Vous êtes sur la page 1sur 10

UNIVERSITE SIDI MOHAMMED BEN ABDELLAH

FACULTE DES SCIENCES ET TECHNIQUES FES


Département Génie Électrique

Licence ETI

TRAVAUX PRATIQUES :
ELECTROTECHNIQUE ET AUTOMATISME

Sommaire :
TP1 : Marche arrêt d’un moteur
TP2 : Inversion de sens de marche d’un
moteur
TP3 : Démarrage étoile triangle
TP4 : Découverte du l’automate LOGO
de siemens et programmation
TP5 : Automatisation d’un feu tricolore

HASSANE EL MARKHI
____________________________________________________________
TP1: Marche arrêt d’un moteur

1- But d la manipulation :
Lors de la mise sous tension d'un moteur asynchrone, celui-ci provoque un fort appel de
courant qui peut provoquer des chutes de tension importantes dans une installation électrique.
Pour ces raisons, il faut parfois effectuer un démarrage différent du démarrage direct. Nous nous
limiterons dans cette manipulation au démarrage direct d’un moteur asynchrone à cage.

Ce type de démarrage est le plus simple. Le moteur démarre sur ses caractéristiques
"naturelles". Au démarrage, le moteur se compose comme un transformateur dont le secondaire
(rotor) est presque en court-circuit, d'où la pointe de courant au démarrage.
Ce type de démarrage est réservé aux moteurs de faible puissance devant celle du réseau, ne
nécessitant pas une mise en vitesse progressive. Le couple est énergique, l’appel de courant est
important (5 à 8 fois le courant nominal).

2- Fonctionnement :
Le moteur est mis sous tension par le contacteur KM1 (Fig 1). La commande du
contacteur peut se faire par un contact permanent (bouton tournant, levier basculant, …), lorsque
l’opérateur enclenche le contact S1, la bobine du contacteur est alimentée et ce dernier
s’enclenche (Fig 2). Une mise de contact en position arrêt par l’opérateur désexcite la bobine et le
contacteur s’ouvre.

Ce mode de fonctionnement ne convient que lorsque le moteur peut redémarrer seul


sans danger après une coupure fortuite du courant (cas des machines fonctionnant sans
surveillance : ventilateurs, pompes, .. .). Par contre il est à éviter pour la commande des machines
outils (risques importants encourus par le personnel, le matériel et l’installation en cas de coupure

2
fortuite suivie d’un retour inopiné du courant) ; on a alors, dans ce cas, recours à la commande
avec contact d’auto-alimentation. C’est ce type de commande qui fait l’objet de cette
manipulation.

3- Schéma de principe de la commande avec contact d’auto-alimentation : (Fig 3)

4- travail demandé :

1) Analyser à l’aide d’un organigramme, les états logiques successifs des différents contacts
suite à une action sur S1. En déduire l’intérêt du contact KM1 :13-14
2) De façon analogue, analyser ce qui se passe à la suite d’une action sur S2.
3) On suppose que le moteur est en marche (KM1 excité). Analyser la séquence : coupure
(volontaire ou fortuite) du secteur – rétablissement (voulu ou inopiné) du secteur. En
déduire l’intérêt de ce montage par rapport à celui de la figure 2.
4) Quelle est la réaction de la commande à la suite d’une surcharge du moteur (courant
excessif) ? Comment agir dans ce cas ?
5) Suite à une erreur de câblage, le contact KM1 :21-22 est utilisé à la place de KM1 :13-14.
Que se passe t-il ?
6) On appui simultanément sur S1 et S2. Que se passe t-il ? en déduire laquelle des deux
fonctions (Marche ou arrêt) est la prédominante.
7) Proposez une variante du montage précédent ou l’arrêt est prédominant. Faire un test de
cette variante en câblant le montage correspondant.
Dans la variante proposée (arrêt prédominant) prévoir trois lampes :
… Lampe verte indiquant l’état marche du moteur.
… Lampe rouge pour l’arrêt
… Lampe orange pour le déclenchement thermique.

3
TP2: Etude et réalisation d’un démarreur inverseur

Dans beaucoup d’applications industrielles (moteurs de grues, transporteurs, de broches,


…), le sens de rotation n’est pas figé. Des procédés d’inversion du sens sont alors prévus.
L’inversion du sens de rotation est obtenue en permutant deux des phases d’alimentation du
moteur. Ce qui nécessite l’utilisation de deux contacteurs (Fig 1). On vous propose d’étudier la
commande du processus (Fig 2).

Travail demandé :
1) Analyser la séquence de démarrage du moteur dans un sens quelconque
2) Analyser la séquence d’inversion de sens de rotation
3) Quelles sont les fonctions réalisées par S1, S2 et S3

4) Proposez une commande ou la fonction des poussoirs est donnée par le sélecteur manuel
ou automatique:
- Manuel: Le moteur est en service aussi longtemps que l’on presse sur l’un des poussoirs.
- Automatique: Lors de la mise en route le moteur fonctionne jusqu’à l’appui sur arrêt.
5) Câbler et tester la solution proposée
6) Proposez une solution pour avoir une temporisation entre la marche avant et la marche
arrière. Faites un test de cette solution sur le montage
7) Supposant que sur chacun des contacteurs utilisés on dispose d’un relais thermique (au
contacteur KM1 correspond F1 et au contacteur KM2 correspond F2). Modifier alors le
schéma de commande pour en tenir compte.

Remarque :
Prévoir dans les solutions proposées trois lampes de signalisation pour les états de
fonctionnement suivants :
… Marche avant.
… Marche arrière.
… Arrêt du moteur.

4
TP3: Machine asynchrone triphasée : démarrage étoile-triangle

Objectif du TP :
• Câbler un démarreur étoile-triangle.
• Montrer les avantages et inconvénients d’un ’un démarreur étoile-triangle par rapport à un démarreur direct.

Nous désirons équiper un moteur asynchrone triphasé d’un démarrage étoile triangle afin
de limiter l’accoup de couple dû à un démarrage direct. Pour cela nous disposons d’un boîtier de
commande et de contrôle comprenant :
¾ Un bouton poussoir « marche » ;
¾ Un bouton poussoir « arrêt » ;
¾ Un voyant indiquant la phase de démarrage (couplage étoile) ;
¾ Un voyant indiquant la fin du démarrage (couplage triangle).
La partie puissance comprend trois contacteurs :
¾ Un contacteur de marche « K1M » ;
¾ Un contacteur pour le couplage étoile « K2M » ;
¾ Un contacteur pour le couplage triangle « K3M » ;

Les contacteurs K2M et K3M sont à verrouillage mécanique. Un verrouillage électrique est
également prévu.
La durée de la phase de démarrage sera de 6 secondes.

Travail demandé

1) A partir des schémas de commande et de puissance (Fig 1), compléter les


chronogrammes de fonctionnement en page 7;

5
2) Câbler les parties commande et puissance. Procéder à un essai de la partie commande et
régler la temporisation.

3) Proposer une stratégie d’enregistrement du courant en ligne lors du démarrage.

4) Vérifier le fonctionnement de l’ensemble puis relever l’évolution du courant en ligne


pour les deux réglages de temporisation suivants :

Ä 3 secondes – démarrage étoile triangle

Ä 0 seconde – démarrage direct

5) Indiquer les avantages et les inconvénients, du point de vue électrique et du point de vue
mécanique d’un démarrage étoile triangle par rapport à un démarrage direct.

6) Quelle condition doit-on observer entre le couple moteur et le couple résistant pour que
le démarrage puisse avoir lieu.

Remarque importante :
La mise sous tension du montage ne devra se faire qu’après vérification du montage et en présence de l’enseignant
responsable.

6
Document réponse – Chronogrammes

MA

AT

t
K1M

t
K2M

K3M t

t
H1

t
H2

1s

7
TP4: Découverte du l’automate LOGO de siemens et programmation

1/ Description du système :
Le but de ce premier TP est de découvrir l’automate programmable LOGO de siemens avec son
environnement de programmation, en pilotant une partie opérative simpliste. Cette partie opérative
est composée de trois boutons poussoirs et trois lampes reliés à la carte E/S TOR de l’automate
alimenté en 220 Vac.

Préparation :
Avant la séance de TP vous devez, pour chaque question, mettre en évidence les entrées et les
sorties de l’automate qui sont utilisées. Puis réaliser un programme détaillé, et le simuler par le
logiciel LOGO! Soft Confort.

2/ Eléments de base :
2.1/ éclairage de la cage d'escalier
Les exigences suivantes sont généralement imposées à une installation d'éclairage prévue
pour une cage d'escalier:
• La lumière doit être allumée pendant qu'une personne traverse la cage d'escalier.
• Lorsque personne ne se trouve dans la cage d'escalier, la lumière doit être éteinte afin
d'économiser de l'énergie.
Jusqu'à présent, on connaissait 2 possibilités de commuter l'éclairage:
• Relais à impulsion : l'éclairage étant éteint, l'actionnement d'un bouton-poussoir
quelconque allume l'éclairage. Celui-ci étant allumé, l'actionnement d'un bouton-poussoir
quelconque l'éteint de nouveau.
Inconvénient : on oublie souvent d'éteindre la lumière
• Système automatique d'éclairage de l'escalier : l'actionnement d'un bouton-poussoir
quelconque permet d'allumer l'éclairage. Après écoulement d'un temps prédéfini,
l'éclairage s'éteint de nouveau automatiquement.
Inconvénient : la lumière ne peut pas être allumée pour une durée plus longue. Le
commutateur prévu pour l'éclairage permanent se trouve la plupart du temps au niveau du
système automatique d'éclairage de l'escalier, lequel est difficile d'accès, voire inaccessible.
Le câblage requis pour les deux systèmes précités est identique.
Solution LOGO : Vous pouvez remplacer le système automatique d'éclairage de l'escalier ou le
relais à impulsion par un LOGO!
Avec le LOGO!, vous avez la possibilité de reproduire un système automatique simple d'éclairage
d'escalier grâce à la fonction spéciale Interrupteur d'éclairage d'escalier.
Vous pouvez également mettre en oeuvre les deux fonctions (désactivation en fonction du temps
et relais à impulsion) dans un même appareil. Par ailleurs, vous pouvez mettre en œuvre d'autres
fonctions sans qu'il soit nécessaire de modifier le câblage. Dans notre exemple de
programmation, nous avons combiné les avantages du relais à impulsion et du système
automatique d'éclairage de l'escalier :
• Appuyer sur le bouton-poussoir Allumer la lumière ; elle s'éteint de nouveau après
une durée spécifiée
• Appuyer longtemps sur le bouton-poussoir Allumer l'éclairage permanent
• Appuyer de nouveau sur le bouton-poussoir Eteindre la lumière
Le câblage de l'installation d'éclairage avec LOGO! n'est pas différent d'un éclairage conventionel
prévu dans les couloirs ou les cages d'escalier. Seul le système d'éclairage automatique de l'escalier
ou le relais à impulsion sont remplacés.
Dans LOGO!, une seule fonction spéciale, le commutateur confort, vous permet de reproduire
l'ensemble de ces fonctionnalités de manière rapide et sans nécessiter de tâche ou de câblage
supplémentaire.

8
Programmer les trois fonctions (relais à impulsion, système automatique d’éclairage, commutateur confort) en
utilisant LOGO, les 3 boutons et les 3 lampes.

2.2/ Programmer et exécuter en Ladder le GRAFCET suivant

3/ Utilisation d’un compteur


On reprend le GRAFCET 2.2 / sauf que le passage de X1→X2 est réalisé au bout de cinq fronts
montants sur Bp2. Pour ce faire, alors que l’étape 1 est active, un compteur comptabilisera les
fronts sur Bp2. Quand ce nombre arrive à 5, la transition suivante est franchie. On n’oubliera pas
de réinitialiser le compteur dans l’étape suivante.

4/ Utilisation d’un temporisateur


Reprendre le GRAFCET du 2.2/ et le modifier de telle sorte que le passage de X2→X0 soit
réalisé après une temporisation de 5 secondes. Ainsi l’activation de l’étape2 valide un timer qui
compte de 0 à 5. Lorsqu’il arrive à 5 la transition suivante est franchie.

9
TP5: Automatisation d’un feu tricolore

Un feu de croisement est composé de trois voyant lumineux rouge, orange et vert. Etablir
les programmes Ladder de LOGO Siemens pour les cas suivants :
1. On veut allumer le feu dans cet ordre : rouge 2s, vert 2s, orange 2s
2. On veut commander simultanément deux feux de croisement d’un carrefour de deux voies A
et B. les deux voies sont identiques. La durée de chacun des états d’un feu doit donc être la même
pour les deux voies.
Le chronogramme du déroulement du cycle est le suivant.

La durée totale d’un cycle


est 54s.
Le cahier des charges impose
d’utiliser au maximum 7
temporisations pour cette première
question.

Ì Attention, une voie passe au rouge 1s avant que l’autre voie ne passe au vert,
pour le cas où un automobiliste dangereux franchirait le carrefour au feu orange.

Un cycle est décrit de la façon suivante :


a. la voie A est au rouge (RougeA) – la voie B passe au vert (VertB)
b. la voie A est au rouge (RougeA) – la voie B passe à l’orange (OrangeB)
c. la voie A est au rouge (RougeA) – la voie B passe au rouge (RougeB)
d. la voie A passe au vert (VertA) – la voie B est au rouge (RougeB)
e. la voie A passe à l’orange (OrangeA) – la voie B est au rouge (RougeB)
f. la voie A passe au rouge (RougeA) – la voie B est au rouge (RougeB)
3. Gestion avec priorité
On désire maintenant donner la priorité à l’une des deux voies. La voie prioritaire sera la
voie A, qui est la voie où la circulation est la plus dense.
La voie A principale est en permanence au vert. Pour que les feux puissent basculer de la voie
prioritaire à la voie secondaire, il est impératif que le capteur « Présence » ait été actionné. Ce
capteur est activé par la présence d’un véhicule sur la voie secondaire.
Modifier le programme précédent.
4. Fonctionnement de nuit
En fonctionnement de nuit, un sélecteur « Jour »/« nuit » est actif, les feux routes
clignotent à l’orange et les feux piétons clignotent au vert, VertPA et VertPB, à la cadence de 1s.
Modifier le programme précédent pour tenir compte de ce fonctionnement.

10