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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Ecole Nationale des Travaux Publics

En vue de l’obtention du diplôme d’Ingénieur d’Etat en Travaux Publics.

Etude d’un pont pour le croisement de


l’autoroute Est-ouest avec la nappe
Sonatrach

Proposé par : 

Réalisé par : Encadré par :


Mr: AKOUCHE SLIMANE.
Mr:B.Y.MRAIN
Mr: OUAISSI SEKKOUTI Slimane.

- Promotion 2008-
Introduction générale

Introduction  générale
 
I. Introduction 
Les ponts sont des constructions réalisées par l’homme pour franchir un obstacle ou un espace
vide (vallée, cours d’eau, etc.) entre deux points. Il existe de nombreux types de ponts en
fonction de leur utilisation et de leur époque de construction.

À QUOI LES PONTS SERVENT-ILS ?

Les ponts permettent d’enjamber des rivières et des vallées. Ils servent le plus souvent au


passage de voies ferrées ou de routes. Ils facilitent les déplacements et diminuent la durée
des trajets en évitant de longs détours. Sur le réseau routier, un pont peut être construit pour
éviter un carrefour surchargé.
Un pont peut également servir au passage de l’eau : il s’agit alors d’un aqueduc. Les
Romains en construisaient pour alimenter les thermes et fontaines de leurs cités. Les ponts-
canaux permettent de faire passer une voie d’eau au-dessus d’un obstacle. Un viaduc est un
pont routier ou ferroviaire généralement très élevé, construit au-dessus de la vallée ou de la
rivière qu’il franchit. Le viaduc autoroutier de Millau, qui relie Clermont-Ferrand à Béziers,
est d’ailleurs le plus haut pont suspendu à haubans du monde (le point culminant de l’ouvrage
culmine à 343 m de hauteur).
La conception d’un pont consiste à faire une combinaison technico-économique
adéquate vis-à-vis des contraintes naturelles et fonctionnelles imposée, en respectant
l’aspect architectural pour une meilleure intégration.

Possédant une bonne connaissance des divers types d’ouvrages, de leurs pré
dimensionnements et de leurs sujétions d’exécutions ; l’ingénieur concepteur doit élaborer
une solution à la fois économique et originale. Pour cela, le concepteur est invité à
ordonner tous les recueils dans un ordre chronologique pour élaborer une solution qui
repend à toutes les sujétions.

II. Situation et Topographie :


Le terrain de l’ouvrage objet de présente étude se trouve à la sortie Ouest de la ville d’AIN
SMARA et faisant partie d’un grand terrain agricole. Il est traversé par la nappe de
SONATRACH, marqué par une topographie pratiquement plate.
Aucune anomalie morphologique n’a été signalée
RECONNAISSANCE GEOTECHNIQUE 
Les travaux de reconnaissance géotechnique réalisés par le laboratoire sur le site devant
servir d’assiette au projet d’un ouvrage d’art situé à AIN SMARA wilaya de
CONSTANTINE ont montré que le terrain support du projet est formé de marne grisâtre
au début devenant grise et très compacte en profondeur et le tout est recouvert d’une
couche de terre végétale de 1.0m d’épaisseur.
Cette fondation de marne de bonnes résistances à la pénétration dynamique ou on a
enregistré des résistances dépassant 40 bars à partir de 2.00 m de profondeur et elle
augmentation d’une manière considérable témoignant de la bonne compacité des couches
traversées.
Les résultats d’essais au laboratoire ont signalé que la formation marneuse est
moyennement dense à dense, humide, très consistante et elle est détrempée à saturée. Elle
est classée comme une argile très plastique (At) selon les normes USCS et comme un
sol fin d’après sa granulométrie.

ENTP 2007/2008 1
Introduction générale

Les essais de compressibilités à l’oedometre ont signalé que la marne rencontrée est sur
consolidée et non gonflant généralement.
Les caractéristiques intrinsèques de cette formation sont les suivantes :
0.34 < c < 0,99 bars
12.160 <  <19,630
Compte tenu des résultats exposés précédemment nous pouvons conclue que le sol en
place présente bonne assise pour le projet prévu vu sa nature géologique (marne
compacte) et sa résistance dynamique. 
La capacité portante du sol est de 2,0 bars au minimum.
Donc il ne nécessitant pas de mettre des pieux mais comme l’ouvrage il porte l’autoroute
Est-ouest, le maître de l’ouvrage exigé de faire les pieux

Coupe géologique

Dans chaque cas, le choix du type d’ouvrage dépend des contraintes imposées, qui sont de
deux sortes :

Données naturelles : qu’il faut absolument respecter, et qu’il n’est pas possible de modifier.
Données fonctionnelles et dimensionnelles : fixées par le maître de l’ouvrage, en fonction
des contraintes de la voie portée et de l’obstacle à franchir.

III. Choix du type de l’ouvrage :


L’objectif est de déterminer du point de vue technique et économique le type d’ouvrage capable
de satisfaire le mieux possible toutes les conditions imposées et les contraintes existantes.
Il faut pour cela connaître à la fois l’ensemble des contraintes à respecter et l’ensemble des types
d’ouvrages qui peuvent être envisagés.

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Introduction générale

La comparaison de ces deux ensembles permet de retenir la solution ou les solutions, qui
apparaissent à première vue comme les meilleures, qui feront ensuite l’objet d’études plus
approfondies.
Pour le choix du type d’ouvrage, on prend en considération les éléments principaux suivants :
- Le profil en long de la chaussée.
- La position possible pour les appuis.
- La nature du sol.
- Le gabarit à respecter.
- La portée de l’ouvrage.
IV. Présentation de l’ouvrage :
 . L’ouvrage s’inscrit dans le cadre de la réalisation de l’autoroute Est-ouest pour
relier ALGER à CONSTENTINE .Au niveau de PK165+249,48 , cet ouvrage
permettra le franchissement de la RN5 sur les conduites de SONATRACH,
L’ouvrage est constitué en réalité de deux ouvrages jumelées, qui présentent tout
deux les mêmes caractéristiques transversales
 L’ouvrage présent un biais de 70 grade. Avec une langueur totale d’environ
115.2m à 3 travées indépendants et identiques de 33.4 m de longueur a poutres en
béton précontrainte et une travée de 15 m en béton armé.

V. Généralités sur les Ponts à poutre en béton précontraint par post-tension :


Le béton précontraint est l’innovation la plus importante du siècle passé
(1928).aujourd’hui, il est le fruit de plusieurs réalisations exceptionnelles dans le domaine du
génie civil.
L’idée est d’imposer au béton une compression préalable permettant d’empêcher la
fissuration qui serait due à des efforts de traction ultérieurs.
Donc, la précontrainte est un procédé qui consiste à créer dans le béton, avant sa mise en
service, des efforts intérieurs qui s’opposent aux efforts intérieurs produits par les charges
extérieurs, le but est de contrebalancer une partie des charges qui sollicitent la structure.
Les portées économiques se situent entre 30 à 35m, exceptionnellement jusqu’à 50m.

Section transversale.

Les avantages :
 Béton toujours comprimé qui limite la fissuration.
 Bonne protection des armatures d’acier.
 Possibilité de franchir des grandes portées.
 La possibilité d’assembler des éléments préfabriqués sans échafaudage ni bétonnage.

Les inconvénients :
 Poids très important.
 Déformation des poutres par fluage due à la compression excessive de leur partie inférieure.

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Caractéristiques des matériaux

Caractéristiques des matériaux

I. Le béton :
Le béton est un matériau constitué par le mélange, dans des proportions convenables de
ciment, de granulats (sable, gravier et l’eau) le matériau ainsi obtenu résiste beaucoup mieux à
la compression qu’à la traction (résistance à la compression et de l’ordre de 20 MPa à 40 MPa
et a la traction de 2 à 4 MPa )
Le béton destiné à la précontrainte ne diffère pas beaucoup de ce lui destiné au béton armé
sauf que l’on utilise sous contrainte plus élevée.
Pour le béton précontraint , la section est soumise a une contrainte de compression qui
équilibrera les contraintes de traction amennées par les charges (poids propre)
Le module d’élasticité longitudinal est élevé, pour réduire les pertes de tension des aciers.

Pour le béton précontraint, le dosage du ciment et de l’ordre de 400 à 450 kg/cm3 , et ces
valeurs peuvent atteindre 500 kg/cm3 , qui nous garantira une résistance de 35 MPa

I. 1-Caractéristiques mécaniques du béton:


 Résistance du béton 
Le béton est par la valeur de sa résistance à la compression à l’âge de 28 j, dite valeur
caractéristique requise celle-ci est notée "ƒc28"elle est choisie à priori compte tenu des
possibilités locales et des règles de contrôle qui permettent de vérifier qu’elle est atteinte.
La résistance caractéristique à la traction du béton à j jours notée "ƒtj"est
conventionnellement définie par la relation suivante : ƒtj= 0,6 + 0,06 ƒcj (MPA). (B.A.E.L 91).
 Contraintes admissibles 
 Contrainte admissible à la compression  :
Etat limite ultime "ELU" f bu =0,85ƒ28/γb (B.A.E.L 91).
Avec : ƒ28 : Résistance caractéristique à 28 jours.
γd : Coefficient de sécurité.
γd : 1,5 situation durable ou transitoire.
γd : 1.15 situation accidentelle.
Etat limite de service "ELS" :

 b  0,6 ƒ28
 Contrainte admissible à la traction  :
On doit rigoureusement vérifier que les contraintes de traction du béton soient limitées aux
valeurs suivantes :
La résistance à la traction est liée à la résistance à la compression :

0,6+0,06fcj = 0,6+ 0,06(35) = 2,7 MPa. (Pour fc28 = 35 MPa).

ft28 =
0,6+0,06fcj = 0,6+0,06 (27) = 2,2 MPa. (Pour fc28 = 27 MPa).

 Déformation longitudinale du béton :


On considère un module de déformation longitudinal pour le béton "Eij" définit par les
règles B.P.E.L comme suit :
● Module de déformation instantanée du béton Eij=11000(ƒtj) 1 /3 pour une durée
d’application<24h
● Module de déformation sous chargement de langue durée Evj= Eij / 3=3700(ƒtj) 1/3.

ENTP 2007/2008 4
Caractéristiques des matériaux

 Coefficient de poisson :
Le coefficient de poisson ν représente la variation relative de dimension transversale d’une
pièce soumise à une variation relative de dimension longitudinale.
Le coefficient ν du béton pour un chargement instantané est de l’ordre de 0,3 mais il diminue
avec le temps pour se rapprocher de la valeur 0,2. Quand au cas d’un béton fissuré, ν devient
nul. On prend pour les calculs de béton précontraint la valeur. ν =0,2 pour un béton non
fissuré (ELS) et ν =0 pour un béton fissuré (ELU).

II. Aciers passifs :


Les armatures passives sont des armatures identiques à celle du béton Armé.
(Les armatures passives sont tendues que sous des sollicitations extérieures).

 La limite élastique :
Les aciers utilisés sont des aciers courants à haute adhérence de classe FeE40 type 2, sa
limite élastique égale à 400 MPa .
Dans les calculs relatifs à l’ELU on introduit un coefficient γs tel que :

γs = 1 Situation accidentelle.
γs = 1.15 Situation durable ou transitoire.

 Module d’élasticité longitudinale de l’acier :

Es = 2.105 MPa.

 Contrainte limite de traction :

En fissuration peu nuisible : σs ≤ ƒe/γs.


En fissuration préjudiciable : σs = min (2/3ƒe , 110 (nƒtj) 1/2 ).
En fissuration très préjudiciable : σs = min ( 1/2ƒe , 90 (nƒtj)1/2 ).

Avec : n = 1 Treillis soudés et ronds lisses.


n = 1,6 Aciers à haute adhérence.

III.Aciers actifs :

Les armatures actives sont des armatures en acier à haute résistance qu’on utilise pour les
constructions en béton précontraint. Les armateurs actifs de précontrainte sont sous
tension même sans aucune sollicitation extérieure. Ils sont classés par catégories : fils, barres,
torons.
La précontrainte initiale à prendre en compte dans les calculs est donnée par la formule
suivante :
P0= (0,8ƒprg, 0,9 ƒpeg).

ƒprg : la limite de rupture garantie de l’aciers de précontrainte = 1800 t/m2.


ƒpeg : la limite d’élasticité de l’acier de précontrainte = 1600 t/m2.
Ses limites sont garanties par ALGA.

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Caractéristiques des matériaux

 La limite élastique :
Comme ces aciers pas de palier de plasticité, on définira la limite
Elastique comme étant un allongement résiduel de 0,1%. La limite élastique conventionnelle
des aciers représente 89% de la résidence garantie à la rupture.
 Module de Young :
Le module d’élasticité longitudinal "EP"des aciers de précontrainte est pris égale à :
EP = 200 000 MPa pour les barres.
EP = 190 000 MPa pour les torons.

ENTP 2007/2008 6
Caractéristique de la poutre

I. Pré dimensionnement de la poutre :


La poutre que nous allons étudier est une poutre en I. Le pré dimensionnement de la poutre
se fera à l’aide du document (S.E.T.R.A)
a. Entraxe entre deux poutres 
0,9 ≤ d ≤1,5 m
On fixe l’entraxe d = 1,5m.
b. Le nombre des poutres 
La
N  1
d
La  : entraxe entre les deux poutres de l’extrémité
La = 13,50 m
13,50
N   1 . Donc N = 10.
1,5

c. La hauteur des poutres


On a une longueur maximale des poutres de 33,4 m, donc

l l
≤ Ht ≤
22 16

1,5 ≤ H t ≤2,08 m

On fixe la hauteur des poutres H t =1,50m.

d. L’épaisseur de l’âme 
Dans notre cas où on utilise un coffrage métallique, et une vibration externe nous pouvons
déjà
Préciser que b est de l’ordre de 18 à 25cm à mi-travée, et de 25 à 35cm au niveau de
l’appui.
 Au niveau de l’appui
25 ≤ b0 ≤ 35 cm
Coupe transversale de la poutre
b0 = 35 cm.

On prend une épaisseur b0 = 35 cm..

 Epaisseur de l’âme en travée


b0 est donné par : 18≤ b0 ≤ 25

On fixe : bo = 21 cm

e. La largeur de talon

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Caractéristique de la poutre

0,50 ≤ lt ≤0,80 m

On prend largeur de talon lt =47 cm.

f. L’épaisseur de talon : on prend et=15 cm.


g. L’épaisseur de l’hourdis 
20  E H  30cm.

Justification ou poinçonnement par charge concentré.

On prend une épaisseur E H = 25 cm.

II. Caractéristiques de la poutre :

(Δ) : l’axe pris au niveau de la fibre inférieure extrême


I/Δ : Moment d’inertie par rapport à Δ
S/Δ : Moment statique
V = S/Δ /B : distance du centre de gravité de la fibre inférieure
I0 : Montant d’inertie par rapport au centre de gravité

● Pour une section triangulaire I0= bh3/36

● Pour une section rectangulaire I0= bh3/12

B : c’est la section de la poutre


● (B nette) = B (brute) - 5%B (brute)
● S/Δ (nette) = S/Δ (brute) -5% S/Δ (brute)
● I/Δ (nette) = I/Δ (brute) – 10% I/Δ (brute)

II. 1. CARACTERISTIQUES GEOMETRIQUES DE LA POUTRE A MI TRAVEE

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Caractéristique de la poutre

Caractéristique géométrique de la
poutre à mi travée
Désignation x y B(cm2) Z(cm) S/Δ= B.z I0(cm4) I/Δ=I0+B.Z2

1x1 21 150 3150 75 236250 5906250.00 23625000.0


2x2 41 11 902 144.5 130339 9 095.17 18843080.7
3x2 10 6 120 136 16320 360.00 2219880.0
4x2 triangle 31 6 186 137 25482 372.00 3491406.0
5x2triangle 10 10 100 129.67 12967 555.56 1681986.4
6x2triangle 13 20 260 21.67 5634.2 5 777.78 127870.9
7x2 13 15 390 7.5 2925 7 312.50 29250.0
B brute     5108        
B nette     4852,6        
S/Δ brute         429917.2    
S/Δ nette         408421.34    
I/Δ brute             50018474.0
I/Δ nette             45016626.6

 Tableau des caractéristiques de la section :

Tableau des caractéristiques de la


section
V' 84.17

V = SΔ/B (cm) 65.83 I =0,9x IG=9577488,798 cm2


GN

Donc correspond à une section normale.


I 10 641 654.22
G

ρ 0.40

 Caractéristiques géométriques de la poutre + hourdis à mi travée :

ENTP 2007/2008 9
Caractéristique de la poutre

Tableau des caractéristiques de la section 

IGN =0,9x I =22162128,64 cm


G
2

Caractéristiques géométriques de la poutre +


hourdis à mi travée
Désignation x y B (cm2) Z (cm) S/Δ=B. z I0 (cm4) I/Δ =I0+BxZ2
 
Section 5108 429917.2 50018474.0
poutre
Section 150 25 3750 162.5 609375.0 7031250 106054687.5
hourdis
B brute 8858
B nette 8415.1
S/Δ brute 1039292.2
S/Δ nette 987327.59
I/Δ brute 156073161.5
I/Δ nette 140465845.4

Tableau des caractéristiques de


la section Donc correspond à une section normale
V' cm 117.33
V cm 57.67

I cm4 24 624 587.38


G

ρ 0.43

II. 2. CARACTERISTIQUES GEOMETRIQUES DE LA POUTRE A L’ABOUT

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Caractéristique de la poutre

 Caractéristique géométrique de la poutre à l'about :

Caractéristique géométrique de la poutre à l'about


Designation x y B(cm2) Z(cm) S/Δ= B.z I0(cm4) I/Δ=I0+B.Z2

1x1 35 150 5250 75 393750 9 843 750.00 39375000


2x2 34 11 748 144.5 108086 7 542.33 15625969.33
3x2 31 6 372 137 50964 1 116.00 6983184
4x2 triangle 3 6 36 136 4896 36.00 665892
5x2triangle 3 3 9 132 1188 4.50 156820.5
6x2triangle 6 9 54 18 972 243.00 17739
7x2 6 15 180 7.5 1350 3 375.00 13500
B brute 6649
B nette 6316.55
S/Δ brute 561206
S/Δ nette 533145.7
I/Δ brute 62838104.83
I/Δ nette 56554294.35

ENTP 2007/2008 11
Caractéristique de la poutre

 Tableau des caractéristiques de la section :


Tableau des caractéristiques de la
section
V' 84.40

V 65.60 I GN =0,9x I =10398923,7 cm


G
2

11 554 359.67 Donc


I G cm4 correspond à une section normale
ρ 0.33
 Caractéristiques géométriques
de la poutre + hourdis à l'about :

Caractéristiques géométriques de la poutre + hourdis à


l'about
2
Désignation x y B(cm ) Z(cm) S/Δ=B. z I0 (cm4) I/Δ =I0+BxZ2
 
Section     6649 561206   62838104.83
poutre
Section 150 25 3750 162.5 609375 7031250 106054687.50
hourdis
B brute     10399        
B nette     9879.05        
S/Δ brute         1170581    
S/Δ nette         1112051.95    
I/Δ brute             168892792.33
I/Δ nette             152003513.10

 Tableau des caractéristiques de la section :


Tableau des caractéristiques de la
section
V' cm 112.57
I
GN =0,9x I =24141156,28 cm
G
2

V cm 64.43 Donc
26 823 506.98 correspond à une section normale
I G cm4
ρ 0.37

ENTP 2007/2008 12
Calcul des charges et des
surcharges

Introduction :
L’ouvrage doit être résisté aux efforts appliqués qui sont les suivants 
La charge permanente (CP).
La charge complémentaire permanente (CCP).
Les surcharges routières. 

I. Calcul des charges :


I. 1 Calcul des charges permanentes (CP):
Il représente le poids de tablier (poutres + dalle)

a) Les poutres :
La poutre étant a section variable donc son poids propre décompose en p1, p2, p3

2 3 1

9.18m 0.05m 7,125m


2 3 1

Coupe longitudinale
Pt=(p1+p2+p3)x2
P1=(7,125x0,6631)x2,5=11,81t
P2=(9,18x0,5108)x2,5=11,72t
P3=[(0,6631+0,5108)]/2)x0,07x2,5=0,103t

Pt= (11,30+11,72+0,103)x2 =47,89 t


P pare mètre linéaire =48,1/33,4= 1,44 t/ml

b) Dalle :
Epaisseur de la dalle :25cm,le poids du hourdis qui revient à la poutre intermédiaire et le même
avec le poids du hourdis qui revient à la poutre de rive
Donc La charge Pi de la dalle qui revient a chaque poutre
Pi= 1,5 x 0,25 x2,5 x 1= 0,9375 t/ml.
Ptotale = Pix10=0,9375x10=9,375 t/ml
Donc : CP= 14,34  + 9,375 =23.715 t/ml

I-2 Calcul du complément des charges permanentes (CCP) :


a) Revêtement  + chape :
Chaussée : 8 cm béton bitumineux
Poids revenant à la largeur roulable :
P=(0,08 +0,03 )x2,23x12,86x1=3,15t/ml

ENTP 2007/2008 13
Calcul des charges et des
surcharges

b) Corniche :

Le poids propre de la corniche ptotal :


Ptotal=P1+P2+P3+P4
P1= (0,31x0,2x2,5)x1=0,155t/ml
P2= (0,09x0,5x2,5)x1=0,1125t/ml
P3= (0,1x0,1x2,5)x1=0,025t/ml
P4= ((0,1+0,02) x0,4)/2)x1=0,024t/ml
Pcorniche=0,155+0,1125+0,025+0,024 =0,4957t/ml
c) Trottoir
P Trottoir= 2,5 x 1 x 0,20 x 1,15
P Trottoir =0,575 t/ml.
d) Le garde- corps
Le poids de garde-corps est 0.1 t/m.
e) La glissière de sécurité
Le poids de la glissière de sécurité est 0.06t/ml.
Poids total de la superstructure
P (CCP) = 3,15+( 0,4957+0.1+ 0.06)x2+0, 575
P (CCP) =5,036 t/ml
La charge reprise par chaque poutre
La charge charge reprise par la poutre (t/ml)
Poutre seule 1,44
La dalle 0,9375
superstructure 0,503
total 2,8745
Tableau 1. Charge reprise par poutre.

Le poids propre de tablier :


G=CP + CCP
G =960 t

ENTP 2007/2008 14
Calcul des charges et des
surcharges

II. calcul des surcharges :


 La surcharge de type A (L).
 Système B.
 La surcharge militaire M c 120.
 La surcharge exceptionnelle convois D 240 t.
 Les surcharges sur trottoirs

Caractéristiques du pont :
a. La largeur roulable (Lr)
La largeur roulable est définie comme la largeur comprise entre dispositifs de retenu ou bordures
b. La largeur chargeable (Lc)
Se déduit de la largeur roulable, en enlevant une bande de 0,50m le long de chaque Dispositif de
retenue (glissière ou barrière) lorsqu’il existe.
c. Dans notre projet on a
Lr = 12,55 m.
Lc = 13,05 m.
d. Le nombre de voie
Les chaussées comportent un nombre de voies de circulation égal à la partie entière du quotient
par 3 de leur largeur chargeable.
Lc
n=
3
12,55 n n =3
Donc n = 3,5 = 3,58 d’où
e. Classe de ponts routes
On distingue trois classe de ponts, on fonction de leur largeur roulable qui sont les suivantes

La classe La largeur roulable


1 Lr ≥ 7 m
2 5,5m < Lr < 7m
3 Lr ≤5,5m

Tableau 2. Classe de pont


On a:
Lr > 7 m donc notre pont est classé dans la 1ere classe.

f. largeur de voies :
Les voies de circulation d’une même chaussée ont des largeurs égales Au quotient de la largeur
chargeable par les nombres de voie.

V = LC/N =13,05 /3 ≈ 4,35 m


V0=3,5m

ENTP 2007/2008 15
Calcul des charges et des
surcharges

II. 1. Système de charges A (L)


Le système A se compose d’une charge uniformément répartie dont la l’intensité
Dépend de la langueur L chargée est donne par la formule suivante :
A (L) = a1 x a2 A (L)
avec :
36000
A (L) = 230 + ———
L+12
L : portée du pont. On a L = 32,4 m
Donc : 36000
A (L) = 230 + ——— = 1040,81 kg/m2
32,4 +12
A (L)= 1,04 t/m2

a1 : coefficient de dégressivité transversale de la charge, est donné par le tableau suivant :

Nombre de voies
Classe de pont 1 2 3 4 ≥5
1 1 1 0.90 0.75 0.70
2 1 0.90 - - -
3 0.90 0.80 - - -

Tableau 3. Coefficient de dégressivité transversale de la charge

Pour notre cas a1=0,90


V0 3,5
a2= ——— = ——— = 1
V 3,5
a2= 1
Dans notre projet on a :

Nombre de vois a1 a2 La largeur de voies A2(L) t/m

1 1 1 3,5 0,364
2 1 1 7 0,728
3 0,9 1 10,5 0,9828

II.2. Système de charges B


Le système de charges B comprend trois (3) types de systèmes distincts :
 Le système Bc qui se compose de camions types (30 t).
 Le système Bt se compose de groupes de 2 essieux dits « essieux tandems ».
 Le système Br se compose d’une roue isolée (10 t).

ENTP 2007/2008 16
Calcul des charges et des
surcharges

II.2.1- Surcharge Bc 

On dispose sur la chaussée au plus autant de files ou convois de camions que la chaussée
comporte de voies de circulation (cf.Art.2.2) et l’on place toujours ces files dans la situation la
plus défavorable pour l’élément considéré.
Disposition dans le sens transversal : nombre maximale de files que l’on peut disposer égale
au nombre de voies de circulation, il ne faut pas en mettre plus, même si cela est
géométriquement possible, les files peuvent être accolées ou non.
Disposition dans le sens longitudinal : nombre de camions est limité à deux, la distance des
deux camions d’une même file est déterminée pour produire l’effet le plus défavorable.
Le sens de circulation peut être dans un sens ou dans l’autre à condition que les deux camions
circulent dans le même sens.
En fonction de la classe du pont et du nombre de files considérées, la valeur des charges du
système Bc prise en compte est multipliée par le coefficient bc, donner dans le tableau suivant :

Désignation bc S d d’
1 file 1,2 72 1,0628
2 files 1,1 132 1,071
3files 0,95 171 1,079

Tableau 5. Coefficient bc
4,5 1,5

12t 12t 12t 12t


6 6 2,5 2,5 2
t 4,5 1,5 4,5 t 4,5 1,5 m m
m m m m m 0,5

2
0,25 2 2
Fig.4. Longitudinalement 0,5

Fig.6. Transversalement Fig.5. En plan


 Calcul des coefficients dynamiques  :
Les surcharges du système BC sont multipliées par des coefficients de majoration dynamique.
Ce coefficient est déterminé par la formule :
0,6 0,4
 1    1 
G 1  0,2  L
1 4
S
L = 32,4 m : portée de travée.
G : La charge permanente.
G = 970,33 t/ml
S : Surcharge Bc maximale multipliée au préalable par bc.
S=60 x3 x 0,95=171 t.
0,4 0,6
δ=1+α+β=1+ 1  32,4 x 0,2 +
1  4 x960 / 171
δ=1,079

ENTP 2007/2008 17
Calcul des charges et des
surcharges

Nombre de vois bc Charge par essieu (t)


1 1,2 E.AV 6 x 1, 20 x 1,079 7,7688
E.AR 12 x 1, 20 x 1,079 15,5376
2 1,1 E.AV 12 x 1,10 x 1,079 14,2428
E.AR 24 x 1,1 0 x 1, 079 28,4856
3 0,95 E.AV 18 x 0, 95 x 1, 079 18,4509
E.AR 36 x 0 ,95 x 1, 079 36,9018

Tableau6. Récapitulatif charge bc par voie

II. 2.2- Surcharge Bt :


Un tandem du système Bt comporte deux essieux (2  16 t), tous deux à roues simples munies
de pneumatiques.
Pour les ponts à une voie un seul tandem est supposé disposer sur la chaussée ; pour les ponts
supportant au moins deux voies, deux tandems pas plus sont disposés de front sur la chaussée, les
deux bandes longitudinales qu’ils occupent pouvant être séparées de façon à obtenir la situation la
plus défavorable pour l’élément considérer.
Chaque tandem est supposé circuler dans l’axe d’une bande longitudinale de 3,5m de large.
En fonction de la classe du pont, la valeur des charges du système B t prise en compte est
multipliée par le coefficient bt, donner dans le tableau suivant 

0,6
3,0 3,0

2,0
1,35

0,6

1,0
16t 16t 0,5 2,0 1,0 2,0
0,6

2,0
Longitudinalement Transversalement
0,6

En plan

 Calcul des coefficients dynamiques :


Les surcharges du système Bt sont multipliées par des coefficients de majoration
dynamique.
Désignation bt S  Charge par essieu (t)
Une file 1 32 1,057 16x1x1,063 17
Deux files 1 64 1,063 16x2x1,063 34

Tableau 7. Charge (bt) par essieu

ENTP 2007/2008 18
Calcul des charges et des
surcharges

II. 2.3- Surcharge Br:


Ce système de charge est composé d’une roue isolée de 10t qui peut être placée n’ importe où
sur la largeur roulable pour avoir le cas le plus défavorable.

II. 2.4- Surcharge militaire Mc120 :


Les ponts doivent être calculés pour supporter les véhicules de type Mc120 , les véhicules Mc 120
peuvent circuler en convois :
Da n s le sens tra n sversal : un seul convoi.
Da n s le sens longitudinal : la distance entre deux convois est environ de 36,6 m
Poids total : 110 t

55t

1,0
2,3
55t

1,0
6,1 6,1
m

Transversalement Longitudinalement . En plan

•Calcul des coefficients dynamiques :


Les surcharges militaires sont multipliées d’un coefficient de majoration dynamique.
0,6 0,4
 1    1 
G 1  0,2  L
1 4
S
L = 32,4m, G =960 t, S = 110 t.
0,6 0,4
  1 
960 1  0 ,2  32,4
1 4 
110
δ= 1,07
P = 110 x 1,07= 117,7 t. Soit par ml de chenille = 117,7/6,10
Mc120 = 19,29 t/ml
Mc120 = 20,55 t/ml

II. 2.3. Convoi D240 :


C’est une charge de 240t répartie uniformément sur un rectangle (18,60 x 3,20) m2 cette
surcharge n’est pas multipliée par un coefficient de majoration dynamique.

ENTP 2007/2008 19
Calcul des charges et des
surcharges

3,2
240 t

18,60

En plan

p 240
P = 240 t soit P    12,90t / ml
l 18,6
Largeur de 18, 6 m
D240 = 12, 90 t/ml

II. 2.4. Surcharge sur trottoir :


Elles s’appellent aussi charge générale, nous appliquons sur les trottoirs une charge uniforme de
150 Kg/m2 (selon le fascicule 61-titre II).
Largeur du trottoir est 1,50 m
Pour un trottoir chargé
P = 0, 15 x 1, 15 = 0, 1725 t/ml
P = 0,1725 t/ml

ENTP 2007/2008 20
Calcul des charges et des
surcharges

ENTP 2007/2008 21
Répartition
longitudinale

I. Calcul des éléments de réductions dus aux charges :


Le calcul des éléments de réductions consiste à déterminer le moment fléchissant et l’effort
tranchant sous l’effet des charges permanentes et des surcharges.

M0(x) = Rax-Qx2/2. X
T(x) = Ra – Q x. 32,4m

 Q=2,87t/ml

Sections M (t.m) T (t) R (t)


0.00L 0 46,49 46, 49
0.25L 282,45 23,24
0.50L 376,60 0
Tableau1. Récapitulatif des M, T, R :

II. Calcul des éléments de réductions dus aux surcharges :


II-1-1 Moment fléchissant à x=0,5L :
a) Surcharge A (L)
Une voie chargée  :
Q = 3,64 t/ml
La réaction  est Rmax = 3,64 x 32,4 / 2 = 58,96 t.
Le moment est : Mmax = 3,64 x 32,4²/ 8 = 477,64 t.m.
Le moment max qui revient a chaque poutre est de : 32,4 m
M0 max=47,76 t.m
Rmax
Deux voies chargées  :
Q = 7,28 t/ml
La réaction est : Rmax = 7,28 x 32,4 / 2 = 117,92t.
Le moment est : Mmax= 7,28 x 32,4²/ 8 =955,28 t.m.
32,4 m
Le moment max qui revient a chaque poutre est de :
M0 max=95,52 t.m Rmax

trois voies chargées 


Q = 9,828t/ml
La réaction est : Rmax = 9,828 x 32,4 / 2 = 159,21 t.
Le moment est : Mmax= 9,828 x 32,4²/ 8 =1289,63 t.m.
Le moment max qui revient a chaque poutre est de : 32,4 m
M0 max=128,963 t.m Rmax
b) Système B :
Pour trouver les réactions et les moments maximums des surcharges d’exploitation on peut
utiliser deux méthodes :

ENTP 2007/2008 22
Répartition
longitudinale

Utilisation des lignes d’influences :


La ligne d’influence des moments fléchissants en un point donné d’une poutre est une courbe
qui représente la variation du moment fléchissant en ce point quand une force égale à l’unité se
déplacé sur la poutre.
Pour trouver le moment, on multiplier les ordonnées des lignes d’influences par la
Force P dans le cas ou cette force concentrée, si elle est répartie uniformément à ce moment la on
multiplie par l’aire de la ligne d’influence se trouvant sous cette charge.

Théorème de barrée
Cette méthode utilisé dans le cas où il y a les charges mobiles pour déterminer la section la
Plus sollicitée de la poutre.
Le moment fléchissant est maximum ou droit d’un essieu de telle façon que cette essieu est la
résultante de convoi de trouvant symétriquement par rapport à l’axe de la poutre.

a-1) Système BC :


Le camion considéré dans les calculs est de 30 tonnes.
Une file chargée :
bc =1,20
S = 72
d = 1,0628

Deux files chargées :


bc =1,10
S = 132
d = 1,071
Trois files chargées :
bc =1,10
S = 132
d = 1,079

Calcul de la réaction maximum :


R=1/33,4[(12x 33,4)+(12 x 31,9)+(6x 27,4)+(12 x 22,9)+(12 x21,4)+(6x 16,9)]=47,33
R =47,33

Disposition du convoi Bc donnant


la réaction maximum

R
12t 12t 12t 12t
6 6
t 4,5 1,5 4,5 t 4,5 1,5
m m m m m

coupe Longitudinale

ENTP 2007/2008 23
Répartition
longitudinale

Position de la résultante (R) du convoi R= 60 t.


CAS N°1 : - La résultante se trouve à droite de l’axe de la poutre :
La résultante du convoi R = 60 t.
∑ M/0 = 0
=>12.1, 5 +6. 6 + R.x + 12.10, 5 + 12.12 + 6.16, 5 = 0
=>a=0,525m
R
12t 12t 12t 12t
6t 6t
4,5 1,5 4,5 4,5 1,5
m m m m m
O a a
x

y6
y1 y2 y3 y4 y5
x0
L=32, 4 m

Calcul des ordonnées


On utilise l’équation de la déformée :
Y4= x0 . (L-x0 ) / L x0 =16,2- 0,525 = 15,675 m
=>Y4=15,675 x(32,4-15,675 )/32,4
Y4 = 8,09 m

Y4 Y1 Y2 Y3 Y5 Y6
8,09 3,01 5,18 5,91 5,76 4,99

Tableau 2. Calcul des ordonnées

∑ Yi avant = Y1 + Y4 = 11,1
∑ Yi arrière = Y2 +Y3 +Y5+Y6 = 21,84

12t 12t 12t 12t


6t 6t
4,5 1,5 4,5 4,5 1,5
m m m m m
a a O
x

y1 y2 y3 y4 y5 y6

x0
L=32.4 m.

ENTP 2007/2008 24
Répartition
longitudinale

CAS N°2 : La résultante se trouve à gauche de l’axe de la poutre :


La résultante du convoi R = 60 t
∑ M/0 = 0
=>12 .4,5 +12.6+ R.x + 6.10, 5 + 12.15 + 12.16, 5
=> a = 1,725 m
Calcul des ordonnées 

On utilise l’équation de la déformée :


Y4 = x0. (L-x0) / L x0 =13-0,525 = 12,475 m
Y4 = 12,475(25-12,475)/25
Y4 = 6,24 m
Pour déterminer les autres ordonnées (yi), On applique théorème de thales.

Y3 Y2 Y1 Y4 Y5 Y6
8 7.17 4 3.31 6 4.68

Tableau 3. Calcul des ordonnées

∑ Yi avant = Y1 + Y4 = 10,68
∑ Yi arrière = Y2 + Y3 +Y5 +Y6 = 22,48.
∑ Yi =33,16
Donc le cas le plus défavorable c’est la 2eme cas.
M = P∑ Yi
M = Pav (Y1+ Y4 ) + Par (Y2 + Y3 + Y5 + Y6 )

N° de vois chargée Essieu P(t) M (t.m) M0= M/10(t.m)

1 E.AV 7,76 432


43,2
E.AR 15,53
2 E.AV 14,24 792,31
79,231
E.AR 28,48
3 E.AV 18,45 1026,55
E.AR 36,90 102,655

Tableau 4. Moment fléchissant Dus au Surcharge ( B c ) pour x = L / 2

b) Système Bt :

ENTP 2007/2008 25
Répartition
longitudinale

16 t 16 t

Y2 Y1

Dans ce cas la résultante R est positionnée dans un seul coté par rapport l’axe de symétrie de
la poutre. La même procédure de calcul (théorème de barrée).
a = 1,35/2 = 0,3375
Y1= 15,86 x 16,53/32,4
Y1=8,09
Y2=7.43
∑Yi =Y1+ Y2=16,02

Nombre de tandem P M (t.m) M0= M/10


1 17 272,34 27,234
2 34 544,68 54,468

Tableau 5 . Moment fléchissant Dus au Surcharge (B t ) pour x = L / 2

c) Système militaire M c 120 

Le poids à considérer est de 110 tonnes.


S=110
S=
δ=1,128
Dans ce cas la charge est considérée comme une charge uniformément répartie

Q=19,26 t/m

Y0= a2/L
= 8,1
Y1 = Y2 = 6,575 16.2m 3.05m 3,05m
3.05m
Σ Yi = 14,67 y1 y0 y2
S= S1= S2= (8,1 +6,575)x3,05 / 2
= 22,37 m
a

La charge (t/m) Surface (S) M (t.m) M0 (t.m)


19,29 22,37x2 863,03 86,303
Tableau 6. Moment fléchissant Dus au Surcharge (M c 120  ) pour x = L / 2

ENTP 2007/2008 26
Répartition
longitudinale

d) Charge exceptionnelle D240 

Q=12,9 t/m
2
Y0= a /L
= 8,35
Y1 = Y2 = 3,7 9,3m 9,3m
Σ Yi = 15,75 y1 y0 y2
S= S1= S2= (8,35 +3,7)x9,3/2
= 56,03 m
a=16,2m

La charge (t/m) Surface (S) M (t.m) M0 (t.m)


12, 90 56,03x2 1445,57 144,55

Tableau 7. Moment fléchissant Dus au Surcharge (D 240  ) pour x = L / 2

e) Surcharge sur trottoir 

Q=0,127 t/ml

L= 25 m

D’après le calcul de R.D.M on trouve que


le moment fléchissant sous la forme suivante :
M (x)=Q x/2 + Q x2/2
Pour x=L/2 M (L/2)=QL2/8
M=0,127x16,22/8=4,16 t.m
M0=17,71/10= 0,416 t.m

Trottoir chargé Q M (t.m) M0 (t.m)/ml

1 0,127 4,16 0,416

Tableau 8. Moment fléchissant Dus à la Surcharge de trottoir  pour x = L / 2

ENTP 2007/2008 27
Répartition
longitudinale

f. Tableau récapitulatif des moments dus aux surcharges 

Les charges Surcharges Moments (t.m) M0 (t.m)


t/m
Surcharg 1 voie 3,64 477,64 47,764
e 2 voies 7,28 955,28 95,528
A(L) 3 voies 9,828 1289,63 128,963
Surcharg 1 voie E.A 7,75 432
e V 43,2
Bc E.AR 15,51
2 voies E.A 14,217 792,31
V 79,231
E.AR 28,43
3 voies E.A 18,418 1026,55
V
E.AR 36,83 102,655
Surcharg 1 tandem 17,08 272,34 27,234
e 2 34,17 544,68 54,468
Bt tandems

Convoi Mc120 19, 26 863,03 86,303


D240 12,9 1445,57 144,55

Surcharg 1 trottoir 0,127 4,16 0,416


e de
trottoir

Tableau 9 . Moment fléchissant s dus aux surcharges pour x = l/2

II. 1.2 Moment fléchissant dus au surcharge x = 0,25 L.

a) Surcharge A (L)

M (L/4) = 3/4M (L/2)

N° de vois A2 (L) t/ml M(x=L/4) M0(t.m) moment qui revient a chaque


chargée poutre
1 3,64 358,23 35,823
2 7,28 716,46 71,646
3 9,828 967,2225 96,72225

Tableau .10. Moment fléchissant Dus au Surcharge (A (L))  pour x = L / 4

ENTP 2007/2008 28
Répartition
longitudinale

b) surcharge B c

12t 12t 12t 12t


6t 6t
4,5 1,5 4,5 4,5 1,5
m m m m m

24,3 m 8,1 m

y1 y2 y3 y4 y5 y6

L= 32,4 m

Le calcul se fait de même manière


Sauf que x=L4

Calcul des ordonnées 

On utilise l’équation de la déformée


y6= x0. (L-x0) / L
x 0= 8,1 m
y6=8,1x(32,4-8,1)/32,4
y6=6,075

y6 Y1 Y2 Y3 Y4 Y5
6.075 1,95 3,45 3,07 4,575 5,7

Tableau 11 . Calcul des ordonnées

Essieux avants : y1 + y4 = 3, 77.


Essieux arrières : y2 + y3 + y5 + y6 =13.
M = P av (Y1 + Y4) + P ar (Y2 + Y3 + Y5 + Y6)

N° de vois chargée Essieu P(t) M (t.m) M0= M/10(t.m)

1 E.AV 7,768 334,93 33,49


E.AR 15,537
2 E.AV 14,242 614,06 61,406
E.AR 28,485
3 E.AV 18,450 795,49 79,549
E.AR 36,901

Tableau 12. Moment fléchissant Dus au Surcharge (B c ) pour x = L / 4

ENTP 2007/2008 29
Répartition
longitudinale

c) surcharge B t 

Dans ce cas la résultante R est positionnée dans un seul coté par rapport l’axe de symétrie de
la poutre.
La même procédure de calcul (théorème de barrée).
16t 16t
Y0= 8,1 x 24,3/ 32,4
Y0 = 6,075
Y1 = 5,7375 24,3m 8,1m
Σ Yi = 11,81
Y1 Y0

Nombre de tandem P M M0= M/10


1 17 200,77 20,07
2 34 401,54 40,154

Tableau 13. Moment fléchissant Dus au Surcharge (B t ) pour x = L / 4

d) Système militaire Mc120 

Dans ce cas la charge est considérée comme une charge uniformément répartie
Y0 = 8,1x24,3 /32,4
= 6,075
Y1 = 5,31
Y2 = 3,78
Σ Yi = 9,09
S= (2 x 6,075+ 5,31 + 3,78)x3,05/2 = 32,39m2

19,26t/ml

Y1 Y0 Y2

24,3m 8,1 m

32.4m

La charge (t/m) Surface (S) M (t.m) M0 (t.m)


19,26 32,39 623,83 62,38

Tableau 14. Moment fléchissant Dus au Surcharge (M c 120  ) pour x = L /4

ENTP 2007/2008 30
Répartition
longitudinale

e) Charge exceptionnelle D240 

12, 90 t/ml

18,60 m

S1 Y2 Y1
S
8,1m 24,3m
32,4 m

Dans ce cas la charge est considérée comme une charge uniformément répartie
Y0= 8,1x24,3/32,4
= 6,075
Y2 = 3,75
S =½x 8,1x6,075 + (3,75 + 6,075)x10,5/2
= 76,18

La charge (t/m) Surface (S) M (t.m) M0 (t.m)


12,9 76,18 982,78 98,278

Tableau 15 . Moment fléchissant Dus au Surcharge ( D240 ) pour x = L / 4

f) Surcharge de trottoir  Q =0,127

L= 32,4m
Fig

D’après le calcul de R.D.M on trouve que le moment fléchissant est sous la forme suivante 
M (x)= Q x/2 + Q x2/2
Pour x=L/4 M (L/4) =3/4. QL2/8
= 12,5 t. m

Trottoir chargé Q M (t.m) M0 (t.m)


1 0,127 12,5 1,25

Tableau 16. Moment fléchissant Dus à la Surcharge de trottoir  pour x = L / 4

ENTP 2007/2008 31
Répartition
longitudinale

g) Tableau récapitulatif des moments dus aux surcharges 

Les charges Surcharges t/m Moments (t.m) M0 (t.m)

Surcharg 1 voie 3,64 358,23 35,823


e 2 voies 7,28 716,46 71,646
A(L) 3 voies 9,828 967,2225 96,72225
Surcharg 1 voie E.A 7,75 334,93 33,49
e V
Bc E.A 15,51
R
2 voies E.A 14,217 614,06 61,406
V
E.A 28,43
R
3 voies E.A 18,418 795,49 79,549
V
E.A 36,83
R
Surcharg 1 tandem 17,08 200,77 20,07
e 2 34,17 401,54 40,154
Bt tandems

convoi Mc120 19, 26 623,83 62,38


D240 12,9 982,78 98,278

Surcharg 1 trottoir 0,127 12,5 1,25


e de
trottoir

Tableau 17 . Moment fléchissant s dus aux surcharges pour x = l / 4

ENTP 2007/2008 32
Répartition
longitudinale

II. 2. Efforts tranchants dus aux surcharges:


II. 2.1. Efforts tranchants dus aux surcharges pour x = 0 L :

a) Surcharge A(L) :

T = A2 (L) L/2
T0 = T/n n=10

Nombre A2(L) t/m T0 revenant à


de voies Par poutre chaque poutre
(t)
1 0,364 5.89
2 0,728 11,79
3 0,9828 15.92

Tableau 18 . L’effort tranchant dû à la surcharge A (l) pour x = 0

b) Surcharge du type Bc :

12t 12t 12t 12t


6t 6t
4,5 1,5 4,5 4,5 1,5
m m m m m
B
16 ,5 m
32,4 m
RA

∑ M/B = 0
RA 32,4 -12x32,4 - 12x30,9- 6x26,4 - 12x21,9- 12x20,4 - 6x15,9 = 0
RA = 46,94t

δ=1,079
T0 = T/n n=10

N bre de voies chargées bc T (t) T0 (t)

ENTP 2007/2008 33
Répartition
longitudinale

1 1.2 1 x 1, 2 0 x 1, 079 x 46.94 60,77 6,077


2 1.1 2 x 1,10 x 1, 079 x46.94 111,42 11,142
3 0.95 3 x 0, 95 x 1, 079 x 46.94 144,34 14,434
Tableau 19. L’effort tranchant dû à la surcharge B c  pour x = 0

c) Surcharge du type Bt :


  16 t 16 t
1,35

B
32,4 m

RA

∑ M/B = 0 => 32,4xRA -16x32,4 - 16x31,05


RA = 31,33 t

δ bt= 1,063

Nombre de tandem bt T (t) T0 (t)


1 1 1 x 1 x 1,063x 31, 33 33,3 3,33
2 1 2 x 1 x1, 063x 31, 33 66,6 6,66

Tableau 20 . L’effort tranchant dû à la surcharge B t  pour x = 0

d) surcharges M C120 

∑ M/B = 0 => 32,4xRA -18, 03 x 6,10x (32,4-3, 05)


RA = 99, 63 t. 18,03t/ml

δ mc = 1, 07 B

6, 10 m
32,4 m
RA

T (t) T0 (t)
1,07 x 99,63 106,60 10,66

Tableau 21 . L’effort tranchant dû à la surcharge Bt  pour x = 0

e) surcharges D 240

12,9t/ml
∑ M/B = 0 => 32,4.RA -12, 90 x 18, 60x (32,4-9,3) B
RA = 171.06 t.

ENTP 2007/2008 34
Répartition
longitudinale

18,60 m

32,4m RA
T (t) T0 (t)
171.06 17,106
Tableau 22 . L’effort tranchant dû à la surcharge D 240 pour x = 0

f) surcharges de trottoir

T = Q L/2
Q= 0,1725 t/ml
Trottoir chargé T (t) T0 (t)/ml
1 2,79 0,279

Tableau 23. L’effort tranchant dû à la surcharge trottoir  pour x = 0

II-2-2 Efforts tranchants dus aux surcharges: Pour x = 0.25L.

A2 (l)

8,1
y = 24,3/32,4
y = 0, 75 24.3 S
S = 0, 75 x 24.3/2
S =9,11 m2
T = A2 (L) x S

Nombre A2(L) t/m T0 (t)


de voies Par poutre
1 0,364 3,31
2 0,728 6,63
3 0,9828 8,95

Tableau 24. L’effort tranchant dû à la surcharge A(L)  pour x =L/4

b) surcharges B c 

∑ M/B = 0
RAx 32,4 -12x24,3- 12x22,8 - 6x18,3- 12x13,8- 12x12,3- 6x7,8 = 0
RA = 32,33t
12t 12t 12t 12t
6t 6t
4,5 1,5 4,5 4,5 1,5
m m m m m

ENTP 2007/2008 35
Répartition
longitudinale

24,3 m 8,1 m
32,4 m
RA
y1 y2 y3 y4 y5 y6

y6 = 0,75
δ = 1.079
Y5 Y4 Y3 Y2 Y1 Y6
0, 70 0, 56 0, 42 0,38 0.24 0.75

Tableau 25. Calcul des ordonnées

R = 12.(0, 75+0,70+0,42+0,38)+6.(0,56+0,24) = 31,8 t

N bre de voies chargées bc T (t) T0 (t)


1 1.2 1 x 1, 2 0 x 1, 079x 31,8 41,17 4,117
2 1.1 2 x 1,10 x 1, 079 x 31,8 75,75 7,575
3 0.95 3 x 0, 95 x 1, 079 x 31,8 97,79 9,779

Tableau 26. L’effort tranchant dû à la surcharge B c  pour x =L/4

c) Surcharge du type Bt :  16t 16t

1,35

y1 = 24,3/32,4 = 0, 75
y2 = 22,95 x 0, 75 / 24,3
= 0, 70 8,1 m 24,3m
RA = 16 x( 0, 75 + 0,70 )
= 23,33 t 32,4 m RA

y1 y2

δ bt= 1.068 Fig

Nombre de tandem bt T (t) T0 (t)


1 1 1 x 1 x 1,063 x 23,33 24, 8 2,48
2 1 2 x 1 x1,063x 23,33 49, 6 4,96

Tableau 27. L’effort tranchant dû à la surcharge B t  pour x =L/4

d) Surcharges MC120  18,03t/ml

ENTP 2007/2008 36
Répartition
longitudinale

y1 = 0, 75
y2 = 18,2 x 0, 75/24,3 8,1m 6,10m
= 0,56 32,4m
S= (0 ,75 + 0, 56)x6, 10/2 =3, 99
RA = 3, 99 x 18, 03 = 71,94 t
δ mc = 1, 07 RA
y1 s y2

T (t) T0 (t)
1,07 x 71,94 76,83 7,68

Tableau 28. L’effort tranchant dû à la surcharge M C 120   pour x =L/4

e) surcharges D 240 

Y = 0, 75
Y1 = 0,175
S = ½ (0,175+ 0,75)x18,6
= 8,61
RA = 8,61x12, 90 =111,08 t
12, 90 t/ml

8,1 m 18,6m

32,4 m
RA

Y1
y S

T (t) T0 (t)
111,08 11,108

Tableau 29. L’effort tranchant dû à la surcharge D 240     pour x =L/4

f) surcharges de trottoir

y = 0, 75 0,1725 t/m
S = 9,11
RA =1,57 t
8,1m

32,4 m

RA

ENTP 2007/2008 37
Répartition
longitudinale

y S

Trottoir chargé T (t) T0 (t)


1 1,57 0, 157
Tableau 30. L’effort
tranchant dû à la surcharge de trottoir pour x =L/4

g) Tableau récapitulatif des efforts tranchants dus aux surcharges

Les charges Pour x = 0 Pour x = L/4

T (t) T0 (t) T (t) T0 (t)


1 voie 58,9 5.89 33,1 3,31
Surcharge
A(L) 2 voies 117,9 11,79 66,3 6,63
3 voies 159,2 15.92 89,5 8,95
1 voie 60,77 6,077 41,17 4,117
Surcharge
Bc 2 voies 111,42 11,142 75,75 7,575

3 voies 144,34 14,434 97,79 9,779

Surcharge 1 tandem 33,3 3,33 24, 8 2,48


Bt
2 tandems 66,6 6,66 49, 6 4,96
convoi M c 120 106,60 10.66 76,83 7,68

D 240 171.06 17.106 111,08 11,108


trottoir 1 trottoir 2,79 0,279 1,57 0, 157

Tableau 31. Récapitulatif des efforts tranchants dus aux surcharges

ENTP 2007/2008 38
Répartition
longitudinale

ENTP 2007/2008 39
Répartition transversale des efforts

La répartition transversale des charges est faite par deux méthodes qui sont

I. La méthode de Guyon-Massonnet. 

L’ouvrage étant chargé conformément au règlement, il reste à déterminer les sections


dangereuses (les plus sollicités) transversalement et longitudinalement.

La méthode de Guyon-Massonnet reste l’une des plus simples et les plus utilisées,
elle donne des résultats satisfaisants par rapport aux autres méthodes, car la rigidité
transversale du tablier n’est pas négligeable.

Elle consiste pour chaque effort à tracer la ligne d’influence de son coefficient de
répartition transversale et cela pour les différentes excentricités de charges ( e  b  ;
3.b b b
e ; e  ; e  ; e  0 ) et pour les neufs sections de la largeur de dalle (
4 2 4
3.b b b
y  b ; y    ; y   ; y   ; y  0 ) .On déplacera les charges de façon à
4 2 4
obtenir les plus grandes ordonnées et on retiendra pour le calcul des efforts ;
l’excentricité qui donne les plus grandes valeurs des coefficients.

Ainsi on pourra déterminer les facteurs de répartition transversales ( , ,  )et les
sollicitations (moments fléchissant , efforts tranchants ) avec exactitude dans n’importe
quelle partie du tablier.

Dans le cas des ponts à poutres multiples la section d’étude sera imposée par la
position de la poutre, ce qui nous amène à tracer les lignes d’influences pour les
différentes excentricités de charge et on retiendra la section qui donne les plus grandes
valeurs des coefficients.
II. La méthode numérique (Rrobot Millennium) .
II. 1 Robot Millennium
 Présentation de logiciel
ROBOT Millénium est un logiciel de calcul et d'optimisation des structures. Il utilise la
méthode d’analyse par éléments finis pour étudier les structures planes et spatiales de type :
Treillis, Portiques, Structures mixtes, Grillages de poutres, Plaques, Coques, Contraintes
planes, Déformations planes, Eléments axisymétriques, Eléments Volumiques.
Les utilisateurs de ROBOT Millénium pour les études d’Ouvrages d’Art ou de Génie Civil
bénéficient de toute la puissance de modélisation de ROBOT afin de réaliser des modèles
mixtes, composés de barres et/ou coques. Ils peuvent également disposer des éléments
volumiques. Des modèles spécifiques comme les charges roulantes, les phases, le calcul des
sections d’acier théoriques permettent l’étude de nombreux ouvrages.
ROBOT Millénium permet de définir des charges roulantes, c’est à dire la charge d’un
convoi modélisé par une combinaison de forces quelconques (forces concentrées, charges
linéaires et charges surfaciques). Le convoi est un ensemble de forces de directions, valeurs
et positions données. Pour chaque pas, le convoi est déplacé d’une position vers la suivante.

ENTP 2007/2008 38
Répartition transversale des efforts

Le cas de charge roulante est ainsi considéré comme un ensemble de plusieurs cas de
charges statiques (un cas de charge pour chaque position du convoi).
• ROBOT Millennium peut calculer les structures à un nombre de barres et à un nombre de
noeuds illimités. Les seules limitations découlent des paramètres de l’ordinateur sur
lesquels les calculs sont effectués (mémoire vive et espace disque disponibles).
• ROBOT Millénium permet d’effectuer des analyses statiques et dynamiques, ainsi que des
analyses linéaires ou non linéaires.
• ROBOT Millénium est un logiciel orienté Métier adapté aux constructions en acier, en
bois, en béton armé ou mixte. Il comprend des modules d'assemblage, de ferraillage, de
vérification et de dimensionnement suivant les différentes normes nationales existantes.
• ROBOT Millénium a été conçu spécialement pour l’environnement Windows
2000/NT/XP. Lors de la création de ROBOT Millénium, ses concepteurs ont utilisé les
techniques modernes de l’étude des structures et de la programmation orientée objet
profitant des outils performants de la société Microsoft. Tous ces facteurs garantissent une
très haute fiabilité du code généré et la facilité d’ajouter à ROBOT Millénium de nouvelles
fonctionnalités et de nouveaux modules

II. 2. Modélisation 

Etant donnée que l’ouvrage isostatique avec quatre travées indépendantes, on étudiera
une seule travée (une dalle de 25 cm d’épaisseur avec 10 poutres). Les poutres sont
considérées comme un élément section , elles sont appuyé sur un appui simpled’un coté et
d’un autre coté sur un appui double, la dalle comme un élément panneaux.

Photo.1. Modélisation des poutres 

ENTP 2007/2008 39
Répartition transversale des efforts

Photo.1. Modélisation de la dalle 

Photo.1. Modélisation de tablier 

III. Valeur des moment fléchissant et des efforts tranchants réel.

Pour la détermination des sollicitation maximum (M, N, T) on prend on considération les


combinaisons d’actions selon BPAEL (Tableau.1).

ENTP 2007/2008 40
Répartition transversale des efforts

Actions ELU ELS


Poids propre (Cp + Ccp) 1,35 1
Surcharge A (L) 1,6 1.2
Système BC 1,6 1.2
MC120 1,35 1
D240 1,35 1
Trottoirs 1,6 1.2

Tableau.1. Les coefficients des combinaisons

III.1 à l’état limite de service (E.L.S)

a- Cp + Ccp +1, 2 (A(l) + St)


b- Cp + Ccp +1, 2 (B c + St)
c- Cp + Ccp +M c120 + 1, 2 St
d- Cp + Ccp +D240 + 1, 2 St

III. 2. à l’état limite ultime (E.L.U)

a- 1, 35 (Cp + Ccp) +1, 6 (A (l) + St)


b- 1, 35 (Cp + Ccp) +1 35 M c120 + 1, 6 St
d- 1, 35(Cp + Ccp) + 1, 35 D240

Photo.3. Diagramme des moments fléchissant sous l’effet la combinaison défavorable

ENTP 2007/2008 41
Répartition transversale des efforts

Photo.4. Diagramme des efforts tranchant sous l’effet la combinaison défavorable

III.3. L’Eléments de réductions

Moment en travée L’effort tranchant aux


designation (t.m) appuis (t)
ELS
Cp + Ccp +1, 2 (A(l) + St) 541,45 68,24
Cp + Ccp +1, 2 (B c + St) 492,4 65,83
Cp + Ccp +M c120 + 1, 2 St 457.79 57,59
Cp + Ccp +D240 + 1, 2 St 534.20 72,39
ELU
1, 35 (Cp + Ccp) +1, 6 (A(l) + St) 728,23 91,83
1, 35(Cp + Ccp )+ 1, 35Mc120 616 ,40 77,86
1, 35(Cp + Ccp )+ 1, 35 D240 719,15 97,57

Tableau.2. Elément de réduction

Après avoir détermine les éléments de réduction, le moment maximum est donnée par la
combinaison suivante (la poutre la plus sollicité) :1, 35 (Cp + Ccp) +1, 6 (A (l) + St)
 Tel que M max = 728,23 t .m

 L’effort tranchant sur l’appui intermédiaire est TMAX = 97,57 t

ENTP 2007/2008 42
Etude de la précontrainte

I- Procédés de la précontrainte :

Le procédé utilisé pour la mise en tension des câbles est la « post-tension ». Ce type de
précontrainte consiste en la mise en tension des câbles déjà enfilés dans des gaines après le
coulage et le durcissement du béton à l’aide d’un vérin appuyé sur le béton, une fois que la
tension voulue est atteinte, le câble ainsi tendu est bloqué avec un système d’ancrage à travers
lequel on injecte un coulis de mortier pour protéger les câbles contre la corrosion et assurer
l’adhérence entre le câble et le béton.

I. 1 Calcul de la précontrainte :

La détermination de la force de précontrainte exercée en permanence par un câble doit


tenir compte de deux phases successives :

 Phase de mise en tension :


Le calcul de la contrainte de traction de l’acier du câble sur toute sa longueur permet de
déterminer la valeur à obtenir pour les allongements à la mise en tension ; complété par la
prise en compte des rentrées de clavettes aux ancrages et le raccourcissement instantané du
béton, il fournit la valeur initiale de la force de précontrainte le long du câble.

 Variation dans le temps de la tension dans le câble :


Le calcul de la valeur finale de cette tension doit tenir compte des raccourcissements
différés du béton dus au retrait et au fluage ainsi que de la relaxation d’acier. Cette valeur est
à introduire dans le calcul de l’ouvrage.

I. 2. Mise en oeuvre des câbles et ancrages :

Les cloches d’ancrage et les trompettes avec le frettage sont fixés au coffrage au
moyen de deux vis de la plaque d’about préfabriquée, l’utilisation des plaques d’ancrages
préfabriquées a pour rôle d’assurer la diffusion de la précontrainte. Les pièces sont exécutées
avec un béton de haute qualité. La zone d’ancrage des câbles de précontrainte doit être
spécialement conçue pour que les forces de précontrainte soient transmises à l’ouvrage en
toute sécurité, et pour que les mises en tension puissent se faire facilement.
Les fiches sur les ancrages et celles sur les disposition constructives contiennent les
informations et recommandations valables pour chaque type et notamment : la distance
minimale admissible entre axes des ancrages et entre ces axes et le parement le plus proche,
ainsi que les dégagements à prévoir derrière l’ancrage pour la mise en place du vérin de mise
en tension.
Le tracé du câble doit répondre aux indications du calcul et aux exigences d’une bonne
exécution. Il faut éviter des variations brusques de courbures. Pour le respect de ses limites,
on procède à la fixation de la gaine car il est important de la maintenir sur des supports à
intervalles suffisamment rapprochés pour que le tracé reste régulier malgré les sollicitations
exercées sur la gaine par le bétonnage.

I. 3 Programme de mise en tension des câbles :

Un câble de précontrainte est mis en tension en exerçant, à l’aide d’un vérin une force
donnée, à chaque extrémité (deux ancrages actifs) ou à une seule extrémité seulement (un
ancrage actif et un autre passif). Cette force est généralement choisie égale au maximum
admissible en fonction des prescriptions du fournisseur et de la section d’acier.

ENTP 2007/2008 43
Etude de la précontrainte

L’ordre de mise en tension des câbles fait partie de l’étude. Il doit être mis au point après
vérification des phases provisoires de construction. Une attention particulière sera portée aux
résistances du béton nécessaires, en fonction des sections les plus sollicitées de l’ouvrage et
des zones d’ancrage des câbles. Lors de la mise en tension à 100%, le béton sous les plaques
d’ancrage doit avoir une résistance min de 0,9 fc28,min.

I. 4 Montage de la précontrainte :

En général, les câbles sont mis en place par tirage. Les différentes phases d’exécution sont
les suivantes :
 Pose de gaines.
 Montage des ancrages.
 Mise en place des torons. (Par tirage, par enfilage).
 Pré blocage des ancrages fixés.
 Bétonnage.
 Mise en tension des câbles.
 Coupe des sur longueurs.
 Injection.
 Cachetage des ancrages.
Les torons sont tendus à laide d’un vérin hydraulique actionné par une pompe, le vérin
prend appui sur la plaque d’about ’. Les torons seront tendus jusqu’à ce que la pression
manométrique requise soit atteinte, pour contrôler la force de tension produite, on mesure
l’allongement du câble. Après l’opération de précontrainte, l’intérieur de la gaine doit être
injecté au coulis de ciment dans le but de réaliser aussi l’adhérence entre l’acier et le béton de
même que la protection de l’acier contre la corrosion, l’injection est effectué au moyen des
coiffes d’injection fixées aux ancrages ou de raccords d’injection fixés aux gaines de
raccordement (trompette) après réalisation du cachetage définitif.

I. 5 Injection des câbles :

Pour assurer une meilleure adhérence (acier - béton) et par conséquent une bonne
transmission de contraintes ; Ainsi une protection du câble de précontrainte, ce dernier est
injecté par un coulis de ciment. Cette injection se fait à partir de tubes ou évents dont la
position est choisie en fonction de la géométrie et de la longueur du câble. Dans le cas
courant, il y a un évent à chaque ancrage et à chaque point haut du câble, ces derniers ayant
aussi pour fonction de permettre l’évacuation de l’air repoussée par le coulis d’injection.

La recette d’un coulis de ciment : 25 kg de ciment + 6 kg de sable 0/2 mm (tamisé) + 12 litre


d’eau+ Plastifiant (750g intra plat de Sika).

Les câbles sont lavés et soufflés à l’air comprimé pour :


 Laver la gaine, débarrasser éventuellement les fils de l’huile souvent employée pour
diminuer les frottements.
 Mouiller la gaine et les fils pour éviter le bourrage du mortier d’injection et faciliter
son écoulement à l’avancement.
 Vérifier qu’aucun obstacle ne rend difficile l’injection du coulis.

ENTP 2007/2008 44
Etude de la précontrainte

I. 6 Calcul du nombre de câbles :

NB : Les caractéristiques géométriques prises en compte sont celles de la poutre avec hourdis
à mi travée :
Section nette : B = 8415.1 cm2
V’ = S/Δ / B= 117.33 cm
V = h - V = 57.67 cm
IGN=I/Δ – B x V2 = 24 624 587.38 cm4.
ρ= IG / (V x V' x B) = 0,43.
Données : d’ = Ht - 0,9 Ht = 1,5 - 0,9 x 1,5= 0,15 m.
fpeg : Contrainte limite conventionnelle d’élasticité = 1600 Mpa.
fprg : Contrainte maximale de rupture garantie = 1800 Mpa.
MMAX = 541,45
MMIN = 378,10 t.m.

 Aciers de précontrainte
Câbles 12 T 15 classe 1860 TBR type Freyssinet

fprg = 1860 Mpa

fpeg = 1600 Mpa

Ap = 139 x 12 = 1668 mm²

 int gaine  81mm

 Dimensionnement :

PI = ΔM / ρ h = 5,41- 3,781/ 0,43x 1,75 = 2.16MN


PII = MMAX / (ρv + v’ – d’) = 5.41 /(0,42x0,5998 + 1,1502-0,15)=4.32 MN.
PII > PI : alors notre section est sur critique, le fuseau de passage du câble à une de ses
frontière qui coupe la zone d’enrobage, donc l’effort de précontrainte économique P I n’est
plus suffisant.
La précontrainte doit reprendre 100 % du poids propre donc :
PMIN = sup (PI , PII) = 432 t.
P0 = min ( 0.8 fprg Ap, 0.9fpeg Ap) = 240.2t.
NB : Estimation des pertes à 25%.
N = PMIN / 0.75 P0 = 2.4. Alors, on prend 3 câbles de 12T15

I. 7 Détermination du nombre de câbles à l’about :

NB : les Caractéristiques géométriques à prendre en compte sont celles de la poutre seule à mi
travée:
d’ = 0,15m. h =1,5m. e0 = -0,6917m.
Section nette : B = 4852,6 cm2
V’ = S/Δ / B=84,17cm.
V = h- V =65,83cm
IGN=I/Δ – B x V2 = 8920797,84cm4.
ρ= IG /(V x V' x B) = 0,33.
ρ= 33 %.

ENTP 2007/2008 45
Etude de la précontrainte

σsup = MMIN V/ IGN + P ( 1/Bn + e0 V/ IGN)  -1,5 ft28


σinf = MMIN (V’)/ IGN + P ( 1/Bn + e0 (V’)/ IGN)  0,6 fc28.
σsup = 29,59+ P (-3,04)  -4,05 et σinf = -33,96 + P (3,79)  21.
Alors : P  1106,57 t et P  645.55t.
Donc : P = 645.55t et P0 = 240.2t.
N = P/ P0 = 2.93  3 câbles de 12T15.

I. 8 Vérification des contraintes normales :

σ = MP.V/ IGN + N/Bn + Mg.V/ IGN  σmax.


Telles que :
 σ : contrainte supérieure (σsup) ou contrainte inférieure (σinf) selon V et V’.
 F : force de précontrainte (F = P0 x pertes en % x mise en tension %).
 MP : moment dû à la précontrainte (M = F x le nombre de câbles considérés x e).
 N : effort de la précontrainte (N = nombres de câbles x F).
 Mg : moment dû au poids propre.
 σmax : contraintes maximale.

La vérification se fait selon les cinq étapes suivantes :

Première étape :

NB :Les caractéristiques géométriques à prendre sont la section à mi travée de la poutre seule.


 Après le septième jour, la mise en tension est 50 %.
 Les pertes considérées sont de 10 %.
fc7 = 0,685 fc28 log (7+1) = 21.65 Mpa = 216.5 bars.
 σmax. = 129,9bars (σmax.= 0,6 fcj) en construction.

Deuxième étape :

 La mise en tension des câbles est de 100 % à 28 jours.


 Les pertes considérées sont de 20 %.
 fcj = 35 MPa = 350 bars.
 σmax = 210 bars.

Troisième étape :

On pose les poutres sur leurs appuis définitifs et on coule l’hourdis sur place. Les efforts
considérés dans cette phase :
 Efforts dus à la deuxième phase.
 Poids propre de l’hourdis coulé sur place.
Vu que l’hourdis n’est pas assez résistant dans cette phase, la section résistante reste
celle de la poutre seule.

Quatrième étape :

Tablier à vide (poutres + superstructures).


 La mise en tension du troisième câble est faite à 100 %.
 Les pertes considérées sont de 25 %.

ENTP 2007/2008 46
Etude de la précontrainte

 fcj = 350 bars.


 σmax = 210 bars. (σmax = 0,6 fcj) en exploitation la combinaison quasi permanente.

Cinquième étape :

L’ouvrage est en service.


 Mise en tension est déjà faite à 100 %.
 Les pertes considérées sont de 25 %.
 fcj = 350 bars.
 σmax = 210 bars. (σmax = 0,6 fcj) en exploitation la combinaison est fréquente.

Vérification : l’objectif principal sur le chantier est de mettre tous les câbles à l’about.

Première étape : (Mise en tension à 50%).

 Contraintes dues au moment de la précontrainte :


F1 = F2 = F3 = 240,2 x 0,5 x 0,9 = 108,1 t.
M = N x F x e0 = 3 x 108,1 x -0,6917 = - 224,32 t.m
σsup = M x V / In = -224,32 x 0, 6583/ 0,095= -1554,42t/m2
σinf = M x V’ / In = 224,32x 0,8417/ 0,095= 1987,47t/m2

 Contraintes dues à la précontrainte :


N = 3 x 108,1 = 324,3 t.
σsup = N / Bn = 324,3 / 0,4852 =668,38 t/m².
σinf = N / Bn = 324,3 / 0,4852 = 668,38 t/m².

 Contraintes dues au poids propre de la poutre :


Moment dû au poids propre de la poutre Mg = 188,95t.m
σsup = MV / In = 188,95x 0, 6583/0,095=1309,32t/m2
σinf = MV’ / In = -188,95x0,8417/ 0,095= -1674,09t/m2
 Contrainte totale :
σsup = -1554,42+ 668,38 +1309,32) 10-1 = 42,32 bars<129,9bars Vérifiée.
σinf = (1987,47+ 668,38 -1674,09) 10-1 = 98,17 bars<129,9bars Vérifiée.

Deuxième étape : (Mise en tension à 100%).

 Contraintes dues au moment de la précontrainte :


F1 = F2 = F3 = 240,2x 0,8x1=192,16t/m
M = N x F x e0 = 3 x 192,16x -0,6917= - 398,75t/m
σsup = M x V / In = - 398,75x 0, 6583/0,095= -2763,12t/m
σinf = M x V’ / In = 398,75x 0,8417/ 0,095= 3532,92t/m

 Contraintes dues à la précontrainte :


N = 3 x 192,16= 576,48t/m
σsup = N / Bn = 576,48/ 0,48=1201 t/m².
σinf = N / Bn = 576,48/ 0,48 =1201 t/m².

 Contraintes dues au poids propre de la poutre :

ENTP 2007/2008 47
Etude de la précontrainte

Moment dû au poids propre de la poutre Mg = 188.95t/m


σsup = MV / In = 188.95x0, 6583/ 0,095= 1309,32t/m2
σinf = MV’ / In = 188.95 x 0,8417/ 0,095= -1674,09t/m2

 Contrainte totale :

σsup = (-2763,12 + 1201+ 1309,32) 10-1 = 229< 210 bars. Non Vérifiée.
σinf = (3532,92+1201-1674,09) 10-1 = 287,9 < 210 bars. Non vérifiée.

NB : Puisque les trois câbles ne peuvent pas se loger à l’about alors, on positionne deux
câbles à l’about de la poutre et le troisième à son extrados. On refait le calcul selon les étapes
précédentes tout on adoptant la nouvelle disposition des câbles.

Désignation Etape 1 Etape 2 Etape 3 Etape 4 Etape 5


F (t) 108,1 192,16 192,16 180.15
180.15
Mp (t.m) -224,32 -398,75 -398,75 -552.88 -552.88
N (t) 324,3 576,48 576,48 540.45 540.45
Mg (t.m) 188,95 188.95 311,97 311,97 541.45
v(m) 0, 6583 0, 6583 0, 6583 0,57 0,57
v'(m) 0,8417 0,8417 0,8417 1,173 1,173
eo(m) -0,6917 -0,6917 -0,6917 -1.023 -1.023
In (m4) 0,095 0,095 0,095 0.2216 0.2216
Bn (m2) 0,48 0,48 0,48 0,84 0,84
σsup(bars) 42,32 229 59,96 2,37 61.3
σinf(bars) 98,17 287,9 196,98 191,8 70,38
σmax(bars) 129,9 210,00 210,00 210,00 210,00
vérification) Vérifiée Non Vérifiée Vérifiée Vérifiée Vérifiée

I. 9 Disposition des câbles :

On opte pour la théorie simplifiée qui exige deux conditions :


 La précontrainte P(x) est admise constante sur le tronçon considéré P(x) = P 0=
constante.
 L’inclinaison α(x) des câbles de précontrainte par rapport à l’axe x (parallèle à l’axe
longitudinal) est faible.
 Le tracé d’un câble de précontraint non rectiligne peut être assimilé à une parabole du
deuxième degré dont l’équation et ses dérivées sont :

Y = A X² + B X + C. L/2 L/2
Y’ = 2 A X +B.
Y’’ = 2 A. f

A = 4 f / l² f
B= 4 f / l
Disposition du câble

I. 9-1 Tracé des câbles 1 et 2 sortant de l’about :

ENTP 2007/2008 48
Etude de la précontrainte

A2
Yg = 0,844m
On fixe : B = 0.6 m.
Yg = (A1 + 0.6 + A1) / 2 = 0,844
h B
A1 = 0,544m
A2 = 1,5– (0,544+0.6)=0,356m

A1
d’
Section d’about

 Tracé du câble n° 1:

Y = A X² + B X + C.
1) X = 0 => Y1 = C1 = 0,844– 0,30 = 0,544m
2) X = 16,7 => Y1 = 0,16 = A1 (16,7)² + B1 (16,7) + 0,544
3) X = 16,7 => Y1’ = 2 A1 (16,7) + B1 = 0 => A1 = - B1 / 16,7 x 2.
En remplaçant A1 dans l’équation (2) on a : - 16,7 B1 / 2 + B1 (16,7) = -0,384 B1=0.046
A1 = 1.3810-3. Donc : Y1 = 1,38 10-3 X²- 0, 046 X + 0,544
Les abscisses et les angles en tout points du câble sont regroupés dans le tableau suivant :

Xi Yi α (rad) α° cos α
0 0.544 -0.047 -2.693 -0.90
0.5 0.521345 -0.04559 -2.612 -0.86
2 0.45752 -0.04136 -2.370 -0.72
4 0.38208 -0.03572 -2.047 -0.46
6 0.31768 -0.03008 -1.723 -0.15
8 0.26432 -0.02444 -1.400 0.17
8.35 0.2561171 -0.023453 -1.344 0.23
10 0.222 -0.0188 -1.077 0.47
12 0.19072 -0.01316 -0.754 0.73
14 0.17048 -0.00752 -0.431 0.91
16 0.16128 -0.00188 -0.108 0.99
16.7 0.1606682 9.4E-05 0.005 1.00

 Tracé du câble n° 2:

Y = A X² + B X + C.
1) X = 0 => Y2 = C2 = 0,844+ 0,30 = 1,144m.
2) X = 16,7 => Y2 = 0,16 = A2 (16,7)² + B2 (16,7) + 1,144
3) X = 16,7 => Y2’ = 2 A2 (16,7) + B2 = 0 => A2 = - B2 / 16,7 x 2.
En remplaçant A2 dans l’équation (2) on a :
- 16,7 B2 / 2 + B2 (16,7) = -0.984 => B2 = -0,1178443. D’où : A2 = 3,52827 10-3.
Y2 = 3,52827 10-3X² -0,1178443X + 1,144

ENTP 2007/2008 49
Etude de la précontrainte

Les abscisses et les angles en tout points du câble sont regroupés dans le tableau suivant :

Xi Yi α (rad) α° cos α
0 1.14400 -0.1178 -6.749 0.89
0.5 1.08596 -0.114272 -6.547 0.97
2 0.92242 -0.103688 -5.941 0.94
4 0.72908 -0.089576 -5.132 0.41
6 0.56395 -0.075464 -4.324 -0.38
8 0.42705 -0.061352 -3.515 -0.93
8.35 0.40600 -0.058882 -3.374 -0.97
10 0.31838 -0.04724 -2.707 -0.91
12 0.23794 -0.033128 -1.898 -0.32
14 0.18572 -0.019016 -1.090 0.46
16 0.16173 -0.004904 -0.281 0.96
16.7 0.16000 3.52E-05 0.002 1.00

I. 9-2 Tracé du câble n° 3 sortant de l’extrados :

Pour la mise en place du vérin, le câble à l’extrados a une inclinaison de α = 25°


(standard), le câble présente une partie courbe parabolique de 20,4m et une autre
intermédiaire rectiligne d’une longueur de 2m.
Y = A X² + B X + C
1) X = 0 => Y3 = C3 = 1,5 - 0,16 = 1,34 m.
2) X = 10,7 => Y3 = 0,16 = A3 (10,7)² + B3 (10,7) + 1,34.
3) X = 10,7 => Y3’ = 2 A3 (10,7) + B3 = 0 => A3 = - B3 / 10,7 x 2.
4) 10,7 < X < 11,7 => Y3 = constant.
En remplaçant A3 dans l’équation (2) on a :
- 10,7 B3 / 2 + B3 (10,7) = -1,18=> B3 = -0,22. D’où : A3 = 10,30 10-3.
Y3 = 10,30 10-3 X² - 0,22 X + 1,34.
Les abscisses et les angles en tout points du câble sont regroupés dans le tableau suivant :

Xi Yi α (rad) α° cos α
0 1.34000 -0.22 -12.605 1.00

ENTP 2007/2008 50
Etude de la précontrainte

1 1.12974 -0.217924 -12.486 1.00


2 0.94008 -0.215848 -12.367 0.98
4 0.62256 -0.211696 -12.129 0.91
6 0.38744 -0.207544 -11.891 0.78
8 0.23472 -0.203392 -11.654 0.61
9 0.18926 -0.201316 -11.535 0.51
9.2 0.18264 -0.200901 -11.511 0.49
10.7 0.15926 -0.197787 -11.332 0.33
11.7 0.16942 -0.195711 -11.213 0.22

NB : la trajectoire des trois câbles de précontrainte est visualisée dans le schéma suivant.

CABLE N°30,16m

CABLE N°2

CABLE N°1
Yi(m)

vue en plan
du cablage.

I. 10 Vérification des contraintes :


I. 10-1 Vérification des contraintes à la section X =5 m pour les trois câbles :

N° du câble Yi (cm) e (cm) α° cos α

ENTP 2007/2008 51
Etude de la précontrainte

1 34.85 -77.72 3.98 0,997


2 64.29 -48.28 7.32 0.991
3 134 21.43 15.00 0.9659

a) Ouvrages à vide :

 Contraintes dues au moment de la précontrainte :


M = F x (e1 cos α1 + e2 cos α2 + e3 cos α3 ) avec F = 180.15 t
M = -188.49 t.
σsup = M x V / In = -188,49 x 0,64 / 0,24 = -502.64t/m².
σinf = M x V’ / In = 188,49 x 1,12 / 0,24 = 879.62 t/m².

 Contraintes dues à la précontrainte :


N = F x (cos α1 + cos α2 + cos α3 ) = 532.14t.
σsup = N / Bn = 532.14/0,98 =543 t/m².
σinf = N / Bn = 532.14/0,98 = 543 t/m².

 Contraintes dues au poids propre de la poutre :


Mmin =192.1t.m (l’ouvrage à vide).
σsup = MV / In = 192.1x 0,64 / 0,24 = 512.26 t/m²
σinf = MV’ / In = 192.1x(-1,12) / 0,24 = - 896,46t/m²

 Contrainte totale :
σsup = (-502.64 +543+512.26) 10-1 = 55.26 < 210 bars. Vérifiée.
σinf = (879.62 +543- 896,46) 10-1 = 52.61 < 210 bars. Vérifiée.

b) Ouvrages en service :

 Contraintes dues au moment de la précontrainte :


M = F x ( e1 cos α1 + e2 cos α2 + e3 cos α3 ) avec F = 180.15t
M = - 188.49 t.
σsup = M x V / In = -188.49 x 0,64 / 0,24 = -502.64 t/m².
σinf = M x V’ / In = 188.49 x(- 1,12) / 0,24 = 879.62t/m².

 Contraintes dues à la précontrainte :


N = F x (cos α1 + cos α2 + cos α3 ) = 532.14t.
σsup = N / Bn = 532.14 /0,98 =543 t/m².
σinf = N / Bn = 532.14/0,98 = 543 t/m².

 Contraintes dues au poids propre de la poutre :


Mmax = 361.m (l’ouvrage en service).
σsup = MV / In = 361x 0,64/ 0,24 = 962,66 t/m²
σinf = MV’ / In = -361x 1,12 / 0,24 = - 1684,66t/m²
Contrainte totale :
σsup = (-502.64 +543+962,66) 10-1 = 100,3 < 175 bars. Vérifiée.
σinf = (879.62+543- 1684,66) 10-1 = -26,20 < 210 bars. Vérifiée.

I. 10-2 Vérification des contraintes à la section X = 0,5 L pour les trois câbles :

N° du câble Yi (cm) e (cm) α° cos α


1 16 -101,33 0 1

ENTP 2007/2008 52
Etude de la précontrainte

2 16 -101,33 0 1
3 16 -101,33 0 1

a) Ouvrages à vide :

 Contraintes dues au moment de la précontrainte :


M = F x (e1 cos α1 + e2 cos α2 + e3 cos α3 ) avec F = 180.15 t
M = - 547,63 t.
σsup = M x V / In = - 547,63 x 0,57 / 0,22 = -1418,85 t/m².
σinf = M x V’ / In = 505,75 x 1,17 / 0,22 = 2912,39 t/m².

 Contraintes dues à la précontrainte :


N = F x (cos α1 + cos α2 + cos α3) = 540.45t.
σsup = N / Bn = 540.45/0,84 =643,39 t/m².
σinf = N / Bn = 540.45/0,84 = 643,39 t/m².

 Contraintes dues au poids propre de la poutre


Mmin = 378,06 t.m (l’ouvrage à vide).
σsup = MV / In =378,06 x 0,57 / 0,22 = 979,52 t/m²
σinf = MV’ / In =378,06 x 1,17/ 0,22 = -2010,59/m²

 Contrainte totale :
σsup = (-1418,85 +643,39 +979,52) 10-1 = 20,40< 175 bars. Vérifiée.
σinf = (2912,39 +643,39 -2010,59) 10-1 = 154,52 < 175 bars. Vérifiée.

b) Ouvrages en service :

 Contraintes dues au moment de la précontrainte :


M = F x ( e1 cos α1 + e2 cos α2 + e3 cos α3 ). avec F = 180.15 t.
M = - 547,63 t.
σsup = M x V / In = - 547,63 x 0,57 / 0,22 = -1418,85 t/m².
σinf = M x V’ / In = 547,63 x 1,17 / 0,22 = 2912,39 /m².

 Contraintes dues à la précontrainte :


N = F x (cos α1 + cos α2 + cos α3) = 540.45t.
σsup = N / Bn = 540.45/0,84 =643,39 t/m².
σinf = N / Bn =540.45/0,84 = 643,39 t/m².

 Contraintes dues au poids propre de la poutre


Mmin = 728,23 t.m (l’ouvrage en service).
σsup = MV / In =541.45x 0,57 / 0,22 = 1402.84 t/m²
σinf = MV’ / In =541.45 x 1,17 / 0,22 = -2879.53/m²

 Contrainte totale :
σsup = (-1418,85 +643,39 +1402.84) 10-1 = 62.74< 175 bars. Vérifiée.
σinf = (2912,39 +643,39 -2879.53) 10-1 = -67.62 < 175 bars. Vérifiée.
II. Caractéristiques géométriques des sections :

 X = 0,00L :
Section sans hourdis : Position du C.D.G : y =∑ yj / j =84.40 cm.

ENTP 2007/2008 53
Etude de la précontrainte

Désignation B(cm2) y (cm) SΔ(cm3) I0(cm4) IΔ(cm4)


Section brute 6649 561206 62838104.83
Gaines 103,06 84.40 8698,26 3421,40719 737554.88
Section nette 6545.94 552507.74 62100549.94

V’ = S/Δ / B=84.40cm.
V = h- V =65.6 cm
IGN=I/Δ – B x V’2 = 15471462.78 cm4
i = IGN / B = 48.60
ρ= IG /(V x V' x B) = 0.426= 51 %.

Section avec hourdis :

Désignation B(cm2) y (cm) SΔ(cm3) I0(cm4) IΔ(cm4)


Section brute 10399 1170581 168892792.33
Gaines 103,06 84.40 8698,26 3421,40719 737554.88
Section nette 10295.94 1161882.74 168155237.4

V’ = S/Δ / B=112,84cm.
V = h- V =62,16 cm
IGN=I/Δ – B x V’2 = 37038360,11 cm4.
i = IGN / B = 59.9.
ρ= IG /(V x V' x B) = 0,51 = 51 %.

 X = 0,25L :
Section sans hourdis :

Désignation B(cm2) y (cm) SΔ(cm3) I0(cm4) IΔ(cm4)


Section brute 5108 429917.2 50018474.0
Gaines 154,51 47,93 3481,3668 633,593925 176943,1626
Section nette 4953,49 426435,833 49841530,84

V’ = S/Δ / B=86.08cm.
V = h- V =63.9cm
IGN=I/Δ – B x V’2 =13130541.2cm4.
i = IGN / B = 51.48
ρ= IG /(V x V' x B) = 0.48= 48 %.

Section avec hourdis :

Désignation B(cm2) y (cm) SΔ(cm3) I0(cm4) IΔ(cm4)


Section brute 8858 1039292.2 156073161.5
Gaines 154,51 47,93 5219,3478 633,593925 176943,1626
Section nette 8703,49 1034072,852 155896218,3
V’ = S/Δ / B=118,81 cm.
V = h- V =56,188 cm
IGN=I/Δ – B x V’2 =33036691,5 cm4.
i = IGN / B = 61.6
ρ= IG /(V x V' x B) = 0.56 = 56 %.

ENTP 2007/2008 54
Etude de la précontrainte

 X = 0,50L :
Section sans hourdis :

Désignation B(cm2) y (cm) SΔ(cm3) I0(cm4) IΔ(cm4)


Section brute 5108 429917.2 50018474.0
Gaines 154,51 16 3481,3668 633,593925 40188,15393
Section nette 4953,49 426435,833 49978285,85

V’ = S/Δ / B=86.08cm.
V = h- V =63.9cm
IGN=I/Δ – B x V’2 =13267296.3cm4.
i = IGN / B = 51.7
ρ= IG /(V x V' x B) = 0.48 = 48 %.

Section avec Hourdis :

Désignation B(cm2) y (cm) SΔ(cm3) I0(cm4) IΔ(cm4)


Section brute 8858 1039292.2 156073161.5
Gaines 154,51 16 5219,3478 633,593925 40188,15392
Section nette 8703,49 1034072,852 156032973,3

V’ = S/Δ / B=118,81cm.
V = h- V =56,188cm
IGN=I/Δ – B x V’2 = 33173446.5cm4.
i = IGN / B = 61.73
ρ= IG /(V x V' x B) = 0.57 = 57 %.

III.Calcul des pertes :

De façon générale, on désigne sous le nom de perte de précontrainte toute différence entre
la force exerce par le vérin lors de sa mise en tension, et la force (inférieure) qui s'exerce en
un point donné d'une armature à une date donnée. Le calcul des valeurs initiales et finales de
la force précontrainte exige donc une évolution précise des pertes de précontrainte, pour cette
évaluation, les pertes doivent être rangé en deux catégories :

1- Les pertes instantanées :


 Pertes dues au frottement.
 Pertes dues au recul à l'ancrage.
 Pertes dues au raccourcissement instantané du béton.
2- Les pertes différées :
 Pertes dues au retrait du béton.
 Pertes dues au fluage.
 Pertes dues à la relaxation des aciers.
III.1 Pertes instantanées :

a) Pertes dues au frottement du câble sur la gaine:

Δσf = σp0 (1− e( -fα – φl


).

ENTP 2007/2008 55
Etude de la précontrainte

α: L’angle de relevage du câble en rad.


l : Longueur en courbe des câbles.
f : Coefficient de frottement du câble dans les courbes, tel que f = 0,2/rad. (ALGA).
φ: Perte relative de tension par mètre, telle que φ = 0,002/m. (ALGA).
σp0 : Contrainte de tension à l’encrage σp0 = 144000 t/m2.
l : la longueur du câble calculée à l’aide du logiciel AUTOCAD.
Section N° câble l (m)  (rad) fα+ φl Δσf (t/m2) Δσf moy(t/ m2)
01 8,3554 0.047 0.0261108 3711.29195 4701.45114
0,25l 02 8,3837 0.1178 0.0403274 5691.61034
03 3,4079 0.22 0.0508158 7134.66317 7134.66317
01 16,7059 0.047 0.0428118 6034.79722 7009.12837
0,5l 02 16,7384 0.1178 0.0570368 7983.45951
03 11,7856 0.22 0.0675712 9408.79147 9408.79147

b) Pertes dues au recul à l'ancrage :

g  Ea
X
  
 P0  f    
 L 
Avec :  g : l’intensité du recul d’ancrage = 6 mm. D’après ALGA.
EA : module d’élasticité de l’acier = 2 107 t/m2.
L : longueur du câble.

N° Câble L (m) f(α/l) X (m)


α(rad)

1 33.4118 0.047 0.00228134 19.1123718
2 33.4768 0.1178 0.00270377 17.5559537
3 23.5712 0.22 0.00386668 14.6804711

NB : X1,2,3 > L/2, il faut tendre les câbles par un seul coté car on obtient des tensions plus
élevées.
 Calcul des pertes dues au recul d’ancrage :

 recul  2p 0 ( f  )x
L
Pour le calcul des pertes aux différentes sections nous utilisons le théorème de «Thalès »
appliqué au diagramme des tentions :
X
 recul   recul (1  i ).
X
N° Câble f(α/l X (m) Δσrecul à 0 L Δσrecul à 0.25L Δσrecul à 0.50L
)+φ
1 0.00228134 19.1123718 12557.3112 7071.1502 1584.98922
2 0.00270377 17.5559537 13670.576 7168.54762 666.51919
3 0.00386668 14.6804711 0 12617.6717 3319.06818

ENTP 2007/2008 56
Etude de la précontrainte

 Valeurs moyennes des pertes par câble :

Désignation Δσrecul à 0.00L Δσrecul à 0.25L Δσrecul à 0.50L


Câble à l’about 13113.9436 7119.84891 1125.754205
Câble à l’extrados 0 12617.6717 3319.06818

c) Pertes dues au raccourcissement instantané du béton :


Ea
 a   'bj
2 Ei
σ’bj : contrainte parabole du béton.
Ea : module d’élasticité de l’acier = 2 107 t/m2.
Ei : module de déformation longitudinale instantanée du béton.

c. 1Pertes dues à la mise en tension de la première série de câbles (deux câbles de


l’about) :
NB : La section considérée est la section de la poutre seule.
A 7 jours : σj = 2324,47 t/m².
Ei = 3,14 106 t/m². Δσ = 3,184 σ’bj.
7
Ea = 2 10 t/m²..

A 28 jours : σ28 = 3500 t/m².


Ei = 3,6 106 t/m². Δσ = 2,777 σ’bj.
Ea = 2 107 t/m².
P Pe 2 M P e
 'bj    . Avec P = N AP (Δσp0 – Δσfrott).
B I I
Section 0,00L 0.25L 0.5L
Désignation
P(kg) 480384 464699,959 457001,548
I(cm4) 18 677 552.26 14756428,87 14893183,79
B(cm2) 6545.94 4953,49 4953,49
e (cm) 0 -38.15 -70,08
Mp(kg.cm) à 7j 0 15060000 18895000
σ'bij (t/m2) 733.865572 987.13224 1552.13903
Δσ à 7j (t/m2) 233.662798 314.302905 494.201067
Δσ à 28j (t/m2) 203.794469 274.126623 431.029009

c) 2. Pertes dues à la mise en tension du 3ème câble à l’extrados :

ENTP 2007/2008 57
Etude de la précontrainte

La section à considérer dans ce cas est la section de la poutre + hourdis. Le


raccourcissement du béton provoque simultanément des pertes dans la 1ère et la 2ème série de
câbles.
2 2
P Pe M e P Pe M
La contrainte σ'bij est donnée par:  'bj  1  2 1  P 1  2  2 2  D
Bp Ip IP Bt It It
P1 = 2 x 16,68 (144000 – Δσfr - Δσrec – Δσrac).
P2 = 1 x 16,68 (144000 - Δσfr).
Bp : Section de la poutre seule.
Bt : Section de la poutre + hourdis.
Ip : Inertie de la poutre seule.
It : Inertie de la poutre + l’hourdis.
Md : moment de l’hourdis.
Mp : moment de la poutre seule.
P1 = 2 x 16,68 x (144000 – Δσfrot - Δσrecul - Δσracr ). En kg.
P2 = 1 x 16,68 x (144000 - Δσfrot). En kg.

Section
0,00L 0.25L 0.5L
Désignation
Δσfrot (kg/cm2) 0 470,145 700,912
Δσrecul (kg/cm2) 1308,16 697,01 89,78
Δσracr (kg/cm2) 1311,394 711,984 112,575
P1 (kg) 392995.679 417695.92 450251.013
P2 (kg) 196497.839 208847.96 225125.506
Bp (cm2) 6545.94 4953,49 4953,49
Bt (cm2) 10295.94 8703,49 8703,49
e1 (cm) 0 -38.15 -70.08
e2 (cm) 0 -70.88 -102.81
Ip (cm4) 15471462.78 13130541.2 13267296.3
It (cm4) 37038360,11 33039354,03 33173446.5
Mp(kg.cm) 0 15060000 18895000
Md(kg.cm) 0 9804726.563 12301875
σ'bij (t/m2) 791,2153 880.095184 1006.61809
Δσa (t/m2) 2197.2050 2197.20507 244.402433

d) Tableau récapitulatif des pertes instantanées (t/m2) :

Désignation Section frottement recul raccourcissement totale


0.00L 0 13113.9436 203.7944 13317.738
Câbles de
l’about
0.25L 4701.45114 7119.84891 274.126623 12095.427
0.50L 7009.12837 1125.754205 431.029009 8565.9116
0.00L 0 0 2197.2050 2197.205
Câble de
0.25L 7134.66317 12617.6717 2197.20507 21949.54
l’extrados
0.50L 9408.79147 3319.06818 244.402433 12972.262

III- 2.Pertes différées :

ENTP 2007/2008 58
Etude de la précontrainte

a) Pertes dues au retrait du béton :

La perte finale due au retrait du béton est donnée par :Δσ = εr (1 − r( j )) EP.
εr = 0,0003 étant le retrait total du béton.
j : l’age du béton au moment de sa mise en précontrainte.
r(t) : fonction traduisant l’évolution du retrait en fonction du temps.
r(t) = t / t + 9 r(m). Avec r (m) = Bn / p.
Bn : la section nette.
p : le périmètre de la section.

 Pour les deux câbles à l’about :


Bn =6545.94 cm², p = 507,1932cm.
A 7 jours : r (t) = 7 / (7 + 9 (6545.94/ 507,1932))
r (t) =0.0568. Alors: Δσ = 0,0003 (1- 0,0568) 2 107. Donc : Δσ = 5659,2 t / m².
A 28 jours : r (t) = 28 / (28 + 9 (6545.94/ 507,1932))
r (t) = 0.1942. Alors : Δσ = 0,0003 (1- 0,1942) 2 107. Donc : Δσ = 4834.8 t / m².

 Pour le câble à l’extrados :


Bn = 4953,49. p = 529.4574cm.
A 28 jours : r (t) = 28 / (28 + 9 (4953,49/529.4574)).
r (t) =0.249 Alors : Δσ = 0,0003 (1- 0,249) 2 107. Donc : Δσ = 4506 t / m².

b) Pertes dues au fluage :

Δ σfl = ( σb + σm ) Ep / EIJ.
σb : la contrainte finale du béton
σm : la contrainte maximale supportée par le béton dans la section considérée au niveau du
centre de gravité des armatures de précontrainte.

 Pertes de câbles à l’about :

Sachant que les câbles sont tirée à 7 jours : σb + σm = σ’bj x Kfl.


Kfl : coefficient de fluage.
Kfl. = (Ei – Ev) / Ev = 3 (Ei – Ev) / Ev = 2. (BAEL 91).
Après 7 jours on a une dissipation de 15 % du fluage du béton donc : Kfl= 1,7.
Δσfl = [1,7 x 2 106 / 21000 (350)1/2] σ’bj = 8,654 σ’bj.
Désignation 0,00L 0,25L 0,50L
Pertes dues au fluage (t/m2) 6350.872 8495.914 12837.436

 Pertes du câble à l’extrados :

Après 60 jours, on a une dissipation de 50 % du fluage donc : Kfl = 1.


Δσfl = 1x 2 106 / 21000 (350)1/2 = 5,09 σ’bj.
Désignation 0,00L 0,25L 0,50L
Pertes dues au fluage (t/m2) 4027.2858 6208.568 8785.778

c) Pertes dues a la relaxation des aciers :

Δσ = (6/100) ρ1000 [( σpi(x) / fprg) - µ0] σpi(x).

ENTP 2007/2008 59
Etude de la précontrainte

μ0 coefficient égale à : 0,30 pour les armatures à relaxation normale.


0,43 pour les armatures à très basse relaxation.
0,35 pour les autres armatures.
σi = 144000 t/m² et μ0 = 0,43.
σi = σp0 - Δσi. Avec Δσi : la contrainte totale instantanée.
En géneral : ρ1000 =2.5% pour les aciers TBR
ρ1000 =8% pour les aciers RN

 Câbles sortant à l’about :

Désignation 0,00L 0,25L 0,50L


Δσp0 ( t/m2) 144000 144000 144000
Δσi ( t/m2) 13317.738 12095.427 8565.9116
σi ( t/m2) 130682.262 131904.573 135434.088
Δσreel ( t/m2) 5802.53877 5991.16869 6549.828151
 Câbles à l’extrados :

Désignation 0,00L 0,25L 0,50L


Δσp0 ( t/m2) 144000 144000 144000
Δσi ( t/m2) 2197.205 21949.54 12972.262
σi ( t/m2) 141802.795 122050.46 131027.738
Δσreel ( t/m2) 7610.4136 4541.3409 5855.601003

d) Tableau récapitulatif des pertes différées (t/m2) :

Δσd = Δσr + Δσfl + 5/6 Δσp.

 A l’about :

Désignation 0,00L 0,25L 0,50L


Pertes dues au retrait 4834.8 4834.8 4834.8
Pertes dues au fluage 6350.872 849.591 1283.743
Pertes dues à la relaxation 5802.53877 5991.16869 6549.828151
Δσ totale 16988.2108 11675.5597 12668.37115

 A l’extrados:

Désignation 0,00L 0,25L 0,50L


Pertes dues au retrait 4560,00 4 560,00 4 560,00
Pertes dues au fluage 4027.2858 6208.568 8785.778
Pertes dues à la relaxation 7610.4136 4541.3409 5855.601003
Δσ totale 16197.6994 15309.9089 19201.379

III.3 Calcul du pourcentage des pertes totales (instantanées + différées) :

% pertes = Δσ totale / 3 x 144000. En (t/m2).

ENTP 2007/2008 60
Etude de la précontrainte

Désignation 0,00L 0,25L 0,50L


Pertes instantanées 28832.681 46140.394 30104.0852
Pertes différées 50174.121 38661.0283 44538.1213
Pertes totales 79006.802 84801.4223 74642.2065
% pertes 18,28 19.62 17.27

L’estimation des pertes à 25% est vérifie après le calcul, donc le nombre de câbles est bel
et bien vérifie et égale à 3 câbles de 12T15 chacun.

IV. VERIFICATION DES CONTRAINTES NORMALES

Introduction
Durant la réalisation de l’ouvrage, certaine phase provoque des contraintes boucoup plus
importante que celle subit par l’ouvrage en service donc on doit vérifier les contrainte quatre
phase durant lequel se fait la réalisation de l’ouvrage .
Les contraintes admissibles à considérer pour les différentes phases 1,2et 3 sont :
 '  0.55 ' 28 (En compression)
  0.55 j (En traction)
Phase 4 :
 '  0.42 ' 28 (En compression)
 0 (En traction)
Phase I :
Apres coulage de la poutre, on veut que le moule ne soit immobilisé pour longtemps
donc on cherche a décoffrer le plutôt possible, on est limité par la résistance du béton qui est
on fonction du temps.
On propose donc de tirer les 2 câbles a 50% de leur tension finale.
Les efforts sont :
* poids propre de la poutre
* force de précontrainte
1) X=0.5L
Caractéristique géométrique de la poutre
B=4953,49cm2 , V’=86.08cm, V=63.9cm
I=13267296.3cm4, i2=2672.89 cm2
Les pertes instantanées totals:
 i  3010.4085kg / cm 2
Force de précontrainte:
L
N    3  16.6814400  3010.4085  569935.15kg
2
L
P   0,5  569935.15  284967.57kg
2
calcul des contraintes
Mg=188.95 t.m
 Fibre supérieure:
N  eV  M V
 s  1  2   G
B i  I

ENTP 2007/2008 61
Etude de la précontrainte

284967.57  70.08  63.9  63.9  188.95  10 5


s  1  
4953.49  2672.89  13267296.3
 s  52.15kg / cm 2

 Fibre inférieure
N  eV '  M V '
 i  1  2   G
B i  I
189703.125  45.44  83.85  83.85  134.56  10 5
i  1  
5069.28  2756.25  13975162.79
 i  8.41kg / cm 2
2) X=0.25 L
Caractéristique géométrique de poutre.
B=5069.28cm2 ,V’=86.08.,v=63.9cm ,I=13130541.2cm4, i2=2650.2
Les pertes instantanées totales:
 i  4614.039kg / cm 2
Force de précontrainte:
L
N    3  16.6814400  4614.039  489689.48kg
2
 L
P   0,5  489689.48  244844.74kg
2
Calcul des contraintes:
Mg=188.95 t.m
 Fibre supérieure:
N  eV  M GV
s  1  2  
B i  I
244844.74  38.15  63.9  63.9  188.95  10 5
s  1  
4953.49  2650.2  13130541.2
 s  95,91kg / cm 2
 Fibre inférieure

N  eV '  M GV '
i  1  2  
B i  I

244844.74  38.15  86.08  86.08  188.95  10 5


s  1  
4953.49  2650.2  13130541.2
 i  112.05kg / cm 2

3) X=0.00L
Caractéristique géométrique de la poutre

ENTP 2007/2008 62
Etude de la précontrainte

B=6545.94, V’=84.40cm., V=65.6 cm


I=15471462.78cm4, i2=2361.96 cm2
Force de précontrainte:
N (0.00 L)    i cos  i
N (0.00 L)  265156.16
P (0.00 L)  0.3  26516.16  79546.85kg
calcul des contraintes :
79546.85
s  i   12.15kg / cm 2
6545.94
● phase II :
On complète à 100% la mise en tension des (02) câbles en 28 jours qui ont effectué.
Vérification des contraintes :

1) X =0.5L :
pertes instantanées :  i  3010.408kg / cm 2
pertes différées :  d  4453.81kg / cm 2

L
P   3  16.68(14400  3010.408  4453.81)
2
L
P    347066.53kg
2
Calcul des contraintes :

Mg=188.95.m
 Fibre supérieure:

347066.53  70,08  63.9  63.9  188.95  10 5


s   1  
4953.49  2672.89  13267296.3
 s  43.68kg / cm 2

 Fibre inférieure
N  eV '  M V '
 i  1  2   G
B i  I
347066.53  70.08  86.08  86.08  188.95  10 5
s  1  
4953.49  2672.89  13267296.3
=105.6

2) X=0.25L:
L
P    296229.79kg
2
Calcul des contraintes :
Mg=188.95t.m
 Fibre supérieure:

ENTP 2007/2008 63
Etude de la précontrainte

N  eV  M GV
s  1  2  
B i  I
296229.79  38.15  63.9  63.9  188.95  10 5
s  1  
4953.49  2650.2  13130541.2
 s  96.74kg / cm 2

 Fibre inférieure
N  eV '  M GV '
i  1  2  
B i  I
296229.79  38.15  86.08  86.08  188.95  10 5
s  1  
4953.49  2650.2  13130541.2
 i  10.03kg / cm 2
contraintes résultantes:
 s  96.74  95.91  192.65kg / cm 2  0
 i  10.03  112 .05  122.08kg / cm 2  192.5kg / cm 2
3) X=0.00L:
N (0.00 L )  325225.96
Calcul des contraintes :
325225.96
s  i   49.68kg / cm 2
6545.94
contraintes résultantes:
 s   i  12.15  49.68  61.83kg / cm 2  192.5kg / cm 2

● phase III :
on pose les poutres sur leurs appuis définitifs et on coule l’hourdis les efforts à considérer
dans cette phase :
- efforts dus a la 2ème phase.
- Poids propre de l’hourdis coulé à la place.
N.B : vus que l’hourdis n’est pas assez résistant dans cette phase, la section reste celle de
la poutre seule.

Vérification des contraintes :


1) X=0.5L :
Contraintes sous l’effets de l‘hourdis Md= 123,01 t.m.
123.01  63.9  10 5
s   59.24kg / cm 2
13267296.3
 123.01  86.08  10 5
i   79.81kg / cm 2
13267296.3
contraintes résultantes :
 s  43.68  59.24  102.92kg / cm 2 <192.5kg/cm2
 i  105.6  79.81  25.79 kg / cm 2  192.5kg / cm 2

ENTP 2007/2008 64
Etude de la précontrainte

2) X = 0.25L :
Contraintes sous l’effet du l’hourdis Md = 63.075t.m
56.9  63.075  10 5
s   13.94kg / cm 2
25736799.64
 63.075  113 .09  10 5
i   27.71kg / cm 2
25736799.64
contraintes résultantes :
 s  96.64  13.94  110 .58kg / cm 2 > 0
 i  10.03  27.71  17.68kg / cm 2  192.5kg / cm 2
● Phase IV : (ouvrage en service)
On complète à 100% la mise en tension des (03) câbles en 60 jours qui ont effectué.
Application de la surcharge la plus défavorable.
 b  0.42 28  147kg / cm 2
1)X=0.5L :
force de précontrainte (on tient compte des pertes totales).
 L
P   3  16.68(14400  7464.22065)
2
L
P   347066.39kg
2
calcul des contraintes :
Mq=541.45 t.m
►Fibre supérieure: ► Fibre inférieure

N  eV  M GV N  eV '  M GV '
s  1  2   i  1  2  
B i  I B i  I
347066.39  74.91  56.18  56.18  541.45  10 5
s  1  
8703.49  3810.59  33173446.5
 s  4.16  91.69  87.53kg / cm 2 <147.5 kg/cm2
 i  83.91  91.69  60.91kg / cm 2

V- Vérification des contraintes tangentielles :

La vérification des contraintes tangentielles s’effectue phase par phase (les phases sont les
mêmes que celles considérées pour la vérification des contraintes normales).La contrainte
tangente au niveau d’une section est donnée par la formule suivante :
V S
 red  red
bn I
Vred : Effort tranchant réduit.
S : Moment statique par rapport à l’axe horizontal passant par le C.D.G de la section situé au
dessus de l’axe neutre, (pour les étapes 1, 2, 3 on prend le moment statique de la poutre seule,
et pour les étapes 4 et 5 on prend celle de la poutre + hourdis).

ENTP 2007/2008 65
Etude de la précontrainte

bn : Epaisseur nette de l’âme (cm).


I : Moment d’inertie de la section considérée (cm4).
Pour la vérification, il convient de calculer la contrainte de résistance du béton.

τ2 ≤ 0,4 ftj (ftj +2 σt /3).

ftj : la résistance de la traction du béton à l’age j.


σt : la contrainte de la précontrainte appliquée.
Vred = TG + TP.
TG = effort trenchant.
TP = % de la mise en tension x Ap x σi (sinα1 + sinα2).
σi = σpo – Δσ . (σpo = 144000 t/m2).

Δσ pertes pour chaque étape :

 A l’about :
Etape 1 : Δσi pertes instantanées à l’about.
Etape 2 : Δσ = Δσi + 30% Δσd ; avec : Δσd pertes différées à l’about.
Etape 3 : Δσ = Δσi + Δσd
Etape 4 : Δσ = Δσi + Δσd
Etape 5 : Δσ = Δσi + Δσd
 A l’extrados :
Etape 1 : Δσi pertes instantanées à l’about.
Etape 2 : Δσ = Δσi + 30% Δσd
Etape 3 : Δσ = Δσi + Δσd
Etape 4 : Δσ = Δσabout + Δσextrados ; avec :(Δσabout = Δσi + Δσd ; Δσextrados=σi extrados).
Etape 5 : Δσ = Δσabout + Δσextrados ; avec :(Δσabout = Δσi + Δσd ; Δσextrados=σi extrados).

Vérification :

 A l’about X = 0,00 L :


bn = 35 – 8,1 = 26,9 cm.

Désignation TG (t) TP Vred τreduit ftj σt τ


Etape1 23.32 -17.93 5.39 16.149 190,00 311.6 173.861
Etape2 23.32 -34.45 -11.13 -33.346 229,10 502.5 227.363
Etape3 38.51 -34.45 4.06 12.164 270,00 502.5 255.616
Etape4 46,49 -31.19 15.3 45.840 270,00 340.3 231.649
Etape5 72,39 -31.19 41.2 123.438 270,00 340.3 231.649
 En travée X = 0,25 L :
bn = 21 – 8,1 = 12.9 cm.

Désignation TG (t) TP Vred τreduit ftj σt τ


Etape1 11.29 0,00 11.29 14.69 190,00 356,28 180.2540
Etape2 11.29 0,00 11.29 14.69 229,10 649,28 246.2954
Etape3 18.65 0,00 18.65 24.27 270,00 649,28 275.5144
Etape4 22.52 -37.43 -14.66 -19.08 270,00 578,18 266.0619
Etape5 38.5 -37.43 1.07 1.4 270,00 578,18 266.0619

VI. Vérification a la rupture :

ENTP 2007/2008 66
Etude de la précontrainte

VI. 1. Sécurité à la rupture en flexion : 1 ,35 MG + 1,5 MQ ≤ MRA.


1,35 MG + 1,5 MQ ≤ MRB.
MRA, MRB sont les moments résistants à la rupture des armatures de précontrainte et du béton.

a) Calcul de MRA.
MRA = 0,9 h x F.
h = 175 – 16 = 159 cm.
F = ω fprg => F = 3 x 16,68x 10-4 x 180000 = 900.72 t.
MRA = 900.72 x 0,9 x 1,59= 1288.93 t.m.

b) Calcul de MRB.

 Pour l’âme :
MRB âme = 0,35 b0 x h² x fc28.
L’épaisseur de l’âme b0 = 26,9 cm.
La hauteur utile h = 159 cm.
fc28 = 35 Mpa.
MRB âme = 0,35 x 0, 269 x 1.59² x 3500 = 833,07 t.m.
 Pour l’hourdis:
On ajoutera au moment de rupture de l’âme, le moment de l’hourdis de largeur totale h et
d’épaisseur h0 (h0 = 16 +25 = 41 cm) constituent la table de compression. Le moment de
rupture de l’hourdis sera évalué en adoptant la valeur minimale des deux résultats suivants :
0,8 (b –b0) (h – h0 / 2) h0 fc28.
MRB hourdis = min
0,35 (b – b0) h² fc28.
0,8 (1,5 –0,269) (1,59– 0,41 / 2) 0,41x 3500.
MRB hourdis = min
0,35 (1,5 – 0,269) 1,59² 3500.
1957,26 t.m.
MRB hourdis = min
3812,31 t.m.

Alors : MRB hourdi = 1957,26 t.m.


Donc : MRB = MRB hourdi + MRB âme =2790,33 t.m.

c) Moment de fissuration :

Le moment de fissuration est le moment qui provoquerait sur la fibre inférieure une
contrainte résultante égale à 2σx (2 x (-27) = -54 kg/cm²).
La contrainte de compression due à la précontrainte étant de 3655 t / m², le moment de
fissuration Mf engendrer la contrainte résultante de (-560 t / m²). Une contrainte élémentaire
de :
3655 + 560 = 4215 t / m².
Mf x v’ / I = 4215 => Mf = 4125 x 33,0366915 / 118.81
Mf = 1147,01 t/m².
Donc : Mf < 1434,67 t.m.. Vérifiée.

ENTP 2007/2008 67
Etude de la précontrainte

d) Sécurité :
 Par rapport au béton :
1,35 MG + 1,5 MQ = 1,35 x 378,10 + 1,5 x 350.13 = 1035.63 t.m.
MRB = 2790,33 t.m 0,7 MRB = 1953.23 t.m.
Donc : 1,35 MG + 1,5 MQ < 0,7MRB. Vérifiée.

 Par rapport aux aciers :


1,35 MG + 1,5 MQ = 1035.63t.m.
MRA = 1288.93 t.m 0,9 MRA = 1160.03 t.m.
Donc : 1,35 MG + 1,5 MQ < 0,9MRA. Vérifiée.
Donc la sécurité par rapport à la flexion est bien assurée.

VI.2. Sécurité à la rupture par l’effort tranchant :

τred : contrainte de cisaillement.


σ : contrainte de compression.
L’effort tranchant maximum due aux surcharges : 1,8 TQ = 1,8 x 27,5 = 49,5 t.
L’effort tranchant réduit sera majoré par : ΔT= (1,8 TQ - TQ) =22 t.
L’effort tranchant réduit majoré : T’R = -31,19 + 22 = -9,19t.
τred = 9,19 x 123.438 / 41.2 = 27.53 t/m².
L’effort de cisaillement produit par les fissurations suivant une direction perpendiculaire à la
direction de la contrainte principale de compression d’après (La croix – Fuentes)
Tg (2γ) = 2 x τred / σ’b. = 2 x 27.53 / 502,5= 0,11.
2γ = Arctg (0,67) = 6.24 => γ = 3.12°.

a) Résistance du béton :
2 red
b  .
sin 2
σb = 2 x 27.53 / sin 6.24 = 505.5 t/m².
σb < 2/3 x 0,85 fc28 / γb = 2/3 x 0,85 x 35 /1,5 = 1,32 Mpa = 1322,2 t/m².
Donc : La condition σb < 2/3 x 0,85 fc28 / γb est vérifiée

b) Résistance des armatures transversales :


Pour l’angle α (qui fait l’étrier à l’axe neutre), on le prend α = π/2.
On choisit les armatures transversales : 2HA8 pour As = 1,01cm2.
AS xf e  f tj 
  red  tg ( ) .
bn xS t x s  3 
St = 30 cm.
γs = 1,15 cm².
bn = 26,9 cm.
τred = 27.53 t/m.
ft28 = 270 t/m².
γ = 3.12°.
AS xf e
= 43,53 t/m2.
bn xS t x s
 f 
 red  tj  xtg    = 24,39 t/m2.
 3 

ENTP 2007/2008 68
Etude de la précontrainte

Donc : 43,53 > 24,39t/m2. Vérifie.

VII. Ferraillage de la poutre :

VII. 1. Armatures longitudinales :

Les armatures transversale et longitudinales seront utilisées en quantités suffisantes pour


tenir compte des sollicitations secondaires.
Avec :
Bt : surface du béton tendu (m²).
NBt: Effort normal dans la partie du béton tendu = surface de la partie du diagramme des
contraintes dans la zone du béton tendu.
ftj : contraintes de traction du béton calculée à partir de fcj .
σBt :valeur absolue de la contrainte maximale de la traction dans la section.
ftj=2.7Mpa : la résultante des efforts de traction
hbt : correspond au lieu ou la contrainte est nulle.
fe = 400 Mpa = 40000 t/m².
Bt N f tj
As   Bt 
1000  Bt fe
 
Dans notre cas : σBt=6,091 MN , Bt= 0.1802 m²
= 0.5Bt*σBt =0.5487 MN
Fe=400 MPa
Donc : As=7,88 cm2
On prendra 4 HA16 avec une section nominale de 8,04 cm².

VII. 2. Armatures de peau : (Article 6.1.31 BPEL 91).

a) Longitudinale:

Pour les armatures de peau on prend 3 cm² / ml de périmètre de section et si A / B > 0,1 %.
Apl = 3 x (1,5 + 0,35) x 2 = 11,1 cm².
Apl / B = 11,1 / 5108 = 0,22%.
Soit 24 HA8 réparties sur le pourtour.

b) Transversales:
2cm2/ml de parement mesuré parallèle à l’axe du CDG et placé sur le pourtour. Le choix se
portera ici sur des cadres, façonnés avec 4 cadres de HA8 /ml.

 Minimum d’armatures transversales :

Ecartement maximal entre les armatures transversales :


St = min (0,8h ; 3b ; 1m)= min (1,2 ; 1,41 ; 1) = 1m.
On prendra ici un écartement de 20 cm au droit des appuis pour attendre 1m au centre.
At  S x( U  0,14 x f cj )
Contrainte  .
br xS t 0,9 xf e
Avec br : largeur réduite au sens du BPEL 91.
γs = 1,15 (BAEL 91).
fc14 = 29,91 Mpa en phase de construction.
fc28 = 35 Mpa en phase d’utilisation.

ENTP 2007/2008 69
Etude de la précontrainte

br = 35 - 8,1 = 26,9cm (8,1cm diamètre de la gaine).


V
u  u
b0 d
τu = 23.32/0,35 x 1,35 = 49,35 t/m2.
 S x( U  0,14 x f cj )
At  br xS t x .
0,9 xf e
At  0,269 x 0,2 x (1,15 x (49,35 – 8,28))/36000) = 0,70 cm2.
On prend des cadres de HA8 pour As = 1,01 cm2.

c) Cadre du talon :

Les cadres du talon sont en continuité avec les armatures transversales de l’âme de poutre
 en  3480kg / cm 2 Et  28  21kg / cm 2
Soit : l’enrobage nécessaire de la section à mi travée de la poutre et on prend c=6 cm on
Doit avoir
Wt  21
 c 28  100  6   100  3,6cm 2 / ml
t  cn 3480
On choisit 4 cadres HA8/ml. On fixe l’espacement St = 15 cm à l’about et à 20cm en travée.

d) Armatures supérieures de la table de compression :

L’aile de la poutre est sollicitée par les efforts suivants :


Le poids propre : q1  17.13 x51,5  2.5  1.00  10 4  0,22t / ml.
Le béton frais hourdis :  25  51.5  2.5  1.00  10 4  0,32t / ml.
Une surcharge de 450 kg/m provoquée par la présence des ouvriers et du matériel de travaux
lors de la construction.
q1  1.2  0.45  0.515  1.00  0,27t / ml
q  q1  q 2  q 3  0.81t / ml

L’aile de la poutre est donc supposée comme une console.


ql 2 0.81  0.515 2
Le moment est : M    0,10t.m / ml.
2 2
As = 0,48 cm2.
On prend HA12 tous les 20 cm.
VIII. Etude de la plaque d’about :

ht = 150 cm.
b= 47cm.
a= 29cm.
Épaisseur de la plaque : ht/4 = 37.5cm. .

VIII. 1. Dimensionnement :

a) Justification dans la zone de régularisation :

 Effet de surface :

ENTP 2007/2008 70
Etude de la précontrainte

Au voisinage immédiat de Sa, il y lieu de disposer une section d’acier: As = 0,04max (Fjo)/σs lim .
Avec :
Fjo : représente la force à l’origine ancrée au niveau j du panneau étudié.
σs lim =(2/3) fe = 26670 t/m2.
Fjo = 220,2t.
Donc : As = 0,04 x 220,2/26670 = 3,3 cm2.
Plan vertical : Soit un cadre de HA16 pour As = 4,02 cm2 autour de chaque plaque d’ancrage.
Plan horizontal : Soit un cadre de HA16 pour As = 4,02 cm2 autour de chaque plaque
d’ancrage.

 Effet d’éclatement :

La résultante des contraintes d’éclatement est donnée par :


a
Ri  0,25(1  i )Fjo .
di
Pour chaque niveau d’ancrage j, on calcule une section d’aciers d’éclatement :
Rj
Aej 
K j s lim
.

Le coefficient K j prenant les valeurs : K j =1 ; si j est un niveau extrême.


K j =1,5 ; si j est un niveau intermédiaire.
a
Ri  0,25(1  i )Fjo = 0,25(1 - 29/60)220,2 = 28,44 cm2.
di
R j
Aej = K = 28,44 / (1 x 26670) = 10,66 cm2.
j s lim

On dispose, en définitif, une section d’aciers transversale sur une zone de longueur égale à
max (dj) en aval de Sa.
Max (Aej) 10,66 cm2.
Ae = sup Ae = sup
0,15 (max (Fjo)/  s lim
12,38 cm2.
Ae = 12,38 cm2.
Plan vertical : Soit 4 cadres de HA16 pour As = 16,08 cm2.
Plan horizontal : Soit 4 cadres de HA16 pour As = 16,08cm2 autour de chaque plaque
d’ancrage.

b) Vérification des contraintes du béton :


a j Fj
 tej  0,5(1  ) 0 .
d j bd j
dj :la hauteur du prisme symétrique associe au niveau j
aj : dimension moyenne dans le plan d’étalement des gaines d’ancrages placés à ce niveau j.
Fjo : force à l’origine de l’ensemble des câbles ancré au niveau j.
a = 29cm.
d1 = 2 inf (c, c’)= 2 inf (60, 30) = 60cm.
d2 = 2 inf (c, c’)= 2 inf ( 40,30) = 60cm.
σt ej = 0,5(1 – 0,29/0,60) (220,2/0,5 x 0,6) = 189,61 t/m2.

fc14 = 0,685 fc28 log (14+1) = 2819,67 t/m2 2/3 fc14 = 1879,78 t/m2.

ENTP 2007/2008 71
Etude de la précontrainte

ft14 = 229,18 t/m2. 1,25 ft14 = 286,47 t/m2.


Fj
 xmj  0 = 220,2 / 0,5 x 0,6 = 734 t/m2.
bd j
σt e1,2 = 189,61 t/m2 < 286,47 t/m2. Vérifie

σxmj = 734 t/m2 < 1879,78 t/m2. Vérifie.

VIII. 2. Justification vis-à-vis de l’équilibre générale de diffusion :


a) Justification des contraintes tangentielles:
Vx
La contrainte conventionnelle de cisaillement de diffusion pure :  d  2
b lr
Avec : Vx : effort tranchant dans la position x et lr = ht/4 = 40cm.
 g max = (τd + τ). On doit vérifie que  g max ne dépasse pas 1,5 ftj.
Vx = 220,2 (sinα1 + sinα2)- qX = 220,2 (sin 2,98 + sin 7,13) – 1,6 x 40 = 25,22 t
 d = 2 x 25,22/ 0,5 x 0,4 = 252,21 t/m2.
τgmax = τd + τ = 252,21 + 45,00=297,21t < 1,5 f
r tj =343,77t.

b) Armatures d’équilibre général :


  f tj 
2

V xe  V x 1    .
  3 d  
Vxe  N tc
Alors la section totale : AC  max

 s lim
Ntc : effort normal au niveau ou égale à Vxe max .
Vxe
2
Vxe = 25,22[1 – (229,18/3x252,21) ] = 22,90t.
Ac = [22,9 – 220,2(cos2,98 + cos7,13)/26670] = 15,58cm2.
As + Ae = 15,68 > Ac = 15,58cm2. Donc aucune armature supplémentaire n’est nécessaire.
VIII. 3. Vérification de la contrainte normale dans la plaque :
Section de la plaque : 29 x 29 = 841cm2.
Section de la gaine : 154,59 cm2.
Section nette : 686,41cm2.
σ = P/S = 220,2/686,41 = 3208 t/m2.

σ = 3208 t/m2 < σs lim = 26670 t/m2 Vérifie

VIII. 4. Ferraillage :

ENTP 2007/2008 72
Etude de la précontrainte

6HA12

24HA8
HA8

4HA16

4 cadre HA16
1 cadre HA16

dmax = 60 cm

Ferraillage de régularisation.

ENTP 2007/2008 73
Etude de la torsion

I. Moment de torsion du au biais de l’ouvrage


Le moment de torsion du au biais de l’ouvrage se détermine par les formules suivantes :

Déterminant d :

D=  (tg 2 ( k )  tg ( k )tg ( k 1 )  tg 2 ( k 1 ))
3
Hypothèses :
La culée No 1 est parallèle a la pile No 1 donc :  k   k 1  
Pont isostatique (moments aux appuis sont nuls) M K = M K 1 =0
 =100 - 70=30 grade

cp : la régidité de torsion


 = I : moment d’inertie de la poutre plus hourdis à l’about de poutre
V : coefficient de poisson = 0,2 pour le béton

E bh 3
Cp=
21  v 
 3 h : plus petit coté

E bh 3
Cp=
21  v 
 3
103cm

18,2cm

21cm
102.3 cm

47cm

Section équivalente

Cp=9,47628.10-5 x E

Cp
 = 3,35082.10-12
EI

D= 1

I. 1 Moment de torsion du au biais pour une charge reparte :

ENTP 2007/2008 74
Etude de la torsion

c
k  k 1

MK
MK+1

   d 2 C2  d d 2 C2
Tk   PCd 
 1   tg k  PC  L  d  (2   2  2 ) xtg k 1
6D   L2 4 L2  L L 4L
  
PCe  2tg 2 k 1  tg k xtg k 1   (2tg k  tg k 1 ) xM k   M K 1 (tg k  2tg k 1)

+
6D  6 

Dans notre pont


 Mk = Mk+1 = 0 travée isostatique
  k =  k 1 =  culée parallèle

ST 1VC A(L) A(L) A(L) D240 MC120 G


1VC 2VC 3VC
E 6.18 4.11 2.36 0.61 0 0 0
D 16,5 16,7 16,7 16,7 16,7 16,7 16,7
P 0,1725 3,64 7,28 9,828 12.90 19,29 28,745
C 33,4 33,4 33,4 33,4 18,6 6,1 33,4
T 0.504 9,55 17,48 21,39 18,54 9,77 60,33

V : voie chargée

II. Moment de torsion pour une charge concentrée :

k  k 1
aj
e

L
Mj= p x e

ENTP 2007/2008 75
Etude de la torsion

Tk=
  Pj a j aj  aj aj  
 (1  ) (1  )tg k  (2  )tg k 1 L    M J (2tg 2 k 1  tg k xtg k 1
6D  L L  L L  6

Avec ML= Le

BC 1VC :

e2 3,375 3,375 3,375 3,375 3,375 3,375


e1 1,375 1,375 1,375 1,375 1,375 1,375
a 8,975 13,475 14,475 19,475 23,975 25,475
p 3 6 6 3 6 6
T 0,8216941
8

BT 1VC :

e2 3,375 3,375
e1 1,375 1,375
a 16,36 17,71
p 8 8
T 0,511224186

 Tableau récapitulatif des moments de torsion du au biais :

Cas de charges TK (t.m) Coeff. Coeff.xTk (TK/10)


A (L) 1 voie 9,55 1 9.55 0,955
2 voies 17,48 1 17.48 1,748
3 voies 21,39 0,9 19.251 1,925
ST 1 trottoir 0,504 - - 0,050
Bt 1 file 0,5112 1,057 0,5403384 0,054
2 files 0,5112 1,063 0,5434056 0,054
Bc 1 file 0,8217 1,0628 0,87330276 0,087
2 files 0,8217 1,071 0,8800407 0,088
3 files 0,8217 1,079 0,8866143 0,089
D240 - 18,54 - - 1,854
Mc120 - 9,77 1,07 10.4539 1,045
G - 60,33 - - 6,033

Le moment de torsion a prendre en compte est : Mmax=6,033 t.m


III. Etude de la poutre à la torsion :
D’après le document SETRA l’inertie de torsion pour un rectangle est donnée par la formule
suivante :
 =k x b x a3

ENTP 2007/2008 76
Etude de la torsion

1 0,168 13 R b
Avec k=  (0,051  )e et R=
3 R a
Section en travée :
Poutre sans hourdis

No b a R=b/a k t (m4)
(1) 1,5 0,21 7,19 0,33 0,004614756
2x (2) 0,42 0,11 3,82 0,238 2x0,000133047
2x (3) 0,10 0,06 1,67 0,1815 2x0,000003920
2x (4 et 5) 0,41 0,16 2,56 0,2167 2x0,000363917
2x (6 et 7) 0,35 0,26 1,35 0,1575 2x0,000968877
 - - - - 0,007554279

Poutre avec hourdis :

(8) 1.5 0.25 6 0,254 0,005953


 - - - - 0,01350728

Section à l’about :
Poutre sans hourdis

No b a R=b/a k t (m4)
(1) 1,5 0,35 4,29 0,2431 0,01563437
2x (2) 0,34 0,11 3,09 0,2280 2x0,00010318
2x (3) 0,31 0,06 5,17 0,2498 2x0,00001673
2x (4 et 5) 0,09 0,06 1,50 0,1703 2x0,00000331
2x (6 et 7) 0,24 0,12 2,00 0,1983 2x0,00008224
 - - - - 0,016045279

Poutre avec hourdis :

(8) 1,5 0,25 6 0,254 0,00595313


 - - - - 0,02199841

Le moment de torsion à prendre en compte :


Mxy donnée par le logiciel Robot Millennium est égale a 4,13 t.m combinaison plus
défavorable

Mt = Mxy + 1.35 Tk
Mt =4.13 + 1.35 x 6.033=12,27

Inertie de torsion de l’âme à l’about : 0, 06407916 m4


Inertie de torsion à l’about : 0,14824579 m4

ENTP 2007/2008 77
Etude de la torsion

Moment de torsion produit dans l’âme à l’about  :

t ( sans hourdis )
M=  (avechourdis ) xM t  6,86t.m
t

Moment de torsion produit dans l’âme en travée  :

ame = 0.007554279 t.m

hourdis  0,02199841 t,m

t (ame)
M=  ( hourdis ) xM t  4,21t.m
t

IV. Calcul des contraintes tangentielles :

Section à l’about 1,50


M  1    1 
      avec    4.28 
b
b   4.81  1.81
a 3    2 
2      a 

M  1    1 
b   4.81  1.81   178,49t / m 2 0,34
a 3    2   2 
 Section à l’about

Section en travée :
ρ=7,14
1,50
M  1    1 
b   4.81  1.81   304,72t / m 2
a 3    2 
2   

0,21
Section en travée
 Vérification de la contrainte tangentielle :

τ b < 0,6fc28 = 0,6x3500 = 2100 t /m2

à l’about :
Alors τ b =178,49 t/m2< 0,6 fc28 =2100 t/m2
à mi travée :
τ b =304,72 < 0,6 fc28 =2100 t/m2

V. Ferraillage de la poutre à la torsion :


Section d’about :

ENTP 2007/2008 78
Etude de la torsion

 Longitudinale :
~  1 x  b  1 x 1784.9  0,17
~l   t
3  a 3 3500
axbx ~ 35 x150 x0,17
At  l
 =8,925 cm2
100 100
Choix des barres 5HA16 AS =10,05 cm2

 Transversale :
~
axbx t 35 x150 x 0,17 0.2
At  t
x  x = 1,275 cm2
100 lt 100 1.4

lt  Longueur d’un cadre (ancrages exclus)


t  Son écartement

On prend un cadre et un étrier avec AS =2,01 cm2

en travée   :
Alors τ b =178,49 t/m2 < 0,6 fc28 =2100 t/m2
en travée :
τ b =304,72 < 0,6 fc28 =2100 t/m2

6-3) Ferraillage de la poutre à la torsion :


Section d’about :
 Longitudinale :
1  1 3047.2
~l  ~t  x b  x  0,29
3  a 3 3500
axbx~ 21x150 x0,29
At  l
 =9,14 cm2
100 100
Choix des barres 5HA16 avec AS =10,05 cm2

 Transversale :
~
axbx t 35 x150 x0,29 0.2
At  t
x  x = 1,3 cm2
100 lt 100 1.4

lt  Longueur d’un cadre (ancrages exclus)


t  Son écartement

On prend un cadre et un étrier avec AS =2,01 cm2

ENTP 2007/2008 79
Etude de l’hourdis

I. INTRODUCTION 

L’hourdis est une dalle en béton armé, qui sert de couverture pour le pont. Cette couche est
destinée à recevoir la couche de roulement (revêtement, chape d’étanchéité) et les surcharges
et à transmettre ces derniers aux poutres. L’hourdis a un rôle d’entretoisement, et assure la
répartition transversale des efforts. En suppose que le pont est rigidement entretoisé ça veut
dire que dans une section transversale, les poutres restant dans un même plan et les moments
correspondants seront données par l’effort local (flexion locale).

II. ETUDE DE FLEXION TRANSVERSALE


Les moments fléchissant max et min sont obtenus par la combinaison:
(1,35 G+1,35 D240) a l’aide de logiciel Robot Millennium

Photo.1. résultat de moment et l’effort tranchant obtenant par robot millennium .

II. 1. Ferraillage

Photo.2. cartographie de moment transversale

ENTP 2007/2008 80
Etude de l’hourdis

 La nappe supérieure

Le moment maximale négatif (section locale) M =-15,30 t.m


Donc on étudieras une section rectangulaire en flexion simple (les calcules se feront selon les
règles de B.A.E.L).
0,85. f c 28
f bu  Avec,
 . b
f c 28  35 MPa 0,25
 1
L = 1,00 m
 b  1,5
D’où ; f bu  19.83 MPa
Mu
 Avec :
b.d 2 . f bu
M u  15.36 t ( sous l’effet de la combinaison maximale )
d  0,9.h  0,9.0,25  0,225 m
b  1m
D’où,

0,1536
  0,153
1.(0.225) 2 .19.83
fe
 es  Avec
 s .E s
f e  400 MPa
E s  200000 MPa

D’où,
400
 es  =1,74.10-3
1,15.200000
3,5
r   0,66
3,5  1000. es
 r  0,8 r (1  0,4. r )  0,39
   r Dans ce cas, on est dans le domaine 2-a (  > 0,186  es <  s )

Donc,
Notre section sons armature comprimé
1  1  2
α= = 0, 208
0.8
Z = dx(1-0,4xα) = 0, 206 m
Mu
As  Avec :  s  348 MPa
Z s
D’où,

ENTP 2007/2008 81
Etude de l’hourdis

15,36
As  .10 2 = 21, 42 cm2
0,206.348
D’après le B.A.E.L on prend 7HA 20 = 21,99 cm2

 Vérification de condition de non fragilité

Amin f tj 1.0,225.0,23.2,7
 0,23 Amin   3,49 cm2
b.d fe 400

On constate que 3,49 < 21.99cm2 (la condition est vérifie).

 La nappe inférieure
Le moment maximale positif (section locale) M = 5,86 t.m de la même manière que la nappe
supérieur on calcul AS la flexion simple
donc AS = 7,91cm2 5HA 16 = 10, 05 cm2

7HA 20

5 HA 16

II. ETUDE DE LA FLEXION  LONGITUDINALE

Photo.3. cartographie de moment longitudinale

ENTP 2007/2008 82
Etude de l’hourdis

II.1. Ferraillage
 La nappe supérieure

Le calcul se fait de la même manière comme le Ferraillage de flexion transversal


Le moment maximal M =-10,30 t.m

0,85. f c 28
f bu  Avec,
 . b
f c 28  35 MPa 0,25
 1
 b  1,5 L = 1,00 m
D’où ; f bu  19.83 MPa
Mu
 Avec :
b.d 2 . f bu
M u  10,30 t ( sous l’effet de la combinaison maximale )
d  0,9.h  0,9.0,25  0,225 m
b  1m
D’où,

10,30
  0,10
1.(0.225) 2 .19.83
fe
 es  Avec
 s .E s
f e  400 MPa
E s  200000 MPa

D’où,
400
 es  =1,74.10-3
1,15.200000
3,5
r   0,66
3,5  1000. es
 r  0,8 r (1  0,4. r )  0,39
   r Dans ce cas, on est dans le domaine 2-a (  > 0,186  es <  s )

Donc,
Notre section sons armature comprimée
1  1  2
α= = 0,132
0.8
Z = dx(1-0,4xα) = 0, 213 cm
Mu
As  Avec :  s  348 MPa
Z s
D’où,

15,36
As  .10 2 = 13,88 cm2
0,206.348
D’après le B.A.E.L on prend 7 HA 16 = 14,07 cm2

ENTP 2007/2008 83
Etude de l’hourdis

 Vérification de condition de non fragilité

Amin f tj 1.0,225.0,23.2,7
 0,23 Amin   3,49 cm2
b.d fe 400

On constate que 3,49 < 14,07 (la condition est vérifie).

 La nappe inférieure
Le moment maximal positif (section locale) M = 7,90 t.m de la même manière que la nappe
supérieure on calcul AS a la flexion simple

AS = 10,49 cm2 6HA 16 = 12,06 cm2

7HA 16

6 HA 16

ENTP 2007/2008 84
Calcul des déformations

-CALCUL DES DÉFORMATIONS


Une poutre isostatique simplement appuyée peut subir des déformations sous l’effet de
son poids propre seul, d’autre part la mise en précontrainte l’une telle pièce engendre aussi
des déformation (rotation, flèche, raccourcissement …..Ext.). Néanmoins, il est nécessaires
que ces déformations puissent librement se produire sans toutefois modifier les efforts de
précontrainte et par conséquent l’état de précontraint résultant dans les diverses sections des
appuis, c’est pour quoi dans la plus part des cas ce type de poutres sont posées sur des appuis
en Néoprène (caoutchouc synthétique) permettent la libertés rotations et les déplacements
d’appui.
I-Flèches et contre flèches :
a) Flèche due au poids propre :
Les flèches sont comptées positivement vers le bas et négativement vers le haut (contre
Flèche).
Le poids propre est supposé comme étant une charge uniformément repartie à raison de
« q/ml ».
La flèche est donnée par la formule suivante :
5ql 4
FG 
384.E v .I
l = 32.4 m
q = 2.87 t/ml
I : inertie de la poutre + hourdis = 33173446.5 cm4
E v  7000  ' 28  7000 350  13.09  10 4 kg / cm 2
5  2.87  (32.4) 4
fG   0.094m
384  1.309  10 6  33173446.5  10 8
f G  9.48cm
b) contre flèche de précontrainte :
A cause de la symétrie du diagramme des moments de précontrainte par rapport à l’axe de
La poutre ƒp sera donné par :
12
M
fp   EI .x.dx
0

Diagramme des moments de précontraintes


Mp = N.e N : effort de précontrainte
e : excentricité.
Ces moments sont calculés dans les sections (milieu, quart, l’appui) les résultats sont
Dans le tableau suivant :
Section N (2) N (i) N (t) E (m) Mp (t.m)
0,00L 429,95 -0,284
390,65 351,35 -110,94
0,25L 523,63 -0,708
471,86 420,09 -334,07
0,5L 721,2 -1,028
658,92 596,64 -677,36

N  P  cos 

ENTP 2007/2008 85
Calcul des déformations

P : l’effort de précontrainte donné par câble.


N  N2
Pour le calcul de N (t) on a : N  i
2
Avec
Ni(t) : effort normale initial
Ng(t) : effort normal final (en service).
Ni  N g
N (t )  Effort moyenne.
2
Diagramme du Moment de précontrainte :
A C 8.35 E

110.94 (1) 334.07 (2) 677.36

B
D F

h  2B  b 
XG   
3 Bb 

8.35  2 x334.07  110 .94 


X G1     4.85m
3  334.07  110 .94 
8.31
8.35  2  677.36  334.07 
X G2     8.35  12.99 m
3  677.36  334.07 
X G1  4.85m
X G 2  12.99m

Calcul du moment statique :

Aire du trapèze (en m2) Distance/AB S  / AB (cm 3 )


1  110 .94  334.07  4.85 -9010.86
   8.35  1857.91
 2 
2  334.07  677.36  12.99 -54853.13
   8.35  4222.72
 2 
  45842.27
 29359.725
fp   0,1054cm
1.31  10  25453719.98  10 8
6

d’où
f p  10,54cm

c) Flèche de surcharge
Le moment du au 1, 2 A(l ) +1.2 trottoir est M=163.35 t.m
ql2/8=163.35 d’ou q=1.26 t/ml
Ei  21000 400  42  10 4 kg / cm 2

ENTP 2007/2008 86
Calcul des déformations

5ql 2 5  1.26  (32.4) 4


fG    0..013m
384EI 384  4.20  10 6  33173446.5  10 8

f G  1,3cm

d) Flèche de Construction :
La contre flèche de précontrainte est nettement supérieur à la flèche du poids propre de
la Poutre. Celle ci prendra donc une forme courbe, ceci n’est pas trop gênant, mais les
problèmes du gradient thermique qui se produisent dans la hauteur de la poutre augmente
La dilatation de sa membrure supérieur qui accentue alors la courbure.
Pour remédier a ce problème, on adopte pour le fond du coffrage une flèche dite flèche de
Construction vers le bas dont la valeur est :

3 3
fc  ( f p  f G )  (10,54  9,48)  0,795cm
4 4
en fin on aura :
En service à vide :
f  f p  f G  f C  10,54  9,48  0.795  0.265cm

En service en charge :
f  f p  f G  f C  f G  0.265  1.3  1,035cm

II- Calcul des rotations :


a) Rotation sous le poids propre :
qL2
Bp 
24  E v .I
I : moment d’inertie (poutre + hourdis) à l’about.
I = 37038360,11 cm4
Ev : module d’élasticité différée du béton
E v  14  10 5 t / m 2

2.87  (32,4) 2
D’où BG   0.242  10 3 rd
24  14  10 5  37038360,11  10 8
b) rotation d’appui sous l’effet de la précontrainte :
L
1
Bp 
2 EI  Mdx
0

On procède de la même façon que précédemment (flèche).


L

 Mdx
0
Représente alors simplement, l’aire du diagramme des moments de précontrainte.

Surface de ABEF = -6080.63 cm2



L 2

 Mdx  2  Mdx  2(6080.63)  12161,26cm


2

0 0
 12161,26
D’où : Bp   0.0117 rd
2  14  10 5  37038360,11  10 8

ENTP 2007/2008 87
Calcul des déformations

c) rotation sous surcharge A(l)


p a
La rotation est donnée par ( 4 L2  4a 2   2 )
24 EIL
L
a  16,2
2
  : Longueur de la surcharge A (l) = 32,4 m.
P : surcharge repartie/ml =1,26 t/ml
p (3L2   2 )

48EI
1,26  (3  (32.4) 2  (32.4) 2 )
D’où :  
48  14  10 5  3703836,11  10 8
  0.001rd
Rotation totale :
3
En service à vide : B  BG  B p  0.242  10  0.0075  0.01148 rd
En service en charge : B  BG  B p  BG  0.0117  0.001  0.00024 = -0.0104rd

III- calcul des déplacements :


1) Déplacement du à une rotation d’appui :
Bh 1.50
B   0.0104   0.0078m
2 2
B  0,78cm

2) Retrait :
L 32.4
r  2  10  4
 2  10  4  32,4  10  4
2 2
r  0.324cm
3) Fluage :
l '
f  . m Avec
2 Ev
 ' M  ' A
 ' m  : Contrainte moyenne égale a  ' m 
2
 ' A  et  ' M . Contrainte moyenne à l’appui et au milieu de la travée.

IV-Calcul des contraintes de compression :


0.00L :a la mise en tension :
N=429.95t
429,95  84,4  28,4 
i   1  
6545,94  2361,96 
 i  132,33kg / cm 2
En service :
N = 351.35t
351.35  112 .84  28,4 
i   1  
6545.94  2361.96 

ENTP 2007/2008 88
Calcul des déformations

 i  108,14kg / cm 2
0.50L :
La contrainte de compression sur la fibre inférieure au milieu sont déjà calculées dans la
Poutre de la vérification des contraintes normales.
A la mise en tension :
 i  633,7 kg / cm 2
En service :

 i  519,21kg / cm 2
 ' A (appui)  ' M (milieu)
A la mise en tension 132,33 633,7
En service 108,14 519,21
Moyenne 120,23 576.45

120,23  576,45
 'm   348,34kg / cm 2
2
E v  37003 f c 28 = 1210194,53t/m2.

32.4 348,34
f    0.04m  4cm
2 121,0194  10 4
D’où f  0,4cm

V- Déplacement Du A La Variation De Température :


L  2  10 4 pour variation de température de  20c pour chaque appui on a :

L 32.4
t  2  10  4
 2  10  4.
2 2
t  0.324cm
 DEPLACEMENT TOTAL :
2 2
 max  (B  r  f )  t  (0,78  0.324  4)  0.324
3 3
 max  1,6cm

ENTP 2007/2008 89
Equipements de tablier

I- Appareils d’appui :

Les tabliers de pont reposent sur leurs appuis par l’intermédiaire d’appareils d’appui,
conçus pour transmettre les efforts essentiellement verticaux ou accompagnés d’efforts
horizontaux.
Il existe essentiellement quatre types d’appareils d’appui qui sont :
 Les articulations en béton.
 Les appareils d’appui en élastomère fretté.
 Les appareils d’appui spéciaux.
 Les appareils d’appui métalliques.

I-1- Réactions dues aux combinaisons:


La réaction maximum est donnée par le logiciel est dans l’appui de la poutre intermédiaire :
G+ D240 + 1,2 ST
: Rmax = 72,39 t.
Pi (t) 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Réaction (t) : 50,4 51,7 53,4 56,99 64,18 72,39 71,86 64,32 58,02 54,48
G+ D240 + 1,2 4 7 7
ST

La réaction maximum est donnée par le logiciel robot Millennium est e : Rmax = 73,42 t.

 Déplacements :
Dus au fluage Δf = 4 cm.
Dus au retrait Δr = 0,324 cm.
Dus à la rotation Δβ = 0,87 cm.
Dus à la température ΔT = 0,324 cm.

 Rotation :
Due au poids propre θG = 0,0117 rd
Due à la précontrainte θp = 0,001 rd.
Due à la surcharge θ = 0,00024 rd.

I-2-Détermination des dimensions de l’appareil d’appui :

Selon le bulletin technique N°04 de SETRA.


 Aire de l’appareil d’appui :

a: Côte parallèle à l’axe horizontale de l’ouvrage.


b: Côte perpendiculaire à l’axe horizontal de l’ouvrage.
Contrainte limite de compression de l’appareil d’appui est de 150 Kg/cm²
σmax = (Rmax / ab) < 150kg/cm2.
D’où : a x b > 72,39x 103 / 150 = 482,6cm².
a x b > 482,6 cm².

 Hauteur nette de l’élastomère T :

La condition à vérifier est : T ≥ U1 / 0,5.


U1 = Déformation lente (retrait, fluage, température)
U1 = (0,78+0,324+0,324)=1.428 cm = 14.28 mm.

ENTP 2007/2008 92
Equipements de tablier

T≥ 14.28 / 0,5 = 28.56 mm.


On prendra : T = 40 mm constitué de 4 feuillets de 10 mm chacun.
I-3-Dimension en plan de l’appareil :
Il faut respecter :
 La condition de non flambement.
 L’épaisseur minimale.
Conditions : a / 10 ≤ T ≤ a / 5 => 200 ≤ a ≤ 400.
On peut prendre : a =300mm. Donc : b = 500mm.

I-4-Répartition des efforts horizontaux :

 Efforts de freinage :
Les charges de chaussées, des systèmes A (l) et Bc sont susceptibles de développer les
réaction de freinage, effort s’exerçant sur la surface de la chaussée dans l’un ou l’autre sens de
circulation.

 Charge A (l) :
L’effort de freinage correspondant à la charge A (l) est : FA = PA / (20 + 0,0035 S)
PA : le poids donné par la position la plus défavorable de A (l).
S : surfaces chargée donnant l’effet le plus défavorable dans nôtre cas on deux voies chargées.
FA = [ 1 / (20 + 0.0035  340,2)]  0,936  340,2

FA = 15,02t
HA = 15,02/ 2x10
HA = 0,75 t.

 Système Bc :
Chaque essieu d’un camion de système peut développer un effort de freinage égale à son
poids. Parmi les camions un seul est supposé freiner.
HBc = poids d’un camion / N appuis = 30 / 2 x 10 = 1,5 t.
HBc =1,5 t.

 Effort dû au séisme :
L’intensité du séisme est :

εH = 0,10 G => εH = 0,10 x 960 => εH = 96 t.

εV =  0,07 G => εV =  0,07 x 960 => εV =  67,2 t.


h/appui = 96 / 2  10 = 4,8 t
v/appui =  67,2/ 2  10 =  3,36 t

G : Le poids propre du tablier. G = 960 t.

 Effort dû aux déformations :


Hε = G.ε.a.b / T.
Le déplacement maximum est Δmax = 1,6 cm.
G : Module d’élasticité transversal.
G = 8 Kg/cm² effet lent.
G = 16 Kg/cm² effet instantané.

ENTP 2007/2008 93
Equipements de tablier

T = 4cm est la hauteur nette de l’élastomère


On obtient :
 = ( H  T ) / ( G  a  b)
Hε = 8 x 1,6 x 30 x3,5 / 4
Hε = 3,36 t.

 Effet dû au vent :
L’action du vent est perpendiculaire à l’axe horizontal de l’ouvrage, on considère une
pression de 250 Kg/cm². La section latérale sur laquelle agit le vent est :
S = 32,4 (1,5 + 0,25 + 0,08) = 59,3cm².
P = 59,3 x 0,25 = 14,82 t.
Hvent = 14,82 / 2x10 = 0,74t.
Hvent = 0,74t.

I-5-Vérification des contraintes :

I-5-1- Limitation des contraintes de cisaillement :

a) Sollicitation sous charge verticale :

σm : contrainte de compression sous Nmax.


Nmax = 72,39 t.
σm = Nmax / a x b≤ 150 kg/cm².
τN = 1,5 x σm / β ≤ 3 G.
τN: contrainte de cisaillement qui apparaît au niveau du frettage.
β = a x b / 2 t (a + b) = 30 x 35 / 2 x 1,2 x (30 + 35) = 6,73.
σm = 72,39 x 103 / 30 x 35 = 68,94 kg/cm² ≤ 150 Kg / cm². Vérifié.
D’où : τN = 1,5 x 68,94/ 6,73 = 15,36 Kg/cm² ≤  = 24 Kg/cm². Vérifié.

b) Sollicitation due à un déplacement horizontal ou à un effort horizontal :

 Sous déplacement lent :


τH1 = G U1 / T ≤ 0,5 G.
τH1 = 8 x 1,428 / 4 = 2,85 Kg/cm².
τH1 ≤ 0,5 x 8 = 4 Kg/cm². Vérifié.

 Sous un effort dynamique (freinage) :


τH2 = HA / a x b.
HA = 1,5 t.
τH2 =1500 / 30 x 35 = 1,42 Kg / cm².

 Déformation lente + déformation rapide :


Il faut que : τH ≤ 0,7 G.
τH = τH1 + 0,5 τH2.
τH = 2,85+ 0,5x1,42= 3,56 Kg/cm² ≤ 0,7x8 = 5,6 Kg / cm² Vérifié.

ENTP 2007/2008 94
Equipements de tablier

 Sollicitation due à une rotation :


Ga 2 ( T   0 )
a  .
2t 2 n
α0 = rotation supplémentaire pour tenir compte des imperfections de pose.
Pour les bétons préfabriqués α0 = 1 x 10-2 rad.
αT = rotation maximale de l’appareil d’appui ( en service à vide).
αT = -0,595° = -0.0104 rad.
τα = 8 x 302 ( -0,0104 + 0,01) / 2 x 1,2² x 5 = -0,2 Kg/cm².
Il faut vérifier les deux conditions suivantes :

 τ = τN + τH + τα ≤ 5 G
τ =15,36 + 3,56 -0 ,2 = 18,72 Kg/cm² ≤ 40 Kg/cm². Vérifié.

 Condition de non cheminement et non glissement :


σmin ≥ 20 Kg / cm².

H ≤ f Nmin.
σmin = 50,44 x103 / 30 x 50.
σmin = 33,63 ≥ 20 Kg/cm². Vérifié.
f: Coefficient de frottement.
f = 0,1 + (6 / σmin )= 0,1 + 6 / 33.63 = 0,278
f x Nmin = 0,27 x 50,44 = 14,043 t.

 H due à la déformation lente :


H : force horizontale correspondante à Nmin.
H = G x a x b x ε / T.
H = 8 x 30 x 35 x 2,07x10-3 / 4 = 4,34 t < 14,90 t. Vérifié.

 H due au séisme :
Hs = 96 / 2 x 10 = 4,8 < 14,48 t. Vérifié.

 Condition de non soulèvement :


On doit vérifier cette condition quand les conditions de cisaillement dues à la rotation sont
susceptibles d’atteindre les valeurs semblables à celle dues à l’effort normales.
αT = α0 + T / 5 = 0,01 - 0,0104 / 5 = -0,000016 rad.
0 = 0.01rd ;
rotation supplémentaire pour tenir compte des imperfections de faute de pose s’il y a lieu.
 = -0.0189 rd
Dans ce cas on vérifier que : T  3  t² 'm min
B a² G
G = 8 kg/cm² module d’élasticité transversale
t = 1cm épaisseur d’un feuillet élémentaire
B=6 coefficient de forme
min = 3x32x48,21/ 6  4x8 = 56.038 kg/cm²
T  0.00322
D’où : 0,001987 < 0,003 rad. Vérifié.

ENTP 2007/2008 95
Equipements de tablier

I-5-2- Dimensionnement des frettes :

On doit vérifier les conditions suivantes :


ax m
ts  .
 x e
t s  2mm.

σe : limite d’élasticité en traction de l’acier constructif des frettes.


σe = 2200 Kg/cm² (Acier E24-1: e < 3mm {SETRA Bulletin technique})
ts ≥ 30 x 48,21 / 7,81 x 2200 = 0,84 mm et ts ≥ 2 mm.
On prendra : tS = 3 mm.

La hauteur total est donc multipliée par (e) plus l’épaisseur d’une frette. Donc l’appui sera
désigné par l’appellation : n = t + ts avec t = 10 mm et tS = 3 mm.
Donc : HTOTAL = 13x4 = 52mm.

Donc l’appareil d’appui aura les caractéristiques suivantes : 300 x 350 x 4 (10 + 3).
Nous avons donc :
-3 feuillets d’élastomères intermédiaire d’épaisseur t = 10 mm
-2 feuillets d’élastomères extérieurs d’épaisseur t/2 = 5 mm
-4 frettes intermédiaires d’épaisseur tS = 3mm.

t/2
ts

t
300
500
350
300
Fig X.1 : Appareil d’appui.
0

I-6 Ferraillage de dés d’appui :

Le dé d’appui permet de diffuser les charges localisées provenant directement du tablier qui
peut provoquer des fissures, pour cela on disposera des armatures de chaînage et d’éclatement.

 Armatures de chaînage :
La section calculée doit reprendre un effort de R = 0,25Rmax.
RMAX = RG +1,2 Rd240) = 72.39 t.
D’où : AC = 0,25Rmax /  S = 8,73 cm². On prend 5HA16 pour AC = 10,05 cm². 

ENTP 2007/2008 96
Equipements de tablier

 Armatures de profondeur :
Pour limiter la propagation d’éventuelles fissures ; on dispose des armatures :
Ap = 0.125 Rmax/  S = 4,37 cm². On prend 3HA16 pour Ap = 6,03 cm².

 Armatures de diffusion :

a- Ferraillage de surface « frettes sup » :


Ce sont des armatures capables de reprendre 4% Rmax
Afs = 0.04 Rmax/  S = 1,4 cm². On prend 4 HA8 pour Afs = 2,01 cm².

b- Ferraillage inférieur ou d’éclatement «  frettes inf » :


Les frettes sont disposées sur une profondeur Z tel que : h /3 < Z < h
Afi = 0.1 Rmax/  S = 3,5 cm². On prend 7 HA8 pour Afi = 3,51 cm².

50cm

50cm

Afs 4 HA8

Afi 7 HA8

Ferraillage du dé d’appui.

II- Calcul du joint de chaussée :

Les joints de chaussée sont conçus et réalisés pour assurer la continuité de circulation
entre deux éléments métalliques identiques solidarisés aux deux parties d'ouvrage au moyen
de tiges précontraintes. Dans le plus part des cas, est insérés entre les éléments métalliques, un
profil en élastomère qui empêche la pénétration des corps étrangers.
Le choix d’un type de joint de chaussée fait référence à une classification basée sur
l’intensité du trafic, on distingue : Les joints lourds pour les chaussées supportant un trafic
journalier supérieur à 3000 véhicules, Les joints semi lourds pour un trafic entre 1000 et 3000
véhicule et Les joints légers pour un trafic inférieur à 1000 véhicules.

II- 1. Calcul des joints :

Le calcul du joint se base principalement sur les deux combinaisons suivantes :


1- Le déplacement dû aux variations linéaires (fluage, retrait, température) plus
le déplacement du au freinage (Δ t + εf ) < T.
2- Le déplacement dû aux variations linaires plus le déplacement dû au séisme

ENTP 2007/2008 97
Equipements de tablier

(Δ t + εS) < 1,3 T..


T : le déplacement caractérise le type de joint de chaussée choisi, qui est les joints
ALGAFLEX.

II-1-1 Déplacement dû aux variations linéaires :


Le déplacement dû aux variations linéaires est donné par :
Δ t = Δf + Δr + ΔT = 1,428 cm.

II-1-2 Déplacement dû au freinage :


Le déplacement dû au freinage calculer par la formule suivante :εf = T H/G S.
Avec G : module de déformation transversale.
-G = 8 kg/cm2 pour des variations lentes.
-G = 16 kg/cm2 pour des variations instantanées.
εf = 4 x 1500 / 16 x 30 x 35 = 0,25 cm = 3,5 mm.

II-1-3 Déplacement dû au séisme :


εs= T Hs/G S. avec Hs = 4,8 t/appareil.
εf =4 x 4800 / 16 x 30 x 35 = 1,14 cm = 11 mm.

II-2 Combinaison :
Δ t + εf = 14,28 + 3,5 = 17,78 mm.
Δ t + εs = 14,28 + 11 = 25,28 mm.
D’après le bulletin technique de ALGA, on opte au joint T50.

-Joint de chaussée-

La disposition des joints de chausse se fait par un joint entre deux travées et au nivaux des
culées avec joint de T50 (4 travées 5 joints de chaussée)

ENTP 2007/2008 98
Calcul des charges et surcharges

Introduction :
L’ouvrage doit résister aux efforts appliqués qui sont les suivants 
La charge permanente (CP).
La charge complémentaire permanente (CCP).
Les surcharges routières. 

I. Calcul des charges :


I. -1 Calcul des charges permanentes (CP):
Il représente le poids de tablier (poutres + dalle )
 Les poutres :
La poutre étant en section rectangulaire donc son poids propre

0,36m

1,10m

7,5m
Coupe transversale Coupe longitudinale
Pt= 1,1x0,36x15x2,5=14,85
P pare mètre linéaire = 0,99 t/ml
Le poids propre des poutres P = P poutre x 10
Donc p = 0,99 x 10 =9,9 t/ml

ENTP 2007/2008 99
Calcul des charges et surcharges

La charge charge reprise par la poutre (t/ml)


Poutre seule 0,99
La dalle 0,9375
superstructure 0,503
total 2,4305

Tableau 1. La charge reprise par chaque poutre

Le poids propre de tablier :


G=CP + CCP
G=364,57 t
II. Evaluation des surcharges :

II. 1. système de charges A (L) :


A (L) = a1 x a2 A (L)
avec :
36000
A (L) = 230 + ———
L+12

L : portée du pont. On a L = 14 m
Donc : 36000
A (L) = 230 + ——— = 1614,61 kg/m2
15 +12
A (L)= 1,61 t/m2

a1=0,90
V0 3,5
a2= ——— = ——— = 1
V 3,5
a2= 1
Dans notre projet on a :

Nombre de vois a1 a2 La largeur de vois A2 (L) t/ml


par poutres

1 1 1 3,5 0,563
2 1 1 7 1,127
3 0,9 1 10,5 1,52
Tableau 2. Récapitulatif charge A (L) par ml
II. 2. Système de charges B
.
II. 2.1- Surcharge Bc 

Désignation bc S d

ENTP 2007/2008 100


Calcul des charges et surcharges

1 file 1,2 72 1,168


2 files 1,1 132 1,168
3files 0,95 171 1,168

 Calcul des coefficients dynamiques  :


Les surcharges du système BC sont multipliées par des coefficients de majoration dynamique.
Ce coefficient est déterminé par la formule :
0,6 0,4
 1    1 
G 1  0,2  L
1 4
S
L = 15 m : portée de travée.
G : La charge permanente.
G = 368,94 t/ml
S : Surcharge Bc maximale multipliée au préalable par bc.
S=60 x3 x 0,95=171 t.
0,4 0,6
δ=1+α+β=1+ 1  14 x 0,2 + 1  4 x364,57 / 171

δ=1,168
Nombre de vois bc Charge par essieu (t)
1 1,2 E.AV 6 x 1, 20 x 1,168 8,41
E.AR 12 x 1, 20 x 1,168 16,82
2 1,1 E.AV 12 x 1,10 x 1,168 15,41
E.AR 24 x 1,1 0 x 1,168 30,83
3 0,95 E.AV 18 x 0, 95 x 1,168 19,97
E.AR 36 x 0 ,95 x 1,168 39,94
Tableau 4. Récapitulatif charge bc par voie

II. .2.2- Surcharge Bt :


 Calcul des coefficients dynamiques :
Les surcharges du système Bt sont multipliées par des coefficients de majoration
dynamique.
Désignation bt S  Charge par essieu (t)
Une file 1 32 1,118 16x1x1,13 18,08
Deux files 1 64 1,13 16x2x1,13 36,16
Tableau 5. Charge (bt) par essieu

II. 2.3- Surcharge Br:


Ce système de charge est composé d’une roue isolé de 10t qui peut être placé n’importe ou sur
la largeur roulable pour avoir le cas le plus défavorable.
II. 3- Surcharge militaire Mc120 :
•Calcul des coefficients dynamiques :

ENTP 2007/2008 101


Calcul des charges et surcharges

Les surcharges militaires sont multipliées d’un coefficient de majoration dynamique.


0,6 0,4
 1    1 
G 1  0,2  L
1 4
S
L = 15m, G =368,94 t, S = 110 t.
0,6 0,4
  1 
364,57 1  0,2 14
1 4
110
δ= 1,105
P = 110 x 1,14= 125,4 t. Soit par ml de chenille = 125,4/6,10
Mc120 = 20,55 t/ml

II. 4. Convoi D240 :


p 240
P = 240 t soit P    12,90t / ml
l 18,6
Largeur de 18, 6 m
D240 = 12, 90 t/ml

II. 5. Surcharge sur trottoir :


P = 0, 15 x 1, 15 = 0, 1725 t/ml P = 0,1725 t/ml

ENTP 2007/2008 102


Répartition longitudinale

I. Calcul des éléments de réductions dus aux charges :

 : Q=2,4305t/ml

Sections M(t.m) T(t) R(t)


0.00L 0 17,01 17,01
0.25L 44,66 8,57
0.50L 59,54 0
Tableau 1. Récapitulatif des M, T, R :

II. Calcul des éléments de réductions dus aux surcharges :


II-1 Moment fléchissant :

II-1-1 Moment fléchissant à x=0,5L :


d) Surcharge A (L)

Q = 0,563 t/ml
Une voie chargée  :

La réaction  est Rmax = 0,563 x 14/ 2 = 3,94 t. 14 m


Le moment est : Mmax = 0,563 x 14²/ 8 = 13,79 t.m.
Rmax

Deux voies chargées  : Q = 1,127


t/ml
La réaction est : Rmax = 1,127 x 14 / 2 = 7,89t. 14 m
Le moment est : Mmax= 1,127 x 14²/ 8 =27,61 t.m.
Rmax
trois voies chargées 
Q = 1,52/ml
La réaction est : Rmax = 1,52 x 14 / 2 = 10,64 t.
Le moment est : Mmax=1,52 x 14²/ 8 =37,24 t.m.
14 m

b)-Système B : Rmax


b-1) Système BC :

N° de vois chargée essieu P(t) M (t.m) M0= M/10(t.m)

1 E.AV 8,41 147,26 14,72


E.AR 16,82
2 E.AV 15,41 270,07 17
E.AR 30,83
3 E.AV 19,97 349.67
E.AR 39,94 34,96

Tableau 4. Moment fléchissant Dus au Surcharge (B c) pour x=L/2

ENTP 2007/2008 103


Répartition longitudinale

b-2) Système Bt :

Nombre de tandem P M (t.m) M0= M/10


1 18,08 120,05 12
2 36,16 240,10 24,01
Tableau 5. Moment fléchissant Dus au Surcharge (Bt ) pour x=L/2

c) Système MC 120 :

La charge (t/m) Surface (S) M (t.m) M0 (t.m)


20,55 8,35x2 343,16 34,31

Tableau 6. Moment fléchissant Dus au Surcharge (Mc120) pour x = L / 2

d) Charge exceptionnelle D240 :

La charge (t/m) Surface (S) M (t.m) M0 (t.m)


12, 90 12,25x2 316,05 31,605
Tableau 7. Moment fléchissant Dus au Surcharge (D240) pour x = L /2

e) Surcharge sur trottoir


M=0,127x72/8=0,77 t.m
M0=0,77/10= 0,077 t.m

f) Tableau récapitulatif des moments dus aux surcharges

Les charges Surcharges Moments (t.m) M0(t.m)


t/m
Surcharg 1 voie 3,64 13,79 1,379
e 2 voies 7,28 27,61 2,76
A(L) 3 voies 9,828 37,24 3,72
Surcharg 1 voie E.A 8,41 147,26 14,72
e V
Bc E.AR 16,82
2 voies E.A 15,41 270,07 17
V
E.AR 30,83
3 voies E.A 19,97 349,67 34,96
V
E.AR 39,94
Surcharg 1 tandem 17,08 120,05 27,234
e 2 34,17 240,10 54,468
Bt tandems

convoi Mc120 19, 26 343,16 34,31


D240 12,9 316,05 31,60

ENTP 2007/2008 104


Répartition longitudinale

Surcharg 1 trottoir 0,127 0,77 0,077


e de
trottoir

II-1-2 Moment fléchissant dus au surcharge x = 0,25 L.


a) Surcharge A (L)
M (L/4) = 3/4M (L/2)

N° de vois A2 (L) t/ml M(x=L/4) M0(t.m) moment


chargée qui revient a chaque
poutre
1 0,563 10,34 1,034
2 1,127 20,70 2,07
3 1,52 27,93 2,79

Tableau 9. Moment fléchissant Dus au Surcharge (A (L)) pour x=L/4

b) Système BC :

N° de vois chargée essieu P(t) M (t.m) M0= M/10(t.m)

1 E.AV 8,41 91,37 9,137


E.AR 16,82
2 E.AV 15,41 167,47 16,747
E.AR 30,83
3 E.AV 19,97 216,97 21,697
E.AR 39,94

Tableau11 .Moment fléchissant Dus au Surcharge (Bc) pour x = L / 4

c) Système Bt :

Nombre de tandem P M M0= M/10


1 18,08 88,77 8,87
2 36,16 177,54 17,75

Tableau 12. Moment fléchissant Dus au Surcharge (Bt ) pour x = L / 4

d) Système MC 120 

La charge (t/m) Surface (S) M (t.m) M0 (t.m)

ENTP 2007/2008 105


Répartition longitudinale

20,55 11,01 226,5 22,65

Tableau13. Moment fléchissant Dus au Surcharge (Mc120) pour x = L /4

e) Charge exceptionnelle D240 :

La charge (t/m) Surface (S) M (t.m) M0 (t.m)


12,90 12,25 158,22 15,82
Tableau14. Moment fléchissant Dus au Surcharge (D240) pour x=L/4

e) Surcharge de trottoir :

Trottoir chargé Q M (t.m) M0 (t.m)


1 0,127 2,33 0,233

Tableau15. Moment fléchissant Dus au Surcharge de trottoir  pour x=L/4

Tableau récapitulatif des moments dus aux surcharges 

Les charges Surcharges t/m Moments (t.m) M0(t.m)

Surcharge 1 voie 0,563 10,34 1,034


A(L) 2 voies 1,127 20,70 2,07
3 voies 1,52 27,93 2,79
Surcharge 1 voie E.AV 8,41 91,37 9,137
Bc E.AR 16,82
2 voies E.AV 15,41 167,47 16,747
E.AR 30,83
3 voies E.AV 19,97 216,97 21,697
E.AR 39,94
Surcharge 1 tandem 18,08 88,77 8,87
Bt 2 tandems 36,16 177,54 17,75

convoi Mc120 20,55 226,5 22,65


D240 12,9 158,22 15,82

Surcharge 1 trottoir 0,127 2,33 0,233


de trottoir

Tableau16. Moment fléchissant s dus aux surcharges pour x = l / 4

ENTP 2007/2008 106


Répartition longitudinale

II-2 Efforts tranchants dus aux surcharges:


II-2-1 Efforts tranchants dus aux surcharges pour x = 0 L :

b) Surcharge A(L) :

Nombre de voies A2(L) t/m T0 revenant à chaque poutre


Par poutre (t)
1 0,563 3,941
2 1,127 7,889
3 1,520 10,640
Tableau 17. L’effort tranchant dû à la surcharge A (l) pour x = 0

e) Surcharge du type Bc :

N bre de voies chargée bc T (t) T0 (t)

1 1.2 1 x 1, 2 x 1, 162 x 25,714 35,855 3,585


2 1.1 2 x 1,10 x 1, 162 x25,714 65,735 6,573
3 0.95 3 x 0, 95 x 1, 162 x 25,714 170,314 17,0314

Tableau 18 L’effort tranchant dû à la surcharge B c  pour x = 0

d) Surcharge du type Bt :

Nombre de tandem bt T (t) T0 (t)


1 1 1 x 1 x 1,13x 31, 457 35,546 3,5546
2 1 2 x 1 x1, 13x 31, 457 71,092 7,1092

Tableau 19. L’effort tranchant dû à la surcharge B t  pour x = 0

e) systeme Mc120   :

T (t) T0 (t)
1,14x 37,691 42,968 4,2968

ENTP 2007/2008 107


Répartition longitudinale

Tableau 20. L’effort tranchant dû à la surcharge B t  pour x = 0

surcharges D 240

T (t) T0 (t)
90,3 9,03
Tableau 21. L’effort tranchant dû à la surcharge D 240 pour x = 0

g) surcharges de trottoir

Trottoir chargé T (t) T0 (t)


1 1,2075 0,12075
Tableau 22. L’effort tranchant dû à la surcharge trottoir  pour x = 0

II-2-2 Efforts tranchants dus aux surcharges: Pour x = 0.25L.

a) Surcharge du type A (L) :

Nombre de voies A2(L) t/m T0 (t)


Par poutre
1 0,563 2,216
2 1,127 4,437
3 1,520 5,984
Tableau 23. L’effort tranchant dû à la surcharger A(L)  pour x =L/4

b) Surcharge du type Bc : 

N bre de voies chargée bc T (t) T0 (t)


1 1.2 1 x 1, 2 0 x 1, 162 x 18,6 25,935 2,5935
2 1.1 2 x 1,10 x 1, 162 x 18,6 47,549 4,7549
3 0.95 3 x 0, 95 x 1, 162 x 18,6 61,597 6,1597

Tableau 25. L’effort tranchant dû à la surcharge B c  pour x =L/4

c) Surcharge du type Bt : 

Nombre de tandem bt T (t) T0 (t)


1 1 1 x 1 x 1,13x 26,457 29,896 2,9896
2 1 2 x 1 x1,13x 26,457 59,792 5,9792

Tableau 26. L’effort tranchant dû à la surcharge B t  pour x =L/4

ENTP 2007/2008 108


Répartition longitudinale

d) surcharges M C 120

T (t) T0 (t)
1,14 x 62,677 71,451 7,1451

Tableau 27. L’effort tranchant dû à la surcharge M C 120   pour x =L

e) Surcharges D 240 

T (t) T0 (t)
50,793 5,0739

Tableau.28. L’effort tranchant dû à la surcharge D 240     pour x =L/4

f. surcharges de trottoir

Trottoir chargé T (t) T0 (t)


1 0,679 0,0679

Tableau 29. L’effort tranchant dû à la surcharge de trottoir pour x =L/4

I.2.3. Tableau récapitulatif des efforts tranchants dus aux surcharges

Les charges Pour x = 0 Pour x = L/4


T (t) T0 (t) T (t) T0 (t)
1 voie 39,41 3,941 22,16 2,216
Surcharge 2 voies 78,89 7,889 44,37 4,437
A(L) 3 voies 10,640 10,640 59,84 5,984
1 voie 358,55 3,585 25,935 2,5935
Surcharge 2 voies 65,735 6,573 47,549 4,7549
Bc
3 voies 170,314 17,0314 61,597 6,1597
Surcharge 1 tandem 35,546 3,5546 29,896 2,9896
Bt 2 tandems 71,092 7,1092 59,792 5,9792
convoi M c 120 42,968 4,2968 71,451 7,1451
D 240 90,3 9,03 50,793 5,0739
trottoir 1 trottoir 1,2075 0,12075 0,679 0,0679

Tableau 30. Récapitulatif des efforts tranchants dus aux surcharges

ENTP 2007/2008 109


Répartition transversale des efforts

I. La méthode numérique (Robot Millennium) 


I. 1. Modélisation 
Etant donnée que l’ouvrage isostatique, on étudiera une seule travée (une dalle de 25 cm
d’épaisseur avec 10 poutres). Les poutres sont considérées comme un élément section,
elles sont appuis sur un appui simple de coté et d’autre coté sur un appui double, la dalle
comme un élément panneaux.

Photo.1. Modélisation des poutres 

Photo.2. Modélisation de tablier 

ENTP 2007/2008 110


Répartition transversale des efforts

II. Valeur des moments fléchissant et des efforts tranchants réel.

Photo.3. Diagramme des moments fléchissant sous l’effet la combinaison défavorable

Photo.4. Diagramme des efforts tranchants sous l’effet la combinaison défavorable

ENTP 2007/2008 111


Répartition transversale des efforts

II. 1. L’Eléments de réductions

MOMENT EN L’EFFORT
DESIGNATION TRAVÉE (T.M) TRANCHANT AUX
APPUIS (T)
ELS
Cp + Ccp +1, 2 (A(l) + St) 97,29 30,88
Cp + Ccp +1, 2 (B c + St) 95,17 31.22
Cp + Ccp +M c120 + 1, 2 St 63,88 20,86
Cp + Ccp +D240 + 1, 2 St 99,14 34,67
ELU
1, 35 (Cp + Ccp) +1, 6 (A(l) + St) 130,53 41,42
1, 35(Cp + Ccp )+ 1, 35Mc120 86,24 28,20
1, 35(Cp + Ccp )+ 1, 35 D240 133,74 46,80

Tableau.2. Elément de réduction

Après avoir détermine les éléments de réduction, le moment maximum est donné par la
combinaison suivante (la poutre la plus sollicitée) :1, 35 (Cp + Ccp) +1,35D240
 Tel que M max = 133,74t .m

 L’effort tranchant sur l’appui intermédiaire est TMAX = 46,80 t

ENTP 2007/2008 112


Ferraillage des poutres en BA

I. Ferraillage des poutres en béton armé


Dimensionnement à l’ ELU
 le ferraillage longitudinal :
b=1,5m
hourdis
h0=0,25m
fc28= 27Mpa
ftj=2.22Mpa
0,85 x 27
f bu   15,3 d 1,1m
1,5
n=1,6 des barres de H A.
fe=400Mpa b0=0.36m
d=107 cm
ξ’= 0.04cm
La section de la
*  bc  0.6 f c 28 =16.2Mpa
poutre avec hourdis
Fig. : 01
2
 
 st  Min f e ; max 0.5 f e ;110 n. f tj 
3 
 st  207.31Mpa
15 bc x 1
X  . d ;  .z  d  ;  M 1  .b.x. bc .z;
15 bc   st 3 2

X= 0.539
MELU=1,33746 MN.m
Mser=0,9914 MN.m
h 0,25
Mt  bh0 f bu (d  0 ) = 1,5 x 0,36 x15,3 x (1,215  )  9,005 MPa
2 2
M U < Mt  A.N dans la table
Donc le calcul se fera comme une section rectangulaire bxh

Mu 1,337
   0,039
b.d f bu 1,5 x1,215 2 x15,3
2

3,5
r   0,66
3,5  1000. es
 r  0,8 r (1  0,4. r )  0,39

   r Dans ce cas, on est dans le domaine 2-a (  > 0,186  es <  s )


Donc,
Notre section sons armature comprimée
1  1  2
α= = 0, 049
0.8
Z = dx(1-0,4xα) = 1,1908 m
Mu
As  Avec :  s  207,31 MPa AS= 54,16 cm2
Z s

ENTP 2007/2008 112


Ferraillage des poutres en BA

CONDITION DE NON FRAGILITÉ


f
AS  0,23 t 28 b d =23,26 cm2
fe
vérifie.

On prend 12HA25 donc As=58,90cm2


Les armatures de montage :
1/3 de A’s = 18,05 cm2 D’où : 4HA25 donc A’s=19,63 cm2
Ferraillage de la poutre à la torsion 
 Longitudinale
Choix des barres 6HA16
 Transversale
On prend un cadre et un étrier

Armature de montage
4HA20

6HA16 de la torsion

Fig : 02

4HA25
6
8H
8HA25
A2
25
0
Ferraillage de la poutre en Béton
Armée
II. Vérification des contraintes :
On doit vérifier que :
M Ser  X
 bc

I1
 bc Pour le béton

M Ser   d  X 
 st
 n
I1
 st Pour l’acier

ENTP 2007/2008 113


Ferraillage des poutres en BA

 Position de l’axe neutre :


x2
b  nAS   d  x   0  x  0,32m
2
x3
 nAS   d  x   0,0953m 4
2
I b
2
D’où :

 bc
 3,327MPa   bc  16.2MPa
C’est vérifié

 st
 9,306MPa   st  201,63MPa
 Vérification vis-à-vis de l’effort tranchant :

TMAX = 0,4680 MN; b = 1,50m ; h = 1,35 m ; d = 1,215 m

(ƒc28 = 27 Mpa)  u
 2,5MPa

T

u , max
  0,256 MPa
u , max
bd

 u , max
  u Donc c’est vérifié.
Dispositions constructives :
• L’enrobage c: c ≥ max [ΦL; a] 
a : protection des armatures ; dans notre cas a = 5 cm.
ΦL = 25 mm = 2.5 cm
c ≥ max [1,2 cm ; 5 cm ] 
c ≥ 5 cm On prend c = 5 cm.
• ev ≥ max [ΦL ; cg ] ; ΦL =2.5 cm
ev ≥ max [25mm ; 25mm]
ev ≥ 25 mm On Pender ev = 20 cm
 Calcul des armatures transversales  :
• Ecartement des armatures d’âme :
S t  min 0,9  d ;40cm

S t  40cm

On prend St=20 cm

ENTP 2007/2008 114


Ferraillage des poutres en BA

0,9  f  At   cos  sin  


St 
 
e
<0
b   s   u  0,3  f
r
K
tj

(Flexion simple, fissuration peu nuisible avec reprise du bétonnage)  K = 1


qu
 0,2437MPa ; b = 1 m,  St=20 cm ; 
r
  90 ; =Vu-  h =1,96Mpa
u u 2
Donc : St=8.06 cm²

h b 
 t
 min  ; ; 
 35 10 L 
 t
 25mm

On prend 2 cadres et 3 épingles de HA12 = 7.91 cm².

ENTP 2007/2008 115


Ferraillage des poutres en BA

ENTP 2007/2008 116


Etude de la
pile

Etude de la pile
1-Choix de la morphologie :
Le choix du type des piles dépend essentiellement des caractéristiques mécaniques
De la pile elle même du site d’implantation de l’ouvrage Et différentes types de sollicitation
agissant sur la pile. Notre ouvrage franchissant des conduites, pour cela nous avons le choix de
plusieurs types de piles, on va propose une pile composée de fûts a section circulaire.

II- Pré dimensionnement des piles :


1- Chevêtre :
C’est l’élément sur lequel repose les poutres et assure la transmission des charges aux fûts.
 Longueur :L = (9 x 1,5 + (2 x 0,75)) /sin630 = 16,83 m.
 Largeur : E = 2X + 1 = 2 X 0,7 + 1 = 2,4 m.
 Hauteur : 1m ≤ H ≤ 1,6m. H = 1,20m.
2- Fûts :
Leur rôle est de transmettre les efforts à la semelle, ils sont de forme cylindrique, de
diamètre généralement constant et ils ont les dimensions géométriques suivantes :
Un diamètre fixe à 1 m et des hauteurs mentionnées dans le tableau suivant : 

Désignation Pile 1 Pile 2 Pile 3


Hauteur de la pile (m) 5,67 6,13 6,52
Hauteur du Fût (m) 2,67 2,93 3,32

3- Semelle :
 Epaisseur : 1,60m.
 Largeur : 6m.
 Longueur : 20,4m.
 Ancrage :0,1 m.
 Béton de propreté : 0,10 m.
On utilisé des pieux de diamètre  =1,2 m (Fondation profonde).

ENTP 2007/2008 117


Etude de la
pile

III-Répartition des surcharges sur la pile (calcul des réactions max) :


1-La surcharge A (l) :
1 travée :
36
A (l) = 0.23 + = 1.04t/m² A(l)  a1  a2 = 0.936 t/m²
12  32.4
2 travées :
36
A (l) = 0.23 + = 0.7 t/m² A(2l)  a1  a2 = 0.63 t/m²
12  64.8

Rmax = 0.63 10.5  66.8 / 2= 220.94 t

R1 =0.936 10.5  32.4 /2 = 159.213 t


2-Charge Mc120 :

R
 = 1.07
Rmax = (18, 03 x 6,10x (32,4-3, 05))/32.4= 99.63 t

R1
R2=R1 = (55 / 32.4)  27.975 1.07 = 50,81 t h=1.2
Rmax =R2+R1=101,62t MA
3-Surcharge trottoirs :
Mt

R1 R2
Rmax = 2R1 = 0.375  (64.8 / 2) = 12,15 t 0.68
m
A
R 2.21
Rmax = R = 0.3750  32.4 / 2 = 2.794 t m
4-Chargement Bc : MB
R2

R
R = [24  (29 + 27.5 + 18.5 + 17) + 12  (23 + 12.5)] / 29 = 90.83 t
Rmax = R  1.1  1.1006 = 109.96 t

ENTP 2007/2008 118


Etude de la
pile

R1 R2
R1 = [24  (32.4 + 30.9) + 12  (26.4)] / 32.4 = 56.67 t
R2 = [24  (24.9 + 23.4) + 12  (29.4)] / 32.4 = 46.67 t
Rmax = (56.67 + 46.67) 1.1  1.079 = 122.65 t
5-Chargement D240 :

R1 R2
Rmax = (240 / 32.4)  23,1 = 171.11 t

R1 R2
Rmax = 2 R1 = 2  (120 / 32.4) 28.25 = 209.26 t
Rmax =20.926 t/POUTRE

IV-Repartition Des Charges Sur La Pile (calcul des réactions max)


1 .Poids propre du tablier :

Rmax = 28,74  66,8 / 2= 959.91 t


Rmax/poutre=959.91/10=95,99 t
2 Poids propre du chevêtre :

Gc = γb x V = 2.5 x 1.2 x 2,4 x 16,83


Gc = 121.17 t donc Gc = 7,2 t/ml
Rmax = 121,17 t

TABLEAU RÉCAPITULATIF :

désignation Surcharges réaction


A (L) 3VC 0,63 t/m2 220,94
BC 2x60t 122.65
MC120 110t 101,62
D240 240t 209,26
TROTTOIR 0.15t/ m 1TC 12,15

ENTP 2007/2008 119


Etude de la
pile

LES COMBINAISON D’ACTION :

Poids du tablier : PG /poutre [t] 96


Poids du chevêtre : GC [t/m] 7,2
Poids de surcharges : PD240 /poutre [t] 34.275
PU = 1.35x (PG )+1,6 (PA(l)) +st ) /poutre [ t] 166,89
ELU GU = 1.35*GC [ t/ml] 9,72
Pser = Pg + 1,2 (PA(l) +st) /poutre [t] 123,97
ELS Gser = GC [ t/ml ] 7,2

V-CALCUL DU CHEVÊTRE 
Le chevêtre sera calcule comme une poutre continue simplement appuyée sur trois fûts 

1-ETUDE ET FERRAILLAGE DE CHEVÊTRE A LA FLEXION :


L’étude de chevêtre à la flexion simple est faite à l’aide de logiciel robot Millennium :
à l’ELU :

M-MAX=-103,80 t.m
M+MAX=57,08 t.m
T+MAX= 234,15t
à l’ELS:

M-MAX=-77,09 t.m
M+MAX=42,42.m
T+MAX=173,91 t
1 .a -FERRAILLAGE DE CHEVÊTRE A LA FLEXION :
 Armature Longitudinale :
Section (2.4x1.2) m
Fc28=27 MPa
Acier FeE40 A (Fe=400MPa)
Coeff. D’équivalence acier/béton n=15
Coeff. De sécurité du béton b=1.5
Coeff. De sécurité du l’acier s=1.15
Coeff. De durée du chargement :=1
Le calcul est fait selon les règles de BAEL91
Ferraillage a L’ELU :
Section d’armature supérieure (sur appui)
0,85. f c 28
f bu 
 . b
Avec, f c 28  27 MPa

ENTP 2007/2008 120


Etude de la
pile

  1 et  b  1,5

D’où, f bu  15,3 MPa


Mu

b.d 2 . f bu
Avec,
M u  103.80 t .m
d  0,9.h  0,9.1,20  1,08 m
b  2 .4 m
103.8
D’où,   .10  2  0,024
2.4.(1,08) 2 .15,3
fe
 es 
 s .E s
Avec, f e  400 MPa
E s  200000 MPa
D’où,
400
 es  = 1,74.10-3
1,15.200000
3,5
r   0,66
3,5  1000. es
 r  0,8 r (1  0,4. r )  0,39
   r Dans ce cas, on est dans le domaine 2-a (  < 0,186  es <  s )

Donc,
Notre section sans armature comprimé
1  1  2
   0,03
0,8
Z  d (1  0,4 )  1,067 cm
Mu
As  Avec :  s  348 MPa
Z s
D’où,
103.80
As  .10 2  27,9 cm2
1,067.348.
Section d’armature supérieure (sur appui)
AS= 27,96 cm2 ; soit : 9HA 20(28.27 cm2)
Section d’armature inférieure (en travée)
De la même on trouve :
AS= 14,64 cm2 ; soit : 9HA 16 (18,10 cm2)
Vérification des contraintes à l’ELS :
En fissuration préjudiciable : σst = min (2/3ƒe , 110 (nƒtj) 1/2 ) = 207,3 MPa.
σbc = 0,6 fc28 = 16,2 MPa.

 Vérification des contraintes à mi travée:

ENTP 2007/2008 121


Etude de la
pile

σbc = 2,48 MPa < σbc = 16,2 MPa. Vérifie.

σs = 170,13 MPa < σst = 207,3 MPa. Vérifie.

 Vérification des contraintes sur appui :

σbc = 1,98 MPa < σbc = 16,2 MPa. Vérifie

σs = 202,99 MPa < σst = 207,3 MPa. vérifie.

 Armatures transversales :
Vu
τu =   = min [ 0,1.fc28 ; 4 MPa] = 2.7 MPa.
b0 .d
Avec : τu : contrainte tangentielle dans le béton.
Vu : effort tranchant maximum à l’appui à l’ELU.
τu = 2,3415 / ( 2.4x 1.08 )x102 = 0,903< 2.7 MPa. Condition vérifiée.

Les armatures droites sont suffisantes, on disposera donc les cadres droits espacés de St
inférieur à 20 cm d’après «  S.E.T.R.A » :
At ( u  0.3 f t 28 k )
  s b0 . Avec k = 1 pas reprise de bétonnage.
St 0.9 f e
At1  2.27 cm2. Soit At1 = 4,52 cm² : 2 cadres HA12.

1-b. Etude et ferraillage du chevêtre à la torsion :

- Evaluation des efforts : e e

La torsion dans le chevêtre est due généralement aux réactions


d’appuis du tablier dans le cas ou une seule travée chargée à
cause de l’excentricité transversale des charges ( e= 55cm).
C : moment de torsion.
 Moment de torsion du à (D240) +( ST) pour une travée chargée.
Rmax = 16,2 t C1 = 17,39 x 0,55 = 9,56 t.m.
 Moment de torsion du au poids propre :
On considère le cas ou l’ouvrage est en construction ou une seule travée
repose sur le chevêtre.
Rmax = 24,05 t C2 = 24,05 x 0,55 = 13,22 t.m.
 Moment de torsion du aux efforts de freinage :
Rmax = 18 t. C3 = 18 x 1,2= 21,6 t.m.
Donc : Cmax = Max ( C1, C2 , C3) = 21,6 t.m.

- Ferraillage : 
h=1.2

ENTP 2007/2008 122

b=2.4m
Etude de la
pile

On considère une section de forme rectangulaire ayant


pour hauteur celle du chevêtre et d’une largeur limitée h/6
lt au diamètre du fût.
lt = b si b ≤ x + h.

lt = x + h si b > x + h.
x + h = 1 + 1,2 = 2,2 m < b = 2,4 m lt = 2,2 m.
bn = h / 6 = 1,2/6 = 0,2 m.
Ω = (2,2 – 0,2) ( 1,2 – 0,2) = 2 m2.
C max
La contrainte tangentielle : bt = = 21,6 / 2 x 2 x 0,2 = 27 t/m2.
2bn
 Armatures longitudinales :
C maxU
Al  =21,6x2x(1,2+2,4)x1,15/2x2x400 =11,17 cm2.
2f e /  s
Avec U : périmètre extérieur = 2x(1,2+2,4) .
Donc : on prend 4 HA20 pour AS = 12,57 cm2.

Armatures transversales :
C max
At2  St = 0.31 cm2 avec: St = 20 cm
2f e /  s
At = At1 + At2 (d’après SETRA).
D’ou : At = At1 + At2 = 2,27 + 0,31 = 2,58 cm2. Soit At1 = 4,52 cm² : 2 cadres HA12.

 Ecartement d’armatures transversales :


t = min [ht (1-(0,3τb/ σb) ; 0,2 ht] = min [0,714 ; 0,24] = 0,24 cm.

Alors les armatures transversales ne sont pas nécessaires, cependant il faut prévoir des cadres
de HA12 avec t = 10 cm sur appui et t = 20cm en travée.

- Vérification des contraintes :

 Justification du béton :
τb2 + τv2 ≤ τlim2.
τv = VU/ b0 d = 234,15/ 2,4 x 1,08 = 90.33 t/m2.
τb2 + τv2 = 8889.53 t/m2.
τlim= min 0,2fc28 / γb ; 5MPa = min 3,6 ; 5MPa = 3,6 MPa.
Donc : τt2 + τv2 = 88.89 ≤ τlim2 = 1296 MPa.

 Contrainte d’adhérence :
τs = T/ U d et τs = 0,6Ψs2 ft28 = 0,6 x 1,52 x 2,22 = 2,99 MPa.
U : périmètres des armateurs tendus = 1,52 m.
τs = 234.15/ 1.52 x 1,08 = 1,66 MPa < 3 MPa. Vérifie.

 Condition de non fragilité :


As /bd ≥ 0,23ftj/fe (As : section des armateurs tendues)
ENTP 2007/2008 123
Etude de la
pile

AS =8 HA16 + 4 HA20 = 28,65cm2.


28,65 / 2 x 1,08 = 0,001326 > 0,23 x 2,22/400 = 0,00127 Vérifie.

9 HA20

Cadres HA12

2 HA20

9HA16

Ferraillage du chevêtre.

VI- CALCUL DE FUT :


Les fûts ont pour rôle de transmettre aux fondations les efforts dus aux charges et surcharges.
Ils est Encastré sur la semelle et le chevêtre

1- Hauteur de fût : 3,32


2- Diamètre de fût   1 m
3- Nombre du fût n= 6 fûts

1 .Vérification de flambement du fût :


Lc = 0.7  3,32 = 2,324 m.
 = lc / i. telle que : i =D / 4 = 0,25.
 = 2,296 / 0,25 = 9,296 < 13,23. Donc : pas de risque de flambement

2 .Evaluation des efforts :

2.a. Conditions normales :


- Charges verticales :
P fûts = (6πD2/4) x h x 2,5 = 39,08 t.
Tablier + chevêtre + 6 fûts = 960 +121.17 + 39,08=1120.25 t.
Surcharge d’exploitation : (A(l) + ST) = 233.09 t.
QV ELS = 1120.25 + 1,2 x 233,75 = 1387.55t.
QV ELU = 1.35x1120.25 + 1,6 x 233,75
Soit par fût : QV ELS =233,32 t
QV ELU = 314,38 t.

- Charges horizontales :
Freinage de BC :

ENTP 2007/2008 124


Etude de la
pile

30 X 1.2
HBC = 2 = 18T
Soit par fût :: HBC =18/6=3t /fut

Effet du au vent :
2
Le vent agit sur une surface latérale du pont avec une intensité q = 0,25 t/m .
Tablier :
H=(33,4X(1,5+0,26+0,25)X0.250) =16,78t.

Fûts + chevêtre = 0,25(6 x 1 x 3,32 + 2,4 x 1,2) = 5,7 t.


HHV = 16,78 + 5,7 = 22,48t.
Soit par fût : HHV = 3,746 t.

Variation linéaire :
Seul l’effort du à la température agit dans un seul sens. Pour le retrait et le fluage, ils s’agissent
dans deux sens, donnants un effort nul.
H = G x a x b x ε / T.
H = 8 x 30 x 35 x 0,325 x10-3 / 4 = 0,682 t.
On a 32 appareils d’appuis donc
H Vt  0,682 x 20  17,24 t
17,24
Soit par fut   2,87 t
6
- Récapitulatif :
Effort normal : N = 233,38t.
Moments à la base du fût :
- Freinage : MBC = 3 x (3,32 + 1,2) = 13,56 t.m.
- Le vent : MV = 3,746 x (3,32 + 1,2)/2 = 8.46 t.m.
- Variation linéaire : 2,87x (3,32 + 1,2) =12,97 t.m.
Donc : NserMAX = 233,32t. NELU MAX = 314,38 t
MserMAX = 34,4 t.m. MELUMAX = 41,52 t.m.

2.b. Conditions sismiques :


L’intensité du séisme est :
εH = 0,10 G => εH = 0,10 x 1120,25 => εH = 112,025 t.

εV = 0,07 G => εV = ±0,07 x 1120,25 => εV = ±78,417 t.

MSH = 0,10 (960 x 5,6 + 121,17 x 3,92+ 39,08 x 1,66) = 591,586 t.m.
Soit le moment par fût : MSH = 98,59 t.m.
Donc : MMAX = 98,59 + 14,69 = 113,28 t.m.
Nmin = 233,32 - 78,417 = 154,9 t.

3. Ferraillage:
Le fût est soumis à un moment fléchissant et à un effort normal, donc il faut le ferrailler à la
flexion composée, sous les efforts engendrés par la condition sismique.
AS = 49,85 cm2. Soit : 16 HA20 pour AS = 50,27 cm2.

ENTP 2007/2008 125


Etude de la
pile

 Armature Transversales :
tl/3=25/3=6,66mm
On a espacement minimal15l=15x2.0=30cm
On prend t=10 cm avec un espacement de :
15cm pour la( zone de fonctionnement)
25cm pour la (zone centrale).

 Condition de non fragilité :


 .D 2 f t28
As  0,23.  10,02 cm2 < 50,27 cm2 (la condition est vérifie)
4 fe

16 HA20 espacés de 16 cm.

Cerces HA 10
1m St= 15cm (zone de jonction)
St= 25cm (zone courante)

C= 5cm

Schéma du ferraillage de fût

VII- calcul de La semelle :


Longueur : L = 19,3m
Largeur : B = 2,5 m
Epaisseur : E = 1,6 m
1. Evaluation des efforts :
1.a. Conditions normales :
- Charges verticales :
CP (Tablier + 6Fûts + Chevêtre) = 1120,25 t
Surcharges A (l) + ST = 233,09 t.
Poids de la semelle : 489,6t.
Poids des terres : 105,92t
Donc : Nmax = 1948,86t
- Charges horizontales :
Freinage : FBC = 18 t.
Vent : Fv = 0,25 t/m2.
Variation linéaire : Fvl = 0,682 t.

- Récapitulatif :
Effort normal : Nmax = 1948.86 t.
Moments à la base du fût :
- Freitage : MBC = 18 x (3.32 + 1,2) = 81,36 t.m.
- Vent : Mv = 0,25 x 132.32 = 33,08 t.m.
- Variation linéaire : Mvl = 2,87x (3.32+ 1,2) = 12,97 t.m
Donc : Nmax = 1948.86 t.

ENTP 2007/2008 126


Etude de la
pile

Mmax = 127,91 t.m.


1-b. Condition sismique :
G (1  0,07) avec G = 1715,77 t.
MSH = 0,10 (960 x 5,6 + 121,17 x 3,92+ 39,08 x 1,66) = 591,586 t.m.
Donc : MMAX = 591,586 + 4,407 = 606,276 t.m.
Nmax = 1828,75 t.

2. Effort revenant à chaque pieu 


Les pieux présentent une symétrie par rapport (XOY) :
Chaque fut ramène un moment est un effort normal.
L’effort normal qui revient à chaque pieu est donné par la formule suivante :
N Mx y My x
Ni   
n  y2  x 2
Avec les hypothèses suivantes :- Déformation pieu semelle proportionnelle à la charge.
- Semelle infiniment rigide.
- Pieux identiques.
 Condition normale :
1948.86 127,91 1,8
N1 =   168,38 t .
12 12  (1,8) 2
1948,86 127,91 1,8
N2 =   156,42 t .
12 12  (1,8) 2

 Condition sismique :
1828,75 606,276 1,8
N1 =   180,46 t.
12 12  (1,8) 2
1828,75 606,276 1,8
N2 =   124,32 t .
12 12  (1,8) 2

3 .Ferraillage de la semelle (méthode des bielles) :

a- Armatures transversales inférieures : b


   45

La Condition de la méthode est: 



h 
L
2

b
4

h
 1,03 b
tg = L b   = 46° > 45° Vérifie. h

2 4 4  
L b d
  1,55m < 1,6 m. Vérifie.
2 4
3,6 m

2
Condition normale :  a   e  267 00t / m 2 .
3
L b
 )
(
A = N 1  2 4  168,38  1,55  0,006109m 2 . Ainf = 61,09 cm2.
a h 26700 1,6
Condition sismique :  a   e  40000 t / m 2 .
180,46 1,55
A = 40000  1,6  0,0043m .
2
Ainf = 43 cm2.

ENTP 2007/2008 127


Etude de la
pile

La condition normale est la plus défavorable A s = 61,09cm2.On prend 8 HA32 Ainf = 64,34
cm2.
n : Nombre de barre = 8 barres.
d : Enrobage = 10cm.
 : Diamètre de pieu = 1,2 m.
  H  d 1,2  1,6  0,1
L’espacement est de St =   0,38m  38cm. On prend : St = 35
n 1 8 1
cm.
Les armatures transversales placées dans les bandes axées sur les pieux, ayant pour largeur (L)
telle que : L = h + pieu = 1,6 + 1,2 = 2,8 m.
Entre les différents bandes, on placera des armatures de répartitions tel que :
1 1
A1 = A = 61,09  20,36 cm 2 . Soit : 5 HA25 Ainf1 = 24,54 cm2.
3 3
b- Armatures longitudinales inférieures dans la semelle :

Elles jouent un rôle de répartition dans la transmission des efforts entre les fûts et les
pieux de fondation.
1 1
Ali = A=  61,09  20,36 cm 2 . Soit : 5 HA25 Ainf1 = 24,54 cm2. St =
3 3
  H  10
 70 cm.
5 1
c- Armatures de construction :
 Armatures transversales supérieures:
A 61,09
Ats =   6,109 cm 2 . Soit : 7 HA12. Asup= 7,92 cm2. St =
10 10
  H  10
 45 cm.
7 1

 Armatures longitudinales supérieures :


A 61,09
Als =   20,36cm 2 . Soit : 5 HA25 Ainf1 = 24,54 cm2. St =
3 3
  H  10
 67,5 cm.
5 1
On prend : St = 65 cm.
 Armatures latérales :
A 61,09
Al =   6,109 cm 2 . Soit : 6 HA12. Asup= 6,79 cm2.
10 10
A la base des cadres verticaux, on placera les armatures transversales sous forme de chaises en
HA14 espacées de 1 m.

ENTP 2007/2008 128


Etude de la
pile

5 HA25

Chaise 14chaque 1m

H=6 m

 + h=2,8m 5HA25 8 HA32

L=20m

Ferraillage de la semelle (nappe inférieure).


Armature latérale 5 HA25
6HA12 ; St=0,25m

H=6 m

7HA12
St=0,45m
L=20.4m
Ferraillage de la semelle (nappe supérieure).

VIII- calcul des pieux :

ENTP 2007/2008 129


Etude de la
pile

Les fondations sur pieux sont utilisées quand le sol de surface n’a pas une bonne portance,
ce qu’il faille descendre à une grande profondeur jusqu’au bon sol (substratum). La disposition
des pieux dépend des impératifs suivants : Une disposition symétrique pour éviter les
tassements différentiels, centré sous les efforts pour assurer une diffusion directe des charges.
N.B: On ne tiendra pas compte du flambement pour le calcul des pieux car la butée des terres
est toujours suffisamment pour s’y opposé.

1. Action sur les pieux :


Le comportement d’un élément flexible dans le sol peut s’exprimer mathématiquement à
l’aide de l’équation différentielle du 4éme ordre : H M
4
d y
EI  CU b y  0 .
dx 4
b  : Diamètre du pieu.
CU : Module de réaction du sol.
y : Déplacement en tête du pieu. C U
4 EI
Une solution de cette équation est de la forme :   4 .  ;:Longueur élastique du
CU b
pieu.
Calcul de  :
 : Coefficient d’amortissement du module de WERNER
b =  pieu  120cm. .
CU = 6,62 kg/cm3.
E : module d’élasticité du béton = 21000 270 = 3.45  10 5 kg / cm 2 .
D 4  (120) 4
I : moment d’inertie du pieu    10,17 x10 6 cm 4 .
64 64
bCU
4  0,2742m 1 . D’où : L  0.2742  15  4,113 avec L = 15 m.
4 EI
V-4-2 Effort tranchant en tête du pieu : 
 Condition normale :
Freinage = 18 t.
Variation linéaire = 19,5 t.
H
H = 18 + 19,5 = 37,75 t. D’où : P = = 3,125 t/pieu.
12
 Condition sismique :
Séisme = 83,173 t.
Variation linéaire = 19,5 t
H
H = 112,025 + 19,5 = 131,525 t. D’où : P = = 10,96 t/pieu.
12
V-4-3 Calcul des moments par la formule de WERNER :

La méthode de WERNER permet de donner des moments fléchissant auquel, le pieu est
M P
soumis en différents points, à l’aide de la formule suivante : EI 0   M   2  P
 
Notre pieu est encastré à la semelle en tête donc la seule déformation qui peut se produire, est
P
le déplacement avec rotation nulle. M ( z )   M  M   P

M  : Moment en tête du pieu

ENTP 2007/2008 130


Etude de la
pile

1
  : Coefficient d’amortissement = .

 M ,  P  : Donnés par les abaques de WERNER en fonction de L.
M P  P P
M(z) = EI 0   M   2  P =0 M =- 
   M 
a- Détermination des coefficients  M ,  P
 L  4    P
  1, 26   M  1,54

 L  6    P  1, 45
   M  1,65 L = 4,113 
  P  1,27   M  1,546.
Condition normale : P  3,125t / pieu  M   9,36 t.m.
Condition sismique : P  10,96 t / pieu  M   32,83 t .m.

Valeurs des coefficients  M ,  P en fonction de Z : (Abaques de WERNER).

Z 0.1L 0.2L 0.3L 0.4L 0.5L 0.6L 0.7L 0.8L


 (M . p)
M 0.97 0.88 0.65 0.44 0.26 0.10 0.04 0.01
P 0.38 0.63 0.66 0.56 0.42 0.25 0.14 0.04

b- Détermination des moments tout le long du pieu :


P
M ( z )   M  M   P .

3,125
Condition normale : M ( z )  9,36   M  0,2742   P
10,69
Condition sismique : M ( z )  32,83  M  0,2742   P
c- Tableau récapitulatif donnant les moments en fonction de Z : 

Z 0.1L 0.2L 0.3L 0.4L 0.5L 0.6L 0.7L 0.8L


 (M . p)
C.N -4.75 -1.06 1.44 2.26 2.35 1.91 1.22 0.36
C.S -17.03 -4.33 4.39 7.39 7.84 6.46 4.14 1.23
moment en condition normale

3
2
m o m e n t (t. m )

1
0
-10.1L 0.2L 0.3L 0.4L 0.5L 0.6L 0.7L 0.8L
Série1
-2
-3
-4
-5
-6
profendeur z(m)

ENTP 2007/2008 131


Etude de la
pile

memont en condition sismique

10
m o m e n t (t. m )
5

0
0.1L 0.2L 0.3L 0.4L 0.5L 0.6L 0.7L 0.8L
-5 Série1

-10

-15

-20
profendeur z(m)

D’après les résultas donnés par les deux diagrammes des moments, on constate que les
sollicitations des conditions sismiques sont les plus défavorables : Mmax = - 34,542t.m.

4. Ferraillage:
Le ferraillage est fait à l’aide des abaques de WALTHER (voir annexe). Le pieu est
considéré comme une pièce soumise à la flexion composée : Nmin = 124,32 t.
Mmax = 34,542 t.m.
Nr
 0,04
R D W
2

ω=0,06
Mr
 0,0094. .
R 2 D W
.

Fa f
  0,06  Fa  45,78cm 2 . On prend 10 HA25 pour AS = 49,1 cm2.
R 2  W

Armatures transversales :
On prendra des cerces helicoîdales avec de HA12 et un espacement de 20 cm dans la zone
courante et 15 cm dans la zone de jonction.

Vérification des contraintes :


σbc = 2,69 MPa < σbc = 16,2 MPa.

σs = 38,67 MPa < σst = 207,3 MPa.

ENTP 2007/2008 132


Etude de la
pile

10HA25

HA12

St =20cm
(Zone courante)
St= 15cm
(Zone de jonction)

ENTP 2007/2008 133


Etude de la culée

ETUDE DE LA CULEE

La culée est l’un des éléments primordiaux de l’ouvrage et elle raccorde l’ouvrage au Terrain
naturel et la continuité entre la chaussée de la route et celle portée par le pont.
Le choix de la culée peut se faire progressivement, il résulte d’une analyse englobant :
 La nature et le mode de construction du tablier.
 Les contraintes naturelles de site.
 Les contraintes fonctionnelles de l’ouvrage.
I- Choix de la morphologie :
Nous avons opté pour une culée remblayé, composée d’un ensemble de mur sont :
 Un mur frontal sur lequel s’appuie le tablier.
 Deux murs en retour qui ont pour rôle d’assurer le soutènement des terres de remblai
d’accès au pont.
 Un mur de garde grève destinée à isoler le tablier de contact de remblai.
 Corbeau arrière sur lequel s’appuie la dalle de transition qui limite les déformations des
chaussées dues aux tassements du remblai.
 Dalle de transition qui sa largeur varie entre 3 à 6m selon la hauteur de remblai qu’est
égale à L=Min {6m, max (3 ; 0,6H)}.
 h
 Têtes de culée : e  Max  0,3 ;   0,3m
 8
Donc : e =30cm, ou h = épaisseur (dalle + revêtement + appareil d’appui).

Fig: 01

II- Evaluation Des Efforts Sollicitant La Culée :

ENTP 2007/2008 134


Etude de la culée

 Détermination du coefficient de poussée kah :


cos 2        cos    
k ah  k 
 sin      sin         cos     
cos ²1  
 cos       cos     
Avec :  = 30° : angle de frottement interne du remblai.
 = 0 : fruit de mur de soutènement.
 = 0 : angle de talus avec l’horizontale.
 = 0 : angle de frottement remblai culée.
H 
k  H ²  (1  v)² tg    arctg ( H )
1  V 1  V

Le coefficient de poussée pour les déférents est présenté dans le tableau ci-dessous :

Désignation H V  kah
Condition sismique 0,1 -0,07 0,935 0,3740
0,1 +0,07 1,075 0,4197
Condition normale 0 0 1 0,3333
Tableau (1)
 Calcul des sollicitations :

Le tableau suivant donne l’ensemble des moments et efforts agissants sur la culée pour les
trois cas existants :
Désignation P Ph (1+v)P V H MR MS

Mur garde 26 0 26 2,48 8,14 0,00 211,64


grève H + V+ 2,31 27,82 7,83 8,14 18,09 233,97
H + V- 2,31 24,18 7,83 8,14 18,09 203,35
Corbeau 21,04 0 21,04 3,21 7,47 0,00 157,17
H + V+ 1,87 22,5128 4,86 7,47 9,09 168,17
H + V- 1,87 19,5672 4,86 7,47 9,09 146,17
Mur en 24,54 0 24,54 2,42 4,37 0,00 107,24
retour H + V+ 2,454 26,2578 2,42 4,37 5,94 114,75
H + V- 2,454 22,8222 2,42 4,37 5,94 99,73
Mur de 314 0 314 3,01 4,3 0,00 1350,20
front H+V +
25,24 335,98 2,78 4,3 70,17 1444,71
H + V- 25,24 292,02 2,78 4,3 70,17 1255,69
Semelle 726,75 0 726,75 0,75 4,75 0,00 3452,06
H + V+ 67,5 777,6225 0,75 4,75 50,63 3693,71
H + V- 67,5 675,8775 0,75 4,75 50,63 3210,42
Poids des 78,14 0 78,14 6,16 3,84 0,00 300,06

ENTP 2007/2008 135


Etude de la culée

terres sur H + V+ 7,81 83,60 6,16 3,84 48,11 321,06


DDT
H + V- 7,81 72,67 6,16 3,84 48,11 279,05
Dalle de 78,66 0 78,66 8,35 7 0 550,62
transition H + V+ 6,51 84,1662 8,35 7 54,3 589,16
6
H + V- 6,51 73,15 8,35 7 54,36 512,08
Remblai 720,27 0 720,27 2,22 2,63 0,00 1894,31
sur semelle H + V+ 154,19 770,68 2,8 2,63 431,73 2026,91
1
H + V- 154,19 669,85 2,8 2,63 431,73 1761,71
Remblai 106,8 0 106,8 1,17 0,75 0,00 80,10
sur semelle H + V+ 10,68 114,276 2 0,75 21,36 85,71
2
H + V- 10,68 99,324 2 0,75 21,36 74,49
Tablier 480 0 480 5,96 2,86 0,00 1372,80
+
H+V 48 513,6 7,79 2,86 373,92 1468,90

H + V- 48 446,4 7,79 2,86 373,92 1276,70

Surcharges 83,35 0 83,35 9,17 3,84 0,00 320,06


sur remblai H + V+ 8,35 89,1845 7,27 3,84 60,70 342,47
(1t/m2)
H + V- 8,35 77,5155 7,27 3,84 60,70 297,66
TOTAL 2659,55 0 2659,55 - - 0,00 9796,26
+
H+V 265,955 2845,7185 - - 1144,09 10482,00
H + V- 265,955 2473,3815 - - 1144,09 9110,53
Tableau (02)

 Calculs des poussées dues aux terres :

Désignation P H  P (1+v)P V MR
0,333x1,8x14,4x (7,68)2/2 254,55 0 2,56 651,64
Mur GG + 0,4197x1,8x14,4x(7,68)2/2 320,82 0 2,56 821,30
MurFront 0,374x1,8x14,4x(7,68)2/2 285,89 0 2,56 731,87
0,333x1,8x15x (1,5)2/2 10,11 0 0,5 5,057
0,4197x1,8x15x(1,5)2/2 15,10 0 0,5 7,54
Semelle 0,374x1,8x15x(1,5)2/2 11,36 0 0,5 5,68
Tableau (03)

 Calculs des poussées dues aux Surcharges :


Désignation P H  P (1+v)P V MR

ENTP 2007/2008 136


Etude de la culée

0.333x1,2x14,4x 7,68 44,19 0.00 2,56 113,13


Mur GG + 0.4197x1,2x14,4x7,68 55,69 0.00 2,56 142,58
Mur Front 0.374x1,2x14,4x7,68 49,63 0.00 2,56 127,06
0.333x1,2x15x 1,5 8,99 0.00 0,75 6,74
Semelle 0.4197x1,2x15x1,5 11,33 0.00 0,75 8,49
0.374x1,2x15x1,5 7,39 0.00 0,75 5,54
Tableau (04)

 Tableau récapitulatif donnant les moments et efforts globaux  :

Désignation Condition H  P  (1   v )P MR MS

TOTAL C.N 317,85 2659,55 776,58 9796,26


H + V+ 402,95 2845,71 2124,04 10482,00
H + V- 354,28 2473,38 2014,26 9110,53
Tableau (05)

III- Vérification de la culée :

 Vérification du tiers central  :


B 9.5 B
1. C.N : on doit vérifier que : E MAX    2m e   X '
6 6 2
( M s   M R )
Avec X '  et B: la largeur de la semelle.
 (1   V ) P
2. C.N : Emax = B / 4 = 1,58 m > e = B/2 – X’.
B 9.5 B
E MAX    3m e   X '
4 4 2
Les résultats sont regroupés sur le tableau ci-dessous :
Condition  (1   v )P
M R
M S X’ Emax e Vérification
C.N 2659,55 776,58 9796,26 3,24 2 1,24 Vérifie
H + V+ 2845,71 2124,04 10482,00 2,52 3 0,48 Vérifie
H + V- 2473,38 2014,26 9110,53 2,44 3 0,56 Vérifie
Tableau (06)
 Vérification au glissement :

1. C.N : en condition normal le coefficient de sécurité au glissement (C.S.G) égale à 1,5,

donc on doit vérifier que : 


 (1   v ) P 1,5
 h P
2. C.S : en condition sismique le C.S.G vaut1.

Donc on vérifie que: 


 (1   v ) P 1
 h P
Les résultats sont regroupés sur le tableau ci-dessous :
Condition hP  (1   v ) P  R C .S .G Vérification

ENTP 2007/2008 137


Etude de la culée

C.N 317,85 2659,55 0,55 4,60 1,5 Vérifie


H + V+ 402,95 2845,7185 0,55 3,88 1 Vérifie
H + V- 354,28 2473,3815 0,55 3,84 1 Vérifie
Tableau (07)
 Vérification au renversement  :

1. C.N : en condition normal le coefficient de sécurité au renversement

(C.S.R) égale à 1,5. donc on doit vérifier que :


 M S 1,5
MR
2. C.S : en condition sismique le C.S.R vaut1.

Donc on vérifie que:


 M S 1
MR
Les résultats sont regroupés sur le tableau ci-dessous :
Condition MR MS R C .S .R Vérification
C.N 776,58 9796,26 12,61 1,5 Vérifie
H + V+ 2124,04 10482,00 4,93 1 Vérifie
H + V- 2014,26 9110,53 4,52 1 Vérifie
Tableau (08)
IV.Vérification de la stabilité avec pieux :
 Détermination de l’effort par pieu :

L’effort par pieux est donnée par :


N M x y i M y xi
Ni   
n  y i 2  xi 2

FH FV MR MS
CN 317.85 2659.55 776.58 9796.26
H+V  402.95 2845.7185 2124.04 10482.00
H+V  354.28 2473.3815 2014.26 9110.53
Tableau (09)

 Calcul des excentricités


e
M S MR
Y

9796,26  776,58 10482  2124,04


e1   3,391 ; e2   2,93
2659,55 2845,7185

9110,53  2014,26
e3   2,869
2473,3815

 Calcul des moments MG

ENTP 2007/2008 138


Etude de la culée

v B
MG= ( X G  e)  H
n 2

Avec : B : épaisseur de la semelle.


XG : distance entre «O» et «G»

1- MG=2659,55 x (4,75-3,391)-317,85x0.75= 3374,793 t.m


2- MG=2845,71 x (4,75-2,93)-402,95x0,75 =4876,97 t.m
3- MG=2473,83 x (4,75-2,869 )-354,28 x 0,75=4387,56 t.m

 Vérification de la stabilité (sans prendre en compte le tablier)


v Xi
MG=  M G x
n  X i2
2659,55 3374,793x1,8
1er cas : F1max=   251,91 t
18 18 x1,8 2
2659,55 3374,793x1,8
: F1min=   43,59 t
18 18 x1,8 2
2845,71 4876,97 x1,8
2emecas : F2max=   308,62 t
18 18 x1.8 2
2845,71 4876,97 x1,8
F2min=   7,57 t
18 18 x1.8 2
2473,38 4387,56 x1,8
3eme cas : F3max=   272,28 t
18 18 x1.8 2
2473,38 4387,56 x1,8
F3max=   1,99 t
18 18 x1.8 2

Il faut que F1max  a la portance du sol


Et Fmin>0
Calcul de la portance du sol  :
On a Ф = 1,2 m et L + 15 m pour   15° on a Nq  3.94 et Nc  11 et   2,7t / m 3
 2
RP= DN q  1.3CN C  = 287,38 t
4
D
Qf=fm.p . D avec fm=  . .   .C   2.06 ,   0,567
2
Donc fm=25,12 t/m2 p=3.14x1,2=3,768
Qf=1419.72 t
QP Q f
Qadm=   Q f avec FP  2 , F f  3
FP F f
287,38 1419.72
Qadm    329.55 t
2 3

F1max= 251,19 < 329,55 t


F1min>0 (la condition est vérifiée)

Calcul des efforts dus au tablier :

ENTP 2007/2008 139


Etude de la culée

G
 Charge permanentes : G=960 t ; R1 =  480 t
2
 Trottoir : la réaction du trottoir R = 2,794
 D240 : réaction du D240 = 171,11 t
Rmax = RG + (171,11+2,794)= 653,9 t

Calcul des sollicitations :


MG= 0,00 t.m (v passe par G )

Réaction due au séisme :

Rmax(  =1,07) ; Rmin=(  =0.93)


Rmax=653,9x1,07=699,67 t
Rmin=653,9x0.93=608,127 t

Les efforts horizontaux dus aux séismes :

H1=653,9x0,1=65,39 t H2=Rmin x 0,1


M1= Rmax x 0 + H1 (7,68+0,32) = 523,12 t.m
M2= Rmin x 0 + H2 (7,68+0,32) = 486,50 t.m

Vérification des efforts avec tablier :

R A M G / A xYi
F=FS +  avec : FS : effort sans tablier (à vide)
 Yi
2
n
699,67
1er cas : F1max = 251,81   0  290,68 t < 329,55 t
18
699,67
F1min = 43,59   0  82,46 t >0
18
608,127 486,50 x1,8
2eme cas : F2max = 242,63    291,43 t < 329,55 t
18 18 x1,8 2
608,127 486,50 x1,8
F2min = 91,56    110,33 t >0
18 18 x1,8 2
608,127 486,50 x1,8
3eme cas : F3max = 194,42    243,22 t < 1,5x329,55 t
18 18 x1,8 2
608,127 486,50 x1,8
F3min = 80,40    61,63 t >0
18 18 x1,8 2

Tous les efforts sont bien vérifies, donc la culée est stable par rapport au flambement et au
tassement.

Etude Et Ferraillage De La Culée 

V. MUR GARDE GREVE :


Evaluation des efforts sur le mur garde grève :
Le mur garde grève est soumis essentiellement à l’action de :

ENTP 2007/2008 140


Etude de la culée

 Forces verticales :
- Du poids propre.
- De la réaction d’une charge directement appliquée sur le mur.
- De la réaction de la dalle de transition.
 Forces horizontales :
- Poussée des terres.
- Poussée d’une charge locale située en arrière du mur garde-gréve.
- Forces de freinage d’un essieu lourd du camion Bc.
a) Poussée des terres :
1
Elle est donnée par la formule suivante: Pt = .K a . .h
2

2
1 1
Le moment dû à l'effort de poussée est donné par la formule : Mt = .Pt .h = .K a . .h 3
3 6
Avec Ka:Coefficient de poussée des terres. 0.30
2  m
Ka = tg    = 0.333
4 2
 = 1,8 t/m : Poids volumique des terres.
3
Pt
h=2.06 m : Hauteur du mur garde grève 2.06
m
 = 30° : Angle de frottement interne du sol.
h/3
P = ½ r  h²  K  l = ½  1.8  (2.06)²  0.3333  14.4 = 18.31t
Mpt = 18.31  (2.06 / 3) = 12.57 t.m Fig: 02
D'où Mt = 0,87 t.m/ml.
Poussée des terres sur le
Mu = 1.35  0.87 = 1.174 t.m/ml ; Mser = 0.87 t.m/ml mur

b) Poussée d’une charge locale située en arrière du mur garde grève :


D'après les documents ''SETRA'', seule la sollicitation engendrée par les camions type B C
(poussée des charges locales) étant la plus défavorable, l'effort nominal étant produit par les
deux roues arrières de 6t chacune des deux camions accédés, placés d'une manière tel que les
rectangles d’impact soient en contact avec la face arrière du mur garde grève. Les charges
réelles (02 roues de 6t distantes de 0.5 m) sont remplacées par une roue équivalente uniforme
de 12t répartie sur un rectangle de (0.25m x 0.75m). Il sera admis que la pression sur le
rectangle d'impact ainsi défini se répartira à 45° latéralement et en arrière du mur.
0.25m 0.75m

x Fig: 03
0.25+ x
h 45°
45° 45° 45°
0.25+ h 0.75+ 2h
Poussée de la charge locale située en arrière du mur.

ENTP 2007/2008 141


Etude de la culée

Le moment d'encastrement à la base du mur garde grève aura pour expression la formule
h
12 K hx
suivante : Mp = 0,75  2h   0,25  x  dx
0
Avec: K = Ka.bc..

Coefficient de pondération.
 =1,6 à ELU et 1,2 à ELS. .
bc = 1,079: coefficient de pondération du système Bc.
 = 1 : coefficient de majoration dynamique pour une charge sur remblai.
Ka = 0.333.
h = 1,8m.
KELS = 0,333 x 1,079 x 1x 1,2 = 0,42.
KELU = 0,333 x 1,079 x 1x 1,6 = 0,56.
12 K
Mp = 0,75  2h   x  2,1ln  0,25 x   0
2.06

ELU : Mp =4.05.m/ml.
ELS : Mp =3.04 t.m/ml.

c) Moment du à la force de freinage :


On considère que l’effet d’une seul roue et l’on a admet une répartition des efforts suivant
des directions inclinées à 45° à partir du bord du rectangle d’impact d’où
lf = 0,25 + 2h = 4.37m
Avec : : coefficient de pondération  = 1.6 à l’E.L.U
 = 1.2 à l’E.L.S
6.h
Mf = 0,75  2h  = 2,83 x  .
ELU : Mf =4.52 t.m/ml.
ELS : Mf =3.39 t.m/ml.
Le moment total à l'encastrement: MELU = 1,35 Mt + (Mp + Mf) = 10,15 t.m/ml.
MELS = Mt + (Mp + Mf) = 9.74 t.m/ml.
 Ferraillage :

1. Verticalement :
Le ferraillage se fait en flexion simple par une bande de 1m linéaire à l’E.L.S :

fc28 = 27 MPa ; b0 = 1m ; d = 0.27m.


2
 st  min( f e ;110 nf tj )  207,3MPa.  bc  0,6 f c 28  16,2 MPa.
3

15. bc
X  .d =0.539
15 bc   st
Z= d- x/3 =0.09
M  1 b * x *  * z => M1= 0.0242MN.m
1
2
bc
Mser=0,00974MN
Mser < M1
D’ou :
A’s =0 et As = 10.87 cm2/ml. Soit : 8HA14 pour As = 12.32 cm2/ml.
Pour l’armateur de construction on prend :
A
AS'  S = 4,11 cm2/ml. Soit : 6HA10 pour A’s = 4,71 cm2/ml.
3

ENTP 2007/2008 142


Etude de la culée

a). Le ferraillage horizontal :


Ay = As / 4 = 3.08cm² Soit 4AH10 ; A’s = 3.14 cm²

b). Vérification des contraintes à l’ELS:


En fissuration préjudiciable :
0.5x² - 15 . 12, 32. 10-4 . (0.27 – x) +15.4,11. 10-4  (0.27 – c’) = 0 avec c’=25mm
0.5 x² + 1, 84. 10-2x – 3, 47.10-3 = 0 x = 0,06142 m
I1 = ( b x / 3 ) + n  As ( d – x )² + n  A’s ( x –c’ )²
3

I1 = 8,77312*10-5
bc = M ser x = 6,82 MPa < σbc = 16,2 MPa. Vérifie.
I
st = n ( Mser / I )  Z= 606,51 MPa > σst = 207,3 MPa vérifie.
2. Horizontalement :
D’après les documents (SETRA), on disposera HA10 tous les 15 cm, les deux forces pour le
croquis de ferraillage.

a) Condition de non fragilité :


bdf tj
AS  0,23 Avec (As : section des armateurs tendus).
fe
1x 0,27 x 2,2
AS  12.32  0,23  3,41cm 2 Condition vérifie.
400

0.30m HA10 tous le 15cm


8HA14/ml

6HA10/ml
1.00 m

Fig : 04

Ferraillage du mur garde grève

VI. LA DALLE DE TRANSITION :

La dalle de transition est une dalle en béton armé, placée sous la chaussée aux extrémités
du pont,son rôle est d’éviter le dénivellement qui pourrait se produire lors des tassements
éventuelles des remblais derrière la culée. Elle repose sur le corbeau et sur le remblai.

Evaluation des efforts :


- Poids de la dalle de transition : g1 = 2.5 x 0.3 x 1 = 0.75 t/m2.
- Poids du remblai : g2 = 1,8 x 0.5 x 1 = 0,9 t /m2.

ENTP 2007/2008 143


Etude de la culée

- Poids propre du revêtement : g3 = 2.2 x 0.08 x 1= 0.176 t/m2.


- Poids total: Gt = g1 + g2 + g3 = 1,826 t/m2.
- Surcharges : Q = 1 x 1,2 = 1,2 t/m2.
q=1,2t/m2

G=1.826
t/m2
6.03 m Fig :05

Charge (t/m2) M ( t.m/ml) T (t/ml)


Charges permanentes G 1,826 8.30 5.50
Surcharge Q 1,2 5.45 3.62
Tableau (09,1)

a) Combinaison des efforts :


ELU : MELU = 1.35 MG +1.6 Mq = 19.92 t.m /ml.
TELU = 1.35 TG +1.6 Tq = 13.22 t /ml.
MELU = 19.92 t.m /ml. et TELU = 13.22 t /ml.
ELS: MELS = MG +1.2 Mq = 14.84 t.m /ml.
TELS = TG +1.2 Tq = 9.84 t /ml.
MELS = 14.84 t.m /ml. et TELS = 9.84 t /ml.

 Ferraillage:

Le ferraillage se fait en flexion simple à l’ELU:


fc28 = 27 MPa ; b0 = 1m ; d = 0.27m.  bc  0,6 f c 28  16,2 MPa.
0.85 f cj 0.85  27
fbu = = = 15.30 MPa
1.5 1.5
19,92  10 2
= = 0.178  < 0.186
1 0.27²  15.3
 = ( 1- 1  2  ) / 0.8 = 0.247
Z = d ( 1 – 0.4 ) = 0.27  ( 1 – 0.4  0.247) =0,24
 < 0.186
Donc: s = 10 10-3
s = fe / s = 348 MPa
Mu 19,92  10 2
As = = = 23.85 soit : 12HA16 As = 24.13 cm²
Z  s 0.24  348
-Pour l’armateur de construction on prend :
A’s= As/3 = 8.04 cm2/ml. Soit : 8 HA12. A’s = 8.64
En fissuration préjudiciable 
σbc = 10,8 MPa < σbc = 16,2 MPa. Vérifie.

σs = 1248,09 MPa > σst = 207,3 MPa. Non vérifie.

b) Condition de non fragilité :


bdf tj
AS  0,23 . Avec (As : section des armateurs tendus).
fe

ENTP 2007/2008 144


Etude de la culée

1x 0,27 x 2,2
AS  24.13  0,23  3,41cm 2 Condition vérifie.
400
c) Vérification de l’effort tranchant :

τu = Vu / bd = 0.1322 / 0,27 = 0,48 MPa.

τ’s = inf [ 4MPa ; 0,1 fc28 ]=2,7 MPa.


Pour les fissurations préjudiciable ou Préjudiciable très.
.
τ'u > τu Vérifie.
At U b
 = 0,48 x 1 / 0,8 x 400 = 0,15 cm.
St 0.8 f e
St  min [ 0,9d ; 40cm] = 24,3 cm. Soit St = 20 cm.
At  20 x 0,21 = 4,2 cm2.
d) Pourcentage minimal :
At 0,4b
 f = 0,4 x 100 / 400 = 0,10 cm. Avec St = 20 cm et At > 4,2 cm2.
St e

Soit 4 cadres de HA12/ml pour As = 4,52 cm2.

8 HA12/ml

2 cadres HA2

2 cadresHA12

12 HA16/ml
Ferraillage de la dalle de transition Fig : 06

.
VII. CORBEAU :

Evaluation des charges et surcharges :


- Réaction due à la dalle de transition : R1 = qL / 2 = 0,3 x 6.03 x 2,5 / 2 = 2.26 t/ml.
- Réaction des poids des terres : R2 = qL / 2 = 0,5 x 6.03 x 1,8 / 2 = 2,71 t/ml.
- Réaction due au revêtement : R3 = qL / 2 = 0,08 x 6.03 x 2,2 / 2 = 0,53 t/ml.
- Réaction due au poids propre du corbeau : R4 = qL / 2 = 1 x 0.5 x 2,5 / 2 = 0.62 t/ml.
- Réaction due aux surcharges sur remblai : R5 = qL / 2 = 6.03 x 1,2 / 2 =3.62 t/ml.
Réactions : RELU = 1,35(R1 + R2 + R3 + R4) + 1,6 R5 = 14.05 t/ml.
RELS = (R1 + R2 + R3 + R4) + 1,2 R5 = 10.46 t/ml.
Moments : MELU = [1,35(R1 + R2 + R3 + R4) + 1,6 R5] x 0,25 = 3.51 t/ml.
MELS = [(R1 + R2 + R3 + R4) + 1,2 R5] x 0,25 = 2.61 t/ml.

 Ferraillage :

ENTP 2007/2008 145


Etude de la culée

Le ferraillage se fait en flexion simple à l’aide de logiciel SOCOTEC:


fc28 = 27 MPa; b0 = 1m; h = 1,5 m.
As = 3.73cm2/ml. Soit : 4HA12 pour As =4.52 cm2/ml.

a) Condition de non fragilité :


As ≥ 0,23bdftj / fe (As : section des armateurs tendus)
As= 4.52 > 0,23 x 1 x0.83x 2,2 /400 = 10.63 cm2. Non vérifie.
Donc As = 10.63 cm . On prend : 6 HA16pour As = 12,06 cm2.
2

Pour l’armateur de construction on prend :


A’s = As / 3 = 4.02 cm2/ml. Soit : 6HA10 pour A’s = 4.71 cm2/ml
D’après les documents (SETRA), le ferraillage du corbeau d’appui est réalisé aussi par des
goujons de HA25 tous les 1 m.

Goujon 1 goujon pour 1m de HA25

HA10 tout 15cm

6HA16/m
l
0.5m
6HA10/ml

1m

Coupe par mètre linéaire de corbeau Fig : 07

VIII. MUR FRONTAL :

Evaluation des charges et surcharges :


Le mur frontal est encastré sur la semelle, il travaille à la flexion composée car il est
sollicité par :

 Forces verticales :
- Réaction du tablier du à la charge permanente.
- Réaction de la surcharge D240.
- Poids propre du corbeau et de mur garde grève.
- Leur poids propre.

 Forces horizontales :
- Poussée des terres.
- Force sismique dont la valeur est égale à 0,1 du poids propre de tablier.
- Forces de freinage d’un essieu lourd du camion Bc.

Le tableau suivant donne l’ensemble des moments et efforts agissants sur le mur frontal pour le
cas normal et le cas sismique le plus défavorable :

ENTP 2007/2008 146


Etude de la culée

P Ph N V H MR MS
Désignation
Mur garde 26 0,00 26,00 6,64 1,48 0,00 38,48
grève H + V- 2,60 24,18 6,64 1,48 17,26 35,79
21,04 0,00 21,04 6,11 1,63 0,00 34,30
-
Corbeau H+V 2,10 19,57 6,11 1,63 12,86 31,89
Mur en 24,54 0,00 24,54 2,42 2,84 0,00 69,69
-
retour H+V 2,45 22,82 2,42 2,84 5,94 135,53
Mur de 314 0,00 314,00 2,80 0,66 0,00 207,24
-
front H+V 31,40 292,02 2,80 0,66 87,92 192,73
Poids des 78,14 0,00 78,14 4,66 5,17 0,00 403,98
terres sur
DDT H + V- 7,81 72,67 4,66 5,17 36,41 375,70
78,66 0,00 78,66 6,26 4,34 0,00 341,38
Dalle de H+V -
7,87 73,15 6,26 4,34 49,24 317,49
transition
C.N: 254,55 0,00 2,56 0,00 651,65 0,00
Poussée sur
MGG+MDF   285,89 0,00 2,56 0,00 731,88 0,00
18 18,00 0,00 5,96 0,00 107,28 0,00
Freinage 0 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
480 0,00 480,00 5,91 0,66 0,00 316,80
-
Tablier H+V 48,00 446,40 5,91 0,66 283,68 294,62
Surcharges 83,36 0,00 83,36 7,67 5,47 0,00 455,98
sur remblai
H + V- 8,34 77,52 7,67 5,47 0,00 424,05
(1t/m2)
1378,29 272,55 1022,38 - - 758,93 1867,86
TOTAL H + V- 396,46 337,91 - - 1225,19 1807,82
Tableau (10)

a) Récapitulatif des efforts:  


 Condition normale :
Effort normal : ∑ (1+v) P = 1022,38 t.
ELS : N = 68.15 t /ml.
ELU : N = 92.01 t /ml.
Moment: M = ∑ Ms - ∑ Mr = 1108.93 t.m.
ELS: M = 73.93 t.m /ml.
ELU: M = 99.80 t.m /ml.

 Condition sismique :
Effort normal : ∑ (1+v) P =337.91 t.
ELS : N = 22.52 t /ml.
ELU : N = 30.41 t /ml.

Moment: M = ∑ Ms - ∑ Mr = 582.63 t.m.

ENTP 2007/2008 147


Etude de la culée

ELS: M = 38.84 t.m /ml.


ELU: M = 52.44 t.m /ml.

 Ferraillage :

a. Verticalement :

Le ferraillage se fait en flexion composée à l’ELU avec : fc28 = 27 MPa ; b0 = 1m ; h= 1.33m.
On remarque que la condition la plus défavorable est la condition normale.
ELU : N = 92.01 t.
ELU : M =99.80 t.m /ml

As = 10.31 cm2/ml. Soit : 5HA25/ml pour As =24.54 cm2/ml.

-Armature de construction :
A’s = As / 3 = 3.44 cm2/ml. Soit : 5HA16/ml pour A’s = 10.05 cm2/ml.

-Vérification de l’effort tranchant :


τu = Vu / bd = 0,23/ 1.33x1 = 0,17 MPa.
τ’s = inf [ 4MPa ; 0,1 fc28 ] = 2,7 MPa.
Pour les fissurations préjudiciable ou très Préjudiciable.
τ'u > τu Vérifie.
At U b
 = 0,17 x 1 / 0,8 x 400 = 0,053 cm.
St 0.8 f e
St  min [0,9d; 40cm] = 40 cm. Soit St = 30 cm.
At  30 x 0,053 = 1,59 cm2.
-Pourcentage minimal :
At 0,4b
 f = 0,4 x 100 / 400 = 0,10 cm. Avec St = 30 cm et At > 1,8cm2.
St e

Soit 1 cadre de HA12/ml pour As = 2,26 cm2.

b) Horizontalement :
Le ferraillage se fait en flexion simple à l’ELU avec : fc28 = 27 MPa ; b0 = 1m ;
h= 1,63 m.

On remarque que la condition la plus défavorable est la condition sismique.


As = 7.79 cm2/ml. Soit : 4HA6/ml pour As = 8.04 cm2/ml.

-Armature de construction :
A’s = As / 3 = 2.59 cm2/ml. Soit : 3HA10/ml pour A’s = 2.36 cm2/ml.

AV

AH =4 HA16 /ml St = 20 cm

ENTP 2007/2008 AH 148


Etude de la culée

Av =5HA25/ml

IX.MUR EN RETOUR :

Evaluation des efforts :


Le mur en retour a pour rôle d'assurer le soutènement des terres du remblai d'accès au pont. Il
est soumis aux charges suivantes:
- Poids propre du mur y compris la superstructure.
- Les poussées horizontales réparties.
- Les charges concentrées qui sont appliquées à 1 m de l'extrémité théorique du
mur et comprennent une charge verticale de 4t et une charge horizontales de 2t.

 Efforts horizontaux :
1
- Poussée des terres : Pt = .K a . .h = ½ [0,333 x 1,8 x (7.68)2 x 1] = 17.67 t
2

2
- Poussée des surcharges sur remblai : Psr = 1,2 x 7.68 x 0,333 x 1 = 3.06 t .
- Poussée de la surcharge concentrée (2t) : Psc = 2 x 1,2 = 2,4 t.
Les moments :
- Poussée des terres : Mt = 17.67 x 1/3(7,68) = 45.23 t.m
- Poussée des surcharges sur remblai : Msr = 3.06 x 2,5 = 7,65 t.m .
- Poussée de la surcharge concentrée : Msc = 2,4 x 7.68 = 18,36 t.m.
Les combinaisons :
ELU : MELU = 1.35 Mt +1.6 (Msr +Msc) = 102.46 t.m .

ELS: MELS = Mt +1.2 (Msr +Msc) = 76.28 t.m .

 Efforts verticaux :
- Poids propre du mur : PG = 17.78 t.
- Poussée de la surcharge concentrée (4t) : Psc = 4 x 1,2 = 4,8 t.
- Poids propre de la superstructure: Psu = 0,503 t.

Les moments :
- Poids propre du mur : MG = 17.78x1.06= 18.93 t.m
- Poids propre de la superstructure: Msu = 0,503 x 0,5 = 0,25 t.m.
- Poussée de la surcharge concentrée : Msc = 4,8 x 3.84 = 18.43 t.m.
Les combinaisons :
ELU : MELU = 1.35 (MG + Msu ) +1.6 Msc = 55.38 t.
ELS: MELS = (MG + Msu )+ 1.2 Msc = 41.29 t.m.

 Le ferraillage:
a) Horizontalement :

Le ferraillage se fait en flexion simple:


MELU = 102.46 t.m /ml. MELS =76.28 t.m /ml.
fc28 = 27 MPa ; b0 = 1m ; d = 0,27 m.
-Le ferraillage se fait en flexion simple à l’aide de logiciel SOCOTEC
As = 134.79 cm2/ml. Soit : 17HA32/ml pour As = 136.72 cm2/ml.
A’s = 70.56 cm2/ml. Soit : 9 HA32/ml pour A’s = 72.38 cm2/ml.

ENTP 2007/2008 149


Etude de la culée

a)- Vérification des contraintes à l’ELS :


En fissuration préjudiciable : σst = min (2/3ƒe , 110 (nƒtj) 1/2 ) = 207,3 MPa.
σbc = 0,6 fc28 = 16,2 MPa.
σbc = 21.7MPa < σbc = 16,2 MPa. Vérifie.

σs = 260.2 MPa > σst = 207,3 MPa. Vérifie.

b)- Verticalement 
As =78.37 cm2/ml. Soit : 10 HA32/ml pour As =80.43 cm2/ml.
A’s = 14.14 cm2/ml. Soit : 10 HA14/ml pour A’s = 15.39 cm2/ml.

c)- Ferraillage de suspension :


MELU= 15 t.m/ml ;MELS= 11.18 t.m/ml
fc28 = 27 MPa ; b0 = 1m ; d = 0,27 m.
As = 17.22 cm2/ml. Soit : 4 HA25/ml pour As = 19.63 cm2/ml.
A’s = As / 3 = 6.54 cm2/ml. Soit : 5HA14 pour A’s = 7.70 cm2/ml.

Fig : 07
X.LA SEMELLE :

Evaluation des efforts agissants sur la semelle :


Le tableau suivant donne l’ensemble des moments et efforts agissants sur la semelle pour les
différents cas :

Désignation Condition H  P
 (1   v )P
MR MS
C.N 317,85 2659,55 776,58 9796,26
H + V+ 402,95 2845,71 2124,04 10482,00
-
TOTAL H+V 354,28 2473,38 2014,26 9110,53

 Caractéristique de la semelle 9.5m


Longueur : L = 20.4 m
Largeur : B = 9.5 m
Epaisseur : E = 1, 50 m 1.50m
 Conditions normales :
ENTP 2007/2008 150

1.20m
Etude de la culée

Nmax = 2659,55 t.
MMAX = 9796,26- 776,58= 9019.68 t.m.
 Conditions sismiques : G (1  0,07)
Nmax = 2845,71 t.
MMAX = 10482.00- 2124.04= 8357.96 t.m.

 Effort revenant à chaque pieu : 


Les pieux présentent une symétrie par rapport (XOY), chaque fut ramène un moment est un
effort normal.
L’effort normal qui revient à chaque pieu est donné par la formule suivante :
N Mx y My x
Ni   
n  y2  x2
Avec les hypothèses suivantes :
- Déformation pieu semelle proportionnelle à la charge.
- Semelle infiniment rigide.
- Pieux identiques.
 Condition normale :
2659.55 9019.68 1,8
N1 =   426.13 t.
18 18  (1,8) 2
2659.55 9019.68 1,8
N2 =   130.63 t.
18 18  (1,8) 2

 Condition sismique :
2845.71 8357.96 1,8
N1 =   416.05 t.
18 18  (1,8) 2

2845.71 8357.96 1,8


N2 =   99.87 t.
18 18  (1,8) 2

 Ferraillage de la semelle (méthode des bielles) :


a. Armatures transversales inférieures :
La Condition de la méthode est:
 


 h 
 45
L

b
b
 2 4

h
 1. b
tg = L b   = 45° = 45°. Vérifie h

2 4 4  
h = 1,5 m. d
L b
 1,46m . Vérifie.
2 4 3,6 m
 Condition normale :
2
 a   e  267 00t / m 2 .
3
L b
 )
(
A = N1  2 4  426.13  1.46  0,0166m 2 .
a h 26700 1,4
2
Ainf = 166 cm .

ENTP 2007/2008 151


Etude de la culée

 Condition sismique :
 a   e  40000 t / m 2 .
426.13 1.46
A=   0,0111m 2 .
40000 1.4
A = 111 cm2.
La condition sismique est la plus défavorable As=126 cm2.
On prend: 16HA32 Ainf = 128.68cm2.
n : Nombre de barre = 16 barres.
d : Enrobage = 10cm.
 : Diamètre de pieu = 1,2 m.
  H  d 1,2  1,8  0,1
L’espacement est de St =   20cm. On prend :
n 1 16  1
Les armatures transversales placées dans les bandes axées sur les pieux, ayant pour largeur (L)
telle que : L = h + pieu = 1,5 + 1,2 = 2,7 m.
Entre les différents bandes, on placera des armatures de répartitions tel que :
1 1
A1 = A =  128.68  42.89 cm 2 . Soit : 14HA20 Ainf1 = 43.98cm2.
3 3
b. Armatures longitudinales inférieures dans la semelle :
Elles jouent un rôle de répartition dans la transmission des efforts entre la semelle et les pieux
de fondation.
1 1
Ali = A =  128.68  42.89 cm 2 . Soit : 14HA20 Ainf1 = 43.98 cm2.
3 3
  H  0 .1
St =  15 cm.
14  1

c. Armatures de construction :
1- Armatures transversales supérieures:
A 128.68
Ats =  12.86 cm 2 . Soit : 9 HA14. Asup= 13.85 cm2.
10 10
  H  0.1
L’espacement St =  32 cm.
9 1
2- Armatures longitudinales supérieures :
1 1
Als = A =  128.68  42.89 cm 2 . Soit : 9 HA14 Ainf1 = 13.85cm2.
3 3
  H  0.1
St =  32 cm.
9 1
3- Armatures latérales  :
A 128.68
Al =  12.86 cm 2 . Soit : 9 HA14. Asup= 13.85 cm2
10 10
A la base des cadres verticaux, on placera les armatures transversales sous forme de
chaises en HA14 espacées de 1 m.

ENTP 2007/2008 152

Fig : 08
Etude de la culée

Fig : 09

XI. LES PIEUX :


Les fondations sur pieux sont utilisées quand le sol de surface n’a pas une bonne portance,
ce qu’il faille descendre à une grande profondeur jusqu’au bon sol (substratum). La disposition
des pieux dépend des impératifs suivants : Une disposition symétrique pour éviter les
tassements différentiels, centré sous les efforts pour assurer une diffusion directe des charges.
N.B: On ne tiendra pas compte du flambement pour le calcul des pieux car la butée des
terres est toujours suffisamment pour s’y opposé.

1- Action sur les pieux :


Le comportement d’un élément flexible dans le sol peut s’exprimer mathématiquement à
l’aide de l’équation différentielle du 4éme ordre :
d4y H
EI  CU b y  0 M
dx 4
b  : Diamètre du pieu.
CU : Module de réaction du sol.
y : Déplacement en tête du pieu. CU
4 EI
Une solution de cette équation est de la forme :   4 .
CU b Schéma statique d’un pieu
 : Longueur élastique du pieu. Fig : 11
-Calcul de   :
b =  pieu  120cm. .
CU = 6,62 kg/cm3.

ENTP 2007/2008 153


Etude de la culée

E : module d’élasticité du béton = 21000 270 = 3.45  10 5 kg / cm 2 .


D 4  (120) 4
I : moment d’inertie du pieu    10,17 x10 6 cm 4 .
64 64
bCU
4  0,2742m 1 .
4 EI
 : Coefficient d’amortissement du module de WARNER
D’où : L  0.2742 15  4,11 avec L =15 m.

2- Effort tranchant en tête du pieu : 


 Condition normale :
Freinage = 18 t.
Poussée des terres et surcharges Hp = 260,76t
H
H = 18 + 260,76= 278.76 t. D’où : P = = 15.48 t/pieu.
18
 Condition sismique :
Séisme =647,13t.
P = 647,13/18 = 35.95 t.

3- Calcul des pieux par la formule de WERNER :


La méthode de WERNER permet de donner des moments fléchissant auquel, le pieu est
soumis en différents points, à l’aide de la formule suivante :
M P
EI 0   M   2  P
 
Notre pieu est encastré à la semelle en tête donc la seule déformation qui peut se produire, est
le déplacement avec rotation nulle.
P
M (z )   M  M   P

M  : Moment en tête du pieu.
1
  : Coefficient d’amortissement =

 M ,  P  : Donnés par les abaques de « WERNER » en fonction de L.
M P  P P
M(z) = EI 0   M   2  P = 0 M =-  .
   M 
 L  4    P
  1, 26   M  1,54

 L  6    P  1, 45
   M  1,65 L = 4,113 
  P  1,27   M  1,546.

 Condition normale : P  15.48 t / pieu  M   80.04t.m.


 Condition sismique : P  35.95 t / pieu  M   185.88t.m.
Valeurs des coefficients  M ,  P en fonction de Z : « Abaques de WERNER »

Z 0.1L 0.2L 0.3L 0.4L 0.5L 0.6L 0.7L 0.8L


 (M . p)
 M 0.97 0.88 0.65 0.44 0.26 0.10 0.04 0.01
 P 0.38 0.63 0.66 0.56 0.42 0.25 0.14 0.04
Tableau (11)

4- Détermination des moments tout le long du pieu :

ENTP 2007/2008 154


Etude de la culée

P
M ( z )   M  M   P .

15.48
 Condition normale : M ( z )  48.84   M    P
0.
35.95
 Condition sismique : M ( z )  113.38  M    P
0.274
Tableau récapitulatif donnant les moments en fonction de Z : 
0,1L 0,2L 0,3L 0,4L 0,5L 0,6L 0,7L 0,8L
M (Z
M .p)

C,N
-39,44 -7,11 14,32 21,07 21,41 17,13 10,87 3,22
C,S
-91,52 -16,44 33,30 48,98 49,74 39,78 25,25 7,48
Tableau (12)

diagrame de moment en condition normale

20.00
Valeure de moment

10.00
10.13 11.01 9.23
5.51 5.95
0.00 1.77
-7.41
-10.00
-25.92
-20.00

-30.00
0,1L 0,2L 0,3L 0,4L 0,5L 0,6L 0,7L 0,8L
Série1 -25.92 -7.41 5.51 10.13 11.01 9.23 5.95 1.77
Valeure de (z)

diagrame de moment en condition sismique

40.00
Valeure de moment

20.00
23.53 25.59 21.44
12.83 13.82 4.11
0.00
-17.18
-20.00
-60.16
-40.00
-60.00
-80.00
0,1L 0,2L 0,3L 0,4L 0,5L 0,6L 0,7L 0,8L
Série1 -60.16 -17.18 12.83 23.53 25.59 21.44 13.82 4.11
Valeure de (z)

Fig : 12

ENTP 2007/2008 155


Etude de la culée

D’après les résultas donnés par les deux diagrammes des moments, on constate que les
sollicitations des conditions sismiques sont les plus défavorables :
Mmax = - 185.88t.m.

 Ferraillage des pieux :

Le ferraillage est fait à l’aide des abaques de WALTHER (voir annexe). Le pieu est
considéré comme une pièce soumise à la flexion composée :
Nmin = 99.87 t.
Mmax =185.88 t.m.
Mr
 0,0507 . ω = 0, 02
R 2 DW
Nr
 0,0327.
R 2 W

Fa f  .R 2 . w
  Fa  .  Fa  132.76cm 2 . On prend 19HA32 pour
R 2 W f
AS = 136.72 cm2.

a) Vérification des contraintes :

σbc = 11,46 MPa < σbc = 18 MPa Vérifie.

σs = 150,21 MPa < σst = 264 MPa. Vérifie.

b) Armatures transversales :

On prendra des cerces helicoîdales avec de HA12 et un espacement de 20 cm dans la zone


courante et 15 cm dans la zone de jonction.

HA32

ENTP 2007/2008 156


Etude de la culée

XII. PLOT PARASISMIQUE :

On prévoit deux plots en béton armé, encastrés aux extrinsécismes du mur frontal sur la
partie supérieure. Ils sont destinés à empêcher le déplacement du tablier sous l’effet d’un
éventuel séisme transversal.

 Estimation des efforts agissants sur le bloc :


Le bloc est soumis à un effort sismique horizontal égale à 0,1G/2.
G/2 = 480 t. Poids du tablier qui revient à la culée.
F = 48t.
Le plot étant encastré dans le mur frontal, la force est transmise au bloc par une force latérale.
Q = 48 / 0,5 = 96 t.
M = Q x L [(L/2) + 0,2] = 21.6 t.m.

 Le ferraillage :

Le ferraillage se fait en flexion simple:


MELU = 21.6 t.m.
fc28 = 27 MPa ; b0 = 1m ; d = 0,27 m.
As =25.91 cm2 Soit : 13HA16 pour As =26.14 cm2.
Pour l’armateur de construction on prend : A’s=As /3 =8.71cm2.Soit :8HA12
Pour A’s = 12.5 cm2.

Pour l’armature transversale, On prend des cadres HA10 espacés de 15cm.

ENTP 2007/2008 157


Etude de la culée

13HA16

8HA12

Cadres HA10

Ferraillage du plot parasismique.

Fig : 13

ENTP 2007/2008 158


Conclusion

Conclusion
Ce projet de fin d’étude, nous a perme de bien visualise les déférentes phases
d’étude et d’exécution d’un ouvrage d’art, aussi comment applique touts les
Règlement « BAEL ; BPEL ; fascicule 61 ;….etc. » et d’acquérir des
connaissance sur les logicielles « Auto-CAD ; Robot Millinuome ;…. etc. ».

Nous avons appris énormément des choses très pratiques pour l’ingénieur
lors de ce projet de fin d’étude ; C’est une expérience qui nous mettra dans peu
de temps dans le monde Professionnel avec beaucoup de confiance. Cet
apprentissage et cette confiance ne sont que le fruit des connaissances théoriques
et pratiques acquises durant notre cursus à l’E.N.T.P.

ENTP 2007/2008 159


 Conception des ponts. (J.A.CALGARO).
 Projet et construction des ponts. (J.A.CALGARO).
 Document SETRA.
 Béton précontraint aux états limites : ENPC
 Pratique du béton précontraint (GORGES DREUX).
 Fascicule 61 titre II
 Abaque allemands  : WARNER.
 Aide-mémoire béton armé. (Victor davidovici)
 BAEL 91.
 Les cours d’ouvrage d’art. ENTP
 Abaques pour le dimensionnement des sections en béton armé Dr .RENE WALTER
 Thèse de fin d’étude ENTP.
 Béton armé et béton précontraint ENTP
 Les cours d’ MDS ENTP

 ROBOT MELLENNIUM.
 AUTOCAD 2000.
 EXCEL 2003.
 SOCOTEC.
 WORD.
Introduction générale
CARACTERISTIQUE DES
MATERIAUX
CARACTERISTIQUE DES
POUTRES
CALCUL DES CHARGES ET
SURCHARGES
REPARTITION
LONGITUDINALE
REPARTITION
TRANSVERSALE DES
EFFORTS
ETUDE DE LA
PRECONTRAINTE
ETUDE DE TORSION
ETUDE DE L´HOURDIS
CALCUL DES
DEFORMATIONS
EQUIPEMENT DE TABLIER
CALCUL DES CHARGES ET
SURCHARGES
REPARTITION
LONGITUDINALE
REPARTITION
TRANSVERSALE DES
EFFORTS
FERRAILLAGE DES
POUTRES
ETUDE DE LA PILE
ETUDE DE LA CULEE

SOMMAIRE 
 CHAPITRE I : INTRODUCTION GENERALE
I Introduction. ……………………………………………………………………...01
II. Situation et Topographie ………………………………………………...............01
III. Choix du type de l’ouvrage…………………………………………….………...02
IV. Généralités sur les Ponts à poutre en béton précontraint par post-tension…..03

Première partie : étude de tablier en béton précontraint

 CHAPITRE II : CARACTERISTIQUES DES MATERIAUX.


I. Le béton……………………………………...……………….…………….…….04
II. Aciers passifs……………………………………………………………………..05
III. Acier actifs………………………………………………………….………....….05

 CHAPITRE III : CARACTERISTIQUES DE LA POUTRE


I- Pré dimensionnement de la poutre…………………………………………….07
II- Caractéristiques de la poutre …………..…………………...…………………08
II-1 Caractéristique géométrique de la poutre à mi travée………………..08
II-2 Caractéristique géométrique de la poutre à l’about………….............11

 CHAPITRE IV : CALCUL DES CHARGES ET SURCHARGES.


I. Calcul des charges ……………………………………………………..….....13
I-1 Calcul des charges permanentes (CP)……………………… ……...…..13
I-2 Calcul du complément des charges permanentes (CCP)……….......…13
I-3 Poids total propre du tablier…………………………………….....…....14
II. Calculs des surcharges…………………………………………………….....15

 CHAPITRE V : REPARTITION LONGITUDINALE DES EFFORTS.


I- Calcul des éléments de réductions dus aux charges……………………….…..21 
I- Calcul des éléments de réductions dus aux surcharges…………….………....21
I-1 Moment fléchissant…………………………………………………….…..21
I-2 Efforts tranchants dus aux surcharges…………………………….……..32

 CHAPITRE VI : REPARTITION TRANSVERSALE DES EFFORTS.


I- Définition de La méthode de Guyon-Massonnet.……………..…………….38
II- La méthode numérique (Robot Millennium) ………………………………...38
II.1 Robot Millennium ……………………….…………….…………………. 38
II. 2 Modélisation …………………………………………….………………..38
III. Valeur des moment fléchissant et des efforts tranchants réel……….……40
III. 1 à l’état limite de service (E.L.S)…………………………………………….41
IV. 2. à l’état limite ultime (E.L.U) ………………………………………………41

 CHAPITRE VII : ETUDE DE LA PRECONTRAINTE.


I - Procédés de la précontrainte……………………………………………......43
I-1 Calcul de la précontrainte…………………………………………….....43
I-2 Mise en oeuvre des câbles et ancrages……………………….................43
I-3 Programme de mise en tension des câbles………………………..…..43
I-4 Montage de la précontrainte……………………………………..…...44
I-5 Injection des câbles………………………………………………..…...44
I-6 Calcul du nombre de câbles………………………………………..….45
I-7 Détermination du nombre de câbles à l’about…………………….....45
I-8 Vérification des contraintes normales…………………………...…...46
I-9 Disposition des câbles…………………………………………….........48
I-10 Vérification des contraintes……………………………………….....52
II. Caractéristiques géométriques des sections…………………..…...…..54
III- Calcul des pertes…………………………………………………............55
III-1 Pertes instantanées…………………………………..………...……...56
III-2 Pertes différées…………………………………………….……….....59
III-3 Calcul du pourcentage des pertes totales ……………………….......61
IV. Vérification des contraintes normales ……………………………...61
V- Vérification des contraintes tangentielles…………...…………….........66
VI- Vérification a la rupture……………………………...…………….........67
VI-1 Sécurité à la rupture en flexion……………………………................67
VI-2 Sécurité à la rupture par l’effort tranchant………………...…........68
VII- Ferraillage de la poutre…………………………..…….………........….. 69
VIII- Etude de la plaque d’about……………………………….…………….. 71
VIII-1 Dimensionnement ………………………………………………........ 71
VIII-2 Justification vis-à-vis de l’équilibre générale de diffusion……....... 72
VIII-3 Vérification de la contrainte normale dans la plaque………….….. 73
VIII-4 Ferraillage………………………………………………………….… 73

 CHAPITRE VIII : ETUDE DE LA TORSION.


I- Moment de torsion du au biais de l’ouvrage………………………...….…....74
I-1. Moment de torsion du au biais pour une charge reparte  …...…………...…75
II- Moment de torsion pour une charge concentré  ……………………………..75
III- Etude de la poutre a la torsion……………………………………………..….76 
IV- Calcul des contraintes tangentielles ……………………………………….….78
V. Ferraillage de la poutre à la torsion…………………………………………79 

CHAPITRE IX : ETUDE DE L’HOURDIS.


I. Introduction…………………………………………………………...……. 80
II. Etude de la flexion transversale………………………………….…............80
II.1. Ferraillage ……………………………………………………………….83

 CHAPITRE X : CALCUL DES DEFORMATIONS.


I. Flèches et contre flèches  ………………………………………………...…..…85
II. Calcul des rotations………………………………………………….........….…87
III. Calcul des déplacements ……………………………………………………..…88

 CHAPITRE XI : LES EQUIPEMENTS DU TABLIER.


I- Appareil d’appui………………………………………………………………..92
I-1- Réactions dues aux combinaisons…………………………….....…………92
I-2-Détermination des dimensions de l’appareil d’appui…………………......92
I-3-Dimension en plan de l’appareil……..………………………........... ……..93
I-4-Répartition des efforts horizontaux……………………………….. ………93
I-5-Vérification des contraintes………………………….…………….. ………94
I-6 Ferraillage de dés d’appui…………………………………..……… ………96
II- Calcul du joint de chaussée……………………………………………. ……97
II-1 Calcul des joints………………………………………………….. ……….97
II-2 Combinaison………………………………………………………...………98
Deuxième partie : étude de tablier en armé
 CHAPITRE XII  CALCUL DES CHARGES ET SURCHARGES
I- Calcul des charges …………………………………………………..……....99
I-1 Calcul des charges permanentes (CP)………………………....………..99
I-2 Calcul du complément des charges permanentes (CCP)………....……99
II- Calculs des surcharges……………………………………………………....99

 CHAPITRE XIII : REPARTITION LONGITUDINALE DES EFFORTS.


I- Calcul des éléments de réductions dus aux charges…………………..…....102
II- Calcul des éléments de réductions dus aux surcharges…………………....102
II-1 Moment fléchissant……………………………………………………102
II-2 Efforts tranchants dus aux surcharges…………………………...….106

 CHAPITRE XIV : REPARTITION TRANSVERSALE DES EFFORTS.


I- La méthode numérique (Robot Millennium) ………………………….......109
I. 1 Modélisation …………………………………………….…………...109
I. 2 Valeur des moment fléchissant et des efforts tranchants réel……..110

 CHAPITRE XV : FERRAILLAGE DES POUTRES


I. le ferraillage des poutres en béton armé …………………………………….112
II. Vérification des contraintes ……………………………………………......113

 CHAPITRE XVII : ETUDE DE LA PILE.


I- Choix de la morphologie…..………………………………………………..…116 
II- Pré dimensionnement des piles…………………………………………........116
III- Répartition des surcharges sur la pile ………………………………………117
IV- Répartition Des Charges Sur La Pile ………...................................................118
V-CALCUL DU CHEVÊTRE …………………………………………….... …….119
VI- calcul de
fût…………………………………………………………………........123
VII- calcul de La
semelle………………………………………………………….....125
VIII- calcul des pieux………………………………...........................................128
 CHAPITRE XVIII : ETUDE DE LA CULEE.
I- Choix de la morphologie…………………………………………....…………..133
II- Evaluation Des Efforts Sollicitant La Culée …………………………………134
III - Vérification de la culée……………………………………………..................136
IV- Vérification de la stabilité avec pieux …………………………………………137
Etude et ferraillage de la culée
V. Mur garde grève………………………………………………….………………140
VI. La dalle de transition…………………………………………….......................143
VII- Corbeau………………………………………………………….…..................145
VIII- Mur frontal…………………………………………………….……………..145
IX. Mur en retour………………………………………………….………………..148
X- La semelle…………………………………………………….…….... …………150
XI- Les pieux  …………………………………………………………....................152
XII- Plot parasismique…………………………………………………..................156

CONCLUSION GENERALE………………………………………………………………158
BIBLIOGRAPHIE ET ANNEXE
Remerciement :

«Après aimer et aider, remercier est assurément le troisième plus beau verbe
dans toutes les langues.»
TOUT D’abord nous remercions le bon dieu pour nous avoir donné la force
et courage d’avoir fait ce travail
Nous tenons à remercier vivement notre encadreur Mr B.Y.MRAINE
Pour tous les efforts qu’il a fournit pour nous faciliter et aider à accomplir
notre travail de fin d’étude. Sans oublier tout les ingénieurs de l’ENGOA pour
leur aide conséquente et leur conseils tés précieux.
Et également nos remerciements sont exprimés :
Nos sincères remerciements à tous les enseignants de l’E.N.T.P qui nous ont
enrichi de connaissances et de savoir, ainsi aux responsables de la
bibliothèque, ont beaucoup facilité notre recherche.
A tous ceux qui nous ont aidé de près ou de loin dans la réalisation de ce projet
de fin d’étude.
Comme nous tenons à remercier tout ceux qui de loin ou prés ont
contribuer à finaliser ce modeste travail.
Dédicaces

Rien n’est aussi beau à offrir que le fruit d’un labeur qu’on dédie du fond du
cœur à ceux qu’on aime et qu’on remercie en exprimant la gratitude et la
reconnaissance durant toute notre existence.

Je dédie ce modeste travail :


A La mémoire de Mon père.

A Ceux que j’aime jusqu’à la frontière de l’imagination :


Ma mère vénérée, mon père, sans eux, je n’aurais pas abouti à ce stade
d’étude, que Dieu puisse m’aider à les honorer, les servir et les combler.

A Ma famille et mes proches.


A Tous mes amis (es.)

A «  my futur wife »
A Tous mes enseignants du primaire à l’ENTP.

A ceux qui se sont sacrifiés et qui se sont donnés pour les études et dont
Je rends un vibrant hommage.

OUAISSI SEKKOUTI Slimane


Dédicaces

Rien n’est aussi beau à offrir que le fruit d’un labeur qu’on
dédie
Du fond du cœur à ceux qu’on aime et qu’on remercie en
exprimant
La gratitude et la reconnaissance durant toute notre existence.

Je dédie ce modeste travail :

A Ceux que j’aime :


Mon père et ma mère qui ont toujours été présent pour me
Soutenir, me conseiller, sacrifient pour moi et m’avoir permis
D’arriver à ce stade d’éducation.

A Ma famille et mes proches notamment karime


A mon frère et ma sœur, ma grand-mère et ma tante,

A Tous mes amis, en particulier :Redouane , Naime , Amine , Sebti


Morade.h ,Morade.A sans oublie Djemale , Amirouche, Mohamede ,
MARZEKE

A Tous mes enseignants du primaire à l’ENTP


Surtout mon enseignant de primaire ALI.H
A toute la promotion 2008.

Akouche slimane

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