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Cours d’électricité

A. Objectif pédagogique générale : ce cours devra permettre aux futurs


ingénieurs de maitriser les notions de base nécessaire pour le cour
d’électrotechnique et d’éclairagisme
B. Prérequis : notions sur les nombres complexes et les fonctions sinusoïdales

Le courant continu
Le courant continu est un courant électrique dont l'intensité est indépendante du temps
(constante). C'est, par exemple, le type de courant délivré par les piles ou
les accumulateurs. Les courants continus sont produits par des générateurs ou des
dispositifs délivrant des tensions continues. Les principales sources de courant continu
sont :

 certains générateurs comme les piles, les batteries d’accumulateurs, les piles à


combustible et les panneaux solaires ;
 les machines à courant continu, fonctionnant en générateur (ou dynamos)8 ;
 la tension alternative issue du secteur, est transformée en tension continue après
un passage dans un redresseur et mise en forme par un filtrage, éventuellement
stabilisée à l'aide d'une alimentation, par exemple à  découpage.
Le courant alternatif 
Le courant alternatif (qui peut être abrégé par CA) est un courant électrique périodique
qui change de sens deux fois par période et qui transporte des quantités d'électricité
alternativement égales dans un sens et dans l'autre. Un courant alternatif a donc une
composante continue (valeur moyenne) nulle.

Un courant alternatif est caractérisé par sa fréquence, mesurée en hertz (Hz). C’est le


nombre de changements de sens (alternances) qu’effectue le courant électrique en une
seconde. Un courant alternatif de 50 Hz effectue 50 alternances par seconde, c'est-à -dire
qu'il change 100 fois de sens par seconde (50 alternances positives et 50 alternances
négatives). La forme la plus utilisée de courant alternatif est le courant sinusoïdal,
essentiellement pour la distribution commerciale de l'énergie électrique.

Contrairement au courant continu, le courant alternatif peut voir ses


caractéristiques (tension et intensité) modifiées par un transformateur à enroulements.
Mais dès qu'il existe une composante continue non négligeable, un transformateur n'est
plus adapté. Grâ ce au transformateur, l'intensité du courant transporté par des réseaux
de distribution haute tension étant plus faible, les pertes par effet Joule sont réduites,
pour la même puissance instantanée p transportée. Par exemple, si on augmente la
tension u d'un facteur 10, la valeur de l'intensité est divisée d'autant, puisque la valeur
instantanée de la puissance vaut : p= ui

Le circuit électrique

Un circuit électrique est un ensemble de composants conducteurs ou semi-conducteurs,


reliés entre eux par des fils de jonction et dans lequel circule un courant électrique. Ainsi
le courant électrique dans un conducteur métallique apparait comme un mouvement
d’ensemble des électrons libres du métal conducteur : tous les électrons se mettent en
mouvement en même temps, en tout point du circuit.

 Un dipô le électrique est un composant électrique limité par deux bornes


(résistor, condensateur, bobine, pile, etc.)
 Un nœud est un point commun à plus de deux dipô les
 Une maille est une portion d’un circuit électrique constituant un contour fermé
 Une branche est une portion de circuit électrique entre deux nœuds consécutifs.

Sur le circuit de la figure ci-dessous, l’association de R 1, R2, R3, R4 et R5 formant le dipô le


AC constitue un réseau électrique alimenté par le générateur de tension E. A, B, C et D
sont les nœuds de ce réseau. Le schéma montre trois mailles. Il en existe d’autres, par
exemple, en partant du point A, on peut définir une maille qui comprend R2, R3 et R5, qui
passe par D, puis C et qui rejoint A en incluant R1.
La loi des nœuds

La somme des courants se dirigeant vers un nœud est égale à la somme des courants qui
sortent de ce nœud. Ou encore : la somme algébrique des courants dirigés vers un nœud
d’un circuit est nulle (en comptant positivement les courants dirigés vers le nœud et en
comptant négativement ceux qui en sortent).

Cette loi exprime le fait qu’il ne peut pas y avoir accumulation de charges en un point
quelconque d’un conducteur du réseau. Dans l’exemple de la figure ci-dessus, on pourra
écrire entre autres équations : I0=I1+ I2 = + et I2= I3 +I4.

La loi des mailles

La somme algébrique des différences de potentiel le long d’une maille, obtenue en


parcourant la maille dans un sens donné, est nulle. Les différences de potentiel orientées
dans le même sens que le sens de parcours de la maille sont comptées positivement. Les
différences de potentiel orientées dans le sens opposé au sens de parcours de la maille
sont comptées négativement.

Ainsi, dans l’exemple de la figure …… :

Maille 1 : E-E1=0

Maille 2 : E1-E2-E4=0

Maille 3 : E4-E3-E5=0

La loi d’Ohm

Les différents matériaux présentent en général un comportement caractéristique à


s’opposer à la circulation du courant électrique. Cette propriété physique, ou la capacité
d’un matériel à s’opposer à la circulation d’un courant, est connue sous l’appellation de
résistance électrique et est représenté par le symbole R. La loi d’Ohm est une loi
physique permettant de relier l’intensité du courant électrique i traversant un résistor à
la tension v à ses bornes. La loi d’ohm exprime que certains matériaux ont une réponse
linéaire en courant à une différence de potentiel imposée. Si l’on considère un tel dipô le,
noté D aux bornes duquel on impose la différence de protection U, et traversé par le
courant i. Ce dipô le est un résistor :

Quel que soit l’instant t, U et i vérifient la relation de proportionnalité : U=Ri

Où R est appelée résistance du résistor, et s’exprime en Ohms, en abrégé . L’inverse de la


résistance est la conductance, souvent notée G, et s’exprime en Siemens (abréviation S) :
G = 1/R.

La loi de Joule : énergie et puissance

La puissance est une mesure de la quantité de travail qui peut être fournie en un temps
déterminé :
P = Travail / Temps.
Une certaine quantité de puissance utilisée pendant un certain temps crée ou utilise de
l’énergie :
É nergie = Puissance · temps.
Unités de mesure :
 Pour la puissance : Watt (W)
 Pour l’énergie : Joule (J) Watt-secondes et souvent kilowatt-heure (kWh)

Les lois de Kirchhoff

Chapitre : Les circuits linéaires en régime sinusoïdal


Le régime sinusoïdal constitue, après le régime continu, le régime électrique le plus
couramment utilisé. Les électriciens ont introduit des modèles théoriques très
intéressants qui permettent d’utiliser en régime sinusoïdal les mêmes lois et théorèmes
qu’en régime continu. Ce chapitre est consacré à une première approche simple grâ ce à
laquelle nous allons introduire la notion d’impédance réelle, celle de valeur efficace, de
puissance en courant alternatif, et l’importance du facteur de puissance.
L'intérêt du courant alternatif est qu'il est facile à transformer.
Caractéristiques du courant alternatif
Le courant que nous fournit la compagnie d'électricité est périodique et sinusoïdal.
Périodique : la tension change périodiquement de sens, le courant s'inverse
constamment.
Sinusoïdal : La tension varie en fonction du temps suivant une courbe appelée sinusoïde.
Cette allure est due au principe de fonctionnement des alternateurs.
Durant un tour de l'alternateur celui-ci crée une alternance positive suivie d'une
alternance négative.
On appelle période la durée de ces deux alternances. La période est désignée par la lettre
T et s'exprime en secondes.
La fréquence f est le nombre de périodes par seconde. Elle s'exprime en Hertz : Hz

Certaines formules font appel à la pulsation 𝞈 (Oméga) Cette grandeur étroitement liée
à la fréquence correspond à la vitesse angulaire du vecteur tournant qui nous a servi à
tracer la sinusoïde. La pulsation s’exprime en radians par seconde.
Valeurs d’un courant alternatif
Outre la fréquence ou la pulsation, ce qui revient presque au même, nous devons aussi
mesurer des tensions ou des intensités.
 Les valeurs maximales notées Um et Im ne sont pas très utiles puisqu’elles ne sont
atteintes que très passagèrement.
 Les valeurs instantanées sont fluctuantes. Elles sont fonctions des valeurs
maximales, de la pulsation et de l’instant où elles sont mesurées

L’angle exprime ici que le courant peut être en retard ou en avance par rapport à la
tension.
 Les tensions et les courants sont exprimés en valeurs efficaces.
L’intensité efficace d’un courant alternatif est la valeur de l’intensité d’un courant
continu qui produirait la même quantité de chaleur dans une même résistance. Le
courant efficace parfois noté Ieff est le plus souvent simplement appelé I.

L’amplitude d’un courant alternatif est la plus grande valeur atteinte par le courant au
cours d’une période. Elle peut être positive ou négative.
Déphasage Courant / Tension
Nous verrons en parlant des bobines et des condensateurs que le courant instantané i(t)
ne fluctue pas toujours en phase avec la tension instantanée u(t). Une tension alternative
sinusoïdale engendre bien un courant alternatif sinusoïdal mais selon la nature du
circuit électrique le courant est en retard, en phase ou en avance sur la tension. Le
décalage entre les deux signaux pourrait être exprimé en fractions de secondes mais les
électriciens ont trouvé plus pratique d’exprimer ce déphasage par un angle 𝞅 : l’angle
qu’il y aurait entre les vecteurs tournants dont les cycles nous servent à tracer les
sinusoïdes u(t) et i(t).
L'impédance complexe et son module
L'impédance est une grandeur qui généralise la notion de résistance, de réactance
capacitive et de réactance inductive dans le cas des circuits comportant plusieurs
éléments de nature différente. Elle caractérise la manière dont le circuit freine le
passage du courant en donnant le rapport qui existe entre la tension de la source de
f.é.m. et le courant résultant.
Toutefois, comme dans le cas d'un circuit avec seulement un condensateur ou seulement
un inducteur, il y a un déphasage entre tension et courant qui fait qu'ils ne passent pas
en même temps par leur maximum et qu'on ne peut prendre le rapport des valeurs
instantanées, v/i, pour caractériser le circuit ; en effet, ce rapport varie dans le temps.
Par contre on peut le faire soit avec le rapport des amplitudes ou des valeurs efficaces,
comme dans le cas des réactances, soit avec le rapport des phaseurs. Dans ce dernier cas,
on définit une impédance complexe :
V
z=
i
Le module de cette impédance complexe est égal au rapport de l'amplitude de la tension
à celle du courant ou encore, au rapport des valeurs efficaces :

L'impédance d'une résistance :

Par conséquent :
Dans le cas d'une résistance, la notion de résistance et d'impédance complexe coïncident
donc.
L'impédance d'un condensateur :

1
En effet, –j² = 1 et par conséquent : − j=
j
Le résultat peut encore s'écrire en fonction de la réactance capacitive :

L'impédance complexe d'un condensateur est purement imaginaire et négative ; son


module est égal à la réactance capacitive :

L'impédance d'un inducteur :

Ce qui peut s'écrire en fonction de la réactance inductive :

L'impédance complexe d'un inducteur est purement imaginaire et positive ; son module
est égal à la réactance inductive :

L'impédance d'un circuit RLC série :


Pour un circuit comme celui de la figure :
On remarque que ce résultat est équivalent à la simple addition des impédances
complexes ZR, ZC et ZL. Cette fois l'impédance comporte une partie réelle et une partie
imaginaire et son module vaut :

C'est aussi le rapport de l'amplitude de la tension de la source à celle du courant, ou


encore le rapport des valeurs efficaces.
Exemple :
Dans le cas d'un circuit RLC série comportant une résistance de 200 Ω, un condensateur
de capacité 10 μF et un inducteur d'inductance 20 mH,
a) calculez son impédance pour une fréquence de 50 Hz
b) calculez le courant efficace dans le circuit pour une tension sinusoïdale de 300 V
d'amplitude.

Les impédances en série et en parallèle


a) En série
Lorsque divers éléments d'un circuit sont branchés en série, comme à la figure ci-
dessous, l'impédance équivalente de la combinaison d'éléments est égale à la somme des
impédances de chaque élément.
En effet, nous avons par définition de Zeq :

Où ^v est la tension aux bornes de la combinaison d'éléments qui s'obtient en ajoutant


les tensions de chaque élément : Z eq=Z 1+ Z 2 +Z 3
Par conséquent, pour une combinaison de n éléments en série, nous avons bien : Z n=n Z i
b) en parallèle
Lorsque divers éléments d'un circuit sont branchés en parallèle, comme à la figure ci-
dessous, l'impédance équivalente de la combinaison d'éléments est l'inverse de la
somme des inverses de l'impédance de chaque élément.

En effet, nous avons par définition de Zeq :


L’impédance s’exprime en Ohm comme pour les résistances. Cette grandeur est
représentée par la lettre Z.
On écrira par exemple la loi d’Ohm sous la forme I = U / Z
Ne confondez cependant pas l’impédance Z avec la résistance R :
 La résistance R ne dépend pas de la nature du courant (AC ou DC peu importe)
 L’impédance Z n’est à considérer qu’en alternatif elle dépend de la fréquence.
Nous y reviendrons dans les pages qui parlent des bobines et des condensateurs.
i=i 1+ i2 +i 3
1 1 1 1
= + +
Z eq Z1 Z 2 Z 3
Par conséquent, pour une combinaison de n impédances en parallèle, nous avons bien :
n
1 1
=∑
Z eq i=1 Z i
Relation entre impédance et déphasage
Lorsqu’on visualise à l’aide d’un oscilloscope bicourbe les graphes de la tension
alternative aux bornes d’un bobine et du courant alternatif engendré, on obtient
l’oscillogramme suivant.

Les graphes mettent en évidence le déphasage d’un quart de période (T/4) de la tension
en avant sur le courant.
Lorsqu'on connaît l'impédance complexe d'un circuit, on peut en déduire aisément le
déphasage de la tension par rapport au courant.
j∅ j∅
Soit v=v 0 e , i=i 0 e ; le déphasage de la tension par rapport au courant est ∅=∅ 1+ ∅2 et
1 2

celui de la tension par rapport au courant est :∅ 2−∅1=−∅

La puissance moyenne
Dans tout circuit dont on aura écrit l'impédance complexe sous la forme, la puissance
moyenne dissipée peut s'écrire :
p=R e { Z } i ²eff
où Re{Z} est la composante résistive de l'impédance du circuit et I eff, le courant efficace
qui y circule et qui est aussi celui délivré par la source. Remarquons qu'ici, on ne peut
remplacer Re{Z}Ieff par Veff parce que Re{Z}Ieff est la tension efficace aux bornes de la
composante résistive de l'impédance alors que Veff est celle de tout le circuit y compris
les éléments non résistifs, condensateur et inducteur ; elle vaut :
v eff = { Z } i eff ⟹ p=v eff i eff cos ϕ
La relation ci-dessus montre que dans un circuit comportant des inducteurs et/ou des
condensateurs, la puissance n'est pas égale au produit Ieff Veff, comme dans un circuit où
il n'y aurait que des résistances ; elle est toujours inférieure d'un facteur cos ϕ que l'on
appelle facteur de puissance du circuit. Ce facteur vaut 1 quand il n'y a que des
résistances, zéro lorsqu'il n'y a que des condensateurs ou que des inducteurs.
Electrostatique
L'électrostatique est la branche de la physique qui étudie les phénomènes créés par des
charges électriques statiques pour l'observateur.

Finalité du chapitre
Décrire les interactions qui s’exercent entre charges électriques ou qu’une charge
électrique exerce sur son environnement
Pour cela, il faudra définir les grandeurs physiques associées aux charges et permettant
de décrire les interactions avec les charges environnantes
Charges électriques
Quantification de la charge : Charge électrique : multiple de la charge élémentaire « e »
e = 1,6 10-19 C (Coulomb)
Masse de l’électron : m = 9,108 10-31 kg (2000 x plus petit que masse du proton)
Dans la matière, 2 types de charges
É lectrons (charge -) : en orbite autour du noyau (rayon de l’orbite~1 Å )
Protons (charge +) : font partie du noyau (rayon ~10-14 m = 10-4 Å )
II.1.1Forces électrostatiques
Charles Auguste de Coulomb (1736-1806) a effectué une série de mesures (à l’aide d’une
balance de torsion) qui lui ont permis de déterminer avec un certain degré de précision
les propriétés de la force électrostatique exercée par une charge ponctuelle q1 sur une
autre charge ponctuelle q2:
1) La force est radiale, c’est à dire dirigée selon la droite qui joint les deux charges ;
2) Elle est proportionnelle au produit des charges : attractive si elles sont de signe
opposé, répulsive sinon ;
3) Enfin, elle varie comme l’inverse du carré de la distance entre les deux charges.
L’expression mathématique moderne de la force de Coulomb et traduisant les propriétés
ci-dessus est la suivante
où la constante multiplicative vaut :

SI (N m²C² ). La constante ε0 joue un rô le particulier et est appelée la permittivité


électrique du vide (unités : Farad/m).

Remarques :
1) Cette expression n’est valable que pour des charges immobiles (approximation de
l’électrostatique) et dans le vide. Cette loi est la base même de toute l’électrostatique.
2) Cette force obéit au principe d’Action et de Réaction de la mécanique classique.
3) A part la valeur numérique de la constante K, cette loi a exactement les mêmes
propriétés vectorielles que la force de la gravitation (loi de Newton). Il ne sera donc pas
étonnant de trouver des similitudes entre ces deux lois.
II.1.1Champs électrostatiques
Soit une charge q1 située en un point O de l’espace, exerçant une force électrostatique
sur une autre charge q2 située en un point M. L’expression de cette force est donnée par
la loi de Coulomb ci-dessus. Mais comme pour l’attraction gravitationnelle, on peut la
mettre sous une forme plus intéressante,

L’intérêt de cette séparation vient du fait que l’on distingue clairement ce qui dépend
uniquement de la particule qui subit la force (ici, c’est sa charge q2, pour la gravité c’est
sa masse), de ce qui ne dépend que d’une source extérieure, ici le vecteur ⃗E (M )
1
Définition : Une particule de charge q située en O crée en tout point M de l’espace distinct
de O un champ vectoriel

appelé champ électrostatique. L’unité est le Volt/mètre (symbole V/m).


I.2.3- Champ créé par un ensemble de charges
On considère maintenant n particules de charges électriques qi, situées en des points Pi :
quel est le champ électrostatique créé par cet ensemble de charges en un point M ?

La réponse n’est absolument pas évidente car l’on pourrait penser que la présence du
champ créé par des particules voisines modifie celui créé par une particule. En fait, il
n’en est rien et l’expérience montre que la force totale subie par une charge q située en
M est simplement la superposition des forces élémentaires,

Notion de potentiel électrostatique


Le potentiel électrique, exprimé en volts (symbole : V), est l'une des grandeurs
définissant l'état électrique d'un point de l'espace. Le potentiel électrique (ou plus
simplement potentiel) en un point d'un champ électrique correspond au travail à fournir
pour transporter une charge positive unitaire depuis l'infini jusqu'à ce point (le
potentiel électrique à l'infini étant par définition égal à 0).
le potentiel électrostatique V est relié au champ électrostatique E par :
Dès lors, avec cette convention, le potentiel électrique à une distance r d'une charge
ponctuelle Q, vaut :

Remarquons qu'il est positif si Q > 0, négatif dans le cas contraire. Pour éviter ce
changement de signe avec la charge q considérée, on travaille plus volontiers avec le
potentiel électrique V(r), défini comme étant l'énergie potentielle électrique par unité de
charge :

Le potentiel électrique en un point de l'espace, dû à un ensemble de charges, est égal à


l'énergie électrique de cet ensemble de charges auquel on adjoint une petite charge
d'essai q, de signe quelconque, située au point considéré, divisée par cette charge q.
De même, la différence de potentiel entre deux points de l'espace est donnée par la
différence d'énergie potentielle divisée par la charge :

Le courant triphasé
Définition tensions triphasées
Un système de tension triphasée est un ensemble de trois tensions alternatives, de
même valeur efficace, décalées l’une par rapport aux autres de 120°.
Un système de courant (ou tension) triphasé est constitué de
trois courants (ou tensions) sinusoïdaux de même fréquence de même amplitude qui
sont déphasés entre eux d'un tiers de tour soit 2π⁄3 radians (ou 120 degrés) dans le cas
idéal. Le courant triphasé permet d'éviter les problèmes de puissance inhérents
au courant monophasé alternatif (en régime sinusoïdal).
Avantage du système triphasé
Par rapport au système monophasé, le triphasé permet :
· le transport de puissance avec moins de pertes en ligne.
· une économie de fil conducteur (par exemple : Pour une même masse de cuivre, on
peut transporter plus d’énergie en triphasé)
· d’alimentation de moteurs bon marché (moteur à cage d’écureuil) et facile d’entretien
· de créer un champ magnétique tournant
· d’avoir plusieurs tensions à disposition (par exemple : 230 et 400 V)
· d’obtenir un faible taux d’ondulation lors de l’emploi de redresseurs.
Récepteurs équilibrés triphasés
Ce sont des récepteurs constitués de 3 éléments identiques, d’impédance Z = (IZI, )
On appelle courant par phase les courants qui traversent les récepteurs, on les note j
On appelle courant en ligne les courants qui circulent dans les fils de ligne, notés i

Puissances en triphasés
Groupement étoile

Chaque phase du récepteur est soumise à une tension simple et traversée par le courant
en ligne i.
Groupement triangle

Chaque phase du récepteur est soumise à une tension composée et traversée par le
courant par phase j.
Magnétisme
Principe fondamental : tout fil conducteur parcouru par un courant électrique crée un
champ magnétique (une boussole placée dans le voisinage du fil dévie. Elle n'indique
plus le Nord). Expérience d'Oersted. 1829 H.C. Oersted (1777-1851, Copenhague)
Premier lien établit entre électricité et magnétisme

Champ magnétique B –Loi d’Ampère

B: champ magnétique, Tesla


Force électromagnétique –Force de Lorentz

Force de Laplace
Equations de Maxwell

Les équations de Maxwell permettent la découverte des ondes hertziennes (Hertz), à


l'origine de la radiotechnique.