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AUTEUR : RILWANE DIALLO

Prologue

Je suis allongée dans la chambre à écouter de la


musique, dans l'espoir d’oublier ceux qui sont entrain
de parler de ma vie au salon. Depuis que maman m’a
appris que je dois me marier, je ne dors quasiment
plus. D’ailleurs comment puis-je dormir en sachant
que je m’unirai à un homme que je ne connais pas ?

Tout ce que je sais de ma belle famille c’est qu’elle


est riche. Oh croyez moi que maman mets tellement
l’accent là-dessus, que je me dis dès fois que si ce
n’était pas elle qui m’avait donné la vie, j’allais jurer
qu’elle n’à accepté que par pur profit.

Je ne suis pas née avec une cuillère d’argent dans la


bouche. J’ai toujours mangé à ma faim al
hamdoulilah mais je n’ai jamais connu ce que c’est
que le luxe et je remercie Dieu pour cela.

De nature très calme, je reste toujours dans mon coin.


J’aime passer inaperçue partout où je vais et tout le
bahut me connait comme étant la jeune fille calme
qui ne parle à personne.

Mon passe temps favori ? Eh bien aussi nul soit- il


c’est la lecture. Je passe mon temps à lire des
arlequins et rêver de mon prince charmant ou du jour
qu’un homme déflorera mon intimité.

Malheureusement pour moi, la vie est loin d’être un


conte de fée. Je suis destinée à me marier à un
homme que je ne connais pas tout simplement parce
que mes parents l’ont décidé. Ai-je mon mot à dire ?
Non ! En Afrique de l’ouest, les enfants n’ont jamais
leurs mots à dire. Ce sont les parents qui décident et à
moins qu’on ne nous maudisse, nous sommes obligés
de nous conformer à cela. Pourtant, c’est contraire à
la religion musulmane qui interdit les mariages
forcés. Mais avons-nous le choix ?

La seule personne qui connait ce que je vis


actuellement c’est Mounas, mon amie d’enfance. Elle
n’arrête pas de me dire que j’ai de la chance qu’une
famille si reconnue et faisant partie des plus riches de
la Guinée vienne demander ma main.

Elle m’a même montrée la photo de cet homme en


me rappelant à quel point j’ai de la chance parce que
mes parents auraient pu me marier à un vieux comme
ils ont l’habitude de le faire.

Pourquoi ne suis-je pas aussi enchantée qu’elle ? Je


dirais tout simplement parce que j’ai l’impression que
je suis entrain d’hypothéquer ma vie. C’est vrai que
je dois toujours respecter la décision de mes parents
mais cela doit-il influer dans mon destin ? J’ai
toujours imaginée mon mariage de différente
manière. Dans mon subconscient, je me suis vue
porter une longue robe qui masquera mes vilaines
courbes tant le bonheur sur mon visage sera énorme.

Je suis loin d’être belle. Je suis la typique jeune


peule. Clair, long cheveux mais mince comme une
brindille d’allumette. Alors pourquoi moi ? Je veux
dire il ya tellement de plus belle fille que moi qui
existe dans ce pays. Pourquoi ce choix?

Lorsque j’avais posé la question à maman, elle


m’avait répondu que c’est parce qu’ils se connaissent
depuis longtemps et que cette union soudera leurs
relations.
Quelle attitude adopterais-je lorsque je le rencontrerai
vu qu’il ne sera même pas présent lors de la
cérémonie ? Comment ma nuit de noce se passera
avec lui ? Sera-t-il doux avec moi ? Me brutalisera t-
il ? Rien que d’y penser, j’ai une boule qui se forme
au niveau de ma gorge.

J’ai retirée les écouteurs de mes oreilles lorsque j’ai


vu maman entrée dans la chambre en arborant un
sourire béat. Je savais d'emblée ce que cela signifiait.

Maman : Ça y est, C’est officiel. Tu es désormais


Madame Fatima Bah!

J’aimerais ressentir cette joie qui l’anime mais


malheureusement, je n’y arrive pas. Moi qui ai tant
rêver du jour où je porterai le nom de mon homme,
est- ce à ça que j’ai droit ? Des tourments qui
m’empêchent même de dormir ?

Maman (tentant de me rassurer) : Mais ne fait pas


cette tête voyons. Crois moi que tu seras heureuse
dans ton ménage. Ton beau père est très gentil. Ils ont
apporté deux millions de FCFA pour la dote.

Je me suis littéralement bouffer la langue en


entendant cette somme exorbitante. Jamais de toute
ma misérable vie je n’ai touchée à un million de franc
Guinéen et nous savons tous ici que ça ne vaut
absolument rien alors quand elle me parle de Franc
Cfa ? C'est normal que je sois ébahie.

Dans quoi mes parents m’ont-ils embarqué ?

Moi (perplexe): Ne trouves- tu pas que c’est trop


pour une dote ? Le prophète Psl (paix et salut sur lui)
à dit que le meilleur des mariages est le mariage le
plus simple. Pourquoi toute cette somme ?

Maman : Je me suis toujours demander ce qui n’allait


pas dans ta tête. Plusieurs jeunes filles rêveraient
qu’on les dote ainsi et toi ce que tu trouves à faire,
c'est me rappeler des hadiths ? Je suis tellement en
joie que je ne pourrais pas me fâcher. Lève toi, enfile
ta plus belle tenue je te maquillerai ensuite on ira dire
bonjour à ton beau père.

Je n’arrive pas à m’enlever de la tête cette petite voix


qui me souffle que cette histoire est trop belle pour
être vraie. Je me présente Fatima Bah et je suis la
promise d’un homme que je ne connais pas. Paraît-il
que dans la vie on a le choix ? Mais As t- on
vraiment le choix dans toutes les circonstances ? Je
crois malheureusement que non!

Chapitre 1

« L’amour c’est de la physique, le mariage c’est de la


chimie »

Fatima

Je passe une semaine très mouvementée à cause des


courses que je fais avec maman pour le mariage.
Nous avons déjà fait le tour des plus beaux endroits
de la Guinée et à chaque fois qu'on entre dans un
magasin, j’ai l’impression de ne pas avoir grandie
dans ce pays.

Prenez une villageoise et mettez la en ville, vous avez


déjà dans votre tête sa réaction ? Eh bien c’est la
même que j’ai depuis que je suis la fiancée de cet
homme.

Maman et Mounas m’excluent de leurs achats en me


disant que je ne connais rien du tout. Je me contente
juste d’essayer leurs tenues que je juge un peu trop
extravagantes.

À croire que ce n’est pas de ma vie qu’il s’agit vu la


manière dont elles sont impliquées. Maman ne cesse
de me dire que je dois arrêter d’être si coincée. Et que
Je dois me comporter comme une grande dame parce
que c’est ce que je suis désormais.

Oui c’est ma mère mais je ne peux m’empêcher de


penser dès fois, qu’elle oublie que nous sommes des
musulmans et qui dit musulman, dit simplicité. Un
fidèle ne tient pas aux choses mondaines ce qui est
loin d’être son cas à elle.

Elle aime le voyez moi et les choses qui tapent à


l’œil. Moi tant que je couvre mon corps comme la
religion me le recommande et que je mange, je prie,
je remplie mes devoirs religieux, je suis aux anges.

Papa quand à lui à les pieds dans les deux mondes.


Lorsque maman est là, il joue à l’intéressé mais
lorsqu’elle tourne le dos il me demande de ne pas
tenir compte d’elle et que ce sera ma simplicité qui
me mènera loin dans ma vie.
Dès fois je me dis qu’il n’a pas assez de cran pour lui
tenir tête vu qu’elle n'en fait qu'à sa tête. J’avoue que
ça ne me regarde pas mais ne peut-il pas lui rappeler
qu’on mourra tous et qu’on laissera derrière nous tout
ce luxe ?

J’ai comme l’impression que la misérable enfance


qu’elle a eu veut être comblé à mes dépends. Qu’elle
compte sur moi pour lui offrir la vie de rêve qu’elle a
toujours voulu.

Mounas : Regarde cette tenue. Elle t’ira à ravir.


Moi (ton las) : Je m’en fou!
Maman (énervée) : Tu t’en quoi ? Ecoute, si tu ne
parles pas à ton amie, elle va m’entendre. On se bat
pour qu’elle passe le plus beau jour de sa vie et c’est
comme ça qu’elle nous remercie ?
Mounas : Ta mère a raison. Tu dois tenir compte de
tous les efforts qu’on fournit pour toi. Ça fait une
semaine qu’on ne dort même pas. Je passe mon temps
à l’accompagner pour que tu sois heureuse dans ton
futur. Mets-y un peu de volonté voyons. Est-ce trop te
demander ?

Dès fois je me demande comment j’ai fais pour rester


aussi longtemps copine avec elle. Elle et moi nous
nous connaissons depuis le primaire. On a colorié
ensemble, compter les bâtonnets ensemble, eu le Cep
ensemble, Bepc, Bac mais nous sommes aussi
différentes que le jour et la nuit.

Mounas aime sortir tard, Jouer de son charme sur les


hommes. Se faire beaucoup d’argent. Quand à moi,
rester enfermée dans ma chambre, Lire le coran et
prier. C’est à ça que se résume ma vie.

N’empêche ont est liés comme les deux doigts de la


main et dès fois elle prend le parti de maman et me
laisse comme si je n’étais pas celle qui avait le plus
besoin de son soutien.

Moi (exaspérée) : Ok !

J’ai encore essayée des tas de tenues avant qu’on ne


prenne la direction de la maison complètement
éreintée. Le mariage doit se passer dans deux jours et
plus j’y pense, plus je stresse énormément. Comment
sera ma vie à ces côtés ? Bien que j’ai la foi et que
j’ai confiance en mon créateur, je ne peux
m’empêcher de flipper.

Ibrahima

Je suis très anxieux en même temps énervé depuis


que papa m’a annoncé que je dois me marier avec la
fille d’une de ses amies d’enfance. J’ai usé de tout les
stratagèmes possible pour l’en dissuader, mais il s’en
fou complètement.

Tout ce que je sais c’est que mon mariage se


déroulera dans deux jours.

Je suis présentement en France pour un boulot que je


devais boucler pour lui.

Malgré le fait que j'ai réussi à conclure avec une très


grande entreprise de la place, je ne peux pas savourer
ma joie vu tout ce qui se passe dans ma vie
actuellement.

Heureusement pour moi que je n’ai jamais opté pour


les histoires d’amours. J’ai toujours préféré les plans
cul avec des femmes bien doté par la nature. Gros
sein, grosse fesse, c’est cette catégorie là qui
m’excite.

J’ai prolongé mon séjour expressément parce que je


ne veux pas assister à ce merdier dans lequel papa me
fourre. Je pensais qu’il avait assez appris pour savoir
que les mariages arrangés datent de l’antiquité mais
apparemment, c’était mal le connaitre.

C’est un homme qui a toujours été dictateur donc je


n’ai jamais eu mon mot à dire lorsqu’il prenait ses
décisions. Je plains d’avance celle qui sera ma soit
disant femme parce que je ne la considérerai jamais
comme telle.

J’attendrais tout simplement qu’elle soit bien installée


pour lui faire vivre toutes les misères du monde dans
le simple but qu’elle s’en aille de son plein gré.

J’ai un caractère de chien et ça, tout mon entourage le


sait. De toutes les façons je ne l’ai pas pris loin vu
que Monsieur Abdel Bah est mon père.

Depuis la mort de maman, nôtre relation à été des


plus défectueuses.

Si j’ai accepté de travailler dans l’entreprise


familiale, c’est pour ne pas qu’il me retire de son
testament comme il sait si bien me menacer lorsque
je dévie.

Seulement sur ce coup là, je trouve qu’il a tapé


vraiment fort. Me contraindre à me marier avec une
jeune fille que je ne connais pas tout simplement
parce que c’est son choix ? Le pire je ne dois pas m’y
opposer parce que c’est lui le père donc il a tout les
droits sur moi ? Tout ça c’est mal me connaitre.
Je prépare des supplices que seule une personne doté
d’un grand cœur supportera. Je suis sûr à cent pour
cent qu’elle doit être aussi bête que ses pieds. Sinon
Comment peut-elle accepter de se marier à un homme
qu’elle ne connait pas ?

Elle doit aussi faire partie de ces jeunes filles


matérialistes qui rêvent de se marier avec un homme
riche. Malheureusement pour elle, elle à vraiment
louper son coup cette fois-ci vu celui sur qui elle est
tombée.

Karim : Tu penses toujours à ça ? Je t’ai déjà dis que


c’est ton destin et que tu n’y peux rien. Demande à
Dieu de t’aider et tout se passera pour le mieux.

Karim c’est le mec Calme et Très pieux qui passe son


temps à parler de Dieu et j’avoue que dès fois ça me
tape sur le système. On est amis depuis le collège et
c’est papa qui l’a embauché dans l’entreprise vu qu’il
ne vient pas d’un milieu aisé.

Depuis que je lui ai parlé de mon soit disant mariage,


il me demande de ne pas aller à l’encontre des
décisions de papa et que aussi critique serait la
situation, cela pourrait être pour moi un bienfait de la
part de Dieu mais moi je suis loin de l’entendre de
cette oreille.

Moi : Arrête de me saouler avec tes histoires de


destin de gauche à droite. D’ailleurs ce soir je compte
sortir avec la secrétaire pour me changer les idées.
Karim : Bien que tu sois mon ami je n’ai jamais
apprécié ce comportement. La fornication fait partie
des plus grands péchés et tu le sais. Pourquoi ne pas
attendre sagement ton mariage et le faire dans le
halal ?
Je n’ai qu’une seule envie. L’étrangler jusqu’à ce que
mort s’en suive.

Moi : Dégage avec tes conneries à deux balles. Dieu


est miséricordieux et il me pardonnera.
Karim : Il est peut-être miséricordieux mais il est
aussi très dur en châtiment. Son pardon à ton égard
peut être valable que lorsque tu commets cet acte
involontairement. C’est à ce moment que tu peux te
repentir en lui demandant de te pardonner mais à
condition que tu ne le refasses plus. C’est le diable
qui vous trompe en vous faisant penser de cette
manière. L’homme à ses désirs qu’il peut contrôler
mais à condition qu’il veuille lui-même se sortir de ce
merdier. Tu es en âge de te marier. Dans deux jours
c’est ton mariage. Pourquoi péché ? Cela te sera-t-il
bénéfique ? Vous dites souvent que le diable est votre
ennemi mais vous ne faite que ce qu’il aime.

Plus grand moralisateur que lui, tu meurs. Je pense


qu’il devrait passer sa vie à être marabout comme ça
au moins je lui demanderai à chaque fois de prier
pour moi en cas de besoin.

Moi : Tout ce que tu racontes ce sont des blablas.


J’attends Bouba qui doit passer me prendre dans un
quart d’heure. On ira d’abord en boite ensuite je vais
terminer la soirée avec elle. Comme tu m’a l’air de si
bien connaitre la religion, tu pourras demander à
Dieu de me pardonner.

Il s’est contenté de hocher la tête avant de se lever et


sortir de mon bureau. J’arrive souvent à me demander
comment je fais pour le supporter. De toutes les
façons, je me fiche complètement de ce qu’il pense.
Mes péchés, aucune personne ne les porteras à ma
place alors je ferais de ma vie tout ce dont j’aurais
envie. Si j’ai envie de m’envoyer une pute, je le ferai.
Pense t-il être mieux que moi ? Qu’il aille au diable
avec ses rappels.

Chapitre 2

« Rien n’est plus difficile à surmonter que la peur de


l’inconnue »

Fatima

Nous avons été obligées de faire le déplacement


jusqu’au village pour pouvoir faire le mariage
coutumier. Il m’arrive souvent de me demander
pourquoi l’être humain confond les devoirs religieux
aux traditions. Il y'a tellement de chose qui se passent
depuis la nuit des temps, que si tu n’as pas un bagage
intellectuel au niveau de la religion, tu te perdras.

Je prends le cas de l’excision. Plus d’une a souffert et


continue de souffrir suite à ses pratiques
inappropriées. Nos grand-mères disent que si on
garde notre clitoris, aucun homme ne voudra de nous
et on sera toujours pointé du doigt partout où on ira.

Je ne sais pas quelle raison on vous à donner, mais


chez nous les peuls c’est celle là. J’arrive toute fois à
me demander quelle en est l’importance ? Dieu nous
a créées avec le clitoris, lui qui est détenteur de tout
pouvoir suprême, mais nous en tant que simple
créature qui sommes nous pour enlever cela ?
En quoi cela peut-il nous souiller vu que ça fait partie
de notre anatomie ? J’ai aussi entendu dire que
lorsqu’on garde cela, on se met à coucher de gauche à
droite mais moi j’ai tout simplement envie de rigoler.
Combien de femme commettent l’adultère malgré le
fait qu’elles ont été excisées ? Pour moi c’est une
stupide chose tout comme cette idée de nous
l’enlever.

Que somme nous, nous les femmes sans notre


clitoris ? De simple être humains qui n’ont pas le
droit d’éprouver du désir comme toutes les autres
personnes ? Même dans la religion on nous parle de
l’importance de l’entente au lit, mais que peuvent
faire nos hommes de nous ?

Je sais que c’est une question qui soulève beaucoup


de suspicion mais si je dois donner mon opinion là
dessus, je trouve vraiment que c’est une grossière
erreur. En quoi ce bout de chose empêchera une
femme frivole d’assouvir ses envies ? Que ces
traditions arrêtent de nous bouffer l'existence !

****

Je suis assise dans la case dans laquelle j’ai passée la


nuit. Après avoir fait ma prière matinale, je n’ai pas
pu me rendormir. Aujourd’hui c’est le jour j eh oui,
aujourd’hui je serai désormais à lui pour la vie. Rien
qu’à l’idée, j’ai l’impression d’étouffer.

Maman doit normalement être ici d’une minute à


l’autre. Hier on n’a pas pu parler correctement et elle
m’a dis qu’elle tient à aborder un sujet important
avec moi. Je suppose que ce sont des conseils qu’elle
me donnera vis-à-vis de tous les devoirs que je dois
accomplir une fois dans mon ménage.

Papa m’avais prise en aparté avant qu’on ne voyage.


Lui et moi nos conversations se limitaient au strict
minimum jusqu’à ce qu’il voit sa petite fille prendre
son envol. Ses paroles sont toujours aussi fraiches
dans ma mémoire. Il m’avait parlée ouvertement.
M’avait dit à sa manière qu’il m’aime et qu’il sait que
malgré tout, je saurais tout surmonter.

Nous étions seuls dans la chambre lorsqu’il m’avait


dit :

« Fatima, chaque être humain a un destin bien tracé.


Le mariage est un droit pour tout musulman car celui
qui se marie a certes accomplit la moitié de sa
religion alors il doit craindre Dieu SUR l’autre
moitié. Notre prophète (Psl) avait dit qu’il aimerait
que sa communauté soit la plus nombreuse le jour de
la résurrection. Je te dis tout ceci pour t’ouvrir les
yeux sur l’importance de cette union. Tout comme la
vie, le mariage n’est pas facile. Tu devras apprendre à
vivre au quotidien avec ton homme et fermé les yeux
sur ses défauts et vice versa. Je ne te garantie pas que
tu seras heureuse, mais je connais assez sa famille
pour savoir qu’ils font partis d’une famille très
religieuse d’où mon choix de te donner à eux. Je sais
que tu ne me décevras jamais et que tu as su garder ce
qui fera ton honneur dans ton mariage. Alors lorsque
tu penseras que tout sera entrain de te tomber sur la
tête, prend ton tapis de prière et demande à Dieu de
t’aider. Il ne t’abandonnera jamais tant que tu lui
feras confiance. Pour être heureuse, il faut connaitre
le malheur sinon tu ne connaitras jamais l’importance
du bonheur qui te sera accordé. Tu es la maitresse de
ton foyer et tu seras questionner là dessus. Ton mari
doit être ton guide car c’est à ses pieds que se trouve
ton paradis. S’il te parle mal, tait toi. S’il te rabaisse,
tait toi. S’il te pousse à bout, tait toi. Tu penseras
peut être- que tu te feras marcher sur les pieds, mais
ce sera loin d’être le cas. La honte lui reviendra.
Qu’aura t-il à dire de toi s’il arrivait qu’un problème
se pose devant une assemblée ? Ma femme a toujours
été correcte ? Ce sera un point pour toi et auprès de
Dieu tu seras élevée. Rien n’est plus plaisant pour le
diable que de voir des musulmans qui se disputent.
Tu veux la paix dans ta vie ? Soit une femme
vertueuse et crois moi que Dieu te récompensera.
N’oublie surtout pas que Dieu ne donne à aucune
âme une charge supérieur à ses capacités et si Dieu te
fait vivre certaines choses, c’est parce qu’il sait que
tu pourras les surmonter. Maintenant je te souhaite
tout le bonheur du monde. Soit heureuse et que le bon
Dieu t’assiste. Tu es ma fille et tout ce que je te
souhaite, c’est le bonheur. Je prierai toujours pour
toi. »

Je me souviens avoir énormément pleurée. C’était la


première fois qu’il me parlait si ouvertement et quoi
qu’on puisse dire, ça m’avait fait du bien. Je me suis
rendu compte à ce moment que ma vie était sur le
point de changer et que c’est maintenant que mon
combat va commencer.

Maman (rentrant dans la case) : Tu es déjà réveillée ?


Moi : Oui maman. Bonjour.
Maman : Comment tu vas ? Tu as bien dormi ?
Moi : Pas vraiment mais ça va et toi ?
Maman : Ça va.

Je remarque que ses yeux sont énormément rouges et


je présume qu’elle a surement dû pleurer.

Moi (inquiète): Pourquoi pleures- tu ?


Maman (voix cassé) : C’est toujours difficile de se
rendre compte que notre bébé est devenu une femme
et qu’elle aussi, est appelée à fonder un foyer. Rien
n’est plus formidable pour une maman que de voir
son enfant grandir dans la bonne voie. Je suis
contente mais à la fois triste de devoir te laisser partir.
En tant que mère, c’est de mon devoir de te
conseiller. Tu es une brave fille et je sais que nous
t’avons très bien élevée. Je sais aussi que tu ne me
décevras jamais dans ton foyer et que quoi qu’il
arrive, tu surmonteras les obstacles. Je tiens à te dire
tout simplement que rien n’est facile dans la vie.
Devoir changer de maison, de vie, de famille, ce n’est
pas chose évidente mais c’est le destin de toute
femme aussi triste soit-il. On n’appartient pas à notre
famille mais à notre mari. Sois douce pour lui. Soit
une branche qui lui permettra de tenir en cas de
problème. Ne le brusque jamais et n’élève jamais le
ton devant lui. C’est ton homme, ton supérieur, et
Dieu t’a enjoins de le respecter. Je sais que la vie à
deux n’est pas facile. Crois moi que y aura des jours
où tu voudras lui jeter un vase en pleine tête mais il te
faudra te contenir pour ton bien être et celui de ta
progéniture. Tes problèmes avec ton mari, n’en parle
jamais à quelqu’un. Fait intervenir les parents que
lorsque la situation te dépassera sinon régler les
comme vous pouvez. Mes invocations te suivront
partout où tu iras. Tu es la seule fille que Dieu m’a
donnée et tout ce que je veux c’es que tu sois
heureuse dans ton ménage.

Malgré que je me fusse promis de ne plus pleurer, j’ai


repris de plus belle. On est longtemps restées l’une
dans les bras de l’autre avant qu’une de mes cousines
ne nous interromps.

Aicha : Tout ça c’est bien beau mais il faut qu’on


aille célébrer son mariage.
Maman : Est-ce que c’est la course ? Tu ne vois pas
qu’on se dit au revoir ?
Moi (séchant mes larmes) : En tout cas je ne
risquerais pas de fuir.

Je me suis levée du lit pour aller prendre ma douche


en deux temps trois mouvements comme on me l’a
ordonnée. On m’a demandée d’enfiler une tenue
avant de suivre ma cousine qui était censée
m’accompagner là où nous somme supposées faire le
mariage coutumier.

Nous sommes sorties ensembles de la cour familiale


en laissant maman derrière nous. Nous avons
marchés assez longtemps avant d’arriver dans une
sorte de case remplies de femmes. On m’a mise au
milieu et ont m’a passée un pagne au dessus de la
tête.

Ma cousine m’a demandée de pleurer parce que si je


ne le faisais pas, j’allais pleurer dans mon ménage.
Encore une de leurs traditions que je trouve
aberrantes. J’avais prévu économiser mes larmes
jusqu’à ce que les femmes présentes commencent à
me pincer pour m’obliger à pleurer.

J’ai vraiment eu pitié de mon pauvre corps tout


rougie. J’ai été obligée de verser des larmes pour
qu’elles arrêtent leurs supplices. On m’a changée la
tenue que je portais pour me mettre une autre tenue
que ma belle famille a apporter.

Ma belle mère est décédée donc c’est la petite sœur


de mon beau père qui s’occupe de tout. Après
m’avoir mise la tenue on m’a demandée de serrer les
poings et de ne pas les desserrer sinon mon mariage
allait se briser.
On m’a reconduit cette fois ci dans la maison de ma
belle famille. Avant ça, il y'a d’abord eu une de mes
belles sœurs qui étaient censée me porter sur son dos
et faire trois fois le tour d’un manguier. Pour quelle
raison ? Je n’en sais rien.

Ensuite on m’a fait boire du lait caillé, puis on m’a


fait tenir un objet en bois en me demandant de rester
allonger et de ne pas bouger du lit. C’est au bout
d’une éternité pour moi qu’on m’a enfin enlevé tous
les pagnes sous lesquelles je suffoquais.

Moi : C’est déjà finie ?

Une des femmes sur place s’est moquée de moi


avant de me dire que je suis désormais une femme
mariée. Je ne saurais expliquer ce que j’ai ressenti à
ce moment. S’il me fallait coûte que coûte donner un
nom à cela, je dirais que c’est de la peur. Oui, la peur
de ce qui m’attend.

J’ai passée la journée entourée de mes cousines qui


n’arrêtaient pas de me faire flipper concernant ma
nuit de noce. Mounas se contentait tout simplement
de se moquer de moi quand je devenais rouge de
honte.

Je n’ai jamais abordée ce sujet avec quelqu’un donc


s’il faut que je me mette à poser des questions là-
dessus concernant la douleur qu’on ressent lors de la
pénétration, je pense qu’on y passera des décennies.

Une de mes cousines m’a néanmoins dit qu’il me


fallait énormément de courage et que si j’ai la chance
d’avoir un mari doux, je ne souffrirai pas trop mais au
cas contraire, elle plaint d’avance mes fesses chose
qui ne me faisait pas rire du tout.
Ce n’est qu’au petit matin, après plusieurs autres
conseils de maman qu’on a prit la route de Conakry
pour rejoindre le domicile conjugal. Je pense que
c’est maintenant que les choses sérieuses vont
commencer, car c’est une chose d’écouter des
conseils mais s’en est une autre de savoir les
appliquer.

Ibrahim

J’ai ouvert les yeux très difficilement lorsque j’ai


entendu la sonnerie du téléphone retentir. J’ai voulu
continuer à dormir mais c’était sans connaitre la
détermination de la personne.

J’ai pris le téléphone et j’ai sauté du lit comme un fou


lorsque j’ai vu le numéro de papa s’afficher.

Moi (me raclant la gorge) : Allo ?


Papa : Depuis là qu’est ce que tu faisais ?
Moi : J’étais loin du téléphone.

S’il apprend que je dors jusqu’à 12h, il va me tuer.

Papa : Je t’attends ici demain et peu importe le vol


que tu prendras si je ne te vois pas dans la maison, je
te jure que tu auras affaire à moi.
Moi (étonné) : Mais papa, j’étais censé venir dans
une semaine.
Papa : Tu te fou de moi ? Tu penses que je ne sais pas
que tu as déjà conclu l’accord ? Ta femme à regagner
le domicile conjugal hier et si je ne te vois pas dans
les heures qui suivent, j’oublierai que tu es mon fils.

Je n’arrive pas à le croire!


Moi : Il me reste certains dossiers à conclure.
Papa (ton dur) : Je me suis fait entendre oui ou non ?

Avant même que je ne réponde, il avait raccroché.


C'est D’un geste rageur que j’ai envoyé le téléphone
s’écraser contre le mur en face de moi.

Pourquoi Dieu m’a-t-il donné un homme aussi


mauvais que lui comme père. Pourquoi me fait-il
vivre ce genre de supplice ? Si elle est arrivée hier
dans la maison en quoi cela me regarde t- il ?

J’ai sentie la présence de Manon que lorsqu’elle m’a


fait une étreinte.

Manon : Qu’est -ce qui ne va pas mon cœur ?

Son cœur ? Mais celle là elle est malade ou quoi ?

Moi (me détachant d’elle) : Je dois rentrer d’urgence


en Guinée.
Manon : Pourquoi ? Y a-t-il un problème ?
Moi : Rien qui ne te regarde.

Ça m’exaspère lorsqu’une femme s’accroche à moi


comme ça au réveil. Je suis retourné dans la chambre
pour rassembler ses affaires qui jonchent sur le sol.

Manon (étonnée) : Mais tu fais quoi ?


Moi : Je te redonne tes affaires pour que tu rentres
chez toi.
Manon : Pardon ?
Moi : Tu m’as bien compris. Ce n’est pas parce qu’on
a couché ensemble qu’on est en couple. J’ai un avion
à prendre aujourd’hui et tu serais gentille de libérer le
plancher.
Elle semblait choquée par mes paroles mais elle a
finie par m’arracher ses vêtements avant d’aller
s’enfermer sous la douche.

J’ai profité pour téléphoner à une agence et fort


heureusement pour moi, il y avait un vol disponible
pour le lendemain à 6h. J’ai donc passé la journée à
ranger mes affaires éparpillées dans toute la maison.

Karim m’avait appelé pour me parler de je ne sais


quoi, mais je l’ai mis sur boite vocal. Lui, c’est bien
la dernière personne que j’ai envie d’entendre
aujourd’hui. Je n’ai pas envie qu’on me rabatte les
oreilles sinon il y aura mort d’homme. Je ne
comprendrais jamais papa et son autorité mal placée.
Je suis dans un sacré merdier!

*****

Mon voyage a été très éprouvant d’autant plus que je


ne voulais vraiment pas revenir à la maison. J’ai
néanmoins atterrit vers 14h sous le soleil ardent de la
guinée. J’ai le ventre qui gargouille énormément et
comme je m’y attendais, papa n’a même pas
demander au chauffeur de venir me chercher,
pourtant je l’avais prévenu de l’heure de mon arrivé.

J’ai été obligé de prendre un taxi et je ne vous dit pas


à quel point je suis arrivé exténuer à la maison.
Lorsque j’ai sonnée, une jeune fille que je suppose
être la domestique m’a ouvert.

J’ai fait rentrer mes bagages avant de m’asseoir au


salon.

Moi : Qu’avez-vous préparé aujourd’hui ?


Inconnue (bégayant) : Heu.. Je crois.. C’est du riz au
poulet
Moi : Sers-moi !

Je me demande bien où papa a encore trouver celle


là. Même pour s’exprimer c’est un problème ?

Je m’apprêtais à me lever pour me rendre dans ma


chambre prendre une douche et rattraper mes prières,
quand j’ai vu papa descendre les escaliers.

Moi (allant à sa rencontre) : Bonsoir papa.


Papa : Ah Ibrahima ! Comment tu vas ? Tu es bien
arrivé ?

Comment veut-il que j’aille vu qu’il m’a contraint à


revenir ?

Moi : Je vais bien Dieu merci.


Papa : As-tu vu ta femme ?
Moi (exaspéré) : Heu non !

Lorsque la bonne, ou du moins celle que je croyais


être la bonne est revenue chargée d’un plateau, j’ai vu
le visage de papa s’illuminer.

Papa : Fatima, viens saluer ton mari.

Qu’est-ce qu’il vient de dire ? De venir quoi ? Saluer


qui ? Son mari ? Mon Dieu ne me dit pas que cette
maigrichonne est ma femme, elle sort d’où celle là ?
Ne mangeait-elle pas convenablement ? Pourquoi
papa me fait- il ça ? Pourquoi ?.........................
Chapitre 3

« Une femme peut tout supporter sauf des


humiliations venant de son mari «

Mère Halima
Je suis énormément contente que ma fille se soit
mariée avec une si riche famille. Désormais je n’ai
plus honte de sortir parce que tous les voisins me
respectent.

C’est finit cette époque durant laquelle je passais des


nuits à pleurer en me demandant si j’allais manger le
lendemain. C’est finit toutes ces journées à passer
sous le soleil ardent pour vendre des arachides et ne
récolter en fin de journée que des miettes.

Au début de mon mariage, mon mari avait une bonne


situation mais je ne sais pas ce qui s’est passé, du jour
au lendemain il a perdu toutes ses affaires. On a du
emménager dans un quartier insalubre et croyez moi
que j’en ai bavée.

À croire que j’étais la seule à qui cela affectait parce


que Fatima et son père se sont très vite habitués à
leurs nouveaux modes de vie. Lorsque je me
plaignais, ils me disaient que Dieu est au control. Ça
m’énervait trop qu’il soit si sereins tandis que moi je
mourrais de honte à petit feu.

Maintenant que ma fille est la femme d’un des plus


riches de la Guinée, j’ai un avantage sur toutes les
choses qui m’étaient impossible avant.

Si ça ne tenait qu’à Fatima et mon mari, on ne ferait


pas une cérémonie pour son mariage. On devait tout
simplement se contenter de la cérémonie religieuse
mais ça c’est loin de me connaitre.

Je veux le meilleur pour elle donc je suis entrain


d’organiser à son insu une énorme fête. C’est un
moyen aussi de montrer à tous mes ennemis que j’ai
réussis là où ils ont échoués. La vie nous sourie
désormais et peu importe ce que l’avenir nous
réservera, il sera meilleur que mon passé.

Je suis en route pour aller chez un grand marabout


accompagnée d’une de mes amies pour qu’il me fasse
des protections pour ma fille. Je sais que son nom est
dans la bouche de tout le monde et ce n’est pas une
bonne chose pour elle.

C’est le seul bébé que Dieu m’a donnée alors je me


dois de la couvrir de tous les côtés et la protéger peu
importe ce que cela me coûtera.

Moi (heureuse) : Je crois que c’est aujourd’hui que le


mari de Fatima va arriver de la France.
Mariame : J’espère au moins que tu lui as donné des
conseils sur sa nuit de noce.
Moi : Que veux- tu que je lui dise là-dessus ? Ce sont
des jeunes, ils sauront se débrouiller.
Mariame : Hey Halima toi aussi, tu n’es pas sérieuse
quand même. Ta fille a à peine 23 ans et elle est très
timide donc il fallait lui dire à quoi s’attendre là-
dessus.
Moi : Ça se voit que tu ne connais pas Fatima. Elle ne
parle jamais de sa vie privée. Comment aurais-je pu
lui parler de ça ?
Mariame : Prend ton téléphone et appel la tout de
suite. Si elle a affaire à une brute comment s’en
sortira t- elle ?
Moi (exaspérée) : Arrête d’en faire tout un plat pour
si peu. Nous qui sommes mariées depuis la nuit des
temps est- ce que nos époux ont été doux avec nous ?
C’est une fois il rentre seulement mais malgré ça
nous sommes toujours en vie non ?
Mariame : Justement. Toi-même tu sais à quel point
ça fait mal. Il faut qu’elle soit prête mentalement.
Demande-lui d’acheter des lubrifiants.
Moi : Lubri quoi ?
Mariame (étonnée) : Ne me dis pas que tu ne sais pas
ce que c’est.
Moi : Hey ! Arrête de me fatiguer avec tes histoires
de blanc là. Si elle souffre trop, je la masserai le
lendemain du jour.
Mariame : Je pensais que puisque votre situation s’est
déjà arrangée, tu t’y connaissais déjà. Mais est- ce
que t’es au courant des ragots qui circulent sur vous ?
Moi : Lesquels encore ?
Mariame :Les gens disent que ta fille est un objet que
sa mère a vendue pour de l’argent parce qu’elle s’est
mariée deux mois après que votre situation ce soit
arranger et pas avec n’importe quelle famille. Pour
eux, c’était elle en échange de ta nouvelle vie.
Moi (énervée) : Et pourquoi viens- tu me dire tout
ça ? Tu penses que je serai capable de la donner à une
famille tout simplement pour sortir de la misère ?
Mariame : Ce n’est pas la peine de t’énerver. Je
voulais juste te prévenir. Les gens disent qu’ils ont
énormément pitié d’elle.
Moi : Ce qu’ils devraient, c’est avoir pitié d’eux
même et essayer de s’en sortir au lieu de parler de
ceux qui ont réussi.

J’ai préféré écourter la conversation parce que ça


commence vraiment à me taper sur le système. Oui
j’avoue que le beau père de Fatima m’a proposée de
me faire sortir de la misère en échange de ma fille,
mais en quoi cela est-il mauvais ?

N’est -ce pas c’est son bien à elle que je voulais


aussi ? Je connais Abdel depuis l’enfance et entre lui
et moi il s’est passé énormément de chose.
N’empêche en acceptant cela, j’ai tout simplement
voulu le meilleur pour ma fille et Dieu merci tout
c’est très bien passé.
Je sais qu’elle sera heureuse dans son ménage et rien
que pour ça, je me félicite à moi-même. Son père ne
connait pas son beau père plus que moi. Lorsque ce
dernier m’a fait part de cet accord, je lui aie parlé de
lui en vantant ses éloges et disant qu’il fait partie
d’une très grande famille religieuse.

Vu que mon mari me fait confiance, il n’a pas


cherché à trop fouiller. Concernant aussi notre
changement de situation, je lui ai tout simplement dit
que c’est une grande affaire que je montais en
cachette qui a réussit. Jamais les vraies raisons de ce
mariage ne s’ébruiteront alors ça ne sert à rien qu’on
me pointe du doigt parce que j’ai voulu le meilleur
pour ma famille.

Lorsque nous sommes arrivées, on a trouvées


plusieurs personnes sur le lieu. Le Marabout Aladjie
est un homme très doué dans son milieu et c’est
même grâce à lui que j’ai pu me marier avec mon
mari vu mon passé douteux.

Nous avons attendues une heure de temps maximum


avant qu’on ne pénètre dans la pièce.

Moi : Assalamou aleykoum Karamoko (marabout)


Marabout : Wa Aleykoum Salam. Halima comment tu
vas ?
Moi : Je vais bien Al hamdoulilah et vous ?
Marabout : Par la grâce de Dieu on tient le coup. Je
sais déjà ce qui t’amène ici et tu as vraiment bien fait
de venir.
Moi (surprise) : Ah bon ? Il n’y a rien de mauvais
j’espère.
Marabout : Si tu m’avais consulté avant de donner
ton accord sur ce mariage, je t’aurais demandé de
refuser parce que ta fille va énormément souffrir.
Moi (inquiète) : Mais pourquoi ? Son mari ne va pas
l’aimer ?
Marabout : Son mari est un homme énormément
compliqué. Hors mis ça, il lui arrivera une chose dont
je ne pourrais te dire. Cependant je vais te donner des
médicaments pour qu’elle se lave avec. Te donner
aussi de la poudre pour qu’elle mette dans la
nourriture de son mari sinon…

Il s’est contenté de laisser sa phrase en suspens en


poussant un soupir.

Moi : Je suis venue parce que je veux qu’elle soit


protégée. Son beau père et moi nous nous
connaissons depuis mon enfance. Je ne pouvais pas
refuser cela.
Marabout : Tu as vraiment bien fait de venir. Écoute,
reviens demain à la première heure. Il faudra aussi
qu’elle porte un talisman contre les mauvaises
langues. Dis moi, c’est qui cette jeune fille de teint
noir qui traine toujours avec elle ?
Moi : Qui ? Mounas ? C’est son amie d’enfance. Elle
est comme ma propre fille.
Marabout : Faites attention. La nature humaine est
très complexe. Un jour une personne peut te sourire,
demain te poignarder. Demande à ta fille de faire très
attention à elle.

Après avoir payé, je suis sortie de chez lui


complètement déboussolée. Je connais trop ma fille
pour savoir qu’elle n’acceptera jamais de mettre de la
poudre dans la nourriture de son homme. Comment
vais-je la convaincre ? En plus ce qu’il m’a dit sur
Mounas ne me plait vraiment pas. J’espère pour elle
qu’elle se tiendra à carreau.

Fatima
Depuis que mon beau père m’a dit que mon mari sera
là bientôt, je tremble comme une feuille morte. Je ne
sais pas comment je dois me comporter vis-à-vis de
lui et ça me stresse énormément.

D’abord vivre dans cette maison seulement est un


problème pour moi. Je n’arrive pas à m’habituée à
tant de luxe. Lorsque je suis rentrée dans la maison
pour la première fois, je n’avais pas pu m’empêcher
de m’extasier.

C’est Mounas qui m’avait donné un coup en me


demandant d’arrêter de me comporter comme une
villageoise. Normalement la tradition exige que je
passe une semaine chez mes beaux parents avant de
regagner le domicile conjugal.

Mais comme mon beau père vit seul avec son fils,
nous avons fait d’une pierre deux coups. Il m’a fait
visiter mon appartement qui se trouve au troisième.

Il y'a exactement 4 chambres avec douche, un


immense salon qui pourrait abriter tout les pauvres de
mon ancien quartier, une grande cuisine avec des
équipements sophistiqués que je ne voyais qu’à la
télé, et une décoration de ouf. Tout comme moi
Mounas semblait énormément émerveillée et elle
n’arrêtait pas de me dire que j’ai de la chance d’avoir
tout ça.

Lorsque je l’ai appelée pour lui dire qu’il viendra


aujourd’hui, elle m’a demandée d’ouvrir mon trôler
et qu’elle avait mis à l’intérieur quelques surprises
pour moi.
J’ai portée la main à la bouche lorsque j’ai vu ce qui
ressemblait à des sous vêtements mais qui était loin
d’être le cas. Si je devais décrire cela, je dirais que
c’est des fils destinés à nous faire rougir l’anus.
Comment peut-on porter ces machins qui rentrent
dans nos fesses?

Malheureusement pour moi j’avais trop honte pour


appeler maman et tenir cette conversation délicate
avec elle, donc j’ai opté pour une simple robe qui
m’arrive jusqu’à la cheville. Même si c’est mon mari,
je ne porterais jamais ces bouts de choses tout
simplement parce que c’est la tendance.

Et là même je ne parle pas de nuisettes transparentes


qu’elle a mises à ma disposition. On dit qu’un habit
est censé tout couvrir, mais là ça ne couvre
absolument rien. Comment puis-je me mette ainsi et
me montrer devant lui ? Que Dieu m’aide ! Que Dieu
m’aide !

Je suis censée faire une semaine avant de commencer


à préparer. Mon beau père m’a présentée à la bonne
de la maison et mis à part quelques salutations, on ne
se dit pas grand-chose.

Je me sens vide autant de l’extérieur que de


l’intérieur. J’ai cependant optée pour une belle jupe
taille basse que Mounas m’a demandée de porter pour
l’accueillir. J’ai essayée de me passer de la poudre au
visage et mis du rouge à lèvre et franchement je ne
sais pas si je ressemble à quelque chose vu que j’ai
toujours opté pour le naturel.

Je suis restée au salon à guetter chaque seconde qui


passe. Lorsque j’ai entendu la sonnerie de la maison,
je me suis levée pour aller voir qui c’était. Mounas a
tellement insistée sur le fait que ce soit moi qui lui
ouvre la porte que j’ai demandée à la ménagère de me
laisser faire.

Quand j’ai ouvert la porte, c’est comme si on n’était


entrain de m’asphyxier tant je manquais d’air. Il m’a
regardée bizarrement avant de me dépasser sans un
moindre bonjour.

Toute l’anxiété et le stress de tout à l’heure à refait


surface. Je n’ai même pas pu sortir un mot de ma
bouche et disons aussi que son comportement ne m’a
pas du tout aider.

Je ne sais pas comment mes jambes m’ont portés


jusqu’au salon, mais je l’ai trouvé bien installer, ses
valises à côté de lui entrain de se déchausser. Je
m’apprêtais à lui demander comment le voyage s’est
passé lorsqu’il m’a devancé.

Ibrahim : Qu’avez-vous préparé aujourd’hui ?


Moi (bégayant) : Heu.. Je crois.. C’est du riz au
poulet.
Ibrahim : Sert moi !

Je me suis dirigée vers la cuisine pour aider la


ménagère qui me dévisageait bizarrement.

Anta : Qu’est- ce que tu fais dans la cuisine au lieu


d’aller rester avec ton mari ?
Moi : Heu.. Il m’a demandée de le servir.
Anta : Ha Ibrahim ! Il ne changera jamais. Je te
souhaite du courage ma fille.

Elle m’a montrée comment on dispose un plateau et


lorsque je suis revenue au salon avec les couverts, j’ai
vu que Papa Abdel était avec lui.
Beau père : Fatima. Viens saluer ton mari me dit il
tout joyeux.

J’avais tellement peur de faire tomber le plateau que


je l’ai d’abord déposé sur la table avant de me diriger
vers eux, la tête baissée.

Moi (voix tremblante) : Bonjour ! Comment allez-


vous ?
Ibrahim : Heu.. Fatima, c’est ça ?
Moi : Oui.
Ibrahim : je vais bien.
Moi : Je vous ai déjà servi.
Beau père : Mais pourquoi n’as- tu pas demandée à
Anta de le faire ? C’est pour ça qu’elle est payée.
Moi : Heu, c’est parce qu’il me l’a demandé. Mais ce
n’est pas bien grave.

Je donnerais cher pour me retrouver six pieds sous


terre, tant son regard me gêne au plus haut point.

Après que papa soit remonté dans son appartement,


mon mari m’a demandé de le suivre. Lorsqu’on a
accédés à la chambre, il m’a regardé de la tête
jusqu’au pied.

Ibrahim : Tu ne peux pas me regarder dans les yeux ?

Il m’a fallut un effort surhumain pour soutenir son


regard pendant au moins quelques secondes.

Moi (gênée) : Je n’ai pas cette habitude.


Ibrahim : Quand tu m’as ouvert tout à l’heure, j’ai crû
que tu étais la nouvelle bonne donc je suis
énormément étonner.

Nouvelle bonne ? Moi ? Ménagère ? Suis-je si moche


que ça ?
Moi : Ok !
Ibrahim : Tu manges ?
Moi (surprise) : Pardon ?
Ibrahim : Tu manges ? Parce qu’à te voir, j’ai
l’impression d’avoir affaire à une anorexique.

Une anorexique ?

Moi : Heu oui je mange Al hamdoulilah.


Ibrahim : Comment puis-je te toucher dans cet état ?

Jamais je ne me suis sentie aussi humiliée que ça.

Ibrahim : Tu sais ce qu’on va faire, je vais prier,


manger et ensuite j’irai à la pharmacie pour te
prendre des vitamines. Je refuse de te toucher pour
finir en prison le lendemain du jour.
Moi : Ok !
Ibrahim : Maintenant tu peux sortir.

J’ai refoulée mes larmes avant de sortir mais avant


que je n’empoigne le poignet, il m’a demandée.

Ibrahim : As-tu déjà embrassés dans ta vie ?

Mais à qui ai-je affaire ? Comment peut-il me


demander tout ça dès le premier contact ?

Moi :Heu..
Ibrahim (surpris) : Donc si je comprends bien, en plus
d’avoir une maigrichonne, j’ai une amatrice ? Tu n’as
jamais eu de copain dans ta vie ?

Que le bon Dieu me vienne en aide parce que je ne


sais pas si je pourrais supporter ça.

Moi : L’islam interdit ça.


Ibrahim (rigolant) : Ah je me suis marié à la sainte
Marie ?
Moi : Je ne sais pas! Répondais je nonchalante
Ibrahim : Mes amis voudront à tout prix te voir mais
avant cela, il va falloir que je te relooke. D’ailleurs à
partir d’aujourd’hui, tes habillements de grande mère
c’est à la poubelle. Si tu veux au moins tenir assez
longtemps comme étant madame Bah, il va falloir
que tu t’habilles convenablement.

Je n’ai pas pu empêcher mes larmes de couler lorsque


je suis sortie de la chambre. Ça sent vraiment la
descente en enfer pour moi…………….

Chapitre 4

« La femme a été créée de la côte de l’homme. Sous


ses bras pour être protéger, et prêt de son cœur pour
être aimer »

Ibrahima

Je ne suis pas un monstre loin de là mais il y'a quand


même des choses sur lesquels je ne badine pas. Je
n’ai jamais demandé à me retrouver dans ce mariage
forcé. Papa devait au moins me consulter avant de
prendre sa décision. Pourquoi est-ce que personne ne
prend en compte ma situation ?

En plus de cela, elle et moi sommes aussi différents


que le jour et la nuit. Ça se voit qu’elle est coincée
rien qu’à sa manière d’être. Elle ne me regarde pas
dans les yeux, et quand je lui parle, c’est comme si je
la terrorisais.

Ça fait trois jours que ma tante n’arrête pas de


m’appeler pour me demander à quel niveau j’en suis
avec elle. Au début je ne comprenais pas de quoi elle
parlait jusqu’à ce qu’elle m’informe qu’on doit leur
remettre le drap blanc.

Je me suis beaucoup contenu pour ne pas lui dire tout


ce que je pensais de ça. Ce sont des foutaises et tant
que je m’appellerais Ibrahim Bah, ils ne verront
jamais la couleur de ce drap. Si ce n’est pas de la
violation d’intimité, je ne sais pas ce que c’est.

Karim et Bouba doivent normalement venir déjeuner


à la maison aujourd’hui. Je sais que Bouba ne va pas
rater une occasion de me saouler avec elle donc j’ai
décidé moi-même de l’emmener faire les boutiques.

D’ailleurs pour dire vrai, elle et moi ne partageons


pas la même chambre. J’attends l’heure de me
coucher pour m’enfermer dans l’une des chambres
d’amis. Comment puis-je la toucher ou éprouver pour
elle du désir ?

C’est la typique peule avec ses pagnes et


accoutrement. Comment puis-je faire lever mon pénis
dans ces conditions ? Depuis que je suis arrivé, je
veille à ce qu’elle prenne soigneusement les
vitamines. Je ne sais pas d’où elle sort, où est- ce
qu’elle a grandie, mais on ne peut pas être coincé
jusqu’à ce point.

À part des bonjours, elle et moi ne nous disons


absolument rien. D’ailleurs qu’avons-nous à se dire ?
Rien que de voir sa tronche m’énerve et s’il faut que
je supporte ça toute ma vie, je crois que je finirai dans
un asile psychiatrique en un rien de temps.

Après avoir pris ma douche, je me suis dirigé dans la


chambre pour prendre quelques habits et lui
demander de s’apprêter. Lorsque je suis entré dans la
chambre, elle a ramenée sur elle la serviette à une
vitesse hallucinante pour couvrir son corps. Avec ça
comment voulez vous que je la touche ?

Moi (ton ironique) : Je suis ton mari et tu n’as rien à


me cacher.
Fatima (voix tremblante) : Bonjour.

Je me suis approché d’elle et arrivé à sa hauteur, j’ai


tiré légèrement sur la serviette. Elle l’a retenu un
moment mais au final elle a fini par la lâchée.

J’ai pris le soin de bien la regarder. Malgré qu’elle


soit mince, j’avoue qu’elle a des seins bien fermes et
un joli ventre.

Moi : De quoi as-tu honte ?

J’ai déjà remarqué que lorsqu’elle a honte, elle rougie


jusqu’à la racine des cheveux et c’est à ça que j’ai
droit actuellement.

Fatima : Heu.. Rien du tout.

Conscient que je me comporte comme un con, je l’ai


recouvert moi-même. Je l’ai attiré jusqu’à moi pour
essayer au moins de l’embrasser mais au final je me
suis rétracté en la sentant tremblé dans mes bras.

Moi : Je ne suis pas un violeur non plus. Tu dis que tu


n’as jamais eu de copain dans ta vie parce que l’islam
interdit cela, mais n’as tu pas appris tes devoirs
conjugaux ?
Fatima : Heu.. Je.. Non je n’ai pas appris.
Moi : Eh bien tu dois tout faire pour satisfaire ton
homme compris ?
Fatima (baissant la tête) : Ok !
Moi : Aujourd’hui je dois recevoir la visite de deux
de mes meilleurs amis vers 20h. Donc on ira faire des
courses parce que j’ai eu le temps de regarder ta
valise et je ne trouve rien d’intéressant.
Fatima : Ok !
Moi (agacée) : Tu sais au moins faire une phrase ? Le
fait que tu me répondes par monosyllabe m’exaspère.

Je me suis dirigé vers mon dressing pour me sortir


une tenue. Qu’est- ce que je vous ai dit ? Elle et moi
c’est le jour et la nuit et on ne pourra pas s’entendre.

Fatima : Puis- je vous posé une question ?


Moi : Pourquoi me vouvoie- tu ?
Fatima : Pardon ! puis je te poser une question ?
Moi : Vas-y. Au moins ça me change de tes
monosyllabes.
Fatima : Pourquoi ne dormez- vous pas dans la
chambre avec moi ?

J’avoue que sa question m’amuse énormément. Donc


je ne me suis pas gêné pour rigoler.

Moi : Parce que je ne peux pas encore te toucher.


Fatima : Pourquoi ? Suis-je si moche que ça ?
Moi (ton ironique) : C’est que mademoiselle parle
apparemment. Non tu n’es pas moche loin de là. On
attend d’abord que les vitamines fassent effet sur toi.
Fatima : J’en prends depuis déjà trois jours et je ne
crois pas que ce sera immédiat.
Moi : Donc on attendra le temps qu’il faudra. C’est
tout ?
Fatima (hésitante) : En fait maman m’a appelé pour..
heu.. Le drap blanc.
Moi (ton catégorique) : Eh bah dis à ma belle mère
qu’ils ne doivent pas compter sur moi. Je te préviens
déjà, vous et vos affaires de villageois là, je ne suis
pas à l’intérieur. Même ma tante m’a appelé pour ça
mais je lui ai dit que je ne le ferai pas.
Fatima : C’est de mon honneur qu’il s’agit.
Moi : Ton honneur ? Est-ce écris dans le coran ?

Ce n’est pas parce que je joue à mon imbécile que je


n’ai pas appris le coran. Donc ne vous méprenez pas
sur moi. Je suis certes con chose que j’assume
jusqu’au bout, mais je ne suis pas un faux musulman.

Fatima (gênée) : Non mais ?


Moi : Il n’y a pas de mais qui tiennent. D’ailleurs
enfile vite quelque chose et sers moi je commence à
avoir faim.

Je suis sorti de la chambre sans attendre mon reste.


Voilà un autre problème qui se pose parmi tous les
problèmes qui existent déjà. Je ne suis pas dans la
tradition et je ne le serais jamais.

Après avoir pris mon petit déjeuner, je suis descendu


pour saluer papa qui est assis devant la télé.

Moi : Bonjour.
Papa : Ah comment tu vas ? Viens t’asseoir on doit
parler !

Le ton sur lequel il l’a dit n’augure rien de bon.

Moi : J’espère qu’il n’y a pas de problème.


Papa : Tout dépend de la manière dont tu va le
prendre. Je sais que tu as grandis en occident et que
ces pays des blancs ont déteins sur toi mais c’est la
Guinée ton pays. Tu es un africain et nous avons nos
réalités ici. Ça fait plus de cinq jours que tu es
revenu. Normalement je ne devrais pas me mêler de
ça, mais quand comptes-tu la déflorer ?

Pour une conversation gênante, ça l’est!

Moi : Je ne sais pas quoi te répondre.


Papa : Tu ne vas pas me dire qu’elle est vilaine. En
plus c’est une très bonne femme. Calme, timide mais
surtout très pieuse d’où mon choix.
Moi : Ok !

C’est vrai qu’elle passe son temps sur sa natte de


prière ou avec le chapelet en main. Bien avant que je
ne répondre à cette question délicate, Nous avons été
interrompus par son arrivée et c’est bien la première
fois que je suis heureuse de la voir pointé son nez.

Fatima : Bonjour.
Papa : Ma fille comment tu vas ? Bien dormi ?
Fatima : Al hamdoulilah on rend grâce à Dieu !
J’espère qu’il en est de même pour vous.
Papa : Ça va. Vous sortez ?
Moi : Oui. On doit faire quelque course. Karim et
Bouba viendront aujourd’hui pour diner.
Papa : Pense à aller saluer ses parents. Ok ? C’est
désormais ta famille.
Moi : Ok !

J’ai dû me lever lorsque la sonnerie de mon téléphone


a retentit.

Moi : Allo ?
Awa : Comment tu vas chéri ? J’ai appris que tu es
désormais un homme marié.
Awa c’est le meilleur plan cul que j’ai eu de toute ma
vie.

Moi : En quoi cela te regarde ? À moins que je ne


sois amnésique, aussi loin que je me souvienne toi et
moi c’est dans le lit qu’on limitait nos conversations.
Awa : Calme toi beau gosse. Tu n’es pas obligé de
t’emporter de la sorte. Ça te dirait de passer me faire
un cc ? On rattrapera le temps perdu.

J’avoue que ça me fera un bien fou.

Moi : Tu es libre maintenant ?


Awa : Oui.
Moi : J’arrive !

Lorsque j’ai raccroché j’ai vu que Fatima était juste


derrière moi.

Moi (ton agressif) : Tu écoutes mes conversations ?


Fatima : Non pas du tout. Je voulais te dire que j’étais
prête.
Moi : Prête pour quoi ?
Fatima (étonnée) : N’étions-nous pas censée sortir ?
Moi : Oui mais il y’a un changement de programme.
Tiens, prends cette carte et va faire des achats.
J’aimerais qu’à mon retour tous les filets qui te
servent d’habits aient disparus.

Enfin une bonne journée pointée qui va commencer.


Awa n’aurait pas pu tomber mieux.

Karim

Je suis énormément fatigué depuis que je suis revenu


de mon voyage. J’ai profité de ces deux jours pour
me reposer mais impossible avec tous les problèmes
que j'ai actuellement.

Maman n’arrête pas de me fatiguer pour que je puisse


accepter une des filles qu’elle m’a proposée mais je
refuse d’abord parce que je ne les sens pas. Je sais
que celle qu’il me faut ne tardera pas à se montrer et
malgré que ce soit difficile, je prends sur moi en me
tournant vers mon créateur.

Là je suis au volant de ma voiture et je viens de garer


devant la maison de Bouba qui est censé sortir d’une
minute à l’autre.

Je me présente Abdoul Karim et j’ai 30 ans. Je suis


issue d’une famille pauvre mais avec l’aide de Dieu
on a pu se sortir de la misère et avoir un niveau de vie
acceptable.

Mais je n’aurais jamais pu arriver sans l’aide


d’Ibrahim et sa famille. Peu importe à quel point on
se dispute, je le considère comme mon frère de sang.
Son père m’a aimé comme son fils et du temps même
de sa maman, il n’arrêtait pas de demander à son fils
de me ressembler.

Je n’ai pas toujours été calme dans ma vie. J’ai fais


des choses dont je préfère taire et c’est la raison pour
laquelle lorsque je vois Ibrahim dans le vice, ça me
fend le cœur.

Je rends grâce à Dieu qu’il m’ait ouvert ses voies et


bien que ce soit difficile, rien ne vaut la
compréhension de notre religion car sans ça nous ne
sommes rien.

Bouba : Je ne t’ai pas trop fait attendre j’espère.


Moi : C’est dans tes habitudes. Si Ibrahim commence
à nous sermonner, je lui dirais que c’est de ta faute.
Bouba : Laisse-moi ce con là. Actuellement il a
l’impression d’être au bord du gouffre avec sa
femme.
Moi : Je ne serai jamais d’accord s’il décidait de la
faire souffrir parce que tout comme lui, elle est aussi
une victime et devoir le supporter franchement ce
n’est pas donner à tout le monde.
Bouba : C’est vrai qu’il a un comportement chiant.

Nous avons fait une trentaine de minute de route


avant d’arriver chez lui.

Lorsqu’on a accédés à l’intérieur, on a d’abord salué


son père avant de monter dans son appartement.

Ibrahim : Vous ne savez pas ce que c’est que le


respect de l’heure ?
Bouba : Cesse de nous faire chier. Comment tu vas ?
Ibrahim : Bien et vous ?
Moi : Ça va.

Nous avons pris place au salon. Comme à chaque fois


qu’on est à trois, les histoires ne manquent pas.
Bouba a commencé à nous raconter sa dernière
conquête et la manière dont il s’est tiré lorsqu’elle a
demandé à ce qu’il s’engage.

Moi : Comme vous faites, on vous fera aussi. De la


même manière que vous faites souffrir les enfants des
autres, on fera aussi souffrir vos enfants.
Ibrahim (agacée) : Ah ferme la ! Lâche-nous avec tes
leçons à deux balles.
Bouba : C’est vrai. Si tu prenais du plaisir de temps
en temps, tu serais moins coincé. Il faut expulser la
purée mon pote.
Moi : Soubhannallah ! Que Dieu ai pitié de nos âmes.
Nous avons été interrompus par sa femme qui venait
de faire son entrée dans le salon. Je n’ai pas pu
détacher mes yeux de son visage tellement elle
respire la pureté.

Ibrahim (ton agressif) : Tu n’as pas entendu leurs


voix depuis ?
Bouba : Calmos frangin ! Mais tu avais oublié de
nous préciser que ta femme est Miss Guinée.

Il a voulu lui faire la bise mais elle a reculée.

Fatima : Excusez-moi !
Bouba : Oh désolé ! Tu es voilée c’est ça ?
Fatima : Oui.

J’ai voulu éclater de rire mais je me suis contenu.

Moi : Enchanté Fatima.


Fatima : De même.

En plus de dégager en elle tant d’onde positive, je la


trouve vraiment belle. Ibrahim ne sait qu’elle trésor
Dieu vient de lui accorder…………….
Chapitre 5

« Savoir se taire quand il le faut n’est pas un signe de


faiblesse bien au contraire, c’est une preuve de
grandeur d’âme. »

Fatima

Maman ne sait pas qu’à cause d’elle, Ibrahim ne


m’adresse plus la parole. Même le bonjour froid ou
plutôt congelé auquel j’avais droit, je ne l’ai plus.
Lorsqu’elle m’a dis qu’elle compte organisée une
cérémonie pour le mariage, j’ai tout fait pour l’en
dissuader, mais c’est peine perdue.

Pour elle, Je suis sa seule fille et je mérite d’avoir un


bon mariage comme toutes les autres personnes.
Seulement il faut que je lui donne les mesures
d’Ibrahim et quand je lui ai demandé cela, j’en ai
entendue de tout.

Que veux-tu faire avec ? Pourquoi cette question ?


Depuis quand connais-tu la mode ? T’ai-je dis qu’on
a les mêmes goûts ? Patati et patata. Il a vraiment un
caractère de chien. Oh croyez-moi que si je n’étais
pas calme de nature, je crois bien qu’on aurait déjà
mis le feu dans la maison.

Il ne se gêne pas de me montrer qu’il ne m’aime pas.


D’abord avec toutes ces vitamines que je suis
obligée d’ingurgiter parce que je ne suis pas à son
goût, ensuite mon accoutrement que j’ai été obligée
de changer, je remets tout en vrac dans ma vie pour
éviter de m’attirer ses foudres.

Peut-être que certains d’entre vous pensent que je me


laisse trop faire, mais je me dis que ça ne sert à rien
que je lui réponde lorsqu’il m’agresse verbalement.
Je suppose que c’est comme ça qu’il est de nature,
donc je vais m’habituer.

Là je me retrouve entre le marteau et l’enclume.


Maman qui ne cesse de me demander ses mesures et
lui qui fait comme si je n’existais pas. Lorsqu’elle me
demande pourquoi il ne m’a pas encore touchée, Moi
qui ne suis pas une adepte de mensonge, je me sens
obligée de lui dire que c’est moi qui aie trop peur
raison pour laquelle on n’est pas encore passés à
l’acte.

À quoi ça me sert de lui dire qu’elle m’a obligée à me


marier à un homme hautain ? Rien du tout si ce n’est
l’inquiéter. Heureusement pour moi que la ménagère
est très gentille.

C’est elle qui m’aide à la cuisine, me dis quel plat il


adore manger et même à m’habiller comme il aime.
Lorsque je suis allée hier faire les courses, j’étais
tellement dépassée que j’ai dû faire appel à Mounas
et croit moi qu’elle ne s’est pas gênée pour se servir.

J’ai cependant pu me trouver de très beaux habits. Vu


qu’il ne critique pas, je suppose que ça doit lui plaire.
Quand je ne suis pas à la cuisine pour aider, je passe
mon temps à faire des recherches sur le net dans le
but de trouver des astuces de femme.

C’est vrai que c’est assez tordu mais je ne vois pas


trop comment faire. Comment arriverais-je à faire en
sorte qu’il couche avec moi ? C’est blessant de
constater qu’un homme ne te veux pas. Je suis
vraiment dépassée.

Toute cette histoire me prend tellement la tête que je


ne me suis même pas présentée convenablement. Je
me présente Fatima Bah et j’ai 23 ans. L’année
passée j’ai eu ma Licence en Banque finance et pour
le moment j’ai d’abord cassé le stylo.

J’étais normalement entrain de chercher des stages à


faire lorsque l’histoire de ce mariage a commencé. Là
je ne sais pas comment m’y prendre. Rester à la
maison pour un début ou continuer mes recherches ?
Devrais-je lui en parler ou faire mes choses en
cachette vu qu’il ne me considère pas ?

Je suis dans le taxi pour me rendre chez Mounas


pour passer l’après midi. Si je ne sortais pas, je crois
bien que j’aurais péter les plombs. Malgré que la
maison soit grande, j’ai l’impression d’étouffer. J’ai
besoin de me distraire mais surtout besoin de conseil.
C’est pendant ces moments là que je me dis que
j’aurais dû au moins laisser certains hommes
m’approcher. Comme ça au moins je ne devais pas
être si timide que ça.

Si je devais décrire mon homme, je dirais qu’il est


grand de taille, clair, cheveux bouclé et beau visage.
Bien-sûr qu’il m’arrive de le regarder à son insu. Si je
dis qu’il est vilain j’aurais menti. Mais à quoi ça sert
de le complimenter ? Je comprends qu’il veuille
d’une femme mieux que moi.

Je suis descendue à destination et après avoir payée le


taxi, j’ai poussée le portail de sa maison. Mounas vie
dans la maison familiale de son père et elle en voit de
toutes les couleurs ici.
Il m’arrive même de penser à la faire venir à la
maison pour qu’on vive ensemble. Ça me fera de la
compagnie et ça m’aidera à me changer les idées.
Mais est-ce qu’Ibrahim acceptera cela ? En plus je
n’ai même pas le cran de lui demander ça par peur de
me prendre une vase en pleine tête. S’il me terrorise ?
Oui aussi nul soit- il j’ai peur de lui et je sais que j’ai
vraiment du pain sur la planche.

Mère Nafissa : Hey ma fille comment tu vas ?


Moi : Bonjour maman. Je vais bien et vous ?
Mère Nafissa : Ça va Dieu merci. Le mariage te va
super bien. Tu es ravissante.

Ah si seulement elle savait !

Moi : Merci beaucoup. Est-ce que Mounas est là ?


Mère Nafissa : Oui. Elle doit être dans sa chambre.

J’ai dû saluer tout le monde avant de rentrer dans sa


chambre et de la trouver allonger, les écouteurs dans
les oreilles.

Moi (sautant sur elle) : Vieille folle ?


Mounas (sursautant) : Hey jeune fille toi aussi. Tu
veux avoir ma mort sur ta conscience ?
Moi (rigolant) : Ça m’étonnerais que tu meurs pour si
peu. Comment tu vas ?
Mounas : Je vais bien et toi ? Tu ne m’as pas dit que
tu devais venir aujourd’hui.
Moi : Comme tu ne viens pas chez moi, moi je viens.
Mounas : Non ne dit pas ça. Je sais que c’est les
débuts et vous avez besoin de vous connaitre. C'est la
Raison pour laquelle je ne veux pas vous déranger.
Moi (poussant un soupir) : Ok !
Mounas : Qu’est- ce qui se passe ? Ça n’a pas l’air
d’aller.
Je peux mentir à tout le monde sauf à elle. En plus
j’ai besoin qu’elle me donne des conseils sinon je
vais devenir folle.

Moi : À vrai dire rien ne va.


Mounas (inquiète) : Qu’est- ce qui se passe ?
Moi : Je me suis mariée à l’homme le plus insolent de
la planète. Que Dieu me pardonne pour ses dires.

Je lui ai expliqué tout ce qu’il me fait vivre depuis


son arrivé.

Mounas (choquée) : Mais pourquoi ne m’en as tu pas


parler depuis le début ?
Moi : Qu’aurais -tu fait ?
Mounas : Te conseiller bon sang ! Non mais il est
vraiment con ce mec. Il ne sait pas que taille fine
existe pour te traiter de maigrichonne ? Il a la chance
qu’il ne ce soit pas marié avec une femme comme
moi. Je lui aurais fait bouffer son orgueil. Mais toi
aussi, on ne peut pas être molle jusqu’à ce point
voyons.
Moi (tentant de me défendre) : Que veux- tu que je
fasse ? Lui tenir tête ? Non je ne peux pas. C’est mon
mari et je lui dois le respect.
Mounas : Et lui alors ? Il ne t’en doit pas ? Cesse
d’être si coincer. C’est normal qu’il prenne ses airs vu
qu’il est tombé sur une fille calme.
Moi : Franchement il me terrorise. Je n’arrive même
pas à bien m’exprimer devant lui. Maman attend ses
mesures pour la cérémonie qui aura lieu dans une
semaine mais il refuse. Il ne m’adresse même pas la
parole. Je passe mes journées seules devant la télé ou
à parler avec la ménagère.
Mounas : Suis vraiment triste pour toi. Mais il va
falloir que tu te bouge. S’il ne broute pas chez toi, il
ira brouter ailleurs.
Moi : Je ne comprends pas ce que tu veux dire par là.
Mounas : S’il ne couche pas avec toi, il ira coucher
ailleurs. Vu comment il est, ça ne m’étonnerais pas
que ce soit le cas déjà.

Osera t-il forniquer au lieu qu’il a à la maison une


femme ? Non je ne crois pas.

Moi : Ce n’est pas bien de porter de fausse


accusation. La médisance est interdite dans la
religion.
Mounas (agacée) : Islam par ci, islam par là. Ton
mari n’a pas la même vision du monde que nous. Si
tu veux qu’il te regarde, agit en conséquence et cesse
d’être si bête. Et la religion ne te demande pas d’être
coincée bien au contraire. Tu dois tout faire pour qu’il
soit heureux.
Moi (énervée) : Je ne suis pas venue ici pour que tu
m’insultes. Si tu ne peux pas me conseiller, ne
m’enfonce pas.
Mounas : Bon excuse-moi. C’est juste que je le
déteste déjà sans le connaitre.
Moi (dépassée) : Qu’est-ce que je dois faire ?
Mounas : Être sexy vu que c’est ce qu’il veut.
Moi (ton catégorique) : Je refuse de m’habiller
comme ses filles sans pudeurs.
Mounas : Qui te parle de t’habiller comme elles ? Tu
dois juste être assez maligne pour l’avoir. N’est- ce
pas c’est ton homme ? Il a le droit de tout voir. Tu ne
dois rien lui cacher.
Moi : Mais j’aurais trop honte de me mettre nue
devant lui.
Mounas : Ce n’est pas ce que je te demande de faire.
As-tu toujours sa carte de crédit avec toi ?
Moi : Oui.
Mounas : Il te faut quelques trucs alors. Tu dois te
bouger sinon crois moi que ton mariage ne fera pas
long feu.
Moi : Que Dieu me préserve d’un divorce. Dieu
n’aime pas ça.
Mounas : Donc bouge-toi ! À la maison tu dois être
coquette, propre, attirante mais surtout sexy. À quoi
ça te sert d’avoir honte de ton homme ? Je te rappel
qu’il est une couverture pour toi. Coucher avec son
mari apporte beaucoup de bienfait.

C’est vrai que c’est un point hyper important.

Moi : Donc tu me propose qu’on aille faire des


courses ?
Mounas (se levant) : Laisse moi juste le temps
d’enfiler une tenue. En plus t’as un grand avantage de
vivre seule dans un appartement avec lui. À partir
d’aujourd’hui, la Fatima calme va disparaitre et va
laisser place à la femme de fer. Crois moi que s’il ne
te touche pas, son zizi va éclater.

Je n’ai pas pu m’empêcher de rire aux éclats. Mais


qu’ai-je à perdre d’essayer ? Peut- être que si j’arrive
à éveiller en lui l’envie, il se montrera plus humain
vis-à-vis de moi.

Moi : Qu’est-ce qu’on attend alors ?


Mounas (joviale) : C’est parti alors !

Mère Halima

J’ai décidée d’aller rendre visite à Fatima à son insu.


Depuis ce matin je tente de la joindre, en vain. Le
marabout m’a donné les médicaments pour elle et en
plus de cela il me faut les mesures de son mari.
Lorsque j’ai dis à son père que j’ai envie d’organiser
ça, il a automatiquement refusé. Mais comme il sait
que je suis têtue, au final il a finit par se raviser en me
disant de faire comme bon me semble.

Le bruit commence à courir que Fatima n’était pas


vierge raison pour laquelle jusqu’à lors, elle ne m’a
pas montrée le drap blanc. Si je ne prenais pas sur
moi, je crois que je serai allée chez plusieurs d’entres
elles, pour fermer leurs sales gueules.

Je sais comment j’ai élevée ma fille donc je reste


convaincu qu’elle n’a jamais osée faire cela vu la
manière dont elle est pieuse. Elle ne cesse de me dire
que c’est elle qui a peur, mais je sens dans sa voix
qu’elle ment. Son mari n’aurait- il pas envie de la
toucher ? En tout cas c’est aussi l’une des choses que
j’aimerais découvrir.

En arrivant chez elle, c’est la ménagère qui m’a


ouvert la porte.

Moi : Bonjour.
Anta : Comment allez-vous madame ?
Moi : Je vais bien. Est-ce que ma fille est là ?
Anta : Non elle est sortie depuis cet après midi pour
faire des courses.
Moi : Et son mari ?
Anta : il est sorti aussi.

Elle m’a guidée jusque dans son appartement. Après


m’avoir servie et allumer la télé, elle est ressortie.

J’ai pris le soin de bien regarder sa maison et je suis


très contente du palace dans lequel elle vie. Je
n’aurais pas pu faire mieux en acceptant la demande.
Cependant une idée m’est passée par la tête. Le
marabout m’a donné une poudre qui doit être mis en
bas du lit conjugal pour ne pas que son mari aille voir
ailleurs. Ah oui, j’ai pensée à tout ! Je ne veux pas
que ma fille souffre et comme je l’ai dis tantôt, je
mettrais le paquet pour ça s’il le faut.

J’ai reconnue la chambre principale lorsque j’ai vu


ses effets. J’ai vérifiée que personne ne soit présent
avant de mettre le sachet dans un coin que personne
ne pensera à fouiller.

Je me suis saisie de mon téléphone pour l’appeler par


la suite.

Fatima : Allo néné ? (maman)


Moi : Où es tu ? Je suis chez toi actuellement.
Fatima : J’étais sortie faire quelques courses. J’arrive
dans dix minutes.
Moi : OK !

En sortant de la chambre, je suis tombée sur son mari.

Moi (souriant) : Ah mon fils comment tu vas ?


Ibrahim : Je vais bien Dieu merci et vous ? Vous
cherchez quelque chose ?
Moi : Non je visitais tout simplement. J’attends
Fatima qui doit être là d’une minute à l’autre.
Ibrahim : Ah ok ! J’espère qu’on vous a servis à
boire ?
Moi : Oui merci.

C’était moins une ! Je suis retournée au salon pour


m’asseoir. J’ai commencée à zapper les chaines,
lorsqu’il est venu me tenir compagnie.

Ibrahim : J’espère que votre mari va bien ?


Moi : Il va bien al hamdoulilah. Et le boulot ?
Ibrahim : On fait aller.
Moi : Ça ira. Dieu est au control.

On parlait de tout et rien, lorsque Fatima est arrivée,


accompagnée de Mounas.

Fatima : Bonsoir.
Moi : Comment tu vas ?
Ibrahim : Je ne savais pas que tu devais sortir.
Fatima (bégayant) : Heu.. Oui.. J’ai oublié de te
prévenir.
Ibrahim (ton sec) : À l’avenir fait tout pour ne pas
oublier.

Il m’a souhaité une bonne soirée avant de s’éclipser.


J’avoue que je n’aime pas du tout le ton sur lequel il
lui a parlé, mais je préfère ne pas me mêler de ce qui
ne me regarde pas.

Fatima (gênée) : Pardonnez-lui maman. Il doit


sûrement être fatigué.
Mounas : Ce n’est pas une raison pour te parler sur ce
ton. En plus il ne m’a même pas saluée.
Fatima : Il a sûrement dû oublier.
Moi (intervenant) : Oui, il me disait tantôt qu’il avait
mal à la tête. Peut-être c’est pour ça. Sinon comment
vous allez ?
Fatima : Je vais bien et toi ? Tu n’as pas trop attendu
j’espère ? Je te sers quelque chose ?
Moi : Non merci ! Ton mari et la ménagère s’en sont
chargés.

Elle a semblée étonner mais n’a cependant pas fait de


commentaire.

Fatima : Ah ok !
Moi : Vous étiez allées acheter quoi ?
Mounas : Chose de jeune fille maman.
Moi : Ah ok ! J’aimerais te parler quelques secondes.
Mounas, ça ne te dérange pas j’espère ?
Mounas : Non pas du tout. Allez y, je vais profiter me
reposer un peu. On a trop marchés.

Lorsque nous sommes arrivés dans la chambre, elle


m’a dévisagée bizarrement.

Fatima : Depuis quand cache t-on des choses à


Mounas ? Je me suis sentie très gênée.
Moi : Dans la vie il faut aussi avoir des secrets pour
soi même. En plus, j’aimerais que tu diminues tes
fréquentations avec elle.
Fatima : Ah maman ! Si c’était une autre personne
qui me disait ça, je devais comprendre. Mais pas toi
quand même.
Moi : Je suis ta mère et je ne veux que le meilleur
pour toi. Tu ne sais pas que le fils d’Adan change vite
d’attitude ? Qu’est-ce qui te fait dire qu’elle ne
t’envie pas ?
Fatima (choquée) : Mais c’est de Mounas dont il
s’agit. On a grandi ensemble.
Moi : Et ? Je te rappel que la trahison date de depuis
les enfants du prophète Adama. Un des jumeaux n’a-
t-il pas tué son frère parce que ce dernier avait une
plus belle femme que lui ?
Fatima : Oui mais ça ne veut rien dire.
Moi : Si tu continues comme ça, ta naïveté te perdra
dans ta vie. En tout cas je t’aurais prévenue.
D’ailleurs je n’ai pas demandée à te voir pour rien.
Tiens, prend ça.
Fatima : Qu’est- ce que c’est ?
Moi : Des médicaments contre le mauvais œil.
Fatima : Néné, toi-même tu sais que je ne me lave
jamais avec ce genre de chose.
Moi : Eh bien tu vas commencer et je ne te le
demande pas, je te l’ordonne. J’ai vécue plus que toi.
Les gens sont mauvais. Très mauvais. Ils n’hésiteront
pas à te faire du mal si l’occasion se présente. Il faut
que tu sois blindée.
Fatima : La prière suffit pour me protéger.
Moi : La prière ? Non loin de là. C’est certes une
protection mais ce n’est pas suffisant. Le prophète Psl
a dit que le mauvais œil c’est une chose qui existe et
c’est la seule chose qui peut changer le destin. Te
protéger ne t’enlève rien au contraire. C’est juste
pour éviter à tes ennemis de t’atteindre facilement.

Elle a semblée hésitante mais elle a finie par prendre


le sachet.

Moi : Tu te laveras matin et soir pendant cinq jours.


Ne touche jamais à ça lorsque tu n’es pas purifiée
d’accord ?
Fatima : Ok !
Moi : Maintenant dis-moi si tout ce passe bien dans
ton ménage ?
Fatima : Je t’avais déjà dit que ça allait.
Moi : Alors comment expliques-tu le fait que tu sois
toujours vierge ? Ça fait déjà une semaine que ton
mari est rentré.
Fatima : Eh néné ! Ça me gêne de parler de ça avec
toi.
Moi : Gêner ? Mais tu n’es plus une gamine. Tu dois
tout me dire pour que je te conseil. Si ça fait trop mal,
une amie m’a parlée de lubrifiant. Je t’en prendrais à
la pharmacie
Fatima : Ok !
Moi : Tu ne dois rien me cacher ma fille. Tu veux que
je te dise une chose ? Si tu veux tenir ton homme, soit
une pétasse pour lui au lit et un cordon bleu à la
cuisine. Crois-moi que même au boulot, il ne pensera
qu’à toi. Il faut savoir oser. S’il ne vient pas à toi, va
à lui. Titille-le. C’est un homme et tous les hommes
ont des points faibles. Les gens commencent à dire
que tu n’es pas une jeune fille c’est pour ça que tu
n’as pas encore montré le pagne. Tu sais qu’on doit
organiser une fête après ça. Donc Il va falloir que tu
te bouges.
Fatima : Toi-même tu sais que je crains trop Dieu
pour me donner à une autre personne en dehors de
mon mari.
Moi : Oui je le sais ma fille, rassure toi. Applique
mes conseils et il te mangera dans la main. Ça fait
certes mal, mais c’est une étape que toutes les
femmes doivent subir.
Fatima : Ok !

Après avoir passée la soirée à l’aider à la cuisine, je


lui ai encore donnée quelques astuces avant de m’en
aller. Ma fille est vraiment très naïve mais ça
changera, qu’il pleuve, qu’il neige son mari lui
mangera dans le creux de la main.……………..
Chapitre 6

« Mais il se peut que vous détestiez une chose alors


qu’elle est bonne pour vous, et il se peut que vous
aimiez une chose alors qu’elle est mauvaise pour
vous. Dieu sait, tandis que vous ne savez pas » (coran
2 :216)

Mounas

Je ne comprendrais jamais ces hommes à qui Dieu à


donner le meilleur mais qui ne sont pas conscient de
la chance qu’ils ont. Pourquoi se comporte t- il si
méchamment avec elle ?

Depuis là je suis entrain de chercher un moyen de


l’aider mais pour le moment je n’ai rien trouvé. J’ai
pensée à l’emmener voir un marabout mais je sais
que Fatima n'est pas de ce genre.

C’est vrai que j’ai mes propres problèmes, mais ça


me fend le cœur qu’une si bonne personne soit
obligée de supporter un porc. Elle mérite d’être
heureuse dans sa vie et de ne vivre que la joie tant
elle a un bon cœur.

En rentrant hier, je suis tombée sur un de ses amis


prénommés Bouba qui venait lui rendre visite. Il m’a
directement fait du rentre dedans et j’avoue qu’il n'est
pas mal comme mec.

Normalement on est censés diner ensemble


aujourd’hui. C’est bien la première fois que je me
sens si enthousiaste pour un rendez vous. J’avoue
aussi qu’il n'est pas mal et qu’il respire l’argent.

Cependant il y’a un truc qui m’a un peu chiffonnée


hier. Pourquoi maman Halima a demandée à voir sa
fille en privée ? Je sais que ça ne me regarde pas,
mais c’est bien la première fois qu’elle agie de la
sorte.

Elle n’a jamais eu de secret pour moi. Elle me mettait


toujours au même niveau que sa fille. À quoi est dû
ce changement brusque ? Est-ce parce que sa fille
s’est mariée à un riche ? En tout cas je n’ai pas pu le
digérée.

Quand on dit que l’argent change vite les gens, c’est


bien la vérité. Ça ne m’étonnerais pas qu’elle dise un
jour à Fatima de ne plus se mélanger à moi parce
qu’on est plus de la même classe sociale. Je
m’attends déjà à tout en tout cas.

J’étais entrain de passer la serpillière lorsque mon


téléphone s’est mis à sonner.

Moi : Allo ?
Bouba :Comment va la plus belle?
Moi (sourire jusqu’aux oreilles) : je vais bien et toi ?
Bouba : Maintenant que je t’entends, ça va super
bien. Tu as bien dormie ?
Moi : Je ne me plains pas.
Bouba : J’espère que tu ne va pas déprogrammé pour
ce soir. J’ai hâte de contempler à nouveau ton
magnifique sourire.
Moi : Non pas du tout. Moi aussi j’ai hâte de te
revoir.
Bouba : On se fait un diner chez moi ? Comme ça on
apprendra à se connaitre.
Moi : Ok ! À ce soir.

J’ai raccrochée toute heureuse. Si la mère de Fatima


pense que c’est seulement sa fille qui a droit au
bonheur, elle se trompe lourdement. Maintenant c’est
à mon tour de me dégotée le jackpot et je compte
énormément miser sur lui pour fuir cette misérable
vie.

Ibrahima

C’est aujourd’hui que je compte reprendre le boulot


fort heureusement pour moi parce que je commençais
déjà à étouffer à la maison.

Il y a cependant une chose qui me taraude l’esprit et


je ne sais pas trop comment m’y prendre.

Papa a carrément osé me menacer en me donnant un


délai de deux jours pour déflorer la jeune coincée qui
me sert de femme.

Je suis tombé des nues lorsqu’il me l’a dit sans


détour.

D’ailleurs depuis quand un père se mêle t- il de la vie


sexuel de son enfant ? En quoi le fait que je couche
ou pas avec ma sois disant femme regarde
quelqu’un ? Non mais je suis totalement
décontenancé.
Comment suis-je censé m’y prendre dans ce cas ?
Avoir recours au viagra ? J’ai pensé à plusieurs
possibilités. La trouver allonger et m’enfoncer
directement en elle mais je trouve ça un peu trop
sadique surtout qu’elle doit- être encore fermée.

J’ai aussi pensé à me comporter pour une fois en bon


mari et lui faire l’amour passionnément car je ne
supporterais pas de la voir pleurer de douleur. J’ai
toujours eu ce petit côté attentionné malgré moi.

Maman me disait de son vivant qu’une femme doit


être traitée comme une reine mais cela n’est pas
donner à tout le monde car certains hommes n’ont
pas assez de cran pour les rendre heureuses mais elle
reste persuader que je ne ferais jamais souffrir une
femme.

Qu’aurait- elle dit sur ce mariage arranger ? Je suis


sûr qu’elle n’aurait pas été d’accord. Bon voilà,
j’aimerais me comporter en gentleman, mais
seulement, même pour faire l’amour à une femme, il
faut des sentiments. Où irais-je les chercher ?
Devrais-je me faire greffer un cœur ?

Lorsque le réveil a sonné, j’étais déjà réveillé. J’avais


déjà finit ma prière du matin et mes litanies.

Je me suis rendu compte en ouvrant la buanderie que


je n’ai pas sortis mes effets hier nuit donc même si je
n’ai pas envie de voir sa tête, je suis obligé de me
rendre dans la chambre.

J’ai entrepris d’ouvrir tout doucement la porte de la


chambre pour ne pas la réveiller mais à mon grand
étonnement le lit est vide. Il y'a la natte de prière et
son voile sur le sol. Donc je suppose qu’elle doit peut
être faire ses ablutions ou prendre une douche.
Une idée assez sordide m’a traversé l’esprit lorsque
j’ai constaté que la porte de la douche est entrouverte.
J’ai profité pour lorgner et apparemment elle est
entrain de prendre sa douche.

Elle a de long cheveux qui lui tombe jusqu’au dos.


Celle là, chaque jour qui passe, j’ai l’impression
d’avoir affaire à une autre personne. D’ailleurs
comment aurais- je su qu’elle a ses cheveux vu que
même à la maison elle se couvre la tête ?

Il me reste encore une heure de temps devant moi


avant de me rendre au boulot. J’ai ôté ma serviette
pour me rendre dans la douche.

Fatima (surprise) : Ibrahim ?


Moi : Ce n’est pas un esprit en tout cas.

Je ne me gêne pas de la regarder. C’est bien la


première fois que je la vois dans toute sa nudité et je
dois avouer qu’elle n'est pas mal. Avec quelques kilos
en plus, elle pourrait faire lever le joujou de
n’importe qui.

Moi : Je dérange ?
Fatima : Heu.. Non.. Façon j’ai finie. Je vais libérer la
douche.

J’ai préféré attendre qu’elle passe devant moi pour


l’attraper et l’attirer jusqu’à moi. Je sens son corps
mouillé collé contre mon torse et c’est bizarre mais
mini Ibrahim aime bien ce qu’il ressent.

Moi : Je ne suis pas venue pour prendre ma douche


seule.
J’ai laissé attarder mon regard sur ses petites lèvres
charnues. Je l’ai regardé pendant quelques secondes
avant de m’avancer vers sa bouche. J’ai d’abord
entrepris de lui faire des petits bisous, sachant
d’emblée que ça doit sûrement être son premier
baiser.

Moi (chuchotant) : Il te suffit juste de faire comme


moi.

J’ai forcé délicatement la barrière de ses lèvres. Au


début elle était comme figée mais elle a finit par me
suivre dans mon baisé. C’est sensuel et à la fois doux.
C’est bien la première fois que je fais preuve de tant
de douceur.

J’ai passé ma main sur son dos pour l’attirer jusqu’à


moi. On s’est embrassés pendant un long moment
avant que je ne me détache d’elle.

Moi : Tu te débrouille bien pour un début. Suis-moi !

J’ai pris sa main avant de la soulever et la mettre dans


la baignoire. J’ai remplie la baignoire d’eau et de
mousse avant de la rejoindre à l’intérieur.

Moi : Ça va ?

Elle s’est simplement contentée d’esquisser un


sourire en hochant la tête.

Je me suis saisi d’un gant que j’ai commencé à passer


sur son dos, son cou, ses seins, son ventre en faisant
des mouvements circulaires de temps en temps sur
ses tétons durcies. Je ne sais pas comment expliquer
ce que je ressens actuellement. C’est vrai que je
commence à tendre mais je n’ai pas envie de
précipiter les choses.
J’ai mouillé ses longs cheveux que je m’amuse à
shampouiné avec la mousse. Elle m’a l’air tellement
sensible que sur le coup, je me dis que j’ai quand
même été odieux avec elle. Le pire c’est qu’elle ne
m’a jamais fait de commentaire déplacé.

Fatima : Ibrahim ?
Moi : Oui ?
Fatima : Je suis désolée.
Moi (étonné) : Désolé ? Mais pourquoi ?
Fatima : Je ne suis même pas capable de te donner
envie de moi.

Oh là ! Je m’attendais à tout sauf à ça.

Moi (gêné) : Non ! heu.. Pour une fois je suis


vraiment à court de mot.
Fatima : C’est ma timidité qui me pourrie. Crois-moi
que là, il me faut des efforts considérables pour te
parler parce que tu me fais un peu peur.

Je lui fais peur ? Suis-je si odieux que ça envers elle ?

Moi : Mais je ne mords pas.


Fatima : Je sais.

Je l’ai encore attirée jusqu’à moi avant de l’embrasser


à nouveau. Je sens que si je ne sors pas d’ici, je vais
la violer.

Moi : On va devoir sortir. Je reprends le boulot


aujourd’hui sinon je serais en retard.
Fatima : Ok !

On s’est rincés vite fait avant de regagner la chambre.


Je l’ai aidée à sortir une tenue que je lui ai demandé
de mettre.
Moi : Ça t’ira bien, porte ça.
Fatima : Ok ! Merci !

J’ai attrapé son menton pour l’inciter à me regarder


dans les yeux.

Moi : Tu n’as pas à me remercier. J’ai un sale


comportement mais au fond je ne suis pas mauvais.

*******

J’ai passé toute la matinée à ressasser en boucle la


scène de ce matin. Comment expliquer ce que j’ai
ressenti en l’embrassant ? À vrai dire je ne sais pas.
C’était étrange.

En me rendant dans la chambre, je n’aurais jamais


imaginé qu’une chose pareille allait se produire. Je
n’ai jamais été amoureux de ma vie donc je ne sais
même pas comment ce genre de chose nous rend.

Tout ce que je sais, c’est que son joli sourire hante


mes pensées. Actuellement je suis dans le restaurant
de l’entreprise, entrain de déjeuner avec Karim.

Karim : Tu m’as l’air dans les nuages. Tu n’as pas de


problème j’espère.

Que dois-je lui dire ? Qu’un extraterrestre a pris


possession de moi ?

Moi (ton las) : Juste assez fatigué mais ça va.


Karim : Tu es sûr ? J’ai l’impression que quelque
chose te tracasse. Au fait, comment va ta femme ?
Moi : Elle va bien !
Karim : Ça va entre vous ?

Dès fois j’ai l’impression qu’il sait lire dans les


pensées.

Moi : Pourquoi ça n’irait pas ?


Karim : À cause de ton comportement. La dernière
fois qu’on est allé diner, tu ne t’es pas gêné de la
rabaisser devant nous. La pauvre, j’avais vraiment
pitié d’elle. Est-ce que tu sais que tu devras payer
pour chaque larme que ta femme versera par ta
faute ?
Moi : Ce n’est pas de ma faute si mon père m’a marié
à une villageoise.
Karim : Villageoise tu dis ? Est-ce parce qu’elle est
timide que tu la traite ainsi ?
Moi : Je n’ai pas envie de t’entendre me rabattre les
oreilles avec elle.
Karim : N’oublie pas que je te considère comme mon
frère. Je vais te dire une chose que je te demanderai
de ne jamais oublier. Tu as en ta possession un trésor,
sache comment le préserver sinon tu le regretteras.
Dès le premier regard, j’ai décelé en ta femme une
très grande spiritualité. Tu sais, lorsqu’une personne
est pieuse, Dieu la récompense par une lumière que
seul celui qui sait regarder verra. Si elle n’est pas
comme tu veux, façonne-la pour qu’elle le devienne.
Si tu essayes de la redresser tu vas la brisée. Change
là, mais de manière intelligente.

Cette fois ci, je dois avouer qu’il a raison.

Moi : OK !

J’ai vite fait de changer de sujet en parlant du job


qu’on est censé terminer. La journée s’est vite passée.
Je n’ai pas tardé dehors comme à l’habitude. J’ai
directement pris la direction de chez moi. Je vous
vois déjà hein ? Ne vous méprenez pas. J’ai juste
besoin d’éteindre la braise qu’elle a allumée en moi.

En arrivant à la maison, j’ai été surpris de constater


que la pièce était plongée dans le noir. Il n’y avait
qu’une faible lumière qui provenait de la chambre de
Fatima.

Je m’y suis dirigé en pensant qu’il lui était arrivé


quelque chose et j’ai été surpris, voir même étonné de
voir la chambre éclairée par des bougies parfumés.
Elle a mis une nappe à même le sol, mis les grands
plats dans les petits plats.

Je me demandais où elle était passée lorsque je l’ai vu


sortir de la douche, enveloppée d’un peignoir. La
faible lumière qui l’éclair lui donne un air vraiment
magnifique.

Fatima (s’avançant vers moi) : Je veux tout faire pour


te plaire, je te prie cette fois ci de bien vouloir faire
de moi une femme.

Aujourd’hui c’est vraiment ma journée de surprise.


Bonne ou mauvaise ? Je crois bien que cette fois ci je
peux baisser les armes.
Chapitre 7

« Elles sont pour vous un vêtement tout comme vous


êtes pour elles aussi un vêtement » (coran)

Fatima

La scène de ce matin m’a boostée à prendre les


choses en main. Lorsqu’il est partit au boulot, j’ai
d’abord fait le ménage dans la maison avant d’aller
rejoindre Anta que j’ai trouvée entrain d’éplucher des
légumes pour le déjeuner.
Moi : Bonjour Anta
Anta : Ma fille comment tu vas ? Tu as bien dormie ?
Moi : Al hamdoulilah et toi ?
Anta : Ça va Dieu merci.

J’avoue que ce que je m’apprête à lui demander est


assez délicat, mais elle m’a prouvée qu’elle
m’apprécie bien depuis que je suis arrivée. Elle
pourrait être ma mère alors je peux essayer de lui
demander quelques astuces.

Moi (bégayant) : En fait, j’ai besoin de te poser


quelques questions assez personnelles si tu n’y vois
pas d’inconvénient.

Elle a arrêtée ce qu’elle faisait avant de me tenir par


la main et m’inciter à m’asseoir sur un des tabourets.

Anta : Tu es comme ma fille. Si je peux t’être utile, je


le ferais avec joie.
Moi : En fait, j’ai envie de préparer une petite
surprise pour Ibrahim mais je ne sais pas trop
comment m’y prendre dis-je en me grattant la tête.
Anta : Vous partagez déjà la même chambre ?

Comment as t elle su qu’on ne dormait pas


ensemble ?

Moi (gênée) : Hu..


Anta (me coupant) : Tu n’as pas à être gênée. Je suis
une grande personne et c’est normal que je puisse
remarquer ce genre de chose. Tu sais, ton homme
n’est pas méchant. Il a un sale caractère ça je suis
d’accord mais au fond il a toujours été un gentil
garçon. C’est la mort de sa mère qui a eu raison de lui
tellement ils étaient proches. Il est devenu
méconnaissable par la suite. Déjà que son père et lui
ne s’entendent pas bien, donc je crois que c’est tout
ça qui le rend comme ça. Si tu arrives à faire les
choses comme il aime, tu découvriras un très bon
aspect de sa personnalité.

Déjà, je suis toujours sur un petit nuage à cause de ce


qui s’est passé ce matin. J’ai été énormément surprise
de la douceur dont il a fait preuve à mon égard. Je
n’aurais jamais imaginée qu’un jour il ce serait
montré si attentionnée envers moi. J’espère tout
simplement que ça durera.

Moi : Ok je comprends. Que le bon Dieu l’aide.


Anta : Amine ! Il a de la chance d’avoir une femme
comme toi. Fait beaucoup d’invocation pour ton
ménage, InchaAllah Dieu t’aidera.
Moi : Merci !
Anta : Alors ? De quoi as-tu besoin ?
Moi : En fait, j’aimerais organiser un diner en tête à
tête avec lui pour essayer de briser la glace qu’il y a
entre nous seulement je ne sais pas comment m’y
prendre.

Elle a semblée réfléchir quelques secondes avant de


reprendre la parole.

Anta : Comme vous ne dormez pas ensemble, je te


propose de le faire dans la chambre. Elle est immense
donc tu pourras la décorer à ta guise.
Moi (étonnée) : Le faire dans la chambre ?
Anta : Oui ma fille. Je vais te montrer comment tu
vas décorer la chambre, on ira tout à l’heure acheté
des bougies et quelques trucs. Et si ce soir tu laissais
tes cheveux à l’air libre ? Je sais que les peuls ont de
longs cheveux de nature
Moi : Oui c’est vrai. En fait ça se boucle énormément
raison pour laquelle je préfère les cacher.
Anta : Va au salon de coiffure et fait toi belle pour lui.
Il mérite d’être heureux et avec un peu d’effort, il se
montrera gentil avec toi.
Moi : Je te remercie du fond du cœur. Que le bon
Dieu te gratifie
Anta : Amine ma fille ! J’ai hâte de voir des petits
Bah courir dans toute la maison.

Des enfants ? J’ai sentie une boule énorme se former


au niveau de ma gorge ce qui n’est pas passé
inaperçue vu la manière dont elle s’est moquée de
moi.

Anta : Ah ma fille ne t’inquiète pas. Quand sa


viendra, tu seras la femme la plus heureuse sur terre.
Moi : Amine.

Après l’avoir remerciée, je l’ai aidée à préparer le


déjeuner. Elle me racontait comment cette maison
était pleine de vie du temps du vivant de sa mère. Ça
doit vraiment être dur de perdre une maman et je
n’ose même pas imaginer tout ce qu’il a du enduré.

****

Comme convenu, en après midi je me suis rendu dans


un très grand salon que m’a conseillée Anta. J’ai fait
mon brushing, manucure et pédicure, enfin la total
quoi. Elles ont voulues me maquiller mais je me suis
dis que ça n’en valait pas la peine vu que je devais
faire mes ablutions par la suite.

Après m’être fait pouponner, je suis revenue à la


maison. Anta m’a dit qu’elle se chargera de la cuisine
donc je n’ai pas de problème à me faire de ce côté.
Elle m’a aidée à décorer la chambre et à la fin c’était
vraiment magnifique.

On a dressé le lit avec des draps rouges. Mis des


pétales de rose partout. On a aussi allumé des bougies
senteurs et vers 18h, tout était déjà finie. Comme elle
m’a dit qu’il descend à cette heure, je suis rentrée
sous la douche pour me laver.

J’ai pris tout mon temps. J’ai même utilisée des gels
de douche qui sentent bon pour avoir une odeur
agréable sur le corps. J’ai juste passé du rouge sur
mes lèvres que je me suis mise à caresser du bout des
doigts.

J’ai directement eu des frissons en repensant à sa


bouche sur la mienne. C’était magique. Jamais je
n’aurais imaginée ressentir une chose si intense. Dieu
sait vraiment comment il fait ses choses.

Comment un simple baisé peut-il éveiller en un être


tant de sensation ? C’était à la fois, chaud et froid. Un
bon mélange qui m’a donnée des picotements au
creux de mon bas ventre. Néanmoins je me demande,
éprouverais -je du plaisir? Je dois rappeler que je suis
excisée et je ne sais pas si nous avons droit au plaisir
pendant l’acte. Et s’il me repoussait à cause de ça ?

J’ai vite fait de chasser ses idées bizarroïdes de la tête


lorsque j’ai entendu un bruit provenir de la chambre.
J’ai regardée mon visage et j’ai affichée un sourire
que je me voulais convaincant pour ne pas passer le
reste de la soirée sous la douche, tant je suis stressée.

Rassemblant mon courage à deux mains, je me suis


recouverte d’un peignoir avant de m’avancer vers lui.
Moi (soutenant son regard) : Je veux tout faire pour te
plaire, je te prie cette fois ci de bien vouloir faire de
moi une femme.

Je crois que de là où il est, il peut entendre les


battements effrénés de mon cœur. Il m’a sondée du
regard un court instant avant de m’embrasser. Ah
cette bouche ! Je viens à peine de la découvrir mais je
crois que je pourrais passer des éternités là-dessus
sans m’arrêter.

Il a une manière si douce de glisser sa langue dans


ma bouche, que je sens tout mon corps recouvert de
chair de poule. On s’est longuement embrassés.
Lorsqu’il m’a attirée à lui, il a passé ses mains dans
mes cheveux en massant mon cure chevelure.

Même l'envie de toucher son corps y est, je n’arrive


pas à bouger le petit doigt. Mon corps est aussi tendu
qu’un bâton. Mes envies n’arrivent pas à suivre mes
mouvements. J’ai dû me contenter de le laisser faire.
Je suppose qu’il doit sûrement être plus expert que
moi.

Lorsqu’il a stoppé le baiser, il m’a portée et m’a


allongée comme s’il tenait un objet précieux dans ses
bras. Il a ôté mon peignoir qu’il a fait glisser avant de
l’envoyer valsé sur le sol.

Notre baiser a repris de plus belle. Ses mains ont


commencées à caresser par-dessus la fine dentelle de
soie que j’ai portée mes seins qui pointaient déjà vers
le moyen orient. Il a laissé glisser sa main le long de
mon ventre avant de remonter jusqu’à mes seins.

J’ai l’impression de perdre le control de ma personne


ou de ne plus être moi. Je ne sais pas ce qui m’arrive,
mais j’ai l’impression d’être en feu. Mon corps ne
veut pas que cela s’arrête.

Ibrahim : Si je te fais mal à un moment, arrête-moi.


Tu as compris ?
Moi (voix faible) : Oui !

Cette fois ci ce n’est plus ses mains qui touchent mon


corps, mais c’est sa bouche. Lorsqu’il a posé sa
bouche sur mon cou, j’ai sentie des frissons
envelopper tout mon corps.

J’ai fermée les yeux pour savourer ce qu’il me faisait,


ne sachant comment réagir. Sa bouche est passée de
mon cou à mes oreilles qu’il a mordillé légèrement.
Je ne sais pas comment j’ai fait, mais j’ai émis un
petit son qui ressemblait à un gémissement.

Il a repris ma bouche cette fois ci pour un baiser plus


enfiévré. D’un geste lent, il a tiré sur le fil de ma
nuisette et je me suis retrouver toute nue. Il a à son
tour déboutonner sa chemise et retirer son pantalon
pour se retrouver en boxeur. Oui, je sais que c’est moi
qui devrais le faire, mais je n’arrive pas à bouger ni à
osée quelque chose par peur de mal faire les choses.

Il m’a embrassée à nouveau avant de descendre avec


sa langue le long de mon cou jusqu’à ma poitrine. Il a
attrapé dans le creux de sa main un de mes seins, et
posé le bout de sa langue sur le téton de mon sein
gauche. A ce moment, j’ai vraiment crû défaillir tant
le plaisir qu’il a fait naitre en moi a triplé.

J’ai au moins réussis à glisser mes deux mains dans


ses cheveux en émettant des petits gémissements. J’ai
crû que j’étais au bout de mes surprises jusqu’à ce
qu’il pince mon sein avec le bout de ses doigts.
Ibrahim : Tu aimes ?

Si j’aime ? J’aimerais lui dire à gorge déployée de ne


jamais s’arrêter.

Ibrahim : Tu aimes ?
Moi : Oui j’aime.
Ibrahim : Tu veux que je continue ?
Moi : Oui
Ibrahim : Fait moi une phrase correcte.
Moi (honteuse) : Oui, je veux que tu continues.

Il a déposé par la suite des petits baisés sur mon


ventre. Je me suis torpillée lorsqu’il a introduit sa
langue dans mon nombril. Il ne s’est cependant pas
arrêter là, il est remonté avec sa langue pour
reprendre mon autre téton qu’il s’est amusé à lécher
tout doucement.

Malgré ma nervosité, j’ai quand même pu poser ma


main sur son dos. C’est bien la première fois que je
touche un homme, ou plutôt mon homme et je crois
que l’effet est vraiment magique.

Ibrahim : Caresse-moi !

J’ai hésitée quelque seconde avant de glisser ma main


tout délicatement sur sa peau douce. Jamais je n’ai
touchée une telle merveille de toute ma vie. Suis-je
dans un rêve ?

Il est revenu par la suite jusqu’à ma bouche pour


m’embrasser. Je sens son érection entre mes jambes
et je dois dire que je suis énormément anxieuse quand
à ce qui se passera par la suite.

Ibrahim : N’ai pas honte de moi. Sors mon pénis


avec une de tes mains et caresse le bout.
Sortir quoi ? Son engin ?

Voyant que je ne bougeai pas, il a lui-même introduit


ma main à l’intérieur de son caleçon pour m’inciter à
attraper. Soubhannallah ! J’ai juste envie de prendre
mes jambes à mon cou et me tirer d’ici même si c’est
par la fenêtre.

Ibrahim : Ça ne mord pas.

Je l’ai sorti avec toute la maladresse possible. Il a lui-


même retiré son caleçon.

Je pensais qu’il allait directement s’introduire en moi,


mais au lieu de ça c’est un de ses doigts qui est allé
fouillée mon intimité.

Moi (voix faible) : Je suis excisée.

Il s’est arrêté brusquement tout en me dévisageant.


Ça y est ! Je savais que c’était trop beau pour être
vrai.

Ibrahim : Je me doutais bien de ça.


Moi : Tu veux qu’on arrête ?
Ibrahim : Pourquoi ça ? Tu ne me fais pas confiance ?

C’est vraiment un ouf de soulagement pour moi car je


croyais qu’il allait refuser de me toucher à cause de
ça.

Moi : Je te fais confiance.


Ibrahim :Laisse-moi faire. Ça signifie tout
simplement que tu es vaginale.

On s’est à nouveau embrasser même si je ne


comprenais pas ce qu’il venait de me dire. J’ai
caressé sa queue en ayant peur que cet anaconda ne
me dévore toute crue.

Il a titillé l’entrée de mon vagin et bizarrement, j’ai


trouvée cela assez excitant. Je n’ai pas compris ce
qu’il voulait faire jusqu’à ce que sa tête se retrouve
entre mes deux cuisses.

Moi : Qu’est ce que tu fais ?


Ibrahim : Laisse-moi faire !

Je me suis détendue lorsque j’ai ressentie un plaisir


m’envahir complètement. J’ai dû fermée à nouveau
les yeux pour ne pas perdre le contrôle de ma
personne tant ce qu’il me fait est bon. Oui,
merveilleusement bon !

Il m’a léchée pendant un long moment avant


d’introduire un de ses doigts en moi. Il a commencé
par la tournée à l’intérieur en faisant des
mouvements de va et viens.

Je ne savais pas qu’on pouvait ressentir ce genre de


plaisir dans la vie. J’ai eu un peu mal lorsqu’il a mis
cette fois deux doigts. J’ai stoppée son geste
automatiquement.

Il n’a pas insisté bien au contraire. Il s’est contenté de


revenir jusqu’à moi pour m’embrasser à nouveau
avant de remettre un autre doigt.

Ibrahim : Tu mouilles énormément et j’ai peur de te


faire mal en rentrant directement mais j’ai trop envie
de toi. C’est la raison pour laquelle j’essaye de
t’apprêter en t’écartant avec mes doigts. Supporte et
laisse-moi continuer.
Je me suis tout simplement contenter de l’embrasser.
Lorsqu’il a accéléré un de ses doigts en moi, j’ai
vraiment crû que j’allais devenir folle, tellement je
criais. La honte ? Eh beh je ne sais plus ce que c’est
actuellement.

Il s’est penché sur le côté sans arrêter son geste.

Ibrahim : Je sais que tu vas bientôt jouir. Regarde moi


dans les yeux, ne les fermes pas et jouie pour moi. Ne
retiens pas le plaisir que tu ressens. Libère toi. J’ai
envie de te regarder dans le blanc des yeux et lire en
toi le plaisir que je te procure.

J’ai ouvert difficilement les yeux, mais j’ai fait


comme il me l’a dit. Cette chose que je crois être la
jouissance n’a pas tardé à arriver. Ça m’a arrachée un
énorme cri. Je me suis sentie complètement
déboussolée par ce que je venais de ressentir. Je crois
que je n’ai même plus la force d’ouvrir la bouche. Je
ressens ce plaisir, jusqu’aux bout des ongles.

Seulement, il ne m’a pas laissée de répit. Il m’a


automatiquement embrassé avant de se mettre entre
mes cuisses et frotter sa queue sur mon vagin. Je
pensais être au bout de mes surprises, mais c’est loin
d’être le cas. Il a recommencé à réveiller d’autres
sortes de désir en moi lorsqu’il a repris mon téton en
continuant son geste.

Il s’est affaissé de tout son poids sur moi avant de me


chuchoter à l’oreille

Ibrahim : C’est maintenant que je vais faire de toi une


femme !

Il a essayé de passer l’entrée de mon vagin mais je


l’ai directement repoussée tant c’était douloureux.
Moi : Non ! Ça fait trop mal.
Ibrahim : Oui je le sais mais mieux vaut souffrir pour
une fois et en terminer.

Tout mon plaisir de tout à l’heure s’est transformé en


une horrible douleur. Je ne sais pas combien de temps
il a essayé.

Quand je le repousse, il me chuchote des mots à


l’oreille avant de reprendre de plus belle.

J’ai vraiment crû qu’on me transperçait avec un


couteau lorsqu’il m’a pénétrée d’un coup.

Moi : Aïe ! Ça fait mal !


Ibrahim : Chute ma belle. Le plus dure est déjà fait.
Je suis en toi. Laisse-moi terminer le boulot.

Il a commencé à bouger en moi malgré que je le


suppliais d’arrêter tant ça faisait mal. Il me rassurait à
tout moment en me disant que ça devait terminer
d’une minute à l’autre.

Les larmes ont commencés à couler tout seul. J’avais


l’impression qu’une personne était entrain de mettre
son doigt dans une de mes plaies tellement ça faisait
mal.

Je crois que c’est après avoir jouie qu’il est retombé


lourdement sur moi en posant sa tête sur ma poitrine.

Lorsqu’il l’a relevé, il s’est glissé sur le côté avant de


me prendre dans ses bras.

Ibrahim : Je m’excuse mais il fallait que je le fasse.


Plus on attend pour passer à l’acte, plus la douleur
s’intensifie. C’était un mal pour un bien. Tu as
demandé à ce que je fasse de toi une femme,
maintenant tu l’es.

Au lieu de le remercier, je me suis mise à pleurer


bêtement dans ses bras pendant un long moment. Il se
contentait simplement de me caresser les cheveux
sans dire un mot. Que dois- je dire de ce moment, si
ce n’est qu’il était merveilleux mais ampli de
douleur ?

Moi : Merci !
Ibrahim : Merci à toi de m’avoir donné ce privilège.

C’est bien la première fois que je le sens si prêt de


moi et je remercie le bon Dieu de m’avoir accordée
cette faveur de découvrir ce que c’est que les
merveilles du plaisir charnel au côté de mon
mari……………………..

Chapitre 8
« Vos épouses sont pour vous un champ de labour.
Allez à votre champ comme vous le voulez et œuvrez
pour vous-même à l’avance. Craignez Allah et sachez
que vous le rencontrerez et faite gracieuse annonce
aux croyants » (Coran sourate 2 verset 223)

Ibrahima

J’ai passé une magnifique soirée. Vraiment, je suis


moi-même surpris de ce qui s’est passé aujourd’hui.
Comment dire ? Je ne savais pas que cela pouvait être
si agréable que ça d’être le premier d’une femme.

Elle s’est endormie dans mes bras et je n’ai pas le


courage de la réveiller. Je passe juste mon temps à la
regarder dormir. Elle parait si calme, douce, on dirait
un ange tombé du ciel.

Et si mon orgueil avait fait en sorte que je ne vois pas


ce qu’on m’a donné ? Et si mon père avait voulu le
meilleur pour moi en me donnant cette femme qui a
même du mal à soutenir mon regard ?

Ne devrais-je pas essayer de voir ce que ça donnera ?


Elle ne m’a jamais regardé de travers. C’est moi qui
ai toujours été un chien avec elle mais n’empêche,
elle m’a demandé des excuses comme si elle avait
fauté.

J’ai été touché. Oui je crois que dès fois, on ne sait


pas comment réagir face à certaines situation donc on
se cache derrière des torrents d’excuse. Il est
nettement plus facile de se montrer mauvais que
d’être gentil, plus facile de détester que d’aimer.
Parce que même pour aimer une personne, il faut de
la patience, savoir faire preuve de compromis, faire
tout pour qu’elle se sente bien. La choyer, la protéger
de tout ce qui pourrait la nuire. Savoir aimer n’est
pas donné à tout le monde.

Que suis-je censé faire ? Apprendre à l’aimer ?


Essayer de la connaitre ? Je n’ai jamais posé des
questions sur elle. Mis à part son prénom, en fait je
ne connais rien de ma femme, aussi choquant soit -il.

Je crois que le mieux pour moi c’est d’apprendre à la


connaitre. Me faire violence pour ne pas laisser mon
sale comportement déteindre sur elle. Qui sait si elle
aussi n’a pas eu à être obligée de se marier avec
moi ? J’ai crû être la seule victime mais n’est t-elle
pas plus victime que moi ?

Lorsqu’elle a commencée à bouger, j’ai esquissé un


sourire en posant le revers de ma main sur sa joue et
elle m’a bien rendue mon sourire.

Moi : Bien dormie ?


Fatima : Oui. Je ne m’en suis même pas rendue
compte.
Moi : C’est normal mais tu n’as pas beaucoup dormie
aussi.

Elle a voulu se levée, mais elle a stoppée son geste en


grimaçant de douleur.

Moi (inquiet) : Tu as mal ?


Fatima : Oui, ça chauffe.
Moi : Attends !

J’ai porté mon caleçon avant de la soulever et


l’emmener dans la baignoire que j’ai remplie d’eau.
Fatima : Merci beaucoup.
Moi : C’est tout à fait normal. Tu veux que je te
lave ?
Fatima : Je vais me débrouiller.
Moi : En cas de besoin, je suis à côté.

Je suis sortie de la douche pour me rendre dans la


chambre. Je remarque qu’il y a une grosse tâche de
sang sur le lit. J’ai enlevé le drap que j’ai mis dans la
buanderie avant d’enfiler un débardeur.

C’est la première fois que je déflore une femme et


croyez moi que ce n’est pas évident. J’ai le pénis qui
me fait mal à force d’avoir essayer. On dit que la
femme souffre mais l’homme aussi souffre. Parce que
le fait de forcer le passage n’est pas évident.

Je suis allé dans la chambre d’amis pour prendre une


douche et profiter pour faire mes grandes ablutions.
D’habitude je prie seul, mais j’ai préféré attendre
pour prier avec elle.

Lorsque je suis retournée dans la chambre, elle venait


à peine de passer sa robe pour prier.

Moi : Viens, on va prier ensemble.

Elle a semblée étonner mais n’a pas fait de


commentaire.

Que dire de ce que j’ai ressenti au moment de


m’adresser à Dieu avec la femme qu’il m’a donné ?
Je me suis senti en paix avec moi-même mais en
même temps envahi par des remords.

Qu’à t-elle dû penser lorsque je la dénigrais, traitait


de villageoise, forçait à prendre des vitamines parce
que je la trouvais trop maigrichonne ? J’ai vraiment
honte de moi.

J’ai demandé à Dieu après notre prière de m’aider à


être un homme meilleur mais surtout de m’aider à
mériter la femme qu’il m’a donné.

Moi : Je suis vraiment désolé Fatima.


Fatima (surprise) : Pourquoi ?
Moi : j’ai été un con avec toi. Tu ne méritais pas ça !
Fatima (souriant) : Ce n’est pas grave.
Moi : Si, c’était grave. C’est juste que t’es trop gentil
pour le remarquer.
Fatima : Je te pardonne alors.
Moi : Merci. Bon je ne sais pas pour toi, mais moi
j’ai vraiment faim. Ne bouge pas, je vais réchauffer la
nourriture et l’apporter. Je sais qu’actuellement tu ne
dois pas être dans ton état.
Fatima : Non, c’est à moi de le faire.
Moi : Le meilleur des hommes est le meilleur avec sa
femme. N’est -ce pas ce que le prophète Psl (paix et
salut sur lui) a dit ? C’est aussi mon devoir de te faire
plaisir.

Elle a juste acquiescée de la tête.

Au moment de me rendre dans la cuisine, mon


téléphone s’est mis à sonner.

Moi : Allo ?
Bouba : Connard ! Depuis tout ce temps je tente de
te joindre en vain.
Moi : Tu oublies que je suis marié ?
Bouba : Ne me dis pas que t’étais occupé à faire ce
que je pense que tu faisais ?

Plus con que lui, je meurs !


Moi : Et en quoi ça te regarde ? Si tu n’as rien à me
dire d’extra je vais devoir raccrocher. Je suis occupé.
Bouba (ton taquin) : J’en connais un qui commence à
mordre à l’hameçon. En fait je t’appelais par rapport
à l’amie de ta femme.
Moi (étonné) : Quelle amie ?
Bouba : Mounas. J’ai rendez-vous avec elle tout à
l’heure.
Moi (agacé) : En quoi cela me regarde t il ?
Bouba : Je voulais que tu le sache. Elle est hyper
bonne et j’ai envie de conclure avec elle.
Moi (énervé) : Si tu veux, tu peux même t’envoyer en
l’air avec la fille de ton président que je n’en aurais
rien à foutre. Maintenant je vais raccrocher.

Non mais le mec là me dépasse vraiment.

Après avoir finit de réchauffer la nourriture, je nous


ai servis à manger. D’habitude je mange seul dans
mon assiette, mais cette fois ci j’ai voulu qu’on
mange ensemble.

Moi : Même pour manger devant moi tu as honte ?


Fatima (baissant la tête) : Non..
Moi : Je te rappel que je t’ai déjà vu nue. Donc tu ne
dois plus avoir honte de moi.

Elle a encore recommencée à rougir.

Fatima : C’est la première fois aussi que je mange


avec toi, c’est tout à fait normal.

J’ai découpé un bout du steak que j’ai mis dans sa


bouche.

Moi : Si je te donne à manger, au moins tu n’auras


pas honte. Alors, parle-moi de toi. Tu es étudiante ?
Fatima : Oui. J’ai eu ma licence l’année passée en
Banque Finance.
Moi : ah bon? Mais c’est bien ça. Mais pourquoi vous
les femmes, aimez tant l’argent ?
Fatima (souriant) : Non, moi je n’aime pas. C’est
plutôt les calculs que j’aime.
Moi (ton taquin) : Oui, les calculs de l’argent c’est
sûr.
Fatima (rigolant) : Voilà. Comme ça je vais bien gérer
ton patrimoine.
Moi : C’est qu’elle est aussi intelligente
apparemment. J’ai décroché le gros lot. Al
hamdoulilah !
Fatima : Intelligente serait trop dire, mais je me
débrouille pas mal.

Nous avons passés le reste de la soirée à parler de


tout et de rien et veiller devant la télé. C’est bien la
première fois depuis que je suis arrivé qu’on dorme
ensemble et c’est loin de me déplaire.

****

J’ai dormi comme un bébé. C’est Fatima qui m’a


réveillé en me disant qu’il était l’heure de la prière.
Donc après avoir accomplis mes obligations
religieuses, je me suis encore assoupi quelques temps
avant de me rendre au boulot.

Moi (sur le palier de la porte) : Ton mari s’en va et tu


ne l’embrasses pas ?

Elle s’est avancée timidement vers moi pour me faire


un baisé.
J’ai dû l’attirer jusqu’à moi pour l’embrasser
convenablement. Ça m’a coûté un gros effort pour me
détacher d’elle tant j’avais envie de me perdre encore
dans son jardin secret.

Moi (ton suave) : Surtout attend moi en petite culotte


aujourd’hui. La soirée risquerait encore d’être
mouvementer.

Elle a esquissée un sourire avant de baisser la tête et


me lâcher un Ok inaudible.

Je suis arrivé au boulot de super bonne humeur et


c’est Karim qui l’a remarqué en premier.

Karim : J’ai l’impression que contrairement à moi, y


en a un ici qui a fait des rêves en couleur.
Moi : Vraiment je ne comprendrais jamais l’être
humain. Quand je suis de mauvaise humeur, on me
traite de tous les noms. Maintenant que je suis de
bonne humeur, on me fait des reproches. Tu veux
quoi au final ?
Karim (rigolant) : Tu sais quand ce n’est pas une
habitude, c’est tout à fait normal.
Moi : Vieux plouc. Pense à te trouver une femme, ça
te fera du bien.
Karim : Ai-je bien entendu ? Une femme ? Quoi le
mariage te parle déjà ?
Moi : Ça ne te regarde pas. On a du pain sur la
planche ce matin, donc ne me fatigue pas.

Je me présente Ibrahima Bah et j’ai 32 ans. Je suis le


fils unique de mes parents. Ma mère est décédée
comme vous le savez déjà lorsque j’avais 28 ans. Ça
a été une période très difficile de ma vie mais al
hamdoulilah, j’ai pu me sortir la tête de l’eau.
Je travail dans l’entreprise familiale de papa. Il
possède plusieurs entreprises et nous sommes dans le
commerce. On commercialise des matériaux de
construction que nous revendons à de grande
entreprise ici et al hamdoulilah ça ce passe bien.

C’est à la mort de maman que j’ai commencé à faire


la navette entre la France et la Guinée. À une période
je ne voulais plus que quelque chose me fasse pensée
à elle, je suis donc resté deux ans là-bas malgré toutes
les tentatives de papa pour me faire revenir.

C’est vrai que c’est mon père mais on ne s’entend


vraiment pas. Il passe son temps à me critiquer. Soit
je suis un bon à rien, soit je ne mérite pas d’avoir
d’argent, il trouve toujours quelque chose à redire sur
moi et comme c’est mon père je n’ai pas trop le choix
que de passer sous silence ma résignation.

En milieu d’après midi, j’ai eu l’idée d’inviter ma


Femme pour un dîner en amoureux. J’ai donc réservé
une table dans un restaurant gastronomique. Je crois
que si j’ai envie que ça se passe bien entre nous, il va
falloir que je me bouge.

J’imagine qu’elle doit aussi faire des efforts pour ça


et qui sait si vous n’allez pas nous attribuer le rôle du
meilleur couple de l’année ? Oui, je sais que jusqu’à
hier je ne voulais même pas la voir en peinture mais
n’est- ce pas ont dit que seul les imbéciles ne
changent pas ? Comme je n’en suis pas un, je vais
essayer de faire en sorte que les choses fonctionnent
entre nous.

****
Nous avons pris la direction du restaurant après avoir
effectués la dernière prière. C’est moi qui lui ai
choisie une tenue et je dois avouer qu’elle est
vraiment ravissante à l’intérieur.

J’ai attrapé sa main lorsque nous sommes rentrés


dans le restaurant. Tous les regards ont convergés
vers nous mais je m’en fiche. Je sais que je suis
connue de partout donc les gens doivent sûrement se
dire qu’après avoir caché ma femme, je l’ai enfin
étalé au grand jour.

On venait à peine de prendre place lorsque Awa, mon


plan cul a fait irruption à notre table. Elle a regardé
Fatima de la tête jusqu’au pied avant de me regarder
à mon tour.

Awa : Oh mon amour, comment tu vas ?

Son amour ? Mais qu’est-elle entrain de me faire


comme ça ?..............

Chapitre 9

« Ce monde d’ici bas est un monde de jouissance et


la meilleure des jouissance est la femme vertueuse »
Mère Halima

Aujourd’hui je suis très heureuse. Ma fille m’a dit


qu’ils ont finalement franchis le cap et cette nouvelle
n’aurait pas pu tomber mieux. Apparemment le
marabout avait raison en me disant que les
médicaments allaient vite faire leurs effets.

Lorsque j’avais quittée chez eux, je l’avais appelé


pour lui dire que ce que j’ai vu entre elle et son mari
ne m’a pas plut et il m’a dit qu’il devait s’en charger
fort heureusement pour moi.

Concernant le médicament que j’ai donné à Fatima,


c’est pour que ça puisse attirer son homme. Plus le
médicament l’attrapera, plus il sera raide dingue
d’elle. Je suis contente que les résultats soit aussi vite
apparent. Je dois lui chercher cette fois ci des
protections contre les mauvais œil et je le ferais sous
forme de bague pour ne pas avoir droit à ces
interrogations.

Normalement demain on attend la délégation de ses


parents qui doivent venir déjeuner. On a prévu un
repas familial avec l’argent que son mari à donner
concernant sa virginité.

J’étalerais son pagne au grand jour pour que tous ces


sorciers sachent que l’enfant qui a tétée mon sein est
une fille prodige qui n’est même pas comparable à
ceux qui les servent d’enfant.

Je peux enfin me reposer sur mes lauriers vu que les


choses se passent comme je veux. En fait, lorsque la
famille de l’homme viendra, comme sa mère est
morte, une de ses tantes proches viendra s’agenouiller
jusqu’à mes pieds pour me dire tout le respect qu’il
me doit et faire les éloges de ma fille.

Ensuite la tradition demande à ce qu’on partage un


déjeuner à son honneur. Désormais, ma fille ne
m’appartient plus. Demain elle rentrera
définitivement avec les ustensiles de cuisine que j’ai
achetée pour elle.

Là je suis en route pour aller chez elle et voir si elle


n’a pas besoin de massage. Lorsque je lui ai
demandée si elle n’a pas trop souffert, elle m’a dit
juste un peu et qu’elle a même du mal à s’asseoir.

Mais avant d’arriver dans son appartement, je dois


m’arrêter chez son beau père parce que lui et moi
avons quelques trucs à mettre au clair. J’ai dû
composer son numéro pour être sûr que je le
trouverais là-bas.

Abdel : Allo ?
Moi : Comment tu vas ?
Abdel : Bien et toi ? Tu es où ?
Moi : Je suis à moins de cinq minutes. J’espère que tu
es à la maison.
Abdel : Oui, je t’attends !
Moi : Ok !

Personne ne me dira ici que je ne veux pas le bonheur


de ma fille. Si je ne mettais pas ma main à l’intérieur
de son foyer, qui sait si son mari ne l’aurait pas déjà
renvoyé de la maison ? Je ne pourrais jamais
supporter une chose pareille car grâce à elle je peux
déjà marcher la tête haute dans tout Conakry.

Lorsque je suis arrivée, j’ai saluée Anta avant de me


rendre à l’appartement de ce dernier que j’ai trouvé
entrain de regarder la télé.
Moi : Salam !
Abdel : Waleykoum salam ! Comment tu vas ?
Moi (m’asseyant) : Comment veux tu que j’aille ? Ma
fille m’a dit qu’ils ont finalement franchis le cap. Là
je suis même venue pour la masser un peu.
Abdel : Heureusement alors ! Tu voulais me voir
pourquoi ?
Moi : Ne fais pas semblant. Concernant notre accord,
j’attends toujours le reste de mon argent.
Abdel : Je reconnais que ta fille est une bonne
personne, mais tant que je n’aurais pas eu ce que je
voudrais, je ne pourrais pas te payer. Il faut que je
sache que ça a d’abord marché.
Moi : Laisse-lui au moins deux semaines, le temps
qu’elle s’habitue à son homme. On avait convenu que
ce serait juste une seule fois. Je sais qu’elle ne parlera
jamais de ça donc respecte les conditions.
Abdel : Tu penses parler à qui ? N’oublie pas que toi
et moi on se connait depuis longtemps. Donc si tu
veux jouer à la femme vertueuse, fais-le ailleurs.
Moi : Et puis quoi encore ? Toi-même tu sais qu’il ne
s’agit pas de ça. D’ailleurs j’ai bien changée
maintenant. Je suis une femme respectée alors fais en
de même
Abdel (rigolant) : On n’oublie pas son passé et moi je
fais parti de ton passé. Tu peux même tromper et
jouer à la sournoise mais tu sais que ce masque ne
tient pas la route devant moi.
Moi (énervée) : As-tu besoin de me rappeler tout ça ?
Abdel : Juste que tu sache que si tu es là, devant moi
à jouer à tes airs de grande dame, c’est à cause de
moi et tu me dois tout. Donc ne me fatigue pas.
D’ailleurs, va rejoindre ton adorable fille. Elle
t’attend tonna t il sur un ton plein de mépris
Dès fois il me sort par les narines. Je comprends d’où
Ibrahim tient son sale caractère. Son père c’est un
vrai fumier.

Moi (me levant) : Respecte tout simplement notre


accord !

Je me suis saisie de mon sac avant de sortir de son


appartement pour me rendre chez ma fille à l’étage
supérieur.

Elle est venue m’ouvrir quelques temps après avoir


sonner.

Moi (la prenant dans mes bras) : Ma fille est devenue


une femme. Comme je suis contente pour toi. Tes
tantes voulaient venir avec moi mais je leurs ai dit
d’attendre demain quand tu rentreras une bonne fois
avec tes ustensiles. Tu n’as pas trop souffert ?
Fatima : Al hamdoulilah maman. Le plus dur est déjà
fait.

Après m’avoir servie à boire elle est venue s’asseoir à


côté de moi.

Moi : Tu es sûre que tu ne veux pas que je te masse


un peu ? Ça te soulagera.
Fatima : Non maman ce n’est pas la peine. Je vais
bien.
Moi : Alors, as-tu commencée les médicaments ?
Fatima : Heu, non pas encore.
Moi (étonnée) : Pas encore ? Mais qu’est ce que tu
attends ? Que tes ennemis montent sur toi ?
Fatima : Je n’ai pas pu le faire hier. Mais inchAllah,
je commencerais aujourd’hui.
Moi : Je le fais que pour ton bien. S’il y a bien une
personne qui aimerais te voir heureuse sur cette terre,
c’est bien moi. Donc quand je te demande de faire
une chose, fais-le.
Fatima : Oui maman je le ferais.
Moi : Et ton mari ? Comment il va ?
Fatima : Il va bien. Il est allé au boulot.

Le petit sourire qu’elle tente de dissimuler ne passe


pas inaperçue.

Moi : On dirait que ma fille est très heureuse.


Fatima : Je l’ai toujours été et tu sais que je ne me
plains jamais.
Moi : C’est bien. Demain n’oublie pas que tu dois
venir tôt à la maison. Tout ceux qui pensaient que tu
étais une dépravée vont une fois pour toute fermé
leurs bouches.
Fatima : Je t’ai toujours dis de ne pas t’occuper de ce
que les gens peuvent penser de toi. Occupe toi
simplement de ta relation avec Dieu, c’est le plus
important. S’ils mentent sur toi, c’est à tes avantages
vu qu’ils le paieront tôt ou tard.
Moi : Oui mais là il s’agit de ton honneur et je refuse
que leurs propos déteignent sur toi. Bon je dois
rentrer pour faire des courses pour demain. Soit
toujours coquette pour ton homme et il n’aura d’yeux
que pour toi.
Fatima : Merci maman.

Je me suis sauvée vite fait. Je suis obligée de reporter


la cérémonie que je voulais organiser par faute de
temps. Mais demain, si Dieu le veut, je monterai
encore d’un grade grâce à elle.

*** Un peu plus tard dans la soirée***

Fatima
Je ne sais pas qui est cette femme, mais son
comportement ne me plais vraiment pas et
visiblement je ne suis pas la seule vu l’air que mon
mari affiche.

Ibrahim : Awa, comment tu vas ?


Awa : Je vais bien et toi ? Tu m’as manqué.

Le fait de voir ses mains sur l’épaule de mon mari ne


me plaît pas du tout, mais malheureusement je n’ai
pas mon mot à dire là-dessus.

Ibrahim : Au cas où tu ne l’aurais pas remarquée, je


suis accompagné par ma femme donc garde tes mains
bien serrés dans tes poches.
Elle m’a regardée comme si j’étais une vermine avant
de reporter toute son attention sur lui.

Awa : Ah donc les rumeurs étaient vraies ? Mais je


m’attendais à te voir avec une femme de ton rang et
non une fille sortie tout droit du village.
Ibrahim (énervé) : Je ne te permets pas de parler
d’elle comme ça. D’ailleurs ce sont les filles comme
elles qu’on cherche à marier pas des femmes sans
vergogne de ta catégorie.
Awa (s’adressant à moi) : Tu peux profiter tant que tu
voudras mais ça ne fera pas long feu. Quand il se
rendra compte qu’il s’est marié à un cadavre au lit, il
reviendra goûter à celle qui lui faisait perdre la tête.

Elle a tournée les talons en se dirigeant vers la sortie.


J’avoue que là, je suis énormément atteinte dans ma
dignité. Jamais, je dis bien jamais de toute ma vie une
inconnue ne m’a parlée sous ce ton. Et que voulait-
elle dire par revenir goûter ? Mon mari aurait-il eu
une liaison avec elle ?
Ibrahim (posant sa main sur la mienne) : Ne l’écoute
pas. C’est simplement une de mes connaissances qui
voulaient se marier avec moi mais comme elle n’a
pas eu ce qu’elle voulait, elle essaye de te faire du
mal.
Moi : Ok !

Il a changé de sujet par la suite avant qu’on ne


commande à manger. Heureusement pour moi que
j’ai appris à me servir des couverts sinon je ne sais
pas comment j’aurais fait aujourd’hui.

Cependant les mots de cette femme résonnent


toujours dans ma tête et cette question que j’ai envie
de lui poser me brûle énormément les lèvres. Je sais
pertinemment que je ne suis pas sa première et
j’arrive même à ressentir un pincement au cœur en
me disant qu’il aurait pu coucher avec elle. Pourquoi
est ce que l’être humain aime se lancer dans sa propre
destruction ?

Comme je n’ai pas envie de gâcher l’ambiance ou de


m’attirer encore ses foudres, j’ai préféré chasser cette
envie de ma tête.

Ibrahim : Si je t’ai invité, c’est pour que nous


puissions faire connaissance. Au fait, est -ce que ta
mère t’as dit que je leurs ai envoyé de l’argent ce
matin ?
Moi : Oui et je te remercie. Elle était même passée à
la maison pour me faire un massage.
Ibrahim (étonné) : Massage ? Elle t’a vu nue ?
Moi : Non. Je lui ai dis que j’allais me débrouiller.
Ibrahim : Je préfère ça alors. Ton corps m’appartiens
désormais donc si tu as besoin d’un quelconque
massage ou autre, dis le moi. Je le ferais avec plaisir.
J’ai recommencée à rougir bêtement en repensant à
notre scène d’hier.

Moi (honteuse) : Ok !
Ibrahim (ton taquin) : J’ai l’impression que y en a
une, qui n’a pas des idées très catholiques.

J’ai l’impression d’être un enfant qu’on a attrapé la


main dans le sac. Oui, j’ai toujours mal mais
n’empêche, je le désire énormément.

Moi (feignant l’indifférente) : Je ne comprends pas ce


que tu veux dire.
Ibrahim (rigolant) : Ne joue pas à la maligne avec
moi. Tu sais très bien de quoi je parle, mais compte
sur moi pour te faire plaisir.

Je ressens vraiment des picotements entre mes


jambes et ça me gêne énormément que ses paroles
aient autant d’effet sur moi.

****

Après avoir passé la soirée à visiter la ville, nous


sommes rentrés à la maison aux alentours de 1h du
matin. J’ai passée une soirée vraiment formidable
même si la scène de tout à l’heure me perturbe
toujours.

Moi : Je te remercie pour cette soirée.


Ibrahim (posant sa main sur ma joue) : Arrête de me
remercier à tout bout de champ. Je suis ton mari et
c’est tout à fait normal.

Je ne sais pas si c’est parce que je suis trop coincée,


mais à chaque fois qu’il me dit « je suis ton mari »,
j’ai l’impression que mon cœur va sortir de ma
poitrine, tellement je suis heureuse d’entendre ses
mots de sa bouche. Je me félicite de ne pas avoir
céder même lorsqu’il me traitait comme une moins
que rien.

J’étais entrain de me changer lorsqu’il est venu


derrière moi pour me prendre par la taille. Il a posé
des bisous sur mon cou qui m’ont directement fait
frissonner.

Ibrahim : Attends, je vais t’aider.

Il a fait descendre la fermeture éclair de ma robe


avant de me demandée de soulever les mains pour me
la retirer. Ensuite il a enlevé les épingles qui
soutenaient mon voile et détacher la queue de cheval
que j’avais attachée.

Ibrahim (souriant) : Tu es nettement plus belle


comme ça et je suis content d’être le seul à en
profiter.

Si je continue avec cette maudite timidité, je serais


sûrement le cadavre dont cette femme à parler au lit
et je refuse que mon homme aille voir ailleurs. Je ne
sais pas si je pourrais le supporter. Oui, ces paroles
m’ont vraiment affectés je dois le reconnaitre.

J’ai déboutonnée un a un les boutons de sa chemise


avant de la lui enlever. J’ai enlevé la ceinture qui
soutenait son pantalon avec des mains tremblantes
sous son regard ahurie.

Malgré son étonnement, il m’a laissé faire jusqu’au


bout. C’est lorsqu’il était en caleçon débardeur qu’il
m’a directement poussée dans le lit en m’incitant à
m’allonger.
Ibrahim : Tu vas me tuer si tu continues à prendre
tout ton temps.

Nous sommes en sous vêtement entrain de nous


embrassés comme si nos vies en dépendaient. Il a
passé ses deux mains derrière mon dos pour dégrafer
mon soutif.

Il m’a malaxé les deux seins avant de poser sa bouche


chaude sur un de mes tétons déjà durcies par le
plaisir. Il réveille d’énorme sensation en moi mais
malheureusement l’image de cette femme n’arrête
pas de me hanter du coup je n’arrive pas à totalement
profiter.

Il a ensuite posé sa langue sur mon ventre avant de


m’ôter le sous vêtement que je portais avec sa bouche
qu’Il a fait glisser le long de mes jambes.

Il m’a donnée des petits baisés sur les pieds en


remontant jusqu’à mes cuisses. C’est vrai que j’ai
envie de lui poser des questions, mais ce qu’il réveille
en moi est bien trop fort pour pouvoir réfléchir
encore correctement.

Je ne suis plus que soupir et gémissement depuis que


sa bouche mordille l’intérieur de mes cuisses. Je
m’apprêtais déjà à recevoir sa langue lorsqu’il a
stoppé son geste pour se lever.

Ibrahim : J’arrive !

Il arrive ? Pourquoi s’arrête t- il ? Que ce passe t -il ?


Je me suis mise à me poser des tas de questions avant
de le voir revenir et se replacer entre mes jambes.
Bien avant que je me pose des questions, j’ai senti du
froid sur mon vagin. Oh mon Dieu ! C’est un glaçon
qu’il tient dans sa bouche.

Je me suis mise à serrer le drap de toutes mes forces.


C’est bon ! Trop bon ce qu’il est entrain de me faire.
Je n’ai pas le temps de ressentir la douleur de ses
doigts dans mon vagin, parce que le glaçon me rend
littéralement dingue.

Je suis entrain de gémir comme une malade en me


passant les mains dans les cheveux. Le split est
allumé mais j’ai chaud, une chaleur plus interne
qu’externe.

Il est remonté en passant le glaçon sur mon ventre


jusqu’au niveau de mon téton. J’étais trop concentrée,
quand au plaisir qu’il me donnait que je n’ai pas trop
ressentie la douleur quand il a commencé à faire des
vas et viens en moi.

C’est vrai que ça fait mal, mais ce mélange de chaud


et de froid donne un effet aphrodisiaque.

Il a enfoui sa bouche dans mon cou après m’avoir


passé le glaçon dans la bouche. Il a passé un long
moment avant de me retourner.

Ibrahim : Ne t’inquiète pas, je ne compte pas te


prendre par l’anus.

J’avoue qu’il m’a vraiment fait peur en me mettant


dans cette position.

Il a commencé à baiser mon cou avant de se hisser


dans mon intimité. Si je dis que je n’ai pas mal,
j’aurais mentie vu que l’effet de la glace s’est dissiper
mais je ne peux pas l’arrêter.
Lorsqu’il a passé sa main sous mon ventre pour me
titiller le vagin, j’ai commencée à ressentir du plaisir
et il n’a pas tardé à jouir en moi et s’affaisser
complètement par la suite sur mon dos. Je sens les
rythmes cardiaques désordonnés de son cœur.

Lorsqu’il s’est relevé, il a remonté la couverture


jusqu’à nous avant de m’embrasser et me serrer dans
ses bras.

Ibrahim : Tu es une pure merveille………….

Et moi que dois-je dire de celui qui me fait visitée le


septième ciel sans décoller mes pieds du sol ? Ah oui
j’ai trouvée, mon homme est un parfait étalon et je ne
sais pas si je supporterais un jour qu’on me détache
de lui parce que je commence vraiment à l’avoir dans
la peau…………………………….
Chapitre 10

« Le mariage est et restera le voyage de découverte le


plus important que l’homme puisse entreprendre »

Un mois plus tard

Fatima

Aujourd’hui on a décidés d’inviter nos amis


respectifs à diner. C’est une idée d’Ibrahim pour
renforcer nos liens et je trouve que c’est
extraordinaire.

Côté couple, tout se passe bien al hamdoulilah et je


dirais même que je suis sur un petit nuage. J’ai un
mari très attentionné et malgré quelques petits
différents, je dirais que tout marche comme sur des
roulettes.

Il fait tout pour me combler et de mon côté je fais


tout pour essayer de me décoincer un peu et croyez
moi que c’est loin d’être de la tarte parce que depuis
petite, j’ai toujours été timide.

Et quand on se marie, on ne se rend pas compte que


notre vie change complètement. D’abord notre corps
ne nous appartiens plus, notre temps est consacré
pour le bien être de notre homme, on s’organise pour
que la maison soit toujours propre et aussi que
monsieur nous prenne quand il veut et comme il veut.
En gros, c’est un chamboulement total.

Sur le plan sexuel, Ibrahim ne manque pas de


diversité à mon grand bonheur. Si aujourd’hui on
passe la nuit dans la chambre, demain ce sera au
salon, après demain dans la cuisine, ainsi de suite.

Il suffit juste que je me mette en mini pour que mon


homme soit aux aguets. Je me rappelle une fois,
j’étais entrain de cuisiner. J’avais porté une mini jupe
et mis un string en bas.

Oui, j’avoue qu’au début je ne me voyais jamais


enfiler ça, mais j’ai été contrainte de m’y habituer.
Donc je disais, j’étais entrain de cuisiner lorsqu’il
m’a directement pénétré d’un coup sec. C’était à la
fois hot et doux et rien qu’en y repensant, je ressens
déjà des fourmillements entre les jambes.

Concernant le stage que j’aimerais faire, il m’a dit


qu’il allait s’en charger et de patienter au maximum
deux mois histoires que nous profitions bien et qu’il
me fasse un petit Ibrahim.
Il a tellement envie que je tombe enceinte que lorsque
j’ai vu mes règles le mois passé, il se était très triste.
Je me suis sentie obligée de le consoler en lui disant
que ce n’était sans doute pas le moment.

En pensant à ça, j’avoue que j’ai assez peur et que je


ne sais pas si je suis prête à tomber enceinte. Enfin, je
veux dire que c’est le début. Je ne sais pas ce que le
futur nous réserve, mais j’aimerais qu’on planifie tout
avant de se lancer dans ça.

Plusieurs me diront ici que c’est le but du mariage.


Avoir des enfants, les élever dans un foyer
harmonieux chose qui est tout à fait normal. Mais si
je décide de travailler comment feront-nous ? Si je
dois commencer les stages et en même temps passer
mon temps à vomir, je ne crois pas que ça ira
ensemble.

Il m’arrive souvent d’avoir envie d’aborder ce sujet


avec lui. Malgré le lien qui existe entre lui et moi, il
me fait toujours peur. Quand il me boude je me sens
hyper mal. J’ai à la limite l’impression qu’on m’a mis
un poids sur le cœur.est ce cela l'amour ?

Et pour faire la tête, croyez moi qu’Ibrahim détient le


palmarès. Si on rajoute au fait qu’il ne répond même
pas à mon bonjour, quand j’essaye de le titiller avec
mes habillements, il ne me regarde même pas aussi
et pour couronner le tout, il boude aussi ma
nourriture.

La dernière fois on a eu un problème assez bête à


cause de maman et ses multiples histoires. Elle tenait
coûte que coûte à ce qu’on fasse une cérémonie et pas
lui. Quand je disais à cette dernière qu’il ne voulait
pas, elle me disait que c’est quel genre de mari que
j’ai ?

Il a surpris maman entrain de dire qu’il a un sal


caractère et c’est moi qui en aie pâti. J’ai tout fait
pour qu’il me pardonne et ce n’est qu’après m’avoir
prise dans toutes les positions qu’il a enterré la hache
de guerre.

Je suis sortie de mes pensées lorsque j’ai entendu la


sonnerie retentir et comme je m’y attendais déjà,
c’est Mounas qui est venu pour m’aider à préparer le
déjeuner.

Mounas : Ma ravissante jeune peul. Tu es de plus en


plus belle. Comment tu vas ?
Moi : Je vais super bien et toi ?
Mounas : Je vais bien Dieu merci. Ibrahim a bien fait
de te donner les vitamines. Regarde comment ton
derrière à pousser ?

Celle là ne changera jamais.

Moi : Je t’ai toujours dis de tourner trois fois ta


langue dans ta bouche avant de parler. On ne doit pas
dire ce qu’on pense à tout moment. Tu es trop impoli.
Moussa (agacée) : Il a tout changé sauf ton côté
coincé. Si on ne peut plus blaguer sur cette terre, c’est
que y'a problème.
Moi : Je préfère ne même pas te répondre. Toi aussi
tu pètes la forme apparemment. Tu es ravissante.

Elle a commencée à virevolter sur elle-même avec un


large sourire sur son visage.

Moi (étonnée) : Tu te crois sur un podium ou quoi ?


Mounas : Ah ma belle, je respire la forme
actuellement. J’ai rencontrée un homme trop
fabuleux et il s’occupe énormément bien de moi.
Moi : Je t’ai toujours dis qu’il ne faut pas perdre ton
temps dans des relations de copain copine. C’est une
maladie du cœur et illusion de sheytane (diable). S’il
s’occupe aussi bien de toi, qu’il t’épouse alors.
Mounas (agacée) : Qu’est- ce que tu peux être lourde.
Toi tu as eu de la chance d’avoir des personnes
hautement placées qui sont venus demander ta main.
Actuellement, ce n’est plus ça qui se fait. Il faut
d’abord que vous puissiez vous connaitre, prendre le
temps qu’il faut et ensuite adviendra que pourra.
Moi : Je suis peut- être coincée et nulle, mais je reste
convaincu que vivre dans le haram (péché) ne vous
avancera en rien. Je ne suis pas contre le fait qu’il
s’occupe de toi. Mais avez-vous parlez mariage ?
Mounas : Ecoute Fatima, toi la sainte Fatima à qui la
vie à sourie, tu as un mari qui s’occupe bien de toi et
on n’a pas toute cette chance. Donc laisse-moi gérer
ma vie comme je la sens.
Moi : Excuse-moi alors. Bon, qu’est- ce qu’on
prépare ?
Mounas : On sera à combien ?
Moi : Cinq. Trois hommes et toi et moi. J’ai pensée à
un truc simple.
Mounas : Simple ? Non ! Il faut qu’on sorte le grand
jeu. Faudrait que ton mari te complimente encore
deux fois plus. On va prévoir entrée, plat de
résistance et dessert.
Moi : En tout cas j’aurais toujours besoin de quelques
astuces pour le rendre encore plus accroc au lit.
Mounas : J’espère que tu dandines sur lui ?
Moi (choquée) : Dandiner ?

Cette fille là va me tuer avec ses expressions.


Mounas : Vous ne faites que la position missionnaire
au lit ?
Moi : Missionnaire ?
Mounas : Oui missionnaire. Genre tu t’allonges sur le
dos, et lui il vient faire tout le travail.

J’ai recommencée à rougir jusqu’à la racine des


cheveux. Je ne comprends pas comment une fille qui
est censée être vierge puisse connaitre toutes ses
choses.

Moi : Il me prend souvent en levrette aussi seulement


j’ai du mal à mener la danse.
Mounas : Ah jeune fille ! Une vie de couple réussie,
c’est celle qui sait innover au lit. Tu ne dois pas
penser que tout est acquis. Il faut savoir oser pour le
rendre deux fois plus accroc. N’oublie pas que les
vautours tournent autour de vous. Si tu faiblis, une te
le chopera.
Moi (choquée) : Soubhannallah ! Jamais mon mari
n’ira voir ailleurs.
Mounas : Qu’est- ce qu’elle est naïve. Bref, si tu ne
veux pas que ça arrive, surprends-le au lit. Dis-moi,
as-tu déjà fait une fellation à ton homme ?
Moi (dégoutée) : Quoi ? Sucer son…

J’ai préférée laisser la phrase en suspens Parce que


rien que l’imaginer me dégoute.

Mounas (éclatant de rire) : Il ne te bouffe pas ton


vagin ?
Moi : Cesse d’être grossière !
Mounas : C’est une question.
Moi : Oui.
Mounas : Et toi ça te dégoute ? L’islam ne l’interdit
pas en tout cas. Si ça te dégoute tant, utilise des
menthes ou glace, miel, chocolat, enfin la total quoi.
C’est exquis.
Moi : Comment peux- tu connaitre tout ça ?
Mounas : Contrairement à toi, moi je me renseigne
déjà. Bref je disais, il faut le faire. Monter sur lui,
tourner tes reins, ça va le rendre fou crois moi.
Moi (dépassée) : Et comment suis-je censée m’y
prendre ?
Mounas : Malheureusement tout ce que je peux te
donner, c’est des conseils.

Elle s’est rendue dans la cuisine avant de revenir avec


une banane qu’elle a épeler.

Mounas : D’abord, tu commences à poser ta langue


sur le bout de sa verge. Tu vois la partie du haut, c’est
là qu’ils ressentent plus de plaisir. Donc si tu veux le
faire gémir comme il te fait gémir, il faut axer ta
fellation sur ça. Ensuite glisser ta langue sur tout le
long comme je le fais actuellement en faisant des
mouvements de haut en bas. Tu vois ces deux petites
boulles, suce les comme si tu tenais un bonbon dans
ta bouche.

Ça me dépasse tellement ce qu’elle fait, que j’ai mis


un coussin sur mon visage.

Moi : Que Dieu nous pardonne.


Mounas : Il va nous pardonner. D’ailleurs je ne fais
que te montrer.
Moi : C’est bon. La suite stp.
Mounas : Tu vas monter sur lui. Placer tes deux
jambes de part et d’autres et faire des mouvements de
haut en bas. Il sait que tu es nouvelle au lit, donc
demande lui de te guider et il le fera. Tu connais le
Kâma-Sûtra ?
Moi : C’est encore quoi ça ?
Mounas : Un livre contenant diverses positions
sexuelles. Essaye de te renseigner là-dessus.
Seulement la base, c’est de chasser la honte qui te
crispe. Une fois tu te détendras, crois moi que s’il te
mord pas dans la main, il deviendra ton toutou.

Après la petite formation de Mounas sur le plan


sexuel, nous sommes sorties pour faire des courses
pour ce soir. On a prévues de faire une salade de thon
comme entrée, du poulet rôti accompagné de frite et
banane comme plat de résistante et une mousse au
chocolat pour le dessert.

Donc nous avons passés la journée derrière les


fourneaux. Heureusement qu’on a Anta avec nous
pour nous aider. C’est lorsque je dressais la table, que
mon chéri est arrivé.

Moi (allant à sa rencontre) : Bonsoir mon amour.


Ibrahim (m’embrassant) : Salut. Tu vas bien ?
Mounas : Y’a des gens ici au cas où vous ne l’aurez
pas remarqué. Allez-vous embrasser ailleurs !

Il m’a serré dans ses bras après m’avoir encore


embrassée longuement.

Ibrahim : Ferme les yeux si ça te dérange.


Mounas : Je vais disparaitre c’est mieux.

Après l’avoir débarrassé de son sac, je l’ai aidé à se


déchausser.

Moi : Tu as passé une bonne journée ?


Ibrahim : C’était infernal ne m’en parle pas. Là j’ai
besoin d’une bonne douche.

Il a tellement insisté sur la fin, que j’avais peur que


Mounas ait entendu.

Moi : Arrête Ibrahim. On n’est pas seuls stp.


Ibrahim (chuchotant) : Et alors ? Dis-moi que tu ne
meurs pas d’envie que je te fasse un peu crier.

Je vais finir par être couverte de honte à cette allure.

Moi : Tu as besoin de quelque chose d’autres ?


J’aimerais terminer de dresser la table.

Il m’a incité à m’asseoir sur ses genoux en me faisant


des bisous au cou. Heureusement que Mounas est
retournée à la cuisine.

Ibrahim : Refuses- tu à ton homme de nager dans ton


palace ?
Moi : Non ! Que Dieu m’en garde. Je n’ai pas envie
que les anges me maudisse seulement j’aimerais vite
terminer dis-je d’un ton suppliant.
Ibrahim (éclatant de rire) : Regarde ta tête, à croire
que le ciel vient de te tomber dessus.
Moi : Arrête de te foutre de moi dis-je en lui tapant
sur l’épaule.
Ibrahim : Bon, attends quelques secondes le temps
que mon mini moi se couche.

Cette fois ci je ne me suis pas gênée de l’embêter.

Moi : On ne peut pas aimer le sexe jusqu’à ce point.


Ibrahim : Ce n’est pas de ma faute. Depuis que tes
fesses ont augmentées, je ne tiens plus en place. Tu es
sacrément bonne.
Mounas (hurlant mon nom) : Fatima, ramène tes
fesses ici. Vous avez toute la nuit pour vous envoyer
en l’air.

Dites à cette fille d’arrêter d’être si vulgaire.

Moi (me levant) : Je te sers un truc ?


Ibrahim : Non ça va. Tu m’as déjà assez gavé comme
ça au déjeuner.
Moi : Ok.

Je suis retournée à la cuisine pour terminer ce qu’on


faisait.

****

Ça fait déjà une dizaine de minutes que ses amis sont


venus et ils sont au salon. Après avoir enfilé une
magnifique robe qui épouse mes formes, je me suis
maquillée légèrement.

Ibrahim : Où comptes-tu aller comme ça ?


Moi (étonnée) : Quoi ? C’est vilain ?
Ibrahim : Tu te fou de moi c’est ça ? C’est trop sexy
voyons. Qui d’autres aimerais- tu charmer ici ?
Moi (surprise) : Attends, tu es sérieux ?
Ibrahim : Un peu plus que je le suis. Change toi et
vite fait !

Il ne m’a même pas laissée répondre qu’il était déjà


sortit de la chambre. Non mais ce mec n’est pas
croyable. Il a une facilité de passer de l’ange au
démon en une fraction de seconde qui m’énerve au
plus haut point. N’empêche, j’ai préférée ne pas
m’emporter.

****

Le diner se passe hyper bien même s’il y'a un petit


truc qui me chiffonne. Les regards que Bouba et
Mounas se lancent ne passent pas inaperçus. J’arrive
même à me demander si ce n’est pas lui le mec dont
elle me parlait tout à l’heure.
Karim : En plus d’être belle, tu es un vrai cordon
bleu. Le diner est exquis
Moi (baissant la tête) : Merci beaucoup c’est
vraiment gentil.
Bouba : Il a raison. Mon frère, tu t’es dégoté le
jackpot.
Ibrahim : Cessez avec vos commentaires. J’ai
l’impression que vous oubliez que c’est de moi dont
il s’agit.
Karim (s’adressant à moi) : Il va falloir que tu l’aides
à baisser un peu son aile d’humilité.
Mounas : Vraiment ! Je le connais à peine mais je
souffre déjà. Il passe son temps à se la péter.
Ibrahim : C’est tout à fait normal. Quand on a une
bonne femme, faut se vanter. D’ailleurs, il serait
temps pour vous de faire la même chose.
Karim : Ce sera pour bientôt ne t’inquiète pas.
Moi : InchaAllah.

Après avoir débarrassé la table, j’ai profité du


moment auquel on servait le dessert pour questionner
Mounas.

Moi : Dis-moi?
Mounas : Oui ?
Moi : Je me trompe ou bien entre Bouba et toi il se
passe quelques choses ?
Mounas : Mais d’où sort tu celas ? Il est gentil c’est
tout.
Moi : Ok dis-je peu convaincu.

Ibrahim n’arrête pas de m’embrasser à tout bout de


champ et ça me gêne énormément. Les autres
profitent pour se payer ma tête vu que je ne parle
pratiquement pas mais je crois que je devrais lui dire
après d’arrêter de me gêner ainsi.
Karim : Fatima, puis- je te parler quelques secondes ?
Ibrahim (étonné) : Lui parler ? Qu’est- ce que tu ne
peux pas lui dire devant moi ?
Karim (se levant) : Va jouer au jaloux ailleurs.
D’ailleurs c’est ma femme aussi.
Moi : Ok !

On s’est rendus dans une des chambres d’amis. Je


tremble même parce que ça m’étonne énormément
qu’il veuille me parler vu qu’entre lui et moi, ça a
toujours été des salutations sans plus.

Karim : Tu vas bien ?


Moi (gênée) : Al hamdoulilah.
Karim : Je ne vais pas être long avant que ton mari ne
vienne me chercher avec une batte. Ça fait deux jours
que je rêve de toi et j’ai tenu à t’en parler. Il m’arrive
souvent de voir plusieurs choses en rêve, raison pour
laquelle quand Dieu me montre des choses sur une
personne que je connais, je préfère lui en parler.

J’avoue que je commence à avoir énormément peur.

Moi : Il n’y a pas de problème j’espère ?


Karim : Utilises-tu des médicaments actuellement ?

Médicament ?

Moi : Des médicaments ?


Karim : Oui, traditionnel.

A part le médicament de maman que j’utilise très


rarement, je n’en prends pas.

Moi : Heu.. oui une personne me l’a donnée pour me


protéger.
Karim : J’aimerais que tu arrêtes ça.
Moi (étonnée) : Arrêter ?
Karim : Oui ! Ton mari, t’as t- il déjà vu mettre ça ?

Je me souviens qu’elle m’avait dit qu’il ne devait


jamais voir ça parce qu’une femme doit avoir aussi
ses petits secrets et elle avait beaucoup insistée là-
dessus.

Moi : Heu, non !


Karim : Je ne ferais jamais à une créature de Dieu
quelque chose qui pourrait lui être nuisible et que
Dieu m’en préserve. On m’a montré clairement en
rêve qu’en prenant ça, tu risquais de mettre en péril
ton mariage. Je ne sais pas qui te l’a donnée, ni dans
quel but, mais verse de l’eau à l’intérieur pour que ça
annule les effets ensuite renverse tout sans que ton
mari ne le sache. D’accord ?

J’avoue que je suis complètement déboussolée.


M’aurais t -elle mentie sur le but de ce médicament?
J’aimerais bien faire ce qu’il me dit mais j’ai
énormément peur que maman se fâche contre moi
lorsqu’elle l’apprendra. J’avoue que là je ne sais pas
sur quel pied danser……………………..

Chapitre 11
« Le meilleur des hommes, est le meilleur avec sa
femme » (Hadith du prohète Psl)

Ibrahima

Aujourd’hui j’ai décidé de faire une petite surprise à


ma femme. Comme c’est samedi, je me suis réveillé
un peu plus tôt qu’elle pour lui apporter son petit
déjeuner au lit.

Si je deviens accroc à ma petite villageoise ? Oh que


oui ! D’ailleurs faudrait avoir une pierre à la place du
cœur pour détester une femme si soumise,
attentionnée et aimable. Dès fois il m’arrive de la
tester tout simplement pour qu’elle se mette en colère
mais rien y fait.

Elle supporte et même lorsque j’ai tort, elle s’excuse.


Pour la première fois, je suis heureux du choix de
mon père et je dois noter que depuis qu’elle et moi
nous nous entendons bien, ça influe sur ma relation
avec ce dernier parce qu’on s’entend beaucoup
mieux.

On avait toujours des points de divergences qui ont


disparus depuis la venue de cette douce créature.
Parait que certaines femmes viennent avec la chance
et d’autres avec le malheur. Eh bien ma douce
créature, est de celles qui font briller même les
tunnels les plus sombres.

Il me suffit dès fois de penser qu’elle m’attend à la


maison, pour pouvoir tenir face au stress que le
boulot engendre. A mon arrivé, la table est toujours
prête, elle sent bon la rose, adorable, tout ce qu’un
homme peut rêver, je le trouve à la maison.
Elle est tellement au petit soin que j’ai décidé,
qu’aujourd’hui, on inversera les rôles. Je suis sorti
très tôt pour lui apporter des croissants chauds. Je sais
qu’elle ne tardera pas à se lever parce qu’elle le fait
toujours avant moi pour que quand je sois prêt, je
trouve qu’elle a déjà tout finit.

J’ai dressé mon plateau dans lequel j’ai tout mis à


l’intérieur. Je me suis hissé tout doucement dans la
chambre et j’ai déposé le plateau sur la commode
avant d’aller du côté où elle dort pour lui baiser le
front et la bouche.

Elle n’a pas tardée à se réveiller en affichant un large


sourire.

Fatima : Iba ? Mais tu t’es déjà réveillé ? Pourquoi ne


m’as-tu pas fait signe ?
Moi : tu oublies que c’est le weekend ? D’ailleurs j’ai
décidé qu’aujourd’hui c’est moi qui m’occuperais de
toi.
Fatima (étonnée) : t’occuper de moi ?
Moi : va te débarbouiller. Je t’attends pour te servir
ton petit déjeuner.

Elle a semblée vraiment étonnée, mais elle est partie


sous la douche pour en ressortir quelques temps
après.

Fatima : eh ben pour une surprise ?


Moi : chute mon amour. Tu risquerais de tout gâcher.
Prenez place, gente demoiselle et laissez votre prince
charmant vous servir dis je en m’inclinant comme un
serveur.

Elle a éclatée de rire avant de regagner sa place.


Fatima : que me vaut cet honneur ?
Moi : l’honneur d’être la femme d’un dur de
caractère comme moi. Je n’aurais pas pu rêver mieux.
Fatima : merci beaucoup. Je suis trop heureuse à tes
côtés. Qu’Allah soit notre guide.
Moi : Amine.

J’ai d’abord exigé qu’elle me donne mon long baiser


du matin avant de la servir.

Fatima (souriant) : si seulement je pouvais en avoir


droit tout le temps.
Moi : tu veux que ma joie disparaisse ?
Fatima : oh excuse-moi ! Viens manger avec moi.
Moi : je ferais mieux, c’est moi qui te nourrirais.

J’étais entrain de lui mettre une bouchée dans la


bouche, lorsque mon téléphone s’est mis à sonner.
J’ai été étonné de voir le numéro de Karim s’afficher.

Moi : Allo ?
Karim : comment tu vas ?
Moi : al hamdoulilah et toi ? Tu m’appel de bonne
heure.
Karim : je vais bien. T’as parlé à ton père ce matin ?
Moi (surpris) : parler à papa ? Mais de quoi ?
Karim : il a demandé à nous voir chez lui à 12h.
Moi : je te jure que c’est toi qui me l’apprends.
Karim : je t’appelais pour te demander si tu
connaissais le motif mais je suis étonné d’autant plus
que c’est moi qui t’informe.

J’avoue que je suis deux fois plus étonné que lui.


Pourquoi est ce que c’est Karim qui m’informe que
mon propre père aimerais qu’on se retrouve chez lui ?

Moi : il a surement dû oublier dis je peu convaincu.


Donc on se dit à tout à l’heure.
Karim : Ok !

Mon inquiétude n’est pas passée inaperçue aux yeux


de Fatima qui me dévisage bizarrement.

Fatima : qu’est ce qui se passe ?


Moi : rien du tout mon cœur. Ne t’inquiète pas. Alors,
avec quoi aimerais-tu déjeuner aujourd’hui ?
Fatima : tu tente de faire diversion on dirait. Attends,
tu t’es réveillé avec l’envie de m’asphyxier ?
Moi : attention, tu as devant toi un cordon bleu.
Fatima : je n’ose même pas en douter. Alors que sais-
tu préparer ? Comme ça je vais te faciliterais la tâche.
Moi : heu, faire des omelettes, griller des steaks,
saucisse, faire des frites.
Fatima (rigolant) : non mais Ibrahima Bah vous
n’êtes pas sérieux. Tu sais ce qu’on va faire, on va
cuisiner ensemble. J’ai envie de manger une bonne
sauce à la patte d’arachide. Pas tes trucs de blancs là
steak et tout.
Moi : on va faire comme ça alors. Si tu veux aussi, je
peux t’aider à prendre ta douche. Je le ferais avec
plaisir.
Fatima : je crois que je saurais me débrouiller.

Je rigole avec elle, mais au fond la discussion avec


Karim ne m’a pas plus du tout. Je pensais que ma
relation avec papa s’étaient assez améliorer pour que
ce genre de chose n’arrive plus. Comment se fait il
que ce soit mon ami qui m’informe que mon propre
père veut nous parler ?

***

Lorsque l’horloge à afficher midi, je me suis excusé


vite fait auprès de Fatima avant de descendre pour me
rendre dans l’appartement de papa. Karim et moi,
nous nous sommes croisés devant la porte. Papa
déteste le retard donc quand il donne une heure, si tu
la dépasse d’une seconde, attend toi au pire.

Moi : je trouve sa réunion assez bizarre. En plus de


cela un weekend.
Karim : écoutons tout simplement ce qu’il a à nous
dire.

Après nous avoir reçus, il est directement rentré dans


le vif du sujet.

Papa : je vous ai réunis parce que j’aimerais


qu’Ibrahim fasse un voyage important pour moi.
Moi (étonné) : un voyage ?
Papa : oui. Un voyage de deux semaines.
Moi : pourquoi ne pas demander à Karim d’y aller ?
Dois-je te rappeler que je suis un homme marié ?

Je n’ose même pas imaginer un jour loin de ma


femme alors ne parlons pas pour deux semaines.

Papa : dois je aussi te rappeler que c’est moi qui te


l’ai trouvée ?
Karim (se raclant la gorge) : pourquoi ne pas me
laisser aller à sa place ? Je pourrais me débrouiller
tout seul.
Moi : voilà, il a raison. Pourquoi ne pas le laisser
partir ?
Papa (ton dur) : serais tu entrain de discuter mes
ordres ?

Devrais-je vraiment lui rappeler que je ne suis plus


l’Ibrahim libre d’avant ? Même pas deux mois de
mariage, il me parle de voyage.

Moi : c’est pour quel motif ?


Papa : essayer de négocier avec une entreprise qui a
résilié son contrat ce matin.
Karim : de quelle entreprise s’agit-il ? Pourtant on a
bossé comme des fous cette semaine et tout se passait
bien jusqu’à hier.
Papa : ce genre de problème peut subvenir à
n’importe quel moment.
Karim : laissez-moi y aller à sa place alors. C’est un
nouveau marié. Faut le comprendre.

Je suis entrain de me contenir pour ne pas exploser


parce que je boue littéralement de rage. Pense t il
franchement qu’il peut tout décider dans ma vie ?

Papa : j’ai choisis Ibrahim donc c’est lui qui ira. Si je


t’ai fait venir c’est pour qu’il te remette tous ses
dossiers. Je veux qu’il soit concentré à cent pour cent
pour sa mission.
Moi (me levant) : je ne sais pas pour toi, mais ne
compte pas sur moi pour y aller. Si tu ne peux pas
respecter mon statut d’homme marié, je démissionne
tout de suite.

Malgré le fait que Karim a essayé de me retenir, je


suis sorti sans demander mon reste. Je ne
comprendrais jamais cet homme. Oui c’est mon père,
je lui dois du respect, mais doit il vivre ma vie à ma
place ? C’est hors de question!

Mon problème ce n’est pas le fait de voyager loin de


là, vu que ça fait partie de mon boulot. Mon problème
c’est qu’il le fait à un mois seulement après mon statu
de marié, chose que je trouve vraiment déplacé. Le
pire c’est que Karim pourrait aller à ma place. Alors
pourquoi moi ?
Lorsque je suis retourné à la maison, je suis
directement rentré dans la chambre en claquant la
porte derrière moi. Fatima n’a pas tardée à me suivre.

Fatima (inquiète) : qu’est ce qui se passe ? Pourquoi


es tu dans cet état ?
Moi (hurlant) : peux tu me faire le plaisir de sortir de
cette chambre ?

Je ne suis vraiment pas d’humeur à entendre


quelqu'un.

Je fais présentement des vas et viens dans ma


chambre, pour essayer de diminuer la colère qu'il a
fait naître en moi. Jusqu’à quand compte t il prendre
des décisions sur ma vie ? Ou bien est ce parce que je
travail pour lui et que je vis dans une de ses
maisons ? D’ailleurs n’est ce pas lui qui m’à forcé
pour que je vive ici ?

J’étais entrain de tourner en boucle dans la chambre,


lorsque Karim est rentré sans toquer.

Moi : je n’ai pas envie de te parler.


Karim : pourquoi t’énerves tu ainsi ?
Moi : pourquoi ? Mais pour qui se prend-il ?
Comment peut-il me demander de voyager comme ça
du jour au lendemain ? Et Fatima dans tout ça ?
Karim : oui mais c’est ton père. Tu aurais pu lui
parler autrement.
Moi : mon père ou pas, je ne bougerais pas.
D’ailleurs, je compte démissionner dès demain et s’il
le faut, je quitterais sa maison pour me payer mon
appartement.
Karim : ne prends pas de décision sous la colère et
laisse moi gérer. Ça m’étonne tout ça parce que
jusqu’à hier, aucune entreprise ne s’était plainte.
Moi : entreprise ou pas, qu’il cherche une autre
personne pour aller à se voyage parce que je n’irais
pas.
Karim : je venais juste te demander de te calmer.
Moi : ok !
Karim : je te rappel en après midi, le temps que j’en
sache un peu plus. OK ?
Moi : ok !

C’est une dizaine de minute après que je me suis


rendu compte de la manière atroce dont j’ai parlé à
Fatima. La pauvre, elle doit surement être dans un sal
état.

Lorsque je l’ai trouvée dans la cuisine, j’ai essayé de


la prendre dans mes bras, mais à mon grand
étonnement elle s’est dégagée et c’est bien la
première fois qu’elle me repousse.

Moi : pardonne-moi !
Fatima :…

Lorsque je l’ai incitée à me regarder, j’ai remarqué


qu’elle était entrain de pleurer. Quel con je suis !

Moi (la prenant dans mes bras) : pardonne moi mon


cœur. Je t’en supplie, ne pleure pas par ma faute.
Fatima :…

Au lieu de se calmer, elle a éclatée en sanglot.

Moi : c’est papa qui m’avait énervé avec son histoire


de voyage.

Elle a reniflé un long moment avant de me répondre.

Fatima (voix cassé) : quel voyage ? Questionna t elle


intrigué
Moi : il aimerait que j’aille je ne sais où pour deux
semaines et j’ai refusé. Je ne supporterais pas être
loin de toi, même un jour.

J’ai séché les dernières larmes qui perlaient sur son


visage avant de la faire asseoir sur mes genoux.

Fatima : pourquoi veut il que tu voyage maintenant ?


On vient à peine de se connaitre.
Moi : je n’en sais pas grand-chose mais je ne compte
pas y aller.
Fatima : pourquoi ? C’est ton père et tu ne peux pas
discuter sa décision.
Moi : justement, il pense qu’il peut vivre ma vie à ma
place. Il doit respecter mon statut d’homme marié.
Désormais je ne peux plus voyager comme bon me
semble, j’ai une femme sur laquelle veillée et dont je
dois m’occuper.
Fatima : oui mais si c’est important, il faut y aller.
Moi : hors de question. S’il menace de me virer, dès
demain on déménagera.
Fatima : non Ibrahim ! Il faut respecter ton père, c’est
très important pour toi. Aimerais tu qu’à l’avenir tes
enfants aillent à l’encontre de tes décisions ?
N’oublie pas que la manière dont tu te comporte avec
tes parents, c’est de cette manière que tes enfants
aussi se comporteront vis à vis de toi.
Moi : d’ailleurs je trouve ça trop bizarre.
Fatima : je te conseil d’y aller. Ce sont juste des
bénédictions pour toi. Ce sera combien de temps ?
Moi : deux semaines. Te rends-tu comptes ?
Fatima : deux semaines ? Oh mon amour, je suis
désolée.

Elle a enfoui sa tête au creux de mon cou.


Moi : je n’ai pas envie d’y aller. Déjà le temps que je
passe au bureau loin de toi est long pour moi, donc
n’en parlons pas pour deux semaines.
Fatima : tu pars quand ?
Moi : je ne sais pas. D’ailleurs je n’ai même pas
envie de savoir. Moi qui avais prévu une belle
journée pour toi, j’ai tout gâché avec mon humeur.
Fatima : ce n’est pas grave. Et si on allait à la plage ?
Moi : pourquoi pas à la piscine ? D’ailleurs
aujourd’hui on ne va pas dormir ici. As-tu
commencée à préparer ?
Fatima : juste découper.
Moi : ça tombe bien alors. Va apprêter quelques
vêtements, je compte me rattraper pour l’incident de
tout à l’heure. Et stp, ne pleure plus par ma faute.
Fatima : Ok !

Je ne sais pas pourquoi, mais je n’ai vraiment pas


envie d’y aller. Est-ce parce que je suis heureux ou
plutôt amoureux pour la première fois ? Tout ce que
je sais, c’est que le cœur ne donne pas.

Comme convenu, on est descendus avec un trôler


avant de monter dans la voiture. Je m’apprêtais à
démarrer, lorsque j’ai reçu un appel d’un numéro
inconnu.

Moi : Allo ?
Inconnu : Ibrahim ? C’est Halima. La mère de ta
femme.
Moi : ah bonjour tata. Comment allez-vous ?
Mère Halima : bien et toi ?
Moi : ça va al hamdoulilah.
Mère Halima : peux tu passer à la maison avec ta
femme aujourd’hui ? J’aimerais vous parlez d’un
truc.
Ils se sont passés le mot papa et elle pour me gâter
tous mes plans ou quoi ?

Moi : heu ok ! On arrive !


Fatima : c’est qui ?
Moi : ta mère. Elle aimerait nous parler.
Fatima (inquiète) : qu’est ce qu’elle a ?
Moi : je n’en sais rien. Tout ce que je sais, c’est qu’ils
ont décidés de vraiment pourrir ma journée. J’espère
tout simplement qu’on ne va pas durer.
Fatima : ok !

Nous avons mis une trentaine de minutes avant


d’arriver chez eux. On a passé un bout de temps à
parler de la pluie et du beau temps et franchement, je
commence déjà à perdre patience.

Moi : j’espère que vous n’avez pas de problème.


C’est bien la première fois que vous demandez à nous
parlés.
Mère Halima : en fait, ta femme ne savait rien du tout
raison pour laquelle j’ai préférée faire d’une pierre
deux coups.

Je sens que ce qui va suivre ne va pas du tout me


plaire.

Moi : oui ?
Mère Halima : j’aimerais qu’elle m’accompagne
demain chez une de ses tantes qui est gravement
malade.

C’est pour ça qu’elle nous a fait venir ?

Moi : je n’empêcherais jamais votre fille d’aller


rendre visite à ses parents.
Mère Halima : oui mais il ne faut pas oublier qu’elle
t’appartient déjà. Donc je n’ai plus aucun droit sur
elle.
Moi : ok ! Je n’ai pas de problème là dessus.
Mère Halima : ok. Je tiens à rappeler aussi que ce
sera pour deux jours mais ça passera vite.
Fatima : deux jours ? Pourquoi ?
Moi : oui pourquoi ? Désolé mais je refuse de la
laisser partir pour deux jours.
Mère Halima : eh mon fils, que disais tu tantôt ?
N’est ce pas tu ne l’empêcheras jamais de voir sa
famille ?

Oui mais c’était avant de savoir qu’elle allait partir


pour deux jours.

Moi (gêné) : Ok !
Mère Halima : Merci beaucoup.

Je n’ai pas tardé à demander la route. Papa et elle


m’ont vraiment zappé le moral aujourd’hui. Moi c’est
voyage, elle c’est visite familiale et puis quoi
encore ?

Fatima : je n’en savais rien. Je suis aussi étonnée que


toi.
Moi : elle m’a piégé pour que j’accepte mais je
compte sur toi pour faire un aller retour. Ok ?
Fatima : Ok !

Vraiment bizarre que papa et ma belle mère puisse


proposer des voyages au même moment. J’espère
seulement que je suis tout simplement entrain de me
faire des films……………………..
Chapitre 12

« Et quand mes serviteurs t’interrogent sur moi, alors


je suis tout proche : Je réponds à l’appel de celui qui
me prie quand il me prie. Qu’ils répondent à mon
appel et qu’ils croient en moi afin qu’ils soient bien
guidés » (Sourate 2 verset 186)

Fatima
Finalement, nous sommes retournés à la maison après
un coup de fil qu’il a reçu de je ne sais qui. Il a
prétexté une urgence en disant qu’on devait remettre
cela pour très bientôt.

Je suis énormément déçue mais malgré ça, je ne


laisse rien paraitre. C’est mon rôle de le soutenir et
peu importe si ça va à l’encontre de mes désirs. Je
n’ai même pas eu le courage de lui demander qui
c’était, tant il paraissait inquiet.

Lorsqu’il m’a déposée à la maison, je suis retournée


dans mes casseroles. Je nous ai mijotée un bon plat
en laissant le coran allumer. Ça me fait énormément
du bien d’écouter cela et ça m’apaise.

Ibrahim ne sait rien, mais j’ai fais un horrible rêve


hier nuit. J’étais dans le noir et je lisais des versets
pour empêcher un homme de m’approcher. Je criais
le nom de mon mari mais malheureusement, ce
dernier n’était pas présent.

Concernant la traduction de ce rêve en islam, c’est


assez complexe. Le plus souvent on dit que quand tu
rêve d’être dans le noir, c’est parce qu’on va te trahir.
On demande de sortir de l’oignon, tomate, et huile de
palme en demandant à Dieu de de t’assurer sa
protection avant de le donner à une vieille femme.

C’est ce que j’ai fais lorsqu’il m’a déposée à la


maison. N’empêche, ma discussion avec Karim me
trouble énormément. Il l’a forcément vue en rêve
sinon comment aurait il su que je me lavais avec un
médicament ? Ce rêve a-t-il quelque chose avoir avec
ce qu’il m’a dit hier?

J’avais passé la nuit d’hier à priée et demander à Dieu


de m’éclairer là-dessus. Ce n’est qu’après avoir
dormie que j’ai fait ce rêve. Je ne sais pas et je me
sens complètement déboussolée parce que je n’ai
personne à qui en parler.

Et si je devais être victime de trahison ? Comment est


ce que cette trahison pourrait survenir à cause de ce
médicament ? Qui est cet homme dans le rêve qui me
voulait du mal ? Un proche parent ? Un inconnu ?

Malgré qu’une partie de moi essayait de m’en


dissuader, j’ai quand même versé de l’eau dans la
bouteille pour annuler les effets du médicament avant
de m’en débarrasser.

J’ai hésitée longuement avant de composer le numéro


de Karim lorsque j'ai finie la cuisine.

Karim : Allo ?
Moi : salam Karim. C’est Fatima, la femme de ton
ami.
Karim : waleykoum salam ! Comment tu vas ?
Moi : al hamdoulilah. Es tu en mesure de parler
actuellement ?
Karim : attends que je me déplace.

Quelques secondes se sont écoulées avant qu’il ne


reprenne la parole.

Karim : ça me fait plaisir de t’entendre.


Moi : merci. Je ne te dérange pas j’espère.
Karim : pas du tout. J’espère que tout va bien pour
toi.
Moi : oui, enfin non pas vraiment et tu es la seule
personne à qui je peux en parler en toute tranquillité.
Karim : je t’écoute.
Moi : après notre conversation d’hier, j’ai passée la
nuit à prier et à demander à Dieu de m’éclairer là-
dessus. Tu sais, je n’aimerais pas faire quelque chose
qui pourrait m’attirer sa colère. Je ne voulais pas
utiliser ce médicament, mais la personne m’a incitée
à le faire.
Karim : as-tu versé de l’eau comme je te l’ai
indiqué ?
Moi : oui je l’ai fait.
Karim : Al hamdoulilah. Je ne le souhaite pas, mais
imagine que ton mari tombe sur ce genre de chose.
Pense tu qu’il le prendra bien ?
Moi : je ne crois pas.
Karim : alors ne fais pas des choses qui pourraient te
mettre en mal avec ce dernier. N’oublie pas qu’il est
ton guide sur terre, si on te contraint à faire quelque
chose que tu sais pertinemment que ça ne lui plaira
pas, ne le fais pas, peu importe la personne.
Moi : ok j’ai compris. Merci du fond du cœur.
Karim : c’est tout à fait normal. Donc tu disais ?
Moi : j’ai fais un rêve hier, j’étais allongé dans le noir
et un homme voulait me faire du mal.
Karim : hum ! As-tu enlevé des sacrifices pour ça ?
Moi : oui. Je ne sais pas si ça a quelque chose avoir
avec ce que tu m’a dis, raison pour laquelle je t’ai
appelé.
Karim : moi aussi je ne sais pas. Mais si je découvre
un peu plus sur ça, je te ferais signe compris ?
Moi : oui. Que Dieu te gratifie.
Karim : Amine.

Après notre conversation, je me suis sentie nettement


plus légère. La seule personne qui puisse m’aider à
tout affronter sur cette terre c’est bien Dieu, celui en
dehors duquel il n’existe aucune autre divinité. Alors
si je dois chercher protection, ce sera auprès de lui et
non d’une autre personne.

Mère Halima
Abdel et moi on se connait depuis mon adolescence.
Moi j’étais la jeune fille frivole qui cherchais toujours
à me faire de l’argent gratuit et lui, le jeune homme
qui avait de l’argent et qui ne s’en privais pas pour
appâter les filles avec.

On s'était rencontrés par l’intermédiaire d’une de mes


amis à l’époque qui voulait que je le charme pour
qu’on puisse obtenir tout de lui. Ça n’avait pas été
facile d’autant plus que c’était le genre d’homme très
intelligent et perfide, mais au final, j’avais réussis à
l’avoir.

On passait nos journées ensembles et nos nuits dans


les boites de nuit. Les gens commençaient à dire que
je l’avais sûrement marabouté parce que c’était
incompréhensible qu’un homme de sa posture puisse
sortir avec une fille pauvre et de surcroit qui se
prostituais pour de l’argent.

Notre histoire était tellement sérieuse à ses yeux,


qu’après deux ans de relations, il a voulu me
présenter à toute sa famille, chose dont je me suis
opposée catégoriquement.

Pour moi c’était juste ma source financière, ma


banque, mon revenu quand tout devait aller mal. Il
suffisait juste que je me mette à m’apitoyer sur mon
sort pour qu’il me sorte de grosse enveloppe en me
faisant promettre de ne plus mener cette vie.

Du coup, je jouais au double jeu avec lui. A ses côtés,


je suis l’ange, et avec d’autres hommes le démon.
Tout marchait comme sur des roulettes jusqu’à ce
qu’un jour, il me surprenne avec un homme qui
n’était rien d’autres qu’un de ses cousins.
Ça l’avait énormément atteint. Il ne se montrait plus,
passait son temps dans sa chambre et j’avoue qu’à
cette période, je m'étais vraiment sentie mal pour
avoir joué avec ses sentiments.

J’avais tout fait pour me faire pardonner. J’avais mis


un trait sur mon passé douteux pour me consacrer à
lui mais c’était sans savoir que je portais son enfant.

Le jour que je l’avais appris, c'était comme si toute


ma vie s’écroulait. Si mes parents l’apprenaient, ils
allaient me tuer à tous les coups. C’est durant cette
période que le père de Fatima est apparu dans ma vie.

Quand Ils avaient demandés ma main au tout début,


je m’y étais opposer catégoriquement mais étant
donné les circonstances, j’étais obligée d’accepter
avant que ma vie ne prennent un tournant néfaste.

J’avais monté un plan de toute pièce pour humilier


Abdel et ainsi faire en sorte qu’il sorte complètement
de ma vie.

Je m'étais rendu chez le marabout qui s’occupe de


mon cas actuellement pour qu’il me lave et fasse en
sorte que son père ne respire que par mon nom, chose
qui avait été faite à mon grand bonheur. Je m'étais
alors débarrassée du fœtus quelques temps avant
mon mariage.

La virginité est quelque chose de très importante mais


Dieu avait fait en sorte que mon mari ne se formalise
pas là-dessus. Il m’avait même couverte en me disant
que notre intimité nous regardait et que cela ne
changeait en rien mon statut de femme.

Je ne suis pas une sans cœur, jusqu’au jour


d’aujourd’hui, ce passé me hante, mais ce qui à été
fait est fait et même si les gens pensent que je suis
mauvaise, je pleure toujours cet enfant qui n’a pas pu
voir le jour à cause de mes mauvais choix.

J’ai rencontré Abdel par le plus grand des hasards 15


ans après que ma fille soit née. Il a menacé de tout
raconter à mon mari si je ne lui disais pas pourquoi je
l’ai lâchement abandonné après avoir tout fait pour le
récupérer.

Il me vouait ou plutôt je crois qu’il me voue toujours


une haine viscérale qui fait en sorte qu'il ait toujours
en travers de la gorge tous les supplices que je lui
avais fait subir.

Un jour, il était venu me rendre visite à mon insu


chez moi.

croyant qu’il venait pour tout déballer à mon mari,


mon cœur s'était mit à battre de manière désordonnée.

Grande avait donc été ma surprise lorsque J’avais


constaté que c’était juste un moyen pour lui d’avoir
un œil sur nous.et ça, je ne l'ai compris que bien
après.

Le jour que j’avais exigé qu’il me dise pourquoi il


s’incrustait tant dans ma vie, il m’avait répondu qu’il
voulait que Fatima se marie à son fils. Bien
évidemment j’avais refusé sur le coup.

Parce que Je voyais cela comme une sorte de


vengeance et je ne voulais pas que ma fille en pâtisse.

À toujours chasser le naturel, il revient au galop dit


on!. Il m’avait dit par la suite qu’il allait m’aider à
sortir de cette misère si je lui accordais ce qu’il me
demandait.
Cela m'avait fait revoir ma position et Je n’avais pas
tardé à accepter parce que j’en avais marre de cette
misère et des railleries que les gens avaient à mon
encontre.

Tout ça, c’est la partie apparente. La partie cachée ?


Je dois le laisser coucher au moins une seule fois
avec ma fille pour qu’il puisse garder le silence
jusqu’à sa tombe.

J'avais Cru à une plaisanterie lorsqu’il me l’avait dit.

Je lui avais hurlé dessus, insulter, traiter de tous les


noms. Il se contentait tout simplement de me dire que
la vengeance est un plat qui se mange froid et que
c’était soit ça, soit ma finition. Après maintes
réflexions, j’avais finie par accepter.

j’ai finie par vendre ma fille pour ne pas me couvrir


d’ignominie.

Aurais-je eu une fille comme Fatima si je ne m’étais


pas débarrassée de cette grossesse ? Si je n’avais pas
demandé au marabout de m’aider ? Aujourd’hui ça
fait 25 ans que je suis mariée et al Hamdoulilah, je
remercie Dieu de m’avoir donné une famille et des
personnes comme eux et pour rien au monde je
n'accepterai que cela se briser ou aille en fumée.

Plusieurs se demandent ici pourquoi j’ai demandée à


Fatima de m’accompagner au village. Comme vous le
savez déjà, j’ai montée cette histoire de toute pièce et
c’est simplement un moyen pour moi de trouver une
solution pour la sortir de ce merdier.

Je ne crois pas que je pourrais encore fermer l’œil, si


je laissais une chose si horrible se produire. Je dois
l’emmener chez le marabout. Il doit la laver avec je
ne sais quoi pour redoubler les protections et ainsi me
permettre d’avoir plus de temps pour l’éloigner de ce
pervers.

Oui je crois en Dieu. Ce serait plus facile de prendre


ma natte de prière et m’adresser à lui. Mais nous
savons tous que cette vie est un combat continuel et si
on ne se mets pas en position de guerre, on nous
bouffera tout cru.

L’histoire de voyage avec Ibrahim est tout


simplement un moyen pour l’éloigner de la maison et
faire ce qu’il à a faire. Comment peut-on être si
cruel ? Oui je sais que je ne suis pas la plus sainte,
mais pourquoi demander à ce que son fils épouse ma
fille si c’est pour lui infliger un tel supplice ? Serais-
je entrain de passer à côté de quelque chose ?

J’étais entrain de ranger ma chambre lorsque j’ai


entendue la voix de Fatima au salon.

Elle est présentement entrain de discuter avec son


père. Cest quelques temps après qu’elle est venue me
rejoindre.

Fatima : bonjour néné. (Maman)


Moi : comment tu vas ma fille ?
Fatima : ça va al hamdoulilah. Tu as bien dormie ?
Moi : assez bien. Tu sais, la vieillesse commence à
gagner mon corps donc je me réveille tous les jours
avec différents maux.
Fatima (souriant) : tu es tout sauf vieille. Tu ne fais
pas ton âge. Toujours aussi resplendissante.
Moi : ah merci ! Mais je ne t’attendais pas de si
bonne heure. On devait aller vers 17h.
Fatima : oui je suis venue pour qu’on parle par
rapport à ça. Je n’étais même pas censée passer le
weekend à Conakry mais Ibrahim et moi avions dû
changer notre programme à cause de ce voyage que
je dois faire avec toi.
Moi : je suis désolée mais tu sais, tu es ma seule fille
et dès fois j’ai besoin que tu sois avec moi.
Fatima : oui et je te comprends. Seulement, Ibrahim
c’est mon mari et je ne peux pas aller à l’encontre de
ces décisions. Il m’a dit que je ne peux pas faire deux
jours d’autant plus qu’il voyage demain à la première
heure.
Moi (étonnée) : voyager ? Où va-t-il ?
Fatima : c’est un voyage pour le boulot.
Moi : ce n’est pas trop tôt ? Je veux dire, vous venez
à peine de vous marier.
Fatima (poussant un soupir) : même lui ne veux pas y
aller, c’est moi qui suis entrain de le contraindre.
Moi : mais laisse le rester avec toi, Fatima. Pourquoi
veux-tu qu’il aille là-bas ?
Fatima : il ne peut pas manquer de respect à son père.
Tu sais très bien que le respect des parents est très
important dans la religion. En tant que sa femme, je
me dois aussi de bien le conseiller. Ça a été difficile
de le lui faire accepter, mais il a finis par abdiquer.

Là, je ne sais vraiment pas quoi faire. Ce con pourrait


faire sa sale besogne à n’importe quel moment. Il me
faut trouver une solution.

Moi : tu sais, même si c’est son père, le mariage est


aussi quelque chose de sacrer. Vous êtes jeunes, vous
venez à peine de vous connaitre, il vous faut passer le
plus de temps ensemble. Comment cela peut il se
faire s’il voyage à tous moment ? Je trouve sur ce
point que ton mari a raison. Aucune personne n’est
irremplaçable, que son père trouve une autre
personne.
Fatima (sceptique) : hum !
Moi : Oui. D’ailleurs concernant ta tante, je pourrais
y aller seule. Je lui dirais que tu as voyagé avec ton
mari.
Fatima : au fait, il s’agit de quelle tante ?
Moi (bégayant) : heu.. Une tante du côté de ton père.
Tu ne la connais pas. Tu sais, les familles en Afrique
sont tellement nombreuses, que tu peux un jour
passer à côté de la petite sœur de ton père sans le
savoir.
Fatima : oui c’est vrai.

Elle a semblée réfléchir un moment avant de


reprendre la parole.

Fatima : néné ? (maman)


Moi : oui ?
Fatima : est ce que c’est un problème si je parle des
médicaments que tu m’as donnée à mon mari ? Je
n’ai pas le droit de lui cacher ce genre de chose et toi-
même tu sais que si ça ne tenait qu’à moi, je
n’utiliserais jamais ça.

Cette fille veut me tuer ou quoi ?

Moi : Eh djiwo (jeune fille) toi aussi. Quand est ce


que tu te réveilleras ? Il ne faut pas être si naïve que
ça sinon tu seras mal barré dans ton futur.
Fatima : Mais ?
Moi (la coupant) : je t’ai déjà dis que je ne ferais rien
qui te fera du mal.
Fatima : Mais on m’a dit….
Moi : on t’a dis quoi ?
Fatima : on m’a dit qu’une femme ne doit pas avoir
des secrets pour son mari.
Moi : oui mais même un croyant doit avoir une partie
de ses œuvres cachées. Des œuvres qui resteront
qu’entre lui et son créateur et qui lui seront bénéfique
le jour du jugement. Pourquoi pas une femme envers
son mari ?
Fatima : et s’il le découvre ?
Moi : il ne le découvrira que si tu veux qu’il le
découvre.
Fatima : ok !
Moi : si ce n’était pas pour ton bien, je ne te l’aurais
pas donnée.
Fatima : ok !

Elle ne semble pas convaincue, mais j’espère pour


elle qu’elle ne commettra pas cette erreur.

Moi : et si vous allez en lune de miel ? En avez-vous


eu droit depuis que vous êtes mariés ?
Fatima : non mais on dirait que tu oublies qu’il doit
voyager demain.
Moi : si j’étais toi, je lui dirais de reporter ça. En tout
cas, c’est juste un conseil. Je ne mettrais pas ma
bouche dans votre couple.

Nous avons encore discutés longuement avant qu’elle


ne s’en aille. Si je ne peux pas l’éloigner de lui un
petit moment, il va falloir que je trouve un moyen de
dissuader Abdel. Mais comment ? Je n’en ai aucune
idée.
Secret de famille 13

<< il n'y a pas pire qu'une mauvaise femme mais rien n'est
comparable à une bonne femme >>

Ibrahim

Après avoir déposé fatima, je me suis rendu directement chez


Karim qui demandait à me voir de toute urgence.

Il n'a pas voulu me dire grand chose au téléphone, donc j'ai été
obligé de mentir à ma femme chose que je n'ai pas aimé pour aller
le rencontrer.

Comme je le disais, sa mère et papa on vraiment bousillé ma


journée d'aujourd'hui.

Moi qui pensais me la couler douce, faire plaisir à ma moitié, me


voilà obligé de tout remettre en vrac.
Je me suis garé dans l'allée de sa maison avant de lui envoyer un
texto pour qu'il sorte me rejoindre.

J'aurais pu rentrer mais franchement je ne suis pas d'humeur à


jouer au gars poli d'autant plus qu'il vit dans une maison familiale.
J'aurais été obligé de saluer tout le monde, et c'est bien cela que je
veux éviter.

Il m'a rejoins dans la voiture quelques minutes après.

Karim : ça te coûte quoi de rentrer saluer mes parents ?


Moi : excuse-moi mais je suis vraiment de mauvais poil.
Karim : ce n'est pas une raison. En plus ils demandent toujours à
rencontrer ta femme.
Moi : ça se fera, t'inquiète pas.
Karim : OK !
Moi : tu m'as fait énormément peur tout à l'heure. Quelle est cette
urgence ?
Karim : je ne sais pas ce qui se passe, ou peut être qu'il ne nous a
pas tout dit, mais lorsque je suis rentré j'ai vérifié tout et aucune
trace d'une entreprise qui veut résilier son contrat
Moi (étonné) : ah bon ?
Karim : est ce qu'il n'a pas autre chose derrière la tête ? Il se
pourrait qu'il veuille vous faire une surprise ou je ne sais pas moi.

Une surprise ? Je pensais qu'il connaissait assez Abdel Bah.

Moi : non je ne crois pas que ce soit une surprise.


Karim : donc ?
Moi : je vais retourner pour lui demander exactement ce que c'est.
Merci beaucoup.
Karim : OK ! On est ensemble.

Après lui avoir souhaité une bonne journée j'ai pris la direction de
la maison.

J'ai d'abord passé quelques minutes à réfléchir sur le but de ce


voyage. Si ce n'est pas une entreprise qui en est la cause, pourquoi
veut il que j'y aille à tout prix ?

On n’a pas l'habitude de tout se dire. Depuis l'enfance, papa prends


toujours les décisions et je n'ai pas mon mot à dire.

Je me rappelle, qu'il m'arrivait de me demander pourquoi était-il si


dur avec moi ? Est-ce vraiment mon père ?

Quand un enfant arrive à se poser ce genre de question, c'est parce


que la situation est vraiment m catastrophique.

Je me suis toujours dis que normalement un garçon devrait mieux


s'entendre avec son père mais avec papa, ai je même déjà eu droit à
des remerciements venant de lui ?

À chaque fois qu'il me trouvait avec maman, il me disait qu'un vrai


homme ne devrait pas passer autant de temps dans les jupons de sa
mère.

Bien vrai que ça me blessait énormément, je prenais sur moi.


Maman ne cessait de me répéter qu'il devait avoir ses problèmes
raison pour laquelle il se comportait comme ça.

Je supportais toujours ses humiliations jusqu'à ce que cette


dernière décède. C'est à ce moment que j'ai extériorisé toute la rage
accumulée.

Je savais pertinemment que si je ne quittais pas ce pays pour un


temps, le pire allait se produire étant donné que nous avons tous
les deux de Sale caractère.

L'islam enjoint aux enfants d'être bon avec leurs parents quand
bien même ces derniers seraient injustes envers eux, mais que faire
lorsqu'on a un père dont un sourire à notre encontre nous est
méconnaissable ?

Il m'a trouvé une femme. J'avoue que je comptais lui faire vivre
tous les supplices du monde, mais Dieu dans toute sa bonté m'a
donné un trésor. Comment aurais je pu la haïr ? Elle n'est pas le
genre de femme qu'il faut haïr bien au contraire.

Il n'y a que sur ce point que je peux dire que mon père s'est bien
comporté vis à vis de moi.

Donc pourquoi prétexter une fausse urgence pour me faire voyager


?

Après avoir poussé un long soupir, je suis monté pour me rendre


dans son appartement. Je l'ai trouvé assis devant la télé.

Moi : Salam !
Papa : Wasalam ! Où étais tu passé ?
Moi : faire un tour.

Je me suis gratté la tête comme à chaque fois que je suis stressé.

Moi : je suis venu pour te présenter mes excuses. Je n'aurais pas dû


m'emporter de la sorte.
Papa : tu as toujours été un enfant pourri gâté donc ça ne m'étonne
pas.

Enfant pourri gâté ? Est ce des genres de réponses qui donnent


envie de s'excuser ?

Moi (prenant sur moi) : OK ! Je suis venue pour que tu me fasses


un briefing concernant l'affaire sur laquelle je dois bosser.
Papa (ton sec) : je pensais que tu ne voulais pas y aller. Pas après
tout le cinéma que t'as fait tout à l'heure.

Pour te faire sortir de tes gond, y'a pas plus fort que papa.

Moi : je me suis excusé dis je en sentant la colère grimpé à


nouveau.
Papa : et pour toi c'est suffisant ? Tu as vu comment tu m'as parlé
devant ton ami ? Tu m'as fait passer pour qui ?
Pourquoi faut il toujours que mon père extrapole tout ? L'envie de
quitter cette maison devient de plus en plus forte en moi. On ne
peut pas être si dur quand même.

Moi : j'étais juste étonné c'est tout.


Papa : à l'avenir, tâche de ne pas te comporter comme ça.
Moi : OK !

Un lourd silence s'est installé avant qu'il ne reprenne la parole.

Papa : ton vol est prévu pour demain !

Demain ? Il a dit demain ? J'ai dû faire appel à tous mes sens pour
ne pas craquer une énième fois.

Moi : mais je n'ai pas le temps de me préparer. En plus tu ne m'as


pas donné des informations là dessus.
Papa : une fois sur place, tu le sauras.

C'est bien une première. Si ce n'était pas Fatima qui tenait à ce que
je respecte sa décision, j'allais prendre des congés tranquillement.

Moi : OK !

Je suis ressorti de chez lui pour me rendre directement chez moi.


Un chez moi qui commence vraiment à m'étouffer.

*****

C'est la bonne odeur de la sauce qui a réveillé mon ventre. Je me


suis directement rappelé que je n'ai rien avalé de consistant depuis
ce matin.

Fatima : cc mon amour.

Elle m'a embrassé avec toute la tendresse possible avant de se


blottir dans mes bras.

Moi : Bonsoir mon coeur.

J'avoue avoir faim, mais là il y'a une autre faim que j'aimerais
assouvir.

Elle n'a pas tardée à se retrouver nue dans mes bras, ma bouche
embrassant chaque parcelle de son corps.

Je lui ai fait l'amour tendrement avant qu'on ne reste l'un dans les
bras de l'autre.

Moi : papa m'a dit que je dois voyager demain


Fatima : demain ? Questionna t elle surprise
Moi : oui.
Fatima : OK !
Moi : donc tu ne pourras plus voyager. Faudrait le dire à ta mère.
Fatima : OK. Ton vol c'est pour quelle heure ?
Moi : je vais le connaître tout à l'heure.

Nous avons poursuivis toute l'après midi sous les draps et je vous
passe des commentaires. Elle commence à se lâcher petit à petit et
j'adore cela.

******

Le lendemain du jour, je me suis réveillé avec des courbatures.


Voilà ce qui advient lorsqu’on n’est jamais rassasié mais ce n'est
pas de ma faute si ma femme est un pur délice.

À mon grand étonnement elle n'était pas à la maison. Elle m'a juste
laissé un petit mot en me disant qu'elle se rend vite fait chez sa
mère.

Je ne comprendrais jamais le dynamisme de cette femme. Il n'est


même pas encore 10h que la table est apprêtée.
J'étais entrain de prendre mon petit déjeuner lorsque mon
téléphone s'est mis à sonner.

Moi : salam
Karim : comment tu vas ?
Moi : bien et toi ?
Karim : ça va. Juste que je n'ai pas eu de retour concernant ton
voyage.
Moi : excuse moi. J'étais hyper occupé hier. Bref, je dois voyager
en soirée.
Karim : et il t'a donné le nom de l'entreprise ?
Moi : non aussi étonnant soit il. Il dit qu'il me fera signe une fois
sur place.
Karim : OK. Dans tous les cas je peux voyager à ta place. Si tu
changes d'avis, fais-moi signe.
Moi : merci.

Je crois que je suivrais les conseils de mon bout de femme.

****

Elle est rentrée vers 12h à la maison. J'ai tenté de la joindre durant
tout ce temps en vain et j'avoue que ça commençait vraiment à
m'énerver.

Moi : tu ne sais pas qu'on dit téléphone portable parce que tu dois
l'avoir à porté de main ?
Fatima (m'embrassant) : ne te fâche pas mon amour. J'avais
quelques courses à faire.
Moi : course plus important que ton mari ? Il est déjà 12h et rien
n’est au feu.
Fatima : je ne compte pas préparé aujourd'hui.
Moi (étonné) : et pourquoi ?

Elle a sortie des crèmes chantilly, paquet de chocolat, miel qu'elle


a posé sur la table en s'avançant vers moi.

Fatima : j'ai déjà parlé à Karim et c'est lui qui ira à ta place. Je
nous ai réservé une chambre dans un des hôtels de la place. On a
bien droit à une lune de miel n'est ce pas ?

Je m'attendais à tout sauf à ça. Qui a volé ma femme pour la


remplacer par une coquine ? Je dois le remercier du fond du cœur
parce que je n'aurais pas pu rêver mieux … .

Chapitre 14

« Un couple musulman qui s’aime c’est comme l’œil


et la main. Lorsque la main se blesse, l’œil se mets à
pleurer et lorsque l’œil pleure la main essuie ses
larmes »

Mère Halima

Après avoir tout fait pour que Fatima change d’avis


sur le voyage que son mari doit faire, j’ai rempli mes
devoirs à la maison avant de demander la permission
à mon homme pour sortir.

Pourquoi je demande la permission ? Parce que c’est


ce que la religion recommande. Une femme mariée
qui sort sans l’accord de son mari, les anges la
maudisse jusqu’à son retour.

Si je dois m’attarder là-dessus, je dirais que ça


soulève l’importance que le mari doit occuper dans la
vie de sa femme. De nos jours, lorsqu’on a des
problèmes avec notre conjoint et qu'on demande
conseil, peu sont ceux qui nous demandent de
supporter bien au contraire. On a des amis qui nous
demandent de tenir tête pour soit disant ne pas se
laisser marché sur les pieds et nous savons tous ici
que cela reviens à verser de l’huile sur du feu.

Fort est de constater qu’au moindre pépin, la femme


de cette génération manque de respect à son mari.
Quand il hausse le ton, elle le fait. Quand il se fâche,
elle se fâche. Comment un couple peut il avancer
dans ce cas ?

Je sais que c’est difficile, surtout lorsqu’on a raison


de demander pardon. Ça demande une grande preuve
de maturité que de se rabaisser. Mais ce qu’on ne sait
pas, c’est que c’est dans ce genre de détail que tout
repose.

Un homme ne te blâmera jamais longtemps, si à ses


pieds tu viens lui dire pardonne moi. Un homme
n’aura jamais raison de toi si tu lui montre que c’est
lui ton supérieur.

Egalité de sexe ? Non je suis désolée mais cela ne


peut pas être le cas. Je suis peut être vieux jeu, mais
nous savons tous ici qu’un homme et une femme ne
pourront jamais être égaux.

Savoir donner à l’homme sa place de chef dans la


maison reviens à ne s’attirer que des bienfaits de la
part de son seigneur. Ça me rappel un des hadiths du
prophète qui disait : si je pouvais enjoindre à une
personne de se prosterner devant une autre personne,
je dirais à la femme de se prosterner devant son mari.
Ça montre toute l’importance et le respect que la
femme doit avoir vis-à-vis de ce dernier.
Dans la religion on dit que le paradis de la femme se
trouve sous les pieds de son mari, alors mesdames,
Finis les mauvais comportements. Essayer de trouver
un terrain d’entente car nous aussi, on sera
questionné sur nos obligations. Dès fois il suffit juste
d’un petit pardon pour que les choses redeviennent
comme avant. Dans un couple, l’orgueil n’a pas sa
place. Cela est aussi valable pour les hommes.

Je sais que je ne suis pas bien placée pour donner


toutes ces leçons, et même si je lui ai mentie
concernant le motif de ma sortie, je l’ai fait pour le
bien de ma fille et les intentions sont sincères.

Je me suis donc rendue chez Abdel après avoir tout


fait pour le joindre en vain. Je sais que même s’il
voyait mes appels, il ne décrochera pas tout
simplement parce que c’est lui qu’on appel
« monsieur je m’en fou de tout le monde »

Je suis donc arrivée chez lui en fin d’après midi et


comme je m’en doutais déjà, il est assis devant la
télé.

Moi : salam !
Abdel : oui salam !
Moi (m’asseyant) : j’ai tenté de te joindre en vain.
Abdel : je n’avais pas envie de te parler.

Ah oui, je reconnais l’homme hautain avec lequel je


sortais.

Moi : pourtant c’était important sinon je n’aurais pas


fait le déplacement. Ma fille est venue me voir ce
matin. Donc comme ça, Ibrahima voyage demain à la
première heure ?
Abdel : écoute Hali, tu es vraiment la dernière
personne que j’ai envie de voir. Si tu pouvais faire
vite et sortir de chez moi, je serais très heureux.
Moi : tu n’es pas obligé d’être si désagréable que ça,
tu sais.
Abdel : donc sort !

Je suis bien tentée de rentrer chez moi parce que j’ai


horreur qu’on me manque autant de respect, mais je
préfère prendre sur moi et penser au bien de ma fille.

Moi : quand comptes tu faires, heu.. Je parle de notre


accord..

Même pour sortir cette phrase de ma bouche, il m’a


fallut un effort surhumain.

Abdel : ce soir !
Moi : pourquoi elle ?
Abdel : pardon ?
Moi : pourquoi choisir la femme de ton fils ?
Abdel : écoutes Halima, si tu dois t’en prendre à une
personne, ce n’est pas à moi. Si tu n’étais pas une
pute et menteuse de la première catégorie, elle
n’écoperait pas à ta place. Je ne le ferais pas parce
que j’en aurais envie, crois moi. Je le ferais juste pour
te faire du mal. Pour que tu ressentes tout ce que j’ai
ressentis quand tu te jouais de moi. Pauvre con que
j’étais, je pensais que tu m’aimais au lieu que tu
écartais à qui bon le voulait pour quelques liasses de
billets.

Il l’a dit avec une telle rage que j’ai juste eu envie de
prendre mes jambes à mon cou. Je m’apprêtais à
répondre lorsque les coups sur la porte on retentit.

Ibrahim est rentré suivit de Fatima. Ils semblent


étonner de me voir ici.
Moi : ah, bonjour mes enfants.
Ibrahim : bonjour. Comment allez-vous ?
Moi : je vais bien et toi ?
Ibrahim : ça va Dieu merci.
Abdel (s’adressant à Fatima) : comment vas-tu ma
fille ?

Sa fille ? Il ose l’appeler sa fille ? Je n’en crois pas


mes oreilles.

Fatima : Al hamdoulilah. On rend grâce à Dieu.

Après s’être installés, Fatima a pris la parole.

Fatima : c’est moi qui en aie eu l’idée. Je voulais


demander votre accord pour qu’Ibrahim reste ici.
Ibrahim : c’est Karim qui ira à ma place. Je compte
voyager un petit temps avec ma femme.
Fatima : je n’aimerais pas que cela entrave à votre
boulot mais je tiens énormément à cela.

De là où je suis, je sais que si Abdel pouvait, ils nous


auraient tous envoyés six pieds sous terre tellement il
bouillonne de rage. Je suis bien tentée de rigoler,
mais je n’ai pas envie d’éveiller en lui des soupçons.

Abdel : Ibrahim ne t’as t il pas dit que le boulot passe


avant tout ?

Il l’a dit sur un ton tellement sec que le visage de


Fatima à changé.

Fatima (bégayant) : heu.. je..


Ibrahim : non parce que elle c’est ma femme et elle
passe avant tout. On est juste venu pour te prévenir.
On s’apprête à y aller et on aimerait des prières.
Abdel (ton dur) : bon vent !
Oh là, je ne m’attendais vraiment pas à ça. Dieu
merci, merci mon Dieu.

Moi : que Dieu vous accompagne mes enfants et


surtout profitez dis je sur un ton joviale.
Ibrahim : Amine.
Fatima : Amine néné.
Ibrahim : bon on va y aller.

Lorsqu’ils ont pris congé de nous, je me suis saisi de


mon sac pour sortir à mon tour.

Abdel (menaçant) : où comptes-tu aller comme ça ?


Tu penses que je ne vois pas ton air satisfait ?
Halima, gare à toi si tu te payes ma tête.
Moi (feignant l’indifférente) : mais de quoi parles-
tu ?
Abdel : je t’ai déjà prévenue.

Je suis sorti immédiatement après cela. Je suis


vraiment fière de ma fille. Si Abdel penses qu’il ira à
ses fins, il a mentit. Je ne permettrais jamais qu’une
chose pareille arrive. Pas de mon vivant en tout cas.

Fatima

C’est bien la première fois que je vois mon beau père


d’aussi mauvais poil. Depuis que je suis dans cette
maison, il a toujours été gentil avec moi et allait
même jusqu’à me conseiller.

Là j’avais limite l’impression qu’il me disait que le


boulot de mon mari compte plus que moi. Si ce
n’étais Ibrahim qui était venu à mon secours, je ne
sais vraiment pas comment j’allais répondre à cela.
Cela m’a coûté un gros effort pour effacer de ma tête
cette conversation. Ibrahim a passé son temps à me
dire que ce n’était rien et de ne pas trop prendre cela
en compte.

Même si je commence à changer, ça n’enlève en rien


ma nature de fille peureuse et de surcroit très
sensible. Il suffit juste qu’un ainé me cris dessus pour
que je me sente hyper mal.

Pourtant Ibrahim ne voulait pas qu’on lui en parle. Il


a dit qu’on pouvait partir comme ça mais comme moi
je tiens à toujours bien faire les choses, je lui ai
rappelé que ce serait vraiment malpoli d’y aller sans
le prévenir.

Après une longue conversation, il a finit par accepter


à la seule condition que ce soit moi qui le lui dise
comme j’y tenais tant et franchement si je savais que
j’aurais droit à ça, on allait sortir sagement sans
embêter quelqu’un.

Comme je ne sais pas conduire, c’est Ibrahim qui est


au volant. Je me contente juste de lui indiquer le
chemin qu’il doit emprunter et c’est arrivé à
destination qu’il saura.

J’ai parlée d’un hôtel hier n’est ce pas ? Eh bien ce


n’est pas le cas. Je nous ai loué une maison dans un
des quartiers les plus huppés de la Guinée cette fois ci
avec l’aide de Boubah.

Lorsque j’ai demandée à Karim, il m’a dit qu’il me


mettra en contact avec lui. Donc quand il m’a appelé,
il m’a dit que tout est réglé. J’ai été obligée de faire
un tour vite fait pour regarder et je peux vous dire
que je n’ai jamais rien vu d’aussi beau.
La maison est super bien équipée. Il ya plus de cinq
chambres, piscine, terrasse, salle de bain énorme,
enfin la totale quoi. J’ai dû aussi faire appel à mon
coach Mounas pour qu’elle me donne des directives.

C’est même elle qui m’a indiquée l’endroit où je


devais aller pour acheter toutes ses cochonneries. J’ai
craqué sur une nuisette que je n’ai pas pu
m’empêcher d’acheter.

Comme je l’ai déjà une fois dis ici, c’est facile


d’écouter les conseils mais le plus difficile c’est de
les appliquer. Je veux le meilleur pour mon homme et
moi donc je ferais tout ce qui est en mon pouvoir
pour le rendre heureux.

Ibrahim : on en a encore pour longtemps ?


Moi (ton taquin) : ne t’as t on jamais dit que dans la
vie il faut savoir faire preuve de patience ? Le
meilleur reste à venir chéri.

Il a pris ma main qu’il a posée sur la bosse de son


pantalon.

Ibrahim : tu sens ça, eh bien la patience a atteint son


summum.
Moi (rigolant) : je suis innocente cette fois ci vu que
je ne t’ai même pas touché. Alors comment
expliques-tu le fait que tu sois entrain de bander ?
Ibrahim : eh bien madame, c’est simple comme
bonjour. Le mini moi que voici réagit à chaque fois
que j’imagine votre corps recouvert de miel ou de
chocolat. Je compte lécher chaque partie de votre
délicieux corps en prenant tout mon temps. Te faire
gémir comme jamais en te faisant voyager dans un
pays ou seul le plaisir comptera.
Si je dis que ces mots n’ont pas d’effets sur moi,
j’aurais mentie. Mounas m’avait expliqué comment
on devait sucer leurs choses là, et si je m’y mettais
tout de suite ?

Moi : gare-toi quelque part à l’abri des regards stp.


Ibrahim (surpris) : ne me dit pas que c’est ce à quoi je
pense.

J’ai passé ma main au niveau de sa ceinture dans le


but de retirer cela. Après avoir baissé la braguette de
son pantalon, j’ai sortie son membre déjà dure et
gonfler que j’ai tenue dans ma main.

Moi : si je m’y prends mal, indique-moi.

Il a retiré le foulard que j’avais sur la tête pour la


balancer sur les sièges arrière.

Ibrahim : tu es nettement plus sexy comme ça.

J’ai d’abord commencée par poser le bout de ma


langue sur sa verge. J’ai par la suite laissé glisser ma
langue sur le long avant de revenir jusqu’au bout. j’ai
entrepris mettre tout le bout dans ma bouche en
tournoyant ma langue dessus.

Si je n’avais pas promis me surpasser, croyez moi


que je serais sortie par la fenêtre.

J’ai commencée par faire des mouvements du haut en


bas. Comme il n’a pas totalement retirée sa culotte, je
n’ai pas la possibilité de sucer ses deux boulles
comme Mounas me l’avais dictée.

J’ai alors continuée mes vas et viens malgré qu’au


début je me sentais mal, là ça commence à aller.
J’aurais pu dire que ça ne lui plaisais pas s’il ne
poussait pas ces grognements.

A un moment, je m’y suis mal prise et je l’ai


carrément mordu.

Ibrahim : Aïe ! Attention ma belle. Tu peux tout


mettre sauf les dents.

J’ai trop honte mais je suis obligée de continuer parce


que j’ai envie de lui faire plaisir comme il me fait
plaisir.

Moi : pardonne-moi.
Ibrahim : si tu veux vite expulser la purée, attèle toi
sur le bout. Le reste ne procure pas autant de plaisir
que ça.

Il a passé ses mains dans mes cheveux en baisant ma


bouche avec ses vas et viens. A un moment je
commençais vraiment à avoir mal à la mâchoire,
tellement il a une grosse queue. Oh oui ! Mon homme
est bien doté par la nature.

Je caressais en même temps ces deux boulles pour


augmenter son plaisir et au bout d’un moment, il a
expulsé comme il le dit si bien sa purée. Moins un,
mon visage devait être inondé de ça. C’est rentré dans
ma bouche malgré moi et le goût salé m’a limite
donné envie de vomir.

Ibrahim : t’as un mouchoir ?

Après l’avoir aidé à se nettoyer, il m’a embrassée


longuement.

Ibrahim : je t’aime ma belle.


Il m’aime ? C’est bien la première fois qu’il me le dit
depuis tout ce temps. Moi qui rêvait d’entendre ça, je
ne sais même pas quoi répondre. mon cœur danse la
bamboula actuellement !.

Moi : je t’aime aussi.

Il a redémarré le moteur et je me contentais juste de


lui indiquer le chemin à prendre jusqu’à ce que je lui
demande de garer devant la maison en question.

Ibrahim : a moins que je ne commence à avoir des


problèmes d’yeux, j’ai comme l’impression que ce
n’est pas devant un hôtel qu’on a garé.
Moi : vous voyez très bien Monsieur Bah.
Descendez !

Nous avons sortis nos valises qui ont été soulevés par
le gardien. Une fois à l’intérieur, il m’a attiré
directement vers lui.

Ibrahim : qui t’as aidé à organiser tout ça ?


Moi : c’est mon petit secret à moi. Tu aimes ?
Ibrahim : si j’aime ?

Il m’a soulevé directement en me demandant où se


trouvait la chambre. Une fois lui avoir indiquée, il
m’a allongé dans le lit et a commencer à
m’embrasser.

Cette fois ci j’ai retourné la position de telle sorte que


ce soit moi qui sois sur lui.

Moi : aujourd’hui, c’est moi qui mène la danse lui


soufflais je au creux de l'oreille…………………….
Secret de famille 15

<< l'homme cherche la femme parfaite. La femme


cherche l'homme parfait. Ils oublient tous les deux
qu'ils ont été créés pour se compléter. >>

Fatima

Il a semblé vraiment surpris que je puisse prendre des


initiatives mais je crois que je dois dire Adieu à la
Fatima nulle et coincée qui ne pouvait même pas le
regarder dans les yeux.

J'ai envie de me lâcher pour mon homme. Être


coquine pour lui. Faire tout ce qui est en mon
possible pour instaurer une complicité dans mon
couple.
Ce n'est pas facile mais je sais que je pourrais y
arriver avec l'aide de mes psychologues de couple qui
ne sont rien d'autre que Mounas et Karim.

Après avoir pris le dessus sur lui, j'ai repris sa bouche


et croyez moi que ce baisé est tout sauf saint.

On sent nos deux corps en braise. Mon envie jumelé


au sien crée une atmosphère on peu plus érotique. Je
pense déjà à tout ce que je pourrais faire des
cochonneries que j'ai apportées avec moi.

On s'est embrassés pendant un long moment avant


que je ne pose ma bouche sur son cou tout en passant
une de mes mains derrière pour masser l'arrière de
son cou.

C'est aussi une des nombreuses astuces qu'on m'a


donnée et paraît que ça fait un bien fou.

Il a poussé un grognement avant de glisser une de ses


mains le long de mon dos jusqu'à la courbe naissante
de mes fesses.

J'ai passé ma langue sur son torse afin de susurrer un


de ses tétons.

Il n'y a pas que les filles qui ressentent des choses à


cet endroit. Même les hommes ressentent du plaisir
dans cet acte.

Et si je dois partager le peu de connaissance que j'ai,


je vous dirais que c'est deux fois plus excitant de
lécher le sein gauche que le droit, on ressent deux
fois plus de plaisir.

J'ai fait revenir ses deux mains vers le haut avant de


lui chuchoter.

Moi : n'oublie pas qu'aujourd'hui c'est moi qui mène


la danse.
Ibrahim ( voix cassée) : c'est une torture pour moi de
ne pas pouvoir te toucher.
Moi : tu n'as pas le choix.

J'ai entrepris par la suite de glisser ma langue sur son


ventre dans une lenteur exponentielle.

Je ne me connaissais pas ces talents jusqu'à ce que je


me sente assez forte pour pouvoir contrôler mon
homme et croyez moi que c'est une très bonne
sensation que de sentir une personne sous notre
emprise.

On est libre de mener la danse, de le voir frémir et


gémir d'envie dans nos bras.

Moi : on a toute la nuit pour se faire plaisir. On


commence le premier round, ensuite tu me laisseras
continuer ce que j'ai à faire.

À croire qu'il n'attendait que ça. Il m'a retournée très


vite pour s'introduire par la suite d'un coup sec.

Ibrahim : tu me fais perdre la tête Fatima.

Ses mouvements de va et viens on très vite ampli la


chambre de mes gémissements.

Il passait sa langue sur mon cou en même temps qu'il


me pilonnait. Au début c'était violent, mais au final il
a ralenti sa cadence.

Ibrahim : dis moi que tu aimes ma cochonne.


Moi : oui j'aime, continue.
Une des choses qui fait perdre la tête aux hommes,
c'est de leurs dires des cochonneries pendant l'acte.
Leur montrer à quel point on aime ce qu'ils nous font.

Comme je ne suis pas assez cochonne pour sortir des


maux salaces de ma bouche, je me contente juste de
lui dire que j'aime ce qu'il me fait.

Ibrahim : tu m'aimes ?

Si je l'aime ? Non mais il est devenu à la limite mon


oxygène. Je ne me vois pas sans lui dans ma vie.

Je léchais le lobe de son oreille en même temps qu'il


faisait des vas et viens.

Ibrahim : mets toi à quatre pattes.

Je me suis exécutée telle une automate.

Il a exercé une pression au niveau du bas de mon


dos.

Ibrahim : c'est pour que tu apprennes à te cambrer.

C'est encore quoi ça ?

C'est vrai que je ne me sens pas trop à l'aise mais je


présume que c'est parce que c'est le début.

J'ai essayé de me cambrer comme il a dit avant qu'il


ne me pénètre à nouveau.

Il titillait en même temps mon vagin et le goût n'en


était que deux fois plus exquis.

Cette position a durée un bon moment avant qu'il ne


jouisse en tombant sur mon dos complètement
éreinté.

On est resté silencieux pendant un long moment


avant qu'il ne me prenne dans ses bras.

Ibrahim : tu es de plus en plus délicieuse.


Moi : pourtant on n'a même pas encore commencé.
Ibrahim : je n'en doute pas une seconde.

****

Ça a été difficile pour nous mais au final on a pu


sortir du lit pour accomplir nos prières.

Il a commencé à se plaindre en disant qu'il avait faim.


J'ai un mari énormément gourmand mais Bon je ne
m'en plains pas.

Lorsqu'on a finit de s'habiller, on s'est rendus au


salon.

Cette fois ci, j'ai vraiment tenu à sortir le grand jeu.

J'ai même prévu un des meilleurs cuisiniers de la


Guinée qui est à notre entière disposition.

Donc lorsqu'il a vu la table dressé, il m'a affiché un


large sourire.

Ibrahim : qui t'as aidé à organiser tout ça ? Je suis sûr


que tu n'as pas pu le faire toute seule.
Moi : tu m'en crois incapable ?

Après m'avoir tirée la chaise, il a contourné la table


pour se mettre en face de moi.

Ibrahim : franchement, Je n'ai même pas de mot pour


t'expliquer tout ce que je ressens actuellement. Le
jour que mon père m'a annoncé que je devais me
marier avec toi, j'ai vraiment crû que c'était une
mauvaise blague. Dans ma tête je me disais, sûrement
que c'est une matérialiste qui voulait simplement
profiter. Mais grande a été ma surprise de me rendre
compte que cette fois ci, papa m'a dégoté un trésor.
Tu es une perle rare pour qui plusieurs hommes se
battront. Tu es calme, poli, douce et le plus beau de
tout, pieuse. Que demander de mieux ? Tu sais, mon
passé n'a pas été un passé fabuleux. J'ai commis
plusieurs erreurs et si je pouvais, J'allais revenu là
dessus. Quand on dit que derrière un Grand homme
se cache une grande femme, c'est la stricte vérité. Tu
me change en mieux chaque jour qui passe. Je ne
savais pas que je pouvais ressentir ce que je ressens
pour toi. Je ne te promets pas une vie de rêve étant
donné qu’on n’est pas parfait, mais je ferais de mon
mieux pour te rendre heureuse. Je t'aime Fatima Bah.
Je remercie Dieu de m'avoir donné une femme
comme toi.

Comment expliquer l'effet de ces mots sur moi ? Je


ressens chaque fibre de mon corps qui vibre. Je l'aime
cet homme. Je l'aime vraiment.

Moi : je t'aime aussi Ibrahim Bah et je ferais tout


pour te rendre heureux.

Je n'ai pas pu m'empêcher de couler quelques larmes


que j'ai vite séchées.

Ibrahim : maintenant, place à la nourriture.

J'ai éclaté de rire avant qu'on ne commence à dîner.


On a parlé de tout et De rien et il a profité pour la
première fois, à me parler de sa mère et leurs
complicités. Je me rends compte une fois de plus de
l'importance qu'une mère a dans nos vies. Profitons
d'elles chaque jour qui passe parce que nous ne
savons pas quand est ce que Dieu les rappelleront à
lui.

****

J'ai profité du fait qu'il regarde la télé pour m'éclipser


dans la chambre. J'ai encore pris une autre douche
avant d'enfiler la nuisette rouge que j'avais achetée.

J'ai peignée mes cheveux que j'ai laissé tomber en


cascade sur mes épaules

. Après avoir mis un peu de parfum derrière le cou et


sur le poignet de mes mains, je suis sortie de la
chambre.

Je me suis d'abord rendu à la cuisine pour sortir la


crème chantilly que j'avais mis au frais en arrivant.

Je suis revenue en me plaçant devant lui tout en


secouant la bouteille du haut en bas.

Ibrahim : que me réserve cette petite coquine qui me


sert de femme ?
Moi (souriant) : que des choses salaces.
Ibrahim (m'attirant vers lui) : tu es magnifique mon
cœur.
Moi : tout ça c'est pour toi. Maintenant, laisse moi te
napper comme bon me semble.
Ibrahim : je suis tout à toi me dit il avec
engouement… ..
Chapitre 16

<< un mensonge c'est un mensonge peu importe la


raison qui s'y cache derrière>>

Ibrahim

La lune de miel a été fabuleuse. Nous avons passés


notre temps à profiter et nous relaxer des moment que
Dieu nous à donner.

Je remercie vraiment Dieu chaque jour qui passe et je


ne crois pas que je cesserais de le remercier un jour.

On dit souvent dans la vie, qu'on ne se rend compte


du trésor qu'on possède que lorsqu'on l'a perdu. Eh
bien, moi je me suis déjà rendu compte de cela et je
ferais tout pour ne pas le perdre.

J'ai pris trois semaines de congés pour pouvoir


profiter amplement d'elle. Nous avons eu à discuter
sur ses études et tout le reste.

Elle m'a dit qu'elle aimerait commencer des stages et


avoir ne fût ce qu'une expérience professionnelle
avant de continuer son Master et je ne vois pas
d'inconvénient à cela.

Mon seul hic c'est que j'aimerais vraiment la voir


porter mon enfant. Je sais que c'est tôt, mais rien ne
me ferait plus plaisir que de savoir que ma femme
attend un enfant de moi.

Je ne sais pas comment on va gérer cela si ça arrivait


étant donné qu'elle tient vraiment à taffer.

Je ne suis pas rabat-joie loin de là mais je sais que ce


sera difficile pour elle de joindre les deux bouts.
Je préfère pour le moment ne pas trop m'attarder là
dessus et lui trouver le stage comme convenu.

Mais avant ça, j'ai d'abord envie qu'elle prenne des


cours d’auto école. Je ne serais pas toujours là vu que
je voyage beaucoup et j'ai envie qu'elle soit
totalement indépendante.

Je pense vraiment à déménager du cocon familial


pour pouvoir nous trouver un appartement rien qu'à
nous.

Ça trotte dans ma tête depuis ces derniers temps


seulement je ne sais pas trop comment papa le
prendra. Vous savez déjà tous ici qu'il est de nature
très compliqué. Mais je me dis que le fait de prendre
mon envol ne devrait pas constituer un problème..

Aujourd'hui nous avons décidés de faire le tour


familial. Mes tantes se plaignent que depuis que je
suis marié je n'ai pas emmené ma femme pour
qu’elles les saluent.

On a d'abord voulu commencer par les parents de


Karim parce que je les considère comme ma propre
famille.

Fatima : je ne sais pas pourquoi, mais je stresse un


peu.
Moi : ils ne mordent pas tu sais.
Fatima : ce n’est pas une question de mordre ou pas.
Et si on me regardait de travers ?
Moi : qui ose, Je lui fou mon poing en plein visage.
T'es trop adorable pour qu'on le fasse.

Elle s'est juste contentée de me sourire.

À vrai dire, elle n'est pas la seule à être stresser. Vous


vous rappelez de Awa mon plan cul ? Eh bien ce n'est
rien d'autre que la demi-soeur de Karim.

Oui, je sais que j'ai été con. Que je ne devais pas faire
ceci patati et patata, mais on peut dire tout ce qu’on
veut, l'homme est faible devant une paire de fesses
bien douillet..

Au départ, j'avais tout fait pour la repousser. Mais


plus je le faisais, plus elle me chauffait. Le jour qu'on
a couché ensemble, c'est parce qu'elle était venu me
surprendre dans ma chambre en sous vêtement.

Fallait vraiment être fou pour refuser. Elle était la


tentation incarnée pour moi et le fait qu'elle s'y
connaisse dans ce domaine, a fait en sorte qu'on passe
des moments très ouf.

Et si ça venait à se découvrir ? La dernière fois au


restaurant j'avais mentis à Fatima en lui disant que
c'est une amie à moi.

Comment réagira t elle lorsqu'elle se rendra compte


que je lui ai mentis ?
Le Ibrahim d'avant allait s'en foutre mais celui
d'aujourd'hui appréhende énormément cet instant.

Nous avons roulés pendant un bon bout de temps


avant de garer devant la maison.

Au moment de descendre, j'ai vraiment faillit


rebrousser chemin lorsque je l'ai vu devant le portail.

Fatima m'a lancé un regard interrogateur mais j'ai fais


comme si je ne l'avais pas vu. C'est ça que j'appel être
vraiment dans la merde.

Awa : tiens tiens qui vois je là ? C'est le couple Bah


qui vient enfin nous rendre visite ?

Eh Dieu ! Pourquoi.. Pourquoi.

Moi : comment tu vas ?


Awa : bien depuis que je te vois.

Elle m'a fait une bise en ignorant complètement


Fatima.

Moi : tu n'as pas vu ma femme ?


Fatima : Bonjour.

Cette conne n'a même pas daigné répondre.

Lorsque nous sommes rentrés à l'intérieur, on a


trouvé Karim et ses parents devant la télé.

Moi : salam aleykoum !


Tous en choeur : waleykoum Salam.
Tata binta : eh mon enfant, mais ça fait longtemps. Tu
nous a amené qui ? Ta femme ? Venez que je vous
tire à tous les deux les oreilles.
Après les présentations, nous avons pris place.

Je me demandais vraiment ce que awa me préparais


parce que je savais qu'elle n'allait pas rater cette
occasion pour m'enfoncer vu la manière dont je lui
avais fait honte au restaurant.

Et comme je m'y attendais, Elle n'a pas tardé à


pointer son nez et venir s'asseoir à côté de moi.

Karim : au fait Fatima, tu as vu ma sœur ? Elle c'est


awa.
Awa : oui on s'est vu.
Karim : donc attention hein, c'est déjà un homme
marié.
Awa : la polygamie n'existe pas pour rien…

Lorsqu'elle a lâché sa phrase, Fatima s'est juste


Contenter d'esquisser un faux sourire. Je commence à
la connaître assez pour savoir qu'elle est hyper
gênée.

Là je sens que j'aurais des comptes à rendre et c'est


bien la première fois que j'ai peur de me retrouver
seule à seule avec elle. C'est ça qu'on appel vraiment
le Karma ! Eh merde !

Mounas

Je ne sais plus sur quel pied danser avec Boubah.


Lorsqu'on couche ensemble, c'est l'homme le plus
attentionné de la terre.

Mais il suffit juste que je lui parle de s'engager pour


qu'il change complètement de face.

Je n'avais pas prévu être éprise de lui. D'ailleurs c'est


le genre d'homme difficile à détester. Mignon, friqué,
quoi demander de plus ? Seulement là je me rends
compte que ce que fatima m'avait dit est la vérité.

Je devais dès le début m'imposer et ne pas le laisser


me prendre pour sa partie de jambe en l'air parce que
je suis sûre que c'est ce que je représente pour lui

Si c'est cadeau, argent et tout, je ne manque de rien.


Mais est ce suffisant ?

Avec ce genre d'homme, tout doit être établis dès le


début. Savoir s'imposer et ne pas les laisser croire
qu'ils peuvent mener la danse comme bon leurs
semble et malheureusement c'est à ce niveau que j'ai
failli.

Je sais qu'il me prend comme un passe-temps


seulement mes sentiments pour lui sont vraiment
sincère.

J'en ai parlé à une de mes cousines qui me demande


d'avoir recours au marabout pour l'attacher de telle
sorte qu'il ne respire que par mon nom. Est ce la
solution adéquate ?

Je me dis que lorsque les sentiments ne sont pas


naturels, tôt ou tard la relation prendra un coup. Et si
ça marchait aujourd'hui qu'en sera t il de demain ?

je suis énormément perdue parce que ma mère m'a


annoncée hier que mon père veut me donner en
Mariage à un de mes cousins.

Je ne vous parle même pas du type d'homme. Si je


dois le décrire en un mot je dirais, “crade “.

Il suffit juste de l'apercevoir de loin pour voir son


ventre qui déborde. C'est un commerçant qui a déjà à
son actif deux femmes. Moi, Mounas, la jeune femme
qui peut avoir qui elle veut. Mon destin se résumerait
il à ce villageois qui ne sait même pas distinguer sa
droite de sa gauche ?

J'étais plongée dans mes pensées lorsque maman a


fait irruption dans ma chambre.

Maman : as tu réfléchis ?
Moi : réfléchir à quoi ?
Maman : arrête de jouer avec moi. Écoute, si ça ne
tenait qu'à moi tout ceci n'aurait pas lieu. Mais je ne
peux pas aller à l'encontre des décisions de ton père.
Si tu sais qu'aucun homme ne veut de toi
actuellement, obéis à ces ordres. Qui sait, peut être
que cet homme prendra soin de toi.

S'entend elle parler ? Les hommes comme lui nous


voient que comme des machines à enfant. Il se
contente de tirer un coup quand ça leurs chante. Si je
me marie à un type comme lui, c'est toute ma vie que
je vais envoyer bouler.

Moi : il y'a un homme qui veut m'épouser.


Maman : arrêtes de blaguer Mounas. Tu auras bientôt
25 ans. Chez nous les peulh, tu sais que même à 15
ans on te donne en mariage. Ton père ne veut pas te
voir triste, il veut juste ton bonheur. Il désespérait de
te voir marié jusqu'à ce que cet homme Vienne
demander ta main.

J'ai vu ce que c'était que de vivre avec ses coépouse.


J'ai vu ma mère trimé, pleurer, se faire humilier et en
venir jusqu'aux mains avec elles. Veut elle me donner
le même avenir qu'elle ? Et si je demandais à boubah
de m'épouser ? Oui mais comment ? Il est trop frivole
pour s'engager mais là je dois reconnaître qu’il est
mon seul échappatoire.

Moi : il viendra dans deux jours demander ma main.


Je suis sérieuse maman. Actuellement il est en
voyage mais il ne tardera plus. Dis le à papa.
Maman : eh ma fille, pourquoi m'avoir caché ça ? Si
tu savais à quel point je suis contente. Que fait-il dans
la vie ?

J'ai commencée à parler de lui sans omettre aucun


détail. Je suis consciente que je viens de me passer la
corde au cou mais hors de question pour moi de me
marier à cet homme. Comment puis je Convaincre
Boubah de m'épouser ? Devrais je avoir recours au
maraboutage ? Je suis vraiment entrain de toucher le
fond et je ne sais pas comment m'en sortir

Chapitre 17

<< les trois règles de base dans une relation : ne


mentez pas, ne trompez pas, ne faites pas de fausse
promesse >>

Fatima

J'ai toujours tout encaisser dans ma vie. Qu'on me


manque de respect encore je peux accepter mais
qu'une personne que j'aime et en qui j'ai confiance me
mente en me regardant dans les yeux ?
Ça c'est une chose que je n'ai jamais su supporter.
À cause de lui cette fille m'a rabaissée devant tout le
monde sans qu'il ne puisse faire grand chose.

Je suis peut être naïve mais ça sautait clairement aux


yeux que quelque chose s'est passé entre eux.

Je ne peux pas m'expliquer ce que j'ai ressenti


lorsqu'on est sortis de chez eux.

Je bouillonnais mais j'avais préférée me taire. Il peut


aussi m'arriver d'être très blessante donc lorsque je
suis énervée, je préfère toujours garder le silence.

J'étais pressée qu'on en termine avec la visite


familiale. Durant tout le trajet, je n'avais pas pipé
mot. Lorsqu'il me parlait, je lui répondais par
monosyllabe. Au final, il s'était résigné à entamer
d'autres sujets.

Si je dis que je ne me sens pas blessée, j'aurais


mentie. Pourtant ce jour là, au restaurant, j'étais sûre
qu'il m'avait mentis n'empêche je lui avais accordé le
bénéfice du doute en me disant qu'on venait à peine
de briser la glace et ça ne servait à rien de vouloir
verser de l'huile sur le feu.

Et apparemment j'avais raison et cela ne me plaît pas


du tout. Oui, je lui Concède le fait qu'il ait un passé.
Qu'il soit sortit avec elle ne me dis pas grand chose.

Mais j'ai toujours tenue à être sincère avec ceux que


je côtoie. Alors lorsque je n'ai pas de retour, j'avoue
que ça me rend à la limite glaciale.

Je me dis s'il a pu me mentir sur ce genre de chose,


aussi minime soit elle, ce n'est pas sur d'autres choses
qu'il se privera.
Peut être que j’extrapole, mais la confiance est
tellement facile à perdre qu'au moindre petit pépin, ça
remet tout en question.

J'ai poussé un ouf de soulagement lorsque nous


sommes arrivés à la maison.

Je me suis rendue directement dans la chambre pour


me changer parce que je devais commencer à
préparer le dîner.

J'étais entrain de sortir des trucs au frais lorsqu'il s'est


arrêté sur le palier de la porte de la cuisine.

Ibrahim : tu me boude ?

J'ai préférée jouer à la sourde d'oreille et continuer ce


que j'étais entrain de faire.

Il s'est avancé vers moi avant de me retiré des mains


ce que j'avais pour m'inviter à le suivre au salon.

Ibrahim : tout d'abord, je tiens à te dire que je suis


vraiment désolé pour ce qui s'est passé aujourd'hui. Si
ce n'était la présence des parents que je respecte, crois
moi que je l'aurais remise à sa place.
Moi :.....

J'aimerais bien lui répondre, mais franchement je ne


préfère pas. Il faut qu'il me laisse d'abord digérer
l'humiliation dont j'ai eu droit aujourd'hui à cause de
son manque de sincérité.

Ibrahim (s’asseyant à côté de moi) : tu as décidé de


m'ignorer ? Ce n'est pas la meilleure des manières. Je
sais que je t'ai menti et crois moi que je suis vraiment
désolé. Je ne laisserais jamais une chose pareille se
reproduire.

Le pire dans tout ça, ce qui m'énerve encore deux fois


plus c'est de la revoir mettre ses mains sur mon
homme ou poser ses lèvres sur ses joues. Si je n'avais
pas un total Contrôle sur moi, Je jure sur celui qui
m'a créée que je lui aurais appris ce que c'est que le
respect. Ibrahim est à moi et je refuse qu'une autre
femme le touche.

Il a terminé sa phrase en posant le revers de sa main


sur ma joue. Il m'a soulevée le menton pour que je
soutienne son regard.

Mes yeux brillent de larme. Pas de larme de tristesse


mais de colère.

Lorsqu'une personne se met en colère, il est une cible


facile pour le diable qui peut l'amener facilement à
dire des choses regrettable et c'est ce que j'ai vraiment
envie d'éviter.

Ibrahim : pardonne-moi.
Moi : OK !
Ibrahim : donc tout ce que je viens de dire, c'est
seulement à un OK que j'ai droit ?
Moi : oui.

Je sais qu'il déteste que je lui réponde par


monosyllabe mais cette fois ci il le mérite.

Ibrahim ( se levant) : quand tu auras retrouver toutes


tes facultés, reviens me voir .

Il s'est rendu dans la chambre en ne manquant pas au


passage de claquer la porte derrière lui.

Après avoir essuyée une larme qui coulait sur ma


joue, je me suis rendu dans la cuisine.

J'étais entrain d'éplucher les pommes de terre lorsque


mon téléphone s'est mis à sonner.

Moi : allô ?
Mounas : Bonsoir ma belle.
Moi : comment tu vas ?
Mounas : ça va un peu et toi ?
Moi : ça va Dieu merci.
Mounas : tu es sûre ? J'ai l'impression que t'as la voix
d'une personne abattue.
Moi : non ce n'est pas grand chose. Alors comment se
porte la famille ?
Mounas : ça va. Juste que je suis dans un sacré
pétrin.
Moi (inquiète) : qu'est ce qui se passe ?
Mounas : demain je passerais pour t'expliquer.
Moi : rien de grave j'espère.
Mounas : je ne sais pas. Bref, on se dit à demain. Je
vais sortir vite fait.
Moi : Ok !

*****

Le reste de la soirée c'est passé dans un calme total.


Moi boudant de mon côté et Ibrahim dans la
chambre.

Lorsque j'ai finit de dresser la table, je l'ai trouvée


entrain de lire le coran.

Moi : j'ai fini de préparer.

Il a refermé le livre avant de me demander de rentrer.

Je me suis assise sur le coin du lit le plus loin


possible de lui. Je n'ai pas envie qu'il profite du
pouvoir qu'il a sur moi pour m'allumer encore. C'est
fou mais il suffit juste qu'il pose sa main sur moi pour
que mon corps réponde automatiquement.

Ibrahim : viens par ici.

Je le savais.

Il m'a tendue la main que j'ai hésitée à prendre avant


de me faire asseoir sur ses genoux.

Ibrahim : si je boude et tu boude, on ne fera pas long


feu. Je t'ai demandé de m'excuser pour ce que j'ai fais
parce que je reconnais ne pas avoir été honnête avec
toi et crois moi que je le regrette énormément. La
maison est certes grande mais depuis que tu me
boude je me sens à l'étroit. Parle moi stp. Dis moi
tout ce que tu veux. Je sais que j'ai merdé et je le
reconnais mais ne reste pas dans un silence total. Ça
me tue à petit feu.

J'ai laissée passer quelques secondes avant de prendre


la parole.

Moi : tu m'as énormément vexée. Ce que cette fille a


fait ne me fait pas aussi mal que le fait que tu m'ai
regardé dans les yeux pour me mentir.
Ibrahim : je ne voulais pas gâcher l'ambiance raison
pour laquelle j'avais dis cela. Mais je te promets de ne
plus jamais te mentir. Stp, arrête de me bouder.
Moi : es tu sortis avec elle ?
Ibrahim : sortir avec elle, je dirais en quelques sortes.
Mais il ne s'est rien passé de sérieux.
Moi : c'est à dire ?
Ibrahim : écoute, c'est un passage de ma vie que
j'aimerais oublier.
Tout ce que je peux te dire, c'est que je n'ai d'yeux
que pour toi. Me pardonnes-tu ?
Moi : ok
Ibrahim : ok ?
Moi (souriant) : je te pardonne à condition que tu ne
me mentes plus.
Il s'est mis à me faire des bisous sur tout le visage.

Ibrahim : je te promets. Merci du fond du cœur.


Moi : c'est normal.
Ibrahim : et ne me boude plus stp. Si je te fais
quelque chose de mal, dis le moi et qu'on le règle.
Veux tu avoir ma mort sur ta conscience ?
Moi : soubhanallah. Tu meurs, Je meurs avec toi.
Ibrahim: voilà. C'est mieux alors.

Réconciliation faite, on a passé une bonne soirée à


regarder la télé. On parlait de tout et de rien, quand la
sonnerie de la maison a retenti.

Ibrahim (étonné) : tu attends quelqu'un ?


Moi : Non !

Lorsqu'il a ouvert, c'est boubah qui est rentré.

Ibrahim : toi à cette heure ici ?


Boubs : Il faut qu'on parle !

Il m'a salué brièvement avant de ressortir avec


Ibrahim. Je ne sais pas ce qui se passe, mais à voir
son visage, j'ai l'impression qu'il est dans un sacré
merdier.

Mounas

Je suis consciente que ce n'était pas la solution à


prendre, mais je préférais cela au lieu d'avoir recours
au maraboutage.

Après la conversation avec maman, Je me suis donc


rendue chez lui.

Ça fera bientôt deux mois qu'on est ensemble étant


donné que je l'ai rencontré dans les débuts de mariage
de Fatima.

Donc j'ai eu l'idée de lui dire que je suis enceinte de


lui et qu'il devait m'épouser avant que ça se sache.

Il m'a traité de tous les noms. Il est allé jusqu'à me


dire que je suis une pute qui se fait prendre par
n'importe qui.

Si ça m'a vexée ? Oui mais je n'en tiens pas compte.


Je sais que dans cette histoire, personne n'est
victime.

Mais je préfère même encore mille fois écouter ces


injures que de me marier à ce porc.

Avant même que je ne lui demande ce qu'on fera par


la suite, il m'a foutue à la porte.

Je n'ai quasiment pas dormie de la nuit. J'ai passée


mon temps à réfléchir sur ce que je ferais.

Là je suis en route pour me rendre chez fatima. J'ai eu


l'idée d'en parler avec son mari mais au final je me
dis que ça ne sert à rien.

Lorsque boubah et moi prenions notre pied, nous


étions seules alors on va rester dans ce merdier seuls
aussi.

Depuis quand injure à tué quelqu'un ? Je sais que s'il


cède je vais en voir de toutes les couleurs mais c'est
le risque à prendre.
J'espère tout simplement que mes règles viendront
une fois le mariage scellée.

Là au moins, je prétexterais une fausse couche. J'ai


quand même composé son numéro même si je savais
d'avance qu'il n'allait pas décroché.

À mon grand étonnement, c'est au bout de la


deuxième tentative qu'il a décroché.

Moi : bonjour mon amour.


Boubs : ça te plaît de te foutre de moi ?
Moi : me foutre de toi ? Comment ça ? dis je sur un
ton innocent
Boubs : pourquoi m'appelle tu ?
Moi : juste pour avoir de tes nouvelles et te dire que
tu me manques énormément.
Boubs : je ne sais pas si cette situation te plaît ou pas,
mais je te dis déjà. On ne me force jamais à faire une
chose.

J'ai littéralement éclaté en sanglot. Rien de telle pour


susciter la pitié. J'accuserai les hormones.

Moi ( en pleure) : pourquoi me parles tu comme ça ?


Penses tu vraiment que cette situation me plaît ? Moi
aussi j'aurais préférée finir ma vie avec un autre
homme que toi mais on ne peut rien changer au
destin. Je refuse que mon enfant naisse hors mariage.
Boubs : trouve toi un autre père alors.

C'est après ces mots qu'il a raccroché. Et zut ! Je


savais que ça ne serait pas facile, mais il ne perds rien
pour attendre. Il va abdiquer qu'il pleuve qu'il neige.

*****

Ça fait déjà une heure de temps que je suis chez


fatima. Son mari est sorti y'a pas longtemps donc j'ai
profitée pour parler de la raison qui m'a amenée ici.

Moi : il fallait qu'on soit seules pour que je me


confie.
Fatima : je suis consciente que ça ne va pas rien qu'en
te voyant.
Moi : je suis dans de sale drap.
Fatima : si je peux t'être utile, n'hésite pas.
Moi : papa veut que je me marie à un homme qui a
déjà deux femmes sous prétexte qu'il désespère de me
voir marier vu que j’avoisine les 25 ans.
Fatima : non ! Dis moi que tu blagues.
Moi : j'ai l'air d'une personne qui blague ?
Fatima : je suis vraiment désolée ma chérie. Tu sais,
dès fois nos parents pensent bien faire au lieu qu'ils se
trompent lourdement.
Moi : tu penses que je vais me marier à ce porc ?
Jamais. Je préfère même encore me pendre.
Fatima : astaghfiroullahi ! Je t'ai déjà dis qu'on ne
doit pas sortir tout ce qui nous passe par la tête.
Moi: écoute, j'ai besoin de toi! Au lieu de me blâmer,
aide-moi!
Fatima : t'aider à quoi ? s'enquit elle étonnée
Moi : s'il me force, je veux rester ici d'abord le temps
que je sache quoi faire.
Fatima : es tu consciente de ce que tu me demande ‘?
Je ne peux pas t'aider à mentir à tes parents. Pour qui
veux-tu me faire passer ?
Moi : pour ma sœur.

On a été interrompues par le retour de son mari qui


visiblement n'est pas seul vu qu'il est accompagné de
son ami qui n'est rien d'autre que boubah. Mais que
vient-il faire ici ? N’est-il pas censé être au boulot ?

Ça se voit dans son regard qu'il est autant surpris que


moi. J'espère pour lui qu'il n'a rien dit à Ibrahim. Si
Fatima venait à l'apprendre, elle saurait que je suis
vraiment entrain de me foutre d'elle et je sais déjà
d'avance que ça chauffera pour moi si elle apprend
que je ne suis plus vierge……

Chapitre18

<< pour chacune des bonnes raisons de mentir, il y'a


des bonnes raisons de dire la vérité >>

Boubah

J'ai l'impression d'étouffer. Je ne sais plus quoi faire


ni comment réagir. Le pire c'est que j'ai vraiment
l'impression qu'elle est entrain de se payer ma tête.

Sinon comment expliquer la facilité avec laquelle elle


me l'a annoncée ? Elle semblait même heureuse de
cette situation.

De toute ma vie, de toutes les copines que j'ai eu,


aucune ne m'a dit être enceinte de moi parce que je
prends toujours mes mesures.

J'avoue qu'avec elle je me suis laissé aller. Elle est


tellement bonne que je ne me suis pas posé de
question là dessus. Pour moi, c'était juste un pass
temps comme toutes les autres.

D'habitude il me fallait juste tirer un coup pour passer


à autre chose. Mais comment expliquer que ça fait
pratiquement deux mois que je ne couche qu'avec elle
?

Même quand j'ai envie d'aller voir ailleurs, je ne


trouve pas une personne capable de me satisfaire
comme elle.

Mais le désir qu'on ressent pour une personne n'est en


rien suffisant pour se marier avec cette dernière.

Désir et amour sont diamétralement opposés.

Qu'en sera t il de nous si on décidait de s'unir ?


D'ailleurs tout ce que je sais d'elle, C'est qu'elle fait
son Master cette année. À part ça, Je ne sais rien
d'autre et je n'ai jamais voulu rien savoir.

Maintenant comment dois je réagir face à cela ? Si je


l'aime ? Non je ne l'aime pas. Elle, c'est purement
sexuelle et je ne me vois pas me marier avec une
femme que je n'aime pas.

Quand j'en ai parlé à Ibrahim, il m'a demandé


d'assumer mes erreurs jusqu'au bout. Qu'il ne me
demandera jamais de me marier avec elle, mais il ne
m'encouragera jamais à renier mon enfant.

Je dois reconnaître que Fatima a un effet plus que


positif sur lui. Il a complètement changé et semble
maintenant avoir la tête sur les épaules.

Mais si lui il a pu avoir son compte dans ce mariage,


qu'en est il de moi ? Mounas est une fille matérialiste
et jusqu'à lors ça ne m'avais jamais dérangé étant
donné qu'elle faisait mon compte.

Et maintenant ? Que suis-je censé faire et dire ? Je


n'arrive même plus à me concentrer au boulot
tellement j'ai la tête ailleurs.

Karim a essayé de savoir ce qui se tramait mais j'ai


préféré ne rien lui dire au risque d'entendre la phrase
fatidique “je te l'avais dis “.

Quand il me voyait tourner autour d'elle, il me


demandait de ne rien faire que je regretterais par la
suite. Mais moi je ne l'entendais pas de cet oreille. Je
ne voyais que le plaisir que je pouvais tirer de cette
bonne créature et maintenant je dois reconnaître que
je suis dans un sacré merdier.

Aujourd'hui j'ai prétexté une fausse maladie pour ne


pas aller au boulot. Ibrahim m'a demandé de venir
passer du temps chez lui mais si je savais qu'elle était
là, je jure que je serais resté chez moi.

Moi : Salam !
Fatima : wasalam ! Boubah, comment tu vas ? Ça fait
plaisir de te voir.
Moi : le plaisir est partagé dis je en m'asseyant.

Elle a renfrognée les sourcils en regardant son amie


mais elle n'a pas fait de commentaire.

C'est Lorsqu'elle s'est éclipsée pour se rendre à la


cuisine avec son mari, que mounas a décidé d'ouvrir
sa grande gueule. Et dire qu'elle porte mon enfant,
pour moi c'est une poisse.

Mounas (ton ironique) : maintenant tu me suis ?


T'inquiète pas mon amour. Personne ne prendra ta
place.
Moi : si tu n'as rien à dire d'intéressant, mets la en
sourdine. Tonnais je froidement

Avant qu'elle ne réponde, fatima était déjà de retour


avec un plateau.

Fatima : je crois que tu connais déjà Mounas n'est ce


pas ?
Moi (gêné) : elle était là, la dernière fois au dîner si je
ne me trompe pas ?
Mounas : apparemment tu n’es pas si bête que ça
riposta t elle.

Je vais la tuer si elle continue à me manquer de


respect de la sorte.

Fatima : pourquoi lui parle tu comme ça ? Ce n'est


pas poli toi aussi.
Moi : non ce n'est pas grave.
Mounas : si on ne peut plus blaguer.

Heureusement pour moi qu’ibrahim est venue me


tirer de leurs filets.

Je l'ai suivi jusqu'à la terrasse en haut, pour qu'on


puisse parler en toute intimité.

Ibrahim (taquinant) : Mounas a le sang chaud


apparemment.
Moi : stp, ne me pompe pas l'air avec elle.
Ibrahim (rigolant) : en tout cas, il faut être sacrément
coriace pour te mettre dans cet état. Si ce n'était pas
toi, Je serais allé la féliciter. C'est la première femme
qui te met dans cet état. J'ose croire qu'elle doit être
spéciale.
Moi (énervé) : si tu m'as appelé pour te payer ma tête,
Je préfère m'en aller dis je en me levant.
Ibrahim : cesse d'être grincheux. Le boubah que je
connaissais ne prenait pas tout à cœur comme ça.
Moi : eh beh, ce boubah là n'existe plus alors. Cette
fille a le don de me sortir de mes gonds. Le pire c'est
que j'ai l'impression que cette situation lui plaît.
Ibrahim : non mais qu'est ce que tu crois ? Elle a eu
un jeune de surcroît qui gagne bien sa vie. Pourquoi
ne va t elle pas être contente ?
Moi (me tenant la tête) : pour une fois je regrette
d'avoir suivie mes pulsions.
Ibrahim : on n'est plus au temps des regrets. Ce qui
devait arriver est arrivé. Et si tu veux savoir une
chose, il faut faire très attention aux filles
matérialistes. N'est ce pas tu m'as dis qu'elle l'est ?
Moi : pire même que matérialiste. ‘si au moins elle
était comme ta femme, j'aurais pu envisager l'épouser.
Mais tu imagines ce genre de femme comme épouse?
Je vais faire crise cardiaque avant mon heure.

Il n'a pas pu s'empêcher de rigoler.

Ibrahim : la gente féminine demeurera toujours un


mystère pour moi. Toi aussi, qu'est ce qui t'as pris de
te la faire sans préservatif ?
Moi : c'est un sacré bon coup. Une vraie pétasse au
lit. Le genre de femme qu'on aimerait garder sous la
couette. Je ne vais pas te faire un dessin non plus.
Ibrahim : je vois le genre. Mais maintenant il te faut
vraiment te décider. Soit tu tente le tout pour le tout,
soit tu reconnais au moins ton enfant. Y'a t il des
possibilités qu'il soit le tien ?
Moi : je n'en sais rien. Avec ce genre de femme, faut
s'attendre à tout.
Ibrahim : vous avez au moins fait le test de
grossesse ?
Moi : heu…
Ibrahim (étonné) : attend, ne me dis pas que tu ne l'a
pas emmené à l'hôpital pour vérifier au moins ces
dires.

J'avoue que sur ce coup, Je me suis vraiment


comporter comme un amateur. Comment se fait il que
je n'y ai pas pensé plus tôt ? Et si tout ça venait à être
faux ? En tout cas il n'y a qu'une seule manière de le
savoir.

Ibrahim

Je le plains vraiment. Je me rappelle qu'une fois, une


de mes ex si je peux l'appeler ainsi avait essayé de me
piéger pour me soutirer de l'argent.

Mais ça, c'était loin de connaître le con que j'étais.


Dès le lendemain du jour, je l'avais emmené sans
qu'elle ne s'y attende à l'hôpital et heureusement pour
moi que cela s'était avéré faux.

Elles sont nombreuses ces femmes qui pensent nous


piéger bêtement. L'erreur d'amateur qu'on commet,
c'est de ne pas chercher à savoir si c'est exact.

Elles se mettent à nous demander des sommes


exorbitantes pour avorter et Comme c'est le pire
cauchemar des hommes, On donne sans chercher à
vérifier la véracité de leurs dires.

J'ai conseillé à boubs de faire la même chose. Si ça


s'avère être vrai, à partir de là, il sera le seul à choisir
ce qu'il fera par la suite.

Après que tous soit partis, j'ai dirigé la prière de


Maghreb.

J'ai cependant remarqué que Fatima est dans les vaps


depuis tout à l'heure.

Quand je lui ai demandé ce qui clochait, elle m'a dit


qu'elle était juste fatiguée.

J'ai donc entrepris de l'aider à faire au moins le dîner.


J'essaie de faire la Conversation mais comme
réponse, je n'ai droit qu'à des hum ! Oui ! Non ! Je
sais pas ! Et Dieu sait comment j'ai horreur de ça.

Elle ne s'est même pas rendu compte que l'huile avait


déjà chauffé. Elle se contentait de regarder dans le
vide.

Moi : non mais Fati, qu'est ce qui ne va pas avec


toi ? Questionnais je furieux

Elle a sursauté comme si elle était à des milliers de


kilomètres. J'ai balancé ce que j'avais en main avant
de lui dire de ne pas brûler la cuisine.

Je suis sorti de la cuisine pour me rendre au salon.

Et ce n'est que quelque temps après qu’elle est venue


me rejoindre.

Fatima : pourquoi t'es tu énervés ?


Moi : ah, maintenant tu as retrouvé l'usage de ta
bouche ? J'avais l'impression que tu étais vraiment
ailleurs. Je t'ai demandé ce qui se passait, et tu ne
m'as rien dis. Je pensais qu'il ne devait pas avoir de
mensonge encore moins de cachotterie entre nous.
Fatima : non mon amour ne te fâche pas. Excuse moi
vraiment, juste que je me pose plusieurs questions qui
me taraude l'esprit.
Moi : lesquelles par exemple ?
Fatima (hésitante) : suis je la seule à remarquer qu'il
se passe quelque chose de pas net entre Mounas et
Boubah ?
Moi (étonné) : pardon ?

Oui je suis vraiment étonné que Mounas ne lui ai rien


dit. Le pire, c'est qu'elle ne sait surement pas que
cette dernière est enceinte.

Moi : qu'est ce qui te fait dire ça ?


Fatima : ils se comportent très bizarrement. Tout à
l'heure au salon, elle l'a carrément traité de bête. Tu te
rends compte ? J'avais tellement honte que je voulais
creuser la terre et m'enfouir à l'intérieure.
Moi : peut être qu'elle blaguait.
Fatima : c'est aussi ce qu'elle m'a dit. Mais
franchement, insulter une personne qu'on ne connaît
pas c'est une blague ?
Moi : écoute, ce n'est pas la peine de te prendre la tête
avec ce genre de truc. Ils sont assez grands pour se
débrouiller. As-tu mis de l'eau dans la marmite ?
Fatima : oui pourquoi ?
Moi : ça te donne un air tellement sexy quand tu es
inquiète. Suis moi dans la chambre, j'ai quelques
mots à te dire.

C'est vrai que sur ce coup je ne suis pas totalement


franc, mais ce qui se passe entre eux ne nous regarde
pas. Et si mounas est capable de lui cacher ce genre
de chose, c'est que Fatima doit être très prudente vis à
vis d'elle… …
Chapitre 19

« Rien n’est pire que de voir nos cauchemars devenir


réels »

Fatima

Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai vraiment


l’impression que Mounas me cache des choses. Je
suis loin d’être dupe. Ce que j’ai vu chez moi, c’est
deux amants qui se faisaient la tête. Deux personnes
qui se fréquentent mais qui ne veulent rien laisser
paraitre.

Ibrahim m’a demandée de laisser tomber et que si


réellement il se passait quelque chose entre eux, je le
saurais. Seulement Mounas, je la connais comme ma
propre poche. Je sais lorsqu’elle tente de dissimuler
des choses et j’ai l’impression que c’est le cas.

Et elle continue d’insister pour que je la laisse passer


au moins deux semaines ici. Dois je céder ?

J'ignore si Ibrahim sera d’accord et je n’ai pas envie


qu’il me boude une énième fois à cause de ça. Depuis
tout à l’heure, je cherche un moyen pour le lui
demander, en vain!

J’ai attendu qu’on termine nos prières avant de


mettre le sujet sur la tapis.

Moi : Ibrahim…
Ibrahim : oui ? Qu’est ce qui se passe ?

S’il refuse que dirais-je à Mounas ? Je suis sûre


qu’elle me sortira des trucs du genre que je ne l’aime
plus et patati et patata.

Moi (hésitante) : J’ai un truc à te demander.


Ibrahim : je t’écoute.

J’étais sur ma natte de prière et lui sur la sienne. Au


moins s’il doit crier, je ne serais pas proche de lui.
Malgré tout, je n’arrive toujours pas à le canaliser ni
à savoir à quoi m’attendre tellement il peut se
montrer versatile.

Moi : En fait, c’est par rapport à la visite de Mounas


aujourd’hui. Elle est venue pour me demander
quelque chose.
Ibrahim (renfrognant les sourcils) : vas y je t’écoute.
Moi : actuellement elle est dans des problèmes et elle
me demande si je peux l’héberger ici pendant deux
semaines.
Ibrahim (ton ferme) : Hors de question !

Il ne m’a même pas laissée terminer ma phrase pour


me balancer ce non catégorique.

Moi (étonnée) : mais pourquoi ?


Ibrahim : n’est ce pas tu m’as demandé mon avis ?
J’ai dis non !

Il m’a tournée le dos avant de poursuivre ses litanies.


J’avoue que sur ce coup, je ne m’y attendais vraiment
pas. Il peut au moins me donner les raisons de son
refus.
Je me suis levée et je me suis rendu au salon.
J’attendais qu’il me rejoigne pour qu’on poursuive
notre conversation.

Ibrahim : tu as finis de préparer ?


Moi : oui mais j’aimerais savoir pourquoi tu refuses
qu’elle vienne ici. Je te rappelle que Mounas et moi
avions grandit ensemble. Elle est considérée comme
un membre de ma famille. Comment passerais je à
ses yeux si elle demande mon aide et que je le lui
refuse au lieu que je suis en mesure de l’aider ?
Ibrahim : écoute Fatima, tu es très gentille ça je le
sais. Mais tu m’as demandé mon avis et j’ai refusé. Je
pensais qu’on en avait finit.

J’avoue que je n’aime pas le ton sur lequel il me


parle.

Moi : justement, c’est la raison que j’aimerais


connaitre. Mets-toi à ma place. Si Boubah ou Karim
demandait à venir et que je m’y opposais
catégoriquement. N’est ce pas ça t’étonnerais ?
Ibrahim : ok ! Je ne veux pas tout simplement qu’une
personne vienne nous déranger. On a besoin
d’intimité.

Là, je suis sidérée. Je m’attendais à tout sauf à ça.


Donc si un jour un de mes parents demandait à venir
rester chez moi il ne pourra pas ? Dans la famille
dans laquelle je viens ça ne se passe pas comme ça.
La solidarité est bien connue en Afrique. Il ne peut
pas se montrer si insensible que ça voyons !

Moi : franchement, je ne suis pas d’accord avec toi


sur ce point. Mais comme c’est toi qui décide, je suis
obligée de faire avec.
Je n’ai pas attendue qu’il rajoute quelque chose avant
d’aller le servir. J’ai passée tout le reste de la soirée
dans mon coin à échanger des messages avec Mounas
qui me demandait si c’était bon. Pour écourter la
conversation, j’étais obligée de lui dire que je
passerais demain.

N’empêche, j’ai vraiment l’impression que je me suis


mariée à un homme égoïste qui ne pense qu’à lui.
Comme je n’aime pas les problèmes, je préfère me
taire mais je n’aime pas ça, non mais alors là pas du
tout.

Je me dis que dans un ménage il faut savoir se mettre


à la place de son partenaire. Lorsque celui-ci sollicite
ton aide, tu dois te demander, si c’était moi qu’aurais
je fais ?
S’il refuse d’héberger une fille qui est comme une
sœur pour moi pendant deux semaines, je dis bien
deux semaines dans sa maison, qu’est ce qu’il va me
refuser demain ? Pourrais-je compter sur son
soutien ? Je suis totalement perdue.

Il est entrain de regarder le journal au salon et moi je


suis dans la chambre. J’étais en plein dans mes
pensées lorsque la sonnerie de mon téléphone a
retentit.

Moi : Allo ?
Karim : comment va la plus belle ?

Ces derniers temps on s’est vraiment rapprochés lui


et moi et il est comme le frère que je n’ai jamais eu.

Moi : ça va un peu et toi ?


Karim : Où est passé l’autre peu ? J’espère que ton
mari ne te fatigue pas.
Moi (rigolant) : non pas du tout. Juste fatiguée. Toi ça
va ?
Karim : on rend grâce à Dieu. Maman me fatigue de
me trouver une femme parce que je me fais déjà
vieux.
Moi : ça viendra au bon moment inch Allah (si Dieu
le veut). Que Dieu t’accorde une femme pieuse.
Karim : Amine. Au fait, je t’appelais pour te présenter
mes excuses à cause du comportement d’Awa. Elle
peut se montrer parfois très insolente.
Moi : non ce n’est pas grave dis je touchée par ce
qu’il venait de faire.
Karim : si ça l’est ! Elle ne devait pas se montrer
aussi impolie. Mais ne t’inquiète pas. Je l’ai hyper
bien sermonnée.
Moi : il ne fallait pas. En tout cas je te remercie.
Karim : alors, ça va comme tu veux ?
Moi : oui ça va. C’est gentil de te préoccuper.
Karim : ok ! Au cas où tu auras besoin de conseil,
n’hésite pas. Je sais à quel point mon ami peut être
con parfois.
Moi : ok merci !

Ça me fait toujours un bien fou de parler avec lui.


C’est une très bonne personne mais je me demande
comment il réagira lorsqu’il saura que son ami est
sortit avec sa sœur vu qu’il n’en sait visiblement
rien.

*****

J’ai demandé la permission à Boubah pour que je


puisse passer la journée chez Mounas et il me l’a
accordée. Il m’a même dit que ce n’était pas la peine
de cuisiner et qu’il allait manger ce que Anta allait
préparé.
Je lui en veux toujours mais je n’ai pas vraiment le
choix. Dès fois être trop calme à ces mauvais côtés.
Je ne suis même pas capable de m’imposer lorsque
mon homme prend des décisions qui me déplaisent.

Avant d’aller chez elle, je me suis d’abord rendue


chez mes parents pour les saluer.

Moi : salam !
Papa : waleykoum Salam ! Comment tu vas ma fille ?
Moi : ça va al Hamdoulilah et vous ?
Papa : ça va. Comment va ton mari ? Il s’occupe bien
de toi apparemment.
Moi (souriant) : il va bien Dieu merci.

Il ya aussi un des points que je n’ai jamais compris


chez nous les peulhs qui est le fait de vouvoyer son
mari. Si en la présence de tes oncles ou grands
parents tu oses le tutoyer, crois moi que tu en
entendras des vertes et des pas mûres.

Je suppose que ça doit sûrement faire partie du


respect qu’on doit avoir à leurs égards. En tout cas
j’ai encore du mal à m’y habituer et je ne crois pas
que je m’habituerai à cela.

On a passé un long moment à discutés de tout et de


rien avant qu’il ne s’éclipse en disant que maman et
moi devons sûrement avoir des tas de choses à nous
dire.

Maman : alors ma fille, tu vas bien ?


Moi : ça va al hamdoulilah.
Maman : n’oublie pas que c’est moi qui t’ai donnée la
vie. Donc lorsqu’il y a quelque chose qui ne va pas,
c’est facile pour moi de m’en rendre compte. J’espère
que tu n’as pas de problème avec ton mari.
Moi : non non ne t’inquiète pas. Ça va très bien.
Maman : alors, qu’est ce qui ne va pas ? J’espère que
tu continue toujours à mettre le médicament.

Sur le coup j’ai vraiment failli demander de quel


médicament elle parlait mais heureusement pour moi
que je me suis retenue.

Moi : heu.. oui.

Je n’aime pas lui mentir mais là, je n’ai vraiment pas


le choix.

Maman : alors qu’est ce qui se passe ?

J’ai hésitée un long moment mais je crois qu’elle est


la seule capable de me prodiguer les conseils dont j’ai
vraiment besoin.

Moi : en fait, c’est en rapport avec Mounas.


Maman (surprise) : Mounas ? Qu’est ce qui see passe
avec elle ? Qu’est ce qu’elle t’a fait ?

Qu’est ce qu’elle m’a fait ? Que pourrait-elle me


faire ?

Moi : ses parents veulent lui donner en mariage.


Maman : ah ! Mais c’est une bonne nouvelle ça.
Moi : oui moi aussi c’est ce que je me disais
seulement c’est un homme qui a déjà deux femmes.
Elle ne veut pas et me demande de l’héberger mais
Ibrahim refuse.
Maman : jamais !

Attends, suis-je la seule à ne pas comprendre


pourquoi mon mari et ma mère refuse qu’elle dorme
chez moi ?
Moi (étonnée) : mais néné (maman), pourquoi
jamais ? Elle est comme ma sœur. C’est mon devoir
de musulmane d’aider une personne qui est dans le
besoin. Surtout si cette personne est comme une sœur
pour moi.
Maman : écoute Fatima, le ciel n’est pas toujours
bleu. Les feuilles des arbres ne sont pas toujours
vertes. Je t’ai déjà dis que l’être humain peut changer
très facilement alors cesse d’être si naïve que ça !
Moi : en quoi suis-je naïve ? Je veux juste l’aider.
Maman : en quoi ? Je t’ai toujours dis que si tu
continues, ta naïveté te perdras. Tu n’as jamais
entendue l’histoire des amies qui cocufient ?
Comment réagiras-tu si elle se mettait à charmer ton
homme ?

Je n’ai pas pu m’empêcher de rigoler.

Moi : mais néné, c’est de Mounas dont il s’agit


Maman (énervée) : Mounas, Mounis, Mounon,
Mounatte, je m’en fiche. N’héberge pas n’importe qui
chez toi. Ne commet jamais cette erreur de trop faire
confiance aux gens. Les personnes sincères sont en
voie de disparition.

Je suis complètement perdue.

Moi : ok j’ai compris.


Maman : en tout cas tu es prévenu.

Qu’est ce que tout le monde voit de mauvais chez


mounas que je n’arrive pas à voir? Quelles sont les
véritables raisons pour lesquelles Ibrahim a refuser ?
Serait ce les mêmes que maman ?

Mounas
C’est normalement aujourd’hui que Boubs est censé
passé mais jusqu’à lors, je n’ai aucune réponse claire.
Depuis hier, il ne répond ni à mes messages, ni à mes
appels. J’ai tellement peur que j’ai perdue l’appétit.

Je suis consciente qu’une relation ne doit pas être


basée sur des mensonges mais c’est la seule chose
que je peux faire actuellement. Maman n’arrête pas
de me poser des questions et je sais que si je ne lui
donne pas une réponse exacte, elle se rendra compte
que je me fou complètement d’elle et ce sera bonjour
les dégâts pour moi.

Je ne m’attendais vraiment pas à vivre ce genre de


situation dans ma vie. Je me suis toujours dis que
j’aurais forcément un homme riche qui viendra
demander ma main. J’ai déjà eu plusieurs demandes
en mariage que j’ai refusé.

Soit il n’était pas trop clair, ni trop noir, soit il n’avait


pas une jolie bouche, ou il était trop court ou trop
long. En fait, je trouvais toujours un prétexte pour ne
pas avoir à m’engager avec eux parce que leurs
revenues ne correspondaient pas au genre de vie que
je voulais mener et là, je commence à regretter
énormément.

Si je savais que c’était ça qui m’attendait, j’allais au


moins acceptée la proposition de Aziz. Il était jeune,
regardable et une bonne situation financière mais à
force d’avoir eu les yeux plus gros que le ventre, je
me retrouve être la promise d’un homme que je
trouve à la limite dégelasse.

Si j’ai demandée à rester chez Fatima c’est pour


pouvoir trouver une solution au cas où Boubs
refuserait. Ce mec est un vrai con et c’est maintenant
que je m’en rends compte.

Je n’ai pas demandée à ressentir quelque chose pour


lui et c'est dur d’aimer une personne sans que cela ne
soit réciproque.

Même si je joue à la fille joyeuse devant lui, son


comportement me blesse énormément. Je n’ai
cependant pas envie de lui laisser croire que c’est lui
qui tire les rênes sinon je suis sûre que je souffrirai
trois fois plus.

C’est bien la raison pour laquelle je feins


l’indifférente. J’avoue que ce qui m’a d’abord attirer
chez lui c’était sa situation financière mais cela ne
fais pas de moi une mauvaise personne.

On se bat tous pour ce qu’on désire alors moi je me


bats pour l’homme que j’aime même si ça consiste à
le piéger pour avoir ce que je veux, ça n’enlève en
rien le stress que je ressens quand à la suite que les
évènements prendront.

Je me suis redressée lorsque j’ai entendu la voix de


Fatima entrain de saluer mes parents. Elle n’a pas
tardée à me retrouver dans la chambre. Je serre les
doigts pour que son mari ait accepté.

Fatima : ce n’est pas la peine de déprimer toute seule


dans ta chambre.
Moi : c’est mon cocon. Je peux même passer des
jours et des jours ici. Au moins je suis en paix avec
moi-même au lieu de me taper les hypocrites qui me
servent de demi-sœur.
Fatima : hum ! Comment tu vas ?
Moi : selon toi ? Dis-moi que tu es là avec une bonne
nouvelle ?
Bien avant qu’elle ne réponde, mon téléphone s’est
mis à sonner et à mon grand étonnement c’est
Boubah.

Moi : Allo ?
Boubs : où es tu ?
Moi : c’est comme ça qu’on salut ?
Boubs : ne me pousse pas à te poser deux fois la
même question.
Moi : je suis chez moi. D’ailleurs où veux tu que je
sois ?
Boubs : indique-moi ta maison. On doit se voir.
Moi : ça ne peut pas attendre ?
Boubs : non !

Il commence vraiment à me tapé sur le système mais


comme je suis en position de faiblesse, je suis obligée
de faire avec.

Moi : donne-moi un lieu et on va se rencontrer.


Boubs : je t’attends dans Trente minutes devant chez
moi.

Il ne m’a même pas laissée répondre qu’il avait déjà


raccroché.

Fatima : ça va ?
Moi : heu.. En fait, tu dois me couvrir parce que je
dois sortir vite fait. Si on me demande où je vais, je
dirais que je t’accompagne faire des courses.
Fatima : tu sais très bien que je déteste mentir. En
plus je suis censée passé la journée chez toi. Qu’est
ce qui est si important que ça pour que tu me fausse
compagnie ?
Moi : je t’expliquerai tout plus tard dis je en enfilant
quelque chose.
Elle me boude mais là je ne peux pas faire grand-
chose sinon Boubs risquerait de débarquer ici après
avoir mené des enquêtes.

Après lui avoir fait prendre le taxi, je suis montée


aussi dans le mien. J’ai hyper peur. Enormément peur
de ce qu’il me dira. S’il refuse, je suis foutue. Foutue
de chez foutue. J’étais tellement pressée que je n’ai
même pas demandé à Fatima si son mari était
d’accord. Dans tous les cas, je compte l’appeler en
soirée.

****

Ça fait déjà cinq minutes que je suis dans la voiture


de Boubs. Il ne me dit rien. Il se contente simplement
de rouler avec le visage crispé et je n’ose même pas
lui demander où est ce qu’on part par peur de m’en
prendre une.

De là où vous êtes, n’entendez vous pas les


battements de mon cœur ? Ça cogne tellement que
j’ai l’impression que mon cœur va sortir de sa cage
thoracique. Où peut-il bien m’emmener ? Qu’à t il
derrière la tête ?

C’est au bout de quelques minutes qu’il a pris un


virage qui a directement fait un tic dans ma tête.
Mon stress augmente de plus en plus mais je suis
obligée de garder le calme tout en espérant que ce ne
soit pas là où je pense qu’il m’amène.

J’ai failli sortir par la vitre lorsque je l’ai vu garé


devant l’hôpital.

Moi : qu’est ce qu’on fait ici dis-je tendue ?


Boubs : qu’est ce qu’on fait à l’hôpital d’habitude ?
Moi (énervée) : Arrête de te foutre de ma gueule. Dis-
moi ce qu’on fait ici.
Boubs : descend et gare à toi si tu oses refuser. Je te
trainerais par les cheveux s’il le faut.

Je ne sais pas comment mes jambes m’ont portées


jusqu’à la salle d’attente parce que j’ai l’impression
que ce sont des cotons à l’instant où je vous parle.

Je ne m’attendais vraiment pas à ça. Je n’ai jamais


pensée à la possibilité qu’il aurait pu me demander de
faire le test avec lui. Je suis dans la merde ! Je suis
dans la merde !

Lorsque notre tour est arrivé, il m’a fait lever en me


soufflant à l’oreille qu’il vallait mieux pour moi que
tout ceci soit vrai.

****

Jamais des minutes ne m’ont parus aussi longues.


Nous sommes entrain d’attendre les résultats de ma
prétendue grossesse. Je suis déjà entrain de me passer
plusieurs films dans la tête.

Quelle explication plausible lui donnerais-je lorsque


ce sera négatif ? Je suis cuite comme du dindon fumé.
Je l’ai sous estimer et c’est là qu’a été mon erreur.

Lorsque le médecin nous a appelés pour prendre les


résultats, j’ai failli prendre mes jambes à mon cou. Là
je me suis vraiment fait avoir comme une débutante.
Eh Mounas ! Qu’adviendra t il de toi après cela ?

Le médecin nous a accueillis avec un large sourire.


Médecin : je vais ouvrir l’enveloppe devant vous.

Je regardais chaque mouvement qu’il effectuait en


étant consciente que mon heure était déjà arrivée.

Médecin (au bout de quelques secondes) : ha ! Je suis


heureux de vous annoncer que les résultats sont
positifs. Mes félicitations.

Attendez ! On bloque d’abord. Qu’est ce qu’il vient


de dire ? Que les résultats son quoi ? Posi quoi ?
Positif ? Non, ça doit forcément être une erreur. Je ne
peux pas être enceinte. Non ! Non ! Tout sauf
ça…………

Chapitre 20

« Confie-toi à Allah. Allah aime ceux qui lui font


confiance » Sourate Al IMRAN, verset 159

Boubah

Je me trompe où ai-je l’impression qu’elle est aussi


choquée que moi par les résultats ? Depuis que le
docteur nous a félicités, elle n’a pas pipé mot. Il m’a
fallut un effort surhumain pour remercier le docteur
et sortir de son bureau.

Nous sommes montés en silence dans la voiture. En


d’autres circonstances, un couple normal serait
entrain de sauter jusqu’au plafond en remerciant le
bon Dieu pour cette nouvelle mais moi, je ne sais pas
ce qu’il faut que je fasse vu que nous sommes tout
sauf un couple.
J’avais énormément prié en me rendant ici. J’ai
même promis à Dieu que je changerais si sa grossesse
s’avérait fausse mais hélas pour moi. Cette fois ci,
mes prières n’ont pas été entendues.

J’imagine déjà de loin la réaction de mes parents. Je


suis sûr que maman sera contre ce mariage. Pas plus
tard que la semaine passée, elle me parlait d’une de
mes cousines qu’elle aimerait que j’épouse. Et papa ?
Que va-t-il dire ?

Je roule actuellement sans destination précise. J’ai


besoin de calme, d’air. Il me faut trouver la force
pour remettre mes idées en place et trouver une
solution adéquate à cette situation.

Jamais de ma vie je ne me suis senti si mal et


impuissant en même temps. Je ne peux rien faire et
c’est bien ça le pire. Cet enfant n’a pas demandé à
naitre. Nous avons été inconscients et on en paye le
prix. Même si j’aurais aimé qu’il n’existe pas, il est
bien là et pousse dans le ventre de Mounas.

Cette vérité, je dois me l’imprégner au plus profond


de mon âme.

Je pensais qu’elle allait me rabattre les oreilles en me


disant que maintenant que je sais la vérité on doit
accélérer la procédure mais à mon grand étonnement
elle est calme. Un peu trop calme à mon goût. Peut
être aurait elle préférée que cette situation n’existe
pas ? Que faire ? Que faire ?

J’ai pris la route de la plage la plus proche de


l’endroit où on était pour qu’on puisse discuter en
toute tranquillité. Lorsque je suis arrivé, j’ai éteins le
contact avant de me tourner vers elle.
Je n’avais pas tort. J’ai vraiment l’impression qu’elle
est dans les vaps depuis tout à l’heure.

Moi : Mounas ?
Mounas : ….
Moi : Tu es devenue sourde et enceinte en même
temps ?

Contre toute attente, elle a éclatée en sanglot. Mais


qu’est ce qui ne va pas chez elle ? Est-ce ça que vous
appelez les hormones ? Rire tout de suite et l’instant
d’après pleurer ? D’ailleurs pourquoi pleure t elle ?
Ou bien elle fait tout simplement semblant pour que
j’aie pitié d’elle ?

Moi (ton dur) : Puis je savoir ce que c’est que ce


cirque ?
Mounas :...
Moi (énervé) : Mounas, c’est à toi que je parle bon
sang. Pourquoi pleures-tu ? N’est ce pas ce que tu
voulais ? Tu devrais être heureuse vu que t’as réussis
ton coup.
Mounas (énervée) : heureuse de quoi ? Être enceinte
d’un vaut rien comme toi ?

Je n’en crois pas mes oreilles.

Moi : tu oses me traiter de vaut rien ? Et avec cette


attitude comment puis-je envisager t’épouser ? Tu
risquerais de me tuer avant mon heure tellement tu es
impolie. Aucun homme ne voudrait d’une femme
comme toi dis je énervé

Au lieu de me répondre elle est descendue de la


voiture. J’ai été obligé de descendre avant qu’elle
n’aille loin.
Moi (la rattrapant) : es tu consciente que tu es entrain
de te donner en spectacle ?
Mounas (hurlant) : écoute Boubah. Fiche moi la
paix ! Dégage ! Je n’ai pas envie de te voir et encore
moins t’entendre me parler mal. Qu’est ce que tu
crois ? Que t’es le seul dans ce pétrin ? Toi au moins
tu es un homme. Personne ne te pointera du doigt.
Mais moi ? Moi ma vie viens de se briser. Jamais je
ne pourrais encore regarder ma mère dans les yeux
termina t elle en pleurant avant de monter dans le
premier taxi qu’elle a trouvée.

Je suis tellement sous le choc que je n’ai pas bouger.


As t on échanger la Mounas qui me narguait à cause
de cette grossesse ? Qu’est ce qui a bien pu se passer
entre hier et aujourd’hui pour qu’elle se comporte
comme si elle était vraiment triste de cette situation ?
Je ne la connaissais pas des talents d’actrice mais
cette fois ci, je dois avouer qu’elle a vraiment tapé
fort. Elle pense que je vais marcher dans son petit
jeu ? Non ! Elle a mentie.

Je suis retourné dans la voiture avant de démarrer


pour quitter ce lieu où tous les regards sont braqués
sur moi. Je n’ai pas eu d’autres destinations à prendre
que la maison d’Ibrahim.

Je n’ai toujours pas envisagé de l’épouser. Je n’arrive


même pas à envisager cela. J’ai pensé à lui demander
d’avorter mais je me suis très vite ressaisi. Je ne
tuerais jamais la vie que Dieu a rendue sacré. Que
Dieu me préserve même de ses pensées diaboliques.

*****
Je suis arrivé une trentaine de minutes après chez
Ibrahim. J’ai salué son père que j’ai croisé dans les
escaliers avant de sonner à sa porte.

Ibrahim : bientôt je vais ouvrir une boite pour des


consultations plaisanta t il.

Je n’ai même pas attendu qu’il m’invite avant de


rentrer dans la maison.

Moi : Où est ta femme ?


Ibrahim : chez Mounas.
Moi : elle ne peut pas être chez Mounas vu que je
viens de me séparer de cette dernière.
Ibrahim : comment ça ? Elle est sortit d’ici ce matin
en me disant qu’elle allait passer la journée chez elle.
Moi : peut être qu’elles étaient ensemble.

Il a automatiquement pris son téléphone avant de


composer son numéro et lancer l’appel.

Ibrahim : Oû es tu ?
Fatima : ….
Ibrahim : tu commences déjà à me mentir ? Je
t’attends ici as t il dit avant de raccrocher.

Si je savais, j’allais fermer ma bouche.

Moi : je n’ai pas duré avec Mounas. J’ai fait juste une
heure de temps avec elle.
Ibrahim : et alors ? Chez elle ce n’est pas loin. Si
vraiment elle n’était plus avec elle, elle serait déjà ici.

Je me suis rendu dans la cuisine pour me servir à


manger tellement j’ai faim. Quand Ibrahim est
énervé, il n’entend et ne comprends rien du tout.
Mieux vaut le laisser d’abord digérer sa colère.
Je crois qu’au lieu de venir prendre des conseils, j’ai
mis ma bouche dans ce qui ne me regardait pas et à
cause de moi il va vraiment lui passer un sacré savon.

Ibrahim

Je bouillonne à la limite de rage rien qu’à l’idée


qu’elle m’ait mentie pour sortir d’ici. Où est elle
allée ? Avec qui ? Faire quoi ?

Boubs a préféré partir lorsqu’il a terminé de manger.


Il m’a demandé de me calmer et qu’il se pourrait que
ce soit lui qui ce soit tromper. Dans tous les cas, je
l’attends ici de pied ferme.

Elle ne peut pas me rabattre les oreilles sur


l’importance de la sincérité et me mentir à tout bout
de champs comme bon lui semble. Je fais un effort
surhumain pour changer alors je n’accepterais pas
qu’elle se foute de moi.

J’étais assis devant la télé lorsqu’elle est rentrée. Elle


a déposée des paquets qu’elle avait avant de s’asseoir
à côté de moi.

Fatima : Bonsoir.
Moi : ….

Je suis entrain de lutter contre mes démons pour ne


pas exploser.

Fatima : j’étais chez Mounas mais elle m’a dis


qu’elle avait une urgence donc elle est partit. J’ai
profitée pour faire des courses.
Moi : ah bon ? Depuis quelle heure ? Où étais tu
durant tout ce temps ?
Fatima : j’étais allée faire des courses. C’était à 13h.
Je suis désolée as t elle lâcher.

Je crois que je commence à m’attacher un peu trop à


cette jeune femme. Je m’énerve bêtement et j’en
deviens même énormément jaloux.

Moi (honteux) : Excuse-moi !

J’avoue que j’ai vraiment honte de moi. Comment ai-


je pu la menacer pour si peu ?

Fatima : Ok !

Elle s’est levée sans rajouter un autre mot. Vu la


manière dont je lui ai parlé au téléphone, je
comprends qu’elle puisse me bouder et elle a tout à
fait raison.

Je suis resté assis à cogiter pendant un long moment


avant de me rendre dans la chambre en espérant
qu’elle ne me boude plus.

Elle est sous la douche apparemment. J’ai eu l’idée


de l’y rejoindre donc j’ai ôté vite fait mes vêtements.

Elle s’est retournée lorsqu’elle m’a vu mais elle a


continué à laisser l’eau couler sur son corps. Vous
m’avez insulté ici, mais je ne regrette pas de lui avoir
donné ces vitamines parce qu’elle commence à être
sacrément bonne.

J’ai saisie le savon qui était posé sur la savonnière


avant d’éteindre l’eau et le lui passer sur tout le
corps. Elle n’a pas opposé de résistance bien au
contraire.
Elle a appuyée ses mains sur le mur en face d’elle en
me tournant le dos.

J’ai alors moussé tout son corps jusqu’à sa cheville


avant de la retourner pour qu’elle me fasse face.

J’ai hésité de l’embrasser par peur qu’elle me


repousse mais heureusement pour moi, ce n’est pas le
cas.

J’ai allumé l’eau tout en continuant à l’embrasser


jusqu’à en perdre haleine. Je bande tellement que j’ai
envie de la posséder là tout de suite mais je suis
conscient que ce n’est pas comme ça qu’on résout les
problèmes.

Il m’a fallut un effort surhumain pour la faire sortir


de la douche et l’attirer pour qu’elle s’assoit à côté de
moi.

Moi : je n’aurais pas dû te menacer. En fait j’ai crû


que tu m’avais mentis ce matin raison pour laquelle
je me suis énervé lorsque Boubah m’a dit qu’il était
avec elle.
Fatima (étonnée) : J’ai mal entendu ou bien tu as
parlé de Boubah ?
Moi : oui dis je conscient de la bourde que je venais
de commettre.
Fatima : donc c’est pour lui qu’elle m’a abandonnée ?

Attendez, donc elle n’en savait rien ? Je me suis dis


hier que le problème dont elle me parlait concernant
Mounas était sa grossesse mais apparemment ce n’est
pas le cas et c’est même la raison pour laquelle j’ai
été catégorique sur mon refus de l’héberger chez moi.
Qu’est ce que Mounas a bien pu choisir comme
prétexte pour que Fatima me demande de la laisser
dormir ici ?
Moi : ce n’est pas à moi de te dire certaines choses
surtout concernant la vie de ton amie. Lorsqu’elle se
sentira prête, elle t’en parlera. J’aimerais tout
simplement que tu me pardonnes de m’être emporter
bêtement.
Fatima : Ok..

Heureusement pour moi qu’elle n’a pas trop pris cela


à cœur. Je ne savais pas que l’amour pouvait rendre
aussi fou.

*****

Malgré qu’elle m’ait dis qu’elle me pardonnait, elle


est très silencieuse.

Je me suis donc levé pour me rendre à la terrasse du


haut lorsque
Boubs m’a envoyé un message en me disant qu’il
devait me parler de toute urgence.

J’ai composé son numéro dès que je me suis retrouvé


seul.

Boubs : Allo ?
Moi : je suis vraiment désolé pour tout à l’heure.
Boubs : c’est moi qui suis désolé. Je l’ai fait passer
pour une menteuse.
Moi : ne t’inquiète pas c’est déjà réglé bien vrai
qu’elle me fasse toujours un peu la tête. Alors, quelle
est l’urgence ?
Boubs : le test est positif. Elle est enceinte de deux
semaines.
Moi : merde ! Tu tiens le coup ?
Boubs : selon toi ? J’ai l’impression que le ciel m’est
tombé sur la tête. Ce qui me tue le plus c’est qu’elle a
piquée une crise tout à l’heure soit disant qu’elle
n’aurait pas aimé porter cet enfant. À croire qu’elle a
apprit au même moment que moi qu’elle est enceinte.
Moi : ce n’est pas une chose à écarter. Il se peut que
ce soit l’arroseur arrosé. Elle voulait te piéger et
maintenant c’est elle qui se retrouve piéger. Avez-
vous au moins pu discuter convenablement ?
Boubs : c’est ce que j’avais prévu mais elle est sortit
de ma voiture en vrac après avoir piqué sa crise de
folie.
Moi : je suis désolé pour ce qui t’arrive.
Boubs : je n’y peux rien.
Moi : que comptes-tu faire ?
Boubs : je n’en sais rien encore. Tout ce que je sais,
c’est que j’ai fauté et je dois assumer.
Moi : tu sais, ce n’est pas parce qu’elle est
matérialiste que ça signifie que c’est une mauvaise
femme. En plus tu peux très bien l’amener à changer.
Il suffit juste que toi aussi tu te comporte bien avec
elle. A moins que Dieu en décide autrement, vous
êtes désormais liés à vie. J’ai appris en très peu de
temps que notre vie peut changer du jour au
lendemain. Qu’avec un peu d’effort et de sincérité, on
peut changer les choses. Je ne te demanderais
vraiment pas de te marier. Mais l’amour est quelque
chose qui se construit au fur et à mesure.
Boubs : je suis vraiment perdu. Mais est ce que la
religion accepte cela ?
Moi : non pas du tout. Tu n’as pas le droit d’épouser
une femme enceinte. Il faut qu’elle accouche d’abord
et même pour ça, si tu tombe sur une famille stricte,
ils ne te donneront jamais leurs filles en mariage.
Boubs (poussant un soupir) : Ok merci. Je te tiendrais
au courant.
Moi : du courage. Je suis là pour toi.
C’est une situation que je ne souhaiterais même pas à
mon pire ennemi. Mais si elle a pu être amie avec ma
femme durant tout ce temps, c’est qu’il doit quand
même avoir du bon en elle. Enfin, c’est ce que
j’espère pour lui.

Mounas

Je ne sais pas quoi faire. Je m’attendais à tout sauf à


ça. Non mon Dieu, je ne voulais pas de ce bébé. Je ne
voulais pas de ce bébé. C’était tout simplement un
moyen pour moi de l’amener à vite abdiquer. Que
feront mes parents lorsqu’ils l’apprendront ?

J’ai couvert ma mère de honte. Celle qui a toujours


tout fait depuis ma tendre enfance pour que je ne
manque de rien. Celle qui n’hésitaient pas à se battre
avec ses coépouse tout simplement parce qu’elles ont
été méchantes et injuste envers moi. Je viens de la
couvrir de honte pour tout le restant de ces jours.

J’ai donné l’occasion à nos ennemis de se moquer de


nous. Comment puis-je être en paix avec moi-même ?
Comment ? Je sais que papa ne me laissera pas vivre
sous son toit. Il suffira juste qu’il l’apprenne pour me
chasser à jamais de sa vie. Je suis l’ainée des filles de
ma mère. Quel exemple donnerais-je à mes petites
sœurs ?

Même s’il faut qu’il me traine par les cheveux, je sais


qu’il le fera. Rien que d’imaginer la scène, mes yeux
sont inondés de larme. Que faire ? Mon Dieu
pardonne moi mais que faire ?

Je suis arrivée à la maison complètement


décontenancée. Dès que maman m’a vue, elle m’a
appelée. Je lutte contre l’envie énorme de pleurer.
Comment pourra t elle me pardonner le fait de l’avoir
honnis ?

Maman : d’où sors-tu comme ça ?


Moi : j’étais allé accompagner FATI répondis je en
baissant la tête.
Maman : tu es sûre que tout va bien ?
Moi : Oui. Juste mal à la tête.
Maman : Ok ! Va prier et te reposer. Après j’aimerais
qu’on parle.
Moi : Ok !

Dès que je me suis enfermée dans ma chambre, je me


suis jetée dans le lit pour pleurer toutes les larmes de
mon corps. J’ai tellement pleurée qu’à un moment les
larmes refusaient de couler.

C’est dans les mauvais moments qu’on se rappel le


plus souvent que Dieu existe. Oui, l’être humain est
lâche et ingrat. Quand tout va bien, on n’oublie que
nous sommes des faibles créatures qui respirent par
l’ordre du tout puissant. On s’enfle d’orgueil au lieu
qu’on ne représente rien. Aujourd’hui la terre est
notre lit mais demain ce sera notre toit. Triste réalité
peut être mais on y peut rien.

Qui nous permet de respirer ? De vivre ? De rire ? De


chanter ? Qui tient notre cœur dans ses mains ? Qui
mieux que lui peut nous faire basculer de cette vie à
l’autre ?

L’homme est décrété ingrat depuis fort longtemps.


Nous sommes peu à nous souvenir de sa grandeur.
Sinon comment pourront nous envisager le désobéir ?
Il nous aime plus qu’on ne s’aime nous même. Il
nous aime plus que notre propre mère qui est capable
de se jeter dans le feu pour nous.
Je me suis rendue compte à ce moment que j’avais
besoin de me retourner vers lui. J’avais besoin de
prier et de lui demander de me pardonner. J’avais
besoin de me repentir pour les péchés que j’ai
commis.

Je me suis lancée dans ma propre destruction et je


récolte le fruit de mes erreurs. Qui puis-je
réprimander si ce n’est moi-même ?

Je me suis rendue sous la douche pour me purifier


parce que je ne me rappelle même pas la dernière fois
que j’ai posée mon front sur le sol. J’ai terminée en
faisant mes ablutions et par la suite j’ai effectuée mes
prières en remboursant depuis la prière du matin.

J’ai pleurée en lui demandant de me pardonner. Je


sais que mon Dieu est plein de miséricorde. Il a aussi
lui-même dit que sa miséricorde l’emporte sur sa
colère.

Je sais que lorsque mon père saura tout ceci il me


mettra à la porte. C’est à ce moment que je regrette
de n’avoir pas dis la vérité à Fatima. En parlant
d’elle, je ne sais même pas si son mari est d’accord
pour que je reste chez eux.

Que faire avec cet enfant ? Chercher un boulot ?


Quand je pense que durant toute ma vie je me disais
que je n’aurais pas à travailler, c’était loin de
connaitre l’avenir qui m’attendait.

Je me suis saisie de mon téléphone pour composer le


numéro de Fatima. Mon cœur a fait un bon dans ma
poitrine lorsque j’ai ouvert le message de Boubah qui
disait « j’arrive chez toi avec mes parents ».
Le temps pour moi de composer son numéro, j’ai
entendue la voix de ma petite sœur qui me demandait
d’aller répondre à maman. Ça y ‘est ! Ma fin est
proche. Mon Dieu, vient moi en aide. Aide moi à
supporter et surmonter ce que l’avenir et ces
embûches me réserve dis je en déverrouillant la porte
de ma chambre……………….
Chapitre21

<< Dieu ne donne à aucune âme une charge supérieur


à ses capacités >> (coran)

fatima.

Je savais. Je savais qu'il se passait quelque chose


entre eux. Ça me fait vraiment mal qu'elle ait pu me
cacher une telle chose.

Le pire c'est que c'est par la bouche de mon mari que


j'apprends que celle qui est censée être ma soeur sort
avec son ami.

Je ne sais pas pourquoi elle a décidée de me cacher


cela mais j'imagine qu'elle doit sûrement avoir ces
raisons.

J'ai essayée de joindre Mounas mais son téléphone


sonne dans le vide.

Je ne sais pas pourquoi j'ai un mauvais pressentiment.


j'espère tout simplement qu'il ne lui est rien arriver et
qu'elle n'a pas fait de bêtise avec l'ami de Ibrahim.

Même si on dit que ce n'est pas bien de juger, je sais


que ce dernier n'est pas si sérieux que ça avec les
filles vu la manière dont je l'entends parler des
femmes

D'ailleurs je suis assez surprise par le comportement


de Ibrahim Si je dois me formaliser là dessus.

Même si au début j'avais droit à toutes sortes de


représailles, c'est bien la première fois que je le
voyais énervé pour si peu.
Je me dis si il a pu se comporter ainsi parce que son
ami lui a dit que j'étais pas avec cette dernière, que
fera t il lorsqu'on lui racontera des bêtises sur moi ?
Que Dieu nous préserve des langues de vipères et des
mauvais œil.

Hier nous avons discutés et il m'a fait part de son


intention pour que je commence l'auto école et le
stage.

J'ai déjà mis mon CV à jour. Normalement lorsqu'il


reprendra le boulot, il m'aidera à intégrer une des
entreprises d'un de ces amis d'après ces dires.

J'étais devant la télé entrain de zapper les chaînes


lorsque j'ai entendue la sonnerie de la porte.

Ça m'a étonnée d'autant plus que je n'attends


personne. Ibrahim est à l'étage donc je ne sais pas si
c'est pour lui.

Lorsque j'ai ouvert la porte, j'ai vraiment crû que


j'étais entrain de rêver quand j'ai vu la personne qui
se tenait devant moi.

Awa : bonsoir.
Moi : bonsoir.

Que vient elle faire chez moi ? En plus de cela vêtue


comme une prostituée ?

Awa : est ce que Ibrahim est là ?

Non mais décidément ! Yen a qui ne manquent pas de


toupet. Après le coup qu'elle m'a fait, elle ose
carrément venir jusqu'à chez moi et demandez après
mon mari ?
Moi : de la part de ? Dis je sur un ton tellement froid
que ça m'étonnais moi même.
Awa (surprise) : tu ne te rappelle pas de moi ?
Moi : suis je censée me rappeler de toi ?

Franchement je suis très calme de nature et c'est


connu de tous seulement je déteste lorsqu'on me
cherche des pou

Awa : OK je vois. Écoute je suis venue voir Ibrahim.


Moi : oui mon mari
Awa : j'ai pas compris.
Moi : tu es venu voir mon mari à 21h moins pour être
plus précise.
Awa : tu crois que t'es déjà arrivée ?

Bien avant que je ne réponde, c'est Ibrahim qui nous


a interrompus.

Ibrahim : awa ?
Awa : oui. Enfin tu es là. Comment tu vas ?

Elle a voulue passer mais je me suis placée devant la


porte.

Ibrahim : qu'est ce que tu fais Fati ?


Moi : jusqu'à preuve du contraire je suis chez moi.
Puis je savoir ce qu'elle veut ?

Je lis sur son visage l'étonnement. Moi même je suis


étonnée de mon comportement. Mais si elle pense
qu'elle peut venir me narguer dans ma propre maison,
ah non elle a mentie. Suis peut être calme mais pas
idiote.

Awa : tu n'as pas appris à ta femme les Bonnes


manières ?
Ibrahim : tu oses te pointer chez moi et insulter ma
femme ? D'ailleurs je vous laisse régler entre vous.

Il a tourné les talons et est partit.

Moi (ton menaçant) : que ce soit la première et la


dernière fois que je te vois chez moi sinon je ne
répondrais plus de rien. Une personne avertie en vaut
deux.

Je ne me suis pas gênée de lui claquer la porte au


nez.

******

La scène de la douche de tout à l'heure m'a


énormément chauffé. Mais comme je lui faisais un
peu la tête, je n'ai pas voulu lui montrer cela.

Donc après avoir pris une autre douche, J'ai fait


exprès de me passer la crème devant lui.

Il était allongé entrain de manipuler son téléphone. Il


me jetait des regards du coin de l'oeil que je faisais
mine de ne pas voir

J'ai laissé tomber la serviette sur le lit avant de


prendre le soin de passer l'huile sur chaque partie de
mon corps.

En me levant, j'ai fais exprès de faire tomber la


crème. Comme la serviette est courte, Je me suis
baissée de telle sorte que toutes mes fesses soit
dehors en y mettant de la lenteur dans mon gestes.

Bien avant que je me relève, il était déjà en face de


moi à me sonder avec son regard qui pourrait en faire
près d'une victime.
Ibrahim : qui t'as appris ce que tu étais entrain de
faire ?
Moi (feignant l'indifférence) : appris quoi ?
Ibrahim : ça a t il dit en désignant la crème que j'avais
à la main.
Moi : je ne vois pas de quoi tu parles.

Il a pris une de mes mains qu'il a posé sur la bosse de


son pantalon.
Ibrahim : si c'est ça que tu voulais, tu as gagné. J'ai
dangereusement envie de te baiser.
Moi : qu’attends-tu alors ?

Il m'a défié du regard pendant un court instant avant


de m'embrasser avec ferveur. J'ai senti tout mon corps
tressaillir lorsqu'il a envoyé valser la serviette à
l'autre bout de la pièce.

Ibrahim : maintenant c'est toi et moi.

Bien avant que je ne riposte il m'avait déjà soulevée


pour me mettre dans le lit.

Ibrahim : j'ai envie de te faire des choses salaces.


Moi : fais de moi ce que tu veux. Je suis ta soumise.

J'ai entendue dire que les mots cochons excitent


énormément les hommes. Je ne suis plus la fatima du
début. J'ai gagné de l'assurance dans ces bras parce
qu'il a été très patient pour m'apprendre et m'initier au
plaisir de la chair.

Il s'est levé du lit et est revenu par la suite avec une


corde et la bouteille de crème chantilly.

Moi : que comptes tu faire ?


Ibrahim : tu vas jouir pour moi comme tu n'as jamais
jouis de toute ta vie.
Joignant la parole à l'acte, il m'a attachée fermement
les deux mains sur le lit.

Il a sortit un bout de tissu d'un des tiroirs avant de me


bander les yeux.

L'idée d'être à sa merci m'excite deux fois plus. Suis


je devenue si cochonne que ça ? En tout cas j'adore.

J'ai sentie la chair de poule me parcourir tout le corps


lorsqu'il m'a chuchoté à l'oreille.

Ibrahim : apprête toi à mouiller et jouir pour moi.

Il m'a embrasser dans une lenteur inouïe. Comme


j'aime cet homme. Il me rend folle.

J'ai senti un liquide froid sur mes deux tétons déjà


durcie par le désir. Ensuite sur mon ventre et mon
nombril.

Il a léché tout doucement mes tétons avant de glisser


sa langue sur mon ventre. Je suis entrain de me tordre
tellement le plaisir qu'il fait naître en moi est
énorme.

J'ai crû que j'allais mourir de plaisir lorsqu'il a mis la


crème dans ma partie intime. Sa langue s'est mise à
me faire toutes sortes de supplices que je préfère ne
pas détailler.

Je me suis mise à hurler comme une folle lorsqu'il


m'a pénétré d'un coup sec.

Ibrahim : dis moi que tu aimes ça mon bébé.


Moi (gémissant) : oui j'aime. Continue. Vas-y plus
fort.
C'est lorsqu'il a accéléré ces mouvements qu'un
orgasme m'a littéralement envahie. J'étais tellement
secouée que lorsque je me suis ressaisie j'ai laisser
echapper une larme.

Ibrahim (inquiet) : ça va ?
Moi : oui.
Ibrahim : je t'ai fait mal ? Pourquoi tu pleures ?
Moi : juste le plaisir, juste le plaisir dis je en
chuchotant tout bas.

Il m'a baisé le front avant de me détacher et me serrer


fort contre lui.

Ibrahim : je t'aime.
Moi : moi encore plus.

Mounas

Lorsque je suis arrivée au salon, il y avait une


délégation qui m'attendait. Dès que j'ai croisé le
regard de maman, j'ai immédiatement compris qu'elle
savait déjà tout.

Je n'ai pas eu le courage de la regarder plus


longtemps donc j'ai baissé la tête en me tenant le plus
loin possible d'elle.

Papa : on a de la visite. Mais pas la peine de te


rappeler qu'elle en est le motif n'est ce pas ?
Moi :...

Un homme que j'ai supposé être son père vu la


ressemblance a pris la parole.

Inconnu : aucune personne n'aimerais que ce genre de


truc arrive. C'est une abomination pour nous qui
sommes parents de découvrir cela. On a tous
souhaiter voir nos enfants grandir et se poser dans un
foyer. Voilà ce qu'on perd à ne pas vite les caser.
Nous sommes responsable de ce qui c'est passé entre
ces deux là. On est autant responsable qu'eux. Ce
n'est pas pour rien que lorsque les enfants sont en âge
de se marier, On fait tout pour les caser. C'est pour
éviter de partager leurs péchés et aussi qu'une telle
chose puisse se produire. Je viens par le billet de mon
fils vous demander pardon. Dès qu'il m'a dit cela je
l'ai tiré de force pour que nous venions
personnellement nous excuser. Il a souillé votre fille
et nous sommes désolés vraiment désolés de ce qui a
bien pu se passer entre eux. Je vais lui donner la
parole pour le reste.

Durant tout le discours de son père il avait la tête


baissé. Moi j'essuyais dans mon coin les larmes qui
perlaient sur mon visage.

Boubs : je vous demande de me pardonner pour ce


que j'ai fais. Je suis Conscient de l'énormité de notre
acte et j'aimerais par la même occasion demander sa
main.

J'ai mal entendu ou bien il vient de dire qu'il voulait


demander ma main ? Ça ne sert à rien pour moi
d'apaiser mon coeur. Je suppose qu'il le fait tout
simplement par contrainte. J'ai peur, énormément
peur de mon futur. Est ce ça que je voulais ? Non je
ne crois pas.

Papa : bien sûr que vous allez la marier. Vous allez


même l'emmener avec vous dès ce soir. .
Maman : Baïlo ?
Papa (énervé) : tais toi ! Tout ça c'est de ta faute. Si tu
m'avais écouté, y'a longtemps elle serait marié. Mais
non tu voulais qu'elle termine ses études, qu’elle soit
indépendante. Vois tu la où tout ça nous a mené ?
Hein ?

Je n'ai jamais vu papa aussi en colère. J'ai tellement


mal de voir maman ainsi que je donnerais cher pour
effacer tout ce qui c'est passé entre lui et moi.

Maman : pardonne moi a t elle dit en s'agenouillant


devant toute l'assemblée. Jamais je n'aurais crû notre
fille capable de ça. Pardonne moi a t elle terminé en
pleure.
Papa : demande à ta fille de ranger ces affaires et
sortir de ma maison. Demande à ta fille de sortir si
elle ne veut pas mourir entre mes mains.
Inconnu : je comprends que vous soyez fâché mais ce
n'est pas la solution à prendre. S'il le faut, dès demain
on viendra déposer la dote. Papa : ah bon ? Vous
trouvez que j'exagère ? Jamais de toute ma vie on ne
m'a couvert de honte à ce point. Je dis bien jamais.
Votre fils peut il réparer ce qu'il a fait ? Peut il rendre
à ma fille sa virginité ?

Je crois que s'il apprend que ce n'est pas lui qui m'a
déflorée, je rejoindrais ma tombe illico.

Mon coeur battait énormément parce que j'avais peur


que boubs ne le révèle devant tout le monde. J'ai cru
vraiment que j'allais mourir lorsqu'il a pris la parole.

Boubs : je ne peux pas réparer mais au moins je peux


la marier pour me racheter.

Je rêve ou bien il vient de mentir devant tout le


monde pour moi ?

Papa : tout ce que tu feras par la suite ne me regarde


pas. À partir d'aujourd'hui ce n'est plus ma fille a t il
dit en se levant.
Lorsqu'il est arrivé à mon niveau il s'est arrêté

Papa : à mon retour au salon, je ne veux plus te voir


dans cette maison.

J'ai attrapé ses pieds en pleurant tout mon saoul.

Moi : pardonne moi papa. Pardonne moi.

Lorsqu'il a retiré son pied il m'a envoyé vaciller de


l'autre côté.

C'est l'homme qui avait pris la parole qui s'est levé


pour m'aider.

Inconnu : ne te mets pas dans cet état. Ne t'inquiète


pas il est juste en colère mais ça lui passera. On va
demander à partir.

Je n'ai plus entendu ce qu'ils se sont dit par la suite.

C'est lorsque maman est revenu dans le salon qu'elle


m'a regardée en me disant.

Maman : tu m'as couverte de honte à tout jamais ma


fille.

Sans ajouter un mot elle est sortit me laissant seule à


mon triste sort… ...
Chapitre 22

« Si la peine envahit ton cœur, rappelle toi de Allah


car il est celui qui te voit quand plus personne ne te
regarde. Il est celui qui t’entend lorsque plus
personne ne t’écoute. Il est celui dont la présence est
au-delà de toute absence. Rappel toi de celui qui ne
t’oublie jamais et ta peine sera apaisée »

Boubah
C’est bien la première fois que j’ai aussi mal que ça
pour une personne. Je savais que ces parents allaient
mal le prendre mais je me suis dis qu’en sachant que
j’allais épouser leurs filles, ils n’allaient pas trop lui
en vouloir. Le comportement de son père m’a
littéralement sidéré et je pensais même qu’à un
moment, il allait la battre devant nous surtout
lorsqu’il s’est arrêté devant elle.

Je n’ai pas eu le cœur à verser de l’huile sur le feu. Je


crois que son père était assez mal comme ça pour
découvrir que ce n’est pas moi qui a défloré leurs
filles. Je n’ose même pas imaginer ce qu’il lui aurait
fait dans ce cas.

Elle était vraiment dans un piètre état. Très mal et


triste et ça m’a fendu le cœur en deux. Comme vous
pouvez le constater, je suis tout sauf lâche. Peu
importe la manière dont je me suis comporté avec les
femmes, jamais je ne fuirai devant mes
responsabilités.

Cet enfant a été conçu à deux et rien que pour ça, je


me dois de m’occuper d’eux. Ce n’était pas mon idée
de me marier avec elle mais celui de papa.

Il m’a dit comme j’ai eu assez de courage pour


toucher une femme qui n’est pas mienne en sachant
que la fornication fait partis des plus grands péchés
dans l’islam, j’aurais aussi assez de courage pour
supporter cette femme et la mariée.

Je ne pouvais même pas bouder. Mais si papa le veux


ainsi, c’est loin d’être le cas de maman. Elle est
rentrée dans une colère noire en disant que tant
qu’elle serait en vie, jamais cette fille ne franchira le
seuil de sa maison.
Je dois reconnaitre que ma mère est une femme très
dure de caractère et dictatrice. Elle aime toujours
avoir le dernier mot. Donc la dispute entre elle et
papa étaient très forte.

Papa lui a dit que ce n’est pas lui qui m’a envoyer
engrosser la fille d’autrui donc il ne laissera pas cela
comme ça. Même si elle n’a pas ripostée je sais
qu’elle fera tout pour ne pas que cela se produise.

Même si j’aurais aimé ne pas me marier avec elle, je


dois reconnaitre que papa a raison sur toute la ligne et
que je dois assumer mon erreur jusqu’au bout.

Papa : je ne crois pas qu’elle passera la nuit chez ses


parents aujourd’hui.

Nous sommes dans la voiture en direction de la


maison.

Moi : je suis désolé vraiment désolé pour elle.


Papa : Tu vois comment votre irresponsabilité nous a
atteints ? Si tu la désirais tellement pourquoi ne pas
l’avoir épouser ? Pourquoi avoir fait ça ? Repent toi
mon fils. Je ne suis personne pour te juger mais
repent toi. Certes Dieu est miséricordieux mais il est
aussi dur en châtiment. Implore son pardon et
demande-lui de t’aider pour le reste. Peu importe ce
que ta mère fera ou dira, ma décision est prise. Tu
sais que je lui laisse toujours faire ce qu’elle veut
mais dans certains cas, je suis catégorique et à part si
Dieu a prévu autre choses, dès qu’elle accouchera, la
cérémonie religieuse se déroulera. Maintenant que
doit-on faire d’elle ? On ne peut pas la laisser dormir
à la rue.
Moi : je ne sais pas.
Papa : tu devrais savoir. Même si elle a fauté, elle
mérite qu’on soit conciliant rien que pour le fait
qu’elle représente notre sœur dans la religion. Je ne
dormirais pas de poing ferme cette nuit en sachant
qu’elle n’aura peut être pas un toit où dormir. Je
crains trop Dieu pour ça. Appelle-la et héberge-la
dans un de mes appartements.
Moi : ok !

C’est là tout les traits de caractères de papa que je


n’ai pas hérité. Il n’aime pas l’injustice et il n’a
jamais été injuste envers quelqu’un. Moi je suis le fils
typique de maman avec notre sale caractère. On aime
diriger et on déteste que quelqu’un vienne empiéter
sur notre territoire.

C’est bien pour ça que j’éprouve une certaines peur


quand à la manière dont elle se comportera avec
Mounas parce que je dois bien reconnaitre que cette
dernière n’a pas la langue dans sa bouche.

Seulement papa a raison. On ne peut pas la laisser


dormir à la rue. Je sais qu’elle n’a rien dit à Fatima
donc c’est de mon devoir d’appeler cette dernière
pour qu’ils l’héberge le temps pour moi de lui trouver
un endroit où dormir.

Je n’aimerais pas que quelque chose arrive à mon


bébé. Même si sa mère n’est pas la meilleure des
femmes, je la mettrais jamais dans une mauvaise
condition en tout cas jusqu’à ce que mon fils naisse.

Lorsque nous sommes arrivés à la maison papa a pris


congé de nous me laissant seul au salon avec maman
qui me regarde comme si elle avait en face d’elle son
ennemi.

Maman : donc c’est ce que tu voulais ? L’engrosser


pour éviter d’épouser ta cousine ? Qu’une chose soit
clair Babacar Diallo, aussi longtemps que je t’ai porté
dans mon ventre. Aussi longtemps que je serai ta
mère et que tu me devras du respect, tu épouseras ta
cousine. Ce n’est pas moi qui t’ai envoyé coucher
avec elle. D’ailleurs j’ai crû comprendre qu’elle ne
vient pas d’une famille aisé, tu ne pouvais pas te
rendre compte que c’était une intéressée ? Je pensais
avoir élevé un fils malin.
Moi : maman, tu ne peux pas me contraindre à
épouser ma cousine. D’ailleurs je ne t’ai jamais
donné mon accord là-dessus.
Maman : et puis quoi encore ? Qui veut tu que j’ai
comme belle fille ? Hein ? Une fille qui ne sait même
pas comment fermer ses jambes ? Quel genre de
petits fils auraient je ? Jamais de toute ma vie je ne la
laisserais arrivé à ces fins. Si hier je te laissais le
temps de réfléchir aujourd’hui je te le dis clairement
que tu épouseras Hafissatou avant que je ne te
maudisse.

J’ai préféré ne pas répondre et la laisser rentrer dans


la chambre. Je me suis tenu la tête entre les deux
mains en me disant que mon calvaire venait à peine
de commencer.

Je suis sûr qu’elle fera vivre à Mounas toutes sortes


de misère et je ne crois pas que je pourrais cautionner
cela.

Je me suis rendue dans ma chambre et après avoir


effectué mes prières, j’ai composé le numéro de
Mounas qui sonnait dans le vide. J’ai appelé par la
suite Ibrahim conscient de l’heure tardive qu’il
faisait.

Ibrahim (voix ensommeillé) : Allo ?


Moi : excuse-moi mais il fallait que je te parle à tout
prix. Où est ta femme ?
Ibrahim : qu’est ce qui ce passe ?
Moi : il faut que vous héberger Mounas jusqu’à
demain. Je tente de la joindre en vain et je m’inquiète
surtout qu’elle est enceinte. Son père l’a chassé sans
ménagement.

Je lui ai tout raconté dans les moindres détails.

Ibrahim (surpris) : Quoi ? Et s’il lui arrivait quelque


chose ?
Moi : c’est ce que je crains. Il faut que Fatima puisse
m’aider. Si vous voulez, je peux venir vous aider à la
chercher.
Ibrahim : laisse-moi en parler avec elle ensuite on te
tient au courant.
Moi : Ok !

Jamais de ma vie je ne me suis senti si impuissant.


Jamais au grand jamais. Donc est ce ça mon destin ?
Contraint à épouser deux femmes que je n’aime pas
et que je ne connais pas ? Suis-je si méchant que ça
pour voir mon avenir hypothéquer de la sorte sans
pouvoir réagir ?

Fatima

J’étais très inquiet lorsqu’Ibrahim a décroché son


téléphone. Encore plus inquiet lorsqu’il affichait cette
mine. J’ai passé la soirée à appeler Mounas mais rien
y fait. Ce coup de fil aurait il un rapport avec elle ?

Ibrahim : enfile un truc stp. Je te raconterais tout en


route.

En deux temps trois mouvements nous étions déjà


installés dans sa voiture.
Moi : qu’est ce qui ce passe ? C’est Mounas ?
Ibrahim : ta copine est enceinte de Boubah et ces
parents l’ont appris. Ils l’ont chassée de la maison.
Boubah me demande de l’héberger au moins jusqu’à
demain le temps qu’il lui trouve un toit.

J’ai failli m’étrangler lorsqu’il m’a dit qu’elle était


enceinte. Ma mounas ? Ma mounas à moi enceinte ?
Celle avec qui j’ai passée toute mon enfance ? Ma
sœur ? Enceinte ? Sans que je ne le sache ?

Moi (choquée) : je n’en crois pas mes oreilles.


Comment as t elle pu me cacher ça ? Comment as-tu
pu ?
Ibrahim : ah non Fatima je ne suis pas d’accord avec
toi. La vie de ton amie ne me regarde en rien du tout.
Ce n’était pas dans mon droit de te le dire. Si tu dois
en vouloir à une personne, c’est bien à elle pas à moi.
D’ailleurs tu devrais te poser les bonnes questions à
partir d’aujourd’hui.
Moi (surprise) : de quelles questions parles-tu ?
Ibrahim : comment celle que tu considère comme ta
sœur a pu te cacher cela ? Tu penses la connaitre
aussi bien que ça ?

J’avoue que sur ce coup je suis vraiment à court de


mot. Je ne sais même pas quoi dire.

Ibrahim : on dit le silence est souvent preuve de


consentement. Remets cette amitié si chère à tes yeux
en question. Moi je connais Boubah ça fait à peine
cinq ans. Mais dès qu’il a eu des problèmes, il s’est
retourné vers moi. Pour moi, c’est ça l’amitié.

Ça me fait mal de reconnaitre qu’il a raison. Je


n’aurais jamais crû Mounas capable d’une telle
chose. Mais qui suis-je pour la jugée ? Qui ?
Moi : pourquoi me dis tu tout ça ?
Ibrahim : pour que tu ouvres les yeux et sache que ce
n’est pas le nombre d’année qui détermine une amitié
mais la sincérité. Surtout n’oublie pas qu’on ne peut
jamais connaitre une personne à cent pour cent et je
crois que tu as ta preuve aujourd’hui. En tant que ton
homme, c’est aussi bien de mon devoir de te
redresser mais te conseiller aussi. Tu es trop
généreuse et j’ai peur qu’un jour ça te porte
préjudice. Le fait que tu sois sincère et franche ne
veut pas dire que tout le monde l’est aussi avec toi. Y
en a qui ne craignent pas Dieu. Ils pourraient te
poignarder sans relâche malgré le fait que tu te plie
en quatre pour les aider. Donc fait très attention dans
ta vie.

J’ai préférée garder le silence. D’ailleurs qu’aurais-je


à dire ? Je dois reconnaitre qu’il a raison sur toute la
ligne. Maman ne cesse de me répéter que je suis trop
naïve et qu’un jour ça me mènera à ma perte. Mais
est ce de ma faute si j’ai trop la crainte de Dieu ?
Jamais je ne pourrais penser mal d’une personne
parce que j’aurais peur que Dieu me juge là-dessus.

Nous avons roulés pendant une trentaine de minutes.


On a cherchés partout. Dans tous les endroits où elle
pouvait être. Il était minuit donc je ne pouvais pas
appeler ses tantes pour savoir si l’une d’entre elle ne
l’a pas hébergée.

Plus les minutes passaient, plus je craignais le pire.


Tout ce mauvais pressentiment étaient dû à ça ? Je
savais que quelque chose n’allait pas. Comment
allons-nous la retrouver ?

Ibrahim : qu’est ce qu’on fait ?


Moi : continuons de chercher. On ne peut pas la
laisser comme ça.
Je formulais des prières pour que Dieu nous aide à la
retrouver. Je ne suis personne pour la juger donc je ne
le ferais pas. Ça me rappel ce conseil donner à tous
les musulmans : Lorsque que tu vois ton frère dans le
péché, ne soit pas pour lui un allié du diable c'est-à-
dire ne le juge pas et ne l’enfonce pas dans son péché.
Soit pour lui un réformateur (un conseiller) et prie
pour que Dieu lui vienne en aide.

C’est par là qu’on reconnait un bon musulman. Il sait


qu’il n’est pas à l’abri du mal. Qu’il ne peut pas être
content du malheur de son confrère parce qu’il
pourrait être à sa place demain. Un bon musulman
sait que le passé d’un pécheur peut être son avenir à
lui. Donc il doit toujours être sincère avec lui-même
et prier pour que Dieu l’aide ainsi que tous ses frères
dans la religion.

*****

Après deux heures de route nous avons finalement


décidés de rentrer à la maison. Je suis dans tous mes
états. Où est ce qu’elle peut être ? Elle ne peut pas
disparaitre bonnement comme ça.

Je n’ose même pas appeler sa mère pour me


renseigner même si je suis sûre que cette nuit elle ne
fermera pas aussi l’œil.

Lorsque nous sommes arrivés à la maison, nous


avons constatés au moment de garer qu’il y avait une
silhouette recroquevillée devant le portail.

Moi : tu vois ce que je vois ?


Ibrahim : reste ici je vais vérifier si c’est elle. Il se
pourrait que ce soit un fou ou un mendiant.
Mon cœur battait à tout rompre lorsqu’il s’est
accroupi pour soulever la couverture de la personne.
Dès qu’il m’a fait un signe de la main, je suis
descendue vite fait en reconnaissant Mounas qui
pleurait dans ses bras.

Moi : Oh Mounas que m’a tu fais comme ça ? Dis-je


en la serrant dans mes bras ?
Mounas : Pardonne-moi. Fati pardonne moi. J’avais
peur que tu me juge.
Moi : non, je ne peux pas te juger. Ma foi ne me
permet pas de te juger parce que tu as commis
l’irréparable.

La pluie nous a trouvés chacune entrain de pleurer.

Ibrahim : aide-la à rentrer le temps que je gare la


voiture stp.
Moi : Ok !

Une fois que nous sommes tous rentrés, je l’ai aidée à


se changer, manger malgré son refus et je suis restée
allongée à côté d’elle dans sa chambre.

Mounas : je n’aurais pas dû te mentir. Mais j’avais


peur de ta réaction.
Moi : je ne cache jamais ce que je ressens et tu es
bien placée pour le savoir. Si je te dis que ton
comportement ne m’a pas fait mal, j’aurais mentie.
Ça m’a énormément fait mal que ce soit par la
bouche de mon mari que je l’apprenne mais comme
je te l’ai dit, je ne me comporterais pas bien si je te
réprimandais. Je vois que tu souffre déjà assez pour
en rajouter. Que le Bon Dieu nous pardonne.
Mounas : Amine. Tu ne peux pas savoir à quel point
ça m’a tuée lorsque maman m’a dit que je l’ai déçue
à tous jamais. Je ne le voulais pas.
Moi : ça lui passera inch Allah mais il faut aussi les
comprendre.
Mounas : papa à dit que je ne suis plus sa fille. Il m’a
dit ne plus jamais vouloir me revoir. Jamais de toute
sa vie. Eh Fatima, donc c’est ce qui arrive lorsqu’on
veut coûte que coûte réussir en usant de facilité ?
Moi : je t’ai toujours dis que l’argent n’était pas
important dans la vie. Il faut que tu demande à Dieu
de t’aider. Tu as de la chance qu’il ait demandé à
t’épouser. Est-ce que tu sais que c’est lui qui a appelé
pour qu’on sorte te chercher ?
Mounas : il veut juste s’acheter une bonne
conscience.
Moi : non. Au point où vous en êtes, il te faut revoir
tout tes jugements sur lui. Surtout s’il est appelé à
être ton mari. Tu m’as toujours traité de faible mais
aujourd’hui c’est ma faiblesse qui est ma force dans
mon ménage. Ibrahim m’a traitée de tous les noms
dans ses premières semaines. Est-ce que tu sais que le
premier jour qu’il est venu il a crû que j’étais la
ménagère ?
Mounas (rigolant) : tu ne m’as jamais raconté cela. Il
a osé ?
Moi : oui crois moi. Il m’a même demandée un jour
si on ne me nourrissait pas tellement j’étais
maigrichonne. Au lieu de lui répondre, je me suis
armé de silence parce que c’était mon homme. Je ne
lui ai pas donné ce qu’il voulait. Je lui demandais
même pardon en sachant que c’est lui qui était en
tort. Il avait honte de me regarder dès fois même s’il
ne me le disait pas. Mais moi je cherchais par cela
des bénédictions pour ma future progéniture. Si je
criais et il criait aussi, penses tu que je serais ici à te
conseiller ? Si je m’énervais quand il s’énervait
penses tu que je serais ici à t’aider ? Non ma chérie.
Lui et moi on n’aurait pas mis long feu et je lui aurais
donné ce qu’il voulait. Mais aujourd’hui, il fait partit
des hommes les plus bons que j’ai eu à connaitre. Je
suis fière d’être sa femme et de partager sa couche et
je remercie Dieu pour ça. Quand on dit que la
patience paye, c’est bien la vérité. J’ai été patiente en
priant pour que Dieu me vienne en aide. Les jeunes
couples d’aujourd’hui pensent que quand on est
soumise cela fait de nous des esclaves. Non, la
soumission n’à rien avoir avec l’esclavage. Etre
soumis c’est savoir donner à son homme son rôle
d’homme. Savoir reconnaitre que son homme est au
dessus de nous et que C’est d’une partie de lui que
Dieu nous a fabriqués. Comment pouvons-nous
espérer être au dessus ? Comment pouvons-nous
même dormir en sachant qu’il est fâché contre nous
et que notre paradis repose sous ses pieds ? Dieu a dit
dans un de ses versets : si la femme respecte ses
prières, Jeûne son mois de ramadan convenablement,
respecte son mari, qu’elle rentre au paradis par la
porte qu’elle veut. As-tu conscience de ce que cela
veux dire ? As-tu conscience du respect qu’on leurs
doit ? Mais tout autant que la femme l’homme a aussi
des devoirs envers son épouse. Le prophète Psl à
d’ailleurs dit que le meilleur des hommes est le
meilleur avec sa femme donc en aucun cas un homme
ne doit mal se comporter envers cette dernière qui se
plie en quatre pour le satisfaire. Aucun homme ne
doit être en paix avec lui-même en sachant qu’il bat,
maltraite la femme qui porte ses progénitures. Aucun
homme ne doit rabaisser une femme en sachant que
Dieu à élever la femme et à dis que la meilleure des
jouissances sur cette terre c’est la femme vertueuse.
Je ne te demande pas de te laisser faire. Mais le seul
moyen pour toi de l’avoir c’est de lui donner sa place
d’homme et remplir tes devoirs conjugaux en sachant
que tu seras jugée sur tes responsabilités en tant que
gardienne de maitresse de son foyer. N’oublie jamais
ma sœur que les meilleurs choses arrivent à ceux qui
savent se montrer patient et que « en toute difficulté
existe une facilité » (verset coranique). Prend soin de
cet enfant, de ton homme et surtout respecte le. Tu
verras que tu ne t’en porteras que mieux.

Elle s’est mise à pleurer comme un bébé dans mes


bras.

Mounas : Que ferais-je sans toi ?


Moi : je ne fais que mon rôle de sœur. Prends soin de
toi et surtout ne baisse jamais les bras quand bien
même ta vie serait dans un état pitoyable. Prie, prie,
prie c’est la clé du succès ici bas et dans l’au-delà.
C’est ce qui te relie à ton créateur, c’est la première
chose sur laquelle tu seras jugée alors ne le rompt
jamais. Ne rompt jamais ce fil qui te lie à lui.

Après avoir fait des invocations pour elle je me suis


rendue dans ma chambre. Que personne ne se croit à
l’abri des malheurs. Il faut juste se rappeler que Dieu
existe et est là près à répondre à l’invocation de celui
qui l’invoque…………………..
Chapitre23

<<gardez vous de ne pas mordre dans la main qui


vous nourrie >>

Mounas

Je me suis réveillée avec la tête hyper lourde à cause


de ma soirée d'hier. Je n'aurais jamais cru me
retrouver un jour dans ce genre de posture.

Je me sens hyper mal et en même temps comme une


moins que rien. Il y'a cette petite voix qui me dis que
j'ai la chance qu'il ait demandé ma main mais il y'a
l'autre voix qui me dis qu'il l'a fait malgré lui.

Je n'ai quasiment pas fermé l'œil de la nuit. D'ailleurs


comment aurais je pu dormir avec toutes ces
questions qui me font perdre la tête ?

C'est triste et ça fait peur de prendre juste quelques


secondes et constater que tout notre monde est sans
dessus dessous.

Que le passé et tous les moments heureux qu'on ait


connus ne soiet plus que de vieux souvenir. Maman
me pardonnera t elle pour ce que j'ai fais ?
Hier en sortant de la maison il y'a une de mes demis
sœurs qui a carrément osé se moquer de moi. Je ne
me suis pas gênée de la frapper correctement.

Si ce n'était pas mon grand frère qui nous avait


séparées, Je crois qu'elle serait allongée dans un
hôpital actuellement.

Je ne sais pas quoi faire. J'ai écouté et compris les


conseils de Fatima mais elle et moi ne sommes pas
pareille. Nous n'avons jamais été pareilles.

On ne peut pas changer du jour au lendemain. Je ne


sais pas si je pourrais être cette soumise dont elle a
parlée.

J'ai jamais su tenir ma langue dans ma poche et si


boubs pense qu'il pourra me marcher dessus a cause
de cet enfant, c'est loin de me connaître.

Son père enfin je crois que c'est son père, m'a fait une
très belle impression. Ça m'a énormément touchée
tout ce qu'il a dit hier mais qu'en est il de sa mère ?
Approuve t elle ce mariage ? Ne me fera t elle pas
souffrir ?

J'ai une de mes amies qui a une belle mère tellement


mauvaise qu'elle n'a pas la paix depuis qu'elle est
mariée et le pire c'est qu'elle vit en famille. Quand
sera t il de moi ? Que me réserve cet avenir houleux ?
Que sera mon futur avec cet enfant ?

Après avoir pris ma douche et prier je suis sortie de la


chambre rejoindre Fatima qui prenait son petit
déjeuner avec son mari. Que ne donnerais je pas pour
être à sa place ? À croire que je suis maudite.

Moi : Salam
Fatima : waleykoum Salam. Comment tu vas ?
Moi : ça va comme une fille qui s'est faite chassée
Ibrahim : ça ira ne t'inquiète pas. Joins toi à nous.
Fatima : oui il a raison. Tu sais, nulle ne peut
échapper à son destin et dis toi juste que ce n'est
qu'un passage parmi tant d'autres.
Moi : OK !

Nous avons parlés de tout et de rien. Je les regardais


se chahuté et cajoler sous mes yeux. Ils sont beaux, et
ça me fait un petit pincement au cœur. Moi aussi tout
ce que je demandais c'était d'être heureuse comme
elle. Avoir un mari riche et vivre dans une parfaite
harmonie.

À quoi suis je résignée ? À me marier à un homme


qui ne m'aime pas ? J'ai la rage rien qu'en pensant que
j'ai une partie de lui qui grandit dans mon ventre. Cet
enfant n'aurait pas dû exister.

Je suis consciente que Boubah ne m'aimera sans


doute jamais. Que jamais je ne serais heureuse et
jamais je ne connaîtrais ce qu'elle vie.

Je ne suis pas de celles qui pleurent longtemps sur


leurs sorts. Je suis consciente des erreurs que j'ai
commises et je crois m'être assez lamenté sur mon
sort.

Ibrahim : au fait, hier Fati et moi avions discutés


longuement et ce ne serait pas humain de notre part
de te laisser vivre seule au lieu qu'on peut t'héberger
ici. On a décidé de t'héberger jusqu'à ce que tu arrives
à terme. Ce ne serait pas prudent que tu te retrouves
seules
Moi : je ne sais pas comment vous remercier
Fatima : c'est tout à fait normal. Comment pourrais je
me regarder dans la glace si je ne te venais pas en
aide ?
Moi : que Dieu vous récompense.
Fatima : Amine.

Après avoir débarrassé la table, j'ai aidée Fatima à


faire le déjeuner. J'étais cependant présente que
physiquement car mes esprits étaient très loin.

Je suis heureuse qu'ils aient pu me laisser squatter


chez eux pour un moment et maintenant je dois
penser à une solution pour voler de mes propres ailes
car je n'aime pas dépendre de quelqu'un.

Fatima : comment feras tu pour récupérer toutes tes


affaires et surtout tes diplômes ?
Moi : je ne sais pas. Seulement je suis entrain de
réfléchir.
Fatima : à quoi ?
Moi : je ne sais pas si j'ai envie de me marier avec
Boubah
Fatima (surprise) : mais qu'est ce que tu racontes ?
Moi : il ne m'aime pas. À quoi ça me servirait de
souffrir gratuitement ?
Fatima : attends mounas qu'est ce qui ne va pas dans
ta tête ? Il sauve ton honneur en te mariant et toi tu
dis que tu n'as pas envie de te marier ? Te rends tu
comptes au moins de l'énorme bourde que tu as
commise en te donnant à un homme qui n'est pas
siens ?
Moi (énervée) : je ne suis ni la première ni la dernière
à qui c'est arrivée mais je refuse d'aller le servir de
souffre douleur
Fatima: je crois que tu commences à perdre la tête.
D'abord tu te fais dépuceler par un homme en sachant
que ce n'est pas ton mari. Tu es enceinte de lui et
Dieu t'aide en te donnant un homme qui veuille
t'épouser mais tu te plains ? Où sont passés tous les
conseils que je t'ai donné hier ? Penses tu vraiment
que la vie est un jeu pour décider du jour au
lendemain de tout envoyer valser ? Chaque décision
que tu prendras aujourd'hui aura un impact dans ton
futur. Tu n'es plus une gamine alors cesse de te
comporter comme telle. Aujourd'hui tu dois penser à
l'avenir que tu aimerais donner à ton enfant. Ne sois
pas si stupide que ça stp a t elle finit énervée.
Moi : comme tu as dis, c'est mon avenir. Donc laisse-
moi gérer.
Fatima : te laisser gérer quoi ? Demande-moi une
bonne fois de te laisser encore foutre la merde.
Pourquoi refuses tu a cet enfant un foyer ? Sais tu que
si c'était d'autres hommes ils n'allaient même pas te
regarder ? Arrête de te comporter comme ça stp.

J'ai préféré écourter la conversation. Je me suis rendu


dans la chambre pour enfiler un truc qu'elle m'avait
prêté.

Je suis sortie de la maison pour me balader parce que


j'avais réellement l'impression d'étouffer. Ce qui me
tue le plus c'est que j'ai laissée mon téléphone chez
moi donc c'est impossible de le récupérer à moins que
papa n'en termine avec moi une bonne fois.

J'étais entrain de marcher lorsque j'ai reconnu la


voiture de Boubah arrivant vers ma direction.

J'ai pressée le pas mais c'était loin de connaître sa


détermination vu qu'il m'a rattrapé en courant.

Boubs : mais où vas tu comme ça ? Je pensais que je


t'aurais trouvé chez Fatima
Moi : pourquoi resterais je là-bas ?
Boubs : ma foi mais tu es folle ? Et où comptes tu
aller comme ça ?
Moi : j'ai besoin de prendre de l'air. À moins que je
ne sois amnésique, tu ne m'as pas encore doté donc je
suis libre de faire ce que je veux.
Boubs : et moi qui commençait à avoir pitié de toi en
fait tu ne mérite même pas qu'on se soucie de toi
Moi : au diable avec ta pitié.
Boubs : je te préviens déjà. Tant que tu porteras cet
enfant, j'aurais le total contrôle sur toi. S'il faut que je
te trimballe partout je le ferais mais tu ne mettras
jamais mon fils en danger
Moi : voyez vous ça. Monsieur monte déjà sur ses
grands chevaux. Tu penses que tu auras tout le
contrôle sur moi ? Tu as mentis.
Boubs : monte dans la voiture ordonna t il
Moi (ton ironique) : hors de question.
Boubs : j'ai l'impression que tu m'ignores.

Il m'a tiré par le bras avant de m'inciter à monter dans


sa voiture malgré mes jérémiades.

Moi : tu m'as fait mal.


Boubs : n'est ce pas tu as dis que tu es têtue ? Je vais
t’éduquer correctement.

Même si je fais ma folle, Je sais très bien qu'il est


aussi fou que moi donc j'ai préférée me taire avant
d'en recevoir une.

Fatima

Je crois que Mounas a vraiment perdue la tête. Ou


peut être ce sont les hormones. Hier elle me paraissait
tellement mal mais aujourd'hui j'ai l'impression
qu'elle en a après tout le monde.

Je me suis inquiétée lorsque je l'ai vu sortir de la


maison après notre dispute mais je n'ai pas eu le
coeur a lui courrir après.

Heureusement que Boubs m'a appelée pour me dire


qu'ils sont ensemble.

J'ai énormément peur que son comportement la mène


à sa perte. Il se pourrait que ce soit la maltraitance
que sa mère a subi sous ses yeux qui fait en sorte
qu'elle se braque comme ça, mais si elle ne se
canalise pas, elle risquerait de le payer très chère dans
sa vie.

Karim m'a appelé pour me dire qu'il compte déjeuné


à la maison aujourd'hui. Ça faisait longtemps que je
ne l'avais pas vu et j'avoue que j'ai vraiment besoin
qu'il me conseil.

Ibrahim est sorti faire quelques courses mais


normalement il ne tardera pas à venir.

J'étais entrain de mettre les nappes lorsque j'ai


entendue sonner à la porte.

À ma grande joie c'est Karim

Moi : comment tu vas ?


Karim : toujours aussi belle. Je vais bien et toi ?
Moi : al hamdoulilah. Ne reste pas là, rentre.

Après l'avoir servis du jus, j'ai continué à apporter


mes couverts.

Je n'ai senti sa présence derrière moi que lorsque je


me suis heurté à lui en voulant sortir de la cuisine .

Moi : pardonne moi.


Karim: non ce n'est pas grave. J'aurais dû manifester
ma présence. Je peux t'aider ?
Moi : non j'ai finie mais c'est gentil.

Nous nous sommes installés devant la télé en


attendant que Ibrahim rentre et j'ai profitée de ça pour
lui parler.

Moi : j'ai besoin de conseil


Karim : qu'est ce qui ce passe ?
Moi : il s'agit de Mounas.

Je lui ai tout expliqué dans les moindres détails.

Karim : pourquoi ne pas la laisser vivre dans


l'appartement que Boubah va lui donner ?
Moi (étonnée) : on ne pouvait pas la laisser seule.
Karim : oui mais as tu conscience qu'elle ne veut pas
être aidé ? Je connais assez boubah pour savoir que
c'est une personne dure de caractère. Si l'un d'entre
eux ne fait pas profil pas, ils ne pourront jamais être
ensemble et s'il veut l’aider en l'hébergeant, laissez le
faire. Je sais que tu penses bien faire mais si tu suis
mes conseils, tu peux le laisser gérer sa bourde tout
seul.

Là je suis vraiment perdue

Moi : en tout cas elle m'a fait un gros cinéma


aujourd'hui soit disant qu'elle n'a pas envie de foutre
sa vie en l'air
Karim : est ce que tu étais là quand ils ont fait ce
qu'ils avaient à faire ? Je suis désolé mais je trouve
que tu t'implique pour une personne qui n'en a rien à
faire.

On était tellement lancer dans notre conversation


qu'on a pas entendu Ibrahim rentrer.

Ibrahim : je dérange ?

J'ai sursauter en me levant avant de l'aider avec ces


paquets.
Karim : oui oui je parle avec ma femme ironisa t il
Ibrahim : t'as intérêt à ne pas trop t'en approcher.

Nous avons déjeuner dans une très bonne ambiance


comme d'habitude. Je n’arrêtais cependant pas de
penser à ce que Karim m'a dit. Devrais je prendre sur
moi et la laisser seule gérer cela ?

****

C'est aux alentours de 21h après le dîner que Karim


est partit. Ibrahim a profité pour l'accompagner.

Mounas n'est toujours pas rentrée mais je préfère ne


pas m'en formaliser.

lorsque mon téléphone a sonné j'ai crû que c'était elle


mais à mon grand étonnement c'était mon beau père

Moi : allô ?
Papa Abdel : comment tu vas ?
Moi : al hamdoulilah et vous ?
Papa Abdel : ça va. Passe me voir stp j'aimerais te
parler.

Me parler à cette heure ?

Moi : OK papa j'arrive.

Ça m'étonne énormément mais j'espère qu'il n'y a pas


de problème.
Chapitre 24

« La femme a été créée de la côte de l’homme. Près


de son cœur pour être aimé et sous ses épaules pour
être protéger »
Fatima

J’ai composée le numéro d’Ibrahim pour lui dire que


son père demandait à me voir mais j’ai remarqué
qu’il avait laissé son téléphone ici. Normalement il
est déconseillé à une femme de sortir sans la
permission de son mari mais je me dis comme c’est
dans le même immeuble, il ne devrait pas y avoir
d’inconvénient.

J’ai alors troqué les habits que je portais pour quelque


chose de plus ample. Je suis descendue en me posant
des tas et des tas de questions. C’est bien la première
fois qu’il m’appelle à cette heure. D’habitude je passe
toujours chez lui pour le saluer et voir s’il ne manque
de rien.

J’ai voulu sonner mais j’ai remarquée que la porte


était déjà ouverte.

Moi : salame aleykoum

J’ai attendu qu’il m’invite à rentrer avant d’accéder


dans la maison.

Pa Abdel : comment tu vas ma fille ?


Moi : al hamdoulilah dis je en baissant la tête.

Il m’a invitée à m’asseoir.

Pa Abdel : où es ton mari ?


Moi : il est sortit accompagner son ami Karim.
Pa Abdel : ah ok ! Je ne t’ai pas appelé pour grand-
chose. Juste que j’ai besoin de toi et j’aimerais que ce
soit dans une entière discrétion.
Moi : si je peux vous aidez, je le ferais papa.
Pa Abdel : j’ai besoin que tu effectues un
déplacement pour moi et ce sera à l’intérieur du pays.
Tu te feras accompagner par Karim mais je ne veux
pas que ton mari le sache.
Moi (surprise) : quand ?
Pa Abdel : ce sera le jour qu’il reprendra le boulot
comme ça il ne saura pas.

Ce qu’il me demande risquerait d’être assez


compliqué. Il est formellement interdit à la femme
musulmane de sortir sans l’accord de son mari parce
que les anges nous maudissent à chaque pas effectué.

Ça me rappelle l’histoire d’une femme qui avait été


éprouvée là-dessus. Son mari était en voyage et il lui
avait interdit de sortir tant qu’il ne serait pas rentrée.

Par la suite son père est tombé gravement malade.


Lorsqu’on est venu la chercher pour qu’elle aille le
voir, elle a demandé conseil au prophète Psl si elle
pouvait partir en sachant que son mari lui avait
interdit de sortir. Le prophète Psl lui avait demandée
de retourner chez elle et attendre que celui-ci
revienne.

Cela l’avait énormément chagriné mais elle avait


respecté la décision de son mari et son père mourût
sans qu’elle ne puisse lui dire Adieu. Lorsque son
mari est revenu, on lui a dit que grâce à ce respect là,
son père n’ira pas en enfer. (Histoire incomplète)

Ça démontre une fois de plus la récompense et


l’énormité de poser certains actes sans leurs accords.
Cependant je ne peux pas lui dire non parce que c’est
mon ainé.

Je lui ai dit oui en attendant que je puisse parler à


Ibrahim et lui demander son avis là-dessus. Je
n’aimerais pas interférer dans ces relations avec son
père déjà qu’il ne s’entende pas bien mais je ne peux
pas faire ce qu’il me demande.

Moi : de quoi avez-vous besoin ?


Pa Abdel : tu sais, j’ai plus confiance en Karim qu’à
ton mari. Il est de nature très embrouillé. J’aimerais
que vous alliez me chercher un médicament
traditionnel.
Moi : ok j’ai compris.

J’ai laissé couler quelques secondes avant de


remonter dans mon appartement. J’ai trouvée Ibrahim
dans la chambre.

Ibrahim (ton agressif) : puis je savoir où étais tu à


cette heure ?
Moi : pardonne-moi. C’est ton père qui m’avais fait
appelle.
Ibrahim (étonné) : que voulait-il te dire qui ne
pouvait pas attendre demain ?
Moi : il aimerait que je fasse une course pour lui à
l’intérieur du pays pour aller lui chercher des
médicaments.
Ibrahim : il n’a pas trouvé une autre personne à part
toi ?
Moi : il s’agit de ton père avant tout.
Ibrahim : et alors ? Si c’est mon père il doit t’envoyer
sans m’en parler ?

Je préfère me taire avant d’envenimer les choses.


Parler de son père avec lui est toujours délicat et si tu
ne fais pas attention ça va finir en embrouille.

Moi : je lui ai dit oui mais c’était parce que c’était


irrespectueux de..
Ibrahim (abasourdie) : tu lui as dit quoi ? Oui ? Sans
mon avis ?
Moi (tentant de me défendre) : je ne pouvais pas lui
dire Non étant donner que c’est ton père mais je
comptais te demander la permission avant ça.
Ibrahim : je ne crois pas que mon avis compte autant
que ça. Comme c’est toi madame Theresa, fais ce que
tu veux et ne m’en parle plus.

Pourquoi s’emporte t il comme ça ?

Moi : pourquoi tu t’énerves ?


Ibrahim (criant) : Tu me demandes pourquoi ? Tu
acceptes d’aller je ne sais où sans mon avis et tu me
demandes pourquoi je m’énerve ? Écoute je préfère
ne plus parler de ça.
Moi : mais je comptais te demander c’était juste pour
ne pas lui manquer de respect dis je complètement
apeurée.

C’est bien la première fois qu’on se dispute et ça ne


me plait pas du tout.

Ibrahim : ne me fatigue pas stp.

Il m’a laissée plantée dans la chambre avant de sortir.

Je ne sais pas si j’ai merdée mais j’avoue que je ne


comprends pas pourquoi il s’énerve tant étant donné
que je ne comptais pas y aller sans son accord.

Je me suis assise dans le lit ne sachant pas trop quoi


faire. Je n’ai pas envie qu’il me crie encore dessus
raison pour laquelle je n’ose pas aller le retrouver au
salon.

Je m’y suis résignée en allant prendre ma douche


avant d’effectuer mes litanies. Une fois terminée j’ai
pris mon téléphone pour appeler Boubah parce que je
ne crois pas que Mounas soit déjà rentrée.
Boubs : Allo ?
Moi : salam. C’est Fati
Boubs : Wasalam ! J’avais reconnue ta voix.
Comment tu vas ?
Moi : al Hamdoulilah et toi ? Au fait je voulais te
demander si Mounas est toujours avec toi parce
qu’elle n’est plus rentrée.
Boubs : oui et je crois qu’elle va dormir ici.
Moi : Ok ! Bonne nuit.

Lorsqu’Ibrahim est rentré dans la chambre il ne m’a


même pas adressé un regard. Il a ôté ses vêtements
avant de rentrer sous la douche. D’habitude il ne me
fait pas la tête mais là, c’est comme si je n’existais
même pas pour lui.

Je suis restée assise à me tourner les pouces en


cherchant par quel moyen enterrer la hache de guerre
mais je n’ai aucune idée qui me vient en tête si ce
n’est m’excuser.

Pourquoi ne comprends pas t il pas que c’est impoli


de dire directement Non à une grande personne ?

J’ai attendu qu’il regagne le lit avant de ré ouvrir le


débat.

Moi : Ibrahim ?
Ibrahim :….

Il me tourne le dos et ne me réponds même pas


malgré le fait qu’il soit sur son téléphone.

Moi : Stp réponds moi dis je avec la voix cassé.


Ibrahim :……..
J’ai contournée le lit avant de m’asseoir à côté de lui
et prendre le téléphone qu’il avait dans ses mains.

Moi (attrapant ses mains) : pardonne moi.


Ibrahim (ton froid) : te pardonner de quoi ?
Moi : de quoi ? Je pensais que tu me boudais.
Ibrahim : devrais je ?
Moi : stp excuse moi. A l’avenir, je ne le ferais pas
c’est juste que je ne voulais pas lui manquer de
respect et…
Ibrahim (me coupant) : Tu ne comprends pas que
c’est à moi qu’on manque de respect ? Tu es peut être
gentille mais je ne crois pas que tu sois bête n’est ce
pas ? En tant que ton mari, lui mon père as t il le droit
de te demander d’effectuer cela à mon insu ?
Moi : Non mais..
Ibrahim : mais quoi ? Donc tu vois que c’est à moi
qu’il manque de respect ? Tu me dis que c’est mon
père mais est ce que lui me considère comme son
fils ? D’ailleurs je ne conçois même pas le fait que tu
sois sortie sans ma permission mais ça te regarde.
Maintenant j’ai sommeil, laisse moi dormir ordonna t
il.

Je me suis levée malgré moi avec le cœur hyper


lourd. Je me suis endormie très difficilement parce
que c’est bien la première fois qu’on s’endort énervé.

Je ne savais pas que ça faisait autant mal que la


personne qu’on aime nous boude mais là je dois
reconnaitre que mon cœur chauffe et j’ai l’impression
qu’on m’a posé un poids sur le cœur.

****

Je me suis réveillée assez tard aujourd’hui. Je n’ai


même pas entendu le réveil sonné et ce n’est
vraiment pas dans mes habitudes de tarder dans le lit.
Ce qui m’étonne c’est qu’il s’est réveillé sans me
réveillé à mon tour même si c’est pour prier au
moins.

J’ai effectuée une toilette vite fait et après avoir finie


de prier je me suis rendue dans la cuisine pour lui
faire son petit déjeuner mais à mon grand
étonnement, il était déjà entrain de manger.

Moi : salam ! Excuse-moi, je n’ai pas entendu le


réveil sonner. Tu n’as besoin de rien ?
Ibrahim : Non !

A l’entente de sa voix, je crois qu’il est toujours


remonté après moi.

Moi : as-tu bien dormis dis je en tentant de faire la


conversation ?
Ibrahim : Oui !

Il s’est levé sans rajouter un autre mot. Il s’est saisit


de ses clés posés sur la table basse avant de me dire
qu’il ne passera pas la journée à la maison et sortir
comme ça sous mon regard ébahit.

Ibrahim

Je n’arrive toujours pas à digérer le comportement de


Fatima. J’ai parfaitement compris ce qu’elle me disait
mais ça m’énerve que papa l’utilise pour me manquer
de respect. Ça m’insupporte qu’il utilise ma femme
pour m’énerver. J’en bouillonne même à la limite de
rage.
Qu’aurait il perdu à me dire qu’il a besoin de ma
femme ? Serais-je assez fou pour m’y opposer ?
Pourquoi se comporte t il ainsi ? Que lui ai-je fait ?

Avant de sortir je suis descendu dans son appartement


bien décidé à lui demander quelles sont les raisons
pour lesquels il se comporte de la sorte et peu importe
si on se dispute ce n’est pas nouveau pour moi.

Moi : salam papa. Comment tu vas ?


Papa : Ah Iba, ça va et toi ?
Moi : ça va un peu. Et la santé ?
Papa : je rends grâce à Dieu.
Moi : Fatima m’a dis que tu as sollicité son aide hier.
Papa (renfrognant les sourcils) : pourtant je lui avais
demandé de garder ça pour elle.
Moi : donc pour toi c’est normal ? Est-ce que tu sais
au moins que la religion interdit ce que tu fais ?
Papa : tu es venu jusqu’à chez moi pour me manquer
de respect ? S’énerva t il
Moi : la personne à qui ont a manqué de respect c’est
bien moi. Demander à ma femme de faire des choses
à mon insu comment vois-tu cela ? Aurais-tu accepté
que ton beau père demande à maman de faire des
choses sans que tu ne saches ?
Papa (ton dur) : je ne te permets pas.
Moi : moi aussi je ne te permets pas de me minimiser
devant ma femme dis je en me levant.

Lui et moi avons le même caractère donc je crois que


ça fait partis des raisons pour lesquelles on ne s’est
jamais entendu.

Je suis monté dans ma voiture pour faire un tour mais


je n’ai pas eu le cœur à conduire et laisser Fatima
dans cet état. Si je l’ai boudé c’est pour qu’elle sache
que peu importe la personne qui lui demandera
quelque chose à mon insu, elle doit lui dire que sans
mon accord elle ne pourra rien faire.

Je suis restée une trentaine de minute dans la voiture


avant de remonter. Je l’ai trouvée dans la cuisiné
entrain de faire la vaisselle.

Moi (ton dur) : suis moi !

Je suis allé dans le salon pour m’asseoir en


l’attendant. J’ai envie d’éclater de rire tellement elle a
une sale gueule mais il faut que cela lui serve de
leçon à l’avenir.

Fatima : je suis là as t elle dit d’une voix à peine


audible.
Moi : tout d’abord, tu dois savoir que si tu refais cela
à l’avenir, je ne ferais pas que te bouder pendant
quelques heures. Je t’ignorerais tellement que tu te
demanderas si toi et les meubles n’avez pas la même
place dans cette maison. Il ya plusieurs choses que je
tolèrerai chez toi sauf le manque de respect et pour
moi c’est comme si tu m’avais manqué de respect en
donnant ton accord sans m’aviser. Quand bien même
ce serait le président de la république, tant que je
serais ton mari, tu n’auras pas le droit de faire comme
bon te semble. Si une personne n’est pas assez
maligne pour savoir que je suis ton guide ici et que tu
m’appartiens donc par conséquent tu ne peux rien
faire sans mon avis, rappelle lui cela. En tant que
pieuse, tu devrais le savoir n’est ce pas ?
Fatima : oui. Je ne l’ai pas fait pour te manquer de
respect et je suis vraiment désolée. J’ai mal réfléchie
et je m’en veux énormément. Je n’aurais pas dû me
comporter de la sorte. Pardonne-moi.

Je lui ai tendu la main pour qu’elle vienne s’asseoir


sur moi.
Moi : je te pardonne pour cette fois ci. La prochaine
fois, tu auras droit à des fessées.
Fatima : ne m’ignore plus comme ça stp.

S’en est suivie un baisé tellement tendre que je


préfère vous épargner les détails.

Je l’ai aidé à faire le repas et nettoyer la maison.


Ensuite je nous ai réservé une table dans un
restaurant de la place.

On a passé la journée au lit à se câliner. Je sais que


bientôt vous allez nous traiter de lapin ici mais je
m’en fou. J’ai bien le droit de naviguer dans le palace
de ma femme comme bon me semble et je ne compte
pas m’en priver.

Hier j’ai eu une conversation avec Boubs et il m’a dit


que je dois le laisser dresser Mounas parce
qu’apparemment c’est une vraie tête de mule. J’étais
bien tentée de lui dire qui s’assemble se ressemble
mais j’ai préféré ne pas faire cette mauvaise blague
qui pourrait le faire disjoncter vu l’état dans lequel il
se trouve déjà actuellement.

J’ai réellement pitié de lui. Pour dire vrai, je n’ai


toujours pas confiance en cette fille. Je me montrais
juste gentil pour ne pas que Fatima me prenne pour
un sans cœur.

Dès le premier jour que je l’ai vu, elle ne m’a pas fait
bonne impression et vous connaissez tous le proverbe
qui dit que la première impression est la meilleur
parce que ça détermine déjà l’idée qu’on se fera de la
personne.
Il se peut que je me trompe mais vu la manière dont
Boubah est dans le pétrin, je me dis que j’ai
forcément raison.

****

Nous sommes dans la voiture en direction du


restaurant. C’est un restaurant qui se trouve au bord
de la mer. Ils font du très bon et c’est magnifique. La
dernière fois que je suis venu ici, j’étais accompagné
d’une fille que je voulais à tout prix mettre dans mon
lit.

Quand je repense à cette époque j’ai l’impression que


c’était à des années lumières tellement j’ai changé.
Jamais je n’aurais crû qu’une femme de surcroit une
si jeune femme puisse me canaliser et me donner
envie d’être meilleure.

Comment as t elle pu m’avoir ? Eh bien c’est tout


simplement par sa dévotion. En tant qu’homme je
peux vous dire que si vous voulez gagner le cœur de
votre mari, soyez tout pour lui. Sa sœur, femme,
petite amie, fiancée, mère. Sachez comment utiliser
chacun de ces rôles et au moment adéquat et croyez
moi que l’idée d’en épouser une deuxième
n’effleurera jamais son esprit. D’ailleurs qu’aurait il à
chercher dehors au lieu qu’il a tout à la maison ?

Je traitais toujours de tapette les hommes qui


changeaient de comportement après le mariage.
Toujours indisponible et jamais là pour une rencontre
entre pote mais maintenant je dois reconnaitre que
c’est moi qui suis mordue parce que je préfère dix
milles fois resté au côté de ma femme au lieu d’être
avec mes potes à raconter des histoires qui n’ont ni
queue ni tête.
Fatima : c’est quel restaurant ?
Moi : c’est une surprise ma chérie. Je suis sûr que tu
vas adorer.
Fatima : tant que je suis à tes côtés, même la misère
je pourrais supporter.
Moi : t’es adorable ma belle. Maintenant tu n’as plus
rien avoir avec la femme coincée du début. J’ai fais
du bon boulot dis je pour la titiller.

Elle a fait mine de tirer la tronche en croisant ses


mains sur sa poitrine.

Moi : tu es énormément belle quand tu boude de


surcroit actuellement, je te trouve trop séduisante.
Fatima : tu trouves ? Pourtant je me sens énormément
fatiguée actuellement. Je ne me suis même pas
réveillée pour la prière du matin.
Moi : tu paraissais tellement paisible que je n’ai pas
eu le cœur à te réveiller.
Fatima : à l’avenir réveille-moi. N’oublie pas que la
prière vaut mieux que le sommeil
Moi : Ok cheftaine.

*** 1 mois plus tard***

Boubah

Un conseil les hommes, ne sortez pas avec n’importe


qui. N’acceptez pas de couché avec n’importe qui
sans protection. Mounas va me rendre folle. Elle va
me tué avant mon heure.

Ça a été un combat que j’ai mené pour qu’elle


accepte de resté dans cet appartement. J’ai dû user de
tous les stratagèmes pour ne pas qu’elle me
désobéisse.
Elle est têtue. Enormément têtue. Je crains tous les
jours qu’elle ne tue mon enfant. Il suffit juste de lui
demander de faire quelque chose pour qu’elle se
braque en disant qu’aucun homme ne lui marchera
dessus.

J’ai repoussé du mieux que j’ai pu sa rencontre avec


maman parce que je n’ai pas envie d’être témoin d’un
crime mais papa m’a menacé que si je ne l’emmène
pas aujourd’hui la voir, il va venir la cherché lui-
même.

Je fais tout pour qu’elle ne manque de rien mais quoi


que je fasse, ce n’est pas assez. Soit je la prends pour
une pute, sois je la prends pour ma boniche lorsque je
lui demande de m’apporter un verre, elle trouve
toujours quelque chose à redire.

Lorsque maman a parlé à papa concernant le mariage


avec ma cousine il a dit Niet fort heureusement pour
moi. A la maison les nerfs de tous sont tendus par ma
faute. Ils se font la tête depuis plus de deux semaines
et malheureusement je n’y peux rien. Je suis
obligé de rester dans mon coin et la stratégie que j’ai
trouvé c’est de ne passer que mes nuits ici.

J’ai demandé à Mounas de ne pas s’emporter si


maman lui dit quelque chose de déplacer. Elle s’est
juste contenter de me dire qu’à elle, on ne lui marche
pas dessus.

Si Dieu voulait me punir, je crois que j’ai déjà assez


souffert comme ça. J’ai même dépérit d’après Karim
et Boubah qui ne garde pas de se foutre de ma gueule.

Ils ont tout à fait raison. Comment puis-je être en


pleine forme en sachant qu’à peine 27 ans mes
parents m’ont demandés chacun respectivement
d’épouser une femme ?

J’aime les femmes mais pas jusqu’ à ce point. Rien


que pour gérer Mounas seulement ce sera des
problèmes, n’en parlons pas si je dois gérer d’autres
cas en dessus.

Je me présente Babacar Diallo mais mes intimes


m’appellent Boubah. Je suis le fils ainé et j’ai deux
sœurs et un petit frère qui est le cadet. Je travaille
dans l’entreprise du père D’Ibrahim comme
consultant.

Je n’ai pas à me plaindre vu que tout ce passe bien et


je ne crois pas être obligé de préciser que la seule
tâche noir du décor c’est celle qui me sert de futur
femme.

Moi (garant) : un mot de déplacé et je te fais la peau.


Mounas : ça m’arrangerais comme ça je n’aurais pu à
te supporter sur mon dos à longueur de journée.

Nous sommes descendus après avoir formulé toutes


sortes de prière. J’ai récité tous les versets coraniques
que je retenais tout simplement pour ne pas que ses
deux femmes mettent pas le feu dans la maison.

Lorsqu’on est arrivés, nous avons trouvé mes parents


et une de mes petites sœurs devant la télé.

Moi : Salam !

J’ai dû pincer Mounas pour qu’elle salue aussi.

Papa : waleykoum salam mes enfants. Rentrez et


assoyez-vous.
Si papa est chaleureux, c’est loin d‘être le cas de
maman qui n’a même pas bougée la tête pour nous
saluer.

Binéta : Comment tu vas frangin ?


Moi : ça va et toi ? demande à la ménagère de nous
apporter à boire stp.

Après avoir saluée Mounas, elle s’est rendue dans la


cuisine.

Papa (s’adressant à maman) : Khadija, tu ne salue pas


notre invité ?
Maman : de quelle invitée parles tu ? Je ne vois
qu’une fille qui n’est même pas fichu de fermer ses
cuisses jouer à la sainte ni touche devant moi.

Ça y’est, je sens que ça va tout de suite péter. Au


secours !
Chapitre 25

« Confie toi donc à Allah. Allah aime en vérité, ceux


qui lui font confiance » Sourate Al Imran, verset 159

Mounas

Je suis peut être impoli avec Boubah mais ma mère a


toujours tenu à ce que je ne manque jamais de respect
à mes ainés. Traiter Boubs de tous les noms et
manquer de respect à ses parents c’est deux choses
différentes.

J’avoue que je ne voulais pas venir mais rien que


pour le geste et la défense que son père a pris pour
moi la dernière fois, je me devais d’être ici et faire au
moins acte de reconnaissance.

On me juge et me catalogue de fille impoli. Mais


comment puis-je respecter un homme qui ne me
respecte pas ? Il pense que parce que mon père m’a
chassée de chez lui, je lui appartiens. C’est bien la
raison pour laquelle je me braque ainsi.

Si je l’aime toujours ? Oui je l’aime. D’ailleurs les


sentiments ne peuvent pas disparaitre tout bonnement
comme ça. Mais si la religion enjoint à la femme de
respecter son mari, eh bien l’homme aussi lui doit le
respect.
Moi je fais partis de la nouvelle génération raison
pour laquelle je dis que Fatima et moi ne sommes pas
identiques. Avec des hommes comme Boubah, si tu
joue à la moue, il montera sur toi et te piétinera
comme une mouche sans représailles.

Il m’arrive dès fois de le regarder à son insu et ça me


fait un pincement au cœur. Mais je dois reconnaitre
que Safi avait raison en me disant de battre le fer tant
qu’il est chaud.

Elle m’a expliquée que les hommes sont comme des


bébés et eux aussi ils doivent être éduqués. Avant de
te marier, sache te faire respecter et montre lui que tu
n’es pas le genre dont on se fou sinon c’est à tes
risques et périls.

C’est triste de constater que plusieurs hommes


utilisent actuellement la soumission pour traiter leurs
femmes comme des esclaves. Même s’ils ont torts, ils
te disent que c’est toi qui dois t’excuser. On n’a vu ça
où ? La religion a mentionnée ça où ?

Si Fatima a pu canaliser son homme c’est parce qu’il


y avait du bien en lui raison pour laquelle je l’envie.
Comme je l’ai déjà dis, je n’avais pas prévu l’aimer
encore moi porter son enfant.

J’ai fais deux semaines à réfléchir énormément sur la


manière dont je devais me conduire avec lui. Si je
devais m’en aller ou pas. Mais je ne suis pas si conne
que ça et je dois encore reconnaitre que Fatima avait
raison en me disant que je serais cruelle de ne pas
donner à mon enfant un foyer.

Mais de quel genre de foyer ? Si ce n’est pas stable,


je préfère encore prendre mes jambes à mon cou. Je
ne serais ni la première, ni la dernière mère
célibataire.

C’est la raison pour laquelle je mène la vie dure à


Boubah. Je veux lui faire comprendre clairement que
le respect se gagne. Je ne veux pas qu’il pense que je
suis à sa merci. Je veux qu’il vive dans la peur
constante de me voir m’en aller avec son enfant.

Je ne sais pas combien de temps ce manège va durer,


mais je sais qu’il finira par chercher un terrain
d‘entente même si c’est simplement pour son enfant.
Donc je disais, certains hommes profitent de leurs
autorités pour faire tout ce qu’ils veulent. On a dis
que le paradis de la femme repose sous les pieds de
son mari, serait ce sous les pieds d’un homme qui ne
sait pas s’occuper d’une femme ? Ou d’un lâche ?

Non détrompez vous. C’est l’enfer plutôt qu’elle vie


en étant votre femme et supporter votre caractère. On
m’a dis que la vie de couple est un consensus. Qu’il
faut savoir faire des compromis et le plus important
savoir se sacrifier.

Quand on dit que les musulmans sont les premiers


ennemis de l’islam, c’est la vérité. On véhicule un
message autre que la paix et c’est tout à fait normal
que des gens se permettent de nous dénigrer.

Je suis entrain de construire mon foyer petit à petit à


ma manière. Je veux que mon homme me respecte et
s’il n’ouvre pas les yeux d’ici là, je verrais comment
me débrouiller avec mon enfant car il est hors de
question pour moi de souffrir pour rien.
Je n’ai pas répondu à l’attaque de sa mère comme il
devait sûrement l’attendre. Je me suis contentée de
baisser la tête sans rajouter un autre mot.

Beau père : mais c’est quel genre de comportement


ça, s’énerva t il ?
Moi : ce n’est pas grave. On a tous droit à l’erreur et
j’ai commis des erreurs. Ne lui en voulez pas d’être
fâché parce que n’importe qu’elle mère aimerait voir
son fils avec une bonne femme. Mais le fait de m’être
tromper ne fais pas de moi une mauvaise personne.

Si les yeux de Boubah pouvait sortir de leurs orbites,


je suis sûre que ce serait déjà le cas, tant il ne cache
pas son étonnement.

Beau-père : Ne laisse personne te juger ma fille et


apprends de tes erreurs tout simplement pour avancer.
Moi : merci beaucoup.

Après avoir pris les jus, nous avons demandés à


partir.

Durant tous le trajet, Boubah n’a pas ouvert la


bouche. J’ai profitée de ce silence pour souffler un
peu. Je m’attendais déjà entre autre à ce genre de
comportement venant de sa mère et à vrai dire je ne
m’en formalise pas.

Vous me connaissez déjà assez pour savoir que je sais


très bien me défendre quand il le faut. Qu’elle ne
prenne cependant pas mon silence pour de la
faiblesse. Je respecte trop mes parents pour leurs
manquer de respect à eux.

Boubah : Merci.
Moi (étonnée) : Tu me remercie pourquoi ?
Boubah : j’ai crû que tu allais rétorquer quelque
chose.
Moi (me tournant vers lui) : je suis peut être impoli
envers toi, mais on m’a appris ce que c’est que le
respect.

J’ai voulu descendre mais il a interrompus mon geste.

Boubah : pourquoi me mènes-tu la vie dure ?


Regarde commet j’ai dépérit ?

Je n’ai pas pu m’empêcher de rire aux éclats. Alors


là, elle est vraiment bonne. Je ne savais pas que
j’étais si forte que ça.

Moi : je te trouve plutôt en forme dis je en feignant


l’indifférente.
Boubah : je pensais que tu m’aimais et c’était la
raison pour laquelle tu voulais qu’on se marie.
Moi : je crois que si je devais aimer une personne, tu
serais la dernière.

Je sais que je suis dure, mais il n’a que ce qu’il


mérite.

Boubah : sois ! mais il faudrait qu’on trouve un


terrain d’entente. Mon enfant ne peut pas grandir
dans une telle ambiance. Quel message lui
transmettrait-on ?
Moi : commence par me respecter et ensuite on
pourra discuter.
Boubah : attends, tu te fou de moi ?
Moi : voilà. Voilà dis-je en le narguant. Comment
peux-tu élever un enfant avec ce genre de langage
dans la bouche ?
Boubah : non mais tu t’es cogné quelque part ? Toi
qui a la langue la plus aiguisé de toutes celles que j’ai
côtoyé tu oses me parler de respect ?
Moi : soyons franc alors. Mérites-tu mon respect ?
Boubah : je suis appelé à être ton mari et..
Moi (le stoppant) : et puis quoi ? Si tu es appelé à être
mon mari je dois te laisser me manquer de respect
comme bon te semble ? Tu crois que c’est ça qui te
conférera les droits que tu auras sur moi ? Eh bien
sache une chose que dans la vie, c’est donnant
donnant. Tu me respecte je te respecte. Si tu te cache
derrière ton statut d’homme pour l’exiger, crois moi
que je ferais de ta vie un enfer continuel.
Boubah : c’est bien ça ton problème. Tu me parle
comme bon te semble et avec ça tu penses que
j’aurais envie de t’épouser ?
Moi : regarde chéri, n’allons pas loin. Sais-tu
pourquoi ton ami est toujours marié à Fatima ? C’est
parce que lui contrairement à toi est un homme
intelligent.
Boubah (énervé) : maintenant tu me traites de bête ?
Moi : pire que ça, tu es stupide. Ton ami a su
reconnaitre la valeur de Fatima et il a su à temps
comment se rattraper mais toi, toi tu n’es même pas
foutu de te faire respecter. Retiens bien ceci, le
respect se gagne. Tant que tu te comporteras comme
un porc avec moi, je ferais pire. D’ailleurs demande à
tes amis des cours parce que tu ne connais rien à la
femme. Sur ce, bonne journée et si tu ne change pas,
reviens me voir lorsque ton enfant sera née.

Je n’ai même pas attendu qu’il me réponde avant de


descendre. Ce que moi je fais de ce genre d’homme ?
Je les dresse et s’ils ne veulent pas être dressés, je les
emmerde.

Ibrahim
J’ai passé une très belle soirée hier. Ma femme m’a
dit qu’elle passera la journée chez sa mère dont j’ai
prévu inviter Karim et Boubah pour qu’on puisse
décompresser.

Heureusement pour moi qu’elle a insistée pour


préparer avant de s’en aller sinon je ne sais pas ce
qu’on allait avaler étant donner que je ne sais faire
que des omelettes et même là, si on ne me surveille
pas, bonjour les sapeurs pompiers.

Cependant le coup de mon père, je n’ai toujours pas


pu digérer. La pilule à du mal a passé et je continue
toujours de me poser des questions. J’ai même prévu
en parler aux mecs pour qu’ils me disent ce qu’ils en
pensent.

Chaque soir je demande à Dieu de m’expliquer ce


que j’ai pu faire à cet homme pour qu’il me déteste.
Pourquoi s’est-il toujours comporter avec moi comme
s’il m’en voulait ?

Il m’arrive de me dire que la seule explication


plausible est que j’ai été adopté ou que je ne suis pas
son enfant. N’empêche, je chasse très vite ces
sombres idées de ma tête pour ne pas me faire plus de
mal. Même si j’ai un caractère bien trempé, son
comportement m’a toujours blessé mais mon orgueil
d’homme ne me permet pas de le lui avouer.

Ça m’a étonné que le premier à arrivé soit Boubah.


Dès que je l’ai vu, je me suis tapé une barre de rire. Il
m’a poussé de son passage avant de renter et pousser
un soupir.

Moi : comment va l’homme trop marié plaisantais


je ?
Boubs : mets la en sourdine stp.
Moi : j’attendais que tu m’appel pour que je puisse
appeler les sapeurs pompiers. Tu ne m’as pas dis
comment ça c’est passé là-bas mais à en croire ta tête,
ça a dû être horrible.
Boubs : détrompe-toi. Je n’ai jamais vu une Mounas
si poli que ça.
Moi (surpris) : Mounas ? Poli ?
Boubs : ça m’a fait le même effet et tiens toi bien.
Elle a osé carrément me balancer en pleine face que
son impolitesse ne s’opère que sur moi.

Alors là, je ne m’y attendais pas.

Moi (chantant) : Tu es tombé dans son piège, tu n’as


pas vu son petit manège, tu es tombé, tu es tombé
dans elle (Parole de musique Dadju et Abou
Debeing : tombé sur elle)

Après ma sérénade, je me suis plié en deux. Bon


j’avoue que je suis méchant mais à l’heure actuelle je
crois que cette musique est celle qui le définie le
mieux.

Boubs : fou toi de ma gueule. On verra bien qui te


conseillera demain lorsque tu seras en froid avec ta
dulcinée. D’ailleurs tu me fais chier.
Moi (essuyant des larmes aux coins des yeux) : non
mais sérieux frangin, elle est grave bonne la meuf. Je
la respecte. Elle mérite toutes mes ovations pour te
mettre dans cet état.
Boubs : elle me dit que je ne la respecte pas donc je
ne mérite pas son respect
Moi : et c’est vrai ?
Boubs : vrai de quoi ? Je la loge, nourrie, que veux t
elle de plus ? Que je la suce ?
Moi : et la fourre aussi si tu veux. Non mais si tu ne
la respecte pas c’est que tu n’es pas victime en tant
que telle. Montre-lui l’exemple.
Boubs : et puis quoi encore ?
Moi : même si c’est difficile à avaler, c’est la mère de
ton enfant et tu lui dois au moins le minimum de
respect
Boubs : elle ne mérite que mon mépris.
Moi : avec ça comment veux tu avancer ?
Boubs : si papa changeait d’avis, je n’allais pas
l’épouser.
Moi : même si c’est Mounas, Patricia, Jessica, aucune
femme ne te respectera si tu ne le fais pas.
Boubs : j’aurais préféré que ce soit une Amina alors.
Moi : vous avez tous les deux un sale caractère et
c’est là le problème. Si aucun d’entre vous n’essaye
de faire profil bas, vous allez tous les deux finir très
mal et vous n’en serrez que deux fois plus atteins.
Change la mon pote. La femme ne sert pas qu’à être
baisé. Elles méritent aussi de l’attention. Et si tu
l’invitais à diner, peut être que vous apprendrez à
vous connaitre.
Boubs : je ne crois pas qu’elle mérite cela.
Moi : c’est ton problème. Continue à rester braquer
sur ta position. Je mettrais mon doigt à couper qu’elle
se dit aussi la même chose. C’est toi l’homme
comporte toi en tant que tel. Regarde-moi, je suis
épanouie après m’être décidé de changer. A un
moment de notre vie il faut savoir se défaire des
défauts qui nous empêchent d’être heureux. L’orgueil
ne mène nulle part. N’oublie pas que c’est pour ça
qu’Ibliss (diable) a été chassé du paradis.
Boubs : ta femme t’a vraiment formaté. J’ai
l’impression qu’on a changé d’Ibrahim ironisa t il
Moi : elle m’a changé mais pas de façon néfaste.
Même si je dois t’avouer que je ne l’aime pas trop,
efforce toi et essaye. Peut être que ça donnera
quelque chose.
Boubs : je verrais.
Nous avons changés de sujet en attendant l’arrivé de
Karim. Je m’apprêtais à l’appeler comme il avait duré
mais il est arrivé avant cela.

Moi : tu t’es perdu en route ou quoi ?


Karim : j’avais quelques trucs à régler désolé.
Moi : tu as eu la chance. Tu connais Boubah non, il
allait seulement vider la marmite et nous laisser que
les os.
Boubs : continuez à parler et je vais m’y adonner à
cœur joie.

Ça fait toujours du bien de passer du temps avec des


potes, pour moi rien ne vaut ces moments pour
décompresser un peu.

****

J’ai profité qu’on soit tous autour d’un bon thé pour
entamer le sujet.

Moi : la dernière fois je me suis encore disputé avec


papa.
Boubs : moi en tout cas, ça ne m’étonne pas. Vous
êtes comme chien et chat
Karim : c’est ton père Ibrahim et peu importe son
caractère, ce n’est pas bon pour toi de lui manquer de
respect.
Moi : cherche au moins à savoir pourquoi. Cette fois
il m’a clairement montré qu’il ne me respectera
jamais.
Boubs : qu’est ce qu’il a encore fait ?
Karim : peu importe.
Moi : non, là je ne suis pas d’accord. Rendez vous
compte qu’il utilise ma femme pour me manquer de
respect.
Karim : femme qu’il t’a donné !
Moi : pour toi c’est une raison ? Dis-je étonné
Boubs : explique-nous !

Après avoir expliqué, c’est Boubs qui a prit la parole.

Boubs : même si c’est ton père, j’avoue que tu as


raison sur ce point.
Moi : je me demande dès fois si je n’ai pas été
adopté.
Boubs : tu es malade ou quoi ? Tu oublies que ce
genre de pratique est interdit dans la religion ?
Moi : pourtant la fornication aussi est interdite mais
maintenant les gens le banalise soit disant qu’on vie
dan l’ère actuelle n’est ce pas ? Donc ne prends pas
cela comme exemple parce que ça n’ôte aucun doute
de ma tête.
Boubs (s’adressant à Karim) : monsieur le marabout,
que lui conseillez vous ?
Karim : arrête de te payer ma tête. Non mais ça
m’étonne c’est tout.
Moi : en tout cas je ne sais plus quoi faire de ce
vieux.
Boubs : peut être qu’il a une dent contre toi
Moi : que lui aurais-je fait ? Peut être c’est ma venue
au monde qui le dérange.

Je trouve Karim un peu trop silencieux.

Boubs : franchement je ne sais pas quoi dire.


Moi : et toi Karim ?

Il semblait distrait.

Karim : je suis du même avis que Boubah cherche à


savoir pourquoi ce comportement vis-à-vis de toi.
Qui sait, peut être qu’il y a des secrets qui lui
poussent à agir ainsi.
Des secrets ? De quel genre de secret ? Mais j’avoue
qu’il a raison. Qu’est ce qui pousse un père à être si
froid envers son enfant ? Ne serais je pas son fils
biologique ?

Mère Halima

Ça fait une semaine que je fais des cauchemars sur


Fatima. Soit elle est violée, soit elle crie en me
demandant de l’aide. À chaque fois, je me réveille
complètement apeurée.

Mon cœur de mère n’arrive pas à supporter l’idée que


ma fille pourrait se retrouver dans les problèmes à
cause de moi. Mon mari me demande à tout moment
ce qui se passe, mais je suis dans l’incapacité de lui
répondre.

Que puis-je lui dire d’ailleurs ? Que tout notre


mariage est basé sur du faux ? Que j’ai dû avoir
recours au sortilège pour l’avoir ? Que je lui ai menti
alors qu’il s’est toujours comporter comme un
homme aimant ? Que j’ai vendu ma fille par peur
qu’il me rejette après avoir découvert la vérité ?

Non je ne peux pas.. je ne peux pas..


N'empêche, je commence à regretter énormément. Ça
me rappel un truc, je ne sais plus si c’est un verset ou
hadith qui disait : et leurs passions durant leurs
jeunesses, devinrent leurs tourments lors de leurs
vieillesse.

Je regrette énormément certains acte que j’ai eu à


posé. Je regrette d’avoir laissé l’argent m’aveuglé
jusqu’à ce point. Si je dois donner un conseil aux
jeunes d’aujourd’hui, je vous demanderais de ne
jamais vendre votre dignité pour quelques billets.

Quoi qui se passe, peu importe la tournure que prends


votre vie, tourner vous vers le seigneur et implorer sa
miséricorde. J’ai tellement commis des bêtises dans
ma jeunesse qu’aujourd’hui les fantômes du passé me
hante. Je risquerai de perdre ma fille et mon mari
pour avoir eu les yeux plus gros que mon ventre et je
n’ai que mes deux yeux pour pleurer.

Cependant, le tout miséricordieux s’adresse à nous


dans un de ces versets en disant : ceux qui ont
commis des péchés à leurs propres détriments, ne
désespérez pas de la miséricorde d’Allah, car c’est lui
qui pardonne les péchés.

Ce verset m'a mis un boom au cœur dans mon envie


de me repentir. Je me suis dis que je ne devais pas
laisser l’amertume m’aveugler et qu’il n’est jamais
trop tard pour se repentir.

C'est pour cela que Je me suis repenti en pleurant


toutes les larmes de mon corps. J’ai demandée pardon
à Dieu pour toutes ces choses que j’ai commise.

Peu importe l’énormité de tes péchés. Peu importe ce


que tu as eu à commettre, ne désespère pas car cela
n’est pas le comportement d’un musulman. Invoque-
le en te disant que tu seras invoqué c’est l’une des
clés pour qu’il puisse te pardonner. Ne laisse pas le
diable te décourager et te faire croire le contraire.
Tout comme la mort est une réalité, l’enfer aussi l’est.
Repend toi ! Repend toi ! Repend toi !

****
Je ne peux pas croiser les bras sans rien faire, je dois
aider ma fille à ne pas tomber dans les mailles de ce
pervers. Jusqu’à lors je trouve étrange qu’il n’ait pas
encore agit. On ne se parle même plus et quand je
l’appel, il ne décroche pas. Que manigance t il ? Je le
connais assez pour savoir que quand il est silencieux,
c’est parce qu’il prépare un grand coup.

Actuellement elle est à la maison. Je suis sortie vite


fait parce que le marabout m’a appelé pour une
urgence d’après lui. Je prie fort pour qu’il ne lui
arrive rien du tout sinon je ne me le pardonnerais
jamais.

J’ai décidée de dire la vérité à Fatima peu importe ce


que cela me coûtera. Il est temps pour elle de savoir
que son beau père est le diable incarné. Si ça peut
l’aider à lui échapper, je ne dois plus perdre mon
temps. Même si ma vie va en fumée, le bonheur de
ma fille passe avant tout………….
Chapitre 26

« Le mal retourne toujours à celui qui le fait. Ne


jamais redonné ta confiance à celui qui t’as trahit !
Mieux vaut être entouré par peu de personnes qui
vous aiment, que par beaucoup qui vous le feront
croire car plus la confiance est grande, plus la
trahison sera douloureuse »

Fatima

J’ai trouvé maman très bizarre depuis mon arrivée ici.


Elle est sortie ça fait une heure de temps sans nous
dire clairement où elle allait. Quand J’ai proposée de
l’accompagner, elle a refusée à mon grand
étonnement.

Depuis lors, je discute avec papa. Ce dernier n’arrête


pas de me faire des rappels religieux et me dire que la
vie est un combat et que peu importe certaines
situations, je ne dois jamais baisser les bras.

Il a rajoutée que le mariage est un parcours de vie.


Qu’aujourd’hui ça peut être blanc et demain noir
mais que je ne dois jamais accepter de parler en état
de colère sinon je risquerai de débiter des choses que
je regretterais après.

Il m’a aussi dit que le plus dur dans un mariage c’est


de supporter son partenaire car nous avons tous des
défauts. Que le mariage est tout ce qu’il ya de plus
beau mais c’est vivre ensemble qui est compliqué.

Tous ces conseils me vont droit au cœur. Car hors mis


nous nourrir et nous assister depuis notre venue au
monde, les parents doivent aussi nous apprendre
notre religion car c’est la meilleure des éducations
qu’ils pourront nous légué.

Tous le monde sera jugé sur ses engagements. Les


parents eux aussi le seront. Apprendre aux enfants
leurs religions fait partis aussi de leurs devoirs vis-à-
vis de nous.

Sinon comment pourrait-on en vouloir à un enfant qui


n’est pas capable de nous réciter l’ouverture du livre
(sourate Fatiha) vu qu’on ne lui a jamais appris le
coran? Comment réprimander une fille qui ne sait pas
faire les grandes ablutions si on ne lui a pas appris
comment se purifier ?

Ceci est bien une erreur commis par beaucoup de nos


parents. Ils Oublient très souvent de nous apprendre
ces choses qui nous seront d’une grande importante
dans la vie. Erreur Fatale !

Si je dois ouvrir les yeux là-dessus à certaines


personnes, je dirais à chaque parent que le meilleur
des cadeaux qu’il puisse faire à son enfant, c’est de
lui apprendre la religion.

Si les enfants en tirent profit, eux aussi. Car si ces


derniers décèdent, ils auront des enfants qui prieront
toujours pour eux. Rien n’est à négliger dans cette vie
car nous avons tous été créés pour adorer notre
créateur.

Maman est rentrée deux heures de temps après avec


une mine très abattue. Dès que je l’ai vu, mon cœur
s'est mis à battre de manière désordonné.

Moi (inquiète) : Nene (maman) qu’est ce qui ne va


pas ?

Elle m’a demandée de la suivre dans la chambre que


j’occupais sans rajouter mot.

Mon cœur bat à mille à l’heure. Qu’est ce qui a bien


pu la mettre dans cet état ? J’espère que ce n’est pas
un de nos parents qui est décédé.

Elle a verrouillée la porte derrière elle avant de


m’inviter à m’asseoir.

Maman : tu sais que je t’aime n’est ce pas ? Je ne


pourrais pas me sentir à l’aise ni mourir en paix si je
m’en allais avec ce secret qui peut bousiller ta vie
termina t elle en pleurant.
Moi (inquiète) : pourquoi pleures tu ? De quoi
parles-tu ?
Maman (pleurant) : pardonne moi ma fille !
Pardonne-moi.
Moi : tu commences à me faire peur. Qu’est ce qui se
passe ? Pourquoi t’excuses-tu ?
Maman : je me suis conduite comme une lâche. J’ai
hypothéqué ta vie dans le simple but de couvrir mes
arrières. J’ai un lourd secret que je porte qui
m’empêche de vivre pleinement. A toi comme à ton
père je vous ai mentis. J’ai voulu d’abord te parler à
toi avant de tout avouer à ton papa. Si ton père me
chasse, ne te fâche pas contre lui. Si on divorce, ne
lui en veux pas. Je ne suis pas digne d’être la femme
d’un tel homme.

Elle me fait énormément peur. J’ai tellement peur que


je sens tout mes membres tremblés. Pourquoi mon
cœur bat il anormalement vite ?

Moi : qu’est ce qui se passe maman ? Peu importe ce


que tu as fait, on ne t’en voudra pas. Ne pense pas au
divorce, soubhanallah ! C’est l’une des choses que
Dieu déteste le plus.
Maman : tu ne comprends pas Fatima, ce que j’ai fais
est impardonnable.
Moi : arrête de pleurer stp dis je la voix cassé. Si tu
continue, je vais pleurer aussi.
Maman : tu sais, notre fierté à nous qui sommes
parents, c’est de voir qu’on a réussi l’éducation de
nos enfants. Je n’aurais pas de crainte que le seigneur
m’interroge là-dessus parce que je sais que tu es une
enfant vertueuse et unique en ton genre. Je t’aime ma
fille, je t’aime énormément et peu importe les erreurs
que j’ai eu à commettre, tu es ma fierté. Le plus
souvent, on pose des actes sans vraiment réfléchir
aux conséquences que cela engendrera. Toute cette
semaine j’ai rêvé de toi, me demandant de t’aider
parce qu’une personne voulait te violer.

Violer ? Elle a dit violer ?

Moi : violé tu dis ? Moi aussi j’ai eu à faire ce rêve il


ya un peu plus de un mois. Qu’est ce que ça peut bien
signifier ?

Je sens vraiment la panique me gagné

Maman (pleurant) : Dieu ne t’abandonnera jamais ma


fille, peu importe tous les coups bas que les gens te
feront, ça ne t’atteindra pas. Sais tu pourquoi ? Parce
que tu as un cœur pur et Dieu n’abandonne jamais
ceux qui croient en lui.

Je ne suis pas du tout tranquille. Pourquoi tout ce


mystère ?

Moi : dis-moi pourquoi tu pleures ? Pourquoi ces


rêves ? J’avais même enlevé des sacrifices là-dessus
avec l’aide de Karim.
Maman : c’est qui Karim ?
Moi : l’un des amis d’Ibrahim. Néné, est ce pour ça
que tu pleures ?
Maman : non ma fille. Ces rêves sont significatifs.
Pardonne moi, pardonne moi pour ce que je vais te
dire.

J’ai dû la prendre dans mes bras pendant un long


moment avant qu’elle ne se calme.

Maman (hoquetant) : je t’ai mis en danger en


acceptant ce mariage.
Moi (perdue) : de quoi tu parles ? Quel danger ? Si
c’est en rapport avec Ibrahim, je te jure que c’est un
homme vraiment bon et je dois te remercier là-
dessus.
Maman : al hamdoulilah ! Al hamdoulilah ! Fatima,
j’ai toujours voulu le meilleur pour nous. Malgré le
fait que tu me rappelais que l’argent ne fait pas tout,
je me suis entêté à ne suivre que mes désirs en
oubliant que cette vie est éphémère et que tôt ou tard
on laissera ça derrière nous. J’ai oublié que ce monde
est une formation pour moi. C’est un test pour ce qui
m’attends de l’autre côté. J’ai laissé le faux prendre le
dessus sur l’apparent. Le luxe nous servira à quoi une
fois qu’on sera mort ? Le luxe nous servira à quoi une
fois qu’on sera devant Allah Swt pour répondre de
nos actes ? J’ai oublié que la seule chose qui pourra
m’aider une fois morte, ce seront les bonnes actions
que j’aurais posé ici. Quel parent ne rêverait pas d’un
enfant si jeune qui lui fait des rappels ? Ne dit on pas
que le rappel est important dans la vie de chaque
musulman ?
Moi : Dieu est là pour tout le monde néné. Prêt à
accueillir notre repentir. Peu importe nos péchés, peu
importe ce qu’on a eu à vivre, il sera toujours là pour
nous aider et nous pardonner. Il a lui-même dit que
tous les fils d’Adan sont fautifs et les meilleurs des
fautifs sont ceux qui se repentent. Dieu est bon même
envers ceux qui se détournent de lui ne laisse pas le
passé te laisser croire que t’as un mauvais destin. Les
échecs sont là pour nous rendre meilleurs et non pour
nous détruire.
Maman (hoquetant) : comment puis-je comparaitre
devant mon seigneur en sachant que j’ai vendu son
serviteur ?

Vendu ?

Moi : mais tu ne m’as pas vendu maman. J’ai accepté


de respecter votre décision et je ne regrette rien parce
que Dieu m’a gratifié d’un homme bon.
Maman : oui, je t’ai vendu pour assurer mes arrières.
Ta mère est loin d’être la femme modèle qui t’as
élevée. J’ai un passé bien chargé et je t’ai vendu
parce que j’ai accepté la proposition de ton beau père
pour nous sortir de la misère dans laquelle on était.
Moi : je ne comprends pas ce que tu veux dire dis je
en commençant à réellement paniquer.
Maman (attrapant mes mains) : je t’ai vendu pour ne
pas que ton beau père parle de mon passé à ton père.
Il m’a fait du chantage et c’est la raison pour laquelle
je t’ai mariée à son fils.
Moi : attends maman dis je en me dégageant. De quel
passé parles tu ?
Maman : c’est long. Tout ce que je te dois, c’est des
excuses pour avoir profiter de toi.
Je ne comprends pas ou plutôt je dirais que mon
cerveau n’arrive pas à bien assimilé.

Moi : donc tout ceci était faux ? Ce n’est pas ton


ami ? Qui est-il pour toi ?
Maman : Fatima c’est une longue histoire.
Moi : non maman, tu ne peux pas me dire que tu m’as
vendu et ensuite me dire que c’est une longue
histoire.

Si depuis tout ce temps je gardais mon calme, ce


n’est plus le cas.

Maman : je t’ai dis tout ça pour que tu fasses


attention à ton beau père. Il prévoit te faire des choses
pour se venger de moi.
Moi : qu’est ce que la vengeance à avoir à
l’intérieur ? Maman, comment veux tu que je
comprenne si tu ne dis pas les choses clairement?
Maman : ne t’énerve pas stp.
Moi : je ne m’énerve pas. Je ne peux pas et ne dois
pas m’énerver contre toi. Je te demande juste de
m’expliquer. Ton passé, votre accord, je… Je veux
tout savoir dis je en bégayant
Maman : je sortais avec lui dans le passé et je me suis
jouée de lui. Il a menacé de tout dire à ton père si je
ne lui accordais pas ta main. Il m’a clairement
menacé qu’il te ferait payer cela pour simplement me
faire du mal. Si je te le dis, c’est tout simplement
pour que tu redouble de vigilance. N’accepte pas tout
ce qu’il te dit. S’il le faut, déménage avec ton mari
mais éloignez vous de lui.
Moi : que veux t il me faire ? Pourquoi s’en prendre à
moi ?
Maman : c’est une mauvaise personne.
Moi : et ces rêves, ça a un rapport ?
Maman : je crois que oui. Il se peut que Dieu t’ai
montré ce qu’il veut te faire.

Là, je suis énormément choquée.

Maman : je dirais tout à ton père mais je te devais au


moins cela.

Je n’ai pas pu m’empêcher de pleurer. Je ne


comprends pas. Pourquoi moi ?

Moi : qu’est ce que je dois faire maintenant ? Me


comporter avec lui comme si de rien était ? Pourquoi
m’as-tu fait ça maman ? Pourquoi ? As-tu conscience
que ça pourrait affecter mon ménage ? Comment
pourrais-je regarder mon mari dans les yeux en
gardant cela en moi ? C’est de son père qu’il s’agit
néné dis je en continuant à pleurer.
Maman : ne pleure pas stp.
Moi : tu m’as vraiment vendue maman ? Moi ta
fille ? Pour simplement vivre dans le luxe ? Pourquoi
m’avoir fait cela ? Fallait le garder pour toi. Je ne
voulais pas le savoir. J’étais heureuse dans ma vie
mais maintenant j’ai peur, j’ai peur de ce qui
m’attendra demain. J’ai peur de mon futur dans ma
belle famille mais surtout de mon futur aux côtés de
mon mari.

Pourquoi ? Pourquoi ? Ce sont les seules questions


que je me pose. Je ne sais pas, j’ai mal mais je
n’arrive pas à lui en vouloir. J’ai énormément mal
mais ce qui m’inquiète le plus c’est mon ménage. Ça
n’a même pas commencé que j’aperçois déjà la fin.

Moi : il voulait que je voyage avec Karim pour


récupérer je ne sais quoi à l’intérieur du pays.
Voulait-il abuser de moi ? Pourquoi Karim ?
Maman : je ne connais pas Karim. Je suis sûre que
c’est pour ça. Je t’en supplie, n’y va pas. J’ai trop mal
si tu savais.
Moi : ok ! Je vais maintenant rentrer finis je par
lâcher après un gros effort.
Maman : pardonne-moi.
Moi : je te pardonne.

Je suis rentrée après avoir fait un effort surhumain


pour dire au revoir à papa sans rien laisser paraitre.

Je ne sais même pas comment je fais pour marcher,


parce que mes larmes me brouillent la vue. Je ne sais
pas comment reagir après la révélation que maman
m’a faite.

Donc j’étais juste une vulgaire marchandise à ses


yeux ? Je pensais qu’elle m’aimait. Je me disais
qu’elle m’aimait. Pourquoi m’avoir vendue ? Qui est
véritablement ma mère ?

Je n’ai pas eu le cœur à prendre un taxi. J’ai alors


entrepris de marché. Je n’ai jamais su faire semblant
dans ma vie. Comment pourrais-je cacher à mon mari
une telle chose ? Comment me comporterais-je par la
suite avec son père ? Et Karim dans tout ça ? Quel
rôle joue t il ?

J’ai l’impression que ma tête va exploser et le pire


c’est que je n’ai personne à qui en parler. Si ma
propre mère m’a fait ça, qu’en sera-t-il de mes amis ?
Des amis de mon mari ?

Lorsque mon téléphone s’est mis à sonner, je n’ai pas


eu le cœur à décrocher à l’appel d’Ibrahim. Il saura
forcément que j’ai pleurée et je n’ai pas envie de lui
mentir.
Qu’est ce que j’ai fait à son père ? maman m’a-t-elle
tout dit ? Est ce que faire souffrir une personne peut
amener quelqu’un à vouloir se venger sur une
innocente ? Pourquoi ai-je l’impression qu’elle me
cache des choses ?

Ibrahim se posera forcément des questions si je lui


disais que j’ai envie de déménager. Il me connait
assez pour savoir que j’accorde une grande
importance à la famille. Qu’en est-il de maintenant ?
Je ne veux pas être la cause de problème entre lui et
son père et ça me fait mal au cœur de voir que mon
foyer est menacé à cause de ma mère et de son père.

Karim

Je suis assez surpris et plusieurs questions fusent dans


mon esprit. Peut être que je me trompe mais j’avoue
que je suis très confus quand aux intentions de son
père envers Fatima.

Je me suis toujours demandé pourquoi il ya tant de


problème entre Ibrahim et son père. J’ai eu l’occasion
de connaitre ce dernier et peu importe son côté dur, il
a toujours été sympa envers moi.

D’ailleurs il m’a toujours considéré comme son


enfant et je voyais que ça affectait Ibrahim même s’il
ne parlait pas. Fatima m’a raconté son rêve sur
l’homme qui voulait la violer.

Je ne sais pas pourquoi, mais je ne me sens pas à


l’aise. J’ai l’impression qu’il y a quelque chose qui se
trame. Et si la raison pour laquelle son père était tant
dur est le fait qu’il n’est pas son géniteur ? Au point
où on en est, ce n’est pas une chose à écarter.
Pourquoi envoyer sa femme à son insu ? Pourquoi
avoir voulu qu’Ibrahim voyage à quelques mois de
son mariage en prenant un faux prétexte ?

Je connais un détective qui pourrait m’aider à creuser


dans la vie de son père seulement je ne sais pas si ce
ne serait pas un péché de me mêler de ce qui ne me
regarde pas.

Après avoir pris congé, Je me suis saisi de mon


téléphone pour appeler Fatima.

Fatima : Allo ?
Moi (étonné) : Qu’est ce que t’as ? T’es grippé ? T’as
une voix cassée

Contre toute attente elle s’est mise à pleurer à l’autre


bout du fil.

Fatima (en pleurant) : je n’ai jamais fais de mal à une


personne et Dieu m’es témoin. Pourquoi veut-on
m’en faire ? Qu’ai-je fais ?
Moi : je t’en supplie calme toi et dis moi ce qui ne va
pas. Tu es où ? Je viendrais te chercher.
Fatima : je suis à kipé.
Moi : attends-moi, j’arrive.

J’ai démarré ma voiture en trombe en me posant


toutes sortes de questions qui n’arrangeaient en rien
mon anxiété. Qu’est ce qui s’est passé ? Pourquoi
pleures t elle ?

Je suis arrivé en un rien de temps et je l’ai trouvé


assise dans le restaurant qu’elle m’a indiqué.

Moi : Fatima ?
Elle porte des lunettes fumées et je suppose que c’est
pour cacher ses yeux.

Son téléphone qui était posé sur la table s’est mis à


vibré.

Fatima : c’est Ibrahim ! Je n’ai pas le cœur à


décrocher
Moi : fais le avant qu’il n’appel ta mère. Tu es quitté
de chez elle à quelle heure ?
Fatima : ça fait une heure de temps. Je ne savais pas
où aller donc je suis venue ici.
Moi : dis lui que tu es en route. On va parler en
chemin.

Fatima (décrochant) : Allo ?


Ibrahim :……
Fatima : désolée, mon téléphone était sous silence.
Non, je n’ai rien ne t’inquiète pas. J’ai profité faire
quelques courses..
Ibrahim :…….
Fatima : Ok à tout à l’heure. Je t’aime aussi.

J’ai payé le verre qu’elle a consommé afin qu’on


sorte d’ici.

J’ai roulé pendant quelques secondes avant de la


questionner.

Moi : qu’est ce qui se passe ?


Fatima : maman me demande de faire attention à
tonton Abdel.
Moi (étonné) : ton beau père ?
Fatima : Oui.

Au fur et à mesure qu’elle avançait dans son


monologue, je tombais des nues. Comment une mère
peut elle se comporter ainsi envers sa propre fille ?
Fruit de ses entrailles ? Chair de sa chair ?

Moi : je suis vraiment désolé. Cependant il ne faut


pas te laisser abattre par tout ça. Dieu t’as aidé en te
révélant tout ce qu’ils complotaient contre toi.
Fatima : mais alors pourquoi tenait il à ce que je
voyage avec toi ?
Moi (étonné) : voyagé avec moi ?
Fatima : Oui ! Il m’a dit qu’il voulait que tu
m’accompagnes lui chercher quelque chose. Attends
tu ne savais pas ?
Moi : je te jure sur celui qui m’a créé que c’est de ta
bouche que je l’apprends

Non mais, qu’est ce qui ne tourne pas rond chez


tonton Abdel ? Pourquoi mettre mon nom dans ces
affaires ? Dieu de miséricorde. C’est ma mort qu’il
veut ?

Fatima : alors que veux t il ? Que me veux t il ?


Moi : chute ! Ne pleure pas ! Laisse-moi faire.
Seulement promet moi de ne rien révéler à ton mari
tant qu’on ne saura pas tout ce qui se passe

Que le bon Dieu nous préserve du mauvais œil et des


mauvaises langues. Qui est réellement Abdel Bah ? Je
ne peux m’empêcher de me poser cette
question………………..
CHAPITRE 27

« Nous avons certes créé l’homme pour une vie de


lutte » (sourate Al balad v.4)

Mounas

Je ne sais pas si c’est mon petit discours qui a fait


effet sur Boubah, mais hier nuit il m’a envoyé un
message juste pour me souhaiter une très belle nuit.
Quand le message c’est d’abord affiché, je l’ai zappé.

Mais comme la notification apparait directement sur


l’écran, j’ai été énormément surprise mais
n’empêche je ne lui ai pas répondu. Il ya toujours
cette petite voix qui me dis qu’il doit sûrement être
gentil avec moi à cause de cet enfant sinon il n’allait
même pas me regarder.

Après l’altercation qu’on avait eu la fois passé, je me


suis sentie très mal par la suite. Je ne sais pas si ce
sont les hormones, mais j’ai passé la journée à pleurer
et malheureusement, je ne pouvais pas me plaindre
chez quelqu’un.

Je ressassais sans cesse mon passé, le jour que je l’ai


rencontré, la façon dont il était gentil avec moi, ma
mère qui me demandait quand est ce que j’allais me
marier.

J’en ai pleuré toutes les larmes de mon corps. Ma


famille me manque énormément. J’ai tellement mal
que je ne sais pas quoi faire. Lorsque je compose le
numéro de maman, je l’efface immédiatement.

Si je l’ai au bout du fil et qu’elle m’ignore ou


m’insulte, je toucherais vraiment le fond et au point
où j’en suis, je crois que ce serait nettement mieux
pour moi que je me ménage.

Il m’arrive d’espérer que maman sonne et me


demande de rentrer à la maison ou de recevoir un de
ces appel tout simplement pour avoir de mes
nouvelles.

Si elle ressent l’amour que je ressens pour cet enfant


qui grandit en moi, je ne crois pas qu’elle
m’abandonnera comme elle le fait. Je sais que j’ai
merdé mais que celui qui n’a jamais péché me lance
la première pierre.
Que suis-je censée faire ? Aller à leurs pieds et
implorer leurs pardons ? Et si papa me chasse ? Et
s’il me bat ? Je suis complètement perdue.

Je voulais ou plutôt je veux de l’attention de la part


de Boubah. Ne pas avoir l’impression qu’il me parle
ou m’aime tout simplement par compassion. Je
déteste susciter chez une personne de la pitié.

Ma vie ne peut pas être plus désastreuse que ça. J’ai


pensée à demander à Ibrahim de m’aider à trouver
même si c’est un petit boulot mais à vrai dire j’ai
honte de lui et de Fatima. Ils m’ont offert un toit et
j’ai carrément insulté Fatima comme si c’était de sa
faute si j’avais écarté les pieds.

J’ai commis une énorme bourde mais malgré ça Dieu


m’a offert ce toit. J’ai une ménagère à ma disposition
du coup je ne lève même pas le petit doigt. Je dors et
mange à ma faim au lieu que plusieurs personnes se
demandent même s’ils mangeront demain. Pourquoi
me plaindre ? Pourquoi me compliquer la vie ? Je
devrais remercier Dieu et ne pas me montré si
égoïste.

Nous sommes plusieurs à ne pas savoir reconnaitre


les bienfaits dont Dieu nous comble. On passe notre
temps à se plaindre oubliant qu’il nous a comblés de
plusieurs faveurs.

Il suffit juste de voir ceux qui ne mangent pas et


dorment avec la famine pour se rendre compte de la
chance qu’on a d’avoir de quoi se mettre sous la dent.
Voir les enfants orphelins qui dorment dans les rues
parce qu’ils n’ont pas un toit pour se rendre compte
de l’importance d’avoir une maison. Voir les guerres
qui se passent dans plusieurs autres pays pour
remercier Dieu de nous laisser sur une terre de paix.
Les bienfaits de Dieu à notre égard sont
incomptables. L’être humain est de nature ingrate
mais heureux sont ceux qui se contente de ce qu’ils
ont au lieu d’en vouloir plus.

Je me suis saisie de mon téléphone pour appeler


Fatima mais Bizarrement elle n’a pas décroché. Ça ne
m’étonnerait pas qu’elle soit fâchée après moi vu la
manière dont je lui ai parlé la dernière fois.

*****

Je suis restée au lit pratiquement toute la journée,


n’ayant pas la force ni l’envie de sortir. Je serais
bientôt à deux mois et j’ai déjà des vertiges. Mis à
part des maux de tête incessante, je ne souffre pas de
grand-chose Al hamdoulilah (Dieu merci).

Je me suis levée pour aller prendre une douche et


effectuer la prière d’Asr. Ça me rappelle qu’il est
formellement interdit aux musulmans de dormir ou se
doucher entre Asr et Maghreb parce que c’est à ces
heures que les mauvais esprits circulent et si l’un
d’entre eux t’attrape ou te lance une maladie, ce sera
difficile pour toi de te soigner.

Lorsque je suis sortie de la chambre pour manger,


j’ai vu Boubah confortablement assis devant la télé
Depuis quand est il là ? .

Boubs : bonsoir.
Moi : bonsoir dis je en m’asseyant. Tu es ici depuis ?
Boubs : juste une heure de temps. La bonne m’a dit
que tu n’es pas sorti de ta chambre depuis le matin.
Tu es malade ?
Moi : du tout. Je passe mon temps à dormir. Je
suppose que c’est lié à mon état. Je vais me servir
pour manger, je te serre aussi ?

Vous n’êtes pas les seuls surpris par ma gentillesse à


son égard seulement ya des jours comme ça on n’a
pas envie de faire palabre.

Boubs : oui. On mange ensemble stp.

Je me suis rendue dans la cuisine pour nous servir.


C’est un bon plat de feuille de manioc fait avec
l’huile de palme. J’ai pris mon pot de piment et j’ai
mis une nappe sur le sol.

Je ne sais pas pour les autres femmes enceintes, mais


moi mon amour pour le piment à décupler. Je ne
mange pas tout le temps mais quand je mange, ce
n’est pas petit.

Boubs : il ya d’autres personnes dans la chambre ?


Moi (étonnée) : non pourquoi ?
Boubs : ne me dis pas qu’on va finir ça plaisanta t il
Moi (souriant) : n’oublie pas que je mange pour deux
hein.

On a mangés dans un silence très lourd et pesant pour


moi. À vrai dire, je me sens un peu déboussolé et à la
fois intimidé. Ça faisait longtemps qu’il ne m’avait
pas parlé comme à une personne normale.

Lorsqu’on a finis, il m’a aidé à débarrasser. Nous


nous sommes mis devant la télé pour prendre le
dessert.

Boubs : papa te salut.


Moi : comment il va ?
Boubs : il va bien. Il m’a demandé si tu ne manquais
de rien.
Moi : non pas du tout dis je touchée.

La dernière fois j’ai parlée de ma rencontre avec sa


mère à une de mes amies. Cette dernière m’a
demandée de me protéger parce que ça ne l’étonnerait
pas qu’elle s’en prenne à moi.

Normalement je dois me rendre chez un marabout


pour qu’il me fasse des bains de protections. Les
ennemis existent bien et bel et je me dis tant que ce
dernier travail avec le coran, il n’y a pas de problème.

Ce qui est interdit dans les affaires de marabout ce


sont ceux qui regardent avec les cauris, sable, etc…
Mais je ne crois pas que demander à une personne de
nous aider à travers le coran est une mauvaise chose
ou une association.

Boubs : ok ! Écoute, je suis venue pour qu’on parle


sérieusement. D’abord je m’excuse pour mon
comportement et par la suite je m’excuse pour le
comportement de ma mère à ton égard. Quand on dit
que la vérité blesse, c’est totalement vrai. Après notre
embrouille de la fois passée, je me suis remis en
question. T’as eu raison en disant que je ne sais pas
aimer ni autre chose. J’ai arrêté de respecter la femme
le jour que la femme en qui j’ai mis tout mon temps,
énergie et amour m’a trompé avec un de mes cousins.
Elle me disait qu’elle voulait être vierge jusqu’au
mariage mais n’empêche qu’elle couchait avec ce
dernier. Je ne dis pas ça pour trouver une raison à
mon comportement mais c’est en partie la raison pour
laquelle je suis dure avec toi. Au début je te voyais
tout simplement comme le coup d’un soir. Les
évènements se sont enchainés et maintenant voilà où
nous en sommes. Tu portes mon enfant et ce n’est pas
une petite chose. J’aimerais qu’on apprenne au moins
à se connaitre. On est appelé à se marier et si chacun
n’y mets pas du sien, ça ne marchera pas. On se
déchirera tout simplement et notre enfant en pâtira.
Voilà, c’est tout ce que j’avais à te dire.

Durant tout le long de son monologue, je regardais


devant moi, ne pouvant soutenir son regard. J’avoue
que je ne m’y attendais vraiment pas et aussi j’étais
déjà fatiguée de me battre à longueur de temps avec
lui.

Moi : ok j’ai compris. Moi aussi je m’excuse de mon


insolence vis-à-vis de toi mais c’était tout simplement
un moyen de me protéger.
Boubs (surpris) : mais de quoi ?
Moi : de ce que je ressens vis-à-vis de toi lâchais-je
après un long moment.

Je n’aime pas m’ouvrir à une personne parce que j’ai


l’impression d’être faible. Je suis comme ça. J’ai des
multiples défauts et je les assume.

Boubs : viens par ici stp.

Je me suis assise en mettant une certaines distance


entre nous. L’homme est trop faible alors j’évite des
tentations surtout que j’ai l’impression qu’il ya de
l’électricité dans l’air.

Boubs : j’ai un sale caractère je dois te l’avouer mais


je sais me montrer humain.
Moi : ce n’est pas l’impression que j’ai eu. Tu m’as
fait me sentir moins importante qu’une fourmille
tellement tu étais agressif et hautain avec moi.
Boubs : c’est parce que j’avais l’impression que mon
malheur te plaisait et que tu avais fait exprès de
tomber enceinte juste pour me piéger.
Oui j’ai voulu te piéger mais pas de cette manière
pensais-je.

Moi : ce n’est pas le cas.


Boubs : je pensais aussi que tu n’en voulais qu’à mon
argent.

Il a tellement insisté sur la fin de sa phrase que je n’ai


pas pu m’empêcher d’avoir un pincement au cœur.

Moi : vu qu’on en est aux révélations, eh bien c’était


le cas mais cela ne fait pas de moi une mauvaise
personne.
Boubs : ok !

Un autre silence s’en est suivi avant qu’il ne demande


à partir. Je suppose que ma sincérité ne devais pas
être au rendez vous aujourd’hui vu qu’il s’est
littéralement transformé en bloc de glace.

Boubs (sur le palier de la porte) : si tu as besoin de


quelque chose, n’hésite surtout pas.
Moi : stp reste. Je vais préparer et on va diner
ensemble. Excuse moi pour ce que j’ai dis.

Il m’a regardé longtemps avant de me répondre.

Boubs : c’est mieux que je m’en aille.

Je n’ai pas eu le courage de le retenir. Lorsqu’il a


fermé la porte derrière lui, j’ai directement éclaté en
sanglot. On dit qu’une faute avoué est à moitié
pardonner, me pardonnera t il d’avoir voulu profiter
de lui ? que pensera t il de moi lorsqu’il saura la
vérité entière ?
Mère Halima

Je n’ai pas eu le cœur à dire toute la vérité à Fatima.


Le marabout m’a dit des choses qui m’ont
énormément choqués.

S’il avait demandé à ce que je me rende de toute


urgence chez lui, c’est parce que Fatima avait besoin
que je lui enlève très vite des sacrifices. Il m’a dit
qu’il a vu qu’elle passera par un passage énormément
difficile et que malheureusement on ne pouvait rien
pour empêcher cela si ce n’est prié pour que Dieu lui
vienne en aide.

J’ai envie de me rendre chez elle et enlever le


médicament que j’avais mis sous leurs lits avant
qu’une personne d’entre eux ne tombe dessus. Je
m’en voudrais à vie si son mariage se gâte par ma
faute.

Je suis toujours dans l’incapacité de tout avouer à


mon mari. Que ferais-je s’il décidait de me sortir à
jamais de sa vie ? Que ferais-je ?

Je ne suis pas une dépendante des marabouts mais il


faut reconnaitre que si tu tombe sur un bon marabout,
il te dira les choses telles qu’elles sont.

Maintenant je me demande que faire pour rattraper


mon coup ? Devrais je aussi le dire à son mari ?
Comment Ibrahim le prendra t il ? Malgré tout, je ne
suis pas trop habituée à lui.

Et si ma fille venait à divorcer à cause de moi ?


Quelles peuvent bien être ces choses durent qui
l’attendent dans le futur ? Maintenant que ça me vient
à l’esprit, il m’a demandé de faire attention à deux
jeunes filles de son entourage une de teint clair et en
forme et l’autre vu la description je crois que c’est
Mounas.

Depuis le début de son mariage, il n’arrête pas de me


dire ça mais jusqu’à lors je n’ai rien entendu venant
d’elle. D’ailleurs ça fait longtemps que je ne l’ai pas
vu.

Que pourrait-elle bien faire à Fatima ? J’espère en


tout cas que ma fille saura se prendre en main et
redoubler de prudence. Je compte mener le combat
avec elle mais malheureusement je ne pourrais pas
l’aider à 100% même si je le veux.

****

Je suis en route pour me rendre chez elle. Hier elle


m’a dit qu’il reprendra le boulot aujourd’hui donc je
vais profiter de cela pour faire ce que j’ai à faire. Je
ne peux pas rester longtemps à m’apitoyer sur mon
sort. Même si je recule tant que je peux l’instant de
mes aveux concernant son père, je me dis qu’il
vaudrait mieux pour moi que je m’occupe d’abord de
ma fille. C’est ça être une mère. Savoir faire fi de son
bonheur et placé nos enfants en priorité.

Lorsque je suis arrivée, j’ai constaté qu’elle avait une


horrible tête. Serait ce dû à la conversation qu’on a
eu ?

Moi : j’ai l’impression que tu as dépérit en deux


jours. Qu’est ce qui se passe ? Tu es malade ?
Fatima (voix faible) : je ne me sens pas bien depuis
hier.
Moi : tu es allée consulter ?
Fatima : Ibrahim à insister mais j’ai refusée.
Moi : et pourquoi ? Qu’est ce qui ne va pas ?
Fatima : j’ai des nausées et migraines.

Ne serait elle pas enceinte ? J’ai remarqué qu’elle a


beaucoup éclaircie et elle a pris du poids mais cela
ne m’est pas venu à l’esprit.

Moi : tu devrais aller consulter. Il se pourrait que tu


sois enceinte. Bientôt ça fera trois mois que tu es
mariée n’est ce pas ?
Fatima : trois mois sont déjà passé.
Moi : y en a qui tombent enceinte dès la première
nuit.
Fatima : mais j’ai eu mes règles quelques semaines
après notre nuit de noce
Moi : oui mais tu peux très bien l’attraper après.
Chaque femme a des symptômes propres à sa
personne. Yen a qui grossissent, d’autres maigrissent,
d’autres vomissent et d’autres non ainsi de suite.
Fatima : Ibrahim m’en a aussi parlé mais comme ce
n’est pas constant, j’ai préférée ne pas me presser.
Moi : je crois que c’est ça. Il va falloir que tu y ailles
dès demain.
Fatima : ok !
Moi : tu as vu son père depuis là ?
Fatima : non. Ibrahim m’a dis qu’il a voyagé.

Ça ne présage rien de bon.

Moi : et tu lui as demandé où il se rendait ?


Fatima : non !
Moi : je m’excuse encore pour ce que je t’ai fait.
Fatima : on y peut rien maman. Seulement j’ai envie
d’en parler à mon mari mais j’ai peur et Karim me dit
qu’il veut d’abord chercher des preuves.
Moi (renfrognant les sourcils) : Pourquoi te confies tu
autant à son ami ?
Fatima : il est comme un frère pour moi.
Moi : oui mais c’est ton mari qui devrait être ton
meilleur ami pas lui. Sait il que vous êtes si proche ?
Fatima : non mais Ibrahim ne peux pas croire que lui
et moi il ya quelque chose.
Moi : cette fois ci je ne suis pas d’accord avec toi.
Une femme ne devrait pas se liée autant d’amitié à un
des amis de son mari. Tu sais, un homme amoureux
peut être doux mais à la fois fou. Quand on aime trop
une personne, il nous arrive souvent de pété les
plombs et agir sans réfléchir surtout si on est sous
l’emprise de la jalousie. Aimerais tu que ton mari se
confie autant à Mounas ?
Fatima : heu..
Moi : voilà ! Comme on dit, ne fais pas à une
personne ce que tu n’aimerais pas qu’on te fasse. Il
faut savoir se mettre à la place de notre compagnon
avant d’agir. Je ne dis pas que c’est mal de parler
avec lui, seulement tu dois faire en sorte que vous ne
soyez pas si liée que ça sinon ça risquerait de te
porter préjudice.
Fatima : ok j’ai compris.
Moi : je crois aussi que c’est une bonne idée de lui
parler de son père et s’il le faut je le ferais à ta place
parce que c’est moi qui vous ai mis dans ce merdier.
Fatima : et s’il rompait ? Néné, je n’ai pas envie de le
perdre. Si je suis enceinte comme tu dis, ça serait un
coup que je ne pourrais pas supporter.
Moi : il t’aime et je l’ai vu rien qu’à sa manière de te
regarder. Quel couple n’a pas de problème dans cette
vie ?
Fatima : oui mais il s’agit de son père. Son sang. Sa
famille. C’est le seul qui lui reste. Il a déjà perdu sa
mère, devrait il perdre son père aussi ?
Moi : tout ceci ne doit pas te regarder. Ce n’est pas de
ta faute si son père est mauvais. Confie-toi à ton mari.
Liés, vous serez plus fort qu’éloigner. C’est dans les
mauvais moments qu’on se rend compte de l’amour
que notre partenaire nous porte parce qu’il ne nous
abandonnera jamais.
Fatima : ok !

J’ai prétexté aller au toilette pour trouver une issue.


J’ai fais comme si je me rendais dans la chambre
d’amie mais j’ai profitée pour me rendre dans la
sienne.

C’est le cœur battant à mille à l’heure que j’ai sortie


le médicament que j’avais mis sous le lit.

Le temps pour moi de le cacher dans mon sac, Fatima


a fait irruption dans la chambre.

Fatima : qu’est ce que tu fais ?


Moi (bégayant) : rien du tout. Je.. Je regardais
simplement.
Fatima : ok ! Je vais faire mes ablutions.

Je l’ai vite mis dans mon sac avant de sortir de la


chambre.

****

Après avoir accomplit nos prières, j’ai parlé de ce que


le marabout m’avait dit.

Moi : dis moi, est ce que tu connais une jeune fille de


teint clair et assez en forme ?
Fatima : heu.. Non.. Pourquoi ?
Moi : Ibrahim n’a pas d’amie fille ?
Fatima : non ! En tout cas pas à ma connaissance
pourquoi ?
Moi : ni de cousine ?
Fatima : non ! Qu’est ce qui se passe encore ?
Moi : il faut que tu réfléchisses bien. Tu n’as pas
rencontrée une fille de sa description qui est dans son
entourage ?

Elle a semblée réfléchir quelques secondes avant de


me répondre

Fatima : peut être Awa. Il sortait avec elle et elle me


rabaisse constamment quand on se rencontre. La
dernière fois elle était venue ici mais je ne l’ai pas
laissé rentrer dans la maison. C’est même la petite
sœur de Karim.
Moi : allahou ackbar (Dieu tout puissant) ! Il faut que
tu fasses très attention à elle.
Fatima : comment la connais tu ?
Moi : je t’expliquerai. Pour le moment, c’est de ton
couple dont il s’agit et il va vraiment falloir que tu te
protège sinon tu souffriras énormément.

Cette vie est vraiment une vie de lutte. Ne jamais se


reposer sur ses lauriers parce que nos ennemis ne
ratent jamais une occasion pour nous faire du mal. Le
marabout m’a dit que si elle accède à l’intérieur de la
maison, son couple en pâtira énormément. Le fait de
savoir que c’est la petite sœur d’un ami à Ibrahim ne
me plait pas du tout…………………….

Chapitre 28
« Ne désespérez pas de la miséricorde d’Allah »
coran (39 : 53)

Fatima

Hier nuit j’ai fais un rêve dans lequel on me montrait


deux femmes qui en avait après moi. Pas la peine de
me poser la question pour savoir que ça a quelques
chose avoir avec ce que maman m’a dit.

Je ne sais pas trop quoi penser. J’imagine que


maman a raison sur toute la ligne et que je devrais en
parler à Ibrahim mais que pensera t il de tout cela ?
Jusqu’à quand ? Jusqu’à quand cela va-t-il
continuer ? Pourquoi tout ceci s’abat sur moi ? Qu’ai-
je fait ? Qu’ai-je fait de mal ?

Cette fois ci je pète vraiment les plombs et je remets


tout en question. Je n’ai pas le droit de me plaindre
mais j’avoue que là, je ne peux m’empêcher de me
demander ce que j’ai fais pour mériter ça.

Je réfléchis tellement que j’ai l’impression que ma


tête va exploser. Tant de questions perdues dans le
brouillard et tant d’inquiétude qui me trouble au plus
haut point.

J’ai toujours mis la prière en avant et contre tout mais


là je ne peux pas ne pas avoir peur de ce qui suivra.
Que faire ? Parler et prendre le risque de le perdre ou
me taire et prendre aussi le risque de le perdre ?

Je ne me suis jamais retrouvée dans ce genre de


situation. C’est dans ces moments que t’as
l’impression que tout le monde entier en a après toi.
Tu n’arrives pas à faire un choix aussi anodin soit il.
C’est une remise en question et un total
chamboulement lorsqu’on doit prendre des décisions
qui affectent directement notre vie. Avoir
l’impression que notre bonheur ou notre malheur ne
dépend que d’une simple décision est un gros poids.

Et dire que je suis peut être enceinte ? Non, je ne


voulais pas que ça arrive maintenant. Pas dans une
situation qui menace de virer au vinaigre du jour au
lendemain.

Depuis que je suis rentrée hier, Ibrahim ne cesse de


me demander ce qui ne va pas. À chaque fois que je
me blottis contre lui, je sens les larmes me montées
aux yeux et je suis obligée de faire un effort
surhumain pour ne pas pleurer.

Ne me dira t il pas que je mens si je décidais de tout


lui avouer ? Comment puis-je le lui dire sans avoir de
preuve de ce que j’avance ? Non ! Ce serait trop bête
de ma part et je miserais énormément gros.

Je n’imagine pas vivre sans lui à mes côtés. Je


n’imagine même plus mon destin sans lui. Que faire ?
Que faire ? J’ai vraiment l’impression de devenir
folle.

Pourquoi son père en aurait t il après moi ? Que lui


ai-je fait concrètement ? S’il voulait me faire du mal
pourquoi avoir demandé à ce que je sois sa belle
fille ?

Je me dis qu’il aurait pu avoir diverses manières de


procéder et celle-ci est loin d’être la bonne. Faire de
moi sa belle fille pour après vouloir abuser de moi ?
soubhanallah ! Que Dieu m’épargne de ça.
Après avoir raccompagné maman malgré son
insistance pour ne pas que je sorte, je me suis rendue
chez Anta, la cuisinière de tonton Abdel. Je l’ai
trouvée assise à même le sol devant la télé.

Moi : salam !
Anta : wasalam ma fille ! Comment tu vas ?
Moi : je vais un peu bien dis je en m’asseyant.
Anta : on n’en a pas l’air.

Elle a posée sa main sur mon front avant d’émettre un


cri de stupéfaction.

Anta : mais tu brûle !


Moi : non non.
Anta : mais si ! Attends, tu as prévenu Ibrahim que tu
ne te sens pas bien ?
Moi : non !
Anta : mais pourquoi ? Tu attends de mourir ici ?

A vrai dire je n’aimerais pas que cette grossesse se


sache, si c’est le cas bien sûr. Pas avant de lui parler
de cette histoire qui me taraude l’esprit.

Moi : j’ai pas bien dormi hier et ça doit Sûrement être


à cause de ça. Ibrahim m’a dit que tonton Abdel a
voyagé ?
Anta : oui il me semble aussi. Moi-même je ne l’ai su
que ce matin. Quelque chose te tracasse ? Tu sais que
tu peux m’en parler et je te serais d’une grande aide
si je le peux.
Moi : j’ai juste besoin de repos, ne t’inquiète pas.
Que Dieu te gratifie de tes intentions. Au fait, tu ne
sais pas là où il est allé ?
Anta : non je n’en sais rien ! Amine ! C’est normal.
Tu es une bonne personne.
Moi : ok ! Bon, je vais rentrée me coucher un peu.
Anta : tu n’as pas besoin de quelque chose ?
Moi : je n’ai pas encore préparé le diner. Pourrais-tu
m’aider là-dessus ?
Anta : ok ! Et si tu veux mon avis, je crois que c’est
bébé Ibrahim qui pousse déjà.

Je me suis contentée d’esquisser un sourire avant de


regagner mon appartement.

********

J’ai su que je me suis assoupie que lorsque j’ai


ressenti une pluie de baisé sur mon cou.

Moi : hmm ! Ibrahim ?


Ibrahim ! Comment tu vas ?
Moi : bien et toi ?
Ibrahim (me touchant) : oh mais tu chauffe
beaucoup !
Moi : non toi aussi.
Ibrahim : tu ne veux toujours pas qu’on aille à
l’hôpital ? Je te dis que tu chauffes et tu me dis le
contraire.
Moi (me redressant) : je t’ai déjà dit que ça doit être
dû à la fatigue.

Il a posé un baisé sur mon front avant de s’asseoir à


côté de moi.

Ibrahim : pourquoi refuses tu qu’on aille consulter ?

Je me suis mordue la lèvre avant de baissé la tête.


C’est un signe de honte chez moi et j’avoue que j’ai
honte de lui mentir et de ne pas vouloir d’un bébé
actuellement.

Moi : juste comme ça.


Il m’a attrapée le menton pour m’inciter à relever la
tête.

Ibrahim : depuis que tu es rentrée hier je ne te sens


pas. Qu’est ce qui ne va pas ? Tu sais que tu peux
m’en parler si quelque chose te tracasse n’est ce pas ?

Comment lui dire que c’est son père le problème ?

Je ne voulais pas mais j’ai littéralement fondu en


larme en me tenant le visage dans le creux de mes
deux mains.

Il s’est juste contenté de me prendre dans ses bras


jusqu’à ce que je me calme.

Moi : excuse-moi.
Ibrahim (ton dur) : si tu oses me dire que tu as pleuré
juste pour rien, tu m’entendras crois moi. Qu’est ce
qui ne va pas avec toi Fatima ?

J’ai voulu lui répondre mais c’est comme si ma


langue était lourde dans ma bouche.

Il est allé dans la penderie pour me sortir une tenue. Il


m’a aidé à l’enfiler puis il m’a soulevé comme un
bébé en se dirigeant vers la sortie.

Moi : je peux toujours marché.


Ibrahim : ….

Il m’a portée jusque dans la voiture avant de


m’installer et me mettre la ceinture de sécurité.

Ibrahim : je respecte ton silence. Je ne sais pas ce qui


te tracasse mais ton état de santé prime avant tout as t
il finit par lâcher après des minutes à conduire en
silence.
Je sais à quel point ça l’énerve que je sois si calme.
J’ai comme l’impression que je redeviens la Fatima
du début qui l’énervait énormément mais
malheureusement je n’y peux rien. Je suis dans
l’incapacité de lui dire ce qui me tracasse. J’ai trop
peur de briser le peu de lien qui l’unît avec son père.

*******

Après avoir payé pour la consultation, nous avons été


reçus dans le bureau du docteur.

Docteur : alors, qu’est ce qui ne va pas ?


Ibrahim : depuis hier elle ne se sent pas bien. J’ai
insisté pour qu’elle vienne mais elle a refusée. Je me
suis senti obligé de la trainer de force jusqu’ici.
Docteur (s’adressant à moi) : tu ne te sens pas bien et
tu ne veux pas venir te faire examiner ? Ne t’inquiète
pas je ne vais pas te piquer plaisanta t il.
Moi : ok !
Docteur : qu’est ce qui te fait mal ?
Ibrahim : elle fait de la fièvre. Elle passe son temps à
dormir et se plaindre de fatigue.
Docteur : vous êtes un nouveau couple marié ?
Ibrahim : oui !

Ibrahim me fusille du regard actuellement et je sais


que s’il pouvait, il m’aurait roué de coup tellement il
a les nerfs à vif.

Le médecin a pris ma tension, m’a fait un touché


vaginal et il m’a demandée de faire quelques prises
de sang.

Nous étions assis dans la sale d’accueil en attendant


les résultats. Moi dans mes pensées et Ibrahim faisant
des vas et viens incessant.
Lorsque le médecin nous a rappelés, nous nous
sommes rendus dans un silence total. Il nous a
accueillis avec un très gros sourire.

Docteur : je me doutais bien que ce serait ça mais je


ne voulais pas parlé sans preuve. Votre femme est
bien enceinte d’un mois. Mes félicitations.
Ibrahim : al Hamdoulilah. Merci beaucoup.

J’ai sentis tous mes sens se crispés.

Après nous avoir prescrit des médicaments, nous


avons pris congé de lui.

C’est une fois installé derrière le volant qu’Ibrahim a


laissé éclater sa rage.

Ibrahim : ne pouvais tu pas au moins faire semblant


d’être contente ou de te comporter comme une
personne normale ? Est ce que tu sais que tu m’as fait
passer pour un con ? Tu donnais l’impression au
Docteur d’être à la limite muette et apeurée devant
moi qui suis ton mari. Je me doutais bien mais
maintenant je comprends exactement ce qui te
tracasse. Tu ne voulais pas de ce bébé n’est ce pas ?
Moi : ibrahim je..
Ibrahim (s’emportant) : et puis merde Fatima ! Si tu
n’en voulais pas, fallait utiliser des contraceptifs au
lieu de te comporter comme une femme battue.
Même les femmes battues sont plus heureuses que toi
avec la tête que tu affiches actuellement. Quoi, je ne
ferais pas un bon papa d’après toi ?
Moi (pleurant) : tu n’as rien compris Ibrahim.
Ibrahim : ah bon ? Si je n’ai rien compris pourquoi ne
parles tu pas ? Aide-moi à comprendre alors. Aide-
moi à comprendre pourquoi ma femme n’est pas
heureuse d’être enceinte de moi. Dis-moi ?
Oh mon Dieu, viens moi en aide stp !

Ibrahim

Qu’est ce qui se passe avec elle ? Qu’est ce qui ne va


pas ? J’ai l’impression de me comporter comme un
porc en lui criant dessus. Depuis hier je ne la
reconnais pas. Qu’est ce qui cloche avec elle ?

Au lieu de me répondre, elle tremble comme une


feuille devant moi. Qu’est ce qui a bien pu se passer
entre sa visite chez sa mère et son retour à la
maison ?

Je croyais avoir instauré assez de complicité entre


elle et moi pour ne pas avoir ce genre d’embrouille
avec elle. Je pensais qu’elle me faisait assez
confiance pour m’en parler si quelque chose la
tracassait. Je suis triste de constater que c’est loin
d’être le cas.

Moi : tu ne veux toujours pas me dire ce qui ne va


pas ?
Fatima : pardonne-moi !

C’est la seule phrase qu’elle a pu sortir de sa bouche.

J’ai démarré la voiture pour prendre la direction de la


maison sans broncher.

Je m’inquiète énormément pour elle et je me disais


qu’en la secouant elle allait parler mais au lieu de ça,
j’ai l’impression que maintenant elle a même peur de
me regarder dans les yeux.

Lorsque nous sommes arrivés, j’ai remarqué qu’Anta


avait déjà fait la table. C’est dans un silence total que
je l’ai aidé à prendre sa douche, voyant qu’elle
n’arrivait même pas à bien se tenir debout.

Après avoir dirigé la prière, je lui ai demandé de


s’allonger pour que je lui apporte son diner.

Moi : elle a frit du poisson avec des frites. Je


t’apporte ça ou bien tu vas manger quelque chose
d’autres ?
Fatima : je crois que ça ira.
Moi : tu ne vomis pas j’espère.
Fatima : juste une fois ce matin.

Non mais cette fille n’est pas croyable !

Après lui avoir donné à mangée et fait prendre ces


médicaments, je lui ai demandée de se reposer.

Je me suis rendue au salon pour manger à mon tour et


m’installer devant la télé.

Je ne comprends pas Fatima. Aidez-moi à


comprendre parce que là je suis perdu. Qu’est ce qui
se passe avec ma femme ? Que lui arrive t il ?

J’ai été attiré par le bruit de son téléphone posé sur la


table du salon. Je n’ai jamais lu un de ces messages
parce que j’ai confiance en elle, mais lorsque j’ai vu
le nom de Karim s’afficher, ça à attiser ma curiosité.

Il a écrit « comment tiens-tu le coup ? J’espère que tu


vas mieux ».

Mon cœur battait à mille à l’heure en voyant cela.


J’ai dû analyser ce message pendant quelques
secondes avant de réagir.

Tenir le coup ? Tenir le coup sur quoi ?


J’ai remonté le fil de leurs conversations et j’ai été
étonné de constater qu’ils étaient autant en contant
d’autant plus qu’elle ne m’en avait jamais parlé.

Ma femme et mon ami sont autant en contact sans


que je ne sache ? Leurs messages tournent sur tout.
J’étais deux fois plus ébahit en voyant un message en
rapport avec un rêve qu’elle aurait fait et le sacrifice
qu’il lui avait demandé d’enlever.

Je sens mon cœur cogner fort contre ma poitrine. Si


je ne me calme pas, je crois que je ferais des choses
que je regretterais. Qu’est ce qui ne tourne pas rond
chez eux ?

J’ai eu l’idée d’appeler Karim mais j’ai laissé tomber.


Je ne suis pas en état de parler ni de réfléchir
correctement. Cependant Fatima me doit des
explications. Putain, pourquoi ai-je l’impression de
passer pour un con ?

Je suis rentré en vrac dans la chambre me souciant


peu de si elle dormait ou pas.

Moi : Fatima ?
Fatima : hmmm ! Qu’est ce qui se passe ?

Je lui ai laissé le temps de se redresser avant de


balancer son téléphone sur le lit.

Moi (en rogne) : explique-moi. Fatima explique moi


ce qui se trame entre toi et Karim. Pourquoi êtes vous
si liés ? Fatima parle moi bon sang de
merde !...............
Chapitre29

<< le mariage réussit n'est pas quand tu vivras en


paix avec ta femme mais c'est quand tu n'arriveras
pas à vivre en paix sans elle >>

Mounas

Depuis que boubah à quitter la maison, je n'ai pas eu


de ses nouvelles. Je lui ai envoyé des messages pour
m'excuser mais rien y fait. Il n'a ni répondu ni donné
signe de vie.

Je n'ai pas pu m'empêcher de ressentir un pincement


au cœur. En fait lorsqu'on parlait posément j'ai crû ou
plutôt j'ai osé espérer que nous puissions au moins
mettre un terme à nos disputes et repartir sur de
nouvelle base.

Mais Il ne m'a pas dit ce qu'il pensait de ce que je lui


ai dis et ça me chamboule énormément.

Je me rends compte que le destin est très imprévisible


et que rien ni personne ne sait ce qui l'attend excepté
celui qui est détenteur de tout pouvoir suprême.

J'analyse à chaque moment ma vie et si on m'avait dis


que je devais passer par de moment si difficile en
plus loin de ma famille, j'aurais traité la personne de
folle.

Le seul réconfort que j'ai actuellement c'est le fait de


me dire que désormais je ne suis plus seule et que j'ai
cet enfant qui pousse en moi.
*******

J'ai passée l'après midi à tourner en rond dans la


maison.Maintenant je passe mon temps à écouter le
coran et lire des rappels islamiques..

Ne dit on pas que les rappels profite aux croyants ? Il


est vrai le hadith qui dit que le coran et la musique ne
peuvent pas cohabiter dans un même coeur et que
forcément l'un chassera l'autre parce que je ne
pouvais pas passer une journée sans écouter de la
musique.

Plus je lis le coran, plus mes désirs diminuent. L'âme


est incitatrice du mal alors c'est un combat quotidien
qu'il faut mener contre sois même pour ne pas laisser
nos passions nous aveugler.

Par passion, j'entends les plaisirs charnels, les grands


péchés, la médisance et tout ce qui va avec.

Lorsque le musulman prends conscience que toutes


ces choses peuvent le mené à sa propre perte, il fait
tout pour s'en séparer.

J'essaye de changer bien qu'on ne peut pas changer du


jour au lendemain. Il faut du temps de la patience,
mais surtout du courage pour rester sur le droit
chemin surtout avec toutes ces tentations qui nous
entourent.

Seulement je me dis que tout est dans la volonté.


Lorsqu'on veut suivre la voie de Dieu, il nous allège
nos fardeaux et comme on dit, il n'est jamais trop tard
pour se repentir ni trop tôt pour reconnaître que Dieu
est au premier rang dans notre vie.
*****

J'ai traînée les pas pour aller ouvrir lorsque j'ai


entendu la sonnerie de la maison retentir.

Je priais intérieurement pour que ce soit boubah qui


revienne pour me dire qu'il m'excuse d'avoir voulue
profiter de lui mais je sais déjà que c'est awa vu
qu'elle m'avait dit qu'elle devait passer.

Moi (ouvrant la porte) : Salam miss !

Après m'avoir fait deux bises elle est rentrée dans la


maison.

Awa : comment tu vas ? Tu as une tête de déterrée ma


cocotte
Moi (poussant un soupir) : la vie est tout simplement
compliqué. Je te sers un truc ?
Awa : juste de l'eau suffira. J'ai besoin que tu m'aides
sur une affaire personnelle.
Moi : je savais que ta venue cachait quelque chose.
Awa : tu veux dire que je ne pense qu'à moi ?
Moi : ne prend pas cet air offusqué voyons. Je
plaisante juste.

Awa et moi on s'est connues par l'intermédiaire d'une


amie. On s’etait rencontrées en boite de nuit et
comme on a la même folie qui coule dans nos veines,
on s'est immédiatement liées d'amitié.

Il nous arrivait de nous rencontrer pour prendre un


pot et raconter des sujets qui nous tenaient le plus à
coeur : comment soutirer de l'argent aux hommes.

Mais maintenant j'ai l'impression qu'elle et moi ne


partageons plus les mêmes centres d'intérêt.
Pour ne pas la vexer j'accepte toujours qu'on se voit
et depuis qu'elle sait que je vie seule, elle ne se gêne
pas de passer comme bon lui semble.

Moi (la servant) : alors, de quoi voulais tu me parlé ?


Awa : il y'a une petite sotte qui pense qu'elle peut me
voler l'homme sur qui j'ai misé depuis plus de deux
ans.
Moi : il s'agit de qui ? L'homme avec lequel tu
couchais là ?
Awa : figure toi qu'il s'est marié. Tout ça ne me
choque pas. Le pire c'est que la meuf ne m'arrive
même pas à la cheville. C'est le genre trop coincé et
tout.
Moi : mais j'ai crû comprendre qu'il n'y avait que du
sexe entre vous. Pourquoi ne pas le laisser vivre sa
vie et attendre sagement celui que Dieu va t'amener ?
Awa (choqué) : non mais tu t'entends parlé ?
Maimounatou Balde vous sentez vous bien ? Est ce
les hormones qui influent sur vos capacités de
réflexion ?

Elle a terminé son cirque en posant sa main sur mon


front pour vérifier ma température.

Moi (agacée) : arrête de te comporter comme une


conne stp. Je ne fais que te dire la vérité.
Awa : je crois qu'on a changé la mounas que je
connais parce que si c'était elle, elle allait m'aider à
chasser cette pouffiasse qui veut me piquer mon
homme au lieu de ça, j'ai droit à des paroles tout droit
sortie d'un livre saint.
Moi : on change à ce qu'il paraît. Non mais mon
problème c'est que jamais tu ne m'as dis l'aimer.
C'était juste du sexe contre de l'argent. Pourquoi te
plaindre ou vouloir briser son mariage ?
Awa : c'est simple comme bonjour. Il m'a traité
comme une moins que rien et le jour que je suis allée
le voir chez lui, sa femme m'a carrément claqué la
porte au nez.
Moi : tu t'attendais à quoi ? qu'elle te sourie? Tu sais
mieux que moi qu'une femme amoureuse ne joue pas
avec ce qui l'appartient. Je ne suis pas d'accord avec
toi sur ce que t'as envie de faire.
Awa : je n'ai encore rien dit.
Moi : je te sens déjà venir de loin dis je avec d'un air
suspicieux.
Awa : écoute moi d'abord.
Moi : vas-y alors mais quoi que tu dises, Je ne
t'aiderais pas à briser un ménage par simple soif de
vengeance de surcroît qui n'a même pas lieu d'être.
Awa : je suis allée consulter et on m'a dit que cette
femme aurait mis des trucs dans la maison pour qu'il
l'aime. J'ai juste envie de lui ouvrir les yeux là
dessus.
Moi : et en quoi puis je t'être utile ? D'ailleurs tu ne
devrais pas croire tout ce que les marabouts te disent.
Awa : malgré tout c'est un homme bien. Je ne peux
pas le laisser dormir avec le diable dans son lit
Moi : et ?
Awa : c'est là que j'aurais besoin de toi.

En tout cas quoi qu'elle dise, je refuse de l'aider à


faire souffrir une personne. Je crains déjà assez Dieu
pour ça.

Fatima

Lorsqu'il est rentré en vrac dans la chambre, j'ai


vraiment cru que mon coeur allait sortir de ma
poitrine.

Je ne l'ai jamais vu dans cet état. Son visage est


complètement déformé par la colère.

Pourquoi n'ai je pas supprimer ces messages ?


Pourquoi ?

Ibrahim (énervé) : tu as encore perdue ta langue ?


Moi (voix tremblante) : mais Karim et moi sommes
amis toi aussi. Comment peux tu penser le
contraire ?
Ibrahim : ami ? Plus ami que moi qui suis ton mari ?
Fatima dis moi ce qui ne va pas avec toi.
Moi : je te jure que je te dis la vérité. Comment peux
tu penser autre chose ?

J'ai l'impression que la maladie a disparu tellement


j'ai peur.

Ibrahim : pourquoi êtes vous si lié et le pire sans que


je ne sache ?
Moi : Ibrahim, pardonne moi si tu te fais de fausse
idée. Il est comme un frère pour moi et ça me fait mal
que tu puisses penser le contraire.

Il s'est attrapé la tête en poussant un juron. Ça me fait


hyper mal de l'avoir mis dans cet état. S'il se
comporte ainsi pour si peu qu'en sera t il lorsqu'il
découvrira ce que j'ai du mal à lui dire jusqu'à lors ?

Ibrahim : je suis sûr que je parle à une personne qui


est très sensée n'est ce pas ?

Je me suis contenté de hocher la tête en signe de


consentement.

Ibrahim : donc pour toi il n'y a pas de problème ?

J'avoue que là, Je suis perdue.

Moi : s'il y'a quelque chose de bizarre que tu as vu dis


le moi une bonne fois.
Ibrahim : ne me cache tu pas des choses ? Moi ami ne
sait il pas des choses que même moi qui suis ton
propre mari ignore ?

Je me suis contenté de baisser la tête. J'ai trop honte


de la manière dont j'ai agis.

Ibrahim : sais tu au moins que qui ne dit mot


consent ?
Moi : Ibrahim je..
Ibrahim : garde tes excuses pour toi. Fatima tu m'as
blessé. Énormément blessé. J'ai tout fait pour
changer. Être un homme meilleur parce que je me
disais que je ne te méritais pas. J'ai tellement vu en
toi la femme parfaite que je me suis aussi dis que
jamais toi et moi n'aurions des secrets. Si c'était une
autre peut être j'aurais cautionné mais pas toi. Pas toi
qui sait à quel point la complicité dans un couple
marié est importante. Pas toi qui sait mieux que
quiconque que se taire dans certaines situations peut
engendrer des catastrophes par la suite. Selon toi
comment devrais je réagir en sachant que ma femme
discute à mon insu avec mon ami ?

Avant même qu'il ne termine sa phrase, Les larmes


m'avaient déjà brouillées la vue.

Moi (pleurant) : ne parle pas comme ça stp. Pardonne


moi.
Ibrahim : je n'ai plus rien à rajouter.

Je n'ai pas eu le courage de me lever pour le retenir.

J'ai l'impression d'avoir gâté en une fraction de


seconde tous les efforts qu'on a entrepris pour réussir
dans notre couple. Que puis je faire pour me faire
pardonner ?

Après avoir pleuré longuement, je suis rentrée sous la


douche pour me débarbouiller. Je viens de briser le
peu de confiance qu'il y avait entre nous et je m'en
veux énormément.

******

Ça fait une semaine que Ibrahim ne m'adresse plus la


parole. Il ne mange même pas ce que je m'efforce à
préparer malgré mon état, et cela m'affecte deux fois.
Il se comporte comme si je n'existais pas et je n'ai que
mes deux yeux pour pleurer.

Je m'endors en pleurant et je me réveille en pleurant.


Je dépéris même à vue d'œil parce que je n'ai pas
d’appétit.

Il passe par Anta pour me dire tout ce qu'il veut me


dire. Si j'ai pris mes médicaments, si j'ai besoin de ci
ou de ça, c'est par elle qu'il passe.

Même quand je suis allée avant hier à l'hôpital parce


que je me sentais très faible, c'est elle qui m'a
accompagné.

Elle se contente juste de me dire de supporter et que


peu importe ce qui se passe actuellement, ça
S'arrangera.

Elle vient à peine de rentrer dans la chambre pour


voir si je me porte bien.

Anta : tu ne manque de rien ?

Je manque de tout. Je manque de mon homme, de son


sourire, son regard posé sur moi, de ses bras, sa
chaleur, je manque de mon mari. Ma moitié.
Moi : comment puis je continuer à supporter ça ? Il
ne me regarde plus. J'ai trop mal je te jure.

Actuellement je ne passe mon temps qu'à pleurer.


Que puis je faire d'autres d'ailleurs ?

Anta : oh ne pleure pas ma fille. Tu es déjà dans un


sale état, n'en rajoute pas.
Moi (pleurant) : je sais que je n'aurais pas dû être
aussi en contact que ça avec son ami mais Anta, tu
me connais assez pour savoir que je crains trop Dieu.
Jamais je n'aurais pu faire quelque chose qui pourrait
m'amenrry à perdre ma dignité.

Elle m'a demandé de me calmer et de tout lui


expliquer par la suite. C'est triste mais actuellement
j'ai plus confiance en elle, qu'en une autre personne.

Anta : il y'a de ces choses qu'il vaut mieux éviter dans


un couple et l'une d'entre elle, C'est de cacher des
choses à son conjoint. Lorsque quelque chose ne va
pas ou que quelque chose te tracasse, parlez-en. Être
un couple c'est savoir aussi se faire confiance
aveuglément. Savoir que notre compagnon est une
partie de nous donc tout ce qui nous touche, le touche
aussi. Lorsqu'on dit que la communication fait partis
des fondements même d'une relation, c'est la stricte
vérité. Regarde, si tu lui avais dit que tu parlais avec
son ami même si ça ne comptait pas autant à tes yeux
est ce que tout ceci devait arriver ? Tu as mal agi
mais je pense que tu le sais déjà. Pourquoi te confier
à son ami et le laisser, lui qui est ton mari ?

Moi même je ne saurais répondre.

Anta : il a été blessé dans son égo. Il te suffit juste


d'inverser les rôles pour comprendre. Ce qui lui fait le
plus souffrir c'est de se dire qu'au lieu de voir en lui
ton confident, tu vas chercher du réconfort ailleurs. Il
a mal de constater que sa femme ne sache pas le
valoriser comme il se doit. Tu as fait croire à ton mari
que son ami compte plus pour toi.
Moi (choqué) : mais c'est faux.
Anta : c'est ce doute qui plane maintenant dans sa
tête. Lorsqu'on est mal, est ce qu'on ne se confit pas à
une personne de confiance ?

Je n'ai pas eu besoin de répondre parce que je sais


exactement là où elle voulait en venir. Oui, j'ai
vraiment merdé.

Moi : que puis je faire pour me racheter ? Je ne


supporte pas son silence. Je préfère même ses cris à
son silence.
Anta : t'excuser encore et par la suite lui dire toute la
vérité. Il ne doit plus avoir aucun secret je dis bien
aucun secret entre vous car si vous vous réconcilier
maintenant et qu'il découvre après que tu lui a mentis
sur autre chose, crois moi que tu vas en baver deux
fois plus. Je connais ton mari comme si je l'avais fait.
Il peut être dure et orgueilleux, mais il est bon. Joue
sur les détails pour te faire pardonner. Comment l'as
tu eu la première fois ?
Moi : Heu.. J'ai essayé de changer et..
Anta : tu sais très bien de quoi je parle. Fait lui perdre
la tête avec tes artilleries. Chauffe le sans le toucher.
Torture le sans lui adresser le moindre regard. Au
moment auquel il baissera sa garde, sors lui le grand
jeu.
Moi : mais il ne me regarde même pas.
Anta : c'est un secret et que ça reste entre nous. Il
peut m'appeler plus de cinq fois pour demander après
toi. C'est juste son orgueil qui le pousse à se montrer
indifférent et sur ce point il a raison et c'est toi qui a
tort. Tu n'aurais pas dû être audsi en contact avec
l'autre et je te conseil même d'arrêter les SMS.
Moi : merci beaucoup. T'es comme une mère pour
moi.
Anta : bien sûr que j'en suis. Je vois en toi la fille que
je n'ai jamais eu et je suis contente de pouvoir te
venir en aide. Applique mes conseils et tu verras qu'il
te pardonnera.
Moi : merci.

Lorsqu'elle est partie, Je suis rentrée sous la douche


pour faire mes ablutions et prier pour demander à
Dieu de me pardonner pour ces secrets et de m'aider
avec lui.

Le seul hic c'est comment puis je lui avouer pour son


père ? Par où devrais je commencer ? Ne me dites pas
par le début car je ne suis au courant que de ce qui
s'est passé à partir du milieu.

******

Même si je me sens faible, j'essaye d'appliquer les


conseils de Anta. Il me trouve toujours dans des
tenues osées.

j'essaye de le faire parler en lui demandant s'il ne


manque de rien. Même s'il me répond pas des “non” ,
“non” et encore non, Je ne me décourage pas bien
que ce soit difficile pour moi.

Je m'arrange à passer devant lui en petite culotte


lorsqu'il regarde la télé, je fais tomber des choses
pour me courber de telle sorte qu'il voit tout ce qu'il
y'a à voir.

Là je suis assise en face de lui, dégustant ma glace. Je


suis entrain de réfléchir à la manière dont je devrais
lui parler.
Je me suis levée de là où j'étais assise pour m'asseoir
à côté de lui.

Moi : tu es sûre que tu ne veux pas goûter, c'est hyper


bon je t'assure.
Ibrahim : non !
Moi : je peux te servir si tu veux. J'en ai beaucoup
acheté.
Ibrahim (ton dur) : est ce trop te demander de me
foutre la paix ?

Il a voulu se lever mais je l'ai retenu par le bras tout


en soutenant son regard.

Moi : oui, c'est trop me demander de me passer de


mon oxygène. C'est trop me demander de laisser
encore ces quelques secondes passer au lieu que je
meurs d'envie que tu me fasses l'amour. C'est trop me
demander de me coucher encore cette nuit en sachant
que tu es toujours fâché après moi.

Je me suis levée pour me mettre en face de lui.

Moi : si je savais qu’être en contact avec lui t'aurais


autant fait souffrir, Je jure que je ne l'aurais jamais
fais mais vois tu, je le considère comme mon frère.
J'ai mis cela en avant en oubliant que c'était ton ami.
Je parlais avec lui sans arrière pensée. Il y'a des
petites choses sur lesquelles on n’aimerait pas vous
fatiguer. Tu t'occupes de moi, fait en sorte que je ne
manque de rien. Je suis épanouie sur tous les plans.
Pourquoi m'en vouloir d'alléger les poids sur tes
épaules ? Je n'ai jamais voulu te faire du mal et je
m'excuse pour ça mais comme tu as vu, nos
conversations ne tournait sur rien de concret.
Concernant le sacrifice, c'était un mauvais rêve que
j'avais fait et je ne voulais pas t'inquiéter. Me
reprochera tu aussi le fait de vouloir me soucier de toi
? Il m'a demandé d'enlever quelques trucs et rien
d'autres. N'oublie pas que Dieu élève le degré de
celui qui pardonne. Pardonne moi pour ce que je t'ai
fait. Pardonne moi de t'avoir déçu. Je n'ai jamais
voulu mettre en jeu la confiance qui existe entre nous.
Je t'aime comme jamais je n'ai aimé. Comment peux
tu penser une seconde qu'une autre personne occupe
ta place ? Pardonne moi Ibrahim. Pardonne moi
comme tu aimerais être pardonner.

Il est resté un moment sans parler. Le moment le plus


long de ma vie. On se regarde sans rien faire d'autres.
L'air s'est soudainement transformer. J'ai envie de le
sentir, mais mon coeur bat tellement que je ne peux
pas bouger ne fus ce que le petit doigt.

Ibrahim : même si l'orteil te fais mal ne va pas voir x


ou y. Parles moi de ça. Même si une guêpe te pique,
parle moi de ça. Parles moi des choses les plus
anodins de ta vie. Pour toi ça peut peut être paraître
bizarre mais moi j'accorde une grande importance à
cela. Tu m'as changé Fatima. Tu as fait de moi un
homme meilleur, ne me fait pas de mal. Je t'ai laissé
mon coeur dans le creux de ta pomme, ne le brise pas
avec des secrets ou autre.
Moi : j'ai compris.
Ibrahim (m’embrassant) : tu deviens de plus en plus
coquine.
Moi (tentant de le stopper) : il y'a une chose sur
laquelle on doit parler et c'est assez important.
Ibrahim (me soulevant) : pas avant d'avoir éteint cette
braise que tu viens d'allumer.

Je crois que le moment de révélation sera reporté. Je


ne peux plus réfléchir convenablement parce que je
meurs d'envie de mon homme…
Chapitre 30

« Lorsque tu es éprouvé et que tu ne vois pas de fin à


tes tourments, souviens-toi toujours que ton créateur
est attribué de sagesse et qu’il ne t’éprouvera jamais
par quelque chose que tu ne peux surmonter »

Boubah

Je suis toujours sous le choc face aux révélations de


Mounas. Je savais pourtant que c’était le cas mais le
fait qu’elle me l’ait confirmé m’a quand même fait
plus mal que ce que je croyais.

Je n’ai jamais réussit à faire semblant dans ma vie.


Ça peut peut-être être une qualité ou un défaut, je
n’en sais rien. Seulement il en est que lorsque
quelque chose ne me plait pas, je ne peux pas ne pas
le montrer.

Si j’ai demandé à partir c’était pour pouvoir réfléchir.


J’avais besoin d’être seul et pour ça, je me suis rendu
à la plage la plus proche. Je n’aurais pas toujours
Ibrahim à côté de moi pour me dire ce que je dois ou
ne dois pas faire.

Je dois prendre une décision qui impactera soit de


façon positif ou négatif dans ma vie et j’avoue que je
suis énormément perdu. Que faire ? Lui donner une
seconde chance ? Devrais-je suivre les conseils
d’Ibrahim et essayer de nous laisser une chance ?
Depuis mon dernier échec en amour, je n’ai plus
voulu me rouvrir à une femme. J’évite de souffrir et
je ne sais pas si je pourrais encore supporter une telle
douleur surtout émanant d’une femme au passé assez
douteux.

Je ne suis pas un saint et je le sais mais là, il s’agit de


mon avenir, de celle qui élèvera mes enfants, de
l’éducation qu’elle inculpera à mes enfants. Pourrais-
je lui faire entièrement confiance ?

Que faire mon Dieu ? Miser le tout pour le tout ? Je


sais que rien n’arrive sans rien. Mais comment me
comporterais-je lorsque maman décidera de lui mener
la vie dure ? Lorsqu’elle m’obligera à épouser cette
fille ?

Je ne compte pas être polygame si jeune. Je ne veux


pas bousiller ma vie pour les caprices de maman. Si
j’envisage cela avec mounas c’est parce qu’elle porte
mon enfant.

Devrais je me jeté dans le vide ? Devrais-je faire fi de


tout ce qui a bien pu se passer entre nous et repartir
sur de nouvelle base ? À la base Mounas me plait.
C’est vrai que je n’ai jamais envisagé une quelconque
relation, mais elle me plait énormément.

C’est une fille qui peut se montrer drôle quand elle le


veut. Elle a toujours été posée avec moi et elle a
commencé à me manquer de respect qu’après avoir
su qu’elle était enceinte de moi.

Je suis entrain de regarder les vagues défilés sous


mes yeux et je n’ai qu’une seule envie, me jeter et
rester sous l’eau pour essayer de fuir ce train train
quotidien qui devient à la limite infernal. J’ai dû
prendre une semaine de congé pour pouvoir réfléchir
correctement à ce que je dois faire et là, je perds à la
limite la tête.

***

Je suis remonté dans la voiture pour en prendre la


direction de chez Mounas. Je crois que si je ne tente
pas le tout pour le tout, je n’aurais jamais l’esprit
posé.

Je me dis que tout comme moi, elle doit être aussi


énormément perdu et si je ne mets pas carte sur table
pour pouvoir éclaircir cette situation, on avancera
jamais.

Lorsque je suis arrivé, j’ai respiré un grand coup


avant de cogner à la porte. Quelques secondes se sont
écoulées avant que la porte ne s’ouvre sur, Awa ?
Awa ? La awa d’Ibrahim ? Petite sœur de Karim ?

Awa : oh beau goss, comment tu vas ?


Moi (perdue) : heu.. je vais bien et toi ?

Depuis quand ces deux là sont amies ?

Awa : ça va Dieu merci. Rentre ! Mounas est sous la


douche.
Moi : ça fait plaisir de te voir. Comment va Karim ?
Awa : il va bien Dieu merci et le boulot ?
Moi : je m’accroche du mieux que je peux.

Qu’est ce qu’elle fait ici ? Ça n’augure rien de bon.

Je l’ai laissé au salon pour me rendre dans la


chambre. Mounas est sortit de la douche, recouverte
d’une petite serviette. Elle a semblée très étonnée de
me voir allongé dans le lit.
Mounas : Boubah ?
Moi : je t’attends dans la chambre à côté. J’aimerais
te parlé.
Mounas : ok !

La voir dans cette tenue me trouble énormément .


Depuis qu’elle est enceinte, elle a pris du volume et
elle est franchement deux fois plus séduisante. Oui
oui, maintenant qu’elle ne m’énerve plus trop je peux
faire ce constat là. Je vous vois déjà venir hein.

J’ai toujours dis qu’elle est impolie. Insolente, et tout


mais je ne l’ai jamais traité de moche loin de là. C’est
une très belle femme bien qu’elle peut se changer en
une véritable diablesse quand elle le veut.

Elle est venue me rejoindre quelques minutes après


dans une robe tellement large que même moi je
pourrais rentrer à l’intérieur. Si c’était pour ôter de
ma tête son image en serviette, c’est réussit.

Mounas : tu n’as pas vu Awa au salon ?


Moi : si mais j’avais besoin de te parler en tête à tête.
Je ne savais pas aussi que vous étiez amies.
Mounas : on se connait depuis deux ans déjà.
Moi : ah ok !

Je ne sais pas si je dois le dire à Ibrahim mais bon je


suppose que ça ne le regarde pas et que mounas sait
ce qu’elle fait.

Mounas : je te sers quelque chose ?


Moi : tu avais dis que tu devais préparer pour moi
n’est ce pas ? J’espère que tu as préparé le diner.
Mounas : heu.. Je ne savais pas que tu devais revenir
donc..
Moi : je t’embête juste. Déstresse.
Elle m’a esquissé un sourire avant de détourner son
regard.

Moi : je suis désolé d’être partit tout à l’heure mais


j’avais besoin de réfléchir parce que là, c’est de notre
avenir dont il est question et je ne veux pas qu’on le
bousille. Un divorce est toujours un échec pour les
deux parties peu importe celui qui a le plus souffert et
je ne veux pas qu’on en arrive là.
Mounas : crois moi que je suis vraiment désolée pour
ce qui d’est passé entre nous.
Moi : je ne suis pas saint non plus. On m’a toujours
traité de con et de sans cœur, chose que j’assume
jusqu’ à aujourd’hui parce que je n’ai pas voulu
laisser à une femme le soin de me faire encore du
mal. Seulement comme je dis, personne ne peut aller
à l’encontre de son destin. On a fauté tous les deux et
on n’avait pas prévu que tu tomberais enceinte.
Comme c’est venu comme ça on est obligés de s’y
conformer. Je ne veux pas souffrir et je suppose que
c’est aussi ton cas. Si je suis revenu, c’est pour te
demander si tu acceptes qu’on reparte sur de nouvelle
base. Pas de tricherie ni de mensonge entre nous. Tu
es appelé à être ma femme et moi je suis appelé à être
ton mari. Je sais qu’on est tous les deux très têtue
quand on le veut, mais je me dis qu’on est aussi assez
mature pour pouvoir vivre ensemble sans trop de
prise de tête. Il suffira juste que j’évite de te faire ou
de dire des choses que je n’aimerais pas que tu me
fasses. Maintenant, si tu es d’accord, je veux qu’on
remette le compteur à zéro et qu’on reparte sur de
nouvelle base mais stp, si je me donne à fond, ne me
déçois pas. Si je te fais quelque chose de mal, ne le
garde surtout pas pour toi. Parle-moi, car la base
d’une relation c’est la communication. Je dirais que
c’est le fondement même. Je sais que j’ai un très sale
caractère mais il peut m’arriver de me montrer gentil.
Je ne suis pas une mauvaise personne, j’ai juste un
mauvais comportement et je tiens ça de maman. Je
ferais tout pour changer là-dessus. J’aimerais qu’on
soit toujours sincère l’un envers l’autre donc si je
dois connaitre autre chose déjà, mieux vaut que ce
soit maintenant.

Elle est restée silencieuse un long moment avant de


reprendre la parole.

Mounas : j’accepte de repartir sur de nouvelle base


seulement, il ya quelque chose qui m’intrigue.
Moi (étonné) : quoi ?
Mounas : ta mère ne m’aime pas et ce n’est pas un
secret vu qu’elle m’a pratiquement insulté et traiter à
la limite de pute.
Moi : je suis désolé
Mounas : non, ça ne me touche pas autant que ça.
Seulement, je ne veux pas vivre dans la maison
familiale de ton père. J’ai vu ma mère souffrir et se
faire maltraiter par mes belles mères, je ne veux pas
que mes enfants vivent ce que j’ai vécu.

Elle a laissée échapper une larme qui m’a


énormément touché. Je n’ai pas le droit de la toucher
parce qu’elle n’est pas encore ma femme mais je n’ai
pas pu m’empêcher de la prendre dans mes bras.

Moi : tu ne souffriras pas. On continuera à vivre ici,


ne t’inquiète pas.
Mounas : ok ! Merci de me redonner cette seconde
chance. Je ferais tout pour ne pas te décevoir.
Moi : moi aussi. Que Dieu nous accompagne.

Je ne sais pas si j’ai pris la bonne décision mais


comme on dit, qui ne tente rien n’à rien. Rien n’est
facile dans la vie. Tout réside dans la volonté de
vouloir changer.
Ibrahim

J’ai passé un merveilleux moment avec elle. Nous


sommes sous la couette actuellement, entrain de
parler de tout et de rien. Je passe mon temps à poser
ma main sur son bas ventre.

Bien vrai que ce soit tôt, je ne peux pas décrire la joie


qui m’a animé quand j’ai su qu’elle était enceinte et
qu’un bout de nous poussait en elle. J’ai même prévu
faire des rakas (unité de prière) pour remercier tout
d’abord Dieu, ensuite lui demander de nous protéger.

N’empêche, il ya toujours une question qui est resté


en suspens dans ma tête que je n’ai pas pu poser à
cause du désir qui m’aveuglait. Maintenant que j’ai
repris mes idées et qu’elle m’a complètement vidé, je
peux lui demander.

Moi : mon bébé?


Fatima : oui ?
Moi : pourquoi était tu si distante avec moi de la
sorte ? Qu’est ce qui te tracassait ? Je me suis énervé
après toi à cause des messages que tu échangeais
avec Karim mais ça n’explique en rien ton
comportement avant cela.

Elle a enroulé le drap autour de sa poitrine juteuse


avant de s’asseoir dans le lit en croisant ses jambes.

Fatima : tu as raison. Ça n’à rien avoir avec ça.


Moi : qu’est ce qui se passe alors ? Tu as un
problème ? J’ai constaté que c’était après ton retour
de chez ta mère.

Elle s’est passé les mains sur le visage avant de


pousser un soupir.
Fatima : ne te fâche pas après moi stp. Si j’ai mis du
temps pour t’en parler, c’est parce que je cherchais le
bon moment mais je me rends compte qu’il n’y aura
jamais de bon moment.

J’avoue que je commence à avoir peur.

Moi : qu’est ce qui se passe ? Dis-je inquiet. Le bon


moment pour me parler de quoi ?
Fatima : de ton père as t elle finit par lâcher après un
long moment.
Moi (surpris) : papa ? Il lui est arrivé quelque chose ?
Fatima : non non rien du tout. Ne panique pas.
Moi : quoi alors ? Parle au lieu de me laisser dans cet
état.
Fatima : pardonne-moi.
Moi (paniquant) : mais de quoi ?

Lorsqu’elle a commencée à m’expliquer, j’ai crû tout


d’abord que c’était une blague. Mais elle avait
tellement l’air sérieuse, que durant tout son
monologue j’ai été traversé par différent sentiments.
Haine, colère, surprise, dégoût et j’en passe pour le
reste. Mais au final, j’avais tellement mal que je suis
resté figé sans pouvoir réfléchir correctement.

Si j’ai bien compris, si mes oreilles ne m’ont pas


trompés, ma femme m’a dit que sa mère sortait avec
mon père et que ce dernier veut se venger d’elle
raison pour laquelle il a tenu coûte que coûte à ce que
je la marie.

Il planifie de la violé tout simplement pour se venger


de sa mère qui lui a fait du mal et qu’elle l’a
découvert ça fait deux semaines c’est la raison pour
laquelle elle se comportait si étrangement ? Est ce
ça ?
Fatima : stp Ibrahim, parle-moi.

J’ai l’impression que sa voix résonne comme un écho


dans mes oreilles. Actuellement, je ne peux pas
répondre. Même si je le veux, ma langue pèse trop
dans ma bouche.

Mon cerveau n’a toujours pas assimilé tout ce qu’elle


m’a dit. Non, je dirais plutôt que mon cerveau a
rejeté automatiquement tout ce qu’elle a dit. Je ne
comprends rien du tout.

Fatima : Ibrahim ?

Je l’ai regardé comme si je n’avais pas affaire à ma


femme. Je l’ai regardé comme si j’avais affaire à une
inconnue que je venais à peine de rencontrer. Je ne
sais pas. Je ne sais pas pourquoi mon cerveau fait un
blocage.

Fatima : je t’en supplie Ibrahim, parle moi. Ne reste


pas comme ça.

C’est lorsqu’elle m’a bousculé que je suis sorti de ma


bulle.

Moi : ta mère t’a vendu ? Mon père veut te violer ?


Mais pourquoi ? Fatima pourquoi ?

Je ne me rappel pas avoir ressentis pareille douleur.


Même la mort de ma mère ne m’a pas causé autant de
douleur malgré que j’en aie énormément souffert.

Oui, j’ai craqué. J’ai craqué en pleurant dans les bras


de ma femme qui se contente de me serrer en silence.
Je pleure dans ses bras comme si c’était elle qui
m’avait donné la vie. Elle me berce comme une mère
bercerait son enfant.

Je ne comprends pas mon Dieu, qu’est ce qui se


passe ? Pourquoi ? Pourquoi bousiller ma vie en une
fraction de seconde ? Qu’ai-je fait à cet homme ?
Qu’est ce que Fatima a fait à sa mère pour se
retrouver si ignoblement vendu ? Comment as t elle
fait pour garder le silence là-dessus ?

Moi (me calmant) : je suis désolé.


Fatima : non ibrahim, tu n’as pas à l’être. Tu n’as pas
à être désolé. Nous sommes tous les deux des
victimes de nos parents mais c’est Dieu qui en a
voulu ainsi.
Moi : pourquoi as-tu gardé ça pour toi ?
Fatima : j’avais peur de t’éloigner de ton père. Peur
de détruire ce qui vous unissait.
Moi : mais Fatima, mon père ne m’a jamais considéré
comme son enfant. Il a toujours été injuste avec moi.
Il préférait favoriser d’autres enfants que moi. Je
pleurais souvent en silence à causede son
comportement vis-à-vis de moi. Je me demandais,
mais qu’ai-je fait ? Pourquoi cet homme me déteste ?
Est-ce mon père ? Regarde, regarde ce qui me tombe
dessus ? Je me suis dis qu’il voulait peut être que je
sois heureux, raison pour laquelle il a insisté pour
qu’on se marie mais au lieu de ça, je découvre que
c’est par simple soif de vengeance. Qu’aurais tu
briser ? Fatima il n’y a rien à brisé. Pardonne-moi de
t’avoir fait vivre dans cette maison.
Fatima : Dieu nous a montré ce qu’on complotait
contre nous. Pour moi c’est une chance qu’on a eu
ibrahim. Imagine-toi une seconde que tous ces plans
voyaient le jour ? Imagine toi que..

Le reste de sa phrase s’est perdu dans ses larmes.


Moi : ne te mets pas dans cet état. On s’en sortira.
Dieu est grand, on s’en sortira.
Fatima : promets moi de ne jamais m’abandonner. Je
ne pourrais pas vivre sans toi.
Moi : jamais. Je suis là et je resterai toujours là pour
toi. Dieu ne nous abandonnera pas.

Nous sommes restés l’un dans les bras de l’autre en


silence. Dès fois le silence parle plus que les mots et
au point où on en est, je crois qu’on se comprend.
Comment pourrais je vivre sans elle à mes côtés ?

Cette peur qu’elle ressent, je la ressens aussi. J’ai


énormément peur de notre avenir parce que je ne
savais pas que cet homme pouvait se montrer si
ignoble envers des innocents. Ne craint il pas Dieu ?

J’ai voulu décrocher mon combiné pour l’appeler et


lui dire que je sais tout, mais je crois que ce serait
trop bête de ma part. Ce serait trop con d’agir sous la
colère au risque de regretter amèrement.

Lorsqu’elle s’est endormie dans mes bras, je l’ai bien


recouverte avant d’enfiler une culotte et me rendre
sur la terrasse de la chambre. Je n’ai pas sommeil et
je ne crois pas avoir la force de dormir avec ce que
j’ai appris.

J’ai tellement mal. J’ai tellement mal. J’en viens


toujours à me demandé, que lui ai-je fait ? Que lui ai-
je fait ? Quel est ce pacte que ma belle mère et papa
on noués ? Quel est ce passé qui les lient autant ? Je
me dois de le découvrir. Rien que pour le bien de ma
femme et de mon enfant, je me dois de le découvrir.

J’ai besoin de savoir et de comprendre pourquoi veut-


il s’en prendre à nous ? À moi ? Pourquoi me donner
une femme pour ensuite vouloir en abuser ? Mais
qu’est ce qui ne va pas ?

Suis-je maudit ? Suis-je maudit pour avoir un tel


père ? Je ne sais pas quoi faire ni comment agir mais
une chose est sûre, je ne le laisserais jamais allé au
bout de ces idées et peu importe ce qu’il a derrière la
tête, je ne le laisserais jamais faire. Jamais il ne
constituera un frein à mon ménage et dès demain, je
déménagerais. Que Dieu nous aide dans ce combat.
Fatima ne mérite pas ce qui est entrain de lui arriver
et je me dresserais sur le passage de quiconque osera
s’attaquer à elle………………..

SECRET DE FAMILLE
Chapitre 31

« La valeur d’un homme ne se mesure pas à son


argent, son statut social, ses possessions, ses muscles
ou ses vêtements coûteux. Sa valeur se mesure par sa
personnalité, sa fidélité, son courage, son
indépendance, sa capacité à aimer, sa maturité, sa foi,
sa droiture et le plus important par sa crainte
d’Allah »

Mounas

Je n’arrive pas à le croire. J’ai l’impression de planer


tellement je suis contente. Dieu a enfin entendu mes
prières en touchant le cœur de cet homme que j’aime.

Lorsqu’il m’a dit qu’il voulait qu’on essaye, j’ai crû


qu’il blaguait mais l’intensité de son regard était
autre. Comment ne puis je pas remercié mon
créateur ?

N’empêche je m’en veux parce que je n’ai pas été


totalement sincère avec lui et je ne sais pas trop ce
que je devrais faire. C’est vrai que j’ai voulu le piéger
mais la vie ne m’a-t-elle pas assez fait payer pour
ça ?

Je fais tout pour changer et devenir quelqu’un de


meilleur même si c’est pour mon enfant alors que
dois-je faire ? Me taire ou Le lui dire et prendre
encore le risque de le perdre ?

Je crois que non. En comparant ces deux là, le choix


est déjà vite fait. Je l’aime et maintenant qu’il veut
bien essayer, il est hors de question pour moi de
remettre cela sur le tapis.

On a tous eu à commettre des erreurs dans notre vie.


Ce n’est pas ce qui fait de nous de mauvaise
personne. C’est dans la volonté de devenir quelqu’un
de meilleur et délaisser son passé qu’on peut dire
qu’Untel est bien ou pas.

Y en a qui persiste dans la mauvaise voie. D’autres,


voyant qu’ils sont entrain de s’enfoncer, préfère
dévier et je fais partis de ceux là. Non pas que je me
cherche des raisons, mais je vis une situation assez
difficile pour en rajouter.

J’ai crû qu’il allait rester pour diner mais finalement


il est rentré soit disant que ce n’est pas intéressant
qu’on passe trop de temps ensemble surtout qu’on
n’est même pas encore fiancé.

Je suppose qu’il veut parler des tentations vu que la


religion interdit qu’un homme et une femme se
retrouve seuls dans une pièce.

Awa : mais c’est quoi ce sourire qui illumine ton


visage ?

Ça se voit autant que ça que je suis heureuse ?

Moi : eh bien, je te présente officiellement madame


Diallo.

Elle s’est levée pour sautiller avec moi comme une


folle.

Awa : je suis trop ravie pour toi. Tu mérite vraiment


d’être heureuse.
Moi : je ne m’y attendais vraiment pas. Quand il me
l’a dit, je voulais sauter sur lui et l’embrasser mais je
me suis rappelé que de mauvaise chose pouvait se
passer surtout avec le regard qu’il m’a lancé quand je
suis sortie de la douche. On aurait dit un prédateur
prêt à sauter sur sa proie.
Awa : non mais la grossesse te va hyper bien je
t’assure. Tu es devenue deux fois plus belle et
séduisante.
Moi : je te dis que j’étais même obligée de mettre une
tenue de grand-mère. Mais awa, j’ai énormément
peur.
Awa (étonné) : de quoi ? Depuis quand tu as peur
toi ?
Moi : déjà sa mère ne m’aime pas. En plus je ne lui ai
pas dit qu’au début je voulais le piéger.
Awa : et puis quoi encore ? Si c’est pour sa mère, on
va la gérer ne t’inquiète surtout pas. Tu as juste
besoin de te protéger et de ne pas te laisser faire.
Maintenant qui n’a jamais eu de secret dans sa vie ?
Si tu lui dis ça, c’est à tes risques et périls. Tu as
chopé le gros lot, contente toi de cela et surtout rends
le fou amoureux de toi comme tu sais si bien le faire.
Il ne doit respirer que par ton nom. Une fois le
mariage scellé, tu chauffe bien ce mec au lit. Tu sais
que c’est là-bas le début de toute chose.

Ça me rappelle les débuts de Fatima. En pensant à


elle, elle me manque énormément.

Moi (rigolant) : j’avais une amie hyper coincée mais


avec mes conseils, elle est devenue pire que moi.
Awa : voilà. Avec toi comme coach, on est sûre de
parvenir à nos fins.
Moi : en tout cas on compte vivre ici. Je lui ai dit
qu’il était hors de question pour moi de vivre chez sa
mère. Comme il a envie qu’on essaye, je dois me
revêtir de ma tenue de femme douce, soumise et polie
mais surtout de la belle fille exemplaire. Son père ne
m’a jamais jugée bien au contraire. Je vais faire en
sorte de remonter encore dans son estime. Comme ça
au moins j’aurais déjà deux personnes qui pourront
toujours me soutenir en cas de conflit avec cette
femme.
Awa : ça c’est ma copine. Non pas que je ne suis pas
heureuse pour toi, mais moi aussi tu dois m’aider
avec ce que je t’ai dit.
Moi : il va falloir que tu me laisses réfléchir. Si ce
que tu dis est vrai, on va juste faire en sorte que son
mari le sache sans plus.
Awa : ok !

****

Je me suis réveillée très en forme le lendemain du


jour. Ça faisait longtemps que je ne m’étais pas sentie
si heureuse et en paix avec moi-même. Quand on dit
que l’amour donne des ailes, c’est la vérité. Je plane
sans pour autant décoller mes pieds du sol.

Cependant j’ai passé toute ma nuit à réfléchir sur ma


situation actuelle avec ma belle mère. Comme je
l’avais déjà dit, je compte me protéger en cas de. On
connait tous les réalités africaines.

Malheureusement le maraboutage est de plus en plus


répandue. J’arrive à penser que certaines personnes
oublient qu’un jour ils vont mourir et qu’ils devront
rendre compte de ce qu’ils font.

Même si j’étais dévergondé, je n’ai jamais eu à


recours à ce genre de pratique pour arriver à mes fins.
Je faisais tout simplement preuve de finesse en
mettant mes atouts en avant et ça marchait à tous les
coups.
Seulement là, la situation oblige. Il ya plusieurs
choses qu’on néglige comme le fait de s’armer
jusqu’aux dents avant d’entreprendre quoi que ce
soit. Des ennemis on en aura toujours et toujours.

Si on se repose sur nos lauriers en se disant que


comme on ne fait pas de mal, on ne nous en fera pas,
c’est se mentir à sois même. Il n’y a aucun mal à se
protéger. Aucun mal à demander à Dieu ne nous
aider.

Si la prière seulement était suffisante, Dieu n’aurait


pas mis des versets tout simplement pour assurer
notre protection. Avoir la foi en Dieu revient aussi à
se rendre compte que la vie est une lutte continuelle.

Loin de moi l’idée de soutenir que ce sont les


marabouts qui peuvent nous aider, non. Je pense
avoir déjà dit qu’utiliser le coran pour se faire un
médicament contre le mauvais œil ou quelque chose
du genre n’est en rien une forme d’association.

J’ai décidée d’aller rendre visite à Fatima parce que


ça fait longtemps que je ne l’ai même pas eu au
téléphone. Je lui dois des excuses et je pense que la
meilleure des manières c’est de me déplacer.

J’ai dû envoyer un message à Boubah pour le


prévenir de cela. Ne vous méprenez pas sur moi. Je
suis juste entrain de sortir ma carte de bonne femme.
Je ne suis plus dans le temps de la guerre. Comme on
dit, faites l’amour, pas la guerre!

Je suis arrivée chez elle vers 12h. J’ai rencontré Anta


leurs ménagères qui m’a rassurée qu’elle est chez
elle.
J’ai cogné pendant quelques secondes avant qu’elle
ne m’ouvre la porte.

Moi : salam !
Fatima : Mounas ? Mais ça fait longtemps.
Waleykoum salam. Rentre !

J’ai mal aux yeux ou bien elle a dépérit en l’espace


de quelques semaines ?

Moi : tu étais malade ? Tu as maigris dis je en


m’asseyant.
Fatima : oui, ces derniers temps ce n’est pas trop la
forme.
Moi : tu es allé consulter j’espère.
Fatima : rien de grave, ne t’inquiète pas. Je te sers
quelque chose ?
Moi : non c’est bon.
Fatima : toi tu m’as l’air bien en forme. Comment va
Boubah ?
Moi : il va bien.
Fatima : j’espère que vous vous entendez déjà.
Moi : oui ne t’inquiète pas. J’ai décidée de suivre tes
conseils.
Fatima : je suis contente. Que le bon Dieu nous
assiste.
Moi : Amine ! En parlant de ça, je suis venue pour te
présenter mes excuses. Tu voulais m’aider et je t’ai
mal parlé comme si tu étais la responsable de mes
problèmes.
Fatima : je te comprends. Ne t’inquiète surtout pas.
C’est pour ça j’ai décidée d’être silencieuse. Je savais
que tu avais besoin de temps et que tôt ou tard t’allais
revenir de ton plein gré.
Moi : merci mais tu es sûre que tu vas bien ?
J’insiste là-dessus parce que j’ai l’impression qu’elle
est assez différente que d’habitude. J’espère qu’elle
n’a pas de soucis avec son mari.

Fatima : je vais bien ne t’inquiète surtout pas. Au fait,


comme Dieu t’a fait venir jusqu’ici, je profite de
l’occasion pour te dire que je compte déménager dès
demain ou ce soir je ne sais pas encore. Ça dépend du
service de déménagement.
Moi (étonnée) : déménager ? Mais pourquoi ?
Fatima : on a décidés de se détacher de la famille et
voler de nos propres ailes.

J’avoue que ça m’étonne étant donner qu’ils ont un


appartement rien qu’à eux.

Moi : tu es sûre que tu me dis tout ?


Fatima : la vie est compliqué ma belle mais ça ira.

Comme elle ne veut pas parler, je ne compte pas


insister.

Moi : je vais m’en aller. J’ai un rendez vous avec une


amie qui doit sûrement m’attendre.
Fatima : tu ne déjeune pas avant ?
Moi : je viendrais demain pour qu’on passe la
journée.

Awa et moi avions décidées de nous rendre chez un


marabout pour commencer à faire déjà des
protections pour moi. Comme ont dit, il faut battre le
fer quand il est chaud.

Papa Abdel
Je suis rentré hyper épuisé hier soir. Mon voyage ne
s’est pas passé comme je le voulais et ça me mets
hors de moi.

Je m’étais rendu dans une des régions pour voir une


personne qui était censé me rembourser mon argent
mais au lieu de ça, il a passé son temps à me faire
mariner.

Ça m’énerve énormément d’autant plus que j’en


avais vraiment besoin. Maintenant je suis obligé de
patienter avant de mettre en place mon plan comme
prévu et le temps n’est en rien mon allié.

J’étais entrain de regarder la télé, lorsque j’ai reçu la


visite de mon cher fils. Je pensais qu’il devait être au
boulot à cette heure.

Ibrahim : salam papa !


Moi : salam ! Je pensais que tu serais au boulot à
cette heure.
Ibrahim : quand Anta m’a dit que tu étais rentré tôt ce
matin, je voulais passer te saluer d’autant plus que
c’est l’heure de la pose.
Moi : ok ! Comment va Fatima ?
Ibrahim : elle va bien par la grâce de Dieu.

Pourquoi ai-je l’impression qu’il me cache quelque


chose ?

Moi : tu es sûr que c’est pour me saluer que tu es


venu ? Tu m’as l’air bien tendu.
Ibrahim : je voulais aussi te dire que je compte
déménager dès demain matin. J’ai déjà payé la
maison en question.

Déména quoi ? Déménager ?


Moi : pourquoi déménager ? Dis-je surpris.
Ibrahim : je ne vais pas continuer à vivre chez mes
parents surtout à mon âge. Je suis appelé à fonder ma
famille et j’aimerais voler de mes propres ailes.
Moi : j’avoue que je ne comprends pas bien d’autant
plus que j’ai tenu à ce que vous soyez dans l’intimité
totale. Quoi, maintenant que la vie te réussit, tu veux
abandonner l’homme qui t’as nourrit ?

S’il déménage, ça risquerait de tout compromettre.

Ibrahim : je suis déjà un homme et moi aussi je veux


apprendre à géré la famille que Dieu me donnera. Tu
as toujours tenu à ce que je ne manque de rien et je
t’en serais reconnaissant mais il est grand temps pour
moi de gérer ma vie comme je l’entends.
Moi : voilà le problème de la nouvelle génération.
Vous n’avez plus aucune considération pour vos
parents. Une fois que vous gagner bien votre vie,
vous nous tourné le dos. Tu es ingrat.
Ibrahim : mais en quoi le fait de vouloir me détacher
et voler de mes propres ailes fait de moi un ingrat ?
Tu devrais être fière de voir que ton fils sait
désormais se débrouiller grâce aux conseils que tu lui
as donnés.

Non mais il se fou de moi ou quoi ? Je dois toujours


avoir un œil sur eux et s’il déménage, ça ne me
facilitera pas les choses.

Moi : bon vent alors !


Ibrahim : merci.

Je sais que cette idée ne vient pas de sa femme donc


si j’ai envie de lui faire changer d’avis, il me faudra
passer par elle.
Je ne crois pas que c’est nécessaire de me présenter
vu qu’on me connaît déjà ici. J’avoisine la
cinquantaine et je suis le directeur de l’entreprise où
travaille mon fils.

Il n’y a pas grand-chose à dire sauf que Halima et


moi avions un passé très houleux et je ne pourrais la
tenir dans mes mailles qu’en gardant sa fille unique
proche de moi. Je l’ai rencontré par l’intermédiaire
d’une de ses amis à l’époque et elle était d’une beauté
à coupé le souffle.

Comme tout homme de mon époque, j’en suis tombé


éperdument amoureux. J’ai investis en elle parce que
je la voyais comme la femme qui porterait mes
enfants.

J’avais été choqué d’apprendre qu’elle se foutait


complètement de moi et qu’elle n’en avait qu’après
mon argent. On ne m’avait jamais dupé sauf elle.
J’avais crû que j’allais devenir fou lorsqu’on m’a dit
qu’elle allait se marier.

J’ai eu du mal à me ressaisir et c’est bien la raison


pour laquelle je suis resté silencieux pendant de
longue année. Il me fallait trouver un moyen de me
venger et comme elle n’a eu qu’une seule fille, c’était
le cobaye parfait pour moi.

Je ne suis pas un fou. Violé la femme d’Ibrahim ?


Mais non ! C’est tout simplement ce que je la laisse
croire pour la rendre aussi folle que moi quand elle
m’a abandonné sans état d’âme.

Mon ex femme était une jeune fille villageoise que


mes parents m’avaient donnée. Je me suis sentie
obligé de l’accepter et c’était aussi en partis pour
respecter la décision de mes parents.
Comme la vie en a après moi, on a fait plus de cinq
ans de mariage sans enfant. Oui, vous l’avez déjà
deviné. Ibrahim n’est pas mon fils mais plutôt celui
de Anta, la ménagère.

À l’époque, on ne savait pas trop quoi faire. Un jour


on a trouvé Anta en pleine rue entrain de mendier
avec un nouveau née. Ma femme a demandé à ce
qu’on la recueille et qu’on élève cet enfant comme si
c’était le nôtre.

On a dû mettre en œuvre plusieurs plans pour ne pas


que ça se sache. Nous avons voyagé et passer un
temps fou à l’extérieur. Le deal avec Anta c’était
qu’elle devait nous donner son enfant et s’occuper de
notre maison le temps qu’on fasse taire les ragots vu
que l’adoption est interdite dans la religion.

Je ne déteste pas Ibrahim loin de là. J’aurais pu


épouser une autre femme, mais j’ai appris par la suite
que j’étais stérile. Sa mère était très dévouée à moi.
Je lui ai toujours fait croire que le problème venait
d’elle vu qu’en Afrique, lorsqu’un couple ne procrée
pas, c’est de la faute de la femme.

Savez-vous le genre de personne qu’elle était ? Pour


vous faire comprendre cela je vous dirais qu’elle a
elle-même proposé que j’épouse une deuxième
femme pour avoir les enfants qu’elle ne m’a jamais
donnés.

Elle s’est occupée d’Ibrahim comme si sa vie en


dépendait. Elle s’épanouissait à vue d’œil et ça me
rappelait à tout moment mon incapacité à faire un
enfant.
Posé les yeux sur cet enfant me rappelais que j’étais
incapable et c’est un sentiment qui s’est accrût au fur
et à mesure qu’il a grandit jusqu’au jour
d’aujourd’hui raison pour laquelle j’ai toujours été
dur avec lui.

Seulement je le connais assez pour savoir qu’il y a


anguille sous roche. J’ai donc attendu qu’il s’en aille
pour appeler Anta. Je sais que si elle est au courant de
quelque chose, elle me le dira tout simplement parce
qu’elle m’est énormément reconnaissant.

Anta : vous m’avez fait appel ?


Moi : assois-toi, ordonnais-je.

Elle est allée prendre un tabouret avant de s’asseoir


dans un coin.

Moi : ton fils vient de sortir de mon salon et il m’a dit


qu’il allait déménager. Quand comptais-tu me le
dire ?
Anta (étonné) : déménager ? Je vous jure que je ne
savais pas.
Moi : maintenant tu sais. Qu’est ce qui a bien pu se
passer ? Pourquoi cette envie soudaine de s’en aller ?
Si tu sais quelque chose, parle-moi sinon je te
mettrais à la porte.
Anta : non monsieur, ne me faites pas sortir je vous
en supplie. Vous savez que tout ce que j’ai dans ma
vie c’est lui. Je ne supporterais pas d’être loin de lui.
Moi : arrête tes jérémiades stp dis je agacé. Si tu
n’avais que lui, tu n’allais pas accepter qu’une autre
l’élève alors mets la en sourdine.
Anta : je ne suis au courant de rien. Tout ce que je
sais, c’est que Fatima est enceinte.

Ai-je bien entendu ? Fatima enceinte ?


Moi : et quand comptais tu me dire cela ?

Elle m’a dévisagé de manière assez bizarre.

Anta : je ne savais pas que ça vous aurait intéressé.


Moi : tout ce qui concerne ton bâtard m’intéresse tu
as compris ?

Elle s’est contentée de hocher la tête.

Moi : maintenant tu me feras le plaisir de dissuader


Fatima. Toi seul sais d’où ton fils a tiré sa tête de
mule.
Anta : ok !
Moi : tu peux disposer.

Pourquoi m’a-t-il caché ça ? Je savais qu’il y avait


anguille sous roche et maintenant je viens d’avoir ma
confirmation. Pour un début, je taperai là où ça fait
mal.

Fatima ne m’a rien fait loin de là. Son seul péché est
d’être la fille de cette femme. Jamais cet enfant ne
verra le jour tant que je m’appellerais Abdel
Bah……………..
Chapitre 32

« Sache que ce qui t’a manqué ne t’étais pas destiné,


et ce qui t’a touché ne devais pas t’éviter. Sache que
la victoire vient après la patience, le soulagement
après l’angoisse et que dans toute difficulté, il ya
l’aisance » (parole du prophète Psl)

Ibrahim

J’ai dû accélérer les choses lorsque j’ai su qu’il était


rentré ce matin. Je me suis contenu énormément pour
ne pas lui cracher au visage tout ce que je ressentais
pour lui.

J’ai aussi décidé de changer de boulot mais pour ça, il


va falloir que je sois sûr que je trouverais mieux
ailleurs avant de le lâcher même si j’ai de quoi
subvenir à nos besoins pendant un bon moment vu
tout ce que j’ai économiser.
Ça me fait mal de voir Fatima souffrir de la sorte.
Même si elle fait semblant d’aller bien, je sais qu’elle
souffre bien plus que moi de cette vengeance qui n’a
même pas lieu d’être.

Par contre on s’est mis d’accord que je dois


m’entretenir avec sa mère et je ne compte pas y aller
de main morte parce qu’à cause d’elle et de papa,
nous souffrons énormément.

J’ai aussi enlevé des sacrifices pour nous. J’ai passé


ma nuit d’hier à prier et faire du Zikr (égrener mon
chapelet) dans le simple but de demander à Dieu de
nous protéger. Je sais qu’il est le seul capable de nous
aider à affronter cette bataille qui ne présage pas
d’être facile.

Comme je sais qu’on ne pourra pas tout emporter le


premier jour, j’ai décidé de rentrer à l’heure de la
pause pour emmener ma femme loin de cette maison.

Jamais je n’aurais crû vivre pareille situation. Avoir


peur de l’homme qui m’a élevé ? Non, j’ai vraiment
du mal à le croire.

Qu’est ce qui ne tourne pas rond chez lui ? Qu’est ce


qui ne va pas ? Pourquoi tant de haine envers moi ?
Que lui ai-je fait ? Je n’arrête toujours pas de me
poser ces questions.

Après lui avoir annoncé que je comptais déménager,


je suis monté pour retrouver Fatima. Très ironique
comme situation mais je ne me sens plus en sécurité
quand je la laisse seule surtout dans cette maison.

Moi : bonjour mon amour.


Je l’ai trouvé entrain de ranger nos effets dans des
valises.

Fatima : bonjour. Tu es déjà de retour ?


Moi : je ne pouvais pas te laisser seule ici. Tu vas
bien aujourd’hui ? T’as pu manger quelque chose ?
Fatima : ne t’inquiète pas, je vais très bien Dieu
merci. Je suis entrain de ranger quelques affaires
comme tu me l’as ordonné.
Moi : j’ai déjà dit à papa qu’on comptait déménager.
Fatima : qu’à t il répondu ?
Moi : que veux tu qu’il me réponde ? Mis à part me
contraindre à rester en sortant la carte de la pitié, il ne
m’a rien dit d’intéressant.

Elle a arrêtée de plier les habits qu’elle avait en main


pour venir s’asseoir à côté de moi. C'est par la suite
qu'elle a posé sa main sur ma joue.

Fatima : je suis désolée que tu vives ce genre de


situation mais il faut que tu ais foi en Dieu. Il ne nous
laissera jamais tombé.
Moi : oui j’ai foi en lui. Je te protègerai contre vent et
marrée parce que tu représente désormais tout pour
moi. Je t’aime tellement si tu savais.
Fatima : moi aussi je t’aime et je ferais tout ce qui est
en mon pouvoir pour te soutenir.

Elle m’a enlacée durant un bon moment avant que la


sonnerie de la maison ne retentisse.

Moi (étonné) : tu attends quelqu’un ?


Fatima : ça doit sûrement être Anta qui est venu
déposer la nourriture. Tu peux te changer le temps
que j’apprête la table.
Moi : ok !
Je suis resté assis durant un certains temps avant de
me lever. Je n’ai pas envie de l’inquiéter mais lorsque
je me suis endormi hier après mes prières nocturnes,
j’ai rêvé de notre enfant.

Fatima était allongée dans un lit d’hôpital


complètement recouverte de sang. Je me suis réveillé
en sursaut et j’ai eu du mal à me rendormir par la
suite tellement je me posais des questions sur la
signification de ce rêve.

S’il lui arrivait quelque chose, je ne crois pas que je


pourrais me le pardonner un jour.

J’ai troqué mes habits pour une culotte et un teeshirt


avant de rejoindre Fatima qui était lancée en pleine
conversation avec Anta et vu le visage qu’elle affiche,
j’ai l’impression que ce n’est pas plaisant comme
discussion.

Moi : salam Anta


Anta : comment vas-tu ?
Moi : al hamdoulilah et toi ?
Anta : je rends grâce à Dieu.
Moi : merci de t’occuper de nous. Que Dieu te
récompense.
Anta : mais qu’est ce que tu me raconte là ? Je te
rappelle que tu es comme un fils pour moi.
Moi : oui et je te remercie pour ça.
Anta : c’est bien que tu sois venu. Assied toi car
j’aimerais te parler.

Je me suis assis mais n’empêche je suis très étonné.


C’est bien la première fois qu’elle demande à me
parlé.

Moi : il n’y a pas de problème j’espère.


Anta : ton père m’a fait appel tout simplement pour
me parler de votre déménagement. Quand tu nous as
trouvé au salon, je parlais de ça avec Fatima.
Pourquoi ce choix ? Ton père se fait déjà vieux. C’est
à cet âge qu’il a plus que tout besoin de votre
présence. Il a tenu à ce que vous ayez une intimité
bien à vous parce qu’il sait ce que c’est qu’être un
couple de jeune marié. Il a veillé à ce que la maison
soit bien équipée pour que ta femme et toi ne
manquiez de rien. Est-ce de cette manière que tu
comptes le remercié ? T’en aller et le délaisser seul ?
Je suis sûre que ta mère n’aurait jamais accepté que
tu agisses de la sorte. Elle a tout fait pour te donner
une très bonne éducation. Maintenant que tu l’as
perdu tu sais ce que c’est que de se retrouver sans un
parent. Pourquoi ne pas rechercher ton paradis en
prenant soin de ton vieux père ?

Si seulement elle pouvait savoir.

Moi : à t’entendre parler, on dirait que je compte aller


m’installer en Alaska. Anta, le fait de déménager ne
veut pas dire que suis un fils ingrat. Je veux tout
simplement avoir une certaine intimité avec ma
femme.
Anta : quoi, vous n’avez pas assez d’intimité ici ? Tu
peux mentir à tout le monde sauf à moi. Donne-moi
les véritables raisons.
Moi : je te les ai données.

Je me suis levé pour aller me servir. Je n’ai pas envie


de me disputer avec elle et c’est bien la raison pour
laquelle j’ai écourté la conversation.

****
Nous sommes allés dire au revoir à papa mais il ne
nous a même pas regardés. Il s’est juste contenté de
dire à Fatima qu’elle le décevait énormément.

Je sais que même si elle ne veut rien laisser paraitre,


ces paroles l’ont vexés et il s’en est fallut de peu pour
que ma colère l’emporte sur mon calme.

Moi : pourquoi te mets tu dans cet état ?


Fatima : de quoi parles-tu ?
Moi : je sais que ces paroles t’ont fait mal et pourtant
tu ne devrais pas vu ce qu’il a derrière la tête.
Fatima : ça me fait mal d’en arriver là.
Moi : attends tu fais exprès ou quoi ? Nous sommes
des victimes de nos parents et tu te plains ? Qu’est ce
que tu voulais au juste ? Qu’il arrive à ses fins ?
Fatima : tu n’es pas obligé de t’énerver pour si peu.
Désolée alors d’être sensible mais ce n’est pas de ma
faute, c’est dans ma nature.

J’ai fermé ma bouche jusqu’à ce qu’on arrive à


destination. Je nous ai loués un appartement de deux
chambres au quartier Lambagni.

On n’a pas besoin d’habiter dans un duplexe vu


qu’on est à deux. Avant j’aurais pu nous acheter une
grande baraque tout simplement pour me faire bien
voir mais tout ça fait partis désormais de
l’enfantillage étant donné que quand on mourra, ce
sera sans tout ces biens.

Seulement j’ai tenu à ce que tout sois bien équipé. Je


ne compte rien prendre chez papa mis à part nos
habits. Même les ustensiles de cuisine, j’ai demandé à
ce qu’elle ne prenne rien. Dès demain on ira faire des
courses et combler tout ce qui manque ici.
Après avoir monté nos bagages, je lui ai fait visiter
l’appartement.

Moi : ça te plait j’espère.


Fatima (se blottissant contre moi) : même si c’était
dans une maison sans toit ça me plairait tant que je
suis à tes côtés, je ne demande pas plus.
Moi (lui faisant une bise au front) : je n’aurais jamais
pu rêver d’une meilleure femme que toi.
Fatima : à force, j’aurais la grosse tête.

Nous nous sommes allongés l’un à côté de l’autre en


gardant nos yeux rivé sur le plafond.

Moi : même si c’est loin d’être luxueux comme


l’autre maison, ici au moins on pourra dormir sur nos
deux lauriers. Je n’aurais pas peur qu’il t’arrive
quelque chose.
Fatima : comme on dit, rien ne vaut la sécurité.
Moi : j’ai contacté un détective et normalement j’ai
rendez vous avec lui demain. Je pense aussi à changer
de métier mais pour le moment c’est précipité donc je
préfère d’abord déposer mes cv et attendre d’avoir
meilleure offre.
Fatima (se redressant) : comment comptes-tu
l’expliquer à ton papa ? Si on déménage et quelque
temps après tu change de boulot, il se doutera
forcément de quelque chose.
Moi : c’est son problème. Qu’il pense ce qu’il veut, je
m’en fiche complètement. N’empêche, je n’ai pas
envie de te laisser passer tes journées seules. Là-bas
au moins il y avait Anta et je lui faisais totalement
confiance. Comment faire surtout dans ton état ?
Dois-je engager quelqu’un pour te surveiller ?
Fatima : tu ne trouves pas que t’en fais trop ? Qui
pourrait bien m’attaquer ici ?
Je crois dès fois que cette fille n’a pas toutes ces
facultés. Avec la menace qui pèse sur elle, elle ose me
dire que j’en fais trop ?

Moi : te rends-tu au moins compte que celui qui me


sert de père veut te violer ? Toi ma femme ?
Fatima : oui mais..
Moi (m’emportant) : tu oses dire mais ? Si tu es
possédé dis le moi une bonne fois pour que j’enlève
des sacrifices pour toi.
Fatima : pourquoi aime tu t’énerver de la sorte ?

C’est fou comme cette femme sait me mettre hors de


moi.

Moi : te rends tu comptes que s’il t’arrivait quelque


chose je ne me le pardonnerais jamais ? Je fais tout
pour assurer ta sécurité et tu oses me dire que j’en
fais trop ? Que veux-tu alors ? Que je te laisse à la
merci de ce psychopathe en sachant que tu porte mon
enfant ?
Fatima : excuse-moi !
Moi (énervé) : dès fois il faudrait réfléchir à deux fois
avant de parler. Tu me donne l’impression de t’en
foutre complètement.
Fatima : non, je m’y suis mal pris c’est tout.
Pardonne-moi !

J’ai décroché le téléphone sans même prendre la


peine de regarder le numéro qui s’affichait sur l’écran
tellement j’étais énervé.

Moi (ton dur) : allo ?


Awa : hey beau gosse, baisse les armes stp ce n’est
pas la guerre.
Moi : puis je savoir ce que tu me veux ? Ne t’ai-je
pas interdit de m’appeler ?
Awa : quand tu mourrais entre mes jambes tu ne
tenais pas ce discours. Maintenant que tu t’es trouvé
une pimbêche qui ne se gêne pas de te marabouté
sous ses airs de sainte ni touche, tu as complètement
changé mais tout ça va prendre fin dès bientôt.

Mais qu’est ce que cette folle me raconte ?

Moi : puis je savoir de quoi tu parles ?


Awa : ta femme t’a marabouté pour que tu sois
complètement dingue d’elle et je ne suis pas entrain
de blaguer.
Moi : écoute-moi, si tu n’as rien à faire, va voir
ailleurs si j’y suis. Le jour que tu vas encore oser mal
parler de ma femme je te jure que tu me le payeras
dis je avant de raccrocher.

J’ai su que Fatima a compris que c’était elle,


lorsqu’elle est sortie de la chambre. Et puis merde !

Mère Halima

Je ne peux pas décrire la joie que je ressens depuis


que Fatima m’a dit quel a déménagé avec son mari.
Dieu a vraiment entendu mes prières et je peux enfin
dormir en paix.

N'empêche, je sais qu’Abdel va forcément demander


à me rencontrer vu qu’il est tout sauf con. Sur ce
point, je ne sais pas si je pourrais me montrer assez
persuasive pour qu’il ne se doute de rien.

Maintenant que ma fille est en sécurité, j’ai décidé de


tout dire à son père quitte à ce qu’il me foute à la
porte à coup de pieds. J’ai déjà assez joué de lui
comme ça.
J’ai donc attendu qu’on termine la prière de isha
(dernière prière de la journée) et effectuer les trois
derniers rakas avant de mettre le sujet sur le tapis.

Moi : baba ? (papa)


Lamarane : oui ?
Moi : j’aimerais te parler de quelque chose de très
important.
Lamarane : qu’est ce qui se passe ? Ma fille n’a pas
de problème j’espère.

Il aime tellement sa fille que je suis sûre que lorsqu’il


saura quelle mère indigne j’ai été et qu'il ne me bat
pas, je louerai Dieu.

Moi : elle va bien al hamdoulilah, ne t’inquiète


surtout pas.
Lamarane : je sais que quand tu arbore cette mine
c’est qu’il se passe quelque chose de grave.

Je n’ai pas pu empêcher mes larmes de couler.

Moi : pardonne moi de m’être comporter si


monstrueusement avec la seule fille que Dieu nous a
donnée. Je regrette amèrement ce que j’ai fais et si je
ne t’en parle pas, je crains de ne pas mourir en paix.
Lamarane : qu’est ce qui est arrivé à notre fille ?
Moi : elle va bien. C’est moi qui lui ai fait du mal.
Lamarane : du mal ? Je ne comprends pas dit il
confus.

Je lui ai tout raconté dans les moindres détails allant


du marabout que j’ai eu à consulter, Abdel et le deal
qu’on a passé pour qu’elle soit sa belle fille.
Je lui a dit que c’est grâce à ce dernier qu’on a pu
vivre aisément après avoir traverser des moments de
misère et que je m’en voulais énormément.

Il n’a pas pipé mot de tout le long de mon discours.


Son silence était pesant, ça me faisait à la limite peur.

J’avais la tête baissée et quand je l’ai relevé j’ai vu


qu’il me regardait avec dédain. Jamais de toute ma
vie il ne m’avait regardé de la sorte.

La claque qui s’en est suivi sur ma joue m’a


littéralement sonné les tympans.

Lamarane : eh Halima, comment as-tu osé faire ce


genre de chose ? Comment as-tu pu ? Comment ?
Questionna t il en rogne
Moi : pardonne-moi. Pardonne moi je t’en supplie.

C'est une autre claque qui a retentit à nouveau sur


mon autre joue.

J’étais assise à même le sol, tenant mon visage dans


le creux de mes deux mains. On a fait plus de vingt
ans ensemble et c’est bien la première fois qu’il lève
la main sur moi.

Il a enfilé une tenue et il est sortit de la maison sans


un regard à mon encontre. Je ne sais pas combien de
temps j’ai fait allongée à même le seule en pleurant
mais tout ce que je sais c’est que ma fin est déjà
proche.

Je me suis relevée difficilement pour me rendre sous


la douche pour m’asperger le visage d’eau. Il y a
encore la marque de ses mains sur mes joues et je ne
peux pas lui en vouloir parce que c’est moi qui ai
cherché et comme on dit, qui cherche trouve.
J’ai fais mes ablutions pour pouvoir prier et
demander à Dieu de m’aider à dépasser cette épreuve
difficile.

Je venais à peine de terminer mes rakas (unités de


prière) lorsque mon téléphone s’est mis à sonner.

Je me suis hâtée de décrocher en espérant que c’était


lui mais c’est Abdel à mon grand désarroi.

Abdel : Allo ?
Moi : qu’est ce que tu veux ?
Abdel (rire sec) : qu’est ce que je veux ? Non mais tu
t’entends parler ?
Moi : je te demande ce que tu veux. Parle ou bien je
raccroche sur le champ.
Abdel (ton agressif) : tu crois parler à qui ?

J’ai raccroché avant de perdre patience

Il n’a pas tardé à rappeler. J’ai laissé sonner pendant


une dizaine de minute avant de décrocher à nouveau.

Abdel : je te jure que si tu continue à te foutre de moi


je ferais de ta vie un véritable enfer.
Moi : et si tu allais droit au but ? Dis je en perdant
patience.

Il n’y a qu’à cause de ma fille que je prends encore


ces appels sinon je l’aurais déjà envoyé paitre depuis
belle lurette.

Abdel : es tu au courant que ta fille a déménagé ?


Moi : et alors ?
Abdel : et alors ? Et moi dans tout ça ?
Non mais je ne peux pas décrire la rage que je ressens
actuellement.

Moi : que veux tu que je fasse ? Hein ? Est-ce de ma


faute s’ils ont décidés de déménager ?
Abdel : j’espère pour toi que tu n’es pas entrain de te
foutre de moi sinon je te jure que
Moi : tu me jure que quoi ? Tu sais quoi ? fait tout ce
que tu veux. Si tu oses t’en prendre à ma fille je te le
ferais payer au prix même de ma vie s’il le faut.

J’ai directement raccroché lorsque j’ai vu Lamarane


revenir.

Lamarane : je te donne deux minutes pour sortir de


cette maison.
Moi (attrapant ses genoux) : stp papa, stp ne me fais
pas ça. Pardonne moi je t’en supplie.
Lamarane (se dégageant) : j’ai tout fait pour toi. As-tu
déjà manqué de quelque chose dans ta vie ? Depuis le
jour qu’on s’est mariés je t’ai couvert et protéger des
médisances. Je prenais ta part devant quiconque me
disait que tu étais une femme indigne. J’avais foi en
toi. Même dans la misère je me disais que jamais tu
n’oseras me faire quelque chose. Qu’on a assez
supporté pour s’en sortir ensemble. Je me suis
trompé. Tu as osé me faire manger l’argent de ton
amant. Halima regarde moi dans les yeux et dis moi
que tu ne m’as jamais trompé avec cet homme depuis
qu’on est ensemble.
Moi :
Lamarane : hey Halima ? Tu as osé ? Tu as osé ?
Comment as-tu pu vendre notre fille à cet homme ?
D’ailleurs est ce vraiment ma fille ?
Moi : je te jure que c’est ta fille.
Lamarane : que le bon Dieu te rendre au quintuple ce
que tu nous as fait. Que le bon Dieu la protège de la
mère indigne que tu es. Quand on dit que n’importe
qui peut enfanter mais être mère n’est pas donné à
tout le monde, tu en es la preuve. Jamais je ne te
pardonnerais pour ce que tu nous fais vivre. Jamais
de la vie. D’ailleurs ce n’est pas toi qui dois t’en aller
vu que c’est avec l’argent de ton amant que tu as payé
cette maison. C’est moi qui vais m’en aller et je te
jure que si tu oses te remettre devant moi, je te tuerai
de mes propres mains.

Je l’ai vu rangé quelques affaires face à mon


incapacité à faire quoi que ce soit. Avant de sortir, il
m’a lancé en plein visage.

Lamarane : crains Dieu !

C’était comme s’il venait de renverser de l’huile sur


le feu. J’ai trop mal ! Oui je l’ai trompé mais c’était
juste une fois, une fois et c’était une semaine après
ma nuit de noce. Et aujourd'hui je suis dans
l'incapacité de dire pourquoi cela s'est produit.

Je me suis toujours demandé si Fatima n’était pas la


fille d’Abdel mais comment puis je confirmer cela ?
Le ciel vient de me tomber sur la tête. J’ai tout perdu,
tout perdu……………….

Chapitre 33

« Si ceux qui se détournent de moi savaient comment


est grande ma patience, ma douceur envers eux et
mon envie de les voir abandonner leurs péchés, leurs
membres se seraient déchirés par amour pour moi et
ils auraient donnés leurs vies par envie de me
rencontrer. Si telle est ma position envers ceux qui se
détourne de moi, alors comment sera mon attitude
envers ceux qui vienne vers moi ? » (Parole de Allah
swt à méditer)

Boubah

Je suis très tendu parce que j’ai décidé de dire à


maman que je comptais bien et bel épousé Mounas
peu importe ce qui en découlerait.

Je la connais assez bien pour savoir qu’elle fera tout


pour m’en dissuader mais je la connais assez aussi
pour savoir qu’en tant que son seul garçon, c’est mon
bonheur qui passe avant tout à ses yeux.

Je ne savais pas qu’un jour je devais vivre ce genre


de chose mais comme on dit, Dieu est le plus savant
et il a déjà écris à chacun son destin bien avant la
création de ce monde.

C’était inévitable pour moi que ça devait m’arriver vu


que ça faisait partie de mon destin. Tout ce que j’ai à
faire actuellement c’est de prier et lui demander
pardon pour les erreurs que j’ai eu à commettre.

J’aspire à être quelqu’un de meilleur pour mon enfant


qui pousse en elle. Je veux être comme mon père.

Dur quand il le faut, mais assez attentionné pour


l’aider dans sa vie. Dès le bas âge, papa avait tenu à
ce qu’on ait une connaissance sur la religion.
Il nous avait trouvés un maitre coranique mais vu
l’enfant turbulent que j’étais, j’usais de tout
stratagème pour ne pas le suivre et ça me coûtait dès
fois des coups de ceinture.

C’est en avançant dans la vie qu’on se rend compte


de l’énorme chance qu’on avait à être enfant mais
surtout à ne point connaitre les réalités de ce monde.

Maintenant que je suis adulte, je donnerais tout pour


replonger dans mon enfance. Ce temps marqué par
l’insouciance et la naïveté qu’on avait.

On croyait que cette vie n’était faite que pour


s’amuser. On flânait dans les rues de notre quartier ou
jouaient au football avec les enfants du coin. Oui,
aujourd’hui je suis nostalgique de cette période de ma
vie durant laquelle je n’avais aucun souci.

Mais Dieu n’a-t-il pas dit qu’il a créé l’homme pour


une vie de lutte ? (verset coranique). Au lieu de me
plaindre je devrais me tourner vers lui parce que je
sais qu’il est le seul capable de me venir en aide .

Face à certaines situations dans nos vies, on croit


avoir touché le fond. Mais lorsqu’on prend la peine
de prendre ne fus ce qu’un petit recul on se rend
compte que malgré tout, si Dieu nous a fait vivre cela
c’est parce qu’il y valait de notre intérêt.

Oui j’ai souffert quand j’ai appris que Mounas était


enceinte. Je croyais que ma vie était hypothéquée et
complètement foutu.

Aujourd’hui, non seulement ça m’a permis de me


tourner vers mon créateur, mais ça a fait de moi
quelqu’un de meilleur. Cela n’était il pas une épreuve
indispensable dans ma vie ?
Ça me rappelle les paroles que papa m’avait dit un
jour lorsqu’il me voyait dérapé à son grand regret.

« Dieu a tout fait pour rendre la vie de l’homme aisé.


Il nous a dicté ce qu’on devait et ne devait pas faire.
Oui, l’âme est incitatrice du mal, mais nous avons le
libre arbitre sur la voie qu’on doit prendre. Vivre dans
l’obéissance ou vivre dans le péché. Je suis très
surpris par la nature humaine. Tu sais pourquoi ?
Parce qu’on aime ce qui nous est néfaste. On aime
souffrir et on ne s’aime pas assez pour vouloir le
meilleur pour nous. Sinon qu’aurait-on à posés des
actes en sachant que Dieu ne les aiment pas ?
Qu’aurait on à dévier du droit chemin au lieu qu’il
nous a facilité le chemin vers lui ? Tu es certes jeune
mais si tu venais à mourir maintenant, tu seras jugé
comme un adulte. Prends le temps de méditer sur ta
vie et sur le chemin que tu aimerais prendre car tôt ou
tard les mauvais actes qu’on pose nous rattrape »

À cette période, je n’avais pas compris le message


qu’il tenait tant à me transmettre mais maintenant je
comprends parfaitement ce qu’il voulait me dire.

C’est simple comme bonjour pour celui qui est assez


malin pour comprendre : soit tu empruntes le bon
chemin et tu es heureux, soit tu empruntes le mauvais
chemin et tu souffre.

Aujourd’hui je peux dire qu’il a énormément


contribué dans ma vie et je prie chaque jour pour que
Dieu lui pardonne ses péchés.

J’ai trouvé maman assis dans la terrasse, tenant à sa


main son chapelet.
Je suis venu m’asseoir à côté d’elle en ne manquant
pas de la titillé.

Moi : il faut aussi prier pour moi néné. J’ai besoin de


ta bénédiction pour avancer dans ma vie.
Maman (ton dur) : tu seras béni le jour que tu ôteras
cette vipère de ton chemin.

Vous vous êtes sûrement demander où j’ai hérité de


ma langue pointue, eh bien vous avez déjà la réponse.

Moi : pourtant lorsque Dieu nous voit commettre des


péchés et qu’on revient vers lui pour se repentir, il
accepte de nous pardonner en sachant pertinemment
qu’on va encore retourner dans le vice. Il sait que
l’homme est né pécheur et il a lui-même dit que le
meilleur des hommes est celui qui se repent. Je sais
que tu n’aimes pas cette fille et il y va de ton droit.
Mais hormis l’erreur qu’on a eu à commettre, c’est
une très bonne personne qui mérite d’être apprécier à
sa juste valeur. Elle porte mon enfant et ça, ni toi ni
personne ne peut faire quelque chose. Même si tu ne
veux pas l’entendre, quand cet enfant naitra ce sera
ton petit fils ou ta petite fille et j’aurais vraiment aimé
que tu baisses les armées et lui accorde au moins le
bénéfice du doute.
Maman (énervée) : c’est à moi que tu donnes des
leçons ? D’ailleurs qu’est ce qui te fait dire que cet
enfant est le tiens ?

Je m’attendais à toutes sortes de réplique sauf celle


là !

Moi (outré) : comment peux-tu dire ce genre de


chose ?
Maman : tu t’es une fois posée la question ? Tu m’as
toi-même dit que c’est une fille d’un autre milieu. Ce
genre de fille est capable de t’attribuer une grossesse
parce que tu as été assez bête pour succomber à ses
charmes.

J’ai l’impression d’être dans la conversation d’un


sourd et d’un aveugle.

Moi : Je veux juste que tu reconsidère ta position vis-


à-vis d’elle. Prends le temps de la connaitre stp. Cet
enfant est le mien et elle n’osera jamais faire ce que
tu dis. Je compte l’épousé et j’aurais aimé ta
bénédiction.
Maman (rire sec) : je te l’ai déjà dit Boubacar, tant
que je serais ta mère, tu ne marieras pas cette fille.

Elle s’est levée pour rejoindre le salon.

Je suis resté pendant une dizaine de minutes assis


avant de prendre mon téléphone pour appeler Ibrahim
qui avait tenté de me joindre.

Il a décroché au bout de la troisième sonnerie.

Moi : excuse-moi, j’étais en pleine conversation avec


maman.
Ibrahim : ce n’est pas grave. Comment tu vas ?
Moi : pas plus mal que les jours précédents. Maman
refuse toujours de laisser une chance à Mounas.
Ibrahim : laisse le temps faire les choses et prie
beaucoup pour que Dieu puisse t’aider.
Moi : inch Allah (si Dieu le veut).
Ibrahim : j’aimerais qu’on parle urgemment stp. J’ai
demandé à Karim de me rejoindre dans une heure de
temps mais je veux te parler avant.
Moi (inquiet) : qu’est ce qui se passe ?
Ibrahim : tu es où actuellement ?
Moi : chez papa. Tu veux que je me déplace ?
Ibrahim : oui ! On se donne rendez vous à Boussoura.
Ibrahim choisit toujours cet endroit lorsqu’il est
désemparé. C’est une maison qu’il est entrain de faire
construire mais il n’a jamais daigné le dire à son père.
Donc il n’y a que Karim et moi qui le savions.

******

En moins de trente minutes, j’étais déjà sur les lieux.


Nous sommes montés dans la terrasse du haut à l’abri
des regards.

Moi : maintenant dis moi ce qui se passe parce que je


me fais un sang d’encre en te voyant afficher cette
mine.

Lorsqu’il m’a raconté qu’il avait déménagé j’étais


énormément surpris. Seulement ce n’étais en rien
comparable aux raisons qui l’ont poussés à quitter la
maison de son père.

Moi : dis-moi que tu blagues. Tonton Abdel ?


Questionnais je ahuri
Ibrahim : ai-je l’air de quelqu’un qui plaisante ?
Moi : je.. Je ne sais même pas quoi te dire bégayais
je.
Ibrahim : il n’y a rien à dire. Au point où j’en suis,
j’ai juste besoin de poser des actes réfléchis. En
quittant d’ici je me rendrais directement chez le
détective. Tu ne peux pas savoir à quel point j’ai mal.
Moi : je suis vraiment désolé frangin. Tu ne mérites
pas de vivre cela. As-tu parlé à Karim ?
Ibrahim : si j’ai tenu à te voir avant c’était pour te
dire que j’ai découvert récemment qu’il envoie des
messages à mon insu à ma femme. Ça m’a beaucoup
choqué mais j’ai mis les points sur les i avec Fatima.
Moi : oui mais ça ne veut rien dire.
Ibrahim : si ça ne voulait rien dire pour lui pourquoi
le faire à mon insu ? Je suis certes comme un frère
pour lui mais c’est de ma femme dont il s’agit. Je ne
sais pas si je dois lui en parler ou pas.

C’est vrai que Karim ne devait pas faire des choses


pareilles mais je sais qu’il ne tentera jamais de lui
faire quelque chose de mal. De nous tous, c’est lui
qui a toujours eu la tête sur les épaules.

Moi : il s’y est mal pris mais je ne crois pas que ça en


vaille la peine sinon tu le vexeras énormément surtout
s’il voulait simplement aider ta femme. Comme tu
l’as déjà réglé avec cette dernière, tu peux laisser
couler. Moi la seule chose qui me dépasse c’est ton
père. Est-ce vraiment ton père ?

Je sais que ce n’est pas une question à posé mais un


père ne peux pas se comporter de la sorte.

Ibrahim : j’ai toujours douté de cela. Dans tous les


cas, je compte bien découvrir si c’est mon père.
Moi : si je peux t’être utile n’hésite pas.
Ibrahim : tu crois que je t’ai fait venir pour rien ?

Il a été interrompu par le bruit de la sonnerie de son


téléphone. Il a poussé un juron avant de l’éteindre
complètement.

Moi : qu’est ce qui se passe ?


Ibrahim : ce n’est pas cette pimbêche d’Awa ? Elle
m’a appelée tout à l’heure pour me sortir des débilité
soit disant que ma femme m’a marabouté et elle a des
preuves de ce qu’elle avance.

Ça me rappelle l’amitié d’Awa et mounas qui ne me


plait pas du tout.
Moi : laisse-la, elle s’ennuie. Faut mettre son numéro
sur liste noir.
Ibrahim : crois moi que je le fais mais elle m’appelle
tout le temps avec un numéro différent.
Moi : au fait, est ce que tu sais que Mounas et Awa se
fréquente ?
Ibrahim (criant) : quoi ? Non, dis-moi que j’ai mal
entendu.
Moi : j’avais eu la même réaction que toi lorsque je
l’avaid trouvé chez mounas. J’ai questionné cette
dernière et elle m’a dit qu’elles se connaissent depuis
deux ans déjà.
Ibrahim : je ne suis pas obligé de te prévenir que
Mounas doit cesser de la voir n’est ce pas ?
Moi : en tout cas je n’aime pas les voir ensemble.
Ibrahim : si Fatima apprends que sa meilleure amie
est copine avec son ennemi, je crois que ça va
chauffer. Est-ce que Mounas sait que je sortais avec
elle ?
Moi : franchement je n’en sais rien mais comme entre
filles elles se disent tout, je suppose qu’elle sait.
Ibrahim : en tant que ta futur femme ne la laisse pas
se lié d’amitié avec une mauvaise personne. Je sais
très bien de quoi Awa est capable et crois moi que si
elles continuent à se voir, je ne donne pas garant de
ce qui suivra. Mais qu’est ce qui pique Mounas d’être
ami avec Awa ? Awa ?

C’est ce moment qu’à choisit Karim pour débarquer


en nous demandant.

Karim : de quel Awa s’agit-il ?

Nous sommes cuits.

Fatima
Cela me fait mal de découvrir que mon mari est
toujours en contact avec cette fille en sachant
comment elle m’a rabaissée.

Je le boude depuis tout à l’heure parce que je suis


énormément jalouse. Savoir qu’elle rôde autour de lui
ne me plait pas du tout.

J’ai peur qu’elle me l’arrache. Elle a tout pour plaire


et moi à côté je pourrais dire que je ne ressemble à
rien vu que c’est avec ce genre de fille qu’il aimait
sortir.

Je n’ai pas envie qu’elle me le vole et je ne sais pas


quoi faire pour l’éloigner à tout jamais de lui.

Je venais à peine de sortir de la douche, lorsque j’ai


reçu un appel de maman.

Moi : Allo ?
Néné (en pleure) : viens me chercher. J’ai tout dit à
ton père et je crains qu’il ne veuille plus avoir affaire
à moi. Il est partit Fatima. Ton père m’a abandonné.

Mon sang n’a fait qu’un tour dans mon corps.

Moi : cesse de pleurer maman, stp ne pleure pas. Où


es tu comme ça, j’arrive te chercher sur le champ.
Maman : à la maison.
Moi : ne bouge pas, j’arrive.

J’ai enfilée un truc vite fait avant de me saisir de mon


phone et de mon porte feuille pour aller la chercher.

Je craignais que ce moment n’arrive. Je n’ose même


pas imaginer l’état de papa actuellement. Bien vrai
que ce soit ma mère je n’ai toujours pas digéré ce
qu’elle m’a fait même si j’essaye de ne pas en tenir
cas.

Et papa dans tout ça ? Comment l’a-t-il prit?

Je suis dans le taxi mais mes larmes coulent sans que


je ne puisse faire grand-chose. Pourquoi maman as t
elle fait ça ? Pourquoi ?

Arrivé chez eux, je l’ai trouvé allonger à même le sol.

Moi (la prenant dans mes bras) : Dieu ne donne à


aucune âme une charge supérieure à ses capacités
(verset coranique). Papa doit toujours êtres sous le
choc et tu dois te ressaisir maman. Tu as commis une
très grande erreur mais je crois que tu souffres déjà
assez. Sèche tes larmes et allons chez moi. Hors de
question que je te laisse seule ici.
Maman : pourtant je ne suis pas mauvaise. J’ai juste
été bête mais je ne suis pas mauvaise. Ton père ne me
pardonnera jamais ce que je lui ai fait. Tout le monde
ne possède pas le cœur pur que tu as. Il m’a aimé et je
me suis foutu de lui. Comment pourra t il me
pardonner ?
Moi : aussi vrai que cet homme est mon père, il te
pardonnera. Tout ce que je suis devenue actuellement
c’est grâce à lui car il a tenu à m’inculquer des
valeurs qui me serviront toute ma vie.

Au lieu que ces mots la réconforte, elle a redoublée


de pleure comme si j’avais dis quelque chose de mal.

J’ai réussis à la calmer très difficilement. Je l’ai aidée


à se débarbouiller ensuite j’ai mis quelques effets
dans une valise avant de prendre la direction de ma
maison.
Ça me fait mal de la voir ainsi mais je dois
reconnaitre qu’elle l’a bien cherchée.

J’avais son téléphone dans mes mains, lorsque le


numéro de tonton Abdel s’est affiché. Un cœur me
disait de décrocher mais l’autre non. Au final c’est la
curiosité qui a pris le dessus.

Il ne m’a même pas laissé le temps de dire allo qu’il


gueulait déjà.

Tonton Abdel : sache qu’à partir d’aujourd’hui entre


nous c’est la guerre. Tu as osé me tourner le dos ? Eh
bien ta fille me le payera très cher.

Et bip il avait raccroché !

Je n’ai eu le temps que de dire Soubhanalah toujours


sous le choc avant que maman ne me demande.

Maman : qu’est ce qui see passe ?

En guise de réponde je lui ai juste tendu son


téléphone. Qu’ai-je fait au bon Dieu pour mériter
ça ?......................
Chapitre 34

« Nous avons certes créés l’homme pour une vie de


lutte » (sourate Al balad V.4)

Abdel

Je fulmine de rage. Cette bonne à rien ne perd rien


pour attendre. Elle pense qu’elle peut apprendre à un
vieux singe à faire des grimaces ? Elle devrait me
connaitre déjà assez pour savoir que je ne recule
devant rien.

J’irai aux bouts de ma vengeance et ce, peu importe


ce que ça me coûtera. Elle ne mérite pas de vivre en
paix après m’avoir détruit.

Lorsqu’elle c’était donné à moi quelques semaines


après son mariage, j’avais crû apercevoir un brin
d’espoir. J’avais crû qu’elle me sortait de l’abime
dans lequel elle m’avait plongé mais hélas non !

Elle c’était encore payer ma tête et idiot comme


j’étais, je n’avais même pas compris que j’étais
encore son pantin. L’amour que je ressentais pour elle
ne m’avait pas seulement rendu aveugle.
En plus de cela, j’étais sourd et muet car je ne tenais
pas compte des ragots et ne lui posait aucune
question dont la réponse pouvait me déplaire. Je
voulais l’aimer à ma manière et cela m’a conduit à
ma propre destruction.

J’ai fait un tour chez elle aujourd’hui parce que je


voulais lui parlé mais apparemment il n’y a personne
à l’intérieur. Aurait-elle déménagé ? Non je ne crois
pas.

J’ai essayé de me renseigner dans le voisinage parce


qu’en Afrique certains voisins connaissent mieux que
nous, ce qui se passe dans notre propre foyer et une
femme m’a dit qu’elle l’a vu sortir avec sa fille et elle
avait une valise avec elle.

Là il n’y a que deux possibilités qui s’offrent à moi :


soit elle a tout dit à son mari et ce dernier a mis les
voiles, soit elle est entrain de préparer un gros coup.

J’ai appelé Ibrahim parce que je voulais qu’il me


donne leurs nouvelles adresses mais il n’a pas
répondu.

J’ai fait de même pour sa femme et c’est pareille.


Pourquoi ai-je l’impression qu’il y a quelque chose
qui se trame derrière mon dos ?

Je trouve leurs déménagements un peu trop hâtive. Ils


sont tout d’un coup silencieux et je trouve que Fatima
a un peu changé.

Suis-je entrain de me faire des films ou devenir


parano ? Le pire c’est que je n’ai personne à qui en
parler pour le moment.
Je ne suis pas mauvais même si plusieurs personnes
me traitent de tous les noms. A vrai dire, je me fiche
pas mal de ce que vous pouvez pensez.

Cette femme est la cause de ma propre perte et je lui


ferais payer le fait d’avoir fait en sorte que je puisse
l’avoir dans la peau.

Personne n’a pris en compte la souffrance que cette


femme m’a infligé. Comme je sais que pour atteindre
une personne il faut passer par celui ou celle qu’elle
aime le plus, je vais passer par la prunelle de ses
yeux.

Je suis entrain de tourner en rond dans la maison


comme un lion en cage. J’ai encore tenté de l’appeler
mais je tombe sur sa boite vocale, et cela me rend
deux fois plus nerveux.

Je me suis saisi de mes clés de maison avant de me


rendre dans la pharmacie la plus proche. J’ai déjà dit
ici que Fatima ne verra pas son enfant et je compte
bien appliquer cela.

J’ai déjà dans l’idée d’utiliser Anta pour leurs faires


livré de la nourriture. Comme je sais qu’elle ne se
doute de rien, je verserais une quantité de
médicament assez forte pour que ça puisse
déclencher un avortement.

Avant de sortir, je suis allé trouver Anta qui était


assise devant la télé.

Moi : Salam !
Anta (se levant) : bonsoir monsieur. En quoi puis je
vous aidez ?
Moi : je veux qu’on apporte à manger aux enfants
demain. J’ai crû comprendre que Fatima est assez
fatiguée actuellement pour préparer. Comme c’est sa
première grossesse, j’aimerais qu’on lui facilite la
tâche.
Anta : j’y ai aussi pensée mais Ibrahim m’a dit qu’ils
allaient se débrouiller et que ce n’était pas la peine
que je me déplace.

Je me demande jusqu’à quand celui là va continuer à


me marché sur les pieds.

Moi : c’est Ibrahim ton patron ou bien c’est moi ?


Anta : excusez-moi monsieur. Quel plat dois-je
préparer ?
Moi : appelle Fatima et demande lui ce qu’elle veut
manger. Les femmes enceintes ont des préférences
n’est ce pas ?

Elle a juste acquiescé de la tête.

Moi : alors fais ce pourquoi je te paie.

Elle a semblée hésitante mais elle a finit par


obtempérer. Maintenant ce qu’il me reste à faire, c’est
d’aller me procurer ce médicament et trouver le
moyen de le mettre dans le plat sans éveiller des
soupçons.

Ibrahim

Je sens à la limite une sueur froide couler le long de


mon dos tellement la peur vient de montrer d’un cran
en moi.

Boubah et moi avions échangés un regard vite fait


avant de reporter notre attention sur lui.
Boubah : tu connais combien d’Awa toi ? Parce que
moi j’en connais plus d’une.

Il vient de me tendre une perche que je compte saisir.

Moi : exactement. Je me demande bien pourquoi


cette question saugrenue.
Karim : avec vous, je m’attends à tout. Mais j’espère
qu’aucun d’entre vous n’a osé poser ses mains sur ma
petite sœur.

Sa phrase sonnait plus comme une menace qu’autre


chose. S’il pouvait savoir que sa petite sœur en
question est la plus bordelle des femmes que j’ai
connues dans ma vie, il changerait de langage. Mais
allez dire à un frère que sa sœur couche partout. Il
vous enverra forcément son poing en plein visage.

Karim est calme de nature mais lorsqu’il se met en


colère, mieux vaut ne pas se trouver dans les parages.

Moi : je te rappelle qu’on la considère comme une


petite sœur. Comment peux-tu penser à ce genre de
chose ?
Karim : j’ai déjà prévenu en tout cas. Sinon, qu’a fait
cette Awa en question ?
Moi : on parlait d’une ex de boubs qui n’arrête pas de
le fatiguer.
Karim : boubah, je pensais que désormais tu voulais
devenir sage.
Boubah : c’est le cas mais cette fille est pire qu’une
sensu. Que Dieu m’aide à me débarrasser d’elle. Je
n’aimerais pas que ça compromette la relation que je
viens à peine de commencer.
Moi : Amine ! Amine !

Nous nous sommes assis autour d’une table et je suis


rentré dans le vif du sujet.
Moi : je vous ai fait venir parce que j’aimerais vous
parlez d’un truc sérieux.
Karim : j’espère qu’il n’est rien arrivé à Fatima.

Son intérêt vis-à-vis d’elle commence vraiment à me


taper sur le système.

Moi : Ma femme se porte à merveille Dieu merci dis


je d'un ton dur
Karim : Al hamdoulilah alors.
Boubah : et si tu allais droit au but ? Je dois passer
voir Mounas. Je n’y suis pas allé depuis le matin.
Moi (le titillant) : bientôt elle va te mélanger dans la
sauce comme Fatima l’a fait avec moi.

On a tous rigolés de bon cœur avant que je ne


reprenne mon sérieux.

Moi : en fait, j’ai déménagé aujourd’hui.


Karim (étonné) : déménager ? Mais pourquoi ? Que
s’est-il passer ?

Je lui ai aussi tout raconté. Au lieu qu’il soit étonné


comme Boubah, il gardait étrangement son calme.
Fatima lui en aurait il parlé avant moi ? Rien qu’à
l’idée, je boue de rage.

Moi : tu es bien silencieux tout d’un coup.


Karim : je réfléchissais simplement.
Boubah : à quoi ? Moi je suis à la limite sidéré par ce
qu’il vient de nous dire.
Karim : à vrai dire, Fatima m’en avait déjà parlé.

Je le savais ! Je le savais !

Moi : Fatima ? Ma femme ?


Je veux qu’il me dise par lui-même qu’ils sont en
contacts sinon je ne répondrais plus de rien.

Karim : Fatima est comme une sœur pour moi. Il lui


arrive de se confier à moi. Lorsqu’elle le fait, elle me
raconte entre autres ces problèmes.
Moi : donc ma femme se confie à toi sans que je ne
sache ?
Karim : pourquoi le dis tu sur ce ton ? Je te rappelle
qu’elle est comme une sœur pour moi. D’ailleurs
lorsqu’elle me l’a dit je lui demandé de garder le
silence pour ne pas t’inquiéter. J’avais décidé de
m’occuper de ça et t’en parler au moment venu.
Moi (sentant la colère pointé son nez) : pour qui te
prends tu pour décider dans mon couple ?
Boubah (intervenant) : pourquoi tu t’énerves ? Il t’a
déjà dit qu’il voulait simplement te protéger.
Karim (étonné) : je m’attendais à toutes les réactions
de ta part sauf celle là. Tu penses franchement que
j’oserai m’intéresser à ta femme ? Je crains trop Dieu
pour ça.
Moi : je ne tolère pas le fait que vous colporter dans
mon dos. J’ai le droit de tout connaitre sur sa vie.
Karim : elle voulait te le dire mais c’est moi qui lui
en aie empêché. Je suis désolé d’avoir pensé à toi
dans tout ça. J’ai juste voulu te protéger le temps de
trouver ce qui se cachait derrière tout ça parce que je
n’arrive toujours pas à comprendre l’attitude de ton
père.
Moi : je suppose que ça te plait n’est ce pas ? Après
tout depuis notre enfance papa n’a jamais caché le
fait qu’il te préférait à moi. Je suppose que tu es
heureux n’est ce pas ?
Karim (abasourdi) : mais que racontes-tu ?
Boubah (ton dur) : calme toi Ibrahim !
Je lui en ai toujours voulue que papa puisse le
regardé comme un fils et moi non. J’arrivais souvent
à me demander ce qu’il avait de plus que moi.

Karim s’est levé pour partir.

Moi : est-ce la vérité qui te fait fuir ?


Karim : je préfère m’en aller. Je ne sais pas ce que tu
penses, mais je suis tout sauf ton ennemi. Je pensais
bien agir mais désormais je resterais dans mon coin.
Que Dieu nous guide et nous éclaire.

Boubah a tout fait pour le retenir mais il est


finalement partit.

Boubah (énervé) : qu’est ce qui t’as pris de lui parler


de la sorte ? Tu ne vois pas qu’il voulait simplement
t’aider ?
Moi (en colère): il se prend pour qui pour décider à
ma place ? Il s’agit de ma vie et de mon couple tout
de même.
Boubah : je ne sais pas ce qui ne tourne pas rond dans
ta tête, mais tu as vraiment été un vrai con sur ce
coup. Je préfère m’en aller aussi.

Je suis resté stoïque durant un long moment avant de


sortir de ma torpeur.

Je suis conscient de n’y être pas allé de main morte


mais il ne peut pas se permettre de parler à ma femme
dans mon dos et décider à ma place de ce qui est bien
ou pas pour moi. Après tout c’est de ma vie dont il
s’agit.

Lorsque j’ai jeté un coup d’œil sur la montre, je me


suis hâté de sortir à mon tour pour aller à mon rendez
vous avec le détective.
Quoi que mon père veuille me faire, que le bon Dieu
puisse l’éloigner et faire en sorte que toutes ces
tentative soit réduites à néant (Je cherche protection
auprès de Dieu contre Sheytane le maudit)

Mounas

J’ai eu Fatima au téléphone et elle m’a demandée de


lui rendre visite et profiter pour connaitre son
nouveau logement.

Je me suis donc réveiller assez tôt pour passer la


journée chez elle et papoter comme au bon vieux
temps parce que j’ai constaté la dernière fois qu’elle
était mal même si elle voulait me cacher son état.

En parlant de la dernière fois, j’ai finalement


accompagné Awa et le marabout nous a confirmer
que la femme avait bien et bel mis quelque chose
dans la maison mais qu’au final elle l’avait enlevée.

J’ai demandé à Awa de laisser tomber cette histoire


mais c’était comme si je parlais à un mur. Lorsqu’elle
a demandé au marabout de l’aider à avoir cet homme,
je suis sortie sans demander mon reste.

Je ne veux pas que Dieu m’interroge sur ses péchés à


elle. Je lui ai demandée d’arrêter ce qu’elle fait mais
comme elle ne m’écoute pas, je me décharge de toute
responsabilité devant le créateur.

Je suis déjà assez préoccupé par mon cas. Mes


parents me manquent énormément et ça commence à
vraiment jouer sur moi.
Même si Boubah essaye de se montrer aimable, j’ai
besoin de ma mère à mes côtés. J’ai besoin qu’elle
me pardonne et me soutienne et c’est bien la raison
pour laquelle j’ai décidée de lui rendre visite demain
quitte à ce qu’elle me chasse à coup de balaie.

Je compte en parler à Boubah et lui demander de


m’accompagner. S’il est appelé à être mon mari, il
faudra qu’il m’aide à surmonter mes épreuves et que
je puisse ressentir vraiment que je peux compter sur
lui en cas de problème.

J’ai pensée à l’idée de préparer et emmené chez ses


parents mais je ne sais pas si c’est une bonne idée
étant donné que je ne suis pas encore leurs belles
filles.

J’étais entrain d’enfiler une tenue, lorsque j’ai


entendu la sonnerie de la maison retentir. Je priais en
allant ouvrir pour que ce ne soit pas Awa mais
malheureusement c’est elle.

Moi (ton dur) : que vient tu faire ici ? Je pensais


t’avoir dit hier que je ne voulais rien avoir avec tes
magouilles.
Awa : c’est maintenant comme ça que tu me parles ?
Où est passé la solidarité entre amies ?
Moi : je te soutiendrais dans le droit chemin et non
dans le mauvais. Qu’est ce que ça te coûte de laisser
ce couple vivre en paix. N’as-tu pas peur du jour où
tu devrais rendre compte de cela ? N’as-tu pas peur
du jour où tu devras comparaitre devant ton
seigneur ? N’oublie pas que quiconque sème le mal
récolte le regret.
Awa : tu as finies?
Moi (agacée) : je me dis qu’en tant qu’amie c’est de
mon devoir de te conseiller.
Awa : je ne suis pas venue pour ça.
Moi : quoi alors ?
Awa : je m’ennuie simplement. Tu t’apprêtais à
sortir ?
Moi : c’est comme tu vois. Je vais rendre visite à une
amie.
Awa : je viens avec toi alors.

Cette fille commence vraiment à m’exaspérer et le


pire c’est que je ne peux rien faire. Ça m’apprendra
d’avoir été comme elle.

Je pense que c’est une forme de punition que le bon


Dieu m’inflige. J’espère qu’il l’a sortira vite fait de
ma vie.

*****

Avec les explications de Fatima, je ne me suis pas


perdue. Comme leurs maisons est en bordure de
route, il a été facile pour moi de me retrouver.

Je suis donc montée chez elle, suivie d’Awa qui


n’arrêtait pas de chialer en me disant que quoi qu’il
arrive cet homme lui reviendra.

Lorsque j’ai toquée à la porte, elle a prit quelques


secondes avant d’ouvrir.

Fatima (souriante) : enfin tu….

Son visage a littéralement changé lorsqu’elle a posée


ses yeux sur Awa.

Awa : ne me dit pas que ta meilleure amie c’est cette


vermine.
Fatima (énervée) : que fait cette fille chez moi ?
J’ai l’impression d’avoir manquer un épisode.
Qu’une personne m’explique svp parce que là, je suis
complètement perdue…………….

Chapitre 35

Ne jamais désespérer d’un échec quelque soit sa


nature « Quand Allah ferme une porte à un serviteur
par sagesse, il lui en ouvre deux autres par sa
miséricorde ».

Mounas

Avec les explications de Fatima, je ne me suis pas


perdue. Comme leurs maisons est en bordure de
route, il a été facile pour moi de me retrouver.
Je suis donc montée chez elle, suivie d’Awa qui
n’arrêtait pas de chialer en me disant que quoi qu’il
arrive, cet homme lui reviendra.

Lorsque j’ai toquée à la porte, elle a prit quelques


secondes avant d’ouvrir.

Fatima (souriante) : enfin tu….

Son visage a littéralement changé lorsqu’elle a posée


ses yeux sur Awa.

Awa : ne me dit pas que ta meilleure amie c’est cette


vermine.
Fatima (énervée) : que fait cette fille chez moi ?

J’ai l’impression d’avoir manquer un épisode.


Qu’une personne m’explique svp parce que là, je suis
complètement perdue

Moi (surprise) : je ne comprends pas.


Fatima (haussant le ton) : je te demande ce que fais
cette fille chez moi.

Awa s’est carrément placée devant Fatima en pointant


cette dernière du doigt.

Awa (ton menaçant) : je ne sais pas ce qu’une fille de


la classe de Mounas fait avec un chiffon des bas
étages comme toi mais je te préviens déjà. Tu as
certes gagné la bataille, mais pas la guerre. Une
femme comme toi qui se cache sous ses airs de sainte
ni touche pour marabouté son mari mérite d’aller
crever en enfer. Mais tes jours sont comptés et
enfonce toi ça bien dans le crâne. Tes jours sont
comptés.
Je n’en reviens pas du toupet d’Awa. J’assiste comme
une téléspectatrice à leurs affronts en me demandant
d’où ces deux là se connaissent.

Moi (essayant de calmer) : écoutez les filles, j’ai


besoin que quelqu’un m’explique ce qui se passe.
Awa : cette fille devant toi est la femme de mon ex
Ibrahim.

Bloquons d’abord. J’ai besoin d’un flashback.


Ibrahim est l’ex qu’Awa veut reprendre coûte que
coûte ?

Fatima qui étaient jusque là silencieuse s’est adressé


à moi.

Fatima : je m’attendais à tout de toi, mais pas que tu


me fasses ce genre de coup. Je t’ai toujours
considérée comme ma sœur. Comment as-tu osez ?
Moi (tentant de me défendre) : mais…
Fatima : ouvre grand tes oreilles et je ne me
répèterais pas. Que ce soit la première et la dernière
fois que tu mets les pieds chez moi.

Awa rigolait comme une folle tandis que Fatima


tremblait à la limite de rage. Je ne l’ai jamais vu si
énervée.

Fatima (s’adressant à Awa) : ne prends pas mon


silence pour de la faiblesse. Les femmes comme toi
tu sais ce que j’en fais ? Je les multiplie par zéro
parce que tu ne représente rien devant moi. Espèce de
fille sans vergogne.

Awa a voulut lever la main sur elle mais Fatima a vite


intercepté son geste en lui attrapant fermement le
bras.
Fatima : ose et je te jure sur celui qui m’a créée que
je te ferais avaler de la poussière.
Awa (fulminant de rage) : ne penses pas que j’en ai
finie avec toi.

Elle a tournée les talons, me laissant complètement


déboussolé devant une Fatima qui m’accuse de chose
dont je ne suis même pas au courant.

Moi (tentant de me défendre) : il ya un malentendu


Fatima. Je te jure que tu te trompes.
Fatima (criant) : comment peux tu emmené chez moi
cette fille pour qu’elle me manque de respect ?
Comment ? Questionna t elle en rogne
Moi : je te jure sur ma vie que je ne savais pas qu’elle
était l’ex de ton mari.
Fatima (hors d’elle) : ne remets plus jamais les pieds
chez moi.

Bien avant que je riposte, elle m’avait déjà claquée la


porte au nez.

Je n’en reviens pas. Que quelqu’un m’explique ce qui


vient de se passer parce que je ne comprends
absolument rien.

Comment aurais je su ou comment aurais je pu


deviner que c’est Ibrahim son ex ? Comment aurais je
pu faire le lien entre eux étant donné tous les milliers
d’hommes qui se trouvent à Conakry ?

Une rage sans nom a pris possession de moi. J’ai


dévalé les escaliers pour poursuivre Awa en espérant
qu’elle n’ait pas encore pris un taxi. Je crois qu’entre
elle et moi, des explications s’imposent.

J’ai dû la chercher des yeux durant quelques secondes


avant de l’apercevoir de l’autre côté de la route.
Je me suis hâtée de traverser.

Moi : à quoi ai-je eu droit Awa ? Comment peux-tu


insulter mon amie sous mes yeux ?
Awa (ricanant) : ton ami ? Cette poufiasse est ton
amie ?

Je lui ai donné une gifle retentissante en y mettant


toute la rage qu’elle avait réveillée en moi.

Elle a essayée de me rendre mais je lui en ai


empêchée en attrapant son bras.

Moi : ose et je te casse la gueule correctement. Je te


dis une chose que tu vas garder bien au creux de ta
tête d’écervelée. Je ne veux plus jamais que tu
t’approches de moi et si jamais tu oses t’en prendre à
Fatima, je te jure que je ferais de ta vie un enfer.

Je m’apprêtais à y aller parce que les gens


commençaient déjà à affluer autour de nous,
lorsqu’elle m’a dit.

Awa : à toi de choisir entre Fatima et ton couple parce


que crois moi que je ne me gênerais pas de tout
dévoilé à Boubah.

Je me suis stoppé nette lorsque j’ai entendue ces


menaces.

Moi : je n’ai pas bien entendue


Awa (sourire espiègle) : nettoie tes oreilles avec de la
Javelle si tu veux. Mais si j’étais toi, je réfléchirais à
deux fois avant de prendre partie.
J’ai envie de l’étrangler jusqu’à ce que mort s’en
suive. Je suis tellement énervée que j’ai préférée
héler un taxi.

Je n’arrive pas à croire qu’elle ose me faire chanter.


Comment ai-je pu me lier d’amitié avec ce genre de
fille ? Et Fatima dans tout ça ? Comment peut elle
douter de moi jusqu’à ce point ?

Fatima

Je tremble toujours tellement je suis énervée. Je


n’arrive pas à le croire. Non, j’aurais peut être pu
cautionner ça d’une autre personne mais pas d’elle.
Pas de Mounas.

J’ai l’impression qu’elle m’a plantée un couteau en


plein cœur. Comment as t elle pu venir me narguer
chez moi ? Sous mon propre toit avec cette fille ? Ne
m’a-t-elle donc jamais considérée pour me faire subir
une telle humiliation ?

Heureusement pour moi que maman était sous la


douche lorsque cette peste est arrivée. Mais elle n’a
pas manqué de voir mon désarroi dès qu’elle m’a
trouvé au salon.

Maman : j’ai crû entendre des voix entrain de se


disputer.

Ces mots tournent en boucle dans ma tête lorsqu’elle


me demandait de faire attention à Mounas.
Aujourd’hui je confirme que je suis une vraie idiote.
Elle m’avait pourtant prévenue en me disant que je
devais faire attention et voilà ce qui me tombe sur la
tête. Ma meilleure amie alliée avec mon ennemie.
Moi : ce n’est rien maman dis je en tentant de ravaler
une larme.

Quand je suis en colère, ce sont les larmes qi montent


directement.

Maman : dis-moi ce qui ne va pas au lieu de cacher.


Qui est venu ici pour se disputer avec toi ?

Lorsque je lui ai tout raconté, elle n’arrêtait pas de


dire « Allahou Ackabr » « Allahou Ackbar » (Dieu
tout puissant)

Maman (me sermonnant) : tu vois où ton entêtement


te mène ? Que t’ai-je dis Fatima ? Pourquoi ne
m’écoutes-tu jamais lorsque je te parle ? Hein ?
Moi : jamais je n’aurais crû qu’elle aurait pu me faire
ce genre de chose.
Maman : et là tu n’as encore rien vue. Je t’ai déjà dis,
tout le monde n’a pas un fond comme toi. L’amitié si
parfaite que tu idéalise dans ton subconscient n’existe
plus. Les gens sont mauvais Fatima, ils sont capables
du pire pour atteindre leurs objectifs. J’espère que tu
l’as remise à sa place.
Moi (dépassée) : je lui ai dit que je n’ai pas le temps
de lui répondre.
Maman (ripostant) : mais on ne peut pas être si moue
que ça voyons. Une femme viens jusqu’à chez moi
pour m’insulter et je la laisse repartir sans rien ?
Wallahi si elle n’a pas la jambe cassée, je ne suis pas
Halimatou Bah.

Malgré le sérieux de la situation, je n’ai pas pu


m’empêcher de pouffer de rire. C’est vrai que maman
est très dure de caractère, tout mon contraire.

Moi : lui répondre c’est lui accorder de l’importance.


Maman : elle a eue la chance qu’elle ne m’a pas
trouvée. Je l’aurais frappée correctement pour lui
apprendre ce que c’est que le respect. Je te jure
qu’elle n’aurait jamais osé te reparler encore de la
sorte.

Elle a marquée un silence avant de continuer.

Maman : donc c’est ce qu’il disait….


Moi : qui ?
Maman : non personne….

Elle semblait perdue dans ses pensées avant de


poursuivre.

Maman : tu dois te protéger.


Moi (décontenancée) : de quoi ?
Maman (énervée) : comment ça de quoi ? Tu crois
que ces filles aux mœurs légères vont s’arrêter à un
simple affront ? Elle va forcément vouloir te faire
sortir de ton foyer.
Moi : néné, tu sais très bien ce que je pense de..
Maman (ton sec) : si tu continues dans ta lancée, je
t’assure que je vais te gifler. Mais qu’est ce qui ne
tourne pas rond dans ta tête ? Tu penses que la vie se
résume à manger et dormir ? Eh bien non ma fille,
c’est loin d’être un conte de fée. C’est une lutte et une
bataille continuelle. Si tu n’es pas armée, on te
bouffera toute crue. Combien de personnes ont été
victimes de sorcellerie et autres ? Y en a même qui
sont devenus fou à cause de ça. Que penses-tu avoir
de mieux qu’eux ? Ou bien tu crois que c’était des
païens ? Reste là à dormir. Le jour qu’elle te fera
sortir de ton foyer, tu n’auras que tes deux yeux pour
pleurer.

Elle m’a aussi laissée complètement anéantie avant


de claquer la porte de la chambre derrière elle. Je ne
comprends pas pourquoi toutes ces choses
m’arrivent.

Qu’ai-je fait à cette fille pour qu’elle me haïsse


autant ? Pourquoi les gens sont ils si méchant que
ça ? Je dois reconnaitre que maman à raison.

Aujourd’hui j’ai eu la confirmation que l’amitié


n’existe plus. Que la sincérité est en voie de
disparition et que seules ceux qui savent se montrer à
la hauteur, s’en sorte. Maman a raison sur toute la
ligne.

J’ai séchée les larmes qui coulaient sur ma joue avant


de toquer à la porte de la chambre de maman pour
m’excuser. Je sais que de tous les habitant de la terre,
elle est celle qui ne me fera jamais du mal et j’ai
compris à travers ce que je viens de vivre qu’il ne
faut jamais douter des paroles de notre mère.

Voyant qu’elle ne répondait pas, je suis retournée


m’asseoir. Je ressasse en boucle la scène de tout à
l’heure. Où ai-je failli dans mon amitié pour que
Mounas me tourne ainsi le dos ? Elle m’a
littéralement ridiculisée devant cette fille. Que lui ai-
je fais ?

J’étais perdue dans mes pensées, lorsque j’ai entendu


des coups à la porte.

Lorsque j’ai ouvert, j’ai vu Anta et Ibrahim.

Moi (souriant) : pour une surprise ? Rentre ! Sois la


bienvenue.
Anta : comment vas-tu ma fille ?
Moi : je vais bien et vous ?
Je lui ai débarrassé du plat qu’elle avait en main. Elle
m’avait appelée tout à l’heure pour me demander ce
que je voulais manger et qu’elle allait se faire une
joie de préparer cela pour moi.

J’ai alors commandé un de nos plats traditionnels


faits à base d’igname, taro, tubercule on y met aussi
du poisson avec de la viande séché qu’on pile, le tout
dans de l’huile de palme.

Moi : il ne fallait pas te donner tout ce mal.

Ibrahim ne m’a même pas adressé un bonjour, et cela


m’a énormément étonner. J’ai cependant préférée
m’occuper de mon invitée.

Il avait rendez vous avec le détective aujourd’hui et


j’espère qu’il n’a rien découvert de grave.

Anta : tu t’en sors avec le ménage j’espère ?


Moi : oui Dieu merci, ce n’est pas trop difficile. Mais
on veut embaucher une ménagère d’ici là. Comme on
à confiance en toi, Ibrahim m’avait dis de te
demander de nous aider à en trouver.
Anta : oui, il m’en a parlé. Je connais une de mes
sœurs qui cherchent un boulot. Elle saura faire
l’affaire.
Moi : je te fais confiance de ce côté.

La bonne odeur qui s’échappait du plat m’a


directement réveillée l’estomac. J’ai une faim de
loup.

Je me suis excusée auprès de Anta pour rejoindre


Ibrahim dans la chambre et savoir s’il allait manger.

Je l’ai trouvée entrain de se déshabiller.


Moi (le titillant) : pas mal ce que je vois.

Il n’a même pas daigné me répondre.

Moi (inquiète) : qu’est ce qui se passe ? Pourquoi me


boudes-tu ?
Ibrahim (ton sec) : rien !

Je vois que monsieur est dans ses humeurs. Je préfère


restée à l’écart, le temps qu’il se calme.

Moi : j’ai commandé du kétoun (nom du plat


traditionnel) je te sers ?
Ibrahim : non !

Il me répond par monosyllabe que lorsqu’il est


énervé. Pourtant je ne me rappelle pas lui avoir fait
quelque chose.

Je suis ressortie de la chambre et je suis allée me


servir avant de retourner au salon. J’ai trouvée
maman et Anta lancées dans une conversation.

Je me suis donc assise sur la table pour déguster le


plat et c’était tellement bon que j’ai carrément vidé la
moitié de la glacière.

Moi : Anta, c’est trop bon ! Il faudra me donner ta


recette.
Anta (rigolant) : il n’y a pas de problème ma fille.

Je suis restée une trentaine de minute au salon et


voyant que les dames parlaient de leurs problèmes,
j’ai préférée rejoindre mon mari en espérant qu’il ce
soit calmée.

Je me suis assise à côté de lui étant donner qu’il était


allongé.
Moi (lui caressant la tête) : qu’est ce qui ne va pas
mon amour ? Comment c’est passé le rendez vous
avec le détective ?
Ibrahim : je n’ai pas envie d’en parler. Maintenant
fait moi le plaisir de sortir de cette chambre, je veux
être seule.

Je n’en crois pas mes oreilles. D’abord c’était Awa et


cette fille dont je préfère ne pas mentionnée le nom,
ensuite c’est maman et pour couronner le tout c’est
mon mari qui me boude ?

Moi : pourquoi me parles tu de la sortes ? Si je t’ai


fait quelque chose, dis le moi et on règle au lieu de
rester dans ton mutisme.

Il s’est levé du lit avant de se mettre debout devant


moi.

Ibrahim (énervé) : figure toi qu’aujourd’hui encore je


me suis rendue compte à quel point tu ne me respecte
pas. J’étais allé voir Karim et Boubah pour leurs
parler de ma situation, mais à mon grand étonnement,
Karim savait mieux que moi ce qui se passe dans ma
vie. Comment veux tu que je le prenne ? Hein ?

Il a terminé sa phrase en haussant le ton. Je ne sais


pas pourquoi il ramène ce sujet étant donné qu’on en
avait déjà parlé.

Moi : mais je pensais m’être déjà excusée.


Ibrahim : et puis merde Fatima cria t il.

Sa voix m'a fait sursauter.

Ibrahim (continuant) : si ce n’est pas mon père qui


me manque de respect c’est ma femme ? Au fond
vous êtes pareils. Vous ne me considérez pas du tout.
Tu me prends pour qui ? Hein ?

Alors là, je n’arrive pas à digéré ce que je viens


d’entendre. Vient-il de me comparer à son père ?

Moi (me levant à mon tour) : Ibrahim, je ne te


permets pas de me parler de la sorte. Et moi, pour qui
me prends-tu ? Je suis peut être ta femme, mais il y a
un minimum de respect.

Il m’a regardé, ébahit pas ma réponse. Moi-même je


suis étonnée par ce que c’est bien la première fois que
je lui parle de la sorte. Mais non, là il est entrain de
dépasser les limites. Comment peut-il me comparer à
son père ?

Ibrahim : c’est à moi que tu parle comme ça ?


Moi (rétorquant) : toi tu es qui pour me parler comme
tu veux et moi non ? Ou bien tu penses que parce que
je suis soumise tu as le droit de faire ce que tu veux ?
Et mon respect dans tout ça ? Hein Ibrahim et moi ?
Tu penses que je suis une éponge qui absorbe tout et
que je n’ai pas de cœur ? Comment peux-tu me
comparer à ton père ? Depuis quand t’ai-je manqué
de respect ? Pourtant ce n’était pas les occasions qui
manquaient vu la manière odieuse dont tu te
comportais avec moi. Seulement là, tu as atteins ma
limite. Je ne te pardonnerai pas d’avoir osé me
comparer à ton père. On avait déjà réglé le problème
concernant Karim. J’ai reconnue mon tort et je me
suis excusée. Pourquoi ramènes-tu cela sur le tapis en
me balançant toutes ces choses aux visages ?

Ça y’est ! Je pleure bêtement. Je suis tellement


énervée que les larmes coulent sur mes joues sans
que je ne puisse y faire grand-chose.
Il a voulu me toucher mais je me suis écartée.

Moi : ne me touche pas ! Ordonnais-je.

Je me suis dirigée vers la douche pour m’enfermer à


l’intérieur. Je me suis laissé tomber sur le sol en
enfouissant ma tête entre mes genoux.

Je n’ai rien fait pour mériter ça. Il n’a pas le droit de


me prendre pour une éponge qui absorbe tout ! J’ai
un cœur et ces mots sont très poignants.

J’ai pleurée un grand coup avant de prendre une


douche froide à cause de cette chaleur infernale.

J’ai fais mes ablutions par la suite et j’ai priée en me


confiant à Dieu pour lui demander de m’aider à
supporter cet avenir qui me semble bien orageux.

Une fois après avoir finie, je me suis dirigée dans la


cuisine pour prendre un verre d’eau. J’étais entrain de
me servir à boire, lorsque j’ai ressentie une vive
douleur me traverser le bas ventre.

Je me suis tenue le ventre en me repliant sur moi-


même. J’ai laissée tomber le verre qui s’est écrasée
sur le sol tellement la douleur s’intensifiait.

Le bruit du verre écrasé sur les carreaux a attiré


l’attention de maman. Une expression horrible c’est
dessiné sur son visage avant qu’elle ne pointe mes
jambes du doigt.

Maman : mais tu saignes.

En baissant la tête, je me suis rendue compte qu’une


flac de sang venait de se former à mes pieds.
Lorsque j’ai relevée la tête, maman était déjà à côté
de moi pour me tenir par les épaules afin que je ne
tombe pas.

Maman (criant) : IBRAHIM ! IBRAHIM ! Viens vite.


Fatima est entrain de perdre son bébé

Je n’ai eu le temps que de l’apercevoir sur


l’embrasure de la porte, et ensuite, ce fût le trou
noir……………………………

Chapitre 36

« Souvenez vous de moi, je me souviendrais de


vous ! Soyez reconnaissants envers moi ! Ne soyez
pas ingrats ! Ô croyants ! Cherchez du réconfort dans
la patience et la salat (prière) ! Dieu est, en vérité,
avec ceux qui savent s’armer de patience. » Sourate
Al baqarah

Ibrahim
Je suis un vrai con. Comment ai-je pu lui parler de la
sorte ? Comment ai-je pu la comparer à mon père ? Je
m’en veux énormément de m’être emporter.

Jamais au grand jamais, elle n’avait levé la voix sur


moi et là, c’était comme si j’avais affaire à une autre
personne. Je ne mérite pas d’avoir une femme comme
elle. Non, je ne la mérite pas.

Je l’entends pleurer sous la douche et je suis


tellement mauvais que mon orgueil m’empêche
d’aller la consoler. Pourtant je regrette énormément
mes paroles. Je sais que cette fois ci, j’ai vraiment
merdé.

Je suis resté stoïque jusqu’à ce qu’elle sorte de la


douche. Sans m’adressée un regard, elle a pris son
tapis de prière et mis une robe.

Plus je la regarde, plus je me rends compte à quel


point je suis un imbécile qui ne la mérite pas.
Comment puis-je lui parler ainsi ?

M’a-t-elle déjà une fois manqué de respect pour que


je le fasse ? Elle a toujours pris sur elle, malgré mon
caractère de chien voilà comment je suis entrain de la
remerciée. J’ai tellement honte que je n’ai pas pu la
retenir lorsqu’elle est sortie de la chambre.

J’étais entrain de faire des vas et viens en


réfléchissant à une manière de m’excuser, quand j’ai
entendu sa mère crier mon nom.

Mon cœur s’est mis à battre à tout rompre et c’est en


grande enjambé que j’ai rejoins la cuisine. Ce que j’ai
vu m’a littéralement glacé les veines.
Belle maman (criant) : Aide-la ! Aide ma fille je t’en
supplie.

Il m’a fallut quelques secondes pour me rendre


compte de la gravité de la situation.

Sans un mot, je l’ai pris dans mes bras en demandant


à ma belle mère de prendre les clés de ma voiture
pour me suivre.

Moi (suppliant): ne me laisse pas Fatima, Fatima ne


me laisse pas je t’en supplie.

En un rien de temps, nous étions déjà dans la voiture


en direction de l’hôpital.

Belle-mère (pleurant) : Fatima, ma fille, je t’en


supplie ne m’abandonne pas. Ne nous fait pas ça
Fatima. Que ferais-je sans toi dans ma vie ? Ma fille,
réveille toi je t’en supplie.

J’ai tellement mal que je ne trouve pas de mot exacte


pouvant exprimer ce que je ressens.

Qu’est ce qui s’est passé ? Est ce à cause de notre


dispute que tout ça est arrivé ? Si à cause de moi il
arrivait quelque chose à elle ou au bébé, jamais je ne
me le pardonnerais. Jamais de toute ma misérable vie
je ne me le pardonnerais.

C’est en tremblant que j’ai garé comme un malade


dans le parking.

Moi (criant) : de l’aide ! De l’aide ! Ma femme est


entrain de mourir criais je comme un hystérique.
En moins de temps qu'il ne fallait, des infirmiers
étaient déjà sur place pour la transporter de toute
urgence.

Médecin : que s’est il passé ?


Moi : je ne sais pas. Je n’en sais rien. Je l’ai trouvé
dans cet état. Elle est enceinte de deux mois. Je vous
en supplie docteur, faites tout pour la sauver. Je vous
en supplie.
Médecin : gardez votre calme, nous allons faire de
notre mieux.

J’ai voulu les suivre jusqu’à la salle d’opération mais


ils ne m’ont pas permis d’y accéder.

C’est très difficilement que j’ai rebroussé chemin


pour pouvoir aller aider Tantine Halima qui est
entrain de pleurer tout son saoul, allongée à même le
sol de l’hôpital.

Moi (tentant de la relevé) : tantine, ne vous mettez


pas dans cet état. Elle va s’en sortir.
Mère Halima (pleurant) : c’est de ma faute. Tout ça
c’est de ma faute. Je suis la seule responsable de tous
ces maux. Mon Dieu, prends moi à sa place mais ne
prends pas ma fille. Elle est tout ce que j’ai. Elle est
tout ce que j’ai de plus cher. Ya Allah, elle est
innocente. Elle n’a pas le droit de payer pour mes
erreurs. Aide la mon Dieu, mon Dieu aide la.

Ça me fait tellement mal que je n’ai pas pu empêcher


mes larmes de couler silencieusement. Je n’arrive
toujours pas à réaliser l’ampleur de la situation.

Pourquoi suis-je recouvert du sang de ma femme ?


Pourquoi ma belle mère dit elle qu’elle est
responsable ? Et Fatima, où est-elle ? Où est ma
moitié ? Que fait-elle dans cette chambre et mon
bébé, et notre bébé ? Qu’est ce qui nous arrive ?

Moi (reprenant sur moi) : Dieu ne nous reprendra pas


Fatima. Une perle rare comme elle ne peut pas
s’éteindre. Fatima est ma moitié. C’est mon cœur. Je
ne pourrais pas vivre sans elle. Non, Dieu ne la
reprendra pas. Pas maintenant.
Belle mère : mon fils, j’ai mal. Si Dieu m’enlève la
seule fille qu’il m’a donnée que ferais-je ? Que
ferais-je ?
Moi : vous l’avez-vous-même dit. Il est plein de
miséricorde. Il est juste et il ne lèse jamais ses
créatures. Prions pour elle, prions pour elle.

Je l’ai aidée à se relever et installer dans un des


canapés de la salle d’attente.

Je suis conscient que dans ce genre de situation, peu


seront ceux qui prieront. Peu seront ceux qui
s’humilieront devant Dieu en lui demandant son aide.

Etant donner que j’avais mes ablutions sur moi, j’ai


entrepris de faire deux Rakas (unité de prière), pour
demander à Dieu de les maintenir sains et sauf.

Elle ne mérite pas ce qu’il lui arrive. Non, tout ça


c’est de ma faute. C’est moi qui lui ai crié dessus sans
raison valable. Que Dieu l’aide à s’en sortir.

******

Après des heures qui sont passés comme une éternité,


le médecin est revenu vers nous.
Moi (inquiet) : dites moi qu’elle s’en est sortie. Dites-
moi que ma femme s’est réveillée.
Docteur : oui monsieur, votre femme s’est réveillé.
Moi et ma belle mère : AL hamdoulilah !
Moi : puis je la voir ? Que s’est-il passer ?
Docteur : nous avons décelé une forte dose de ****.
C’est un médicament qui déclenche l’avortement
lorsqu’il est consommé en grande quantité.
Belle mère : ma fille a été empoisonnée ? Allahou
Ackbar !
Moi (ébahis) : comment cela as t il pu arriver ?
Docteur : n’as t elle rien mangé récemment ?
Moi : rien que nous n’avons acheté à l’extérieur
Docteur.

Empoisonné ? Fatima empoisonné ? Mais comment


cela aurait il pu arriver ?

Moi : et le bébé ? S’en est il sorti ?

Bien vrai que je connaisse déjà la réponse, je préfère


l’entendre une bonne fois pour toute.

Docteur : croyez le ou non, mais soit cette fille est


née un jour de chance, soit Dieu l’aime énormément.
Le bébé s’en est sorti indemne.
Moi : Il n’y a ne force ni de puissance qu’en Allah.
Le tout miséricordieux le très miséricordieux. Rien
n’arrive sans qu’il ne le décrète. Puis je la voir ?
Belle mère : Eh mon Dieu ! Créateur du ciel et de la
terre. Une fois de plus tu nous as montré ta grandeur.
Une fois de plus, tu nous as prouvé que rien ne
pouvait te dépasser.
Docteur : c’est bien l’une des rares personnes qui a su
tenir bon. Ce bout de chou qui arrive, doit sûrement
être rempli de bénédiction. Que Dieu nous assiste.
Cependant, il faudra ouvrir une enquête pour savoir
comment cela est arriver.
Moi : comptez sur moi.
Docteur : elle dort toujours. Mais vous pouvez allez
la voir. Elle a besoin de votre présence.
Moi : merci beaucoup Docteur.

Comme je sais que Tantine doit être plus inquiète que


moi, je l’ai permis d’aller en premier.

Je suis toujours choqué par les révélations du docteur.


Comment une telle chose as t elle pu arriver ?
Empoisonné ? On a tenté de tuer mon bébé ? Mais
quel être horrible aurait pu faire cela ?

Mère Halima

Je ne remercierais jamais Dieu assez pour ce qu’il


vient de faire dans ma vie. Louange et pureté aux
meilleurs des créateurs.

Une fois de plus, ma foi vient d’augmenter. Je ne sais


pas ce que je serais devenu si ma fille venait à mourir.

Comment ma fille as t elle pu être empoisonné ?


Qu’a-t-elle mangé si ce n’est le plat de Anta ? Anta ?
Anta ? Non ! Je suis sûre qu’elle n’aurait pas pu faire
une chose pareille.

Non mon Dieu, je vous en supplie, ne me dites pas


que c’est l’œuvre de Abdel. Ne me dites pas que c’est
cet homme qui a failli tuer ma fille.

Elle est endormie dans ce lit et mon cœur saigne


énormément. Elle semble si paisible mais en même
temps si faible que mon cœur se déchire face à cette
image.
Moi (lui caressant les cheveux) : je ne sais pas ce que
je serais devenu si tu n’étais pas revenue parmi nous.
Eh boborou andoun (mon bébé) comment puis je te
regarder dans les yeux en sachant que c’est à cause de
moi que toutes ces choses t’arrivent ? Pourras-tu un
jour pardonner la mère indigne que je suis ? Pourrais-
je un jour mourir en paix ?

Je suis restée durant quelques minutes avant de sortir.


Je sais qu’Ibrahim doit être énormément inquiet.

Moi : je vais m’en aller mon fils. J’ai besoin de me


changer pour revenir. Je veux rester à ses chevets.
Ibrahim : non tantine, rentrez vous reposez. Vous
avez entendu le médecin, sa situation est stable. Je
veillerais sur elle, ne vous en faites pas.
Moi : je ne peux pas dormir en sachant que ma fille
est dans cet hôpital.
Ibrahim : je veillerais sur elle. Ne me faites vous pas
confiance ?

Lorsque je l’ai vu prié tout à l’heure tandis que moi je


m’apitoyais sur mon sort, je me suis rendu compte de
la chance que ma fille a d’avoir un homme qui a ce
genre de foi.

Si c’était d’autres, ils seraient peut être entrain de


blasphémé mais lui, il a gardé son calme et s’est
tourné vers son créateur.

Moi : j’ai confiance en toi, c’est juste un cœur de


mère soucieuse de l’état de sa fille. Promets-moi que
tu me tiendras au courant en cas de problème.
Ibrahim : je vous promets.

Il m’a fait prendre un taxi et m’a rassuré qu’il veillera


sur elle.
Durant tout le trajet, je n’ai pas arrêtée de penser à ce
que le docteur nous a dit. Je suis restée avec Fatima
toute la journée et je sais qu’elle n’a rien avalée mis à
part le plat que Anta lui a apporté.

Ibrahim était déjà assez dépassé pour lui parler de


mes doutes. Je jure que si c’est Abdel qui est
responsable de l’état de ma fille ou si c’est cette Anta,
ils me le payeront.

Arrivée à la maison, j’ai nettoyé le sang qu’il y avait


et par la suite j’ai pris une douche puis j’ai terminé
mes prières de la journée.

Sachant d’emblée, que mon mari n’allait pas


décrocher, je lui ai envoyé un message pour lui dire
que Fatima est à l’hôpital suite à un malaise.

Cinq secondes ne se sont même pas écoulés, avant


qu'il ne m'appelle.

Lamarane : qu’est ce qui s’est passé ? Comment va


ma fille ?
Moi : elle a été empoisonnée.
Lamarane : soubhanallah ! Comment une chose
pareille as t elle pu se produire ? Comment va-t-elle ?
Moi : Dieu merci elle s’en est sorti indemne avec son
bébé.
Lamarane : Al hamdoulilah ! Mais comment ma fille
as t elle pu se retrouvée empoisonné ?
Moi : je ne sais pas. Je n’en ai aucune idée.
Lamarane : je te jure que si quelque chose lui arrive
par ta faute, je te tuerais de mes propres mains.

Et tic! Il avait déjà raccroché !

J’ai pleuré un bon coup avant de sécher mes larmes.


Je sais pertinemment que tout ce qui arrive est de ma
faute. Si je n’avais pas voulu vendre ma fille, tout ça
ne ce serait jamais produit. Ma fille n’aurait pas eu à
payer pour les erreurs de sa mère. Dieu me
pardonnera t il ses larmes et ses souffrances ?

Père Abdel

J’ai posé mes deux jambes sur la table basse du salon


après avoir déguster le poulet rôti que j’ai commandé
à Anta accompagné d’un bon Atcheke.

Lorsqu’elle m’a dit que Fatima avait énormément


appréciée le plat, je n’ai pas pu m’empêcher de
ressentir une joie immense. Ça a été du gâteau pour
moi de mettre le médicament dans la nourriture à
l’insu de Anta qui ne s’est sans doute douté de rien.

J’ai toujours dis que ce qui doit arriver arrivera, alors


qu’ils se tiennent bien car c’est le début de leurs
descente en enfer.

J’ai questionné Anta pour lui demander si elle avait


croisé Halima là-bas et elle m’a dit que oui.

Donc si cette folle a quittée de chez son mari, ça doit


sûrement être pour une raison valable que je me dois
de découvrir.

Je n’aimerais pas qu’une chose m’échappe ou que je


rencontre des barrières qui compromettront tout mes
plans. J’aime quand tout marche comme sur des
roulettes et je jure qu’après en avoir finit avec elle,
elle me demandera à genou de l’excuser pour ce
qu’elle m’a fait.
J'ai été tiré de mes pensées par le bruit assourdissant
des coups sur la porte de mon appartement.

Je suis sûr et certains que ça doit être Halima. Elle a


toujours été futé ça, je dois bien le reconnaitre vu
qu’elle a pu me dupé comme un amateur.

Moi (ouvrant) : villageoise un jour, villageoise


toujours.
Halima (me poussant) : comment as-tu osé faire une
chose pareille ? Comment ?
Moi (feignant l’indifférent) : j’ai toujours su que tu
étais mal éduqué et là, j’en ai la preuve dis je pour la
narguer.
Halima (hors d’elle) : Abdel, ne joue pas à ça avec
moi. Abdel, ne joue pas à ça avec moi. Fulmina t elle
de rage.
Moi : de quoi me reproche t on cette fois ci ? Tu
viens chez moi comme une folle et tu te m’es à hurlé
comme si j’étais ton enfant. Tu te crois au zoo ?

Elle m’a asséné une gifle que je n’avais vraiment pas


vu venir.

Moi (l’attrapant par le bras) : comment oses-tu ?


Halima (se débattant) : je te jure que je vais te tué.
Abdel je vais te tué pour ce que tu as fait.
Moi (l’étranglant) : comment as-tu osé poser tes sales
pattes de putes sur moi ?

Plus elle tentait de se débattre, plus je resserrais mes


mains sur son cou.

Comme la porte était restée ouverte, c’est le cri aigu


de Anta qui m’a fait lâchée cette vermine.

Anta : Dieu tout puissant ! Que se passe t il ici ?


Elle est restée un long moment entrain de tousser
avant de reprendre la parole.

Halima (toussant) : je vais vous tuer tous les deux.


Comment avez-vous pu empoisonner ma fille ?

Anta la regardait avec des yeux interrogateurs. Je


vois qu’elle est dépassée par la situation.

Moi : Anta, ne l’écoute pas. Elle devient folle ! Elle a


tentée de m’agresser et je me débattais simplement
quand tu es arrivée.
Halima (en colère) : comment un homme de ton âge
peut il mentir si ouvertement ? Abdel comment ?
Moi (hurlant) : ferme la !
Anta : qu’est il arrivé à Fatima ?
Halima : tu me demandes ? Tu oses me demandé ?
Après lui avoir apporté un plat empoisonné tu me
demandes ? Ecoutez moi bien tous les deux. Ce plan
que vous avez si bien monté n’a pas marché. Oui
Abdel, Fatima est bien en vie ainsi que son bébé.
Comme quoi, Dieu ne permets pas à des monstres
comme toi d’atteindre leurs objectifs. Mais je vous
ferais enfermer tous les deux. Je vous jure que je
vous ferais enfermer.

C’est sur ses mots qu’elle est sortie en vrac, ne


manquant pas de poussé Anta qui était debout sur
l’embrasure de la porte.

Elle pense que je vais gober ce qu’elle vient de me


dire ? N’importe quoi. Je suis sûre qu’à l’heure
actuelle cet enfant n’est qu’un souvenir. Mais
comment puis-je amadouer Anta qui me dévisage
comme si elle avait affaire à un psychopathe ? Si elle
venait à tout découvrir, je serais cuit……………..
Chapitre 37

« Ne jamais désespérer. Celui qui redonne vie après


la mort est capable de vous sortir de toute difficulté »

Boubah

Lorsqu’Ibrahim nous a dit que sa femme était à


l’hôpital, je me suis hâté d’appeler Mounas et Karim
pour qu’on aille les rejoindre.
Actuellement nous sommes en route et je n’arrive
toujours pas à le croire. Comment as t elle pu être
empoisonné ? Chez elle ? Dans sa propre maison ?

J’ai senti à la voix d’Ibrahim qu’il était vraiment


dépassé par la situation. Karim et Mounas sont très
calmes. Jusqu’à lors, personne n’ose parler ni dire
quelque chose tellement nous sommes étonnés par la
nouvelle.

Lorsqu’on est arrivés à l’hôpital, on nous a redirigés


vers la chambre dans laquelle Fatima était.

Nous avons trouvés Ibrahim assis au chevet de sa


femme.

Moi : Assalamou Aleykoum !


Ibrahim : Waleykoum Salam !

Fatima nous a gratifiés d’un faible sourire avant de


nous demander de nous asseoir.

Karim : comment vas-tu ? Tu as du mieux ?


Fatima : Al hamdoulilah. Je rends grâce à Dieu.
Karim : que Dieu t’assiste.

Il ya toujours une tension palpable entre Ibrahim et


Karim et j’avoue que ça commence vraiment à me
tapé sur le système.

Je comprends l’attitude d’Ibrahim mais j’ai trouvé


qu’il a été vraiment un peu trop excessif. Mounas
aussi je la trouve étrangement calme. Qu’est ce qui se
passe ici ?

Moi : j’espère que tu n’as pas trop souffert.


J’ai donné un coup de coude à Mounas pour qu’elle
puisse au moins parler mais rien y fait. Elle se
contentait de baisser les yeux sans rien dire.

Fatima : je rends grâce à Dieu.


Moi : que Dieu t’aide à te relever sans séquelle. Faut
plus nous refaire un coup pareil sinon ton mari va
mourir d’une crise cardiaque plaisantais je. Regarde
comment il a vieillit en quelques heures ?
Ibrahim (rigolant) : c’est tout à fait normal. J’ai eu la
peur de ma vie as t il dit en caressant les cheveux de
sa femme.

Je suis dans l’obligation de détendre l’atmosphère


étant donné que j’ai l’impression que les deux qui
m’accompagnent sont muets.

Moi : il ne faut pas nous complexer hein. Regarde


Karim le pauvre, il prend de l’âge et se demande
quand est ce qu’il trouvera une femme.
Karim : Moi je compte sur Fatima pour me trouver
une femme comme elle.

A quoi joue Karim ? Ne pouvait-il pas se garder de


faire cette mauvaise blague ?

Le silence qui s’est installé par la suite était à la


limite gênant.

Moi : bon, on ne va pas vous dérangez longtemps.


C’était juste pour prendre de tes nouvelles. Puisse
Dieu te guérir complètement.
Fatima : Amine.

Karim a fait des douas (invocations) pour nous et dès


qu’on a terminés, nous avons pris congé d’eux.
Comme Mounas était devant nous, j’ai profité pour
dire quelques mots à Karim.

Moi : je pensais que tu étais plus Mature que ça.


Pourquoi as-tu fait ça ?
Karim : je veux montrer à Ibrahim que s’il est con, je
suis plus con que lui.
Moi : mais comprends le.
Karim (énervé) : comprendre quoi ? Tu te rends
comptes qu’il a carrément osés m’accuser d’être
l’amant de sa femme ? Moi son frère ? Non, je
n’arrive toujours pas à le digéré.
Moi : tu sais qu’Ibrahim est dès fois très con et il
parle sans réfléchir. De nous tous, tu as toujours été le
plus mature. Ne le suis pas dans ces enfantillages et
passe l’éponge dessus.
Karim : en tout cas, ça m’a vraiment fait mal.
Moi : je vais lui en parler. Je te dépose chez toi ?
Karim : non, j’ai quelques courses à faire. A très
bientôt.
Moi : ok !

Maintenant que j’ai finis de réparer les dégâts


d’Ibrahim, je vais parler à Mounas qui m’attend déjà
dans la voiture.

Que s’est il passé entre les deux pour qu’elle ne


puisse pas ouvrir sa bouche et s’enquérir au moins
des nouvelles de son amie qui a failli perdre son
enfant ?

Lorsque je me suis installé à l’intérieur, elle avait ses


yeux rivés de l’autre côté de la vitre.

Moi : qu’est ce qui s’est passé entre Fatima et toi ?


Mounas : rien.
Moi : rien ? Tu ne pouvais pas ouvrir ta bouche ne fus
ce que pour lui demander comment elle allait ?
Mounas : ok !
Moi (perdant patience) ! Regarde-moi quand je te
parle. Fatima est ta sœur et peu importe ce qui a bien
pu se passé entre vous, tu aurais pu au moins, ne fus
ce que prendre de ses nouvelles et lui souhaiter une
bonne guérison. Je connais déjà assez Fatima pour
savoir qu’il n’y a pas de problème. Donc si vous êtes
en froid, ça doit sûrement être à cause de toi. Dis moi
ce qui s’est passé entre vous ordonnais je.

Elle est restée longtemps silencieuse avant d’éclater


en sanglot.

Moi (étonnée) : mais pourquoi pleures-tu ?

Elle a redoublé ses pleures en enfouissant son visage


dans le creux de ses deux mains.

Je me suis sentie obligé de la consoler jusqu’à ce


qu’elle se calme.

Moi : peu importe ce qui s’est passé entre vous,


même si elle est fâchée contre toi, ça lui passera.
Cesse de te mettre dans cet état. Ce n’est pas bon
pour le bébé.
Mounas (pleurant) : pardonne moi !

Lui pardonner ?

Moi (surpris) : te pardonner de quoi ? Je te rappel que


c’est de Fatima dont il s’agit, pas moi.
Mounas (me regardant dans les yeux) : non, tu ne
comprends pas. Je t’ai mentis et pourtant tu m’avais
donné l’occasion de tout dévoiler. Fatima est fâchée
contre moi pour quelque chose que je n’ai même pas
fait. Pardonne-moi ! C’est Dieu qui me punit.
Moi : écoute, calme toi d’abord et dis moi ce qui se
passe. Elle est fâchée pourquoi ? Que m’a tu caché ?
Elle a séché ses larmes avant de regarder dans le vide
et m’expliquer les raisons qui l’ont conduits à me dire
qu’elle était enceinte au lieu que ce n’était pas le cas.
Son amitié avec Awa et le chantage que cette dernière
lui fait.

Je n’arrive pas à en croire mes oreilles. Donc depuis


tout ce temps elle me prenait pour un pantin ? Et moi
qui avait décidé de baisser les armes et lui faire
confiance ? C’est comme ça qu’elle me remercie ?

Mounas (se tournant vers moi) : parle moi stp. Ne


reste pas silencieux. Gifle moi, insulte moi mais ne
me regarde pas comme ça.

Que puis-je lui dire ? J’ai trop mal pour pouvoir


parler. Donc elle a voulu me piéger pour que je
l’épouse ? Je n’arrive toujours pas à le croire.

Karim

Jusqu’à lors je n’arrive pas à digéré les paroles


d’Ibrahim. Pourtant si j’avais demandé à Fatima de
ne rien dire, c’était tout simplement pour pouvoir
protéger Ibrahim parce que j’imaginais déjà à quel
point cela allait l’affecter.

Mon père a une place tellement importante dans ma


vie que si je venais à découvrir ce genre de chose
venant de lui, je ne sais pas comment j’aurais réagis.

Apparemment je m’y suis mal pris. Qu’il aille


jusqu’à me soupçonner d’aimer sa femme,
franchement c’est une chose qui me mets hors de
moi.
Cependant je préfère ne pas trop en tenir compte.
Depuis là, je fais des recherches sur son père à leurs
insu.

J’avais dans la tête l’idée de revenir vers eux avec


toutes les preuves en main. Jusqu’à lors je n’ai rien
dit à personne, pas tant que je n’aurais pas en ma
possession toutes les preuves qui me permettront de
les aidés.

Le détective m’a cependant confirmé que Tonton


Abdel n’est pas son père et qu’Ibrahim a été recueillit
chez eux tandis qu’il n’était qu’un nouveau né.

Ça m’a choqué mais pas tant que ça parce que pour


moi, c’était la seule explication plausible.

Là je suis en route pour aller le rencontrer. Il m’a dit


qu’il a découvert un élément très important qui
pourra m’aider à avancer dans mes recherches.

C’est à cause de tout ce que je fais que les paroles


d’Ibrahim m’ont vexés mais peu importe. Je l’ai
toujours considéré comme mon frère et cela ne
changera jamais.

Je suis arrivé sur les lieux avec quelques minutes de


retard. J’ai trouvé le détective assis à notre lieu
habituel.

Dieu sait que je fais tout ça pour leurs biens, j’espère


qu’il me pardonnera de me mêler de ce qui ne me
regarde pas. Ne dit on pas que ce sont les intentions
qui comptent ?

Cependant, cette affaire de Fatima n’est pas claire et


je compte aussi lui demander d’enquêter là-dessus.
Moi : salam Détective ! Veuillez pardonnez mon
retard.
Détective : ce n’est pas grave. Moi-même je viens
d’arriver. Comment allez-vous ?
Moi : bien Dieu merci, j’espère que vous aussi.
Détective : on rend grâce à Dieu.
Moi : je reviens de l’hôpital dans lequel Fatima a été
conduite d’urgence. D’après le docteur, une personne
a voulu la faire avorter.
Détective : je n’en crois pas mes oreilles. As t il déjà
ouvert une enquête là-dessus ?
Moi : on n’a pas eu l’occasion de discuter là-dessus.
Je préfère que vous continuiez à le faire pour moi.
Détective : il n’y a pas de problème. Cependant ce
que j’ai découvert est vraiment très étonnant.
Moi (inquiet) : qu’est ce que vous avez découvert ?
Détective : figurez vous que Ibrahim est le fils de
Anta, la ménagère de la famille depuis toutes ces
années.

J’ai mal entendu ou il vient de dire que Anta est la


mère d’Ibrahim ?

Moi (étonné) : êtes-vous sûr ?


Détective (me donnant des papiers) : aussi sûr que je
m’appelle MAJID.

Je n’arrive pas à en croire mes oreilles.

Il a des photos de Anta tenant dans ses bras un bébé.


Elle a accouché dans un hôpital et par la suite elle est
ressortie et à commencé à mendier parce que sa
famille lui avait tourné le dos à l’époque.

Il m’a sortir un papier me confirmant que cet enfant


est bien et bel Ibrahim. Je n’arrive toujours pas à le
croire. Mais pourquoi as t elle accepté de vivre sous
silence durant toutes ces années ?

Moi : qu’est ce qu’on est censé faire ?


Détective : si c’est cet homme qui a attenté à la vie du
bébé de Fatima, Anta doit le savoir. En tant que mère,
ça m’étonnerait qu’elle soit mise au courant.
Moi : mais pourquoi as t elle décidé de rester
silencieuse durant toutes ces années ?
Détective : il faut prendre en compte le fait qu’elle
était seule à l’époque. Il se pourrait qu’ils aient passés
un pacte et que comme le couple voulait un enfant,
elle le leurs a donner en échange du fait qu’elle reste
à ses côtés. Parce qu’elle est tombé enceinte d’un
homme qui a refusé de reconnaitre sa paternité.

Il a forcément raison. Je n’ose même pas imaginer ce


qu’elle a dû ressentir. Voir ton enfant élevé par une
autre parce que tu n’as pas assez de moyen pour
l’élever toute seule. Regarder ton enfant appelé une
autre maman. Non, il n’y a que le pouvoir de l’amour
d’une mère qui puisse supporter tout cela.

Il est temps pour moi de parlé à Anta. Si Abdel la


prend comme un pion, elle saura vraiment qui il est.
Je suis sûr que c’est Abdel qui est derrière l’état de
Fatima Mais Dieu est grand. Il le payera très
cher……………

Chapitre 38
« Ne craignez rien. Je suis avec vous : J’entends et je
vois » Sourate 20

Fatima

J’ai toujours du mal à réaliser ce qu’Ibrahim m’a dit.


Non, en fait mon cerveau refuse d’assimiler cette
information.

Je ne lui ai pas parlé de mes doutes depuis qu’il m’a


dit que j’ai été empoisonné. Mais je sais parfaitement
que le seul truc que j’ai mangée ce jour là, c’était le
plat de Anta.

Je ne crois pas qu’elle puisse me faire une chose


pareille. Je n’ose même pas imaginer. Je suis sûre et
certaine que c’est tonton Abdel qui est derrière tout
ça.

Lorsqu’Ibrahim m’a dit qu’il aimerait ouvrir une


enquête, je lui en ai empêché. Je sais, plusieurs
d’entre vous me traiteront de folle mais je reste
convaincu que ce n’est pas l’attitude à adopter.

Ça ne le détruira que deux fois plus s’il venait à faire


arrêter son père. Je remarque que malgré tout, il est
vraiment dépassé par la situation.

Je ne comprends pas ce que j’ai fait à cet homme.


Pourquoi me détester ainsi ? Se rend il compte au
moins qu’il payera cela ?

Comment peut-on être si mauvais que ça ? Si tout ce


que maman m’a dit est vrai, je crois que cet homme
est simplement le mal incarné. (Je me place sous
l’entière protection de Dieu).
Il ne saura m’atteindre que par la volonté divine.
Dieu m’a montrée une fois de plus qu’il n’abandonne
pas ses fidèles, il sera toujours là pour ceux qui lui
feront confiance peu importe la difficulté, alors
pourquoi devrais je avoir peur d’un humain comme
moi ?

Mounas ne cesse de me bombarder de message. Elle


me dit que cette fois ci, je l’ai vraiment mal jugé et
que ça lui fait énormément souffrir que je ne puisse
pas au moins entendre sa version des faits. Que dois
je entendre ? Ce que j’ai vu me suffit amplement.

Ibrahim m’a demandée hier ce qui n’allait pas entre


elle et moi mais je n’ai pas eu le courage de le lui
dire. Après tout, une fois de plus il s’agit de son ex.

Je n’ai pas envie de le mêler à cette histoire. Je


souffre déjà assez de cette situation. Awa, l’ex de
Ibrahim, Tonton Abdel son père. En fait, tout ceux
qui veulent me faire du mal sont liés de prêt ou de
loin à lui. Ai-je commise une erreur monumentale en
me mariant avec lui ?

Mais est ce aussi de sa faute si tout ceci m’arrive ? Si


son entourage est mauvais ? Si les gens aiment faire
souffrir juste pour le plaisir ?

Ce sont des coups sur la porte de la chambre qui


m’ont tirée de mes pensées.

Moi : entrez !
Maman : comment vas-tu ? Rien ne te fais mal
j’espère.
Moi : Al hamdoulilah.
Ça fait deux jours que je suis sortie et le médecin m’a
demander de me reposer. Donc même le petit doigt je
ne bouge pas. C’est Ibrahim qui me fait même
prendre ma douche en me lavant comme un bébé. Je
sais que s’il pouvait prier à ma place, il l’aurait fait
aussi.

Maman : il y a ton père au salon. Il est venu pour te


voir.

Papa ? Qu’est ce que je suis égoïste. Depuis que


maman a quitté de chez lui, je ne l’ai même pas
appelée pour m’enquérir de ses nouvelles. Je suis
vraiment une fille indigne ?

Moi (inquiète): j’espère qu’il n’est pas fâché après


moi.
Maman : ne t’inquiète pas. Ton père est très
compréhensif. Puis je lui demandé de rentrer ?
Moi : oui néné.

Je me suis redressé pour m’asseoir.

L’instant d’après, je l’ai vu rentré en m’affichant son


plus beau sourire.

Papa : il ne faut plus jamais me refaire une chose


pareille. Compris ?
Moi : oui papa.
Papa : comment tu vas ma fille ?

C’est bien la première fois qu’il me caresse les


cheveux en me parlant.

Moi : je rends grâce à Dieu. Dis-je en baissant la tête.


Papa : mes prières t’accompagneront toujours.
N’oublie pas ce que je t’avais dis dès le début de ton
mariage. Même si c’est difficile, il faut toujours prier
et demander à Dieu de t’aider.
Moi : inch Allah. Je m’excuse pour le silence.
Papa : non ce n’est pas grave. Tu es une femme
mariée et je te comprends parfaitement. Comment va
mon gendre ? Il s’occupe bien de toi j’espère.
Moi : il va bien Dieu merci. Oui je ne manque de rien
Al hamdoulilah.
Papa : tu es la seule fille que Dieu m’a donnée et je
t’aime énormément. Ma situation avec ta mère ne
changera rien entre nous. J’ai juste besoin d’un peu
de temps pour réfléchir et savoir ce que j’aimerais
faire par la suite. N’empêche, tu peux toujours
compter sur moi. Même si c’est à 3h du matin et que
tu as un problème, appel moi. Les pères sont faits
pour ça. Soutenir leurs enfants lors des difficultés. Je
n’aurais jamais pensé me retrouver dans une telle
situation parce que ta mère et toi êtes celles que
j’aime le plus sur cette terre. Mais Dieu éprouve qui
il veut et par sa grâce, il trouvera que je ne baisserais
jamais les bras ni ne doutera de sa grandeur. Peu
importe les difficultés par lesquelles on passe, l’issu
favorable est pour ceux qui savent se montrer patient.

En relevant la tête, j’ai remarqué que des larmes


brillaient dans ses yeux.

Ce qui est arrivé par la suite m’a littéralement serré le


cœur. Une larme venait de perler sur le visage de mon
père. Mon papa, celui qui ne m’avait jamais montré
un visage triste. Celui qui m’a toujours montré un
visage souriant peu importe la douleur qui le
mitraillait de l’intérieur.

Je l’ai pris dans mes bras et j’ai éclaté en sanglot.


C’était plus que ce que mon pauvre cœur pouvait
supporter. Comment maman as t elle pu faire du mal
à un homme comme lui ? N’avait elle pas conscience
du trésor qu’elle avait ?

Moi : que Dieu nous aide à affronter les situations.


Moi aussi je serais toujours là pour toi. Je prierais
pour tes peines et comme tu as toi-même dit, par la
grâce de Dieu, il nous sortira de cet abime. Tu as
toujours été juste avec moi. Je vous dois tellement de
respect que je ne peux pas me mêler de ce qui see
passe entre vous mais sache que je prie toujours pour
toi.
Papa : merci ma fille.

Après qu’on ce soit calmé, il a demandé à rentrer.

Je ne l’avais jamais vu dans cet état et malgré moi, je


ne peux pas m’empêcher d’en vouloir à maman. Se
rend elle compte à quel point elle le détruit ?

Elle est revenue par la suite dans la chambre en


s’asseyant à la place où papa était assis.

Maman (inquiète) : pourquoi pleures tu ?


Moi (énervée) : mon père souffre et tu me demande
pourquoi je pleure ? As t il un jour été injuste envers
toi pour lui faire vivre cela ? J’avais juré de ne pas
prendre partie mais le voir, lui l’homme qui a
toujours incarné la parfaite carrure pour moi pleurer à
cause de toi, c’est plus que je ne pouvais supporter.
Néné, il n’y a pas qu’à lui que tu fais du mal. Si j’ai
décidée de te pardonner c’est parce que ça ne sert à
rien de t’en vouloir. Je n’aimerais pas que Dieu te
juge sur ce que tu as fait. Mais vois-tu cet homme qui
vient de sortir de cette maison ? Tant que tu ne
gagneras pas son pardon, je ne crains que tu sois
heureuse dans ta vie parce que tu as lésé une
personne juste et Dieu n’aime pas l’injustice. Je ne
suis peut être que ta fille, mais à un moment donné si
je le peux, je me dois de te donner des conseils. S’il
le faut, rampe à ses pieds. Agenouille-toi devant lui et
pleure jusqu’à ce que les larmes refusent de sortir de
tes yeux. Cherche son pardon et ce, peu importe ce
que cela te coûtera. J’ai peur pour toi, s’il ne te
pardonne pas. J’ai peur pour toi.
Maman (pleurant) : Dieu sait à quel point je souffre.
Mais je veux bien faire les choses. Tu es menacée et
je veux t’aider avant de résoudre mes propres
problèmes.
Moi : je te donne mon aval. Va réparer tes dégâts
auprès de papa. Dieu veille sur nous tous. Ce qui doit
m’arriver, m’arrivera et ce, peu importe si tu te
trouves à mes côtés.
Maman : je vais te dire une chose alors que tu ne vas
jamais oubliés. Lorsqu’une mère vit au milieu de ses
enfants et qu’un ennemi veut leurs faires du mal, elle
est comme un bouclier. Elle empêche à ses personnes
d’atteindre leurs objectifs. Ne pense pas que je ne
souffre pas assez. J’ai commis des erreurs et Dieu sait
à quel point je souffre. Mais je ne peux pas te laisser
dans une pareille situation. Sait tu au moins que c’est
le plat que Anta t’avais apporté qui t’a conduit à
l’hôpital ?
Moi (après quelques minutes de silence) : oui je le
sais.
Maman : je veux qu’on les enferme pour ce qu’ils ont
osés te faire.
Moi : je ne préfère pas. Je connais assez Anta pour
savoir qu’elle n’est pas dans le coup. Si cela est
arrivé, ça doit être à cause de tonton Abdel.
Maman : et tu veux que ça reste impuni ?
Moi : mais néné, même si c’est difficile, c’est le père
de mon mari. Jamais je ne supporterais que mon père
aille en prison alors je ne peux pas emmener le père
de quelqu’un de surcroit mon mari sous les verrous.
Maman (énervée) : eh bien jamais ton père ne sera
capable d’une telle chose. Abdel est un diable et un
criminel et l’envoyer là-bas est le plus petit des
supplices qui pourrait lui arriver. Cet homme est
mauvais. Tellement mauvais que je suis sûre que
même sa moelle épinière souffre de sa méchanceté.
Et tu veux qu’on le laisse impunie ? Jamais !
Moi : mais je ne veux pas qu’Ibrahim souffre.
Maman : et tu crois que Abdel en a quelque chose à
foutre de son fils ? Si vraiment il l’aimait, il n’allait
pas décider de s’en prendre à toi parce que le combat
c’est entre lui et moi. C’est un vrai lâche et il doit
payer. N’est ce pas tu as dit que Dieu n’aime pas
l’injustice, ne pense pas que je le laisserais s’en tirer
de la sorte.

Pourquoi ne comprend t elle pas que si je décide de


ne pas agir c’est pour éviter que mon homme en
souffre deux fois plus ?

Moi : laisse Dieu juger entre nous.


Maman : il ne descendra pas du ciel pour mener ton
combat à ta place. Il ne te demande pas de t’asseoir
jusqu’à ce que le train te passe sur le corps au lieu
que tu avais la possibilité d’y échapper. Que ta foi te
pousse à être objectif. Dieu n’aime pas l’injustice ! il
n’aime pas l’injustice ! Alors Abdel Bah le payera. Si
tu ne veux rien faire, j’en parlerais à ton mari. Reste
là et crois que la miséricorde divine s’opère sur des
poltronnes comme toi. Lève toi et bas toi pour ta
propre survie. Ce n’est pas comme si je te demandais
de faire du mal à une personne.

C’est sur ces mots qu’elle est sortie de la chambre,


me laissant complètement déboussolée. Suis-je
toujours aussi naïve que ça ? Je suis vraiment
fatiguée ! Fatiguée ! Fatiguée ! Que Dieu nous aide à
nous en sortir, sain et sauf.
Mounas

Je n’ai pas dormie de toute la nuit. J’ai vraiment


l’impression d’être seule au monde et que tout
l’univers est contre moi.

Je ne voulais pas lui faire encore du mal mais je ne


pouvais pas continuer à vivre dans le mensonge
surtout avec le chantage que cette Awa voulait
m’infliger. J’ai décidée de tout dire et ce, peu importe
ce que cela me coûtera pour empêcher cette dernière
d’atteindre ses objectifs.

Je sais qu’elle ne se reposera pas sur ses lauriers. Si


seulement Fatima m’accordait le bénéfice du doute.
Je crains pour elle, qu’Awa veuille la détruire en
usant de pouvoir mystique.

Je m’en voudrais à vie s’il lui arrivait quoi que ce soit


au lieu que j'aurai pu l’en empêcher. Mais comment ?
Comment puis-je parler à Fatima ? Devrais-je passer
par Ibrahim ?

Je sais au moins que si moi elle ne me croit pas, elle


ne doutera jamais de son mari.

Je suis consciente que cette fois ci, ma propre vie est


hypothéqué. Mon avenir semble désormais incertain
et malheureusement je ne peux rien faire pour cela.

Je ne sais pas ce que Dieu me réserve avec cet enfant,


mais je lui fais confiance. Même si la douleur sera
vive si Boubah décidait de ne plus se marier avec
moi, au moins je pourrais dormir avec la conscience
tranquille.
Je me suis levée du lit et après m’être débarbouillé,
j’ai filé dans la cuisine pour me faire une tasse de
chocolat chaud.

Si je continue à me nourrir convenablement c’est tout


simplement à cause de cet enfant. S’il n’y avait que
moi, je me serais laissé mourir de faim.

Je me suis saisie de mon téléphone pour composer le


numéro d’Ibrahim. C’est au bout de la deuxième
tentative qu’il a décroché.

Ibrahim : Allo ?
Moi : Salam ! C’est Mounas.
Ibrahim : Ah mounas, comment vas-tu ?
Moi : je vais bien et toi ? Comment se porte Fatima et
le bébé ?
Ibrahim : Al hamdoulilah, ils vont bien.
Moi : Dieu merci ! En fait, j’aimerais te parler stp.
C’est assez urgent.
Ibrahim : tu n’as pas de problème j’espère.
Moi : ça n’à rien avoir avec moi, mais plutôt avec
Fatima. Stp, je ne serais pas longue.
Ibrahim : ok il n’y a pas de problème. Accorde-moi
juste trente minutes et je viendrais.

J’ai raccrochée à demi soulager.

J’ai profité pour mettre un peu d’ordre dans la maison


étant donné qu’aujourd’hui la ménagère n’est pas
venue.

Je venais à peine de sortir de la douche, lorsque j’ai


entendu la sonnerie retentir. Je me suis empressé
d’enfiler une robe avant d’aller ouvrir.
Mon sang n’a fait qu’un tour dans mon corps quand
j'ai pris connaissance de la personne qui se tient
debout devant moi.

Maman (me prenant dans ses bras) : Ma petite


Mounas. Ma petite fille à moi. Je te demande pardon.

Je suis toujours sous le choc. Si je rêve, je vous en


supplie ne me réveillez pas. Maman ? Ici ? Me
demandant pardon ?

Ibrahim

Je viens de garer devant la maison des parents de


Karim. Je suis conscient que je me suis comporté
comme un con et je suis venu pour lui demander
pardon.

J’étais même en route pour me rendre chez eux


lorsque Mounas m’a appelé. Elle m’a dit que ça à
quelque chose avoir avec Fatima et j’espère que ce
n’est rien de grave.

Je n’ai toujours pas digéré ce qui s’est passé à


l’hôpital. Je n’arrive toujours pas à me faire à l’idée
qu’une personne a voulue tuer notre enfant.

Ça m’a rappelé directement le rêve que j’avais fait


sur elle. Dieu m’avait il montré ce jour là ce qui
devait se passer ?

Mais pourquoi ne veut elle pas que j’ouvre une


enquête là-dessus ? J’ai encore l’impression qu’elle
me cache quelque chose mais vu son état fébrile, je
préfère ne pas trop la bousculer.
Si elle connait l’identité de celui qui a fait cela et
qu’elle refuse de m’en parler, je ne sais pas si la
pilule passera. Elle sait à quel point son silence nous
mets en mal et si malgré tout ce qu’on a vécus, elle
s’obstine à ne pas changer, je saurais qu’il y a un vice
qui manque dans son cerveau.

Lorsque je suis descendu de la voiture, j’ai trouvé


Awa entrain de parler devant le portail. Il ne me
manquait plus que de me taper sa tête de guenon.

Awa : tu t’es enfin rendu compte que ton bonheur se


trouve à mes côtés ?
Moi : range moi tes sales pattes et économise ton
énergie stp. Je ne suis pas venue ici pour toi.
Awa : ne t’inquiète pas mon amour, dans peu de
temps on sera unis.

Je l’ai dépassé sans rajouter mot. Cette fille mérite


vraiment de se faire interner dans un asile
psychiatrique. Et dire que j’ai couché avec cette sotte.
Que Dieu me pardonne !

Heureusement pour moi que Karim est assis seul au


salon.

Moi : Assalame Aleykoum


Karim : Waleykoum Salam ! Tu t’es perdu en route ?
Moi : puis je m’asseoir ?
Karim : fait comme chez toi.
Moi : comment vont tes parents ?
Karim : ils vont bien Dieu merci. Ils sont sortis.

J’ai aspiré un grand coup avant de reprendre la


parole.

Moi : je suis venu pour te présenter mes excuses.


Karim : tu t’es cogné la tête ou quoi ? Ironisa t il
Moi : non ! Je me suis rendu compte que j’ai
vraiment été con en te parlant de la sorte. Tu sais que
dès fois j’agis sans réfléchir. Je te prie vraiment de
me pardonner.
Karim : es tu conscient des accusations que tu as
porté à mon encontre. C’est à la limite si tu ne me
traitais pas d’être l’amant de ta femme.
Moi : oui et je ne sais pas ce qui m’avait pris. C’est la
jalousie qui m’aveuglait. Elle était plus liée à toi qu’à
moi qui suis son propre mari. N’en veut pas à mon
cœur d’avoir été jaloux de votre complicité.

Il m’a regardé longuement avant de parler.

Karim : jamais je ne toucherais à une femme qui n’est


pas mienne. Je suis toujours préoccupé par le fait que
Dieu me pardonne pour mon passé. Touché à une
femme est le cadet de mes soucis.
Moi : je t’en supplie, accepte mes excuses.
Karim : tant que ça ne se répètera pas.
Moi : je te promets.

Il m’a tendu sa main que j’ai serrée avant de le


prendre dans mes bras.

Moi : désolé frérot.


Karim : l’amour est vraiment con et stupide à la fois.

Il m’a donné une tape à la tête avant de me dire.

Karim : c’est pour avoir oser insinuer ses atrocités.

Nous avons finalement changés de sujet en parlant de


tout et de rien. On était tellement concentré que j’ai
complètement oublié mon rendez vous avec Mounas.

Moi (me levant) : Mounas doit m’attendre. Elle m’a


dit qu’elle aimerait me parler.
Karim : elle n’a pas de problème j’espère.
Moi : elle a dit que ça concerne Fatima.
Karim : tu veux que je t’accompagne ? Parce que
j’aimerais aller quelque part avec toi.
Moi : où ça ?
Karim : tu le sauras au moment venu.
Moi : donc laisse-moi aller vite fait parler avec elle et
ensuite je reviens te prendre. J’espère qu’il n’y a pas
de problème.
Karim : je l’espère aussi.

La tête qu’il affiche n’augure rien de bon. Puisse


Dieu nous protéger de nos
ennemis………………………..

Chapitre 39

« Les bonnes actions font disparaitre les mauvaise. »


Sourate 11 verset 114

Mounas
Je l’ai serrée dans mes bras avec la peur qu’elle ne
disparaisse. Je me disais à l’instant que si c’était un
rêve, je ne voulais pas me réveiller.

En rouvrant les yeux, je me suis rendu compte que


c’était vraiment réel. Je me suis mise à toucher son
visage comme pour me rassurer qu’elle était vraiment
devant moi. Que c’était ma mère qui venait de sonner
à ma porte.

Lorsque je me suis détachée d’elle, je me suis


agenouillée à ses pieds.

Moi (pleurant) : Pardonne moi maman. Excuse-moi


pour tout ce que je t’ai fait vivre. Maman pardonne
moi.
Maman : relève-toi ma fille.
Moi (pleurant) : je ne peux pas me relever. Pas tant
que tu ne me diras pas que tu me pardonnes pour tout
le mal que je t’ai fais.
Maman (voix cassé) : si je suis ici c’est parce que je
t’ai déjà pardonnée. Relève-toi. Ce n’est pas bon
dans ton état.

Elle m’a aidée à me relevée et après avoir refermée la


porte derrière moi, nous nous sommes dirigés vers le
salon pour prendre place.

Maman : comment vas-tu ? Tu ne souffres pas trop ?

J’ai toujours du mal à le croire. Merci mon Dieu,


merci !

Moi : je rends grâce à Dieu. Le bébé se porte bien et


je ne manque de rien. Comment vont les autres ? Et
papa ?
Maman : Tout le monde se porte bien.
Moi : je te demande encore pardon. J’ai détruit la
famille.
Maman : non, ne dit pas ça ! Pas un jour ne passe
sans que je ne prie pour toi. Je n’aurais pas dû
t’abandonner lorsque tout le monde te tournaient le
dos. Qui n’a jamais péché ? Dieu ne nous demande t
il pas de pardonner à nos semblables comme on
aimerait être pardonné par lui ? Je m’en suis voulu.
Dieu m’es témoin que jusqu’aujourd’hui, je n’ai pas
pu dormir tranquillement. Mon cœur de mère ne
pouvait pas supporter l’absence de ma fille ainée.
Elle a commis une erreur et alors ? Ne devrais-je pas
te soutenir au lieu de t’enfoncer ? Je regrette
énormément pour ces mois de silence.
Moi (pleurant) : ce n’est pas à toi de me demander
pardon. Néné, je t’ai fais du mal et honnis en
bafouant ma dignité. J’aurais aimé te rendre fière de
moi. J’aurais aimé que le jour que tu porte cet enfant
tu puisses garder la tête haute et que tu te dises, c’est
ma fille. J’ai passé mon temps à demander à Dieu de
me pardonner. Je voulais retourner pour implorer ton
pardon. Mais je n’aurais pas pu supporter que tu me
rejette. Je remercie le tout puissant de t’avoir
emmené à moi. Néné, j’avais vraiment l’impression
d’être seule au monde jusqu’à ce que tu sonne à ma
porte. Si tu pouvais savoir comme je m’en veux.
Pardonne-moi maman ! Pardonne moi pour tout le
mal que je t’ai fais.
Maman : Dieu m’es témoin que je t’ai déjà
pardonnée. Comment puis-je haïr un fruit que j’ai
porté dans mes entrailles ? Tu fais partis de moi. Toi
et tes frères, vous êtes tout ce que j’ai de plus cher au
monde.

Qu’à penser papa de sa venue ici ?

Moi : je n’aimerais pas que tu ais des problèmes avec


papa à cause de moi.
Maman : même s’il reste toujours cambrer sur sa
position, il lâchera prise. Je connais parfaitement cet
homme pour savoir qu’il n’est pas rancunier.
Seulement je refuse de rester encore en froid avec toi.
Je veux que tu saches que ta famille ne t’a pas tourné
le dos et que je serais toujours là pour toi.

Je l’ai pris dans mes bras en continuant à pleurer.


Dieu est bon ! Dieu est vraiment merveilleux.
Combien de nuit blanche ai-je passé en rêvant de ce
moment ? Gloire et pureté à Allah. Vraiment, l’issue
favorable arrive à ceux qui savent se montrer patient.

******

Nous étions entrain de parler de tout et de rien


lorsque la sonnerie de la maison a retentit.

Moi (ouvrant) : comment tu vas ?


Ibrahim : bien et toi ? Désolé pour le retard.
Moi : ce n’est pas grave. Rentre et ne reste pas là !

Il a semblé surpris de voir maman au salon.

Ibrahim : salam tantine !


Maman : wasalam mon fils. Comment tu vas ?
Ibrahim : je vais bien et vous ?
Maman : al Hamdoulilah !
Moi : néné, c’est le mari de Fatima.
Maman : viens par ici que je te tire les oreilles.
Fatima ne t a-t-elle pas dit qu’elle avait deux
mamans ? D’ailleurs où est elle ? Je dois vous mettre
tous les deux à genoux.
Ibrahim : je suis vraiment désolé. C’est vrai que j’ai
failli mais inch Allah je me rattraperais.
Maman : tu as intérêt. Sinon comment va ta femme ?
Ibrahim : elle va bien Dieu merci.
Je me suis excusée auprès d’elle avant de me rendre
avec Ibrahim dans la chambre d’ami.

Moi : je suis désolée de te faire perdre du temps mais


il fallait que je te parle de toute urgence.
Ibrahim : ne t’inquiète pas, ça ne me dérange pas. Tu
m’as dis que ça avait quelque chose avoir avec
Fatima. Il n’y a pas de problème j’espère.

J’ai poussé un soupir avant de prendre la parole.

Moi : tu sais que Fatima est comme une sœur pour


moi et que notre amitié ne date pas de maintenant. Je
ne suis peut être pas parfaite, mais jamais je n’ai
voulu lui causer du tort. Pas de mon plein gré en tout
cas.

Je lui ai raconté comment je me suis liée d’amitié


avec Awa. Je ne me suis pas gênée de parler de mon
passé, du piège que j’ai voulu tendre à Boubah et du
chantage de Awa après qu’on soit passé chez Fatima.

Il était très silencieux. Son visage reflétait


énormément d’émotion. Allant du dégout, rage,
compassion et j’en passe pour le reste.

Moi : je te jure que je ne savais pas qu’elle était ton


ex. Si je savais que tu étais celui qu’elle voulait coûte
que coûte avoir, je me serais éloignée d’elle. Regarde,
je risque de perdre mon homme et ma meilleure amie
pour mes erreurs du passé. Dieu ne me punit il pas
assez ? Je veux que tu puisses parler à Fatima. Dis lui
que je suis innocente. Il faut que vous vous protégiez
de cette femme. Elle est à la limite obsédée par toi.
Ibrahim : elle m’avait dis un jour que Fatima me
maraboute. C’est vrai ?
C’est vrai que le marabout avait confirmé mais il
avait dit aussi que ça avait été enlevé. Je sais que
Fatima ne sera jamais capable d’une telle chose. Si
seulement je pouvais parler avec elle, ça évitera plein
de chose.

Moi : elle divague ! Ne crois jamais un mot de ce que


cette femme te dit.
Ibrahim : merci ! Cela t’a fallut du courage pour tout
avouer et inch Allah je ferais de mon mieux pour
parler à Boubah. Concernant Fatima, ne t’inquiète
pas. Je vais nous protéger de cette folle.
Moi : Dieu merci. Prend vraiment soin d’elle. Je
n’aimerais pas qu’elle puisse souffrir pour rien. C’est
une bonne femme.
Ibrahim : j’avoue qu’avant je ne te portais pas trop
dans mon cœur mais crois moi que tu viens de
grimper dans mon estime. Je prierai aussi pour toi.
Boubah ne doit pas laisser filer une perle comme toi.
Que celui qui n’a jamais péché te lance la première
pierre. Puisse Dieu nous pardonner.
Moi : Amine !

Il a demandé à partir par la suite en me disant qu’il


avait rendez vous avec Karim. J’espère de tout cœur
que mes révélations leurs permettront de ne pas
tomber dans les mailles de cette dévergondés.

Karim

Je suis conscient que ce que je m’apprête à faire


demande un grand courage mais il faut que Ibrahim
sache ce qui se passe autour de lui.

Je ne sais pas comment il prendra le fait que Anta soit


sa mère mais comme je l’avais dis, il est temps que la
vérité se sache.
J’ai composé le numéro de Fatima pour m’enquérir
de ses nouvelles.

Fatima : Allo ?
Moi : comment va la plus belle ?
Fatima : Al hamdoulilah et toi ?
Moi : je rends grâce à Dieu. Ecoute, j’attends ton
mari actuellement parce qu’on doit se rendre chez son
père pour rencontrer Anta.
Fatima (implorant) : non, Anta n’à rien avoir avec
mon empoisonnement. Laissez la en dehors de ça je
vous en supplie.
Moi : détrompe-toi. Je ne compte pas parler de ça. Je
crois que ton mari rentrera très abattue ce soir. Je t’en
supplie, soutiens le et soit patiente. Laisse le te dire
lui-même ce qui se passe. Ne le brusque surtout pas
par peur qu’il se braque.
Fatima : tu m’inquiète vraiment.
Moi : ne t’inquiète pas. Je veux simplement que tu
fasses attention à vous deux. Ces semaines à venir ne
seront pas du tout repos mais vous devez vous serrez
les coudes. Prie beaucoup pour ton couple.
Fatima : je te fais confiance. Protège le je t’en
supplie.
Moi : je ne vous abandonnerais jamais. Tu peux
compter sur moi.

Après avoir raccroché, Ibrahim m’a envoyé un


message pour me dire qu’il était en route.

J’étais entrain de me changer lorsque j’ai reçu un


coup de fil de Boubah.

Moi : salam !
Boubah : tu es chez toi ? J’aimerais te parler.
Moi : oui mais je m’apprête à sortir avec Ibrahim.
Qu’est ce qui se passe ?
Boubah : rappelle-moi à ton retour !
Sa voix est vraiment bizarre. J’espère pour lui qu’il
n’a pas de problème.

******

Je venais à peine de finir de me changer, quand j’ai


entendu des bruits de klaxons de la voiture d’Ibrahim.

Je l’ai trouvé en pleine conversation avec Awa qui


était debout à la vitre de sa voiture.

Moi : je ne dérange pas j’espère.


Awa (se retournant) : je disais simplement à ton ami
que même s’il me prenait pour deuxième femme,
j’accepterais.

Il m’arrive souvent de me demander si rien ne s’est


passé entre ces deux là ! mais je finis toujours par me
dire qu’Ibrahim n’allait jamais osé me faire une
chose pareille.

Moi : Il a tout ce qu’il veut avec sa femme. Je vais te


trouver un mari moi-même. Lui il ne t’appartient
plus. Bon à tout à l’heure.
Ibrahim : merci beaucoup ! Je suis comblé avec ma
femme. Je me tue à le lui dire.

Nous avons passés un bout du trajet en silence. Je


cherche la manière de lui dire qu’on part chez lui. Je
redoute vraiment son comportement lorsqu’il le
saura.

Ibrahim : je conduis bêtement sans savoir où je vais.


Moi : faisons d’abord un tour chez ton père.
Ibrahim (fronçant les sourcils) : pour quoi faire ?
Moi : tu me fais confiance ou pas ?
Ibrahim : oui mais il est hors de question que je
demande pardon ou un truc du genre à cet homme.
Moi : détrompe-toi ! On ne part pas là-bas pour le
voir.
Ibrahim : on part voir qui si ce n’est lui ?
Moi : Anta. J’ai quelques questions à lui poser.
Ibrahim (étonné) : Anta ? Mais quelle question ?
Moi : tu le sauras.

Il a semblé vraiment surpris mais il n’a pas fait de


commentaire jusqu’à ce qu’on arrive.

Moi : reste ici, j’arrive.

Je suis descendu par la suite avant de cogner au


portail.

C’est le gardien qui m’a ouvert quelque temp après.

Moi : bonsoir !
Gardien : bonsoir monsieur.
Moi : est ce que ton patron est là ?
Gardien : il est sortit depuis ce matin.

Ça tombe bien parce que je ne sais plus comment agir


avec lui.

Moi : et Anta ?
Gardien : elle est à l’intérieur.

Je suis rentré et je l’ai trouvé assise devant la télé.

Moi : salam Anta.


Anta : mon fils, comment vas-tu ? Assois-toi.

J’ai pris place en face d’elle.

Moi : comment va tu ?
Anta : bien et toi ? Mais ton oncle est sortit !
Moi : je vais bien. Je suis venue pour te voir.
Anta (fronçant les sourcils) : qu’est ce qui se passe ?
Moi : je ne vais pas passer par quatre chemins. Je sais
que tu es la mère d’Ibrahim. Je suis venue avec lui
parce que j’aimerais que tu le lui dises toi-même. Il
est assis dans sa voiture et il nous attend.

Je lis l’étonnement et la peur sur son visage.

Anta (bégayant) : de quoi parles-tu ?


Moi : j’ai les preuves de ce que j’avance. Je ne suis
pas venue pour te faire du mal ni du chantage encore
moins pour te juger. Je veux simplement que tu dises
toi-même la vérité à Ibrahim.
Anta : je ne sais toujours pas de quoi tu parles.

J’ai sortie une photo d’elle que le détective m’a


donnée.

Elle l’a saisit avec des mains tremblantes. Elle a


gardé son regard rivé longtemps sur la photo avant
que je ne vois des larmes coulés sur ses joues.

Je me suis déplacé de là où j’étais assis pour la


consoler.

Anta (pleurant) : je ne voulais pas lui faire du mal.


C’était le seul moyen pour le protéger. Il n’y avait
que cette solution qui s’offrait à moi.
Moi : je ne te juge pas. Je te jure que je te comprends.
Ce que tu as fait demande un grand courage mais
surtout un grand cœur. Je t’admire pour ta bravoure.
Je ne suis qu’une personne qui veut aider. Il faut que
tu avoues tout à Ibrahim. Il doit connaitre la vérité.
J’ai peur que ce secret ne lui soit néfaste par la suite.
Anta : il ne me le pardonnera jamais. Je connais assez
mon fils pour savoir qu’il est rancunier.
Abdel (ton dur) : qui ne pardonnera pas à qui ici ?
Puis je savoir ce qui se passe ?

Mon cœur a failli rater un battement lorsque j’ai


entendu sa voix. Et merde !

Moi (feignant l’indifférent) : bonsoir tonton.

Je me suis levé pour lui tendre la main mais il m’a


royalement ignoré.

Abdel : Anta, puis je savoir ce qui se passe ?

Heureusement pour moi qu’elle a cachée la photo. Je


n’ose même pas imaginer ce qu’il fera lorsqu’il saura
que j’enquête sur lui.

Comme si ce n’était pas suffisant, c’est Ibrahim qui


lui a emboîté le pas.

Ibrahim : que fais-tu là depuis tout ce temps ?


Abdel : attendez ! Vous vous croyez où ? Dans un
cirque ?
Moi : Allons-y Ibrahim. Je t’expliquerais tout.
Abdel : personne ne bougera d’ici tant que vous ne
me donnerez pas d’explication. Ordonna t il.

Je crois que cette fois ci, je me suis vraiment montré


très imprudent. Que Dieu me sorte de ce merdier dans
lequel je me suis foutue…………
Chapitre 40

« Ne laisse pas une mauvaise période de ta vie te


faire croire que ta vie est mauvaise. Ne laisse pas une
dure leçon durcir ton cœur. Ne laisse pas la douleur te
faire haïr. Ne laisse pas l’amertume du monde voler
ta douceur.

Ibrahim
J’ai vraiment du mal à comprendre pourquoi Karim a
tenu à ce qu’on vienne rendre visite à Anta. Il
paraissait tellement stressé que je me posais mille et
une questions durant tout le long du trajet.

Je n’arrive pas à trouver une explication plausible ou


encore le pourquoi de ses agissements mais je suis
sûr qu’il me cache quelque chose d’important.

Sinon pourquoi ce serait-il comporter de la sorte et


demander de surcroit à ce que je l’attende dans la
voiture ?

Mon cœur s’est mis à battre à tout rompre lorsque j’ai


vu papa rentré dans la maison.

J’ai toujours du mal à croire que cet homme qui est


soit disant mon père en veuille à ma femme. On ne
peut pas être si mauvais que ça. Un être humain doté
de toutes ses facultés ne peut pas se lever un bon
matin et dire qu’il se vengera sur une innocente.

J’ai déjà parlé au détective et il m’a dit que lorsqu’il


trouvera des choses sur lui, il m’informera. Pour le
moment, j’ai tellement de truc dans la tête que je l’ai
d’abord mis en stand bye. Je veux savoir qui en a
après mon enfant jusqu’au point de souhaiter sa mort.

Je n’aurais pas pu imaginer de toute ma vie vivre une


situation pareille. Même si mon père et moi n’avions
jamais eu des moments intime, au fond je l’ai
toujours aimé.

Il m’arrivait d’espérer dans mon cœur d’enfant que


cet homme me dise un jour qu’il est fier de moi. Au
primaire, je me déchainais pour toujours occuper le
premier rang.
Idem au secondaire et au lycée. J’ai eu un parcours
universitaire sans tâche. Je voulais lui plaire. Je
voulais qu’il se comporte avec moi comme les autres
papas se comportent avec leurs enfants.

Mais je n’ai jamais eu droit à des encouragements.


C’était toujours des « Tu peux faire mieux » aussi
sec les uns que les autres.

Peut être que je lui ai fait quelque chose. Avec la


venue de ma femme j’aurais juré que tout allait
changer vu que c’est lui-même qui a insisté pour que
je la marie. Comment peut-il vouloir lui faire du mal
pour une histoire de vengeance qui n’a ni queue ni
tête ?

Quels sont les secrets que cache cette figure qui n’a
jamais pu être paternel pour moi ?

A le voir, on se dit que c’est un ange. Il est de taille


moyenne, clair et de beau traits au visage. Mince
comme un vrai peulh, toujours souriant avec son
entourage.

Qu’aurait pensé maman de ça ? Ah ma mère !


Comme j’aurais donné cher pour l’avoir à mes côtés.
Je sais qu’elle m’aurait consolé. Qu’elle m’aurait
demandé de ne pas baisser les bras et surtout qu’elle
n’allait jamais laisser tout ceci se produire.

Il m’arrivait de l’entendre hausser le ton. A chaque


fois qu’elle le faisait, c’était pour lui reprocher son
manque d’amour à mon égard. Ensuite elle se mettait
à pleurer. Ce sont les seuls fois qu’elle craquait et
laissaient libre court à ses émotions.
Elle qui savait toujours se contenir. Elle qui me
souriait malgré que des larmes brillaient dans ses
yeux. Il n’y a que dans ces moments qu’elle éclatait.

Rien que pour ses larmes, je le détestais déjà.


Pourquoi nous faisait-il autant souffrir ? Ne nous
aimait il pas ?

Un jour, alors que je n’avais que 15 ans, papa et elle


se sont disputés une énième fois à cause de moi. Ce
jour là je ne l’avais pas laissé faire.

Je lui avais clairement craché au visage que je le


haïssais. Que maman ne méritait pas de vivre avec un
homme comme lui et que tôt ou tard il allait le payer.

Avec le temps, je me dis que rien n’a changé en lui. Il


est toujours l’homme aussi dur et mauvais que j’ai
connu durant toute mon enfance.

Mais jamais je ne le laisserais faire souffrir ma


femme comme il l’a fait avec ma mère. S’il ose
s’approcher de trop prêt, j’oublierai qu’un jour il a été
le mari de ma mère. Parce que pour moi c’est ce qu’il
est. Mari de maman.

Je suis descendu de la voiture pour voir ce que Karim


faisait durant tout ce temps. Ma vie est bien trop
compliquée actuellement et son comportement
n’arrange rien du tout.

Après avoir salué le gardien, je suis rentré dans la


maison. Je les ai trouvés tous les trois au salon.

Moi : que fais-tu là depuis tout ce temps ?


Papa (ton dur) : attendez ! Vous vous croyez où ?
Dans un cirque ?
Karim : Allons-y Ibrahim. Je t’expliquerais tout.
Papa : personne ne bougera d’ici tant que vous ne me
donnerez pas d’explication. Ordonna t il.

Je suis complètement perdu. Karim me jette des


regards comme pour me supplier de ne pas ouvrir la
bouche.

Anta : Karim était venu pour me saluer.


Moi (m’adressant à Anta) : désolé pour mon
impolitesse. Je ne t’ai même pas salué. Comment vas-
tu ?
Anta : ce n’est pas grave. Je vais bien et toi ?
Papa (en colère) : jusqu’à preuve du contraire, on est
chez moi ici. Si tu veux jouer aux impolis, tu le fais
chez toi. Mais quel est ce genre de comportement ?
Tu débarque dans ma maison sans ouvrir ta gueule
pour me saluer ?
Karim : excusez nous tonton. On va demander à
partir.

C’est officiel. Cet homme me dégoute énormément.


Je n’arrive même pas à le regarder dans les yeux sans
ressentir pour lui une haine incommensurable.
J’espère vraiment que Dieu aura pitié de son âme au
moment de le reprendre.

Karim m’a presque tiré pour ne pas que je réponde.


Après qu’il ait dit au revoir, on s’est dirigés en
silence jusque dans la voiture.

Moi (énervé) : que manigances-tu ? Hein ?


Karim : arrête de t’emporter. Je voulais parler en tête
à tête avec Anta.
Moi : parler de quoi ? Tu te comportes bizarrement
avec moi depuis tout à l’heure. Que me caches-tu
Karim ?
Karim : je ne te cache rien du tout. Rentre chez toi.
On se parlera après.
Il est descendu de la voiture sans demander son reste.

Mais que se passe t il avec lui ? En venant, il disait


qu’il devait me dire un truc et là il désiste. Cela aurait
il quelque chose avoir avec Fatima ? Non, ça
m’étonnerais. Alors quoi ? Pourquoi tant d’énigme ?

J'ai été tiré de mes pensées par la sonnerie du


téléphone. C’est Boubah.

Moi : Allo ?
Boubah : comment vas-tu ?
Moi : pas du tout bien dis-je énervé. Je ne sais pas ce
qui se passe avec Karim. Il m’a emmené jusqu’à chez
cet homme soit disant qu’il voulait me dire quelque
chose d’important et là, il fait comme si de rien était.
Boubah : calme toi ! Je vais essayer de discuter avec
lui pour en savoir un peu plus.
Moi : non laisse tomber. Si c’est important, il
reviendra vers moi. Et toi comment tu vas ? J’ai
appris pour toi et Mounas. J’aimerais qu’on discute
là-dessus.
Boubah (catégorique) : il n’y a rien à dire ! C’est la
cadette de mes soucis actuellement.
Moi : ne parle pas comme ça. Je sais qu’elle s’est mal
comportée mais crois moi qu’elle regrette.
Boubah (ton ironique) : quel mensonge as t elle
encore inventée pour que tu prennes son partie ?

Quand Boubah est énervé, rien ni personne ne peut


lui faire entendre raison.

Moi : elle m’a tout racontée. Dis-moi qui ne fait pas


d’erreur dans sa vie ? Prend en compte le fait qu’elle
t’ais dis la vérité. Elle aurait pu la cacher mais elle a
décidée de tout te dire en sachant pertinemment
qu’elle risquerait de te perdre.
Boubah : elle ne l’a pas dit parce qu’elle le voulait.
Elle l’a fait parce qu’elle était dos au mur. Si cette
Awa ne lui avait pas fait de chantage, elle ne me
l’aurait jamais révélé. Et que veux tu que je fasse ?
Que j’oublie tout parce qu’elle est enceinte de moi ?
C’est trop facile.
Moi : je ne te demande pas de faire comme si de rien
était mais je te jure que celle avec qui j’ai parlée tout
à l’heure regrette. Je te demande de reconsidéré les
choses. Tu avais décidés de lui donner une seconde
chance. Sa seule erreur a été d’avoir eu peur de te
perdre à nouveau en te révélant cela. Personne n’est
parfait. Je sais que c’est très dur de placer sa
confiance en une personne et après se rendre compte
qu’elle n’a pas été totalement sincère avec nous. Je
sais aussi qu’il t’a fallut énormément de courage pour
lui donner une seconde chance, mais je veux que tu
réfléchisses. Peut être qu’elle ne s’y est pas pris de la
bonne manière, mais elle t’aime. Ça saute aux yeux
qu’elle est folle de toi. Ne la laisse pas partir.

Il s’est mis à rigoler avant de reprendre la parole.

Boubah (voix tremblante) : ma foi ! Je dois la


féliciter. Elle a vraiment su te berner et te faire un
lavage de cerveau. Elle mérite des ovations pour ça.
Cette fille ment comme elle respire. Je maudis le jour
que je l’ai vu et le jour que je l’ai touché. Je regrette
énormément que mon enfant puisse avoir ce genre de
femme comme mère. Elle est et restera toujours une
fausse femme toute sa vie. C’est une vraie pute au-
delà de ses airs d’anges. Une vraie manipulatrice.

J’ai du mal à croire ce que j’entends.

Moi : calme toi ! Ne laisse pas la colère te faire dire


des choses que tu regretteras.
Boubah (énervé) : écoutes, je ne t’ai pas appelé pour
t’entendre me parler d’elle. Je voulais te dire que je
compte accepter la proposition de maman et me
marier avec ma cousine. Karim est en route
actuellement pour venir chez moi. Je l’ai appelé pour
lui parler de ça et qu’il me dise ce qu’il en pense.
Moi : tu es fou ? Boubacar tu es malade ou quoi ? Tu
veux hypothéquer ta vie pour te venger de Mounas ?
Boubah : ça n’à rien avoir avec elle.
Moi (le coupant) : si ! Tout ça c’est à cause d’elle. Tu
veux qu’elle souffre, c’est pour ça tu as pris cette
décision stupide. Jamais Karim ne sera d’accord avec
toi. Que veux-tu au fait ? Tu l’as appelé pour qu’il te
supplie de ne pas te marier ? Ou bien pour qu’il
t’encourage dans tes conneries ? Je te croyais plus
mature que ça. Tu n’es pas un saint non plus vu ton
passé. Mounas a fait des choses qu’elle regrette. Tu
l’aimes même si tu n’as pas envie d’entendre cela. Ne
fou pas ta vie en l’air. Boubah, je t’en supplie.

C’est le bip qui s’en est suivit qui m’a fait


comprendre qu’il avait déjà raccroché.

Qu’est ce qu’il peut être stupide dès fois ! Comme si


ma vie n’était pas assez compliquée, il faut que je
trouve un moyen de lui empêcher de commettre cette
erreur.

Parce que Si je suis sûr d’une chose, c’est qu’il le


fait juste par vengeance. Il ne sera jamais heureux
aux côtés de cette femme vu que son cœur appartient
à Mounas. Ah boubah, boubah, boubah, quand
grandira t il ?

*****
Le trajet jusqu’à la maison a été difficile pour moi.
J’avais peur de me perdre dans mes pensées et de
cogner une personne ou la voiture de quelqu’un.

Heureusement pour moi que rien de cela n’est arrivé.


J’ai vraiment besoin de ma femme. J’ai envie qu’elle
me prenne dans ses bras et qu’elle m’aide à
surmonter ces épreuves. Je suis au bord du gouffre.

Lorsque je suis arrivé, j’ai trouvé ma belle mère au


salon. Je l’ai salué en coup de vent avant de rejoindre
la chambre.

Fatima était sur sa natte de prière. Elle m’a gratifiée


d’un sourire avant de se lever.

Que ferais-je sans cette douce créature à mes côtés ?


Je l’aime comme jamais je n’ai aimé de toute ma vie.

Fatima (m’embrassant) : comment vas-tu ? Tu m’as


l’air fatigué.

Je l’ai serré très fort dans mes bras sans rien dire. Je
sentais juste son cœur se soulever à cause des
battements réguliers.

J’ai eu à un moment peur de la perdre. Peur qu’elle


m’abandonne comme tout le monde autour de moi.

Nous sommes restés dans ce silence pendant un long


moment avant qu’elle ne se détache de moi.

Fatima : je ne t’abandonnerais jamais Ibrahim Bah !


Je suis pour toi une couverture comme tu l’es pour
moi. Tes peines, larmes, tristesses, je les porterais
comme mon propre fardeau parce que je t’aime
énormément.
Qu’est ce que je l’aime cette femme !

Je l’ai par la suite embrassé. J’y mettais de tout dans


mon baisé. Amour, tendresse, ferveur, tout ce que je
pouvais ressentir.

Je l’ai allongé avant de lui ôter la robe qu’elle portait.


À ce moment précis, je ne voulais que nous. Juste
nous dans notre cocon d’amour. Je voulais oublier
mes problèmes et me noyer dans la profondeur de ses
caresses.

Le moment était magique ! Elle me l’a bien rendu


parce qu’une fois de plus elle m’a fait voyagé en
ayant les pieds sur terre.

A la fin de notre ébat, nous sommes restés allongés.


Elle était dans mes bras et je caressais son ventre qui
ne se voyait même pas.

Moi : je suis fou amoureux de toi Fatima. Je t’aime


comme je n’ai jamais aimé. Jamais je ne laisserais
une personne te faire du mal. Pas tant que je serais en
vie. Dieu nous aidera à surmonter les problèmes. On
ne pliera jamais. On en ressortira que plus fort et
soudés. Puisse Dieu nous accompagner.

Des larmes coulent silencieusement sur ses joues


malgré qu’elle me sourie. Je les ai séchés du revers
de la main.

Moi : que des larmes de joie qui couleront de ses


beaux yeux ! Que des larmes de joie !

******
Je ne sais pas à quel moment on s’est endormis mais
c’est aux alentours de 02h du matin que j’ai ouvert
les yeux.

Je me suis levé à la hâte parce que je n’avais pas


encore accomplis la dernière prière de la veille. Après
avoir finis de rembourser, une idée m’est venue à
l’esprit.

Mounas m’a dit qu’Awa fera tout pour nous séparer.


Et si Mounas jouait double jeu pour savoir ce qu’elle
manigance ? Il n’y a que de cette manière qu’on
pourra avoir de l’avance sur elle.

Je sais que ça lui coûtera gros de faire semblant


surtout dans son état, mais c’est le seul moyen de
nous protéger.

Lorsque j’ai finis, je me suis assis sur le lit pour


contempler Fatima. Elle est tellement belle et parait si
fragile. Je me maudis toujours intérieurement à cause
de mon sale comportement.

Je l’ai réveillée tout doucement.

Fatima : hmm ! Ibrahim qu’est ce qui se passe ? Il y a


un problème ?
Moi : non mon amour ! Il est trois heures du matin.
J’aimerais que tu te lèves pour qu’on prie. Je veux
qu’on demande à Dieu de nous protéger.

Elle s’est levée difficilement.

Fatima : même si je suis fatiguée, je ne peux pas


refuser.

Je l’ai laissé prendre sa douche avant que des idées


sordides ne me traversent encore l’esprit. Dieu
n’abandonne jamais ceux qui lui font confiance et
c’est à lui que je compte demander secours.

Fatima

Je me suis réveillée énormément fatiguée. Après la


prière, nous ne nous sommes pas rendormis vu qu’on
avait finis aux alentours de 5h du matin.

Nous avons passés notre temps à faire l’amour


jusqu’à l’entente de l’appel du Muezzin.

Ça faisait longtemps qu’on ne s’était pas adonné à ce


genre de délice. Les problèmes avaient eu raison de
nous mais heureusement qu’on a pu retrouver une
flamme aussi brûlante qu’au début.

Il s’accrochait à moi comme à une bouée de


sauvetage. Il n’arrêtait pas de me dire qu’il m’aimait
et qu’il ferait tout pour me protéger.

J’ai sentie dans sa voix qu’il s’en voulait. Peut être se


disait il que c’est de sa faute tout ce qui nous
arrivait ? Je l’ai consolé du mieux que je pouvais et je
crois que ça a l’a un peu soulagé.

Il était déjà 14 h lorsque j’ai ouvert les yeux. J’ai pris


une douche et prier avant de sortir de la chambre.

J’étais énormément étonner de voir Anta et maman


assises au salon. Mon sang n’a fait qu’un tour dans
mon corps vu l’air qu’elles affichaient. Que se passe t
il ici ?

Moi : assalame Aleykoum


Maman et Anta : waleykoum salam wa rahmatoullahi
wa barakatouhou.
Maman : comment vas-tu ? Tu as bien dormis ?
Moi : Al hamdoulilah. Anta tu es ici depuis ?
Pourquoi ne m’as tu pas réveillée ?
Anta : Ibrahim m’a dit avant de sortir que tu n’as pas
beaucoup dormis la veille. Je ne voulais pas te
déranger.
Maman : va manger et reviens. Anta doit nous parler.
Moi : Anta il n’y a pas de problème j’espère.
Anta : non ma fille ! Je viens en paix et j’ai besoin de
te parler de quelque chose d’important.

Elle me parait énormément triste malgré le sourire


qu’elle affiche. J’espère de tout cœur que ce n’est
rien de grave…………

Chapitre 41
« Et vos efforts sur terre seront sans aucun doute
récompensées » Sourate l’homme.

Boubah

Je suis énormément énervé. Non mais quand on dit


que la femme c’est le diable, c’est la vérité. Cette
Mounas m’a salement berné et duper.

Con comme j’étais, je n’ai rien vu venir. J’ai gobé


tout ce qu’elle me disait sans essayer de vérifier la
véracité de ses paroles.

J’ai très mal. Je ne sais même pas quoi penser ni


comment agir. Et dire que cette sotte porte mon
enfant.

Suis-je aussi maudit que ça ? Pourquoi est ce que


Dieu ne m’a pas punis autrement ? J’aurais même
préféré que ce soit une prostituée qui porte mon
enfant.

Eux au moins n’ont pas honte de leurs métiers et se


montrent devant tout le monde sans avoir peur des
injures ni critiques.

C’est pour ça que je ne voulais pas me remettre en


couple. J’ai horreur de me sentir trahis et la rage que
je ressens actuellement vis-à-vis d’elle n’a pas de
nom.

Hors de question de me marier avec elle. Je préfère


encore tenir tête à papa que de me marier à une
femme qui passe son temps à mentir.
Que me réservera l’avenir aux côtés d’une
mythomane comme elle ? Comment pourrais-je avoir
l’esprit posé en sachant qu’elle pourrait me faire du
mal et profiter de moi comme bon lui semble ?

Je n’arrive toujours pas à croire qu’elle a réussit à


mettre Ibrahim dans son panier. Lui qui ne se gardait
pas de me dire qu’il ne la sentait pas. C’est lui qui
prend sa part ? Je suis stupéfait.

Comme je le lui ai dit, je compte me marier avec ma


cousine. Même si je ne le fais pas par amour, je
préfère encore me marier à elle que de m’unir à
Mounas.

Seulement je ne sais pas comment dire à papa que je


ne peux plus remplir mes engagements. Je ne
pourrais vraiment pas supporter de dormir sous le
même toit qu’elle. Non ! Je n’ai jamais su faire
semblant et ce n’est pas maintenant que ça va
commencer.

Si j’ai demandé à voir Karim, c’était pour lui


demander des conseils. Je sais qu’actuellement
Ibrahim a des soucis donc je n’aimerais pas lui
rajouter les miens. Le pauvre ! Il dépérit même à vue
d’œil.

Je suis sorti de la maison lorsque Karim m’a


demandé de le retrouver à l’extérieur.

Papa : Boubacar ?

Il ne manquait plus que je tombe sur lui.


Actuellement je le fuis car j’ai peur que ma colère ne
trahisse mon état.

Moi : bonjour baba (papa)


Papa : bonjour. Où vas-tu ? J’aimerais te parler.
Moi : je vais rejoindre Karim. On doit parler de
quelque chose d’important.
Papa : ok ! Vas-y. Je t’attends ici.

J’espère de tout cœur que maman ne lui a pas dit que


je compte épouser ma cousine. Je lui avais fait
promettre de garder cela pour elle le temps que
Mounas accouche. Si elle le lui a dit, elle m’aurait
vraiment mis dans un sale pétrin.

Moi : ok !

Je me suis hâté de sortir en emportant les clés de ma


voiture avec moi. Je ne compte pas revenir de si tôt.
Je suis déjà assez fatiguer par cette situation. Je ne
supporte plus cette pression. J’ai vraiment peur de me
faire interner tellement je suis dépassé par les
évènements.

J’ai trouvé Karim debout devant le portail.

Moi (lui faisant une tape) : comment vas-tu ?


Karim : bien et toi ? C’est moi qui devrais te poser la
question. Ton coup de fil de tout à l’heure m’a un peu
inquiété.
Moi : montons dans la voiture. Je préfère qu’on parle
à l’intérieur.

Après qu’on se soit installés, j’ai démarré pour


m’éloigner de cette maison qui devient à la limite une
prison pour moi.

Bien vrai que nous formons un trio, je n’ai jamais


parlé de mes problèmes à Karim. Ibrahim et moi nous
étions plus complices du coup ça me gène un peu
d’avoir à lui demander des conseils mais au point où
j’en suis, je n’ai personne d’autres vers qui me
tourner.

J’ai roulé un bon moment avant de garer dans un


endroit calme.

Karim : comment vont les parents ?


Moi : ils vont bien Dieu merci.
Karim : alors, dis moi ce qui ne va pas.

J’ai aspirée une grande bouffée avant de prendre la


parole.

Moi : je compte me marier avec une de mes cousines.

Il a froncé les sourcils avant de me répondre.

Karim : n’étais tu pas censé te marier avec Mounas


lorsqu’elle accouchera ?
Moi : oui mais j’ai découvert récemment qu’elle m’a
mentie.

Je ne peux pas tout lui révéler sans mettre Ibrahim en


danger vu qu’il ne sait toujours pas que sa petite sœur
couchait avec lui. Donc je ne lui ai raconté qu’une
partie.

Karim : et tu ne trouves pas que tu risquerais de


regretter ta décision ?
Moi : n’est ce pas l’amour se construit ?
Karim : oui mais là, ça n’implique pas que toi. Il ya
tes parents, votre crédibilité face à la famille de
Mounas. Comment fera tu passé ton père en revenant
sur ta décision ?

J’avoue que je n’avais pas pensé à cela.


Moi : mais je ne peux pas me marier avec Mounas. Je
n’ai pas confiance en elle. C’est une manipulatrice.
Karim : pourquoi ne lui accordes tu pas le bénéfice
du doute ? Elle t’a dis qu’elle était désolée et qu’elle
avait changé. Pourquoi ne pas la mettre à l’épreuve ?
Moi (étonné) : à l’épreuve ?
Karim : cherche à savoir si ce qu’elle dit est vrai.
Moi : et comment suis-je censée m’y prendre ? Je ne
lis pas dans les pensées. En plus avec ce genre de
femme, il faut s’attendre à tout.
Karim : je ne la connais pas bien pour prendre son
parti. Mais si elle a été amie avec Fatima durant tout
ce temps, c’est qu’elle doit avoir du bon en elle.
Combien de personnes seront prêts à dire la vérité
surtout dans son état ? Elle se retrouve loin de sa
famille. Tu es le seul sur lequel elle peut compter.
Malgré l’état critique de sa vie, elle a tenu à te le dire
pour ne pas que ça cause des conflits par la suite dans
votre relation. Ne pense pas qu’à toi. Soit objectif
dans ta manière de réfléchir. Personne n’aime être
déçu. Mais qui ne commets pas d’erreur dans sa vie ?
Elle aurait vraiment pu le garder pour elle. Je sais que
c’est difficile à encaisser mais prends en compte la
situation critique dans laquelle elle se trouve et le
risque qu’elle a prit de te le dire en sachant qu’elle
peut te perdre.

Il ne connait pas toute l’histoire mais il me dit les


mêmes choses qu’Ibrahim. Comment réagira t il
lorsqu’il saura que ce n’est rien d’autre que sa demi
sœur qui est au milieu de tout ces problèmes ?

Je ne sais vraiment pas quoi penser. Ma vie ne peut


pas être plus chaotique que ça ! Vraiment pas.

Mounas
J’attends Ibrahim qui doit venir me rendre visite
d’une minute à l’autre. Il me dit que ça à quelque
chose avoir avec Awa et j’espère qu’il a pu trouver
une solution pour se débarrasser de cette folle.

Hier j’ai veillé très tard avec maman. Elle me


racontait les choses qui se passent à la maison.

Depuis que je suis sortie de leurs vies, ses coépouses


ne ratent pas une occasion de la faire souffrir ou de
lui lancer des pamphlets.

Rien que d’imaginer cela, ça me fait énormément


mal. J’ai beaucoup pleuré. Non pas par tristesse mai
par colère.

J’étais en colère contre moi-même. A cause de moi,


elle était source de raillerie. Comment ai-je pu être si
aveuglée par l’argent ?

Je souffre énormément de l’absence de Boubah. Il ne


répond ni à mes appels ni à mes messages. Fatima
aussi me boude pour quelque chose que je n’ai pas
fait.

Je n’ai que ma mère actuellement pour me soutenir.


Qu’aurais je fais si elle n’était pas à mes côtés ? Si
elle n’était pas revenue ? Dieu est vraiment bon.

Je me suis levée du canapé pour aller ouvrir la porte.


Comme je m’y attendais, c’est Ibrahim.

Ibrahim : comment va tu ma chérie ?


Moi (souriante) : je vais bien et toi ?
Ibrahim : je rends grâce à Dieu.
Je l’ai installé et après nous avoir servis à boire, je me
suis assise en face de lui.

Ibrahim : la grossesse ne te fatigue pas trop j’espère.


Tu es seule actuellement et j’imagine que ça ne doit
pas être évident.
Moi : c’est rien de le dire mais je tiens le coup.
Comment va Boubah ? As-tu pu parler avec lui ?
Ibrahim : pour le moment il est énervé. Laisse-le
digérer et il reviendra à de meilleur sentiment.

Je ne sais pas si ce sont les hormones, mais des


larmes ont directement inondées mon visage.

Moi : je te jure que je regrette énormément. Si je


pouvais, j’allais revenir en arrière. Je l’aime
beaucoup. Je ne me vois vraiment pas sans lui à mes
côtés. Parle-lui pour qu’il sache que je suis désolée. Il
ne répond ni à mes appels ni à rien d’autres.
Ibrahim (inquiet) : ne te mets pas dans cet état. Il te
faut être forte pour toi et le bébé. Je connais mon ami.
C’est vrai qu’il peut se montrer têtu mais si je suis sûr
d’une chose c’est qu’il t’aime. Je lui ferai entendre
raison.

Je suis amoureuse de cet homme. Je n’aurais jamais


imaginé aimer comme ça mais je l’aime. Pour la
première fois, j’ai peur de perdre un homme. J’ai
peur de perdre le père de mon enfant.

Moi : désolée de m’être laissé emporter dis-je en


essuyant mes larmes.
Ibrahim : ce n’est pas grave. Ce n’est pas évident
comme situation. J’admire vraiment ton courage. Ce
n’est pas tout le monde qui peut surmonter ce genre
de difficulté.
Moi (voix cassé) : c’est dire que je n’ai pas le choix.
Dieu me mets à l’épreuve et je ne peux pas
abandonner.
Ibrahim : soit forte et courageuse. Dieu t’aidera.
Bientôt tout ça ne sera que des souvenirs pour toi.
Moi : Amine ! Comment va Fatima ?
Ibrahim (poussant un soupir) : un peu secoué par les
évènements mais elle va bien.
Moi : comment as t elle fait pour se retrouver à
l’hôpital ? Je suis toujours étonné.
Ibrahim : c’est ce qu’on essaye de comprendre. Nous
sommes aussi étonnés que toi mais Dieu nous aidera.
Moi : Inch Allah. (si Dieu le veut).
Ibrahim : en fait si je suis venue, c’est pour que tu
m’aides à stoppé Awa.
Moi : si je peux aider, je le ferais.
Ibrahim : je sais que ce que je te demande c’est
beaucoup, mais le seul moyen pour nous de découvrir
ce que Awa complote c’est que tu sois toujours avec
elle comme avant.

Avec cette folle ?

Moi : ce que tu me demandes risque d’être


compliqué. Elle me sort par les narines. Je ne la
supporte pas.
Ibrahim : je sais que ça te coûtera énormément mais
c’est le seul moyen pour nous aider. On ne sait pas de
quoi elle est capable. Fais lui croire que tu es de son
côté et que Fatima est ton ennemi. Raconte-lui des
bobards pour gagner sa confiance. Elle n’est pas
maligne comme femme. Ce sera facile de la duper.

J’ai peur de claquer cette folle lorsqu’elle


m’énervera. Je ne la supporte vraiment pas. Mais que
puis-je ? N’est ce pas un moyen de prouver mon
innocence et ma sincérité ?
Moi : j’accepte !
Ibrahim : je te jure que je te revaudrais ça.
Moi : on est une famille. C’est tout à fait normal.

Que Dieu puisse m’aider à éclaircir cette situation et


profiter pour laver mon honneur.

Fatima

Après avoir finie de manger un petit bout, je suis


venu m’asseoir aux côtés de maman.

Je me pose mille et une questions. Anta n’a pas


l’habitude de demander à me parler. Que se passe t
il ? Cela aurait il quelque chose avoir avec mon
empoisonnement ?

Anta : j’ai appris pour ton hospitalisation. J’espère


que tu te sens mieux.
Moi : je rends grâce à Dieu. Le bébé et moi, nous
nous portons bien.
Maman : j’ai longuement discutés avec Anta. Mes
doutes étaient fondés et elle me l’a confirmée. Il faut
que tu sois forte pour toi et ton mari car il aura plus
que tout besoin de toi à ses côtés.

Là j’avoue que mon cœur menace de sortir de sa cage


thoracique.

Moi (inquiète) : qu’est ce qui see passe maman ?


Maman : Anta, dis lui ce que tu m’as dit.
Anta : ma fille, tu sais très bien que je ne te ferais
jamais du mal. Depuis que tu es mariée, je veille sur
toi comme la fille que je n’ai jamais eu. Ibrahim
n’aurait pas pu rêver d’une femme aussi bien que toi.
C’est une chance qu’il a eu.
Moi (baissant la tête) : merci pour tes mots.
Anta : si je savais que j’étais un pion qu’on poussait,
jamais je n’aurais accepté de t’apporter ce plat. En
effet, c’est Abdel qui avait insisté pour que je prépare.
Lorsque j’ai eu écho de ton état, ça m’a directement
fait un tilt dans la tête.

Pourquoi est ce que je ne suis pas étonnée ?

Anta (poursuivant) : il s’est toujours comporté


bizarrement depuis qu’il a su que vous déménagé. Ta
mère m’a tout raconté entre eux et maintenant je me
rends comptes que j’étais juste le dindon de la farce.
Il m’utilise pour pouvoir vous faire du mal et à cause
de ma naïveté, j’ai failli te tuer.

Elle n’a pas pu terminer Parce qu’elle a littéralement


éclaté déjà en sanglot.

J’aurais aimé la consoler mais je n’arrivais pas à


bouger. Je ne comprenais pas pourquoi tant de haine à
mon égard. Jusqu’au point de tuer mon enfant ? Mais
pourquoi ? Qu’ai-je fait à tonton Abdel ?

Maman : calme-toi Anta. C’est Dieu qui nous a aidés


en te faisant ouvrir les yeux. Tu n’a pas à te sentir
coupable.
Anta (pleurant) : mais elle à failli mourir.
Moi : mais je ne suis pas morte. Personne ne peut
aller à l’encontre des décisions de Dieu.

Elle a eu du mal à se calmer avant de répondre.

Anta : si j’étais si vulnérable, c’est parce qu’il tenait


ma vie entre ses mains. Il a profité du pouvoir qu’il
avait sur moi pour me faire faire ce qu’il voulait.
Moi : je n’arrive pas à comprendre dis je perdue.
Anta : il y a un énorme secret qui me lie à cette
famille. C’est la raison pour laquelle je n’ai jamais
mu suspecter Abdel ni découvrir sa vraie face.
Malgré que je voyais certaines situations, je me
taisais.
Maman : tu es une femme vraiment brave et gentille.
Anta : tu sais, une mère est capable de tout. Même de
déplacer des montagnes par amour pour ses enfants.
Je n’avais personne vers qui me tourner. Comment
aurais je pu prévoir le coup qu’il manigançait ?

Pourquoi ai-je l’impression que ce qu'elle s'apprête à


dire est important ?

Moi : quel est ce secret qui te lie à Abdel ? Pourquoi


ne t’es tu pas éloigné de lui en découvrant l’homme
qu’il était ?
Anta (après un long silence) : parce que je suis la
mère de Ibrahim.

Quoi ? La mère de qui ? Iba ? Mon Iba ?

Moi : je ne crois pas avoir compris. Répondis je


troublée
Maman : je sais que c’est difficile à encaisser mais
Anta à risquer gros en venant ici pour tout révéler.
Anta : je sais que tu es celle qu’il aime le plus sur
cette terre. J’ai besoin de toi pour m’aider à lui
avouer la vérité.
Moi : tu es la mère de mon mari ? Dis-je ébahis.
Anta : jamais je n’aurais crû avoir à révéler ce secret.
Mais rien n’est éternel. Tôt ou tard la vérité finie par
sortir. Ta mère m’a tout dit. Cet homme est vraiment
méchant. Je ne sais pas comment j’ai fait pour me
taire durant toutes ces années. Pourtant je voyais qu’il
n’aimait pas mon fils. Il le traitait à la limite comme
un inconnu, mais j’avais les deux mains liées. J’ai dû
prendre sur moi pour ne pas exploser et m’enfuir
avec lui. Qu’aurais je pu lui donner ? Il avait tout ce
dont il avait besoin. Sa défunte mère le comblait de
tout. Je n’aurais pas pu le lui arracher. Crois-moi que
j’en ai pleuré. J’en ai énormément bavé. Mais
maintenant je veux que tout ceci prenne fin. Ibrahim
a le droit d’être heureux. Même s’il ne m’accepte pas
comme mère, au moins je ne mourrais pas avec ce
poids sur la conscience.

J’ai toujours du mal à croire que la femme que j’ai en


face de moi est la mère de mon mari. Le pauvre,
comment réagira t il en découvrant cela ?

Si moi je suis autant sous le choc comment le prendra


t il ? J’ai énormément peur. Pourquoi tant de secret et
de mensonge ? Pourquoi tant d’épreuve ?

Maman : il est temps que tout ça cesse. Soit Abdel


abdique, soit on le fait enfermer pour avoir attenté à
ta vie.
Moi : et Ibrahim ?
Maman : ce sera vraiment dur mais il faut qu’il le
sache. Il faut qu’il sache qui est cet homme et qu’il
prenne ses précautions. Ce n’est pas son père. Cet
homme est mauvais. Si on ne l’arrête pas, qui sait ce
qu’il fera d’autre ?

Je n’ai pas de mot tellement je suis choqué. J’ai peur


pour mon avenir aux côtés d’Ibrahim. Comment les
choses se passeront elles entre nous lorsqu’il
découvrira la vérité ? Que Dieu m’aide ! Je ne sais
pas si je pourrais supporter d’être loin de lui ! Après
tout, n’est ce pas à cause de cet homme qu’on est
marié ? Et s’il me mettait dans le même lot en
m’éloignant de sa vie ? Je ne mérite vraiment pas ce
qui m’arrive…………………………
Chapitre 42

« Le premier à demander pardon est le plus brave. Le


premier à pardonner est le plus fort et le premier à
oublier est le plus heureux »

‘’Trois mois plus tard’’

Ibrahim

J’ai toujours du mal à me faire à cette idée. J’ai


retourné, retourner et encore retourner dans tous les
sens les révélations que Fatima m’avaut faites mais je
n’arrive pas à digérer cela.

Non, Anta ne peut pas être ma mère. Elle n’est pas


celle qui m’a choyé, bercé, guérie et aider lorsque
j’étais petit.

Elle était pourtant présente lorsque cet homme me


faisait vivre toutes ces misères mais elle n’a jamais
pris ma part.
Elle m’entendait souvent pleurer. À part me
demander de tenir le coup, je n’ai jamais ressenti cet
amour aveugle qui aurait pu m’unir à elle.

Je ne comprends pas. En fait, les enfants ont toujours


tendance à ressentir ce genre de chose. Mais moi ma
mère s’appelait Mariama.

Elle était d’une gentillesse inouïe. Elle m’a toujours


accompagné et soutenu lors de mes projets. Elle a
toujours tenu à ce que j’ai une bonne éducation.

Anta, c’était la femme de service. Se contentant


toujours de faire son boulot sans rien laissé
transparaitre.

D’ailleurs je ne la ressemble pas. On m’a toujours dis


que j’ai hérité des traits fins de maman. Alors que me
raconte t on ?

Comment Anta peut elle être la femme qui m’a portée


dans son ventre ? Comment as t elle pu rester si
maitresse d’elle-même durant toutes ces années ?

Pourquoi me l’a telle dit ? Qu’attendait-elle ? Que je


l’accueille les bras ouvert ? Que je lui dise que je suis
fière d’elle ?

Non ! Je n’ai jamais su faire semblant. Je n’arrive pas


à me faire à cette idée. Je n’y arriverais sans doute
pas.

Les minutes, secondes, heures, semaines, mois, tout


ce temps s’est écoulé mais moi Ibrahim Bah j’ai du
mal à l’accepter.
Ces derniers mois n’ont pas du tout été repos pour
moi. Si je ne voyageais pas, j’allais forcément
commettre l’irréparable.

Comment ai-je pu supporter le fait que ce soit cet


homme qui était derrière la cause de l’état de ma
femme ? Si ça n’avait été Fatima, je l’aurais sans
doute tué.

Il me fallait me libérer. M’éloigner de ces gens et de


ce pays. J’avais besoin de respirer un grand air.

Je prenais conscience du fait que si je restais toujours


là-bas, j’aurais détruis ma relation avec ma femme.

Pourtant elle m’a toujours soutenu. Je ne sais pour


qu’elle raison, je lui en ai voulu. Je ne dormais plus
avec elle. Je ne lui adressais plus la parole.

Mais jamais je ne l’ai vu flancher. Bien au contraire.


Lorsque je la repoussais, elle revenait toujours d’elle-
même.

Je l’entendais pleurer chaque soir. J’étais bien trop


hanté par mes propres démons pour pouvoir discerner
les choses.

C’est pour cela que j'avais décidé de voyager. Il


fallait que je m’éloigne et réfléchisse à la suite des
évènements.

Elle ne mérite pas de vivre tout ça. Je ne mérite pas la


vie que cette soit disant femme m’a donnée. Même si
elle était seule au monde, elle ne devait pas me
vendre.
Elle devait assumer ses erreurs et se battre avec moi.
Elle devait montrer à tout le monde que je suis la
prunelle de ses yeux.

Mais Malgré tout ça, j’ai du mal à lui en vouloir.


Même si je n’arrive pas à me faire à l’idée, je n’arrive
pas à la détester.

Je me suis même demander ce que ça lui a coûté de


garder le silence pendant plus de vingt ans. N’a-t-elle
jamais voulu craquer ? Me reprendre ? S’enfuir avec
moi ?

Elle a demandée à me parler parce qu’elle me devait


des explications mais j’avais trop mal pour l’écouter.

Mes journées sont les plus sombres que je vie depuis


que je suis née. Je ne peux même pas profiter de ma
femme et de mon enfant qui pousse en elle à cause de
la méchanceté de notre entourage.

J’ai vraiment rien fait pour mériter de naitre et de


grandir dans un mensonge. Je n’ai plus d’appui. Que
pourrais-je dire de ma vie ?

Si un jour un de mes enfants me questionne sur mon


enfance que dois je lui dire ? Que c’était un brouhaha
de mensonge ? Que c’était juste un mirage ?

Je hais Abdel. Je hais cet homme. S’il savait qu’il ne


pouvait pas m’aimer, il n’aurait pas dû accepter.

J’aurais préféré vivre avec une mère célibataire qui


remplis les deux rôles que de vivre avec un homme
qui n’a jamais manqué de me cacher qu’il me
haïssait.
Que Dieu m’aide à surmonter parce que cette fois ci
je pète vraiment les plombs. Je ne sais pas quoi faire
ni comment reagir.

On m’a volé ma vie. Ils m’ont tous utilisé pour


pouvoir vivre en paix avec eux mêmes. Personne n’a
pensée au choc que cela me causera.

Je dépéris à vue d’œil. Je ne ressemble plus à rien. Je


n’arrive même pas à regarder ma femme dans les
yeux sans me dire que c’est à cause de cet homme
qu’on est marié.

C’est à cause d’une vengeance sans nom et une


rancœur sans fondement que je suis lié à cette femme.

J’ai été tiré de mes pensées par la sonnerie de mon


téléphone. J’ai voulu l’éteindre en voyant que c’était
Fatima mais il y a un message de Boubah qui a attiré
mon attention.

« Tu n’aurais pas dû t’en aller. Surtout en délaissant


ta femme de la sorte. Je comprends que ta situation
est difficile mais pense à ce qu’elle traverse. Elle est
enceinte et elle a plus que tout besoin de ton soutien.
Tu ne peux pas être égoïste et ne penser qu’à toi. Tu
n’es pas le seul atteint par cette histoire. Elle l’est
plus que toi. Je sais que actuellement tu as tous les
soucis du monde mais Karim a apprit par je ne sais
quel moyen que tu es sorti avec Awa. Ça fait deux
jours qu’on essaye de te joindre en vain. Il a pris
l’avion hier et je suis sûr qu’il viendra te demander
des explications. »

Merde ! Moi qui pensais avoir touché le fond, il a


fallu que cette histoire revienne sur le tapis. C’est
indéniable qu’il viendra ici. J’en suis sûr.
J’ai composé le numéro de Fatima et elle a décroché
à la première sonnerie.

Fatima : Allo ? Ibrahim c’est toi ?


Moi : comment vas-tu ?
Fatima (pleurant) : pourquoi me fais tu vivre cela ?
Ibrahim j’ai toujours crû qu’on sera ensemble et
affronterons ensemble les problèmes. Pourquoi me
fais tu vivre cela ?

J’ai hyper mal au cœur de l’entendre fondre en larme


ainsi. Mais je dois être en paix avec moi-même. Je
lutte contre mes démons. Je ne peux pas revenir en
Guinée. Elle n’en souffrira que deux fois plus.

Moi : pardonne-moi mais j’ai besoin de rester seule.


Fatima : mais ça fait un mois. Un long mois que tu
m’as laissé seule. J’ai besoin de toi. Ton fils a besoin
de toi. Si toi qui es mon épaule tu t’en vas, comment
pourrais-je surmonter les problèmes ? Il faut que tu
reviennes Ibrahim. Fuir ne règlera rien.
Moi : je t’ai appelé pour avoir simplement de tes
nouvelles. Tu ne manques de rien j’espère.
Fatima : je manque de mon mari. T’as pas le droit, je
te jure que t’as pas le droit de me mettre dans le
même panier que les autres. Tout comme toi je n’ai
été qu’une vulgaire marchandise qu’on a vendue.
Mais dans tout ça je t’ai trouvé. J’ai trouvé ma
moitié. Ne me tourne pas le dos. Je souffre Ibrahim.
Moi : à bientôt.

Si je ne raccrochais pas, ma voix allait trahir mon


état. Les larmes coulent sur mon visage sans que je
ne puisse faire grand-chose.

Si elle savait tout ce que cela me coûte d’être loin


d’elle, elle n’allait pas m’en vouloir. Mais c’est pour
notre bonheur et notre avenir que j’ai décidé de
m’éloigner.

J’aurais mille fois préférer être dans ses bras que de


broyer du noir dans ce pays où je ne connais
personne.

Je m’apprêtais à me lever pour aller prendre une


douche, lorsque j’ai entendu la sonnerie de ma porte
retentir.

Je sais que c’est Karim et j'ai toujours sur aussi que


ce jour allait arriver. Mieux vaut en finir une bonne
fois pour toute avec cette histoire.

Mère Halima

J’ai vraiment mal de voir ma fille dans un état pareil.


Depuis le départ d’Ibrahim, elle ne se nourrie plus
convenablement.

Elle passe son temps à pleurer et maintenant elle n’a


que la peau collée sur les os. Pourtant ça ne devait
pas se passer comme ça.

Ibrahim aurait dû être là pour nous soutenir. Il devait


s’allier à sa femme et montrer à ce porc qu’il ne
pourra pas les atteindre.

Mon incapacité face à cette situation me fait


énormément mal. Je suis consciente du fait que tout
ceci est de ma faute.

Actuellement je suis en route pour me rendre à la


clinique. J’ai réussis à dégoter une mèche de cheveux
d’Abdel avec l’aide de Anta.
J’ai fais le test d’Adn pour être sûre une bonne fois
pour toute. Je sais que j’ai énormément fauté, mais
Fatima ne doit pas et ne peux pas être la fille de cet
homme.

Ça l’anéantira. Elle ne pourra pas supporter. J’aurais


peur qu’elle n’en pâtisse ou que son bébé ne survive
pas à cause de ça.

J’ai prié, jeûner, fais des offrandes pour demander à


Dieu de nous protéger et de nous pardonner pour nos
péchés.

C’était prévu qu’avec l’aide D’Ibrahim on lutte


contre Abdel et ses plans machiavéliques mais il était
tellement en colère qu’on n’avaut pas pu lui faire
entendre raison.

Dieu ne peux pas nous faire souffrir plus que ça. Ma


fille, innocente qu’elle est souffre déjà assez. Son
mariage bas de l’aile et elle risque de perdre son
homme.

Arrivée à destination, je suis sortie de la voiture.


Chaque pas qui me rapproche de cet endroit me
donne l’impression que ma fin est proche.

Que Dieu m’aide. Mon Dieu pardonne moi d’avoir


forniquer. Je t’en supplie mon Dieu, que Fatima ne
soit pas la fille de cet homme

Chapitre 43

« Si tu allumes le feu de la vengeance à l’aide du feu


de la colère, tu commenceras par te brûler toi-même.
Maitrise ta colère par la chaîne de l’indulgence, car la
colère est comme un chien qui, une fois lâché saccage
tout »

Fatima

Il ne doit pas se comporter comme ça avec moi. Je lui


ai assez démontré tout l’amour que je ressens pour lui
pour qu’il m’abandonne si lâchement.

J’ai crû qu’au bout d’un petit temps, il allait revenir


de lui-même. Qu’il allait me demander pardon et
faire en sorte qu’on soit deux fois plus soudé.

Son silence me fait plus mal que son absence. Au


moins s’il m’appelait ou daignait répondre à mes
messages, cela allait atténuer la douleur.

Mais il peut me laisser des jours et des jours dans un


silence total. Ce qui me tue le plus c’est que je sais en
âme et conscience qu’il voit mes appels mais ne veut
simplement pas décroché.

Je savais qu’il allait se braquer mais pas jusqu’à ce


point. Il n’a vraiment pas le droit de me laisser dans
un état pareil surtout que je suis enceinte.

J’ai tout fait pour ne pas lui en vouloir mais plus les
semaines passent, plus ma douleur se transforme en
colère.

Maman me demande de lui laisser assez de temps


pour encaisser la douleur mais et moi dans tout ça ?
Mes sentiments et ma douleur comptent t ils pour du
beurre ?
J’ai toujours mis en avant les autres. Fais profil bas
sur mes sentiments dans le simple but de ne pas me
montrer égoïste et voilà comment Ibrahim me
remercie.

Il ose carrément me mettre dans le même panier que


les autres comme si je ne souffrais pas déjà assez.

Jusqu’à quand dois je me coltiner son mauvais


caractère sans m’imposer ? Je commence vraiment à
en avoir marre.

*****

J’étais entrain de mettre un peu d’ordre dans la


chambre, quand j’ai entendu la sonnerie de la maison
retentir.

Maman m’a dit qu’elle devait mettre du temps donc


je me demande bien qui est ce que cela peut être.

Après avoir enfilé une robe ample pour cacher mon


ventre qui commence à se montrer, je suis sortie pour
ouvrir.

Mounas : stp ne me ferme pas la porte au nez. Il faut


qu’on parle !

Je n’arrive pas à croire qu’elle a l’audace de se


pointer chez moi.

Moi (sentant la colère monter) : tu es la dernière


personne que j’ai envie de voir Mounas.
Mounas : je te croyais assez pieuse. Je pensais que tu
craignais assez Dieu pour ne pas juger et couper les
ponts avec une personne sans raison valable. Si
seulement j’ai compté pour toi pendant un laps de
temps dans ta vie, laisse-moi rentrer et écoute moi.
J’ai besoin de te parler.

Je l’ai sondé du regard un long moment avant de


m’écarter. Elle me parait tellement triste que je n’ai
pas eu le cœur de lui fermé la porte au nez. Pourquoi
m’a-t-elle tourné le dos ? Je me suis toujours posé
cette question.

Moi (ton dur) : prends place.

Je dois reconnaitre que la grossesse lui va bien


contrairement à moi. Je suis tellement tendu
actuellement que je ressemble à une cure dent.

Mounas : comment tu vas ?


Moi (agacée) : j’ai eu pitié de toi à cause de ton état
donc n’abuse pas de ma générosité. Va droit au but.
Mounas : depuis quand es tu si méchante ? Tu n’as
rien avoir avec la Fatima que je connaissais avant.
Moi (ton ironique) : demande à ma famille ce qu’elle
a fait de moi. Demande aussi à mon mari et celle qui
était jadis ma meilleure amie.
Mounas : je te jure que tu m’as jugée sans rien
comprendre. Tu as préférée croire ce que tu as vu et
pourtant tu sais pertinemment qu’il ne faut pas
toujours se fier aux apparences.
Moi : qu’est ce que je devais penser ? Je vois ma
meilleure amie entre parenthèse et mon ennemie
ensemble. Que voulais tu que je pense ?
Mounas : ce serait mentir si je te disais que je n’étais
pas amie avec elle mais je ne savais pas qu’elle était
l’ex d’Ibrahim. Je l’ai su au même moment qu’elle
étant donner qu’elle ne savait même pas que je te
connaissais. J’ai voulu te l’expliquer mais tu ne m’a
pas donnée le temps. Tu m’as chassé comme une
vulgaire mal propre. Tu me connais Fatima et tu sais
que je ne te ferais jamais du mal. Pourquoi laisse tu
sheytane (le diable) se hissé entre nous ?
Moi : que voulais tu que je fasse ? Elle a carrément
osé me manquer de respect et tu n’as même daigné
ouvrir ta bouche. Si au moins tu avais pris ma part
mais rien du tout.
Mounas : j’étais choquée. Enormément choqué de me
rendre compte que c’était de toi dont Awa me parlait
avec tant de haine.
Moi : tu m’as déçue.
Mounas : et toi encore plus pour ne pas m’avoir au
moins laissé m’expliquer.

Un silence très pensant s’est installé entre nous,


chacune réfléchissant de son côté.

Je crois la connaitre assez pour savoir qu’elle est


sincère.

Moi : pourquoi n’as-tu rien fait pour regagner ma


confiance ? Tu aurais dû chercher à te blanchir. J’ai
énormément souffert. J’ai crû que tu m’avais
vraiment poignardée.
Mounas : c’est la raison pour laquelle je suis ici.
Sachant d’emblée que tu n’allais pas m’écouter, je me
suis tournée vers ton mari.

Elle m’a racontée leurs rencontres et le deal qu’ils ont


fait entre eux pour pouvoir faire tomber Awa qui
apparemment fait tout pour me séparer de mon mari.

Moi (choquée) : Soubhanallah !


Mounas : cette fille est obsédée par ton mari. Si ton
mari s’éloigne de toi, crois moi qu’elle y est pour
quelque chose. Je suis venue ici parce qu’elle a
carrément osé me demander de mettre quelque chose
dans ta maison pour lui montrer que je suis vraiment
de son côté. Jamais je ne te ferais du mal. J’ai
changée Fatima et je crains Dieu. Pendant que tu es
assise ici, elle fait tout pour vous séparer. Mais Dieu
est bien au dessus de tout ce qu’elle manigance. Je
veux que tu enlèves des sacrifices pour ton couple.
Demande à Dieu de vous protéger. Je sais que tu le
fais mais redouble d’effort. Si elle arrive à ses fins, je
crains que ton mariage ne tienne pas.

Pourquoi l’être humain est il si méchant ? Est-ce trop


demander que de me laisser vivre en paix avec mon
mari ? Son comportement serait ce dû à cela ? Awa
aurait elle rajouter son grain de sel dans la sauce ?

Moi : je le ferais.

J’avoue que je suis honteuse.

Mounas : tu n’as pas à baisser les yeux devant moi. Je


t’ai fait pire mais je t’ai toujours trouvé aimable et
attentionnée. Je te pardonne devant Dieu devant les
hommes. Tu comptes trop pour moi pour laisser une
histoire comme ça brisée notre amitié.

Je n’ai pas pu retenir mes larmes. J’ai fondu en larme


et je me suis mise à pleurer dans ses bras.

Moi (pleurant): rien ne va dans ma vie Mounas. Tout


va de travers. Mes parents ne sont plus ensemble et je
risque de perdre mon mari. Je suis déstabilisée. Dieu
m’a toujours trouvée patiente mais j’ai trop mal.
Mounas : que le chagrin que tu ressens ne te fasse pas
dire du n’importe quoi. Je sais que c’est douloureux
mais dis toi que c’est simplement ta foi qui est mis à
l’épreuve. Souviens toi du verset qui dit « pensent ils
que nous leurs laisseront dire : je crois sans les
éprouver ? » il faut que tu sois forte. Montre à tes
ennemis que Dieu est au dessus de tous les êtres et
que par sa puissance il te protègera toujours. Toi et
Ibrahim vous vous aimez. Dieu ne vous laissera pas
tomber. Bas toi pour ton mariage. Même si la
situation est difficile, un jour tu diras Al hamdoulilah.
Moi : dès fois je pense à tout laisser derrière moi et
reprendre ma vie d’avant. Je ne mérite pas ce qui
m’arrive.
Mounas : c’est ton destin et personne ne peut aller à
l’encontre de son destin. Dieu t’aidera Fatima. Tu es
une bonne personne. Ne flanche pas maintenant.
Soutiens ton mari et tu verras que ça ira mieux.
Moi : mais il est partit ça fait un mois ne se souciant
même pas de mon état.
Mounas : je ne crois pas qu’il agit de son plein gré.
Même si vous avez des problèmes, Ibrahim t’aime
trop pour te laisser seule. Montre toi compréhensive
et arme toi d’une belle patience tu verras que tout
rentreras dans l’ordre dans peu de temps

Que Dieu me pardonne de douter de sa grandeur c’est


juste que j’ai vraiment l’impression que je vais perdre
la tête surtout avec tout ces problèmes qui nous
tombent dessus. Si c’est à cause de cette Awa que
mon mari prend ses distances, je dois y remédier et le
plus vite possible.

Abdel

J’en ai ma claque ! Rien ne se passe comme je veux.


Tout va de travers et je commence vraiment à perdre
patience.

Maintenant que je suis convaincu que ces enfants


savent que j’en ai après eux, ça me pousse à revoir
tout mes plans.

Je suis certains que c’est Halima qui est derrière tout


ça. Elle pense pouvoir s’en tirer facilement mais elle
a mentie.
J’ai demandé à Anta de sortir de ma maison le jour
que j’ai su qu’elle avait tout révélé à Ibrahim. Jamais
je ne l’aurais crû capable d’une telle chose après tout
ce que j’ai fais pour elle.

Plus Halima s’entête à me la mettre profond, plus


mon désir de détruire sa fille s’agrandit.

J’ai déjà parlé avec deux hommes. Je profiterais du


fait que son mari ne soit pas là pour qu’on la fasse
avorter de force.

Son bébé a pu supporter la première fois mais la


deuxième fois je ne crois pas qu’elle s’en sortira. Il
n’y aura qu’après ça que je pourrais enfin avoir une
once de tranquillité.

J'ai été tirée de mes pensées par la sonnerie de mon


téléphone. C’est un des hommes que j’ai embauché
qui est à l’autre bout du fil.

Moi : Allo ?
Lui : bonsoir patron.
Moi : oui bonsoir. J’espère qu’il n’y a pas de
problème.
Lui : nous étions prêts à faire notre boulot mais une
jeune femme est allée lui rendre visite.
Moi : quelle femme ?
Lui : pas très grande de taille et enceinte aussi.
Moi : attendez qu’elle parte et faites ce que vous avez
à faire. Si sa mère est là-bas, attacher la de telle sorte
qu’elle voit ce que sa fille subit par sa faute.
Lui : bien.

Je n’ai jamais aimé Ibrahim et si je me suis tapé sa


présence durant toute ma vie c’est à cause de ma
défunte femme qui tenait coûte que coûte à avoir un
enfant.

Je suis bien trop fière de moi pour pouvoir accepter


l’enfant d’autrui. Je préfère dix milles fois rester sans
enfant que de me coltiner le sperme d’une autre
personne.

*****

Je venais à peine de sortir de la douche, quand j’ai


entendu mon téléphone sonner.

J’ai décroché avec le sourire aux lèvres en


m’imaginant la tête de Halima.

Moi : Allo ?
Halima : comment tu vas mon amour ?
Moi (agacée) : épargne moi ton hypocrisie stp. Toi et
moi savons très bien ce qu’il en est.
Halima (rigolant) : n’empêche, on peut se montrer
courtois au moins.

Je m’attendais à ce qu’elle crie et non qu’elle se


mette à rigoler on dirait une folle.

Moi : Je commence à perdre patience.


Halima : connais tu l’effet Boomerang ?
Moi (énervé) : tu te fou de moi ?
Halima : connais tu le Karma ?
Moi : parle ou je raccroche criais je !
Halima : tu te rappelles au début de mon mariage, on
s’était adonné au plaisir de la chair ? Eh bien cet
enfant que tu t’entête à détruire, ma Fatima ou plutôt
notre Fatima est ta fille.

J’étais tellement choqué que le téléphone m’a glissé


des mains.
Mais que me raconte t elle ? J’ai dû un temps soit
peur reprendre mes esprits avant de ramasser le
téléphone qui était à mes pieds.

Halima (rigolant) : j’ai crû que tu étais mort. J’ai


failli sauter de joie.
Moi (tremblant de colère) : je te jure que je vais te
tuer si tu continue à t’amuser avec moi.
Halima : tiens tu toujours à lui faire du mal ? Eh ben
vas y. Mais c’est ton sang donc tu ferais mieux de
réfléchir à deux fois avant d’agir.

Non ! Elle est folle ! Je suis sûr qu’elle veut


simplement me prendre la tête ! Fatima ne peut pas
être ma fille.

Et si c’était le cas ? Et ces bandits ? Oh mon Dieu ! Il


faut qu’ils arrêtent tout !

Mère Halima

C’est la seule manière pour moi de freiner ce


psychopathe.

Je crois que vous avez compris que je suis


simplement entrain de le mené en bateau pour qu’il
puisse dérailler.

Lorsque j’ai eu les résultats qui attestaient que Fatima


n’était pas sa fille, je ne sais pas pourquoi au lieu de
me réjouir, mon cœur a commencé à battre
anormalement.
Toutes mes pensées se sont redirigées vers elle et je
l’ai appelé pour savoir si elle allait bien mais son
téléphone sonnait dans le vide.

J’ai pris un taxi vite fait et plus je m’approchais, plus


les battements s’accéléraient.

Lorsque j’ai vu une foule devant l’immeuble, j’ai su


que quelque chose était arrivé. J’ai donc couru pour
me rendre dans l’appartement que j’ai trouvé
saccager.

Fatima était dans les bras de Mounas et Boubah était


avec eux.

Ils m’ont expliqués que si Boubah n’était pas arrivé à


temps, un des hommes qu’on a pu arrêter vu que
l’autre s’est enfui allait faire du mal aux filles.
Lorsqu’il a dit qui l’a envoyé, j’ai voulu le faire payer
et croyez moi que ce n’est que le début. Il finira à
l’asile psychiatrique sinon je ne m’appelle pas
Halima…..

Chapitre 44

« Ne semez pas de troubles sur la terre comme des


fauteurs de désordre »

Karim

Ça me semblait très bizarre cette amitié soudaine


entre Mounas et Awa. A vrai dire, quelque chose me
dérangeait en les voyant ensemble et je ne savais pas
pourquoi.
Je connais Awa et je sais qu’elle est amoureuse
d’Ibrahim. Comment l’ai-je su ? Disons que c’est tout
simplement flagrant vu la manière dont elle le
regarde même en présence de sa femme.

Mounas est la meilleure amie de Fatima comment ces


deux là peuvent elles être amies ?

En plus je remarquais que Awa passait son temps à


sortir pour aller je ne sais où. Je sais que c’est ma
demi-sœur mais dès fois je doutais beaucoup d’elle.

Il m’arrivait de me demander est ce qu’elle n’est


jamais sortie avec Ibrahim ? Je dis ça parce que
lorsqu’il était venu la première fois avec sa femme,
j’avais décelé en lui énormément de gêne.

Ce jour là j’étais dans la cuisine lorsque j’ai entendu


une discussion entre elles. Awa disait à Mounas que
bientôt Ibrahim l’appartiendras et qu’ils se remettront
à nouveau ensemble comme avant.

Mounas rigolait en lui disant qu’elle n’aurait jamais


du perdre sa place parce qu’elle était celle qui
convenait le plus à ce dernier.

Ce qui m’a sidéré le plus c’est lorsque Awa a dit sans


gêne qu’en plus d’être un bon baiseur, il avait les
poches pleines.

C’était plus que ce je pouvais entendre. Je n’arrivais


pas à le croire. Mes oreilles bourdonnaient à la limite
tellement je tremblais de colère.

J’étais dégouter autant par elle que par Mounas mais


Ibrahim, non ! Je n’arrivais pas à le croire. Comment
avait il osé me faire une chose pareille ? Coucher
avec ma sœur ?

Je ne sais pas ce qu’Awa a derrière la tête raison pour


laquelle j’ai décidé de l’espionner mais pas avant
d’avoir réglé le cas d’Ibrahim.

Je l’ai toujours considéré comme mon frère.


Comment avait-il pu me regarder dans les yeux en
sachant qu’il se tapait ma sœur ?

Moi qui me suis toujours plié en quatre pour lui. Ne


pouvait-il pas coucher avec une autre ? Pourquoi
Awa ? Et elle dans tout ça aussi ? N’a-t-elle donc pas
de dignité ?

J’ai appelé Boubah pour parler avec lui parce que


j’étais sûr qu’il était au courant et quand il n’a pas
démentis ça n’a eu d’effet que de décupler ma rage
raison pour laquelle je suis monté dans le premier
avion.

Durant tout le vol je pensais à diverse manière de lui


casser la tronche. Il savait qu’il pouvait toucher à
touys le monde mais pas à ma sœur. Il le savait et
pourtant ça ne lui as pas empêché de le faire.

Actuellement je suis devant son appartement. J’ai eu


l’adresse par sa femme qui ne sait pas que j’ai tout
découvert.

Dès qu’il a ouvert, c’est mon poing qu’il a reçu en


plein visage.

Moi (en colère) : comment as-tu osé ?

Je lui ai donné un autre poing avec toute la rage dont


je pouvais faire preuve.
Ibrahim : je suis désolé.
Moi (l’empoignant) : désolé de quoi ? De quoi dis-
moi ? Tu pouvais t’envoyer en l’air toutes les femmes
de la planète pourquoi elle ?
Ibrahim : crois moi que je regrette énormément.

Je l’ai regardé durant un long moment avant de le


relâcher en le poussant. Il est tombé à même le sol en
se passant une main sur sa bouche qui saignait.

Moi (criant) : je te considérais comme mon frère de


lait. Tu n’avais pas le droit de me faire une chose
pareille. Pas toi Ibrahim.

Il se contentait simplement de garder la tête baissé.

Moi : tu es un vrai lâche et un hypocrite. T’es un


imbécile. Fatima mérite mieux qu’un homme comme
toi qui n’est même pas capable de tenir sa queue.
Ibrahim : c’était une erreur que je regrette mais c’est
ta sœur qui m’a cherché. Elle le voulait et je l’ai
servi.

Je n’arrive pas à en croire mes oreilles.

Moi (m’avançant vers lui) : comment oses-tu ?

Il s’était déjà levé et me fusillait du regard.

Ibrahim : qu’est ce qui te fait mal autant ? Est-ce le


fait de te rendre compte que c’est une pute ?

J’ai voulu lui donner un autre coup mais il l’a esquivé


avant de m’envoyer à son tour son poing en plein
visage.
S’en est suivi une bagarre très houleuse et si ça
n’avait été les voisins, on se serrait sûrement
entretués.

Ibrahim : parle de tout le monde mais pas de ma


femme ! Qui est tu pour me dire que je ne la mérite
pas ?
Karim : tu n’es qu’un con ! Après tout ce que j’ai fait
pour toi.
Ibrahim (énervé) : qu’à tu fais ? Ne me fais pas rire
stp. Si tu en es là aujourd’hui c’est grâce à qui ? En
fait ce qui te fait le plus mal c’est de te rendre compte
que j’ai tout eu. J’ai une femme que tu ne pourras
jamais avoir même dans tes rêves les plus osées et ta
sœur me courre derrière telle une chienne affamée. Si
tu cherche la pute ici c’est bien elle.

Le pire dans tout ça c’est qu’il a raison. Awa aussi


aura sa dose mais là !

Moi : jamais je ne te pardonnerais ces paroles. Je te


considère comme mort à partir d’aujourd’hui.
Ibrahim (ton ironique) : c’est ça va t en ! Va dire a ta
trainée de sœur de me laisser vivre en paix espèce
d’incapable que tu es.

Je suis sorti énormément atteint par ses paroles.


Comment osent-ils me parler de la sorte ? Qu’est ce
qui ne va pas avec lui ?

Fatima

Là je ne peux pas ne pas agir. Non ! Je trouve qu’il


est allé trop loin. Bien trop loin. Comment peut il
s’en prendre à moi jusqu’à ce point ?
Nous revenons du commissariat où nous sommes
allés déposés plaintes. Je remercie Dieu d’avoir
permis à ce que Boubah soit là.

Les bandits avaient déjà réussis à grimper. Boubah


venait à peine d’arriver lorsqu’on a distingué Mounas
et moi une ombre dans le balcon.

Il n’a pu attraper que l’un d’entre eux parce que


l’autre avait réussis à s’en fuir lorsque son ami s’est
fait choppé.

Et si j’étais seule ? Qu’allait-il advenir de moi ? Il n’y


a de force et de puissance qu’en Allah. Vraiment, il
est le puissant et le sage.

Je n’ose même pas imaginer dans quel état je serais.


Comment cet homme peut il me haïr jusqu’à ce
point ?

Et dire que je pensais qu’il allait revenir à de meilleur


sentiment mais en fait rien du tout. Et Ibrahim qui ne
sait même pas que j’existe.

J’ai envie de tout envoyer bouler pour ne plus être à


la merci de ce psychopathe parce que c’est ce qu’il
est. Un vrai psychopathe !

Maman : as-tu appelé ton mari ?


Moi (énervée) : pour quoi faire néné ? Quand il est
partit ne savait il pas qu’il avait une femme ?
Boubah : je sais que tu es énervée mais il ne faut pas
laisser la colère te dominer.
Mounas : je suis de l’avis de Fatima. Ibrahim se
comporte comme un lâche et là, je pèse mes mots. Il
devait être là. C’était à lui de l’aider et pas toi.
Imagine si tu n’étais pas venu à temps ?
Maman : je ne suis pas d’accord aussi mais il faut
qu’il sache ce qui s’est passé.
Boubah : je me chargerais de lui faire signe. Fatima
repose toi tu en as besoin.

Je ne sais pas ce qui ce passe entre Mounas et lui


mais apparemment ils ne se parlent même pas.

Moi : si j’étais toi, je ne le ferais pas. Il reviendra le


jour qu’il se souviendra de moi.

Je l’ai beaucoup remercié avant de regagner


l’appartement avec maman.

Mon cœur bat à la chamade. Je ne peux m’empêcher


de m’ôter de la tête ce qui s’est passé tout à l’heure.

C’est d’un geste tremblant que j’ai composé le


numéro de Ibrahim et heureusement pour moi qu’il a
décroché.

Ibrahim : Allo ?
Moi (énervée) : tu es un vrai lâche Ibrahim. J’ai tout
fait pour ne pas te détester mais c’est impossible. Tu
es mauvais et tu ne penses qu’à toi. Figure toi que
Abdel avait fait levé des hommes pour me faire du
mal et si ça n’avait été Boubah, qui sait dans quel état
je serais actuellement ? Je te jure que s’il arrive
quelque chose à mon enfant parce que tu n’as pas
assez de cran pour affronter tes problèmes, je ne te le
pardonnerais jamais.

Je ne lui ai pas donné le temps de répondre que


j’avais déjà raccroché.

Je me suis jetée dans le lit pour pleurer tout mon


saoul. Il n’a vraiment pas le droit de m’abandonner.
Que n’ai-je pas fait pour lui ? Que me reproche t il
pour se comporter si odieusement avec moi ?

J’ai sentie la présence de maman que quand elle m’a


touchée l’épaule.

Maman : il ne faut pas te mettre dans cet état. Il faut


que tu te calmes. Ce n’est pas bon pour le bébé.
Moi (pleurant) : néné, c’est de la faute de Ibrahim.
Tout ça s’est de sa faute. S’il avait été là rien de tout
cela n’allait arriver. Comment peut il rester cloitrer
là-bas au lieu que je souffre ici ? Que lui ai-je fais de
mal ?
Maman : je comprends que c’est ta colère qui te fait
parler ainsi mais ne dis pas des choses que tu
regretteras après.
Moi : il est entrain de me rendre amère et je le déteste
pour ça. Je l’aime et regarde comment il me le rend ?
Maman : chute calme toi Fatima. Tu n’es pas dans
ton état normal et ne laisse pas la colère te faire dire
des choses que tu regretteras par la suite. C’est vrai
qu’il a mal agit mais comprend le.
Moi : je suis fatiguée néné. Et moi me comprends tu ?
Néné, je n’ai jamais failli à mon devoir de femme au
foyer. Pourquoi se comporte t il ainsi avec moi ?
Maman : la vie est un combat et ce qui see passe
actuellement est un combat parmi tant d’autres. Tu es
une fervente et une croyante alors ne flanche pas.
Demande à Dieu de t’aider à supporter la douleur et
pardonne à ton mari.

J’en ai vraiment marre.

Moi : je ne flanche pas mais le comportement


d’Ibrahim me fait trop mal. Je ne me sens plus en
sécurité ici. Et si les bandits revenaient ? Néné mon
mari devrait être ici et non là-bas.
Maman : ils ne vont pas revenir. Dieu est là et veille
sur tout le monde et il te l’a déjà montré en envoyant
Boubah au bon moment.
Moi : néné si seulement il n’y avait que ça. Mounas
m’a dit qu’Awa s’acharne à me détruire et m’éloigner
de mon mari. Je voulais me battre pour ce foyer mais
je n’y crois plus. Je n’y crois vraiment plus dis je en
recommençant à pleurer de plus belle.

Je suis tout sauf son ennemi. Il devait être ici et non


là-bas ! Si je perds cet enfant je ne le lui pardonnerais
jamais.

Maman : tu as confiance en Mounas ?

Je lui ai expliqué tout ce que Mounas a enduré et


continue d’endurer.

Moi : elle a changé. Tu es bien placé pour savoir


qu’on change dans la vie.
Maman : ne te laisse pas abattre. C’est en ce moment
que tu dois plus que tout te montrer forte. Je t’avais
dis au début de ton mariage qu’arrivera une période
pendant laquelle tu auras envie de tout envoyer
valser. C’est pendant ce moment que tu dois plus que
tout montrer que tu es une croyante car il n’y a que
Dieu qui puisse te sortir de là.
Moi : je ne sais pas s’il mérite que je me batte pour
nous.
Maman : ne parle pas comme ça. Il est choqué. Mets-
toi à sa place. Il à découvert un beau jour que celle
qu’il considère comme sa mère n’est pas le cas et le
pire dans tout ça c’est que sa génitrice était à ses
côtés sans manifester sa présence. Que l’homme qui a
pourri son enfance n’est rien d’autre qu’un simple
inconnu. Ce n’est pas facile à surmonter. Je ne dis pas
qu’il a bien agit parce qu’il se devait d’être là mais si
lors d’un problème dans un couple personne ne
comprend l’autre, ça ne marchera jamais. Un mariage
est un consensus mais surtout un sacrifice de sois
qu’il faut faire pour que ça réussisse. Peu importe le
problème, il y aura toujours une solution. Vous devez
essayez de discuter et de vous comprendre car la base
d’un couple c’est la communication.

Oui mais cet homme en question ne veut même pas


communiquer avec moi. Je veux bien essayer
d’arranger les choses entre nous mais Ibrahim ne me
facilite pas les choses. Je ne sais pas si j’ai encore
envie de me sacrifier pour lui. Je m’y suis
énormément donner et j’y ai laissé des plumes. Je
suis fatiguée!

Ibrahim

Tout va de travers dans ma vie actuellement. J’essaye


de bien faire les choses mais apparemment, c’est
comme si j’étais possédé par des démons.

Ce qui s’est passé avec Karim me rend toujours


furieux. Je suis furieux contre moi-même car j’ai une
fois de plus laissé la rage me dominer et je lui ai dit
des choses que je ne pensais même pas.

Je suis conscient d’avoir perdu un frère et si je ne me


bouge pas c’est ma femme aussi que je perdrais.
Comment suis-je arrivé à ce niveau ?

Moi qui pensais avoir changé. Moi qui pensait que


j’avais déjà eu assez de foi pour pouvoir me contenir
mais je me rends compte que c’est loin d’être gagner.

Lorsque Boubah m’a raconté pour le braquage, j’ai


eu envie de me foutre une balle en pleine tête.
Comment ai-je pu laisser Fatima à la merci de cet
homme ?

Me le serais je pardonner si quelque chose lui était


arrivé ? Pourquoi suis-je si con que ça ? Pourquoi ?

Depuis hier je tente de la joindre mais elle ne


décroche pas. J’avais réservé le premier vol pour le
lendemain du jour tellement je me sentais mal.

Je suis pratiquement arrivé à la maison et mon cœur


menace de sortir de sa cage thoracique parce que j’ai
peur qu’elle me repousse.

Qu’est ce qui n’a pas marché dans ma vie ? Je crois


que je suis vraiment maudit parce que c’est la seule
explication plausible qui existe pour abandonner une
femme comme elle et m’en aller comme si elle était
la cause de mes soucis ? Que Dieu me pardonne de la
faire pleurer.

****

J’ai aspiré une grande bouffée d’air avant de toquer à


la porte. Plus les secondes passaient, plus je sentais
mon poult s’accéléré.

Lorsqu’elle a ouvert la porte, elle semblait choquée


de me voir. Elle m’a regardée pendant un court
instant avant de me tourner le dos.

Moi (l’attrapant) : stp pardonne moi !


Fatima (se dégageant) : laisse moi ! Ne me touche
plus jamais Ibrahim Bah tonna t elle d'une voix que je
lui connais pas.

Suis-je vraiment entrain de perdre ma femme ?


Chapitre 45

« Qui souffre avec patiente accomplit un acte


méritoire »

Fatima

Disparaitre du jour au lendemain et revenir avec la


bouche en cœur comme si cela pouvait enlever tout le
mal qu’il m’a fait vivre est vraiment trop facile.

Je ne sais même pas comment me comporter avec lui


tellement je lui en veux. Depuis qu’il est arrivé hier et
que je lui ai demandé de me laisser tranquille, il ne
m’a plus reparlé.

Maman me demande de lâcher prise mais


franchement cette fois ci je ne suis pas d’accord avec
elle.

Je crois qu’Ibrahim doit clairement comprendre qu’il


n’est pas le centre d’intérêt.

Oui, vous me direz que la femme doit être celle qui


supporte le plus. Que je dois penser à mon ménage
avant toute chose, que Dieu aime le pardon.

Mais ne châtie t il pas ses créatures lorsque celles-ci


lui désobéissent ? N’a-t-il pas lui-même dit qu’il est
plein de miséricorde mais qu’il est aussi dur en
châtiment ?

J’aime mon mari comme jamais. Je sais que c’est


dans mon devoir d’épouse de le comprendre et le
soutenir.

Mais tout comme lui, j’ai besoin d’attention. J’ai


besoin qu’il sache que je suis faible. Que je dépends
de lui et que c’est sur son épaule que je dois pleurer
quand tout va mal.

Je veux lui faire comprendre que malgré tout,


l’amour s’entretient mais plus encore, se comprends.

Il ne doit pas me traiter comme bon lui semble au lieu


que le prophète Psl a dit que le meilleur des hommes
est le meilleur avec sa femme.

Ibrahim est un homme merveilleux mais lorsque ses


défauts l’emporte, il peu être le pire de tous et je veux
que ça cesse.
Je me rappelle une fois lors d’une conversation,
j’avais entendu maman et une de mes tantes dire que
les hommes sont semblables à des bébés.

On doit les nourrir, consoler être là pour eux. Maman


disait qu’une vrai femme c’est celle qui sait remplir
les trois rôles.

Celle de la mère, savoir l’écouter et le conseiller


comme il se doit lorsqu’il flanche. Celle de la femme,
être sa moitié, l’aider dans tout ce qu’il entreprend et
surtout qu’il sache qu’il peut toujours compter sur
moi et celle de la maitresse. Que je dois être belle,
propre, coquine pour que partout où il soit, il veuille
rentrer à la maison.

Aujourd’hui c’est l’un de ces trois rôles que je


compte appliquer. Comme une mère je compte
l’éduquer et lui faire comprendre qu’il y a de ces
choses qu’il ne faut pas faire.

Je meurs d’envie de me jeter dans ses bras. De lui


dire qu’à deux on sera toujours plus fort et qu’on
bravera les obstacles mais une partie de moi me
demande de ne pas le faire.

Après tout, la meilleur manière d’apprendre de ses


erreurs n’est il pas tout d’abord de les reconnaitre ?

Après avoir préparé le déjeuner pour lui, je lui ai dit


que je sortais pour voir Mounas. Il m’a demandé s’il
pouvait m’accompagner mais je lui ai dit que j’allais
prendre un taxi.

Le voile de tristesse que j’ai vu dans ses yeux m’a


énormément fait mal du coup j’ai été obligé de me
hâté pour sortir avant que mon amour l’emporte sur
ma colère.

Je sais que mon homme souffre. Que du jour au


lendemain sa vie s’est retrouvée sans dessus dessous
mais lui pardonner facilement reviendrait à lui dire
qu’à chaque fois qu’il y a un problème, je lui donne
mon aval pour s’enfuir.

Au lieu que ça ne doit pas être le cas. Il est immature


quand il le veut mais j’espère que cette fois ci il
comprendra vraiment qu’il a très mal agit.

Je suis actuellement entrain de toquer à la porte de


l’appartement de Mounas. J’ai besoin de conseil et je
pense qu’elle est la seule qui pourra m’en procurer.

Mounas (ouvrant la porte) : bonjour sister


Moi (lui faisant la bise) : salam ! Comment tu vas ?
Mounas : rentre ! Je vais bien et toi ?
Moi (poussant un soupir) : comme une femme
enceinte.

Elle a éclaté de rire avant de me demander de prendre


place.

Mounas : je te sers un truc ? As-tu mangé ?


Moi : je n’ai pas d’appétit franchement.
Mounas : tu es trop chétif Fatima. Il faut que tu te
nourrisses convenablement pour toi et pour le bébé
surtout.
Moi : je n’ai vraiment pas d’appétit.
Mounas : attend, je sais ce qu’il nous faut.

Mounas est pratiquement à son septième mois de


grossesse et elle est superbe. Son corps a changé
complètement et elle est devenue deux fois plus
pleines comparées à moi. J’ai l’impression que je
dépéris à vue d’œil.

Si on m’avait dis un jour qu’on serait tombé


enceintes pratiquement au même moment, je n’allais
pas le croire.

Elle est revenue avec les bras chargés de chips, pot de


glace, madeleine et gâteau au chocolat.

Moi (rigolant) : je comprends maintenant d’où tu


tiens ce corps. Ne me dis pas que tu manges tout ça.
Mounas (s’asseyant) : crois-moi, au début de la
grossesse je ne mangeai pas mais depuis que je suis
rentrée à mon 5ème mois, j’avale tout ce que je trouve
sous mon nez. En plus actuellement je me réveille la
nuit avec le ventre qui gargouille c’est la raison pour
laquelle je garde toujours ça auprès de moi.
Moi : quand on dit que chaque femme vit sa
grossesse différemment, c’est la vérité. Moi je suis
pratiquement à mon cinquième mois et je ne mange
toujours pas. J’ai peur d’accoucher d’un bébé chétif.
Mounas (rigolant) : c’est pour ça que tu dois
t’efforcer. N’as-tu pas parlé de ça au médecin lors de
ta dernière visite ?
Moi : il m’a prescrit des vitamines que je n’ai pas
encore achetées.
Mounas : il faut les prendre pour te mettre en forme.
J’ai toujours voulu te demander quel était le sexe de
ton enfant.
Moi : je ne sais pas. A chaque fois qu’on fait
l’échographie, il cache son sexe et toi ?

Elle a caressé son ventre en affichant un large sourire.

Mounas : c’est une jolie petite fille qui grandit en


moi. Tu es la première à qui je le dis. Même à maman
je le lui ai caché.
Moi : au fait, comment elle va ?
Mounas : bien et elle demande tout le temps après toi.
Moi : et boubah ?

Elle m’a regardé dans les yeux avant de baisser la


tête.

Mounas : on est plus ensemble depuis trois mois.

Lorsqu’elle a relevé la tête, j’ai remarqué que des


larmes brillaient dans ses yeux.

Moi : et pourquoi ?

Elle m’a racontée que c’est à cause de l’incident qui


c’était passé chez moi la dernière fois et du fait
qu’elle lui a caché qu’au début elle voulait le piéger.

Moi : j’avoue que la pilule est assez difficile à avaler


et en partie je comprends parfaitement son
comportement mais je crois que tu as déjà assez
apprit de tes erreurs pour te blâmer. Me permets-tu de
discuter avec lui ?
Mounas (ton suppliant) : non Fatima. Ne le fais pas.
Je supporte déjà mal cette idée donc je ne veux pas
qu’il vienne déverser sa rage sur moi en me traitant
encore de tous les noms d’oiseaux.

L’adage qui dit que qui s’assemble se ressemble,


vient de prendre tout son sens à mes oreilles. Ibrahim
et Boubah on de très sale caractère. Je comprends
pourquoi ils sont plus liés tous les deux qu’à Karim.

Moi : il ne le fera pas. Il doit savoir et par-dessus tout


comprendre que l’erreur est humaine. On nous a
créées fautif et le meilleur d’entre nous est celui qui
reconnait ses erreurs. Qu’il ne te blâme pas pour ton
passé en oubliant qui tu es devenu maintenant. Il
perdra une vraie femme s’il s’entêtait dans son
orgueil et je compte le lui faire comprendre.
Mounas : je l’aime beaucoup mais je me suis déjà
résolue au fait de l’avoir perdu.
Moi : tu verras que rien n’est encore perdu et que si
c’est ton mari il reviendra mais qu’au cas contraire,
Dieu te le remplacera par quelqu’un de meilleur.
Mounas : amine pour tes mots. Et toi avec Ibrahim ?
Moi (poussant un soupir) : je suis venue en partie à
cause de ça. Il est rentré hier et je ne sais pas trop
comment me comporter avec lui. Je ne veux pas
passer pour une mauvaise femme mais il doit
comprendre qu’il a très mal agit en m’abandonnant
ainsi.
Mounas : connais-tu le proverbe qui dit que le silence
vaut plus que des mots ?
Moi : explique-moi stp.
Mounas : reste silencieuse et observe le. Accomplit
tes devoirs de femme au foyer, demande lui ce qu’il
veut mais sans plus. Même s’il te demande de le
laver, lave-le. S’il te pose une question, répond lui.
S’il t’envoie, fais le et surtout ne lui tourne pas le dos
au lit parce que tu sais que la religion condamne une
femme qui refuse de se donner à son mari et que les
anges maudissent cette dernière tout au long de la
nuit.
Moi (perdue) : c’est comme si tu me demandais de
faire comme si tout allait bien.
Mounas : justement j’en viens. Il ne te blâmera pas
parce que tu auras failli quelque part bien au
contraire. Il préférera que tu lui cris dessus et que tu
l’insulte mais tu le tortureras en gardant le silence.
Crois-moi que le silence d’une personne tue à petit
feu. Il aura envie de te parler mais aura peur. Il aura à
la limite honte de lui parce que toi tu auras été
maitresse de toi. S’il ne rampe pas à tes pieds pour
demander ton pardon, je ne m’appelle pas Mounas.
Fais lui comprendre à travers ton silence qu’il a très
mal agit. C’est une punition qui marche à tous les
coups. Lorsqu’il te demandera pardon, ne joue pas à
ta difficile. Demande lui simplement de te prouver
qu’il le mérite et je te jure qu’il se pliera en quatre
pour satisfaire le moindre de tes désirs. Il comprendra
à l’avenir que s’il ose encore reprendre les mêmes
erreurs, il en pâtira deux fois plus.

Je l’ai serré dans mes bras en esquissant un sourire.

Moi : je savais que je pouvais compter sur toi.


Mounas : si tu veux que ce soit plus rapide, sors tes
artillerie de femme. Enflamme-le sans le toucher et il
perdra la tête. S’il demande, donne-lui et prend ton
pied mais le lendemain du jour, redeviens impassible
et ne laisse pas tes émotions te trahir. Si tu suis mes
conseils, au bout de quelque jours tu m’en donneras
des nouvelles.
Moi : ça fait longtemps que je n’ai plus renouveler
ma lingerie.
Mounas : il est temps alors. Ibrahim doit apprendre à
bien se comporter vis-à-vis des gens qui l’entourent
et ne pas penser qu’à lui.
Moi : merci beaucoup. Qu’aurais je fais sans toi ?
Mounas (me narguant) : rien du tout !

Nous sommes partis d’un fou rire avant de nous


empiffrer de toutes les cochonneries qu’elle avait
apporté.

Karim

Les paroles d’Ibrahim tournent toujours en boucle


dans ma tête. Je me demande ce que je lui ai fait
pour qu’il puisse se comporter aussi méchamment
avec moi.
Comment as t il pu me regarder dans les yeux et me
balancer toutes ses choses sans se soucié de l’impact
de la porté de ces mots ?

Il m’a énormément fait mal. Tellement fait mal qu’en


retournant dans mon appartement ce jour là, je me
suis demandé si vraiment il y a eu une amitié entre lui
et moi.

Je suis rentré hier soir complètement fatigué. J’ai


essayé de dormir mais je n’ai pas trop réussit à cause
des multiples questions qui fusaient dans ma tête.

Pourtant je me suis toujours bien comporté avec lui.


Depuis notre jeunesse, je l’ai considéré comme le
frère que je n’ai jamais eu.

Même quand tonton Abdel le ridiculisait, je lui


remontais le moral en disant que cet homme ne savait
pas qu’elle chance il avait d’avoir un fils comme lui.

Pourquoi m’a-t-il parlé comme ça ? N’ai-je jamais


compté pour lui ?

Lorsque je suis sorti de la chambre, j’ai trouvé


maman et Awa assises au salon. Celle là, j’ai envie de
l’étrangler jusqu’à ce que mort s’en suive. Comment
as t elle pu tomber ci bas ?

Moi : assalame aleykoum !


Elles : waleykoum salam !
Maman : comment tu vas mon fils ? Ça n’a pas l’air
d’aller fort.
Moi : je n’ai pas bien dormi c’est pour ça.
Awa : tu m’as apporté des cadeaux j’espère.

Quand je lui ferais sa fête, elle me remerciera après.


Moi : oui ne t’inquiète pas. Tout à l’heure tu peux
passer dans ma chambre les récupérer.
Awa (souriante) : merci frangin. Il n’y a que toi qui
m’aime.
Maman : Awa laisse moi avec ton frère quelques
secondes stp.

Lorsqu’elle est partit, maman a reporté son attention


sur moi.

Maman : qu’est ce qui ne va pas ?


Moi : je te promets que ça va.
Maman : je ne te crois pas mais je respecte ton
silence. J’espère juste que tu ne t’es pas disputé avec
une personne.

Elle s’est tue quelques secondes avant de reprendre.

Maman : ne pense tu pas à te marier ?

Ah maman ! Pourquoi faut-il toujours qu’elle ramène


ça sur le tapis ?

Moi : au moment opportun maman, Dieu


m’emmènera une bonne femme.
Maman : je le sais mais ce n’est pas en croisant les
bras que ça viendra. Te rappelles-tu de la fille de mon
amie Rougui ? Elle était allée au canada faire des
études et elle est rentrée y a pas longtemps.
Moi : Qui ? Zeynab ?
Maman : oui c’est elle. Elle a grandit et elle est
devenue une belle femme mais surtout, elle est pieuse
et extrêmement polie.
Moi : je ne la connais pas assez.
Maman : voilà une occasion pour le faire alors. Je
t’assure que si tu prends le temps de la connaitre, tu
ne regretteras pas. Je suis sûre que bientôt les
candidats vont commencer et j’aimerais que tu
l’épouses avant qu’on nous la choppe. Demain je l’ai
invité elle et sa mère, j’espère que tu seras là !
Moi : si ça peut te faire plaisir ok ! Que Dieu
choisisse le meilleur pour nous.
Maman : Amine !

Nous avons changés de sujet en parlant de tout et de


rien avant que je ne prenne congé d’elle pour me
rendre dans la chambre.

J’ai demandé à Awa de me suivre et elle m’a dit


qu’elle arrive. J’aimerais qu’elle m’explique quand et
comment elle a vendu sa dignité jusqu’au point de se
comporter comme une trainée parce que je n’arrive
toujours pas à croire que c’est ma sœur qui se
comporte de la sorte…………

Chapitre 46
« Le paradis se trouve aux pieds de nos mères »

Karim

Elle m’a trouvé dans la chambre avec un très gros


sourire. Si seulement elle savait ce qui l’attendait, je
crois qu’elle n’allait pas venir.

Moi (souriant) : Refermes la porte derrière toi stp.

Elle a refermée avant de s’asseoir dans un coin du lit.

Awa : comment était ton voyage ? J’espère avoir la


chance de découvrir la cote d’ivoire. J’ai toujours
apprécié ce pays.
Moi : c’était pas mal.
Awa : où sont mes cadeaux ?

Je me suis dirigé vers mon dressing avant de sortir


une ceinture qui était à l’intérieur.

Elle avait les yeux rivés sur son téléphone et je crois


qu’elle n’a pas vu venir la ceinture qui venait de
s’abattre sur son dos.

Awa (surprise) : Karim tu…


Moi (ton dur) : tu cries et je te tue !
Awa : mais pourquoi tu…

Le reste de sa phrase s’est perdue dans la grimace


qu’elle venait de faire.

Moi : depuis quand es tu une pute ?


Awa : de quoi parles-tu ?
Je lui ai donné un autre coup de ceinture encore plus
violent.

Elle était à genoux à même le sol et me suppliait


d’arrêter.

Moi : j’ai fermé la porte à clé donc même si tu cries,


je t’aurais d’abord réglé avant que maman n’arrive
t’aider.
Awa (pleurant) : pourquoi me tapes-tu ?
Moi : tu as quel âge ?
Awa (pleurant) : je ne..

Je lui asséné un autre coup encore.

Awa (pleurant) : j’ai 23 ans.


Moi : quel est ta religion ?
Awa : je suis musulmane.
Moi : depuis quand as-tu commencé la fornication ?

Elle était tellement surprise qu’aucun son n’est sorti


de sa bouche.

Je lui ai donné un autre coup qui l’a fait hurler de


douleur.

Moi (énervé) : depuis quand as-tu commencé à


coucher avec les hommes ? Réponds sinon je te
frappe encore.
Awa : Je.. M… Tu…

Elle n’arrivait même pas à faire une phrase cohérente.

Moi : réponds ou je te frappe tonnais je !


Awa : à mes 21 ans.

Je lui ai donné trois autres coups successifs.


Moi : que dis la religion là-dessus ?

Elle pleurait tellement fort que maman est venu


s’enquérir de son état.

Maman : Karim que se passe t il ?


Moi : ouvre ta bouche et je dis à maman que sa fille
chérie écarte les cuisses et de surcroit maraboute
aussi les hommes.
Awa : je t’en supplie ne lui dis rien. Stp, sinon elle va
me tuée.
Maman (frappant contre la porte) : Karim que fais tu
à ma fille ?
Moi : rien maman ! C’est entre elle et moi ?
Maman : Karim ouvre cette porte !
Moi : excuse-moi maman mais je ne peux pas. Que
dis la religion sur la fornication répétais je encore.
Awa : c’est interdit !

Un autre coup venait de s’abattre sur son corps.

Moi : et pourquoi ça Awa ? Comment as-tu osés faire


ça ? Comment as-tu pu coucher avec mon ami et de
surcroît envisagé de le séparer de sa femme ? N’as-tu
donc pas de dignité ? Réponds.

Maman criait mais je ne prenais pas en compte ce


qu’elle disait. Je n’ai jamais levé la main sur Awa et
je suis sûr qu’elle se dit que quelque chose de grave
s’est forcément produit pour que je me mette à la
frappé. Mais si elle apprend ça, je crains pour elle
qu’elle se retrouve à l’hôpital.

Awa (pleurant) : je t’en supplie Karim, pardonne moi


pour ce que j’ai fais.
Moi : te rends-tu comptes de ce que tu as fait et du
mal que tu fais autour de toi ? Que penseras maman
lorsqu’elle l’apprendra ?
Awa : je t’en supplie ne lui dis rien. Ne lui dis rien.
Moi : comment peux tu marabouter un homme pour
qu’il reste avec toi ?
Awa (pleurant) : pardonne-moi !

Si ça n’avait été maman qui cognait sans cesse, je


l’aurais encore frappé sans relâche.

Moi : je vais ouvrir la porte mais ce n’est pas encore


finit. Si tu sais que tu as fabriqué des médicaments,
enlève-les sinon c’est moi-même qui te conduirai à
l’hôpital.

Lorsque j’ai ouvert la porte, maman m’a lancé un


regard assassin avant de se diriger vers Awa qui
pleurait à même le sol.

Maman : Karim, pourquoi as-tu fait ça ? Comment


as-tu osés ?
Moi : qu’elle te dise ce qu’elle a fait si elle en a le
courage.

Je suis sorti de la maison pour me vider la tête. Il faut


vraiment que je change d’air.

Ibrahim

Je n’ai pas eu le cœur à passer la journée à la maison.


L’absence et le silence de Fatima est entrain de
m’exterminer.

J’ai tellement honte que si c’était possible, j’allais me


cacher dans un trou pour éviter de croiser son regard.
J’ai l’impression qu’elle a perdu énormément de
poids comparé à la dernière fois et ça ne fait que
rajouter à mon mal.

Le pire dans tout ça c’est que je suis tellement gêné


que je ne sais pas comment faire pour m’excuser.

Je suis actuellement en route pour aller rendre visite à


Boubah. Je sais que je vais en entendre des vertes et
des pas mûres mais je suis obligé de lui parler pour
qu’il m’aide à obtenir le pardon de Karim.

******

Lorsque je suis arrivé, j’ai trouvé son père assis


devant la télé.

Moi : assalame aleykoum papa.


Lui : waleykoum salam ! Quel joie de te voir fiston.
Assois-toi.

J’ai pris place à côté de lui.

Moi : j’espère que vous allez bien.


Lui : ça va Dieu merci. Mis à part la fatigue, ça va
Dieu merci. Et madame ?
Moi : elle va bien Dieu merci.
Lui : j’espère que tu t’occupe bien d’elle. Avec vous
les jeunes d’aujourd’hui, si un adulte ne vous
prodigue pas de bon conseil, vous faites toujours les
choses de travers.
Moi (gêné) : je fais du mieux que je peux pour bien
prendre soin d’elle.
Lui : al hamdoulilah ! Et tes parents ? Ça fait
longtemps que je n’ai pas eu des nouvelles de ton
père.
Moi : il va bien !
Heureusement pour moi que Boubah est venu me
sauver de cette conversation qui commençait à
prendre une tournure très gênante.

Boubah : tu n’as pas trop attendu j’espère.


Moi : pas du tout. Je discutais avec papa.
Lui : tu as bien fait de venir. Ibrahim, dit à Boubah
que s’il ose revenir sur sa parole concernant le
mariage de Mounas, je vais le renier en tant que fils.

J’ai esquissé un sourire plus que gêné en baissant la


tête.

Moi : ok papa !
Lui : c’est une très bonne femme. Je sais des choses
que Boubah ne peux pas savoir. Certes elle a commit
des erreurs dans son passé mais s’il s’entête à jouer
au dur, il n’aura que ses deux yeux pour pleurer
lorsqu’elle lui filera entre les doigts.
Moi : je lui dirais ça papa.

Nous avons pris congés de lui avant de rejoindre la


terrasse.

Moi (le narguant) : j’espère que tu as entendu ce que


ton père t’as dit.
Boubah (énervé) : n’en rajoute pas stp.
Moi : aucun parent n’aimerait voir son enfant
malheureux. Prend en compte ce qu’il t’a dit.
Boubah : je suis sûr que tu n’es pas venu pour ça.
Moi : non effectivement !
Boubah : voilà ! d’ailleurs au lieu de jouer les
conseillers dans ma vie, tu ferais mieux de t’occuper
de tes problèmes. Comment va ta femme ?
Moi (exaspéré) : aussi froide qu’un bloc de glace.
Boubah : tu ne t’attendais tout de même pas à ce
qu’elle te saute dans les bras n’est ce pas ?
Moi : je sais déjà que j’ai merdé pas la peine d’en
rajouter.
Boubah : non Iba, tu n’as pas fait que merder. Tu t’es
comporté comme le pire des cons. Je vais te dire la
vérité parce que t es mon frère. Tu sais ce que tu as
montrés ? Que tu n’étais qu’un vrai imbécile mais
surtout un gamin.
Moi : je..
Boubah (me coupant) : écoute-moi et tais-toi ! La
vérité est peut être dur à entendre mais cette fois ci tu
dois te rendre compte de l’ampleur des actes que tu as
commis. Imagine seulement un seul instant que je
n’étais pas arrivé à temps. Je comprends ta douleur
mais penses tu que tu souffres plus qu’elle ? Tu es
parti sans chercher à te mettre à sa place. Tu n’as
pensé qu’à toi en pensant que tu souffrais plus que
tout le monde. Ta femme est enceinte. Elle a besoin
de toi. Si à chaque fois qu’un problème te dépasse tu
t’en fuis quel genre de mari seras tu ? Et pire dans
tout ça quel genre de père ?
Moi (énervé) : je ne te permets pas Boubah.
Boubah : pourtant tu vas m’écouter jusqu’à la fin. Tu
sais mieux que quiconque ce que c’est que de grandir
sans un modèle ni un soutien paternel. Veux tu te
comporté avec cet enfant comme Abdel s’est
comporté avec toi ?
Moi : tu n’es pas obligé de me parler de lui dis je en
perdant patience.
Boubah : mais tu t’es comporté comme lui. Regarde,
un problème est survenu et tu as fait payer ton
entourage. En quoi as-tu été différent de lui ?

Je suis à la limite hors de moi.

Moi : je ne suis pas venu ici pour t’entendre


m’insulter.
Boubah : et pourtant si. C’est la raison pour laquelle
tu es venue. Tu ne cherches pas une personne qui te
graisse la patte mais plutôt une personne qui te fasse
comprendre à quel point tu peux être stupide. Fatima
est une femme formidable. Que gagnes-tu à lui faire
du mal ?

Je ne sais même pas quoi dire. Juste que cette vérité


qu’il sort me fait énormément mal.

Moi : j’ai envie de gagner son pardon.


Boubah : prouve-lui que tu es à la hauteur sinon tu la
perdras. Tu ne cesse de me chanter que Mounas est
une bonne femme mais toi aussi tu as une perle à côté
de toi. Un diamant que plusieurs hommes aimeraient
avoir. Donne lui sa place de femme et comporte toi
en homme une bonne fois pour toute.

Un silence s’en est suivit avant qu’il ne reprenne la


parole.

Boubah : je ne te dis pas tout ça pour te rendre mal


parce que je sais que tu souffres déjà assez. Je veux
juste que tu te rendes compte de l’ampleur de tes
erreurs.
Moi : merci !
Boubah : ne fais pas cette tête. Maintenant il faut que
tu montres à Fatima que tu l’aimes et que tu seras un
bon père pour votre enfant. Elle à besoin d’être
rassurer, rassure la.
Moi : je ne sais même pas comment m’y prendre.
Boubah : soit juste patient et plie toi en quatre pour
elle. Elle n’est pas difficile comme femme. Enfin, elle
ne donne pas l’air.
Moi : tu as raison. Elle est très facile à vivre. Belle,
charmante, douce, attentionnée et avec un grand
cœur.
Boubah (me narguant) : ah l’amour, que c’est beau.
Moi : te fou pas de moi stp.
Lorsqu’il apprendra ce que j’ai fait à Karim, il va me
tuer. Je crois que je dois me démerder tout seul cette
fois ci.

Moi : je vais rentrer. Mais dis moi, tu te maries plus ?


Boubah : si je le faisais, j’allais le regretter. Cette fille
est pire qu’une plaie. Je l’ai vite écarté de ma vie.
Moi (rigolant) : et ta mère ? Elle ne t’en veut pas ?
Boubah : elle a compris elle-même qui était
réellement cette fille.
Moi : Dieu merci ! J’espère simplement qu’elle
acceptera Mounas.

Il ne m’a pas répondu.

Nous étions devant le portail lorsque j’ai vu la voiture


de Karim se garé à notre hauteur. Il ne manquait plus
que ça !

Mère Halima

Je suis en route pour aller rendre une petite visite à


Abdel qui est actuellement en prison en attendant son
jugement.

Ils sont à la recherche du deuxième agresseur mais


pour le moment ils n’ont pas encore réussit à mettre
la main sur lui.

J’ai envie qu’il coule et je serais assise aux premières


loges pour assister à sa descente en enfer.

Le pire lorsqu’on emprunte un mauvais chemin dans


la vie, c’est de ne pas savoir comment s’en sortir
jusqu’au jour où il sera trop tard.
Abdel n’a pas su se sortir à temps la tête de l’eau et
c’est vraiment dommage qu’il termine comme ça
parce que j’ai vraiment espéré à un moment qu’il
lâche prise.

******

J’ai dû patienter un petit moment avant qu’on ne me


conduise à lui.

La scène que j’ai eue devant moi m’a vraiment fait


pitié. Il ne ressemble pratiquement à rien. Pourquoi
n’a-t-il pas lâché prise ?

Abdel (s’asseyant) : je savais que tu n’allais pas me


laisser ici. Il faut que vous retiriez votre plainte. Tout
ceci n’est qu’un énorme malentendu.
Moi : malentendu ? Comment as-tu pu attenter à la
vie de ta fille ?
Abdel (me tenant les mains) : si je savais que c’était
mon sang je n’allais jamais le faire. Il faut que je la
rencontre. Il faut que je dise à Fatima que je m’en
veux.
Moi : elle m’a dit qu’elle ne veut pas te rencontrer.
Pas pour le moment.
Abdel : si tu savais comme je m’en veux. Pourquoi
ne m’as-tu pas dit que c’était ma fille ? Et s’il
s’avérait qu’Ibrahim était mon propre fils ?
Moi : je savais qu’il ne l’était pas.
Abdel (étonné) : comment ?
Moi : il fallait juste voir comment tu le regardais avec
mépris. Seulement la chose dont je ne me serais
jamais douté, c’est que ce soit Anta qui soit sa mère.
Abdel : il doit me remercier pour lui avoir offert cette
vie. Ecoute, Ibrahim c’est le cadet de mes soucis.
Demande à ma fille de venir me voir. J’ai besoin de
lui dire à quel point je m’en veux.
Il me fait vraiment pitié.

Moi : ôte-toi de la tête l’idée qu’elle vienne ici. Ce


n’est pas bon pour son enfant. Mais dis-moi Abdel ?
Pourquoi ne m’as tu pas choisis sans impliquer les
enfants à l’intérieur ?
Abdel (ton dur) : je veux voir ma fille !
Moi (me levant) : jamais de la vie et ne t’attends pas
à ce qu’on te fasse sortir d’ici. Tu vas payer pour ce
que tu as fait.
Abdel : je te jure que si tu me l’arraches je te tue.
Moi (le narguant) : essaye pour voir.

Jamais il ne changera et c’est bien dommage pour lui.


J’ai crû qu’il allait regretter mais en fait rien du tout.
Il n’y a que le fait qu’il croit qu’elle soit sa fille qui
l’importe sinon il n’allait jamais manifester de regret.
Je pense qu’il n’a pas encore compris que tout est
finit pour lui.

Maintenant je dois faire entendre raison à Ibrahim.


J’ai eu Anta au téléphone hier et elle ne va pas bien
du tout. Il faut qu’il lui pardonne pour pouvoir passer
à autre chose. Il ne faut jamais jouer avec une mère
peu importe ses erreurs. Je suis sûre qu’elle n’aurait
pas aimé voir son fils éduquer par une autre personne
à cause de son incapacité à pouvoir le faire. C’est le
pire des sentiments qu’une mère peut éprouver.

Et un musulman doit savoir pardonner même si c’est


difficile. On doit pardonner comme on aimerait être
pardonné par le créateur. Une mère on n’en a qu’une
seule……………………
Chapitre 47

« Elles sont pour vous un vêtement tout comme vous


êtes pour elles un vêtement »

Ibrahim

Nous étions devant le portail lorsque j’ai vu la voiture


de Karim se garé à notre hauteur. Il ne manquait plus
que ça !

Moi : je crois que je vais rentrer.


Boubah (étonné) : votre rencontre était elle si
houleuse que ça pour le fuir ?
Moi (pressé) : je t’en parlerai au moment venu.

Heureusement pour moi qu’il n’a pas insisté.

Je pensais m’être libéré de ce stress qui me gagnait en


rejoignant ma voiture mais bien avant que je ne
l’atteigne, Karim m’a interpelé.
Karim : tu fuis ? N’as-tu pas assez de cran pour me
regarder dans les yeux ?

Actuellement je suis de dos tourné et je ne sais pas ce


qu’il faut faire. Continuer ma route ou répondre en
sachant que ça pourra déraper par la suite.

Moi (me retournant) : écoute Karim, ce n’est pas le


moment.

Le regard qu’il me lance me glace littéralement les


veines.

Karim (ton ironique) : j’étais entrain de fouetter la


pute qui t’écartait les jambes à tout moment. Ça ne
t’intéresse pas peut être de savoir ?
Boubah (intervenant) : je ne sais pas ce qui se passe
entre vous mais je préfère que vous vous calmez.
Karim (hurlant) : me calmé pourquoi ? Celui qui te
sert d’ami à carrément osé me dire que je ne lui
arriverais jamais à la cheville et ça c’est après
m’avoir balancé en plein visage que ma sœur est une
pute.
Boubah (étonné) : tout ça doit sûrement être un
malentendu. N’est ce pas Ibrahim ?
Karim (s’adressant à moi) : dis à Boubah ce que tu
m’as dit. N’est ce pas tu m’as balancé que jamais je
ne t’égalerai ? Je te jure que si je ne craignais pas
Dieu j’allais te faire bouffer ta langue.
Boubah : arrêter de vous comporter comme des
animaux. Je suis sûr que vous pouvez trouver un
terrain d’entente tous les deux.
Karim : boubah tu m’as autant déçu que lui. Je ne te
savais pas aussi capable de me donner un tel coup en
sachant que Awa est comme notre petite sœur à tous.
Boubah : je n’y suis pour rien là dedans. C’est entre
Ibrahim et toi. Moi aussi je n’y étais pas lorsqu’il le
faisait.
J’assiste à leurs conversations en ne sachant même
pas quoi faire. Pourquoi as t il fallut que je cède aux
avances de cette fille ?

Karim : oui mais tu aurais pu me dire la vérité. Tu ne


devais pas me cacher une telle chose. Figure-toi qu’à
cause d’Ibrahim pour la première fois de ma vie, j’ai
levé la main sur ma petite sœur. Maman m’a regardé
comme le pire de tous. Regarde où tout ça nous a
mené ? Comment puis je regarder ma mère dans les
yeux en sachant que sa fille ose carrément
marabouter celui que j’appelais mon frère parce
qu’ils ont forniqués ?
Moi : si je pouvais, j’allais revenir sur ce que j’ai fait.
Je m’excuse.
Karim (rigolant) : voyez-vous ça ! Le grand Ibrahim
Bah me fait l’honneur de me présenter des excuses.
Je laisse tout entre Dieu et toi. Je ne te pardonnerais
pas ce que tu m’as fait ni les paroles que tu m’as
lancés.
Boubah (ton dur) : n’importe qui peut vous voir.
Cessez de vous donner en spectacle svp. Rentrons à
la maison pour régler cette histoire comme les adultes
que nous sommes. Ça ne sert à rien de vous balancer
toutes ses choses aux visages. Contrôler votre colère
et ne donner pas au diable ce qu’il veut.
Karim : le diable ici c’est cet homme qui pense que le
monde est à ses pieds. J’ai vraiment crû que tu allais
changer mais en fait rien du tout.
Moi : je vais y aller !
Karim : oui c’est ça sauve toi comme tu sais si bien le
faire. Lâche un jour, lâche toujours.

J’ai préféré ne pas répondre parce que je savais que


tout ce qu’il disait, je le méritais. Je ne sais pas
comment je vais faire pour me faire pardonner mais
ça risque de ne pas être facile. Pourtant Dieu sait que
je regrette ce que j’ai eu à faire. Pourrais-je avoir un
moment de répits dans ma vie ?

******

Lorsque je suis arrivé à la maison, j’ai directement


foncé sous la douche pour me laver tellement je me
sentais fatigué.

Je suis épuisé autant moralement que physiquement


et la situation avec ma femme n’arrange rien du tout.

Je suis conscient d’être un con mais je regrette


vraiment ce que j’ai fais. Je ne sais plus comment
agir pour qu’on me pardonne. J’ai l’impression que le
ciel est entrain de me tomber sur la tête.

J’ai vraiment besoin de ma femme actuellement et


elle me manque trop. Si seulement elle pouvait me
pardonner mon erreur. Que Dieu m’aide à me sortir
de ce merdier dans lequel je me suis fourré à cause de
mon sale comportement.

Après avoir finis mes prières, je me suis rendu au


salon. J’ai trouvé ma belle mère assise devant la télé.
Fatima quand à elle, prépare le diner.

Moi : bonsoir tantine.


Mère Halima : bonsoir mon fils. Comment vas-tu ?
Moi : un peu fatigué mais ça va et vous ?
Mère Halima : On rend toujours grâce à Dieu.
Moi : j’espère que vous avez des nouvelles de tonton
Lamarane.
Mère Halima : jusqu’au dernières nouvelles il allait
bien. Que Dieu nous aide. La vie est trop compliquée.
Moi : Amine !
C’est vraiment bizarre ce que je m’apprête à dire
mais il le faut.

Moi : je vous demande pardon. Je sais que je me suis


mal comporté et je vous dois des excuses.
Mère Halima : ce n’est pas grave mon fils. Je
comprends parfaitement ce que tu vies. Comme tu as
amené le sujet sur le tapis, je vais profiter pour te
parler. Tu sais, Anta s’est peut être mal comporté
mais elle ne l’a fait que pour ton bien. Tu ne peux pas
connaitre le degré d’amour d’une maman ni les
sacrifices qu’elles peuvent déployer pour leurs
enfants. Regarde-moi seulement avec ma fille. A
cause de moi elle vit tout ça et depuis là je fais tout
pour la sortir de ces problèmes quitte à ce que mon
mariage finisse. Ça a dû être un énorme sacrifice pour
elle de rester toutes ses années dans un mutisme total.
Il faut te mettre à sa place pour comprendre. Imagine
toi une seule seconde voir ton enfant élever par une
autre personne ou bien voir ton enfant appelé un autre
papa tout simplement parce que tu n’as pas assez de
moyen pour t’en occuper toi-même. Crois-tu qu’elle
mérite ton silence ? Une mère on n’en a qu’une seule.
Peu importe les erreurs qu’elles font. La mère vaut
trois fois plus que le père et C’est à leurs pieds que
reposent vos paradis. Si elle a agit de la sorte c’est
parce qu’elle n’avait pas d’autres choix. Elle est
malade depuis une semaine. Va la voir et ne laisse pas
ton orgueil te priver de l’amour de ta mère. On ne sait
pas quand est ce que la mort se présentera à nous stp
parles lui.

Je me sens énormément gêné parce que c’est la


première fois qu’elle me parle comme ça.

Moi : j’irais la voir.


Mère Halima : je ne te demande pas de tout oublier
d’un coup mais parle avec elle et écoute ce qu’elle a à
te dire. Je suis sûre qu’elle n’aurait pas aimé se
retrouver dans une telle posture. N’oublie pas que tu
es musulman et que le pardon est primordiale car
même celui qui nous a créés nous pardonne lorsqu’on
commet des erreurs.
Moi : ok !
Mère Halima : je sais aussi que ça ne va pas fort avec
ta femme mais sois patient avec elle. Je connais la
fille que j’ai éduquée et même si elle t’en veut, ce
sera de courte durée.

Nous avons été interrompus par sa présence.

Lorsque nos regards ce sont croisés, j’ai sentie les


mouvements de son cœur s’accéléré ! Dieu qu’elle
est belle ! Comment puis-je la faire souffrir ?

Fatima : on mange tout de suite ou vous attendez


après ?
Mère Halima : demandes à ton mari.
Fatima (me regardant dans les yeux) : Je te sers ?

Si sa mère n’était pas là j’allais sauter sur elle. La


robe qu’elle porte lui va à ravir. Ses lèvres sont des
appels à la tentation pour moi.

Comme si sa mère avait compris, elle s’est excusée


avant d’aller s’enfermer dans sa chambre.

Moi : tu me manques trop Fatima.

Je me suis levé pour lui faire face. Je brûle d’envie de


toucher son visage mais comme j’ai peur de sa
réaction, je préfère me rétracté.

Fatima (répétant) : je te sers ?


Je n’arrive pas à croire que c’est elle qui me regarde
dans les yeux sans siller.

Moi : c’est toi que je veux manger, pas la nourriture.

Elle a déglutit difficilement. Là au moins je sais que


mes paroles font de l’effet sur elle.

Moi : tu es belle, attirante, charmante. Tu as un grand


cœur. Tu es une perle que plusieurs hommes
aimeraient avoir à leurs côtés. Tu es une femme avec
un grand F et tu es ma femme. Je t’aime Fatima. Je
suis con j’avoue mais je t’aime. Pardonne moi pour
ce que j’ai fais. Je te jure que je ne le referais plus
jamais. Ton silence me tue à petit feu. Je suis
conscient que j’ai merdé mais je te jure que jamais je
ne t’abandonnerais encore. J’ai besoin de toi plus que
jamais. Je me sens vide sans toi. Trouve en toi la
force de me pardonner. Rien que pour le brin d’amour
que tu ressens pour moi, pardonne-moi.

Les larmes coulaient silencieusement sur ses joues.

Moi (essuyant ses larmes) : je t’ai toujours dis que je


voudrais que les larmes qui coulent de tes yeux soient
des larmes de joies. Pardonne à l’homme enfantin
que je suis. Tu me répètes toujours de pardonner
comme j’aimerais être pardonné alors je t’en supplie,
pardonne moi. Je t’aime et j’ai trop mal de ce qu’il se
passe entre nous actuellement. J’ai besoin de sentir ta
chaleur et me blottir dans tes bras. Je t’en supplie
Fatima Bah, pardonne moi.

Je l’ai prise dans mes bras et heureusement pour moi


qu’elle ne m’a pas repoussé. Elle se contentait
simplement de pleurer.
Moi : ne pleure plus je t’en supplie. Je ne supporte
pas de te voir dans cet état.
Fatima (se détachant de moi) : j’avais voulu entendre
ces paroles durant toutes ces semaines mais au lieu de
ça, je me cognais au mur que tu avais installé entre
nous. Douterais-tu de l’amour que je ressens pour toi
pour me mettre dans le même panier que les autres ?
Il ne s’agit plus que de moi. Tu nous as tous les deux
abandonnés tandis qu’on avait besoin de toi.

Chaque mot qui sortait de sa bouche me faisait l’effet


d’une claque.

Moi : jamais je ne répèterais cette erreur. Je serais un


bon mari pour toi et un bon père pour mon enfant.
N’en doute plus jamais.
Fatima : permets moi d’en douter vu la manière dont
tu t’es comporté avec moi. Tu savais pourtant que je
souffrais. Je passais mes nuits à pleurés ton absence.
Ibrahim, pourquoi m’a tu infligé cela ?
Moi (baissant la tête) : pardonne moi.
Fatima : le pire dans tout ça c’est que j’aurais aimé te
haïr mais je n’y arrive pas. Mon cœur trahis mon état.
J’aurais aimé t’en vouloir mais je n’ai pas ce courage
là.
Moi : je te jure que je ne te ferais plus vivre cela.
Fatima : prouve le moi.
Moi : comment ?
Fatima : fais-moi l’amour !

Je m’attendais à tout mais pas à ça.

Je me suis rapproché d’elle et je l’ai embrassé avec


toute la tendresse dont je pouvais faire preuve. Elle
s’accrochait à moi comme si elle avait peur que je
disparaisse.
Moi : je ne veux pas que ta mère nous trouve ici
allons dans la chambre.

Elle m’a suivie sans broncher.

Lorsque j’ai refermé la porte derrière moi, je l’ai


soulevé avant de la déposer dans le lit.

Ma bouche a commencé à parcourir ce corps qui me


manquait avec une sensualité dont je m’ignorais
capable.

Mes mains caressaient tout son corps comme si je


venais à peine de le découvrir. Je parsemais ses seins
de baisé avant de sucer ses tétons avec délicatesse.

Moi : tu m’as trop manqué Fatima.

Ces préliminaires ont durés un bon bout de temps. Je


ne voulais pas me presser. Je voulais prendre tout
mon temps pour la faire vibrer de plaisir. Je voulais
qu’elle sache que je l’aime de tout mon cœur et de
toute mon âme.

Fatima : je t’en supplie prend moi.

C’est avec une lenteur inouïe que j’ai pénétré son


jardin secret. Qu’est ce qu’elle m’avait manqué !

Moi : pardonne-moi Fatima. Je t’aime trop si tu


savais.
Fatima : je t’aime aussi Ibrahim Bah !

Le plaisir était au rendez vous tant le désir qui nous


habitait était énorme. Je lui ai fait l’amour comme
jamais. Je l’ai aimé comme jamais et j’espère
désormais que toutes ces douleurs resteront derrière
nous.
Boubah

Je comprends l’état de Karim et je crois que si moi


aussi j’étais à sa place, j’allais agir de la même
manière.

Aucun homme n’aimerait rencontrer l’imbécile qui se


tape sa sœur donc n’en parlons pas lorsque ce dernier
est notre meilleur ami, celui avec lequel on partage
tout.

J’ai essayé de lui faire entendre raison mais il est


énormément remonté. Je ne l’ai jamais vu dans cet
état et ça me fait vraiment mal que ce soit juste des
erreurs qui les poussent à se chamailler de la sorte.

En me baladant, j’ai commencé à réfléchir sur ma


situation avec Mounas. Si je disais qu’elle ne me
manque pas, j’aurais mentis.

J’ai tout fait pour la chasser de mon esprit mais rien y


fait. La situation avec Karim m’a rappelé qu’on ne
devrait pas laisser le passé influer sur notre présent et
que personne n’est à l’abri des erreurs.

Le plus important dans la vie c’est de savoir les


reconnaitre pour pouvoir passer à autre chose. Vous
vous demandez sûrement si je suis amoureux de
Mounas ?

Eh bien oui. Ce temps passé loin d’elle n’a fait que


me confirmer ces sentiments que je tentais tant bien
que mal d’étouffer.

Elle me manque énormément et c’est la raison pour


laquelle je suis actuellement devant la porte de sa
maison.
Lorsqu’elle a ouvert, elle semblait étonner de me voir
debout devant elle.

Mounas (bégayant) : B.. Boubah ?

Je n’ai pas pu résister à l’envie de l’embrasser.


Comme ces lèvres m’avaient manqué. On s’est
embrassés durant un long moment avant que je ne me
détache difficilement d’elle.

Moi : veux-tu reprendre avec l’idiot que je suis ?


Mounas (pleurant) : Oh Boubah ! Si tu savais comme
je t’aime et si tu savais comme je m’en veux.
Moi (la prenant dans mes bras) : Chute ! Tout ceci
n’appartient qu’au passé désormais. J’ai hâte d’être
ton époux. Tu me rends fou Mounas……………

Chapitre 48

« Soit endurant, Dieu t’aidera dans ta constance »

Fatima

J’ai été réveillé par une sensation étrange dans mon


corps. Le temps de comprendre ce qui ce passe, j’ai
senti Ibrahim me donner des bisous dans le cou.

Ibrahim (ton suave) : tu es délicieuse ma belle.

Comme vous l’avez compris, je me suis réveillé


parce que mon mari m’a pénétré tandis que je
dormais. C’est vrai que je suis fatiguée mais c’était
trop bon pour le repousser.

Nous avons donc passé pratiquement toute la nuit à


faire l’amour. J’avoue que nous sommes de vrais
lapins et j’assume parce que j’adore coucher avec lui.

*****

Après avoir pris notre douche ensemble, nous avons


priés et par la suite je suis sortie de la chambre pour
me rendre dans la cuisine parce que j’avais
énormément faim.

Il m’a rejoins par la suite en se collant à moi avant de


poser son menton sur mon épaule.

Ibrahim : qu’est ce que tu as préparé ?


Moi : de la viande avec de la purée de pomme de
terre. J’ai énormément faim. On mange ensemble ?
Ibrahim : bien sûr. Je crois que je t’ai déjà assez
fatigué comme ça donc tu peux aller t’asseoir je vais
te servir.
Moi : non ce n’est pas la peine.
Ibrahim : J’insiste.

Sa galanterie m’avait manquée. Je ne me suis donc


pas fait prier. Je me suis rendue au salon et j’ai
allumé la télé pour suivre une de mes séries préférées.

En regardant mon téléphone, j’ai remarqué que


Karim et Mounas avait tentés de me joindre.

Mounas m’a laissé un texto dans lequel elle disait :

« Je suis trop heureuse. Boubah vient de rentrer chez


lui après m’avoir dis qu’il m’aime et qu’il veut qu’on
renoue ensemble. Dieu est bon et ma patience vient
d’être payer».

Je ne peux pas expliquer la joie que j’ai ressentie en


lisant cela.

Ibrahim m’a trouvé avec un sourire sur mon visage.

Ibrahim : j’espère que c’est moi qui te rends


heureuse.
Moi : tu sais qu’avec toi je le suis tout le temps. C’est
juste Mounas qui m’a dit qu’elle a renoué avec
Boubah.

Il a déposé les plateaux contenant la nourriture sur la


table.

Ibrahim : mais c’est une très bonne nouvelle.


Moi : oui il était temps. Elle mérite vraiment d’être
heureuse. D’ailleurs ça me donne envie de les inviter
demain comme ça on va déjeuner ensemble. Ça fait
longtemps qu’on n’a pas eu ce genre de moment.
Ibrahim : ça ne me dérange pas.

Nous avons mangés dans une très bonne ambiance.


Mon mari m’avait vraiment manqué. Ça me fait trop
plaisir de le voir sourire en me parlant comme avant.

Je ne sais pas si je pourrais vivre sans lui parce que je


l’aime énormément. J’espère simplement qu’il ne
m’abandonnera plus lorsqu’un problème surviendra.

Ibrahim (pensif) : il faut que je te parle d’un truc.


Moi (inquiète) : qu’est ce qui see passe ? Tu n’as pas
de problème j’espère.

Je n’ai plus envie d’entendre parler de problème.


Ibrahim : tu promets de ne pas te fâcher ?
Moi (étonnée) : qu’est ce qui se passe ? Tu sais que je
me fâche rarement.
Ibrahim (poussant un soupir) : je me suis très mal
comporté avec Karim lorsqu’il a su que je suis sortie
avec Awa.

Depuis quand le sait il ? Je n’étais pas au courant.

Moi : depuis quand ? C’est toi qui me l’apprends.


Ibrahim : il n’y a pas longtemps. Il est vraiment
remonté contre moi et je ne sais pas quoi faire pour
qu’il me pardonne. Je suis vraiment conscient d’avoir
mal agit et j’aimerais que tu parles avec lui.
Moi : qu’est ce que je suis censé lui dire ?
Ibrahim : je peux dire qu’il te préfère même à moi
tellement il t’apprécie. Tu sais que quand je suis
énervé je dis tout ce qui me passe par la tête et je me
suis vraiment mal comporté.

Je ne sais pas quand est ce que mon mari va


commencer à changer.

Moi : il m’a appelé tout à l’heure et j’ai vu son appel


manqué quand je suis venue au salon.
Ibrahim : ça m’étonnerait qu’il te parle de notre
querelle.
Moi : que lui as-tu dis ?

Il a baissé la tête avant de se passer une main sur les


cheveux.

Ibrahim : entre autre qu’il n’arrivera jamais à ma


hauteur et que tout ce qu’il a, il me le doit.

Je n’en crois pas mes oreilles.


Moi : Ibrahim Bah jusqu’à quand ? Jusqu’à quand va
tu faire du mal aux gens autour de toi ? Pourquoi ne
mesures tu pas tes paroles ?
Ibrahim : Dieu m’est témoins que je regrette.
Moi : et tu penses que ça suffit ? Tu ne sais pas que
les paroles font mal ? Karim est l’un des hommes les
plus bons que j’ai eu à rencontrer dans ma vie. Il est
comme un frère tout autant pour toi que pour moi.
Pourquoi ne mesure tu pas la porté de tes mots ?
Ibrahim : Fatima ne te fâche pas.
Moi : non, ça n’à rien avoir avec moi. Je ressens
simplement ce qu’il ressent. Tu as été vraiment dur
avec lui. Et qu’est ce que tu as récolté ? Le pire dans
tout ça c’est que c’est toi qui as tort. Au lieu de te
taire et encaisser, tu verses de l’huile sur le feu.

Je n’ai pas l’habitude de lui parler comme ça mais je


ne le comprends pas.

Ibrahim : si tu me tournes le dos c’est comme si tout


le monde m’a tourné le dos.
Moi : que vais-je lui dire ? Ibrahim t’es allé trop loin.
Il faut que tu changes et que tu apprennes à te
contrôler lorsque tu es énervé.
Ibrahim : promis que je le ferais. Je te jure que je
serais un homme meilleur juste pour toi.
Moi : là il ne s’agit pas de moi. Comme il se fait tard,
je l’appellerais demain.
Ibrahim (m’embrassant) : merci. Je ne sais pas ce que
j’aurais fais sans toi.
Moi : je ne suis vraiment pas content de toi.

Je n’ai même pas mangé à ma faim parce que j’avais


perdu l’appétit. Il a tout fait pour détendre
l’atmosphère, mais je ne comprenais pas pourquoi il
aimait se montrer aussi méchant avec les autres.
Je sais qu’il est bon mais ce n’est pas normal. Un
musulman doit craindre Dieu sur tous les plans et
garder de bonne relation avec ses créatures est
primordiale.

Lorsqu’on commet un péché, c’est entre lui et nous


mais lorsqu’on lèse sa créature, tant que ce dernier ne
nous pardonne pas, ça pourras nous être néfaste.
C’est ce que j’aimerais qu’il comprenne et j’espère
qu’il le fera avec le temps.

*****

Je me suis réveillée un peu tôt le lendemain du jour.


Je devais faire le ménage et par la suite faire des
courses parce qu’on a invité boubah et Mounas pour
le déjeuner.

Je suis revenu du marché aux alentours de 10h. J’ai


trouvé maman assise devant la télé.

Moi : assalame aleykoum.


Maman : Waleykoum salam ! Comment tu vas ?
Moi : bien et toi ?
Maman : je rends grâce à Dieu. Mais tu t’es réveillée
tôt aujourd’hui.
Moi : j’ai invité Boubah et Mounas à déjeuner c’est à
cause de ça.
Maman : ok ! Moi je compte aller rendre visite à ton
père aujourd’hui.
Moi : je l’ai eu au téléphone hier.
Maman (mine triste) : j’espère qu’il me pardonnera
parce que je souffre vraiment.
Moi : papa n’est pas méchant. Quoi qui ait pu se
passer entre vous, il craint trop Dieu pour t’en vouloir
éternellement.
Maman : que Dieu me pardonne parce que je lui ai
vraiment fais du mal.
Moi : je prierais pour votre réconciliation.

Je l’ai laissé au salon pour aller dans la cuisine et


apprêter la table du petit déjeuner.

J’ai profité par la suite d’un petit moment de répit


pour rappeler Karim.

Il a décroché à la deuxième sonnerie.

Karim : Allo ?
Moi : comment tu vas ?
Karim : je vais bien et toi ?
Moi : Al hamdoulilah. Excuse-moi mais j’ai vu ton
appel en retard.
Karim : ce n’est pas grave. J’espère que tu vas bien.
Moi : je rends grâce à Dieu et de ton côté ?
Karim : mis à part le fait que maman est entrain de
me brancher à une jeune fille, ça va.
Moi : il est grand temps que tu te marie déjà.
Karim : je ferais en sorte que tu la connaisses. Si tu
me donnes le feu vert, je le ferais sans hésiter.
Moi (rigolant) : c’est vraiment trop d’honneur pour
moi mais il n’y a pas de problème.
Karim : si tu valides je sais que ce sera une bonne
femme pour moi.
Moi : marché conclu alors. J’espère que je serais
simplement l’homonyme de ta première fille.
Karim : je le ferais avec joie.
Moi : ok !
Karim : en fait je t’appelais pour te parler d’un truc.
Moi : rien de grave j’espère.
Karim : crois moi que j’ai même honte de te le dire
mais je n’ai pas de choix. Awa et moi viendrons
aujourd’hui chez toi pour qu’elle te présente ses
excuses.

J’avoue que je ne m’y attendais vraiment pas.


Moi : et pourquoi ? Qu’à t elle fait ?
Karim : je sais que tu es au courant. J’ai même honte
du lien qui m’unit à elle.
Moi : n’importe qui fait des erreurs.
Karim : mais elle est allée trop loin Fatima. Si tu ne
lui pardonnes pas, je crains pour elle qu’elle soit
malheureuse dans sa vie parce que tu sais
pertinemment qu’elle le paiera.
Moi : je vous attendrais alors. Aujourd’hui j’ai invité
Boubah et Mounas à déjeuner. J’espère que tu
viendras.
Karim : j’aurais bien aimé mais il me reste encore
quelques trucs à régler avec elle. Je passerais ce soir
aux alentours de 20h inch Allah.
Moi : ok ! Que Dieu nous assiste.
Karim : Amine !

Vraiment Ibrahim me dépasse. Comment peut-il se


comporter ainsi ? J’espère vraiment que Karim lui
pard