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INSTITUT DE KATADJI La Bible et le Saint-Esprit

SOMMAIRE

I- LA PERSONNE DU SAINT-ESPRIT.........................................................................................3
A- LES NOMS DU SAINT-ESPRIT............................................................................................4
B- LES SYMBOLES DE L’ESPRIT............................................................................................5
II- L’ŒUVRE DU SAINT-ESPRIT..................................................................................................6
A- LE SAINT-ESPRIT DANS L’ANCIEN TESTAMENT.........................................................7
1- L’ESPRIT CREATEUR....................................................................................................7
2- L’ESPRIT ORGANISATEUR..........................................................................................7
3- L’ESPRIT REGENERATEUR..........................................................................................7
B- LE SAINT-ESPRIT DANS LE NOUVEAU TESTAMENT..................................................7
1- L’ESPRIT EN CHRIST.....................................................................................................7
2- L’ESPRIT DANS L’ETRE HUMAIN..............................................................................8
3- LE BAPTEME DANS LE SAINT-ESPRIT....................................................................10
C – L’ESPRIT DANS L’EGLISE..................................................................................................15
1 – LES DONS SPIRITUELS....................................................................................................15
2- LE FRUIT DE L'ESPRIT, (Gal 5/22-23)..............................................................................31
3- L'EQUILIBRE DONS – FRUIT............................................................................................33
4- LES MINISTERES-DONS DE L'ESPRIT......................................................................34
TABLE DES MATIERES..................................................................................................................39

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LA PNEUMATOLOGIE
LE SAINT – ESPRIT

I- LA PERSONNE DU SAINT-ESPRIT

Dans la Bible, le Saint-Esprit n’est pas décrit comme ayant une forme ou un corps mais Il est une
personnalité qui possède l’intelligence, le sentiment, la volonté. Il manifeste tous les attributs d’une
personne :
- La pensée (Rom 8/27) ;
- La volonté (1 Cor 12/11) ;
- Le sentiment (Eph 4/30) ;
- Il révèle (2Pie 1/21) ;
- Il enseigne (Jn 14/26) ;
- Il témoigne (Jn 15/26 ; Gal 4/6) ;
- Il intercède (Rom 8/26) ;
- Il parle (Jn 16/8 ; Apo 2/7 ; Act 21/11b) ;
- Il commande (Act 16/6.7) ;
- Il réagit aux attitudes humaines (Mat 12/31 ; Act 5/3) ;
- Il est une personnalité distincte en Dieu. Il est envoyé de Dieu, Il est un don de Dieu et
de Christ (Act 2/33), cependant il n’est pas indépendant et représente Dieu dans sa
plénitude.
C’est là un des aspects de la Trinité divine (Jn 14/16.20)
Dans le cadre de la TRINITE, le SAINT-ESPRIT est Dieu. Il en possède tous les attributs : Eternel,
omniprésent, omnipotent, omniscient (Ps 139/7-10 ; Luc 1/35 ; 1Cor 2/10.11 ; Héb 9/14).
L’Ecriture le place sur le même rang que le Père et le Fils (Mt 28/19 ; 1Cor 12/4.6 ; 2Cor
13/13 ; Apo 1/4). Ceci nous amène à conclure que le Saint-Esprit est une personne.

A- LES NOMS DU SAINT-ESPRIT

1- L’ESPRIT DE DIEU
L’Esprit est l’agent exécutif de la divinité sur le plan physique et moral. Par le Saint-Esprit,
Dieu crée l’univers et le garde (Gen 2/7), par le Saint-Esprit, "le doigt de Dieu", il convertit les
pécheurs, sanctifie et soutient les croyants.

2- L’ESPRIT DE CHRIST

Il est ainsi appelé parce qu’il est envoyé au Nom de Christ et le représente dans sa plénitude
(Jn 14/26), toutefois Jésus identifie sa présence à celle du Saint-Esprit (Mt 18/20 ; Jn 14/18). Il y a
une unité parfaite avec le Christ, il réalise en Christ la plénitude de Dieu (Col 2/9).
Sa mission est de glorifier le Christ dans cette dispensation. Il rend réelle dans le croyant
l’œuvre de Christ en y établissant sa demeure (Jn 14/23 ; 16/14 ; Gal 2/20 ; Rom 8/9.10).

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3- LE CONSOLATEUR (Jn 14 et 17)


Le Christ, devant quitter ses disciples, leur a donné la promesse d’un AUTRE
CONSOLATEUR (Jn 14/16), n’étant plus là physiquement à leurs côtés pour les fortifier au milieu
des combats, les défendre (PARACLETOS en grec ou ADVOCATUS en latin).
Le Saint-Esprit sera pour les disciples, d’une manière invisible, ce que Jésus avait été pour
eux d’une manière visible sur terre.
Bien que, pour sa part, Jésus continue son rôle d’AVOCAT dans le ciel (1Jn 2/1), il est
cependant présent avec et dans ses disciples sur la terre par le Saint-Esprit.
Jn 16/7 : « Il vous est avantageux que je m’en aille, car si je ne m’en vais pas, le
Consolateur ne viendra pas vers vous, si je m’en vais-je vous l’enverrai. »
La venue du Consolateur est un avantage pour le croyant parce que le Saint-Esprit
communique non plus avec le Christ terrestre mais le Christ Céleste et Glorifié (2Cor 5/16) et
transmet au croyant les richesses de la Gloire de son héritage (Jn 16/14 ; Eph 1/7 ; 3/16).

4- L’ESPRIT SAINT OU DE SAINTETE (Jn 14/26).

Le Saint-Esprit est partie intégrante de Celui qui est SAINT. Son œuvre principale est la
sanctification (2Thes 2/13).

5- LE SAINT-ESPRIT DE LA PROMESSE

C’est la plus haute prérogative du Messie ou du Christ que de communiquer l’une des plus
grandes bénédictions promises dans l’Ancien Testament : l’effusion du Saint-Esprit (Ez 36/27 ;
Joël 2/28 ; Luc 24/49 ; Gal 3/14).

6- L’ESPRIT DE VERITE (Jn 14/17)

Le Saint-Esprit est l’Esprit de Christ, Celui qui est la grâce et la vérité ( Jn 1/14-17 ; 5/33 ;
8/40 ; 14/6 ; 15/26 ; 18/37). Il communique au croyant ce qui est de Christ (Jn 16/13-14).

7- L’ESPRIT DE GRACE (Zach 12/10 ; Heb 10/29).

Le Saint-Esprit donne à l’homme la grâce de se repentir en luttant avec lui (Gen 6/3 ; Jn
16/8) ; il illumine l’intelligence (Job 32/8); il accorde des forces physiques (Jg 14/6.19) ; il rend
capable de recevoir et de communiquer les révélations divines (Nb 11/25 ; 2Sam 23/2) ; il revêt de
puissance les serviteurs de Dieu (Ps 51/14 ; Joël 2/28 ; Mi 3/8 ; Zach 4/6).

8- L’ESPRIT DE VIE (Rom 8/2 ; Apo 1/11).

A l’œuvre sur le plan physique lors de la création (Gen 2/7), le Saint-Esprit continue son
action par la vie nouvelle qu’il communique au croyant repenti, par l’œuvre de la nouvelle
naissance (Jn 3/5).
9- L’ESPRIT D’ADOPTION (Rom 8/15)

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En face des luttes et des déceptions de la terre, le croyant a besoin de réaliser intérieurement
sa filiation divine en Jésus-Christ. C’est là encore une œuvre du Saint-Esprit (Rom 8/16 ; Gal
4/5.6 ; Eph 1/5).
B- LES SYMBOLES DE L’ESPRIT

Les symboles sont employés par Dieu pour mieux faire comprendre à l’homme ce que les
mots ne sauraient transmettre. Les symboles du Saint-Esprit sont :

1- LE FEU (Es 4/4 ; Mt 3/11 ; Luc 3/16).


Il nous parle de nettoyage, de purification, de courage, de zèle produit par l’action du
Saint-Esprit, comme le feu qui chauffe, illumine, se propage et purifie (Jér 20/9 ; Act 2/3).

2- LE VENT (Ez 37/7.10 ; Jn 3/8 ; Act 2/2).


Il symbolise l’œuvre régénératrice de l’Esprit, son action incompréhensible,
indépendante et pénétrante.

3- L’EAU (Ex 17/6 ; Ez 36/25-27 ; 47/1 ; Jn 3/5 ; 4/14 ; 7/38-39).

Source d’eau vive, fleuve de vie, le Saint-Esprit réalise dans le domaine spirituel ce
que l’eau fait dans le domaine physique : elle purifie, rafraîchit, désaltère, fertilise le sol, fait régner
la propreté (Es 44/3 ; Joël 2/28.29).

4- UN SCEAU (Eph 1/13 ; 2Tim 2/19)

Il marque une appartenance, une protection de la part du propriétaire (Rom 8/16).


Les chrétiens ont été marqués du sceau de Dieu qui est le Saint-Esprit, gage de leur héritage à
venir ; ils doivent prendre garde de préserver ce sceau (Eph 4/30).

5- L’HUILE (Zac 4/1.14)

C’est le symbole le plus courant du Saint-Esprit. Dans son emploi antique, l’huile
nous parle de prospérité, de beauté, de fête, de joie (Ps 45/8 ; Es 61/3 ; Héb 1/9), de lumière (Ex
25/6), de force (la lutte) (Act 10/38).

6- LA COLOMBE (Mc 1/10)

Une version juive de la Thora traduit ainsi, Gen 1/2 : « l’Esprit de Dieu, tel une colombe,
planait sur les eaux »
La colombe parle de paix et de réconciliation, (Gen 8/8-11), de simplicité, de pudeur, de
discrétion (Cant 1/15 ; 4/1), de tranquillité et d’abondance (Cant 5/12). Elle est aussi l’expression
de soupirs douloureux et inexprimables (Es 38/14 ; Rom 8/26).

7- LE VIN (Act 2/15 ; Eph 5/18.19)

Egalement symbole de joie, le vin peut être un symbole du Saint-Esprit qui console les
cœurs brisés, blessés par les attaques de l’ennemi (Luc 10/34). Il donne la joie spirituelle (Ps
104/15).

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D’autre part, sous ce symbole, le Saint-Esprit fait comprendre le sacrifice et les souffrances
de Christ (Mt 26/28).
Il peut être également un symbole de l’adoration par le Saint-Esprit (Nb 15/5 ; 28/7).

8- LES ARRHES (2Cor 1/22)

Le don de l’Esprit est une preuve positive que nous sommes fils de Dieu par Jésus-Christ,
devenus ainsi ses cohéritiers par le Saint-Esprit. (Rom 8/16-17,23 ; 2Cor 5/5 ; Eph 1/14).

II- L’ŒUVRE DU SAINT-ESPRIT

A- LE SAINT-ESPRIT DANS L’ANCIEN TESTAMENT

On trouve trois manifestations de l’Esprit-Saint dans l’Ancien testament.

1- L’ESPRIT CREATEUR

Il est la troisième personne de la Trinité par la puissance de laquelle l’univers a été créé
(Gen 1/2 ; Job 26/13 ; Ps 33/6 ; 104/30). Il est la puissance vitale et organisatrice de tout
l’univers. Il est l’origine de l’énergie universelle de la matière et des êtres et la source de
l’intelligence (Gen 2/7 ; Job 33/4 ; Dan 5/23 ; Act 17/28 ; Job 32/8).

2- L’ESPRIT ORGANISATEUR

Suite à la perversion de la société humaine par le péché, Dieu dût susciter une nouvelle
société et diriger celle-ci par une direction spirituelle : le Saint-Esprit. Ce fut la naissance du peuple
d’Israël par l’appel d’Abraham, puis l’organisation de ce peuple par deux types d’ouvriers conduits
par le Saint-Esprit et inspirés dans leur action :
a) Les dirigeants ou les artisans suscités et qualifiés par l’Esprit de Dieu : Joseph (Gen
41/38-40), Betsaleel (Ex 35/30-31), Moïse (Nb 11/16-17), Josué (Nb 27/18-21), Othniel (Jg 3/9-
10), Gédéon (Jg 6/34), Jephté (Jg 11/29), Samson (Jg 13/24-25), Saül (1Sam 10/6)…

b) Les prophètes inspirés du Saint-Esprit, qui furent les porte-paroles de Dieu pour
communiquer Ses oracles à Israël et au monde, exerçant ainsi la discipline par les avertissements et
les jugements.

3- L’ESPRIT REGENERATEUR

Bien des actions particulières de soutien ou de régénération sont manifestées dans l’Ancien
Testament par la puissance du Saint-Esprit (Ex 4/2-7 ; Deu 29/5 ; Ex 15/24-26 ; Jg 6/14 ; 16/28-
30 ; etc… Ps 51/13-14).

B- LE SAINT-ESPRIT DANS LE NOUVEAU TESTAMENT

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1- L’ESPRIT EN CHRIST

Le nouveau Testament nous introduit dans la dispensation de la Grace dans laquelle, associé
intimement à l’œuvre de Jésus-Christ, Le Saint-Esprit tient une place prépondérante.

a) A la naissance de Jésus
Le Saint-Esprit est l’agent de la conception miraculeuse de Jésus (Mt 1/20 ; Luc 1/35).
C’est ainsi que, bien que né dans la chair par le sein de Marie, il n’en est moins  "le Saint, le Fils de
Dieu il est au ciel" (Jn 8/23 ; 1Cor 15/45-47).

b) Au baptême de Jésus
Le Saint-Esprit vient lui accorder l’onction et la puissance pour le service dans un
témoignage divin public (Mt 3/37).

c) Pour le ministère
Il fut conduit dans le désert par l’Esprit pour y être tenté (Mc 1/12). C’est l’école de Dieu, la
formation nécessaire à un ministère efficace. Après avoir vaincu l’égoïsme, la vaine gloire et
l’esprit de domination propre à la nature de l’homme et éléments essentiels de la tentation
diabolique, Jésus, remplit du Saint-Esprit, accomplit les écritures, prononce les paroles de Dieu et
accomplit les miracles (Luc 4/18 ; 11/20 ; etc…).

d) A la crucifixion
Il a fallu toute la puissance du Saint-Esprit pour maintenir Jésus dans l’amour et la volonté
inflexible de soumettre tout son être au plan du Père pour le salut de l’humanité, malgré la
souffrance physique, morale et spirituelle (Mt 26/37-46 ; 27/46 ; Luc 22/41-46 ; Heb 5/7-8).

e) A la résurrection
Le Saint-Esprit est l’agent régénérateur de la résurrection, il agit en parfaite union avec le
Père pour ramener Jésus d’entre les morts (Rom 1/4 ; 8/11 ; 10/9 ; Gal 1/1 ; Eph 1/19-20 ; Col
2/12).

2- L’ESPRIT DANS L’ETRE HUMAIN

a) Dans le monde incrédule

Jn 16/8 : « Il convaincra le monde en ce qui concerne le péché, la justice et le jugement. »


1°) La conviction
Le Saint-Esprit agit en accusateur pour créer la conviction de péché dans le monde et
lui faire prendre conscience des vérités spirituelles fondamentales que sa nature déchue lui a voilées
(Gen 6/3 ; Rom 2/14-16).

2°) Le péché

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Le plus grand péché de l’humanité est le rejet volontaire du seul moyen de salut que
Dieu lui a donné en Jésus-Christ : c’est de l’incrédulité. Celle-ci est un aveuglement diabolique.
Seule une action puissance du Saint-Esprit peut en délivrer l’âme (Jn 16/9 ; 3/36).

3°) La justice
« Le Saint-Esprit et le juste » (Act 3/14) a été bafoué et ignominieusement mis à
mort de la manière la plus vile. Il était de la justice de Dieu de le rétablir en dignité "dans la gloire
qu’Il avait auprès de Lui avant que le monde fut " (Jn 17/5). C’est le Saint-Esprit qui convainc
l’homme de la résurrection et de l’ascension de Jésus-Christ, élément essentiel au salut dans le
principe de la justification divine du croyant (Rom 4/25 ; 1Cor 15/12-14, 17).

4°) Le jugement :
Le jugement qui s’est abattu implacablement sur la personne de Christ à la croix
alors qu’il incarnait l’humanité déchue, le péché et ses conséquences, ainsi que les puissances de
ténèbres qui en sont les instigatrices, montre que le jugement de Dieu s’abat et s’abattra
inexorablement sur les coupables. Leur incrédulité les prive du bénéfice du sacrifice expiatoire
réalisé à la croix (Rom 2/16). Ce jugement montre ainsi que la puissance du diable a été anéantie
dans la vie des croyants (Rom 16/20 ; Col 2/15 ; Héb 2/14-15 ; 1Jn 3/8).  

b) Dans la vie du croyant

1°) La régénération :
C’est le Saint-Esprit qui, après avoir convaincu l’homme de péché, le conduit dans la
repentance et la conversion, amenant l’âme à s’identifier à la mort de Christ par la foi. Mais là ne
s’arrête pas son œuvre car, de même qu’il a ressuscité Christ d’entre les morts, il régénère le
croyant lui accordant une vie nouvelle, surnaturelle et divine par l’identification de la foi (Jn 3/3,
5-6 ; Rom 6/4-7 ; Tit 3/5 ; 1Pi 1/5 ; 2Pi 1/4). Le Saint-Esprit vivifie, dans la compréhension du
croyant, le message de la Parole de Dieu, afin de le rendre efficace dans l’œuvre de régénération
(Rom 12/2 ; 2Cor 3/6 ; 1Thes 1/5 ; 1Pi 1/23).

2°) La résidence intérieure :


Selon la promesse de Jésus lui-même (Jn 14/17), le Saint-Esprit vient demeurer
dans le croyant, lequel peut alors entretenir une communion intime avec Dieu dans la plénitude de
la Trinité (Rom 8/9 ; 1Cor 6/17,19 ; Col 1/27 ; 2Tim 1/14 ; 1Jn 2/27 ; Apo 3/20).

3°) La sanctification :
La présence du Saint-Esprit dans l’enfant de Dieu ne rend pas immédiatement ce
dernier parfait mais il l’affranchit de la loi du péché qui, autrefois, le dominait malgré lui (Rom
7/18-23 ; 8/2-4). De plus, par un travail progressif, il le conduit dans une voie de sainteté (2Thes
2/13 ; Héb 10/29 ; 1Pi 1/2). Cette œuvre de sanctification rend le croyant capable de réaliser sa
position de fils de Dieu. C’est ce dont le Saint-Esprit témoigne à son esprit (Rom 8/16).
La vie nouvelle par le Saint-Esprit dans le croyant produit des fruits et des qualités à
la ressemblance de Christ, pour la gloire de Dieu (Jn 15/8 ; Rom 5/5 ; 14/17 ; 15/13 ; Gal 5/22-
25).

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4°) L’éducation :
Outre le travail d’éducation morale que le Saint-Esprit opère par la sanctification,
un travail d’enseignement spirituel dans la connaissance des vérités divines est entrepris dans le
cœur de l’enfant de Dieu (1Jn 2/20-21, 27). Toutefois, " être enseigné de Dieu " ne dispense pas le
chrétien de recevoir ce que Dieu a déjà enseigné à d’autres chrétiens au travers de Sa Parole et par
son Esprit (Jn 6/63 ; Eph 5/18 ; 6/17 ; Col 3/16). Après avoir enseigné, le Saint-Esprit rappelle les
paroles de la Vérité au moment opportun (Jn 14/26). Il donne l’illumination pour la compréhension
de la Parole inspirée de Dieu (théopneustie) (1Cor 2/9-14). Le Saint-Esprit donne ensuite la
capacité à l’enfant de Dieu de transmettre sa connaissance aux autres par le témoignage, la
prédication, l’enseignement (Jn 15/26 ; Act 1/8 ; 1Cor 2/1, 5 ; 1Thes 1/5).

3- LE BAPTEME DANS LE SAINT-ESPRIT

a) Sa nature :

1°) Il est le fruit d’une promesse divine d’abord annoncé par Jean-Baptiste
(Jn 1/33) puis confirmé par Jésus lui-même (Jn 14/16 ; Act 1/4-5, 8).
2°) Il est une manifestation de puissance de l’Esprit de Dieu au travers de
l’enfant de Dieu (Act 1/8 ; 1Cor 2/4 ; 12/2 ; 2Cor 4/7 ; etc…).
3°) Il est distinct de l’action de régénération et d’habitation du Saint-Esprit,
laquelle se réalise à la conversion. Dans Actes 1/5, ayant accompli l’œuvre du salut par sa mort et
sa résurrection, ayant ouvert l’esprit de ses disciples par l’action du Saint-Esprit pour qu’ils
comprennent les Ecritures (Luc 24/45 ; Jn 20/22) et que l’action de régénération puisse s’accomplir
en eux, Jésus s’adresse à un groupe de gens convertis mais sans puissance pour l’œuvre à
accomplir. C’est pourquoi il leur recommande d’attendre à Jérusalem l’effusion de la puissance du
Saint-Esprit. C’est le jour de la Pentecôte que cette expérience se réalisera en eux d’une manière
distincte (Act 2/1-4). Dans Actes 8/12-13, nous voyons des gens qui se convertissent et se font
baptiser d’eau, suite à la prédication de Philippe. Mais les versets 14 à 17 nous montrent une
intervention de Pierre et de Jean qui prièrent pour eux afin qu’ils reçoivent le Saint-Esprit « car Il
n’était encore descendu sur aucun d’eux, ils avaient été seulement baptisés au nom du Seigneur
Jésus ».
Nous voyons le même processus dans Act 19/1-6. Nous pouvons conclure
qu’un homme peut être régénéré et sauvé par l’action du Saint-Esprit sans pour autant avoir reçu le
revêtement de puissance par le baptême du Saint-Esprit.
4°) Il est une manifestation surnaturelle tangible (Act 2/1-4), se manifestant
par le "parler en langues" vu et entendu de la part des observateurs extérieurs au récepteur (Act 2/4-
12 ; 8/18 ; 10/44-46 ; 19/1-6). C’est la preuve extérieure de ce baptême.
NOTE : Ce "parler en langues" peut avoir deux formes ayant chacune une appellation scientifique
particulière :
- Soit le parler ne correspond à aucune langue humaine compréhensible au point de vue
linguistique et il est appelé  "glossolalie". Il peut être un parler angélique (1Cor 13/1 ;
14/2).
- Soit le parler en langues est une langue humaine linguistiquement compréhensible, bien
qu’inconnue du locuteur, il est alors appelé "xénolalie" (parler en langue étrangère).

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5°) Le mot "baptême" employé dans l’expression "baptême du Saint-Esprit  "


est une image pour montrer recouvrement, une plénitude d’onction semblable à une immersion dans
un bain de puissance spirituelle et de communion divine. Le même mot est employé par Jésus pour
parler du « bain de souffrances » dans lequel il doit être plongé en acceptant la crucifixion (Mc
10/38-39). Cette immersion (baptismos) spirituelle est aussi définie et concrète que celle du
baptême d’eau, de telle sorte que l’on sait si l’on est ou non baptisé du Saint-Esprit (Act 8/15-16).
C’est ainsi que, dans l’Eglise Primitive, une différenciation de place était faite, parmi les convertis,
entre "l’homme du peuple" (traduit aussi par « celui qui n’a pas le don ») que certains théologiens
ont décrit comme "celui qui attend le moment décisif où l’Esprit doit descendre sur lui ", et celui
qui possède le don du Saint-Esprit et les manifestations qui l’accompagnent (1Cor 14/16, 23).

b) But du baptême du Saint-Esprit :

Le baptême du Saint-Esprit a pour but principal d’accorder la puissance divine à


l’enfant de Dieu pour le rendre efficace dans son service de témoin de Christ (Act 1/5, 8 ; 2/4 ;
9/17-18, 20 ; 1Cor 12/4-11, 13). Ce serait une erreur de rechercher le baptême du Saint-Esprit pour
pouvoir parler en langue ou pour être sanctifié ou libéré ou même pour le plaisir d’exercer quelque
don surnaturelle. Le but de ce baptême et la motivation de sa recherche doivent être l’efficacité du
service pour le Seigneur afin que son œuvre avance et que Son Nom soit glorifié (Rom 11/14 ;
15/17-19). Cependant, ce baptême  "d’Esprit-Saint et de feu " a comme conséquence seconde
l’œuvre du feu qui purifie, affine, fait fondre les scories, consume, éclaire, irradie, anime, se
répand… Et c’est aussi ce dont l’Eglise a besoin.

c) Manière de réception

1°) Etre convaincu de sa nécessité :


Les disciples de Jésus étaient particulièrement bien préparés pour prêcher
l’Evangile après trois ans et demi passés avec le Maître. D’autre part, il était urgent que cette petite
poignée de gens ayant reçu la lumière puisse la répandre dans un monde enténébré… Malgré cela,
Jésus leur dit d’attendre d’être revêtus de la puissance d’En-haut avant de commencer à témoigner
(Luc 24/48-49 ; Act 1/4-5, 8). Nous avons là une preuve de l’importance capitale de la réception
de ce baptême du Saint-Esprit pour accomplir l’œuvre de Dieu.
Jésus lui-même n’entreprit rien de son ministère sans avoir été « oint du
Saint-Esprit et de puissance » (Act 10/38 ; Luc 3/22 ; 4/1, 14,18).
Lorsque les apôtres trouvaient des croyants en Christ, convertis et baptisés
d’eau (donc sauvés et régénérés par l’action du Saint-Esprit), ils leur demandaient immédiatement
"s’ils avaient reçu le Saint-Esprit ". Si non, ils les enseignaient pour qu’ils le reçoivent sans tarder.
Nous trouvons une telle attitude et une telle question (bien que dans des conditions différentes) dans
Act 8/14-17 et 19/1-7. Ceci nous montre que les apôtres considéraient le baptême du Saint-Esprit
comme une nécessaire à chaque chrétien pour le service que Christ attend de lui.

2°) Les bénéficiaires de la promesse :


Act 2/39 nous montre l’étendue de la promesse dans le temps et dans
l’espace : « La promesse est pour vous (temps, présent, actuel) et pour vos enfants (générations à
venir, sans qu’une limite particulière soit mentionnée) et pour tous ceux qui sont au loin (peut se
comprendre aussi bien dans l’espace que dans le temps), en aussi grand nombre que le Seigneur

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notre Dieu les appellera (ce n’est pas limité aux disciples, ni aux Pères de l’Eglise, ni à l’Eglise
Primitive, ni aux ministères particuliers… mais à tous ceux que le Seigneur appellera au salut).

3°) Les conditions de réception :


Act 2/39 nous montre les conditions fondamentales et préliminaires à la
réception du baptême dans le Saint-Esprit :
- « Repentez-vous » : sans conviction de péché (produite dans l’homme par
l’action du Saint-Esprit suite à l’écoute du témoignage divin) et la repentance sincère de ses fautes
qui amène l’homme à se convertir dans la voie du Seigneur en abandonnant ses voies antérieures
mauvaises, il est impossible que le Saint-Esprit vienne faire son habitation dans l’homme jusqu’à le
remplir de sa plénitude et le revêtir de sa puissance.
- « et soyez baptisés au nom de Jésus-Christ » : le baptême d’eau est
l’identification du pécheur, par la foi, à la mort et à la résurrection de Jésus-Christ, seul moyen de
pardon des péchés devant Dieu et de régénération par le Saint-Esprit qui est la puissance de
résurrection (Rom 6/3-11). Cette œuvre d’identification est dispensable pour que l’homme passe de
l’état de pécheur perdu à celui de fils de Dieu, héritier des promesses. C’est d’abord une œuvre
intérieure dont l’acte physique du baptême est la concrétisation de la position intérieure, spirituelle
d’enfant de Dieu et l’acte extérieur du baptême d’eau ; c’est pourquoi, il arrive que certaines
personnes entrent dans l’héritage des promesses et reçoivent le baptême du Saint-Esprit avant d’être
passés par le baptême d’eau (Act 10/44-48 ; 15/8-9). Dieu connait les cœurs, sait si la personne est
dans une attitude d’obéissance à la volonté, car celle-ci est aussi indispensable à l’accomplissement
de la promesse (Act 5/32).

4°) Les moyens de réception : 


L’attitude des disciples à la Pentecôte est une première indication :
Act 1/14 : « Tous d’un commun accord, persévéraient dans la prière, avec
les femmes et Marie, mère de Jésus, et avec les frères de Jésus ». Nous voyons ici des attitudes en
relation avec la collectivité :
a1) La prière collective : Le plus souvent la réception du baptême du Saint-
Esprit se fait dans le cadre de l’assemblée où la foi de chacun est soutenue par les autres et où la
persévérance dans la prière fervente trouve émulation au contact de ceux qui sont déjà été exaucés.
On peut aussi y trouver conseils et encouragements dans la foi de la part des dirigeants spirituels.
D’autre part, ce texte met en valeur des attitudes valables, tant sur le plan individuel que
collectif, pour être dans une position spirituelle favorable.
-- "d’un commun accord" : l’harmonie et la paix dans la communion fraternelle. Ceci
implique des mises en ordre, des pardons, des réconciliations « afin que rien ne vienne faire
obstacles à vos prières » (1Pi 3/7 ; 1Tim 2/8).
-- "persévéraient" : C’est maintenir un effort prolongé. Les premiers disciples durent
attendre 10 jours (nombre de l’obéissance). Ce fut surement un temps de mise au point dans les vies
pour les rendre conformes à la volonté de Dieu.
-- "avec les femmes" : dans le judaïsme, les femmes n’avaient aucune part dans
l’œuvre spirituelle. C’est ici la mise en évidence d’un état nouveau dans lequel chacun doit être

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reconnu à sa juste valeur, sans ségrégation ni favoritisme, en tant que membre du corps de Christ
utile au bon fonctionnement de celui-ci. (1Cor 12/12-27).
-- "et Marie, mère de Jésus" : pendant tout le ministère de Jésus, nous la voyons sans
cesse tiraillée entre l'espérance et le doute, la foi et l'incrédulité, l'acceptation et le refus, la
collaboration et l'opposition par rapport à ce "Fils de l'homme" qui lui échappe totalement et qu'elle
ne comprend pas. Mais nous la retrouvons ici soumise, brisée, vaincue, mais heureuse et pleine
d'espérance, s'appuyant désormais sur les promesses de Dieu et non sur les sentiments humains,
devant Celui qui avait pu lui dire sans qu'elle le comprenne: "femme, qu'y-a-t-il entre moi et toi ?"
(Jn 2/4).
Ainsi, cette humble soumission est nécessaire à l'âme qui désire la bénédiction (Jc 4/6; 1Pi 5/5).
-- "et les frères de Jésus" : eux se sont ouvertement opposés à lui dès le début "car
ils ne croyaient pas en lui" (Jn 7/5). Ils ont dû bien souvent s'opposer aux disciples par
incompréhension, et bien des choses ont dues être réglées pour en venir à ce "commun accord" dans
l'attente de la promesse.
Act 8/17: "Pierre et Jean leur imposèrent les mains et ils reçurent le Saint-Esprit".
b1) L'imposition des mains: c'est l'acte biblique de communication de l'onction du
Saint-Esprit. Il représente ici une identification dans la communion fraternelle et une intercession de
la grâce divine de la part de celui qui la possède déjà (Act 9/17; 19/6).
Dans la plupart des cas de la manifestation du parler en langues, signe initial du
baptême du Saint-Esprit, se réalise au sein de l'assemblée après imposition des mains ou en même
temps que celui-ci. Toutefois, il n'est pas rare que, suite à l'imposition des mains dans le cadre de
l'assemblée, une personne manifeste pour la première fois son baptême du Saint-Esprit chez elle, au
cours d'un moment de prière. Elle aura l'occasion ensuite de le manifester dans l'assemblée.
Dans d'autres cas plus rares, une personne peut recevoir, chez elle, sans avoir eu
l'imposition des mains, le baptême du Saint-Esprit, suite à une prière de foi personnelle: mais ce
n'est pas la règle générale.
Des baptêmes du Saint-Esprit peuvent également avoir lieu d'une manière spontanée
au sein de l'assemblée sans qu'il y ait eu prière spéciale ou imposition des mains (Act 10/44; 15/8-
9).

5°) Principaux obstacles à la réception.

-- L'ignorance (Act 19/1-7). Bien des enseignements religieux sont incomplets, et,
particulièrement en relation avec cette partie importante de l'expérience spirituelle pratique.
-- L'incrédulité (Act 2/13). C'est le refus de croire à une vérité évidente ou à une
promesse divine en évoquant des excuses ou des explications à valeur douteuse et malhonnête.
-- Les motivations impures (Act 8/18-24; Jc 4/3). C'est rechercher le don dans un
désir d'orgueil, de gloire ou de domination; c'est rechercher, au travers de la piété, une source de
gains (1Tim 6/5-6).
-- Le manque de désir (Mt 7/11; Luc 11/13; Jn 7/37-39; Jc 4/2). C'est se
satisfaire de l'expérience du salut, c'est un manque de zèle pour l'œuvre de Dieu, c'est une
autosatisfaction dans la médiocrité, c'est de l'égoïsme (Apo 3/14), c'est de la paresse (Mt 25/26;
Rom 12/11).
-- Le manque de prière (Lc 3/21; Act 10/2, 44). Dieu n'impose à personne ses
bénédictions, Il attend que l'homme réalise son besoin et demande précisément une grâce au "Pères
des lumières" (Jc 1/16-17) pour bien réaliser que c'est de Lui qu'il reçoit la bénédiction (Lc 11/9-
10)

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-- Le manque d'abandon à la volonté de Dieu (1Cor 14/14; Eph 4/30). C'est une
résistance consciente ou inconsciente à l'action et à la poussée intérieure du Saint-Esprit, un réfus
du "Moi" à se livrer entièrement au "débordement" du baptême du Saint-Esprit et à ses
manifestations; C'est une crainte de ne plus contrôler son "Moi" ou de recevoir "autre chose que ce
qui est désiré (voir Lc 11/11-13).
-- Le manque de foi véritable (Heb 11/1, 6; Mc 11/24; Jc 1/6-7). La foi véritable
est "cette ferme assurance", cette "démonstration", cette réception confiante de la chose demandée.
Ce n'est pas de la mendicité douteuse mais c'est l'affirmation des promesses de Dieu et de sa
fidélité.
-- Le manque de persévérance (Gen 32/26; Lc 24/49; Act 1/4; 14). Certains
obstacles peuvent exister dans le domaine spirituel mais la prière persévérante de la foi aura son
exaucement. Les premiers disciples sont restés 10 jours dans l'obéissance de la foi persévérante.
-- La désobéissance (Act 5/32). Le don du Saint-Esprit est accordé pour un service
dans le plan de Dieu. Une attitude de désobéissance pour des raisons quelconques empêche la
manifestation de l'Esprit puisque celle-ci ne serait pas utilisée dans le plan de la volonté de Dieu par
le receveur. D'autre part, oser demander une grâce à Dieu alors qu'on refuse de lui obéir est une
contradiction.
-- Les idées préconçues erronées peuvent aussi entraîner toutes sortes de craintes qui
paralysent la foi, elles viennent d'un "enseignement" parallèle, de "on-dit" colporté par des gens
inexpérimentés. Il faut fermer les oreilles à ces bavardages et faire confiance au Dieu sage et aimant
en s'appuyant uniquement sur les déclarations de Sa Parole.

6°) La continuité de l'expérience.


Le fait d'être "rempli de l'Esprit" est en relation avec le service pour Dieu mais cela
se manifeste aussi dans le cadre de la vie courante. Or cet état, acquis pour la première fois lors du
baptême dans le Saint-Esprit, a besoin d'être entretenu ou renouvelé dans la communion avec Dieu
car l'homme est un "consommateur de la grâce". Etre "plein de l'Esprit" (Act 6/3; 7/55; 11/24)
devrait être l'état normal du croyant sanctifié qui vit intimement avec son Dieu (Eph 5/18).
Toutefois, dans des cas particuliers, des onctions spéciales du Saint-Esprit sont nécessaires
pour faire face à des situations délicates. Nous en trouvons plusieurs exemples dans le livre des
Actes des apôtres (Act 4/8,31; 13/9; etc…)

d) Les péchés contre le Saint-Esprit

Le Saint-Esprit étant une personne il est possible de pécher contre lui en l’affligeant,
lui mentant, lui résistant, en éteignant ses œuvres (Act 5/3, 4 ; 7/51 ; Eph 4/30 ; 1Thes 5/19).
Mais Jésus parle d’un péché particulier "qui ne sera pardonné ni dans ce siècle ni dans le siècle à
venir" (Mt 12/32) et qu’il appelle "le blasphème contre le Saint-Esprit". En quoi consiste-t-il ?
Si nous considérons le texte de Mt 12/22-37, nous voyons qu’il ne s’agit pas, de la
part des pharisiens, d’un jugement par ignorance concernant les œuvres de l’Esprit de Dieu (ici au
travers de Jésus), mais il s’agit d’une rébellion ouverte à la révélation évidente de la puissance de
Dieu, en pleine connaissance des faits. C’est un rejet volontaire de la souveraineté divine sous
prétextes fallacieux (trompeurs, faux) ; c’est un acte de révolte implicite contre Dieu.

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Étant une identification à l’œuvre diabolique qui a fait chuter l’archange devenu
Satan, le blasphème contre le Saint-Esprit en subit la même condamnation ; le châtiment éternel du
fait que son auteur ne veut ni ne peut se repentir, ayant agi délibérément, en toute connaissance de
cause.
Cela est valable pour le païen incrédule et endurci a fait "naufrage par rapport à la
foi " (1Tim 1/19) et dont le cas est décrit dans l’épître aux hébreux (6/4,6 ; 10/26.31). Il a "foulé
aux pieds le fils de Dieu et tenu pour profane le sang de l’alliance… Il a outragé l’Esprit de la
grâce" ; il ne peut donc plus avoir accès à cette grâce et la condamnation demeure sur lui. C’est une
chute définitive.

C – L’ESPRIT DANS L’EGLISE.

1 – LES DONS SPIRITUELS.

a) Introduction.

1Cor 12/1.11 ; Dieu ne veut pas que nous soyons dans l’ignorance à ce sujet. Il
ne faut pas confondre les "dons spirituels" avec les dons naturels propres à chaque individu
(capacité pour certains travaux, talents artistiques ou oratoires, etc.). Les dons spirituels sont
surnaturels, ils viennent du Saint-Esprit (1Cor 12/4-11). Dès qu’il y’a baptême du Saint-Esprit, il
faut désirer les dons spirituels et s’attendre à leur manifestation dans une pleine soumission à la
volonté de Dieu, car c’est le Saint-Esprit qui accorde à chacun le don (ou les dons) nécessaires à la
bonne marche de l’église (v. 11) dans un équilibre harmonieux. Les dons nécessaires à la croissance
du corps de Christ (1Cor 12/12-13, 27-30) ; il ne faut pas les mépriser ou les rejeter (1Cor 12/14-
25) ; il faut, au contraire, prier pour recevoir et exercer la foi pour les pratiquer en conformité avec
la parole de Dieu (Rom 12/6) et dans l’amour (1Cor 12/31 ; 13/1-2).
L’exercice des dons doit se faire dans le cadre de l’église pour qu’il y’ait
édification commune et contrôle (1Cor 12/7 ; 14/29 ; Eph 4/7-16 ; 1Pi 4/10-11). (Il y’a un danger
dans l’exercice des dons en privé pour soi ou dans groupe restreint, sans la présence d’un
responsable spirituel expérimenté).

b) Classification des dons spirituels.

Dans 1Cor 12/8-10, nous avons la liste des dons spirituels. Ils n’y sont pas
mentionnés dans un ordre catégoriel rigoureux. Cependant, on y distingue trois catégories possédant
chacune trois dons, soit, en tout, neuf :

- Les dons de révélation :


- Parole de sagesse
- Parole de connaissance
- Discernement des esprits

- Les dons de puissance :

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- La foi
- Le don des miracles

- Le don des guérisons

- Les dons d’inspiration :


- La prophétie
- Le don des langues
- L’interprétation des langues
C’est dans cet ordre que nous allons les étudier.

1°) Les dons de révélations.

a1) La parole de sagesse.


C’est le don spirituel le plus important. On le trouve manifesté aussi bien
dans l’Ancien Testament que dans le Nouveau Testament.
Définition : La parole de sagesse est la révélation surnaturelle, par l’esprit de Dieu,
des plans divins, de la pensée ou de la volonté divine concernant des choses, des endroits, des
individus, des communautés, ou des nations dans l’avenir. Elle s’accompagne souvent d’ordres
relatif à l’accomplissement des faits (Deu 5/32-33 ; 6/1-2 ; 1Roi 21/18-19 ; 2Chr 20/16-17 ; Act
10/9-10 ; 27/21-26 ; 1Thes 4/16 ; etc…). Elle fait entrer l’esprit humain dans la SAGESSE DIVINE
(Science, connaissance, révélation de la personne de Dieu, de ses plans ou de ses desseins) dans le
but d’instruire, d’édifier ou de diriger le peuple de Dieu. (Gal 1/12 ; Eph 1/8-10 ; 3/3-5).

Manifestation :
- Par une voix audible (1Sam 3/4).
- Par une voix intérieure (1Sam 16/12).
- Par une visibilité angélique (Gen 19/12 ; Luc 1/11).
- Par une théophanie (Gen 18/17-22 ; Jg 6/12).
- Par une vision spirituelle (Act 10/9-15 ; 16/9).
- Par un songe (Gen 28/12-15 ; 31/10-13).
- Par un don de prophétie (Act 13/2 ; 20/23 ; 21/4).
- Par une manifestation physique symbolique (Act 21/11).

Erreurs d’interprétation du don :

- Confondre avec un haut degré de capacité morale ou intellectuelle.


- Confondre avec une compréhension et une vision profonde des choses
spirituelles de la parole, ce qui fait partie du ministère-don de docteur.

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- Confondre avec la sagesse humaine même sanctifiée et éclairée par le


Saint Esprit.
- Confondre avec la sagesse divine manifestée en Jésus-Christ dans
l’homme régénéré ou sagesse surnaturelle communiquée dans l’Ancien
Testament à Salomon ou à autres.
- Confondre avec l’expérience de la vie qui peut donner des conseils ou des
jugements sages telles les "paroles des sages" du livre des proverbes.
Même si une certaine "onction divine" peut se manifester dans toutes ces
formes de sagesses, il ne s’agit pas du "don de la parole de sagesse".

Quelques applications de ce don :

- Avertir les hommes des dangers et les guider au salut (Gen 6/13-22 ;
19/12-13 ; Mt 2/12 ; Act 27/23-24).
- Pour révéler le plan de Dieu à ses serviteurs (Gen 41/16-44 ; Act 16/9-
10), ou les plans du diable (Lc 22/31).
- Pour convaincre un serviteur de Dieu de sa mission (Ex3/10 ; Act 13/2 ;
26/16).
- Pour manifester la révélation des vérités doctrinales aux auteurs humaines
des écritures (Ex 25/9 ; Act 10/9-16 ; 1Cor 15/24-28 ; 51-54 ; Eph 3/3-
7 ; 1Thes 4/13-18).
- Pour avertir des bénédictions ou des dangers futurs que certaines
personnes auront (Gen 12/1-7 ; 28/10-15 ; Deu 28/1-62).

b1) La parole de connaissance.

C’est le second don mentionné par ordre d’importance, de le même nature


que la parole de sagesse, il entre dans le domaine des choses connues de Dieu pour qui tout est
présent dans le temps ou dans l’espace sans que rien ou quiconque puisse échapper à son contrôle.
Définition : La parole de connaissance est la révélation surnaturelle, par l’Esprit
de Dieu, d’une parcelle de la connaissance divine concernant un homme, un fait, un lieu, un
évènement, une pensée, un état spirituel, moral ou physique ou un projet humain à un instant
déterminé (Deu 29/29 ; Ps 90/8 ; Jér 16/17 ; Heb 4/13).

Manifestation :
- C’est généralement une révélation intérieure physiquement inaudible ; toutefois, Dieu peut
aussi s’adresser audiblement à l’un de ses enfants (1Sam 3/4-14).
- La révélation ne fait intervenir ni connaissance ni effort humain ; l’homme est passif, il reçoit
(Apo 1).
- La parole de connaissance peut avoir une utilité personnelle pour le récepteur ou peut être
destiné à quelqu’un d’autre par une expression orale ou écrite (1Sam 3/18 ; 2Roi 6/9 ; Apo 1, 2 ,3).
- La parole de connaissance n’est pas forcément un langage de mots précis ; elle l’expression
d’une pensée divine, elle peut s’exprimer par une impression globale, une vision dans l’esprit de
celui du récepteur (Mt 16/16 ; Jn 1/47-48 ; Act 13/10).

Erreurs d’interprétation du don :

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- Confondre avec des capacités de déduction ou des lumières naturelles.


- Confondre avec une connaissance approfondie de la Bible et de la
théologie, même avec une compréhension inspirée (ministère-don de
docteur).
- Confondre avec une expérience approfondie de la vie de communion avec
Dieu, laquelle permet une connaissance de ses voies et des règles
spirituelles qui les régissent.
- Confondre avec une connaissance psychologique ou occulte.

Quelques applications de ce don :


- Pour avertir les serviteurs de Dieu des plans de l’ennemi (sur le plans
matériel ou spirituel) (2Roi 6/9-12 ; Lc 22/31).
- Pour consoler ou encourager les enfants de Dieu et leur donner un
nouveau zèle (1Roi 19/18 ; Act 18/9).
- Pour dévoiler des péché cachés (2Roi 5/20-27 ; Act 5/3).
- Pour convaincre de péché et amener une âme à la repentance (1Sam
15/10-25 ; Jn 4/18-20).
- Pour découvrir des êtres ou des choses cachées afin d’accomplir la
volonté de Dieu (1Sam 10/22 ; Act 8/26-40 ; 9/11).
- Pour indiquer des signes divins en reconnaissance du plan de Dieu (1Sam
10/1-10 ; Mc 14/13-15).
- Pour connaitre les pensées des hommes (1Sam 9/19 ; Mt 9/4 ; Lc 5/22 ;
12/15 ; Jn 2/24).
- D’une manière générale pour connaitre des besoins lointains ou cachés,
des causes de maladies ou de possession démoniaque, etc…

c1) Le discernement des esprits :

Avec ce don faisant suite aux deux autres se trouve complétée la totalité des
possibilités de révélation divine concernant les choses et les êtres matériels ou spirituels, dans le
temps et dans l’espace. Le terrain d’application de ce dernier est spécifique, il ne concerne que les
esprits célestes, leur identification et leurs actions. Le discernement des esprits ne s’applique pas à
l'esprit humain (3e partie de notre être = corps, âme et esprit : 1Thes 5/23) car celui-ci est naturel.
Seuls le divin et le satanique sont surnaturels.
Définition : Le discernement des esprits est la révélation surnaturelle, par l’esprit
de Dieu, de la source et de la véritable nature (divine ou satanique) d’une manifestation surnaturelle
ou des conséquences d’une présence surnaturelle (phénomènes physiques ou matériels, maladies ou
guérisons, possessions ou exorcisme).

Manifestation :
- C’est généralement une révélation intérieure par la voix du Saint Esprit.

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- La révélation peut également se faire par vision ou par songe


- Le don ne fait intervenir aucune connaissance humaine ou psychologique.
- La révélation peut être destinée au récepteur ou pour avertir quelqu’un
d’autre.
- La révélation peut désigner nominalement un esprit ou une catégorie
d’esprits ou rester générale en montrant qu’il s’agit d’esprits mauvais.

Erreurs d’interprétation du don (Act 8/9-11).

- Le confondre avec une clairvoyance spirite (les "bons esprits" et les


"mauvais esprits" dont parle le spiritisme concernant les  " esprits
humains désincarnés" ou les "esprits des défunts" sont une tromperie. Ils
sont tous des esprits diaboliques prenant l’apparence des défunts pour
duper les hommes).
- Le confondre avec une investigation psychologique naturelle ou
multipliée par une action surnaturelle diabolique (magie, spiritisme,
divination).
- Le confondre avec une capacité de pénétration mentale naturelle (analyse
des caractères).
- Le confondre avec un sens critique aigu qui discerne les défauts d’autrui.

Quelques applications de ce don :


- Pour aider à délivrer les affligés, les opprimés, les tourmentés et faire la
différence entre les causes naturelles et les causes spirituelles d’infirmités
ou de maladies (Mt 12/22 ; Mc 5/5 ; 9/17,25 ; Lc 9/39 ; 13/11,16).
- Pour découvrir un serviteur du diable (Act 13/9,10).
- Pour discerner des erreurs doctrinales déguisées "des esprits menteurs",
"des doctrines de démons", "des sectes pernicieuses" (1Tim 4/1,2 ; 2Pi
2/1).
- Pour démasquer les miracles démoniaques ou "miracles mensongers"
(2Thes 2/9 ; Apo 16/14).
- Pour découvrir des esprits trompeurs sous un apparent "bon témoignage "
(Act 16/17).

Remarques :
- La possession de ce don n'implique pas forcement la capacité de chasser
le démon dévoilé. La manifestation du don de foi adjoint à celui de
discernement des esprits sera nécessaire.
- Il faut faire la différence entre une influence diabolique (démoniaque)
extérieure à l'individu (oppression ou obsession) et une habitation
intérieure à la personne par le démon (possession ou démonisation).

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- Le don de discernement des esprits doit faire éviter la grave erreur de


"chasser les démons" là où il n'y en a pas en tant que possession.

NOTA: Un croyant né de nouveau (régénéré) et fidèle dans sa marche avec Dieu ne peut être
possédé (ou démonisé), c’est-à-dire habité par des esprits de démons. Il n'est toutefois pas exempt
des influences extérieures ou des velléités charnelles.

2°) Les dons de puissances

a1) Le don de foi

C'est le plus grand des dons de puissance. La foi de ce don n'a rien à voir avec la "foi
naturelle" ou immanente de l'homme ni même avec la "foi "surnaturelle" ou "transcendante" qui est
communiqué par le Saint-Esprit au travers de la Parole de Dieu et qui donne accès au salut et aux
grâces de Dieu. Le "don de foi" vient après le baptême dans le Saint-Esprit.
Définition: Le don de foi est l'onction surnaturelle communiqué par le Saint-Esprit dans un
moment et une circonstance précise pour qu'une parole ou une volonté exprimée par le récepteur du
don devienne créatrice de faits. Cet effet générateur de la parole s'applique dans tous les domaines:
bénédiction ou malédiction, création ou destruction, action sur les éléments naturels.

Manifestations:
- Il répond à un besoin particulier dans un temps et des circonstances qui
nécessitent une action surnaturelle pour répondre à ce besoin.
- Il est une ferme conviction de réalisation de la chose prononcée quelles
que soient les circonstances apparentes.
- Il est une démonstration divine à l'intérieur de l'individu concernant la
chose prononcée ou désirée.
- Il accorde une paix parfaite et une parfaite maîtrise qui domine les
évènements et les éléments.
- Il peut avoir une action à longue échéance en fonction du sujet auquel il
se rapporte (promesses de bénédictions ou épreuves à longue durée).

Erreurs d'interprétation du don.


- Le confondre avec la foi immanente ou transcendante qui permet à Dieu
d'exaucer les prières ou au croyant de saisir les grâces divines, y compris
les dons spirituels.
- Penser qu'il peut s'exercer d'une manière continuelle comme peut
s'exercer la foi courante, alors qu'il est un don ponctuel pour une action ou
une manifestation précise en des circonstances et des temps déterminés
par Dieu

Quelques applications de ce don :


- Pour prononcer une bénédiction spirituelle prophétique (Gén 27/27-29;
Heb 11/20).
- Pour une délivrance dans les dangers (Dan 3/1-30; 6/1-28 ; Act 12/6 ;
16/25-26 ; Heb 11/ 34).

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- Pour demeurer ferme au milieu des épreuves durables dont les


conséquences naturelles devraient être mortelles (1Roi 17/3-4 ; 19/4-8 ;
Dan 1/8 -16).
- Pour recevoir de la part de Dieu des promesses extraordinaires et
humainement irréalisable (Gén 21/5 ; Rom 4/20 ; Héb 11/7-12).
- Pour exercer des jugements spirituels ou des sanctions divines (2Roi 7/19;
2Chr 18/24; 2Roi 2/23-24; Act 5/9-10 ; 13/11 ; 1Cor 5/3-5).
- Pour remporter une victoire surnaturelle dans les combats (Ex 17/11 ;
Jos 10/12-14)
- Pour ressusciter les morts (Mc 5/41; Luc 7/14; Jn 11/43).
- Pour chasser les démons (Mt 8/16; Mc 1/34; Act 16/18).

b1) Le don des miracles :


Le sens général du mot "miracle" est une "œuvre admirable". Toutefois
la Bible lui donne un sens particulier qui est une intervention surnaturelle dans l'ordre établit des
choses naturelles pour en interrompre les lois physiques ordinaires afin d'accomplir la chose
désirée. Dans ce sens, seules les forces surnaturelles de l'Esprit de Dieu ou des esprits diaboliques
peuvent réaliser le miracle. Dans le cas des forces diaboliques, le miracle est appelé "miracle
trompeur ou mensonger" bien qu'il soit réel dans sa manifestation (Act 8/9-11; 2Thes 2/9).
Définition : Le don des miracles est une manifestation surnaturelle, par l'Esprit-
Saint, de la puissance divine pour suspendre ou transformer le cours des lois physiques naturelles
afin de réaliser une œuvre matérielle particulière pour la gloire de Dieu et la réalisation de son plan.

NOTA : Les réalisations sur le plan du corps humain ne font pas partie de ce don mais doivent être
classées dans les dons de guérisons.

Manifestations :
- Il peut être engendré par un don de foi
- Il ne s'exerce pas arbitrairement selon la volonté humaine mais il
correspond à une nécessité dans la réalisation du plan de Dieu.
- Il s'exerce sous la conduite et l'injonction du Saint-Esprit (Jn 5/20-21).
- Il peut s'exprimer par un ordre oral, mais, en général, il est plutôt gestuel.
- Le miracle peut se manifester par une apparente cause naturelle, mais elle
arrive au lieu, dans les temps et dans les circonstances désirées car elle
est, en fait, le produit d'une action divine.

Erreurs d'interprétation du don:


- Croire que le possesseur peut l'exercer quand il le désire.
- Confondre les deux sources de la puissance des miracles (divine et
satanique)
- Confondre des manifestations purement naturelles avec les manifestations
de la puissance divine alors qu'aucune nécessité ne s'impose.

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- Nier une action divine alors parce qu'elle se manifeste par un fait naturel,
bien qu'arrivant dans les circonstances nécessaires à la situation.
- Confondre une action humaine remarquable ou extraordinaire, mais
naturelle, avec une manifestation miraculeuse.
- Dévaluer la puissance du mot "miracle" par son emploi dans le domaine
naturel, même si celui-ci est merveilleux ("miracle" de la science,
"miracle" de beauté, "miracle" de la naissance, etc…).

Quelques applications de ce don :


- Pour la délivrance du peuple ou des enfants de Dieu isolés (Ex 7/11-14 ;
Jos 3/13 ; Mat 8/23 ; Act 12/10).

- Pour pourvoir aux besoins des enfants de Dieu (Ex 15/22-26 ; 16 ; 17/1-
7 ; 1Roi 17/16 ; 2Roi 4/1-7 ; Jn 6/5-15).
- Pour exécuter des jugements divins (Ex 7/11 ; Act 5/5).
- Pour confirmer la véracité de la Parole de Dieu et de son témoignage
(Jn 2/7-11 ; Act 13/11-12).
- Pour ressusciter les morts, le corps sans vie étant de la matière inerte
(Jn 11 ; Act 8/32-43 ; 20/7-12).
- Pour créer la vie (et non engendrer) là où elle n’est pas (Ex 7/10 ; 8/13-
14).

c1) Le don des guérisons.

La maladie et ses conséquences ont été introduites dans le monde à cause de la


chute de l’homme. C’est le fruit de l’œuvre diabolique, laquelle a été détruite par Jésus-Christ à la
croix. C’est pourquoi Jésus, par la puissance du Saint-Esprit a donné le don des guérisons à l’Eglise
afin de lutter contre les œuvres du diable.
Dans le texte original (1Cor 12/9, 28, 30) le mot "dons" est au pluriel: "les dons des
guérisons". Il semble donc que ce don forme un groupe de don en lui-même, chaque don
s'appliquant à un type précis de guérison.
Définition : Le don des guérisons est la manifestation surnaturelle, par le
Saint-Esprit, de la puissance divine pour guérir tous les maux physiques humains, qu'ils soient
organiques, fonctionnels ou nerveux, aigus ou chroniques, quelle qu'en soit l'origine (accidentelle
ou maladive).

Manifestation :
- Il peut être engendré par un don de foi.
- Il ne s'exerce pas arbitrairement selon la volonté humaine (contrairement
aux "guérisons") mais il correspond à une nécessité dans la réalisation du
plan de Dieu.
- Il s'exerce sous la conduite et l'injonction Saint-Esprit (Jn 5/20-21) dans
des cas précis.
- Il peut avoir une expression orale (Jn 4/50; 9/6-7; Act 9/33-34).

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INSTITUT DE KATADJI La Bible et le Saint-Esprit

- Il peut se manifester par imposition des mains sur le malade (cas le plus
courant).
- Il peut se manifester (plus rarement) par d'autres moyens (Act 5/15;
19/11-12 ; Mc 5/27-29).
- Il peut avoir une manifestation générale envers tous ceux qui s'approchent
avec foi de l'instrument humain (évangéliste qui manifeste le don) en
comptant sur l'intervention divine par le Saint-Esprit en eux.
- Dans certains cas la foi du possesseur du don pourra suppléer à celle du
malade.
- A part quelques exceptions, il est le plus souvent et nécessairement
pratiqué dans le cadre de la prédication de la Parole de Dieu et du
témoignage de la grâce divine.

Erreurs d'interprétation du don :


- La confondre avec la prière de foi que Dieu exauce par la guérison du
malade (Jc 5/14-16) sans même qu'il y ait eu nécessairement l'expérience
du baptême dans le Saint-Esprit dans la vie de celui qui prie.
- Associer le don à des pratiques médicales humaines. Bien que ces
dernières soient valables et aient des résultats louables, elles n'ont rien à
voir avec le don spirituel surnaturel.
- Confondre avec des dons "psychiques" ou "parapsychologiques" qui n'ont
pas leur source dans la puissance du Saint-Esprit (magnétisme,
guérisseurs, spiritisme, radiesthésie, magie, sorcellerie).
- Le confondre avec de la suggestion ou de l'autosuggestion dont
l'expression est la puissance exercée par l'esprit de l'homme sur son corps
ou sur la matière (Science Chrétienne).

Quelques applications de ce don.


- Pour délivrer les malades et détruire les œuvres du diable (Mt 8/3.7 ; Mc
16/18 ; Act 10/38).
- Pour confirmer des vérités spirituelles importantes humainement (Lc
5/23-25 ; Jn 10/38).
- Pour rendre crédible le message de l'Evangile (Act 4/29-33 ; 8/6-7).
- Pour attester la résurrection de Jésus et sa puissance de vie actuelle
(Act 3/15.16)
- Pour attirer les foules à l'écoute attentive du message de l'Evangile (Act
8/6-7 ; Jn 6/2).
- Pour glorifier le Seigneur en manifestant sa puissance (Mc 2/12 ; Lc
13/17).

3°) Les dons d'inspiration (dons vocaux).

a1) La prophétie

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Les mots hébreux qui correspondent à l'expression de la prophétie peuvent avoir


plusieurs significations selon leur contexte. En voici quelques-unes: "couler comme une source de
ou un torrent qui bouillonne", "laisser tomber", comme par le débordement d'un vase trop plein:
"soulever ou élever ou éclater" comme un jaillissement, comme un son éclatant de trompette,
comme un signal, une bannière.
Le mot grec duquel vient le mot français "prophétiser" signifie "parler pour (Dieu)", être un
porte-parole, un messager de Dieu. Le don de prophétie est le don le plus important dans les dons
d'inspiration.
Définition : Le don de prophétie est l'expression surnaturelle, par le Saint-Esprit,
d'un message divin pour encourager, exhorter, reprendre, censurer, diriger, éclairer les âmes dans le
cadre de l'Eglise. C'est une inspiration instantanée qui n'a pas de relation avec la connaissance ou
les pensées de l'homme.

Manifestations :
- Il est une expression directe de la pensée divine dans un langage
accessible à tous (langue usuelle); il s'exerce dans le cadre de l'Eglise.
- Les pensées personnelles du locuteur ne doivent pas y intervenir.
- Le locuteur est conscient de ce qu'il dit, il est maître de ses paroles, il peut
s'interrompre s'il le désire.
- La prophétie peut être l'expression orale de la parole de sagesse ou de
connaissance.
- Il peut s'exprimer dans le cadre d'une prédication particulièrement
inspirée.
- Il laisse toujours la liberté de choix ou d'action à la personne ou au groupe
auquel il s'adresse.
- Il doit être en conformité totale avec la révélation de la Parole de Dieu,
avec la saine doctrine des Saintes Ecritures et ne peut aucunement s'y
ajouter ou s'y restituer.
- La prophétie exprimée n'a qu'une portée locale et temporaire, bien que
pouvant s'appliquer à toute la vie d'un individu ou d'un groupe particulier.
- L'expression de la prophétie est, le plus souvent, imparfaite par le fait
qu'elle passe au travers d'un canal humain bien imparfait dans sa
sanctification et sa sensibilité à l'Esprit Saint (degrés d'inspiration).

Erreurs d'interprétation ou d'utilisation.


- Confondre le don de prophétie avec l'expression de pensées humaines en
connaissance de cause.
Une personne connaissance une situation particulière devrait s'abstenir de
prophétiser sur le sujet (même s'il y a inspiration pour communiquer une
parole divine) et laisser la place à une personne "neutre" ayant aussi le
don de prophétie et pouvant communiquer la même parole divine.
- Confondre le don de prophétie avec la prédication ordinaire de la Parole
de Dieu, ce qui se fait dans bien des mouvements chrétiens à cause de
l'appellation ancienne de "prophète" pour désigner le prédicateur (3e
siècle).

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- Faire remplacer le bon sens, le sain jugement, la direction de la Parole de


Dieu par les directions des prophéties (bien que, dans certains cas, ces
dernières soit réellement voulues de Dieu).
- Confondre le don de prophétie avec la faculté de pouvoir répéter des
versets bibliques appropriés dans circonstances particulières, bien ceux-ci
puissent être rappelé à l'esprit humain par le saint esprit.
- Confondre le don de prophétie avec une intuition naturelle ou du
discernement spirituel exprimé avec une habileté d'élocution.
- Confondre le don de prophétie qui peut être exercé de temps en temps par
quelque croyant ayant reçu le don dans l'assemblée, avec le ministère de
la prophétie qui requiert l'exercice régulier de la parole de sagesse (pour
révéler le plan de Dieu ou du diable). La parole de connaissance (pour
révéler les cœurs ou les problèmes des hommes) et l'expression
prophétique (pour annoncer les oracles de Dieu et avertir l'église), en que
fonction (ministère) établir par Dieu dans l'église de manière permanente.

- Prendre la place Dieu dans l'expression de la prophétie (Moi, l'éternel,


je…); celui qui exerce le don exprime son message de la part de Dieu,
mais avec ses propres instruments de langage (mots) ; or, contrairement à
l'inspiration verbale (mot) du texte original des Saintes Ecritures
(théopneustie), le don de la prophétie ne possède pas, le plus souvent, une
inspiration plénière, il est imparfait, d’où la nécessité d'en juger le
contenu (1Cor 14/29).
- Abuser du don de prophétie dans le cadre des réunions de l'église. Paul le
limitait à trois expressions.
- Exercer le don hors du cadre de l'église ou d'un ministère établi par Dieu,
ce qui empêcherait le contrôle selon l'ordre biblique.

Quelques applications de ce don


- Il est un signe pour les croyants (1Cor 14/22).
- Il édifie l'église (1Cor 14/4)
- Il instruit et exhorte les croyants (1Cor 14/31)
- Il révèle la présence de Dieu aux inconvertis (1Cor 14/24-25)
- Il produit une conviction de péché (1Cor 1/24-25)
- Il glorifie le Seigneur (Act 10/43; 1Pi 1/10-12; Apo 19/10).

b1) Le don des langues


La promesse de ce don se trouve l'Ancien Testament (Es 28/11); elle
est réalisée à la pentecôte (Act 2/4); elle est perpétuée dans l'église primitive (Act 10/46; 11/15;
19/6; 1Cor 12/28-30). Toutefois, dans l'expression du "parler en langue", il est important de faire
dès le départ une distinction entre "le signe initial du baptême dans le Saint-Esprit" et l'exercice au
sein de l'assemblée, du "don spirituel" qui recevra une interprétation (ou sera compris directement
par un individu particulier auquel il s'adresse) et qui est un message divin.

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Le simple "parler en langue" sert à la piété personnelle, le locuteur s'édifie lui-même par le
Saint-Esprit bien que ne comprenant ce qu'il dit (1Cor 14/2, 14, 16 ,17). Ce "parler en langue",
simple exaltation de l'âme sous l'onction du Saint-Esprit, ne doit pas s'exprimer à voix haute dans le
cadre de l'assemblée. Seul le "don spirituel" devra s'y exprimer hautement afin de recevoir une
interprétation.
Définition: Le don des langues est la manifestation surnaturelle, par le Saint-
Esprit, d'un parler en une langue inconnue du locuteur et aussi, le plus souvent, des auditeurs pour
exprimer une pensée divine utile à l'assemblée de la communauté ou à un ou plusieurs individus au
sein de celle-ci.
Cette pensée sera rendue accessible au destinataire par la manifestation du "don
d'interprétation des langues" qui communiquera le message dans la langue usuelle de l'auditoire.

Manifestation:
- Il est une expression de la pensée divine dans une langue inconnue du
locuteur. Cette langue peut être un langage humain étranger (Xénolalie)
ou un langage totalement incompréhensible humainement (glossolalie)
bien qu'étant une langue cohérente et structurée (probablement
angélique) (1Cor 13/1; 14/2).
- L'intelligence et les facultés l'individu n'entrent pas dans la manifestation
du don.
- Le locuteur peut manifester plusieurs langues différentes (diversité des
langues).
- Le locuteur reste conscient et maitre de lui-même; il peut cesser de parler
quand il le désire.
- Par manque de pratique il peut diminuer ou disparaitre.
- Il cessera à l'enlèvement de l'église (1Cor 13/8-10).

Erreur d'interprétation ou d'utilisation du don,

- Le confondre avec une connaissance linguistique acquise.


- Le confondre avec des onomatopées incohérentes dues à des réactions
psychiques
- Le confondre avec des manifestations spirites qui ont la même apparence
mais une source différente (médiumnie, spiritisme, possessions).
- Croire que le don sert à prêcher l'évangile aux étrangers.
- Penser que le don est incontrôlable et l'exprimer n'importe quand, dans le
désordre et l'immodération.
- Faire des démonstrations de "parler en langue" à des inconvertis ou dans
l'assemblée pour paraitre "spirituel".
- Utiliser le hors du contrôle des ministères de l'église.
- Empêcher la manifestation normale (dans les limites prévues par
l'écriture) du "parler en langues" sous prétexte d'ordre dans l'assemblée.

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Quelques applications de ce don,

- Il édifie le chrétien et le rend fervent (1Cor 14/4).


- Il conduit dans la prière selon Dieu (Rom 8/26; 1Cor 14/2, 14).
- Il conduit dans le chant inspiré (1Cor 14/15,26; Eph 5/19; Col 3/16).
- Il glorifie Dieu (Act 2/11; 1Cor 14/2).
- Il rend grâce à Dieu (1Cor 14/16-17).
- Il est un signe pour les inconvertis dans le cadre de l'église (1Cor 14/22-
23).

c1) L'interprétations langues

Le don d'interprétation des langues est directement lié au don des


langues; ce sont les deux seuls dons pour lesquels on ne trouve pas d'expression dans le cadre de
l'Ancienne Alliance: Jésus lui-même ne les a pas manifestés; ils sont une particularité de l'église.
Définition : Le don d'interprétation des langues est la manifestation surnaturelle,
par l'Esprit-Saint, du contenu d'un "parler en langue inconnues" exprimé dans une langue connue
par l'auditoire auquel il s'adresse. Le locuteur de ce don ne comprend pas le parler en langues qu'il
interprète. L'interprétation n'est pas une traduction littérale. Elle est une expression sémantique du
parler en langues.

Manifestation:
- La pensée de l'interprétation suit toujours l'expression du parler en
langues, elle ne peut la précéder (sinon ce serait une prophétie).
- L'interprétation ne s'occupe pas du parler en langues mais reste réceptif à
la pensée divine pour donner l'interprétation.
- Celui qui parle en langues peut avoir également le d'interprétation;
toutefois, s'il y'a d'autres interprètes, il est préférable de les laisser
interpréter.
- Un parler en langues suivi d'une interprétation est équivalent d'une
prophétie.
- Comme la prophétie, l'interprétation est parfaite par ce qu'elle est
influencée par la personne qui la donne.
- Après un parler en langues, un temps de recueillement et de prière
intérieure peut être nécessaire pour recevoir la pensée de l'interprétation.
- Cette pensée peut être communiquée dans son entier ou seulement dans
ses premières expressions, la suite venant au fur et à mesure de l'acte de
foi, pendant que l'interprète manifeste la parole reçue.
- Cette pensée peut être communiquée par une vision, mais plus rarement.
- Comme pour la prophétie, l'interprétation des langues n'a qu'une portée
locale et temporaire, elle ne peut compléter ni remplacer la parole de mais
doit en tous points s'y conformer.

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Erreurs d'interprétation ou d'utilisation du don


- Le confondre avec une capacité humaine de traduction.
- Le confondre avec une capacité de comprendre d'interpréter les écritures.
- Penser qu'il s'agit d'une traduction littérale (bien que cela puisse arriver)
alors qu'en général il s'agit d'une explication de la pensée donnée en
langues; c'est pourquoi l'interprétation peut être plus longue que le parler
en langues.
- Laisser la pensée humaine "compléter" la pensée divine alors que
l'inspiration a pris fin.
- Donner une interprétation concernant un sujet en connaissance de cause.
- Donner des pensées humaines sans inspiration véritable.
- Accaparer pour soi toutes les interprétations des parlers en langues (que
l'on soit pasteur ou simple chrétien) alors qu'il y a d'autres interprètes dans
l'assemblée.
- Exercer le don hors de l'assemblée ou du contrôle d'un ministère.
- Croire que l'interprétation est toujours une louange ou une prière à Dieu
ou, au contraire, croire qu'elle n'est jamais une louange ou une prière mais
toujours un "message" à l'assemblée.

Applications de ce don.
Elles sont les mêmes que celles du don de prophétie.

d) Obtention des dons spirituels

1°) Principes de fonctionnement.

Le mot "don" (charismata) employé dans 1Cor 12/4, 9, 31 a la racine grecque


que le mot "grâce" (charis) qui signifie "faveur imméritée", "don gratuit". Cette première
constatation nous amène à réaliser sur quelle base le don sera obtenu : ni par un mérite, ni par un
marchandage avec Dieu, ni par une conduite parfaite et une sainteté absolue, ni par des pleurs…
mais par la FOI dans les promesses de Dieu, cette même foi qui a fait accepter au chrétien "le don
gratuit de Dieu qui est la vie éternelle par Jésus-Christ" (Rom 6/23).
D'autre part, parlant des dons spirituels, Paul dira : "désirez sérieusement (original
grec) les dons spirituels" (1Cor 14/1), "priez pour obtenir le don d'interprétation" (1Cor 14/13,
39). Cette deuxième constatation nous amène à réaliser la nécessité d'une ACTION de la
VOLONTE, laquelle est, d'ailleurs, inséparable de la FOI véritable puisqu'elle la concrétise (Jc
2/17.18, 22). L'exercice des dons demandera donc un engagement de la volonté et donc de la
responsabilité de celui qui les pratique
Enfin l'apôtre ajoutera : "puisque vous aspirez aux dons spirituels, que ce soit pour
l'édification de l'Eglise que vous cherchiez à en posséder abondamment" (1Cor 14/12). Cette
troisième constatation nous amène à réaliser la nécessité d'un ETAT D'ESPRIT, d'une motivation
particulière pour recevoir et bien exercer les dons spirituels: l'AMOUR de l'œuvre de Dieu et de
ceux qui la composent. C'est encore un élément lié à la FOI car celle-ci est agissante par l'amour
(1Cor 13/1.2, 4.7; Gal 5/6). Les dons sont accordés par le Seigneur aux membres de son corps qui

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est l'Eglise pour l'utilité commune (1Cor 12/7); il peut donc accorder le don qu'Il veut à qui Il veut
quels que soient le lieu et le temps, selon les nécessités de son œuvre. Le chrétien dans l'amour
acceptera donc cette volonté souveraine du Saint-Esprit et n'enviera pas tel frère ou telle sœur pour
un don que lui-même ne possède pas. De plus, il ne limitera pas l'exercice de certains dons à
quelques "spécialistes" dans l'assemblée (1Cor 12/11).

2°) Les moyens de réception.

Considérant la souveraineté de Dieu dans l'action du Saint-Esprit, il va de soi que


l'obtention des dons spirituels n'a rien de mécanique ou d'humain. Des imitations charnelles peuvent
avoir lieu (même sans mauvaises intentions de la part de celui qui les pratiquent, mais plutôt par
manque de connaissance ou d'expérience) .Seule une onction réelle du Saint-Esprit peut vivifier
l'action humaine dans l'exercice du don ou dans la communication de ceux-ci.
Nous avons vu que la PRIERE et l'ACTION VOLONTAIRE de la FOI étaient à la
base de la réception des dons spirituels. Cette action humaine va permettre l'accomplissement
l'action divine selon plusieurs moyens:
a1) La réception directe.

Après avoir prié personnellement pour la réception des dons, dans un état d'esprit
convenable, un chrétien pourra en sentir la manifestation intérieure dans une circonstance
déterminée (manifestation de prophétie, ou le parler en langues pour un message à l'assemblée, ou
l'interprétation, ou de quel qu'autre don). Il devra alors faire l'ACTE de FOI (action volontaire) pour
extérioriser le don qui vient de lui être révélé et devra y persévérer dans la soumission et la
consécration.

a2) L'imposition des mains,

Paul, écrivant à Timothée, mentionne deux fois la pratique de l'imposition des mains
pour la réception des dons de l'Esprit (1Tim 4/14; 2Tim 1/6). Cette imposition des mains fut faite
par les anciens (dont Paul faisait partie). Les dons ainsi communiqués se révèlent et s'exercent de la
même manière que précédemment.

a3) L'onction prophétique,

Dans le cas de Timothée que nous venons de voir, l'imposition des mains a été
accompagnée d'une prophétie, de la part d'un ancien, pour préciser le don que le Saint-Esprit lui
octroyait. Toutefois, les deux actions peuvent être indépendantes et une prophétie peut très bien
indiquer à un chrétien le don qu'il a reçu afin de l'encourager dans sa manifestation.

e) L'extinction de l'Esprit,

Dans 1Thes 5/19, Paul déclare: "n'éteignez pas l'Esprit". C'est qu'en effet, son action, et,
par conséquent, ses dons peuvent être peu à peu amenuisés et mis en "sommeil" par un manque de
pratique, par un manque de foi, par incrédulité ou par résistance à leur manifestation. D'autre part,
un état d'Esprit d'accusation à cause du péché peut entraver la manifestation de la foi pour exercer
les dons.

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INSTITUT DE KATADJI La Bible et le Saint-Esprit

Peut-être à cause de son tempérament craintif, Timothée était-il tombé dans ce défaut.
Paul l'encourage d'abord à ne pas négliger ce don précieux qu'il possède (1Tim 4/14); puis, plus
tard, à "ranimer" ou à "réveiller" en lui le don ainsi endormi par négligence (2Tim1/6). Ceci nous
montre la grande responsabilité de l'homme dans l'exercice des dons divine.

2- LE FRUIT DE L'ESPRIT, (Gal 5/22-23).

a) Définition:
Le fruit de l'esprit est manifestation et le produit de la vie divine communiquée au croyant par le
Saint-Esprit lors de sa conversion. Le fruit de l'Esprit peut apparaitre instantanément dans la vie du
converti ou se manifester progressivement au fur et à mesure que la vie spirituelle se développe
(c'est le cas le plus courant).

b) Nature du fruit de l'Esprit


Comme son nom l'indique, sa nature est l'origine et de manifestation spirituelles, c'est-à-
dire suscitée par le Saint-Esprit. Il en est la source, le producteur à l'intérieur du croyant qui en est le
récepteur et le porteur comme la branche d'arbre porte le fruit produit au travers d'elle par la sève (la
vie) du tronc (Jn 15/1.8). Ce fruit n'est pas le résultat des efforts humains pour s'améliorer; il est la
manifestation de la vie de Christ dans le croyant qui s'est identifié par la foi à la mort et à la
résurrection de Jésus (Gal 2/20). Ce fruit est le résultat de la nouvelle alliance par le Saint-Esprit
qui imprime à l'homme nouveau le caractère de Jésus-Christ (Phi 1/11).

c) Manifestation du fruit de l'Esprit


Dans Gal 5/22-23, Paul énumère neuf manifestations du fruit de l'Esprit:
1°) L'amour: Premier cité par ce qu'il englobe toutes les autres manifestations. Il
est l'expression de la nature divine (1Jn 4/16). Il permet (chose impossible au cœur naturel) d'aimer
même nos ennemis (Mt 5/46-47). Il est invariable et ne dépend pas des circonstances (Act 15/30;
2Tim 4/11). Il se sacrifie (Jn 10/11, 15 ,17; 15/13; Rom 5/7-8; 1Thes 2/8). Il se discipline (1Cor
5/2; Heb 12/6-10), il est, pour cela désintéressé et juste. Paul le résume bien dans 1Cor 13/4-7. Il
est le lien de la perfection, (Col 3/14).
2°) La joie : Elle n'est pas naturelle car elle n'est pas liée aux circonstances. Elle
est la joie du salut (Mt 13/36; Act 8/39; 16/34) pour soi-même et pour les autres (Act 15/3). C'est
la joie du service désintéressé (Hab 3/18; Ph 4/4), celle que Jésus lui-même a manifesté (Jn 4/34;
Luc 15/5; 10/21), celle qui résulte de l'amour de Dieu pour lui-même et non pour ce qu'Il peut
accorder.
3°) La paix : Ce n'est pas un sentiment humain de sécurité, c'est la paix de Dieu
qui demeure au travers de toutes les circonstances (Jn 14/27; Rom 16/20; 2Cor 13/11). Cette paix
trouve sa source dans la justification obtenue pour nous par Christ à la croix (Rom 5/1; Eph 1/20);
elle doit être croissante. Cette paix peut être troublée par les occupations, les soucis ou les désirs de
notre esprit pour les choses de la chair ou de la terre. Le maintien de la paix en nous dépend donc
d'une discipline par l'attachement à rechercher les choses de l'Esprit (Ps 119/65; Rom 8/6; Phil
4/6-7; Col 3/1-2). Cette paix intérieure du croyant se répercute sur son entourage et
particulièrement dans l'assemblée (Col 3/15), dans l'exercice des dons (1Cor 14/33).

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INSTITUT DE KATADJI La Bible et le Saint-Esprit

4°) La patience : Elle fait partie des attributs fondamentaux de Dieu (Ex 34/6;
1Tim 1/16). C'est une action de la volonté pour supporter ce qui n'est pas digne de l'être. La
patience du chrétien est puisée dans la communion divine (Col 1/11). Elle est souvent le résultat de
longues épreuves ou difficultés répétées dans la formation par le Saint-Esprit. Elle est la marque
d'un serviteur de Dieu approuvé (2Cor 6/4-6; 2Tim 4/2).

5°) La bonté : C'est la qualité de ce qui est équilibré entre la justice et l'amour, ce
qui est sain et honnête. Cette bonté a une action préservatrice contre le mal et la destruction (Mt
5/30; Phi 4/8). Elle a une action constructive, elle enrichit l'entourage (Mt 12/35; 5/16; Col 1/10;
Tit 3/8; 1Pi 2/12). Elle est la caractéristique d'un chrétien en étroite communion avec son Dieu, Lui
qui est la bonté suprême (Nah 1/7; Mc 10/18; Act 9/36; 11/24).

6°) La bienveillance (bénignité) : Elle est l'expression d'une grande puissance


maintenue dans un contrôle parfait et doux (Es 40/10-12; 42/3; 2Cor 10/1; 1Thes 2/7). Cette
bienveillance doit s'exprimer dans l'assemblée envers les nouveau-nés spirituels aussi bien quand ils
doivent être repris que quand il s'agit d'accomplir une tâche (1Tim 3/16; 2Tim 2/24-25; 4/2; Jc
3/17).
7°) La fidélité : La fidélité est la base des rapports mutuels tant sur le plan
humain que divin: aucune relation n'est valable sans cette qualité. Elle fait partie des attributs
fondamentaux de Dieu (1Cor 1/9; 2Tim 1/12; 1Thes 5/24; Heb 2/17; 8/9-10; Apo 3/14). Le
chrétien est appelé à manifester ce caractère (1Cor 7/25; Col 1/7; 4/9, 12). Le serviteur de Dieu
doit le manifester dans son ministère dans son ministère (1Cor 4/2, 17) en dispensant fidèlement le
conseil de Dieu (Act 20/27) en étant fidèle dans ses engagements et ses affaires, fidèle à sa parole.

8°) La douceur : Elle est un trait dominant de la personne de Christ et de son


enseignement. Elle n'est pas de la faiblesse; elle est une force calme et désintéressée qui sait doser
l'autorité, la fermeté, la sévérité, quand cela est nécessaire, avec la bonté, la justice et la
miséricorde. Moïse en est un exemple dans l'Ancien Testament: Plein de zèle et de sévérité lorsqu'il
défend les intérêts de Dieu, plein d'abnégation et d'humilité quand il s'agit de ses intérêts propres.
Dans le Nouveau Testament, Jésus lui-même en est le modèle suprême: "Le zèle de ta maison me
dévore", "Je suis doux et humble de cœur" (Mt 11/29; Jn 2/17; Gal 6/1; 1Cor 4/21; 1Pi 3/4, 15).

9°) La tempérance (contrôle de soi-même) : Ce mot couvre non seulement les


manifestations physiques de l'homme mais aussi les comportements moraux et spirituels. La
tempérance est une modération en toutes choses; elle est un signe de maturité spirituelle dans la
grâce du Saint-Esprit. La bonne attitude est décrite dans 1Cor 6/12 en ce qui concerne les choses
légitimes de la vie du corps. De plus, une notion d'amour par le Saint-Esprit demandera de se
passer de certaines choses, pourtant légitimes, pour ne choquer personne (Rom 14/23-33; 1Cor 8;
10/23-33). D'autre part pour une plus grande disponibilité spirituelle, l'exercice du jeûne pourra
avoir de l'efficacité, sans, toutefois, être une loi. Il peut y avoir des intempérances morales, la colère
(Pro 16/32; Jc 1/19-20), les bavardages inutiles (Jc 1/26; 3/2), les propos douteux ou déplacés
(Mt 12/36; Eph 5/3-4); il y a aussi des intempérances dans le domaine spirituel: abus dans les
prières publiques, dans les dons spirituels, dans les prédications, dans l'autorité ecclésiastique,
etc…)

3- L'EQUILIBRE DONS – FRUIT.

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Nous venons de voir que le fruit de l'Esprit manifeste dans le croyant la nature divine
et reproduit en lui le caractère de Jésus-Christ dans une ressemblance morale. Il est le résultat d'un
principe de vie qui se développe, qui croît et qui, pour cela, demande du temps.
Les dons de l'Esprit, au contraire viennent soudainement, étant une grâce extérieure, et
peuvent se manifester à n'importe quel moment de la vie chrétienne, en fonction des besoins de
l'Eglise et de la maturité spirituelle du receveur.
Maintenant, remarquons que s'il y a neufs dons de l'Esprit, il y a aussi neuf manifestations
du fruit de l'Esprit (1Cor 12/8; Gal 5/22-23). Nous pouvons voir là une volonté d'équilibre de la
part de Dieu dans l'agencement du plan spirituel, du fonctionnement de l'Eglise. Mais il doit en être
de même sur le plan de la vie spirituelle individuelle. Paul, sous l'inspiration du Saint-Esprit
(Théopneustie), met ce équilibre en évidence dans le contenu des chapitres 12, 13 et 14 de sa
première épitre aux Corinthiens où, entre le principe (12) et l'application des dons spirituels (14), il
insère le principe fondamental et le résumé du fruit de l'Esprit: l'Amour (13). La transition entre les
deux sujets établit cette volonté d'équilibre: "Recherchez l'Amour. Aspirez aussi aux dons spirituels"
(14/1). Les uns peuvent-ils donc agir sans l'autre ? - Oui, Paul l'affirme, des dons peuvent être
exercés par des membres baptisés du Saint-Esprit parce qu'ils ont manifesté la foi pour saisir ces
dons extérieurs, alors que leur vie intérieure, leur fruit spirituel, leur sanctification, sont loin d'être
satisfaisants (1Cor 13/1-3).
En effet, le baptême du Saint-Esprit n'est pas un diplôme de sainteté. S'il a pour condition
de réception la conversion par la foi en l'œuvre de Christ et la purification par le sang (Heb 13/12),
par la Parole (Jn 17/17) et par l'Esprit (1Pi 1/2), il n'est toutefois pas la garantie de la continuité de
sanctification dans le cœur du croyant. Ce dernier peut avoir beaucoup dévié dans sa conduite tout
en manifestant encore la foi nécessaire à l'exercice de dons authentiques. L'état de l'Eglise de
Corinthe en est une illustration; il n'y manquait aucun don (1Cor 1/7) alors qu'on y trouvait de
l'immoralité, des désordres, des divisions. Toutefois, ces dons exercés dans un tel état de cœur, bien
qu'ils soient divins, ne trouvent que peu de crédit parmi les auditeurs et perdront leur efficacité. Il
sera donc important de veiller à l'équilibre foi-sanctification qui conduira à l'équilibre dons-fruit de
l'Esprit.

4- LES MINISTERES-DONS DE L'ESPRIT.

Bien que nous étudierons plus tard les ministères dans le cadre de l'étude de l'Eglise
(Ecclésiologie), il est important de les situer par rapport à leur source qui est le Saint-Esprit au
travers de l'œuvre de Jésus-Christ. Il est aussi important de définir dans ce contexte leur nature et
leur relation avec les dons et le fruit de l'Esprit.

a) Définition du mot "ministère" ou "ministre".

Le mot "Ministre" vient du mot latin "minister" qui signifie "serviteur" et le


mot "ministère" vient du latin "ministerium" qui signifie "métier" ou "fonction". Le ministère est
donc une tâche, une charge ou une fonction accomplie par quelqu'un ayant les qualités requises
pour cet emploi et l'exerçant de manière courante.
Dans le cadre du Nouveau Testament le mot "ministère" vient du grec "diakonia" qui
veut dire "service" et le mot "ministre" vient du mot grec "diakonos" qui veut "serviteur". Nous
trouvons ces termes dans Rom 12/7; 1Cor 3/5; 2Cor 3/6; 6/4; 11/15,23; Gal 2/17; Eph 3/7;
6/21; Col 1/7,25; 4/7; Ph 1/1; 1Thes 3/2).

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b) Origine et sources des ministères


- Dans 1Cor 12/28-30, nous lisons : "Dieu a établi…". L'origine des
ministères authentiques de l'Eglise n'est donc pas un choix ou un désir
humain mais un décret divin (Act 1/2, 24; 9/15; 10/41; 13/2; 20/24;
26/17).
- Dans ce même passage (1Cor 12/28-30), nous voyons que Paul cite
plusieurs ministères (Apôtre, prophète, docteur, secours, gouvernement)
au milieu des dons spirituels que nous avons déjà vus et dont nous
connaissons la source qui est le Saint-Esprit (1Cor 12/11).
- Dans Eph 4/11, nous trouvons la liste des "ministères universels", c'est-à-
dire ceux qui ne sont pas liés à une assemblée particulière mais peuvent
s'exercer sur plusieurs assemblées. Nous voyons qu'ils sont un "don"
(charisme) de Christ à l'Eglise, par le Saint-Esprit, en vue de son
édification et du perfectionnement des saints (Eph 4/12).

c) Définition des ministères-dons de l'Esprit.

D'après tout ce que nous venons de constater dans l'Ecriture nous pouvons définir ce qui
suit:
- Les ministères sont des charismes (dons) de l'Esprit-Saint accordés par
grâce à des croyants ayant reçu une qualification surnaturelle (onction,
inspiration, puissance) pour en exercer la fonction régulière dans l'Eglise
afin de l'édifier, l'accroître et la perfectionner.
- Chaque ministère possède en lui-même ses propres qualifications
distinctement des dons spirituels étudiés plus haut, bien que ceux-ci
puissent être également exercés dans le cadre d'un ministère particulier.

d) Comparaison des ministères et des dons


On ne peut comparer que des choses distinctes et de même nature; il faut donc
établir cette distinction:
Si, par exemple, on considère que le don de prophétie est diffèrent du ministère de
prophète (ce qui est généralement admis de tous) il faut aussi admettre la distinction entre les dons
de la parole, de sagesse ou de connaissance et le ministère de docteur; de même, la distinction entre
les dons des miracles ou des guérisons et le ministère d'évangéliste.
S'il est vrai que ces dons peuvent accompagner ces ministères, ils n'en sont pas, pour
autant, les ministères eux-mêmes. Beaucoup de véritables évangélistes, au cours des âges, ont
amenés des milliers d'âmes à la conversion sans avoir jamais manifesté les dons des guérisons ou
des miracles. Beaucoup d'authentiques docteurs, oints de l'Esprit, inspirés et dirigés par Dieu dans
leur enseignement n'ont pas exercé les dons de la parole de sagesse ou de connaissance en tant que
don ponctuel défini plus haut; cependant, par l'Esprit, ils ont puisé dans les trésors de la sagesse et
de la connaissance divine, leur esprit ayant été illuminé (Eph 1/17-19; Col 1/9-11).
Le fait que les dons spirituels puissent être exercés par n'importe quel croyant baptisé
du Saint-Esprit, à un moment particulier, selon les besoins, de l'Eglise, les différencie forcément des
ministères, lesquels, par définition, s'exercent en permanence en tant que fonctions établies par Dieu
dans l'Eglise.

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Toutefois, remarquons que dans certains cas, un don particulier peut s'exercer avec
une telle fréquence et une telle régularité qu'il peut devenir un "don-ministère" dans lequel le
possesseur devient un "spécialiste" (prophétie, guérisons, discernement des esprits). Mais ce ne peut
être là une règle générale car elle entrerait en contradiction ou laisserait bien des lacunes dans
plusieurs ministères.
D'autre part, dans la pratique, il nous faut faire une différence entre les ministères-
dons, véritables charismes du Saint-Esprit, établis par Dieu dans l'Eglise, et les ministères humains,
fruits de la volonté humaine, sans aucune valeur charismatique. Certains dons spirituels peuvent
s'exercer dans ces vies au même titre que chez n'importe quel chrétien baptisé du Saint-Esprit.

e) Relation des ministères avec le fruit de l'Esprit.

Nous avons vu que les dons et le fruit de l'Esprit ont la même source: le
Saint-Esprit; ils ont aussi le même terrain d'application: le cœur humain et l'Eglise. Nous avons
également vu que leur manifestation saine demande un équilibre entre la FOI et la
SANCTIFICATION et que c'est à ce niveau qu'un décalage peut avoir lieu.
Il en est exactement de même dans la relation ministères-fruit de l'Esprit: un chrétien
peut manifester la foi pour exercer le ministère qu'il a reçu, sans, pour autant, persévérer dans la
sanctification. Le fruit de l'Esprit pourra s'étioler, s'amenuiser dans sa vie et le péché pourra prendre
de plus en plus de place, alors qu'il continue à exercer son ministère.
Dieu fera tout pour sauver le ministère qu'il a établi et qui n'est pas la propriété de celui qui
l'exerce, mais un don de Dieu à l'Eglise. Il avertira, conduira, reprendra le coupable pour le ramener
dans des voies justes.
Mais, si celui-ci s'endurcit, Dieu finira par le destituer de son ministère, lequel sera
alors accordé à quelqu'un d'autre. Le ministère est donc confié (prêté) à l'homme.
Il est donc important de veiller à maintenir un bon équilibre entre les ministères et le
fruit de l'Esprit dans la vie de l'Eglise par une "marche par l'Esprit", par la sanctification. C'est cet
équilibre que l'apôtre Paul traite à la suite de l'exposé des ministères dans Eph 4/17 à 5/21.

f) Liste des ministères et des dons s'y rapportant

Nous ne verrons pas ici la description des ministères et leurs applications,


cela étant le sujet d'une autre étude. Nous ne relèverons que les ministères se trouvant dans des
listes textuelles de la Parole de Dieu, en indiquant les dons pouvant s'exercer (mais pas
nécessairement) dans le cadre de chacun d'eux.
Les principaux dons de l'Esprit que nous avons étudiés plus haut se trouvent dans
1Cor 12/7-11. Ces neuf dons ont une manifestation extérieure surnaturelle. Cependant d'autres dons
sont cités dans Rom 12/6 et 1Cor 12/28 comme étant des dons (charismes) du Saint-Esprit au
même titre (dans la même liste) que les ministères les plus importants. Toutefois, leur manifestation
extérieure, bien que portant la marque divine, n'a pas la même expression de surnaturel que les neuf
premiers. Pour faire la distinction avec ceux-ci, nous appellerons ces derniers "qualifications
spirituelles" en gardant bien dans la pensée qu'elles sont des "dons" de l'Esprit et non de simples
qualifications humaines.
1°) Les ministères universels.

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Ils ne sont pas liés à une assemblée particulière, mais peuvent s'exercer sur
plusieurs assemblées en des temps plus ou moins longs. Ils peuvent même prendre, en certains cas,
un aspect d'itinérance. Ils sont au nombre de cinq: apôtre, prophète, évangéliste, pasteur, docteur
(certains commentateurs unissent les deux derniers ministères, mais leur expression peut être
indépendante).

a1) Ministère d'apôtre.


- Il peut manifester les neufs dons selon les besoins de son expression très
vaste.
- Il peut également manifester la plupart des sept qualifications
mentionnées dans les textes.

b1) Ministère de prophète.


- Il doit manifester comme base de son ministère les dons de prophétie, de
parole, de sagesse, de parole de connaissance (nécessité) et,
éventuellement il peut manifester le discernement des esprits et le don de
foi.
- Les qualifications spirituelles peuvent être l'exhortation, la miséricorde, le
secours.

c1) Ministère d'évangéliste.


- Il peut manifester le don des guérisons, le don des miracles, le don de foi,
le discernement des esprits, éventuellement la parole de connaissance.
- Les qualifications spirituelles peuvent être le gouvernement, l'exhortation,
la miséricorde, le secours.

d1) Ministère de pasteur.

- Il peut manifester un ou plusieurs des neuf dons, selon les nécessités de


son ministère.
- Les qualifications peuvent être l'exhortation, l'enseignement, la
présidence.
- Les qualifications peuvent être l'enseignement (nécessité), l'exhortation, le
gouvernement.

2°) Les ministères locaux.

Ils sont particulièrement attachés à une assemblée locale et n'ont pas la portée universelle
des précédents.

a1) Ministère d'ancien.


Il a un rôle de pasteur local et peut posséder tous les dons et
qualifications du ministère de pasteur.

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b1) Ministère de diacre.

- Il a un rôle matériel et aucun don particulier n'est spécifique à son œuvre.


- Les qualifications spirituelles sont la libéralité, la miséricorde, le secours.

c1) Des qualifications qui deviennent des ministères.


- La libéralité: Certaines personnes ont été enrichies par Dieu dans le but de
pouvoir à son œuvre dans le monde d'une manière abondante et régulière.
- Le secours: Des chrétiens sont qualifiés et conduits par le Saint-Esprit
(outre leurs qualifications humaines) pour exercer ce ministère dans
l'Eglise et l'humanité en général.

3°) Remarque
Ce que nous venons de voir concernant les dons et les qualifications pour les
ministères, ne sont que des indications préférentielles d'utilité et peuvent exercer le don des langues,
ou l'interprétation des langues, ou la prophétie, ou une quelconque des qualifications mentionnées,
au même titre que n'importe quel chrétien dans l'Eglise, d'une manière ponctuelle et non comme un
ministère.

TABLE DES MATIERES

I- LA PERSONNE DU SAINT-ESPRIT.........................................................................................3
A- LES NOMS DU SAINT-ESPRIT............................................................................................3
1- L’ESPRIT DE DIEU..........................................................................................................3
2- L’ESPRIT DE CHRIST.....................................................................................................3
3- LE CONSOLATEUR (Jn 14 et 17)..................................................................................4
4- L’ESPRIT SAINT OU DE SAINTETE (Jn 14/26)........................................................4
5- LE SAINT-ESPRIT DE LA PROMESSE.........................................................................4
6- L’ESPRIT DE VERITE (Jn 14/17)..............................................................................4
7- L’ESPRIT DE GRACE (Zach 12/10 ; Heb 10/29)....................................................4
8- L’ESPRIT DE VIE (Rom 8/2 ; Apo 1/11)................................................................4
9- L’ESPRIT D’ADOPTION (Rom 8/15)........................................................................5
B- LES SYMBOLES DE L’ESPRIT............................................................................................5
1- LE FEU (Es 4/4 ; Mt 3/11 ; Luc 3/16)...........................................................................5
2- LE VENT (Ez 37/7.10 ; Jn 3/8 ; Act 2/2)...................................................................5
3- L’EAU................................................................................................................................5
4- UN SCEAU (Eph 1/13 ; 2Tim 2/19)..........................................................................5

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5- L’HUILE (Zac 4/1.14)...................................................................................................5


6- LA COLOMBE (Mc 1/10)...............................................................................................6
7- LE VIN (Act 2/15 ; Eph 5/18.19)..................................................................................6
8- LES ARRHES (2Cor 1/22)...............................................................................................6
II- L’ŒUVRE DU SAINT-ESPRIT..................................................................................................6
A- LE SAINT-ESPRIT DANS L’ANCIEN TESTAMENT.........................................................6
1- L’ESPRIT CREATEUR....................................................................................................6
2- L’ESPRIT ORGANISATEUR..........................................................................................6
3- L’ESPRIT REGENERATEUR..........................................................................................7
B- LE SAINT-ESPRIT DANS LE NOUVEAU TESTAMENT..................................................7
1- L’ESPRIT EN CHRIST.....................................................................................................7
2- L’ESPRIT DANS L’ETRE HUMAIN..............................................................................8
a) Dans le monde incrédule..............................................................................................8
b) Dans la vie du croyant..................................................................................................8
3- LE BAPTEME DANS LE SAINT-ESPRIT......................................................................9
a) Sa nature :.....................................................................................................................9
b) But du baptême du Saint-Esprit :.............................................................................10
c) Manière de réception..................................................................................................10
C – L’ESPRIT DANS L’EGLISE..................................................................................................14
1 – LES DONS SPIRITUELS....................................................................................................14
a) Introduction................................................................................................................14
b) Classification des dons spirituels....................................................................................15
1°) Les dons de révélations..............................................................................................15
a1) La parole de sagesse...............................................................................................15
b1) La parole de connaissance.....................................................................................17
c1) Le discernement des esprits :.................................................................................18
2°) Les dons de puissances...............................................................................................20
a1) Le don de foi...........................................................................................................20
b1) Le don des miracles :.............................................................................................21
c1) Le don des guérisons..............................................................................................22
3°) Les dons d'inspiration (dons vocaux).......................................................................24
a1) La prophétie............................................................................................................24
b1) Le don des langues.................................................................................................26
c1) L'interprétations langues.......................................................................................28
d) Obtention des dons spirituels......................................................................................29
1°) Principes de fonctionnement.....................................................................................29
2°) Les moyens de réception............................................................................................30

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e) L'extinction de l'Esprit,...............................................................................................31
2- LE FRUIT DE L'ESPRIT, (Gal 5/22-23)..............................................................................31
a) Définition:......................................................................................................................31
b) Nature du fruit de l'Esprit...........................................................................................31
c) Manifestation du fruit de l'Esprit...............................................................................31
3- L'EQUILIBRE DONS – FRUIT............................................................................................33
4- LES MINISTERES-DONS DE L'ESPRIT........................................................................34
a) Définition du mot "ministère" ou "ministre"...........................................................34
b) Origine et sources des ministères................................................................................34
c) Définition des ministères-dons de l'Esprit..................................................................35
d) Comparaison des ministères et des dons....................................................................35
e) Relation des ministères avec le fruit de l'Esprit........................................................36
f) Liste des ministères et des dons s'y rapportant.........................................................36
1°) Les ministères universels...........................................................................................36
2°) Les ministères locaux.................................................................................................37
TABLE DES MATIERES..................................................................................................................39

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