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L'Adoption

Définition :
• L’adoption a pour objectif de donner une famille à un enfant qui en
est dépourvu. Il s’agit de lui procurer une base sécurisante afin qu’il
expérimente de nouveaux attachements épanouissants en référence
à une famille.
Des questions qui se posent :
• Le développement psychologique d'un enfant adopté , est il normal
ou pathologique?
• L'annonce ??
• Le rôle de l'environnement ?
Trajet de l'abandon à l'adoption :
• Dans un premier temps, l’enfant connaît la rupture du lien par
l’abandon. Puis, il vit une période de transition plus ou moins longue
au cours de laquelle il va côtoyer différentes personnes et avoir des
interactions multiples plus ou moins chargées en afférences, plus ou
moins stimulantes, avec plus ou moins d’affection. Enfin, l’enfant va
être adopté par une famille qu’il devra faire sienne, qui s’inscrira
comme stable et définitive (normalement). Avec ses parents adoptifs,
il va devoir créer des liens d’affection, créer un attachement qui
constituera le fondement de son sentiment de filiation.
Trajet de l'abandon à l'adoption
1-Les caractéristiques de période de l'abandon
2-La période de latence
3-préparation à l'adoption
4-adoption proprement dite .
L'abandon :
• L’enfant adopté expérimente une trajectoire sociale exceptionnelle
reposant sur un avatar initial : l’abandon. Cette première rupture
des liens induit des sentiments multiples : La honte, la disgrâce, les
sentiments de rejet et de vide affectif viennent teinter le
développement social des enfants adoptés.
Une différence entre les séparations ( dure , domagaeable) / les rupture
définitive et les séparation normales :
la séparation reste normale et nécessaire au développement de tout
individu, la notion de rupture possède, elle, une signification de l’ordre du
définitif.
La naissance, le sevrage, l’entrée à l’école sont autant de séparations servant
de levier à l’autonomisation et à l’individuation. L’angoisse et la douleur
lors d’une séparation sont toutefois présentes puisque séparer
c’est disposer à part, c’est éloigner l’une de l’autre deux parties
solidaires. Mais le fait de savoir qu’un retour est possible, le fait d’être
préparé atténuent la souffrance ressentie par l’enfant séparé.
• La rupture, par contre, génère un sentiment intense de perte de soi,
de peur pour son intégrité et pour son existence. « C’est la continuité
de soi, l’organisation de ses identifications et de ses idéaux, l’usage de
ses mécanismes de défense, la cohérence de son mode personnel de
sentir, d’agir et de penser, la fiabilité de ses liens d’appartenance à des
groupes.
• détachement. Elle provoque la crise identitaire
• Vivre la situation de l’abandon, c’est non seulement changer de
milieu de vie, se séparer, mais également, perdre définitivement ses
parents de naissance.
Entre abandon et adoption : une période
de transition
Lorsque l’accueil de transition se réalise dans un foyer institutionnel,
des auteurs pensent que :
• La vie en collectivité peut être un facteur d’aggravation/ ne
favorise pas le développement de la personnalité de l’enfant
• Selon d'autres études ce temps peut constituer un temps de
« reprise de souffle », un temps d’élaboration du deuil.
• L’évolution des enfants en collectivité semble s’articuler avec une plus
grande propension à attirer l’attention de l’adulte par des actes
transgressifs.

• Un consensus existe : si le passage en institution dure plus d’un an, il


peut entraîner un devenir perturbé, des difficultés intellectuelles, des
retards scolaires, ainsi que des comportements instables et une
pauvreté affective. On constate une dépendance très forte à
l’institution qui rend les jeunes vulnérables, lorsqu’ils la quittent.
• Le nombre de placements ou de déplacements successifs que l’enfant
connaît entre l’abandon et l’adoption est également un élément à
prendre en compte.
• on observe des difficultés à conceptualiser l’espace-temps, un
détachement affectif et une vulnérabilité dans l’instauration du
processus d’attachement lors d’une adoption.
Préparation de l'adoption :
• Préparer une rupture, c’est mettre de la parole sur le sentiment
de désarroi et de cassure, c’est pouvoir exprimer sa souffrance
avant même qu’elle soit réellement vécue. C’est éviter qu’elle
soit accidentelle. Il s’agit donc de préparer une séparation plus
qu’une rupture.
• Lorsque cette préparation est réalisée, le lien d’attachement avec
la famille adoptive est favorisé, la socialisation du jeune enfant n’en
sera que plus réussie. Il est alors nécessaire de laisser du temps à
l’enfant pour verbaliser ce qu’il vit, ses angoisses face à l’inconnu.
• Les enfants peu préparés à leur adoption ressentent une souffrance
accentuée au moment du "grand départ" .
-Ils perdent tous leurs repères psychoaffectifs.
-Dans une pareille situation, la rupture soudaine et définitive peut être
ressentie par le jeune enfant adopté comme un second abandon, comme un
obstacle au besoin vital de continuité.
-La préparation à l’événement atténue les réactions immédiates ( agitation ,
colére...) de l’enfant, ce qui facilite alors l’acceptation de l’enfant par le milieu
d’accueil.
-On observe ainsi moins de rejets initiaux, moins de difficultés dans la
découverte relationnelle les uns des autres et plus de facilité dans
l’inscription de la filiation adoptive.
L'adpotion:
• Le moment de la rencontre est crucial et reste pour toutes les familles
adoptives un événement de vie chargé d’émotions. L’accueil réservé à
l’enfant favorise son intégration dans sa famille
• L’arrivée est toujours composée de stress et d’angoisse, y compris chez les
nourrissons. Les souvenirs remémorés sont alors la désorientation et la
détresse obligeant les enfants à avoir un comportement d’accroche
instantanée, le plus souvent à la mère adoptive.
• Pendant quelques semaines, ils vont avoir des troubles de
l’endormissement, des terreurs nocturnes : il n’est pas rare qu’ils désirent
dormir avec leurs parents les premiers temps. Le phénomène de régression
temporelle se met alors en place, associé à des troubles énurétiques.
-Les difficultés et les situations de rejet y sont exprimées.
-Ils peuvent éprouver du ressentiment contre leurs parents adoptifs sur
lesquels ils transportent la responsabilité de leur premier abandon
-Cette période peut être plus ou moins longue (de quelques
semaines jsq méme qq années tout dépond des parents , de
l'entourage, ..).
l’âge d’adoption/ l’âge d’abandon:
L'âge d’abandon et l'âge d’adoption sont indissociables l’un de l’autre.
Mais, le temps écoulé entre ces deux âges va lui aussi avoir un impact
significatif sur le devenir de l’enfant adopté.
• Dans le cadre d’une recherche doctorale (Vinay, 2001), sur 78 familles
adoptives.
• une rupture possède-t-elle la même signification lorsque l’enfant est
âgé de 3 mois ou lorsqu’il a 4 ans ?
• l’impact de la rupture avant l’âge de 6 mois est de moindre
importance qu’au-delà.
• On parle d’adoption précoce lorsque l’enfant est adopté avant 3 ou 4
ans. Au-delà de cet âge, l’adoption est dite tardive.
• un âge précoce d’accueil de l’enfant dans sa famille adoptive.
Effectivement, dans ces conditions, on constate le plus souvent peu
de difficultés scolaires, peu de troubles de la représentation de soi,
peu de passages à l’acte et une atteinte narcissique limitée.

• L’adoption précoce induit un questionnement identitaire plus marqué


chez l’enfant, fondant sa naissance sur un vide qui le happe, et
l’empêche de retrouver son identité et de progresser vers le futur. Des
conduites de révolte violente peuvent révéler cette difficulté, à
l’adolescence notamment.
• L’adoption tardive représente, dans de nombreuses études, un
facteur de risque pour le développement de l’enfant.
• Il semble que la gravité et la durée des perturbations vont en
augmentant en fonction de l’âge d’adoption.
• Les enfants adoptés après 3 ans sont plus vulnérables que les autres
aux difficultés psychologiques .
• les capacités d’apprentissage sont endommagées par une adoption
tardive
Comprendre les comportement d'un enfant
adopté:
• Même s’il reçoit beaucoup d’affection, l’enfant adopté en vient un
jour ou l’autre à se poser des questions sur ses origines. La colère
qu’il ressent est en relation directe avec l’abandon qu’il a subi :
pourquoi lui et pas un autre ? La culpabilité provient également de
cet abandon : « si j’ai été abandonné, c’est que je n’étais pas désiré, et
donc, que je gênais. L’agressivité résulte de ces deux sentiments qui
ont besoin d’être exprimés, elle peut être accompagnée d’une
dévalorisation de lui-même.
• Seul l’amour de ses parents adoptifs pourra réparer ses blessures et
l’aider à prendre confiance en lui.
Et les parents ?
• Les parents adoptifs de leur côté ont connu un désir d’enfant qu’ils
n’ont pu assouvir de manière naturelle. De plus, le chemin à parcourir
avant de réussir à obtenir toutes les autorisations nécessaires pour
adopter est parfois long et épuisant.
• Dès la première rencontre, ces deux destins se croisent, laissant place
à la création d’une nouvelle famille et l’espoir que tout se passe pour
le mieux.
• des bouleversements engendrés par l'adoption.
• Des angoisses face à l'adoption ou à l'enfant adopté
Le développement psychologique d'un enfant
adopté , est il normal ou pathologique?
• Ça dépond des différents facteures :
• Le vécu avant l'abondan : la qualité des liens avec les parents
d'origine, le climat familial, les traumatismes, la santé mentale des
parents....
• L'age de l'abondan et causes ( décés des parents , méres
célibataire...)
• Le temps de latence ( la duré , et les caractérestiques de cette
période).
• La préparation à l'adoption.
• La famille adoptive en soi méme ( le climat, la relation entre le couple,
les attentes, le fantasme de l'enfant désiré, la santé mentale des
parents....).
• La famille adoptive en relation avec l'enfant ( l'acceuil , les soins , la
disponibilité, l'affection...)
L'annonce des origines pour un enfant adopté ?

• Essentielle ou non ? : oui bien sur


• À quel age ? : lorsque l'enfant sera préte psychologiquement et
cognitivement.
Dés qu'il est capable d'assimlier (3 /4ans )
- comment ?
Il faut une façon de communiquer avec l'enfant: utiliser un longage
simple , facile à comprendre par l'enfant.
Exemple : Les parents doivent aussi prendre le temps de lui expliquer
que s’il n’est pas né du ventre de sa maman...
• La première chose à faire est de ne jamais occulter le premier «
morceau de vie » de l’enfant. L’inconnu fait partie de son histoire et il
faut l’accepter telle quelle. Il est également nécessaire de respecter
ses origines sans jamais les dénigrer.
• En règle générale, les parents adoptifs sont suivis et aidés par des
professionnels qui les préparent à leur futur rôle. La sensibilisation est
une étape cruciale qui permet de mieux gérer les situations difficiles
lorsqu’elles se présentent.
• Il ne faut pas cacher la vérité.
Le role de l'entourage
• L'enfant arrive dans une famille et pas seulement chez un couple.
• Informer l’entourage, l’école
• aider l’enfant à vivre normalement.
• Les parents doivent aussi prendre le temps de lui expliquer .
• L'écoute
• Laisser l'enfant exprimer ses émotions , poser ses questions (offrir le
temps , l'occasion …)
• Ne pas banaliser / ni dramatiser
• Ne pas stigmatiser / écarter/ mettre des étiquettes ...