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La Kahina : symbole juif, récit islamique

de douze ans au moins, ma mère se souvient de


la reine Kahina. Des juifs convertis, qui devinrent
trop fidèles et lui étaient blessure, de ces autres,
nombreux, qui résistèrent, et dont elle était si fière2. »
Albert Memmi, son frère, écrit encore : « La première
mention sûre de notre présence ici se trouve chez
l’historien El-Milli qui, dans ses Chroniques arabo-
berbères, cite parmi les compagnons de la Kahina,
la fameuse judéo-berbère, un certain El-Mammi3. »
D’autres ont fait de la Kahina le symbole de la
confrontation entre islam et judaïsme, renvoyant à
l’époque où les Arabes émergent comme nation
conquérante, tel André Chouraqui qui écrit : « Les
derniers combats du peuple juif avant l’époque
moderne remontent donc, non pas à la lutte contre
Rome, au Ier siècle de notre ère, en Palestine, comme
on l’affirme souvent, mais au VIIe  siècle, contre les
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Arabes, sur la terre d’Afrique . »
Or cette reine, qui est, pour les juifs, incontestablement
juive, ne l’est ni pour les Arabes ni pour les Berbères.
Pour ces derniers, la Kahina est une Berbère de la
région de Shawiya. Son nom de Kahina, pouvant
signifier « devineresse », lui aurait été donné par
les Arabes soit en raison de son présumé pouvoir
Kahena du peintre français né à Constantine, Jean-Michel supranaturel, soit pour la discréditer auprès des
Atlan (1913-1960). Paris, musée national d’Art moderne,
Centre George Pompidou. siens, devenus plus tard des musulmans. Païenne,
elle représente selon eux le symbole national de la
Dans la littérature juive moderne, qu’elle soit résistance héroïque contre l’invasion arabe. Une
d’expression hébraïque, française ou anglaise, la figure que convoque en ce sens l’écrivain algérien
figure de la Kahina incarne une reine juive qui s’est Kateb Yacine dans L’Œuvre en fragments5. Ici la
opposé à l’Islam de manière tenace et héroïque, lors reine en révolte est Dihya, qui s’adresse aux paysans
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de l’expansion musulmane . Pour cette raison, et ce menacés par les cavaliers musulmans, refusant qu’ils
statut ne faisant l’objet d’aucun doute, la Kahina a continuent à l’appeler de manière péjorative Kahina,
fonctionné depuis l’ère coloniale comme un symbole « sorcière » : « Premier paysan : Si les Arabes avaient
du judaïsme de l’Afrique du Nord. Ainsi l’écrivain raison ? / Second paysan : Ne sont-ils pas les hommes
d’origine marocaine Georges Memmi écrit-il : « Âgée de Dieu ? Premier paysan : Les juifs et les chrétiens

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/ Ne croient-ils pas aussi / En un seul Dieu unique ? professaient le judaïsme, religion qu’ils avaient
Dihya : Toutes ces religions qui n’en sont qu’une  / reçue de leurs puissants voisins, les israélites de
Servent des rois étrangers. / Ils veulent nous prendre la Syrie. Parmi les Berbères juifs on distinguait les
notre pays / Les meilleures terres ne leur suffisent pas Djeraoua, tribu qui habitait l’Auras et à laquelle
/ Ils veulent aussi l’âme et l’esprit de notre peuple / appartenait la Kahena, femme qui fut tuée par les
[…] Le seul Dieu que nous connaissons, / On peut Arabes à l’époque des premières invasions8. »
le voir et le toucher : / Je l’embrasse devant vous, / Or, cette traduction par un orientaliste célèbre du
C’est la terre vivante, / La terre qui nous fait vivre, / La XIXe  siècle, réalisée en pleine période coloniale,
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terre libre d’Amazigh ! » n’est pas exacte9. Une traduction plus littérale du
Malgré le rejet par les Berbères de l’idée d’une Kahina même paragraphe dirait en réalité à peu près ceci :
juive, et ensuite, ici, par exemple dans le texte de « Ainsi peut-être [rubbamâ] certains [ba’d] Berbères
Kateb Yacine, malgré le refus de la reine d’être appelée professaient le judaïsme qu’ils ont pris [akhadhûh]
Kahina, « sorcière », par les Arabes, c’est bien par ce des fils d’Israël lorsque leur puissance eut grandi, à
vocable qu’on se réfère souvent au personnage, et cause de la proximité de la Syrie et de son pouvoir,
Kahina est un prénom berbère commun en Algérie, comme ce fut le cas des habitants du mont Aurès,
surtout parmi les Kabyles. la tribu de la Kahina qui fut tuée par les Arabes au
Pour les Arabes, la Kahina est avant tout une reine début de la conquête et comme ce fut le cas de
berbère d’abord opposée à l’islam qu’elle a, par la Nafousa, les Berbères de l’Ifriqiya, Qandalawa,
suite, accepté. La preuve en est qu’elle demande à Madyouna, Bahloula, Ghiyata, Banou Fazzan des
ses deux fils de rallier ses ennemis. Non seulement Berbères de l’extrême ouest10. »
ils livrent bataille contre l’armée de leur mère, mais Souvent cité pour justifier de la judéité de la Kahina,
ils contribuent également d’une manière décisive ce passage du volume VI du Kitâb al ‘Ibar (Livre des
à l’islamisation de l’Afrique du Nord et même de exemples ou Livre des considérations sur l’histoire
l’Espagne. Reprenant une tradition historiographique des Arabes, des Persans et des Berbères) doit être
arabe dite classique, les historiens arabes de la période replacé dans son contexte. Ibn Khaldoun commence
moderne avancent également l’origine yéménite voire son analyse de l’état des Berbères en avançant
palestinienne des Berbères. Dans ce cas, ils feraient qu’ils étaient tous des païens (mâjûs), à quelques
partie du monde arabe, ce qui expliquerait le geste exceptions près, écrit-il. Ces exceptions sont dues,
final de la Kahina : l’adoption de l’islam par ses fils selon lui, au fait que les Berbères adoptaient la religion
et, partant, par son peuple. Ainsi donc, dans le récit des peuples qui les dominaient – ils adoptèrent
arabe, la Kahina devient le symbole de la « fraternité » la religion des rois du Yémen, puis, lorsqu’ils
des Arabes et des Berbères, et son récit explique furent conquis par les Romains, ils adoptèrent le
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l’origine du Maghreb arabe et musulman . christianisme. Dans le passage cité ci-dessus, Ibn
La question qui se pose dès lors est : d’où vient Khaldoun, s’intéresse à la tribu des Jrawa et débute
donc l’idée que la Kahina était juive ? Outre son sa phrase prudemment, soulignant que « peut-
nom, dont on note la ressemblance avec le célèbre être » ou « probablement » (rubbamâ), les Jrawa
nom juif de Cohen ou Cahen, une citation – la seule ont emprunté la religion des juifs et professaient le
d’ailleurs – pouvant expliquer cette origine juive judaïsme. Autre détail important, souvent négligé
nous vient de la fameuse Histoire des Berbères, une dans le débat sur la Kahina, est que dans le texte
traduction francaise d’Ibn Khaldoun par le baron de d’Ibn Khaldoun, ce chapitre mentionnant les religions
Slane, publiée en 1852 : « Une partie des Berbères des Berbères, avant l’avènement de l’islam, est bien

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séparé du récit de la geste de la Kahina, qui figure, divers, pour revêtir une forme plus complète quatre
quant à lui, dans le volume  7 (p.  10-11), « récit sur siècles plus tard avec Ibn Khaldoun. Celui-ci reprend
la Kahina et son peuple Jrawa, etc. ». Dans le texte tous les éléments de l’historiographie musulmane
de Slane, cette séparation n’existe pas : la mention et enrichit son texte de détails tirés probablement
des Jrawa comme juifs fait partie intégrante du récit des généalogistes berbères, telles les données
de la Kahina s’opposant aux Arabes. C’est ainsi concernant le nom de la Kahina, son âge (elle aurait
que celle-ci apparaît comme juive, trait qui sera vécu jusqu’à cent vingt-sept ans), et le destin des
déterminant dans la trame narrative du récit colonial. Jrawa disparus de la région, dit-il, et dont certains
Or, dans le texte arabe, ce passage ne fait pas partie vont finir à Melilla (vol. 7, p. 11).
d’une structure narrative articulant un conflit racial Cependant le récit d’Ibn Khaldoun, contrairement à
entre Arabes et Berbères, mais d’une structure ceux de ses prédécesseurs orientaux (de Bagdad,
narrative médiévale, dans laquelle les événements de Damas et de Médine), s’inscrit dans une tradition
semblent jetés par l’auteur tous azimuts, le but historiographique non pas des futûhât, « conquêtes »,
n’étant que de mentionner, pêle-mêle, les hauts mais d’une tradition régionale des fadâ’il, « éloges »,
11
faits des Berbères . Les analyses n’ont pas encore en l’occurrence, de l’éloge des Berbères pour
porté sur cette différence majeure entre la structure démontrer leur grand mérite dans l’histoire. Les
narrative du récit historique médiéval telle qu’elle est chroniques arabes de conquêtes représentent en
présente chez Ibn Khaldoun, et la structure narrative effet, à l’origine, une pratique discursive vitale pour
moderne dans laquelle de Slane met en français le l’État islamique afin d’établir des données sur la
texte arabe. Après une première victoire, la Kahina, conversion des peuples, surtout pour des raisons
vaincue lors d’une bataille, malgré sa résistance, est fiscales. La tradition des fadâ’il, en revanche, naît
tuée par les Arabes. L’interprétation que donne Ibn du souci de rendre justice aux Berbères, souvent
Khaldoun de cet épisode est celle du combat entre dénigrés dans les récits de conquêtes. Ibn Khaldoun
Berbères et musulmans dans la propagation de les classe donc au même rang que les grands peuples
l’islam, un combat mené également contre les non- tels les Romains, les Grecs et les Perses, et, à ce titre,
musulmans en Égypte, en Syrie, en Perse, et même le récit de la Kahina s’inscrit dans la relation des hauts
en Arabie, au temps du Prophète. Dans le texte de faits des Berbères13. Il cite la tribu des Jrawa qui fait
De Slane, les Arabes (et non pas les musulmans) se partie du grand bloc des Znata et note qu’ils étaient
trouvent face à une juive et à son peuple (puisque ce nombreux et faisaient allégeance aux Francs (Latins,
passage du livre 6, qui émet la possibilité que la tribu traduit par William de Slane). Dominés par les Francs,
soit juive, est incorporé par le traducteur au récit sur ils ont professé le christianisme (vol.  7, p.  10). Ibn
la Kahina comme une certitude). Khaldoun relate également que les Jrawa habitaient
e
Le récit sur la Kahina, censé s’être déroulé au VII  siècle, le mont de l’Aurès et donne une information qui
n’est apparu dans l’historiographie musulmane que pourrait expliquer le nom de « Kahina » : « Elle avait
e
deux cents ans plus tard, au IX  siècle. Ces premiers de la kahâna » (vol. 7, p. 11), c’est-à-dire de l’habileté
récits, antérieurs donc à ceux d’Ibn Khaldoun, furent à lire l’avenir et à prédire les événements. Il mentionne
plus que besogneux. Le premier texte est celui de aussi que ce pouvoir lui venait de son « satan ». Ibn
l’historien ‘Usfurî (mort en 854) ; il consiste en une Khaldoun évoque également sa généalogie et son
seule phrase notant que le général Hassan est allé en vrai nom : « Dihya fille de Tabna fils de Niqan, fils de
Ifriqiyya et a tué la Kahina des Berbères12. Mais peu Bawra, fils de Msksari fils de Afrad fils de Wasila fils
à peu, ce récit minimal s’enrichit d’éléments narratifs de Jraw » (ibid.). À qui réfèrent ces noms14 ? Ont-ils

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une existence historique ? D’où venaient toutes ces se trouver confirmée de façon décisive. La Kahina
informations sur sa généalogie ? Sont-elles crédibles ? réapparaît comme juive chez des écrivains et des
Ce sont là des questions importantes auxquelles on historiens juifs19. Le récit a changé pour offrir une
ne peut donner de réponse même approximative. interprétation qui repositionne les juifs dans l’histoire
Dans ce récit, on voit bien que la référence à la de la région et leur confère ainsi un statut à part. Ils
religion de la Kahina est absente. Le sens de son y sont considérés comme distincts de la population
nom qui fut pris plus tard, à compter de la période dite indigène, non pas en termes de religion, mais bel
coloniale surtout, comme indice sinon preuve de son et bien en termes de race.
judaïsme, Ibn Khaldoun l’explique par un tout autre Que la Kahina ait été vraiment juive, ou judaïsée,
motif : le pouvoir de connaître les choses invisibles ou chrétienne, ou païenne, on ne peut le savoir – et
de son peuple (p.  11). Là réside donc un fait tout à là n’est pas l’important. Ce qui importe, du point
fait singulier de l’histoire des textes : la traduction de vue de l’anthropologie, est que la Kahina soit
du baron de Slane, qui affirme que les Jrawa étaient devenu un symbole incontournable pour le judaïsme
juifs, a fait autorité (ou, en tous cas, a été considérée d’Afrique du Nord. En tant que symbole, sa fonction
comme une source fiable) par rapport au texte arabe consiste justement à donner du sens identitaire à un
original lui-même15 et a fait fortune parmi les écrivains groupe, en deçà et en dehors d’une prétendue vérité
juifs. historique. Ce qui rend la Kahina exceptionnelle, en
Car enfin, comment est-on passé de la prudence tant que symbole, c’est qu’il s’agit d’un symbole
d’Ibn Khaldoun à la certitude moderne16 ? La partagé par d’autres groupes. Revendiquée par les
solution ne réside pas seulement dans la soif de juifs d’Afrique du Nord et même de la Diaspora, elle
trouver des symboles au moment où les juifs de la est aussi un symbole berbère important, de même
région apparaissent comme un phénomène politique que pour les Arabes.
de la colonisation. Il est intéressant de noter que,
d’après l’ethnographie coloniale du XIXe  siècle, la Abdelmajid Hannoum - Professeur associé d’études
Kahina apparaît vaguement, dans la région, auprès africaines et afro-américaines, et d’anthropologie
de la population du mont de l’Aurès, comme une
à l’Université du Kansas, Abdelmajid Hannoum est
antihéroïne sans religion, une mécréante s’opposant
l’auteur de Colonial Histories, Postcolonial Memories
aux « compagnons du Prophète17 ». Dans un poème
(Greenwood, 2001) et de Violent Modernity (Harvard
datant de la même période, elle est présentée comme
Middle Eastern Monographs, 2010).
« une femme cruelle » ayant fait souffrir les juifs18. Mais
ces récits n’ont pas connu la fortune du texte d’Ibn
Khaldoun traduit par le baron de Slane. Outre le fait 1. Voir Abdelmagid Hannoum, Colonial Histories,
qu’il a eu le statut de récit historique « corrigé » par un Postcolonial Memories, Portsmouth, Greenwood, 2001,
savant orientaliste, il provenait d’un grand historien surtout p. 49-51 et 55-61.
2. Georges Memmi, Qui se souvient du café Rubens ?,
arabe, donnant ainsi la clarté qui faisait défaut à la
Paris, Lattès, 1984, p. 28.
tradition orale (donc de la mémoire). 3. Albert Memmi, Le Scorpion, Paris, Gallimard, 1969, p. 25.
Avec le décret Crémieux (en 1871), qui donne 4. André Chouraqui, Histoire des juifs en Afrique du Nord,
automatiquement aux juifs la pleine nationalité Paris, Hachette, 1987, p. 86.
5. Selon une recherche de terrain menée dans la région
française, contrairement à leurs voisins musulmans
en juin 2005. Voir aussi : Kateb Yacine, « La Kahina »,
qui demeurent soumis au statut de l’indigénat, le récit Dérives, nos 31-32 (1982) et L’Œuvre en fragments, Paris,
de la Kahina revêt une signification nouvelle, qui va Sindbad, 1986 ; Nabil Farès, La Mémoire de l’absent, Paris,

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Seuil, 1974 ; Mohamed Kayr-Eddine, Agadir, Paris, Seuil, tion Peuples et nations du monde, Paris, Sindbad, 1986,
1967. vol. 2, p. 482. S’agit-il d’une erreur de l’édition libanaise ou
6. Kateb Yacine, L’Œuvre en fragments, op. cit., p. 429. d’un autre nom jamais discuté ?
7. Pour plus de détails, voir mon ouvrage, Colonial Histories, 15. Pour plus de détails sur cet événement textuel
Postcolonial Memories, op. cit. important, voir mon article, « Translation and the Colonial
8. Traduction d’Ibn Khaldoun par William de Slane, Histoire Imaginary… », art. cit., et « The Historiographic State », in
des Berbères [1852], Paris, Geuthner, 1925, vol. 1, p. 208. History and Anthropology 19 (2008), p. 91-114.
9. Pour les problèmes de traduction d’Ibn Khaldoun par 16. Cette certitude a pour conséquence des affirmations
le baron de Slane, voir mon article, « Translation and the diverses. Ainsi, Mohamed Talbi, suivi récemment par Yves
Colonial Imaginary : Ibn Khaldun, Orientalist », History and Modéran, lui ôte son statut juif pour un statut de femme
Theory 42 (2003), p. 61-81. chrétienne. Mohamed Talbi, « Un nouveau fragment de
10. Ibn Khaldoun, Kitâb al ‘Ibar, Beyrouth, Dar al-Kutub, l’histoire de l’Occident musulman 962-196/682-812) :
1992, vol. 6, p. 126. Traduction de l’auteur. l’épopée d’al Kahina », Cahiers de Tunisie, vol. 19 (1971),
11. Voir Abdelmajid Hannoum, « Translation and the p. 19-52. Aussi, Yves Modéran, « Dihya », Encyclopédie
Colonial Imaginary… », art. cit. berbère, 2005, vol. 27, p. 4102-4111.
12. Abû ‘Amr al-‘Usfurî Khalîfa ibn Khayyât, Târikh, Najf, Dar 17. Voir Émile Masqueray, « Traditions de l’Aurès »,
al-Adab, 1967, vol. II, p. 267. Bulletin de Correspondance africaine, 4e année (1885),
13. Voir Maya Shatzmiller, L’Histoire mérinide. Ibn Khaldun p. 72-110.
et ses contemporains, Leyde, Brill, 1982, surtout p. 132. 18. Voir David Gazès, Essai sur l’histoire des israélites de
14. Autres noms mentionnés dans le texte arabe : « Duhya Tunisie, Paris, Armand Durlacher, 1888.
[sic] fille de Mâtiya fils de Tifân, reine de l’Aurès », Kitâb al 19. À titre d’exemple, voir Nahum Slouschz, « La race de la
‘Ibar, op. cit., vol. 6, p. 128, ou encore « Liwahiyya », vol. 6, Kahina », Revue indigène, n° 44, 1909, p. 573-583. Jacques
p. 121. La traduction de De Slane aussi bien que celle de Vehel, Raphaël Levy et Vitalis Danon, La Hara conte, Paris, Ivrit,
Abdesselam Cheddadi mentionne Dihya au même endroit 1929 ; et, plus tard, Charles-André Julien revisité par Roger Le
où le texte arabe mentionne « Liwahiyya » ; voir sa traduc- Tourneau, Histoire de l’Afrique du Nord, Paris, Payot, 1952.