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PRESS/855

8 avril 2020

(20-2749) Page: 1/13

COMMUNIQUÉ
DE PRESSE
EMBARGO
NE DOIT PAS ÊTRE PUBLIÉ NI ÊTRE DISTRIBUÉ PAR LES AGENCES DE
PRESSE AVANT 15 HEURES, HEURE DE GENÈVE, LE 8 AVRIL 2020

STATISTIQUES ET PERSPECTIVES DU COMMERCE


Forte chute attendue du commerce avec une économie mondiale
bouleversée par la pandémie de COVID-19

Le commerce mondial devrait enregistrer une baisse FAITS SAILLANTS


comprise entre 13% et 32% en 2020, tandis que la
• Le commerce mondial des marchandises
pandémie de COVID-19 désorganise les activités
devrait afficher un recul de 13% à 32%
économiques et la vie normales dans le monde. en 2020 du fait de la pandémie de COVID-19.
• Une reprise des échanges est attendue en
Le large éventail de possibilités liées à la baisse
2021, mais elle dépendra de la durée de
prévue s'explique par la nature sans précédent de
l'épidémie et de l'efficacité des mesures
cette crise sanitaire et par l'incertitude quant à son adoptées pour y faire face.
impact économique précis. Mais les économistes de
• Presque toutes les régions enregistreront
l'OMC pensent que cette baisse sera probablement
des baisses à deux chiffres du volume des
supérieure à la contraction du commerce causée par
échanges en 2020, les exportations les plus
la crise financière mondiale de 2008-2009 touchées étant celles de l'Amérique du Nord et
(graphique 1). de l'Asie.
• Il est probable que le commerce chutera
Les estimations de la reprise attendue en 2021 sont
plus brutalement dans les secteurs ayant
tout aussi incertaines, avec des résultats qui
des chaînes de valeur complexes,
dépendront largement de la durée de l'épidémie et notamment l'électronique et les produits
de l'efficacité des mesures adoptées pour y faire automobiles.
face.
• Le commerce des services pourrait être le
plus directement touché par la COVID-19
"Cette crise est avant toute une crise sanitaire qui a
en raison des restrictions visant les transports
contraint les gouvernements à prendre des mesures et les voyages.
sans précédent pour protéger la vie des personnes",
• Le commerce des marchandises avait déjà
a déclaré le Directeur général de l'OMC,
ralenti de 0,1% en volume en 2019,
Roberto Azevêdo. plombé par les tensions commerciales et le
ralentissement de la croissance économique.
"La baisse inévitable du commerce et de la La valeur en dollars des exportations
production aura des conséquences douloureuses mondiales de marchandises en 2019 a diminué
pour les ménages et les entreprises, en plus des de 3%, tombant à 18 890 milliards d'USD.
souffrances humaines causées par la maladie • La valeur des exportations de services
elle-même." commerciaux a progressé de 2% en 2019
pour atteindre 6 030 milliards d'USD.
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"L'objectif immédiat est de maîtriser la pandémie et d'atténuer les dommages économiques causés
aux individus, aux entreprises et aux pays. Mais les responsables politiques doivent commencer à
planifier l'après-pandémie."

"Les chiffres sont mauvais, c'est indéniable. Mais une relance rapide et vigoureuse est possible.
Les décisions prises aujourd'hui détermineront la forme de la reprise et les perspectives de
croissance mondiale. Nous devons poser les fondements d'une reprise forte, soutenue et
socialement inclusive. Le commerce sera un ingrédient important en la matière, associé aux
politiques budgétaires et monétaires. Pour stimuler les investissements renouvelés dont nous
aurons besoin, il sera essentiel de maintenir l'ouverture et la prévisibilité des marchés, ainsi que
de favoriser un environnement économique plus généralement favorable. Et si les pays travaillent
la main dans la main, nous aurons une croissance beaucoup plus rapide que si chacun agit seul."

Graphique 1 − Volume du commerce mondial des marchandises, 2000-2022

Indice, 2015 = 100

140
130
120
110
100
90
80
70
60
50
40
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2010
2011
2012
2013
2014
2015
2016
2017
2018
2019
2020
2021
2022

Commerce des marchandises Scénario optimiste Scénario pessimiste

Tendance 1990-2008 Tendance 2011-2018

Source: Secrétariat de l'OMC.

Plombé par les tensions commerciales et le ralentissement de la croissance économique, le


commerce faiblissait déjà en 2019 avant que le virus ne commence à sévir. Cette année-là, le
commerce mondial des marchandises a enregistré un léger recul de -0,1% en volume, après avoir
progressé de 2,9% l'année précédente. Dans le même temps, la valeur en dollars des exportations
mondiales de marchandises a baissé de 3%, à 18 890 milliards d'USD.

Le commerce mondial des services commerciaux, en revanche, a progressé en 2019, avec une
hausse de 2% des exportations en dollars, à 6 030 milliards d'USD. Le rythme d'expansion a été
plus faible qu'en 2018, année durant laquelle le commerce des services avait augmenté de 9%.
Des détails sur l'évolution du commerce des marchandises et des services commerciaux sont
donnés dans les tableaux 1 à 4 de l'appendice et peuvent être téléchargés sur le portail de
données de l'OMC à l'adresse data.wto.org.
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Perspectives du commerce en 2020 et 2021


Le choc économique provoqué par la pandémie de COVID-19 appelle inévitablement des
comparaisons avec la crise financière mondiale de 2008-2009. Ces deux crises sont similaires à
certains égards, mais très différentes à d'autres. Comme en 2008-2009, les gouvernements sont
intervenus avec des politiques monétaires et budgétaires pour faire face au ralentissement et offrir
aux entreprises et aux ménages un soutien temporaire en matière de revenu. Mais, en raison des
restrictions touchant les déplacements et de la distanciation sociale imposées pour ralentir la
propagation de la maladie, l'offre de main-d'œuvre, les transports et les voyages sont aujourd'hui
directement touchés d'une manière différente de ce qui était le cas lors de la crise financière. Des
secteurs entiers des économies nationales ont été fermés, comme l'hôtellerie, la restauration, le
commerce de détail non essentiel, le tourisme et une part importante de l'activité manufacturière.
Dans ces circonstances, les prévisions nécessitent de solides hypothèses quant à la progression de
la maladie et une confiance plus grande dans les données estimatives que dans les données
communiquées.

Les résultats commerciaux à venir tels qu'ils sont résumés dans le tableau 1 sont donc plus faciles
à appréhender sous la forme de deux scénarios distincts 1: 1) un scénario relativement optimiste,
avec un net recul du commerce suivi par une reprise à partir de la seconde moitié de 2020, et
2) un scénario plus pessimiste avec une baisse initiale plus forte et une reprise plus prolongée et
incomplète.

Il faut voir là des explorations de différentes trajectoires possibles pour la crise plutôt que des
prévisions spécifiques concernant l'évolution à venir. Il se peut très bien que les résultats réels se
situent en dehors de cette fourchette, que ce soit au-dessus ou en dessous.

Dans le scénario optimiste, la reprise sera suffisamment forte pour permettre au commerce de se
rapprocher de la tendance antérieure à la pandémie, représentée par la ligne pointillée jaune sur le
graphique 1, tandis que le scénario pessimiste n'envisage qu'une reprise partielle. Étant donné le
niveau des incertitudes, il faut souligner que la trajectoire initiale ne détermine pas
nécessairement la reprise qui suivra. On peut voir par exemple une baisse brutale des volumes
d'échanges en 2020 dans le scénario pessimiste, mais une relance tout aussi spectaculaire qui se
traduirait par des échanges beaucoup plus proches de ce que prévoit le scénario optimiste d'ici à
2021 ou 2022.

Après la crise financière de 2008-2009, le commerce n'est jamais revenu à la tendance


précédente, représentée par la ligne pointillée grise sur le même graphique. La probabilité d'une
reprise forte est plus grande si les entreprises et les consommateurs considèrent la pandémie
comme un choc temporaire et ponctuel. Dans ce cas, les dépenses de biens d'équipement et de
biens de consommation durables pourraient retrouver des niveaux proches de ceux d'avant la crise
lorsque celle-ci s'apaiserait. Par contre, si l'épidémie se prolonge et/ou si l'incertitude récurrente
se généralise, les ménages et les entreprises pourraient faire preuve de prudence dans leurs
dépenses.

Dans les deux scénarios, toutes les régions subiront une baisse à deux chiffres des exportations et
des importations en 2020, sauf les "autres régions" (qui comprennent l'Afrique, le Moyen-Orient et
la Communauté d'États indépendants (CEI), y compris les États associés et les anciens États
membres. La baisse relativement faible estimée pour ces dernières tient au fait que les pays qui en
font partie dépendent beaucoup des exportations de produits énergétiques, dont la demande est
relativement indépendante des fluctuations de prix. Si la pandémie est maîtrisée et si le commerce

1
La manière dont ces scénarios ont été établis fait l'objet d'une note d'information postée sur le site
Web de l'OMC, qui peut être téléchargée ici.
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se remet en route (tableau 1), la plupart des régions pourraient enregistrer en 2021 une reprise à
deux chiffres avoisinants 21% dans le scénario optimiste et 24% dans le scénario pessimiste –
bien qu'à partir d'une base beaucoup plus faible (tableau 1). L'ampleur de l'incertitude est très
élevée, et il est tout à fait possible que les résultats soient supérieurs ou inférieurs à ces chiffres
en 2020 aussi bien qu'en 2021.

Graphique 2 − Ratio de la croissance du commerce mondial des marchandises à la


croissance du PIB mondial, 1990-2020

Variation en pourcentage et ratio


40,0 6,3
7,0

30,0 5,3
6,0

20,0 5,0

10,0 3,6 4,0


3,0
2,8 2,9 2,6
0,0 2,4 2,5 2,5 2,5 3,0
3,4
2,0 2,0
1,7 1,6 1,8 1,7 1,8
-10,0 1,5 1,6 1,6 1,5 1,5 2,0
1,0 1,0 0,9 1,0
0,8 0,6
-20,0 1,0

-30,0 0,0
-0,2 0,0
-40,0 -1,0
1990
1991
1992
1993
1994
1995
1996
1997
1998
1999
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2010
2011
2012
2013
2014
2015
2016
2017
2018
2019
2020
Croissance en volume du commerce mondial (axe de gauche) Croissance du PIB mondial (axe de gauche)

Ratio de la croissance du commerce à la croissance du PIB (axe de droite)


Source: Secrétariat de l'OMC pour le commerce et estimations consensuelles pour le PIB historique. Les
projections du PIB sont basées sur des scénarios simulés au moyen du Modèle du commerce
mondial de l'OMC.

Deux autres aspects différencient la récession actuelle de la crise financière: le rôle des chaînes de
valeur et le commerce des services. La perturbation des chaînes de valeur posait déjà problème
lorsque la COVID-19 était essentiellement limitée à la Chine. Elle reste un facteur dominant
aujourd'hui que la maladie est largement répandue. Il est probable que la baisse du commerce
sera plus forte dans les secteurs caractérisés par des chaînes de valeur complexes, notamment
ceux de l'électronique et des produits automobiles. Selon la base de données sur le commerce en
valeur ajoutée (TiVa) de l'OCDE, la part de la valeur ajoutée étrangère dans les exportations de
produits électroniques était d'environ 10% pour les États-Unis, 25% pour la Chine, plus de 30%
pour la Corée, plus de 40% pour Singapour et plus de 50% pour le Mexique, la Malaisie et le
Viet Nam. Les importations de facteurs de production essentiels seront probablement interrompues
par la distanciation sociale, qui a causé la fermeture temporaire des usines en Chine et agit de
même aujourd'hui en Europe et en Amérique du Nord. Toutefois, il est également utile de rappeler
que la perturbation des chaînes d'approvisionnement complexes peut aussi résulter de
catastrophes localisées telles que les ouragans et les tsunamis et d'autres perturbations
économiques. La gestion de cette perturbation est un défi pour les entreprises aussi bien
mondiales que locales et exige de chacune d'elles un calcul des risques par rapport à l'efficacité
économique.

Il se pourrait que le commerce des services soit la composante du commerce mondial la plus
directement touchée par la COVID-19 en raison des restrictions imposées dans les domaines des
transports et des voyages et de la fermeture de nombreux établissements de vente au détail et
d'hébergement. Les services ne sont pas inclus dans les prévisions de l'OMC relatives au
commerce des marchandises, mais l'essentiel du commerce des marchandises serait impossible
sans eux (par exemple, les transports). Contrairement aux marchandises, il n'y a pas de stocks de
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services dans lesquels on pourrait puiser aujourd'hui et qui pourraient être reconstitués par la
suite. Les baisses du commerce des services durant la pandémie pourraient donc être perdues à
jamais. Les services sont également interconnectés, avec des transports aériens qui maintiennent
un écosystème d'autres activités culturelles, sportives et récréatives. Certains services pourraient
toutefois retirer des bénéfices de la crise. C'est le cas des services informatiques, dont la demande
a explosé du fait que les entreprises s'efforcent de permettre à leurs employés de travailler chez
eux et que la socialisation se fait à distance.

L'impact de l'épidémie de COVID-19 sur le commerce international n'est pas encore visible dans la
plupart des données commerciales, mais certains grands indicateurs opportuns peuvent laisser
entrevoir l'ampleur du ralentissement et la mesure dans laquelle il peut être comparé aux crises
antérieures. Les indices des nouvelles commandes à l'exportation dérivés des indices des
directeurs d'achat sont particulièrement utiles à cet égard. Les indices mondiaux de JP Morgan
pour le mois de mars ont montré que les commandes à l'exportation étaient tombées à 43,3 par
rapport à une valeur de référence de 50 et que les nouvelles exportations de services étaient
tombées à 35,5, ce qui traduit un sérieux ralentissement.

Graphique 3 − Nouvelles commandes à l'exportation d'après les indices des directeurs


d'achat, janvier 2008-mars 2020

Indice, base = 50
60

55

50

45
43,3
40

35
30,6 35,5
30

25
Janv. 2008

Janv. 2009

Janv. 2010

Janv. 2011

Janv. 2012

Janv. 2013

Janv. 2014

Janv. 2015

Janv. 2016

Janv. 2017

Janv. 2018

Janv. 2019

Janv. 2020
Juill. 2008

Juill. 2009

Juill. 2010

Juill. 2011

Juill. 2012

Juill. 2013

Juill. 2014

Juill. 2015

Juill. 2016

Juill. 2017

Juill. 2018

Juill. 2019

Secteur manufacturier Services

Note: Les valeurs supérieures à 50 indiquent une expansion tandis que les valeurs inférieures à 50
indiquent une contraction.
Source: IHS Markit.
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Évolution du commerce en 2019


Plombé par des tensions commerciales persistantes, le commerce mondial des marchandises s'est
figé en 2019, affichant une baisse en fin d'année. Cette évolution est illustrée par le graphique 4,
qui présente les volumes du commerce des marchandises corrigés des variations saisonnières tels
qu'ils sont mesurés par la moyenne des exportations et des importations. Au quatrième trimestre,
les échanges étaient en recul de 1,0% en glissement annuel et de 1,2% par rapport au troisième
trimestre de 2019. Ce dernier chiffre équivaut à une baisse de 4,6% sur une base annualisée.

Graphique 4 − Exportations et importations mondiales de marchandises,


2015T1-2019T4

Indice, 2015T1 = 100 et variation en pourcentage en glissement annuel


112 6

110 5

108 108,9 4

106 3

104 2

102 1

100 0

98 -1
-1,0
96 -2
2015T1
2015T2
2015T3
2015T4
2016T1
2016T2
2016T3
2016T4
2017T1
2017T2
2017T3
2017T4
2018T1
2018T2
2018T3
2018T4
2019T1
2019T2
2019T3
2019T4

Variation en % en glissement annuel (axe de droite)


Indice, 2015T1 = 100 (axe de gauche)
Source: Secrétariat de l'OMC et CNUCED.

Le graphique 5 présente les volumes trimestriels des exportations et des importations de


marchandises, corrigés des variations saisonnières, par région. L'Amérique du Sud et les autres
régions ont vu leurs exportations chuter au second semestre de 2019, tandis que l'Europe,
l'Amérique du Nord et l'Asie ont enregistré soit une croissance minimale, soit une baisse légère.
Les volumes des importations de l'Amérique du Sud ont régressé tout au long de l'année, tandis
que l'Europe, l'Amérique du Nord et l'Asie ont également terminé l'année à un niveau plus faible.
Seules les importations des autres régions ont continué de progresser, avec une croissance en
glissement annuel pour chaque trimestre comprise entre 1,9% et 4,9% en 2019.
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Graphique 5 − Exportations et importations de marchandises par région,


2015T1-2019T4

(Indice de volume, 2015T1 = 100)


Exportations Importations
120 120

110 110

100 100

90 90

80 80
2015T1

2015T3

2016T1

2016T3

2017T1

2017T3

2018T1

2018T3

2019T1

2019T3

2015T1

2015T3

2016T1

2016T3

2017T1

2017T3

2018T1

2018T3

2019T1

2019T3
Amérique du Nord Amérique du Sud¹ Europe Amérique du Nord Amérique du Sud¹ Europe

Asie Autres régions² Asie Autres régions²


1 Amérique du Sud et centrale et Caraïbes.
2 Les autres régions comprennent l'Afrique, le Moyen-Orient et la communauté d'États indépendants,
y compris les États membres associés et les anciens États membres.
Source: OMC et CNUCED.

Bien que les services ne soient pas assujettis à des droits de douane comme les marchandises, le
commerce mondial des services commerciaux a enregistré un fort ralentissement en volume en
2019, après une croissance vigoureuse au cours des deux années précédentes. Cette évolution est
illustrée par le graphique 6, qui présente la croissance en dollars des exportations de services par
grandes catégories. La catégorie des "autres services commerciaux" est celle qui a enregistré la
plus forte croissance avec une hausse de 3% en 2019, suivie par les voyages et les services liés
aux marchandises avec 1%. La baisse de 0,5% de la valeur des services de transport a peut-être
été causée par la faiblesse du commerce des marchandises due aux frictions commerciales entre
les grandes économies.

Les statistiques commerciales mensuelles, trimestrielles et annuelles peuvent être téléchargées sur
le portail de données de l'OMC à l'adresse data.wto.org. 2

2
Tous les chiffres mentionnés dans le texte sont provisoires. Les chiffres définitifs peuvent être
consultés dans la base de données en ligne.
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Graphique 6 − Croissance des exportations de services commerciaux en valeur par


catégorie, 2015-2019

Variation en pourcentage des valeurs en USD


20,0

15,9
16,0

12,0

9,6

9,1
9,0
8,7
8,7
8,7

8,4
8,0

7,8
8,0

5,1

3,3
2,7
4,0 2,4

2,0
1,5

1,2
1,1
0,0

-0,5
-4,0
-1,9
-3,6

-3,7
-4,7
-4,9

-8,0
-9,3

-12,0
2015 2016 2017 2018 2019

Services commerciaux Transport Voyages Services liés aux marchandises Autres services commerciaux
Source: Secrétariat de l'OMC, CNUCED et ITC.
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Tableau 1: Volume du commerce des marchandises et PIB réel, 2018-20211

Variation annuelle en pourcentage


Données Scénario
Scénario optimiste
historiques pessimiste
2018 2019 2020 2021 2020 2021

Volume du commerce mondial des marchandises2 2,9 -0,1 -12,9 21,3 -31,9 24,0
Exportations
Amérique du Nord 3,8 1,0 -17,1 23,7 -40,9 19,3
Amérique du Sud et centrale 0,1 -2,2 -12,9 18,6 -31,3 14,3
Europe 2,0 0,1 -12,2 20,5 -32,8 22,7
Asie 3,7 0,9 -13,5 24,9 -36,2 36,1
Autres régions 3 0,7 -2,9 -8,0 8,6 -8,0 9,3
Importations
Amérique du Nord 5,2 -0,4 -14,5 27,3 -33,8 29,5
Amérique du Sud et centrale 5,3 -2,1 -22,2 23,2 -43,8 19,5
Europe 1,5 0,5 -10,3 19,9 -28,9 24,5
Asie 4,9 -0,6 -11,8 23,1 -31,5 25,1
3
Autres régions 0,3 1,5 -10,0 13,6 -22,6 18,0

PIB réel aux taux de change du marché 2,9 2,3 -2,5 7,4 -8,8 5,9
Amérique du Nord 2,8 2,2 -3,3 7,2 -9,0 5,1
Amérique du Sud et centrale 0,6 0,1 -4,3 6,5 -11,0 4,8
Europe 2,1 1,3 -3,5 6,6 -10,8 5,4
Asie 4,2 3,9 -0,7 8,7 -7,1 7,4
3
Autres régions 2,1 1,7 -1,5 6,0 -6,7 5,2

1 Les chiffres de 2020 et 2021 sont des projections.


2 Moyenne des exportations et des importations.
3 Les autres régions comprennent l'Afrique, le Moyen-Orient et la Communauté d'États indépendants
(CEI), y compris les États membres associés et les anciens États membres.
Source: Secrétariat de l'OMC pour le commerce et estimations consensuelles pour le PIB historique. Les
projections du PIB sont basées sur des scénarios simulés au moyen du Modèle du commerce mondial
de l'OMC.
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Appendice − tableaux
Tableau 1 de l'appendice: Commerce mondial des marchandises: principaux
exportateurs et importateurs, 2019
(Milliards de dollars EU et pourcentage)

Variation
Variation
Rang Exportateurs Valeur Part Rang Exportateurs Valeur Part annuelle en
annuelle en %
%
1 Chine 2499 13,2 0 1 États-Unis d'Amérique 2568 13,4 -2
2 États-Unis d'Amérique 1646 8,7 -1 2 Chine 2077 10,8 -3
3 Allemagne 1489 7,9 -5 3 Allemagne 1234 6,4 -4
4 Pays-Bas 709 3,8 -2 4 Japon 721 3,7 -4
5 Japon 706 3,7 -4 5 Royaume-Uni 692 3,6 3
6 France 570 3,0 -2 6 France 651 3,4 -3
7 Corée, République de 542 2,9 -10 7 Pays-Bas 636 3,3 -1
8 Hong Kong, Chine 535 2,8 -6 8 Hong Kong, Chine 578 3,0 -8
Exportations de produits d'origine nationale 15 0,1 18 Importations définitives1 138 0,7 -10
Réexportations 517 2,7 -7
9 Italie 533 2,8 -3 9 Corée, République de 503 2,6 -6
10 Royaume-Uni 469 2,5 -4 10 Inde 484 2,5 -6
11 Mexique 461 2,4 2 11 Italie 474 2,5 -6
12 Canada 447 2,4 -1 12 Mexique 467 2,4 -2
13 Belgique 445 2,4 -5 13 Canada 464 2,4 -1
14 Fédération de Russie 419 2,2 -5 14 Belgique 426 2,2 -6
15 Singapour 391 2,1 -5 15 Espagne 372 1,9 -5
Exportations de produits d'origine nationale 184 1,0 -12
Réexportations 206 1,1 1
16 Espagne 334 1,8 -4 16 Singapour 359 1,9 -3
Importations définitives1 153 0,8 -9
17 Taipe chinois 331 1,8 -2 17 Taipe chinois 287 1,5 0
18 Inde 324 1,7 0 18 Suisse 277 1,4 -1
19 Suisse 314 1,7 1 19 Pologne 262 1,4 -3
20 Émirats arabes unis 1 280 1,5 -12 20 Émirats arabes unis 1 262 1,4 0
21 Australie 272 1,4 6 21 Fédération de Russie 2 254 1,3 2
22 Arabie saoudite, Royaume d'1 269 1,4 -9 22 Viet Nam 254 1,3 7
23 Viet Nam 264 1,4 8 23 Thaïlande 237 1,2 -5
24 Pologne 264 1,4 0 24 Australie 222 1,2 -6
25 Thaïlande 246 1,3 -3 25 Turquie 210 1,1 -9
26 Malaisie 238 1,3 -4 26 Malaisie 205 1,1 -6
27 Brésil 223 1,2 -7 27 Autriche 185 1,0 -5
28 République tchèque 199 1,1 -2 28 Brésil 184 1,0 -2
29 Turquie 181 1,0 2 29 République tchèque 178 0,9 -3
30 Autriche 179 0,9 -3 30 Indonésie 171 0,9 -10
Total3 15775 83,5 - Total3 16047 82,7 -
3
Monde 18886 100,0 -3 Monde 3 19226 100,0 -3

1 Estimations du Secrétariat.
2 Importations f.a.b.
3 Y compris d'importantes réexportations ou importations destinées à la réexportation.
Source: OMC et CNUCED.
PRESS/855

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Tableau 2 de l'appendice: commerce des marchandises: principaux exportateurs et


importateurs, à l'exclusion du commerce intra-UE, 2019
(Milliards de dollars EU et pourcentage)
Variation
Variation
Rang Exportateurs Valeur Part annuelle en Rang Exportateurs Valeur Part
annuelle en %
%
1 Chine 2499 16,2 0 1 États-Unis d'Amérique 2568 16,2 -2
2 Exportations extra UE 2386 15,4 -2 2 Importations extra-UE 2166 13,7 -4
3 États-Unis d'Amérique 1646 10,6 -1 3 Chine 2077 13,1 -3
4 Japon 706 4,6 -4 4 Japon 721 4,5 -4
5 Corée, République de 542 3,5 -10 5 Royaume-Uni 692 4,4 3
6 Hong Kong, Chine 535 3,5 -6 6 Hong Kong, Chine 578 3,6 -8
Exportations d'origine locale 15 0,1 18 Importations définitives1 138 0,9 -10
Réexportations 517 3,3 -7
7 Royaume-Uni 469 3,0 -4 7 Corée, République de 503 3,2 -6
8 Mexique 461 3,0 2 8 Inde 484 3,0 -6
9 Canada 447 2,9 -1 9 Mexique 467 2,9 -2
10 Fédération de Russie 419 2,7 -5 10 Canada 464 2,9 -1
11 Singapour 391 2,5 -5 11 Singapour 359 2,3 -3
Exportations d'origine locale 184 1,2 -12 Importations définitives1 153 1,0 -9
Réexportations 206 1,3 1
12 Taipei chinois 331 2,1 -2 12 Taipei chinois 287 1,8 0
13 Inde 324 2,1 0 13 Suisse 277 1,7 -1
14 Suisse 314 2,0 1 14 Émirats arabes unis1 262 1,7 0
15 Émirats arabes unis1 280 1,8 -12 15 Fédération de Russie 2 254 1,6 2
16 Australie 272 1,8 6 16 Viet Nam 254 1,6 7
17 Arabie saoudite, Royaume d'1 269 1,7 -9 17 Thaïlande 237 1,5 -5
18 Viet Nam 264 1,7 8 18 Australie 222 1,4 -6
19 Thaïlande 246 1,6 -3 19 Turquie 210 1,3 -9
20 Malaisie 238 1,5 -4 20 Malaisie 205 1,3 -6
21 Brésil 223 1,4 -7 21 Brésil 184 1,2 -2
22 Turquie 181 1,2 2 22 Indonésie 171 1,1 -10
23 Indonésie 167 1,1 -7 23 Arabie saoudite, Royaume d'1 142 0,9 4
24 Norvège 103 0,7 -16 24 Philippines 113 0,7 -5
25 Afrique du Sud 90 0,6 -4 25 Afrique du Sud1 108 0,7 -6
1
26 Iraq 89 0,6 -6 26 Norvège 85 0,5 -2
27 Qatar1 73 0,5 -14 27 Israël 76 0,5 0
28 Philippines 70 0,5 1 28 Égypte 71 0,4 -2
29 Chili 70 0,5 -8 29 Chili 70 0,4 -7
30 Argentine 65 0,4 5 30 Ukraine 61 0,4 6
Total3 14169 91,7 - Total3 14367 90,6 -
3
Monde (hors commerce intra UE) 15459 100,0 -3 Monde (hors commerce intra UE)3 15866 100,0 -3

1 Estimations du Secrétariat.
2 Importations f.a.b.
3 Y compris d'importantes réexportations ou importations destinées à la réexportation.

Source: OMC et CNUCED.


PRESS/855

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Tableau 3 de l'appendice: commerce des services: principaux exportateurs et


importateurs, 2019
(Milliards de dollars EU et pourcentage)

Variation Variation
Rang Exportateurs Valeur Part Rang Importateurs Valeur Part
annuelle en % annuelle en %
1 États-Unis d'Amérique 824 13,7 2 1 États-Unis d'Amérique 571 9,9 5
2 Royaume-Uni 412 6,8 2 2 Chine 497 8,6 -5
3 Allemagne 331 5,5 -2 3 Allemagne 360 6,3 -1
4 Chine 282 4,7 4 4 Irlande 320 5,6 46
5 France 280 4,6 -5 5 Royaume-Uni 278 4,8 8
6 Pays-Bas 262 4,3 6 6 France 256 4,5 -4
7 Irlande 238 3,9 12 7 Pays-Bas 246 4,3 1
8 Inde 214 3,5 5 8 Japon 202 3,5 2
9 Singapour 205 3,4 1 9 Singapour 199 3,5 -1
10 Japon 201 3,3 6 10 Inde 1 178 3,1 2
11 Espagne 157 2,6 1 11 Corée, République de 129 2,2 -2
12 Suisse 122 2,0 -3 12 Italie 122 2,1 -1
13 Italie 121 2,0 -1 13 Belgique 120 2,1 -3
14 Belgique 119 2,0 -2 14 Canada 114 2,0 0
15 Luxembourg 112 1,9 -2 15 Suisse 104 1,8 -2
16 Corée, République de 107 1,8 4 16 Fédération de Russie 98 1,7 6
17 Hong Kong, Chine 101 1,7 -10 17 Luxembourg 86 1,5 -1
18 Canada 99 1,6 1 18 Espagne 86 1,5 5
19 Thaïlande 81 1,4 6 19 Hong Kong, Chine 79 1,4 -3
20 Suède 76 1,3 2 20 Suède 73 1,3 1
21 Danemark 74 1,2 -5 21 Émirats arabes unis2 73 1,3 2
22 Autriche 73 1,2 -1 22 Danemark 71 1,2 0
23 Émirats arabes unis2 72 1,2 2 23 Australie 71 1,2 -2
24 Pologne 72 1,2 4 24 Brésil 67 1,2 -3
25 Australie 70 1,2 1 25 Autriche 63 1,1 1
26 Turquie 64 1,1 10 26 Thaïlande 58 1,0 6
27 Fédération de Russie 64 1,1 0 27 Taipei chinois 56 1,0 0
28 Israël 55 0,9 11 28 Arabie saoudite, Royaume d' 55 1,0 -1
29 Taipei chinois 51 0,9 3 29 Norvège 53 0,9 0
30 Norvège 45 0,7 2 30 Pologne 45 0,8 3
Total 4983 82,7 - Total 4729 82,3 -
Monde 6025 100,0 2 Monde 5745 100,0 2

1 Importations ajustées selon l'évaluation f.a.b.


2 Estimations annuelles préliminaires. Données trimestrielles non disponibles.
- Non applicable.
Note: Estimations préliminaires fondées sur des statistiques trimestrielles. Les chiffres pour un certain
nombre de pays et territoires sont des estimations du Secrétariat. D'autres données sont disponibles
à l'adresse suivante: http://data.wto.org/.
Source: OMC, CNUCED et ITC.
PRESS/855

- 13 -

Tableau 4 de l'appendice: commerce des services: principaux exportateurs et


importateurs à l'exclusion du commerce intra-UE, 2019
(Milliards de dollars EU et pourcentage)

Variation Variation
Rang Exportateurs Valeur Part Rang Importateurs Valeur Part
annuelle en % annuelle en %
1 Exportations extra-UE 1108 22,3 0 1 Importations extra-UE 965 20,5 4
2 États-Unis d'Amérique 824 16,6 2 2 États-Unis d'Amérique 571 12,1 5
3 Royaume-Uni 412 8,3 2 3 Chine 497 10,6 -5
4 Chine 282 5,7 4 4 Royaume-Uni 278 5,9 8
5 Inde 214 4,3 5 5 Japon 202 4,3 2
6 Singapour 205 4,1 1 6 Singapour 199 4,2 -1
7 Japon 201 4,0 6 7 Inde 1 178 3,8 2
8 Suisse 122 2,4 -3 8 Corée, République de 129 2,7 -2
9 Corée, République de 107 2,2 4 9 Canada 114 2,4 0
10 Hong Kong, Chine 101 2,0 -10 10 Suisse 104 2,2 -2
11 Canada 99 2,0 1 11 Fédération de Russie 98 2,1 6
12 Thaïlande 81 1,6 6 12 Hong Kong, Chine 79 1,7 -3
13 Émirats arabes unis2 72 1,5 2 13 Émirats arabes unis2 73 1,5 2
14 Australie 70 1,4 1 14 Australie 71 1,5 -2
15 Turquie 64 1,3 10 15 Brésil 67 1,4 -3
16 Fédération de Russie 64 1,3 0 16 Thaïlande 58 1,2 6
17 Israël 55 1,1 11 17 Taipei chinois 56 1,2 0
18 Taipei chinois 51 1,0 3 18 Arabie saoudite, Royaume d' 55 1,2 -1
19 Norvège 45 0,9 2 19 Norvège 53 1,1 0
20 Macao, Chine 3 43 0,9 -1 20 Malaisie 43 0,9 -2
21 Philippines 41 0,8 8 21 Nigéria 42 0,9 36
22 Malaisie 41 0,8 2 22 Indonésie 39 0,8 4
23 Brésil 33 0,7 -4 23 Mexique 36 0,8 -3
24 Indonésie 31 0,6 1 24 Qatar 34 0,7 10
25 Mexique 30 0,6 5 25 Israël 31 0,7 3
26 Égypte 25 0,5 7 26 Koweït, État du 28 0,6 -20
27 Arabie saoudite, Royaume d' 22 0,4 15 27 Philippines 28 0,6 5
28 Qatar 19 0,4 5 28 Turquie 27 0,6 2
29 Maroc 19 0,4 4 29 Iraq 24 0,5 36
30 Nouvelle-Zélande 17 0,3 -2 30 Égypte 20 0,4 13
Total 4496 90,5 - Total 4200 89,2 -
Monde (hors commerce intra UE) 4965 100,0 2 Monde (hors commerce intra UE) 4710 100,0 2

1 Importations ajustées selon l'évaluation f.a.b.


2 Estimations annuelles préliminaires. Données trimestrielles non disponibles.
3 Suit la classification des services du MBP5.
- Non applicable.
Note: Estimations préliminaires fondées sur des statistiques trimestrielles. Les chiffres pour un certain
nombre de pays et territoires sont des estimations du Secrétariat. D'autres données sont disponibles
à l'adresse suivante: http://data.wto.org/.
Source: OMC, CNUCED et ITC.

FIN