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La voiture à hydrogène

Qu’est ce que c’est :


Un véhicule à hydrogène est un moyen de transport qui utilise une
transformation chimique du dihydrogène comme énergie de propulsion. En
particulier, on appelle voiture à hydrogène un véhicule à propulsion
électrique muni d'une pile à combustible utilisant le plus souvent de
l'hydrogène comme combustible réducteur.

Cette appellation englobe des véhicules du domaine de l'aérospatiale (comme


les fusées) ou du domaine militaire (comme des sous-marins à hydrogène),
bien que l'usage courant renvoie plutôt au monde des transports.

Le véhicule à hydrogène est dit décarboné pour sa motorisation qui n'émet pas


directement de gaz à effet de serre (GES). Toutefois, la production préalable de
l'hydrogène consommé et l'énergie grise nécessaire à la fabrication du véhicule
nuancent fortement ce qualificatif.

Types de motorisation :
L'appellation « véhicule à hydrogène » utilisée désigne plusieurs types de
motorisations :

 la pile à combustible, qui produit dans un premier temps de l'énergie


électrique, pour alimenter un moteur électrique voire plusieurs. Cette
solution est utilisée sur les Fiat Panda II H2, Honda FCX , etc. ;
 le moteur à hydrogène, qui fonctionne sur le même principe que
le moteur à explosion classique. Exemple : le BMW Hydrogen 7 ;
 un système hybride combinant un moteur classique aux hydrocarbures
et un moteur électrique dont l'énergie provient d'une pile à combustible.
Dans tous les cas, l'hydrogène utilisé doit au préalable être produit (à partir
d'eau électrolysée, de méthane reformé, de pétrole, d'agrocarburant, etc.),
transporté, distribué et stocké dans le véhicule.
Rentabilité :
Le coût de fabrication d'une voiture à hydrogène est en 2018 environ trois fois
plus élevé que celui d'une voiture thermique. La fabrication de la pile à
combustible et du réservoir intervient pour 70 % dans ce coût en 2015. La
solution semble donc réservée en priorité au transport pour les poids lourds
(qui contribuent à 25 % des émissions de CO2 dans le secteur du transport),
bateaux, transports en commun ou utilitaires, qui ont la capacité d'embarquer
des réservoirs plus volumineux et sont moins dépendants d'un réseau
d'approvisionnement. L'avantage pour ces moyens de locomotion est en
particulier la grande autonomie apportée. La grande longévité des moteurs
électriques employés pourrait permettre d'amortir en partie le surcoût initial,
le coût d'entretien annoncé pour une voiture électrique étant inférieur de 30 à
40 % par rapport aux véhicules classiques. La solution hydrogène parait donc
être en concurrence avec la voiture électrique à accumulateurs, en ce qui
concerne sa rentabilité. À titre de comparaison, en 2018 le coût d'achat d'un
bus à hydrogène serait de 650 000 €, tandis que celui d'un bus électrique
utilisant des batteries d'accumulateurs serait de 450 000 €, mais avec un coût
d'exploitation qui selon les sources serait plus faible pour le premier, ou plus
élevé. Ainsi le prix de vente du modèle e-bio « Nissan e-NV200 », équipé
d'une pile à éthanol et commercialisé en 2020, sera-t-il sans doute moins élevé
que celui d'une voiture à hydrogène avec un coût d'utilisation nettement plus
faible.
Taux de vente :
Fin 2018, selon l'Agence internationale de l'énergie, 11 200 voitures à
hydrogène circulaient dans le monde, dont plus de 9 000 Toyota Mirai.
Au salon de Francfort en octobre 2019, BMW dévoile son prototype i Hydrogen
NEXT, préfigurant le lancement d'une berline à hydrogène en petites séries,
vers 2022. Audi annonce en mars 2019, au salon de Genève, une « h-Tron » de
série proposée à la location en 2021. En février 2019, PSA annonce une flotte
expérimentale de véhicules utilitaires à hydrogène pour 2021. En octobre 2019,
Renault annonce l'arrivée en concessions de Kangoo et de Master électriques
équipés de piles à combustible.
En 2019, la Toyota Mirai s'est vendue à 2 336 exemplaires et la Hyundai Nexo à
4 483 exemplaires (contre 824 en 2018), grâce à des incitations
gouvernementales en Corée du sud permettant de diviser le prix catalogue par
deux. Avec la deuxième génération de la Mirai, prévue fin 2020, Toyota va
porter sa capacité de production à 30 000 unités contre 3 000 actuellement.
Hyundai annonce une capacité similaire pour 2025.