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L’Union Européenne : De la traversée de la tempête financière de 2012, en passant par

le marasme économique jusqu’au déclenchement du BREXIT depuis le 23 juin 2016.


Par Ablaye DIALLO, prof. de HG, NLK
Quelle analyse pour la trajectoire d’une union forte mais également faible ? L’objectif de
cette contribution s’inscrit dans le courant d’une étude sur l’union européenne de 2012 à
2017, qui met en lumière l’itinéraire politique et économique de l’espace économique le plus
important de la planète en termes de démographie mais aussi de réalisations. Aussi prend-t-
elle en charge deux préoccupations : analyser d’abord les forces de l’UE et réfléchir ensuite
en rapport avec l’actualité la plus brûlante de cette union, les conséquences sur la sortie du
Royaume-Uni qui est déclenchée depuis le 23 juin 2016.
L'Union européenne est un ensemble de pays liés par diverses conventions ratifiées
collectivement. Elle réunit 28 Etats, représente 508 millions d’habitants et s’étend sur une
superficie de 4,5 millions de Km2. Le but de ces rapprochements successifs est de favoriser le
commerce au sein de l'Union et de redonner au « Vieux Continent » toute sa puissance dans
une période de concurrence. Elle apparaît tout d’abord comme un pôle majeur de la Triade.
Elle est à la fois une grande puissance agricole et industrielle ainsi qu’une économie de
services de haut niveau. C’est le premier espace économique du monde, la deuxième
puissance monétaire, la première puissance pour l’aide publique au développement, le premier
donateur pour la reconstruction des pays en sortie de crise et un espace de référence avec une
monnaie commune pour la plupart de ses membres et des institutions qui s’applique à tout le
monde.
Cependant, cet espace économique qui faisait la fierté des Européens est depuis 2012
dans une période de tourmente générale car, frappé par une série de crises. L’union vit alors
des heures difficiles. L’activité économique est au point mort, le chômage franchit
considérablement des niveaux historiques, la pauvreté s’installe et la désindustrialisation
prend des proportions inquiétantes. Ce qui pose un réel problème de compétitivité du système
productif de l’Union Européenne.
Cette construction économique vient encore de recevoir un coup dûr qui a commencé à
laisser des stigmates. Il s’agit de l’annonce du Royaume Uni de sortir de l’union Européenne.
Dans ce cadre, un référendum fut organisé depuis le 23 juin 2016. Il reste aujourd’hui les
procédures administratives pour officialiser le divorce entre le Royaume Uni et l’Union
Européenne. Quelle douche froide pour l’Union Européenne ? L’idée est de comprendre le
BREXIT.
Qu’est-ce que le BREXIT ?
L’exploitation de cette seconde interrogation me parait éminemment importante,
car elle constitue un sujet de débat qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive et
qui, justement cette année, doit convoquer l’attention des élèves de terminale. Le
BREXIT est un terme Anglais, une simple abréviation de « BRITISH EXIT » qui
signifie la sortie de la grande Bretagne de l’Union Européenne.
Cette sortie peut-elle compromettre l’élan de solidarité entrepris par les
Européens en 1957 pour les besoins de la reconstruction d’une Europe ruinée par la
seconde guerre mondiale ? Le BREXIT pourrait-il signifier le démantèlement du
Royaume Uni ?
Peu importe le nombre d’interrogation qu’il s’agira de poser, l’essentiel est de
garder une vision plus large pour avoir une lecture beaucoup plus approfondie sur la
sortie du Royaume Uni de l’Union Européenne.
Quoi qu’il advienne, le BREXIT aura des conséquences positives mais aussi
négatives.
Pour son côté positif, il permettrait à la grande Bretagne d’avoir plus de
souveraineté et de légitimité en matière de contrôle, de législation et de réglementation
sans y être influencée par les textes de l’union Européenne. En matière de sécurité,
cette sortie donnerait beaucoup plus de marge de manœuvre en termes de renforcement
des contrôles aux frontières pour mieux lutter contre le radicalisme ou le
fondamentalisme islamisme.
Sur l’épineuse question qui divise aujourd’hui les pays de l’union Européenne, la
crise des réfugiés, le BREXIT permettrait à la grande Bretagne de ne plus recevoir des
quotas d’immigration afin de mieux réduire les paiements d’aides sociales, de
désengorger beaucoup de services administratifs et de donner plus de chance
d’emplois aux britanniques, qui estiment que le BREXIT donnait la possibilité d’une
augmentation du PIB.

Le départ de la grande Bretagne permettrait aussi de s’affranchir des 13, 8 milliards


d’euros de contributions annuelles au budget Européen. En effet, cette somme
importante contribuerait à renforcer l’image de marque économique du pays. Ainsi sur
le plan de l’environnement des affaires cette sortie accélèrerait les procédures
administratives dans le domaine politique et surtout économique. Quant aux aspects
négatifs que présente le BREXIT, il faut y voir le risque politique avec comme
conséquence la démission de DAVID CAMERON, la recomposition éventuelle de la
représentation britannique au parlement Européen…
Le risque économique d’un retrait de la grande Bretagne pourrait aussi être
beaucoup plus fatal, car les grandes entreprises et les investisseurs étrangers ont été
nombreux à lancer une mise en garde contre les pertes d’emplois et un détournement
de l’investissement direct étranger. Par conséquent, la relation qu’entretiendrait avec
l’Union Européenne le Royaume Uni une fois sorti de l’Europe n’est plus évidente. En
outre, la grande Bretagne risque de perdre son accès au marché unique et par extension
ses avantages potentiels d’un accord commercial majeur avec les Etats Unis et certains
pays émergents.
Ainsi, une sortie du Royaume Uni pourrait avoir un impact sur le commerce
extérieur du pays, sur la libre circulation des biens, des personnes et des marchandises.
D’après une étude sur la dernière publication d’un sondage réalisé par « chartered
institute of personnel and development », le BREXIT aura de multiples répercussions.
De ce fait, de nombreux Britanniques craignent la fuite d’une main d’œuvre
européenne précieuse pour l’économie du royaume uni.
Aujourd’hui moins d’européens iront au royaume uni pour travailler à cause du
BREXIT et de la chute du livre sterling.
Enfin, le « BRITISH EXIT » pourrait être source d’influence dans d’autres pays de
l’union Européenne comme ce fut le cas en Hollande, où certains députés réclament la
tenue d’un référendum pour statuer sur un « NEXIT ». En France aussi Marine le Pen
œuvre pour un « FRANXIT ».