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Architectures arabe et musulmane

Nom du professeur : M. BANKOLE

Membres du groupe 1

ZOKPODO Astride & ADADJA Sosthène


Plan
Introduction
Histoire
Architecture arabo-islamique
Techniques d’architecture
Matériaux
Éléments architecturaux
Arcs
Supports
Coupoles
Iwans
Pishtak
Moucharabiehs et fenêtres à jalousie
Éléments décoratifs
Éléments architecturaux à vocation décorative
Mosaïque
Terre cuite

Typologie des bâtiments


Architecture religieuse
La mosquée et les lieux de culte
La madrasa
Les lieux de retraite
Architecture funéraire
Mausolées sous coupole
Tours funéraires
Complexes
Architecture civile et palatiale
Les palais
Maristan et structures médicales
Structures d'hygiène
Structures de commerce

Styles
Architecture ottomane
Architecture indo-islamique
Architecture sino-islamique
Architecture afro-islamique
Architectures arabe ET MUSULMAN

INTRODUCTION
Peut-on parler d’un art islamique, alors que la civilisation née de l’islam s’étend sur quatorze
siècles et sur un espace qui va de l’Atlantique au Pacifique, du Maroc jusqu’à l’Indonésie, et
que cette civilisation a poussé des ramifications un peu partout dans le monde, aussi bien en
Chine qu’au Brésil ? Cette terminologie abusivement unificatrice vient non seulement de
notre européocentrisme, mais aussi du fait que l’islam n’a jamais vraiment séparé monde
spirituel et monde temporel. […] Cela explique que la notion d’« art islamique » n’est pas
réservée aux seules expressions artistiques liées à la religion comme l’architecture des
mosquées et leur mobilier ou encore les objets de dévotion privée, mais qu’elle couvre
l’ensemble des créations émanant du monde musulman : palais, caravansérails, objets
décoratifs.
L’expression « art islamique » n’a donc plus que de très lointaines connotations religieuses
et correspond à l’« art d’une civilisation où l’islam est la religion dominante » ou même, dans
certains cas, « où l’islam est la religion de la classe dominante ».

HISTOIRE

Les débuts de l’art islamique sont liés à la civilisation de la péninsule arabique du VIe siècle
et du début du VIIe, dans laquelle des apports classiques et méditerranéens se superposent
à un fonds vernaculaire. Mahomet ne manifestait guère de goût pour l’art, mais le jeune État
musulman, dans sa vitalité conquérante, éprouva vite, dans un souci d’auto-affirmation, le
besoin d’un art et d’une architecture.
S’il est tout à fait faux de vouloir assimiler art islamique et art arabe et de limiter l’art
islamique à la civilisation arabo-islamique (en oubliant l’impact persan et turc, par exemple),
le fait arabe reste cependant un facteur essentiel de l’esthétique islamique.Par-delà la
diversité des styles dans le temps et dans l’espace, une certaine unicité de l’art islamique est
indubitable ; elle est due peut-être au fait religieux et au caractère arabe de sa genèse ; elle
s’explique en tout cas aussi par le traditionalisme inhérent à la civilisation islamique dans
toutes ses manifestations.

Architecture arabo-ISLAMIQUE
Mosquée et palais avec une place importante au décor architectural : polychrome, sculpté en
bas-relief, la plupart du temps envahissant, en général épigraphique, géométrique ou
végétal, et mélangeant le plus souvent les trois ordres, le décor architectural du monde
islamique n’est que rarement figuratif.
L’iconophobie de l’art religieux islamique, héritage antéislamique, sémitique et proche-
oriental, s’oppose à l’utilisation de scènes figuratives à des fins didactiques ; les frises
épigraphiques se substituent à elles d’autant plus facilement que l’écriture est infiniment
valorisée dans le monde islamique par le seul fait que la religion est fondée sur un texte, sur
une parole divine ; en outre, le Coran dit explicitement que l’art d’écrire est d’essence divine
(sourate 96, 4).
Intérieur de la mosquée el-Moyed, au Caire.

L'école africaine (Maghreb, Espagne) a adopté presque exclusivement le


minaret à plan carré, assez large de base, montant de fond, surmonté d'une
terrasse bordée de créneaux et de merlons à faces dentelées; au-dessus de
laquelle un petit pavillon carré, coiffé d'un toit pointu à quatre pentes, supporte
une flèche composée de trois boules de cuivre doré surmontées d'un
croissant. Les faces de ces minarets sont lisses, ou bien décorées de
faïences, de mosaïques ou de sculptures en bas-relief, soit en plâtre, soit en
pierre. Les plus beaux exemples de ces minarets peuvent être cités ici :
Minarets des mosquées Zaïtoûna et de la Kasbah, à Tunis; de la mosquée de
Mansoûra, de la mosquée Sidi-boû-Madîn et Djama-Kabira, à Tlemcen, en
Algérie; des mosquées de Fès, Marrakech et Tanger, au Maroc; et de la
grande mosquée de Séville, bâtie en 1195, par Yakoub-al-Mansoûr. Ce dernier
minaret, un des plus beaux morceaux d'architecture arabe qui existent encore,
est célèbre dans le monde entier sous le nom de "la Giralda".
-
La Giralda de Séville. C'est actuellement l'un
des clochers de la cathédrale. L'ancien minaret
correspond aux deux-tiers de sa hauteur.

Cette école africaine persista dans ses traditions artistiques pendant de


longues années mais l'apogée de l'art architectural fut atteint en Espagne, au
XIIe siècle. A la même époque, en Algérie et dans les autres pays du Maghreb
au XIIIe siècle et en Egypte et en Syrie à la fin du XIIIe siècle et au
commencement du XIVe. C'est au XIVe siècle qu'on construisit au Caire la belle
mosquée Hassan (près de la place Rommelieh, sous le règne du sultan al-
Malik-an-Nâsir-Hassan, 1356-1363). XIIIe, le XIVe et le XVe siècle forment une
époque brillante de l'architecture arabe au Caire, sous les Mamelouks,
turkmènes ou baharites; pendant cette époque, des relations fréquentes avec
la Mésopotamie, Bagdad et la Perse amenèrent certainement quelques
artistes persans au Caire, surtout depuis la destruction de Bagdad par
Houlagou (1258), qui abolit le califat dans la personne du dernier calife
abbaside Mostasim. Depuis ce temps les Abbasides n'eurent plus d'influence
qu'en Egypte où ils s'étaient réfugiés. Ils jouirent encore du pouvoir suprême,
du moins en apparence, car, comme le dit Prisse d'Avennes,

"quoique ne disposant plus des royaumes, ils avaient encore, en tant que successeurs du
Prophète, une ombre d'autorité, que leur laissaient, autant par religion que par politique, les
princes musulmans".
On comprend dont que, parmi les personnes appartenant à leur entourage qui
les suivirent de Bagdad au Caire, il se soit trouvé des artistes. C'est à cet
élément étranger qu'on peut attribuer l'importation au Caire de certaines
dispositions architecturales, persanes d'origines, telles que les plans de la
mosquée de Hassan, la mosquée sépulcrale de Barkouk, celle de Moayyid,
celle d'Achrat-Barsabey, celle de Kaït-Bey et enfin celle de Kansou-al-Goury,
où se remarquent les dômes ogivaux finissant en pointe, dont la courbe est
semblable à celle des casques élégants qui se fabriquaient dans le Khora çan,
l'emploi des voûtes légères recouvertes d'enduits peints, et enfin la décoration
au moyen de faïences (revêtements intérieurs, mihrab, etc., en faïences, en
mosaïques de faïence, de nacre et de marbre, ornementation faïences, ex.:
arcatures à la mosquée de Moayyid). A Jérusalem, le Dôme du Rocher ou
mosquée Koubbat-as-Sakra, improprement appelée mosquée d'Omar et
construite en 61 de l'hégire, a été construite sous l'inspiration des édifices du
Haouran des VIe et VIIe siècles; mais sa décoration extérieure en faïence est
persane et la décoration intérieure est arabe (peinture et vitraux) et byzantine
(mosaïque). Le commencement du XVIe siècle, 1524, date de la mort du
dernier sultan tcherkesse, Toman-Bey, et de la conquête de l'Egypte par les
Turcs sous la conduite du sultan Sélim, marque la fin de cette brillante époque
de l'art arabe et à partir de ce moment l'art ottoman s'infiltre peu à peu en
Egypte.
Le Dôme du Rocher, à Jérusalem.

Pour la Tripolitaine, la Tunisie et l'Algérie, la conquête turque de Tunis et


d'Alger par Khaïr-ad-Dîn Barberousse, au nom de Soliman ler (1565), amène un
mouvement artistique particulier qui a pour ori gine la richesse acquise par les
pirates barbaresques et qui se traduit par une accommodation de
l'ornementation ottomane au style arabe en faveur dans les pays
barbaresques. On en voit de fort jolis exemples à Tunis (palais Hussein ou
Hosain, XVIIIe siècle), et à Kairouan, mosquée du Barbier (partie du
XVIIe siècle), ainsi qu'à Alger. En plus des mosquées, nous avons cité les
palais, les maisons, les bazars, les caravansérails, les madrasa ou collèges.

L'école arabe africaine a produit des merveilles dans l'architecture civile, et les
palais des califes et dès sultans du Caire, si l'on en croit les descriptions des
écrivains arabes, devaient offrir un spectacle admirable. On peut s'en faire une
idée exacte, par les délicieux palais que les rois maures ont élevés en
Espagne, à Séville, l'Alcazar (1353-1364), et à Grenade, l'Alhambra (1348-
1359).

Il ne reste pas de traces de palais des souverains arabes au Caire ou à


Damas, mais les riches habitations particulières qui sont encore dans ces deux
villes peuvent donner une idée approximative de ce que devaient être les
édifices princiers.
Les maisons particulières se divisent en deux parties distinctes : le selâmlik,
ou partie consacrée a la réception des étrangers qui viennent rendre visite au
maître de la maison, et aussi à la réception des hôtes pour lesquels des
chambres sont préparées; la seconde partie, où n'entrent que les membres les
plus proches de la famille, les enfants et les femmes, est le harem et
comprend l'habitation proprement dite où se concentre la vie familiale des
musulmans. Le harem contient par conséquent des chambres d'habitation, des
salons, des chambres à provisions, etc., en nombre et en importance
proportionnés à la fortune du propriétaire.

Une maison de terre, ornée d'un décor traditionnel, dans la vieille ville de Ghadamès
(Libye).
Ce type de construction en brique est conçu pour un refroidissement naturel. Les bâtiments
sont construits serrés les uns contre les autres, ce qui isole du soleil de plomb les rues et
les espaces de vie. Photos : The World Factbook.

La disposition des maisons arabes d'Egypte et de Syrie est généralement


assez variée, en se maintenant dans les limites du programme tracé plus haut;
les maisons arabes des pays barbaresques sont, au moins pour celles de la
classe riche, disposées d'une façon plus régulière. Le selamlik forme quelques
pièces autour d'une cour d'entrée, le harem groupe une plus grande quantité
de chambres et de salons autour d'une cour plus vaste. Ces deux cours,
surtout la seconde, sont entourées de portiques plus ou moins élégamment
décorés. Les riches maisons arabes - en Egypte, en Syrie, en Algérie, et en
Tunisie -, sont décorées à l'intérieur avec une élégance remarquable. Les
murs, revêtus de faïences de couleurs variées, sont percés de niches peintes
ou ornés d'étagères portant quelquefois des vases de Chine ou du Japon. Le
sol, décoré soit de pavages de marbre formant des dessins (Egypte), soit de
marbre uni (Tunisie), soit de faïences de couleur, est souvent recouvert de
nattes et de tapis. Les fenêtres sont ornées de vitraux sertis dans de plâtre
découpé. Les plafonds et les rares parties voûtées sont les parties les plus
décorées. Les plafonds, généralement à solives apparentes ou quelquefois à
compartiments, portent des décorations consistant en ornements
géométriques ou végétaux disposés symétriquement. La richesse de cette
ornementation est encore augmentée par le goût avec lequel les artistes
arabes ont su disposer les couleurs les plus brillantes, mêlées à l'or et à
l'argent. Les plafonds de Damas, ceux du Caire sont réputés pour leur beauté;
on peut voir en Tunisie, soit à Kairouan, soit à Tunis, et en Algérie, à
Constantine et à Alger, de fort belles oeuvres qu'on peut leur comparer sans
crainte. Les parties voûtées sont quelquefois décorées de peintures, d'autres
le sont de sculptures en très bas-relief, ou gravures (Tunisie, Algérie et
Espagne).

Au Maroc, les maisons paraissent être disposées comme en Algérie, mais on


peut remarquer des intérieurs de cours ornées de corniches en bois sculpté en
stalactites avec consoles, colonnes, etc., le tout formant un ensemble bien
différent, comme aspect, des maisons barbaresques ou égyptiennes. Les
extérieurs des maisons n'offrent généralement aucun intérêt, sauf en Egypte
où les façades sont ornées de moucharabiyèhs. Les bazars sont des rues
couvertes bordées de petites boutiques derrière lesquelles sont disposées des
constructions nommées okil en Eggpte et makhzan dans les pays
barbaresques. Ces constructions servent de dépôt aux marchandises, comme
en Perse et en Turquie les khans ou caravansérails; elles consistent de même
en cours oblongues, rectangulaires, entourées de galeries communiquant
dans tous les sens à des magasins au rez-de-chaussée, et au premier étage à
des chambres. En Syrie, à Damas, au milieu du bazar des grains ou Biyarièh,
se trouve un des plus beaux khans qu'on puisse voir; c'est le Khan Asad
Pacha, qui forme une cour couverte par huit petites coupoles entourant un
dôme central formant lanterne; autour de cette cour couverte s'ouvrent des
chambres et des magasins. L'entrée de l'édifice est une fort belle porte en
marbre de deux couleurs. I'intérieur de la cour est fort beau. Au Caire, l'okil de
Kaït Bey, auprès de la mosquée al-Azhar, est un délicieux exemple
d'architecture civile.

Les bains, sauf à Damas, offrent rarement des dispositions monumentales.


Les collèges ou madrasa font souvent partie des édifices religieux, comme au
Caire dans la mosquée al-Azhar, qui est à elle seule une université
musulmane, c.-à-d. la réunion de plusieurs collèges où l'on enseigne à la fois
le droit musulman, la théologie, les mathématiques, etc. Al-Azhar fut fondée en
368 (Hégire); en lui adjoignit des fondations de tout genre afin d'y entretenir les
étudiants pauvres ou nécessiteux. La mosquée Djama Zaïtoûna à Tunis est
aussi une université; les étudiants, comme à al-Azhar, y sont entretenus en
partie au moyen de legs faits à la mosquée (les étudiants y reçoivent
l'enseignement littéraire, juridique et religieux). On rencontre dans les pays
barbaresques surtout des madrasa qui forment des fondations et des édifices
distincts des mosquées; à Tunis, par exemple, la madrasa Soulaimaniya et la
madrasa Sadikiya sont deux collèges.

Une porte en arc en fer à cheval, à Tunis. Photo : © Angel Latorre, 2008.

A Tlemcen, ou plutôt à Sidi-boû-Madin, près de Tlemcen (qu'il faut toujours


rappeler quand on cite les merveilles de l'art arabe), on remarque, en outre du
tombeau et de la mosquée de Sidi-boû-Madin, un collège ou madrasa fondé
en 747 de l'hégire (1349) par Aboû'l-Hassan le Mérinide. Il se compose,
comme le collège Sadiki et la madrasa Soulaimaniya, d'une cour entourée de
portiques sur lesquels donnent à la fois les portes des chambres des
étudiants, celles des salles d'étude et celle de la petite mosquée adjointe à la
madrasa. Souvent ces collèges font partie d'une fondation pieuse qui
comprend à la fois le tombeau d'un saint, une mosquée, une école, un
hospice; cet ensemble prend alors le nom de Zâwiya : La Zâwiya de Si Sahîb
à Kairouan en est un exemple intéressant. La cour d'entrée entourée
d'arcades donne accès à droite dans le collège et l'hospice, et, en face, auprès
d'un minaret, une suite de couloirs et de cours à portiques conduisent à la
mosquée funéraire.

Souvent aussi, comme au Caire par exemple, la fondation pieuse comprend


soit une fontaine (sabil) et une école au dessus (ces deux édifices sont
fréquemment réunis dans cette ville), soit encore, comme au beau tombeau de
Kaït-Bey, une école, une fontaine et une petite mosquée.

En Egypte comme en Turquie, en Iran et dans le Turkestan, les Zâwiya ne


sont (ou n'ont été) souvent que des couvents de religieux plus ou moins
contemplatifs; on en voit de forts intéressants au Caire. Le plan consiste en
une cour entourée de portiques, au milieu de laquelle sont quelquefois un ou
plusieurs jardinets; autour de la cour sont disposés deux ou trois oratoires et
de nombreuses chambres pour les religieux.

Les caravansérails sont non seulement comme les okil des édifices contenant
marchands et marchandises dans les villes, auprès des bazars, mais encore
des hôtelleries quelquefois assez considérables et même fortifiées d'un mur
d'enceinte assez élevé et servant en rase campagne à abriter les voyageurs et
les caravanes. Ils sont disposés en forme de cours carrées ou rectangulaires
entourées de galeries sur lesquelles un ou deux étages de chambres s'ouvrent
par des portes assez larges. Quelquefois, aux angles, des tours carrées ou
polygonales renforcent la construction et permettaient de défendre le
caravansérail en cas d'attaque. Cette disposition a été assez souvent prise
dans les caravansérails de Syrie qui se trouvaient sur les routes des pèlerins
de la Mecque et dans ceux d'Iran; en Tunisie et en Algérie ces édifices se
nomment bordj s'ils sont fortifiés et fondouk s'ils ne le sont pas.
-
Les fortifications ont été souvent traitées par les architectes arabes avec une
grandeur de conception remarquable. En Espagne, de fort beaux restes de
portes sarrasines se voient encore, à Tolède par exemple. Au Maroc, les
portes de villes sont formées d'une arcade en fer à cheval encadrée
d'arabesques et couronnée de merlons et de créneaux. En Tunisie, les restes
d'architecture militaire remarquables sont assez rares, quoique les remparts de
la Kasbah de Tunis, les remparts de Sousse et ceux de Kairouan, vus de la
campagne, soient intéressants. Au Caire, deux portes de l'ancienne enceinte
sont très intéressantes : Bâb al-Foutoûh et Bâb-an-Nasr, construites par le
calife fatimide Mostansir Billâh au XIe siècle de notre ère. Elles sont flanquées,
la première de deux tours rondes, la deuxième de deux tours carrées; Bâb-an-
Nasr est la plus belle, comme proportions, comme conception générale et
comme exécution. La simplicité des combinaisons d'architecture qui la
décorent et le puissant effet qu'elles produisent peuvent faire rapprocher ce
monument des plus belles œuvres de l'Antiquité.

Les fortifications de Jérusalem, construites par le sultan Solaïman en 1534


(quoique construites sous la domination turque elles sont une oeuvre
absolument arabe de style), sont le plus bel ensemble de fortifications qu'on
puisse admirer (à Alep, à Damas on peut en voir aussi de beaux morceaux).
On ressent une forte impression à l'aspect de ces fortifications encore intactes,
décorées de rosaces sculptées de distance en distance et dont les portes
monumentales s'ouvrent généralement entre deux tours; l'appareil de la
construction se compose de grands blocs réguliers taillés avec soin et
disposés symétriquement.

Architecture MUSULMAN
L'Islam se répandit, comme on le sait, d'abord dans l'Arabie propre, ensuite en
Syrie et en Egypte, puis en Perse, en Asie Mineure, dans les pays turkmènes, en
Afghanistan, vers l'Inde et jusqu'en Chine au Nord, au Sud jusque dans les îles de
la Sonde, et vers l'Ouest, de l'Egypte par la Tripolitaine, dans toute l'Afrique
romaine, puis en Sicile et en Espagne. Plus tard seulement , la Grèce, la
Macédoine et la Thrace sont conquises à l'Islam qui donne à l'empire turc, comme
capitale, Constantinople. Nous allons donc étudier l'architecture musulmane, dans
ces différentes contrées. L'Islam, en courbant sous son joug uniforme tous ces
peuples divers, ne parvint à extirper les traditions nationales que dans les pays
dont les populations étaient nomades ou le redevinrent après la conquête
musulmane. Partout ailleurs, l'esprit musulman dut se greffer sur l'esprit local; il
subit, du moins dans ce qui forme les manifestations extérieures de l'esprit d'un
peuple, c.-à-d. les productions artistiques, les influences diverses qui donnèrent à
ces productions des caractères distincts, tout en s'efforçant de satisfaire aux
mêmes besoins religieux, aux exigences d'une même vie domestique,
commerciale et publique. Dans tout le monde musulman on rencontre, en effet,
des mosquées, des maisons avec selamlik et harem, des bazars, des bains, des
fortifications, palais de souverains, des collèges (madrasa), des couvents (zaouïas
ou zawiyas), des fontaines, des caravansérails, répondant aux exigences de la vie
du musulman, qu'il soit arabe, persan, turc, africain ou hindou.

Nous allons tâcher d'expliquer dans les articles de ce site consacrées à


l'architecture musulmane à quelles influences sont dus les différents types
musulmans que nous pouvons dès à présent classer de la façon suivante :

Architecture musulmane

Arabe Persane Turque


1° Egypte, Syrie, 1° Iran, Arménie, 1° Asie Mineure
Arabie, Tripolitaine. Mésopotamie.
2° Turquie d'Europe et
2° Barbarie (Algérie, 2° Turkestan. pays européens ayant
Tunisie), Maroc, subi la domination
Sicile, Espagne. 3° Inde, ottomane.
Afghanistan.

Le style arabe primitif, dont le persan et le turc sont des modifications dont nous
définirons le caractère, est le produit très particulier du mélange des traditions
suivantes :
Traditions ornementales

a. Sémitiques, c.-à-d. excluant d'une façon presque absolue (les exceptions sont
rares) la représentation des êtres animés, n'admettant, par conséquent, que les
ornements géométriques. Cette tradition se retrouve déjà dans les prescriptions de
Moïse, et c'est là que Mohammed en a certainement pris le principe religieux,
consacrant d'une façon définitive l'horreur pour toute représentation d'êtres
vivants, humains ou animaux.

b. Iraniennes ou persanes, emploi des fleurs, des ornements colorés, des briques
et faïences émaillées, des plafonds et des bois peints.

c. Hindoues, style des feuillages et des rinceaux adoptés, rendu conventionnel de


la faune et de la flore (les nombreux objets provenant de l'Inde qui traversaient
l'Arabie d'abord et l'Egypte ensuite, entrepôts du commerce de l'Inde avec
l'Occident, ont exercé une influence incontestable sur les arts de l'Egypte).

Traditions architecturales ou de construction

a) Traditions byzantines de deux écoles, remarquables par l'emploi des colonnes


avec ou sans voûtes.
 Ecole byzantine gréco-romaine: portiques à colonnes avec plafonds en
charpente.

 Ecole byzantine romaine, édifices voûtés en briques ou en pierre.

b) Traditions du bassin du Tigre et de l'Euphrate, remontant aux traditions


assyriennes des grands édifices voûtés en briques anciennes de la Perse elle-
même (monuments voûtés de la Perse des Achéménides et ensuite des
Sassanides). Ces traditions peuvent se caractériser par l'emploi des voûtes en
moellons ou en briques, celui des briques émaillées, des faïences, etc., par la
rareté relative de la pierre de taille, et par l'exclusion presque systématique des
colonnes en bois, sauf dans les constructions qui dérivent très probablement de la
copie d'édifices d'une durée passagère, tels que kiosques, pavillons, etc.

Nous nous bornerons dans les pages de cette section à étudier les différents
caractères de l'art architectural, c. -à-d. de l'art musulman appliqué aux
constructions. Si l'on tire une ligne qui suive le cours de l'Euphrate et aboutisse au
golfe Alexandrette, presque tous les édifices situés à l'Est et au Nord de cette ligne
participeront de l'influence persane plutôt que de l'influence sémitique; presque
tous ceux qui seront, au contraire, au Sud et au Sud-Ouest de cette ligne seront
plus particulièrement arabes, comme le démontreront les différentes parties de
cette étude. Les contrées à l'ouest de la ligne tirée d'Alexandrette à Erzeroum
seront les régions d'architecture turque.
Techniques d'architecture
Matériaux
Le choix d'un matériau dépend de beaucoup de facteurs : la région où l'édifice est construit,
l'accessibilité du matériau, son coût, sa destination...
Il existe cinq types de matériaux utilisés dans la construction en Islam, sans compter le bois que
l'on retrouve partout, et notamment dans les charpentes.

 le pisé (tabya) : il s'agit d'un mélange de terre, de chaux et de chamotte (argile cuite pilée)
ou de petits cailloux. Pressé entre deux planches de bois (encaissement), ce matériau est
utilisé principalement pour les habitations.
 le banco mélange de terre crue et de paille, la Mosquée Djingareyber de Tombouctou est en
banco.
 la brique crue (tawb) : elle a l'avantage d'être facile à trouver et à utiliser, et peu coûteuse.
Son grand défaut réside dans sa très mauvaise conservation : l'eau lui est fatale.
 la brique cuite (adjurr) : très utilisée depuis l'Irak jusqu'à l'Inde, elle fut également le
matériau de prédilection en Égypte jusqu'aux XIIe et XIIIe siècles. Elle est usitée pour tous
types de monuments, des plus simples aux plus importants (mosquées, madrasas,
tombeaux...). Peu chère, elle se conserve bien.
 le moellon : il se constitue de pierres mal aguerries qui tiennent grâce à un mortier de chaux
et de sable, auquel ont parfois été ajoutés du charbon et de la chamotte.
 la pierre : elle est en usage depuis l'Espagne jusqu'à l'Irak. La nature des pierres utilisées
varie selon les régions. En général, les marbres sont utilisés pour leurs propriétés
décoratives (couleurs).

Éléments architecturaux
Arcs
Les arcs sont un élément majeur dans l'architecture islamique tout comme dans l'architecture
occidentale. Certains sont courants en orient comme en occident : arc en plein cintre, arc brisé,
mais d'autres sont plus spécifiques au monde islamique, comme l'arc persan, au profil caréné,
l'arc polylobé, l'arc à lambrequins ou encore l'arc outrepassé(souvent dit "en fer à cheval"), tous
trois très employés en Espagne et au Maghreb.

Supports
Les architectes islamiques utilisent deux types de supports : les piliers et les colonnes.

 La colonne est un support cylindrique. Dans les premiers siècles de l'Islam, les colonnes
utilisées proviennent souvent de remplois de bâtiments antiques, mais au bout d'un certain
temps, les matériaux antiques se faisant rares, les ouvriers islamiques apprirent à en tailler
eux-mêmes.
 Un pilier est un élément maçonné, le plus souvent carré, rectangulaire ou cruciforme.
Coupoles

Coupole du mihrab de la Grande Mosquée de Kairouan (IXe siècle).

Une coupole est un mode de couvrement hémisphérique, qui repose sur une zone de transition
octogonale (le plus souvent) elle-même posée sur quatre piliers. La zone de transition est le
grand problème des architectes islamiques. Ils peuvent se servir de pendentifs, c’est-à-dire de
triangles convexes posés sur la pointe, comme dans le monde byzantin, ou de trompes, à savoir
des petites niches, ce qui proviendrait du monde iranien.
Les nervures et les muqarnas qui remplissent souvent les coupoles dans le monde islamique
n'ont en général pas de véritable fonction architectonique.
On appelle dôme l'extérieur d'une coupole. À partir du XVe siècle, les coupoles sont très souvent
doubles, c’est-à-dire qu'il existe un espace plus ou moins important entre la coque interne et la
coque externe. Cette technique permet de réaliser des monuments plus hauts.
L'une des plus anciennes et des plus remarquables coupoles sur trompes du monde musulman,
est la coupole élevée au-dessus du mihrab de la Grande Mosquée de Kairouan en Tunisie1 ;
cette coupole, datée de la première moitié du IXe siècle (vers 836), comprend extérieurement une
calotte hémisphérique côtelée reposant sur un tambour octogonal aux faces légèrement
concaves qui se dresse sur une base carrée ornée de niches2. Intérieurement, la calotte
hémisphérique est ornée de 24 cannelures concaves rayonnant autour de la clef de la coupole1.

Iwans
Les iwans sont nés dans le monde iranien bien avant l'arrivée de l'Islam, sans doute sous la
dynastie sassanide. Il s'agit d'un hall voûté (ou d'un vaste porche voûté) avec une façade
rectangulaire ouverte par un grand arc3.

Pishtak
Le pishtak est également un élément provenant d'Iran. Il s'agit d'un portail en forme d'arc qui fait
saillie sur la façade où il se trouve. En général, il est cantonné de deux minarets, mais ce n'est
pas systématique3.
Moucharabiehs et fenêtres à jalousie
La fermeture des fenêtres et autres ouvertures est un élément traité de différentes manières dans
le monde islamique. Les moucharabiehs, des sortes de grillages en bois tourné (ou d'autres
matériaux, par exemple le marbre en Inde) sont fréquemment utilisés. Parfois, des barrières de
moucharabiehs sont même créées, comme dans les complexes et les mosquées mameloukes.
.

Exemple d'arcs outrepassé (1er plan) et polylobés (fenêtres au 2e plan), Palais de l'Aljaferia,
Saragosse.

Colonnes et arcs persans : cour de la mosquée al-Azhar au Caire.

Iwan de la madrasa d'Ulugh Bag, Samarcande en Ouzbékistan.

Exemple de pishtak, Mashhad de 'Ali à Najaf en Irak.

Éléments décoratifs
Il existe mille et une manières de décorer un bâtiment en terres d'Islam. La céramique, la
sculpture, la peinture, la mosaïque sont quelques-unes des techniques les plus couramment
utilisées. Certains éléments architecturaux ont également une vocation ornementale.
Contrairement à une idée très répandue, le décor architectural, comme l'art islamique en général,
est souvent figuratif. Une exception importante, cependant, concerne les édifices à vocation
religieuse, qui ne peuvent théoriquement comporter de représentations humaines ni animales.

Éléments architecturaux à vocation décorative

Grande mosquée de Cordoue, vue intérieure.

Évidemment, le décor d'un bâtiment passe tout d'abord par les composants de son architecture.
Matériaux, arcs, supports, coupoles sont autant de médiums de décor : ce n'est pas pour rien
que la Grande mosquée de Cordoue comporte des colonnes de marbre bleu et blanc, des arcs à
claveaux de couleurs alternées parfois polylobés, et des moulures dans ses coupoles ! Dans la
conception d'un édifice, l'architecte prend au moins autant en compte les données purement
architecturales que les données ayant trait au décor.

Voûte remplie de muqarnas, palais nasrides de l'Alhambra de Grenade.

Un élément assez caractéristique du monde islamique illustre l'importance des éléments


architecturaux à vocation décorative : le muqarnas, également appelé "muqarbas" dans les pays
d'occident musulmans ou plus simplement "stalactite". Il s'agit en fait de petites niches associées
géométriquement et formant une composition en trois dimensions4. On les trouve fréquemment
dans les coupoles et les zones de transition, mais aussi sur certains chapiteaux, dans des
voûtes, etc. Cet élément a une origine obscure : on pense souvent qu'il serait né en Iran oriental
vers le Xe siècle, mais d'autres hypothèses circulent (Égypte, occident, Bagdad...). Quoi qu'il en
soit, il est répandu dans l'ensemble du monde islamique, et les splendides voûtes à muqarnas de
l'Alhambra de Grenade n'ont rien à envier à celles des Timurides. Plusieurs matériaux sont
utilisés pour les créer, selon les régions et les périodes : stuc et faïence en Iran, pierre en Égypte
et en Syrie.
L'ablaq est également une technique islamique, principalement répandue en Syrie et en Égypte,
mais qui se retrouve également parfois en Anatolie. Elle consiste en l'incrustation de pierres de
couleurs différentes (marbre le plus souvent) dans le mur5. Le chef-d'œuvre de cette technique
est le mihrab de la madrasa Firdaws, à Alep, qui date de la période ayyubide, mais les
mamelouks utilisèrent également cette technique de manière expansive.

Mosaïque
Mosaïque de la Grande mosquée de Damas, vers 715.

Mosaïque du Khorbat al-Mafjar, VIIIe siècle.

La mosaïque est utilisée à plusieurs époques : Califat des Omeyyades, califat des Omeyyades
d'Espagne, califat des Abbassides, sultanat mamelouk. Dans les trois premiers cas, on note une
forte influence antique et byzantine (mosaïque à fond d'or). On sait d'ailleurs que des artistes
byzantins ont travaillé dans le monde islamique à ses débuts. Pour les mosaïques mameloukes,
le cas est un peu différent, car il s'agissait cette fois d'un retour aux sources. Elles sont donc
fortement influencées par les mosaïques à fond d'or du Dôme du Rocher et de la Grande
mosquée des Omeyyades de Damas.

Terre cuite[modifier | modifier le code]


La terre cuite est extrêmement utilisée pour décorer tous types de bâtiments, dans le monde
iranien notamment, mais également dans tout le reste du monde islamique. On peut utiliser deux
types d'éléments : des éléments structurels, c’est-à-dire des briques, glaçurées ou décorées de
quelque manière que ce soit, et des éléments purement décoratifs, à savoir des carreaux de
revêtement en céramique.
Les principales techniques utilisées sont les suivantes :
avec des briques

 Les jeux sur des motifs dans les briques non-glaçurées, comme au Bab Mardum,
à Tolède ;
 Le hazerbaf, qui signifie "mille tissages" en persan : un travail sur le contraste entre
brique glaçurées et non-glaçurées. Cette technique est principalement utilisée dans
l'architecture il-khanide et timuride. Parfois, les briques dessinent des mots en
calligraphie kufique (répétition du nom d'Allah, par exemple).
avec de la céramique décorative

 Les carreaux de revêtement. Selon l'époque, ils peuvent être en forme d'étoile, de
triangles, d'octogones qui s'imbriquent ou plus sagement carrés, formant des
panneaux. Les techniques de décor sont variées : carreaux moulés sous glaçure
monochrome, lajvardina, cuerda seca, etc.

Panneau en cuerda seca, provenant du Chehel Sutun, époque safavide.

 La mosaïque de céramique est assez spécifique à l'art timuride. Il s'agit en fait de


formes découpées dans des carreaux de céramiques de couleurs diverses. Cette
technique, extrêmement délicate, sera remplacée sous les Safavides par celle de la
cuerda seca, moins complexe et moins coûteuse, mais qui permet des effets assez
similaires.

Typologie des bâtiments


Les fonctions d'un bâtiment peuvent être multiples (mosquée et madrasa, par exemple).
Il arrive souvent que des archéologues ne soient pas en mesure d'identifier exactement
le bâtiment auquel ils ont affaire, car des plans identiques peuvent être utilisés pour
différents types d'édifices.

Architecture religieuse
La mosquée et les lieux de culte
La mosquée est le lieu de prière (salat en arabe) pour les musulmans. Selon le Coran, la
prière doit se faire n'importe où, car tout endroit est saint puisqu'il a été créé par Allah.
Le Prophète lui-même tenait l'architecture pour coûteuse et inutile : un comble, quand on
pense aux milliers de réalisations architecturales du monde islamique ! Très rapidement,
en effet, se sont développés des lieux où les musulmans se rassemblaient pour prier.
Ces édifices servaient non seulement à rassembler une communauté minoritaire (le
monde islamique n'est devenu à majorité musulmane qu'au cours du XIIIe siècle) en mal
de repères, mais aussi à marquer les lieux dominés par l'Islam.
En arabe, mosquée se dit « masjid », du mot sajada, se prosterner.
Types de mosquées et de lieux de cultes s'en rapprochant
Il existe différents types de mosquées. La plus simple est la mosquée de quartier, qui
permet aux croyants de venir prier quand bon leur semble.
Plus importante est la mosquée majeur, dite aussi mosquée
congrégationnelle ou Grande mosquée (masjid el kabirr), Comme son nom l'indique, elle
sert principalement pour la grande prière du vendredi, le jour saint des musulmans. Il
n'en existe souvent qu'une pour les petites agglomérations, la ville du Caire, par
exemple, en comporte une dizaine.
Enfin, la musalla est un lieu de prière en plein air, généralement situé en dehors des
villes, qui sert lors des grandes fêtes religieuses.
Éléments constitutifs d'une mosquée

Salle de prière de la Grande Mosquée de Kairouan.

 L'enceinte : la mosquée est toujours séparée du monde extérieur par une enceinte.
Parfois, elle jouit même d'une ziyada, c’est-à-dire d'un espace vide clos par deux
enceintes qui entoure la mosquée et sert pour la purification du croyant.
 La salle de prière ou Haram : c'est le lieu où les musulmans prient. Le sol est
toujours recouvert de tapis afin de conserver le lieu purifié.
 La fontaine : indispensable dans une mosquée, elle permet au croyant de pratiquer
ses ablutions rituelles avant la prière.
 Le minaret : haute tour, d'où le muezzin lance l'appel à la prière. Le minaret sert à
marquer l'emplacement d'un sanctuaire, car on le voit de loin, tout en permettant,
surtout de porter la voix bien au-delà des habitations environnantes, appel faisant.
Sa forme varie selon les régions et les époques.
 Le mihrab : élément le plus important du bâtiment, car il indique la Qibla, la direction
de la Mecque, vers laquelle prient les musulmans. Le mihrab prend place sur le mur
qibli. Le mihrab a en général la forme d'une niche plus ou moins profonde et plus ou
moins grande. Il peut en exister plusieurs dans une même mosquée, dès lors ou
elles demeurent dans la même direction, (Qibla)
 Le minbar : chaire à prêcher. En bois ou en tout autre matériau (pierre, marbre par
exemple), il se situe toujours juste à côté du mihrab. Le plus ancien minbar du
monde musulman, daté du IXe siècle (vers 862) et réalisé en bois de teck finement
sculpté, se trouve dans la Grande Mosquée de Kairouan (à Kairouan en Tunisie)6.
 La dikka : tribune qui permet de répercuter dans la salle de prière le sermon
du muezzin. On n'en trouve que dans les grandes mosquées.
 La Maqsura : il s'agit d'un endroit clos situé près du mihrab, réservé au souverain
pour le protéger des attaques. La maqsura n'est pas présente dans toutes les
mosquées, car elle s'oppose à l'idéal d'égalité de la religion musulmane.
Les différents plans de mosquées

Exemple de plan arabe : la Grande Mosquée de Kairouan, Tunisie, vue d'ensemble.

 Plan arabe
C'est le premier plan conçu. Il se base sur un modèle plus ou moins mythique : la maison
de Mahomet à Médine, qui serait actuellement située sous la grande mosquée
de Médine. Le plan arabe, ou plan hypostyle, se compose d'une cour à portique et d'une
salle de prière à colonnes, les nefs étant dirigées parallèlement ou perpendiculairement
(pour le Maghreb et certaines exceptions) à la qibla. On le trouve dans tout le monde
islamique, depuis la Syrie (Grande mosquée des Omeyyades de Damas, par exemple)
jusqu'au Maghreb (exemple la Grande Mosquée de Kairouan en Tunisie, dont l'état
actuel date principalement du IXe siècle), à l'Espagne et à l'Irak.

 Plan iranien
Comme son nom l'indique, ce plan se retrouve quasiment exclusivement dans le Grand
Iran, c’est-à-dire dans une région comprenant l'Iran, une partie de l'Afghanistan et du
Pakistan et une partie de l'Irak. Cependant, c'est aussi le plan utilisé en Inde avant la
dynastie moghole et dans l'actuel territoire de l'Ouzbékistan sous la dynastie
des Chaybanides. Il apparaît au Xe siècle avec la dynastie seldjoukide et se caractérise
par l'emploi d'iwans, d'un pishtak et une salle de prière sous coupole. Un iwan est une
salle voûtée ouverte sur un côté par un grand arc inclus dans une encadrement
rectangulaire. Généralement, les cours des mosquées en comportent quatre disposés en
croix. Un pishtak est un portail formant une avancée, souvent surmonté de deux minarets
et ouvert par un grand arc. La mosquée du Shah à Ispahan est l'un des plus beaux
exemples connus de plan iraniens.

Exemple de plan moghol : Mosquée de Badshahi, Pakistan, vue de la cour.

Exemple de plan ottoman : Yeni Cami, Istanbul.


 Plan Moghol
Ce plan se trouve exclusivement en Inde à partir du XVIe siècle, et est influencé par le
plan Iranien. Il se caractérise par une immense cour à quatre iwans, dont un ouvre sur
une salle de prière étroite et rectangulaire, couronnée par trois ou cinq coupoles
bulbeuses. Les grandes mosquées de Delhi et de Bîdâr utilisent ce type de plan.

 Plan Ottoman
Ce plan se trouve en Turquie (actuelle) principalement, et fut mis au point après la prise
de Constantinople en 1453 par l'architecte Sinan ; cependant, on en trouve des prémices
depuis le XIIIe siècle dans le premier art ottoman. Il se compose d'une salle de prière sous
une immense coupole cantonnée de demi-coupoles et de coupolettes. Souvent, les
mosquées de type Ottoman font partie de grands complexes. On peut déceler une
influence Byzantine (de Sainte-Sophie notamment).

La madrasa
Une madrasa est généralement considérée comme une école coranique, cependant,
c'est principalement un lieu où l'on étudie le droit. Certes, celui-ci est basé sur la Charia,
la loi islamique telle qu'expliquée dans le Coran, mais dans le monde islamique, il faut se
rendre compte que le Coran régit la plupart des aspects de la vie quotidienne. Les
madrasas enseigne un ou plusieurs des quatre rites orthodoxes
(hanafite, chaféite, malékite et hanbalite), qui correspondent à quatre écoles de droit,
légèrement différentes sur certains aspects canonique et traditionnel. De plus, on
enseigne également dans les madrasas la philologie, la linguistique arabe, la science
(sauf la médecine, qui est enseignée dans des écoles spécialisées). Souvent, la
madrasa sert de mosquée de quartier, et vice versa. Elles sont toujours administrées
en waqf (fondation pieuse).
Origine
Le concept de la madrasa naît en Iran au XIe siècle, grâce au célèbre vizir Nizam al-
Mulk, bien que l'on ne connaisse actuellement aucune de ses « nizamiyya ». Par
contre, on retrouve cette origine iranienne dans l'unité architecturale qui caractérise
les madrasas : le plan cruciforme, à quatre iwans, semble en être un marqueur.
Développements
Mis à part en Iran, on trouve des madrasas en Anatolie sous
les Seldjoukides puis sous les Ottomans, en Syrie et en Égypte sous
les Ayyoubides et les Mamelouks, et au Maghreb à partir des Mérinides.
Les madrasas anatoliennes de la période seldjoukide se caractérisent par leur
matériau, la pierre et par leur cour étroite, voire inexistante en raison du climat
froid de la région. Le portail est généralement prétexte à une débauche de décor
sculpté. La tradition de la madrasa se poursuit en Anatolie aux XIVe et XVe siècles,
puis sous les Ottomans, ces édifices sont intégrés à d'immenses complexes.
Les Ayyubides fondèrent de nombreuses madrasas pour extirper le Chi’isme
après la disparition des Fatimides en Égypte. Salah al-Din notamment, en fit
construire de nombreuses au Caire et en Syrie, comme la madrasa
Firdaws à Alep (1243). On trouve peut-être encore des influences anatoliennes
dans ces bâtiments.
C'est sans doute à l'époque mamelouke que naquit le concept d'un iwan par rite,
comme cela est expliqué dans l'acte de waqf du complexe de Sultan Hasan. À
cette époque, les madrasas étaient bien évidemment liées aux grands
complexes sultaniens et émiraux. C'est dans celui de Qala'un que se trouve la
première madrasa mamluke bien conservée, mais celle du complexe de sultan
Hasan est sans doute la plus belle.
À Ispahan se trouve la plus ancienne madrasa conservée, la Shah-i Mashhad
datée de 1175. On en connaît de nombreuses dans tout le grand Iran et en Inde,
jusqu'au XVIIe siècle au moins. Dans ces régions particulièrement troublées, elles
servaient mieux qu'ailleurs à diffuser les diverses propagandes. On en connaît
aussi bien des Sunnites que des Chi'ites.

Medersa Bou Inania de Meknès1350-1355.

L'apparition de la madrasa au Maghreb est tardive (pas avant la


dynastie Mérinide), et a lieu dans un contexte de soufisme vivace. De rite
principalement malikite, ces établissements servent principalement à étendre les
Sufismes à des populations nomades souvent encore non islamisées. On en
trouve de nombreux exemples magnifiques notamment à Fez, comme
la madrasa Attarin, la madrasa Bu' Inaniyya, ou encore à Tlemcen avec la
Medersa Khaldouniya.
En Espagne, l'enseignement avait lieu principalement dans les mosquées. On ne
connaît donc qu'une seule madrasa dans cette région, qui dénote une
importante influence mérinide : le palais de la Madraza (en) ou Madrasa
Yusuf Ier à Grenade, décorée de magnifiques stucs peints.

Les lieux de retraite


Il existe trois grands types de lieux de retraites : les Ribat, les Khanqah et les
Zawiya.
Ribat
Un ribat est un édifice à la fois religieux et militaire, construit généralement
dans une zone frontalière ou sur un axe de communication important (littoral,
route). Il abrite des militaires tournés vers la foi, c'est-à-dire combattant
essentiellement pour le Jihad, la guerre sainte. Il contient généralement une
mosquée, et peut servir d'hôtellerie, notamment pour accueillir un
gouverneur ou un dirigeant, mais il s'agit surtout d'une place forte, d'un
endroit fortifié. Les variations architecturales sont très grandes, en fonction
des époques et des régions. Le ribat de Sousse est l'un des plus connus et
des plus anciens.
Khanqah ou Khanaqa
Une khanqah est le lieu de vie de mystiques musulmans, mais aussi un
lieu de retraite temporaire pour des personnages « civils ». Elle peut se
trouver en ville ou en rase campagne, selon l'ordre qui y vit, et comporte
généralement une ou plusieurs mosquées et des cellules. Elle peut
également abriter une école et sert souvent de lieu funéraire pour son
fondateur.
Zawiya
Une zawiya, comme une khanqah, est un bâtiment abritant des sufis
et un tombeau (celui du fondateur, en général). Elle diffère de la
khanqah par sa taille, plus imposante, et le rôle d'enseignement qui
lui est dévolu.

Architecture funéraire

La necropole de Shah-i Zindah, à Samarcande, en Ouzbékistan.

Dans le monde islamique, les musulmans sont normalement


enterrés à même le sol, dans un linceul, sans cercueil ni tombe.
Cependant, rapidement se sont développés plusieurs types
d'architecture funéraires pour les hauts personnages et surtout pour
les saints. Cette architecture est née dans l'est de l'aire islamisée,
c'est-à-dire en Iran, où de nombreuses religions étaient pratiquées
et traitaient leurs défunts de manières différentes, et où
le chiisme dominait. De par sa dimension martyriale, le chiisme a
favorisé l'apparition de mausolées, qui servent de lieu de prière et
d'invocations de saints, comme c'est par exemple le cas
à Mashhad avec le tombeau de l'imam Reza. Les tombeaux de
saints sont appelés imamzadeh.
Deux formes émergent en particulier : le mausolée sous coupole et
la tour funéraire, mais la typologie varie d'un lieu et d'une période à
l'autre.
Mausolées sous coupole

Le Gour Emir à Samarcande

Un mausolée sous coupole est, comme son nom l'indique, un


bâtiment de base polygonale surmonté d'un dôme. Ce type existe
depuis au moins le Xe siècle, comme en témoigne le mausolée des
Samanides à Boukhara (actuel Ouzbékistan). Les formes les plus
diverses existent : carré, octogonal, circulaire, sur arcades, etc. et
les tailles varient beaucoup. Ainsi, le mausolée des Samanides ne
mesure que quelques mètres de large, mais le mausolée
d'Oldjaïtou à Sultaniya est un énorme octogone de plus de 38
mètres de diamètre et haut de 77 mètres environ7 ! Le mausolée
de Tamerlan le Gour Emir à Samarcande se distingue par sa
faïence bleue à reflets métalliques.

Tours funéraires
Il semble que le type de la tour funéraire dérive de rites
zoroastriens : les cadavres étaient exposés au sommet de hautes
tours. Ainsi, le Gonbad-e Qabus, l'une des premières tours
funéraires (1007) se rattache encore à cette tradition, même si son
commanditaire était musulman. Plus tard, les chambres funéraires
furent placées sous la tour, dans une crypte, puis à sa base.
Comme les mausolées sous coupoles, les tours peuvent prendre
différentes formes : polygonales, étoilés, circulaires, etc. Souvent, le
plan intérieur est simplifié par rapport à l'extérieur : ainsi, le visiteur
voit une tour étoilée, mais entre dans une pièce circulaire.
Si le type de la tour funéraire est resté assez persan, celui de la
pièce sous coupole s'est bien répandu dans le monde arabe, et se
retrouve en Égypte comme en Anatolie. Il est fréquent dans ces
régions comme en Perse à partir des Il-khanides que le tombeau
fasse partie d'un complexe funéraire.

Complexes
Minaret de la Mosquée d'Abou Madyane a Tlemcen en Algérie

Les complexes sont des regroupements de plusieurs bâtiments. On


trouve généralement dans un complexe une mosquée et/ou une ou
plusieurs madrasas, le tombeau du fondateur et de sa famille et des
institutions à caractère charitable (soupes populaires, hospices)
et/ou médical (maristan, asile, école de médecine). Un complexe est
généralement administré en waqf, c’est-à-dire que les revenus de
boutiques et de logements loués lui sont versés pour son
fonctionnement. Ces boutiques et ces logements peuvent ou non se
trouver dans le complexe lui-même. Il arrive également que des
ateliers d'artistes s'y trouvent, notamment pour les fondations
sultaniennes.
Les mamelouks ont construit nombre de complexes, mais les plus
impressionnants sont dus aux Ottomans.

Architecture civile et palatiale


Les architectures arabes sont encore présentes en Espagne.

Les palais
Contrairement à leurs homologues occidentaux, les palais en terre
d'Islam se présentent sous la forme de petites entités dispersées,
souvent dans des jardins qui structurent l'espace. Plusieurs
éléments se trouvent presque systématiquement dans les palais
islamiques : la salle d'audience (Diwan, qui est aussi le nom du
conseil des ministres), le harem, qui ne constitue pas un lieu réservé
aux femmes, mais tout simplement les appartements privés de
l'habitant, et enfin des pavillons de plaisance.
Les murs de l'Alhambra, à Grenade, enserrent plusieurs palais. De
même, on en trouve un particulièrement célèbre à Istanbul,
le Topkapı Sarayı et au Caire, il en subsiste également quelques-
uns d'époque mamelouke. Cependant, la plupart des palais anciens
ont été détruits, par des conquérants désireux d'effacer les traces
des dynasties précédentes, ou par le temps, quand ils étaient bâtis
en matériaux périssables tels la brique crue et le bois.
Maristan et structures médicales
Un maristan (ou bimaristan) est un hôpital. Presque toujours
administré en waqf, il appartient souvent à un complexe, étant
donné sa vocation charitable. En effet, un maristan se doit
d'accueillir tout musulman (et toute musulmane) et de lui offrir des
soins gratuits. Ce qui ne signifie pas, bien au contraire, que le
personnel est sous-qualifié : certains des plus grands médecins y
travaillaient. Ainsi, al-Razi, dont le traité sur la variole et la rougeole
fut utilisé en occident comme en Orient jusqu'au XIXe siècle, travailla
de nombreuses années à diriger le maristan de Bagdad au Xe siècle.
Les principales caractéristiques architecturales de telles structures
sont un nombre important de pièces et une attention particulière
donnée à l'eau, au travers de fontaines, bassin, canaux…
Des maristans étaient présents dans toutes les grandes villes,
depuis Grenade jusqu'à Mashhad, et souvent couplés avec une
école de médecine. Les asiles d'aliénés étaient également
nombreux, tout comme les imarets (soupes populaires).
Le bâtiment le mieux conservé à l'heure actuelle est sans doute le
maristan de Nur al-Din à Alep, et le plus remarquable, celui du
complexe funéraire de Qala'un, malheureusement en mauvais état,
mais dont les sculptures de stuc subsistantes prouvent la
magnificence. Long de près de 70 mètres, il couvrait une surface
immense, et s'organisait autour d'une cour à quatre iwans inégaux.
Dans cette cour, une fontaine coulait dont partaient quatre canaux
qui alimentaient certaines pièces.

Structures d'hygiène
Deux sortes de bâtiments contribuent à améliorer l'hygiène des
villes : le sabil et le hammam.

 Un sabil est une fontaine publique, dont chacun peut puiser


gratuitement l'eau. Généralement construite grâce aux dons des
puissants, on en trouve beaucoup dans les villes. À partir de la
fin de la période Mamelouke (règne de Qaytbay), le sabil est
associé à un quttab, une école élémentaire, qui se situe
généralement au-dessus.
 Les hammams sont des bains, organisés la plupart du temps
sur le modèle des bains romains (salles froide, tiède et chaude).
Ils prennent une place prépondérante dans le monde islamique,
où la propreté du corps est considérée comme essentielle.

Structures de commerce
Caravansérails
Un caravansérail est un bâtiment qui accueille les marchands et
les pèlerins le long des routes et dans les villes. Selon les
endroits, le nom change : dans le monde iranien, il s'appellera
plutôt khan alors qu'au Maghreb, c'est le mot funduq qui est le
plus couramment employé. Un caravansérail est toujours fortifié,
et comporte à la fois des écuries (ou des enclos) pour les
montures et les bêtes de somme, des magasins pour les
marchandises et des chambres pour les gens de passage. Il est
fréquent que les magasins se trouvent au rez-de-chaussée et
les chambres au premier étage.
Les wakala sont des édifices urbains où les marchands
déposent et vendent leurs marchandises à des grossistes. L'un
des plus importants est la wakala d'Al-Ghuri, au Caire.
Marchés
Dans les villes, les marchés sont des lieux importants. Ils
prennent le nom de souk en arabe et de bazar en persan.
Ils sont en général organisés par corporations. Les
échoppes et les réserves se trouvent au rez-de-chaussée et
le premier étage comprend les logement des marchands, et
parfois leurs ateliers s'ils vendent leur propre production.
Toutefois, les métiers dégageant des odeurs indésirables
(tanneries) et présentant des risques d'incendie sont
relégués aux extrémités du marché ou à l'extérieur de la
ville. On trouve souvent dans les souks des logements à
louer.

Styles
Architecture ottomane

Mosquée bleue, construite en 1616. (Istanbul, Turquie)

Le plan standard de l'architecture ottomane a été en partie


inspiré par l'exemple de Sainte-
Sophie à Constantinople / Istanbul, Ilkhanide fonctionne
comme Oljeitu Tomb et antérieures seldjoukides édifices
monumentaux et d'Anatolie Beylik et leurs propres
innovations originales. Le plus célèbre des architectes
ottomans était (et reste) Mimar Sinan, qui a vécu pendant
environ un cent ans et a conçu plusieurs centaines de
bâtiments, dont deux des plus importants sont mosquée
Süleymaniye à Istanbul et Mosquée Selimiye à Edirne. Les
apprentis de Sinan construisirent plus tard la
célèbre Mosquée bleue à Istanbul et le Taj Mahal en Inde.
La plus nombreuse et la plus grande des mosquées existent
dans la Turquie, qui a obtenu l'influence des
byzantins, perses et arabes-syriens dessins. Architectes
turcs en œuvre leur propre style de dômes coupoles8. Pour
près de 500 ans l'architecture byzantine comme l'église de
Sainte-Sophie a servi de modèles pour la plupart des
mosquées ottomanes comme la Mosquée Shehzade, la
mosquée Suleiman, et la mosquée de Rüstem Pacha .
Les Ottomans maîtrisé la technique de la construction de
vastes espaces intérieurs confinés par des dômes encore
massives apparemment en apesanteur, et d'atteindre une
parfaite harmonie entre les espaces intérieurs et extérieurs,
ainsi que lumière et d'ombre. L'architecture religieuse
islamique, qui jusque-là composée de bâtiments simples
avec de vastes décorations, a été transformé par les
Ottomans à travers un vocabulaire architectural dynamique
de voûtes, dômes, semidomes et de colonnes. La mosquée
a été transformé d'une chambre à l'étroit et sombre avec
des murs couverts d'arabesques en un sanctuaire de
l'équilibre esthétique et technique, élégance raffinée et un
soupçon de la transcendance céleste.

Architecture indo-islamique

Le Taj Mahal à Agra en Inde.

Un autre sous-style distinctif est l'architecture indo-


islamique en Asie du Sud, une fusion des arabes, d'Asie
centrale et des éléments persans avec la locale architecture
hindoue. Les exemples les plus célèbres de l'architecture
moghole sont la série de mausolées impériaux, qui a
commencé avec le pivot Tombe de Humayun, mais il est
surtout connu pour le Taj Mahal, complété en 1648 par
l'empereur Shah Jahan en mémoire de son épouse Mumtaz
Mahal, qui est morte en donnant naissance à
leur 14e enfant. Le Taj Mahal est complètement symétrique,
sauf pour de Shah Jahan le sarcophage, qui est décentré
dans la salle de la crypte en dessous de l'étage
principal. Cette symétrie étendu à la construction de toute
une mosquée de miroir en marbre noir pour compléter la
mosquée Mecca-lieu face à l'ouest de la structure
principale. Un exemple célèbre de l'charbagh style de
Mughal jardin est les jardins de Shalimar à Lahore, où le
domeless Tombeau de Jahangir est également situé. Bibi
Ka Maqbara dans Aurangabad, qui a été commandée par le
sixième empereur moghol Aurangzeb en mémoire de son
épouse. Le Fort Rouge à Delhi et le Fort d'Agra sont
énormes palais fortifiés semblable à un château et la ville
abandonnée de Fatehpur Sikri, 42 kilomètres à l'ouest
de Agra, a été construit pour Akbar à la fin du XVIe siècle9.

Architecture sino-islamique
La Grande Mosquée de Xi'an en Chine

La première mosquée chinoise a été créé dans le VIIe siècle


durant la dynastie des Tang à Xi'an. La Grande Mosquée de
Xi'an, dont les bâtiments actuels datent de la dynastie des
Ming, ne réplique pas beaucoup des caractéristiques
souvent associées avec des mosquées traditionnelles. Au
lieu de cela, il suit traditionnelle architecture
chinoise. Certaines mosquées chinoises dans certaines
parties de la Chine occidentale étaient plus susceptibles
d'intégrer les minarets et les dômes des mosquées tout l'Est
chinois étaient plus susceptibles de ressembler
à des pagodes10.
Une caractéristique lathan important dans l'architecture
chinoise est l'accent mis sur la symétrie, qui connote une
impression de grandeur ; cela vaut pour tout,
de palais de mosquées. Une exception notable est dans la
conception de jardins, qui tend à être asymétrique comme
possible. Comme les peintures de défilement chinoise, le
principe qui sous-tend la composition du jardin est de créer
durable écoulement ; de laisser le patron se promener et
profiter du jardin sans ordonnance, comme dans la nature
elle-même.
Bâtiments chinois peuvent être construits avec des briques
rouges soit ou gris, mais les structures en bois sont les plus
courantes ; ceux-ci sont plus capables de résister à des
tremblements de terre, mais sont vulnérables au feu. Le toit
d'un immeuble typiquement chinois est courbe ; il y a des
classifications strictes de types de pignon, comparables
avec les ordres classiques de colonnes européennes.
La plupart des mosquées ont certains aspects en commun
avec l'autre mais comme avec d'autres régions de
l'architecture islamique chinoise reflète l'architecture locale
dans son style. La Chine est réputée pour ses belles
mosquées, qui ressemblent à des temples. Cependant,
dans l'ouest de la Chine les mosquées ressemblent à celles
du monde arabe, avec de hauts minarets élancés, arcs,
courbes et toits en forme de dôme. En Chine au nord-ouest
où le chinois Hui ont construit leurs mosquées, il y a une
combinaison de styles orientaux et occidentaux. Les
mosquées ont éclaté toits de style bouddhistes fixés dans
les cours paroi entré par des arcades avec des dômes et
des miniatures minarets11.

Architecture afro-islamique

La Grande Mosquée de Djenné au Mali

La conquête islamique de l'Afrique du Nord a vu le


développement de l'architecture islamique dans la région, y
compris certaines structures célèbres comme la citadelle du
Caire.
Dans le sud du Sahara, l'influence islamique était l'une des
plus grandes contributions au développement de
l'architecture à l'époque de l'Empire du Ghana. Au Kumbi
Saleh, les habitants vivaient dans des huttes en forme de
dôme que les commerçants avaient des maisons en
pierre. L'architecture du Sahel d'abord passé de deux villes
de Djenné et de Tombouctou. Sanskore mosquée
de Tombouctou,construite à partir de la boue y.madera,
était similaire au style Grande Mosquée de Djenné. En
raison de la montée de certains royaumes dans la région
côtière ouest-africaine, il a produit une architecture qui a été
introduit à la place des autres traditions indigènes, utilisation
du bois. La célèbre ville de Bénin, détruit par l'expédition
punitive au Bénin était un grand complexe de maisons de
boue avec des toits debardeaux ou de feuilles de
palmiers. Le palais avait une séquence de salles d'apparat,
et a été décoré avec des plaques de laiton.

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