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Ecole internationale de Tunis Niveau : 5ème 5/6 Prof : Mme Ben Jebara

La dame et l'amour courtois

 Au cours du XIIème siècle, une nouvelle manière de vivre se


développe dans tout l'Occident : La Courtoisie. Le terme vient
du mot cour et désigne la bonne manière d'être en société. Face
à la brutalité des mœurs, les chevaliers tentent de se comporter
de manière plus digne, notamment en accordant une place très
importante aux sentiments amoureux.

 Le chevalier reste un guerrier, pilier de la société médiévale. Il


se doit d'obéir à Dieu et à son suzerain, mais il est aussi guidé
par une soumission absolue à la dame. C'est ce qu'on appelle le
service d'amour.
 Contrairement à la pucelle, jeune fille non mariée, la dame dont
est amoureux le chevalier courtois est mariée. Le mot dame
vient du latin domina, qui signifie "maîtresse", au sens
de  personne qui domine.
 La dame est idéalisée : elle est, pour le chevalier, la plus belle, la
plus noble et la plus généreuse. Si la prouesse est une des
qualités nécessaires pour le chevalier, ce dernier accomplit des
exploits également pour protéger sa dame.
 La gloire qu'il acquiert le valorise aux yeux du seigneur et de sa
dame, auxquels il doit fidélité. L'amant courtois se montre digne
en toute occasion, parfois au péril de sa vie. Il sert sa dame en
toutes circonstances, avec patience et loyauté.

Les termes courtois et courtoisie ont été mis à la mode par les


poètes, troubadours* et trouvères*. Au sens large, ils signifient la
générosité, l'élégance, le raffinement de la vie de cour. Dans un sens
plus restreint, ils désignent un art d'aimer fondé sur un code précis,
le code courtois qui assimile les rapports amoureux aux liens
vassaliques : l'amant courtois se met au service de sa dame, il en est
le vassal, comme il l'est de son seigneur. L'amour courtois ou fin
amor (amour parfait, en ancien français) est un sentiment noble qui
exige loyauté, fidélité, bravoure : la conquête de la dame ne s'obtient
qu'au prix de longues épreuves.
Un amour désintéressé : Dans ces romans, ces chansons ou ces
poèmes, les belles chatelaines, très raffinées, sont vénérées* par de
vaillants chevaliers qui leur font la cour...pendant l'absence de leur
époux. Eh oui, ces dames sont déjà mariées ! Cependant, à une époque
où les unions sont arrangées et sans sentiment, l'amour courtois ne
signifie pas être infidèle, car en général il n'existe, entre les amants,
aucune relation physique. Pas de baiser donc, uniquement des mots !
Un code précis : Le chevalier est totalement dévoué, soumis et fidèle
à sa dame. Pour lui plaire, il obéit à des règles précises, énoncées dans
un livre, Traité de l'Amour, écrit au XII eme siècle par André Le
Chapelain. Ce véritable code de l'amour loue des valeurs comme
l'honneur, la galanterie ou la délicatesse. Il a donc permis d'adoucir le
comportement souvent lourdaud des chevaliers, guerriers peu
habitués à la finesse.
*Vénéré signifie adoré.
Le Roman de Tristan et Iseut
A l'origine, le genre du roman est encore mal défini : Le Roman de
Tristan et Iseut ne se présente pas comme un roman  au sens moderne
du terme, avec un début, un développement et une fin mais comme une
série d'épisodes indépendants les uns des autres, écrits et remaniés
par plusieurs auteurs différents au XII ème siècle.
Le Roman de Tristan et Iseut, beau conte "d'amour et de mort",
connut un immense succès au Moyen Âge : le couple mythique des
amants de Cornouailles est le symbole de l'amour fou, de la passion
fatale qui les lie jusque dans la mort.
Plan du roman :
Les Règles de l'amour courtois

Les femmes sont vénérées pour leur beauté et leur amour. On


retrouve, dans les récits d'amour courtois, les principes suivants :

- Le chevalier aime à en perdre la raison. Il pense à sa dame en


permanence. Ils sont fidèles l'un à l'autre.
- Le chevalier et la dame veillent à tenir leur amour secret.
- Cet amour peut être très différent du mariage, qui est à l'époque
une alliance économique.