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Presses hydrauliques pour le travail à froid des métaux.

Amélioration de la sécurité sur les presses en service


dans le cadre de leur rénovation. Spécifications
techniques à l’usage des préventeurs et des rénovateurs.
M. Darves-Bornoz

To cite this version:


M. Darves-Bornoz. Presses hydrauliques pour le travail à froid des métaux. Amélioration de la
sécurité sur les presses en service dans le cadre de leur rénovation. Spécifications techniques à l’usage
des préventeurs et des rénovateurs.. [Rapport Technique] ED 882 (Statut : archive. Document obsolète
retiré du catalogue INRS), Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS). 2002, 54 p. �hal-
01586240�

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abroad, or from public or private research centers. publics ou privés.
I
Les spécifications techniques
de cet ouvrage viennent compléter
Presses hydrauliques pour le travail à froid des métaux
le guide à l’usage des utilisateurs Amélioration de la sécurité sur les presses en service
et des préventeurs (ED 783) et dans le cadre de leur rénovation
celui à l’usage des préventeurs
et des rénovateurs (ED 782).
Spécifications techniques
Ce document présente
des solutions techniques à mettre à l’usage des préventeurs
en œuvre pour améliorer la sécurité
sur les presses hydrauliques à et des rénovateurs
chargement et/ou à déchargement
manuel non marquées « CE ».
Il s’adresse plus particulièrement
aux techniciens déjà avertis
des caractéristiques des circuits
de commande et de puissance
des presses hydrauliques
existantes. Il se veut une aide
au choix des solutions techniques
les mieux adaptées à la sécurité
des opérateurs, tout en conservant
autant que possible les circuits
existants.

I
INSTITUT NATIONAL DE RECHERCHE ET DE SÉCURITÉ
30 rue Olivier-Noyer 75680 Paris cedex 14. Tél. 01 40 44 30 00
Fax 01 40 44 30 99 . Internet : www.inrs.fr . e-mail : info@inrs.fr
Edition INRS ED 882 LA LIGNE PREVENTION
1re édition . juillet 2002 . 5 000 ex. ISBN 2-7389-1092-0
L’INSTITUT NATIONAL DE RECHERCHE ET DE SÉCURITÉ POUR COMMANDER LES FILMS (EN PRÊT), LES BROCHURES ET LES AFFICHES DE L’INRS,
ADRESSEZ-VOUS AU SERVICE PRÉVENTION DE VOTRE CRAM OU CGSS
L’Institut national de recherche et de sécurité
(INRS) est une association déclarée sans but
lucratif (loi du 1er juillet 1901), constituée sous
l’égide de la Caisse nationale de l’assurance SERVICES PRÉVENTION DES CRAM
maladie. Il est placé sous la tutelle
ALSACE-MOSELLE BRETAGNE NORD-EST
des pouvoirs publics et le contrôle financier (67 Bas-Rhin) (22 Côtes-d’Armor, 29 Finistère, (08 Ardennes, 10 Aube, 51 Marne,
de l’État. Son conseil d’administration est 14 rue Adolphe-Seyboth 35 Ille-et-Vilaine, 56 Morbihan) 52 Haute-Marne, 54 Meurthe-et-Moselle,
composé en nombre égal de représentants BP 392 236 rue de Châteaugiron 55 Meuse, 88 Vosges)
du Mouvement des entreprises de France 67010 Strasbourg cedex 35030 Rennes cedex 81 à 85 rue de Metz
et des organisations syndicales de salariés. tél. 03 88 14 33 00 tél. 02 99 26 74 63 54073 Nancy cedex
fax 03 88 23 54 13 fax 02 99 26 70 48 tél. 03 83 34 49 02
L’INRS apporte son concours aux services fax 03 83 34 48 70
ministériels, à la Caisse nationale (57 Moselle) CENTRE
de l’assurance maladie, aux Caisses 3 place du Roi-George (18 Cher, 28 Eure-et-Loir, 36 Indre, NORD-PICARDIE
régionales d’assurance maladie, aux comités BP 31062 37 Indre-et-Loire, 41 Loir-et-Cher, 45 Loiret) (02 Aisne, 59 Nord, 60 Oise,
d’hygiène, de sécurité et des conditions 57036 Metz cedex 1 36 rue Xaintrailles 62 Pas-de-Calais, 80 Somme)
45033 Orléans cedex 1 11 allée Vauban
de travail, aux entreprises, enfin à toute tél. 03 87 66 86 22
tél. 02 38 79 70 00 59662 Villeneuve-d’Ascq cedex
personne, employeur ou salarié, qui fax 03 87 55 98 65
fax 02 38 79 70 30 tél. 03 20 05 60 28
s’intéresse à la prévention. L’INRS recueille,
fax 03 20 05 63 40
élabore et diffuse toute documentation (68 Haut-Rhin)
intéressant l’hygiène et la sécurité du travail : 11 avenue De-Lattre-de-Tassigny CENTRE-OUEST
BP 488 (16 Charente, 17 Charente-Maritime, NORMANDIE
brochures, dépliants, affiches, films,
19 Corrèze, 23 Creuse, 79 Deux-Sèvres, (14 Calvados, 27 Eure, 50 Manche,
renseignements bibliographiques... Il forme 68020 Colmar cedex 86 Vienne, 87 Haute-Vienne) 61 Orne, 76 Seine-Maritime)
des techniciens de la prévention et procède tél. 03 89 21 62 20 4 rue de la Reynie Avenue du Grand-Cours, 2022 X
en son centre de recherche de Nancy aux fax 03 89 21 62 21 87048 Limoges cedex 76028 Rouen cedex
études permettant d’améliorer les conditions tél. 05 55 45 39 04 tél. 02 35 03 58 21
de sécurité et l’hygiène de travail. AQUITAINE fax 05 55 79 00 64 fax 02 35 03 58 29
(24 Dordogne, 33 Gironde,
40 Landes, 47 Lot-et-Garonne,
Les publications de l'INRS sont distribuées 64 Pyrénées-Atlantiques) ÎLE-DE-FRANCE PAYS DE LA LOIRE
par les Caisses régionales d'assurance 80 avenue de la Jallère (75 Seine, 77 Seine-et-Marne, (44 Loire-Atlantique, 49 Maine-et-Loire,
maladie. Pour les obtenir, adressez-vous 78 Yvelines, 91 Essonne, 53 Mayenne, 72 Sarthe, 85 Vendée)
33053 Bordeaux cedex 92 Hauts-de-Seine, 93 Seine-Saint-Denis,
au service prévention de la Caisse régionale 2 place de Bretagne, BP 93405,
tél. 05 56 11 64 00 94 Val-de-Marne, 95 Val-d’Oise)
de votre circonscription, dont vous trouverez 44034 Nantes cedex 1
fax 05 56 39 55 93 17-19 place de l’Argonne
l’adresse en fin de brochure. tél. 02 51 72 84 00
75019 Paris fax 02 51 82 31 62
AUVERGNE tél. 01 40 05 32 64
(03 Allier, 15 Cantal, 43 Haute-Loire, fax 01 40 05 38 84
63 Puy-de-Dôme) RHÔNE-ALPES
LES CAISSES RÉGIONALES D’ASSURANCE MALADIE (01 Ain, 07 Ardèche, 26 Drôme,
48-50 boulevard Lafayette
LANGUEDOC-ROUSSILLON 38 Isère, 42 Loire, 69 Rhône,
63000 Clermont-Ferrand (11 Aude, 30 Gard, 34 Hérault, 73 Savoie, 74 Haute-Savoie)
Les Caisses régionales d’assurance maladie
tél. 04 73 42 70 22 48 Lozère, 66 Pyrénées-Orientales) 26 rue d’Aubigny
disposent, pour diminuer les risques
fax 04 73 42 70 15 29 cours Gambetta 69436 Lyon cedex 3
professionnels dans leur région,
34068 Montpellier cedex 2 tél. 04 72 91 96 96
d’un service prévention composé
BOURGOGNE et FRANCHE-COMTÉ tél. 04 67 12 95 55 fax 04 72 91 97 09
d’ingénieurs-conseils et de contrôleurs (21 Côte-d’Or, 25 Doubs, 39 Jura, fax 04 67 12 95 56
de sécurité. Par les contacts fréquents que 58 Nièvre, 70 Haute-Saône,
ces derniers ont avec les entreprises, ils sont 71 Saône-et-Loire, 89 Yonne, SUD-EST
90 Territoire de Belfort) MIDI-PYRÉNÉES (04 Alpes-de-Haute-Provence,
à même non seulement de déceler les risques
ZAE Cap-Nord (09 Ariège, 12 Aveyron, 31 Haute-Garonne, 05 Hautes-Alpes, 06 Alpes-Maritimes,
professionnels particuliers à chacune d’elles, 32 Gers, 46 Lot, 65 Hautes-Pyrénées, 13 Bouches-du-Rhône, 2A Corse Sud,
mais également de préconiser les mesures 38 rue de Cracovie 81 Tarn, 82 Tarn-et-Garonne) 2B Haute-Corse, 83 Var, 84 Vaucluse)
préventives les mieux adaptées aux différents 21044 Dijon cedex 2 rue Georges-Vivent 35 rue George
postes dangereux et d’apporter, par leurs tél. 03 80 70 51 22 31065 Toulouse cedex 9 13386 Marseille cedex 5
conseils, par la diffusion de la documentation fax 03 80 70 51 73 tél. 05 62 14 29 30 tél. 04 91 85 85 36
éditée par l’Institut national de recherche fax 05 62 14 26 92 fax 04 91 85 79 01
et de sécurité, une aide particulièrement
efficace à l’action des comités d’hygiène,
de sécurité et des conditions de travail.

SERVICES PRÉVENTION DES CGSS


GUADELOUPE GUYANE LA RÉUNION MARTINIQUE
Immeuble CGRR Espace Turenne Radamonthe 4 boulevard Doret Quartier Place-d’Armes
Rue Paul-Lacavé Route de Raban, BP 7015 97405 Saint-Denis cedex 97232 Le Lamentin, BP 576
97110 Pointe-à-Pitre 97307 Cayenne cedex tél. 02 62 90 47 00 97207 Fort-de-France cedex
tél. 05 90 21 46 00 tél. 05 94 29 83 04 fax 02 62 90 47 01 tél. 05 96 66 50 79
fax 05 90 21 46 13 fax 05 94 29 83 01 fax 05 96 51 54 00

© INRS, Paris, 2002. Maquette Michèle Billerey. Illustration de couverture Francis Metzger.
Presses hydrauliques
pour le travail à froid des métaux
Amélioration de la sécurité sur les presses
en service dans le cadre de leur rénovation
Spécifications techniques
à l’usage des préventeurs
et des rénovateurs

ED 882
Remerciements

Ont participé à la plupart des travaux de ce groupe :


AFMR, M. Ribeiro – AMADA, M. Planque – AREEE, M. Ollivier – Camboulives, M. Boonne –
CETIM, M. Escalup – Gestamp Noury, MM. Nivault et Toulet – Guitton SA, M. Martinez –
LBM, MM. Coutel et Brisson – LRP Services, M. Le Roy De Presale – Protechnic SARL, M. Poley –
RM Presse Sofradiec, M. Polin – Rexroth Sigma, MM. Audinet et Rivelois – SBIF, MM. Jules et Thueux

Ont également participé :


ADP, M. Artru – Ateliers Rodie, M. Roge – BC Ingenierie, M. Courrier – Billaud, MM. Carlini et
Secato – Cabrit Groupe Sefedif, M. Bahaj – CETIM, M. Lanier – Champion Mo, M. Bouchet –
Cofmo Presses, M. Paixao – Dimafluid, MM. Barre et Benoit – Elec Hydro, M. Defretin –
Eqhyp, M. Beaurin – EVMHY, M. Serrano – GHP, M. Perli – Gallou Roland, M. Gallou –
Herion, MM. Binaut et Louviot – HME, M. Cramaro – Otis, M. Bisi – Pinette, M. Gevrey –
RM Presse Sofradiec, M. Andraud – Saint-Just Formation, M. Jacquet – SCMB, MM. Chaise
et Housiaux – Sogema Picardie, M. Patout

Ce document a été établi avec le concours de :


CRAM Bourgogne Franche-Comté, MM. Bert et Chapiron
CRAM Centre, M. Hue
CRAM Rhône-Alpes, M. Darves Bornoz
et élaboré à la diligence de la CNAMTS, par un groupe de travail, sous la responsabilité de la
CRAMIF, M. Gillot assisté de M. Delmas,
et de l’INRS, MM. Baudoin, Bello, Lupin et Trivin

2
Préambule

Ce document traite de la rénovation des Ce document ne revêt aucun caractère obli-


presses hydrauliques à chargement et/ou gatoire. Il peut être éventuellement utilisé
déchargement manuel pour le travail à froid comme base de travail par les entreprises
des métaux, en service dans les ateliers et souhaitant bénéficier de l’aide des services
non marquées « CE ». de prévention des Caisses régionales d’as-
surance maladie (CRAM), dans le cadre de
Il s’adresse plus particulièrement aux tech- l’obtention de contrats de prévention.
niciens déjà avertis des caractéristiques des
circuits de commande et de puissance des Nous attirons l’attention des lecteurs sur le
presses hydrauliques existantes, et qui dési- fait que les personnels amenés à exécuter
rent améliorer le niveau de sécurité de des travaux sur les circuits hydrauliques de
celles-ci. ces machines doivent être qualifiés (forma-
tion, expérience, etc.).
Il se veut une aide au choix des solutions
Enfin, en ce qui concerne la rénovation ou
techniques les mieux adaptées à la sécurité
la conception des circuits électriques de
des opérateurs tout en conservant autant
commande, il peut être utile de suivre au
que possible les circuits existants. Il n’a pas
préalable une formation délivrée par un
pour objectif principal de traiter de mise en
organisme compétent.
conformité avec les prescriptions du décret
93-40 du 11 janvier 1993, bien que les
mesures qu’il propose soient cohérentes Remarque : les termes suivis d’un astérisque
avec ces prescriptions. sont expliqués dans le glossaire, annexe D.

3
Sommaire
INTRODUCTION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9

1. MODES DE MARCHE ET DE PROTECTION ASSOCIÉS . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10

1.1 Représentation schématique du déroulement d’un cycle utilisé en production . . . . 10

1.2 Mode réglage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11


1.2.1 Réglage avec vitesse inférieure ou égale à 10 mm.s–1 . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.2.2 Réglage avec vitesse comprise entre 10 et 30 mm.s–1 . . . . . . . . . . . . . . . 12
1.2.3 Réglage avec vitesse supérieure à 30 mm.s –1
.................... 12
1.2.4 Cas particulier de réglage par commande directe . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1.2.5 Phase de montée du coulisseau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12

1.3 Mode coup par coup . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12


1.3.1 Phase de descente du coulisseau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1.3.2 Phase de montée du coulisseau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
1.3.3 Faces non occupées par un opérateur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
1.3.4 Fonction de non-répétition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13

1.4 Mode automatique, sans chargement ni déchargement manuel dans l’outil . . . . . 13

1.5 Cas de plusieurs opérateurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14

1.6 Moyens de dégagement d’urgence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14

2. STRATÉGIE DE RÉNOVATION DES MACHINES EN SERVICE . . . . . . . . . . . . . . 15

2.1 Diagnostic d’ensemble . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15

2.2 Diagnostic particulier de chaque presse hydraulique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15


2.2.1 Vérification de la machine et, si possible, de son dossier technique . . . . . 15
2.2.2 Bilan des modifications à apporter . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16

3. PROTECTIONS MATÉRIELLES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17

3.1 Accès résiduels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17

3.2 Matériaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18

3.3 Protecteurs fixes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18


3.3.1 Montage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
3.3.2 Manutention . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
3.3.3 Protecteurs fixes associés à un dispositif de verrouillage . . . . . . . . . . . . . 19

3.4 Protecteurs mobiles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19


3.4.1 Protecteurs mobiles automatiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
3.4.2 Protecteurs mobiles associés à un dispositif de verrouillage . . . . . . . . . . . 19

5
3.4.3 Protecteurs mobiles associés à un dispositif d’interverrouillage . . . . . . . . . 21
3.4.4 Protecteurs mobiles équipant une face où il n’est pas prévu d’opérateur . . 21

3.5 Protecteurs réglables . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22

3.6 Outils fermés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22


3.6.1 Conception . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
3.6.2 Mise en service et signalisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23

4. DISPOSITIFS DE PROTECTION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
4.1 Commandes bimanuelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
4.1.1 Disposition des boutons poussoirs d’une commande bimanuelle . . . . . . . . 24
4.1.2 Positionnement d’une commande bimanuelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
4.1.3 Cas des presses à plusieurs postes de commande . . . . . . . . . . . . . . . . . 25

4.2 Barrages immatériels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26


4.2.1 Caractéristiques de sécurité requises pour un barrage immatériel
situé sur une face occupée par un opérateur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
4.2.2 Barrage immatériel équipant une face où il n’est pas prévu d’opérateur . . 26
4.2.3 Mesures supplémentaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
4.2.4 Positionnement d’un barrage immatériel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27

5. MESURES DE SÉCURITÉ COMPLÉMENTAIRES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28


5.1 Circuits électriques de commande . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
5.1.1 Principes fondamentaux du concept de sécurité
appliquée aux circuits électriques de commande . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
5.1.2 Alimentation électrique et prise en compte des courts-circuits
entre les conducteurs actifs et la masse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29

5.2 Sélection des modes de marche . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29

5.3 Dispositifs de retenue mécanique (chandelles, taquets, etc.) . . . . . . . . . . . . . . . 30


5.3.1 Dispositifs à mise en service automatique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
5.3.2 Dispositifs à mise en place manuelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30

5.4 Compteur-totalisateur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31

5.5 Protection contre les chutes de hauteur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31

5.6 Conditions de réalisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31

5.7 Autres mesures de sécurité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32

6. CONCEPTION DES CIRCUITS HYDRAULIQUES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33


6.1 Principaux problèmes rencontrés sur les circuits de commande hydrauliques . . . . 33
6.1.1 Fuites internes au vérin . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
6.1.2 Fuites dans le circuit de commande . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
6.1.3 Défaillances de composant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34

6.2 Principe ou illustration du principe d’un circuit de commande hydraulique


de bonne conception . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34

6
6.3 Choix du fluide et des composants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
6.3.1 Fluides . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
6.3.2 Canalisations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
6.3.3 Joints . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
6.3.4 Raccords . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
6.3.5 Distributeurs hydrauliques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
6.3.6 Accumulateurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
6.3.7 Vérification, remplacement ou modification de composant . . . . . . . . . . . 39

6.4 Principe d’obtention des ordres de marche et d’arrêt . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39

6.5 Gestion de la vitesse du coulisseau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39

6.6 Protection contre les surpressions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40


6.6.1 Surpression dans le circuit d’alimentation hydraulique . . . . . . . . . . . . . . 40
6.6.2 Surpression dans la partie inférieure du vérin . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40

7. EXEMPLES DE SOLUTIONS HYDRAULIQUES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41

7.1 Dispositif mécanique auto-serrant de maintien du coulisseau . . . . . . . . . . . . . . . 41

7.2 Clapet de pied . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42


7.2.1 Définition d’un clapet de pied de vérin . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
7.2.2 Caractéristiques d’un clapet de pied de vérin normalement fermé . . . . . . 42
7.2.3 Liaison entre le vérin et le clapet de pied . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
7.2.4 Exemple de montage d’un clapet de pied normalement fermé . . . . . . . . . 43
7.2.5 Particularités des presses à vérins multiples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
7.2.6 Machines sur lesquelles il est impossible d’installer un clapet de pied . . . . 44

7.3 Impossibilité de mettre en œuvre le principe de redondance


dans la partie supérieure du vérin . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45

8. CAS PARTICULIERS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46

8.1 Presses commandées majoritairement par clapets logiques . . . . . . . . . . . . . . . . 46

8.2 Presses commandées par distributeurs à effet proportionnel ou par servo-valves . . . . 46

9. MODES DE TRAVAIL PARTICULIERS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47

BIBLIOGRAPHIE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48

ANNEXES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49

Annexe A : aide au diagnostic de sécurité d’un atelier de presses hydrauliques . . . . . 49

Annexe B : dispositif auto-serrant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51

Annexe C : cadre réglementaire relatif aux presses à travailler à froid les métaux . . . 52

Annexe D : glossaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53

7
Introduction

Ce document s’applique aux presses • celles qui servent exclusivement à des tra-
hydrauliques travaillant les métaux à froid, vaux de :
possédant au moins un mode de marche en - pliage, quelle que soit la longueur de
production avec chargement et/ou déchar- l’outil,
gement manuel de la pièce. - rivetage,

Les presses hydrauliques suivantes ne sont - soudage,


pas concernées : - poinçonnage,
- montage, assemblage,
• celles dont la course maximale ne peut
- sertissage,
dépasser 6 mm, par conception ou par amé-
- redressage,
nagement technique durable ;
- cintrage,
• celles dont la vitesse de déplacement des - présentation,
organes dangereux ne peut excéder - agrafage.
10 mm.s–1, quelle que soit la course ;
Remarque : la plupart des principes déve-
Remarque : une vitesse inférieure ou égale loppés dans ce document peuvent aussi
à 10 mm.s–1 ne peut en aucun cas garantir s’appliquer aux presses hydrauliques réser-
à elle seule la sécurité du ou des opérateurs : vées à d’autres travaux, notamment au
il faut au moins lui ajouter une action main- travail à chaud des métaux. Leur applica-
tenue, sur une pédale de sécurité à trois posi- tion doit alors être adaptée aux spécificités
tions par exemple. rencontrées.

9
1. Modes de marche
et de protection associés

Fig. 1. Exemple de presse hydraulique à arcades (protecteurs de la zone des outils non représentés).

La description suivante est représentative du soit le mode de chargement/déchargement


déroulement des modes de marche les plus des pièces (manuel ou automatique).
couramment rencontrés mais n’est pas
PMHU : Point mort haut utile
exhaustive.
Point de la course du coulisseau effective-
ment atteint pour permettre une fabrication
donnée.

1.1 Représentation schématique PCVT : Point de commutation de vitesse de


du déroulement d’un cycle travail
utilisé en production Point de la course de fermeture où l’ordre
de passage de la vitesse d’approche à la
vitesse de travail est effectivement délivré.
Le diagramme suivant indique, pour une
presse hydraulique à coulisseau descendant, PMBU : Point mort bas utile
les étapes possibles d’un cycle de fonc- Point de la course de fermeture effective-
tionnement utilisé en production, quel que ment atteint pour permettre une fabrication

10
Prévention de l’opérateur
Fonctionnalités du cycle Abréviations
associée au mouvement
Point mort haut
technologique de la machine • PMH

Point mort haut utile • PMHU Ordre de descente

MODES DE MARCHE ET DE PROTECTION ASSOCIÉS


Point de commutation Passage de la vitesse
en vitesse travail • PCVT d’approche à la vitesse
lente

Point mort bas utile • PMBU Ordre de remontée

Point mort bas


technologique de la machine • PMB

Remarque : pour les presses dont la fermeture se fait par montée du coulisseau, les positions des
points sont à inverser.

donnée et pour autoriser l’ordre de remon- § 4.2. Dans le cas des presses à col de
tée du coulisseau. cygne de petites dimensions, où l’opérateur
a une bonne visibilité du laboratoire*, l’ou-
verture des protecteurs latéraux dans le
mode réglage peut être tolérée.
1.2 Mode réglage
Dans les cas où les opérations de réglage le
Ce mode de fonctionnement est réservé à la permettent, il est recommandé de laisser en
préparation des conditions de production : service les moyens de protection utilisés en
réglage de la course et de la hauteur du cou- production sur les faces occupées par un
lisseau, dans le cas d’un changement d’ou- opérateur (barrière immatérielle, protecteur
til par exemple. mobile, commande bimanuelle de type IIIC
suivant la norme NF EN 574, etc.).
Le mouvement des éléments mobiles de tra-
vail, dont le coulisseau, est généralement Dans le cas contraire, il convient de mettre
commandé par une action maintenue sur un en œuvre l’une des mesures, décrites dans
organe de commande et, si possible, en les paragraphes 1.2.1 à 1.2.5, pour assu-
vitesse réduite. rer la protection des opérateurs.

Le moyen de dégagement d’urgence (s’il


existe, ou s’il est prévu de le créer) doit res- 1.2.1 Réglage avec vitesse inférieure
ter opérationnel (voir § 1.6). ou égale à 10 mm.s–1
L’accès à l’intérieur du laboratoire* pendant
tout le cycle (descente et montée) depuis les Le mouvement doit être obtenu par une
faces non occupées par un opérateur doit action maintenue de l’opérateur :
être empêché par des protecteurs ou dispo- - soit sur une commande bimanuelle de type
sitifs de protection tels que décrits en § 3 et II suivant la norme NF EN 574 : 1997 [7],

11
ou de type IIIC lorsqu’il en existe déjà une gée sur un distributeur ou par l’intermédiaire
1 sur la machine,
- soit sur un seul organe de service (pédale,
de leviers et de tringleries.
L’accès à cette commande manuelle doit être
bouton poussoir). techniquement rendu impossible pour tout
autre mode de fonctionnement.

1.2.2 Réglage avec vitesse comprise


entre 10 et 30 mm.s–1 1.2.5 Phase de montée du coulisseau

Le mouvement doit être obtenu par une Si le mouvement de montée du coulisseau


action maintenue de l’opérateur sur une présente un danger pour l’opérateur, l’une
commande bimanuelle de type II suivant la des mesures de protection décrites précé-
norme NF EN 574 : 1997 [7], ou de type demment doit être mise en œuvre.
IIIC lorsqu’il en existe déjà une sur la
machine.

1.3 Mode coup par coup


1.2.3 Réglage avec vitesse supérieure
à 30 mm.s–1 C’est un mode de production avec charge-
ment et/ou déchargement manuel de la
Lorsque cela est techniquement réalisable, pièce (travail de « reprise ») pour lequel
les presses hydrauliques sans réglage l’opérateur pénètre cycliquement dans tout
manuel du débit d’huile devront être modi- ou partie du laboratoire*. Sa sécurité
fiées pour obtenir une vitesse de réglage repose alors sur les moyens de protection
inférieure ou égale à 10 mm.s–1. liés à la presse hydraulique, avec lesquels il
est en relation constante.
En cas d’impossibilité de réduction de la
vitesse, les opérations de réglage devront
être réalisées par un personnel qualifié et 1.3.1 Phase de descente du coulisseau
par action maintenue sur un organe de com-
mande. Au moins l’un des moyens de pro- Les mesures de protection sont soit :
tection utilisés en production doit être en ser-
- un barrage immatériel (voir § 4.2) ; la
vice (barrière immatérielle, protecteur
commande de départ de cycle peut être à
mobile, commande bimanuelle de type IIIC
impulsion ou à appui maintenu pendant la
suivant la norme NF EN 574, etc.).
phase de descente du coulisseau sur un
organe de commande tel qu’une pédale ou
1.2.4 Cas particulier de réglage un bouton poussoir,
par commande directe - un protecteur mobile automatique (voir
§ 3.4.1) ; généralement, la commande de
Il ne doit être utilisé qu’en cas d’impossibi- fermeture du protecteur et de départ du
lité technique de recourir à d’autres solu- cycle est donnée par le même organe main-
tions. Le groupe hydraulique principal doit tenu jusqu’au départ du cycle (pédale, bou-
être obligatoirement à l’arrêt. ton poussoir) : sur certaines presses et sous
Le mouvement du coulisseau est commandé certaines conditions une seule impulsion
par une action manuelle « directe » aména- peut suffire,

12
- une commande bimanuelle de type IIIC comme c’est souvent le cas en coup par
suivant la norme NF EN 574 : 1997 [7], à coup, les moyens de protection situés sur la
appui maintenu (voir § 4.1), servant à la fois face correspondante peuvent être neutrali-
de protection de l’opérateur et d’organe de sés durant cette phase.
service pour la commande du cycle pendant
L’ordre de remontée doit être prioritaire sur
sa phase dangereuse,
les autres ordres de commande si ce mou-
- l’utilisation d’une vitesse inférieure ou vement ne présente pas de risque.
égale à 10 mm.s–1, associée à une action
maintenue sur un organe de commande pen-

MODES DE MARCHE ET DE PROTECTION ASSOCIÉS


dant la phase dangereuse (pédale, bouton 1.3.3 Faces non occupées
poussoir), par un opérateur
- l’utilisation d’outils fermés (voir § 3.6) ; la
commande de départ du cycle peut être à L’accès à l’intérieur du laboratoire* pendant
impulsion ou à appui maintenu pendant la tout le cycle (descente et montée) depuis les
phase de descente du coulisseau (générale- faces non occupées par un opérateur doit
ment une pédale). être empêché par des protecteurs ou dispo-
sitifs de protection tels que décrits en § 3 et
§ 4.2.
1.3.2 Phase de montée du coulisseau

Lorsque le travail d’une pièce est terminé, le


coulisseau doit remonter depuis le PMBU jus- 1.3.4 Fonction de non-répétition

qu’au PMHU, afin de permettre le déchar-


gement et le chargement. De même, il peut Cette fonction limite le fonctionnement de la
être nécessaire d’interrompre un mouvement presse à un cycle, même si l’organe de com-
de descente et de faire remonter le coulis- mande est maintenu actionné après l’arrêt
seau au PMHU. Le mouvement de remontée au PMHU.
du coulisseau peut être initié :
Il faut alors relâcher et actionner de nouveau
- soit automatiquement par action sur un cet organe pour obtenir un nouveau cycle.
interrupteur de position placé au PMBU,
après ou sans temporisation,
- soit automatiquement après le contrôle
d’un seuil d’augmentation de pression au 1.4 Mode automatique,
PMBU, par un pressostat, après ou sans tem- sans chargement
porisation, ni déchargement manuel
- soit par une impulsion ou une action main-
dans l’outil
tenue sur un organe de commande (bouton
Le mode de production « continu » com-
poussoir, pédale) ou une barre, réservé à
prend :
cette fonction,
- soit en relâchant l’organe de commande, - soit un dispositif d’alimentation et d’éva-
par exemple pour les presses à commande cuation automatique,
sensitive. - soit un dispositif de chargement manuel à
Si le mouvement de montée du coulisseau ne distance, du type à tiroir, à plateau tournant
présente pas de risque pour l’opérateur, ou revolver.

13
La presse est alors automatisée pour tout ou réglage, le nombre de postes de commande
1 partie. Un tel système ne doit pas présenter
de risque en lui-même.
doit être égal au nombre d’opérateurs.
Sur les presses de grandes dimensions com-
Pour assurer la protection de l’opérateur, il mandées par plusieurs opérateurs, le mouve-
ne doit pas être possible d’entrer en contact ment dangereux ne doit être possible que si
avec les mécanismes ou de pénétrer dans le aucun d’eux n’est dans la zone dangereuse.
laboratoire* de la presse (le plus souvent
Si la presse hydraulique est équipée de plu-
présence de protections matérielles telles
sieurs postes de commande bimanuelle, se
que décrites en § 3).
reporter au § 4.1.3.
Un organe de commande de départ de
cycle doit être prévu sur la presse. Il doit être
actionné avant chaque nouveau cycle ou
départ d’un enchaînement de cycles et après
1.6 Moyens de dégagement
chaque sollicitation d’un moyen de protec-
d’urgence
tion (par exemple, après ouverture puis fer-
meture d’un protecteur mobile).
Il est souhaitable d’installer un moyen per-
Certains protecteurs peuvent comporter, mettant l’ouverture immédiate de l’outil (si
d’une part des parties réglables à l’aide cela ne présente pas de risque).
d’un outil, pour s’ajuster aux amenages et
Ce moyen reste opérationnel même après
évacuations automatiques des pièces, tout
l’utilisation de l’arrêt d’urgence et est indé-
en empêchant l’accès de l’opérateur au
pendant de tout circuit fonctionnel ou de
laboratoire*, d’autre part une ou plusieurs
sécurité.
ouvertures dimensionnées pour le passage
des pièces mais insuffisantes pour que les Ceci peut se matérialiser, par exemple, par :
doigts puissent atteindre la zone dange- a) l’installation d’un robinet manuel lié
reuse. Ce type de protection est utilisé, par directement à la bâche, si l’ouverture de
exemple, pour le travail en bande. l’outil se réalise sous l’effet de la gravité,
Dans le cas des presses également utilisées b) la mise en place d’un organe agissant
en reprise, avec un barrage immatériel, il est sur le tiroir ou le clapet d’une électrovanne
possible de maintenir ce dernier en place uniquement pour provoquer l’ouverture de
pour la protection en automatique à condi- l’outil,
tion toutefois que le temps d’arrêt de la presse
c) l’établissement d’une commande élec-
soit toujours compatible avec la sécurité et
trique d’électrovanne agissant uniquement
qu’aucun risque de projection ne subsiste.
sur les circuits d’ouverture de l’outil.
Dans les cas a ou b, les organes de com-
mande se placent de préférence sous verre
1.5 Cas de plusieurs opérateurs dormant.
Quel que soit le dispositif de protection retenu Dans les cas b ou c, la pompe hydraulique
pour les opérations de production ou de doit rester en fonctionnement.

14
2. Stratégie de rénovation
des machines en service

L’amélioration de la sécurité des presses - comparer les mesures de protection en


hydrauliques d’un atelier doit être précédée place avec celles qui sont préconisées dans
d’un diagnostic qui peut se dérouler en deux ce guide.
phases : Les mesures présentées dans ce document
- d’abord un diagnostic d’ensemble pour traitent de l’amélioration de la sécurité de la
rechercher une solution globale qui permet- presse hydraulique, de sa remise en état
trait de minimiser le coût de l’opération tout pour retrouver des performances de mise à
en réorganisant l’activité presses au mieux l’arrêt telles qu’elles s’imposent, en particu-
des intérêts de la production, lier avec l’usage des commandes bima-
nuelles et des barrages immatériels.
- puis un diagnostic particulier de chaque
presse hydraulique, en adaptant ses modes
de fonctionnement et de commande, à des 2.2.1 Vérification de la machine et,
conditions d’utilisation assurant la sécurité. si possible, de son dossier technique

L’étude de faisabilité doit porter sur :


- la conception (caractéristiques de la
2.1 Diagnostic d’ensemble presse, technologie employée, forme du
bâti, etc.),
L’annexe A propose au chef d’entreprise une - l’état général :
démarche pour l’effectuer. - de la presse hydraulique,
- des moyens de protection pour cha-
cune des faces,
- l’état général et les caractéristiques
2.2 Diagnostic particulier
hydrauliques :
de chaque presse hydraulique
- du ou des vérins (étanchéité),
- des composants (y compris les tuyaute-
L’examen de l’état des presses hydrauliques
ries et les raccords),
et de la protection permet d’évaluer les tra-
vaux d’amélioration de la sécurité qui - l’état général et les caractéristiques des
seraient à entreprendre. À cet effet, il y a composants électriques :
lieu de : - les relais électromécaniques (sont-ils à
contacts liés, redondants et autosurveillés ?),
- consulter les rapports établis à la suite des leur état et leur montage,
dernières vérifications périodiques obliga- - les blocs logiques et les dispositifs de
toires lorsqu’ils existent, protection : commande bimanuelle, barrière

15
immatérielle (sont-ils correctement raccordés - le maintien à l’arrêt du coulisseau dans le
et d’un niveau de sécurité suffisant pour assu- temps, notamment au Point mort haut utile
rer leur fonction ?), (PMHU), et sa répétitivité qui, au cours de
- les dispositifs de verrouillage ou d’inter- plusieurs essais, doivent être vérifiés.
verrouillage,
- la protection contre les surcharges et les
courts-circuits, 2.2.2 Bilan des modifications à apporter

2 - le câblage et l’état des connexions,


- le coefficient de remplissage de
l’armoire,
Le rénovateur consignera par écrit les résul-
tats du diagnostic technique effectué.
Dans le cas où le temps d’arrêt des organes
- les modes de marche et de protection asso-
dangereux ne paraît pas pouvoir être rendu
ciés ; par exemple, il faut vérifier que la
satisfaisant, plutôt que d’engager des tra-
machine n’a pas subi de transformations
vaux de rénovation du circuit hydraulique,
pouvant entraîner des erreurs de choix dans
l’utilisateur pourra choisir :
les modes de fonctionnement, les modes de
protection et de commande associés à la ou a) soit d’installer un écran muni d’un dis-
aux faces de travail, positif d’interverrouillage (voir § 3.4.3) et
de prendre des dispositions de maintien au
- l’usage qui est fait de la presse (type de
PMHU (voir § 5.3.1), de façon à garantir la
travail effectué, type d’outillage utilisé, fré-
sécurité de l’opérateur notamment lors des
quence de travail, nombre d’opérateurs,
opérations de chargement/déchargement.
etc.),
b) soit de travailler avec des outils fermés
- l’identification des éléments mobiles de
en respectant toutes les règles précisées au
transmission (poulies, courroies, etc.) à § 3.6.
prendre en compte,
Il serait par exemple intéressant d’appliquer
- l’identification des éléments mobiles de
ces solutions aux presses hydrauliques
travail (coulisseau, coussin, serre flanc, etc.)
équipées :
à prendre en compte,
- de pompe(s) à cylindrée variable et/ou
- le nombre d’éléments de retenue hydrau- inversion de circulation du fluide hydrau-
lique prévu pour chacun d’eux et, le cas lique principal,
échéant, la possibilité ou non d’ajouter ou
- de distributeurs à centre fermé,
d’insérer des composants ; ce contrôle peut
être effectué sur plans ou sur la machine, - de distributeurs à temps de réponse
important.
- le temps mis par les éléments mobiles de
travail pour s’arrêter ou pour s’inverser Ces deux solutions imposeront néanmoins
(temps d’arrêt) lorsqu’ils peuvent constituer de garantir la sécurité des opérateurs lors de
un danger pour l’opérateur, compte tenu des certaines interventions de maintenance ou
dispositifs de protection utilisés ; une mesure de réglage, par exemple à l’aide d’un dis-
doit être effectuée, à charge et vitesse maxi- positif de retenue mécanique (voir § 5.3.2).
males permises par la machine (indiquées Si l’on doit modifier le circuit hydraulique,
par son constructeur) et ceci à la tempéra- les règles décrites dans les chapitres suivants
ture nominale du fluide hydraulique utilisé pourront servir de base à la rénovation de
selon l’indication dudit constructeur, la presse hydraulique.

16
3. Protections matérielles

D’une manière générale, les protecteurs - ne pas être facilement escamotés ou ren-
doivent : dus inopérants,
- être de construction robuste, - ne pas limiter plus que nécessaire l’obser-
- être situés à une distance suffisante de vation du cycle de travail.
la zone dangereuse, pour en empêcher Les spécifications définies dans les para-
l’atteinte, graphes suivants aideront les concepteurs à
- permettre les interventions indispensables répondre techniquement à ces règles.
pour la mise en place et/ou le remplacement
des outils ainsi que pour les travaux d’en-
tretien, cela en limitant l’accès au seul sec- 3.1 Accès résiduels
teur où le travail doit être réalisé et, si pos-
sible, sans démontage du protecteur ou du Il s’agit de tous les accès à une zone dan-
dispositif de protection, gereuse, dus par exemple :
- ne pas occasionner de risques supplé- - à une ouverture pratiquée pour le passage
mentaires, d’une pièce (goulotte, tunnel, fente, etc.) ou

Distances de sécurité à appliquer aux ouvertures régulières pour les membres supérieurs
(personnes âgées de 14 ans et plus) (NF EN 294, § 4.5.1).

Distances de sécurité sr (mm)


Partie du corps Illustration Ouverture (mm)
Fente Carré Rond
e≤4 ≥2 ≥2 ≥2

Extrémité du doigt 4<e≤6 ≥ 10 ≥5 ≥5

6<e≤8 ≥ 15 ≥5

6<e≤8 ≥ 20

Doigt jusqu’à 8 < e ≤ 10 ≥ 80 ≥ 25 ≥ 20

l’articulation 10 < e ≤ 12 ≥ 100 ≥ 80 ≥ 80


à la base du doigt 12 < e ≤ 20 ≥ 120 ≥ 120 ≥ 120
ou main
20 < e ≤ 30 ≥ 120 ≥ 120

30 < e ≤ 40 ≥ 200 ≥ 120

Bras jusqu’à 20 < e ≤ 30 ≥ 850*


l’articulation 30 < e ≤ 40 ≥ 850
de l’épaule
40 < e ≤ 120 ≥ 850 ≥ 850 ≥ 850
(*) Si la longueur de la fente est inférieure ou égale à 65 mm, le pouce constituant un blocage, la distance peut être
réduite à 200 mm.

17
pour la surveillance d’un mécanisme de Il ne faut pas oublier que ces matériaux peu-
transmission, vent devenir opaques, notamment à cause
des rayures, et que certains d’entre eux sont
- aux possibilités de passer au-dessus d’une
renforcés contre ces risques.
barrière dont la hauteur a été limitée.
La brochure INRS ED 807 [4] fournit des
données techniques extraites de la norme
NF EN 294 : 1992 [5], § 4.5.1 et repro- 3.3 Protecteurs fixes
duites page précédente.
Ils sont réservés à des accès occasionnels
Ces données précisent, en fonction des
très peu fréquents, en maintenance par
ouvertures résiduelles, les valeurs des dis-
exemple.
tances à prendre en compte dans la réali-

3 sation d’un protecteur neuf, pour qu’un opé-


rateur ne puisse pas atteindre les zones
dangereuses.
Les protecteurs sont considérés comme fixes
dès lors que leur démontage ou leur ouver-
ture nécessite l’usage d’un outil. Un protec-
teur monté sur charnières ou coulisses est
considéré comme fixe si son ouverture
nécessite l’usage d’un outil (clé à six pans,
3.2 Matériaux tournevis, clé de serrure, etc.).

Le choix des matériaux destinés à la confec-


tion des écrans matériels doit tenir compte 3.3.1 Montage
de la zone à couvrir (avec ou sans visibilité)
et des risques correspondants (avec ou Il est conseillé que les éléments de fixation
sans projections). L’utilisation de matériaux (vis, boulons, etc.) soient imperdables, c’est-
ajourés (grillage, tôle ajourée, etc.) doit à-dire qu’en cas de démontage ou d’ouver-
prendre en compte la forme et la dimension ture, les vis, par exemple, restent solidaires
des ouvertures correspondantes pour qu’il du protecteur. Cette mesure permet d’élimi-
n’y ait pas d’accès résiduel à une zone ner une des causes de non remontage.
dangereuse. Pour les protecteurs fixés par serrure, la clé
Les matériaux transparents ne doivent pas ne doit pouvoir être retirée qu’après ver-
être fragiles et leur résistance dans le temps rouillage. Par ailleurs, les éléments de fixa-
ne doit pas être sensible à leur environne- tion ne doivent pas pouvoir se desserrer sous
ment (lumière, huile, oxydation, etc.). À ce l’effet des vibrations (écrous « nylstop », ron-
titre, le polycarbonate et le polyamide peu- delles frein, etc.).
vent être utilisés moyennant les précautions
suivantes :
3.3.2 Manutention
- leur épaisseur ne doit pas être inférieure à
5 mm,
Les protecteurs fixes de grande dimension
- leur montage doit être effectué dans un ou de poids important doivent être prévus
cadre métallique qui assure leur rigidité sans pour être manutentionnés et positionnés faci-
les soumettre à des contraintes ponctuelles lement sans effort inconsidéré. À cet effet, ils
trop importantes (éviter les montages par peuvent être munis de moyens de préhen-
perçage et vissage, par exemple). sion (poignées, points d’élingage, passages

18
pour fourches de chariot de manutention, Afin de déterminer le niveau de verrouillage
etc.). Il est souhaitable de les articuler ou de ou d’interverrouillage adapté, il faut distin-
les rendre coulissants, dans la mesure du guer les protecteurs mobiles suivant leur
possible. fonction et leur fréquence d’ouverture :
- ouverture fréquente : il s’agit des protec-
teurs dont l’ouverture est prévue durant un
3.3.3 Protecteurs fixes* associés
cycle de production,
à un dispositif de verrouillage*
- ouverture peu fréquente : il s’agit des pro-
tecteurs dont l’ouverture ou la dépose sont
Le dispositif de verrouillage* qui peut leur
liées aux opérations de maintenance et de
être associé n’est là que pour éviter l’oubli
réglage.
du remontage de l’écran fixe* ; à ce titre, il
pourra être réduit à un seul interrupteur de Dans certains cas, le poids des parties
position à condition que ses contacts soient mobiles du protecteur doit être équilibré.
à manœuvre positive d’ouverture et qu’il soit

PROTECTIONS MATÉRIELLES
actionné suivant le mode positif.
3.4.1 Protecteurs mobiles automatiques

Dès lors que les obligations de productivité


Remarque : les protecteurs matériels empê-
risquent de fatiguer inconsidérément l’opé-
chant d’accéder à la zone de travail sont
rateur, les protecteurs doivent être motori-
aussi appelés écrans. Pour les protecteurs
sés : c’est le cas lorsqu’ils sont ouverts à
fixes* couvrant les organes de transmission
chaque cycle. Des mesures doivent alors être
(zone d’écrasement par des pièces de gui-
prises pour éviter les blessures que pourrait
dage, etc.), c’est le terme de carter qui leur
provoquer leur mouvement, soit en utilisant
est habituellement donné, mais il est égale-
des protecteurs intrinsèquement sûrs (pro-
ment possible de trouver l’appellation de
tecteurs débrayables, à fermeture vers le
capot. Lorsque les écrans, qu’ils soient fixes
haut sans risque de coincement en position
ou mobiles, sont réalisés en grillage ou
haute), soit en les équipant, par exemple,
métal ajouré, c’est aussi le terme de grille
d’un dispositif sensible, etc.
qui est utilisé.
Un protecteur mobile automatique doit être
équipé d’un dispositif de verrouillage ou
d’interverrouillage tel que décrit dans les
3.4 Protecteurs mobiles § 3.4.2 et 3.4.3.

Lorsque les protecteurs mobiles sont auto-


Remarque : un protecteur mobile automa-
matiques, leur usage principal est le même
tique neuf mis isolément sur le marché doit
que celui des barrages immatériels, à ceci
avoir obtenu une attestation d’examen CE
près qu’ils ne permettent pas toujours la
de type (AET – CE*).
même cadence de fabrication. En revanche,
s’ils sont réalisés en matériaux transparents
résistants au choc, ils peuvent présenter une 3.4.2 Protecteurs mobiles associés
protection contre les projections, lorsque à un dispositif de verrouillage
c’est nécessaire. Ils permettent souvent éga-
lement de charger et décharger au plus près Pour les presses hydrauliques, les principes
du laboratoire*. de sécurité applicables prennent en compte

19
le fait qu’un cycle en cours peut être arrêté § 4.4.1 A [4]). Dans la mesure où le
en tout point. Ces caractéristiques autorisent nombre de manœuvres est faible, la diffi-
donc, le plus souvent, ce type de protecteur culté de neutralisation et la manœuvre posi-
qui repose sur la commande d’arrêt rapide tive d’ouverture peuvent aussi être assurées
des éléments mobiles de travail, lorsqu’il est par des interrupteurs de position électromé-
sollicité. caniques à languette conçus pour au moins
un million de manœuvres (brochure INRS ED
a) Caractéristiques générales
807, § 4.4.1 B [4]).
La commande du mouvement dangereux
par action sur un organe de commande est d) Implantation
autorisée seulement si le protecteur est com- Outre le respect des distances de sécurité
plètement fermé. prenant en compte les accès résiduels (voir

3 L’ouverture du protecteur, tant qu’il y a un


risque (habituellement lors de la fermeture
de l’outil), commande immédiatement l’arrêt
§ 3.1), les protecteurs mobiles doivent être
implantés de manière que le temps d’accès
aux éléments mobiles dangereux soit supé-
du mouvement dangereux. rieur à leur temps d’arrêt provoqué par l’ou-
verture du protecteur. Le protecteur est consi-
b) Dispositif de verrouillage des protecteurs déré comme ouvert pour un doigt, la main
mobiles ouverts fréquemment
ou le bras, etc. dès lors que l’ouverture qu’il
Il doit être réalisé avec deux interrupteurs de présente est supérieure aux valeurs respec-
position fonctionnant suivant deux modes tives fournies dans le tableau reproduit au
opposés (un par actionnement, l’autre par § 3.1.
relâchement) (brochure INRS ED 807,
La formule à prendre en compte dès cet ins-
§ 4.4.1 D [4]).
tant est :
Le fonctionnement de ces deux interrupteurs
d = do + vt
doit être contrôlé automatiquement pour les
écrans mobiles ouverts à chaque cycle. où :
Compte tenu de la fréquence d’ouverture de « do » : distance que peuvent atteindre les
ces écrans, le nombre de manœuvres des doigts derrière le protecteur lorsque celui-ci
interrupteurs de position doit être prévu en commence à être ouvert juste avant que
conséquence (par exemple, dix millions de l’ordre d’arrêt soit donné.
manœuvres mécaniques). Pour le contrôle
« d » : distance de l’écran mobile au point
automatique de ces deux interrupteurs, il
dangereux le plus proche, exprimée en mm.
peut être fait appel, par exemple, à un dis-
positif d’autosurveillance par composants « v » : vitesse moyenne admise pour la
électromécaniques ou à des blocs logiques main, soit 1 600 mm.s–1.
contrôleurs de discordance (brochure INRS « t » : temps, en secondes, de mise à l’arrêt
ED 807, § 4.4.1 E [4]). de la presse à compter de la position d’ou-
verture définie précédemment.
c) Dispositif de verrouillage des protecteurs
ouverts peu fréquemment La tolérance admise sur son évaluation est
Généralement, il ne fait appel qu’à un seul de 20 %.
interrupteur de position qui doit être diffi- Dans la pratique, pour les protecteurs à
cilement neutralisable et à manœuvre posi- ouverture automatique et rapide, « t » est
tive d’ouverture (brochure INRS ED 807, compté approximativement à partir du signal

20
d’ouverture fourni par les interrupteurs de manœuvres mécaniques). Pour le contrôle
position de l’écran. automatique de ces deux interrupteurs, il
Pour les écrans à ouverture lente, soit parce peut être fait appel, par exemple, à un dis-
qu’elle est manuelle et/ou que la masse de positif d’autosurveillance par composants
l’écran est importante, il peut être intéressant électromécaniques ou à des blocs logiques
de tenir compte du temps d’ouverture de contrôleurs de discordance (brochure INRS
l’écran nécessaire au passage d’un doigt, ED 807, § 4.4.1 E [4]) ;
d’une main ou d’un bras pour diminuer le - un système de blocage de l’écran (verrou),
temps « t » et optimiser la position de l’écran obtenu habituellement par un vérin pneu-
afin d’améliorer l’ergonomie du poste de matique à simple effet ou un verrou électro-
travail. magnétique lui-même contrôlé en position
de blocage. L’interrupteur qui contrôle son
engagement peut correspondre à un des
3.4.3 Protecteurs mobiles associés
deux interrupteurs cités précédemment. Pour
à un dispositif d’interverrouillage
les protecteurs motorisés, la motorisation

PROTECTIONS MATÉRIELLES
peut éventuellement jouer le rôle de verrou
Les protecteurs mobiles* munis d’un dispo-
en s’opposant à l’ouverture manuelle du pro-
sitif d’interverrouillage* sont peu rencontrés
tecteur.
sur les presses hydrauliques. Ils seront plutôt
utilisés lorsque les circuits hydrauliques n’ap- c) Dispositif d’interverrouillage
portent pas les caractéristiques d’arrêt et les des protecteurs ouverts peu fréquemment
garanties de fiabilité attendues. Il peut faire appel à un seul interrupteur de
position qui doit être difficilement neutrali-
a) Caractéristiques générales
sable et à manœuvre positive d’ouverture
- La commande du mouvement dangereux (INRS brochure 807, § 4.4.1 A [4]). Dans
par l’organe de service n’est possible que si la mesure où le nombre de manœuvres est
le protecteur est complètement fermé. faible, la difficulté de neutralisation et la
- L’ouverture du protecteur est impossible manœuvre positive d’ouverture peuvent
tant qu’il y a un risque. aussi être assurées par des interrupteurs de
position à languette conçus pour au moins
b) Dispositif d’interverrouillage des
un million de manœuvres (brochure INRS
protecteurs mobiles ouverts fréquemment
ED 807, § 4.4.1 B [4]).
Il est réalisé en sécurité positive et comprend
Ces protecteurs doivent également compor-
en particulier les deux éléments suivants :
ter un verrou non déverrouillable tant que le
- deux interrupteurs de position fonction- cycle n’est pas terminé.
nant suivant deux modes opposés (un par
actionnement, l’autre par relâchement) (bro-
chure INRS ED 807, § 4.4.1 D [4]). Le fonc- 3.4.4 Protecteurs mobiles équipant
tionnement de ces deux interrupteurs doit une face où il n’est pas prévu d’opérateur
être contrôlé automatiquement pour les
écrans mobiles ouverts à chaque cycle. Sur les presses de grandes dimensions
Compte tenu de la fréquence d’ouverture de (presses à arcades) permettant à l’opérateur
ces écrans, le nombre de manœuvres des de s’introduire dans le laboratoire*, il y a
interrupteurs de position doit être prévu en lieu de mettre en place des moyens empê-
conséquence (par exemple, dix millions de chant une commande accidentelle lorsque la

21
protection d’une face où il n’est pas prévu chant le passage des doigts. Cette caracté-
d’opérateur est assurée par un protecteur ristique est obtenue par un dimensionnement
mobile. approprié des ouvertures réservées aux
À cet effet, plusieurs facteurs sont à prendre accès. L’opérateur est donc protégé dans la
en compte : mesure où il ne peut plus accéder aux par-
ties travaillantes de l’outil.
- l’ouverture du protecteur mobile doit com-
mander l’arrêt du ou des mouvements dan- Ces outils doivent être conçus et construits
gereux en tout point du cycle, de manière robuste, entretenus et signalés.

- un dispositif de réarmement, situé sur la


face couverte par ce protecteur, en dehors 3.6.1 Conception
de la zone dangereuse et permettant une

3 visualisation correcte de la zone doit être


actionné pour autoriser une nouvelle com-
mande de redémarrage du cycle,
Par principe, les outils fermés, dont certains
sont dits noyés, comportent toute la protec-
tion contre les risques que pourrait présen-
- le protecteur doit être conçu et disposé de ter un outil. Ils sont prêts à l’emploi aux
telle sorte qu’en fonctionnement normal, il réglages près de la presse. Leur montage ne
ne puisse se refermer tout seul tant que les doit pas nécessiter l’adaptation d’aucune
personnes se trouvent dans la zone dange- autre protection. Sur ces outils, la protection
reuse (par exemple, utilisation d’une serrure peut être obtenue par conception ou par
à pêne non biseauté, protecteur coulissant ajout, sur l’outil lui-même, de protecteurs
horizontalement, etc.). fixes (grilles, cages, etc.).
Les risques à couvrir sont essentiellement :
- les points de cisaillement entre le poinçon
3.5 Protecteurs réglables et la matrice ; l’ouverture réservée pour le
passage de la tôle doit répondre aux règles
Lorsqu’il est nécessaire qu’un protecteur, fixe des accès résiduels (voir tableau § 3.1),
ou mobile, soit réglable, par exemple pour
- les points d’écrasement entre la contre-
adapter la hauteur de passage de pièces
plaque et la plaque porte-poinçon, pour les
dans un écran, les moyens de réglage doi-
outils à contre-plaque,
vent nécessiter l’usage d’un outil et ne pas
pouvoir être déréglables sous l’effet des - les points d’écrasement entre les éléments de
vibrations, au même titre que les écrans guidage mobiles et les éléments fixes des outils
fixes. La conception du dispositif réglable à colonnes ou leurs systèmes de bridage.
doit être telle que l’accès à la zone dange- Dans ces deux derniers cas, les risques peu-
reuse soit empêché quel que soit le réglage vent être soit éliminés en enfermant complè-
effectué. tement les points dangereux et en respectant
les règles énoncées au § 3.1, soit réduits en
respectant les écartements minimaux suivants
extraits de la norme NF EN 349 : 1993 [6]
3.6 Outils fermés (brochure INRS ED 807, § 3.4 [4]) :

Les outils fermés* autorisent le passage de - 25 mm si on peut y introduire les doigts,


la matière ou de la pièce à travailler en - 100 mm si on peut y introduire la main,
direction de la zone de travail tout en empê- - 120 mm si on peut y introduire un bras.

22
Ces écartements peuvent être également res- - La presse autorise différents modes d’utili-
pectés en chanfreinant en conséquence les sation.
parties se rapprochant. Cette possibilité suppose que pour l’usage
Remarque : la conception et l’entretien doi- des outils ouverts, il est prévu des moyens de
vent être tels que le poinçon ne dégage protection adaptés à la technologie de la
jamais de la contre-plaque même après des presse. La mise en place d’un outil fermé*,
affûtages répétés. avec suppression des autres moyens de pro-
tection, implique donc au moins que ce
choix soit fait par un responsable au moyen
Les différents éléments assurant la protection
d’une sélection de marche verrouillable à
(grilles, cages, etc.) ne doivent pas occa-
clé. Pour la position correspondante, le
sionner de risques supplémentaires en pré-
sélecteur doit indiquer sans ambiguïté
sentant des points d’écrasement et/ou de
qu’elle est réservée aux outils noyés. Le per-
cisaillement entre leurs parties fixes et
sonnel de l’atelier doit être averti de son uti-
mobiles.
lisation par un voyant lumineux.

PROTECTIONS MATÉRIELLES
De plus, il est demandé une validation de la
3.6.2 Mise en service et signalisation sélection du cycle « outils fermés » par une
action volontaire sur un organe verrouillable
Deux cas peuvent se présenter : à clé (bouton poussoir, commutateur à rap-
- La presse est utilisée exclusivement avec pel) afin de prévenir toutes erreurs de sélec-
des outils fermés. tion de ce cycle particulier de travail.

Il subsiste toutefois le risque que les outils fer- Par ailleurs, il peut être conseillé de :
més soient remplacés par des outils ouverts, - signaler les outils fermés* par une couleur
sans que les protections adéquates soient spécifique, jaune par exemple, lorsqu’il n’y
remises en place. a pas de confusion possible avec d’autres
Pour limiter ce risque, il est demandé d’aver- utilisations de la couleur,
tir le régleur et l’opérateur par une plaque - mettre hors service les protections
signalétique visible du poste de travail et gênantes, uniquement lorsque des outils
portant la mention « Attention outils fermés fermés sont mis en place. À cet effet, les
uniquement » écrite, par exemple, en lettres outils fermés peuvent être prévus avec des
noires d’au moins 25 mm de hauteur, sur systèmes de reconnaissance intégrés à la
fond jaune. Cette plaque doit être fixée de fois sûrs et difficilement neutralisables, tels
façon indémontable. que des prises de courant multibroches.

23
4. Dispositifs de protection

Pour les presses hydrauliques, les principes appel à des blocs logiques du commerce qui
de sécurité applicables prennent en compte sont conçus pour en assurer toutes les carac-
le fait qu’un cycle en cours peut être arrêté téristiques requises (synchronisation, prise
en tout point. Ces caractéristiques autorisent en compte des défaillances internes, etc.).
donc, le plus souvent, des dispositifs de pro-
Les blocs logiques de commande bimanuelle
tection qui reposent sur la commande d’ar-
en service ayant obtenu une attestation
rêt rapide des éléments mobiles de travail,
d’examen de type (AET*) ou un visa d’exa-
lorsqu’ils sont sollicités.
men technique (VET*) et maintenus dans
leur état de conformité répondent à ces
obligations.
4.1 Commandes bimanuelles Si le dispositif en place est remplacé par un
bloc logique de commande bimanuelle neuf,
Les commandes bimanuelles sont prévues
ce composant de sécurité mis isolément sur le
pour assurer la protection de l’opérateur
marché doit avoir obtenu une attestation
en production lors du chargement et/ou
d’examen CE de type (AET – CE*).
déchargement manuel de l’outil et éven-
tuellement en réglage. Elles doivent être
conçues et disposées compte tenu des règles
4.1.1 Disposition des boutons
d’ergonomie.
poussoirs d’une commande bimanuelle
Il faut également garder à l’esprit que la sur-
veillance de la zone dangereuse vis-à-vis Les boutons poussoirs doivent être montés et
des risques encourus pour les tiers reste à la disposés de telle manière qu’ils ne puissent
charge de l’opérateur. Il faudra donc les être actionnés autrement qu’avec les deux
réserver aux presses de faibles dimensions. mains. Cet objectif implique, par exemple,
En outre sur les façades de grandes dimen- que les boutons poussoirs ne puissent pas
sions qui seraient servies par un ou plusieurs être commandés avec les coudes, les avant-
opérateurs (voir § 4.1.3) équipés chacun bras, une main et un coude, les doigts d’une
d’une commande bimanuelle, il est recom- seule main, un genou et une main, la hanche
mandé, lorsque l’organisation du poste de et une main, etc.
travail s’y prête, de compléter la protection,
La norme NF EN 574 : 1997 [7] donne des
par exemple par un dispositif sensible (bar-
indications pratiques quant aux dimensions
rage immatériel le plus souvent) ou en limi-
et principes à respecter pour répondre à
tant matériellement les accès à ce qui est
cette exigence. Elle précise en outre qu’une
nécessaire.
protection totale contre la « fraude » est
Suivant les cas, les commandes bimanuelles impossible, ce qui implique que la recherche
devront être de type II ou IIIC suivant la d’impossibilité de neutralisation en dehors
norme NF EN 574 : 1997 [7], tel que décrit des règles qui ont pu être formalisées, res-
en § 1.2 et § 1.3. Elles font très souvent sort de l’interprétation personnelle.

24
4.1.2 Positionnement travail, cela signifie que les commandes
d’une commande bimanuelle bimanuelles sont mal adaptées. Dans le
cas présent, il convient d’avoir recours à
Une commande bimanuelle doit être implan- d’autres moyens de protection (écrans
tée à un poste de travail, de telle manière mobiles avec dispositif de verrouillage ou
que les éléments mobiles considérés aient le d’interverrouillage) et/ou d’améliorer les
temps de s’arrêter avant de pouvoir être performances de mise à l’arrêt de la presse.
atteints par la main de l’opérateur. Le posi-
tionnement d’une commande bimanuelle est
4.1.3 Cas des presses
régie par la formule suivante :
à plusieurs postes de commande
d = vt
où :
Lorsque la presse peut être utilisée avec une
« d » est le chemin réel, en millimètres, par- ou plusieurs commandes bimanuelles, il ne
couru par la main jusqu’au point dangereux doit y avoir aucune ambiguïté sur les postes

DISPOSITIFS DE PROTECTION
le plus proche, de travail en service avec une commande
bimanuelle. Il serait en effet dangereux
Remarque : il ne faut pas confondre dis- qu’un opérateur pense être protégé alors
tance du pupitre et chemin réel, ce dernier qu’il ne l’est pas.
pouvant être curviligne en fonction des dif-
À cet effet, la déconnexion doit être évidente
férents obstacles rencontrés par la main
ou les pupitres en service doivent faire l’ob-
dans sa trajectoire.
jet d’une signalisation.
Si l’action simultanée est requise pour l’en-
« v » est la vitesse moyenne admise pour la
semble des postes en service, l’action syn-
main à compter du relâchement d’un bouton
chrone s’entend pour chaque poste pris
poussoir, soit 1 600 mm.s–1,
séparément, mais jamais pour les postes
« t » est le temps moyen, en secondes, de entre eux.
mise à l’arrêt de la presse, compté à partir
En outre, il est recommandé de prévoir des
du relâchement d’un bouton poussoir jus-
mesures techniques imposant, soit que la
qu’à l’arrêt complet des éléments mobiles de
presse ne fonctionne pas si les pupitres de
travail ; la tolérance admise sur son évalua-
commande bimanuelle mis hors service par
tion est de 20 %.
le sélecteur ne sont pas déconnectés, soit
Les boutons-poussoirs seront implantés le que le pupitre ne puisse être mis hors service
plus loin possible au-delà de cette distance tant qu’il est raccordé.
calculée, mais en tenant compte de l’ergo-
Par ailleurs, une face de presse doit être
nomie du poste de travail.
pourvue de protection pour chacune des
Le respect de cette distance, pour les com- configurations des commandes bimanuelles
mandes bimanuelles sur pupitre mobile ou en service. À cet effet, une façade qui se
déplaçable, peut être obtenu en ayant trouverait momentanément sans commande
recours à des butées intégrées à la presse bimanuelle en service doit être pourvue d’un
ou au pupitre (arceau) ou encore à des protecteur mobile muni d’un dispositif de
moyens de fixation au sol. verrouillage double et autosurveillé (voir
Si la distance calculée « d » n’est pas § 3.4.2) ou d’un ou plusieurs barrages
compatible avec l’ergonomie du poste de immatériels (voir § 4.2).

25
- tant qu’il y a un risque, c’est-à-dire le plus
4.2 Barrages immatériels souvent jusqu’au voisinage du point mort
bas, toute occultation du barrage immatériel
Réservés essentiellement à la protection de
provoque l’arrêt des éléments mobiles dans
l’opérateur lors du chargement et/ou du
un temps qui ne permet pas à l’opérateur de
déchargement manuel dans l’outil, en pro-
les atteindre avant leur arrêt complet,
duction, ce type de protection, lorsqu’il est
bien utilisé, est certainement celui qui réunit - après arrêt provoqué par occultation du
le plus d’avantages : barrage immatériel, un nouveau démarrage
ne peut pas être obtenu par sa seule désoc-
- contraintes matérielles minimisées pour
cultation. Il est alors nécessaire d’actionner
l’opérateur, d’où fatigue diminuée et pro-
à nouveau la commande pour obtenir la
ductivité accrue,
poursuite du cycle.
- protection sur toute la zone couverte par
le barrage immatériel, si l’accès à l’outil se
fait nécessairement en passant au travers, 4.2.2 Barrage immatériel équipant
une face où il n’est pas prévu d’opérateur
- le cycle de la presse peut être commandé
par une simple impulsion (pédale, com-

4 mande manuelle, etc.).


La brochure ED 807, § 5.1, 5.1.1, 5.1.2,
Sur les presses de grandes dimensions
(presses à arcades) permettant à l’opérateur
de s’introduire dans le laboratoire*, il y a
A [4] traite de ces dispositifs de protection. lieu de mettre en place des moyens empê-
Seuls les barrages immatériels en service chant une commande accidentelle lorsque la
ayant obtenus un visa d’examen technique protection d’une face où il n’est pas prévu
(VET*) ou une attestation d’examen de type d’opérateur est assurée par un barrage
(AET*), ou une attestation d’examen CE de immatériel. À cet effet, plusieurs facteurs
type (AET-CE*) et maintenus dans leur état sont à prendre en compte :
de conformité, sont autorisés en protection - le franchissement du barrage immatériel
principale de l’opérateur. doit commander l’arrêt du ou des mouve-
Les barrages immatériels mis isolément sur le ments dangereux en tout point du cycle,
marché à l’état neuf doivent avoir obtenu une - un dispositif de réarmement, situé sur la
attestation d’examen CE de type (AET-CE*). face couverte par le barrage immatériel, en
Ils doivent être de type 4 conformément au dehors de la zone dangereuse et permettant
§ 4.2.2.5 de la norme NF EN 61496-1 : une visualisation correcte de la zone doit
1998 [11]. être actionné pour autoriser une nouvelle
Les dispositifs de détection proximétriques commande de redémarrage du cycle.
ne sont pas acceptables à ce titre.
4.2.3 Mesures supplémentaires
4.2.1 Caractéristiques de sécurité requises
pour un barrage immatériel situé Sur les presses de grandes dimensions per-
sur une face occupée par un opérateur mettant à un opérateur de rentrer de plain-
pied dans le laboratoire*, le niveau de pro-
Après adaptation sur une presse, le système tection peut être amélioré en détectant toute
de protection obtenu doit présenter les présence dans le laboratoire* lorsque l’ou-
caractéristiques suivantes : til est ouvert, par exemple à l’aide d’un

26
dispositif photoélectrique supplémentaire en sachant notamment qu’il augmente avec
contrôlé cycliquement (scanner, etc.). la vitesse de l’outil, sa masse et sa course ;
la tolérance admise sur son évaluation est de
20 %.
4.2.4 Positionnement
« e » est une constante, en millimètres, qui
d’un barrage immatériel
dépend de la sensibilité « s » du barrage
immatériel ; elle correspond à la distance de
Le barrage immatériel doit être implanté de
pénétration de la main dans le champ de
telle manière que le temps d’arrêt du coulis-
détection avant d’être détectée.
seau soit toujours inférieur au temps d’ac-
cès* de l’opérateur à la zone dangereuse. La valeur de « e » à prendre en compte est
donnée par le tableau suivant.
Son implantation doit respecter les deux
règles suivantes : s e
mm mm
- pour accéder à la zone dangereuse, l’opé-
s ≤ 14 0
rateur est obligé de passer au travers du

DISPOSITIFS DE PROTECTION
14 < s ≤ 20 80
barrage immatériel. Les accès résiduels par- 20 < s ≤ 30 130
dessus, par-dessous et autour du barrage 30 < s ≤ 40 240

doivent être en conformité avec la norme Le barrage immatériel sera implanté le plus
NF EN 294 : 1992 (§ 4) [5]. Cette exi- loin possible au-delà de la distance calculée
gence peut impliquer la mise en place de « d », en tenant compte de l’ergonomie du
protections complémentaires sous forme poste de travail.
d’écrans matériels (voir § 3) ou d’autres bar-
L’espace résiduel créé par l’éloignement de
rages immatériels répondant aux mêmes exi-
la barrière immatérielle de la zone dange-
gences que le barrage principal ;
reuse ne doit pas permettre à l’opérateur de
- la distance du plan de détection du bar- s’y tenir ; un espace maximum de 75 mm est
rage immatériel avec le point dangereux le autorisé. Des mesures complémentaires,
plus proche qu’il est censé couvrir, doit être telles que protecteur fixe (solidement fixé au
telle qu’elle réponde à la règle suivante : bâti) ou barrage immatériel monté horizon-
d = vt + e talement, devront être prises afin de limiter
ce risque.
où :
Si cette distance calculée « d » n’est pas
« d » est la distance en question, exprimée
compatible avec l’ergonomie du poste de
en millimètre.
travail, cela signifie que les barrages imma-
« v » est la vitesse moyenne admise pour la tériels ne sont pas adaptés. Dans le cas pré-
main à compter d’une occultation du bar- sent, il faut donc avoir recours à d’autres
rage immatériel, soit 1 600 mm.s–1. moyens de protection (écrans mobiles avec
« t » est le temps moyen, en secondes, de dispositif de verrouillage ou d’interver-
mise à l’arrêt de la presse compté dans les rouillage) et/ou améliorer les performances
conditions de réglage les plus défavorables, de mise à l’arrêt de la presse.

27
5. Mesures de sécurité
complémentaires

La sécurité apportée par des protecteurs et sécurité. La notion de sécurité indirecte est
des dispositifs de protection, même bien essentiellement réservée aux fonctions de
conçus, ne trouve son efficacité complète contrôle automatique des sécurités directes.
que si les circuits de commande, auxquels La sécurité des circuits de commande peut
ces dispositifs sont éventuellement connec- être obtenue notamment :
tés, sont également bien conçus et si leur
- en employant des commandes d’arrêt sys-
connexion est correctement réalisée.
tématiquement par coupure d’énergie et non
par apport d’énergie ; il ne serait pas admis
que la sécurité dépende d’une émission de
5.1 Circuits électriques courant qui pourrait être indisponible dans
de commande un circuit, là où elle serait nécessaire, à la
suite d’une panne de courant ou d’une cou-
5.1.1 Principes fondamentaux pure dans le circuit d’alimentation,
du concept de sécurité appliquée - en ne maintenant pas les ordres de com-
aux circuits électriques de commande mande suite à une coupure de l’énergie,
qu’elle se produise au niveau du circuit de
Les fonctions de sécurité assurées par les commande ou du circuit de puissance,
circuits électriques de commande sont les
- en faisant appel au principe de la redon-
suivantes :
dance et/ou du contrôle automatique,
- les fonctions de sécurité directe : ce sont
- en utilisant des composants éprouvés.
les fonctions dont la défaillance peut mettre
Sont considérés comme composants éprou-
en cause immédiatement la sécurité de
vés ceux dont les défaillances pouvant mettre
l’opérateur, comme par exemple la détec-
en cause la sécurité sont peu probables,
tion du passage de la main dans un barrage
immatériel. Les parties des circuits élec-
(1)
Si un système programmable est utilisé pour assu-
triques dont elles dépendent doivent être rer seul des fonctions de sécurité directe, par exemple
réalisées de manière à ce que la défaillance un automate programmable de sécurité, celui-ci doit
être conçu et construit pour assurer ce type de fonc-
d’un composant ne mette pas en cause tions. Le niveau de sécurité procuré par ce système
la sécurité des opérateurs. Elles sont géné- devra être au moins équivalent à celui requis pour les
fonctions à réaliser. Le programme développé pour
ralement assurées en technologie électro- une rénovation (programme applicatif), généralement
mécanique (1) ; spécifique à chaque presse à rénover, doit être conçu
afin de garantir un niveau de sécurité au moins équi-
- les fonctions de sécurité indirecte : ce sont valent à celui procuré par les circuits de commande
réalisés en technologie classique, électromécanique
les fonctions dont la défaillance ne met pas par exemple.
en cause immédiatement la sécurité de Dans le cas contraire, la sécurité directe doit être assu-
rée par des circuits électromécaniques qui agissent
l’opérateur, mais diminue le niveau de prioritairement au système programmable.

28
notamment en raison de leur conception et à mettre le circuit de commande aussitôt
(contacts à manœuvre positive d’ouverture), hors tension.
de leur surdimensionnement et de leur faible Pour les circuits de commande ne compre-
fréquence de manœuvre dans l’utilisation nant que des relais à courant alternatif, un
considérée (sélecteurs de cycles, interrup- des moyens traditionnels simple et sûr
teurs de position destinés à des écrans consiste à respecter les règles suivantes :
mobiles peu fréquemment ouverts et dont
- alimenter le circuit de commande par un
les contacts sont à manœuvre positive
transformateur monophasé à enroulements
d’ouverture, etc.).
séparés permettant de séparer le circuit de
Dans les circuits électromécaniques, pour commande du réseau d’alimentation (voir
optimiser l’application du principe de sécu- NF EN 60742 : 1999 [10]),

MESURES DE SÉCURITÉ COMPLÉMENTAIRES


rité positive par redondance et contrôle - interconnecter les masses des appareils
automatique, il est nécessaire de faire appel électriques du circuit de commande, par des
à des relais ou des contacteurs auxiliaires à conducteurs de protection, avec le circuit de
contacts liés certifiés comme tels par leur protection de la presse relié à la terre,
fabricant (voir NF EN 50 205 : 1998 [8]).
- relier directement une des bornes des
Pour toutes les fonctions de sécurité directe bobines des relais et des contacteurs au cir-
sollicitées à chaque cycle de la machine, le cuit de protection, l’autre borne ne pouvant
contrôle automatique des composants en être reliée au transformateur que par un
redondance (interrupteurs de position d’un conducteur protégé contre les surintensités.
écran mobile, par exemple) doit être assuré D’autres montages peuvent être utilisés à
à chaque cycle. condition d’apporter une sécurité équiva-
lente, telle que l’utilisation d’un contrôle per-
Pour les fonctions de sécurité directe sollici-
manent d’isolement associé à une coupure
tées peu fréquemment, il pourra être fait
automatique au premier défaut.
appel à un contrôle automatique épiso-
dique, lors de la mise sous tension de la
presse par exemple, ou à défaut à des
consignes de surveillance. 5.2 Sélection des modes
de marche

5.1.2 Alimentation électrique Un mode de marche doit correspondre à un


et prise en compte des courts-circuits mode de commande associé à un mode de
entre les conducteurs actifs et la masse protection adapté.
(voir NF EN 60204-1 : 1998 [9]) Les moyens de protection interconnectés
avec le circuit de commande doivent être
Un premier défaut ne doit pas entraîner de introduits automatiquement pour chaque
risque de commande de mouvement intem- mode de marche choisi.
pestif dangereux ou d’élimination de la sécu- Chaque mode de marche doit être choisi,
rité. Si des mesures techniques ne sont pas dans la mesure du possible, au moyen d’un
prises dès ce premier défaut, un deuxième seul sélecteur.
défaut pourrait générer une situation de risque.
Si, pour le mode « réglage », il existe un
Les principes de sécurité à mettre en œuvre sélecteur différent, il faut s’assurer que,
consistent donc à détecter un premier défaut une fois la position « réglage » choisie,

29
aucun autre mode de fonctionnement n’est mécaniques à mise en service automatique
possible. à chaque arrêt doivent être prévus, en com-
plément des mesures décrites en § 2.2.
Dans le cas où un seul sélecteur ne suffirait
pas en raison, par exemple, du nombre de Ils peuvent être du type :
modes de marche, du nombre de contacts et - chandelles automatiques escamotables,
de galettes disponibles, il pourra être admis par exemple mises en œuvre automatique-
que chaque mode de marche soit obtenu par ment lors de l’ouverture d’un protecteur,
la combinaison de plusieurs sélecteurs. Dans
- crémaillères avec taquets de blocage et
cette éventualité, il ne doit pas y avoir d’am-
déblocage par électroaimants,
biguïté dans les combinaisons possibles des
- dispositif auto-serrant (voir exemple § 7.1).
positions des sélecteurs et chaque combi-
naison doit correspondre à un seul mode de Ils doivent pouvoir supporter des efforts et
marche ou à un non fonctionnement de la des chocs maximaux engendrés par les
presse. presses concernées.

L’utilisation d’un commutateur « avec ou En outre, ces dispositifs de blocage devront


sans sécurité » n’est pas admise. être contrôlés en position afin de ne pas per-
mettre la commande de fermeture de la presse
Le passage d’un mode de marche à un autre s’ils ne sont pas complètement escamotés.
doit se faire avec annulation automatique de
tous les ordres de commande qui pourraient
être mémorisés. 5.3.2 Dispositifs à mise en place manuelle

5 Les sélecteurs doivent être verrouillables


dans chacune de leurs positions qui doivent
être clairement identifiées (écriture ou picto-
Pour les travaux qui nécessitent des inter-
ventions prolongées sous le coulisseau
d’une presse, après séparation de son ali-
gramme). mentation en énergie, il est recommandé de
mettre à la disposition des opérateurs des
dispositifs de retenue mécanique, conçus
pour retenir les éléments mobiles y compris
5.3 Dispositifs de retenue l’outil le plus lourd.
mécanique (chandelles, taquets, etc.) Lorsque la masse de l’équipage mobile,
sans outillage, est supérieure à 500 kg, la
Ces dispositifs sont particulièrement impor- presse doit être équipée d’un dispositif de
tants sur les presses hydrauliques où les retenue.
fuites, toujours probables, non compensées Ils peuvent être du type :
par l’apport d’énergie, entraînent la ferme- - chandelles,
ture lente du coulisseau par gravité. - taquets,
- ou s’il existe, un des dispositifs prévus en
5.3.1 Dispositifs à mise en service
§ 5.3.1 (crémaillère, dispositif auto-serrant)
automatique dans la mesure où il peut convenir pour ce
type d’intervention.
En mode production et dans le cas où le Ils doivent être manipulables aisément ou
maintien en position d’arrêt du coulisseau ne être montés à demeure sur le bâti de la
peut être garanti, des dispositifs de retenue presse par l’intermédiaire d’une articulation.

30
Dans le cas où ils ne sont pas prévus pour Par maintenance courante, il faut entendre
résister à l’effort de la presse sous énergie, les opérations de vérifications périodiques,
il est conseillé de prévoir un dispositif de ver- de lubrification, etc. Les opérations de
rouillage qui interdit la commande de la dépannage exceptionnel et de gros entre-
presse si le dispositif de retenue mécanique tien peuvent être effectuées à l’aide de
n’est pas retiré du laboratoire*, par moyens d’accès adaptés à la circonstance.
exemple en contrôlant automatiquement sa
Il faut alors s’assurer de la bonne rigidité de
présence par ailleurs.
l’ensemble de cette plate-forme et de sa
bonne fixation. Elle doit aussi être munie
d’un garde-corps, conforme à la norme
5.4 Compteur-totalisateur NF E 85-101 : 1988 [13] s’il s’agit d’un

MESURES DE SÉCURITÉ COMPLÉMENTAIRES


garde-corps existant, ou conforme à la
Chaque presse doit comporter au minimum norme NF EN ISO 14122-3 : 2001 [14]
un compteur-totalisateur de coups ou un s’il s’agit d’un nouveau garde-corps. La
compteur horaire à 8 chiffres. conception et la réalisation du plancher ne
doivent pas permettre le passage d’objets
Prévu pour gérer les opérations de mainte-
de plus de 1 cm de diamètre.
nance et les vérifications périodiques, ce
compteur, difficilement neutralisable, ne doit L’accès à cette plate-forme doit s’effectuer à
pas être muni d’un système de remise à zéro l’aide d’une échelle métallique fixe, d’une
manuel ou électrique. volée maximum de 9 m (NF E85-010 :
1988 [12]). Au-delà, elle devra être consti-
Pour les compteurs électroniques, dont la
tuée de volées de 5 m maximum, aboutis-
mémoire est conservée par pile, il y a lieu
sant sur un palier rigide. Toute volée de plus
de prévoir des mesures organisationnelles
de 3 m doit être munie d’une crinoline à par-
pour ne pas perdre le nombre de coups enre-
tir de 2,5 m du sol.
gistrés lors du changement de la pile.
L’accès sur la plate-forme doit être effectué
D’autres compteurs peuvent être installés à la
par un portillon à fermeture automatique
convenance de l’utilisateur pour favoriser la
dont le pivotement ne doit être possible que
gestion de la production, comme le comptage
dans le sens accès en montée.
de pièces par série avec remise à zéro,
décomptage du nombre de pièces par bac L’accès à ces passerelles de maintenance
avec arrêt automatique, comptage centralisé. doit prendre en compte les risques éventuel-
lement engendrés par le déplacement des
ponts roulants.

5.5 Protection contre les chutes


de hauteur
5.6 Conditions de réalisation
Sur les presses dont la maintenance cou-
rante s’effectue à une hauteur d’appui supé- Pour que les objectifs de la prévention soient
rieure ou égale à 2 m, il est recommandé de atteints, il est primordial que les actions
prévoir une plate-forme, sauf cas particulier d’amélioration de la sécurité ne soient assu-
de l’utilisateur qui réalise le travail à l’aide rées que par des personnes ou des entre-
d’une nacelle par exemple. prises compétentes.

31
- protection contre les contacts électriques
5.7 Autres mesures de sécurité directs et indirects,
- protection contre les projections de fluide
Bien que l’objectif de ce guide ne soit pas haute pression ou les ruptures de canalisa-
de traiter toutes les mesures de sécurité, la tions,
liste non exhaustive qui suit rappelle celles - protection contre le bruit,
qui s’appliquent éventuellement aussi aux - commande d’arrêt général,
presses hydrauliques : - commande d’arrêt au(x) poste(s) de travail,
- identification et positionnement des organes - commande d’arrêt d’urgence,
de service, - dispositifs de séparation des énergies.
- moyens de signalisation, Pour ces mesures de sécurité, le lecteur
- éclairage, pourra s’inspirer utilement des commen-
- ergonomie du (ou des) poste(s) de travail, taires de la brochure INRS ED 770 [2].

32
6. Conception des circuits
hydrauliques

Le risque d’écrasement pendant la fermeture


de l’outil étant un risque grave sur les presses 6.1 Principaux problèmes
hydrauliques, il est important que le niveau rencontrés sur les circuits
de sécurité procuré par le système de com- de commande hydrauliques
mande de ce mouvement soit indépendant
de la qualité des composants utilisés, même La figure 2 représente un circuit hydraulique
correctement dimensionnés. théorique de commande d’un vérin tel qu’on
pourrait le rencontrer sur une presse hydrau-
Les circuits de commande hydrauliques,
lique de mauvaise conception. Le mouve-
comme c’est le cas également pour les cir-
ment de descente du coulisseau est com-
cuits électriques et pneumatiques, doivent
mandé par un seul composant 1.
être conçus de façon à ce qu’une défaillance
de composant ne puisse pas mettre en cause La figure 3 présente les principaux pro-
la sécurité des opérateurs. blèmes que l’on peut rencontrer sur un tel

D’une façon générale, l’obtention et le main-


tien à l’arrêt doivent être réalisés par, au
minimum, deux éléments placés de préfé-
rence en série et de préférence dans le cir-
cuit d’évacuation de l’huile, au plus près de
la chambre du (des) vérin(s) opposée à celle
qui provoque (ou laisse se produire) le mou-
vement dangereux.
Le maître d’œuvre, sur conseil du rénova-
teur, choisira la solution la plus sûre et la plus
facilement adaptable au système de com-
Fig. 2.
mande et à la presse à rénover, compte tenu
des contraintes technico-économiques et, en
particulier, du rapport entre le coût de la
rénovation et le retour sur investissement pré-
visible en fonction de la durée estimée d’uti-
lisation de la presse rénovée.

Remarque : aucun des schémas ci-après


(§ 6, § 7 et § 8) n’est censé représenter un
circuit complet ; il s’agit de schémas de prin-
cipe destinés à illustrer les éléments men-
tionnés dans le texte. Fig. 3.

33
circuit et qui peuvent mettre en cause la 6.1.3 Défaillances de composant
sécurité de l’opérateur. Ci-dessous, sont indi-
qués, pour chaque famille de problèmes, les Dans cet exemple, si le composant 1 reste
§ 2.2.2
paragraphes dans lesquels ils sont traités. bloqué au cours d’une phase de descente,
il y aura impossibilité d’arrêter le coulisseau, § 6.2
d’où des risques pour les opérateurs. § 6.3.5
6.1.1 Fuites internes au vérin
Il y a donc lieu de concevoir un circuit de § 6.6.2
Elles permettent à l’huile contenue dans la commande prenant en compte la défaillance § 7.2.6
§ 2.2.2
partie inférieure (représentée en orange de chacun des composants. La maintenance § 7.3
§ 5.3
clair) de remonter dans la partie supérieure, préventive est importante.
§ 6.3.3
provoquant ainsi sa descente par gravité,
ou dégradant les performances d’arrêt du
coulisseau.

6.2 Principe ou illustration


6.1.2 Fuites dans le circuit de commande du principe d’un circuit
de commande hydraulique
Elles sont dues principalement : de bonne conception
- à des raccordements de mauvaise qualité
Les risques susceptibles d’être générés par
ou à des ruptures de tuyauteries,
la défaillance de composants hydrauliques
- à l’éclatement de tuyauteries ou du vérin,
doivent être couverts, dans la mesure du pos-
- à l’usure des composants (distributeurs, sible, par la redondance de ces composants
etc.), notamment des joints. ou des fonctions correspondantes. En parti-
Elles permettent à l’huile contenue dans la culier, la défaillance d’un distributeur ou
partie inférieure de s’évacuer vers l’exté- d’un clapet ne doit pas provoquer de mou-
§ 6.3
rieur, provoquant ainsi sa descente par gra- vements intempestifs dangereux.
§ 6.6
vité, ou dégradant les performances d’arrêt Les figures 4 et 5 montrent comment prendre

6 du coulisseau.
Elles peuvent également générer des risques
en compte les défaillances de composants
lors de la conception d’un circuit de com-
de projection. mande hydraulique.

Fig. 4. Fig. 5.

34
Le mouvement de descente du coulisseau est - la nature du fluide transmetteur d’énergie
obtenu par : (huile minérale, mélange eau-glycol, etc.),
- la mise en pression de la partie supérieure - la qualité du fluide, de sa filtration, de ses
du vérin par les composants 1 et 3, changements périodiques,

- la libération du fluide de la partie infé- - la présence éventuelle de coups de bélier


rieure du vérin par les composants 1 et 2. dans les circuits,

Il est nécessaire de commander au moins - la variation de la température du fluide


deux composants, ce qui supprime donc les hydraulique sur la stabilité des paramètres
risques pour l’opérateur dus à la défaillance caractéristiques de fonctionnement.
de l’un d’entre eux.

CONCEPTION DES CIRCUITS HYDRAULIQUES


Le composant 4, qui fait office de « soupape 6.3.1 Fluides
de décharge » ou de « clapet de sécurité »,
est destiné à éviter les montées en pression La pollution des circuits hydrauliques est
dans la partie inférieure du vérin, suscep- l’une des toutes premières causes de pannes
tibles de provoquer des ruptures. Sa redon- et d’usure prématurée des composants
dance n’est pas nécessaire s’il est conçu et hydrauliques.
disposé comme décrit en § 6.6.2. Un soin particulier devra donc être apporté
à toute l’installation, en surveillant :

Remarque : le composant 1 fait office d’or- - la qualité et la propreté du réservoir,


gane de coupure fonctionnelle destiné à - la qualité de la filtration de l’air au contact
différencier les ordres de montée et de des- du fluide hydraulique,
cente du coulisseau. Il assure également la - les distributeurs, pour lesquels la rigueur
fonction de deuxième élément de retenue du conditionnement lors d’un démontage est
et de deuxième élément de mise en pres- souvent mise en cause au remontage.
sion de la partie supérieure du vérin ; le
De même, les extrémités des tuyauteries
composant 2 fait office de « clapet de
démontées et stockées sur le site doivent être
pied » ; le composant 3 assure la fonction
soigneusement protégées.
de mise en pression de la partie supérieure
du vérin. Par ailleurs, la bonne marche des circuits
hydrauliques est conditionnée par la filtra-
tion et la température du fluide hydraulique.
Pour bénéficier de l’évolution des techniques
6.3 Choix du fluide de filtration, il est conseillé de remplacer une
et des composants crépine montée en aspiration sur la pompe
(mauvais filtre, inaccessibilité, colmatage,
Dans les circuits hydrauliques, il faut noter
risque de cavitation, etc.) par :
l’importance de :
- un dispositif de « filtration-pression »
- la qualité et du dimensionnement des com-
placé en sortie de pompe,
posants hydrauliques, notamment des tuyau-
teries HP entre vérins et distributeurs, des - ou une filtration placée soit sur le by-pass,
raccords et des joints hydrauliques pour limi- soit en dérivation,
ter les risques de fuite, d’éclatement et de de manière à filtrer en évitant les débits ins-
rupture, tantanés très élevés, dangereux pour les

35
filtres lorsqu’ils sont dimensionnés pour un Les diamètres extérieurs sont dimensionnés
débit proche du débit nominal de la pompe. pour s’adapter à tous types de raccords ;
Pour ce qui concerne le circuit de régulation l’épaisseur est définie d’après la pression uti-
de la température du fluide hydraulique, une lisée. Leur dimensionnement est fonction du
filtration continue en dérivation est souvent débit nécessaire et du mode d’utilisation.
préférable. Les vitesses d’écoulement généralement
Dans le cas où il n’y a pas d’étanchéité satis- admises sont :
faisante du bac, la crépine existante sur l’as- - en aspiration : de 0,5 à 1 m/s (suivant le
piration peut être conservée si elle ne risque type de pompe),
pas de créer un colmatage.
- en refoulement : de 4 à 7 m/s,
Différents modes de filtration peuvent être
envisagés suivant la réalisation du schéma - en retour : de 2 à 3 m/s.
hydraulique : Certaines tuyauteries soumises à un débit
- circuits ouverts sur les retours au bac, ou important et continu peuvent avoir été éro-
refoulement de pompe, ou sur les drains, dées, notamment dans les zones extérieures
- circuit fermé sur le refoulement de la des courbes ; il peut s’avérer prudent de pré-
pompe de gavage, voir leur renouvellement. Ce peut être le cas
des canalisations placées aussitôt en aval de
- groupe motopompe de filtration en continu.
la pompe.
En outre, la finesse de filtration doit protéger
les composants les plus sensibles contre les b) Tuyauteries flexibles
phénomènes de pollution. Les tuyauteries flexibles sont utilisées aux
Compte tenu du pouvoir agressif des addi- endroits où existent des mouvements relatifs
tifs contenus dans les fluides hydrauliques, entre deux organes. Dans la mesure du pos-
les matériaux utilisés pour la réalisation des sible, les tuyauteries rigides correctement
bacs, bâches et autres réservoirs, et la réalisées (voir § 4.3.1) doivent leur être
nature de leur revêtement intérieur doivent préférées.
6 être choisis de façon à éviter toute pollution.
Le choix du flexible et la qualité de son mon-
tage sont déterminants pour la fiabilité de
Remarque : en ce qui concerne les fluides l’installation et pour prévenir les risques de
difficilement inflammables, il est nécessaire fouettement et de percement.
de contrôler régulièrement, selon les don- Dans le cas où certains flexibles doivent être
nées du fournisseur, leur composition et remplacés, il faut les choisir en cohérence
notamment leur teneur en eau. avec les conditions de service.
Un tuyau flexible doit, à titre d’exemple, être
6.3.2 Canalisations généralement composé :
- d’une robe intérieure en matériau résistant
a) Tubes rigides
aux fluides hydrauliques utilisés,
Les tubes doivent être en acier doux, étirés
- d’une tresse métallique ou de 2 à 6 nappes
à froid, sans soudure et recuits blancs ; les
métalliques, suivant la pression utilisée,
surfaces internes et leurs extrémités externes
lisses et soigneusement ébavurées. Le cas - d’une robe extérieure en matériau résis-
échéant, ils devront être décalaminés. tant à l’abrasion et à l’ambiance extérieure.

36
Les embouts, sertis ou vissés, sont choisis en tallés depuis plus de cinq ans, indépen-
fonction des formes nécessaires et des pres- damment du taux d’utilisation de la presse
sions d’utilisation, d’après les tableaux des (polymérisation lente et permanente).
fabricants.
Lorsque des opérateurs sont présents de 6.3.4 Raccords
façon permanente ou semi-permanente à
proximité de flexibles hydrauliques, des dis- Les fuites provenant des raccordements de
positions doivent être prises pour éviter les canalisations constituent l’une des princi-
risques liés à un fouettement consécutif à une pales causes de pannes et de difficultés d’en-
rupture. tretien des machines hydrauliques. Respecter
ces consignes :

CONCEPTION DES CIRCUITS HYDRAULIQUES


Lors d’une opération de rénovation, il est
préférable de procéder au renouvellement - n’utiliser qu’un minimum de raccords, en
des flexibles installés depuis plus de cinq y préférant un montage en plaque de base
ans, indépendamment du taux d’utilisation ou un montage dit « gerbé »,
de la presse. - n’utiliser que des raccords appropriés,
prévus pour le dimensionnement exact du
tube et compatibles avec la pression d’utili-
6.3.3 Joints sation,
- choisir de préférence un mode de raccor-
Il doit y avoir compatibilité entre : dement par bride, surtout pour les diamètres
- la qualité des huiles utilisées, importants, c’est-à-dire de diamètre égal ou
supérieur à 1 pouce ; en dessous, il est
- l’environnement dans lequel les joints sont
d’usage d’utiliser des embouts soudés ou
utilisés,
éventuellement des embouts réalisés par
- la qualité des surfaces en contact, refoulement de métal.
- la composition des joints : vérifier pour En outre, la qualité de la soudure, le net-
cela que les points d’aniline, généralement toyage et la passivation des éléments tra-
signalés par le constructeur de la machine vaillés après soudure, coupe ou autre traite-
ou celui des composants hydrauliques, sont ment sont déterminants pour la fiabilité de
identiques. l’installation.
À ce propos, lors d’un changement de
nature du fluide hydraulique, une attention 6.3.5 Distributeurs hydrauliques
particulière devra être portée sur ces aspects
(emploi d’eau glycol au lieu d’huile, par Lorsqu’ils doivent être remplacés (qualité
exemple). Il peut, en effet, à cette occasion et/ou fiabilité insuffisantes), ils doivent l’être
y avoir une détérioration rapide des joints, par un matériel aux caractéristiques au
voire d’autres composants. moins équivalentes, possédant une qualité et
une fiabilité reconnues, en considérant
Par ailleurs, les joints en « FPM » (1), par
notamment la pression et la nature du fluide
exemple, ne conviennent pas s’ils sont utili-
hydraulique utilisé.
sés avec des fluides glycolés.
De même que pour les flexibles, lors d’une
opération de rénovation, il est préférable de (1)
Copolymère de fluorure de vinylidène et de hexa-
procéder au renouvellement des joints ins- fluoropropylène (marque déposée Viton).

37
Sont à remplacer systématiquement par des distributeurs fonctionnellement identiques :
• les distributeurs à tiroir(s) dont la partie • par des distributeurs à tiroir monobloc
distribution proprement dite est constituée
de plusieurs pièces assemblées
• les distributeurs à tiroir comportant des • par des distributeurs dont l’étanchéité entre les
joints dynamiques • différents circuits hydrauliques est réalisée
par contact « métal sur métal »
• les distributeurs qui sont à l’origine de • par des distributeurs possédant des états
coups de bélier • intermédiaires en adéquation avec l’en-
ou semble du circuit hydraulique (conciliation
• les distributeurs dont les états intermé- • des aspects fonctionnels et sécurité)
diaires sont dangereux

Si nécessaire, pour certains distributeurs ou généralement des avantages sur le plan de


clapets logiques assurant des fonctions de la sécurité.
sécurité, s’assurer de la présence ou de la Des panneaux d’avertissement « attention
possibilité de mettre en place des détecteurs appareil sous pression » doivent être appo-
de position des tiroirs ou des clapets. sés sur les accumulateurs et les circuits sous
Les éléments de commande (solénoïdes, pression.
vérins intermédiaires, leviers de commande,
En cas de purge manuelle, afficher de
etc.) qui n’assurent pas un déplacement suf-
manière très visible un rappel mentionnant
fisamment rapide et précis du tiroir ou qui
la nécessité de purger le ou les accumula-
n’assurent pas des positions « travail » et
teurs, avant toute intervention nécessitant
« repos » stables, sont à remplacer.
l’arrêt du groupe motopompe.
Les accumulateurs doivent être fixés sur un
6.3.6 Accumulateurs support capable d’empêcher ou de limiter

6 Il doit être prévu un bloc de sécurité fixé direc-


leurs déplacements en cas de désolidarisa-
tion du reste de l’installation (il est d’usage
tement sur l’accumulateur, comprenant une de fixer l’accumulateur par une chaise et un
vanne de séparation, une vanne de vidange ou des colliers au-delà d’une capacité de
et un limiteur de pression hydraulique. 10 litres).
Le dispositif manuel de secours des distribu- Rappel : un réservoir d’air sous pression doit
teurs du bloc de sécurité des accumulateurs être en conformité avec les règles d’épreuves
doit être protégé pour qu’il ne puisse pas et de ré-épreuves périodiques le concernant.
être manœuvré par inadvertance et il doit S’il s’agit d’un récipient à pression simple
automatiquement revenir à zéro quand la défini par la directive no 87-404 CEE du
commande est relâchée. 25/06/87, se référer à l’arrêté du
Ce bloc de sécurité peut être à fonctionne- 14/12/89 modifié. S’il s’agit d’un récipient
ment manuel ou automatique (en cas d’arrêt fixe sous pression qui n’est pas considéré
d’urgence, ou en cas d’une coupure de l’ali- comme un récipient à pression simple, se
mentation en énergie depuis une armoire de référer à l’arrêté du 15/03/2000 qui fixe
commande, par exemple). Il est rappelé que les conditions d’exploitation des équipe-
ce dernier type de fonctionnement présente ments sous pression.

38
6.3.7 Vérification, remplacement tages hydrauliques et/ou électriques des com-
ou modification de composant posants et circuits assurant le(s) fonctionne-
ment(s) rapide(s) (approche) et/ou vitesse lente,
Les pièces d’usure doivent être vérifiées et - en position d’arrêt du coulisseau, il ne sub-
changées en cas de doute sur leur fiabilité siste aucun apport d’énergie au niveau de
ou sur leur état. la chambre de travail du vérin provenant
Lorsque des raisons techniques appellent un directement de la pompe ou d’un accumu-
remplacement d’appareil de distribution, lateur et des organes de régulation associés.
choisir un appareil de mêmes fonctionnali-
tés, si possible normalisé et compatible (de
même marque, par exemple). Il doit être de

CONCEPTION DES CIRCUITS HYDRAULIQUES


6.5 Gestion de la vitesse
mêmes caractéristiques sauf si celles de l’ap-
du coulisseau
pareil à remplacer n’étaient pas adaptées.
Si un appareil hydraulique doit être modifié, La descente d’approche rapide du coulisseau
le faire modifier par le constructeur (ou avec peut s’effectuer par gravité et effet d’aspiration
son accord) ou par un spécialiste de ce type d’huile dans la chambre supérieure du vérin.
d’appareils hydrauliques. Elle doit néanmoins résulter d’un apport
d’énergie, au niveau du pilotage d’électro-
vannes et de distributeur(s) de libération (ou
de blocage) de la chambre de vérin opposée.
6.4 Principe d’obtention
des ordres de marche et d’arrêt Dans la mesure du possible, la vitesse
rapide, en général la vitesse d’approche,
Les circuits hydrauliques doivent être conçus doit être obtenue par apport d’énergie com-
pour que : plémentaire et le passage en vitesse lente,
- tout déplacement du coulisseau (descendant sélectionnée lors de la phase de travail,
ou montant) soit provoqué par apport volon- par interruption de cet apport d’énergie
taire d’énergie, qu’elle qu’en soit sa nature complémentaire.
(électrique ou par pilotage hydraulique), La petite vitesse doit toujours être gérée par
- l’arrêt de tout mouvement dangereux soit pro- un composant s’ajoutant aux deux éléments
voqué automatiquement par coupure ou baisse de retenue, comme le montre l’exemple de
significative d’apport d’énergie sur les pilo- la figure 6.

Remarque : le clapet de pied 2


et l’élément de coupure fonc-
tionnelle 1 constituent les deux
Fig. 6. éléments de retenue.

39
- installé au plus près du vérin, si possible
6.6 Protection flasqué sur celui-ci, par l’intermédiaire d’un
contre les surpressions bloc foré placé sur le vérin. En cas d’impos-
sibilité, il pourra être relié par l’intermé-
6.6.1 Surpression dans le circuit diaire d’une tuyauterie courte et rigide dont
d’alimentation hydraulique les extrémités seront munies de brides ou
raccordées par soudure. Pour cette partie
Le circuit d’alimentation hydraulique doit d’installation, les raccords à olive ou bagues
être protégé par un limiteur de pression. Il coupantes sont à exclure,
doit être plombé et ne pas permettre de
- réglé à une pression d’au moins 10 %
réglage non autorisé ; il doit être réglé à une
supérieure à la pression maximale du cir-
pression ne dépassant pas 10 % de la pres-
cuit, de façon à ne s’ouvrir qu’en cas de
sion maximale de fonctionnement.
défaillance. Les composants qu’il protège
doivent être conçus pour supporter la pres-
6.6.2 Surpression dans la partie sion à laquelle la soupape est réglée,
inférieure du vérin - plombé pour ne pas permettre de réglage
par du personnel non autorisé,
Afin d’éviter l’apparition de surpressions - vérifié systématiquement à intervalles
dans la section inférieure du vérin suscep- réguliers, selon les indications du fournis-
tibles de provoquer des ruptures, il faut pré- seur/rénovateur.
voir une « soupape de décharge » ou un
En cas de défaillance de la soupape de
« clapet de sécurité ».
décharge bloquée dans le sens passant,
Ce composant doit être : le coulisseau ne doit pouvoir descendre
- à action directe et correctement dimen- qu’avec une vitesse résiduelle très basse,
sionné en pression et débit ; si tel n’est pas par exemple en limitant le débit de fluide (uti-
le cas, il est impératif de le changer ou, si lisation de tuyauterie de faible section, limi-

6 seul le débit dont il est capable est insuffi-


sant, de le doubler,
- construit de telle manière que si une seule
teur de débit, etc.).
Dans le cas où ce composant est conçu et
installé comme décrit ci-dessus, sa redon-
rupture se produit dans le ressort, l’espace dance, du point de vue de la sécurité, ne
entre spires reste inférieur à l’épaisseur du fil, sera pas nécessaire.

40
7. Exemples de solutions
hydrauliques

Ces fuites doivent être supprimées, voire


7.1 Dispositif mécanique réduites le plus possible.
auto-serrant de maintien
du coulisseau À défaut, afin d’assurer l’immobilisation
mécanique de l’élément mobile et dans l’hy-
Les fuites peuvent se situer : pothèse où les fuites n’entraînent qu’une fer-
- soit dans le ou les vérins principaux, meture lente de la presse, il peut être envi-
- soit au niveau du clapet de pied, sagé d’équiper la presse d’un dispositif de
- soit au niveau des éléments de pilotage. blocage mécanique pilotable (dispositif

Fig. 7. Principe de raccordement


Actionnement
a) Moyens de pression
Pour maintenir les têtes de blocage en position ouverte, on peut se servir – à condition d’une conception adéquate
du dispositif – de moyens hydrauliques ou pneumatiques.
b) Actionnement par soupape à 3/2 voies
Dans la plupart des cas, la solution représentée ci-dessus sera choisie. En régime normal, la soupape à 3/2 voies
sera commandée électriquement pour maintenir la tête de blocage en position ouverte.
Dans tous les autres états de service, comme pannes de courant, arrêt d’urgence, etc., la tête de blocage sera
déclenchée et bloquera ou freinera la tige. De même, la tige sera arrêtée en cas de rupture du tuyau d’alimentation.
Si nécessaire, la soupape peut aussi être déclenchée par un limiteur de vitesse. La tête de blocage servira alors de
frein de sécurité.
c) Remarques
Si la pression (P) n’est pas suffisamment constante (par exemple, « chute » de pression au début d’un mouvement de
descente), on recommande d’installer un clapet anti-retour dans la conduite « p » de la soupape. Si des bruits de
choc se produisent au moment du desserrage de la tête de blocage, par suite de pression excessive, ces bruits
peuvent être supprimés par l’installation, dans la conduite « p », d’un clapet d’étranglement.

41
parachute à simple effet (1)). Ce dispositif piloté, ou autre système équivalent. Une
doit agir en n’importe quel point de la valve de pression, un réducteur de pression
course sur la tige du vérin principal ou sur ou autre système dont l’ouverture est sen-
une ou plusieurs colonnes additionnelles sible à la pression de la chambre inférieure
mécaniquement solidaires du plateau et du du vérin ne peuvent pas être considérés
coulisseau. comme des clapets de pied.
Il est à noter que si l’on bloque au niveau
des colonnes, on assure la sécurité en cas
7.2.2 Caractéristiques d’un clapet
de rupture de l’attelage vérin/plateau.
de pied de vérin normalement fermé

Remarque : ce dispositif doit être utilisé uni- Un clapet du type normalement fermé est un
quement comme maintien en position du clapet pour lequel :
coulisseau une fois qu’il est arrêté, mais ne - au repos, c’est-à-dire en l’absence de toute
doit pas être utilisé comme moyen d’arrêt du pression ou débit hydraulique, un ressort
coulisseau lorsqu’il est en mouvement. plaque le clapet sur son siège,
- la pression, engendrée par l’effet de la
masse de l’équipage mobile dans le volume
7.2 Clapet de pied retenu de la chambre du vérin, assure le
maintien en position fermée de ce clapet, de
Dans la mesure du possible, chaque presse façon sensiblement proportionnelle à la
hydraulique doit être équipée d’un clapet de force à retenir.
pied de vérin participant au maintien à l’ar- Le système peut être amélioré par la mise en
rêt du coulisseau. Pour les machines en ser- place, dans l’ordre suivant de préférence,
vice qui n’en sont pas équipées, les para- de l’une des trois dispositions suivantes :
graphes suivants décrivent, suivant les cas, - contrôle du changement d’état du ou des
la marche à suivre pour leur rénovation. clapets au niveau du circuit hydraulique
principal qu’ils établissent ou interrompent,
7.2.1 Définition d’un clapet - contrôle par une mesure de pression, si
de pied de vérin elle est significative du déplacement,
- contrôle du changement d’état de leurs cir-
Dans un circuit hydraulique de presse, le cla- cuits de pilotage.

7 pet de pied de vérin est un composant spé-


cialement prévu pour maintenir le coulisseau
en position d’arrêt sur les presses à coulis- 7.2.3 Liaison entre le vérin
seau descendant. Il est placé en série avec et le clapet de pied
la section inférieure du vérin de la presse,
avec les composants qui gèrent le sens du Le clapet de pied doit être installé au plus
mouvement du coulisseau et, le cas échéant, près du vérin, si possible flasqué sur celui-ci,
ceux qui gèrent la petite vitesse. Il faut pri- par l’intermédiaire d’un bloc foré placé sur
vilégier l’utilisation de clapet de pied de le vérin. En cas d’impossibilité, il pourra être
vérin normalement fermé. relié par l’intermédiaire d’une tuyauterie

Le clapet du pied de vérin est un composant


Pour plus de précisions sur cette application, voir
(1)

« tout ou rien », tel qu’un clapet anti-retour annexe B.

42
courte et rigide dont les extrémités seront Lorsqu’il est techniquement impossible de
munies de brides ou raccordées par soudure. faire autrement, le raccordement côté vérin
Pour cette partie d’installation, les raccords de la liaison vérin-clapet de pied peut être
à olive ou bagues coupantes sont à exclure. effectué par vissage.

7.2.4 Exemple de montage d’un clapet de pied normalement fermé

EXEMPLES DE SOLUTIONS HYDRAULIQUES


Fig. 8.

Prescriptions :
Clapet anti-retour piloté (fig. 8) Clapet logique piloté à la fermeture (fig. 9)
L’ouverture du clapet anti-retour piloté ne doit Par conception, le clapet logique piloté est main-
pouvoir être obtenue que si l’on fournit la pres- tenu fermé par apport d’énergie hydraulique,
sion de fluide de pilotage préconisée par le généralement par un distributeur.
constructeur dudit clapet. Le clapet logique et son distributeur de pilotage
Pour que le clapet anti-retour placé en pied de doivent être flasqués, soit directement, soit par
vérin se ferme, il faut que la pression de pilotage l’intermédiaire d’un bloc foré (pas de tuyauterie
tombe à 0. Lorsque ce pilotage est généré par le intermédiaire).
fluide de la chambre opposée du vérin, il est Des dispositions doivent être prises afin d’éviter
indispensable que le distributeur de commande que ce distributeur de pilotage ne se désolida-
de ce vérin soit un distributeur à centre ouvert rise de l’ensemble sur lequel il est fixé.
avec, dans cette position, un retour direct de
cette chambre de vérin à la bâche.
Remarque : le pilotage du clapet de pied peut
être réalisé par une source de pression différente
de l’alimentation du vérin.

Fig. 9.

43
Le choix technologique des composants lié - il n’existe pas de tuyauterie entre le vérin
à leur montage et à leur pilotage doit être tel et sa distribution fonctionnelle (ensemble
que seul l’apport d’énergie électrique au monobloc vérin et distribution),
niveau de l’électro-distributeur de pilotage
- il n’est pas possible de déplacer cette dis-
du clapet de pied puisse provoquer son
tribution (fixation par soudage, par exemple),
ouverture.
- quelquefois la pompe et la distribution ne
Le fonctionnement de cet électro-distributeur
peuvent pas être dissociées.
doit, si possible, être contrôlé lors de chacun
de ses changements d’état. Dans ce cas, l’arrêt du coulisseau n’est
obtenu que par un seul élément de retenue,
l’organe de coupure fonctionnelle. La
7.2.5 Particularités des presses
défaillance de cet élément ne permet plus
à vérins multiples (figure 10)
d’arrêter le mouvement de descente du cou-
lisseau et met en cause la sécurité de l’opé-
7.2.6 Machines sur lesquelles il est impos-
rateur lors des opérations de charge-
sible d’installer un clapet de pied
ment/déchargement, de réglage ou lors de
la sollicitation d’un dispositif de protection.
Sur certaines presses hydrauliques, l’instal-
lation d’un clapet de pied est techniquement Il convient donc d’adopter l’une des solu-
impossible, car : tions prévues au paragraphe 2.2.2 (a ou b).

7
Lorsqu’il y a des vérins d’approche et des vérins de
travail (figure ci-contre), seuls les premiers doivent être
moteurs pendant la phase d’approche.
Deux vérins d’approche A et B (gavage pendant toute
la phase de fermeture de l’outil).
Un vérin de travail C (gavage pendant la phase
d’approche, puis apport d’énergie pendant la phase
de travail).

Fig. 10.

44
En cas de défaillance de l’élément 1 :
7.3 Impossibilité de mettre en œuvre Lors d’une commande d’arrêt, l’élément de
le principe de redondance retenue 2 assure correctement sa fonction,
dans la partie supérieure du vérin mais le vérin reste en pression dans sa par-
tie amont et un arrêt complet ne peut pas être
Lorsqu’il n’est raisonnablement pas possible de
obtenu car l’huile en pression dans la partie
disposer en amont du vérin de deux éléments
aval va s’évacuer lentement par le clapet de
de coupure, l’élément qui se trouve seul doit
décharge 4.
être autocontrôlé, soit naturellement (remontée
du coulisseau impossible, par exemple), soit Une vitesse résiduelle très basse sera obte-
par disposition technique ajoutée afin d’em- nue si le clapet de décharge est correcte-
pêcher tout nouveau cycle de fonctionnement. ment choisi et réglé.

EXEMPLES DE SOLUTIONS HYDRAULIQUES


Attention, dans ce cas, la défaillance de Dans le cas présent, l’autocontrôle de l’élé-
l’élément qui se trouve seul entraînera un ment unique 1 est naturel car, en cas de
prolongement du mouvement dangereux en défaillance, il empêche la remontée du cou-
vitesse résiduelle très basse, au lieu d’un lisseau.
arrêt immédiat, pour le seul cycle considéré Dans le cas contraire, il faudrait que cet élé-
si le clapet de décharge est correctement ment soit autocontrôlé (monitoring).
choisi et réglé (voir § 6.6.2).

Fig. 11. Exemple de circuit hydraulique composé de deux éléments de retenue (1 et 2)


dans la partie aval du vérin et d’un élément unique de mise en pression (1) en amont du vérin.

45
8. Cas particuliers

commande des parties supérieure et infé-


8.1 Presses commandées rieure du vérin.
majoritairement
par clapets logiques

Ce cas se rencontre généralement sur des 8.2 Presses commandées


presses dont les débits de fluide hydraulique par distributeurs à effet
sont supérieurs à 150 l/mn. proportionnel ou par servo-valves
Dans ces types de configuration, la ferme-
Tout arrêt de sécurité (arrêt d’urgence ou
ture des clapets logiques « hydrauliques »
arrêt contrôlé) doit se terminer par la cou-
est toujours effectuée par apport d’éner-
pure de l’alimentation en énergie des solé-
gie/pression « hydraulique » au niveau de
noïdes concernés.
leur pilotage.

Il y a donc lieu de s’assurer : Les distributeurs à effet proportionnel ou les


servo-valves doivent être considérés comme
- d’une part, de la disponibilité permanente
les organes de coupure fonctionnelle d’un
de cet apport d’énergie de pilotage (source,
schéma hydraulique classique. À ce titre, les
non-rupture des liaisons, etc.),
mêmes techniques de redondance des élé-
- d’autre part, qu’il y a toujours utilisation ments de retenue et de mise en pression doi-
des principes de redondance pour la vent s’appliquer.

État de la pression de commande


Variables Descente Montée Arrêt
x1 0 1 1
x2 0 1 1
x3 1 0 1
x4 1 ou 0 0 0
si gavage
x5 0 1 1
P 1 1 1

La figure ci-contre présente l’exemple d’un schéma


de principe réalisé entièrement à base de clapets
logiques pilotés (ne pas réaliser en l’état).
La mise à l’arrêt du coulisseau est obtenue par :
- deux éléments de retenue situés à la partie infé-
rieure du vérin (clapets logiques pilotés par x1 et
x2, voir exemple fig. 9, § 7.2.4),
- deux éléments de coupure de la pression à la par-
tie supérieure du vérin (clapets logiques pilotés par
Fig. 12. x4 et x5).

46
9. Modes de travail
particuliers
Compte tenu de leur configuration et de Généralement, un travail de préparation de
l’usage qui en est fait, certaines presses sont la ou des pièces alterne avec le charge-
dédiées à des travaux particuliers. On peut ment/déchargement dans le laboratoire*.
citer entre autres :
Dans ce cas, les postes de commande sont
• Le travail multiposte sur une ou plusieurs sollicités séquentiellement un à un.
machines avec un opérateur unique
Dans ces deux cas, les organes de com-
Il s’agit d’un poste de travail où l’opérateur
mande et les dispositifs de protection utili-
dépose manuellement et successivement une
sables sont ceux énoncés aux paragraphes
pièce dans chaque outil, puis donne l’ordre
1.2 et 1.3.
de fermeture de ces outils au moyen d’un
seul organe de commande. Lorsque le travail est effectué par plusieurs
Ces outils sont installés soit sur une même opérateurs, les règles énoncées au para-
presse, soit sur plusieurs presses groupées graphe 1.5 restent valables.
ou commandées par le même système de Dans tous les cas, la protection des tiers et
commande. des faces non occupées par un opérateur
• Le travail en séquence doit être assurée par des protecteurs et/ou
des dispositifs de protection adéquats.
Il peut s’agir de postes de travail où plusieurs
opérateurs (généralement deux) se succè- Lors du travail multiposte avec un seul opé-
dent dans le laboratoire* d’une presse pour rateur, la protection des postes, temporaire-
déposer une ou plusieurs pièces dans un ou ment non occupés par l’opérateur, pourra
plusieurs outils. être assurée par un barrage immatériel.

47
Bibliographie

Publications INRS [7] NF EN 574 : 1997 Sécurité des


machines. Dispositifs de commande
[1] ED 89 Les machines d’occasion et com- bimanuelle. Aspects fonctionnels.
posants de sécurité. Principes de conception.
[2] ED 770 Machines et équipements de [8] NF EN 50205 : 1998 Relais à contacts
travail. Mise en conformité. guidés (liés).
[3] ED 804 Conception des équipements [9] NF EN 60204-1 : 1998 Sécurité des
de travail et des moyens de protection. machines. Équipement électrique des
[4] ED 807 Sécurité des machines et des machines. Partie 1 : prescriptions
équipements de travail. Moyens de générales.
protection contre les risques méca- [10] NF EN 60742 : 1999 Transformateurs
niques. de séparation des circuits et transfor-
mateurs de sécurité. Règles.
Références normatives [11] NF EN 61496-1 : 1998 Sécurité des
machines. Équipements de protection
Des normes AFNOR sont citées, bien que
électrosensibles. Partie 1 : prescrip-
destinées principalement à la conception de
tions générales et essais.
machines neuves, car elles constituent une
base de renseignements utiles pour l’amé- [12] NF E85-010 : 1988 Éléments d’instal-
lioration de la sécurité des machines en lations industrielles. Échelles métal-
service. liques fixes avec ou sans crinoline.
Conception. Installation. Essais.
[5] NF EN 294 : 1992 Sécurité des
machines. Distances de sécurité pour [13] NF E 85-101 : 1988 Éléments d’installa-
empêcher l’atteinte des zones dange- tions industrielles. Garde-corps métal-
reuses par les membres supérieurs. liques. Terminologie. Dimensions. Essais.

[6] NF EN 349 : 1993 Sécurité des [14] NF EN ISO 14122-3 : 2001 Sécurité des
machines. Écartements minimaux pour machines. Moyens d’accès permanents
prévenir les risques d’écrasement des aux machines. Partie 3 : escaliers,
parties du corps humain. échelles à marches et garde-corps.

48
Annexes

ANNEXE A Le parc de presses

L’analyse du parc de presses hydrauliques


Aide au diagnostic de sécurité d’un atelier
doit, entre autres, prendre en compte leurs
de presses hydrauliques
caractéristiques (puissance, tonnage,
Cette annexe propose au chef d’entreprise course, etc.), leurs modes de fonctionnement
une démarche pour établir un diagnostic et de commande, leur taux d’utilisation, leur
d’ensemble qui lui permettra de rechercher date de mise en service et de modification.
une solution globale, en minimisant le coût
Les presses qui ont reçu un VET* (visa d’exa-
de l’opération de mise en sécurité des
men technique) ou une AET* (attestation
presses hydrauliques d’un atelier, et en orga-
d’examen de type) depuis le 01/07/82 et
nisant l’activité « presses hydrauliques » au
qui ont été maintenues en état de conformité
mieux des intérêts de la production.
et de fonctionnement présument d’un bon
niveau de sécurité.
L’activité « presses »
Toute référence à une homologation obtenue
L’analyse de l’activité presses doit se baser avant le 01/07/82 ne peut plus laisser pré-
sur la charge en cours, sur les activités pas- sumer d’un niveau de sécurité suffisant : sur
sées et présentes et surtout sur les perspec- le plan réglementaire, les prescriptions tech-
tives à venir de l’établissement. niques du décret 93-40 (voir brochure INRS
Elle doit également distinguer deux familles ED 770 [2]) doivent être observées.
d’utilisation des presses : Toutefois ces prescriptions ne suffisent pas à
assurer la sécurité des opérateurs ; c’est
a) celle dont l’utilisation et la configuration
pourquoi il y a lieu de se référer au présent
permettent d’exclure la possibilité de char-
guide.
gement et/ou de déchargement manuel
dans le laboratoire*. Elle n’est pas traitée L’état des presses et de la protection
dans ce document ;
Les mesures à prendre doivent faire l’objet
b) celle dont l’utilisation nécessite, à un
d’un plan d’action exécutable suivant des
moment ou à un autre, un chargement et/ou
priorités à définir. La logique de la sécurité,
un déchargement manuel dans le labora-
indépendamment d’autres critères à prendre
toire* de la presse (utilisation en reprise).
éventuellement en compte (coût de réalisa-
Les presses de reprise sont plus accidento- tion, impératifs de production, etc.), voudrait
gènes que celles travaillant en automatique, que la planification des travaux de rénova-
en raison de l’accès systématique et fréquent tion soit établie en tenant compte des presses
de l’opérateur et du régleur dans la zone hydrauliques présentant les risques les plus
dangereuse. importants.
Dans ce cas, les risques sont plus importants Par ailleurs, il est souhaitable que les amé-
et les solutions de prévention sont décrites liorations à apporter sur une presse hydrau-
dans ce document. lique, du point de vue de la sécurité, soient

49
effectuées en une seule fois plutôt que de (presses dédiées aux outils fermés, par
laisser subsister des points faibles dans la exemple).
chaîne de la sécurité. À cet effet, ils peuvent être classés suivant
leur encombrement et les caractéristiques
Le parc d’outillages des presses sur lesquelles ils peuvent être
L’analyse du parc d’outillages peut, par montés (force, course, vitesse, etc.).
exemple, consister à classer les outils fermés Une attention particulière doit être appor-
d’une part, et ouverts d’autre part, en fonc- tée aux accessoires et aux moyens de
tion des presses hydrauliques sur lesquelles manutention, ainsi qu’aux dispositifs de
ils sont utilisables, pour éventuellement les fixation, en particulier à leur interchangea-
redistribuer en fonction de l’aménagement bilité (standardisation) et à la qualité de
du parc de presses et de leur utilisation leur conception.

50
ANNEXE B

Dispositif auto-serrant

Principe de fonctionnement
Les dispositifs parachute sont maintenus en
position ouverte par des moyens hydrau-
liques ou pneumatiques et agissent en cas
de chute de la pression, en utilisant, de
façon ingénieuse, l’énergie des charges
tombantes pour générer la force de serrage
requise.
La tige (1) est enfermée dans un boîtier (2)
dans lequel se trouvent disposés plusieurs Fig. 13.
segments coniques, dits mâchoires d’arrêt
(3) équipées d’une garniture de glissement pistons releveurs (7). Les mâchoires d’arrêt
(4) et d’une garniture de freinage (5). Des (3) serrent la tige (1) sous l’effet des ressorts
pistons releveurs (7) alimentés par la pres- (6), évitant ainsi la chute intempestive de la
sion « p » maintiennent les mâchoires en charge.

ANNEXES
position ouverte, ce qui permet le déplace- Le desserrage se fait par montée de la tige
ment libre de la tige, les ressorts (6) étant sous une pression correspondante à la pres-
pré-tendus. sion de la charge. Une pression plus haute
Le dispositif parachute est déclenché par la (par exemple, pour décoller) n’est pas
chute de pression enregistrée au niveau des requise.

51
ANNEXE C sont considérés comme répondant aux dis-
positions des articles R. 233-15 à R. 233-
Cadre réglementaire relatif aux presses 30 du Code du travail.
à travailler à froid les métaux
Modification d’une presse en service
Mise en conformité des presses en service
au 1er janvier 1993 L’article R. 233-1-1 du décret 93-41 for-
mule, à la charge du chef d’établissement,
Le décret no 93-40 du 11 janvier 1993 (voir
une obligation de maintien de la presse et
brochure INRS ED 770 [2]) impose la mise
des moyens de protection utilisés en état de
en conformité des équipements de travail en
conformité.
service dans les établissements au 1er jan-
vier 1993 avec les dispositions des articles Une presse qui était en service dans les éta-
R. 233-15 à R. 233-30 introduits dans le blissements au 1er janvier 1993 (machine
Code du travail (cas des presses, notamment homologuée, par exemple), ou ayant fait
celles qui ont fait l’objet d’une homologa- l’objet d’un visa d’examen technique ou
tion, par exemple). d’une attestation d’examen de type, doit être
maintenue en conformité avec les prescrip-
Ce décret précise toutefois que les matériels
tions techniques fixées par le décret 93-40
qui :
du 11/01/1993 (articles R. 233-15 à
- à l’état neuf, étaient conformes aux règles R. 233-31 du Code du travail) (voir bro-
techniques prises en application de l’article chure INRS ED 770 [2]).
L. 233-5 du Code du travail (dans sa rédac-
Une presse marquée « CE » (autocertifiée ou
tion issue de la loi 76-1106 du 6 décembre
ayant fait l’objet d’une attestation d’examen
1976),
CE de type) doit être maintenue en conformité
- ont été maintenus en état de conformité
avec les règles techniques du décret 92-767
auxdites règles,
modifié (1) du 29/07/92, définies par l’article
sont considérés comme répondant aux obli- R. 233-84 et contenues dans son annexe I
gations des articles R. 233-15 à R. 233-30 (voir brochure INRS ED 804 [3]).
du décret no 93-40 (voir brochure INRS ED
La rénovation de ce type de presse n’est pas
770 [2]).
traitée dans ce document.
Dans le cas particulier des presses :
- les matériels mis en service à l’état neuf à Presses d’occasion
partir du 1er juillet 1982 et conformes au
décret 81-938 du 13 octobre 1981, possé- La réglementation concernant les presses
dant un visa d’examen technique* ou une d’occasion est abordée dans la fiche pra-
attestation d’examen de type* de l’INRS, tique de sécurité INRS ED 89 [1].

- les matériels vendus d’occasion depuis la


même date et conformes aux dispositions
(1)
Ce décret a été modifié successivement par
les décrets 94-1217 du 29/12/94 et 96-725 du
des décrets du 15 juillet 1980, 14/08/96.

52
ANNEXE D ouvertures de dimensions telles que les
membres supérieurs ne puissent jamais
Glossaire accéder à la partie dangereuse du poinçon.
Le poinçon ne doit jamais dégager de la
Attestation d’examen de type (AET)
contre-plaque, même après des affûtages
Nouvelle appellation du visa d’examen tech-
répétés.
nique* (VET).
De plus l’espace entre la contre-plaque et le
Attestation d’examen CE de type (AET-CE) support du poinçon ne doit pas laisser sub-
sister de point d’écrasement.
Attestation de conformité d’un exemplaire
type la réglementation européenne transpo-
Protecteur (écran) avec dispositif
sée en droit français, délivrée par un orga-
de verrouillage
nisme notifié.
Protecteur associé à un dispositif de ver-
Une telle attestation n’a pu être délivrée que rouillage, de sorte que :
pour un exemplaire d’une presse hydrau-
- les fonctions dangereuses de la machine
lique neuve, après un examen CE de type et
« couvertes » par le protecteur ne puissent
avant la première mise en vente ou en ser-
pas s’accomplir tant que le protecteur n’est
vice de la « série ».
pas fermé,
Fonction de non-répétition - la fermeture du protecteur ne provoque

ANNEXES
ou d’antirépétition pas à elle seule la mise en marche des élé-
Arrêt systématique au Point mort haut à ments mobiles,
chaque cycle, même si l’action sur les - l’ouverture du protecteur pendant l’exécu-
organes de service est maintenue (nécessité tion d’une phase dangereuse entraîne un
de relâcher puis de réappuyer pour déclen- arrêt.
cher un nouveau départ).
Protecteur (écran) avec dispositif
Laboratoire d’interverrouillage
Zone de la presse où se trouve l’outil et où Protecteur associé à un dispositif d’interver-
est effectuée la transformation de la pièce à rouillage, de sorte que :
travailler (découpage, emboutissage, etc.). - les fonctions dangereuses de la machine
C’est également la zone de travail où s’ef- « couvertes » par le protecteur ne puissent
fectuent le chargement et le déchargement pas s’accomplir tant que le protecteur n’est
manuel de la pièce. pas fermé et bloqué,

Mode de marche - la fermeture et le blocage du protecteur ne


provoquent pas à eux seuls la mise en
Chaque mode de marche identifié sur une
marche des éléments mobiles,
machine est caractérisé par un type de fonc-
tionnement (cycle par cycle, à la volée, etc.) - le protecteur reste bloqué en position de
et un dispositif de commande associé (bou- fermeture jusqu’à ce que le risque de
ton, pédale, etc.). blessure dû aux fonctions dangereuses de la
machine ait disparu.
Outil fermé (quelquefois appelé outil noyé) Remarque : un dispositif d’interverrouillage
Outil dans lequel l’entrée de la tôle, la sor- est constitué d’un dispositif de verrouillage
tie des pièces et des chutes se font par des et d’un dispositif de blocage mécanique.

53
Protecteur (écran) fixe Temps d’accès
Deux types existent : Le temps d’accès est le temps mis par une
• protecteur maintenu en position fermée, partie du corps pour aller du protecteur, ou
soit de manière permanente (par soudage, du dispositif de protection, à la zone dan-
etc.), soit au moyen d’éléments de fixation gereuse.
(vis, écrous, serrure, etc.) s’opposant à ce
Travail en reprise
qu’il soit déplacé/ouvert sans outil ;
• protecteur monté sur charnières ou cou- Utilisation à des fins de production où, à
lisses et nécessitant l’usage d’un outil ou chaque cycle, un opérateur charge et/ou
d’une clé pour être ouvert. décharge manuellement les pièces en inter-
venant dans le laboratoire* de la presse.
Protecteur (écran) mobile
Visa d’examen technique (VET)
Protecteur généralement lié mécaniquement
au bâti de la machine ou à un élément fixe Attestation de conformité à la réglementa-
voisin, par exemple grâce à des charnières tion française délivrée par un organisme
ou à des glissières, qu’il est possible d’ou- désigné par le ministère chargé du Travail
vrir sans outil. (INRS, pour les presses).

Il est associé à un dispositif de verrouillage Une telle attestation n’a pu être délivrée que
ou d’interverrouillage. pour une presse hydraulique neuve avant sa
première mise en service et après contrôle
Protecteur (écran) mobile automatique préalable du modèle.
Protecteur mobile dont l’ouverture et la fer-
meture sont motorisées, le plus souvent par
un vérin ou un moteur électrique.

54
IMPRESSION, BROCHAGE
IMPRIMERIE CHIRAT
42540 ST-JUST-LA-PENDUE
JUILLET 2002
DÉPÔT LÉGAL 2002 N° 5344

IMPRIMÉ EN FRANCE
57