 0.2E − 20E / 3 . L’écart est maximum si f ′(E) = 0 .
−0.2 10 9
f ′(E) = −100 − 20 / 3 = − 20 / 3 . D’où f ′(E) = 0 ⇒ 4 − 0.2E = , soit
2 4 − 0.2E 4 − 0.2E 4
45 35 1
E = 20 − = = 8.75 mV . On peut vérifier que f ′′(E) = 3/ 2
> 0 . Donc
4 4 ( 4 − 0.2E )
θ − θ* = f (E) passe par un minimum en E = 8.75 mV . Le calcul du minimum donne
f (8.715) = 200 − 100 4 − 0.2 × 8.75 − 6.667 × 8.75 = −8.333 . D’autre part, la fonction reste
tout le temps négative sur l’intervalle E ∈ [ 0,15] mV puisque f (0) = 0 et f (15) = 0 . Donc
l’écart maximum en valeur absolue s’obtient bien pour E = 8.75 mV , et θ − θ* = −8.333°C .
L’utilisation de l’échelle linéaire θ* conduit par conséquent à une erreur par excès qui
vaut au maximum 8.333°C .
Cette erreur n’est pas négligeable dans la pratique. Donc, l’échelle linéaire considérée
ici ne suffit pas et l’équation calorimétrique à considérer est soit
θ = 200 − 100 4 − 0.2E , ou bien toute autre approximation suffisamment précise de
cette expression.

Exercice 4:
Soit Q1 la quantité de chaleur cédée par le bloc de plomb : Q1 = m1c plomb (θe − θ1 ) où θe
est la température d’équilibre thermique.
Soit Q2 la quantité de chaleur captée par l’eau et le calorimètre (initialement en
équilibre à la température θ2 ): Q2 = m 2 ceau (θe − θ2 ) + µ(θe − θ2 ) .
Le système {eau+calorimètre +plomb} étant isolé, donc : Q1 + Q 2 = 0 .

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En remplaçant les quantités de chaleur Q1 et Q2 par leurs expressions ci-dessus, il
vient l’équation m 2 ceau (θe − θ2 ) + µ(θe − θ2 ) + m1c plomb (θe − θ1 ) = 0 , dont la seule inconnue est
cplomb . La chaleur spécifique massique du plomb est alors donnée par :
m 2 ceau (θe − θ2 ) + µ(θe − θ2 )
cplomb = −
m1 (θe − θ1 )
0.35 × 4185 × (17.7 − 16) + 209 × (17.7 − 16)
A.N. : cplomb = − = 126.5 J.Kg −1.K −1 .
0.28 × (17.7 − 98)
cplomb = 126.5 J.Kg −1.K −1

Exercice 5:
Supposons que le bloc de glace fond dans sa totalité et notons θe la température
d’équilibre.
Soit Q1 la quantité de chaleur cédée par l’eau et le calorimètre (initialement en
équilibre à la température θ1 ) : Q1 = m1ceau (θe − θ1 ) + µ(θe − θ1 )
Soit Q2 la quantité de chaleur captée par le bloc de glace (initialement en équilibre à
la température θ2 ): Q2 = m 2 cglace (0 − θ2 ) + m 2 L f + m 2 ceau (θe − 0) = − m 2 cglace θ2 + m 2 L f + m 2 ceau θe .
Le système {eau+glace+calorimètre} est isolé, donc : Q1 + Q 2 = 0 .
En substituant Q1 et Q2 par leurs expressions données ci-dessus, il vient l’équation
m1ceau (θe − θ1 ) + µ(θe − θ1 ) − m 2 cglace θ2 + m 2 L f + m 2 ceau θe = 0 , ce qui donne
(m1ceau + µ)θ1 + m 2 cglace θ2 − m 2 L f
θe =
(m1 + m 2 )ceau + µ
(0.2 × 4185 + 150) × 50 − 0.160 × 2090 × 23 − 0.16 × 3.34 × 105
A.N. : θe = = −7.11°C . θe = −7.11°C
(0.2 + 0.16) × 4185 + 150
Ce résultat est aberrant car à cette température (et sous la pression atmosphérique),
l’eau est à l’état solide. Donc notre hypothèse de départ est fausse, ce qui revient à
dire que la glace n’a pas fondue dans sa totalité. Dans ce cas la température du
système à l’équilibre sera nécessairement θe ≤ 0°C ( θe < 0°C température où la glace
n’a pas fondu ou bien θe = 0°C température de la glace fondante).
Supposons que θe = 0°C . Soit Q1 la quantité de chaleur cédée par l’eau et le
calorimètre pour passer de θ1 à θe = 0°C : Q1 = m1ceau (θe − θ1 ) + µ(θe − θ1 ) = −(m1ceau + µ)θ1 .
Soit Q2 la quantité de chaleur captée par le bloc de glace pour passer de θ2 = −23°C à
θe = 0°C et pour faire fondre une masse m de ce bloc :
Q2 = m 2 cglace (θe − θ2 ) + mL f = − m 2 cglace θ2 + mL f .
Le système {eau+glace+calorimètre} est isolé, donc : Q1 + Q 2 = 0 . En substituant Q1 et
Q2 par leurs nouvelles expressions données ci-dessus, il vient l’équation
−(m1ceau + µ)θ1 − m 2 cglace θ2 + mL f = 0 , dont la seule inconnue est désormais m . Sa
(m1ceau + µ)θ1 + m 2 cglace θ2
résolution en m donne : m = .
Lf

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(0.2 × 4185 + 150) × 50 − 0.16 × 2090 × 23
A.N. : m = = 0.1247 kg . m = 125 g
3.34 × 105
Les différents corps présents dans le vase calorimétrique à la température d’équilibre
0°C sont :
- la glace n’ayant pas fondue de masse m 2 − m ;
- l’eau de masse totale m1 + m
A.N. : Le mélange se compose alors de 35g de glace et 325g d’eau et sa température
est 0°C (température de la glace fondante à la pression atmosphérique).

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