Vous êtes sur la page 1sur 5

Cours de sciences physiques

Chapitre : La radioactivité
Classe : 4éme Sc 2
Lycée route de gabes Médenine & AS : 2016 /2017

A) Réactions nucléaires spontanées :


I- Définitions :
1-Un noyau radioactif :Est un noyau instable dont la désintégration (destruction) est aléatoire et
s’accompagne de :
el

 L’apparition d’un noyau fils.


 L’émission d’une particule notée α , β+ ou β-.
 L’émission d’un rayonnement électromagnétique noté γ. Cette émission de rayonnement n’est pas
m

systématique mais extrêmement fréquente.


2-La radioactivité :Est une réaction nucléaire spontanée au cours de laquelle un noyau atomique
instable se transforme en un noyau plus stable avec émission des rayonnements α, β+ ou β-.
es

II- Les divers types de radioactivités : Ecran fluorescent


𝑩
1- Expérience : ++++++
⃗⃗
Une substance radioactive tel qu’un sel de radium est placée au fond 𝑬 𝑪
d’une cavité étroite percée dans un cylindre de plomb à parois épaisses. S - - - - - - 𝑨
sa

-
Le rayonnement émis par la substance est canalisé par le tube de plomb. Ecran fluorescent
𝑩
Lorsqu’on soumet ce rayonnement à l’action d’un champ électrique
⃗⃗
𝑩
uniforme, on observe sur un écran E trois points d’impact A, B et C. 𝑪
2- Analyse : S 𝑨
ou

 Les rayons qui arrivent au point A sont des corpuscules chargés


positivement puisqu’ils sont déviés dans le sens du champ. Ces particules constituent les rayons 𝜶.
Elles ont été identifiées à des noyaux d’hélium 𝟒𝟐𝑯𝒆.
 Les rayons qui arrivent au point B, déviés dans le sens inverse du champ, sont des corpuscules
di

chargés négativement. ils constituent les rayons 𝜷− . Elles ont été identifiées à des électron −𝟏𝟎𝒆.
 Les rayons qui arrivent au point C ne sont pas des particules chargées puisqu’ils ne sont pas déviés.
ce sont les rayons 𝜸.
L’étude des particules émises par certains éléments radioactifs artificiels révèle l’existence d’une autre
particule déviée en sens inverse à l‘électron mais de même masse. Cette particule a été identifiée à un
be

électron positif ou positon: +𝟏𝟎𝒆. Le rayonnement correspondant est le rayonnement 𝜷+ .


Finalement, on distinguera trois types de radioactivité :
𝐋𝐚 𝐫𝐚𝐝𝐢𝐨𝐚𝐜𝐭𝐢𝐯𝐢𝐭é 𝜶 : é𝐦𝐢𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐲𝐚𝐮 𝐝’𝐡é𝐥𝐢𝐮𝐦 𝟒𝟐𝑯𝒆
{ 𝐋𝐚 𝐫𝐚𝐝𝐢𝐨𝐚𝐜𝐭𝐢𝐯𝐢𝐭é 𝜷− : é𝐦𝐢𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐝’é𝐥𝐞𝐜𝐭𝐫𝐨𝐧𝐬 −𝟏𝟎𝒆
c

𝐋𝐚 𝐫𝐚𝐝𝐢𝐨𝐚𝐜𝐭𝐢𝐯𝐢𝐭é 𝜷+ ∶ é𝐦𝐢𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐬𝐢𝐭𝐨𝐧𝐬 𝟎𝟏𝒆


hi

III- Mécanismes nucléaires :


1- Lois de conservation :
Lors d’une désintégration radioactive α ou β il y a conservation du nombre de charge Z et du nombre de
r

nucléons A.
2- Radioactivité 𝜶 :
a- Définition :
La radioactivité α est l’émission de noyau d’hélium 𝟒𝟐𝐇𝐞 par certains noyaux.
b- Equation de la réaction de désintégration 𝜶 :
𝐀
𝐙𝐗 ⟶ 𝟒𝟐𝐇𝐞 + 𝐀−𝟒
𝐙−𝟐𝐘
Exemples : 𝟐𝟏𝟎
𝟖𝟒𝐏𝐨 ⟶ 𝟒𝟐𝐇𝐞 + 𝟐𝟎𝟔
𝟖𝟐𝐏𝐛 ou 𝟐𝟐𝟔
𝟖𝟖𝐑𝐚 ⟶ 𝟒𝟐𝐇𝐞 + 𝟐𝟐𝟐
𝟖𝟔𝐑𝐧

-1-
c- Caractéristique de la particule 𝜶 :
Les particules , provoquent l’ionisation de la matière qu’elles rencontrent et elles sont peu pénétrantes :
une feuille de papier suffit à les arrêter.
3- Radioactivité 𝜷− :
a- Définition :
La radioactivité 𝜷− est l’émission d’électrons −𝟏𝟎𝒆 par certains noyaux riches en neutrons.
b- Equation de la réaction de désintégration 𝜷− :
𝐀 𝟎 𝐀
𝐙𝐗 ⟶ −𝟏𝐞 + 𝐙+𝟏𝐘
Exemples : 𝟐𝟏𝟎 𝟎 𝟐𝟏𝟎
𝟖𝟑𝐁𝐢 ⟶ −𝟏𝐞 + 𝟖𝟒𝐏𝐨 ou 𝟏𝟒𝟔𝐂 ⟶ −𝟏𝟎𝐞 + 𝟏𝟒𝟕𝐍
c- Origine de  – :
el

La désintégration – résulte de la transformation d’un neutron en un proton en libérant un électron :


𝟏 𝟏 𝟎
𝟎𝒏 → 𝟏𝒑 + −𝟏𝒆.
d- Caractéristique de la particule – :
m

Les particules – émises peuvent traverser l’aluminium : elles sont assez peu pénétrantes
4- Radioactivité 𝜷+ :
a- Définition :
es

La radioactivité 𝜷+ est l’émission d’un positron 𝟎𝟏𝒆 par certains noyaux riches en neutrons.
b- Equation de la réaction de désintégration 𝜷+ :
𝐀
𝐙𝐗 ⟶ 𝟎𝟏𝐞 + 𝐙−𝟏𝐀𝐘
sa

Exemple : 𝟑𝟎
𝟏𝟓𝐏 ⟶ 𝟎𝟏𝐞 + 𝟑𝟎
𝟏𝟒𝐒𝐢
c- Origine de  + :
La désintégration + résulte de la transformation d’un proton en un neutron en libérant un positron :
ou

𝟏 𝟎 𝟎
𝟏𝒑 → 𝟏𝒏 + 𝟏𝒆.
d- Caractéristique de la particule + :
Les énergies mises en jeu par la radioactivité + sont du même ordre de grandeur que pour la radioactivité
-.
di

5- Radioactivité 𝜸 :
Une particule  est électriquement neutre de masse nulle et de vitesse égale à celle de la lumière :
 est un photon.
Les noyaux fils obtenus lors des radioactivités  et  sont
be

généralement à l’état excité. Le retour à leurs états


fondamentaux s’accompagne d’une libération d’énergie sous
forme de rayonnement  : on parle donc de la désexcitation . Si
on note Y* le noyau excité, l’équation de la désexcitation
c

s’écrit : 𝑨𝒁𝒀 → 𝑨𝒁𝒀 + 𝜸.


Remarque :
hi

Le rayonnement  est très pénétrant, il peut traverser plusieurs dizaines de centimètres de plomb ou
plusieurs mètres de béton.
IV- Evolution du rayonnement avec le temps : N
r

1- Loi de décroissance radioactive : NO


Soit un échantillon contenant No noyaux radioactif à l’instant
to=0 , choisie comme origine des dates.
L’expérience montre que ce nombre diminue au cours du temps
suite à la désintégration des noyaux.
Soit N le nombre de noyaux présents (non désintégrés) à
l’instant t. Entre les instants t et t + dt, le nombre de noyaux
non désintégrés diminue de dN. 0
t(s)
-2-
On montre que dN est proportionnel à dt et au nombre N des noyaux présents à l’instant t. ⇒ 𝐝𝐍 =
−𝛌 𝐍 𝐝𝐭
Le signe (-) traduit la diminution du nombre de noyaux présents dans l’échantillon à l’instant t.
𝝀 est la constate radioactive de l’élément radioactif, positive, s’exprime en s-1.
𝐝𝐍
La relation précédente s’écrit : = −𝛌 𝐝𝐭 soit par intégration : 𝑳𝒏 𝑵 = −𝝀𝒕 + 𝑪𝒕𝒆
𝐍
La constante d’intégration Cte est déterminée par les conditions initiales : à l’instant t = 0, 𝑳𝒏 𝑵𝒐 = 𝑪𝒕𝒆.
𝐍
Il vient donc 𝑳𝒏 𝑵 = −𝝀𝒕 + 𝑳𝒏 𝑵𝒐 d’où 𝑳𝒐𝒈 𝐍 = −𝛌 𝐭, ce qui conduit à 𝐍 = 𝐍𝟎 𝐞−𝛌𝐭
𝟎
2- Activité d’une source radioactive :
a- Définition :
L’activité notée A, est le nombre de désintégrations produites par une source radioactive pendant une
el

seconde et s’exprime en Becquerel (Bq) .


b- Évolution de l’activité d’un échantillon :
m

𝐝𝐍
On montre que : 𝐀 = − = 𝛌 𝐍 ,soit en remplaçant N par 𝐍𝟎 𝐞−𝛌𝐭 ; 𝐀 = 𝛌𝐍𝟎 𝐞−𝛌𝐭 comme 𝐀 𝟎 = 𝛌𝐍𝟎 ,
𝐍
activité à l’instant t = 0, il vient finalement : 𝐀 = 𝐀 𝟎 𝐞−𝛌𝐭 .
es
sa
ou

3- Période d’un radioélément :


a- Définition
di

On appelle période radioactive ou demi-vie d’un élément radioactif la durée T nécessaire pour que le
nombre de noyaux initialement présents dans l’élément diminue de moitié.
𝑵𝟎 𝟏 𝑳𝒐𝒈 𝟐 𝟎,𝟔𝟗𝟑
A l’instant t = T ; 𝑵 = = 𝑵𝟎 𝒆−𝝀𝑻 on aura donc = 𝒆−𝝀𝑻 d’où 𝑻 = =
𝟐 𝟐 𝝀 𝝀
be

b-Exemples :
selon la nature du radionucléide, les périodes peuvent varier de 10-5 s à 1023 s.
Quelques exemples sont consignés dans le tableau suivant :
c

Radionucléide Période
214
84𝑃𝑜 1,6.10-4 s
hi

214
83𝐵𝑖 19,9 min
226
88𝑅𝑎 1620 ans
234
92𝑈 4,5.109 ans
r

4- Principe de la datation d’un objet très ancien à l’aide d’un radioélément :


D’après ce qui précède :
𝐀
𝐀 𝐀 −𝐋𝐧( )
−𝛌𝐭 −𝛌𝐭 𝐀𝐨
𝐀 = 𝐀𝟎𝐞 ⇒ =𝐞 ⇒ 𝐋𝐧 (𝐀 ) = −𝛌𝐭 ⇒ 𝐭 =
𝐀𝐨 𝐨 𝛌
Connaissant A, Ao et λ, il est possible de de connaitre la date d’origine t de l’objet.
On peut dater des objets très anciens en mesurant leur teneur en carbone 14.
Étant radioactif, le carbone 14 se désintègre selon une radioactivité β- avec une période 5730 ans. Ainsi,
par mesure de activité du carbone 14 dans l’échantillon analysé et de celle dans un échantillon témoin on
-3-
peut dater la substance recueillie. C’est pourquoi le carbone 14 est appelé : horloge du monde.
Exemple : Pour reconnaitre l’époque à la quelle vécurent des hommes préhistoriques dans une
caverne, on mesure la radioactivité d’un échantillon de charbon de bois enfoui dans le sol de la grotte.
Le nombre de désintégration n’est plus que 1,6 par minute, alors qu’il serait 11,5 par minute pour un
échantillon de bois «actuel» de même masse. Cherchons le temps écoulé, depuis le dernier eu, dans la grotte.
Le carbone 14 se désintègre selon une radioactivité β- avec une période T=5730 ans.
B) Réactions nucléaires provoquées :
I- Définition :
Une réaction nucléaire est dite provoquée lorsqu’un noyau cible est frappé par un noyau projectile et
el

donne naissance à des nouveaux noyaux.


NB : Lors d’une réaction nucléaire provoquée il y a conservation du nombre de charge Z et du nombre
de nucléons A.
m

1- La transmutation :
La transmutation est une réaction nucléaire provoquée au cours de laquelle deux noyaux interagissent.
Les énergies libérées au cours de cette réaction sont importantes.
es

2- Les différents types de réactions nucléaires :


Les réactions nucléaires sont très nombreuses et très variées. Nous allons donner seulement quelques exemples.
❖ La première réaction nucléaire provoquée fut observée par RUTHERFORD en 1919 : 𝟒𝟐𝐇𝐞 + 𝟏𝟒𝟕𝐍 ⟶ 𝟏𝟕𝟖𝐎 + 𝟏
𝟏𝐇
𝟑𝟎
❖ Expérience des Joliot-Curie 𝟒𝟐𝐇𝐞 + 𝟐𝟕 𝟏𝟑𝐀𝓵 ⟶ 𝟏𝟓𝐏 + 𝟎𝐧
𝟏
sa

❖ Expérience de Cockroft et Walton (des anglais) 𝟏𝟏𝐇 + 𝟏𝟐𝟔𝐂 ⟶ 𝟏𝟑𝟕𝐍


❖ Expérience de Lawrence 𝟐𝟏𝐇 + 𝟏𝟐𝟔𝐂 ⟶ 𝟏𝟑𝟕𝐍 + 𝟏𝟎𝐧
II- Réaction de fission :
La fission est une réaction nucléaire au cours de laquelle un noyau lourd se scinde en deux noyaux de
ou

masses comparables. C’est une réaction très exoénergétique. Elle n’est spontanée que pour les noyaux de
nombre de masse A > 250
di
be

2- Equation générale d’une réaction de fission :


c

𝐀 𝐀𝟏 𝐀𝟐
Un noyau lourd 𝐙𝐗 bombardé par un neutron donne deux noyaux légers 𝐙𝟏 𝐗 𝟏 et 𝐙𝟐 𝐗 𝟐 avec une
hi

𝐀𝟏 𝐀𝟐
libération de k neutrons selon l’équation suivante : 𝟏𝟎𝒏 + 𝐀
𝐙𝐗 ⟶ 𝐙𝟏 𝐗 𝟏 + 𝐙𝟐 𝐗 𝟐 + 𝐊. 𝟏𝟎𝐧
Exemple : + 𝟐𝟑𝟓
𝟗𝟐𝐔 ⟶ 𝟗𝟒
𝟑𝟖𝐒𝐫 + 𝟏𝟒𝟎
𝟓𝟒𝐗𝐞 + 𝟐. 𝟏𝟎𝐧
3- Energie libérée par la fission :
r

𝟏 𝟐𝟑𝟓 …..
Considérons la fission d’un noyau d’uranium 235 : 𝟎𝒏 + 𝟗𝟐𝐔 ⟶ 𝟑𝟖𝐒𝐫 + 𝟏𝟒𝟎
…….𝐗𝐞 + 𝟐. 𝟏𝟎𝐧
𝐦( 𝟐𝟑𝟓
𝟗𝟐𝐔) = 𝟐𝟑𝟒, 𝟗𝟗𝟑𝟒 𝐮
𝟏 𝐮 = 𝟗𝟑𝟏, 𝟓 𝐌𝐞𝐕. 𝐂−𝟐
𝐦( 𝟏𝟒𝟎
𝟓𝟒𝐗𝐞) = 𝟏𝟑𝟖, 𝟖𝟖𝟖𝟖 𝐮
Les masses des différentes particules concernées par la réaction sont : Avec : { 𝐍 = 𝟔, 𝟎𝟐 . 𝟏𝟎𝟐𝟑
𝐦( 𝟗𝟒
𝟑𝟖𝐒𝐫) = 𝟗𝟒, 𝟖𝟎𝟔𝟒 𝐮 𝟏𝐞𝐕 = 𝟏, 𝟔 . 𝟏𝟎−𝟏𝟗 𝐉
{ 𝐦( 𝟏𝟎𝒏) = 𝟏, 𝟎𝟎𝟖𝟕𝐮
𝟏𝟒𝟎
Considérons la fission d’un noyau d’uranium 235 : 𝟏𝟎𝒏 + 𝟐𝟑𝟓 𝟗𝟒
𝟗𝟐𝐔 ⟶ 𝟑𝟖𝐒𝐫 + 𝟓𝟒𝐗𝐞 + 𝟐. 𝟏𝟎𝐧
Les masses des différentes particules concernées par la réaction sont :
• m( 𝟐𝟑𝟓
𝟗𝟐𝐔) = 234,9934 u avec 1 u = 931,5 MeV.C-2

-4-
• m( 𝟏𝟒𝟎
𝟓𝟒𝐗𝐞) = 138,8888 u N = 6,02 .1023
• m( 𝟗𝟒
𝟑𝟖𝐒𝐫) = 94,8064 u 1eV = 1,6 .10-19 J
• m( 𝟏𝟎𝒏) = 1,0087u
La diminution de masse qui accompagne la réaction est de Δm = 0,2115 u .
Donc W=Δm.c2=0,2115 . 931,5 = 197 MeV
III- Réaction de fusion :
1- Définition :
La fusion est une réaction nucléaire au cours de laquelle des noyaux très légers s’agglomèrent (on dit aussi
fusionnent) en un noyau moins légers.
Exemple: 𝟐𝟏𝑯 + 𝟑𝟏𝐇 ⟶ 𝟒𝟐𝐇𝐞 + 𝟏𝟎𝐧 :
el
m
es

2- Energie libérée par la fusion :


On se propose ici de calculer l’énergie libérée W par une réaction de fusion. Comme la fission, la fusion,
sa

se fait avec perte de masse. W=Δm.c2.


Exemple : 𝟐𝟏𝑯 + 𝟑𝟏𝐇 ⟶ 𝟒𝟐𝐇𝐞 + 𝟏𝟎𝐧
Cette réaction s’accompagne d’un défaut de masse : ∆𝒎 = [𝒎( 𝟐𝟏𝑯) + 𝒎( 𝟑𝟏𝑯)] − [𝒎( 𝟒𝟐𝑯𝒆) + 𝒎( 𝟏𝟎𝐧)]
ou

Avec : 𝒎( 𝟐𝟏𝑯) = 𝟐, 𝟎𝟏𝟑𝟓𝟓 𝒖 ; 𝒎( 𝟑𝟏𝑯) = 𝟑, 𝟎𝟏𝟓𝟓 𝒖; 𝒎( 𝟒𝟐𝑯𝒆) = 𝟒, 𝟎𝟎𝟏𝟓 𝒖; 𝒎( 𝟏𝟎𝐧) = 𝟏, 𝟎𝟎𝟖𝟔𝟕 𝒖


On aura Δm = 1,888.10-2 u , soit une libération d’énergie W = 17,6 MeV.
Application :
1- Energie du soleil :
di

L’énergie solaire est une énergie libérée par des réactions de fusion qui se produisent dans le soleil selon
les principales étapes suivantes :
𝟏è𝐫𝐞 é𝐭𝐚𝐩𝐞 : 𝐬𝐲𝐧𝐭𝐡è𝐬𝐞 𝐝𝐮 𝐝𝐞𝐮𝐭é𝐫𝐢𝐮𝐦 à 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐢𝐫 𝐝𝐞 𝐥’𝐡𝐲𝐝𝐫𝐨𝐠è𝐧𝐞 ∶ 𝟏𝟏𝑯 + 𝟏𝟏𝐇 ⟶ 𝟐𝟏𝐇 + 𝟎𝟏𝐞
{ 𝟐é𝐦𝐞 é𝐭𝐚𝐩𝐞 : 𝐬𝐲𝐧𝐭𝐡è𝐬𝐞 𝐝𝐞 𝐥’𝐡é𝐥𝐢𝐮𝐦 𝟑 𝟏𝟏𝑯 + 𝟐𝟏𝐇 ⟶ 𝟑𝟐𝐇𝐞
be

𝟑é𝐦𝐞 é𝐭𝐚𝐩𝐞 : 𝐬𝐲𝐧𝐭𝐡è𝐬𝐞 𝐝𝐞 𝐥’𝐡é𝐥𝐢𝐮𝐦 𝟒 𝟑𝟐𝑯𝒆 + 𝟑𝟐𝑯𝒆 ⟶ 𝟒𝟐𝑯𝒆 + 𝟏𝟏𝑯 + 𝟏𝟏𝐇


La réaction bilan est la suivante :𝟒[ 𝟏𝟏𝑯] ⟶ 𝟒𝟐𝐇𝐞 + 𝟐( 𝟎𝟏𝐞)
Ces réactions ont lieu à 20 millions de degrés environ et sont très exoénergétique ce qui fait que le bilan
l’est aussi, il y a libération de 24,7 MeV par noyau ‘hélium formé.
c

2- Energie nucléaire :
a- La bombe atomique :
hi

La bombe atomique (ou bombe «A») est basée sur la réaction de fission non contrôlée qui dégage une
énergie énorme en un laps de temps très court. La première bombe atomique fut réalisée en 1944 avec
l’uranium 235.
b- La bombe à hydrogène :
r

La bombe dite «à hydrogène» (ou bombe «H») est amorcée par une bombe atomique à fission pour
atteindre la température nécessaire à la fusion.

Bon travail

-5-