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RAPPORT

BASSINS ET RÉSERVOIRS PRÉFABRIQUÉS EN


ÉTUDES BÉTON - DIMENSIONNEMENT SELON L’EUROCODE 2 460.P - MARS 2019
ET PARTIE 3 ET LE FASCICULE 74 DU CCTG

RECHERCHES
ÉTUDES
La norme NF EN 1992-3/NA « Eurocode 2 : Calcul des
structures en béton - Partie 3 : Silos et réservoirs,
Annexe Nationale à la NF EN 1992-3 » a été révisée.

ET
DIMENSIONNEMENT DES Cette nouvelle version publiée en novembre 2016
STRUCTURES introduit une nouvelle typologie des ouvrages et modifie
la méthode de calcul de l’ouverture de fissures. De
plus, la révision en cours de finalisation du Fascicule 74
du CCTG introduit des dispositions complémentaires
relatives à la conception dans le cadre des travaux.
RECHERCHES
OUMEIMA BEN MAAOUIA Il est donc apparu nécessaire de mettre à jour le
SOPHIE JACOB précédent document relatif au dimensionnement des
réservoirs (réf 312.P - janvier 2015).
Dans ce document, on traite notamment : BASSINS ET RÉSERVOIRS
• 
des différentes actions qui s’exercent sur les
ouvrages : poids propre, actions géotechniques avec PRÉFABRIQUÉS EN BÉTON -
ou sans prise en compte des actions hydrostatiques, DIMENSIONNEMENT
actions des charges roulantes, action de l’eau
contenue dans l’ouvrage, charges d’exploitation SELON L’EUROCODE 2 PARTIE 3
selon la NF EN 1991-1-1, actions climatiques (vent
et neige) et actions accidentelles ; ET LE FASCICULE 74 DU CCTG
• des principes de l’analyse structurale ;
• 
des principes de calcul aux états-limites : états
limites ultimes de structure (hors états limites
ultimes d’équilibre et de géotechnique) ELU et états
limites de service ELS ; OUMEIMA BEN MAAOUIA - SOPHIE JACOB
• de la durabilité des ouvrages ;
• des dispositions constructives.
Les références normatives (Eurocodes 0, 1, 2, 7,
Fascicule du CCTG) sont précisées à chaque étape
pour permettre une utilisation opérationnelle lors de
l’établissement de notes de calcul dans le cadre de
marchés. Les conditions spécifiques d’applications
Études et Recherches
des Eurocodes aux produits en béton préfabriqués de
génie civil sont également présentées.
Ce document ne traite pas les actions dues au séisme,
ni les très hautes et très basses températures ou le
stockage de matières dangereuses. Il est complété
par un exemple d’application sur un réservoir d’eaux
pluviales enterré, parallélépipédique ou oblong, pour
deux classes d’étanchéité de parois différentes.

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28233 Épernon cedex

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/Cerib.com /Cerib.com
 Études et Recherches
OBM/SJ
2204DS040 / Dimensionnement des Structures

Bassins et réservoirs préfabriqués en


béton
Dimensionnement selon l’Eurocode 2
Partie 3 et le Fascicule 74 du CCTG

460.P

par
Oumeima BEN MAAOUIA
Sophie JACOB
 Études et Recherches Publication réservée aux ressortissants du CERIB

Avant-propos

Ce rapport est articulé en deux parties :


• la première partie est destinée au lecteur qui souhaite apprécier très rapidement si l'étude
évoquée le concerne, et donc si les méthodes proposées ou si les résultats indiqués sont
directement utilisables pour son entreprise ;
• la deuxième partie de ce document est plus technique ; on y trouvera donc tout ce qui
intéresse directement les techniciens de notre industrie.
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Sommaire
1. Synthèse générale de l’étude _____________________________________ 5
1.1. Annexe nationale de l’Eurocode 2 Partie 3 ________________________________________ 5
1.1.1. Historique de la révision ________________________________________________ 5
1.1.2. Principales « nouveautés » de la NF EN 1992-3/NA-2016 _____________________ 5
1.2. Fascicule 74 du CCTG________________________________________________________ 11
1.3. Dimensionnement des bassins et réservoirs en béton _____________________________ 12

2. Dossier de l’étude _____________________________________________ 13


2.1. Introduction ________________________________________________________________ 13
2.2. Actions sur les ouvrages ______________________________________________________ 17
2.2.1. Poids propre _________________________________________________________ 18
2.2.2. Actions géotechniques _________________________________________________ 18
2.2.3. Actions climatiques ___________________________________________________ 21
2.2.4. Actions de charges roulantes ___________________________________________ 24
2.2.5. Autres charges _______________________________________________________ 25
2.2.6. Actions par élément de réservoir, cas d’un parallélépipède ___________________ 26
2.3. Principe des vérifications des ouvrages aux états-limites ___________________________ 28
2.3.1. Durée d'utilisation de projet ____________________________________________ 28
2.3.2. Classe d’exposition des ouvrages ________________________________________ 29
2.3.3. Situations de projet ___________________________________________________ 32
2.3.4. États-limites ultimes __________________________________________________ 32
2.3.5. États-limites de service ________________________________________________ 33
2.4. Analyse structurale et calcul des sollicitations ____________________________________ 34
2.4.1. Généralités __________________________________________________________ 34
2.4.2. Analyse structurale des différents éléments des réservoirs ___________________ 34
2.4.3. Calcul des sollicitations et vérification des assemblages _____________________ 42
2.5. Vérification par la méthode des coefficients partiels _______________________________ 44
2.5.1. Coefficients partiels pour les matériaux ou les produits ______________________ 44
2.5.2. Valeurs de base des actions ____________________________________________ 45
2.5.3. Combinaisons d'actions et coefficients partiels pour les actions aux
états-limites ultimes___________________________________________________ 47
2.5.4. Combinaisons d'actions et coefficients partiels pour les actions aux
états-limites de service ________________________________________________ 53
2.6. Calcul à l’Eurocode 2 ________________________________________________________ 57
2.6.1. Justification à l’état limite ultime ________________________________________ 57
2.6.2. Justification de l'ouvrage aux états limites de service________________________ 62
2.7. Justification vis-à-vis de la durabilité et de la corrosion des aciers ____________________ 77
2.7.1. Données d’entrée_____________________________________________________ 77
2.7.2. Composition et propriétés du béton ______________________________________ 78
2.7.3. Enrobage des armatures _______________________________________________ 79

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2.8. Dispositions constructives ____________________________________________________ 88


2.8.1. Armatures principales _________________________________________________ 88
2.8.2. Armatures de répartition _______________________________________________ 88
2.8.3. Armatures au voisinage des appuis ______________________________________ 88
2.9. Exemple d’application _______________________________________________________ 90
2.9.1. Exemple de section en flexion simple : réservoir parallélépipédique____________ 90
2.9.2. Piédroits en partie courante ____________________________________________ 92
2.9.3. Radier _____________________________________________________________ 104
2.9.4. Piédroits d’about ____________________________________________________ 115
2.9.5. Vérification de l’enrobage _____________________________________________ 134
2.9.6. Vérification des dispositions constructives _______________________________ 134
2.9.7. Variante : Exemple de calcul en classe d’étanchéité 1 ______________________ 135
2.9.8. Conclusion relative à l’incidence de la révision de l’EC2-3/AN et du
Fascicule 74 ________________________________________________________ 139

Bibliographie ____________________________________________________ 140


Annexes ________________________________________________________ 143
Annexe 1 - Abaques de l’EC2-1-1 : 2005 pour la détermination du coefficient de fluage final__ 143
Annexe 2 - Ordre de grandeur de caractéristiques géotechniques ________________________ 145
Annexe 3 - Formulaire des plaques rectangulaires_____________________________________ 149
Annexe 4 - Dispositions constructives du Fascicule 74 du CCTG _________________________ 156
Annexe 5 - Méthode de Lebelle ____________________________________________________ 158

Index des figures _________________________________________________ 160


Index des tableaux _______________________________________________ 162

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1. Synthèse générale de l’étude


La norme NF EN 1992-3/NA « Eurocode 2 : Calcul des structures en béton — Partie 3 : Silos et
réservoirs, Annexe Nationale à la NF EN 1992-3 » a été révisée et publiée en novembre 2016.
Elle introduit une nouvelle typologie des ouvrages et modifie la méthode de calcul de
l’ouverture de fissures. Des dispositions complémentaires relatives à la conception ont par
ailleurs été élaborées dans le cadre des travaux de révision du Fascicule 74 du CCTG
« Construction des réservoirs en béton ».

Ce rapport synthétise les modifications apportées à ces deux textes de référence et donne un
exemple pratique de calcul sur un réservoir en béton.

1.1. Annexe nationale de l’Eurocode 2 Partie 3


1.1.1. Historique de la révision
Les membres du groupe de travail ayant engagé la révision du Fascicule 74 du CCTG en 2013
ont exprimé des difficultés d’application de l’Eurocode 2 partie 3 (NF EN 1992 partie 3 de
décembre 2006) [1] et de son annexe nationale version 2008 (NF EN 1992-3/NA-juillet 2008)
[2] dans la mesure où l’application de ces normes peut conduire à une augmentation des
quantités de béton mais surtout d’acier (entre + 40% et + 100% dans des conditions
comparables) par rapport aux codes de conception jusque-là appliqués en France (BAEL ou
Fascicule n°74-1998). Au-delà de l’impact économique, un trop fort taux d’armatures induit
aussi des difficultés de réalisation (ferraillage, bétonnage …) qui peuvent nuire à la durabilité
des ouvrages.

Compte tenu de ces constatations, le groupe de travail a rédigé une « Recommandation en


matière de modifications transitoires du Fascicule n°74 du CCTG travaux » et révisé en
parallèle l’annexe nationale à l’Eurocode 2 partie 3.

Les travaux de révision de cette annexe nationale se sont achevés par la publication d’une
nouvelle version en novembre 2016 : NF EN 1992-3/NA-2016 [3].

1.1.2. Principales « nouveautés » de la NF EN 1992-3/NA-2016


1.1.2.1. Classes d’étanchéité
Une des modifications importantes de l’annexe nationale à l’Eurocode 2 partie 3 a été une
redéfinition des classes d’étanchéité de la partie 3 de la NF EN 1992-3/NA-2016 [3], en
particulier de la classe 2.

Les classes d’étanchéité sont donc définies comme suit :

Classe d’étanchéité Exigences en matière de fuite


Un certain débit de fuite admissible, ou fuite de liquides sans
0
conséquence
Fuites limitées à une faible quantité. Quelques taches ou plaques
1
d’humidité en surface admises
2 Fuites minimales sans débit quantifiable. Rares taches d’humidité

3 Aucune fuite admise

Tableau 1 - Classification de l’étanchéité

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NOTE 1 : Sauf prescriptions particulières, la classe 0 peut être retenue pour les réservoirs destinés au
stockage des eaux pluviales et leurs ouvrages annexes.
Classe d’étanchéité 1 : cette classe d’étanchéité est la classe normale pour les ouvrages
contenant de l’eau (réservoirs, stations d’épuration, silos à boues, etc.).
1.1.2.1. Ouvertures de fissures
En classe d’étanchéité 1, les ouvertures admissibles de fissures wk1 ne sont plus fixées à des
valeurs données mais sont définies comme une fonction du rapport de la pression
hydrostatique hD à l’épaisseur h du voile retenant l’eau, où hD est la pression hydrostatique
(exprimée en mètre d’eau) au point bas de la tranche étudiée, déterminée à partir de la
hauteur théorique d’exploitation.

De plus, des ouvertures de fissures supérieures sont autorisées pour les ouvrages
préfabriqués qui sont souvent dimensionnés par le pourcentage minimal d’armatures.

Enfin, toujours en classe d’étanchéité 1, la contrainte dans les aciers est limitée à 200 MPa.

Ainsi, la clause 7.3.1 (111) de la NF EN 1992-3/NA (2016) [3] indique :

«Classe d’étanchéité 1
Les valeurs de wk1 qui limitent l’ouverture des fissures dont il est prévisible qu’elles traversent la
section, sont définies comme une fonction du rapport de la pression hydrostatique h D, à l’épaisseur
h du voile retenant l’eau. hD est la pression hydrostatique (exprimée en mètre d’eau) au point bas
de la tranche étudiée, déterminée à partir de la hauteur théorique d’exploitation ;
• Pour hD/h ≤ 20, wk1 = 0,15 mm, pour hD/h ≥ 40, wk1 = 0,05 mm, avec interpolation linéaire pour
les valeurs de hD/h comprises entre 20 et 40 et limitation à hD/h ≤ 50 (voir Figure 1). Pour les
ouvrages préfabriqués industriellement, il est autorisé des valeurs de h D/h supérieures, sous
réserves de justifications spéciales (% mini, essais, etc.) ;
• De plus, la contrainte σs dans les armatures est limitée : σs ≤ 200 MPa.

Figure 1 – Ouverture de fissures wk1 en fonction du rapport hD/h

Lorsque la section n’est pas fissurée sur toute son épaisseur (voir 7.3.1 (112)), il y a lieu de limiter
l’ouverture des fissures à wk1 = 0,15 mm.»

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« Classe d’étanchéité 2
NOTE Il convient généralement d’éviter les fissures dont il est prévisible qu’elles traversent la
section sur toute son épaisseur. Cette classe d’étanchéité est plus exigeante que ce qui est admis
habituellement pour les ouvrages courants contenant de l’eau (réservoirs, stations d’épuration,
etc.).
NOTE Lorsque la fissuration est traversante, il est illusoire de pouvoir atteindre les exigences en
matière de fuite de la classe 2 sans recours à des revêtements. Dans ces conditions, il convient de
se limiter aux exigences relatives à la maîtrise de la fissuration de la classe 1.
NOTE Lorsque la section n’est pas fissurée sur toute son épaisseur (voir 7.3.1 (112)), il y a lieu
de limiter l’ouverture des fissures à wk1 = 0,12 mm. »

Concernant le calcul de l’ouverture de fissures, il a été modifié pour être moins pénalisant. Il
est basé sur le « Model Code » 2010 de la fédération internationale du béton [4] et non plus
sur l’Eurocode 2 (2006). L’inéquation « > 0,6 » de l’équation de calcul de l’ouverture des
fissures (7.9) de la clause 7.3.4 de la NF EN 1992-1-1 (2005) [5] a été supprimée.

La clause 7.3.4 (101) de la NF EN 1992-3/NA (2016) [3] indique :

L’ouverture des fissures peut être calculée au moyen de l’Expression :

wk = 2ls,max (εsm - εcm - εcs) (eq.7.101)


où :
εsm - εcm est défini ci-après ;
εcs est la déformation due au retrait et est égale à εiz - εaz (εiz et εaz étant définis en Annexe L de la
norme NF EN 1992-3) ;
2ls,max est l’espacement maximal des fissures (voir expression (7.103) de la NF EN 1992-3/NA :
2016) ;
εsm – εcm peut être calculé par l’Expression :

avec :

où :
αe et ρp,eff ont les mêmes définitions qu’en 7.3.4 de la norme NF EN 1992-1-1 [5] ;
e est le rapport Es/Ecm

A’p est l’aire de la section de l'armature ou des armatures de précontrainte ;


As est l’aire de la section des armatures de béton armé ;
Ac,eff est l'aire de la section effective de béton autour des armatures tendues, c'est-à-dire l'aire de la
section de béton autour des armatures de traction, de hauteur h c,ef, où hc,ef est la plus petite des
trois valeurs ci-après : 2,5(h – d), (h – x)/3 ou h/2 ;

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1 est le rapport de la capacité d'adhérence des armatures de précontrainte à la capacité


d'adhérence des armatures de béton armé, corrigé du rapport de leurs diamètres :tel qu'indiqué par
l'expression (7.5) de la NF EN 1992-1-2 : 2004 soit :

avec :

  est le rapport de la capacité d'adhérence des armatures de précontrainte à la capacité


d'adhérence des armatures de béton armé, comme indiqué dans le Tableau 6.2 du § 6.8.2 de la
NF EN 1992-1-1 [5] soit :

Tableau 2 - Rapport  de la capacité d'adhérence des armatures de précontrainte à la capacité


d'adhérence des armatures de béton armé [5]

s est le diamètre de la plus grosse armature passive


p est le diamètre équivalent de l'armature de précontrainte selon 6.8.2. de NF EN 1992-1-1

kt = 0,4 (valeur correspondant à un chargement de longue durée), car la structure est considérée à
long terme et en fissuration stabilisée.

L’espacement maximal des fissures est (eq. 7.104 de NF EN 1992-3/AN) [3] :

où :
ϕ, ρp,eff et c ont les mêmes définitions qu’en 7.3.4 de la norme NF EN 1992-1-1, soit :
ϕ est le diamètre des barres. Lorsque plusieurs diamètres de barres sont utilisés dans une même
section, il convient de retenir un diamètre équivalent . Dans le cas d'une section comportant n 1
barres de diamètre ϕ1 et n2 barres de diamètre ϕ2, il convient d'adopter :

c : est l'enrobage des armatures longitudinales

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1.1.2.2. Sections d’acier minimales


Les sections minimales d’armatures ont été redéfinies, notamment en distinguant les cas de
traction pure et flexion composée avec traction pour les structures de voiles de silos et
réservoirs [3].

Ainsi, pour ces cas, les formules de calcul diffèrent de celles de l’Eurocode 2 usuel.
En revanche, dans le cas de flexion simple, les formules de calcul restent les mêmes pour le
même type de structures.

La clause 9.6.1 (102) de NF EN 1992-3/NA (2016) [3] précise pour les voiles de structures
des silos et réservoirs :

La détermination du coefficient de fluage φ(∞ ;t0) se fait en suivant les abaques données dans
l’Eurocode 2, NF EN 1992-1-1 : 2005 [5] (Annexe 1).

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1.1.2.3. Dispositions constructives


L’annexe nationale NF EN 1992-3/NA (2016) [3] reprend des dispositions constructives
issues du Fascicule 74 [6] notamment en termes de pourcentages minimaux et maximaux et
d’épaisseurs de parois.

Ainsi, la clause 9.6.1 (102) de la NF EN 1992-3/NA (2016) [3] (pour les structures voiles de
silos et réservoirs) précise :

La clause 9.6.1 (103) de NF EN 1992-3/NA [3] indique aussi :

La section maximale d’armatures autorisée est As,max = 0,02 bh par direction et pour les deux
faces.

La clause 9.12 (101) [3] stipule que l’épaisseur minimale des parois des réservoirs est de
150 mm.

Néanmoins, pour les ouvrages monolithes préfabriqués, l’épaisseur peut être réduite sans être
inférieure à 80 mm, sous réserve de respecter les enrobages définis par la norme NF EN 1992-
1-1 [5] en fonction de la classe d’environnement et de mettre en œuvre des bétons de classe
minimale C30/37.

Pour les réservoirs constitués d’éléments préfabriqués assemblés sur le chantier, l’épaisseur
minimale de 80 mm indiquée ci-avant est admise sous réserve de mettre en œuvre des bétons
de classe minimale C35/45.

Il est admis qu’un réservoir réalisé à partir d’éléments préfabriqués assemblés par
précontrainte soit considéré monolithe si la contrainte résiduelle à l’ELS caractéristique sous
l’effet des seuls efforts normaux les plus défavorables est au minimum de 0,5 MPa. De plus,
dans le cas d’un moment fléchissant concomitant, les sections doivent demeurer entièrement
comprimées sous l’effet combiné du moment et de l’effort normal.

La clause 9.12 (102) [3] précise également :

Pour des parois de plus de 150 mm d’épaisseur, les armatures doivent être nécessairement
réparties en deux nappes. Dans le cas d’ouvrages circulaires à axe vertical, la nappe intérieure
ne comporte pas plus de la moitié de la section totale des armatures horizontales et la section
unitaire des armatures de répartition est au moins égale au cinquième de la section unitaire
des barres d’armatures principales.

A titre de simplification, pour tenir compte des actions indirectes (par exemple, le retrait gêné
par le radier), les armatures horizontales déterminées à la section de poussée maximale sont
à poursuivre vers le bas, jusqu’au radier.

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Le diamètre des armatures est au plus égal à h/10 (h étant l’épaisseur de la paroi) et au moins
égal à 7 mm.
L’espacement des armatures est limité, pour les parois au contact du liquide, à la plus petite
des deux valeurs 1,5 h et 200 mm.

En 9.13 [3] (101) :

Pour les radiers, fonds de réservoirs, reposant directement sur le sol, il convient de respecter
les dispositions suivantes :

• l’épaisseur minimale est de 150 mm. Cette épaisseur peut être réduite, sans être inférieure
à 80 mm, pour les ouvrages préfabriqués avec radiers monolithiques et solidaires des
parois ;
• pour les armatures dimensionnées par la condition de pourcentage minimal, les
recouvrements peuvent être assurés en totalité dans la même section ;
• pour les radiers monolithiques et solidaires des parois verticales, le pourcentage minimal
d’armatures est fixé à 0,25 %; ce pourcentage est à répartir en deux nappes pour les radiers
d’épaisseur supérieure à 150 mm ;
• pour les radiers désolidarisés des parois, les armatures sont dimensionnées pour équilibrer
les sollicitations dues au retrait.

1.2. Fascicule 74 du CCTG


Le Fascicule 74 du CCTG « Construction des réservoirs en béton et réhabilitation des réservoirs
en béton ou en maçonnerie » dans sa version finale 2018 [6] renvoie à la norme
NF EN 1992-3 [1] et à son annexe nationale dans les articles suivants :
• 1.2.1 Typologie de l’étanchéité des ouvrages ;
• 4.2.2.1 Les combinaisons d’actions ;
• 4.2.2.2.2 Dimensionnement ;
• 4.2.2.3 Dispositions constructives pour les parois des réservoirs ;
− 4.2.2.3.1 Epaisseurs minimales ;
− 4.2.2.3.2 Dispositions et espacement des armatures ;
− 4.2.2.3.3 Pourcentage d’armatures.

Il fait également référence à la norme NF EN 1992-3 [1] et à son annexe nationale NF EN


1992-3/NA [3] pour le calcul des supports des réservoirs surélevés et des coupoles et
ceintures, pour la réhabilitation des ouvrages (chapitre 6), et pour les épreuves préalables à
la réception des ouvrages (chapitre 11). Ces chapitres ne concernent pas directement le
dimensionnement traité dans le présent rapport.

Le Fascicule 74 du CCTG [6] définit des typologies d’ouvrages, en fonction du type de


revêtement éventuel, et de la classe d’étanchéité de la paroi. La classe d’étanchéité de la
paroi est définie selon la norme NF EN 1992-3 (Clause 7.3.1) [1] et son annexe nationale.

Les ouvrages ou parties d’ouvrages neufs réalisés en béton sont classés selon la typologie suivante :
• Type A : ouvrage en béton non revêtu ;
• Type B : ouvrage en béton avec revêtement d’imperméabilisation (RI) ;
• Type C : ouvrage en béton avec revêtement d’étanchéité (RE).

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NOTE 2 : Un revêtement d’imperméabilisation (noté RI) est un écran intérieur adhérent à son support,
pouvant en compléter l’étanchéité, mais ne résistant pas à la fissuration de ce support, ce
qui est le cas des enduits à base de mortiers hydrauliques hydrofugés épais ou minces, des
micro-mortiers à base de liants mixtes, des revêtements à base de résines de synthèses non
armées.

Se distinguent :
RIR : Revêtement d’imperméabilisation rigide
RIS : Revêtement d’imperméabilisation souple, accompagnant les déformations du support,
sans résistance à la fissuration

Un revêtement d’étanchéité (noté RE) est un écran intérieur adhérent ou non au support
assurant seul l’étanchéité de l’ouvrage. Le revêtement doit pouvoir s’adapter aux légères
déformations ou fissurations des ouvrages ; appartiennent à cette catégorie les revêtements
à base de résine de synthèse armés ou non et les géomembranes synthétiques ou
bitumineuses.

Se distinguent :
REA : Revêtement d'étanchéité adhérant au support
REI : Revêtement d'étanchéité n'adhérant pas en totalité au support

1.3. Dimensionnement des bassins et réservoirs en béton


Le présent document est basé sur le rapport 312.P « Application des Eurocodes aux produits
préfabriqués de Génie Civil : Réservoirs » [7] pour la prise en compte des actions sur les
ouvrages, le principe des vérifications aux état-limites, l’analyse structurale et le calcul des
sollicitations, et la vérification par la méthode des coefficients partiels.

Les points modifiés par les révisions des documents cités sont :
• Le calcul des sections de béton armé ;
• La justification à l’ELS pour l’étanchéité des parois ;
• Les dispositions constructives.

Deux exemples de calcul sont présentés : un calcul de parois en traction simple (exemple de
réservoir cylindrique) et un calcul de paroi ou radier en flexion simple. Ces exemples sont
traités directement en partant des sollicitations connues (M,N).

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2. Dossier de l’étude
2.1. Introduction
Ce document présente les principes de dimensionnement et les vérifications aux Eurocodes
des réservoirs sans pression en béton préfabriqué ; il concerne principalement les réservoirs
enterrés.
Les ouvrages concernés ont pour objet de « contenir » des eaux brutes, de ruissellement ou
des eaux éventuellement chargées de matières dissoutes et en suspension.

Ce guide décrit :
• les données d’entrées nécessaires à la justification à l’Eurocode 2 ;
• les méthodes de justification par le calcul en mentionnant les références normatives ;
• la justification des dispositions constructives.

Il traite notamment :
• des actions s’exerçant sur ces ouvrages : poids propre, actions géotechniques (actions
hydrostatiques), actions des charges roulantes, action de l’eau contenue dans l’ouvrage,
charges d’exploitation selon NF-EN-1991-1-1 [10], actions climatiques (neige et vent) et
actions accidentelles ;
• des principes de l’analyse structurale ;
• des principes du calcul aux états-limites : états limites ultimes de structure (hors états
limites ultimes d’équilibre et de géotechnique) ELU et états limites de service ELS ;
• de la durabilité des ouvrages ;
• des dispositions constructives.

Les références aux normes (Eurocodes 0, 1, 2, 7) et au Fascicule 74 du CCTG sont précisées


à chaque étape pour permettre une utilisation opérationnelle lors de l’établissement de notes
de calcul dans le cadre de marchés.

Les conditions spécifiques d’applications des Eurocodes aux produits en béton préfabriqué de
génie civil sont présentées.

Ce document ne traite pas des actions dues au séisme qui pourront faire l’objet de documents
complémentaires spécifiques.

Ce guide est complété par un exemple d’application sur un réservoir d’eaux pluviales enterré
en béton armé.

NOTE 3 : Le Fascicule 74 du CCTG a été révisé mais la nouvelle version n’est, au jour de la publication
du présent document, pas encore formellement approuvé. Ce rapport se base sur la version
finale datée en décembre 2018.

Ces ouvrages sont généralement réalisés sur mesure (géométrie, dimensions, ferraillage…) ;
cependant les géométries les plus couramment rencontrées en ce qui concerne les réservoirs
en béton préfabriqué sont présentées ci-après.

Les ouvrages circulaires (voir Figure 2) sont réalisés par assemblage d’éléments coques
préfabriqués et sont souvent réalisés en béton précontraint pour assurer la stabilité et la
résistance mécanique de l’ouvrage.

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Figure 2 – Ouvrages circulaires verticaux (par exemple pour des stations d’épuration)

Les ouvrages parallélépipédiques ou oblongs préfabriqués en béton armé (voir Figure 3 et


Figure 4) peuvent être constitués : de cadres monolithiques juxtaposés, emboités ou liés
mécaniquement, d’assemblages d’ouvrages de type U monolithique avec une dalle de
couverture ou encore de parois et dalles préfabriquées assemblées les unes aux autres.
Les ouvrages oblongs possèdent des éléments d’abouts en forme de demi-cercle, ou des
parties de voiles courbes, comme en Figure 4.

Figure 3 – Ouvrages parallélépipédiques (par exemple pour des bassins et déversoirs d’orages, ou
des bassins de réserve incendie)

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Figure 4 – Ouvrages oblongs dont les éléments d’abouts sont en forme de demi-cercle

La norme NF EN 1992-3 [1] en lien avec la norme NF EN 1992-1-1 [5] précise que « les
produits, tels que des conduites en béton, qui sont fabriqués et utilisés conformément à une
norme de produit étanche, sont considérés comme satisfaisant aux exigences, y compris les
dispositions constructives, de la présente norme sans calcul supplémentaire ».

Le Fascicule 74 précise, clause 1.2.1 : « Pour les ouvrages justifiés par l’essai (cas de certains
produits préfabriqués), on se référera notamment aux normes de produits correspondantes.
Les produits qui sont fabriqués et utilisés conformément à une norme de produit étanche sont
considérés comme satisfaisant aux exigences de la norme NF EN 1992-3 et son annexe
nationale, y compris les dispositions constructives, sans calcul supplémentaire. »

Ainsi la réalisation de réservoirs cylindriques longitudinaux au moyen de tuyaux, comme en


Figure 5, se base sur des normes de produits étanches : les normes NF EN 1916 et NF P 16-
345-2. Ces produits sont dimensionnés par l’essai et ne nécessitent de justifications
spécifiques ni pour les assemblages ni pour les enrobages minimaux par exemple.

Figure 5 – Ouvrages circulaires longitudinaux, par exemple constitués de tuyaux de grands diamètres

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De même, les petites installations comme les fosses préfabriquées (voir) dépendent de la
norme NF EN 12566-1 et leur comportement structurel peut être déterminé par un essai dit
« Pit Test » sans justification supplémentaire.

Figure 6 – Exemple de fosse préfabriquée en béton

Les cadres enterrés relèvent de la norme NF EN 14844, qui ne comporte pas d’exigence
relative à l’étanchéité. L’étanchéité peut alors être vérifiée au moyen d’essais ou par le respect
de la norme NF EN 1992-3 (maîtrise de fissuration et dispositions constructives). Le
dimensionnement de ces produits n’est toutefois pas détaillé dans ce rapport qui concerne
l’application des Eurocodes. La justification à l’Eurocode 2 des cadres enterrés est présentée
dans le rapport [39].

Le chapitre « définitions » du Fascicule 74 [6] précise que : « L’étanchéité est la caractéristique


d’un ouvrage à s’opposer au passage de l’eau ou d’un fluide (liquide et/ou gaz) dans la limite
du débit de fuite défini pour son exploitation.
L’étanchéité d’un ouvrage peut être réalisée à partir de systèmes utilisés seuls ou en
combinaison : structure béton seule, revêtement d’imperméabilisation adhérent à la structure,
revêtement d’étanchéité. » Fascicule 74 du CCTG.

Les dispositions d’assemblage des produits doivent permettre de garantir la résistance


structurelle et l’étanchéité requise. La norme NF EN 1992-3 définit les règles de
dimensionnement des réservoirs en béton selon les classes d’étanchéité mais ne contient
aucune indication concernant les liaisons entre éléments préfabriqués. Les règles
additionnelles spécifiques aux éléments et structures préfabriqués de la norme NF EN 1992-
1-1 Clause 10 [5] doivent être utilisées.

Les points singuliers (tels que passage de canalisations, joint d’étanchéité, chaînage
d’assemblage, etc.) doivent faire l’objet d’une étude et d’un traitement sur chantier
particulièrement soignés. De plus les liaisons (articulations, appuis, encastrements) et les
charges appliquées par les couvertures sur les parois des ouvrages peuvent entraîner des
actions importantes dans le reste de la structure et doivent être alors considérées.
Les assemblages peuvent être réalisés par emboîtement à garnitures d’étanchéité, par
boulonnage, par clavetage, par des armatures de liaison, par collage…
On veillera également à leur prise en compte (voir l’analyse structurale en paragraphe 2.4.2).

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Les réservoirs peuvent être disposés de plusieurs manières :


• enterrés ;
• semi-enterrés (il conviendra d’enterrer les ouvrages d’une hauteur suffisante pour la mise
hors-gel) ;
• posés en surface ;
• surélevés (type château d’eau).

Les ouvrages peuvent être réalisés fermés ou à ciel ouvert.

On considère ici uniquement les réservoirs à une seule cuve. Les réservoirs formés de
plusieurs cuves peuvent être considérés comme la juxtaposition de plusieurs réservoirs (sans
reprise d’efforts par la structure adjacente).

En effet, soit le réservoir est composé de plusieurs ouvrages les uns à côté des autres séparés
par un espace suffisant pour ne pas entraîner de déformations gênées, soit les parois en
contact sont munies de réservations pour permettre le passage des fluides. Si les deux cuves
sont vides, elles sont dimensionnées par la poussée des terres de chaque côté comme pour
une cuve seule. Si les deux cuves sont pleines, elles sont dimensionnées par la poussée du
liquide intérieur et les efforts sur les parois internes se compensent. La paroi interne est en
fait constituée de deux éléments qui se déplacent de la même façon. Le cas où une cuve est
vide et l’autre cuve est pleine n’est pas étudié. Un ferraillage sécuritaire serait un ferraillage
identique pour tous les piédroits qu’ils soient en contact avec la seconde cuve ou vers
l’extérieur bien qu’il soit possible d’optimiser le calcul.

Les très hautes et très basses températures ne sont pas considérées, le stockage de matières
dangereuses non plus (le calcul dans ces conditions particulières n’est pas pris en compte
dans la norme NF EN 1992-3 [1]).

Ce rapport traite des réservoirs parallélépipédiques, oblongs et circulaires enterrés, qui sont
les plus courants pour les bassins d’eaux pluviales réalisés en éléments préfabriqués en
béton.

2.2. Actions sur les ouvrages


Les réservoirs d’eaux pluviales sont soumis à différentes actions qu’il y a lieu de considérer
pour le dimensionnement structurel.
Les actions sont classées selon leur variabilité dans le temps (NF EN 1990 : 2003 Clause
4.1.1) [9] :
• actions permanentes (notées G) ;
• actions variables (notées Q) ;
• actions accidentelles (notées A).

Les actions à prendre en compte sont définies par le Fascicule 74 du CCTG article 4.1 [6] et
comprennent :
• des actions permanentes :
− poids propre, poids des superstructures, poids des équipements fixes (G) ;
− éventuellement, actions géotechniques : poids et poussées des terres, poids et pression
de l'eau extérieure à l'ouvrage ;
− déformations ou déplacements imposés : tassements différentiels, retrait ;
− éventuellement la précontrainte.

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• des actions variables :


− poids et pression du liquide contenu Q (le cas de l'ouvrage vide, Q = 0, étant également
à considérer) ;
− charges climatiques (vent W, neige Sn) ;
− charges dues à l'exploitation de l'ouvrage, à l'entretien, et au fonctionnement des
installations ;
− variations de pression de l'eau extérieure à l'ouvrage ;
− éventuellement des charges de roulement ou autres charges sur le terre-plein ;
− actions de la température T : variations de températures tant intérieures qu’extérieures,
gradient thermique dû à un ensoleillement différent sur deux faces opposées.
• des actions accidentelles (séismes, plus hautes eaux prévisibles, chocs de véhicules ou
présence de véhicules sur l’ouvrage, etc.) qui sont à définir par le maître d’ouvrage.

Les charges accidentelles ou les actions lors de la vidange et du remplissage de l’ouvrage ne


seront pas traitées dans ce document.

NOTE 4 : Le présent document ne traite pas de la stabilité d’ensemble de l’ouvrage dans son
environnement.

Chaque action est définie par une valeur caractéristique (NF EN 1990 : 2003 Clause 4.1.2)
[9].

Les Eurocodes 1 et 7 définissent les valeurs de ces actions. Le détail en est donné ci-après
par type d’action.

2.2.1. Poids propre


Le poids propre des ouvrages inclut celui des produits préfabriqués structuraux mais aussi des
éléments non structuraux, des équipements et des terres (NF EN 1991-1-1 : 2003 Clause 5.1)
[10].

Le poids propre de la structure peut être représenté par une valeur unique et être calculé sur
la base des dimensions nominales et des masses unitaires moyennes (NF EN 1990 : 2003
Clause 4.1.2) [9]. Pour cela, on peut se référer à la norme NF EN 1991-1-1 : 2003 - Annexe A
Tableaux A.1 et A.6 [10] qui précise des valeurs nominales indicatives des poids volumiques
des matériaux de construction :
• pour le Béton Armé : 25 kN/m3 ;
• pour le Béton non Armé : 24 kN/m3.

2.2.2. Actions géotechniques


Les actions géotechniques sont les actions transmises à la structure par le sol en place, le
remblai et l’eau souterraine.

Les règles générales sont définies par l’Eurocode 7 partie 1 (NF EN 1997-1 : 2005 complétée
par son annexe nationale française, la norme NF EN 1997-1/NA : 2006) [11] [12].

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2.2.2.1. Données géotechniques


La validité des calculs est fortement conditionnée par la connaissance des conditions de
terrain qui dépend de l’importance et de la qualité des reconnaissances géotechniques. Cette
connaissance et le contrôle de la qualité de la réalisation des travaux sont plus importants
pour satisfaire les exigences fondamentales du calcul des structures définies par la norme
NF EN 1990 : 2003 [9]que la précision des modèles de calcul et des coefficients partiels
(NF EN 1997-1 : 2005 Clause 2.4.1) [11].

À titre informatif et afin d’évaluer la pertinence des paramètres géotechniques pris en compte
pour un projet, on peut se référer aux ordres de grandeurs (voir Annexe 1).

NOTE 5 : Par exemple, des méthodes usuelles d’interaction ouvrage-sol appliquées aux ouvrages
enterrés sont présentées dans le rapport CERIB 205.I "Application des Eurocodes aux
produits préfabriqués de génie civil : bases de calcul et actions sur les ouvrages".

2.2.2.2. Catégories géotechniques des ouvrages


Trois catégories géotechniques sont définies dans la norme NF EN 1997-1 : 2005 Clause 2.1
[11]. Elles conditionnent les reconnaissances géotechniques, la conception et les contrôles
d’exécution (voir Tableau 3). En faisant référence à la norme NF EN 1990 : 2003 – Annexe B
Clause B3.1 [9], la norme NF EN 1997-1/NA : 2006 Clause 2.1 [12] ajoute une notion
complémentaire qui consiste à prendre en compte les conséquences d’une défaillance
possible de l’ouvrage.

Catégories
1 2 3
géotechniques
Ouvrages très grands et
Types d’ouvrage Petits et simples Courants
inhabituels
Conditions de terrain ou
Connues et simples basées sur une
de chargement
expérience locale
Pas de conditions inusuelles ou très
Stabilité globale et mouvements de difficiles
de terrain ou de
Conditions de site terrain négligeables
chargement Zones très sismiques
Travaux d’excavation hors nappe ou difficiles Zones sujettes à
pour lesquels une expérience locale
instabilité et mouvement
montre qu’ils sont simples
de terrain
Pas de risque
Risques Négligeable Anormaux
exceptionnel
Nécessité de
Types de Expérience et reconnaissance données Reconnaissance
reconnaissance et géotechnique qualitative géotechniques géotechnique et calcul
de conception Méthode de calcul de routine quantitatives et de approfondis
calcul

Tableau 3 – Catégorie géotechnique de l’ouvrage selon la norme NF EN 1997-1 : 2005 Clause 2.1 [11]

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Conséquences Effets faibles ou négligeables sur les personnes, sur l’ouvrage à construire, vis-à-vis
des personnes, des ouvrages et des constructions avoisinantes et vis-à-vis de la
faibles CC1 protection de l’environnement
Effets modérés sur les personnes, et/ou des effets importants sur l’ouvrage à
Conséquences
construire ou les constructions avoisinantes, en termes sociaux, économiques ou
moyennes CC2
d’environnement

Conséquences Effets importants sur les vies humaines et ou conséquences importantes sur
l’ouvrage à construire ou les constructions avoisinantes, en termes sociaux,
élevées CC3 économiques ou d’environnement

Tableau 4 - Classe de conséquence selon la norme NF EN 1990 : 2003 Annexe B Clause B3.1 [9]

En combinant les 2 notions de catégorie d’ouvrage et d’une défaillance possible de l’ouvrage,


nous aboutissons au classement suivant (NF EN 1997-1/NA : 2006) [12] :

CATÉGORIE CLASSES DE CONDITIONS


BASES DES JUSTIFICATIONS
GÉOTECHNIQUE CONSÉQUENCE DE SITE
Simples et Expérience et reconnaissance géotechnique
1 CC1
connues qualitative
CC1 Complexes
2 Simples ou Reconnaissance géotechnique et calcul
CC2
complexes
Simples ou Reconnaissance géotechnique et calcul
4 CC3
complexes approfondis

Tableau 5 – Catégories géotechniques en fonction des classes de conséquence et des conditions de site
[12]

En tant que « murs et autres ouvrages de soutènement retenant du sol ou de l’eau », les
réservoirs de dimensions courantes sont considérés de catégorie géotechnique 2, d’après la
norme NF EN 1997-1 Clause 2.1 (19) note [11].

La classe de conséquence faible ou moyenne (CC1 ou CC2) doit être choisie par le maître
d’ouvrage, suivant les conditions de site (la localisation, le volume contenu, l’effluent retenu).

2.2.2.3. Actions des eaux souterraines


Les zones où sont installés les réservoirs ne sont généralement pas affectées par les eaux
souterraines, compte tenu qu'une présence de nappe d’eau pourrait générer des problèmes
de soulèvement des ouvrages, notamment des géomembranes et géotextiles. Cela pourrait
provoquer un défaut d’étanchéité et potentiellement une contamination de la nappe par les
eaux pluviales non traitées qui seraient déversées.

Toutefois, dans le cas où un ouvrage devrait subir l’action de l’eau souterraine, il y a lieu de se
référer aux quatre niveaux des eaux suivants : (NF EN 1990/NA : 2011Clause A1.3.1) [13] :
• le niveau quasi-permanent (ou niveau EB des «basses eaux») : le niveau EB peut être défini
comme correspondant à un niveau susceptible d’être dépassé pendant la moitié du temps
de référence (50 ans) ;
• le niveau fréquent (ou niveau EF) : le niveau EF, susceptible de jouer un rôle vis-à-vis de
critères concernant l’étanchéité, peut être défini comme le niveau susceptible d’être
dépassé pendant 1 % du temps de référence ;

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• le niveau caractéristique (ou niveau EH des «hautes eaux») : le niveau caractéristique EH


correspond, en principe, au niveau de période de retour 50 ans ;
• le niveau accidentel (ou niveau EE) : le niveau accidentel EE correspond au niveau des plus
hautes eaux connues et/ou prévisibles ou au niveau retenu pour l'inondation des locaux
lorsqu’elle est admise, pour lequel il doit alors être prévu, dans la structure, un dispositif
d’écoulement empêchant l’eau d’exercer une action plus haute (éviter le phénomène de
flottabilité dû à une montée excessive de la nappe).

Ces niveaux d’eau doivent être communiqués par le maître d’ouvrage.

2.2.2.4. Poussée des terres


La poussée latérale des terres pour un remblai horizontal s’exerce sur les piédroits par une
pression triangulaire de valeur maximale

𝛾𝑡𝑒𝑟 ∗ 𝐾𝑎 ∗ 𝐻
Où :
• 𝛾𝑡𝑒𝑟 est la masse volumique des remblais, généralement prise entre 18 et 20 kN/m3 ;
• 𝐾𝑎 est le coefficient de poussée latérale 𝐾𝑎 = 𝑡𝑔²(𝜋/4 − 𝜑/2) où φ est l’angle de
frottement interne des remblais (voir annexe 1) ;
(La formule de 𝐾𝑎 est donnée pour le cas le plus récurrent où les piédroits sont verticaux
et où il n'existe pas de talus en tête d’ouvrage) ;
• H la hauteur de remblai.

NOTE 6 : En présence d’une nappe phréatique, il convient de distinguer le poids volumique du sol sec
(𝛾𝑡𝑒𝑟 ) de celui du sol humide (𝛾𝑡𝑒𝑟,𝑠𝑎𝑡𝑢𝑟é ) dans le calcul de poussée des terres.

NOTE 7 : Le Fascicule 74 du CCTG précise que les poussées des terres ne sont pas prises en compte
lorsque l’effet de leur action est favorable, sauf exception à préciser au CCTP.

2.2.2.5. Poussée due aux charges roulantes


Une charge roulante peut être considérée comme une charge uniforme infinie 𝑞𝑟𝑜𝑢𝑙 (voir en
partie 2.2.4), ce qui génère une poussée latérale rectangulaire uniforme 𝑃𝑟 = 𝑞𝑟𝑜𝑢𝑙 ∗ 𝐾𝑎 .

Si le calcul doit intégrer des charges ponctuelles, il y a lieu de prendre en compte leur diffusion
dans le sol.

2.2.3. Actions climatiques


2.2.3.1. Actions du vent
Les actions du vent sur les structures sont définies par la NF EN 1991-1-4 : 2005 et son
annexe nationale.

Pour les réservoirs en surface, il convient de considérer l’action du vent. Cependant, cette
action n’est significative que pour les structures de grande hauteur comme les châteaux d’eau.
Elle ne sera donc pas considérée dans cette étude qui concerne essentiellement les réservoirs
enterrés.

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2.2.3.2. Actions de la neige


Les actions de la neige sur les structures sont définies par la norme NF EN 1991-1-3 : 2004
[14] et son annexe nationale [15], la norme NF EN 1991-1-3/NA : 2007 [15].

Dans la suite de cette partie nous nous limiterons à une exposition de la nouvelle carte de
neige et des poids volumiques des différents types de neige.

Pour calculer l’action de la neige, il est nécessaire de tenir compte des chutes exceptionnelles,
des conditions de site et des possibilités d’accumulations.

La carte des valeurs de charge de neige (NF EN 1991-1-3/NA : 2007 [15]) présente les
différentes zones géographiques à considérer. Elle est complétée du tableau donnant les
charges de neige pour chaque cas :

Régions : A1 A2 B1 B2 C1 C2 D E
Valeur caractéristique (Sk) de la charge de neige sur le 0,4 0,4 0,5 0,5 0,6 0,6 0,9 1,4
sol à une altitude inférieure à 200 m : 5 5 5 5 5 5 0 0

Valeur de calcul (SAd) de la charge exceptionnelle de 1,0 1,0 1,3 1,3 1,8
− − −
neige sur le sol : 0 0 5 5 0

Loi de variation de la charge caractéristique pour une


S1 S2
altitude supérieure à 200 m :
(Charges en kN/m2)

Figure 7 – Carte des valeurs de charge de neige (NF EN 1991-1-3/NA : 2007) [15]

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Avec :

Les poids volumiques dépendent de la nature de la neige.

Poids volumique apparent moyen


Type de neige
[kN/m3]
Neige fraîche 1,0
Neige établie (quelques jours ou quelques heures
2,0
après la chute de neige)
Neige ancienne (plusieurs semaines ou mois après la
2,5 à 3,5
chute de neige)
Neige mouillée 4,0

Tableau 6 – Poids volumique apparent moyen de la neige

2.2.3.3. Actions thermiques


Les structures de réservoirs peuvent être soumises à des changements climatiques
saisonniers, journaliers et à des actions thermiques dues à l’utilisation.

Lorsque les éléments de structure sont exposés pendant de longues périodes à des
températures élevées (> 50 °C), il convient de prendre en compte la modification du fluage.
La norme NF EN 1992-3 annexe K [1] donne les détails du calcul.

Ici ces actions ne sont pas prises en compte, puisque l’on considère un réservoir contenant
des effluents de température globalement constante.

Les changements thermiques et hydriques dus à l’hydratation du ciment ne sont pas pris en
compte également puisque l’on considère uniquement les éléments préfabriqués.

L’article 4.1.2 du Fascicule n°74 [6] précise :


« Pour les effets de la température, les températures extérieures doivent être estimées en
tenant compte de l'emplacement de l'ouvrage (site géographique - à l'air libre ou enterré). Le
CCTP définit ces températures, ainsi que les températures Tin,max et Tin,min du liquide. C’est en
particulier à partir de ces températures que sont définis les gradients de température
sollicitant les parois.

A défaut de ces précisions, il sera retenu : (Tin - Tout) = ± 20 °C ».

De même, les effets de bridage dus aux déformations imposées gênées (retrait, déformations
thermiques au jeune âge) décrits dans la norme NF EN 1992-3 annexe L [1] ne sont pas pris
en compte, compte tenu des modes de préfabrication des ouvrages.

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2.2.4. Actions de charges roulantes


Une charge roulante peut être considérée sur un réservoir enterré.

Les charges roulantes dépendent généralement du type de véhicules de maintenance et de


service qui accèdent à proximité du réservoir. Elles doivent être définies par le maître
d’ouvrage.

Dans le cas où cette information n’est pas précisée, on peut retenir la charge de véhicule de
service définie dans la norme NF EN 1991-2 [16] et la norme NF EN 1991-2/NA clause 5.3.2.3
[17] (applicable aux passerelles).

Cette charge consiste en un groupe de deux essieux de 80 kN et 40 kN (donc 40 kN et 20 kN


par roue), distants de 3 m avec une distance entre roues de 1,3 m et de surfaces de contact
à géométries carrées de 0,20 m de côté. Il convient d’adopter une force de freinage à 60% de
la charge verticale dans le cas où le véhicule roule sur l’ouvrage.

Figure 8 – Charge de véhicule de service (NF EN 1991-2) [16]

Pour le calcul des piédroits on applique les clauses de la norme NF EN 1991-2/NA Clause 4.9
[17] qui traite les cas des culées et murs adjacents aux ponts.

Ces dernières permettent :


• un abattement de 30% des charges de roulement pour tenir compte de la réduction des
amplifications dynamiques par rapport aux charges sur ouvrage ;
• le remplacement des charges de tandem par une charge équivalente notée qroul
uniformément répartie sur une surface de 3 m de largeur par 2,2 m de longueur.

Suite à l’application de ces clauses, la charge roulante de service revient à une charge répartie
𝑞𝑟𝑜𝑢𝑙 = (80 + 40) ∗ 0,7/(3 ∗ 2,2) = 12,72 𝑘𝑁/𝑚2 appliquée à un rectangle de 3 × 2,2 m.

NOTE 8 : pour des ouvrages de hauteur inférieure à 4 m, on pourra considérer qeq appliquée à une
surface infinie.

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2.2.5. Autres charges


2.2.5.1. Liquides contenus dans l’ouvrage
2.2.5.1.1. Poids des liquides contenus
Le poids volumique des liquides stockés est tiré du Tableau A.10 de la norme NF EN 1991-1-
1:2003 [10] :
• eau douce : 10 kN/m3 ;
• boue en suspension à plus de 50% en volume : 10,8 kN/m3 ;
• l’eau pluviale pourra être assimilée à de l’eau douce du point de vue de sa densité, dans
l’exemple on utilise donc 𝛾𝑒𝑎𝑢 = 10𝑘𝑁/𝑚3 .

2.2.5.1.2. Pression des liquides contenus dans l’ouvrage


Le liquide intérieur exerce sur les piédroits une charge triangulaire de valeur maximale

𝛾𝑒𝑎𝑢 ∗ ℎ
Où :
• 𝛾𝑒𝑎𝑢 est la masse volumique du liquide contenu ;
• ℎ est l’élévation de la nappe par rapport au point le plus bas du piédroit.

2.2.5.2. Charge sur couverture


Pour les réservoirs fermés, les Eurocodes ne définissent aucune charge d’exploitation. Il
revient au maitre d’ouvrage de définir la charge à appliquer sur couverture ou sur dalle.

Le Fascicule 74 du CCTG [20] précise à l’article 4.1.2 : « Les actions variables, non définies
par des textes réglementaires, sont précisées dans le CCTP. A défaut d'une telle précision pour
les actions dues à l’entretien sur les planchers, passerelles et toitures, les valeurs suivantes
sont adoptées :
• 2 kN/m² pour les planchers et passerelles ;
• 1 kN/m² pour les toitures. »

2.2.5.3. Actions des piétons


La NF EN 1991-1-1 : 2003 [10] (qui remplace partiellement la NF P 06-001) Clause 6.3.1.1
définit pour les bâtiments la catégorie d’usage C5 : espaces susceptibles d’accueillir des
foules importantes, par exemple : bâtiments destinés à des événements publics tels que salles
de concert, salles de sport y compris tribunes, terrasses et aires d’accès, quais de gare
(NF EN 1991-1-1 : 2003 Clause 6.3.1.1 Tableau 6.1) [10].

Dans ce cas, l’annexe nationale NF P 06-111-2 : 2004 donne les valeurs des actions à
considérer (NF P 06-111-2 : 2004 - AN1 Clause 6.3.1.2.(1) P Tableau 6.2(NF)) :
• charge répartie : 𝑞𝑘 = 5 𝑘𝑁/𝑚2 ;
• charge concentrée : 𝑄𝑘 = 4,5 𝑘𝑁.

Il est bien précisé que les actions dynamiques ne sont pas considérées et qu’il convient de les
prendre en compte si elles sont significatives (NF EN 1991-1-1:2003 - Clause 6.3.1.1 (2)P)
[10].

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2.2.6. Actions par élément de réservoir, cas d’un parallélépipède


Les différents éléments d’un réservoir sont :
• la dalle de couverture ;
• les piédroits ;
• le radier.

Les différents cas de chargement à prendre en compte (ouvrage vide et remblayé, ouvrage en
eau non remblayé, présence ou non de charge roulante, remontée de nappe…) doivent être
déterminés suivant les conditions de site, et la vie en œuvre de l’ouvrage.

2.2.6.1. Actions sur les piédroits


Les piédroits sont soumis à :
• leur poids propre ;
• le poids des remblais et de la neige sur la couverture éventuelle ;
• la poussée latérale des terres ;
• la poussée latérale due aux charges de véhicule, de maintenance et des piétons ;
• la pression de l’eau de la nappe phréatique ;
• la pression de l’eau intérieure à l’ouvrage.

Dans le cas des réservoirs enterrés, la mise en place des remblais ne peut s’effectuer qu’après
essais et épreuves d’étanchéité des ouvrages (voir article 11.2 du Fascicule n°74 du CCTG)
[6], donc le calcul des piédroits doit prendre en compte deux cas de charge :
• cas où l’ouvrage est plein mais pas encore remblayé ;
• cas où l’ouvrage est vide et remblayé.

L’exemple de calcul prend en compte ces deux cas de chargement.

Remblais + neige

Terre + véhicules
+ nappe
Eau intérieure
phréatique

Poids propre

Figure 9 – Actions sur les piédroits

Le cumul des charges précitées aboutit à des actions verticales et une charge trapézoïdale
horizontale qui s’applique au piédroit, comme décrit en Figure 9.

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2.2.6.2. Actions sur la dalle de couverture


La dalle de couverture reprend les charges verticales suivantes :
• son poids propre, le poids des équipements et éventuellement le poids des remblais au-
dessus ;
• la charge de maintenance ;
• la charge de véhicules dans le cas où aucun obstacle n’empêche l’accès de ces derniers ;
• la charge des piétons ;
• la charge de neige (éventuelle).

Des charges horizontales éventuelles comme :


• la force de freinage du véhicule de service ;
• la poussée latérale des terres ou d’une charge de véhicule sur le remblai.
Ces dernières sont négligées dans le cas de dalles massives (dalle à petite ouverture).

NOTE 9 : les charges de maintenance et de véhicules ne sont généralement pas concomitantes.

2.2.6.3. Actions sur le radier


Le radier reprend les charges verticales suivantes :
• le poids propre de l’ensemble de l’ouvrage incluant les équipements et remblais ;
• la charge de maintenance ;
• le poids de l’eau intérieure à l’ouvrage ;
• la charge des véhicules et des piétons dans le cas où aucun obstacle n’empêche l’accès
de ces derniers ;
• la charge de neige (éventuelle) ;
• la poussée hydrostatique verticale de la nappe (si applicable).

Le calcul du radier doit prendre en compte deux cas de charge :


• cas où l’ouvrage est vide : le radier reprend les moments d’encastrement des piédroits, et
les charges permanentes résultantes du poids des piédroits et de la dalle de couverture.
Le poids propre du radier est transmis directement au sol et ne produit pas de moment
dans le radier ;
• cas où l’ouvrage est en eau : le radier est calculé avec les sollicitations suivantes : les
charges verticales permanentes et variables et les moments d’encastrement des piédroits
sous charges permanentes. La charge d’eau interne à l’ouvrage et le poids propre du radier
sont transmis directement au sol et ne produisent pas de moment fléchissant dans
l’ouvrage.

NOTE 10 : les charges de maintenance et de véhicules ne sont généralement pas concomitantes.

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2.3. Principe des vérifications des ouvrages aux états-limites


Les vérifications des ouvrages aux états-limites nécessitent de définir :
• la durée d’utilisation de projet adaptée à l’ouvrage ;
• la classe d’exposition de l’ouvrage ;
• les situations de projets ;
• les états-limites ultimes applicables ;
• les états-limites de services applicables.

2.3.1. Durée d'utilisation de projet


La durée d’utilisation de projet (DUP) est la durée pendant laquelle une structure ou une de
ses parties est censée pouvoir être utilisée comme prévu en faisant l’objet de la maintenance
escomptée, mais sans qu’il soit nécessaire d’effectuer des réparations majeures
(NF EN 1990 : 2003 Clause 1.5.2.8) [9].

Les durées d’utilisation de projet doivent normalement être spécifiées (NF EN 1991 : 2002
Clause 2.3).

Des durées indicatives d’utilisation de projet sont données par l’annexe nationale de la norme
NF EN 1990 : 2003 (NF EN 1990/NA :2011– Clause A1.1 - Tableau 2.1 (NF) [13] qui spécifie
que lorsque la durée d’utilisation de projet n’est pas précisée, c’est la valeur donnée par le
Tableau 2.1 qui est à prendre en compte.

Catégorie de
Durée indicative
durée
d’utilisation de Exemples
d’utilisation de
projet (années)
projet
1 10 Structures provisoires a)
Éléments structuraux remplaçables, par exemple poutres
2 25
de roulement, appareils d’appui
3 25 Structures agricoles et similaires
4 50 Structures de bâtiments et autres structures courantes
Structures monumentales de bâtiments, ponts, et autres
5 100
ouvrages de génie civil
a) Les structures ou parties de structures qui peuvent être démontées dans un but de
réutilisation ne doivent normalement pas être considérées comme provisoires.
Tableau 7 – Durée indicative d’utilisation de projet
(NF EN 1990/NA : 2011– Clause A1.1 - Tableau 2.1) [13] adapté

Dans le cas où la catégorie de durée d’utilisation de projet n’est pas indiquée par le CCTP, on
adopte par défaut pour les réservoirs un classement en catégorie 4, soit une durée d’utilisation
de 50 ans (Fascicule 74 du CCTG [6] article 1.2.3.1).

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2.3.2. Classe d’exposition des ouvrages


Le Tableau 4.1 de la NF EN 1992-1-1 [5] définit pour les ouvrages en béton des classes
d’exposition en fonction de l’environnement sur la base de la NF EN 206-1 : 2004 [21]. Le
complément national à cette norme NF EN 206-1/CN : 2012 [22] reprend ces classes
d’exposition :

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Tableau 8 – Classes d'exposition en fonction des conditions d'environnement conformément au


Tableau 1 de la norme NF EN 206-1/CN : 2012 [22]

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La classe d’exposition doit être définie par le maitre d’ouvrage. Dans le cas où elle n’est pas
précisée dans les pièces écrites, le guide « Les classes d’exposition. Aide à la prescription –
recommandations professionnelles CERIB-FIB » recommande de considérer une classe XC2
pour les faces externes, XC4 pour les faces internes en contact avec le liquide et
éventuellement de compléter pour les éléments non soumis au gel/dégel par la classe XF
appropriée, suivant l’environnement, en se référant à la carte des zones de gel Figure 10.

On peut compléter avec la classe XA appropriée selon les caractéristiques chimiques des
fluides à contenir. Dans le cas d’un réservoir d’eaux pluviales, on ne considère généralement
pas de classe XA supplémentaire.

Figure 10 – Carte des zones de gel en France - Figure NA.2 de NF EN 206-1/CN : 2012 [22]

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2.3.3. Situations de projet


Les situations de projet sont les ensembles de conditions physiques représentant les
conditions réelles qui se produisent au cours d’une certaine durée pour laquelle il sera
démontré par le calcul que les états-limites concernés ne sont pas dépassés.
(NF EN 1990 : 2003 Clause 1.5.2.2.) [9].

Ces situations de projet peuvent être durables, transitoires, accidentelles ou sismiques


(NF EN 1990 : 2003 Clause 3.1) [9].

Cette étude se limite aux situations durables. Il n’est pas traité du cas des situations
transitoires (phases de fabrication, manutention et pose sur chantier), accidentelles et
sismiques. On considère que la phase d’essai n’est pas une phase transitoire.

2.3.4. États-limites ultimes


Selon la norme NF EN 1990 : 2003 Clause 3.3 [9], doivent être classés comme états-limites
ultimes ceux qui concernent la sécurité des personnes et/ou la sécurité de la structure.

Dans certains cas, il convient de classer comme ultimes des états-limites qui concernent la
protection du contenu de la construction (ces cas sont ceux convenus pour un projet particulier
avec le client et l’autorité compétente).

Les états précédant un effondrement structural qui, pour des raisons de simplification, sont
pris en compte à la place de l’effondrement lui-même peuvent être traités comme des états-
limites ultimes.

Différents types d’états-limites ultimes doivent être vérifiés (lorsqu’il y a lieu)


(NF EN 1990 : 2003 Clause 6.4.1) [9] :
• EQU : Perte d’équilibre statique de la structure ou d’une partie quelconque de celle-ci,
considérée comme un corps rigide, lorsque :
− des variations mineures de la valeur ou de la distribution spatiale d’actions d’une source
unique sont significatives ;
− les résistances des matériaux de construction ou du sol ne sont généralement pas
dominantes ;
• STR : Défaillance interne ou déformation excessive de la structure ou d’éléments
structuraux, y compris semelles, pieux, murs de soubassement, etc., lorsque la résistance
des matériaux de construction de la structure domine ;
• GEO : Défaillance ou déformation excessive du sol, lorsque les résistances du sol ou de la
roche sont significatives pour la résistance ;
• FAT : Défaillance de la structure ou d’éléments structuraux due à la fatigue.

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Figure 11 – Les États Limite Ultimes

Dans le cadre de cette étude, seul l’état limite ultime de structure est traité.

2.3.5. États-limites de service


Selon la norme NF EN 1990 : 2003 Clause 3.4 [9], doivent être classés comme états-limites
de service ceux qui concernent :
• le fonctionnement de la structure ou des éléments structuraux en utilisation normale ;
• le confort des personnes ;
• l’aspect de la construction (dans le contexte d’aptitude au service, le terme «aspect» se
réfère à des critères tels que forte déformation et fissuration étendue, plus qu’à
l’esthétique).

Les exigences d’aptitude au service doivent être convenues pour chaque projet particulier
avec le maître d’ouvrage.

Une distinction doit être faite entre les états-limites de service réversibles et les états-limites
de service irréversibles.

Pour les réservoirs, il convient de vérifier les états-limites de service qui concernent les
dommages affectant la fonction de stockage de l’ouvrage.

Pour les réservoirs en béton, il y a donc lieu de considérer les états-limites de service définis
par la norme NF EN 1992-1-1 : 2005 [5], son annexe nationale la norme NF EN 1992-1-1-NA :
2007 [8], la norme NF EN 1992-3 : 2006 [1] et son annexe nationale, la norme NF EN 1992-
3 NA : 2016 [3] qui consistent à vérifier :
• la maitrise de la fissuration pour la classe d’étanchéité 0 ;
• la maitrise de la fissuration et la limitation de la contrainte de traction des aciers σs à 200
MPa pour la classe d’étanchéité 1.

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2.4. Analyse structurale et calcul des sollicitations


2.4.1. Généralités
La vérification de la résistance structurelle d’un ouvrage nécessite de procéder à son analyse
structurale en définissant les modèles structuraux appropriés aux états-limites considérés
(NF EN 1990 : 2003 Clause 5.1.1) [9].

La modélisation des actions statiques doit être fondée sur un choix approprié des relations
force/déformation dans les éléments et leurs assemblages ainsi qu’entre les éléments et le
sol (NF EN 1990 : 2003 Clause 5.1.2) [9].

La modélisation par éléments finis ou toute autre analyse structurale qui respecte les principes
cités au début de ce paragraphe peut être appliquée pour le calcul des réservoirs.

On peut simplifier le dimensionnement des réservoirs en assimilant chaque élément à une


dalle mince ou un élément coque.

Selon les dimensions et les conditions d’appui des différents éléments, le calcul pourra être
assimilé à un calcul de type « poutre » par exemple.

2.4.2. Analyse structurale des différents éléments des réservoirs


En partie courante, le radier, la dalle de couverture et les piédroits des réservoirs enterrés
peuvent être assimilés à des dalles. Cependant, cette condition n’est applicable que si
l’assemblage entre éléments est réalisé de manière pérenne.

Les assemblages réalisant le liaisonnement mécanique entre éléments doivent créer une
construction robuste en mesure de transmettre les efforts et déformations de la structure.

Les différents éléments préfabriqués peuvent être assemblés entre eux par emboîtement à
garnitures d’étanchéité, par boulonnage (voir Figure 12 et Figure 14), par clavetage, par des
armatures de liaison et aciers en attente (voir Figure 13), par collage… Ils peuvent être
complétés par des systèmes de joints assurant l’étanchéité à l’eau.

Figure 12 – Exemple d’assemblage d’une plaque d’about (vis, écrou, rondelle + colle)

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Figure 13 – Exemple d'assemblage par clavetage (aciers sortants et aciers filants + béton de reprise)

Figure 14 – Exemple d'assemblage entre éléments par vis et platines + joint élastomère

La norme NF EN 1992-1-1 Clause 10.5.1 [5] concernant les éléments et structures


préfabriqués précise que « l'analyse structurale doit prendre en considération les éléments
suivants :
• le comportement des éléments structuraux à tous les stades de la construction (en utilisant
les caractéristiques géométriques et les propriétés valables au stade considéré) et
l'interaction avec les autres éléments (action avec le béton coulé en place ou avec les
autres éléments préfabriqués) ;
• le comportement du système structural sous l'influence du comportement des
assemblages entre éléments, notamment les déformations et la résistance réelles des
assemblages ;
• les incertitudes influant sur les déformations gênées et la transmission des efforts entre
éléments, dues aux imperfections géométriques et aux tolérances de positionnement des
éléments et des appareils d'appui.

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Un ensemble de plusieurs éléments pourra être considéré comme une seule dalle dans le cas
où leur liaisonnement permet d’assurer la continuité et le monolithisme.

D’après la norme NF EN 1992-1-1 Clause 10.9.4.5 (2) [5] :

« la continuité peut être obtenue, par exemple :


• par recouvrement des barres ;
• par injection d'ancrage des armatures dans des réservations ;
• par recouvrement de boucles d'armatures ;
• par soudages de barres ou de plaques d'acier ;
• par application d'une précontrainte ;
• au moyen d'organes mécaniques (manchons filetés ou injectés) ;
• au moyen de connecteurs sertis (manchons sertis). »

2.4.2.1. Prise en compte des conditions d’appui


Pour chaque partie de l’ouvrage, une réflexion précise est à mener sur la prise en compte des
liaisons en plus de la réflexion sur les assemblages entre éléments. Il convient de définir les
modèles structuraux appropriés aux états-limites considérés. Usuellement, on considère les
appuis comme parfaits :

appui simple ;
articulation ;
ou encastrement.

Comme précédemment, les assemblages entre éléments préfabriqués peuvent être réalisés
à l’aide de produits industriels (boulons, appuis néoprènes, …) ou réalisés en pleine masse
(continuité des armatures, clavetage) en jouant sur la rigidité de l’assemblage, les liaisons
seront alors considérées comme parfaites mais dans la réalité, elles le seront plus au moins.
En effet la liaison considérée n’est qu’une modélisation de l’assemblage réel, et est donc
imparfaite. La présence de jeux peut bloquer les rotations, créer des moments dans les
articulations ou faire apparaître des rotations dans les encastrements ; de même que des
déformations de l'assemblage peuvent entraîner des rotations.

Chaque bord de dalle peut présenter un appui de type différent si ceux-ci ne sont pas effectifs
sur tout le pourtour de la dalle (par exemple une dalle de couverture posée sans joint sur les
piédroits) ou en présence d’ouvertures (voir 2.4.2.3).

Suivant les conditions d’assemblage et de ferraillage, il convient dans certains cas de


considérer des cas intermédiaires où les appuis ne sont ni des encastrements parfaits, ni des
articulations ou appuis simples, et où le moment n’est pas nul à la liaison.

Par exemple quand la dalle de couverture est posée sur un joint sur les piédroits, l’appui simple
est la solution la plus représentative, mais quand la dalle est boulonnée sur les piédroits, il est
possible de considérer l’appui comme une solution intermédiaire entre un appui simple et un
encastrement.

NOTE 11 : Pour une poutre, le moment maximal sous charge répartie de valeur q est de qL²/8 en la
considérant en appui simple, et de qL²/12 en la considérant en encastrement. Suivant les
conditions de mise en œuvre et les cas, il est possible d’utiliser l’une ou l’autre de ces
valeurs, ou même une valeur intermédiaire telle que par exemple la valeur de qL²/10, en
prenant bien soin de garder une valeur sécuritaire.

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Le choix des conditions d’appuis ne peut pas se faire indépendamment du mode de ferraillage,
car les reprises d’efforts sont différentes suivant le mode de ferraillage. Lorsque les aciers
d’un élément se prolongent dans l’autre afin de transmettre les efforts et que les aciers sont
dimensionnés pour reprendre les sollicitations dues au moment, alors la liaison est considérée
comme un encastrement, comme en Figure 15. Cependant, si les aciers se trouvant en partie
tendue ne sont là que pour éviter la fissuration et que leur section n’est pas suffisante pour
reprendre les sollicitations dues aux moments, alors la transmission des moments ne peut
être assurée et la liaison est considérée comme une articulation, comme en Figure 16.

Figure 15 – Exemples de ferraillage d’un encastrement

Figure 16 – Exemples de ferraillage d’une articulation

Ainsi, à la continuité entre deux éléments ou à la liaison piédroit-radier par exemple,


l’encastrement peut ne pas être parfait, et il est possible de considérer une articulation.

La norme NF EN 1992-1-1 Clause 9.3.1.2 [5] précise pour les armatures dans les dalles au
voisinage des appuis que, « lorsqu'un encastrement partiel se produit le long du bord d'une
dalle mais n'est pas pris en compte dans l'analyse, il convient que les armatures supérieures
soient capables de résister à au moins 25 % du moment maximal de la travée adjacente. Il
convient que ces armatures se prolongent sur une longueur d’au moins 0,2 fois la longueur
de la travée adjacente, mesurée à partir du nu de l'appui, qu’elles soient continues au droit
des appuis intermédiaires et qu'elles soient ancrées aux appuis d'extrémité. Sur un appui
d'extrémité, le moment à équilibrer peut être réduit jusqu’à 15 % du moment maximal de la
travée adjacente. »

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NOTE 12 : La norme NF EN 1992-1-1 Clause 10.9.1 (2) [5] indique qu’il convient de prévoir des
armatures et/ou des dispositions constructives particulières afin de tenir compte des effets
de déformations gênées parasites au droit des appuis dans le cas de dalles sur appuis
simples.

2.4.2.2. Prise en compte d’un comportement de type « plaque » ou de type « poutre »


Selon la norme NF EN 1992 1-1 2005 Clause 5.3.1 [5] :

« Une dalle soumise principalement à des charges uniformément réparties peut être considérée
porteuse dans une seule direction si l’une ou l’autre des conditions ci-après est remplie :
• elle présente deux bords libres (sans appuis) sensiblement parallèles, ou bien ;
• elle correspond à la partie centrale d’une dalle pratiquement rectangulaire appuyée sur quatre
côtés et dont le rapport de la plus faible portée à la plus grande portée est supérieur à deux. »

Si l’une ou l’autre de ces conditions est remplie, la dalle sera alors calculée comme une poutre.

2.4.2.3. Prise en compte des réservations


Les conditions d’appuis et la présence d’ouverture(s) plus ou moins importante(s) peuvent
influer sur la possibilité d’ancrer correctement les aciers.
Dans le cas où les ouvertures ne sont pas négligeables, il faut porter une attention particulière
à la répartition des efforts.

Pour l’exemple ci-contre Figure 17, il est possible de considérer une dalle centrale qui porte
dans le sens y et deux dalles (dans le prolongement des bandes de trémies) portant dans le
sens x qui viennent s’appuyer sur la dalle centrale.
Il ne faut pas oublier l’ajout d’aciers filants au voisinage des ouvertures qui feront office de
chaînages.

Figure 17 – Exemple de prise en compte des réservations

Pour la dalle de couverture par exemple, le couronnement béton permettant une grande
ouverture peut dans le cas où il est solidaire des piédroits (avec ancrage des aciers dans le
piédroit) être calculé comme un corbeau. Dans le cas où le couronnement est non solidaire
des piédroits (cas d’éléments simplement posés), il peut être calculé en considérant les quatre
côtés comme des poutres comme sur la Figure 18.

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Élément non
solidaire au
piédroit

Élément
solidaire
au piédroit
calculé en
corbeau

Figure 18 – Considérations d'ouverture dans une dalle

2.4.2.4. Application aux réservoirs


2.4.2.4.1. Dalle de couverture
Les appuis sont considérés comme des encastrements dans le cas d’une couverture solidaire
au piédroit (dans le cas d’ouvrages cadres par exemple). Lorsque la dalle de couverture est
simplement posée sur un joint, les appuis sont considérés comme des appuis simples.

Les appuis peuvent être effectifs sur un ou plusieurs côtés, on veillera à le prendre en compte
pour le calcul (présence de joints, réservations de grandes dimensions…) en considérant alors
la dalle appuyée sur quatre côtés, ou seulement sur trois ou deux côtés…

De même, il est possible de calculer la dalle comme une poutre si par exemple elle n’est
porteuse que dans une seule direction (voir paragraphe 2.4.2.2), par exemple dans le cas où
la dalle de couverture est composée de multiples dalles juxtaposées, les dalles ne sont
liaisonnées que sur deux côtés parallèles.

Figure 19 – Exemple de dalle de couverture en appui simple

2.4.2.4.2. Piédroits
Si l’on considère que les méthodes d’assemblage (boulonnage, clavetage…) servent à
reprendre les efforts et assurer le monolithisme de l’ouvrage, il sera alors nécessaire de les
dimensionner, de les vérifier (voir paragraphe 2.4.3.2) et d’en tenir compte pour les liaisons
des piédroits. Dans le cas d’un long réservoir parallélépipédique, les piédroits ne portent alors
que dans une direction et sont calculés comme des poutres, comme présenté en Figure 20.

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Figure 20 – Piédroits calculés comme des poutres

Si l’on considère que les méthodes d’assemblages servent uniquement à assurer la continuité
et l’étanchéité, et n’interviennent pas pour reprendre des efforts, il convient de dimensionner
les piédroits comme des plaques ou coques juxtaposées comme présenté en Figure 21.

Figure 21 – Piédroits calculés comme des plaques juxtaposées

Les conditions d’appui dépendent des méthodes d’assemblage. Les piédroits peuvent alors
être :
• encastrés ou articulés en pied selon le mode de ferraillage entre le piédroit et le radier ;
• libres en tête : sans dalle de couverture par exemple. (Pour un calcul en poutre, le piédroit
se calcule alors comme une console soumise à un chargement triangulaire et/ou une
charge uniformément répartie) ;
• en appui simple en tête : dans le cas où la dalle de couverture contient une encoche par
exemple sur la Figure 22, ou qu’elle est boulonnée sur le joint ;

Figure 22 – Exemple de dalle de couverture contenant une encoche

• encastré en tête : dans le cas d’ouvrages cadres par exemple.

Figure 23 – Convention pour les moments

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2.4.2.4.3. Radier
Pour déterminer le moment sollicitant le radier, celui-ci est assimilé à une plaque encastrée
ou articulée au niveau des piédroits et soumise à la réaction du sol.

Pour des ouvrages simples, cette méthode revient à considérer une charge uniforme (égale
au poids de l’ouvrage et éventuellement aux charges variables, selon le cas de charge) divisée
par la surface du radier, comme expliqué Figure 24.

Les conditions d’appuis les plus courantes pour les radiers sont :
• radier encastré ou articulé au niveau des quatre piédroits. Le radier est alors calculé
comme une dalle ;
• radier encastré ou articulé sur deux piédroits ou cas où le rapport entre le grand côté sur
le petit côté est supérieur à deux. Le radier est alors calculé comme une poutre.

NOTE 13 : La présence d’ouvertures en parties basses des piédroits peut amener à faire un calcul sur
un radier encastré sur trois côtés uniquement.

1) ouvrage vide p = ∑G/S= (p.p. piédroits+ p.p.dalle )/S


2) ouvrage plein p =(∑G+∑Q)/S=(p.p. piédroits+ p.p.dalle
+ p.eau interne +Qroul ou QM)/S.

où : p.p. est le poids propre


Qroul est la charge de roulement
QM est la charge de maintenance
S la surface du radier

Figure 24 – Schéma explicatif du principe de calcul du radier

Pour le dimensionnement du ferraillage du radier il faut également tenir compte des moments
transmis par les piédroits.

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2.4.3. Calcul des sollicitations et vérification des assemblages


2.4.3.1. Calcul des sollicitations
Les méthodes de calcul des moments dans les poutres et plaques rectangulaires sous
différentes conditions d’appui et soumises à des efforts sont indépendantes des Eurocodes
et ne font pas l’objet de ce rapport.

L’Annexe 2 de ce rapport présente à titre informatif des abaques pour le calcul des plaques
rectangulaires.

Pour les ouvrages circulaires ou les piédroits d’about en forme d’arcs pour les ouvrages
oblongs, il est possible d’utiliser des formules telles que les formules de Lebelle ou Hangan-
Soare pour déterminer les sollicitations (moments et efforts normaux) dans les différentes
parties du réservoir (Voir Annexe 4 de ce rapport).

Des méthodes de calcul comme les éléments finis peuvent être appliquées quand les calculs
ne sont pas possibles analytiquement (calcul de coques courbes simplement appuyées ou
articulées pour les réservoirs cylindriques par exemple).

2.4.3.2. Vérification des assemblages


Les assemblages doivent résister aux forces et déplacements auxquels ils sont soumis
pendant toute leur durée de vie. Selon la norme NF EN 1992-1-1 Clauses 10.9.4.1 et
10.9.4.2 [5] :

« les matériaux utilisés pour les assemblages doivent :


• être stables et durables pour la durée d'utilisation de projet de la structure ;
• être chimiquement et physiquement compatibles ;
• être protégés contre les influences chimiques et physiques défavorables ;
• (…)

Les plaques d'appui doivent présenter des propriétés de résistance et de déformation conformes
aux hypothèses de calcul.

Les assemblages doivent être capables de résister aux effets des actions conformément aux
hypothèses de calcul, de supporter les déformations nécessaires et d'assurer un comportement
robuste de la structure.

La vérification de la résistance et de la rigidité des assemblages peut être fondée sur l'analyse,
éventuellement complétée par des essais. »

Par exemple, il est possible de vérifier les flèches induites sur chaque élément séparément,
et, par différence, d’en déduire la rotation à reprendre dans l’assemblage.

NOTE 14 : Les vérifications sont à faire en partie courante, mais aussi avec les éléments d’angles.

2.4.3.2.1. Assemblage par boulonnage


Les assemblages par boulonnage transmettent les efforts de traction et de cisaillement. Les
vérifications selon la norme NF EN 1993-1-1 [27] consistent à s’assurer que :
• les déformations des liaisons sont faibles sous les sollicitations subies par l’ouvrage (on
vérifie par exemple leur compatibilité avec l’ouverture ou la déflection angulaire entre les
éléments) ;

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• l’effort tranchant qui sollicite les boulons au cisaillement est inférieur au cisaillement
maximal admissible par les boulons, qui est égal à 𝑓𝑢𝑏 /√3 , soit 60% de la valeur de
résistance à la traction 𝑓𝑢𝑏 du boulon ;
• le moment de flexion qui va solliciter les boulons et platines à l’arrachement est admissible.

2.4.3.2.2. Assemblage par clavetage


Lors d’un assemblage par clavetage, la continuité est assurée par l’entrecroisement d’aciers
en attente (crochets, barres aux extrémités courbes, boulons d’ancrage…) et d’aciers filants,
et le montage de béton coulé en place entre les différents éléments.
Les transmissions d’effort sont alors assurées si les conditions de recouvrements sont
respectées, voir la norme NF EN 1992-1-1 Clause 8.7 [5].

Pour la transmission des efforts de cisaillement aux interfaces entre deux bétons — élément
préfabriqué et béton coulé en place par exemple, il convient de se reporter à la norme NF EN
1992-1-1 Clause 6.2.5 [5] sur le cisaillement le long des surfaces de reprise et les aciers de
couture.

NOTE 15 : Pour un assemblage par clavetage, à l’interface béton préfabriqué et béton coulé en place,
les coefficients c et μ (qui dépendent de la rugosité de l’interface) peuvent être considérés
égaux à c = 0,35 et μ = 0,6 comme dans le cas d’une surface lisse. (NF EN 1992-1-1 Clause
6.2.5 (2)) [5].

La norme NF EN 1992-1-1 Clause 12.9.2 [5] indique qu’il convient de prévoir des armatures
afin de limiter la fissuration si des contraintes de traction sont attendues dans le béton des
joints de construction.

2.4.3.2.3. Matériau d’appui


Les appareils ou matériaux d’appui permettent de lisser les irrégularités de surface et de
répartir les contraintes de contact. Un contact direct entre éléments (exemple : dalle de
couverture posée sur les piédroits) sans matériau d’appui n’est pas recommandé.

La norme NF EN 1992-1-1 Clause 10.9.4.3 [5] précise, concernant les joints transmettant des
efforts de compression, qu’il « convient de réserver l'usage des joints secs (sans matériau de
liaison) aux cas pour lesquels une qualité d'exécution adéquate peut être obtenue. Il convient
alors de limiter à 0,3 fcd la contrainte moyenne dans l'appareil d'appui entre surfaces planes. »

NOTE 16 : Il pourra être possible de considérer une « qualité d'exécution adéquate » des produits
préfabriqués si la planéité et les tolérances géométriques sont vérifiées en usine.

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2.5. Vérification par la méthode des coefficients partiels


Lors de la vérification d’une structure par la méthode des coefficients partiels, le niveau de
sécurité n’est pas évalué de manière globale mais en tenant compte de la contribution
respective des actions, des matériaux ou des produits et des données géométriques.

La méthode consiste à déterminer les valeurs de calcul de chaque paramètre (actions,


matériaux ou produits, géométrie) sur la base de sa valeur représentative affectée d’un
coefficient partiel pour tenir compte de sa dispersion possible.

2.5.1. Coefficients partiels pour les matériaux ou les produits


Les coefficients partiels peuvent s’appliquer aux matériaux et aux produits (NF EN 1990 :
2003 Clause 6.3.3) [9].

Pour les états-limites ultimes, il convient que les coefficients partiels pour les matériaux et les
produits proviennent des normes EN 1992 à EN 1999 (NF EN 1990 : 2003 Clause 6.4.5) [9].

Pour les états-limites de service, il convient de prendre égaux à 1,0 les coefficients partiels
pour les matériaux et les produits, sauf spécification contraire des normes EN 1992 à EN 1999
(NF EN 1990 : 2003 Clause 6.5.4) [9].

2.5.1.1. Coefficients partiels applicables aux matériaux pour le béton armé et précontraint
Pour le calcul des ouvrages en béton armé ou précontraint, les coefficients partiels aux états-
limites ultimes sont définis pour le béton et pour l’acier dans la norme NF EN 1992-1-1 : 2005
Clause 2.4.2.4 Tableau 2.1.N [5] :

C S S
Situations de projet (béton) (acier de béton armé) (acier de
précontrainte)
Durable
1,5 1,15 1,15
Transitoire

Tableau 9 – Coefficients partiels relatifs aux matériaux pour les états-limites ultimes
(NF EN 1992-1-1 : 2005 Clause 2.4.2.4 Tableau 2.1.N) [5]

Les normes NF EN 1992-1-1 : 2005 Annexe A [5] et NF EN 13369 : 2004 annexe C [23]
mentionnent à titre informatif les conditions à respecter pour réduire ces coefficients partiels
des produits préfabriqués associés à un système qualité et à une attestation de conformité.

Aux états-limites de service, ils sont égaux à 1,0.

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2.5.1.2. Coefficients partiels applicables aux produits


Les coefficients partiels peuvent s’appliquer à une propriété caractéristique d’un produit
(NF EN 1990 : 2003 Clause 6.3.3) [9].

Pour cette propriété caractéristique, il convient de prendre (sauf indication contraire dans les
EN 1992 à EN 1999) (NF EN 1990 : 2003 Clause 4.2) [9] :
• si une valeur basse d’une propriété d’un matériau ou d’un produit est défavorable, la valeur
caractéristique comme étant le fractile 5 % ;
• si une valeur haute d’une propriété d’un matériau ou d’un produit est défavorable, la valeur
caractéristique comme étant le fractile 95 %.

Il convient d’utiliser des coefficients partiels (y compris ceux qui couvrent les incertitudes de
modèles) comparables à ceux utilisés dans les EN 1991 à EN 1999 (NF EN 1990 : 2003
Clause 5.2) [9].

2.5.2. Valeurs de base des actions


2.5.2.1. Principes généraux
Les actions appliquées aux réservoirs sont classées selon leur variabilité dans le temps
(NF EN 1990 : 2003 Clause 4.1.1) [9] :

• actions permanentes (notées G) : poids propre des structures, équipements fixes, actions
géotechniques… ;

• actions variables (notées Q) : charge de roulement, de maintenance, de neige ou du vent…

Chaque action est définie par une valeur caractéristique (NF EN 1990 : 2003 Clause 4.1.2)
[9] :

• Pour les actions permanentes, la valeur caractéristique s’exprime comme :


− unique (notée Gk) si la variabilité de l’action est faible (de l’ordre de 5 à 10 %) ;
− une valeur supérieure (notée Gk,sup) et une valeur inférieure (notée Gk,inf) dans les autres
cas.

• Pour les actions variables la valeur caractéristique Qk doit correspondre :


− soit à une valeur supérieure correspondant à une probabilité recherchée de ne pas être
dépassée vers le haut ou vers le bas, pendant une certaine durée de référence ;
− soit à une valeur nominale, qui peut être spécifiée dans des cas où il n’existe pas de
distribution statistique connue.

• Pour les actions variables, il est défini en outre (NF EN 1990 : 2003 Clause 4.1.3) [9] :
− une valeur de combinaison caractéristique : représentée par le produit 0 Qk ;
− une valeur fréquente : représentée par le produit 1Qk ;
− une valeur quasi-permanente : représentée par le produit 2Qk ;

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Les valeurs des coefficients  dépendent des types d’ouvrages. Les Eurocodes n’ayant pas
défini ces coefficients pour des ouvrages similaires aux réservoirs, on donne pour information
les valeurs recommandées de ces coefficients pour les bâtiments dans le Tableau 10
(NF EN 1990 : 2003 Annexe A1 Tableau A1.1) [9] :

Action 0 1 2
Charges d’exploitation des bâtiments, catégorie (voir EN 1991-1-1) :
Catégorie A : habitation, zones résidentielles 0,7 0,5 0,3
Catégorie B : bureaux 0,7 0,5 0,3
Catégorie C : lieux de réunion 0,7 0,7 0,6
Catégorie D : commerces 0,7 0,7 0,6
Catégorie E : stockage 1,0 0,9 0,8
Catégorie F : zone de trafic, véhicules de poids ≤ 30 kN 0,7 0,7 0,6
Catégorie G : zone de trafic, véhicules de poids compris entre 30 kN et 160 kN 0,7 0,5 0,3
Catégorie H : toits 0 0 0
Charges dues à la neige sur les bâtiments
(NF EN 1991-1-3/NA Clause 4.2(1)) :
Pour tous les sites dont l’altitude est supérieure à 1000 mètres au-dessus du niveau de 0,70 0,50 0,20
la mer
Pour tous les sites dont l’altitude est inférieure à 1000 mètres au-dessus du niveau de la 0,50 0,20 0
mer
Charges dues au vent sur les bâtiments (voir NF EN 1991-1-4) 0,6 0,2 0
Température (hors incendie) dans les bâtiments (voir NF EN 1991-1-5) 0,6 0,5 0

Tableau 10 – Valeurs recommandées des coefficients  pour les bâtiments


(intégrant les prescriptions de la NF EN 1991-1-3/NA : 2007 pour la neige [15]) (NF EN 1990 : 2003 Annexe A1
Tableau A1.1) [9]

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2.5.2.2. Application aux réservoirs

Action 0 1 2

Charge de maintenance sur dalle de couverture (véhicule considéré de poids 0M= 1M= 2M=
compris entre 30 et 160 kN) 0,7 0,5 0,3
Eau souterraine : Les actions dues à l’eau sont traitées comme des actions
permanentes selon la définition de la NF EN 1990 [9], leur caractère variable
- - -
étant pris en compte par les 4 niveaux présentés au paragraphe 2.2.3.
NF EN 1990/NA : 2011 Clause A1.3.1 [13]
0eauint= 1eauint= 2eauint=
Eau intérieure à l’ouvrage (i.e. stockage)
1,0 0,9 0,8
0roul= 1roul= 2roul=
Charge de véhicule de service (considérée de poids compris entre 30 et 160 kN)
0,7 0,5 0,3
0p= 1p= 2p=
Charge des piétons (considérée comme une zone résidentielle)
0,7 0,5 0,3
Charges dues à la neige sur les bâtiments (NF EN 1991-1-3/NA Clause 4.2(1))
- - -
[15] :
− Pour tous les sites dont l’altitude est supérieure à 1000 mètres au-dessus du 0N= 1N= 2N=
niveau de la mer 0,7 0,5 0,2

− Pour tous les sites dont l’altitude est inférieure à 1000 mètres au-dessus du 0N= 1N= 2N=
niveau de la mer 0,5 0,2 0,0
− Température (hors incendie) dans les bâtiments (voir NF EN 1991-1-5) 0,6 0,5 0

Tableau 11– Valeurs de  pouvant être utilisées sur les réservoirs

Le Fascicule 74 du CCTG [6] précise à l’article 4.2.2.1.3 que « l’action T déterminante pour un
réservoir est en général le gradient de température entre l’intérieur et l’extérieur supposé
concomitant à la présence du liquide. Pour cette action, sont retenus : 0 = 1 = 0,60. »

Dans ce qui suit, les combinaisons d’actions ne prennent pas en considération l’action du
gradient thermique. En effet, le gradient thermique a lieu entre deux faces opposées ou
génératrices en cas d’ensoleillement différent. Les réservoirs de notre étude sont enterrés,
par conséquent ne subissant pas d’ensoleillement, ne contenant pas de liquide très chaud ou
très froid (réservoirs pour eaux pluviales ) pour générer un gradient thermique.

2.5.3. Combinaisons d'actions et coefficients partiels pour les actions aux états-
limites ultimes
2.5.3.1. Principes généraux
La vérification à l’état-limite ultime pour une situation durable (combinaisons fondamentales
de la norme NF EN 1990 : 2003 Clause 6.4.3.2) [9] est basée sur une combinaison des effets
des actions à considérer :
• la valeur de calcul de l’action variable dominante ;
• les valeurs de combinaison de calcul des actions variables d’accompagnement.

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Pour l’état-limite ultime d’équilibre de structure STR avec ou sans actions géotechniques GEO
des réservoirs, on utilise les combinaisons d’actions applicables aux bâtiments (les
combinaisons d’actions applicables aux ponts étant dépendantes du type de trafic considéré,
elles ne sont pas transposables aux réservoirs).

Les tableaux ci-après synthétisent les coefficients partiels aux actions à prendre en compte
dans les différentes combinaisons d’actions aux états-limites ultimes d’équilibre de structure
STR pour le dimensionnement des éléments structuraux non soumis à des actions
géotechniques (NF EN 1990 : 2011 Annexe A1 Clause A1.3.1 (4)) [26].

Pour les différentes combinaisons d’actions aux états-limites ultimes d’équilibre de structure
STR, pour le dimensionnement des éléments structuraux soumis à des actions géotechniques,
il convient d’adopter l’approche 2 décrite dans la NF EN 1990 : 2011 Annexe A1 Clause A1.3.1
[26].

Le Tableau 12 concerne les actions variables autres que l'eau souterraine, le Tableau 11
concerne l'eau souterraine.

États-limites d’équilibre statique STR sans action géotechnique ou STR/GEO avec actions
géotechniques en approche 2
Si l'action variable dominante est défavorable :

1.35  G kj ,sup + 1,0  Gkj ,inf + 1.5  Qk ,1 + 1.5  0,i  Qk ,i


i 1
I__________________I I________________I I_________I I__________________I
Actions Actions Actions Actions variables
Combi- permanentes permanentes variables d'accompagnement
défavorables favorables dominantes défavorables.
naisons Action (1) Le coefficient
d’actions variable partiel aux actions NF EN 1990 :
pour les domi- Qi est nul pour les 2003 Clause
6.4.3.2
situations nante actions favorables
Équation 6.10
durables sur la NF EN
ou transi- structure Si l'action variable dominante est favorable : 1990 :NA :20
toires autre 11Clause
A1.3.1
(combi- que l’eau
naisons souter-
 1.35  G kj , sup +  1,0  G kj ,inf + 0 +  1.5  0,i  Q
i 1
Tableau A1.2
k , i (B) (NF)

fonda- raine I_______________________I I__________________I I____I I_______________________I


mentales)
Actions Actions Actions Actions variables
permanentes permanentes variables d'accompagnement
défavorables favorables domi- défavorables.
nantes Le coefficient partiel
annulées aux actions Qi est
nul pour les actions
favorables

Tableau 12– Etats-limites d’équilibre statique STR sans action géotechnique ou STR/GEO avec actions
géotechniques en approche 2, actions autres que l'eau souterraine

(1) Lorsqu’une action variable est réellement bornée par une disposition physique, le coefficient 1,5
peut être remplacé par 1,35.

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États-limites d’équilibre statique STR sans action géotechnique ou STR/GEO avec actions géotechniques
en approche 2
Si l'action de l'eau souterraine est défavorable :

1.35  G kj , sup + 1,0  G kj , inf + 1.2  EH + 1.5   0, i  Qk, i


i 1
I__________________I I________________I I___________I I____________________I
Actions Actions Actions Actions
permanentes permanentes variables d'accompagnement
défavorables favorables dominantes défavorables.
Combi- Le coefficient
de l'eau au
naisons niveau partiel aux actions
Action
d’actions caractéri- Qi est nul pour les
variable stique actions favorables
pour les NF EN 1990 :
domi- 2003 Clause
situations 6.4.3.2
nante sur
durables Equation
la Si l'action de l'eau souterraine est favorable : 6.10
ou transi-
structure
toires ∑ 1.35 ⋅ 𝐺𝑘𝑗,𝑠𝑢𝑝 + ∑ 1,0 ⋅ 𝐺𝑘𝑗,𝑖𝑛𝑓 + 1.0 ⋅ 𝐸𝐵 + ∑ 1.5 ⋅ 𝜓0,𝑖 ⋅ 𝑄𝑘,𝑖
NF EN
: eau 1990/NA:201
(combi- 1 A.1.3.1
souter- 𝑖>1
naisons I__________________I I________________I I__________I I______________________I
raine
fonda- Actions Actions Actions Actions variables
mentales) permanentes permanentes Variables d'accompagnement
défavorables favorables dominantes défavorables.
de l'eau au Le coefficient
niveau partiel aux actions
caractéristiq Qi est nul pour les
ue actions favorables

Tableau 13 – Etats-limites d’équilibre statique STR sans action géotechnique ou STR/GEO avec actions
géotechniques en approche 2, actions dues à l'eau souterraine

On rappelle que les niveaux d’eau définis selon la norme NF EN 1990/NA : 2011 [26] sont :
• EH : niveau caractéristique des hautes eaux ;
• EB : niveau caractéristique des basses eaux.

La clause A.1.3.1 de la norme NF EN 1990/NA : 2011 [26] précise, dans le cas de


combinaisons d’actions en approche 2 STR et/ou GEO que, lorsque l’action variable
dominante est due à l’eau :
• si elle est défavorable la vérification doit être faite pour la situation de projet définie par le
niveau caractéristique EH, l’action due à l’eau étant multipliée par le coefficient égal à 1,2 ;
• si elle est favorable, la vérification doit être faite pour la situation de projet définie par le
niveau caractéristique EB, l’action due à l’eau étant multipliée par le coefficient égal à 1,0.

On rappelle également que la norme NF EN 1992-3/NA [3] (article 2.3.1 (102)) précise que
« lorsque la valeur de la charge d’exploitation est de l’eau dont le niveau est étroitement borné, la
combinaison à l’ELU fondamental est :
1,35 G + 1,2 E
où :
E est le maximum entre la hauteur d’eau théorique d’exploitation et celle du trop-plein »

49
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« Il convient de retenir en situation de projet accidentelle la combinaison suivante :


G + (HR + 100 mm)
où :
HR est la hauteur d’eau contenue accidentelle définie par une étude hydraulique particulière. A
défaut, retenir la hauteur du niveau de débordement du réservoir. »

2.5.3.2. Application des principes des États-Limites ultimes aux réservoirs


Avant de faire des calculs à l’Eurocode 2, il faut calculer l’excentricité e=M/N qui est le rapport
entre le moment fléchissant et l’effort de traction. Si le centre de pression est situé entre les
aciers, on se ramène à un calcul de traction pure. Sinon le calcul est effectué en flexion
composée.

Le calcul pour les réservoirs cylindriques revient dans la plupart des cas à un calcul de traction
pour les aciers horizontaux dans la jupe et un calcul de flexion pour les aciers verticaux (ce
cas sera traité au travers d’un exemple spécifique).

Pour les réservoirs parallélépipédiques de grandes dimensions faiblement enterrés, dans le


sens vertical le moment sera toujours largement supérieur à l’effort normal (qui est dû au
poids propre des piédroits et au poids du remblai) et donc le centre de pression sera toujours
en dehors des aciers, par simplification le calcul s’effectuera en flexion simple.

Dans la suite du document les symboles suivants représentent :

• G : Poids propre ;
• Gremblais : Poids des remblais
• Pter : Poussée due aux poids des terres ;
• Qroul : Charge de roulement (circulation de véhicule) ;
• QN : Charge de neige ;
• QM : Charge de maintenance sur couverture ;
• QP : Charge des piétons sur couverture ;
• Qeau,int : Charge due à l’eau intérieure à l’ouvrage ;
• EH : Actions hydrauliques avec une nappe au niveau caractéristique haut ;
• EB : Actions hydrauliques avec une nappe au niveau caractéristique bas ;
• T : Actions dues aux gradients thermiques

On rappelle que l’action due au gradient thermique n’est à considérer que dans le cas du béton
coulé en place, ce qui n’est pas le cas de notre étude qui concerne les produits en béton
préfabriqué.

2.5.3.2.1. Piédroits
Cas 1 : cas où l’ouvrage est plein mais non remblayé :

• Situation d’essai d’étanchéité


Avant la mise en service, l’ouvrage est soumis à des essais d’étanchéité. Pour cette
situation, la combinaison d’actions utilisée est la combinaison accidentelle mais sans
toutefois prendre en compte les actions accidentelles (NF EN 1991-4 : 2007 / Annexe B.4
(4)) [18] .

50
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De plus, la valeur recommandée pour le coefficient partiel à appliquer aux actions produites
par le liquide en période d’essais est γF = 1,00 (NF EN 1991-4 / Annexe B.3 (3) et B.2.1
(2)) [18].

L’application de cette clause donne la combinaison suivante :

1.35 G + 1.0 Qeau,int

Les piédroits sont soumis uniquement à la pression de l’eau intérieure à l’ouvrage.

Ainsi les combinaisons à l’ELU reviennent à : 1.0 Qeau,int

Cette combinaison ne couvre pas le cas d’étude le plus défavorable, qu’on présente dans
ce qui suit.

• Situation de fonctionnement
Lorsqu’on considère l’ouvrage en fonctionnement, la combinaison d’actions à l’ELU
fondamental est : 1,35 G + 1,2 E (NF EN 1992-3/NA (article 2.3.1 (102)) [3].

Où E : est le maximum entre la hauteur d’eau théorique d’exploitation et celle du trop-plein


(NF EN 1992-3/NA 2.3.1 (P) [3].

En effet, la valeur recommandée pour le coefficient partiel à appliquer aux actions produites
par le liquide en période de fonctionnement est γF = 1,2 (NF EN 1991-4/ Annexe B.3 (2) et
B.2.1 (2)) [18].

Les piédroits sont soumis uniquement à la pression de l’eau intérieure à l’ouvrage.

Ainsi les combinaisons à l’ELU reviennent à : 1,2 Qeau,int

Cas 2 : cas où l’ouvrage est vide et remblayé :

Les piédroits sont soumis à :


• la poussée latérale des terres ;
• la poussée latérale due aux charges de véhicule éventuelles ;
• la pression de l’eau de la nappe phréatique éventuelle.

Les combinaisons à l’ELU pour les piédroits non soumis à des charges hydrauliques
souterraines reviennent alors à :

1,35 𝑃𝑡𝑒𝑟 + 1,5 𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙

Les combinaisons à l’ELU pour les piédroits soumis à des charges hydrauliques souterraines
reviennent alors à :

• Charge hydraulique dominante au niveau caractéristique défavorable


(l’action de la charge de roulement est considérée défavorable)

1,35 𝑃𝑡𝑒𝑟 + 1,2 𝐸𝐻 + 1,5 𝜓0,𝑟𝑜𝑢𝑙 𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙

51
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• Charge hydraulique dominante au niveau favorable


(l’action de la charge de roulement est considérée défavorable)

1,35 𝑃𝑡𝑒𝑟 + 1,0 𝐸𝐵 + 1,5 𝜓0,𝑟𝑜𝑢𝑙 𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙

• Charge roulante dominante avec charge hydraulique au niveau caractéristique


(l’action variable dominante sur la structure est autre que l’eau ; l’eau souterraine est
considérée comme action permanente favorable)

1,35 𝑃𝑡𝑒𝑟 + 1,5 𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙 + 1,0 𝐸𝐻

• Charge roulante dominante avec charge hydraulique au niveau favorable


(l’action variable dominante sur la structure est autre que l’eau ; l’eau souterraine est
considérée comme action permanente favorable)

1,35 𝑃𝑡𝑒𝑟 + 1,5 𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙 + 1,0 𝐸𝐵

2.5.3.2.1. Couverture
On rappelle que les couvertures sont soumises à :
• Leur poids propre G
• Le poids du remblai Gremblais
• La charge de neige QN
• Les charges de maintenance QM
• Les charges des piétons QP
• Les charges de roulement Qroul

Ainsi, le développement des combinaisons à l’ELU aboutit à :

1,35 𝐺 + 1,35 𝐺𝑟𝑒𝑚𝑏𝑙𝑎𝑖𝑠 + 1,5 𝑄𝑁 + 1,5 𝜓0,𝑀 𝑄𝑀 + 1,5 𝜓0,𝑃 𝑄𝑃 + 1,5 𝜓0,𝑟𝑜𝑢𝑙 𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙
1,35 𝐺 + 1,35 𝐺𝑟𝑒𝑚𝑏𝑙𝑎𝑖𝑠 + 1,5 𝑄𝑀 + 1,5 𝜓0,𝑁 𝑄𝑁 + 1,5 𝜓0,𝑃 𝑄𝑃 + 1,5 𝜓0,𝑟𝑜𝑢𝑙 𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙
1,35 𝐺 + 1,35 𝐺𝑟𝑒𝑚𝑏𝑙𝑎𝑖𝑠 + 1,5 𝑄𝑃 + 1,5 𝜓0,𝑁 𝑄𝑁 + 1,5 𝜓0,𝑀 𝑄𝑀 + 1,5 𝜓0,𝑟𝑜𝑢𝑙 𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙
1,35 𝐺 + 1,35 𝐺𝑟𝑒𝑚𝑏𝑙𝑎𝑖𝑠 + 1,5 𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙 + 1,5 𝜓0,𝑁 𝑄𝑁 + 1,5 𝜓0,𝑀 𝑄𝑀 + 1,5 𝜓0,𝑃 𝑄𝑃

2.5.3.2.2. Radier
Le radier est à considérer dans deux cas d’étude, semblables à ceux présentés pour les
piédroits.

Cas 1 : cas où l’ouvrage est plein mais non remblayé

Le radier est calculé avec les sollicitations dues aux charges verticales permanentes et
variables et aux moments d’encastrements des piédroits sous charges permanentes. La
charge d’eau interne à l’ouvrage et le poids propre du radier sont transmis directement au sol
et ne produisent pas de moment fléchissant dans l’ouvrage.

52
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Cas 2 : cas où l’ouvrage est vide et remblayé, le radier reprend les charges verticales qui sont :

• poids propre de l’ensemble de l’ouvrage incluant les équipements ;


• poids des remblais ;
• charge de maintenance ;
• charge de véhicules et des piétons dans le cas où aucun obstacle n’empêche l’accès de
ces derniers ;
• charge de neige (éventuelle) ;
• poussée hydrostatique verticale de la nappe (si applicable).

Le développement des combinaisons à l’ELU aboutit à :

1,35 𝐺 + 1,35 𝐺𝑟𝑒𝑚𝑏𝑙𝑎𝑖𝑠 + 1,5 𝑄𝑁 + 1,5 𝜓0,𝑀 𝑄𝑀 + 1,5 𝜓0,𝑃 𝑄𝑃 + 1,5 𝜓0,𝑟𝑜𝑢𝑙 𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙
1,35 𝐺 + 1,35 𝐺𝑟𝑒𝑚𝑏𝑙𝑎𝑖𝑠 + 1,5 𝑄𝑀 + 1,5 𝜓0,𝑁 𝑄𝑁 + 1,5 𝜓0,𝑃 𝑄𝑃 + 1,5 𝜓0,𝑟𝑜𝑢𝑙 𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙
1,35 𝐺 + 1,35 𝐺𝑟𝑒𝑚𝑏𝑙𝑎𝑖𝑠 + 1,5 𝑄𝑃 + 1,5 𝜓0,𝑁 𝑄𝑁 + 1,5 𝜓0,𝑀 𝑄𝑀 + 1,5 𝜓0,𝑟𝑜𝑢𝑙 𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙
1,35 𝐺 + 1,35 𝐺𝑟𝑒𝑚𝑏𝑙𝑎𝑖𝑠 + 1,5 𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙 + 1,5 𝜓0,𝑁 𝑄𝑁 + 1,5 𝜓0,𝑀 𝑄𝑀 + 1,5 𝜓0,𝑃 𝑄𝑃

NOTE 17 : Si 𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙 , 𝑄𝑀 et 𝑄𝑝 ne sont pas concomitants, ces combinaisons peuvent être simplifiées.

2.5.4. Combinaisons d'actions et coefficients partiels pour les actions aux états-
limites de service
2.5.4.1. Principes généraux
La vérification aux états-limites de service se base sur la vérification des combinaisons
suivantes (NF EN 1990 : 2003 Clause 6.5.3) [9] :
• combinaisons caractéristiques, normalement utilisées pour les états-limites irréversibles ;
• combinaisons fréquentes, normalement utilisées pour les états-limites réversibles ;
• combinaisons quasi-permanentes, utilisées pour des effets à long terme et d’aspect de la
structure.

Les coefficients partiels sur les actions définis pour les bâtiments (NF EN 1990 : 2003 -
Annexe A1 - Clause A1.4.1 - Tableau A1.4) [24] et les ponts (NF EN 1990/A1 : 2006 Annexe
A2 Clause A2.4.1 Tableau A2.6) [24] sont identiques. Ils sont égaux à 1.

53
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Le tableau ci-dessous synthétise les combinaisons à considérer aux états-limites de service :

combinaisons G
j = 1
k, j + P + Qk ,1 + 
i 1
0 ,i  Qk ,i NF EN 1990 :
2003 Clause 6.5.3
caractéristiques
Equation 6.14b

G + P +  1,1  Qk ,1 +  2,i  Qk ,i
NF EN 1990 :
combinaisons 2003 Clause 6.5.3
k, j
fréquentes
Equation 6.15b

combinaison quasi-
permanentes
G
j =1
k, j + P +  2,1  Qk ,1 +  2,i  Qk ,i
i 1
NF EN 1990 :
2003 Clause 6.5.3
Equation 6.16b

Actions permanentes Action variable


Actions variables d’accompagnement
défavorables + poids propre dominante

Tableau 14 – Combinaisons à l'ELS

2.5.4.2. Application aux réservoirs


Dans la suite du document les symboles suivants représentent :

G : Poids propre ;
Gremblais : Poids des remblais ;
Pter : Poussée due aux poids des terres ;
Qroul : Charge de roulement (circulation de véhicule) ;
QN : Charge de neige ;
QM : Charge de maintenance sur couverture ;
QP : Charge des piétons sur couverture ;
Qeau,int : Charge due à l’eau intérieure à l’ouvrage ;
EH : Actions hydrauliques avec une nappe au niveau caractéristique ;
EE : Actions hydrauliques avec une nappe au niveau accidentel ;
EB : Actions hydrauliques avec une nappe au niveau quasi-permanent ;
EF : Actions hydrauliques avec une nappe au niveau fréquent.

2.5.4.2.1. Piédroits
Cas 1 : cas où l’ouvrage est plein mais non remblayé

Les combinaisons à l’ELS reviennent alors à : 𝑄𝑒𝑎𝑢,𝑖𝑛𝑡

Cas 2 : cas où l’ouvrage est vide et remblayé

Les combinaisons à l’ELS reviennent à :


• Pour les piédroits non soumis à des charges hydrauliques souterraines :
− Combinaison caractéristique : 𝑃𝑡𝑒𝑟 + 𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙
− Combinaison fréquente : 𝑃𝑡𝑒𝑟 + 𝜓1,𝑟𝑜𝑢𝑙 𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙
− Combinaison permanente : 𝑃𝑡𝑒𝑟 + 𝜓2,𝑟𝑜𝑢𝑙 𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙

54
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• Pour les piédroits soumis à des charges hydrauliques souterraines :


− Combinaison caractéristique : 𝑃𝑡𝑒𝑟 + 𝐸𝐻 + 𝜓0,𝑟𝑜𝑢𝑙 𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙 ou 𝑃𝑡𝑒𝑟 + 𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙 + 𝐸𝐻
− Combinaison fréquente : 𝑃𝑡𝑒𝑟 + 𝐸𝐹 + 𝜓2,𝑟𝑜𝑢𝑙 𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙 ou 𝑃𝑡𝑒𝑟 + 𝜓1,𝑟𝑜𝑢𝑙 𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙 + 𝐸𝐵
− Combinaison permanente : 𝑃𝑡𝑒𝑟 + 𝐸𝐵 + 𝜓2,𝑟𝑜𝑢𝑙 𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙

2.5.4.2.2. Couverture
Pour la couverture, le développement des combinaisons à l’ELS aboutit à :

• Combinaison caractéristique :
𝐺 + 𝐺𝑟𝑒𝑚𝑏𝑙𝑎𝑖𝑠 + 𝑄𝑁 + 𝜓0,𝑀 𝑄𝑀 + 𝜓0,𝑃 𝑄𝑃 + 𝜓0,𝑟𝑜𝑢𝑙 𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙
𝐺 + 𝐺𝑟𝑒𝑚𝑏𝑙𝑎𝑖𝑠 + 𝑄𝑀 + 𝜓0,𝑁 𝑄𝑁 + 𝜓0,𝑃 𝑄𝑃 + 𝜓0,𝑟𝑜𝑢𝑙 𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙
𝐺 + 𝐺𝑟𝑒𝑚𝑏𝑙𝑎𝑖𝑠 + 𝑄𝑃 + 𝜓0,𝑁 𝑄𝑁 + 𝜓0,𝑀 𝑄𝑀 + 𝜓0,𝑟𝑜𝑢𝑙 𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙
𝐺 + 𝐺𝑟𝑒𝑚𝑏𝑙𝑎𝑖𝑠 + 𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙 + 𝜓0,𝑁 𝑄𝑁 + 𝜓0,𝑀 𝑄𝑀 + 𝜓0,𝑃 𝑄𝑃

• Combinaison fréquente :
𝐺 + 𝐺𝑟𝑒𝑚𝑏𝑙𝑎𝑖𝑠 + 𝜓1,𝑁 𝑄𝑁 + 𝜓2,𝑀 𝑄𝑀 + 𝜓2,𝑃 𝑄𝑃 + 𝜓2,𝑟𝑜𝑢𝑙 𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙
𝐺 + 𝐺𝑟𝑒𝑚𝑏𝑙𝑎𝑖𝑠 + 𝜓1,𝑀 𝑄𝑀 + 𝜓2,𝑁 𝑄𝑁 + 𝜓2,𝑃 𝑄𝑃 + 𝜓2,𝑟𝑜𝑢𝑙 𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙
𝐺 + 𝐺𝑟𝑒𝑚𝑏𝑙𝑎𝑖𝑠 + 𝜓1,𝑃 𝑄𝑃 + 𝜓2,𝑁 𝑄𝑁 + 𝜓2,𝑀 𝑄𝑀 + 𝜓2,𝑟𝑜𝑢𝑙 𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙
𝐺 + 𝐺𝑟𝑒𝑚𝑏𝑙𝑎𝑖𝑠 + 𝜓1,𝑟𝑜𝑢𝑙 𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙 + 𝜓2,𝑁 𝑄𝑁 + 𝜓2,𝑀 𝑄𝑀 + 𝜓2,𝑃 𝑄𝑃

• Combinaison permanente
𝐺 + 𝐺𝑟𝑒𝑚𝑏𝑙𝑎𝑖𝑠 + 𝜓2,𝑁 𝑄𝑁 + 𝜓2,𝑀 𝑄𝑀 + 𝜓2,𝑃 𝑄𝑃 + 𝜓2,𝑟𝑜𝑢𝑙 𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙

2.5.4.2.3. Radier
Cas 1 : cas où l’ouvrage est plein mais non remblayé, le développement des combinaisons à
l’ELS pour le radier aboutit à :

• Combinaison caractéristique :
𝐺 + 𝐺𝑟𝑒𝑚𝑏𝑙𝑎𝑖𝑠 + 𝑄𝑁 + 𝜓0,𝑀 𝑄𝑀 + 𝜓0,𝑃 𝑄𝑃 + 𝜓0,𝑟𝑜𝑢𝑙 𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙
𝐺 + 𝐺𝑟𝑒𝑚𝑏𝑙𝑎𝑖𝑠 + 𝑄𝑁 + 𝜓0,𝑀 𝑄𝑀 + 𝜓0,𝑃 𝑄𝑃 + 𝜓0,𝑟𝑜𝑢𝑙 𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙
𝐺 + 𝐺𝑟𝑒𝑚𝑏𝑙𝑎𝑖𝑠 + 𝑄𝑃 + 𝜓0,𝑁 𝑄𝑁 + 𝜓0,𝑀 𝑄𝑀 + 𝜓0,𝑟𝑜𝑢𝑙 𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙
𝐺 + 𝐺𝑟𝑒𝑚𝑏𝑙𝑎𝑖𝑠 + 𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙 + 𝜓0,𝑁 𝑄𝑁 + 𝜓0,𝑀 𝑄𝑀 + 𝜓0,𝑃 𝑄𝑃

• Combinaison fréquente :
𝐺 + 𝐺𝑟𝑒𝑚𝑏𝑙𝑎𝑖𝑠 + 𝜓1,𝑁 𝑄𝑁 + 𝜓2,𝑀 𝑄𝑀 + 𝜓2,𝑃 𝑄𝑃 + 𝜓2,𝑟𝑜𝑢𝑙 𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙
𝐺 + 𝐺𝑟𝑒𝑚𝑏𝑙𝑎𝑖𝑠 + 𝜓1,𝑀 𝑄𝑀 + 𝜓2,𝑁 𝑄𝑁 + 𝜓2,𝑃 𝑄𝑃 + 𝜓2,𝑟𝑜𝑢𝑙 𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙
𝐺 + 𝐺𝑟𝑒𝑚𝑏𝑙𝑎𝑖𝑠 + 𝜓1,𝑃 𝑄𝑃 + 𝜓2,𝑁 𝑄𝑁 + 𝜓2,𝑀 𝑄𝑀 + 𝜓2,𝑟𝑜𝑢𝑙 𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙
𝐺 + 𝐺𝑟𝑒𝑚𝑏𝑙𝑎𝑖𝑠 + 𝜓1,𝑟𝑜𝑢𝑙 𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙 + 𝜓2,𝑁 𝑄𝑁 + 𝜓2,𝑀 𝑄𝑀 + 𝜓2,𝑃 𝑄𝑃

• Combinaison permanente
𝐺 + 𝐺𝑟𝑒𝑚𝑏𝑙𝑎𝑖𝑠 + 𝜓2,𝑁 𝑄𝑁 + 𝜓2,𝑀 𝑄𝑀 + 𝜓2,𝑃 𝑄𝑃 + 𝜓2,𝑟𝑜𝑢𝑙 𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙

Cas 2 : cas où l’ouvrage est vide et remblayé, le développement des combinaisons à l’ELS
pour le radier aboutit à :

• Combinaison caractéristique : 𝐺 + 𝐺𝑟𝑒𝑚𝑏𝑙𝑎𝑖𝑠 + 𝑄𝑒𝑎𝑢,𝑖𝑛𝑡


• Combinaison fréquente : 𝐺 + 𝐺𝑟𝑒𝑚𝑏𝑙𝑎𝑖𝑠 + 𝜓1,𝑒𝑎𝑢 𝑄𝑒𝑎𝑢,𝑖𝑛𝑡
• Combinaison permanente : 𝐺 + 𝐺𝑟𝑒𝑚𝑏𝑙𝑎𝑖𝑠 + 𝜓2,𝑒𝑎𝑢 𝑄𝑒𝑎𝑢,𝑖𝑛𝑡

55
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On rappelle aussi, que dans le cas des combinaisons à l’ELS, selon les recommandations du
Fascicule n°74 [6] (clause 4.2.2.1.3, en référence à l’article 6.5.3 de la norme NF EN 1990)
on ne considère que la combinaison caractéristique.

« Seule la combinaison caractéristique est considérée pour la justification des sections dans la
fonction rétention des liquides de ces ouvrages». « Malgré la faible occurrence de certaines actions
variables, l’importance de la fonction rétention des liquides impose le choix de la combinaison
caractéristique. »
Clause 4.2.2.1.3 Fascicule 74.

NOTE 18 : Si 𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙 , 𝑄𝑀 et 𝑄𝑝 ne sont pas concomitants, ces combinaisons peuvent être simplifiées.

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2.6. Calcul à l’Eurocode 2


2.6.1. Justification à l’état limite ultime
Dans le cas de réservoirs parallélépipédiques, la justification à l’Eurocode 2 à l’état limite
ultime consiste généralement à justifier les sections d’armatures du réservoir pour reprendre
les moments de flexion de ses différents éléments et ceci dans les sections critiques : mi-
portée de la dalle de couverture, mi-portée du radier, angles, liaisons, mi-portée des piédroits...

L’état limite de service est souvent prépondérant pour le dimensionnement des sections si la
fissuration est limitée (ce qui est le cas pour les réservoirs).

Dans le cas de réservoirs circulaires, la vérification à l’état limite ultime consiste à justifier les
sections d’armatures pour reprendre les efforts de traction dans la jupe, et les efforts de
flexion dans les dalles de couverture et radier.

Les justifications s’effectuent selon la méthode suivante :

2.6.1.1. Données d’entrée


Le Tableau 15 fait apparaître les données d’entrée nécessaires au calcul.
Il précise si les données sont :
• des caractéristiques de l’ouvrage ;
• des caractéristiques des produits ;
• des données de calcul issues de la norme NF EN 1992-1-1 [5] (sont alors mentionnées les
références applicables).

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Notations pour le
Données d’entrée des calcul selon
Unités Origines
éléments NF EN 1992-1-1
[5]
Caractéristique du produit
Largeur de l'élément 𝑏𝑤 m (les calculs peuvent être effectués sur 1m
de largeur pour les plaques)
Épaisseur h m Caractéristique du produit
Caractéristique du produit
Hauteur utile des aciers
d m (Pour premier calcul avant de la définir
tendus
𝑑 = 0,9ℎ)
Hauteur utile des aciers
d’ m Caractéristique du produit
comprimés
Enrobage des aciers tendus c m Caractéristique du produit
Limite caractéristique
𝑓𝑦𝑘 MPa Caractéristique du produit
d’élasticité de l’acier fyk
Valeur minimale du Données de calcul issues de la norme
coefficient k selon classe des k - NF EN 1992-1-1 Annexe C tableau C.1 et
aciers (selon diagramme) Clause 3.2.7.
Déformation relative Elle dépend du type d’acier et du choix du
caractéristique maximale diagramme contrainte-déformation de
𝜀𝑢𝑘 - l’acier
selon classe de l’acier (si
k>1) Pour les aciers de béton armé (barres ou
treillis) on a généralement des aciers de
classe B :
𝑘 = 1,08
Module d’élasticité de l’acier 𝐸𝑠 MPa
𝜀𝑢𝑘 = 5‰
𝐸𝑠 = 200 000 𝑀𝑃𝑎
Résistance caractéristique de Caractéristique du produit
compression du béton 𝑓𝑐𝑘 MPa 𝑓𝑐𝑘 ≥ 30𝑀𝑃𝑎 sur cylindre selon
𝑓𝑐𝑘 NF EN 14844 Clause 2.2.1
Données de calcul issues de la norme NF
EN 1992-1-1 Clause 3.1.7
Coefficient hauteur utile zone
𝜆 - 𝜆 = 0,8 pour fck 50MPa
comprimée
𝑓𝑐𝑘 − 50
𝜆 = 0,8 − 𝑝𝑜𝑢𝑟 50 ≤ 𝑓𝑐𝑘 ≤ 90𝑀𝑃𝑎
400
Données de calcul issues de la norme
NF EN 1992-1-1 Clause 3.1.7
Résistance effective  -  = 1,0 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑓𝑐𝑘 ≤ 50𝑀𝑃𝑎
𝑓𝑐𝑘 −50
 = 1,0 − 200
𝑝𝑜𝑢𝑟 50 < 𝑓𝑐𝑘 ≤ 90𝑀𝑃𝑎

Déformation relative ultime


𝑐𝑢3 -
du béton en compression
Module d’élasticité du béton 𝐸𝑐𝑚 MPa Données de calcul issues de la norme
NF EN 1992-1-1 Clause 3.1.2 Tableau
Coefficient de fluage 𝑛𝑓𝑙𝑢𝑎𝑔𝑒 - 3.1
Résistance en traction du
𝑓𝑐𝑡𝑚 MPa
béton

Tableau 15 – Données d'entrée et notations selon l'Eurocode

58
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Tableau 16 – Extrait du tableau 3.1 de l'article 3.1.2 de NF EN 1992-1-1 [5]

Notations pour le
Données d’entrée et notations calcul selon Unités Origines
NF EN 1992-1-1
Section d’acier tendue reprenant le
Moment fléchissant agissant à l’ELU 𝐴𝑠 cm² Caractéristique du produit
dans la section critique à justifier
Coefficient partiel pour le béton à
𝑐 - Caractéristique du produit
l’ELU
Coefficient partiel de l’acier à l’ELU 𝑠 - Caractéristique du produit
Durée d’utilisation de projet - années Caractéristique de l’ouvrage
Classe d’exposition - - Caractéristique de l’ouvrage
Moment fléchissant agissant à l’ELU 𝑀𝐸𝑑 MN.m
Caractéristique de l’ouvrage
dans la section critique à justifier
Effort normal agissant à l’ELU dans la 𝑁𝐸𝑑 MN
Caractéristique de l’ouvrage
section critique à justifier

Tableau 17 – Données d'entrée pour la justification à l'État Limite Ultime (ELU)

59
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2.6.1.2. Paramètres caractéristiques à l’ELU

Paramètres caractéristiques à Références


Calculs Unités
l’ELU NF EN 1992-1-1
𝑓𝑐𝑘 𝑓𝑐𝑘
Résistance de calcul du béton 𝑓𝑐𝑑 = = MPa 3.1.6
𝑐 1,5

Limite d’élasticité de calcul des 𝑓𝑦𝑘 𝑓𝑦𝑘


𝑓𝑦𝑑 = 𝑘( ) = 𝑘 ( ) MPa 3.2.7
aciers 𝑠 1,15

Contrainte initiale dans les aciers 𝑓𝑦𝑘 𝑓𝑦𝑘


𝑓𝑦0 = ( )=( ) MPa 3.2.7
sur le palier plastique 𝑠 1,15
Déformation relative maximale de 3.2.7 + annexe
𝑢𝑑 = 0,9 𝑢𝑘 -
calcul nationale 3.2.7
Déformation relative initiale de
𝑓𝑦𝑘 /(𝑠 𝐸𝑠 ) - 3.2.7
l’acier sur le palier plastique
𝑥𝑢
Coefficient de déformation limite 𝛼𝐴𝐵 =
𝑑 - 6.1
pivots A et B
𝛼𝐴𝐵 = 𝑐𝑢3 /(𝑢𝑑 + 𝑐𝑢3 )
Moment réduit ultime limite pivots 
A et B 𝐴𝐵 = 𝛼𝐴𝐵 (1 − ( . 𝛼𝐴𝐵 )) - -
2
Tableau 18 – Paramètres caractéristiques à l'ELU

2.6.1.3. Calcul des sections d’armatures pour la flexion simple


La justification des sections d’acier dans chacune des sections critiques des réservoirs
consiste à déterminer les moments résistants au niveau de ces sections et à les comparer aux
moments réels.

La clause 9.6.1 de la norme NF EN 1992-1-1 [5] précise que pour les voiles soumis
principalement à une flexion due à des charges non-coplanaires, les règles pour les dalles
s’appliquent.

Paramètres déterminés à l'ELU Calculs Unités


Moment réduit ultime 𝑢 = 𝑀𝐸𝑑 /(𝑏𝑤 𝑑 𝑓𝑐𝑑 ) 2
-
Coefficient de la fibre neutre 𝛼𝑢 = (1/) [1 − (1 − 2)0,5] -
Hauteur de béton comprimé 𝑥 = 𝛼𝑢 𝑑 m
1 − 𝛼𝑢
Allongement relatif des aciers 𝑠 = [ ] 𝑐𝑢3 -
𝛼𝑢
Position relative sur palier plastique 𝑝 = (𝑠 − 𝑠0 )/(𝑢𝑘 − 𝑠0 ) -
Contrainte de calcul dans les aciers 𝑠 = 𝑓𝑦𝑑 + 𝑝 𝑓𝑦𝑑 (𝑘 − 1) MPa

Bras de levier 𝑧𝑢 = 𝑑 (1 − 𝛼𝑢 ) m
2
Tableau 19 – Paramètres caractéristiques de la section à l'ELU

60
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Calculs Unités
Section théorique d’acier 𝐴𝑠 = 𝑀𝐸𝑑 /(𝑠 𝑧𝑢 ) cm²
Section de béton 𝐴𝑐 cm²

Section minimale d’aciers 0,26𝑓𝑐𝑡𝑚 𝑏𝑡𝑑


𝐴𝑠,𝑚𝑖𝑛 = max( ; 0,0013𝑏𝑡𝑑) cm²
𝑓𝑦𝑘
Section maximale d’armatures 𝐴𝑠,𝑚𝑎𝑥 = 𝑚𝑎𝑥(0,04 𝐴𝑐) cm²

Tableau 20 – Détermination de la section d'aciers tendus à l'ELU


(NF EN 1992-1-1 Clause 9.2.1.1 et annexe nationale)

NOTE 19 : Selon le « guide pour l’application de l’Eurocode 2 – Partie 1-1 » d’Henry THONIER :
Dans le cas de la flexion composée, la section d’acier nécessaire est déterminée par
𝑁
𝐴𝑡 = 𝐴𝑠 + 𝐸𝑑 , 𝐴𝑠 étant la section d’armatures nécessaire pour équilibrer le moment
𝑆
fléchissant par rapport aux armatures tendues 𝑀𝑡 = 𝑀𝐸𝑑 + 𝑁𝐸𝑑 (𝑣𝑖𝑛𝑓 − 𝑑).

On peut prendre en compte l’effet positif ou négatif de la compression ou de la traction en


utilisant la formule suivante :

0,26𝑓𝑐𝑡,𝑚 𝑏𝑡 𝑑 𝑃
𝐴𝑠,𝑚𝑖𝑛 = + 0,3𝑐𝑚 𝑏𝑑
𝑓𝑦𝑘 𝑏ℎ 𝑡

Dans le cas d’éléments de structure de type voile (voire définition EC2-1-1), l’annexe nationale
NF EN 1992-3/NA fixe à l’article 9.6.1 (102) donne des pourcentages minimaux d’armatures
différents de ceux donnés en 9.6.2 et 9.6.3 de la norme NF EN 1992-1-1 dans le cas d’une
flexion composée avec traction ou en traction simple. Ces prescriptions sont détaillées dans
la suite de ce rapport.

2.6.1.4. Calcul des sections d’armatures pour la traction


Selon les recommandations de l’EC2-1-1 Section 9 [5]; un premier calcul permet de
déterminer la section d’acier As nécessaire à l’ELU pour reprendre les efforts de traction dans
la jupe du réservoir.

Calculs Unités
Section théorique d’acier 𝐴𝑠 = 𝑁𝐸𝑑 /𝑠 cm²
Section de béton 𝐴𝑐 cm²

Tableau 21 – Paramètres de calcul des sections d’armatures pour la traction

Pour les structures voiles de silos et réservoirs dans le cas de traction simple ou de flexion
composée avec traction, la norme NF EN 1992-3/NA [3] fixe à l’article 9.6.1 (102) des
pourcentages minimaux d’armatures différents de ceux donnés en 9.6.2 et 9.6.3 de la norme
NF EN 1992-1-1.

61
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En section entièrement tendue, pour le total des deux faces :

𝑓𝑐𝑡𝑘0,05
𝐴𝑠,𝑚𝑖𝑛 = 𝑏 ∗ ℎ ∗
0,9 ∗ 𝑓𝑦𝑘 − 𝛼𝑙 ∗ 𝑓𝑐𝑡𝑘0,05

𝐸𝑠
𝛼𝑙 =
𝐸𝑐𝑚 (1 + 𝜑𝑒𝑓,𝐸𝐿𝑆 )
Avec
𝑁0𝐸𝑞𝑝
𝜑𝑒𝑓,𝐸𝐿𝑆 = 𝜑(∞, 𝑡0 ) ∗
𝑁0𝐸𝑐𝑎𝑟
Où :

𝑁0𝐸𝑞𝑝 est l’effort normal à l’ELS sous combinaison quasi permanente des charges ;
𝑁0𝐸𝑐𝑎𝑟 est l’effort normal à l’ELS sous combinaison caractéristique des charges ;
𝜑(∞, 𝑡0 ) est le coefficient final de fluage déterminé selon les abaques de la NF EN 1992-1-1
(2005) Clause 3.1.4 [5] (Annexe 1).

• En flexion simple, sur la face tendue :


𝑓𝑐𝑡𝑚 𝑏 ∗ ℎ
𝐴𝑠,𝑚𝑖𝑛 = ∗
𝑓𝑦𝑘 4,5

• En section partiellement tendue en flexion composée avec traction, sur la face tendue :
𝑓𝑐𝑡𝑚 − 𝜎𝑐𝑚 𝑏 ∗ ℎ
𝐴𝑠,𝑚𝑖𝑛 = ∗
𝑓𝑦𝑘 4,5

𝑏∗ℎ
De plus, quelle que soit la sollicitation, 𝐴𝑠,𝑚𝑖𝑛 ≥ 800 par face et pour chaque direction. Pour
les éléments de faible épaisseur (h ≤ 150 mm) n’ayant qu’une seule nappe d’armatures :
2∗𝑏∗ℎ
𝐴𝑠,𝑚𝑖𝑛 ≥ 800 pour chaque direction.

Ces pourcentages minimaux définis dans NF EN 1992-3/NA [3] s’appliquent seulement aux
ouvrages de classe d’étanchéité 1 ou 2. En effet, pour les ouvrages de classe d’étanchéité 0,
on applique les pourcentages minimaux de NF EN 1992-1-1 [5].

La norme NF EN 1992-3/AN fixe à l’article 9.6.1 (103) le pourcentage maximal :


« La section maximale d’armatures autorisée est 𝐴𝑠,𝑚𝑎𝑥 = 0,02 𝑏 ∗ ℎ par direction et pour les deux
faces. »

2.6.2. Justification de l'ouvrage aux états limites de service


La vérification aux états limites de service comprend :
• la vérification de la maîtrise de la fissuration ;
• la vérification des contraintes dans les matériaux.

2.6.2.1. Données d’entrée


Le Tableau 22 fait apparaître les données d’entrée nécessaires pour la justification de la
durabilité. Il précise si les données sont :
• des caractéristiques de l’ouvrage ;
• des caractéristiques des produits ;

62
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• des données de calcul issues de la norme NF EN 1992-1-1 [5]et de la norme NF EN 1992-


3 [1] et de son annexe nationale NF EN 1992-3/NA [3] (sont alors mentionnées les
références applicables).

Données d’entrée caractéristiques à Notations selon


Unités Origines
l'ELS NF EN 1992-1-1 [5]
Classe d’exposition - - Caractéristique de l’ouvrage
Caractéristique de l’ouvrage (50 ans
Durée d’utilisation de projet - Année
en général)
Moment fléchissant sous combinaison
caractéristique agissant à l’ELS dans 𝑀𝑠𝑒𝑟,𝑐𝑎𝑟 MN.m Caractéristique de l’ouvrage
la section critique à justifier
Effort normal sous combinaison
caractéristique agissant à l’ELS dans 𝑁𝑠𝑒𝑟,𝑐𝑎𝑟 MN Caractéristique de l’ouvrage
la section critique à justifier
Enrobage nominal des aciers tendus c m Caractéristique du produit
Résistance caractéristique de
𝑓𝑐𝑘 MPa Caractéristique du produit
compression du béton 𝑓𝑐𝑘
Largeur de l'élément 𝑏𝑤 m Caractéristique du produit
Épaisseur (dalle, radier ou piédroit) h m Caractéristique du produit
Hauteur utile des aciers tendus d m Caractéristique du produit
Limite caractéristique d’élasticité de
𝑓𝑦𝑘 MPa Caractéristique du produit
l’acier 𝑓𝑦𝑘
Données de calcul issues de la norme
NF EN 1992-1-1 Annexe C Tableau C.1
et Clause 3.2.7)
Module d’élasticité de l’acier 𝐸𝑠 MPa Il dépend du type d’acier et du choix
du diagramme contrainte-déformation.
Pour les aciers de béton armé (barres
ou treillis) on a généralement des
aciers de classe B : 𝐸𝑠 = 200 000𝑀𝑃𝑎
Module d’élasticité du béton 𝐸𝑐𝑚 MPa
Données de calcul issues de la norme
Coefficient de fluage 𝑛𝑓𝑙𝑢𝑎𝑔𝑒 - NF EN 1992-1-1 Clause 3.1.2 Tableau
3.1
Résistance en traction du béton 𝑓𝑐𝑡𝑚 MPa

Tableau 22 – Données d'entrée et notations selon la norme NF EN 1992-1-1 [5] pour la vérification
aux ELS

63
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Tableau 23 – Extrait de la norme NF EN 1992-1-1 Clause 3.1.2 Tableau 3.1 [5]

Notations pour le
Données d’entrée et notations calcul selon la norme Unités Origines
NF EN 1992-1-1 (5)
Section d’acier tendue dans la
𝐴𝑠 cm² Caractéristique du produit
section critique à justifier
Diamètre des armatures tendues
 mm Caractéristique du produit
dans la section critique à justifier
Espacement réel des armatures du
lit (extérieur) d’armatures tendues Esp mm Caractéristique du produit
dans la section critique à justifier

Tableau 24 – Données d'entrée pour la vérification aux Etats Limites de Service

2.6.2.2. Vérification de la limitation des contraintes dans les matériaux


Il y a lieu de vérifier (NF EN 1992-1-1 Clause 7.2 ) [5] :
• pour le béton, la limitation des contraintes de compression
− sous combinaison caractéristique : limitation à 0,6 fck. Cette limitation s’applique
uniquement aux classes XD, XF et XS (correspondant aux conditions d’environnement E,
F, G selon la norme NF EN 13369 Tableau A.1 [23] et Tableau 8 du présent document) ;
• pour les aciers de béton armé
− sous combinaison caractéristique : limitation à 0,8 fyk (vérification jamais déterminante
pour des éléments calculés à l’ELU).

La norme NF EN 1992-1-1 Clause 7.1 (2) [5] précise que pour le calcul de contraintes, il
convient d’admettre que les sections sont non fissurées dès lors que la contrainte de traction
en flexion n’excède pas 𝑓𝑐𝑡,𝑒𝑓𝑓 .

64
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La vérification s’effectue comme suit en flexion simple :

Références
Calcul de vérification de section non fissurée
NF EN 1992-1-1 [5]

Résistance en traction du béton 𝑓𝑐𝑡,𝑒𝑓𝑓 = 𝑓𝑐𝑡𝑚 MPa 3.1.2 Tableau 3.1

Coefficient d’équivalence à long terme 3.2.7 et annexe C


𝛼𝐸,𝑙𝑜𝑛𝑔 = 𝐸𝑠 /𝐸𝑐𝑚 (1 + 𝑛𝑓𝑙𝑢𝑎𝑔𝑒 ) -
acier/béton 𝛼𝐸,𝑙𝑜𝑛𝑔 3.1.2 Tableau 3.1
Aire homogénéisée 𝐵𝑛𝑓 = 𝑏𝑤 ℎ + (𝛼𝐸,𝑙𝑜𝑛𝑔 − 1)𝐴𝑠 - -
2
Moment statique par rapport à la fibre ℎ
𝑀𝑛𝑓 = 𝑏𝑤 + (𝛼𝐸,𝑙𝑜𝑛𝑔 − 1)𝐴𝑠 𝑑 - -
supérieure 2
Distance du centre de gravité de la section
𝑣𝑠𝑢𝑝 = 𝑀𝑛𝑓 /𝐵𝑛𝑓 - -
homogène par rapport à la fibre supérieure
Distance du centre de gravité de la section
𝑣𝑖𝑛𝑓 = ℎ – 𝑣𝑠𝑢𝑝 - -
homogène par rapport à la fibre inférieure
𝑏𝑤 ℎ3
Inertie homogénéisée non fissurée 𝐼𝑛𝑓 = + (𝛼𝐸 − 1)𝐴𝑠 𝑑 2 - -
3
2
− 𝐵𝑛𝑓 𝑣𝑠𝑢𝑝
Moment de fissuration 𝑀𝑓𝑖𝑠𝑠 = 𝑓𝑐𝑡𝑚 𝐼𝑛𝑓 /𝑣𝑖𝑛𝑓 MN.m -
Contrainte de compression du béton 𝑐,𝑐𝑎𝑟 = 𝑀𝑠𝑒𝑟,𝑐𝑎𝑟 𝑣𝑠𝑢𝑝 /𝐼𝑛𝑓 MPa -
Contrainte de traction du béton 𝑡,𝑐𝑎𝑟 = −𝑀𝑠𝑒𝑟,𝑐𝑎𝑟 𝑣𝑖𝑛𝑓 /𝐼𝑛𝑓 MPa -

Tableau 25 – Paramètres de vérification des sections d’armatures pour la flexion simple

NOTE 20 : En flexion composée, les contraintes sont alors :


𝑣𝑠𝑢𝑝 𝑁
• contrainte caractéristique en compression 𝑐,𝑐𝑎𝑟 = 𝑀𝑠𝑒𝑟,𝑐𝑎𝑟 + 𝐸𝑑 ;
𝐼𝑛𝑓 𝑆
NEd étant positif en compression, et
𝑣𝑖𝑛𝑓 𝑁
• contrainte caractéristique en traction 𝑡,𝑐𝑎𝑟 = −𝑀𝑠𝑒𝑟,𝑐𝑎𝑟 + 𝐸𝑑 .
𝐼𝑛𝑓 𝑆

Pour chaque section critique, la vérification à l’ELS s’effectue comme suit en l’absence
d’aciers comprimés :

Références
Paramètres relatifs à l’ELS Calculs Unités NF EN 1992-1-1
[5]
Combinaison caractéristique :
𝑀𝐸𝑑 = 𝑀𝑠𝑒𝑟,𝑐𝑎𝑟 MN.m -
Moment fléchissant agissant
Combinaison caractéristique :
𝑁𝐸𝑑 = 𝑁𝑠𝑒𝑟,𝑐𝑎𝑟 MN -
Effort normal agissant
Contrainte admissible de traction de l’acier 𝑠,𝑎𝑑𝑚 = 0,8 𝑓𝑦𝑘 MPa 7.2 (5)
Contrainte admissible de compression du béton 𝑐,𝑎𝑑𝑚 = 0,6 𝑓𝑐𝑘 MPa 7.2 (2)
Contrainte admissible de compression du béton
′𝑐,𝑎𝑑𝑚 = 0,45 𝑓𝑐𝑘 MPa 7.2 (3)
(fluage linéaire)

Tableau 26 – Paramètres relatifs à l'ELS

65
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Quand la section est fissurée, il faut alors considérer :

Position de l’axe neutre y 𝑏𝑤 𝑦 2 /2 − 𝛼𝐸 𝐴𝑠 (𝑑 − 𝑦) = 0 m


3 2
Inertie fissurée 𝐼𝑓𝑖𝑠𝑠 = 𝑏𝑤 𝑦 /3 + 𝛼𝐸 𝐴𝑠 (𝑑 − 𝑦) m4

Tableau 27 – Propriétés de la section fissurée

Les calculs en flexion simple donnent :

Contrainte de compression du béton 𝑐,𝑐𝑎𝑟 = 𝑀𝑠𝑒𝑟,𝑐𝑎𝑟 𝑦/𝐼𝑓𝑖𝑠𝑠 MPa


Vérification contrainte limite du béton
𝑐  𝑐,𝑎𝑑𝑚 = 0,6 𝑓𝑐𝑘 -
(uniquement en classes XD, XF et XS)
Contrainte acier sous combinaison
𝑠,𝑐𝑎𝑟 = 𝑀𝑠𝑒𝑟,𝑐𝑎𝑟 (𝑑 − 𝑦)/𝐼𝑓𝑖𝑠𝑠 MPa
caractéristique
Vérification contrainte limite de l’acier (1) 𝑠  𝑠,𝑎𝑑𝑚 = 0,8 𝑓𝑦𝑘 EC2-3/NA
Vérification contrainte limite du béton
𝑐  𝑐,𝑎𝑑𝑚 = 0,45 𝑓𝑐𝑘 EC2-3/NA
(pour fluage linéaire)
Contrainte acier 𝑠,𝑞𝑝 = 𝑀𝑠𝑒𝑟,𝑞𝑝 (𝑑 − 𝑦)/𝐼𝑓𝑖𝑠𝑠 MPa

Tableau 28 – Vérification des contraintes sous combinaison caractéristique et quasi-permanente en


flexion simple

(1) Conformément à NF EN 1992-3/NA : 2016 [3], clause 7.3.1 (111) , la contrainte dans les
aciers est limitée à 200 MPa pour les ouvrages de classes d’étanchéité 1 et 2.

𝑁 𝐼
NOTE 21 : En flexion composée, la position de l’axe neutre est en fait 𝑦𝑓𝑙𝑒𝑥 𝑐𝑜𝑚𝑝 = 𝑦 − ∗ et, comme
𝑀 𝑆
𝑦 𝑁 (ℎ−𝑦) 𝑁
précédemment, les contraintes sont alors 𝑐,𝑐𝑎𝑟 = 𝑀 + , et 𝑡,𝑐𝑎𝑟 = −𝑀 +
𝐼𝑓𝑖𝑠𝑠 𝑆 𝐼𝑓𝑖𝑠𝑠 𝑆
(N étant positif en compression).

En traction simple, on vérifie uniquement les contraintes dans les aciers sous combinaison
caractéristique :

Contrainte acier 𝑠,𝑐𝑎𝑟 = 𝑁𝐸𝑑,𝑞𝑝 /𝐴𝑠 MPa


Vérification contrainte limite de l’acier 𝑠  𝑠,𝑎𝑑𝑚 = 0,8 𝑓𝑦𝑘 -

Tableau 29 – Vérification des contraintes sous combinaison caractéristique et quasi-permanente en


traction simple

Conformément à la révision de la NF EN 1992-3/NA : 2016 [3], clause 7.3.1 (111) , la


contrainte dans les aciers est limitée à 200 MPa pour les ouvrages de classes d’étanchéité 1
et 2.

66
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2.6.2.3. Vérification de la maîtrise de la fissuration


La vérification de la maîtrise de la fissuration est effectuée pour prendre en compte la
durabilité des ouvrages mais également garantir l’acceptabilité de leur aspect.

Pour chaque section critique, la vérification à l’ELS, s’effectue en principe sous la combinaison
de charges caractéristique, la norme NF EN 1992-2/NA Clause 7.3 Tableau 7.101 NF
prescrivant de justifier la maîtrise de la fissuration sous charges fréquentes, dans le cas où il
existe des charges roulantes.

Les structures retenant des liquides sont classées en fonction du degré de protection requis
vis-à-vis des fuites via la norme NF EN 1992-3/NA : 2016 Clause 7.3.1 Tableau 7.105 [3].

Tableau 30 – Classification de l'étanchéité (7.105NF de la NF EN 1992-3/NA) [3]

Les valeurs limites de fissuration sont données en fonction des classes d’étanchéité.
Selon le Fascicule 74 du CCTG [6] , les ouvrages ou parties d’ouvrages neufs réalisés en béton
sont classés selon la typologie suivante (clause 1.2.1) :
• Type A : ouvrage en béton non revêtu ;
• Type B : ouvrage en béton avec revêtement d’imperméabilisation(RI) ;
• Type C : ouvrage en béton avec revêtement d’étanchéité (RE).

Cette typologie est détaillée en fonction de la classe de paroi par les tableaux de la page
suivante.

Les « classes de paroi » figurant dans les tableaux suivants (classes 0, 1, 2, 3) sont définies
en référence aux « classes d’étanchéité » des clauses du paragraphe 7.3.1 de la norme
NF EN 1992-3 [1] et de son annexe nationale [2].

67
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Figure 25 – Définition de la typologie des ouvrages du Fascicule 74 du CCTG

La norme NF EN 1992-3/NA :2016 Clause 7.3.1 (110) [3] indique que : « sauf prescriptions
particulières, la classe 0 peut être retenue pour les réservoirs destinés au stockage des eaux
pluviales et leurs ouvrages annexes. »

Les critères de limitation de la fissuration sont donnés dans la NF EN 1992-3 Clause 7.3.1
(111) [3]. Toutefois, en ce qui concerne les réservoirs classés en classe d'étanchéité 0 : les
dispositions de la norme NF EN 1992-1-1 Clause 7.3.1 [3] présentées dans le Tableau 28
peuvent être adoptées.

NOTE 22 : Aucune valeur d’ouverture maximale de fissure n’est recommandée pour les classes
d’exposition XF.

68
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Tableau 31 – Valeurs recommandées de limitation de l'ouverture des fissures selon la norme


NF EN 1992-1-1/NA [8]

Classe d’étanchéité 1

La norme NF EN 1992-3/NA : 2016 [3] indique pour la classe d’étanchéité 1 :

« Cette classe vise notamment les ouvrages pour lesquels il est prévisible que les fissures traversent
la section sur toute son épaisseur.
Les valeurs de wk1 qui limitent l’ouverture des fissures dont il est prévisible qu’elles traversent la
section, sont définies comme une fonction du rapport de la pression hydrostatique hD, à l’épaisseur
h du voile retenant l’eau, où :
hD est la pression hydrostatique (exprimée en mètre d’eau) au point bas de la tranche étudiée,
déterminée à partir de la hauteur théorique d’exploitation ;
pour hD/h ≤ 20, wk1 = 0,15 mm, pour hD/h ≥ 40, wk1 = 0,05 mm, avec interpolation linéaire pour les
valeurs de hD/h comprises entre 20 et 40 et limitation à hD/h ≤ 50. Pour les ouvrages préfabriqués
industriellement, il est autorisé des valeurs de hD/h supérieures, sous réserves de justifications
spéciales (% mini, essais, etc.).
Lorsque la section n’est pas fissurée sur toute son épaisseur (voir 7.3.1 (112)), il y a lieu de limiter
l’ouverture des fissures à wk1 = 0,15 mm. »

69
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Figure 26 – Ouverture de fissures wk1 en fonction du rapport hD/h – Figure 1 de la norme


NF EN 1992-3/NA :2016 [3]

La norme NF EN 1992-3 : 2006 [1] indique que les dispositions de la norme NF EN 1992-1-1
Clause 7.3.1 s'appliquent lorsque ces conditions sont réunies :
• la section n'est pas fissurée sur toute son épaisseur (fissures non traversantes) ;
• il peut être supposé qu'il y ait autoréparation des fissures à travers lesquelles l'eau s'écoule
(l'ordre de grandeur prévu des déformations pour une section donnée dans les conditions
de service est inférieur à 150 ∗ 10−6) ;
• les éléments ne sont pas soumis à des modifications significatives de chargement ou de
température en service.

Classe d’étanchéité 2

La norme NF EN 1992-3/NA :2016 [3] indique pour la classe d’étanchéité 2 :

« Il convient généralement d’éviter les fissures dont il est prévisible qu’elles traversent la section sur
toute son épaisseur.
Lorsque la fissuration est traversante, il est illusoire de pouvoir atteindre les exigences en matière
de fuite de la classe 2 sans recours à des revêtements. Dans ces conditions, il convient de se limiter
aux exigences relatives à la maîtrise de la fissuration de la classe 1.
Lorsque la section n’est pas fissurée sur toute son épaisseur (voir 7.3.1 (112)), il y a lieu de limiter
l’ouverture des fissures à wk1 = 0,12 mm. »

Classe d'étanchéité 3

En règle générale, des mesures spéciales (par exemple revêtements ou précontrainte) se


révèlent nécessaires pour assurer l'étanchéité à l'eau.

Pour savoir si les fissures sont traversantes ou non pour les classes d’étanchéité 2 et 3, il
convient de comparer la hauteur ℎ𝑐𝑜𝑚𝑝 de la zone comprimée (calculée sous combinaison
d'actions quasi-permanente) avec 𝑥𝑚𝑖𝑛 = min(0,2 ℎ ; 50 𝑚𝑚).

70
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Quand ℎ𝑐𝑜𝑚𝑝 > 𝑥𝑚𝑖𝑛 quelle que soit la combinaison d’action considérée, alors les fissures
peuvent être supposées non traversantes. (NF EN 1992-3 7.3.1 (112) et annexe nationale).
En traction pure, dès que le béton est fissuré, les fissures sont considérées traversantes.

NOTE 23 : Les fissures ne seront pas réellement traversantes si la section considérée est sujette
seulement à la flexion. En effet, dans ce cas, il existe toujours une zone comprimée et les
fissures ne traversent donc pas la totalité de la section, il convient de comparer cette zone
comprimée à xmin.

2.6.2.3.1. Vérification vis-à-vis de la section minimale d’armatures

Références
Détermination de la section minimale d'armature
NF EN 1992-1-1

Résistance en traction du béton 𝑓𝑐𝑡,𝑒𝑓𝑓 = 𝑓𝑐𝑡𝑚 MPa 3.1.2 Tableau 3.1


𝑁𝐸𝑑,𝑐𝑎𝑟
𝜎𝑐 =
𝑏ℎ
Contrainte moyenne dans le béton 𝑁
(ou 𝜎𝑐 = 𝐸𝑑,𝑐𝑎𝑟 en présence de MPa 7.3.2 eq (7.4)
𝑏ℎ
charges roulantes)
ℎ∗ = ℎ pour ℎ < 1,0𝑚
Hauteur ℎ∗ m -

ℎ = 1,0𝑚 pour ℎ ≥ 1,0𝑚
𝑘1 = 1,5 en compression
Coefficient 𝑘1 2ℎ∗ - -
𝑘1 = en traction
3ℎ

𝜎𝑐
𝑘𝑐 = 0,4 (1 − ℎ )≤1
𝑘1 ( ∗ )𝑓𝑐𝑡,𝑒𝑓𝑓

Coefficient 𝑘𝑐 en flexion simple, (section - 7.3.2 eq (7.2)


rectangulaire ou âme des sections
en T)
𝑘𝑐 = 1 en traction simple
𝑘 = 0,65 𝑠𝑖 ℎ > 800𝑚𝑚
Coefficient k (interpolation possible) - -
𝑘 = 1 𝑠𝑖 ℎ < 300𝑚𝑚
ℎ𝑐𝑡 = 𝑣𝑖𝑛𝑓 en flexion
Hauteur tendue juste avant fissuration m -
ℎ𝑐𝑡 = ℎ en traction simple
Aire de la section droite de béton tendu 𝐴𝑐𝑡 = ℎ𝑐𝑡 𝑏𝑤 cm² -
Section minimale d’armatures 𝐴𝑠,𝑚𝑖𝑛 = 𝑘𝑐 𝑘 𝑓𝑐𝑡,𝑒𝑓𝑓 𝐴𝑐𝑡 /𝑓𝑦𝑘 cm² 7.3.2 eq (7.1)

Tableau 32 – Détermination de la section minimale d'armature

La norme NF EN 1992-1-1 Clause 7.3.2 (2) [5] précise que les sections minimales calculées
ci-avant sont requises, « à moins qu’un calcul plus rigoureux ne montre qu’une section réduite
suffise ». En effet cette section minimale est très pénalisante en traction simple (puisque toute
la section est tendue), et le calcul direct (détaillé en 6.2.3.3.) permet d’optimiser les sections
d’aciers à mettre en œuvre.

Si aucun calcul plus précis n’est effectué, il y a lieu de vérifier que les sections d’armatures
tendues dans les éléments sont supérieures à cette valeur minimale dans chacune de leurs
sections critiques : 𝐴𝑠 ≥ 𝐴𝑠,𝑚𝑖𝑛 .

71
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2.6.2.3.2. Vérification de la maîtrise de la fissuration sans calcul direct


Une approche simplifiée de la vérification de la maîtrise de la fissuration peut être effectuée
sans calcul direct (NF EN 1992-1-1 et NF EN 1992-3 Clause 7.3.3) par limitation des
espacements ou des diamètres d’armature.

Toutefois, la norme NF EN 1992-3/NA indique que « ce paragraphe qui ne s’applique que sous
des conditions très précises et qui conduit à appliquer les sections minimales d’armatures de
l’expression (7.1) du 7.3.2 de la norme NF EN 1992-1-1 avec la valeur de σs déduite des
abaques, peut être compliquée et peu économique. Il est donc fortement déconseillé. ».

Si toutefois le concepteur décide de l’appliquer, il convient de se référer aux paragraphes ci-


après.

2.6.2.3.3. Cas de la flexion simple ou composée


Le « Guide d'application des normes NF EN 1992 » FD P 18-717 [30] indique que la clause
7.3.3 (2) de la NF EN 1992-1-1 [5] ne traite pas du cas de la flexion simple ou composée
(l’expression (7.122) ne traite que du cas de la traction pure pour passer de 𝛷𝑠∗ à 𝛷𝑠 ).

Le cas de la flexion ne peut donc être traité que par calcul direct.

2.6.2.3.4. Cas de la traction simple


Dans le cas de la traction simple, les dispositions de la NF EN 1992-3 Clause 7.3.3
s’appliquent.

• Justification de l'espacement des aciers pour la maîtrise de la fissuration

Étape 1 : Extraction du diagramme 7.104N de la NF EN 1992-3 : 2006 de l’espacement


maximal des barres sur la base de la contrainte dans les aciers sous combinaison de
charges appropriée 𝜎𝑠 :
− sous combinaison fréquente 𝜎𝑠 = 𝜎𝑠,𝑓𝑟𝑒𝑞 = 𝑁𝑠𝑒𝑟,𝑓𝑟𝑒𝑞 /𝐴𝑠 avec les notations du
paragraphe 6.2 ci-avant ;
− sous combinaison quasi permanente : 𝜎𝑠 = 𝜎𝑠,𝑞𝑝

72
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Légende
X Contrainte dans les armatures, σs (N/mm²)
Y Espacement maximal des barres (mm)

Figure 27 – Espacements maximum des barres pour le contrôle des fissures des éléments soumis à
une traction axiale (NF EN 1992-3:2006 Figure 7.104N) [1]

Cet espacement 𝐸𝑠𝑝𝑚𝑎𝑥 peut être interpolé pour les valeurs intermédiaires de 𝜎𝑠 .

Étape 2 : Vérification que l’espacement réel des aciers mis en œuvre 𝐸𝑠𝑝 ≤ 𝐸𝑠𝑝𝑚𝑎𝑥

• Justification des diamètres des aciers pour la maîtrise de la fissuration

Étape 1 : Extraction du diagramme 7.103N de la NF EN 1992-3 : 2006 du diamètre


maximal des barres sur la base de la contrainte dans les aciers sous combinaison de
charges appropriée s :
− sous combinaison fréquente : 𝜎𝑠 = 𝜎𝑠,𝑓𝑟𝑒𝑞 = 𝑁𝑠𝑒𝑟,𝑞𝑝 /𝐴𝑠 avec les notations du
paragraphe 6.2 ci-avant ;
− sous combinaison quasi permanente : 𝜎𝑠 = 𝜎𝑠,𝑞𝑝

Légende
X Contrainte dans les armatures, σs (N/mm²)
Y Diamètre maximal des barres 𝛷𝑠∗ (mm)

Figure 28 – Diamètre maximal des barres pour le contrôle des fissures des éléments soumis à une
traction axiale (NF EN 1992-3:2006 Figure 7.103N)

73
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Pour des valeurs intermédiaires de l'ouverture calculée des fissures, une interpolation est
possible.

Le diamètre maximal des barres peut être corrigé en fonction des caractéristiques propres
à la section de réservoir à justifier par la formule (NF EN 1992-3
Clause 7.3.3 Formule 7.122) :

𝑓𝑐𝑡,𝑒𝑓𝑓 ℎ
𝛷𝑠 = 𝛷∗𝑠 ( )
2,9 10(ℎ − 𝑑 )
où :
𝑑𝑖𝑛𝑓 = 𝑐 + 𝛷/2
𝛷𝑠∗ diamètre maximal de barre obtenu à partir de la figure 7.103N de la NF EN 1992-3 :
2006 ;
𝛷𝑠 diamètre maximal ajusté des barres ;
𝑓𝑐𝑡,𝑒𝑓𝑓 est la valeur moyenne de la résistance en traction du béton.

Étape 2 : Vérification que le diamètre réel des barres mises en œuvre 𝛷 est inférieur ou
égal à 𝛷𝑚𝑎𝑥

2.6.2.3.5. Vérification de la maîtrise de la fissuration par calcul direct


Le calcul de l’ouverture des fissures s’effectue comme suit sur la base des données d’entrée
présentées en paragraphe 2.6.2.1.

Pour chaque section critique, la vérification à l’ELS, en l’absence d’aciers comprimés,


s’effectue comme présenté ci-après, sous la combinaison de charges caractéristiques
(Fascicule 74 Clause 4.2.2.1.3) [6].

74
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Références
Calcul de l'ouverture des fissures
NF EN 1992-1-1
Diamètre des barres tendues Ф(1) mm 7.3.4 eq (7.12)
Profondeur de l’axe neutre par
𝑥 = 𝑦 en flexion - -
rapport à la fibre supérieure
ℎ𝑐,𝑒𝑓 = 𝑚𝑖𝑛(2,5(ℎ – 𝑑); (ℎ – 𝑥)/3; ℎ/2) en
Hauteur effective de béton tendu flexion m 7.3.2(3)
ℎ𝑐,𝑒𝑓 = 𝑚𝑖𝑛(2,5(ℎ – 𝑑); ℎ/2) en traction

Section effective de béton autour


𝐴𝑐,𝑒𝑓 = 𝑏𝑤 ℎ𝑐,𝑒𝑓 cm² -
des armatures tendues
Section des armatures tendues
𝐴𝑠,𝑒𝑓 cm² -
situées dans 𝐴𝑐,𝑒𝑓
Rapport section aciers / section 𝑝,𝑒𝑓𝑓 = 𝐴𝑠,𝑒𝑓 /𝐴𝑐,𝑒𝑓 - -
béton

Espacement final maximal entre 1 Ф2 EC2-3/NA 7.3.4


𝑠𝑟,𝑚𝑎𝑥 = 2 𝐼𝑠,max = 2𝑐 + ( )( ) mm
fissures 2 ∗ 1.8 𝜌𝑝,𝑒𝑓𝑓 (103)

NOTA : si 𝐸𝑠𝑝 > 5 (𝑐 + Ф/2) ou si 𝐴𝑠,𝑒𝑓 = 0 alors 𝑠𝑟,𝑚𝑎𝑥 = 1,3 (ℎ − 𝑥)


Rapport des modules d’élasticité
𝛼𝐸 = 𝐸𝑠 /𝐸𝑐𝑚 - -
(court terme)
Facteur de durée de chargement 𝑘𝑡 = 0,6 𝑜𝑢 0,4 (courte ou longue durée) - -
𝜎𝑠 − 𝑘𝑡 𝜎𝑠𝑟 EC2-3/NA 7.3.4
Déformation moyenne calculée 𝜀𝑠𝑚 − 𝜀𝑐𝑚 = -
𝐸𝑠 (102)

Contrainte de l’armature au moment 𝑓𝑐𝑡𝑚


𝜎𝑠𝑟 = (1 + 𝛼𝑒 𝜌𝑝,𝑒𝑓𝑓 ) MPa
où le béton se fissure 𝜌𝑝,𝑒𝑓𝑓
𝑤𝑘 = 2 𝐼𝑠,max (𝜀𝑠𝑚 − 𝜀𝑐𝑚 − 𝜀𝑠𝑐 ) EC2-3/NA 7.3.4
Ouverture des fissures mm
Où 𝜀𝑠𝑐 = 𝜀𝑖𝑧 − 𝜀𝑎𝑧 (101)
(1) Ф𝑒𝑞 = (𝑛1 Ф12 + 𝑛2 Ф22 )/(𝑛1 Ф1 + 𝑛2 Ф2 ) pour des barres de différents diamètres
Tableau 33 – Calcul de l'ouverture des fissures

La note (3) de la clause 7.3.1 de la NF EN 1992-3/NA précise que si la contrainte admissible


de traction dans les armatures d’acier σs est inférieure au produit kt.σsr, alors il n’y a pas de
fissures et on retient le pourcentage minimal d’armatures.

La justification consiste à vérifier que 𝑤𝑘 est inférieure à la valeur minimale entre :


• l’ouverture maximale de fissures du tableau 7.1.NF de la NF EN 1992-1-1 [5],
correspondant à la condition d’environnement ou la classe d’exposition déclarée ;
• la limite 𝑤𝑘1 définie par la NF EN 1992-3/NA clause 7.3.1 (111) [3] correspondant à la
classe d’étanchéité requise.

Selon NF EN 1992-3 clause 7.3.1 (112)


« Pour avoir l'assurance pour les structures de classe 2 ou 3 que les fissures ne traversent pas la
section sur toute son épaisseur, il convient que la valeur de calcul de la hauteur de la zone
comprimée calculée pour la combinaison d'actions quasi-permanente soit au moins égale à xmin. »

Et « La valeur recommandée de xmin est la plus petite des valeurs 50 mm ou 0,2h, où h est l'épaisseur
de l'élément. »

75
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L’annexe nationale à la NF EN 1992-3 précise que les valeurs recommandées sont utilisées
en France.

De plus, dans le cas des couvertures, le Fascicule 74 précise (clause 4.2.2.2) [20], et quelle
que soit la classe d’étanchéité :
« Les dalles et poutres des couvertures de réservoirs sont à traiter eu égard aux actions dues à
l’environnement reportées dans la norme NF EN 206/CN.

Ces éléments de structure sont par ailleurs vérifiés vis à vis de l’état limite de service d’ouverture
des fissures de 0,2 mm au maximum, sauf conditions ou dispositions autorisant d’y déroger (type
de liquide contenu, ventilation, revêtement, …). »

76
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2.7. Justification vis-à-vis de la durabilité et de la corrosion des


aciers
La justification des réservoirs vis-à-vis de la durabilité et de la corrosion des aciers s’effectue,
sur la base des classes d’expositions (définies dans la norme EN 206/CN et reprises dans la
norme NF EN 1992-1-1 Tableau 4.1, voir partie 2.3.2 du présent document) ou des conditions
d’environnement définies en Annexe A de la norme NF EN 13369 [23].

Le Tableau 34 indique les vérifications à mener pour la justification en fonction des classes
d’exposition et/ou conditions d’environnement :

Tableau 34 – Vérifications à mener vis-à-vis de la durabilité et de la corrosion des


armatures

La maîtrise de la fissuration s’effectue dans le cadre de la justification de l’ouvrage aux états


limites de service. Pour les classes d’exposition X0 et XC1, l’ouverture des fissures n’a pas
d’incidence sur la durabilité (NF EN 1992-1-1 Tableau 7.1N).

Dans le cas général, la vérification de la maîtrise de la fissuration ne s’impose donc que pour
les autres classes d’exposition pour justifier de la durabilité. En revanche, dans le cas des
réservoirs, la vérification de la maîtrise de la fissuration s’impose en ce qui concerne leur
étanchéité.

NOTE 24 : Il est à noter que la vérification aux états limites de service selon l’Eurocode 2 intègre
également la vérification de la limitation des contraintes.

2.7.1. Données d’entrée


Le Tableau 35 fait apparaître les données d’entrée nécessaires pour la justification de la
durabilité.

Il précise si les données sont :


• des caractéristiques de l’ouvrage ;
• des caractéristiques des produits ;
• des données de calcul issues de la norme NF EN 1992-1-1 (sont alors mentionnées les
références applicables).

77
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Notations pour le
Données d’entrée calcul selon Unités Origines
NF EN 1992-1-1
Condition d’environnement - - Caractéristique de l’ouvrage
Classe d’exposition - - Caractéristique de l’ouvrage
Durée d’utilisation de projet - Années Caractéristique de l’ouvrage
Enrobage nominal des aciers
𝑐 m Caractéristique du produit
tendus
Résistance caractéristique du
𝑓𝑐𝑘 MPa Caractéristique du produit
béton 𝑓𝑐𝑘

Tableau 35 – Données d’entrée pour la justification vis-à-vis de la durabilité et de la corrosion des


aciers

2.7.2. Composition et propriétés du béton


La vérification de la composition et des propriétés du béton se base sur les tableaux suivants
(NF EN 13369 Clauses 4.3.7, 4.2.1, se référant aux Tableaux NA.F.2 et NA.F.1) [23].

Tableau 36 – Valeurs limites applicables en France pour la composition et les propriétés du béton des produits en
béton préfabriqués en usine en fonction de la classe d’exposition
NF EN 206-1/CN - Tableau NA.F.2

78
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ou éventuellement

Tableau 37 – Valeurs limites applicables en France pour la composition et les propriétés du béton des produits en
béton en fonction de la classe d’exposition NF EN 206-1/CN - Tableau NA.F.1

2.7.3. Enrobage des armatures


L’enrobage est dimensionné pour garantir la bonne protection de l’acier contre la corrosion, la
bonne transmission des efforts par l’adhérence acier/béton et une résistance au feu. C’est un
paramètre fondamental pour assurer la durabilité des ouvrages en béton armé.

Les prescriptions relatives à l’enrobage minimal des armatures pour la durabilité sont données
par la NF EN 1992-1-1 Clause 4.4.1.2 Tableau 4.4N et par la NF EN 1992-1-1/NA Tableau
4.3.NF [8].

Le logigramme en Figure 29 explique comment calculer cet enrobage.

79
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Classe structurale équivalente


• Minoration ou majoration de la classe structurale en fonction de la durée
d'utilisation de projet, de la classe de résistance du béton, de la nature du
liant, et de l'enrobage : Tableau 4.3NF de la norme NF EN 1992-1-1

Classe d'exposition équivalente


• On utilise la classe d'exposition la plus pénalisante pour le calcul d'enrobage.
• Si classe XF, on utilise le Tableau 4.1 de la norme NF EN 1992-1-1/NA pour
trouver la classe d'exposition équivalente pour le calcul d'enrobage

Enrobage pour les conditions d'environnement c min,dur


• Choix de cmin,dur à prendre en compte suivant la classe d'exposition
équivalente et la classe structurale équivalente : Tableau 4.4N de la norme
NF EN 1992-1-1

Enrobage minimal c min


• Calcul de l'enrobage minimal cmin : Clause 4.4.1.2 de la norme NF EN 1992-1-
1 𝑐𝑚𝑖𝑛 = 𝑚𝑎𝑥 (𝑐𝑚𝑖𝑛,𝑏 ; 𝑐𝑚𝑖𝑛,𝑑𝑢𝑟 + ∆𝑐𝑑𝑢𝑟 𝛾 − ∆𝑐𝑑𝑢𝑟 𝑠𝑡 − ∆𝑐𝑑𝑢𝑟 𝑎𝑑𝑑 ; 10 𝑚𝑚)
, , ,

enrobage nominal c nom


• Détermination des tolérances d'exécution ∆𝑐𝑑𝑒𝑣 suivant le plan qualité
• Calcul de l'enrobage nominal à mettre en oeuvre cnom : Clause 4.4.1.2 de la
norme NF EN 1992-1-1 𝑐𝑛𝑜𝑚 = 𝑐𝑚𝑖𝑛 + ∆𝑐𝑑𝑒𝑣

Figure 29 – Logigramme de calcul de l'enrobage

Dans les notes de calcul et plans de ferraillage, on utilise l’enrobage nominal 𝑐𝑛𝑜𝑚 , qui est la
somme de l’enrobage minimal vis-à-vis des conditions environnementales et de l’adhérence
𝑐𝑚𝑖𝑛 , et d’une tolérance d’exécution ∆𝑐𝑑𝑒𝑣 .

𝑐𝑛𝑜𝑚 = 𝑐𝑚𝑖𝑛 + ∆𝑐𝑑𝑒𝑣

• Étape 1 : Détermination des classes d’exposition de l’ouvrage qui traduisent les conditions
environnementales

L’ouvrage est classifié suivant plusieurs classes d’exposition (voir paragraphe 2.3.2) dues
aux conditions d’environnement du projet et communiquées par le maître d’œuvre.
Le complément national à cette norme NF EN 206-1/CN : 2012 illustre ces classes
d’exposition :

80
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81
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Tableau 38 – Classes d'exposition en fonction des conditions d'environnement conformément à la norme


NF EN 206/CN : 2014 (Tableau 4.1 de la NF EN 1992-1)

82
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On considère la concomitance de plusieurs classes d’environnement sur un même ouvrage ou


une partie de cet ouvrage. Pour le calcul d’enrobage, il faudra considérer la classe la plus
sévère.

Dans le cas d’une classe XF d’attaque au gel-dégel, une correspondance existe entre les
différentes classes d’exposition. La note du Tableau 4.1 de la norme NF EN 1992-1-1/NA
donne les classes d’exposition équivalentes aux classes d’exposition XF à prendre en compte
pour le calcul de l’enrobage :

Tableau 39 – Extrait des notes au Tableau 4.1 (NF EN 1992-1-1/NA) [8]

Pour les classes XA, aucune spécification n’est donnée dans l’Eurocode 2.
On déduit la classe d'exposition la plus sévère à utiliser pour le calcul d'enrobage.

• Étape 2 : Détermination de la classe structurale de l’ouvrage par la prise en compte de la


durée d’utilisation du projet, de la classe de résistance du béton, de la compacité de
l’enrobage et de la nature du liant.

La classe structurale S4 est celle utilisée pour la détermination de 𝑐𝑚𝑖𝑛,𝑑𝑢𝑟 pour les
bâtiments et les ouvrages de génie civil courants, dimensionnés pour une durée
d'utilisation de projet de 50 ans.

La classe structurale est modifiée en fonction de plusieurs paramètres : de la durée


d’utilisation du projet, de la classe de résistance du béton, de la compacité de l’enrobage
et de la nature du liant. Les majorations et minorations à appliquer sont décrites dans la
norme NF EN 1992-1-1 Tableau 4.3.NF [5] :

83
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Tableau 40 – Modulations de la classe structurale recommandée, en vue de la détermination des


enrobages minimaux 𝑐𝑚𝑖𝑛,𝑑𝑢𝑟 dans les Tableaux 4.4N et 4.5NF (NF EN 1992-1-1/NA Tableau 4.3NF)
[8]

On en déduit donc la classe structurale équivalente pour la détermination de l’enrobage


minimal d’armatures.

84
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• Étape 3 : Calcul de la valeur d’enrobage minimal pour les conditions d'environnement


𝑐𝑚𝑖𝑛,𝑑𝑢𝑟

Le Tableau 4.4.N de la norme NF EN 1992-1-1 [5] permet de déterminer l’enrobage


minimal 𝑐𝑚𝑖𝑛,𝑑𝑢𝑟 , des armatures pour la durabilité en fonction de la classe structurale
équivalente et de la classe d’exposition équivalente déclarée :

Tableau 41 – Valeurs de l’enrobage minimal 𝑐𝑚𝑖𝑛,𝑑𝑢𝑟 requis vis-à-vis de la durabilité dans le cas des
armatures de béton armé conformes à l’EN 10080 (NF EN 1992-1-1 Tableau 4.4N)

• Étape 4 : Prise en compte du type d’armature (précontraintes ou non), de leur nature (acier
au carbone, acier inoxydable) et d'éventuelles protections complémentaires.
− ∆𝑐𝑑𝑢𝑟,𝑠𝑡 : réduction de l’enrobage minimal pour utilisation d’acier inox. La valeur à
utiliser est 0 mm, sauf pour le cas où les aciers ont une résistance à la corrosion prouvée
(certains aciers inox ou galvanisés, par exemple), pour la durée d'utilisation et dans les
conditions d'exposition du projet, les documents particuliers du marché.
− ∆𝑐𝑑𝑢𝑟,𝑎𝑑𝑑 : réduction pour utilisation d’un revêtement adhérent justifié vis-à-vis de la
pénétration des agents agressifs pendant la durée d'utilisation de projet.

Ces possibilités de réduire la valeur d’enrobage sont définies dans l’annexe nationale de la
norme NF EN 1992-1-1 à l'article 4.4.1.2 [5]. Les valeurs sont fixées dans le marché par le
maitre d’œuvre.
"Sur justification spéciale et à condition d’utiliser des aciers dont la résistance à la corrosion est
éprouvée (certains aciers inox par exemple), pour la durée d’utilisation et dans les conditions
d’exposition du projet, les documents particuliers du marché pourront fixer la valeur de ∆𝑐𝑑𝑢𝑟,𝑠𝑡 . En
outre, le choix des matériaux, des paramètres de mise en œuvre et de maintenance doit faire l’objet
d’une étude particulière. De même, l’utilisation de tels aciers ne peut s’effectuer que si les
caractéristiques propres de ces aciers (notamment soudabilité, adhérence, dilatation thermique,
compatibilité des aciers de nature différente) sont vérifiées et prises en compte de façon
appropriée".

• Étape 5 : Prise en compte de contraintes particulières


Il est prescrit d’augmenter l’enrobage minimal d’au moins 5 mm dans le cas de parements
irréguliers (béton à granulat apparent par exemple).
Dans le cas de béton soumis à une abrasion, il convient d’augmenter l’enrobage de 5 mm,
10 mm, et 15 mm respectivement pour les classes d’abrasion XM1, XM2, et XM3.

• Étape 6 : Prise en compte des contraintes d’adhérence


− 𝑐𝑚𝑖𝑛,𝑏 : enrobage minimal d’adhérence. Il est égal au diamètre de l’armature ou
diamètre équivalent du paquet d’armature, à majorer de 5 mm si le plus gros granulat
est supérieur à 32 mm.

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• Étape 7 : Détermination de l'enrobage minimal 𝑐𝑚𝑖𝑛

𝑐𝑚𝑖𝑛 = 𝑚𝑎𝑥 (𝑐𝑚𝑖𝑛,𝑏 ; 𝑐𝑚𝑖𝑛,𝑑𝑢𝑟 + ∆𝑐𝑑𝑢𝑟,𝛾 − ∆𝑐𝑑𝑢𝑟,𝑠𝑡 − ∆𝑐𝑑𝑢𝑟,𝑎𝑑𝑑 ; 10 𝑚𝑚)

− 𝑐𝑚𝑖𝑛,𝑏 : enrobage minimal d’adhérence acier/béton


− 𝑐𝑚𝑖𝑛,𝑑𝑢𝑟 : enrobage minimal pour les conditions d’environnement
− ∆𝑐𝑑𝑢𝑟,𝑠𝑡 : réduction de l’enrobage minimal pour le cas d’armatures inox par exemple
− ∆𝑐𝑑𝑢𝑟,𝛾 : marge de sécurité, recommandée égale à 0 dans l’annexe nationale.
− ∆𝑐𝑑𝑢𝑟,𝑎𝑑𝑑 : réduction de l’enrobage minimal pour l’utilisation de protections
supplémentaires

• Étape 8 : Prise en compte des tolérances d’exécution et détermination de l’enrobage


nominal.

L’enrobage minimal est majoré de ∆𝑐𝑑𝑒𝑣 de manière à prendre en compte les tolérances
pour écart d’exécution, suivant le type de système de contrôle qualité mis en œuvre.
∆𝑐𝑑𝑒𝑣 = 10 𝑚𝑚 (NF EN 1992-1-1/NA Clause 4.4.1.2).

Cette valeur peut être réduite à 5 mm si la fabrication inclut un système d’assurance qualité
de mesure d’enrobage et à 0 mm dans le cas d’utilisation d’un appareil de mesure très
précis et une garantie de rejet des éléments non conformes. La NF EN 1992-1-1/NA ajoute
aux deux cas précédents : 0 < ∆𝑐𝑑𝑒𝑣 < 10 s’il existe un système d’assurance qualité
couvrant toutes les phases de conception et d’exécution et qui inclut les éléments
suivants :
− dessin de détail à grande échelle des ferraillages sensibles précisant enrobages et
façonnages ;
− réception des aciers façonnés et contrôle de leurs dimensions ;
− élaboration des plans de calage des aciers, réception des aciers et contrôles des
enrobages avant coulage ;
− le cas échéant et en cas de besoin, confection d’un élément témoin.

NOTE 25 : Un enrobage nominal supérieur à 50 mm n’est pas recommandé (fissuration), de même


qu’un enrobage nominal inférieur à la dimension nominale de plus gros granulats
(difficultés de bétonnage).

• Règles spécifiques aux produits préfabriqués


Sur la base d’une Durée d’Utilisation de Projet (définie par la norme NF EN 1990 Clause
2.3) de 50 ans correspondant à une classe structurelle S4, les enrobages minimaux pour
la durabilité sont définis dans la NF EN 13369 - Annexe A - Tableau A.2 [23] en fonction
des conditions d’environnement définies dans le Tableau A.1, en cohérence avec la norme
NF EN 1992-1-1, en considérant que les produits préfabriqués sont réalisés avec une
«maîtrise particulière de la production du béton» par application des prescriptions de la
norme NF EN 13369 Clause 6 [23] :

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Tableau 42 – Enrobages minimaux (extrait applicable au béton armé) NF EN 13369 Tableau A.2 pour
une durée de vie normale prévue au projet de 50 ans [23]

Dans le Tableau A.2, 𝑐𝑚𝑖𝑛 est la classe minimale de béton requise pour la condition
d’environnement, et 𝐶0 est la classe de béton deux niveaux au-dessus de 𝑐𝑚𝑖𝑛 . Lorsque du
gel-dégel ou une attaque chimique du béton (Classes XF et XA de la norme NF EN 206/CN)
est prévu, il convient d’attacher une attention particulière à la composition du béton.
Normalement, des enrobages conformes au Tableau A.2 suffisent dans ces cas.

Classes d’exposition de la
Conditions d’environnement Agressivité
NF EN 206/CN
A Nulle X0
B Faible XC1
C Modérée XC2-XC3
D Normale XC4
E Élevée XD1-XS1
F Très élevée XD2-XS2
G Extrême XD3-XS3

Tableau 43 – Echelle nominale des conditions d’environnement NF EN 13369 Tableau A.1 pour
une durée de vie normale prévue au projet de 50 ans [23]

Pour des conditions différentes (par exemple une durée de vie de 100 ans), il convient de
se référer à la norme NF EN 13369 Clause A.2 [23].

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2.8. Dispositions constructives


Pour la dalle, le radier et les piédroits, il y a lieu de retenir les dispositions constructives
relatives aux dalles pleines. (NF EN 1992-1-1 Clause 9.6.1 (1)) [5].

2.8.1. Armatures principales


Pour la maîtrise de la fissuration, il convient de vérifier les prescriptions de la norme NF EN
1992.1.1 Clause 9.3.1. Les espacements des armatures sont fonction des épaisseurs h des
éléments.
• Espacements des armatures principales : 𝑠𝑚𝑎𝑥,𝑠𝑙𝑎𝑏𝑠 = 3 ℎ  400 𝑚𝑚 ;
• Espacements des armatures secondaires : 𝑠𝑚𝑎𝑥,𝑠𝑙𝑎𝑏𝑠 = 3,5 ℎ  450 𝑚𝑚.

Dans les zones de moment maximum et dans les zones sollicitées par des charges
concentrées (traverses supérieures sous une faible épaisseur de remblai), ces dispositions
deviennent :
• Espacements des armatures principales : 𝑠𝑚𝑎𝑥,𝑠𝑙𝑎𝑏𝑠 = 2 ℎ  250 𝑚𝑚 ;
• Espacements des armatures secondaires : 𝑠𝑚𝑎𝑥,𝑠𝑙𝑎𝑏𝑠 = 3 ℎ  400 𝑚𝑚.

On rappelle que selon la norme NF EN 1992-3/NA : 2016 :


• L’épaisseur minimale de paroi pour les ouvrages monolithes préfabriqués est de 80 mm ;
• L’espacement maximal des armatures pour les parois au contact du liquide selon la norme
NF EN 1992-3/ NA est le maximum entre 1,5 h et 200 mm ;
• Le pourcentage minimal est 𝐴𝑠, 𝑚𝑖𝑛 ≥ 𝑏ℎ / 800 et le pourcentage maximal 𝐴𝑠, 𝑚𝑎𝑥 = 0,02 𝑏ℎ
selon la norme NF EN 1992-3/ NA.

2.8.2. Armatures de répartition


La section des armatures secondaires de répartition doit être au moins égale à 20 % des
armatures principales (NF EN 1992-1-1 Clause 9.3.1.1 (2)) [5].

2.8.3. Armatures au voisinage des appuis


Par analogie à la norme NF EN 1992-1-1 Clause 9.3.1.2 [5], il convient de prolonger jusqu’aux
appuis, au moins la moitié des armatures calculées à mi-portée des traverses ou à mi-hauteur
des piédroits et de les y ancrer si nécessaire.

NOTE 26 : les dispositions constructives précédentes ne concernent que les armatures de flexion.

La NF EN 1992-3 Clause 9.6.5 (101) [1] précise les dispositions constructives pour les
jonctions des parois en angle :

« Lorsque la jonction des parois en angle est monolithique et que celles-ci sont soumises à des
moments et à des efforts tranchants tendant à ouvrir l'angle (c'est-à-dire que les faces internes des
voiles sont tendues), une attention toute particulière doit être apportée aux dispositions
constructives des armatures pour s'assurer que les efforts de traction en diagonale sont
correctement pris en compte. L'utilisation d'un système de bielles et tirants telle qu'indiquée dans
la norme NF EN 1992-1-1 Clause 5.6.4 [5] constitue une approche adéquate pour le calcul. ».

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Des goussets peuvent alors être construits à la jonction piédroit/radier pour insérer des
équerres, afin de reprendre des efforts de traction. Le ferraillage indiqué en Figure 30 est
particulièrement adapté. De plus la forme des goussets facilite le nettoyage des réservoirs.

Figure 30 – Exemple de gousset à la jonction piédroit/radier

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2.9. Exemple d’application


2.9.1. Exemple de section en flexion simple : réservoir parallélépipédique
Le réservoir considéré est un réservoir de stockage des eaux pluviales parallélépipédique
enterré, affleurant au TN, sans dalle de couverture.

Il est constitué de 10 éléments « U » préfabriqués de dimensions internes : hauteur 2,50 m,


largeur 5,00 m et 2,00 m de longueur, et de plaques d’about liaisonnées par boulonnage. On
considère que les éléments sont liaisonnés entre eux par des boulons et platines répartis sur
la périphérie du joint, en quantité suffisante, et dimensionnés de manière à reprendre les
efforts de traction et de cisaillement dans les parois.

On propose deux versions pour les piédroits d’about :


• une simple plaque boulonnée sur les piédroits et le radier formant un réservoir
parallélépipédique ;

Figure 31 – Exemple d'un élément d'about en plaque

• un élément coque en forme de demi-cercle, liaisonné comme les autres éléments, formant
un réservoir oblong.

Figure 32 – Exemple d'un élément d'about coque

Les modèles de calcul sont les suivants : les piédroits sont encastrés au radier et libres en
tête, les piédroits d’about sont des dalles isostatiques simplement appuyées sur trois côtés,
le radier est considéré comme une dalle porteuse dans une seule direction (selon l’axe x, cf.
Figure 33), donc comme une poutre encastrée sur deux côtés.

Le réservoir offre donc un volume de stockage d’environ V=10*(2,50*5,00*2,00)=250m3


L’épaisseur des piédroits est de 20 cm et celle du radier est de 25 cm.

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Figure 33 – Schéma de l'exemple choisi

Les charges applicables sur l’ouvrage sont :


• Pression de l’eau intérieure
• Poussée des terres
• Véhicules de service sur le côté de l’ouvrage.

NOTE 27 : À ce titre, il ne sera pas considéré d’effort de freinage (NF EN 1991-2 Clause 5.3.23) [16]

Pour cet exemple, l’ouvrage est supposé être situé à l’intérieur des terres, en zone de gel
modéré, et l’eau du réservoir n’est pas agressive chimiquement. Ainsi il sera considéré une
classe XC2 pour les faces externes, XC4 pour les faces internes, et XF3 pour l’ensemble de
l’ouvrage.

Pour le calcul, le cas le plus défavorable sera utilisé, c’est-à-dire XC4 pour toutes les faces.

Figure 34 – Récapitulatif des classes d'exposition considérées

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La classe d’étanchéité choisie est la classe 0, pour un réservoir d’eaux pluviales : « fuite de
liquides sans conséquence ».

Ainsi les dispositions de la norme NF EN 1992-1-1 [5] Clause 7.3.1 s’appliquent, et d’après le
tableau 7.1NF de la norme NF EN 1992-1-1/NA [8], une classe XC4 correspond à une valeur
d’ouverture de fissure maximale wmax de 0,30 mm sous combinaison caractéristique à l’ELS.

2.9.2. Piédroits en partie courante


Les principales caractéristiques des piédroits sont les suivantes :

• Béton C35/45  𝑓𝑐𝑘 = 35 𝑀𝑃𝑎


• Acier E 500 B  𝑓𝑦𝑘 = 500 𝑀𝑃𝑎
• Ferraillage :
− deux nappes de 6HA12/m dans le sens vertical (une en face intérieure, une en face
extérieure), deux nappes 4HA8/m dans le sens longitudinal (une en face intérieure, une
en face extérieure) ;
− enrobage 35 mm.

2.9.2.1. Cas 1 : Ouvrage en eau et non remblayé


Dans ce cas, la seule action applicable sur les piédroits est la pression de l’eau intérieure.
La pression maximale appliquée sur le piédroit est de 𝑃𝑚 = 2,50𝑒𝑎𝑢 = 25 𝑘𝑁/𝑚

Les combinaisons d’actions à considérer sont donc :


A l’ELU : 1,2 𝑄𝑒𝑎𝑢
A l’ELS : 𝑄𝑒𝑎𝑢

Les piédroits en partie courante sont calculés comme des consoles.

La formule du moment fléchissant pour une charge triangulaire de valeur maximale Pm est
𝑀 = −𝑃𝑚 𝑥 3 /6𝐿

x
L
Action de l’eau
intérieure

Figure 35 – Schéma des actions à considérer sur un piédroit en partie courante dans le cas d'un
ouvrage en eau et non remblayé

La hauteur utile du piédroit est 𝐿 = 2,5 + 0,20/2 = 2,6 𝑚

NOTE 28 : Les portées utiles sont calculées d’après la NF EN 1992-1-1 : 2005 paragraphe 5.3.2.2 qui
traite des portées utiles des poutres et dalles dans les bâtiments.

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Figure 36 – Portée utile (leff) pour différentes conditions d'appui

Cependant, d’après la norme NF EN 1992-1-1 Clause 5.3.2.2 (3) [5], lorsqu'une poutre ou une
dalle forme un ensemble monolithique avec ses appuis, il convient de prendre comme moment
déterminant de calcul le moment au nu de l'appui, c’est-à-dire en 𝑥 = 2,5 𝑚 ici.

La convention de signe du moment implique des moments négatifs pour l’action de l’eau, et
des moments positifs pour l’action du remblai qui sera considérée dans le cas 2.

Sous l’effet de l’eau, la face interne du piédroit en partie courante du réservoir sera tendue, le
moment calculé ici dimensionne donc les aciers de la nappe intérieure du piédroit.

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Avec une charge triangulaire de valeur maximale 𝑃𝑚 = 25 𝑘𝑁/𝑚, en 𝑥 = 2,5 𝑚 :


𝑃𝑚 2,53
𝑀𝐸𝐿𝑆 = − = −25,04 𝑘𝑁. 𝑚/𝑚
6 ∗ 2,6

𝑀𝐸𝐿𝑈 = 1,2 𝑀𝐸𝐿𝑆 = − 30,05 𝑘𝑁. 𝑚/𝑚

Les moments transmis au radier sont les moments à l’encastrement, soit en 𝑥 = 0,0 𝑚.
𝑃𝑚 𝐿2 2,62
𝑀𝐸𝐿𝑆 = − = 25 ∗ = −28,17 𝑘𝑁. 𝑚/𝑚
6 6

𝑀𝐸𝐿𝑈 = 1,2 𝑀𝐸𝐿𝑆 = − 33,8 𝑘𝑁. 𝑚/𝑚

2.9.2.2. Cas 2 : Ouvrage vide et remblayé


Les actions applicables sur les piédroits sont :
• Poussée latérale des terres :
On considère un sol de caractéristiques suivantes :
− Poids volumique 𝛾 = 20 𝑘𝑁/𝑚3
− Angle de frottement interne 𝜑 = 35°.
𝜋 𝜑
Le coefficient de poussée est donc 𝐾𝑎 = 𝑡𝑔2 ( − ) = 0,27
4 2
Et la pression due aux terres à une profondeur de 2,5 m est :
𝑃𝑡,𝑚𝑎𝑥 = 2,50 ∗ 𝛾 ∗ 𝐾𝑎 = 13,5 𝑘𝑁

• Poussée due à la charge roulante : on considère un véhicule de service similaire au véhicule


de service sur passerelle défini dans la norme NF EN 1991-2 Clause 5.3.2.3 [16], comme
expliqué en partie 2.4.
Le véhicule de service est constitué d’un essieu de 80 kN et d’un de 40 kN. On applique
une minoration de 30 % pour tenir compte de la réduction des charges dynamiques. Le
poids total à considérer du véhicule est de 84 kN. On peut répartir le poids sur une surface
de 3 𝑚 ∗ 2,2 𝑚 d’où la charge 𝑞é𝑞 = 13,12 𝑘𝑁/𝑚² (NF EN 1991-2 NA:2008, Clause 4.9.1)
[17].

En assimilant la charge répartie à une charge infinie, la pression uniforme s’appliquant sur
𝑘𝑁
le piédroit est : 𝑞𝑟𝑜𝑢𝑙 = 𝑞𝑒𝑞 ∗ 𝐾𝑎 = 3,54 𝑚2 . Comme les calculs sont effectués pour une
bande de largeur 1 m :
𝑘𝑁
𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙 = 𝑞𝑟𝑜𝑢𝑙 ∗ 𝑏 = 𝑞𝑟𝑜𝑢𝑙 ∗ 1𝑚 = 3,54
𝑚

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Sous l’effet de la poussée des terres, la face externe du piédroit en partie courante du réservoir
sera tendue, le moment calculé ici dimensionne donc les aciers de la nappe extérieure du
piédroit.

Poussée des x
terres et poussée
de la charge
roulante L

Figure 37 – Schéma des actions à considérer sur un piédroit en partie courante dans le cas d'un
ouvrage vide remblayé

Avec une charge triangulaire de valeur maximale 𝑃𝑡,𝑚𝑎𝑥 = 13,5 𝑘𝑁/𝑚 en 𝑥 = 2,5 𝑚

13,5 ∗ 2,53
𝑀𝑃𝑡𝑒𝑟 = = 13,52 𝑘𝑁. 𝑚/𝑚
6 ∗ 2,6

Avec une charge rectangulaire de valeur 𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙 = 3,54 𝑘𝑁/𝑚, en 𝑥 = 2,5 𝑚 :

3,54(2,6 − 0,1)2
𝑀𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙 = = 11,06 𝑘𝑁. 𝑚/𝑚
2

Donc
𝑀𝐸𝐿𝑈 = 1,35 𝑀𝑃𝑡𝑒𝑟 + 1,5 𝑀𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙 = 34,85 𝑘𝑁. 𝑚/𝑚
𝑀𝐸𝐿𝑆,𝑐𝑎𝑟 = 𝑀𝑃𝑡𝑒𝑟 + 𝑀𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙 = 24,58 𝑘𝑁. 𝑚/𝑚
𝑀𝐸𝐿𝑆,𝑓𝑟𝑒𝑞 = 𝑀𝑃𝑡𝑒𝑟 + 𝜓1,𝑟𝑜𝑢𝑙 𝑀𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙 = 𝑀𝑃𝑡𝑒𝑟 + 0,5 𝑀𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙 = 19,05 𝑘𝑁. 𝑚/𝑚
𝑀𝐸𝐿𝑆,𝑞𝑝 = 𝑀𝑃𝑡𝑒𝑟 + 𝜓2,𝑟𝑜𝑢𝑙 𝑀𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙 = 𝑀𝑃𝑡𝑒𝑟 + 0,3 𝑀𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙 = 16,84 𝑘𝑁. 𝑚/𝑚

Les moments transmis au radier sont les moments à l’encastrement, soit en 𝑥 = 2,6 𝑚.
𝑀𝑃𝑡𝑒𝑟 = 15,21 𝑘𝑁. 𝑚/𝑚
𝑀𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙 = 11,96 𝑘𝑁. 𝑚/𝑚

Et donc
𝑀𝐸𝐿𝑈 = 38,48 𝑘𝑁. 𝑚/𝑚
𝑀𝐸𝐿𝑆,𝑐𝑎𝑟 = 27,17𝑘𝑁. 𝑚/𝑚
𝑀𝐸𝐿𝑆,𝑓𝑟𝑒𝑞 = 21,19 𝑘𝑁. 𝑚/𝑚
𝑀𝐸𝐿𝑆,𝑞𝑝 = 18,80 𝑘𝑁. 𝑚/𝑚

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Figure 38 – Schéma de principe de ferraillage des piédroits

2.9.2.3. Justification de la section d’acier à l’ELU pour la nappe intérieure (dimensionnement avec le
cas 1 ouvrage en eau non remblayé)
Données caractéristiques des piédroits :

Données caractéristiques de la dalle


Largeur du panneau 𝑏𝑤 = 1,00 𝑚
Épaisseur totale du panneau ℎ = 0,20 𝑚
Hauteur utile des aciers tendus 𝑑 = 0,160 𝑚
Enrobage des aciers tendus 𝑐 = 0,035 𝑚
Limite caractéristique d'élasticité de l'acier 𝑓𝑦𝑘 = 500 𝑀𝑃𝑎
Valeur minimale du coefficient k selon classe des aciers
𝑘 = 1,08
(selon diagramme)
Déformation relative caractéristique maximale selon classe de l'acier
𝑢𝑘 = 0,05
(si k>1)
Module d'élasticité de l'acier 𝐸𝑠 = 200000 𝑀𝑃𝑎
Résistance caractéristique du béton 𝑓𝑐𝑘 = 35 𝑀𝑃𝑎
coef hauteur utile zone comprimée  = 0,8
Diagramme rectangulaire
coef résistance effective  = 1
Déformation relative ultime du béton en compression 𝑐𝑢3 = 0,0035
Module d'élasticité du béton 𝐸𝑐𝑚 = 34077 𝑀𝑃𝑎
Coefficient de fluage 𝑛𝑓𝑙𝑢𝑎𝑔𝑒 = 2

Coefficient d'équivalence acier/béton à long terme 𝛢𝐸,𝑙𝑜𝑛𝑔 = 17,61

Résistance en traction du béton 𝑓𝑐𝑡𝑚 = 3,21 𝑀𝑃𝑎


Classe d'exposition 𝑋𝐶4

Tableau 44 – Données d'entrée pour le calcul de la nappe intérieure des piédroits

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Paramètres caractéristiques à l'ELU


Combinaison fondamentale ELU : Moment fléchissant agissant M Ed MEd = 0,03005 MN.m
Coefficient partiel pour le béton à l'ELU (situation durable et transitoire) c = 1,5

Résistance de calcul du béton fcd = fck /c = fck /1.5 fcd = 23,33 MPa

Coefficient partiel de l'acier à l'ELU (situation durable et transitoire) s = 1,15

Limite délasticité de calcul des aciers fy d = k (fy k /s ) = k (fy k /1,15) fy d = 469,6 MPa

Contrainte initiale dans les aciers sur le palier plastique fy 0 = (fy k /s ) = (fy k /1,15) fy 0 = 434,8 MPa

Déformation relative maximale de calcul ud = 0,9 uk ud = 0,045

Déformation relative initiale de l'acier sur le palier plastique fy k /s Es s0 = 0,002174

Coefficient de déformation limite pivots A et B AB = x u/d AB=cu3/ ud+cu3 AB = 0,072165
Moment réduit ultime limite pivots A et B AB =AB(1-/2 AB) AB = 0,056065

Calcul des paramètres caractéristiques de la section à l'ELU


Moment réduit ultime u= u = 0,0503
µu = MEd /(bw d² fcd ) ou MEd /(beff d² fcd ) ou (MEd -(beff-bw) hf fcd (d-hf/2))/(bw d²fcd )
Coefficient de la fibre neutre  u = (1/) [ 1 - ( 1 - 2  )0,5] u = 0,0646
Hauteur de béton comprimé x = u d x= 0,010 m
Allongement relatif des aciers s = [(1- u )/ u ]cu3 s = 0,0450
Position relative sur palier plastique p = (s -s0)/(uk -s0) p= 0,895

Contrainte dans les aciers s = fyd + p fyd (k-1) s = 503,2 MPa


Bras de levier z u = d (1 - /2  u ) zu = 0,156 m

Détermination de la section d'aciers tendus à l'ELU


Section théorique d' acier As =MEd / (s zu) As = 3,83 cm²
Section de béton Ac = ((beff *hf)+(bw*(h-hf))) Ac = 2000,00 cm²
As,min = max (0,26 fct,m bt d / fyk ; 0,0013bt
Section minimale d'armatures As,min = 2,67 cm²
d)
Section maximale d'armatures As,max = max (0,05 Ac ) As,max = 80,00 cm²

Tableau 45 – Calcul à l'ELU de la nappe intérieure des piédroits

La dalle est ferraillée à raison de 6 HA 12/m soit 6,79 cm2 /m > As, min. Donc le calcul à l’ELU
est vérifié.

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2.9.2.4. Vérification à l’ELS pour la nappe intérieure (dimensionnement avec le cas 1 ouvrage en eau
non remblayé)
2.9.2.4.1. Limitation de contraintes
Paramètres caractéristiques à l'ELS

Combinaison caractéristique : Moment fléchissant agissant : MEd = Mser,car Mser,car = 0,02504 MN.m

Contrainte admissible de traction de l'acier s  0,8fyk s = 400,00 MPa


c  0,6 fck
Contrainte admissible de compression du béton (expositions c = 35,00 MPa
XD, XF, XS)
Vérification des contraintes sous combinaison caractéristique

Position de l'axe neutre beff y2/2 - (beff-bw) (y-hf)2/2 - ae_long As (d-y) = 0 y= 0,0508 m

Inertie fissurée 3 3
Ifiss = beff y /3 - (beff-bw)*(y-hf) /3 + ae_long As (d-y) 2
Ifiss = 0,00018 m4

Contrainte béton c = M y / I c = 6,93 MPa

Vérification contrainte limite du béton (c < 0,6 fck uniquement en classes XD, XF et XS) VERIFIEE

Contrainte acier s = ae_long M (d-y) / I s = 259,76 MPa

Vérification contrainte limite de l'acier (s < 0,8 fyk) VERIFIEE

Tableau 46 – Vérification des contraintes à l'ELS de la nappe intérieure des piédroits

2.9.2.4.2. Vérification de la maîtrise de la fissuration


La vérification est détaillée pour le calcul direct mais il est possible de vérifier la fissuration
sans calcul direct par la méthode simplifiée mais qui est fortement déconseillée, décrite en
paragraphe 6.2.3.2.

Section minimale d'armatures


Résistance en traction du béton fct,eff = fctm fctm = 3,21 MPa
Coefficient kc kc = 0,4 en flexion simple, (âme T) kc = 0,4
Coefficient k (interpolation possible) k = 0,65 si h>800mm ou bw>800mm k= 1
k = 1 si h <300mm ou bw<300mm
Moment de fissuration Mfiss = fctm I / vinf Mfiss = 0,0231 MNm
Hauteur tendue juste avant fissuration hct = vinf hct = 0,097 m
Aire de la section de béton tendu Act =hct bw Act = 973,11 cm²
Section minimale d'armatures As,min = kc k fct,eff Act /s avec s = fyk As,min = 2,50 cm²

Tableau 47 – Calcul de la section minimale d'armatures de la nappe intérieure des piédroits à l'ELS

Les sections d’aciers sont supérieures à la section minimale requise dans toutes les sections.

L’ouvrage est considéré de classe d’étanchéité 0, donc les dispositions de la norme


NF EN 1992-1-1 Clause 7.3.1 [5] s’appliquent. La classe XC4 impose une ouverture de fissure
maximale de 𝑤𝑘 = 0,3 𝑚𝑚.

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Calcul de l'ouverture des fissures


Diamètre équivalent éq=(n11² +n22²)/(n11 +n22) éq = 12,00 mm
Hauteur effective de béton tendu hc,ef = (min 2,5(h-d);(h-x)/3;h/2) hc,ef = 0,050 m
Section effective de béton autour des
Ac,ef = 497,20 cm²
armatures tendues Ac,ef = bw hc,ef
Section des armatures tendues situées
As,ef = 6,79 cm²
dans As,ef
Rapport section aciers / section béton p,eff = As/Ac,ef  p,eff = 0,0136
Espacement final max entre fissures 2ls,max = 2*c + 1/(2*1,8)* /p,eff sr,max = 314,2 mm

Rapport des modules d'élasticité e = Es/Ecm e = 5,869


kt = 0,6 ou 0,4 (courte ou longue
Facteur de durée de chargement kt = 0,4
durée)
Contrainte de l’armature au moment où
sr=fctm/r,eff*(1+ae*r,eff) sr= 254,036
le béton se fissure
Si (σs<kt*σsr) alors As=As,min
Vérification de fissuration SINON vérification de la fissuration vérification nécessaire
nécessaire
Déformation moyenne calculée sm - cm = (s-kt*sr)/Es sm - cm = 0,00079
Ouverture des fissures wk = 2 ls,max (sm - cm - cs) wk = 0,248 mm
Vérification de l'ouverture de fissures VERIFIEE

Tableau 48 – Vérification de l'ouverture des fissures de la nappe intérieure des piédroits

L’ouverture des fissures est inférieure à l’ouverture maximale admissible de 0,3 mm.

99
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2.9.2.5. Justification de la section d’acier à l’ELU pour la nappe extérieure (dimensionnement avec le
cas 2 ouvrage vide remblayé)
Données caractéristiques des piédroits :

Données caractéristiques de la dalle


Largeur du panneau 𝑏𝑤 = 1,00 𝑚
Épaisseur totale du panneau ℎ = 0,20 𝑚
Hauteur utile des aciers tendus 𝑑 = 0,160 𝑚
Enrobage des aciers tendus 𝑐 = 0,035 𝑚
Limite caractéristique d'élasticité de l'acier 𝑓𝑦𝑘 = 500 𝑀𝑃𝑎
Valeur minimale du coefficient k selon classe des aciers
𝑘 = 1,08
(selon diagramme)
Déformation relative caractéristique maximale selon classe de l'acier
𝑢𝑘 = 0,05
(si k>1)
Module d'élasticité de l'acier 𝐸𝑠 = 200000 𝑀𝑃𝑎
Résistance caractéristique du béton 𝑓𝑐𝑘 = 35 𝑀𝑃𝑎
coef hauteur utile zone comprimée  = 0,8
Diagramme rectangulaire
coef résistance effective  = 1
Déformation relative ultime du béton en compression 𝑐𝑢3 = 0,0035
Module d'élasticité du béton 𝐸𝑐𝑚 = 34077 𝑀𝑃𝑎
Coefficient de fluage 𝑛𝑓𝑙𝑢𝑎𝑔𝑒 = 2
Coefficient d'équivalence acier/béton à long terme 𝛢𝐸,𝑙𝑜𝑛𝑔 = 17,61
Résistance en traction du béton 𝑓𝑐𝑡𝑚 = 3,21 𝑀𝑃𝑎
Classe d'exposition 𝑋𝐶4

Tableau 49 – Données d'entrée pour le calcul de la nappe extérieure des piédroits

100
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Paramètres caractéristiques à l'ELU


Combinaison fondamentale ELU : Moment fléchissant agissant M Ed MEd = 0,03485 MN.m
Coefficient partiel pour le béton à l'ELU (situation durable et transitoire) c = 1,5

Résistance de calcul du béton fcd = fck /c = fck /1.5 fcd = 23,33 MPa

Coefficient partiel de l'acier à l'ELU (situation durable et transitoire) s = 1,15

Limite délasticité de calcul des aciers fy d = k (fy k /s ) = k (fy k /1,15) fy d = 469,6 MPa

Contrainte initiale dans les aciers sur le palier plastique fy 0 = (fy k /s ) = (fy k /1,15) fy 0 = 434,8 MPa

Déformation relative maximale de calcul ud = 0,9 uk ud = 0,045

Déformation relative initiale de l'acier sur le palier plastique fy k /s Es s0 = 0,002174

Coefficient de déformation limite pivots A et B AB = x u/d AB=cu3/ ud+cu3 AB = 0,072165
Moment réduit ultime limite pivots A et B AB =AB(1-/2 AB) AB = 0,056065

Calcul des paramètres caractéristiques de la section à l'ELU


Moment réduit ultime u= u = 0,0583
µu = MEd /(bw d² fcd ) ou MEd /(beff d² fcd ) ou (MEd -(beff-bw) hf fcd (d-hf/2))/(bw d²fcd )
Coefficient de la fibre neutre  u = (1/) [ 1 - ( 1 - 2  )0,5] u = 0,0752
Hauteur de béton comprimé x = u d x= 0,012 m
Allongement relatif des aciers s = [(1- u )/ u ]cu3 s = 0,0430
Position relative sur palier plastique p = (s -s0)/(uk -s0) p= 0,855
Contrainte dans les aciers s = fyd + p fyd (k-1) s = 501,7 MPa
Bras de levier z u = d (1 - /2  u ) zu = 0,155 m

Détermination de la section d'aciers tendus à l'ELU


Section théorique d' acier As =MEd / (s zu) As = 4,48 cm²

Section de béton Ac = ((beff*hf)+(bw*(h-hf))) Ac = 2000,00 cm²


As,min = max (0,26 fct,m bt d / fyk ;
Section minimale d'armatures As,min = 2,67 cm²
0,0013bt d)
Section maximale d'armatures As,max = max (0,04 Ac ) As,max = 80,00 cm²

Tableau 50 – Calcul à l'ELU de la nappe extérieure des piédroits

La dalle est ferraillée à raison de 6 HA 12/m soit 6,79 cm2/m > As, min. Donc le calcul à l’ELU
est vérifié.

101
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2.9.2.6. Vérification à l’ELS pour la nappe extérieure (dimensionnement avec le cas 2 ouvrage vide
remblayé)
2.9.2.6.1. Limitation de contraintes

Paramètres caractéristiques à l'ELS


Combinaison caractéristique : Moment fléchissant
Mser,car = 0,02458 MN.m
agissant : MEd = Mser,car
Contrainte admissible de traction de l'acier s  0,8fyk s = 400,00 MPa

c  0,6 fck (expositions


Contrainte admissible de compression du béton c = 35,00 MPa
XD, XF, XS)

Vérification des contraintes sous combinaison caractéristique


beff y2/2 - (beff-bw) (y-hf)2/2 - ae_long As (d-
Position de l'axe neutre y= 0,0508 m
y) = 0
Ifiss = beff y3/3 - (beff-bw)*(y-hf)3/3 + ae_long
Inertie fissurée Ifiss = 0,0002 m4
As (d-y)2
Contrainte béton c = M y / I c = 6,81 MPa

Vérification contrainte limite du béton (c < 0,6 fck uniquement en classes XD, XF et XS) VERIFIEE

Contrainte acier s = ae_long M (d-y) / I s = 254,99 MPa

Vérification contrainte limite de l'acier (s < 0,8 fyk) VERIFIEE

Tableau 51 – Vérification des contraintes à l'ELS de la nappe intérieure des piédroits

2.9.2.6.2. Vérification de la maîtrise de la fissuration


La vérification de la fissuration s’effectue sous combinaison quasi-permanente, ou sous
combinaison fréquente en présence d’une charge roulante. La vérification est détaillée pour
le calcul direct mais il est possible de vérifier la fissuration sans calcul direct par la méthode
simplifiée décrite en paragraphe 6.2.3.2.

Section minimale d'armatures


Résistance en traction du béton fct,eff = fctm fctm = 3,21 MPa
Coefficient k c k c = 0,4 en flexion simple, (âme T) kc = 0,4
Coefficient k (interpolation possible) k = 0,65 si h>800mm ou bw>800mm k= 1
k = 1 si h <300mm ou bw<300mm
Moment de fissuration Mf iss = fctm I / vinf Mfiss = 0,0230 MNm
Hauteur tendue juste avant fissuration hct = vinf hct = 0,097 m
Aire de la section de béton tendu Act =hct bw Act = 973,54 cm²
section minimale d'armatures As,min = k c k fct,ef f Act /s avec s = fy k As,min = 2,50 cm²

Tableau 52 – Calcul de la section minimale d'armatures de la nappe extérieure des piédroits à l'ELS

Les sections d’aciers sont supérieures à la section minimale requise dans toutes les sections.

L’ouvrage est considéré de classe d’étanchéité 0, donc les dispositions de la norme


NF EN 1992-1-1 Clause 7.3.1 [5] s’appliquent. La classe XC4 impose une ouverture de fissure
maximale de 𝑤𝑘 = 0,3 𝑚𝑚.

102
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Calcul de l'ouverture des fissures


Diamètre équivalent éq=(n11² +n22²)/(n11 +n22) éq = 12,00 mm
Hauteur effective de béton tendu hc,ef = (min 2,5(h-d);(h-x)/3;h/2) hc,ef = 0,050 m
Section effective de béton autour des
Ac,ef = bw.hc,ef Ac,ef = 497,20 cm²
armatures tendues
Section des armatures tendues situées
As,ef = 6,79 cm²
dans As,ef
Rapport section aciers / section béton p,eff = As,ef/Ac,ef  p,eff = 0,0136
Espacement final max entre fissures 2ls,max = 2*c + 1/(2*1,8)* /p,eff sr,max = 314,2 mm

Rapport des modules d'élasticité e = Es/Ecm e = 5,869


kt = 0,6 ou 0,4 (courte ou longue
Facteur de durée de chargement kt = 0,4
durée)
Contrainte de l’armature au moment où le
sr=fctm/r,eff*(1+ae*r,eff) sr= 254,036 MPa
béton se fissure
Si (σs<kt*σsr) alors As=As,min
Vérification de fissuration SINON vérification de la fissuration vérification nécessaire
nécessaire
Déformation moyenne calculée: sm - cm = (s-kt*sr)/Es sm - cm = 0,00079
Ouverture des fissures wk = 2 ls,max (sm - cm - cs) wk = 0,248 mm
Vérification de l'ouverture de fissures VERIFIEE

Tableau 53 – Vérification de l'ouverture des fissures de la nappe intérieure des piédroits

L’ouverture des fissures est inférieure à l’ouverture maximale admissible de 0,3 mm.

Les piédroits en partie courante sont donc ferraillés à raison de 6 HA12/m sur chaque nappe
(intérieure et extérieure) dans le sens vertical.

Dans le sens horizontal, des armatures secondaires doivent être disposées. 6HA12
représentent 6,79 cm², les piédroits sont donc ferraillés à 13,58 cm²/m. On a placé 4 HA 8/m
sur chaque nappe, ce qui représente 4,02 cm²/m > 20% de la section d’acier dans le sens
vertical = 2,716 cm²/m.

103
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2.9.3. Radier
Les principales caractéristiques du radier sont les suivantes :
• Béton C35/45  𝑓𝑐𝑘 = 35 𝑀𝑃𝑎
• Acier E 500 B  𝑓𝑦𝑘 = 500 𝑀𝑃𝑎
• Ferraillage
− deux nappes 8HA12/m dans le sens transverse (une en face inférieure, une en face
supérieure), deux nappes 4HA8/m dans le sens longitudinal (une en face inférieure, une
en face supérieure) ;
− Enrobage 35 mm.

D’après les calculs précédents, un récapitulatif des moments transmis au radier est donné
Tableau 54.

Récapitulatif des Nappe intérieure Nappe extérieure


moments transmis au ELS
radier Mp [kN.m/m] ELU ELS car ELS freq ELS qp ELU ELS car ELS qp
freq
Ouvrage
Piédroit
plein non -33,8 -28,17 -28,17 -28,17 --- --- --- ---
courant
remblayé
Ouvrage
Piédroit
vide --- --- --- --- 38,48 27,17 21,19 18,80
courant
remblayé

Tableau 54 – Récapitulatif des moments transmis au radier

2.9.3.1. Cas 1 : Ouvrage en eau et non remblayé


Le radier reprend les moments d’encastrement des piédroits, et les moments dus à la poussée
intérieure de l’eau, du poids des piédroits et de la réaction du sol.

Action de l’eau
intérieure
Poids des
piédroits

Réaction du sol
x

Figure 39 – Schéma des actions à considérer sur le radier dans le cas d'un ouvrage en eau non
remblayé

104
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Calcul des actions applicables sur le radier :


• Poids de l’eau intérieure :
− L’eau intérieure représente un volume 𝑉 = 2,50 ∗ 5,00 ∗ 1,00 = 12,5 𝑚3
− Le poids de l’eau intérieure est donc 𝐺𝑒𝑎𝑢 = 𝛾 ∗ 𝑉 = 10 ∗ 12,5 = 125 𝑘𝑁
125
Soit une charge répartie 𝑔 = 5,20∗1,00 = 24,04 𝑘𝑁/𝑚² et une réaction du sol de 𝑞𝑒𝑎𝑢 =
125
= 24,04 𝑘𝑁/𝑚2 .
5,20∗1,00

La poussée de l’eau intérieure est une charge répartie qui s’applique sur la même portée
utile que la réaction du sol, ces forces ne seront donc pas prises en compte car elles se
compensent immédiatement.

• Poids des piédroits : 𝐺𝑝 = 2 ∗ 2,5 ∗ 0,20 ∗ 25 ∗ 1,0 = 25 𝑘𝑁 (pour des piédroits en partie
25
courante, de largeur unitaire 1 m), soit 𝐺𝑝 = = 12,5 𝑘𝑁 au niveau de chaque appui.
2

25
La réaction du sol est alors de 𝑞𝑝 = = 4,81 𝑘𝑁/𝑚2 .
5,20∗1,0

• Moment d’encastrement des piédroits dû à l’eau intérieure


𝑀𝑃_𝐸𝐿𝑆 = 28,17 𝑘𝑁. 𝑚/𝑚 et 𝑀𝑃_𝐸𝐿𝑈 = 33,8 𝑘𝑁. 𝑚/𝑚

𝑥2
La formule du moment 𝑀𝑟 dans le radier est : 𝑀𝑟 = −𝑥𝐺𝑝 + 𝑞𝑝 2 + 𝑀𝑝
Au niveau des appuis on retrouve la continuité 𝑀𝑟 = 𝑀𝑝 , 𝑀𝑝 étant le moment dans les
piédroits.
2,62
En 𝑥 = 𝐿/2, on a 𝑀𝑟 = −2,6 ∗ 12,5 + 4,81 ∗ + 𝑀𝑝 = −16,24 + 𝑀𝑝
2

La première partie de l’équation est une charge permanente défavorable, elle sera donc
pondérée par 1,35 à l’ELU et 1,00 à l’ELS.

Donc le moment total à l’ELU est :


𝑀𝐸𝐿𝑈 = −1,35 ∗ 16,24 − 33,8 = − 55,72 kN. m/m

Et le moment total à l’ELS est :


𝑀𝐸𝐿𝑆 = −16,24 − 28,17 = − 44,41 kN. m/m

Sous l’effet de l’eau intérieure, en milieu de travée, la face extérieure du radier du réservoir
sera tendue, le moment calculé ici dimensionne donc les aciers de la nappe inférieure du
radier.

105
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2.9.3.2. Cas 2 : Ouvrage vide et remblayé


Les actions applicables sur le radier sont :
• Poids des piédroits : 𝐺𝑝𝑖é𝑑𝑟𝑜𝑖𝑡𝑠 = 2 ∗ 2,5 ∗ 0,20 ∗ 25 ∗ 1,0 = 25 𝑘𝑁 (pour des piédroits en
25
partie courante, de largeur unitaire 1m), soit 𝐺𝑝 = 2
= 12,5 𝑘𝑁 au niveau de chaque
appui.

Poussée des
remblais et de la
charge roulante Poids des
piédroits

Réaction du sol
x

Figure 40 – Schéma des actions à considérer sur le radier dans le cas d'un ouvrage vide remblayé

25
• La réaction du sol est alors de 𝑞𝑝 = = 4,81 𝑘𝑁/𝑚2 .
5,20∗1,0

• Moments d’encastrement des piédroits dus au remblai et à la charge roulante :


𝑀𝑃_𝐸𝐿𝑈 = 38,48 𝑘𝑁. 𝑚/𝑚 ;
𝑀𝑃_𝐸𝐿𝑆,𝑐𝑎𝑟 = 27,17 𝑘𝑁. 𝑚/𝑚 ;
𝑥2
La formule du moment est : 𝑀𝑟 = −𝑥𝐺𝑝 + 𝑞𝑝 2
+ 𝑀𝑝
𝐿 2,62
Au niveau des appuis 𝑀𝑟 = 𝑀𝑝 , et en 𝑥 = , 𝑀𝑟 = −2,6 ∗ 12,5 + 4,81 ∗ + 𝑀𝑝 =
2 2
−16,24 + 𝑀𝑝

La première partie de l’équation est une charge permanente favorable, elle sera donc
pondérée par 0 à l’ELU et à l’ELS. Le moment maximal sera donc au niveau des appuis.

Donc le moment total à l’ELU est :


𝑀𝑟_𝐸𝐿𝑈 = 38,48 𝑘𝑁. 𝑚/𝑚

Et les moments totaux à l’ELS sont :


𝑀𝑟_𝐸𝐿𝑆,𝑐𝑎𝑟 = 27,17 𝑘𝑁. 𝑚/𝑚 ;

Sous l’effet de la poussée des terres, la face supérieure du radier du réservoir sera tendue
en milieu de travée, et la face inférieure sera tendue au niveau des appuis. Le moment
calculé ici dimensionne les aciers de la nappe haute du radier.

Récapitulatif des moments Nappe inférieure Nappe supérieure


maximaux dans le radier Mr
[kN.m/m] ELU ELS car ELU ELS car

Ouvrage plein non remblayé -55,72 -44,41 --- ---

Ouvrage vide remblayé --- --- 38,48 27,17

Tableau 55 – Récapitulatif des moments maximaux dans le radier

106
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Le schéma ci-dessous récapitule les cas utilisés pour calculer les ferraillages du radier :

armatures secondaires

Figure 41 – Schéma de principe de ferraillage du radier

2.9.3.3. Justification de la section d’acier à l’ELU pour la nappe inférieure (dimensionnement avec le
cas 1 ouvrage en eau non remblayé)
Données caractéristiques du radier :

Données caractéristiques de la dalle


Largeur du panneau 𝑏𝑤 = 1,00 𝑚
Épaisseur totale du panneau ℎ = 0,25 𝑚
Hauteur utile des aciers tendus 𝑑 = 0,210 𝑚
Enrobage des aciers tendus 𝑐 = 0,035 𝑚
Limite caractéristique d'élasticité de l'acier 𝑓𝑦𝑘 = 500 𝑀𝑃𝑎
Valeur minimale du coefficient k selon classe des aciers
𝑘 = 1,08
(selon diagramme)
Déformation relative caractéristique maximale selon classe de l'acier
𝑢𝑘 = 0,05
(si k>1)
Module d'élasticité de l'acier 𝐸𝑠 = 200000 𝑀𝑃𝑎
Résistance caractéristique du béton 𝑓𝑐𝑘 = 35 𝑀𝑃𝑎
coef hauteur utile zone comprimée  = 0,8
Diagramme rectangulaire
coef résistance effective  = 1
Déformation relative ultime du béton en compression 𝑐𝑢3 = 0,0035
Module d'élasticité du béton 𝐸𝑐𝑚 = 34077 𝑀𝑃𝑎
Coefficient de fluage 𝑛𝑓𝑙𝑢𝑎𝑔𝑒 = 2

Coefficient d'équivalence acier/béton à long terme 𝛢𝐸,𝑙𝑜𝑛𝑔 = 17,61

Résistance en traction du béton 𝑓𝑐𝑡𝑚 = 3,21 𝑀𝑃𝑎


Classe d'exposition 𝑋𝐶4

Tableau 56 – Données d'entrée pour le calcul de la nappe inférieure du radier

107
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Paramètres caractéristiques à l'ELU


Combinaison fondamentale ELU : Moment fléchissant agissant M Ed MEd = 0,05572 MN.m
Coefficient partiel pour le béton à l'ELU (situation durable et transitoire) c = 1,5

Résistance de calcul du béton fcd = fck /c = fck /1.5 fcd = 23,33 MPa

Coefficient partiel de l'acier à l'ELU (situation durable et transitoire) s = 1,15

Limite délasticité de calcul des aciers fy d = k (fy k /s ) = k (fy k /1,15) fy d = 469,6 MPa

Contrainte initiale dans les aciers sur le palier plastique fy 0 = (fy k /s ) = (fy k /1,15) fy 0 = 434,8 MPa

Déformation relative maximale de calcul ud = 0,9 uk ud = 0,045

Déformation relative initiale de l'acier sur le palier plastique fy k /s Es s0 = 0,002174

Coefficient de déformation limite pivots A et B AB = x u/d AB=cu3/ ud+cu3 AB = 0,072165
Moment réduit ultime limite pivots A et B AB =AB(1-/2 AB) AB = 0,056065

Calcul des paramètres caractéristiques de la section à l'ELU


Moment réduit ultime u= u = 0,0541
µu = MEd /(bw d² fcd ) ou MEd /(beff d² fcd ) ou (MEd -(beff-bw) hf fcd (d-hf/2))/(bw d²fcd )
Coefficient de la fibre neutre  u = (1/) [ 1 - ( 1 - 2  )0,5] u = 0,0696
Hauteur de béton comprimé x = u d x= 0,015 m
Allongement relatif des aciers s = [(1- u )/ u ]cu3 s = 0,0450
Position relative sur palier plastique p = (s -s0)/(uk -s0) p= 0,895

Contrainte dans les aciers s = fyd + p fyd (k-1) s = 503,2 MPa


Bras de levier z u = d (1 - /2  u ) zu = 0,204 m

Détermination de la section d'aciers tendus à l'ELU


Section théorique d' acier As =MEd / (s zu) As = 5,42 cm²

Section de béton Ac = ((beff*hf)+(bw*(h-hf))) Ac = 2000,00 cm²

Section minimale d'armatures As,min = max (0,26 fct,m bt d / fyk ; 0,0013bt d) As,min = 3,51 cm²

Section maximale d'armatures As,max = max (0,04 Ac ) As,max = 80,00 cm²

Tableau 57 – Calcul à l'ELU de la nappe inférieure du radier

La dalle est ferraillée à raison de 8 HA 12/m soit 9,05 cm2 /m > As, min. Donc le calcul à l’ELU
est vérifié.

108
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2.9.3.4. Vérification à l’ELS pour la nappe inférieure (dimensionnement avec le cas 1 ouvrage en eau
non remblayé)
2.9.3.4.1. Limitation de contraintes

Paramètres caractéristiques à l'ELS


Combinaison caractéristique : Moment fléchissant
Mser,car = 0,04441 MN.m
agissant : MEd = Mser,car
Contrainte admissible de traction de l'acier s  0,8fyk s = 400,00 MPa

c  0,6 fck (expositions


Contrainte admissible de compression du béton c = 35,00 MPa
XD, XF, XS)

Vérification des contraintes sous combinaison caractéristique


Position de l'axe neutre beff y2/2 - (beff-bw) (y-hf)2/2 - ae_long As (d-y) = 0 y= 0,0672 m
Ifiss = beff y3/3 - (beff-bw)*(y-hf)3/3 + ae_long As (d-
Inertie fissurée Ifiss = 0,0004 m4
y)2
Contrainte béton c = M y / I c = 7,08 MPa

Vérification contrainte limite du béton (c < 0,6 fck uniquement en classes XD, XF et XS) VERIFIEE

Contrainte acier s = ae_long M (d-y) / I s = 263,05 MPa

Vérification contrainte limite de l'acier (s < 0,8 fyk) VERIFIEE

Tableau 58 – Vérification des contraintes à l'ELS de la nappe inférieure du radier

2.9.3.4.2. Vérification de la maîtrise de la fissuration


La vérification de la fissuration s’effectue sous combinaison quasi-permanente, ou sous
combinaison fréquente en présence d’une charge roulante. La vérification est détaillée pour
le calcul direct mais il est possible de vérifier la fissuration sans calcul direct par la méthode
simplifiée mais moins précise décrite en paragraphe 2.6.2.3.2.

Section minimale d'armatures


Résistance en traction du béton fct,eff = fctm fctm = 3,21 MPa
Coefficient k c k c = 0,4 en flexion simple, (âme T) kc = 0,4
Coefficient k (interpolation possible) k = 0,65 si h>800mm ou bw>800mm k= 1
k = 1 si h <300mm ou bw<300mm
Moment de fissuration Mf iss = fctm I / vinf Mfiss = 0,0369 MNm
Hauteur tendue juste avant fissuration hct = vinf hct = 0,121 m
Aire de la section de béton tendu Act =hct bw Act = 1208,03 cm²
section minimale d'armatures As,min = k c k fct,ef f Act /s avec s = fy k As,min = 3,10 cm²

Tableau 59 – Calcul de la section minimale d'armatures de la nappe inférieure du radier à l'ELS

Les sections d’aciers sont supérieures à la section minimale requise dans toutes les sections.

L’ouvrage est considéré de classe d’étanchéité 0, donc les dispositions de la norme


NF EN 1992-1-1 Clause 7.3.1 [5] s’appliquent. La classe XC4 impose une ouverture de fissure
maximale de 𝑤𝑘 = 0,3 𝑚𝑚.

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Calcul de l'ouverture des fissures


Diamètre équivalent éq=(n11² +n22²)/(n11 +n22) éq = 12,00 mm
Hauteur effective de béton tendu hc,ef = (min 2,5(h-d);(h-x)/3;h/2) hc,ef = 0,061 m
Section effective de béton autour des armatures
Ac,ef = bw hc,ef Ac,ef = 609,29 cm²
tendues
Section des armatures tendues situées dans As,ef As,ef = 9,05 cm²
Rapport section aciers / section béton p,eff = As/Ac,ef  p,eff = 0,0148
Espacement final max entre fissures 2ls,max = 2*c + 1/(2*1,8)* /p,eff 2ls,max = 294,5 mm
Rapport des modules d'élasticité e = Es/Ecm e = 5,869
kt = 0,6 ou 0,4 (courte ou longue
Facteur de durée de chargement kt = 0,4
durée)
Contrainte de l’armature au moment où le béton se
sr=fctm/r,eff*(1+ae*r,eff) sr= 235,003
fissure
Si (σs<kt*σsr) alors As=As,min
Vérification de fissuration SINON vérification de la fissuration vérification nécessaire
nécessaire
Déformation moyenne calculée: sm - cm = (s-kt*sr)/Es sm - cm = 0,00085
Ouverture des fissures wk = 2 ls,max (sm - cm - cs) wk = 0,249 mm
Vérification de l'ouverture de fissures VERIFIEE
Tableau 60 – Vérification de l'ouverture des fissures de la nappe inférieure du radier

L’ouverture des fissures est inférieure à l’ouverture maximale admissible de 0,3 mm.

2.9.3.5. Justification de la section d’acier à l’ELU pour la nappe supérieure (dimensionnement avec le
cas 2 ouvrage vide remblayé)
Données caractéristiques du radier :

110
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Données caractéristiques de la dalle


Largeur du panneau 𝑏𝑤 = 1,00 𝑚
Épaisseur totale du panneau ℎ = 0,25 𝑚
Hauteur utile des aciers tendus 𝑑 = 0,210 𝑚
Enrobage des aciers tendus 𝑐 = 0,035 𝑚
Limite caractéristique d'élasticité de l'acier 𝑓𝑦𝑘 = 500 𝑀𝑃𝑎
Valeur minimale du coefficient k selon classe des aciers
𝑘 = 1,08
(selon diagramme)
Déformation relative caractéristique maximale selon classe de l'acier
𝑢𝑘 = 0,05
(si k>1)
Module d'élasticité de l'acier 𝐸𝑠 = 200000 𝑀𝑃𝑎
Résistance caractéristique du béton 𝑓𝑐𝑘 = 35 𝑀𝑃𝑎
coef hauteur utile zone comprimée  = 0,8
Diagramme rectangulaire
coef résistance effective  = 1
Déformation relative ultime du béton en compression 𝑐𝑢3 = 0,0035
Module d'élasticité du béton 𝐸𝑐𝑚 = 34077 𝑀𝑃𝑎
Coefficient de fluage 𝑛𝑓𝑙𝑢𝑎𝑔𝑒 = 2

Coefficient d'équivalence acier/béton à long terme 𝛢𝐸,𝑙𝑜𝑛𝑔 = 17,61

Résistance en traction du béton 𝑓𝑐𝑡𝑚 = 3,21 𝑀𝑃𝑎


Classe d'exposition 𝑋𝐶4

Tableau 61 – Données d'entrée pour le calcul de la nappe supérieure du radier

111
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Paramètres caractéristiques à l'ELU


Combinaison fondamentale ELU : Moment fléchissant agissant M Ed MEd = 0,03848 MN.m
Coefficient partiel pour le béton à l'ELU (situation durable et transitoire) c = 1,5

Résistance de calcul du béton fcd = fck /c = fck /1.5 fcd = 23,33 MPa

Coefficient partiel de l'acier à l'ELU (situation durable et transitoire) s = 1,15

Limite délasticité de calcul des aciers fy d = k (fy k /s ) = k (fy k /1,15) fy d = 469,6 MPa

Contrainte initiale dans les aciers sur le palier plastique fy 0 = (fy k /s ) = (fy k /1,15) fy 0 = 434,8 MPa

Déformation relative maximale de calcul ud = 0,9 uk ud = 0,045

Déformation relative initiale de l'acier sur le palier plastique fy k /s Es s0 = 0,002174

Coefficient de déformation limite pivots A et B AB = x u/d AB=cu3/ ud+cu3 AB = 0,072165
Moment réduit ultime limite pivots A et B AB =AB(1-/2 AB) AB = 0,056065

Calcul des paramètres caractéristiques de la section à l'ELU


Moment réduit ultime u= u = 0,0374
µu = MEd /(bw d² fcd ) ou MEd /(beff d² fcd ) ou (MEd -(beff-bw) hf fcd (d-hf/2))/(bw d²fcd )
Coefficient de la fibre neutre  u = (1/) [ 1 - ( 1 - 2  )0,5] u = 0,0477
Hauteur de béton comprimé x = u d x= 0,010 m
Allongement relatif des aciers s = [(1- u )/ u ]cu3 s = 0,0450
Position relative sur palier plastique p = (s -s0)/(uk -s0) p= 0,895
Contrainte dans les aciers s = fyd + p fyd (k-1) s = 503,2 MPa
Bras de levier z u = d (1 - /2  u ) zu = 0,206 m

Détermination de la section d'aciers tendus à l'ELU


Section théorique d' acier As =MEd / (s zu) As = 3,71 cm²

Section de béton Ac = ((beff*hf)+(bw*(h-hf))) Ac = 2000,00 cm²

Section minimale d'armatures As,min = max (0,26 fct,m bt d / fyk ; 0,0013bt d) As,min = 3,51 cm²

Section maximale d'armatures As,max = max (0,04 Ac ) As,max = 80,00 cm²

Tableau 62 – Calcul à l'ELU de la nappe supérieure du radier

Le radier est ferraillé à raison de 8 HA 12/m soit 9,05 cm2 /m > As, min. Donc le calcul à l’ELU
est vérifié.

112
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2.9.3.6. Vérification à l’ELS pour la nappe supérieure (dimensionnement avec le cas 2 ouvrage vide
remblayé)
2.9.3.6.1. Limitation de contraintes

Paramètres caractéristiques à l'ELS


Combinaison caractéristique : Moment fléchissant
Mser,car = 0,02717 MN.m
agissant : MEd = Mser,car
Contrainte admissible de traction de l'acier s  0,8fyk s = 400,00 MPa

c  0,6 fck (expositions


Contrainte admissible de compression du béton c = 35,00 MPa
XD, XF, XS)

Vérification des contraintes sous combinaison caractéristique


Position de l'axe neutre beff y2/2 - (beff-bw) (y-hf)2/2 - ae_long As (d-y) = 0 y = 0,0672 m
Ifiss = beff y3/3 - (beff-bw)*(y-hf)3/3 + ae_long As (d-
Inertie fissurée Ifiss = 0,0004 m4
y)2
Contrainte béton c = M y / I c = 4,33 MPa

Vérification contrainte limite du béton (c < 0,6 fck uniquement en classes XD, XF et XS) VERIFIEE

Contrainte acier s = ae_long M (d-y) / I s = 160,93 MPa

Vérification contrainte limite de l'acier (s < 0,8 fyk) VERIFIEE

Tableau 63 – Vérification des contraintes à l'ELS de la nappe supérieure du radier

2.9.3.6.2. Vérification de la maîtrise de la fissuration


La vérification de la fissuration s’effectue sous combinaison quasi-permanente, ou sous
combinaison fréquente en présence d’une charge roulante. La vérification est détaillée pour
le calcul direct mais il est possible de vérifier la fissuration sans calcul direct par la méthode
simplifiée mais moins précise décrite en paragraphe 6.2.3.2.

Section minimale d'armatures


Résistance en traction du béton fct,eff = fctm fctm = 3,21 MPa
Coefficient kc kc = 0,4 en flexion simple, (âme T) kc = 0,4
Coefficient k (interpolation possible) k = 0,65 si h>800mm ou bw>800mm k= 1
k = 1 si h <300mm ou bw<300mm
Moment de fissuration Mfiss = fctm I / vinf Mfiss = 0,0374 MNm
Hauteur tendue juste avant fissuration hct = vinf hct = 0,120 m
Aire de la section de béton tendu Act =hct bw Act = 1202,38 cm²
section minimale d'armatures As,min = kc k fct,eff Act /s avec s = fyk As,min = 3,09 cm²

Tableau 64 – Calcul de la section minimale d'armatures de la nappe supérieure du radier à l'ELS

Les sections d’aciers sont supérieures à la section minimale requise dans toutes les sections.

L’ouvrage est considéré de classe d’étanchéité 0, donc les dispositions de la norme


NF EN 1992-1-1 Clause 7.3.1 [5] s’appliquent. La classe XC4 impose une ouverture de fissure
maximale de 𝑤𝑘 = 0,3 𝑚𝑚.

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Calcul de l'ouverture des fissures


Diamètre équivalent éq=(n11² +n22²)/(n11 +n22) éq = 12,00 mm
Hauteur effective de béton tendu hc,ef = (min 2,5(h-d);(h-x)/3;h/2) hc,ef = 0,061 m
Section effective de béton autour des armatures
Ac,ef = bw hc,ef Ac,ef = 609,29 cm²
tendues
Section des armatures tendues situées dans Ac,ef As,ef = 9,05 cm²
Rapport section aciers / section béton p,eff = As,ef/Ac,ef  p,eff = 0,0148
Espacement final max entre fissures 2ls,max = 2*c + 1/(2*1,8)* /p,eff 2ls,max = 294,5 mm
Rapport des modules d'élasticité e = Es/Ecm e = 5,869
kt = 0,6 ou 0,4 (courte ou longue
Facteur de durée de chargement kt = 0,4
durée)
Contrainte de l’armature au moment où le béton se
sr=fctm/r,eff*(1+ae*r,eff) sr= 235,003
fissure
Si (σs<kt*σsr) alors As=As,min
Vérification de fissuration SINON vérification de la fissuration vérification nécessaire
nécessaire
Déformation moyenne calculée sm - cm = (s-kt*sr)/Es sm - cm = 0,00033
Ouverture des fissures wk = 2 ls,max (sm - cm - cs) wk = 0,099 mm
Vérification de l'ouverture de fissures VERIFIEE
Tableau 65 – Vérification de l'ouverture des fissures de la nappe supérieure du radier

L’ouverture des fissures est inférieure à l’ouverture maximale admissible de 0,3 mm.

Le radier est ferraillé à raison de 8HA12/m sur chaque nappe (intérieure et extérieure) dans
le sens transverse.

Dans le sens longitudinal, des armatures secondaires doivent être disposées. 8HA12
représentent 9,05 cm², les piédroits sont donc ferraillés à 18,1 cm²/m. On a placé 4 HA 8/m
sur chaque nappe, ce qui représente 4,02 cm²/m > 20% de la section d’acier dans le sens
transverse = 3,62cm²/m.

114
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2.9.4. Piédroits d’about


2.9.4.1. Première variante : plaque vissée
Les principales caractéristiques des piédroits :
• Béton C35/45  𝑓𝑐𝑘 = 35 𝑀𝑃𝑎
• Acier E 500 B  𝑓𝑦𝑘 = 500 𝑀𝑃𝑎
• Ferraillage :
− deux nappes 6HA8/m dans le sens vertical et dans le sens horizontal (une en face
intérieure, une en face extérieure) ;
− enrobage 35 mm.

2.9.4.1.1. Cas 1 : Ouvrage en eau et non remblayé


Dans ce cas, la seule action applicable sur les piédroits est la pression de l’eau intérieure.

La pression maximale appliquée sur le piédroit est de 𝑃𝑚 = 2,50𝑒𝑎𝑢 = 25 𝑘𝑁/𝑚

Les combinaisons sont donc :


A l’ELU : 1,2 𝑄𝑒𝑎𝑢
A l’ELS : 𝑄𝑒𝑎𝑢

Les piédroits d’about sont calculés comme des plaques simplement appuyées sur trois côtés.
Les sections critiques sont identifiées sur le schéma exposé ci-dessous :

Figure 42 – Sections critiques d’une plaque simplement appuyée sur 3 côtés, le 4ème étant libre

Sous l’effet de l’eau, la face externe du piédroit d’about du réservoir sera tendue, le moment
calculé ici dimensionne donc les aciers de la nappe extérieure du piédroit.

D’après les abaques joints en Annexe 2, les moments dépendent du rapport hauteur sur
largeur qui est ici de (2,5 + 0,20/2)/(5,00 + 0,20/2 + 0,20/2) = 2,6/5,2 = 0,5.
Les moments dans les sections critiques du piédroit sont alors :

Coefficient pour une charge Moment total à L'ELU dû Moment total à L'ELS dû
triangulaire 𝑃 = 25𝑘𝑁/𝑚 à 1,2 𝑄𝑒𝑎𝑢 à 𝑄𝑒𝑎𝑢
Point
Coefficient Mx Mx My
Coefficient My My [kN.m/m]
Mx [kN.m/m] [kN.m/m] [kN.m/m]
0,0020 pl2 =
1 0,020 0 16,224 0,000 0,0020x25x5,2²= 0,000
13,52

2 0,013 0,013 10,546 10,546 8,788 8,788

Tableau 66 – Calcul des moments des piédroits en partie courante dans le cas d’un ouvrage plein non
remblayé

115
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Dans le sens horizontal :


𝑀𝑥,𝐸𝐿𝑈,𝑚𝑎𝑥 = 16,22 𝑘𝑁. 𝑚/𝑚
𝑀𝑥,𝐸𝐿𝑆,𝑚𝑎𝑥 = 10,55 𝑘𝑁. 𝑚/𝑚

Dans le sens vertical :


𝑀𝑦,𝐸𝐿𝑈,𝑚𝑎𝑥 = 13,52 𝑘𝑁. 𝑚/𝑚
𝑀𝑦,𝐸𝐿𝑆,𝑚𝑎𝑥 = 8,79 𝑘𝑁. 𝑚/𝑚

Les données caractéristiques pour les piédroits d’about sont les mêmes pour la nappe
intérieure et extérieure, dans le sens vertical ou horizontal :

Données caractéristiques de la dalle


Largeur du panneau 𝑏𝑤 = 1,00 𝑚
Épaisseur totale du panneau ℎ = 0,20 𝑚
Hauteur utile des aciers tendus 𝑑 = 0,160 𝑚
Enrobage des aciers tendus 𝑐 = 0,035 𝑚
Limite caractéristique d'élasticité de l'acier 𝑓𝑦𝑘 = 500 𝑀𝑃𝑎
Valeur minimale du coefficient k selon classe des aciers
𝑘 = 1,08
(selon diagramme)
Déformation relative caractéristique maximale selon classe de l'acier
𝑢𝑘 = 0,05
(si k>1)
Module d'élasticité de l'acier 𝐸𝑠 = 200000 𝑀𝑃𝑎
Résistance caractéristique du béton 𝑓𝑐𝑘 = 35 𝑀𝑃𝑎
coef hauteur utile zone comprimée  = 0,8
Diagramme rectangulaire
coef résistance effective  = 1
Déformation relative ultime du béton en compression 𝑐𝑢3 = 0,0035
Module d'élasticité du béton 𝐸𝑐𝑚 = 34077 𝑀𝑃𝑎
Coefficient de fluage 𝑛𝑓𝑙𝑢𝑎𝑔𝑒 = 2
Coefficient d'équivalence acier/béton à long terme 𝛢𝐸,𝑙𝑜𝑛𝑔 = 17,61
Résistance en traction du béton 𝑓𝑐𝑡𝑚 = 3,21 𝑀𝑃𝑎
Classe d'exposition 𝑋𝐶4

Tableau 67 – Données d'entrée pour le calcul des piédroits d’about

116
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2.9.4.1.2. Vérifications à l’ELU pour les armatures horizontales en nappe extérieure (dimensionnement
avec le cas 1 ouvrage en eau non remblayé)
Paramètres caractéristiques à l'ELU
Combinaison fondamentale ELU : Moment fléchissant agissant M Ed MEd = 0,016224 MN.m
Coefficient partiel pour le béton à l'ELU (situation durable et transitoire) c = 1,5

Résistance de calcul du béton fcd = fck /c = fck /1.5 fcd = 23,33 MPa

Coefficient partiel de l'acier à l'ELU (situation durable et transitoire) s = 1,15


Limite délasticité de calcul des aciers fy d = k (fy k /s ) = k (fy k /1,15) fy d = 469,6 MPa

Contrainte initiale dans les aciers sur le palier plastique fy 0 = (fy k /s ) = (fy k /1,15) fy 0 = 434,8 MPa

Déformation relative maximale de calcul ud = 0,9 uk ud = 0,045

Déformation relative initiale de l'acier sur le palier plastique fy k /s Es s0 = 0,002174

Coefficient de déformation limite pivots A et B AB = x u/d AB=cu3/ ud+cu3 AB = 0,072165

Moment réduit ultime limite pivots A et B AB =AB(1-/2 AB) AB = 0,056065

Calcul des paramètres caractéristiques de la section à l'ELU


Moment réduit ultime u= u = 0,0272
µu = MEd/(bw d² fcd) ou MEd/(beff d² fcd) ou
(MEd-(beff-bw) hf fcd (d-hf/2))/(bw d²fcd)
Coefficient de la fibre neutre u = (1/) [ 1 - ( 1 - 2  )0,5] u = 0,0344
Hauteur de béton comprimé x = u d x= 0,006 m
Allongement relatif des aciers s = [(1-u)/u]cu3 s = 0,0450
Position relative sur palier plastique p = (s -s0)/(uk -s0) p= 0,895
Contrainte dans les aciers s = fyd + p fyd (k-1) s = 503,2 MPa
Bras de levier zu = d (1 - /2 u ) zu = 0,158 m

Détermination de la section d'aciers tendus à l'ELU


Section théorique d' acier As =MEd / (s zu) As = 2,04 cm²
Section de béton Ac = ((beff*hf)+(bw*(h-hf))) Ac = 2000,00 cm²
As,min = max (0,26 fct,m bt d / fyk
Section minimale d'armatures As,min = 2,67 cm²
; 0,0013bt d)
Section maximale d'armatures As,max = max (0,04 Ac ) As,max = 80,00 cm²

Tableau 68 – Calcul à l'ELU de la nappe horizontale extérieure des piédroits d’about

La dalle est ferraillée à raison de 6 HA 8/m soit 3,02 cm2 /m > As, min. Donc le calcul à l’ELU
est vérifié.

117
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2.9.4.1.3. Vérification à l’ELS pour les armatures horizontales en nappe extérieure (dimensionnement
avec le cas 1 ouvrage en eau non remblayé)
• Limitation de contraintes

Paramètres caractéristiques à l'ELS


Combinaison caractéristique : Moment fléchissant
Mser,car = 0,010546 MN.m
agissant : MEd = Mser,car
Contrainte admissible de traction de l'acier s  0,8fyk s = 400,00 MPa
c  0,6 fck (expositions
Contrainte admissible de compression du béton c = 35,00 MPa
XD, XF, XS)
Vérification des contraintes sous combinaison caractéristique
beff y2/2 - (beff-bw) (y-hf)2/2 -
Position de l'axe neutre y= 0,0364 m
ae_long As (d-y) = 0
Ifiss = beff y3/3 - (beff-bw)*(y-hf)3/3
Inertie fissurée Ifiss = 0,00010 m4
+ ae_long As (d-y)2
Contrainte béton c = M y / I c = 3,89 MPa
Vérification contrainte limite du béton (c < 0,6
VERIFIEE
fck uniquement en classes XD, XF et XS)
Contrainte acier s = ae_long M (d-y) / I s = 234,88 MPa
Vérification contrainte limite de l'acier (s < 0,8 fyk) VERIFIEE
Tableau 69 – Vérification des contraintes à l'ELS de la nappe horizontale extérieure des piédroits d’about

• Vérification de la maîtrise de la fissuration

Section minimale d'armatures


Résistance en traction du béton fct,eff = fctm fctm = 3,21 MPa
Coefficient k c k c = 0,4 en flexion simple, (âme T) kc = 0,4
Coefficient k (interpolation possible) k = 0,65 si h>800mm ou bw>800mm k= 1
k = 1 si h <300mm ou bw<300mm
Moment de fissuration Mf iss = fctm I / vinf Mfiss = 0,0223 MNm
Hauteur tendue juste avant fissuration hct = vinf hct = 0,099 m
Aire de la section de béton tendu Act =hct bw Act = 985,10 cm²
section minimale d'armatures As,min = k c k fct,ef f Act /s avec s = fy k As,min = 2,53 cm²

Tableau 70 – Calcul de la section minimale d'armatures de la nappe horizontale extérieure des piédroits d’about à
l’ELS

118
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Les sections d’aciers sont supérieures à la section minimale requise dans toutes les sections.

L’ouvrage est considéré de classe d’étanchéité 0, donc les dispositions de la norme NF EN


1992-1-1 Clause 7.3.1 [5] s’appliquent. La classe XC4 impose une ouverture de fissure
maximale de 𝑤𝑘 = 0,3 𝑚𝑚.

Calcul de l'ouverture des fissures


éq=(n11² +n22²)/(n11
Diamètre équivalent éq = 8,00 mm
+n22)
Hauteur effective de béton tendu hc,ef = (min 2,5(h-d);(h-x)/3;h/2) hc,ef = 0,055 m
Section effective de béton autour des armatures
Ac,ef = bw hc,ef Ac,ef = 545,40 cm²
tendues
Section des armatures tendues situées dans As,ef As,ef = 3,02 cm²
Rapport section aciers / section béton p,eff = As/Ac,ef  p,eff = 0,0055
Espacement final max entre fissures 2ls,max = 2*c + 1/(2*1,8)* /p,eff sr,max = 471,9 mm
Rapport des modules d'élasticité e = Es/Ecm e = 5,869
kt = 0,6 ou 0,4 (courte ou
Facteur de durée de chargement kt = 0,4
longue durée)
Contrainte de l’armature au moment où le béton
sr=fctm/r,eff*(1+ae*r,eff) sr= 599,328
se fissure
Si (σs<kt*σsr) alors As=As,min
vérification pas
Vérification de fissuration SINON vérification de la
nécessaire
fissuration nécessaire
Tableau 71 – Vérification de l'ouverture des fissures de la nappe horizontale extérieure des piédroits d’about

Selon la note 3 du paragraphe 7.3.4 de l’EC2-3/NA :2016 [3], dans le cas où σs < ktσsr, il n’y a
pas de fissuration et il est donc retenu le pourcentage minimal d’armatures.

Ainsi, on retient le ferraillage à raison de 6HA8 pour lequel on n’aura pas de fissuration.

119
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2.9.4.1.4. Vérifications à l’ELU pour les armatures verticales en nappe extérieure (dimensionnement
avec le cas 1 ouvrage en eau non remblayé)

Paramètres caractéristiques à l'ELU


Combinaison fondamentale ELU : Moment fléchissant agissant M Ed MEd = 0,01352 MN.m

Coefficient partiel pour le béton à l'ELU (situation durable et transitoire) c = 1,5


Résistance de calcul du béton fcd = fck /c = fck /1.5 fcd = 23,33 MPa
Coefficient partiel de l'acier à l'ELU (situation durable et transitoire) s = 1,15

Limite délasticité de calcul des aciers fy d = k (fy k /s ) = k (fy k /1,15) fy d = 469,6 MPa
Contrainte initiale dans les aciers sur le palier plastique fy 0 = (fy k /s ) = (fy k /1,15) fy 0 = 434,8 MPa

Déformation relative maximale de calcul ud = 0,9 uk ud = 0,045

Déformation relative initiale de l'acier sur le palier plastique fy k /s Es s0 = 0,002174
Coefficient de déformation limite pivots A et B AB = x u/d AB=cu3/ ud+cu3 AB = 0,072165
Moment réduit ultime limite pivots A et B AB =AB(1-/2 AB) AB = 0,056065
Modèle de calcul : poutre R ou poutre T
Calcul des paramètres caractéristiques de la section
MuT =à l'ELU
Moment ultime repris par la table comprimée MuT = hf bef f (d - 0,5 hf ) eta fcd
0,280 MN.m
MEd  MuT
SiMoment réduit ultimecomprimée x  hef =>uCalcul
alors hauteur = "Poutre R section : bef f x h u = 0,0226
Calcul poutre R
SiµuM=
Ed
M
 Ed
M /(b
uT
w d² fhauteur
alors cd) ou comprimée
M Ed/(beff d²
x f
 cdh) ou => Calcul "Poutre T - ELU"
ef
(MEd-(beff-bw) hf fcd (d-hf/2))/(bw d²fcd)
Coefficient de la fibre neutre u = (1/) [ 1 - ( 1 - 2  )0,5] u = 0,0286
Hauteur de béton comprimé x = u d x= 0,005 m
Allongement relatif des aciers s = [(1-u)/u]cu3 s = 0,0450
Position relative sur palier plastique p = (s -s0)/(uk -s0) p= 0,895
Contrainte dans les aciers s = fyd + p fyd (k-1) s = 503,2 MPa
Bras de levier zu = d (1 - /2 u ) zu = 0,158 m

Détermination de la section d'aciers tendus à l'ELU


Section théorique d' acier As =MEd / (s zu) As = 1,70 cm²
Section de béton Ac = ((beff*hf)+(bw*(h-hf))) Ac = 2000,00 cm²
As,min = max (0,26 fct,m bt d / fyk
Section minimale d'armatures As,min = 2,67 cm²
; 0,0013bt d)
Section maximale d'armatures As,max = max (0,04 Ac ) As,max = 80,00 cm²

Tableau 72 – Calcul à l'ELU de la nappe verticale extérieure des piédroits d’about

La dalle est ferraillée à raison de 6 HA 8/m soit 3,02 cm2 /m > As, min. Donc le calcul à l’ELU
est vérifié.

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2.9.4.1.5. Vérification à l’ELS pour les armatures verticales en nappe extérieure (dimensionnement avec
le cas 1 ouvrage en eau non remblayé)
• Limitation de contraintes

Paramètres caractéristiques à l'ELS


Combinaison caractéristique : Moment fléchissant
Mser,car = 0,008788 MN.m
agissant : MEd = Mser,car
Contrainte admissible de traction de l'acier s  0,8fyk s = 400,00 MPa
c  0,6 fck (expositions
Contrainte admissible de compression du béton c = 35,00 MPa
XD, XF, XS)

Vérification des contraintes sous combinaison caractéristique


beff y2/2 - (beff-bw) (y-hf)2/2 -
Position de l'axe neutre y= 0,0364 m
ae_long As (d-y) = 0
Ifiss = beff y3/3 - (beff-bw)*(y-hf)3/3
Inertie fissurée Ifiss = 0,00010 m4
+ ae_long As (d-y)2
Contrainte béton c = M y / I c = 3,25 MPa
Vérification contrainte limite du béton (c < 0,6
VERIFIEE
fck uniquement en classes XD, XF et XS)
Contrainte acier s = ae_long M (d-y) / I s = 195,73 MPa
Vérification contrainte limite de l'acier (s < 0,8 fyk) VERIFIEE
Tableau 73 – Vérification des contraintes à l'ELS de la nappe verticale extérieure des piédroits d’about

• Vérification de la maîtrise de la fissuration

Section minimale d'armatures


Résistance en traction du béton fct,eff = fctm fctm = 3,21 MPa
Coefficient k c k c = 0,4 en flexion simple, (âme T) kc = 0,4
Coefficient k (interpolation possible) k = 0,65 si h>800mm ou bw>800mm k= 1
k = 1 si h <300mm ou bw<300mm
Moment de fissuration Mf iss = fctm I / vinf Mfiss = 0,0223 MNm
Hauteur tendue juste avant fissuration hct = vinf hct = 0,099 m
Aire de la section de béton tendu Act =hct bw Act = 985,10 cm²
section minimale d'armatures As,min = k c k fct,ef f Act /s avec s = fy k As,min = 2,53 cm²

Tableau 74 – Calcul de la section minimale d'armatures de la nappe verticale extérieure des piédroits d’about à l’ELS

Les sections d’aciers sont supérieures à la section minimale requise dans toutes les sections.

L’ouvrage est considéré de classe d’étanchéité 0, donc les dispositions de la norme


NF EN 1992-1-1 Clause 7.3.1 [5] s’appliquent. La classe XC4 impose une ouverture de fissure
maximale de 𝑤𝑘 = 0,3 𝑚𝑚.

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Calcul de l'ouverture des fissures


éq=(n11² +n22²)/(n11
Diamètre équivalent éq = 8,00 mm
+n22)
Hauteur effective de béton tendu hc,ef = (min 2,5(h-d);(h-x)/3;h/2) hc,ef = 0,055 m
Section effective de béton autour des armatures
Ac,ef = bw hc,ef Ac,ef = 545,40 cm²
tendues
Section des armatures tendues situées dans Ac,ef As,ef = 3,02 cm²
Rapport section aciers / section béton p,eff = As/Ac,ef  p,eff = 0,0055
Espacement final max entre fissures 2ls,max = 2*c + 1/(2*1,8)* /p,eff sr,max = 471,9 mm
Rapport des modules d'élasticité e = Es/Ecm e = 5,869
kt = 0,6 ou 0,4 (courte ou
Facteur de durée de chargement kt = 0,4
longue durée)
Contrainte de l’armature au moment où le béton
sr=fctm/r,eff*(1+ae*r,eff) sr= 599,328
se fissure
Si (σs<kt*σsr) alors As=As,min
vérification pas
Vérification de fissuration SINON vérification de la
nécessaire
fissuration nécessaire
Tableau 75 – Vérification de l'ouverture des fissures de la nappe verticale extérieure des piédroits d’about

2.9.4.1.6. Cas 2 : Ouvrage vide et remblayé


Comme précédemment, les actions applicables sur les piédroits sont :
• Poussée latérale des terres :
On considère un sol de caractéristiques suivantes :
− Poids volumique 𝛾 = 20 𝑘𝑁/𝑚3
− Angle de frottement interne 𝜑 = 35°
𝜋 𝜑
Le coefficient de poussée est donc 𝐾𝑎 = 𝑡𝑔2 ( 4 − 2 ) = 0,27
Et la poussée à une profondeur de 2,5 m est :
𝑃𝑡,𝑚𝑎𝑥 = 2,50 ∗ 𝛾 ∗ 𝐾𝑎 = 13,5 𝑘𝑁

• Poussée due à la charge roulante : on considère un véhicule de service similaire au véhicule


de service sur passerelle défini dans la norme NF EN 1991.
Le véhicule de service est constitué d’un essieu de 80 kN et d’un de 40 kN. On applique
une minoration de 30 % pour tenir compte de la réduction des charges dynamiques. Le
poids total à considérer du véhicule est de 84 kN. On peut répartir le poids sur une surface
de 3 𝑚 ∗ 2,2 𝑚 d’où la charge 𝑞é𝑞 = 13,12 𝑘𝑁/𝑚² (NF EN 1991-2 NA:2008, Clause 4.9.1)
[17].

En assimilant la charge répartie à une charge infinie, la pression uniforme s’appliquant sur
𝑘𝑁
le piédroit est : 𝑞𝑟𝑜𝑢𝑙 = 𝑞𝑒𝑞 ∗ 𝐾𝑎 = 3,54 𝑚2 . Comme les calculs sont effectués pour une
bande de largeur 1 m :
𝑘𝑁
𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙 = 𝑞𝑟𝑜𝑢𝑙 ∗ 𝑏 = 𝑞𝑟𝑜𝑢𝑙 ∗ 1𝑚 = 3,54
𝑚

122
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Et
𝑀𝐸𝐿𝑈 = 1,35 𝑀𝑃𝑡𝑒𝑟 + 1,5 𝑀𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙
𝑀𝐸𝐿𝑆,𝑐𝑎𝑟 = 𝑀𝑃𝑡𝑒𝑟 + 𝑀𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙
𝑀𝐸𝐿𝑆,𝑓𝑟𝑒𝑞 = 𝑀𝑃𝑡𝑒𝑟 + 𝜓1,𝑟𝑜𝑢𝑙 𝑀𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙 = 𝑀𝑃𝑡𝑒𝑟 + 0,5 𝑀𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙
𝑀𝐸𝐿𝑆,𝑞𝑝 = 𝑀𝑃𝑡𝑒𝑟 + 𝜓2,𝑟𝑜𝑢𝑙 𝑀𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙 = 𝑀𝑃𝑡𝑒𝑟 + 0,3 𝑀𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙

Comme précédemment, les piédroits d’about sont calculés comme des plaques encastrées
sur trois côtés.

Sous l’effet de la poussée des terres, la face interne du piédroit d’about du réservoir sera
tendue, le moment calculé ici dimensionne donc les aciers de la nappe intérieure du piédroit.

Les moments dans les sections critiques du piédroit sont alors :

Coefficient pour une charge Coefficient pour une charge Moment total à L'ELU dû à
triangulaire rectangulaire
Point 𝑃𝑡𝑒𝑟 = 13,5 𝑘𝑁/𝑚 𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙 = 3,54 𝑘𝑁/𝑚 1,35 𝑃𝑡𝑒𝑟 + 1,5 𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙
Mx My
Coefficient Mx Coefficient My Coefficient Mx Coefficient My
[kN.m/m] [kN.m/m]
1 0,02 0 0,06 0 -18,47 0,000

2 0,013 0,013 0,039 0,039 -15,01 -9,56

Tableau 76 – Calcul des moments à l'ELU des piédroits d'about dans le cas d’un ouvrage plein non
remblayé

Moment total à L'ELS Moment total à L'ELS Moment total à L'ELS quasi-
caractéristique dû à fréquent dû à permanent dû à
Point 𝑃𝑡𝑒𝑟 + 𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙 𝑃𝑡𝑒𝑟 + 0,5 𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙 𝑃𝑡𝑒𝑟 + 0,3 𝑄𝑟𝑜𝑢𝑙
Mx My Mx My Mx My
[kN.m/m] [kN.m/m] [kN.m/m] [kN.m/m] [kN.m/m] [kN.m/m]
1 -13,04 0,00 -10,17 0,00 -9,02 0,000

2 -8,48 -6,85 -6,61 -5,80 -5,86 -5,38

Tableau 77 – Calcul des moments à l'ELS des piédroits d'about dans le cas d’un ouvrage plein non
remblayé

Dans le sens horizontal :


𝑀𝑥,𝐸𝐿𝑈,𝑚𝑎𝑥 = − 18,47 𝑘𝑁. 𝑚/𝑚
𝑀𝑥,𝐸𝐿𝑆,𝑐𝑎𝑟,𝑚𝑎𝑥 = − 13,04 𝑘𝑁. 𝑚/𝑚

Dans le sens vertical :


𝑀𝑦,𝐸𝐿𝑈,𝑚𝑎𝑥 = − 9,56 𝑘𝑁. 𝑚/𝑚
𝑀𝑦,𝐸𝐿𝑆,𝑐𝑎𝑟,𝑚𝑎𝑥 = − 6,85 𝑘𝑁. 𝑚/𝑚

123
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2.9.4.1.7. Vérifications à l’ELU pour les armatures horizontales en nappe intérieure (dimensionnement
avec le cas 2 ouvrage vide remblayé)
Paramètres caractéristiques à l'ELU
Combinaison fondamentale ELU : Moment fléchissant agissant M Ed MEd = 0,018471 MN.m

Coefficient partiel pour le béton à l'ELU (situation durable et transitoire) c = 1,5

Résistance de calcul du béton fcd = fck /c = fck /1.5 fcd = 23,33 MPa

Coefficient partiel de l'acier à l'ELU (situation durable et transitoire) s = 1,15

Limite délasticité de calcul des aciers fy d = k (fy k /s ) = k (fy k /1,15) fy d = 469,6 MPa

Contrainte initiale dans les aciers sur le palier plastique fy 0 = (fy k /s ) = (fy k /1,15) fy 0 = 434,8 MPa

Déformation relative maximale de calcul ud = 0,9 uk ud = 0,045

Déformation relative initiale de l'acier sur le palier plastique fy k /s Es s0 = 0,002174

Coefficient de déformation limite pivots A et B AB = x u/d AB=cu3/ ud+cu3 AB = 0,072165

Moment réduit ultime limite pivots A et B AB =AB(1-/2 AB) AB = 0,056065

Calcul des paramètres caractéristiques de la section à l'ELU


Moment réduit ultime u = 0,0309
µu = MEd/(bw d² fcd) ou MEd/(beff d² fcd) ou
(MEd-(beff-bw) hf fcd (d-hf/2))/(bw d²fcd)
Coefficient de la fibre neutre u = (1/) [ 1 - ( 1 - 2  )0,5] u = 0,0393
Hauteur de béton comprimé x = u d x= 0,006 m
Allongement relatif des aciers s = [(1-u)/u]cu3 s = 0,0450
Position relative sur palier plastique p = (s -s0)/(uk -s0) p= 0,895
Contrainte dans les aciers s = fyd + p fyd (k-1) s = 503,2 MPa
Bras de levier zu = d (1 - /2 u ) zu = 0,157 m

Détermination de la section d'aciers tendus à l'ELU


Section théorique d' acier As =MEd / (s zu) As = 2,33 cm²
Section de béton Ac = ((beff*hf)+(bw*(h-hf))) Ac = 2000,00 cm²
As,min = max (0,26 fct,m bt d / fyk ;
Section minimale d'armatures As,min = 2,67 cm²
0,0013bt d)
Section maximale d'armatures As,max = max (0,04 Ac ) As,max = 80,00 cm²

Tableau 78 – Calcul à l'ELU de la nappe horizontale intérieure des piédroits d’about

La dalle est ferraillée à raison de 6 HA 8/m soit 3,02 cm2 /m > As, min. Donc le calcul à l’ELU
est vérifié.

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2.9.4.1.8. Vérification à l’ELS pour les armatures horizontales en nappe intérieure (dimensionnement
avec le cas 2 ouvrage vide remblayé)
• Limitation de contraintes

Paramètres caractéristiques à l'ELS


Combinaison caractéristique : Moment fléchissant
Mser,car = 0,013044 MN.m
agissant : MEd = Mser,car
Contrainte admissible de traction de l'acier s  0,8fyk s = 400,00 MPa
c  0,6 fck (expositions
Contrainte admissible de compression du béton c = 35,00 MPa
XD, XF, XS)

Vérification des contraintes sous combinaison caractéristique


beff y2/2 - (beff-bw) (y-hf)2/2 -
Position de l'axe neutre y= 0,0364 m
ae_long As (d-y) = 0
Ifiss = beff y3/3 - (beff-bw)*(y-hf)3/3 +
Inertie fissurée Ifiss = 0,00010 m4
ae_long As (d-y)2
Contrainte béton c = M y / I c = 4,82 MPa
Vérification contrainte limite du béton (c < 0,6
VERIFIEE
fck uniquement en classes XD, XF et XS)
Contrainte acier s = ae_long M (d-y) / I s = 290,52 MPa
Vérification contrainte limite de l'acier (s < 0,8 fyk) VERIFIEE
Tableau 79 – Vérification des contraintes à l'ELS de la nappe horizontale intérieure des piédroits d’about

• Vérification de la maîtrise de la fissuration

Section minimale d'armatures


Résistance en traction du béton fct,eff = fctm fctm = 3,21 MPa
Coefficient k c k c = 0,4 en flexion simple, (âme T) kc = 0,4
Coefficient k (interpolation possible) k = 0,65 si h>800mm ou bw>800mm k= 1
k = 1 si h <300mm ou bw<300mm
Moment de fissuration Mf iss = fctm I / vinf Mfiss = 0,0223 MNm
Hauteur tendue juste avant fissuration hct = vinf hct = 0,099 m
Aire de la section de béton tendu Act =hct bw Act = 985,10 cm²
section minimale d'armatures As,min = k c k fct,ef f Act /s avec s = fy k As,min = 2,53 cm²

Tableau 80 – Calcul de la section minimale d'armatures de la nappe horizontale extérieure des piédroits d’about
à l’ELS

Les sections d’aciers sont supérieures à la section minimale requise dans toutes les sections.

L’ouvrage est considéré de classe d’étanchéité 0, donc les dispositions de la norme


NF EN 1992-1-1 Clause 7.3.1 [5] s’appliquent. La classe XC4 impose une ouverture de fissure
maximale de 𝑤𝑘 = 0,3 𝑚𝑚.

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Calcul de l'ouverture des fissures


éq=(n11² +n22²)/(n11
Diamètre équivalent éq = 8,00 mm
+n22)
Hauteur effective de béton tendu hc,ef = (min 2,5(h-d);(h-x)/3;h/2) hc,ef = 0,055 m
Section effective de béton autour des armatures
Ac,ef = bw hc,ef Ac,ef = 545,40 cm²
tendues
Section des armatures tendues situées dans Ac,ef As,ef = 3,02 cm²
Rapport section aciers / section béton p,eff = As/Ac,ef  p,eff = 0,0055
Espacement final max entre fissures 2ls,max = 2*c + 1/(2*1,8)* /p,eff sr,max = 599,33 mm
Rapport des modules d'élasticité e = Es/Ecm e = 5,869
kt = 0,6 ou 0,4 (courte ou
Facteur de durée de chargement kt = 0,4
longue durée)
Contrainte de l’armature au moment où le béton
sr=fctm/r,eff*(1+ae*r,eff) sr= 599,328
se fissure
Si (σs<kt*σsr) alors As=As,min
Vérification pas
Vérification de fissuration SINON vérification de la
nécessaire
fissuration nécessaire
Tableau 81 – Vérification de l'ouverture des fissures de la nappe horizontale intérieure des piédroits d’about

Selon la note 3 du paragraphe 7.3.4 de l’EC2-3/NA :2016 [3], dans le cas où σs < ktσsr, il n’y a
pas de fissuration et il est donc retenu le pourcentage minimal d’armatures.

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2.9.4.1.9. Vérifications à l’ELU pour les armatures verticales en nappe intérieure (dimensionnement avec
le cas 2 ouvrage vide remblayé)

Paramètres caractéristiques à l'ELU


Combinaison fondamentale ELU : Moment fléchissant agissant M Ed MEd = 0,009565 MN.m

Coefficient partiel pour le béton à l'ELU (situation durable et transitoire) c = 1,5

Résistance de calcul du béton fcd = fck /c = fck /1.5 fcd = 23,33 MPa

Coefficient partiel de l'acier à l'ELU (situation durable et transitoire) s = 1,15

Limite délasticité de calcul des aciers fy d = k (fy k /s ) = k (fy k /1,15) fy d = 469,6 MPa

Contrainte initiale dans les aciers sur le palier plastique fy 0 = (fy k /s ) = (fy k /1,15) fy 0 = 434,8 MPa

Déformation relative maximale de calcul ud = 0,9 uk ud = 0,045

Déformation relative initiale de l'acier sur le palier plastique fy k /s Es s0 = 0,002174

Coefficient de déformation limite pivots A et B AB = x u/d AB=cu3/ ud+cu3 AB = 0,072165

Moment réduit ultime limite pivots A et B AB =AB(1-/2 AB) AB = 0,056065

Calcul des paramètres caractéristiques de la section à l'ELU


Moment réduit ultime u = 0,0160
µu = MEd/(bw d² fcd) ou MEd/(beff d² fcd) ou
(MEd-(beff-bw) hf fcd (d-hf/2))/(bw d²fcd)
Coefficient de la fibre neutre u = (1/) [ 1 - ( 1 - 2  )0,5] u = 0,0202
Hauteur de béton comprimé x = u d x= 0,003 m
Allongement relatif des aciers s = [(1-u)/u]cu3 s = 0,0450
Position relative sur palier plastique p = (s -s0)/(uk -s0) p= 0,895
Contrainte dans les aciers s = fyd + p fyd (k-1) s = 503,2 MPa
Bras de levier zu = d (1 - /2 u ) zu = 0,159 m

Détermination de la section d'aciers tendus à l'ELU


Section théorique d' acier As =MEd / (s zu) As = 1,20 cm²
Section de béton Ac = ((beff*hf)+(bw*(h-hf))) Ac = 2000,00 cm²
As,min = max (0,26 fct,m bt d / fyk ;
Section minimale d'armatures As,min = 2,67 cm²
0,0013bt d)
Section maximale d'armatures As,max = max (0,04 Ac ) As,max = 80,00 cm²

Tableau 82 – Calcul à l'ELU de la nappe verticale intérieure des piédroits d’about

La dalle est ferraillée à raison de 6 HA 8/m soit 3,02 cm2 /m > As, min. Donc le calcul à l’ELU
est vérifié.

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2.9.4.1.10. Vérification à l’ELS pour les armatures verticales en nappe intérieure (dimensionnement avec
le cas 2 ouvrage vide remblayé)
• Limitation de contraintes

Paramètres caractéristiques à l'ELS


Combinaison caractéristique : Moment fléchissant
Mser,car = 0,006851 MN.m
agissant : MEd = Mser,car
Contrainte admissible de traction de l'acier s  0,8fyk s = 400,00 MPa
c  0,6 fck (expositions
Contrainte adm. de compression du béton c = 35,00 MPa
XD, XF, XS)
Vérification des contraintes sous combinaison caractéristique
beff y2/2 - (beff-bw) (y-hf)2/2 -
Position de l'axe neutre y= 0,0364 m
ae_long As (d-y) = 0
Ifiss = beff y3/3 - (beff-bw)*(y-hf)3/3 +
Inertie fissurée Ifiss = 0,00010 m4
ae_long As (d-y)2
Contrainte béton c = M y / I c = 2,53 MPa
Vérification contrainte limite du béton (c <
VERIFIEE
0,6 fck uniquement en classes XD, XF et XS)
Contrainte acier s = ae_long M (d-y) / I s = 152,59 MPa
Vérification contrainte limite de l'acier (s < 0,8 fyk) VERIFIEE
Tableau 83 – Vérification des contraintes à l'ELS de la nappe verticale intérieure des piédroits d’about

• Vérification de la maîtrise de la fissuration

Section minimale d'armatures


Résistance en traction du béton fct,eff = fctm fctm = 3,21 MPa
Coefficient k c k c = 0,4 en flexion simple, (âme T) kc = 0,4
Coefficient k (interpolation possible) k = 0,65 si h>800mm ou bw>800mm k= 1
k = 1 si h <300mm ou bw<300mm
Moment de fissuration Mf iss = fctm I / vinf Mfiss = 0,0223 MNm
Hauteur tendue juste avant fissuration hct = vinf hct = 0,099 m
Aire de la section de béton tendu Act =hct bw Act = 985,10 cm²
section minimale d'armatures As,min = k c k fct,ef f Act /s avec s = fy k As,min = 2,53 cm²

Tableau 84 – Calcul de la section minimale d'armatures de la nappe verticale intérieure des piédroits d’about à
l’ELS

Les sections d’aciers sont supérieures à la section minimale requise dans toutes les sections.

L’ouvrage est considéré de classe d’étanchéité 0, donc les dispositions de la norme


NF EN 1992-1-1 Clause 7.3.1 [5] s’appliquent. La classe XC4 impose une ouverture de fissure
maximale de 𝑤𝑘 = 0,3 𝑚𝑚.

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 Études et Recherches Publication réservée aux ressortissants du CERIB

Calcul de l'ouverture des fissures


éq=(n11² +n22²)/(n11
Diamètre équivalent éq = 8,00 mm
+n22)
Hauteur effective de béton tendu hc,ef = (min 2,5(h-d);(h-x)/3;h/2) hc,ef = 0,055 m
Section effective de béton autour des armatures
Ac,ef = bw hc,ef Ac,ef = 545,40 cm²
tendues
Section des armatures tendues situées dans Ac,ef As,ef = 3,02 cm²
Rapport section aciers / section béton p,eff = As/Ac,ef  p,eff = 0,0055
Espacement final max entre fissures 2ls,max = 2*c + 1/(2*1,8)* /p,eff sr,max = 471,9 mm
Rapport des modules d'élasticité e = Es/Ecm e = 5,869
kt = 0,6 ou 0,4 (courte ou
Facteur de durée de chargement kt = 0,4
longue durée)
Contrainte de l’armature au moment où le béton
sr=fctm/r,eff*(1+ae*r,eff) sr= 599,328
se fissure
Si (σs<kt*σsr) alors As=As,min
Vérification pas
Vérification de fissuration SINON vérification de la
nécessaire
fissuration nécessaire
Tableau 85 – Vérification de l'ouverture des fissures de la nappe verticale intérieure des piédroits d’about

Selon la note 3 du paragraphe 7.3.4 de l’EC2-3/NA : 2016 [3], dans le cas où σs < ktσsr, il n’y
a pas de fissuration et il est donc retenu le pourcentage minimal d’armatures.

2.9.4.2. Deuxième variante : élément d’about en demi-cercle


Les principales caractéristiques de l’élément d’about sont :
• Béton C35/45  𝑓𝑐𝑘 = 35 𝑀𝑃𝑎
• Acier E 500 B  𝑓𝑦𝑘 = 500 𝑀𝑃𝑎
• Ferraillage :
− 9HA8/m répartis en deux nappes dans le sens horizontal, deux nappes 6HA8/m dans
le sens vertical (une en face intérieure, une en face extérieure) ;
− enrobage 35 mm.

Le cas le plus défavorable ici est quand le réservoir est en eau et non remblayé, puisque la
poussée des terres (inférieure à la pression de l’eau intérieure) diminue l’effort de traction
dans la jupe, on ne considère donc ici que l’ouvrage en eau et non remblayé, et les armatures
dimensionnées seront réparties sur deux nappes.

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Figure 43 – Tension dans la jupe d'un réservoir sous la poussée de l'eau intérieure

𝐷
En utilisant la méthode de Lebelle, avec 𝐷 = 5 𝑚, donc 𝑅 = = 2,5 𝑚, ℎ = 2,50 𝑚 et 𝑒 =
2
ℎ2
0,20 𝑚, le ratio β= 𝑒2𝑅 = 6,25.

Donc en utilisant l’annexe 5 pour un réservoir cylindrique, encastré en pied et libre en tête
ℎ2
(tableau I pour la tension et tableau III pour le moment ), en interpolant les valeurs entre =
𝑒𝑅
ℎ2
6 et 𝑒𝑅
= 8 on trouve :

Effort normal (traction) maximal : 𝑇𝑚𝑎𝑥 = 0,52175𝜌ℎ𝑅 en 𝑧/ℎ = 0,6


Moment de flexion minimal : 𝑀𝑚𝑖𝑛 = 0,004935 𝜌ℎ3 en 𝑧/ℎ = 0,7
Moment de flexion maximal : 𝑀𝑚𝑎𝑥 = −0,018695 𝜌ℎ3 en 𝑧/ℎ = 1,0

Les armatures horizontales (cerces) sont dimensionnées par l’effort de traction dans la jupe
𝑇𝑚𝑎𝑥 . Les aciers verticaux en face intérieure sont dimensionnés par le moment de flexion
vertical maximal à l’encastrement 𝑀𝑚𝑎𝑥 et les aciers verticaux en face extérieure sont
dimensionnés par le moment de flexion vertical minimal 𝑀𝑚𝑖𝑛 .

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Et à l’ELS :
𝑇𝑚𝑎𝑥,𝐸𝐿𝑆 = 0,52175𝜌ℎ𝑅 = 0.52175 ∗ 10 ∗ 2,50 ∗ 2,50 = 32,60 𝑘𝑁
𝑀𝑚𝑖𝑛,𝐸𝐿𝑆 = 0,004935𝜌ℎ3 = 0,004935 ∗ 10 ∗ 2,503 = 0,77 𝑘𝑁. 𝑚
𝑀𝑚𝑎𝑥,𝐸𝐿𝑆 = −0,018695 𝜌ℎ3 = −0,018695 ∗ 10 ∗ 2,503 = −2,92𝑘𝑁. 𝑚

Et à l’ELU :
𝑇𝑚𝑎𝑥,𝐸𝐿𝑈 = 1,2 𝑇𝑚𝑎𝑥,𝐸𝐿𝑆 = 40,23 𝑘𝑁
𝑀𝑚𝑖𝑛,𝐸𝐿𝑈 = 1,2 𝑀𝑚𝑖𝑛,𝐸𝐿𝑆 = 0,92 𝑘𝑁. 𝑚
𝑀𝑚𝑎𝑥,𝐸𝐿𝑈 = 1,2 𝑀𝑚𝑎𝑥,𝐸𝐿𝑆 = −3,50 𝑘𝑁. 𝑚

Les données caractéristiques sont les mêmes pour la nappe intérieure et extérieure, dans le
sens vertical ou horizontal :

Données caractéristiques de la dalle


Largeur du panneau 𝑏𝑤 = 1,00 𝑚
Épaisseur totale du panneau ℎ = 0,20 𝑚
Hauteur utile des aciers tendus 𝑑 = 0,160 𝑚
Enrobage des aciers tendus 𝑐 = 0,035 𝑚
Limite caractéristique d'élasticité de l'acier 𝑓𝑦𝑘 = 500 𝑀𝑃𝑎
Valeur minimale du coefficient k selon classe des aciers
𝑘 = 1,08
(selon diagramme)
Déformation relative caractéristique maximale selon classe de l'acier
𝑢𝑘 = 0,05
(si k>1)
Module d'élasticité de l'acier 𝐸𝑠 = 200000 𝑀𝑃𝑎
Résistance caractéristique du béton 𝑓𝑐𝑘 = 35 𝑀𝑃𝑎
coef hauteur utile zone comprimée  = 0,8
Diagramme rectangulaire
coef résistance effective  = 1
Déformation relative ultime du béton en compression 𝑐𝑢3 = 0,0035
Module d'élasticité du béton 𝐸𝑐𝑚 = 34077 𝑀𝑃𝑎
Coefficient de fluage 𝑛𝑓𝑙𝑢𝑎𝑔𝑒 = 2
Coefficient d'équivalence acier/béton à long terme 𝛢𝐸,𝑙𝑜𝑛𝑔 = 17,61
Résistance en traction du béton 𝑓𝑐𝑡𝑚 = 3,21 𝑀𝑃𝑎
Classe d'exposition 𝑋𝐶4

Tableau 86 – Données d'entrée pour le calcul de l’élément d’about

131
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2.9.4.2.1. Détermination de la section d’acier minimale


Afin de calculer la section minimale d’acier nécessaire, il faudrait calculer tout d’abord la
section d’acier à l’ELU et à l’ELS.

As= max (As,u ; As,ser)

Détermination de la section d'aciers tendus


Section d’acier à l’ELU As,u =NEd / s,u As,u= 0,9 cm²

Section d’acier à l’ELS As,ser =NELS/σs,ser As,ser = 0,838 cm²


Section d’acier minimale
As,min=Ac (fctm/fyk) As,min= 12,84 cm²
poutre
Section d’acier minimale As,min = bhfctk,0,05/(0.9fyk - αl fctk,0,05)
traction (voile) (voir note)
As,min= 1.08 cm²

Tableau 87 – Calcul de la section d’acier nécessaire

NOTE 29 : Le calcul d’une section entièrement tendue applique la formule de l’EC2-3/NA [3]
concernant les voiles des structures réservoirs et silos :

As,min = bhfctk,0,05/(0.9fyk - αl fctk,0,05)

αl = Es / (Ecm /(1+ φef,ELS))

φef,ELS = φ(∞, t0). N0Eqp/ N0Ecar

Par lecture des abaques de l’EC2-1-1 (2005) [5] (Annexe 1), pour RH = 80%, t0 = 28 jours
et pour un ciment C40/50 R ; on détermine φ(∞, t0)=1.5

C’est cette valeur de As,min qui doit donc être retenue.

En se référant à l’EC2 ; on peut procéder au calcul direct d’ouvertures de fissures, qui est plus
rigoureux, mais qui nous dispense de la prise en compte de la valeur de la section d’acier
minimale poutre (NF EN 1992-3/NA clause 7.3.2) [3].

La dalle est ainsi ferraillée à raison de 9 HA8 /m sur les deux nappes, soit 4,52 cm²/m > As,u,
soit 2.26 cm²/m par face.

2.9.4.2.2. Vérifications des armatures horizontales


• Limitation de contraintes

𝑁𝐸𝑑,𝑞𝑝 32,60
Contrainte acier 𝑠, = = ∗ 10 = 144,24 𝑀𝑃𝑎
𝐴𝑠 2,26
Vérification contrainte limite de l’acier 𝑠  𝑠,𝑎𝑑𝑚 = 0,8 𝑓𝑦𝑘 = 400 𝑀𝑃𝑎 Vérifié

Tableau 88 – Vérification des contraintes à l'ELS des armatures horizontales de l’élément d’about

• Vérification de la maîtrise de la fissuration

L’ouvrage est considéré de classe d’étanchéité 0, donc les dispositions de la norme


NF EN 1992-1-1 Clause 7.3.1 s’appliquent. La classe XC4 impose une ouverture de fissure
maximale de 𝑤𝑘 = 0,3 𝑚𝑚.

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Calcul de l'ouverture des fissures

Diamètre équivalent éq=(n11² +n22²)/(n11 +n22) éq = 8,00 mm


Hauteur effective de béton tendu hc,ef = (min 2,5(h-d);h/2) hc,ef = 0,100 m
Section effective de béton autour des armatures
Ac,ef = bw hc,ef Ac,ef = 1000 cm²
tendues
Section des armatures tendues situées dans As,ef As,ef = 1,005 cm²

Rapport section aciers / section béton p,eff = As/Ac,ef  p,eff = 0,0010


Espacement final max entre fissures 2ls,max = 2*c + 1/(2*1,8)* /p,eff sr,max = 397,5 mm

Rapport des modules d'élasticité e = Es/Ecm e = 5,869


kt = 0,6 ou 0,4 (courte ou longue
Facteur de durée de chargement kt = 0,4
durée)
sr=fctm/r,eff*(1+ae*r,eff) σsr= 1438 MPa

s=Nser/As s= 72,06 MPa


Si (σs<kt*σsr) alors As=As,min SINON
Vérification de fissuration vérification de la fissuration vérification non nécessaire
nécessaire

Tableau 89 – Vérification de l'ouverture des fissures de la nappe horizontale de l’élément d’about

Selon la note 3 du paragraphe 7.3.4 de l’EC2-3/NA :2016 [3], dans le cas où σs < ktσsr, il n’y a
pas de fissuration et il est donc retenu le pourcentage minimal d’armatures.

2.9.4.2.3. Vérifications à l’ELU pour les armatures verticales en nappe intérieure


𝑀𝑚𝑎𝑥,𝐸𝐿𝑆 = −2,92 𝑘𝑁. 𝑚
𝑀𝑚𝑎𝑥,𝐸𝐿𝑈 = 1,2 𝑀𝑚𝑎𝑥,𝐸𝐿𝑆 = −3,50 𝑘𝑁. 𝑚
Détermination de la section d'aciers tendus à l'ELU
Section théorique d' acier As =NEd / fyk As = 0,80 cm²
Les moments
Section de béton étant très faibles, il suffit de placer les sections minimales
Ac = ((beff*hf)+(bw*(h-hf))) Ac =d’acier de lacm²flexion
2000,00
Section minimale d'armatures As,min = max (0,26 fct,m bt d / fyk ; 0,0013bt d) As,min = 2,67 cm²
Section maximale d'armatures As,max = max (0,05 Ac ) As,max = 100,00 cm²
La dalle est ferraillée à raison de 6 HA 8/m soit 3,02 cm2 /m > As, min, c’est suffisant.

2.9.4.2.4. Vérifications à l’ELU pour les armatures verticales en nappe extérieure


𝑀𝑚𝑖𝑛,𝐸𝐿𝑆 = 0,77 𝑘𝑁. 𝑚
𝑀𝑚𝑖𝑛,𝐸𝐿𝑈 = 1,2 𝑀𝑚𝑖𝑛,𝐸𝐿𝑆 = 0,92 𝑘𝑁. 𝑚
Détermination de la section d'aciers tendus à l'ELU
Section théorique d' acier As =NEd / fyk As = 0,80 cm²
Les moments
Section de béton étant très faibles, il suffit de placer les sections minimales
Ac = ((beff*hf)+(bw*(h-hf))) Ac =d’acier de lacm²flexion
2000,00
Section minimale d'armatures As,min = max (0,26 fct,m bt d / fyk ; 0,0013bt d) As,min = 2,67 cm²
Section maximale d'armatures As,max = max (0,05 Ac ) As,max = 100,00 cm²
La dalle est ferraillée à raison de 6 HA 8/m soit 3,02 cm2 /m > As, min, c’est suffisant.

133
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2.9.5. Vérification de l’enrobage


La dalle est soumise à une classe d’expositions XF3 avec un béton formulé sans entraîneur
d’air, ce qui correspond pour le calcul à une classe XC4 (NF EN 1992-1-1/NA Tableau 4.1) [5].
Pour le calcul d’enrobage on retient donc la classe de référence XC4.
La classe structurale utilisée est S4 pour les ouvrages de génie civil courants (NF EN 1992-1-
1/NA Clause 4.4.1.2 (5) note) [8].

La durée d’utilisation du projet visée est de 50 ans, le béton utilisé de classe C35/45 et
l’enrobage n’est pas considéré compact, donc il convient de se référer à une classe
d’utilisation S4 d’après la norme NF EN 1992-1-1/NA Tableau 4.3.

𝑐𝑛𝑜𝑚 = 𝑐𝑚𝑖𝑛 + ∆𝑐𝑑𝑒𝑣

𝑐𝑚𝑖𝑛 = 𝑀𝑎𝑥 [𝑐𝑚𝑖𝑛,𝑏 ; 𝑐𝑚𝑖𝑛,𝑑𝑢𝑟 + ∆𝑐𝑑𝑢𝑟, − ∆𝑐𝑑𝑢𝑟,𝑠𝑡 − ∆𝑐𝑑𝑢𝑟,𝑎𝑑𝑑 ; 10 𝑚𝑚]

𝑐𝑚𝑖𝑛,𝑏 =  𝑎𝑐𝑖𝑒𝑟 = 12 𝑚𝑚 ; on considère que le plus gros granulat est de diamètre inférieur
à 32 mm.

D’après la norme NF EN 1992-1-1/NA Tableau 4.4N [8] : 𝑐𝑚𝑖𝑛,𝑑𝑢𝑟 = 30 𝑚𝑚 (classe


d’exposition XC4 et classe structurale S4).

∆𝑐𝑑𝑢𝑟, = 0

∆𝑐𝑑𝑢𝑟,𝑠𝑡 = 0 ; on n'utilise pas des aciers inox

∆𝑐𝑑𝑢𝑟,𝑎𝑑𝑑 = 0 pas de revêtement adhérent protecteur

D’où 𝑐𝑚𝑖𝑛 = max [12 ; 30 ; 10] = 30 𝑚𝑚

On considère que la conception et l'exécution de ce produit y compris son ferraillage sont


soumis à un système d’assurance qualité couvrant toutes les phases de la conception à
l’exécution qui sont précisées dans la norme NF EN 1992-1-1/NA:2007 Clause 4.4.1.3 (3)
note [8] d’où ∆𝑐𝑑𝑒𝑣 = 5𝑚𝑚.

Donc 𝑐𝑛𝑜𝑚 = 𝑐𝑚𝑖𝑛 + ∆𝑐𝑑𝑒𝑣 = 35 𝑚𝑚, l’enrobage minimal supposé est vérifié.

2.9.6. Vérification des dispositions constructives


D’après la norme NF EN 1992.1.1 Clause 9.3.1 [5], les espacements des armatures sont
fonction des épaisseurs h des éléments :
• Espacements des armatures principales : 𝑠𝑚𝑎𝑥,𝑠𝑙𝑎𝑏𝑠 = 3 ℎ  400 𝑚𝑚 ;
• Espacements des armatures secondaires : 𝑠𝑚𝑎𝑥,𝑠𝑙𝑎𝑏𝑠 = 3,5 ℎ  450 𝑚𝑚.

Et dans les zones de moment maximum


• Espacements des armatures principales : 𝑠𝑚𝑎𝑥,𝑠𝑙𝑎𝑏𝑠 = 2 ℎ  250 𝑚𝑚 ;
• Espacements des armatures secondaires : 𝑠𝑚𝑎𝑥,𝑠𝑙𝑎𝑏𝑠 = 3 ℎ  400 𝑚𝑚.

Le calcul des espacements est selon la formule suivante :

Esp = (b - 2*cnom – nombre armatures*Ø)/(nombre armatures-1)

134
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Le tableau ci-dessous récapitule les aciers mis en œuvre :

Piédroit courant Radier Piédroit d’about Elément d’about


Vertical : Esp Transverse : Esp Vertical : Esp Horizontal : Esp 10.7
2 nappes 17.2 cm 2 nappes 11.9 2 nappes 17.6 cm 9 HA8/m en 2 cm
6HA12/m 8HA12/m cm 6HA8/m nappes
Longitudinal : Esp Longitudinal : Esp Horizontal : Esp Vertical : Esp 17.6
2 nappes 29.9 cm 2 nappes 29.9 2 nappes 17.6 cm 2 nappes cm
4HA8/m 4HA8/m cm 6HA8/m 6HA8/m

Tableau 90 : Calcul de l’espacement des armatures pour les différents éléments de structure de l’ouvrage étudié

L’espacement des armatures principales doit respecter 𝑠𝑚𝑎𝑥,𝑠𝑙𝑎𝑏𝑠 = 2ℎ < 250 𝑚𝑚, soit ici
pour les piédroits 𝑠𝑚𝑎𝑥,𝑠𝑙𝑎𝑏𝑠 = 𝑚𝑖𝑛 (2 ∗ 200 ; 250) = 250 𝑚𝑚 et de même, pour le radier
𝑠𝑚𝑎𝑥,𝑠𝑙𝑎𝑏𝑠 = 𝑚𝑖𝑛 (2 ∗ 250 ; 250) = 250 𝑚𝑚 et Esp = (b - 2*cnom - 8*Ø)/(8-1) = 119.1 mm.

L’espacement des armatures secondaires doit respecter 𝑠𝑚𝑎𝑥,𝑠𝑙𝑎𝑏𝑠 = 3 ℎ  400 𝑚𝑚, soit ici
pour les piédroits 𝑠𝑚𝑎𝑥,𝑠𝑙𝑎𝑏𝑠 = 𝑚𝑖𝑛 (3 ∗ 200 ; 400) = 400 𝑚𝑚 et pour le radier 𝑠𝑚𝑎𝑥,𝑠𝑙𝑎𝑏𝑠 =
𝑚𝑖𝑛 (3 ∗ 250 ; 400) = 400 𝑚𝑚.
➔ Les espacements sont vérifiés.

2.9.7. Variante : Exemple de calcul en classe d’étanchéité 1


2.9.7.1. Calcul du piédroit courant en classe d’étanchéité 1
La classe d’étanchéité choisie est la classe 1 : « fuites limitées à une faible quantité. Quelques
taches ou plaques d’humidité en surface admises », qui peut être prescrite par exemple dans
le cas de pollutions accidentelles possibles.

Dans l’exemple choisi, on considère deux cas de chargements : réservoir vide enterré et
réservoir plein non enterré. Donc on considère de la flexion dans les deux sens et il est possible
que la section soit fissurée sur toute son épaisseur.

Pour chaque cas de chargement, l’ouverture maximale de fissures est donc réduite à 𝑤𝑚𝑎𝑥 =
0,15 𝑚𝑚 pour des fissures traversantes. On vérifie aussi que la traction maximale des aciers
σs ne dépasse pas 200 MPa.

On présente le calcul concernant l’élément de structure piédroit courant, en flexion simple.


Les autres calculs pour le reste des éléments sont similaires.

135
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2.9.7.2. Justification de la section d’acier pour la nappe intérieure (dimensionnement avec le cas 1
ouvrage en eau non remblayé)
Comme précédemment, les principales caractéristiques des piédroits sont les suivantes :
• Béton C35/45  𝑓𝑐𝑘 = 35 𝑀𝑃𝑎
• Acier E 500 B  𝑓𝑦𝑘 = 500 𝑀𝑃𝑎
• Ferraillage :
− A déterminer
− enrobage 35 mm.
𝑃𝑚 2,53
𝑀𝐸𝐿𝑆 = − = −25,04 𝑘𝑁. 𝑚/𝑚
6 ∗ 2,6

𝑀𝐸𝐿𝑈 = 1,2 𝑀𝐸𝐿𝑆 = − 30,05 𝑘𝑁. 𝑚/𝑚

Les données caractéristiques des piédroits restent identiques :

Données caractéristiques de la dalle


Largeur du panneau 𝑏𝑤 = 1,00 𝑚
Épaisseur totale du panneau ℎ = 0,20 𝑚
Hauteur utile des aciers tendus 𝑑 = 0,160 𝑚
Enrobage des aciers tendus 𝑐 = 0,035 𝑚
Limite caractéristique d'élasticité de l'acier 𝑓𝑦𝑘 = 500 𝑀𝑃𝑎
Valeur minimale du coefficient k selon classe des aciers
𝑘 = 1,08
(selon diagramme)
Déformation relative caractéristique maximale selon classe de l'acier
𝑢𝑘 = 0,05
(si k>1)
Module d'élasticité de l'acier 𝐸𝑠 = 200000 𝑀𝑃𝑎
Résistance caractéristique du béton 𝑓𝑐𝑘 = 35 𝑀𝑃𝑎
coef hauteur utile zone comprimée  = 0,8
Diagramme rectangulaire
coef résistance effective  = 1
Déformation relative ultime du béton en compression 𝑐𝑢3 = 0,0035
Module d'élasticité du béton 𝐸𝑐𝑚 = 34077 𝑀𝑃𝑎
Coefficient de fluage 𝑛𝑓𝑙𝑢𝑎𝑔𝑒 = 2
Coefficient d'équivalence acier/béton à long terme 𝛢𝐸,𝑙𝑜𝑛𝑔 = 17,61
Résistance en traction du béton 𝑓𝑐𝑡𝑚 = 3,21 𝑀𝑃𝑎
Classe d'exposition 𝑋𝐶4

Tableau 91 – Données d'entrée pour le calcul de la nappe intérieure des piédroits

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2.9.7.2.1. Calcul à l’ELU


Le calcul à l’ELU est le même :

Paramètres caractéristiques à l'ELU


Combinaison fondamentale ELU : Moment fléchissant agissant M Ed MEd = 0,03005 MN.m
Coefficient partiel pour le béton à l'ELU (situation durable et transitoire) c = 1,5

Résistance de calcul du béton fcd = fck /c = fck /1.5 fcd = 23,33 MPa

Coefficient partiel de l'acier à l'ELU (situation durable et transitoire) s = 1,15

Limite délasticité de calcul des aciers fy d = k (fy k /s ) = k (fy k /1,15) fy d = 469,6 MPa

Contrainte initiale dans les aciers sur le palier plastique fy 0 = (fy k /s ) = (fy k /1,15) fy 0 = 434,8 MPa

Déformation relative maximale de calcul ud = 0,9 uk ud = 0,045

Déformation relative initiale de l'acier sur le palier plastique fy k /s Es s0 = 0,002174

Coefficient de déformation limite pivots A et B AB = x u/d AB=cu3/ ud+cu3 AB = 0,072165
Moment réduit ultime limite pivots A et B AB =AB(1-/2 AB) AB = 0,056065

Calcul des paramètres caractéristiques de la section à l'ELU


Moment réduit ultime u= u = 0,0503
µu = MEd /(bw d² fcd ) ou MEd /(beff d² fcd ) ou (MEd -(beff-bw) hf fcd (d-hf/2))/(bw d²fcd )
Coefficient de la fibre neutre  u = (1/) [ 1 - ( 1 - 2  )0,5] u = 0,0646
Hauteur de béton comprimé x = u d x= 0,010 m
Allongement relatif des aciers s = [(1- u )/ u ]cu3 s = 0,0450
Position relative sur palier plastique p = (s -s0)/(uk -s0) p= 0,895

Contrainte dans les aciers s = fyd + p fyd (k-1) s = 503,2 MPa


Bras de levier z u = d (1 - /2  u ) zu = 0,156 m

Détermination de la section d'aciers tendus à l'ELU


Section théorique d' acier As =MEd / (s zu) As = 3.83 cm²
Section de béton Ac = ((beff *hf)+(bw*(h-hf))) Ac = 2000,00 cm²
Section minimale d'armatures As,min = max (0,26 fct,m bt d / fyk ; 0,0013bt d) As,min = 2,67 cm²
Section maximale d'armatures As,max = max (0,05 Ac ) As,max = 80,00 cm²

Tableau 92 – Calcul à l'ELU de la nappe intérieure des piédroits

La section d’acier théorique minimale nécessaire à l’ELU est 𝐴𝑠 = 3,83 𝑐𝑚².


La dalle est ferraillée à 6HA12, ce qui vaut 6.79 cm²/m.

2.9.7.2.2. Calcul à l’ELS


2.9.7.2.3. Vérification de la maîtrise de la fissuration
Section minimale d'armatures
Résistance en traction du béton fct,eff = fctm fctm = 3,21 MPa
Coefficient k c k c = 0,4 en flexion simple, (âme T) kc = 0,4
Coefficient k (interpolation possible) k = 0,65 si h>800mm ou bw>800mm k= 1
k = 1 si h <300mm ou bw<300mm
Moment de fissuration Mf iss = fctm I / vinf Mfiss = 0,0230 MNm
Hauteur tendue juste avant fissuration hct = vinf hct = 0,097 m
Aire de la section de béton tendu Act =hct bw Act = 973,54 cm²
section minimale d'armatures As,min = k c k fct,ef f Act /s avec s = fy k As,min = 2,50 cm²

Tableau 93 – Calcul de la section minimale d'armatures de la nappe intérieure des piédroits à l'ELS

137
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Pour la maîtrise de fissuration, l’ouverture de fissure maximale est 𝑤𝑘 = 0,15 𝑚𝑚. On


augmente la section d’acier jusqu’à satisfaire cette exigence.

En choisissant As = 10,18 cm²/m pour un ferraillage 9 HA 12 on aboutit alors à :

Calcul de l'ouverture des fissures


éq=(n11² +n22²)/(n11
Diamètre équivalent éq = 12,00 mm
+n22)
Hauteur effective de béton tendu hc,ef = (min 2,5(h-d);(h-x)/3;h/2) hc,ef = 0,047 m
Section effective de béton autour des armatures
Ac,ef = bw hc,ef Ac,ef = 467,77 cm²
tendues
Section des armatures tendues situées dans As,ef As,ef = 10,18 cm²
Rapport section aciers / section béton p,eff = As/Ac,ef  p,eff = 0,0218
Espacement final max entre fissures 2ls,max = 2*c + 1/(2*1,8)* /p,eff sr,max = 223,2 mm
Rapport des modules d'élasticité e = Es/Ecm e = 5,869
kt = 0,6 ou 0,4 (courte ou longue
Facteur de durée de chargement kt = 0,4
durée)
Contrainte de l’armature au moment où le béton
sr=fctm/r,eff*(1+ae*r,eff) sr= 166,355
se fissure
Déformation moyenne calculée: sm - cm = (s-kt*sr)/Es sm - cm = 0,000551
Ouverture des fissures wk = 2 ls,max (sm - cm - cs) wk = 0,123 mm
Vérification de l'ouverture de fissures VERIFIEE
Tableau 94 – Vérification de l'ouverture des fissures de la nappe intérieure des piédroits

2.9.7.2.4. Limitation de contraintes

Paramètres caractéristiques à l'ELS


Mser,car
Combinaison caractéristique : Moment fléchissant agissant : MEd = Mser,car 0,02504 MN.m
=
Contrainte admissible de traction de l'acier s  200 MPa s = 400,00 MPa
c  0,6 fck
Contrainte admissible de compression du béton (expositions XD, c = 35,00 MPa
XF, XS)

Vérification des contraintes sous combinaison caractéristique


beff y2/2 - (beff-bw) (y-hf)2/2 -
Position de l'axe neutre y = 0,0597 m
ae_long As (d-y) = 0
Ifiss = beff y3/3 - (beff-bw)*(y-
Inertie fissurée Ifiss = 0,0002 m4
hf)3/3 + ae_long As (d-y)2
Contrainte béton c = M y / I c = 6,03 MPa
Vérification contrainte limite du béton (c < 0,6 fck
VERIFIEE
uniquement en classes XD, XF et XS)
Contrainte acier s = ae_long M (d-y) / I s = 176,84 MPa
Vérification contrainte limite de l'acier (s < 200 MPa) VERIFIEE

Tableau 95 – Vérification des contraintes à l'ELS de la nappe intérieure des piédroits

138
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En comparant le ferraillage dans les deux cas de classe d’étanchéité ;


• Classe d’étanchéité 0 : 6 HA 12, ce qui vaut une section d’acier minimale à l’ELU de 6.79
cm²/m ;
• Classe d’étanchéité 1 : 10 HA 12, ce qui vaut une section d’acier minimale à l’ELU de 10.18
cm²/m.

Ainsi, en classe d’étanchéité 1, les piédroits en partie courante sont ferraillés à raison de 9 HA
12/m sur chaque nappe (extérieure et intérieure ; le calcul étant le même) dans le sens
vertical. Dans le sens horizontal, des armatures secondaires doivent être disposées. 9 HA 12
représentent 10,18 cm², les piédroits sont donc ferraillés à 20,36 cm²/m. On a placé 3 HA
8/m sur chaque nappe, ce qui représente 3,02 cm²/m. Cependant, ce pourcentage est
inférieur à 20% de la section d’acier vertical = 4,072 cm² /m. Le ferraillage des armatures
horizontales passe donc à deux nappes de 5 HA 8 réparties, ce qui vaut 5,02cm²/m > 20% de
la section dans le sens vertical.

Dans le tableau suivant, on récapitule les espacements nécessaires (calculés selon la formule
présentée dans 2.9.6) pour ce cas de ferraillage.

Piédroit courant
Vertical : Esp 10.2 cm
2 nappes 9HA12/m

Longitudinal : Esp 22.25 cm


2 nappes 5HA8/m

Tableau 96 - Espacement entre les armatures pour le piédroit courant

2.9.8. Conclusion relative à l’incidence de la révision de l’EC2-3/AN et du


Fascicule 74
En classe d’étanchéité 1, la révision de l’EC2-3/NA [3], a permis de réduire la section d’acier
minimale nécessaire déterminée pour une ouverture de fissures maximale de 0.15 mm, en
passant d’une section minimale à respecter de 13.01 cm² en HA 12 à une section minimale
à respecter de 9.16 cm² en HA 12.

En revanche, en classe d’étanchéité 0, les versions révisées des documents conduisent à une
légère augmentation des sections d’aciers à disposer dans les parois.

Le Tableau 97 suivant récapitule les résultats obtenus.

Rapport version 2016 Rapport Version 2018


Classe 0 Classe 1 Classe 0 Classe 1
As,min à respecter cm² 5,19 13,01 6,11 9,16
Ferraillage proposé
5 HA 12 12 HA 12 6HA 12 9 HA 12
cm²/m
Tableau 97 - Piédroits - Tableau comparatif des valeurs des sections d’armatures nécessaires à l’ELU
et après vérification à l’ELS avant [7] (2016) et après (2018) les révisions de l’EC2-3/NA [3]
respectivement rapport version 2016 et rapport version 2018

139
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Bibliographie
[1] NF EN 1992-3-Décembre 2006: Eurocode 2: Calcul des structures en béton: Partie 3:
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[2] NF EN 1992-3/NA-Juillet 2008: Eurocode 2-Calcul des structures en Béton-Partie 3:


silos et réservois-Annexe Nationale à la NF EN 1992-3:2006-Silos et réservoirs; Indice
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[3] NF EN 1992-3/NA-Novembre 2016: Eurocode 2-Calcul des structures en Béton-Partie


3: silos et réservois-Annexe Nationale à la NF EN 1992-3:2006-Silos et réservoirs; Indice
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[4] Model Code for Concrete Structures - FIB. 2010.

[5] NF EN 1992-1-1-Octobre 2005: Eurocode 2 - Calcul des structures en béton - Partie 1-


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[6] Fasicule 74 - Cahier des Clauses Techniques Générales: Construction des Réservois en
Béton et Rhéabilitation des Réservois en Béton ou en maçonnerie 2018.

[7] Jennifer Falayeux, Sophie Jacob; Application des Eurocodes aux produits préfabriqués
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[8] NF EN 1992-1-1/NA-Mars 2007: Eurocode 2:Calcul des structures en béton- Partie 1-1:
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2005 -Règles générales et règles pour les bâtiments; Indice de classement P18-711-
1/NA.

[9] NF EN 1990 - Mars 2003: Eurocodes structuraux - Bases de calcul des structures; Indice
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[10] NF EN 1991-1-1 - Mars 2003 : Eurocode 1 - Actions sur les structures - Partie 1-1: actions
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Indice de classement: P06-111-1.

[11] NF EN 1997-1- Juin 2005 : Eurocode 7 - Calcul géotechnique -Partie 1 : Règles


générales ; Indice de classement P24-251-1.

[12] NF EN 1997-1/NA-Septembre 2006 : Eurocode 7 - Calcul géotechnique - Partie 1 : Règle


générales - Annexe nationale à la NF EN 1997-1:2005; Indice de classement P94-251-
1/NA.

[13] NF EN 1990/NA - Juin 2004 : Eurocodes structuraux - Bases de calcul des structures -
Partie 2 : annexe nationale à la NF EN 1990:2002 ; Indice de classement P06-100-2.

[14] NF EN 1991-1-3 - Avril 2004 : Eurocode 1 - Actions sur les structures - Partie 1-3: actions
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[15] NF EN 1991-1-3/NA - Mai 2007 : Eurocode 1 - Actions sur les structures Partie 1-3 :
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Actions générales - Charge de neige; Indice de classement P06-113-1/NA.

140
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[16] NF EN 1991-2-Mars 2004 : Eurocode 1 : Actions sur les structures - Partie 2: actions sur
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[17] NF EN 1991-2/NA-Mars 2008 : Eurocode 1 : Actions sur les structures- Partie 2: actions
sur les ponts, dues au trafic - Annexe nationale à la NF EN 1991-2:2004-actions sur les
ponts, dues au trafic ; Indice de classement P06-120-1/NA.

[18] NF EN 1991-4 - Mai 2007: Eurocode 1: Actions sur les structures - Partie 4 : silos et
réservoirs; Indice de classement P06 -140

[19] NF EN 1991-1-4 - Novembre 2005: Eurocode 1: Actions sur les structures - Partie 1-4:
Actions générales - Actions du vent; Indice de classement P06-114-1

[20] Fasicule 74 - Cahier des Clauses Techniques Générales : Construction des réservois en
béton (version 1998).

[21] NF EN 206-1 - Avril 2004: Béton - Partie 1 : spécification, perfomances, production et


conformité ; Indice de classement P18-325-1.

[22] NF EN 206-1/CN - Décembre 2012 : Béton - Spécification, perfomance, production et


conformité - Complément national à la norme NF EN 206-1 ; Indice de classement P18-
325-1/CN.

[23] NF EN 13369- Novembre 2013: Règles communes pour les produits préfabriqués en
béton; Indice de classement: P19-800.

[24] NF EN 1990/A1/NA - Décembre 2007 : Eurocode - Bases de calcul des structures -


Annexe nationale à la NF EN 1990/A1:2006 Indice de classement : P06-100-1/A1/NA.

[25] NF EN 1990/A1 : Juillet 2006: Eurocode - Bases de calcul des structures Indice de
classement: P06-100-1/A1.

[26] NF EN 1990/NA- Décembre 2011: Eurocodes structuraux - Bases de calcul des


structures - Annexe Nationale à la NF EN 1990:2003 ; Indice de classement P06-100-
1/NA

[27] NF EN 1993-1-1 - Octobre 2005: Eurocode 3 Calcul des structures en acier - Partie 1-
1:Règles générales et règles pour le bâtiment ; Indice de classement P 22-311-1

[28] Les classes d'exposition : Aide à la prescription - Recommandations professionnelles


CERIB - FIB. Décembre 2009.

[29] Rapport CERIB 205.I : Application des Eurocodes aux produits préfabriqués de Génie
Civil. Août 2009.

[30] FD P 18-717- Décembre 2013: Eurocode 2 - Calcul des structures en Béton - Guide
d'application des normes NF EN 1992; Indice de classement: P 18-717.

[31] NF EN 1991-1-7 - Février 2007 : Eurocode 1 - Actions sur les structures Partie 1-7 :
actions générales - actions accidentelles; Indice de classement P06-117.

[32] NF EN 1991-1-7/NA - Septembre 2008 : Eurocode 1 - Actions sur les structures - Partie
1-7 : actions générales - Actions accidentelles -Annexe nationale à la NF EN 1991-1-7:
2007 -Actions générales - actions accidentelles; Indice de classement: P06-117/NA.

141
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[33] NF EN 1992-2-Mai 2006: Eurocode 2- Calcul des structures en béton - Partie 2; ponts
en béton - Calcul des dispositions constructives ; Indice de classement P18-720-1.

[34] NF EN 1992-2/NA - Avril 2007: Eurocode 2 - Calcul des structures en béton -Partie 2:
Ponts en béton -Calcul et dispositions constructives - Annexe nationale à la NF EN 1992-
2-:2006 -Ponts en béton; Indice de classement P18-720-1/NA.

[35] NF EN 13791 - Septembre 2007 : Evaluation de la résistance à la compression sur site


des structures et des élements préfabriqués en béton; Indice de classement P18-410.

[36] NF EN 206-1/A1 - Avril 2005 : Béton - Partie 1: spécification, performances, production


et conformité ; Indice de classement P18-325-1/NA.

[37] NF EN 206-1/A2 - Octobre 2005: Béton - Partie 1 : spécification, performances,


production et conformité; Indice de classement P18-325-1/A2.

[38] Observatoire Economique de l'Achat Public - Groupe d'Etude des Marchés - Ouvrages
travaux et maîtrise d'oeuvre (recommandations en matière de modifications transitoires
du fasciule n°74 du CCTG travaux "construction des réservois en béton"

[39] Rapport Cerib n° 185.P


Cadres enterrés : justification à l’Eurocode 2 des produits
Lionel MONFRONT - Mai 2009

142
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Annexes
Annexe 1 - Abaques de l’EC2-1-1 : 2005 pour la
détermination du coefficient de fluage final

143
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144
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Annexe 2 - Ordre de grandeur de caractéristiques


géotechniques

A.2.1 Masse volumique des sols en place


Les valeurs ci-après sont des ordres de grandeurs typiques.

Les notations entre crochet sont celles de l’Eurocode 7.

Porosité n Indice des Teneur en Masse volumique kN/m3


vides eau w
% %
Sèche Humide
Nature du sol (apparente)
d h
[n] [w] [d] []
Sable à granulométrie serrée (état peu
46 0,85 32 1,43 1,89
compact)
Sable à granulométrie serrée (état
34 0,51 19 1,75 2,09
compact)
Sable à granulométrie étalée (état peu
40 0,67 25 1,59 1,99
compact)
Sable à granulométrie étalée (état
30 0,43 16 1,86 2,16
compact)
Argile glaciaire molle 55 1,2 45 -- 1,77
Argile glaciaire raide 37 0,6 22 -- 2,07
Bentonite molle 84 5,2 194 -- 1,27
Selon Terzaghi et Peck, Mécanique des sols appliquée 1965 édition Dumont.

A.2.2 Masse volumique et teneur en eau Proctor


Masse volumique OPN Teneur en eau OPN
Nature du sol
kN/m3 %
Argile 20 20
Limon 17 17
Sable de rivière 16 6
Sable limoneux 19 12
Grave naturelle 20 8
Grave reconstituée 22 6

145
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A.2.3 Angle de frottement interne – Cohésion et angle de frottement


interne
Enrochements, graviers, sables et limons non plastiques

Cohésion : c’ = 0

Angle de frottement interne : Enrochements : ’ = 40 – 45°


Gravier sableux, sable ou gravier à granulométrie étalée : ’ = 30 – 35° voire 40°
Sable à granulométrie uniforme, limon non plastique : ’ = 20 – 30°

Influence des caractéristiques physiques sur l’angle de frottement interne d’un matériau
pulvérulent :

Influence des caractéristiques physiques sur l’angle de frottement interne d’un matériau
pulvérulent :

’ = 36° + ’1 + ’2 + ’3 + ’4


- 6° lâche : ID = 0,4
Compacité ’1 0° moyen : ID = 0,6
+ 6° serré : ID = 0,9
+ 1° aigu
Forme et rugosité des 0° moyen
’2
grains - 3° arrondi
- 5° sphérique
0° sable fin 0,06 mm < D10 < 0,2 mm
Grosseur des grains ’3 + 1° gravier 0,6 mm < D10 < 2 mm
+ 2° gros gravier D10 > 2 mm
- 3° uniforme cu ≤ 2
Répartition granulaire ’4 0° moyenne 2 < cu < 5
+ 3° étalée cu ≥ 5

Relation de Kérisel : pour les sables : e.tan ’ = cste = 0,55

Argile saturée : le drainage s’effectue lentement :

Cohésion : cu = quelques dizaines à quelques centaines de kPa


c’ = négligeable

Angle de frottement interne : u = 0


’ : 10 – 20°, quelquefois plus

ID : indice de compacité
D10 : ouverture du tamis laissant passer 10% du poids des grains du sol
cu : le coefficient d’uniformité

146
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A.2.4 Portance, module de déformation à la plaque, module de


réaction de Westergaard
Classe de
P0 P1 P2 P3 P4 P5
portance
Indice CBR ICBR ≤ 3 3 < ICBR ≤ 6 6 < ICBR ≤ 10 10 < ICBR ≤ 20 20 < ICBR ≤ 50 ICBR > 50
Sol très Sol peu Sol très peu Sol très peu
Examen visuel Sol déformable
déformable Sol déformable déformable déformable déformable
indicatif Pas d’ornières
inapte Ornières sous Pas d’ornières Pas d’ornières Pas d’ornières
(sous essieu de sous essieu de
Circulation essieu de 13 t sous essieu de sous essieu de sous essieu de
13 t) 13 t
impossible 13 t 13 t 13 t
Module de
déformation à la 120< EV2 ≤
plaque EV2 EV2 ≤ 15 15 < EV2 ≤ 30 30 < EV2 ≤ 50 50 < EV2 ≤ 120 EV2 > 250
250
(en MPa)
Module de
réaction Kw Kw ≤ 3 3 < Kw ≤ 5 5 < Kw ≤ 6 6 < Kw ≤ 7 7 < Kw ≤ 15 Kw > 15
(en daN/cm3)
Limons
Sables Sables
Argiles fines plastiques,
alluvionnaires alluvionnaires
saturées, sols argileux et Sols insensibles Sols insensibles
argileux ou fins propres avec
tourbeux à argilo- à l’eau, sables à l’eau, sables
limoneux, fines < 5 %,
faible densité plastiques, et graves et graves
Exemples de sols graves graves
sèche, sols argiles à silex, propres, propres,
argileuses ou argileuses ou
contenant des alluvions matériaux matériaux
limoneuses limoneuses
matières grossières, sols rocheux sains rocheux sains
avec fines avec fines
organiques très sensibles à
< 35 % < 12 %
l’eau

A.2.5 Caractéristiques issues de l'essai pressiométrique


Sol Ep (MPa) pl (MPa)
Vases et tourbes .......................... 0,2-1,5 0,02-0,15
Argiles molles ............................... 0,5-3 0,05-0,3
Argiles plastiques ........................ 3-8 0,3-0,8
Argiles raides ............................... 8-40 0,6-2
Marnes ......................................... 5-100 0,6-6
Sables vaseux .............................. 0,5-2 0,1-0,5
Limons .......................................... 2-10 0,2-1,5
Sable et gravier ............................ 8-100 1,2-5
Sables sédimentaires .................. 7,5-40 1-5
Roches calcaires .......................... 80-20 000 3 à plus de 10
Remblais récents ......................... 0,5-1 0,05-0,3
Remblais anciens ........................ 4-15 0,4-1
Remblais graveleux récents bien
10-15 1-2,5
compactés ....................................

147
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A.2.6 Capacité portante


Nature Capacité portante (kPa)
Argile molle 100
Argile moyennement consistante 200
Argile raide 300
Sable lâche 200
Sable compact 400
Roche tendre 1000

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Annexe 3 - Formulaire des plaques rectangulaires


A.3.1 Plaque simplement appuyée sur quatre côtés, soumise à une
charge uniformément répartie

Asy

Asx

Mx=Bpa² My=B1pa²
b/a
B B1
1 0,0479 0,0479
1,1 0,0553 0,0494
1,2 0,0626 0,0501
1,3 0,0693 0,0504
1,4 0,0753 0,0506
1,5 0,0812 0,0499
1,6 0,0862 0,0493
1,7 0,0908 0,0486
1,8 0,0948 0,0479
1,9 0,0985 0,0471
2,0 0,1017 0,0464
3,0 0,1189 0,0404
4,0 0,1235 0,0384
5,0 0,1246 0,0375
∞ 0,1250 0,0375

149
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A.3.2 Plaque encastrée sur quatre côtés, soumise à une charge


uniformément répartie

Mx My Mx My
a/b
pour x=a/2 y=0 pour x=0 y=b/2 pour x=0 y=0 pour x=0 y=0
1 -0,0513 pa2 -0,0513 pa2 0,0202 pa2 0,0202 pa2
1,1 -0,0581 pa2 -0,0538 pa2 0,0264 pa2 0,0231 pa2
1,2 -0,0639 pa2 -0,0554 pa2 0,00299 pa2 0,0228 pa2
1,3 -0,0687 pa2 -0,0536 pa2 0,0327 pa2 0,0222 pa2
1,4 -0,0726 pa2 -0,0568 pa2 0,0349 pa2 0,0212 pa2
1,5 -0,0757 pa2 -0,0571 pa2 0,0365 pa2 0,0200 pa2
1,6 -0,0780 pa2 -0,0571 pa2 0,0381 pa2 0,0193 pa2
1,7 -0,0799 pa2 -0,0571 pa2 0,0392 pa2 0,0182 pa2
1,8 -0,0812 pa2 -0,0571 pa2 0,0401 pa2 0,0174 pa2
1,9 -0,0822 pa2 -0,0571 pa2 0,0407 pa2 0,0165 pa2
2 -0,0829 pa2 -0,0571 pa2 0,0411 pa2 0,0152 pa2

150
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A.3.3 Plaque rectangulaire simplement appuyée sur trois côtés, le


quatrième étant libre, soumise à une pression hydrostatique

151
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A.3.4 Plaque rectangulaire simplement appuyée sur trois côtés, le


quatrième étant libre, uniformément chargée

152
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A.3.5 Plaque rectangulaire simplement appuyée sur deux côtés


opposés, les deux autres étant libre et encastré

153
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A.3.6 Plaque rectangulaire encastrée sur trois côtés, le quatrième


étant libre

154
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155
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Annexe 4 - Dispositions constructives du Fascicule


74 du CCTG
À titre d’information, le Fascicule 74 du CCTG (actuellement en révision) indique les
dispositions constructives suivantes pour les réservoirs en béton :

Paragraphe IV.6.2.3.a du Fascicule 74 du CCTG - Épaisseur minimale :


L’épaisseur minimale de la paroi est de 15 cm pour les ouvrages de la classe A (Ouvrages dont
l’étanchéité est assurée par la structure seule).
Elle est de 12 cm pour les ouvrages des classes B et C. (CLASSE B : Ouvrages dont l’étanchéité
est assurée par la structure complétée par un revêtement d'imperméabilisation ; CLASSE C :
Ouvrages dont l’étanchéité est assurée par un revêtement d’étanchéité, adhérent ou
indépendant du support, la structure assurant uniquement une fonction mécanique.)

Paragraphe IV.6.2.3.b du Fascicule 74 du CCTG – Dispositions et écartement des armatures :


Pour des parois de plus de 15 cm d’épaisseur, elles sont obligatoirement réparties en deux
nappes.
Dans le cas d’ouvrages circulaires à axe vertical, la nappe intérieure ne comporte pas plus de
la moitié de la section totale des armatures horizontales ; la section unitaire des armatures de
répartition est au moins égale au quart de la section unitaire des barres d’armatures
principales.
Le diamètre des aciers est au plus égal à ho/10 (ho épaisseur de la paroi) et au moins égal à
8 mm.
L’espacement est limité, pour les parois au contact du liquide, à la plus petite des deux valeurs
1,5 ho et 20 cm.

Paragraphe IV.6.2.3.d du Fascicule 74 du CCTG - Enrobage des armatures :


• 5 cm pour les ouvrages exposés aux embruns et aux brouillards salins ;
• 3 cm pour les parements directement exposés aux intempéries, aux condensations ou au
contact de l’eau ou du vin.

Paragraphe IV.6.2.3.e du Fascicule 74 du CCTG - Pourcentage minimal :


Le pourcentage d’armatures par rapport à la section totale de béton mis en œuvre sur chaque
face et pour chaque direction ne peut être inférieur à :
• 0,125 % pour les armatures à haute adhérence ;
• 0,25 % pour les armatures lisses.
Dans la partie courante de la paroi, le rapport de la section totale des armatures de chaque
direction à la section de la paroi est inférieur à 2 %.

Paragraphe IV.6.2.3.f du Fascicule 74 du CCTG - Cas particulier des radiers reposant sur le
sol :
Pour les radiers, fonds de réservoirs, reposant directement sur le sol, les prescriptions des
paragraphes IV.6.2.3.a à IV.6.2.3.e s’appliquent avec les aménagements suivants :
• l’épaisseur minimale est de 10 cm ;
• les recouvrements peuvent être assurés en totalité dans la même section, pour les
armatures dimensionnées par la condition de pourcentage minimal ;

156
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• pour les radiers monolithes et solidaires des parois verticales, le pourcentage minimal
d’armature est fixé à 0,25 % pour les armatures à haute adhérence et à 0,4 % pour les
armatures lisses; ce pourcentage est à répartir en deux nappes pour les radiers d’épaisseur
supérieure à 15 cm ;
• pour les radiers désolidarisés des parois, les armatures sont dimensionnées pour équilibrer
les sollicitations dues au retrait.

Paragraphe V.9 du Fascicule 74 du CCTG - Cuves en éléments préfabriqués :


Que les cuves soient monolithiques (petits ouvrages) ou constituées d’éléments préfabriqués
assemblés sur chantier, leur conception, leur réalisation et leur assemblage satisfont toutes
les prescriptions énoncées dans les articles précédents, ainsi que celles relatives au
traitement des points singuliers. L’objectif est de retrouver un monolithisme équivalent à celui
des ouvrages coulés en place. Les points singuliers tels que : passage de canalisations, joint
d’étanchéité, chaînage d’assemblage, etc., devront faire l’objet d’une étude et d’un traitement
sur chantier particulièrement soignés.
Cependant il est admis de réduire l’épaisseur minimale de la paroi (art. IV.6.2.3.a) de 12 cm
à 10 ou 8 cm, sous réserve de mettre en œuvre des bétons respectivement de classe B 30 et
B 35.

157
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Annexe 5 - Méthode de Lebelle


Cette méthode, éditée dans les « Annales de l’Institut du Bâtiment et des travaux publics » en
février 1960 et reprise dans le « traité de béton armé tome 6 –réservoirs, châteaux d’eau,
piscines-de Guérin», est utilisée pour déterminer les efforts internes dans les parois circulaires
des réservoirs en béton.
Cette méthode permet de prendre en compte l’encastrement ou l’articulation des voiles au
radier.
L’équation générale d’étude de la flexion des poutres dans les réservoirs cylindriques
d’épaisseur constante soumis à des pressions radiales intérieures ou extérieures est :

𝑑4 𝑦 𝑝
4
+ 4𝛽 4 𝑦 + =0
𝑑𝑥 𝐸𝐼
Avec
• 𝑦 le déplacement sous l’action de la pression 𝑝 au niveau 𝑥
• 𝐸𝐼 la rigidité à la flexion de la section (𝐸 le module d’élasticité du béton et 𝐼 le moment
d’inertie équivalent de la paroi)
• 𝛽 4 = 3/𝑅 2 𝑒 2 où 𝑅 est le rayon de la paroi et 𝑒 son épaisseur
𝑑2 𝑦
Le moment fléchissant par unité de longueur est alors 𝑀 = 𝐸𝐼 𝑑𝑥 2 et l’effort normal par unité
𝑑3 𝑦
de longueur est 𝑇 = 𝐸𝐼
𝑑𝑥 3

Avec les conditions aux limites, on résout l’équation différentielle, et on trouve le moment
maximal et l’effort de traction maximal.

Figure 44 - Tension dimensionnant les cerces de la jupe d'un réservoir sous la poussée du fluide
contenu

Il est possible de prendre en compte un encastrement partiel à la liaison entre la paroi verticale
et le radier (entre un encastrement parfait et une articulation), mais aussi la liaison de la paroi
verticale à une couverture (de bien moindre importance et que l’on peut négliger).

NOTE 30 : Les méthodes de Hangan-Soare et de Lossier sont d’autres méthodes de détermination des
efforts internes dans les parois circulaires.

158
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Les valeurs des moments et efforts de traction pour différentes configurations sont données
dans les tableaux suivants pour plus de facilité.

Tableau 98 - Tableau de calcul des efforts de traction dans la jupe d'un réservoir circulaire encastrée
en pied et libre en tête

Tableau 99 - Tableau de calcul du moment fléchissant dans la jupe d’un réservoir circulaire encastrée
en pied et libre en tête

159
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Index des figures


Figure 1 – Ouverture de fissures wk1 en fonction du rapport hD/h................................................................................. 6
Figure 2 – Ouvrages circulaires verticaux (par exemple pour des stations d’épuration) ............................................14
Figure 3 – Ouvrages parallélépipédiques (par exemple pour des bassins et déversoirs d’orages, ou des
bassins de réserve incendie) ..........................................................................................................................................14
Figure 4 – Ouvrages oblongs dont les éléments d’abouts sont en forme de demi-cercle ..........................................15
Figure 5 – Ouvrages circulaires longitudinaux, par exemple constitués de tuyaux de grands diamètres .................15
Figure 6 – Exemple de fosse préfabriquée en béton ....................................................................................................16
Figure 7 – Carte des valeurs de charge de neige (NF EN 1991-1-3/NA : 2007) [15] ................................................22
Figure 8 – Charge de véhicule de service (NF EN 1991-2) [16] ...................................................................................24
Figure 9 – Actions sur les piédroits ................................................................................................................................26
Figure 10 – Carte des zones de gel en France - Figure NA.2 de NF EN 206-1/CN : 2012 [22].................................31
Figure 11 – Les États Limite Ultimes .............................................................................................................................33
Figure 12 – Exemple d’assemblage d’une plaque d’about (vis, écrou, rondelle + colle) ...........................................34
Figure 13 – Exemple d'assemblage par clavetage (aciers sortants et aciers filants + béton de reprise) .................35
Figure 14 – Exemple d'assemblage entre éléments par vis et platines + joint élastomère .......................................35
Figure 15 – Exemples de ferraillage d’un encastrement ..............................................................................................37
Figure 16 – Exemples de ferraillage d’une articulation ................................................................................................37
Figure 17 – Exemple de prise en compte des réservations ..........................................................................................38
Figure 18 – Considérations d'ouverture dans une dalle ...............................................................................................39
Figure 19 – Exemple de dalle de couverture en appui simple .....................................................................................39
Figure 20 – Piédroits calculés comme des poutres ......................................................................................................40
Figure 21 – Piédroits calculés comme des plaques juxtaposées .................................................................................40
Figure 22 – Exemple de dalle de couverture contenant une encoche ........................................................................40
Figure 23 – Convention pour les moments ....................................................................................................................40
Figure 24 – Schéma explicatif du principe de calcul du radier ....................................................................................41
Figure 25 – Définition de la typologie des ouvrages du Fascicule 74 du CCTG ..........................................................68
Figure 26 – Ouverture de fissures wk1 en fonction du rapport hD/h – Figure 1 de la norme NF EN 1992-
3/NA :2016 [3] ................................................................................................................................................................70
Figure 27 – Espacements maximum des barres pour le contrôle des fissures des éléments soumis à une
traction axiale (NF EN 1992-3:2006 Figure 7.104N) [1] ..............................................................................................73
Figure 28 – Diamètre maximal des barres pour le contrôle des fissures des éléments soumis à une traction
axiale (NF EN 1992-3:2006 Figure 7.103N) .................................................................................................................73
Figure 29 – Logigramme de calcul de l'enrobage .........................................................................................................80
Figure 30 – Exemple de gousset à la jonction piédroit/radier .....................................................................................89
Figure 31 – Exemple d'un élément d'about en plaque .................................................................................................90
Figure 32 – Exemple d'un élément d'about coque ........................................................................................................90
Figure 33 – Schéma de l'exemple choisi .......................................................................................................................91
Figure 34 – Récapitulatif des classes d'exposition considérées ..................................................................................91
Figure 35 – Schéma des actions à considérer sur un piédroit en partie courante dans le cas d'un ouvrage
en eau et non remblayé ..................................................................................................................................................92
Figure 36 – Portée utile (leff) pour différentes conditions d'appui ................................................................................93
Figure 37 – Schéma des actions à considérer sur un piédroit en partie courante dans le cas d'un ouvrage
vide remblayé ...................................................................................................................................................................95
Figure 38 – Schéma de principe de ferraillage des piédroits .......................................................................................96
Figure 39 – Schéma des actions à considérer sur le radier dans le cas d'un ouvrage en eau non remblayé ....... 104
Figure 40 – Schéma des actions à considérer sur le radier dans le cas d'un ouvrage vide remblayé ................... 106

160
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Figure 41 – Schéma de principe de ferraillage du radier .......................................................................................... 107


Figure 42 – Sections critiques d’une plaque simplement appuyée sur 3 côtés, le 4 ème étant libre ....................... 115
Figure 43 – Tension dans la jupe d'un réservoir sous la poussée de l'eau intérieure ............................................. 130
Figure 44 - Tension dimensionnant les cerces de la jupe d'un réservoir sous la poussée du fluide contenu........ 158

161
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Index des tableaux


Tableau 1 - Classification de l’étanchéité ........................................................................................................................ 5
Tableau 2 - Rapport  de la capacité d'adhérence des armatures de précontrainte à la capacité
d'adhérence des armatures de béton armé [5] ............................................................................................................... 8
Tableau 3 – Catégorie géotechnique de l’ouvrage selon la norme NF EN 1997-1 : 2005 Clause 2.1 [11]..............19
Tableau 4 - Classe de conséquence selon la norme NF EN 1990 : 2003 Annexe B Clause B3.1 [9] .......................20
Tableau 5 – Catégories géotechniques en fonction des classes de conséquence et des conditions de site
[12] ...................................................................................................................................................................................20
Tableau 6 – Poids volumique apparent moyen de la neige ..........................................................................................23
Tableau 7 – Durée indicative d’utilisation de projet .....................................................................................................28
Tableau 8 – Classes d'exposition en fonction des conditions d'environnement conformément au Tableau 1
de la norme NF EN 206-1/CN : 2012 [22] ....................................................................................................................30
Tableau 9 – Coefficients partiels relatifs aux matériaux pour les états-limites ultimes .............................................44
Tableau 10 – Valeurs recommandées des coefficients  pour les bâtiments ............................................................46
Tableau 11– Valeurs de  pouvant être utilisées sur les réservoirs ............................................................................47
Tableau 12– Etats-limites d’équilibre statique STR sans action géotechnique ou STR/GEO avec actions
géotechniques en approche 2, actions autres que l'eau souterraine ..........................................................................48
Tableau 13 – Etats-limites d’équilibre statique STR sans action géotechnique ou STR/GEO avec actions
géotechniques en approche 2, actions dues à l'eau souterraine .................................................................................49
Tableau 14 – Combinaisons à l'ELS ...............................................................................................................................54
Tableau 15 – Données d'entrée et notations selon l'Eurocode ....................................................................................58
Tableau 16 – Extrait du tableau 3.1 de l'article 3.1.2 de NF EN 1992-1-1 [5] ...........................................................59
Tableau 17 – Données d'entrée pour la justification à l'État Limite Ultime (ELU) .......................................................59
Tableau 18 – Paramètres caractéristiques à l'ELU .......................................................................................................60
Tableau 19 – Paramètres caractéristiques de la section à l'ELU .................................................................................60
Tableau 20 – Détermination de la section d'aciers tendus à l'ELU ..............................................................................61
Tableau 21 – Paramètres de calcul des sections d’armatures pour la traction .........................................................61
Tableau 22 – Données d'entrée et notations selon la norme NF EN 1992-1-1 [5] pour la vérification aux
ELS ....................................................................................................................................................................................63
Tableau 23 – Extrait de la norme NF EN 1992-1-1 Clause 3.1.2 Tableau 3.1 [5]......................................................64
Tableau 24 – Données d'entrée pour la vérification aux Etats Limites de Service .....................................................64
Tableau 25 – Paramètres de vérification des sections d’armatures pour la flexion simple ......................................65
Tableau 26 – Paramètres relatifs à l'ELS .......................................................................................................................65
Tableau 27 – Propriétés de la section fissurée .............................................................................................................66
Tableau 28 – Vérification des contraintes sous combinaison caractéristique et quasi-permanente en flexion
simple ...............................................................................................................................................................................66
Tableau 29 – Vérification des contraintes sous combinaison caractéristique et quasi-permanente en
traction simple .................................................................................................................................................................66
Tableau 30 – Classification de l'étanchéité (7.105NF de la NF EN 1992-3/NA) [3] ..................................................67
Tableau 31 – Valeurs recommandées de limitation de l'ouverture des fissures selon la norme ..............................69
Tableau 32 – Détermination de la section minimale d'armature .................................................................................71
Tableau 33 – Calcul de l'ouverture des fissures ...........................................................................................................75
Tableau 34 – Vérifications à mener vis-à-vis de la durabilité et de la corrosion des armatures ................................77
Tableau 35 – Données d’entrée pour la justification vis-à-vis de la durabilité et de la corrosion des aciers ...........78
Tableau 36 – Valeurs limites applicables en France pour la composition et les propriétés du béton des
produits en béton préfabriqués en usine en fonction de la classe d’exposition .........................................................78

162
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Tableau 37 – Valeurs limites applicables en France pour la composition et les propriétés du béton des
produits en béton en fonction de la classe d’exposition NF EN 206-1/CN - Tableau NA.F.1 .....................................79
Tableau 38 – Classes d'exposition en fonction des conditions d'environnement conformément à la norme
NF EN 206/CN : 2014 (Tableau 4.1 de la NF EN 1992-1) ...........................................................................................82
Tableau 39 – Extrait des notes au Tableau 4.1 (NF EN 1992-1-1/NA) [8] .................................................................83
Tableau 40 – Modulations de la classe structurale recommandée, en vue de la détermination des
enrobages minimaux 𝑐𝑚𝑖𝑛, 𝑑𝑢𝑟 dans les Tableaux 4.4N et 4.5NF (NF EN 1992-1-1/NA Tableau 4.3NF) [8] ........84
Tableau 41 – Valeurs de l’enrobage minimal 𝑐𝑚𝑖𝑛, 𝑑𝑢𝑟 requis vis-à-vis de la durabilité dans le cas des
armatures de béton armé conformes à l’EN 10080 (NF EN 1992-1-1 Tableau 4.4N) ...............................................85
Tableau 42 – Enrobages minimaux (extrait applicable au béton armé) NF EN 13369 Tableau A.2 pour une
durée de vie normale prévue au projet de 50 ans [23] ................................................................................................87
Tableau 43 – Echelle nominale des conditions d’environnement NF EN 13369 Tableau A.1 pour une durée
de vie normale prévue au projet de 50 ans [23] ...........................................................................................................87
Tableau 44 – Données d'entrée pour le calcul de la nappe intérieure des piédroits .................................................96
Tableau 45 – Calcul à l'ELU de la nappe intérieure des piédroits ................................................................................97
Tableau 46 – Vérification des contraintes à l'ELS de la nappe intérieure des piédroits ............................................98
Tableau 47 – Calcul de la section minimale d'armatures de la nappe intérieure des piédroits à l'ELS ....................98
Tableau 48 – Vérification de l'ouverture des fissures de la nappe intérieure des piédroits ......................................99
Tableau 49 – Données d'entrée pour le calcul de la nappe extérieure des piédroits.............................................. 100
Tableau 50 – Calcul à l'ELU de la nappe extérieure des piédroits ............................................................................ 101
Tableau 51 – Vérification des contraintes à l'ELS de la nappe intérieure des piédroits ......................................... 102
Tableau 52 – Calcul de la section minimale d'armatures de la nappe extérieure des piédroits à l'ELS ................ 102
Tableau 53 – Vérification de l'ouverture des fissures de la nappe intérieure des piédroits ................................... 103
Tableau 54 – Récapitulatif des moments transmis au radier ................................................................................... 104
Tableau 55 – Récapitulatif des moments maximaux dans le radier ......................................................................... 106
Tableau 56 – Données d'entrée pour le calcul de la nappe inférieure du radier ..................................................... 107
Tableau 57 – Calcul à l'ELU de la nappe inférieure du radier ................................................................................... 108
Tableau 58 – Vérification des contraintes à l'ELS de la nappe inférieure du radier ................................................ 109
Tableau 59 – Calcul de la section minimale d'armatures de la nappe inférieure du radier à l'ELS ....................... 109
Tableau 60 – Vérification de l'ouverture des fissures de la nappe inférieure du radier .......................................... 110
Tableau 61 – Données d'entrée pour le calcul de la nappe supérieure du radier ................................................... 111
Tableau 62 – Calcul à l'ELU de la nappe supérieure du radier ................................................................................. 112
Tableau 63 – Vérification des contraintes à l'ELS de la nappe supérieure du radier .............................................. 113
Tableau 64 – Calcul de la section minimale d'armatures de la nappe supérieure du radier à l'ELS ...................... 113
Tableau 65 – Vérification de l'ouverture des fissures de la nappe supérieure du radier ........................................ 114
Tableau 66 – Calcul des moments des piédroits en partie courante dans le cas d’un ouvrage plein non
remblayé........................................................................................................................................................................ 115
Tableau 67 – Données d'entrée pour le calcul des piédroits d’about ...................................................................... 116
Tableau 68 – Calcul à l'ELU de la nappe horizontale extérieure des piédroits d’about ........................................... 117
Tableau 69 – Vérification des contraintes à l'ELS de la nappe horizontale extérieure des piédroits d’about ....... 118
Tableau 70 – Calcul de la section minimale d'armatures de la nappe horizontale extérieure des piédroits
d’about à l’ELS .............................................................................................................................................................. 118
Tableau 71 – Vérification de l'ouverture des fissures de la nappe horizontale extérieure des piédroits
d’about .......................................................................................................................................................................... 119
Tableau 72 – Calcul à l'ELU de la nappe verticale extérieure des piédroits d’about ............................................... 120
Tableau 73 – Vérification des contraintes à l'ELS de la nappe verticale extérieure des piédroits d’about ............ 121
Tableau 74 – Calcul de la section minimale d'armatures de la nappe verticale extérieure des piédroits
d’about à l’ELS .............................................................................................................................................................. 121
Tableau 75 – Vérification de l'ouverture des fissures de la nappe verticale extérieure des piédroits d’about ...... 122

163
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Tableau 76 – Calcul des moments à l'ELU des piédroits d'about dans le cas d’un ouvrage plein non
remblayé........................................................................................................................................................................ 123
Tableau 77 – Calcul des moments à l'ELS des piédroits d'about dans le cas d’un ouvrage plein non
remblayé........................................................................................................................................................................ 123
Tableau 78 – Calcul à l'ELU de la nappe horizontale intérieure des piédroits d’about ........................................... 124
Tableau 79 – Vérification des contraintes à l'ELS de la nappe horizontale intérieure des piédroits d’about ........ 125
Tableau 80 – Calcul de la section minimale d'armatures de la nappe horizontale extérieure des piédroits
d’about à l’ELS .............................................................................................................................................................. 125
Tableau 81 – Vérification de l'ouverture des fissures de la nappe horizontale intérieure des piédroits
d’about .......................................................................................................................................................................... 126
Tableau 82 – Calcul à l'ELU de la nappe verticale intérieure des piédroits d’about ................................................ 127
Tableau 83 – Vérification des contraintes à l'ELS de la nappe verticale intérieure des piédroits d’about ............ 128
Tableau 84 – Calcul de la section minimale d'armatures de la nappe verticale intérieure des piédroits
d’about à l’ELS .............................................................................................................................................................. 128
Tableau 85 – Vérification de l'ouverture des fissures de la nappe verticale intérieure des piédroits d’about ...... 129
Tableau 86 – Données d'entrée pour le calcul de l’élément d’about ....................................................................... 131
Tableau 87 – Calcul de la section d’acier nécessaire ................................................................................................ 132
Tableau 88 – Vérification des contraintes à l'ELS des armatures horizontales de l’élément d’about.................... 132
Tableau 89 – Vérification de l'ouverture des fissures de la nappe horizontale de l’élément d’about .................... 133
Tableau 90 : Calcul de l’espacement des armatures pour les différents éléments de structure de l’ouvrage
étudié ............................................................................................................................................................................ 135
Tableau 91 – Données d'entrée pour le calcul de la nappe intérieure des piédroits .............................................. 136
Tableau 92 – Calcul à l'ELU de la nappe intérieure des piédroits ............................................................................. 137
Tableau 93 – Calcul de la section minimale d'armatures de la nappe intérieure des piédroits à l'ELS ................. 137
Tableau 94 – Vérification de l'ouverture des fissures de la nappe intérieure des piédroits ................................... 138
Tableau 95 – Vérification des contraintes à l'ELS de la nappe intérieure des piédroits ......................................... 138
Tableau 96 - Espacement entre les armatures pour le piédroit courant .................................................................. 139
Tableau 97 - Piédroits - Tableau comparatif des valeurs des sections d’armatures nécessaires à l’ELU et
après vérification à l’ELS avant [7] (2016) et après (2018) les révisions de l’EC2-3/NA [3] respectivement
rapport version 2016 et rapport version 2018 .......................................................................................................... 139
Tableau 98 - Tableau de calcul des efforts de traction dans la jupe d'un réservoir circulaire encastrée en
pied et libre en tête ...................................................................................................................................................... 159
Tableau 99 - Tableau de calcul du moment fléchissant dans la jupe d’un réservoir circulaire encastrée en
pied et libre en tête ...................................................................................................................................................... 159

164
RAPPORT
BASSINS ET RÉSERVOIRS PRÉFABRIQUÉS EN
ÉTUDES BÉTON - DIMENSIONNEMENT SELON L’EUROCODE 2 460.I - JANVIER 2019
ET PARTIE 3 ET LE FASCICULE 74 DU CCTG

RECHERCHES
ÉTUDES
La norme NF EN 1992-3/NA « Eurocode 2 : Calcul des
structures en béton - Partie 3 : Silos et réservoirs,
Annexe Nationale à la NF EN 1992-3 » a été révisée.

ET
DIMENSIONNEMENT DES Cette nouvelle version publiée en novembre 2016
STRUCTURES introduit une nouvelle typologie des ouvrages et modifie
la méthode de calcul de l’ouverture de fissures. De
plus, la révision en cours de finalisation du Fascicule 74
du CCTG introduit des dispositions complémentaires
relatives à la conception dans le cadre des travaux.
RECHERCHES
OUMEIMA BEN MAAOUIA Il est donc apparu nécessaire de mettre à jour le
SOPHIE JACOB précédent document relatif au dimensionnement des
réservoirs (réf 312.P - janvier 2015).
Dans ce document, on traite notamment : BASSINS ET RÉSERVOIRS
• 
des différentes actions qui s’exercent sur les
ouvrages : poids propre, actions géotechniques avec PRÉFABRIQUÉS EN BÉTON -
ou sans prise en compte des actions hydrostatiques, DIMENSIONNEMENT
actions des charges roulantes, action de l’eau
contenue dans l’ouvrage, charges d’exploitation SELON L’EUROCODE 2 PARTIE 3
selon la NF EN 1991-1-1, actions climatiques (vent
et neige) et actions accidentelles ; ET LE FASCICULE 74 DU CCTG
• des principes de l’analyse structurale ;
• 
des principes de calcul aux états-limites : états
limites ultimes de structure (hors états limites
ultimes d’équilibre et de géotechnique) ELU et états
limites de service ELS ; OUMEIMA BEN MAAOUIA - SOPHIE JACOB
• de la durabilité des ouvrages ;
• des dispositions constructives.
Les références normatives (Eurocodes 0, 1, 2, 7,
Fascicule du CCTG) sont précisées à chaque étape
pour permettre une utilisation opérationnelle lors de
l’établissement de notes de calcul dans le cadre de
marchés. Les conditions spécifiques d’applications
Études et Recherches
des Eurocodes aux produits en béton préfabriqués de
génie civil sont également présentées.
Ce document ne traite pas les actions dues au séisme,
ni les très hautes et très basses températures ou le
stockage de matières dangereuses. Il est complété
par un exemple d’application sur un réservoir d’eaux
pluviales enterré, parallélépipédique ou oblong, pour
deux classes d’étanchéité de parois différentes.

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28233 Épernon cedex

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