Vous êtes sur la page 1sur 19

6e Cours

III) Distance d’un point à une droite

Définition

La distance d’un point à une droite est la longueur du plus petit segment reliant ce point à un point de la droite.

Propriété

La distance d’un point A à une droite (d) est égale à la longueur AH


où H est le point d’intersection de la droite (d) et de la droite perpendiculaire à (d) passant par A

Exemple

A quelle distance se trouve Alexis (A) du


bord de la route représenté par une droite ?

H est un point de la droite (KL) qui représente le bord de la route et la droite (AH) est perpendiculaire à la
droite (KL).

On en déduit que la distance du point A (Alexis) à la droite (KL) (bord de la route) est égale à la longueur AH
donc à 4,65 m.

Remarque en vue d’une démonstration de cette propriété :


On note que quel que soit le point K de la droite représentant le bord de la route, le triangle AKH est rectangle
en H et [AK] est son hypoténuse.
Or l’hypoténuse est le plus grand côté d’un triangle rectangle donc AK > AH
AH est donc bien la plus petite longueur possible d’un segment reliant le point A à un point de la droite. On en
conclut que AH est bien la distance du point A à la droite.

Problème :
Si on trace une droite (d), où se trouve tous les points situés à une distance de 5 cm de (d) ?
Quelle figure forment-ils ?

Faites des essais en plaçant, comme avec Dorothée dans l’activité des nageurs, plusieurs points à 5 cm de (d).
(Astuce : n’oubliez pas qu’il ne sont pas forcément du même côté).
Une fois que vous avez une idée, essayez de l’expliquer en une phrase avant de regarder la solution à la page
suivante.

Les points situés à une distance de 5 cm de la droite (d) forment deux droites parallèles à (d) de part et d’autre
de celle-ci : ce sont, sur la figure, les droites rouges (d1) et (d2).

Pour les construire, il faut :


1) Tracer deux droites perpendiculaires à (d) en deux points différents H et K.
2) Tracer les cercles de centre H et K, de rayon 5 cm. Ils coupent leurs perpendiculaires respectives en
deux points.
3) Relier les points obtenus se trouvant du même côté de (d) par deux droites (d1) et (d2).
Chapitre Ecritures fractionnaires

I) Partage et fraction

On a partagé ce pentagone en 5 parts égales, puis on a colorié 3 parts.


On a donc colorié 3 parts sur 5.

3
La surface coloriée représente du pentagone.
5

Définition

a et b sont deux nombres entiers, b étant non nul


a
Le quotient est une fraction.
b
Le nombre a est son numérateur et le nombre b est son dénominateur

Exemple
Dans chacun des cas suivants, donner la fraction correspondant à la surface coloriée

1 3 4 1 11 4
Jaune : Vert : Rose : = Bleu : =1 +
6 5 8 2 7 7

Attention : on considère bien le nombre de parts égales réalisées sur une unité, ici un polygone partagé en 7
parts égales donc en septièmes.

II) Fractions égales

Propriété

On ne change pas la valeur d’une fraction si l’on multiplie ou divise son numérateur et son
dénominateur par un même nombre différent de zéro.

10 2×10 20 20 : 10 2
Exemple : = = = =
15 2×15 30 30 : 10 3

Application
Simplifier une fraction c’est trouver une fraction qui lui est égale mais avec le numérateur et le
dénominateur les plus petits possible.

18 6×3 3
Exemple : = =
24 6×4 4

On peut utiliser les tables de multiplication pour décomposer numérateur et dénominateur, il suffit de
barrer ensuite les facteurs 6 qui apparaissent en haut et en bas.

C’est une autre façon de présenter, plutôt qu’en divisant.

1,5
Remarque  : n’est pas une fraction mais une écriture fractionnaire (famille plus large).
2

Pour avoir une fraction , il faut impérativement que le numérateur et le dénominateur soient des nombres
entiers.

III) Ecriture fractionnaire et quotient

Toute écriture fractionnaire est le quotient de son numérateur par son dénominateur

Rappelez-vous la définition :

Le quotient du nombre a par le nombre b, différent de zéro, est le nombre qui, multiplié par b, donne a.
a
On le note
b

a
On a donc b× = a
b

Une fraction est donc un quotient de deux nombres entiers.

3
On en déduit que certaines fractions possède aussi une écriture décimale comme
4
3
En effet : = 3 : 4 = 0,75
4

11
Mais ce n’est pas le cas de toutes les fractions, comme pour le quotient de 11 par 6,
6
En effet, quand on divise 11 par 6, on obtient très vite une répétition qui indique une division infinie :
11
11: 6 = 1,8333333... ≃ 1,83 donc n’admet pas d’écriture décimale.
6

Application à la recherche de nombre inconnu

Trouver le nombre caché derrière le point d’interrogation :

7
a) 4×? = 7 donc ? = = 1,75 Ici la division donne une valeur exacte, c’est un nombre décimale
4

2
b) 3×? = 2 donc ? =
3
2
Le nombre cherché est mais ce n’est pas un nombre décimal puisque la division de 2 par 3 est infinie.
3
2 7
Par contre et , comme toutes les fractions, sont des nombres rationnels (de ratio qui
3 4
signifie le rapport)

Fraction et repérage

Pour placer des points d’abscisses fractionnaires sur une demi-droite graduée, il faut partager le segment unité
en autant de segments de longueurs égales que le dénominateur souhaité.

Par exemple, pour placer des sixièmes, il faut partager le segment unité en six segments de longueurs égales.

Exemple

Compléter les demi-droites graduées ci-dessous, en observant tout d’abord en combien de morceaux on a divisé
le segment entre deux points d’abscisses entières consécutives (qui se suivent) comme 0 et 1, ou bien 3 et 4
dans l’exemple 3.

1) On a partagé le segment unité en 4, on a donc des quarts

2) On a partagé le segment unité en 3, puisque de l’abscisse 0 à l’abscisse 2, il y a 6 segments donc de 0 à 1, il


n’y a que trois segments. On a donc découpé en tiers.

3) On a partagé le segment séparant les points d’abscisses 3 et 4 en 6, on a donc des sixièmes.


18 24
On remarque de plus que 3 = et 4 =
6 6

IV) Fraction d’une quantité

Propriété

Prendre une fraction d’une quantité, c’est multiplier cette quantité par la fraction.
3 3
Exemple : prendre de 500 c’est calculer ×500
4 4

Technique

Multiplier par une fraction revient à diviser par son dénominateur et multiplier par son numérateur :

a
Prendre la fraction de la quantité P avec b≠0 c’est donc :
b

a
× P = ( P : b)×a = (P×a ): b = ( a : b )×P
b
Exemple

3 3
de 500 c’est ×500 = (500 : 4)×3 = 125×3 = 375
4 4

3
mais c’est aussi ×500 = (500×3): 4 = 1 500 : 4 = 375
4

3
ou encore ×500 = (3 : 4)×500 = 0,75×500 = 375
4

Exemple de problème avec des fractions

Enoncé

Dans un gâteau, le sucre représente un cinquième des ingrédients. La quantité de farine est égale aux cinq tiers
de la quantité de sucre et le reste est composé de yaourt.

1) Sachant qu’il y a 540 g d’ingrédients au total, calculer la masse de chacun d’entre eux.

2) Quelle fraction de la masse totale d’ingrédients correspond au yaourt ?

Solution

1
1) On calcule tout d’abord la masse de sucre : ×540 = 540 :5 = 108 g de sucre.
5

5
On en déduit la masse de farine qui correspond à de celle de sucre soit 
3

5
×108 = 5×(108 : 3) = 5×36 = 180 g de farine
3

Enfin la masse de yaourt correspond à ce qu’il reste donc à : 540 – (180 + 108) = 540 – 288 = 252 g de yaourt.

2) Le yaourt représente 252 g sur 540 g soit une fraction de :

252 4×63 63 9×7 7


= = = = des ingrédients.
540 4×135 135 9×15 15
Chapitre Proportionnalité

I) Définition

Rappel

Une grandeur est quelque chose qui peut-être mesuré comme une longueur, une masse, une tension électrique,
un prix, ou qui peut être dénombré c’est-à-dire compté avec un nombre entier comme le nombre d’élèves, de
paquets de céréales, …

Définition
Deux grandeurs sont proportionnelles si l’on obtient les valeurs de l’une en multipliant les valeurs de
l’autre par un nombre fixe appelé coefficient de proportionnalité.

Exemples

1)
Le prix payé pour les paquets de bonbons est proportionnel au nombre de paquets de bonbons acheté et le
coefficient de proportionnalité est le prix d’un paquet.

2)
Le prix payé pour l’achat de carottes est proportionnel à la masse de carottes achetée et le coefficient de
proportionnalité est le prix d’un kilogramme aussi appelé le prix au kilogramme qui figure sur l’étiquette au
marché.

3)
Par contre, la taille d’une personne n’est pas proportionnelle à son âge.
En effet, si c’était le cas, en doublant l’âge, on doublerait la taille mais cela voudrait dire qu’un humain de 1,80
m à 20 ans ferait 3,60 m à 40 ans et 7,20 m à 80 ans. Peu probable !

II) Reconnaître des grandeurs proportionnelles

Dans les situations suivantes, présentées en tableau, les grandeurs sont-elles proportionnelles ?

Situation 1  : Le prix payé est-il proportionnel à la quantité d’essence achetée  ?

On cherche à savoir si le coefficient utilisé est bien le même pour chaque colonne.

Pour cela, on divise la valeur en ligne 2, le prix, par celle en ligne 1, la quantité d’essence achetée.
(Vous pouvez utiliser la calculatrice)

13,05 : 9 = 1,45 15,65 : 10,80 = 1,45 17,40 : 12 = 1,45

Le quotient est le même partout. On en déduit que le prix payé est proportionnel à la quantité d’essence achetée
et que le coefficient de proportionnalité est le prix au litre : 1,45 € / L

Situation 2  : la distance parcourue est-elle proportionnelle à la quantité d’essence utilisée ?

On procède comme dans la situation 1 : 180 : 9 = 20 mais 187 : 11 = 17


Inutile de tester la troisième colonne, on a déjà deux résultats différents.

Dans cet exemple, la distance parcourue n’est pas proportionnelle à la quantité d’essence consommée, peut-être
du fait d’une augmentation de la vitesse du véhicule.

Situation 3  : le temps de cuisson est-il proportionnel à la masse du poulet ?

Dans cette situation, on va utiliser une propriété de la proportionnalité que l’on a déjà évoquée :

Propriété
Si deux grandeurs sont proportionnelles et que l’on multiplie la première par un nombre, alors la
seconde est multipliée par le même nombre.

Ainsi, dans la situation 1, si l’on achète le double de la quantité d’essence prévue, on paiera le double du prix.

Ici on utilise cette propriété pour prouver qu’il n’y a pas proportionnalité entre temps de cuisson et masse.

En effet, un poulet d’1kg cuit en 80 min. S’il y avait proportionnalité entre temps de cuisson et masse, un poulet
de 2 kg devrait cuire en 2 × 80 = 160 min.
Or d’après le tableau, un poulet de 2 kg cuit en 120 min ce qui contredit la propriété ci-dessus.
On en déduit qu’il n’y a pas proportionnalité entre le temps de cuisson et la masse du poulet.

III) Calculs en situation de proportionnalité

Situation 1

Pour faire pousser du gazon, M Cyclamen utilise 3 poignées de graines pour recouvrir 6,3 m² de surface.

Combien pourrait-il recouvrir avec 5 poignées de graines, sachant que la surface recouverte est proportionnelle
au nombre de poignées de graines ?

Technique 1 : le retour à l’unité

On cherche le nombre de m² que l’on peut recouvrir avec une seule poignée, ce qui revient à calculer le
coefficient de proportionnalité

6,3 : 3 = 2,1 m²
Chaque poignée permet de recouvrir 2,1 m²

5 × 2,1 = 10,5 m²
Cinq poignées permettent de recouvrir 10,5 m²

Situation 2

Une fleuriste vend des bouquets de tulipes. Le prix du bouquet est proportionnel au nombre de tulipes qui le
composent. Un bouquet de 16 tulipes coûte ainsi 20 €.

Combien coûterait un bouquet de 8 tulipes ? Et un bouquet de 24 tulipes ?

Technique 2 : utiliser les propriétés de la proportionnalité


Propriété 1
Si deux grandeurs sont proportionnelles et que l’on multiplie ou divise l’une par un nombre (différent de
zéro pour la division), alors l’autre est multipliée ou divisée par le même nombre.

Ainsi 8 tulipes représente la moitié de 16 tulipes sont elles coûtent la moitié de 20 € soit 20 : 2 = 10 €.

On obtient donc le tableau de proportionnalité suivant :

Nombre de tulipes 16 8 24 = 8 + 16
Prix en € 20 10 20+10 = 30

Propriété 2
Dans un tableau de proportionnalité, on peut additionner ou soustraire des colonnes

Il n’est pas nécessaire pour utiliser cette propriété de représenter la situation en tableau mais c’est plus facile
pour repérer les additions ou soustractions possibles.

Dans notre situation, on remarque que 24 tulipes c’est finalement la somme de 8 tulipes et de 16 tulipes puisque
8+16 = 24.
On en déduit que le prix de 24 tulipes, c’est la somme des prix de 8 et de 16 tulipes soit 20 + 10 = 30 €.
Ce qui revient à additionner les deux premières colonnes pour obtenir la dernière.

On aurait pu aussi réutiliser la première propriété en remarquant que 8 × 3 = 24 donc que 24 tulipes coûtaient
3×10 = 30 €. Ou encore calculer le prix d’une tulipe comme dans la technique 1 : 20 : 16 = 1,25 €.
En situation de proportionnalité, on a souvent différentes possibilités pour arriver au résultat.
chapitre AIRE d'une surface

I) Définition

L'aire d'une figure fermée est la mesure de sa surface.

On la mesure en recouvrant la surface par des surfaces unités ou unités d'aire.


La plus simple d'entre elles est le carré.

Exemple

Figure 2

Figure 1

L'aire de la figure 1 est 5 carreaux alors que son périmètre est de 12 côtés de carreaux

L'aire de la figure 2 est de 4 carreaux alors que son périmètre est de 16 côtés de carreaux

Attention à ne pas confondre l'aire et le périmètre d'une figure !!!

II) Unités d’aires

L’unité principale de mesure d’aire est le mètre carré noté m² qui représente l’aire d’un carré de 1 m de
côté

Tableau de conversion

Attention !
Comme le rappelle le petit 2 en exposant sur les unités, chaque unité d’aire correspond à deux colonnes.

hm² dam²
km² m² dm² cm² mm²
( ou ha ) ( ou a )
0 0 1 3
0 0 1 2 9
5 1 0 0 0 0 0 0
3 6 0 0 0

En agriculture, on utilise une autre appellation pour certaines unités d’aire :

L’hectomètre carré, hm², est ainsi appelé l’hectare et noté ha.


Le décamètre carré, dam², est appelé l’are et noté a

On retrouve bien dans le nom de l’hectare qu’il vaut cent ares puisque « hecto- » abrégé en « hect- » est le
préfixe qui signifie cent.

On a donc 1 km² = 100 hm² = 10 000 dam² = 1 000 000 m²


1 m² = 100 dm² = 10 000 cm² = 1 000 000 mm² = 0,01 dam² = 0,000 1 hm² = 0,000 001 km²
1 ha = 100 a = 10 000 m²

Exemple convertir en m² (cf. tableau) 1,3 dm² / 129 cm² / 51 km² / 3,6 ha

1,3 dm² = 0,013 m²


129 cm² = 0,0129 m²
51 km² = 51 000 000 m²
3,6 ha = 36 000 m²

Une remarque à ne pas noter

Nos amis anglais ont eu la même idée pour mesurer les aires d’utiliser des carrés mais vous savez que pour les
longueurs, ils n’utilisent pas le système métrique (m, dm, cm, …).

Alors quelles sont leurs unités d’aire ?

Et bien si en France un carré de 1 m de côté a une aire de 1 mètre carré, noté 1 m² et si l’on se souvient qu’en
Angleterre, on va mesurer les longueurs en pieds (foot pluriel feet) et pouces (inch, pluriel inches) entre autres
unités, on en déduit que les Anglais mesurent les aires en utilisant par exemple des pieds carrés (square feet) et
des pouces carrés (square inches).

Vous aurez sans doute compris que « square » c’est « carré ».

III) Aires usuelles

1) Hauteur dans un triangle

Définition

Une hauteur dans un triangle est une droite passant par un sommet et perpendiculaire au côté qui lui est
opposé.

Exemple : dans le triangle ABC ci-dessous, on a tracé en rouge une hauteur

Cette hauteur rouge passe par le sommet A du triangle ABC, on dit que c’est la hauteur issue de A.

Elle est perpendiculaire au côté [BC], on dit aussi que c’est la hauteur relative au côté [BC].

On a appelé H le point d’intersection de cette hauteur issue de A avec le côté [BC].


On dit aussi que H est le pied de la hauteur issue de A dans le triangle ABC.

Mais dans un triangle, il y a trois sommets et trois côtés qui leur sont opposés, on peut donc tracer trois hauteurs
différentes.
Exemple

On remarque que les trois hauteurs se coupent en un même point. On dit qu’elles sont concourantes.

Pour nos problèmes d’aires, c’est le morceau d’une hauteur compris entre le sommet de passage et le côté
opposé qui va nous intéresser, plus spécialement sa longueur.

En effet, elle correspond aussi à la distance du sommet étudié au côté qui lui est opposé
(Souvenez -vous de la distance d’un point à une droite)

III) Aires usuelles

2) Formules usuelles

Rectangle Carré Triangle rectangle Triangle quelconque

Aire a×b c×h


L×l c×c = ( a × b): 2 = (c × h) :2
2 2

En particulier dans la dernière formule, c représente la longueur du côté et h la longueur de la hauteur


correspondante d’où la formule :

côté × hauteur
Aire triangle = = ( côté × hauteur) : 2
2

Exemples : calculer les aires des figures suivantes

1) Un rectangle de longueur 7 cm et de largeur 8 mm.

Aire rectangle = L×l = 7 × 0,8 = 5,6 cm2


Attention à bien utiliser les mêmes unités pour les deux longueurs !

2) Un carré de côté 6 dam


2
Aire carré = c×c = 6 × 6 = 36 dam
3) Un triangle EFG rectangle en F tel que EF = 3 cm, FG = 4 cm et EG = 5 cm.

Pour effectuer le calcul de l’aire on utilise uniquement les longueurs des côtés de l’angle droit, l’une jouant le
rôle de la longueur du côté, l’autre celui de la hauteur correspondante.
c×h EF × FG 3×4 2
Aire triangle = = = = 6 cm
2 2 2

4) Le triangle IJK suivant :


On repère le côté et la hauteur relative à celui-ci grâce au codage
d’angle droit.

Dans le triangle IJK, le côté que nous allons utiliser est [IK] et la
hauteur qui lui est perpendiculaire [JL]

D’où le calcul :
c×h IK × JL 8×5 2
Aire triangle IJK = = = = 20 cm
2 2 2

IV) Aire du disque

L’aire d’un disque de rayon r est égale à : Aire du disque = r×r× π

Attention !

Contrairement au périmètre du cercle, il n’ y a pas de formule qui permette le calcul de l’aire du disque à partir
du diamètre.

Donc si c’est le diamètre qui est donné par l’énoncé, pensez bien à le diviser par 2 pour obtenir le rayon avant
d’utiliser la formule !

Exemples

1) Aire d’un disque de rayon 3 m


2
Aire du disque = r×r× π = 3×3× π ≃ 28,26 m en prenant π ≃ 3,14

2) Aire d’un disque de diamètre 8,4 cm


Le diamètre du disque est de 8,4 cm donc son rayon est r = 8,4 : 2 = 4,2 cm
2
Aire du disque = r×r× π = 4,2×4,2× π ≃ 55,42 cm en utilisant la touche π de la calculatrice.
Chapitre Médiatrice d’un segment

I) Définition

La médiatrice d’un segment est la droite perpendiculaire à ce segment passant par son milieu.

Exemple : tracer un segment EF de 7 cm puis la médiatrice de celui-ci.

Technique :

1) On place le milieu I de [EF] à 7 : 2 = 3,5 cm de E


2) On trace la perpendiculaire à la droite (EF) passant par le point I
3) On code la figure : il doit y avoir le codage de milieu et l’angle droit
qui indique une perpendiculaire.

II) Propriétés caractéristiques

Propriété directe
Si un point est sur la médiatrice d’un segment, alors il est à égal
distance de ses extrémités.

Propriété réciproque
Si un point est à égale distance des extrémités d’un segment, alors
il est sur la médiatrice de ce segment.

Application 1 : construction de la médiatrice au compas et à la règle

Tracer un segment [IJ] sans le mesurer.

Pour construire la médiatrice du segment [IJ] sans le mesurer, ni placer son milieu, on va utiliser une technique
qui rappelle l’activité.

1) Choisir un rayon r plus grand que la moitié du segment.


2) Tracer deux cercles de centre I et J de rayon r. Ils se coupent en deux points M et N.
3) Tracer la droite (MN), c’est la médiatrice du segment [IJ], puis coder la figure.

Remarque : la médiatrice ainsi tracée coupe le segment [IJ] en son milieu, ce qui permet de placer celui-ci sans
mesurer la longueur du segment.

Application 2 : démonstration

Démontrer que la droite (FE) est la médiatrice du segment [AB]

D’après le codage, le point F est à égale distance des points A et B car FA = FB


De même, le point E est à égale distance des points A et B car EA = EB

On utilise la propriété :
Si un point est à égale distance des extrémités d’un segment, alors il est sur la médiatrice
de ce segment.

On en déduit que E et F sont deux points de la médiatrice du segment [AB]

Comme les points E et F sont différents et que par deux point différents, il ne passe
qu’une seule droite, on en conclut que la droite (EF) est la médiatrice du segment [AB],
donc qu’elle est perpendiculaire à celui-ci et le coupe en son milieu.
Chapitre Pourcentages
Définition

t est un nombre
t
Un pourcentage de t % est un coefficient de proportionnalité correspondant à la fraction
100

Exemple
15
15 %, qui se lit « quinze pour cent » correspond au coefficient de proportionnalité
100
15
donc calculer 15 % d’un nombre revient à multiplier celui-ci par
100

Technique : appliquer un pourcentage

Exemple 1 : Calculer 15 % de 320

15 15
Pour calculer 15 % de 320, on multiplie 320 par soit ×320 = (320 : 100)×15 = 3,2×15 = 48
100 100
15 % de 320 sont égaux à 48.

Exemple 2 : problème de solde

Durant la période des soldes, un magasin propose 25 % de remise sur ses pantalons.
Maxime a repéré un pantalon qui coûte habituellement 46 €.
Quel est le prix du pantalon soldé ?

On calcule d’abord le montant de la réduction qui correspond à 25 % du prix de départ de 46 € :
25
×46 = ( 46 : 100)×25 = 0,46×25 = 11,5 €
100
Le prix sera réduit de 11,5 €

Le prix soldé est donc de : 46 – 11,5 = 34,5 €

25 25×1 1
On aurait pu accélérer le calcul en remarquant que = =
100 25×4 4

Une autre tactique peut être de se dire :

Le prix de départ est de 46 € donc 46 € c’est 100 % du prix.


On enlève 25 %, il reste donc 100 %-25 % = 75 % du prix.

75
Le prix soldé correspond donc à 75 % du prix de départ : ×46 = ( 46 : 100)×75 = 0,46×75 = 34,5 €
100

75 25×3 3
Et là encore, on peut calculer plus vite en remarquant que : = =
100 25×4 4

Pourcentages particuliers

Le pourcentage 10 % 25 % 50 % 75 % 100 %


1 1 1 3
correspond à 1
10 4 2 4
chapitre Symétrie axiale

I) Figures symétriques

Définition

Deux figures sont symétriques par rapport à une droite (d) si elles sont superposables par pliage autour
de cette droite.
La droite (d) est l’axe de symétrie.

Remarques à ne pas noter

1)
Notez bien l’inversion « gauche - droite » dans les deux images symétriques l’une de l’autre et faîtes vous une
raison :
Vous ne vous verrez jamais dans un miroir comme les autres vous voient mais toujours avec la gauche et la
droite échangées.
Mettez cette feuille devant une glace si vous ne me croyez pas et lisez.

2)
On peut utiliser un morceau de calque pour superposer les deux figures en n’oubliant pas de décalquer la
droite (d) et un point de repère sur celle-ci pour bien la placer. En collant puis pliant le calque, on passe d’une
figure à l’autre
II) Définition géométrique

Deux points M et M’ sont symétriques par rapport à une droite (d) si (d) est la médiatrice du segment
[MM’]

On dit que M’ est l’image du point M par la symétrie d’axe (d) et réciproquement que M est l’image du point
M’ par la symétrie d’axe (d).

Application  : construction de symétrique à l’équerre et au compas.

Pour construire l’image A’ du point A par la symétrie d’axe (d), il faut :

1) Tracer la perpendiculaire à la droite (d) passant par A. Elle coupe (d) en I.

2) Placer le point A’ sur la demi-droite [AI) tel que I soit le milieu de [AA’]
c’est-à-dire tracer le cercle de centre I passant par A. Il recoupe la demi-droite [AI) en A’.

En pratique, inutile de tracer le cercle complet, un arc-de-cercle suffit.

Cas particulier :

Si B est un point de l’axe de symétrie (d), alors B est sa propre image par la symétrie d’axe (d).
On dit que B est un point invariant (qui ne varie pas) par la symétrie d’axe (d).
III) Propriétés

La symétrie axiale conserve :

* L’alignement : elle transforme une droite en une droite

* Les longueurs (c’est une isométrie) : elle transforme un segment en segment de même longueur

* Les angles :
deux angles images l’un de l’autre par symétrie axiale ont la même mesure, en particulier les angles droits)

* Le parallélisme : elle transforme deux droites parallèles en deux autres droites parallèles

* Les aires : une figure et son image par symétrie axiale ont la même aire.

Exemple – exercice

1) Tracer un triangle EFG isocèle en F tel que EG = 4 cm et ^ FEG = ^FGE = 45 °


2) Tracer le symétrique F’ de F par rapport à la droite (EG).
3) Quel est le symétrique du triangle EFG ? Justifier.
4) Quelles sont les mesures des angles ^ EFG , ^ F ' EG , ^EGF ' , ^F ' EF et ^
F ' GF  ?
5) Quelle est la nature du quadrilatère FEF’G ?

Justifier chaque réponse.

IV) Axe de symétrie

1) Définition

Une droite est un axe de symétrie d’une figure si celle-ci est sa propre
symétrique par rapport à cette droite.

Vous aimerez peut-être aussi