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SONELGAZ / Formation des cadres comptables Module 3 : La comptabilité analytique

Module 3

COMPTABILITE ANALYTIQUE

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CETIC Spa / DMN
SONELGAZ / Formation des cadres comptables Module 3 : La comptabilité analytique

PROGRAMME

Objectifs :
 Sensibiliser les participants à l’importance de la gestion et de la maîtrise des coûts.

 Comprendre les mécanismes de calcul des coûts et prix de revient.

 Préparer et choisir les décisions économiques les plus optimales.

Programme :
1er Jour :
- La problématique des coûts.
- Les concepts de coûts et de charges.
- Les centres de coûts dans l’entreprise.

2ème Jour :
- La méthode des coûts complets (1ère partie).
Développement théorique de la méthode.

3ème Jour :
- La méthode des coûts complets (2ème partie).
- Etude de cas.

4ème Jour :
- La méthode des coûts variables.
- Le seuil de rentabilité.
- Etude de cas.

5ème Jour :
- La méthode des coûts standards.
- Le contrôle des coûts.
- Evaluation et synthèse.

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Chapitre 1 :
INTRODUCTION GENERALE

1) Définition de la Comptabilité Analytique :


La comptabilité analytique est définie par les objectifs et missions qu’on lui donne à
savoir :
- Connaître les coûts des fonctions de l’entreprise.
- Evaluer certains postes du bilan de l’entreprise.
- Expliquer les résultats en calculant les coûts des biens et services produits pour
les comparer à leurs prix de vente.
- Etablir des prévisions de charges et de produits d’exploitation.
- Constater la réalisation et expliquer les écarts.
- Plus généralement, fournir tous éléments de natures à éclairer les prises de décisions.
2) Comptabilité Générale et Comptabilité Analytique :
Bien que tirant ses informations de la comptabilité générale, la comptabilité
analytique élabore ses propres documents.
Une première comparaison entre les deux comptabilités noue permet de ressortir ce qui
suit :
2.1.- La comptabilité générale :
- Son rôle est d’enregistrer et d’interpréter les flux monétaires en vue de la préparation
périodique des états financiers tels que le bilan et le tableau du compte de résultat.

- Les états doivent être tenus et présentés selon les principes comptables généralement
reconnus et qui sont prévis le plan comptable national (PCN).
- Sa tenue est obligatoire, et constitue un moyen de preuve.
- Elle sert à informer surtout les services externes à l’entreprise, banque, créanciers, fisc….

2.2.- La comptabilité analytique :


La comptabilité analytique a une dimension économique et non financière :

- Elle collecte la plupart des informations qui lui sont nécessaires dans la comptabilité
générale ou dans les documents qui lui servent de base.

En plus de ces informations, elle prend en compte des données que la comptabilité
générale ignore.

- Elle intéresse surtout les structures internes de l’entreprise et s’adresse principalement


aux gestionnaires et aux dirigeants.
- Sa pratique demeure facultative et n’est exigée par aucun pouvoir réglementaire.
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3) Critères de Comparaison :
Les caractéristiques comparées de la comptabilité générale (financière et de la
comptabilité analytique sont résumées dans le tableau ci-après :

Critères de Comparaison Comptabilité Générale Comptabilité Analytique


Au regarde de la loi Obligatoire Facultative
Vision de l’entreprise Globale Détaillée
Horizons Passé Présent, future
Nature des flux Externe Interne
Documents des charges Externe Externes et internes
Classements des charges Par nature Par destination
Objectifs Financiers Economiques
Règles Rigides et normatives Souples et évolutives
Utilisateurs Tiers+direction Tous les responsables
Nature de l’information Précise, certifiée formelle Rapide, pertinente approchée

4) Notion de coût :
Selon le plan comptable générale, un coût représente la somme des charges
relatives à un élément défini au sein du réseau comptable. Un coût est défini par les
caractéristiques suivantes :

- Le" champ d’application du calcul " : un moyen d’exploitation, un produit, un stade


élaboration du produit….

- Le "contenu": les charges retenus en totalité ou en partie pour une période


déterminée.

- Le"moment de calcul" : antérieur (préétabli) ou postérieur (coût constaté) à la


période considérée

On peut définir le coût comme suit : " une accumulation de charges


correspondant : soit à une fonction ou une partie de l’entreprise, soit à un objet ;
une prestation de services, à un stade final ".

Il existe 3 optiques de ventilation des coûts à chaque optique correspond une ou


plusieurs typologies de coûts :

a) La première optique est relatives à la nature de leur objet : coût d’achat, coût de
fabrication, coût de distribution….

b) La deuxième optique est plus comptable. Elle consiste à distinguer les coûts
directs (matière première et matière consommable, main-d’œuvre directe…) des
coûts indirects (main-d’œuvre indirecte, frais d’administration…)

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c) La troisième optique est économique. Elle consiste à distinguer les coûts fixes des
coûts semi-variables ou variables.

5) Enchaînement des coûts :


Si l’on tient à l’optique produits, les coût constitutifs du coûts de revient suivent les
opérations physiques (achat- fabrication- distribution) correspondant aux principales fonctions
de l’entreprise, en progressant jusqu’à l’obtention du coût de revient.

5.1.- Dans une activité commerciale :


Le coût d’achat des marchandises comprend :
- Le prix d’achat.
- Les frais accessoires d’achat éventuels (transport, droit de douane, rémunération
d’intermédiaires….).
- Les frais d’approvisionnement (achat, réception et contrôle…).

Le coût de la prestation de distribution comprend les frais supportés pour vendre les


produits achetés aux différents stands :

- De la préparation de la vente (argumentaire, tarif, notices, formation du personnel


commercial…).
- De la promotion de vente (publicité, promotion, foires et exposition…).
- De l’exécution de la vente (prospection, prise de commandes, livraison, préparation de
la facturation…).
- De l’action après-vente (maintien du contrat avec client, satisfaction des besoins en
pièces de rechanges, intervention auprès des services d’entretien en clientèle…)

Remarque : Le coût de distribution se rapporte à la quantité vendue.

Le coût de revient des marchandises vendues comprend :


- Le coût d’achat des marchandises vendues
- Le coût des prestations de distribution
Remarque : Le coût de revient se rapporte à la quantité vendue

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5.2.- Dans une activité industrielle :

a) Le coût d’achat des matières (matières premières, matières consommables et


fournitures diverses) :
Comprend les mêmes éléments que le coût d’achat des marchandises énumérées, ci-
dessus mais alors qu’on passait, pour l’entreprise commerciale, directement du coût
d’achat au coût de revient en ajoutant, au premier, le coût de distribution, dans
l’entreprise industrielle on voit s’intercaler entre le coût d’achat et le coût de distribution.

b) Le coût de production comprend :


Le coût d’achat des matières (premiers et consommable) ainsi que des fournitures
mises en fabrication.

- Les frais de fabrication ou transformation, qui en réalité englobent les frais de


préparation, les frais d’exécution, ….

Remarque : Le coût de production se rapporte à la quantité produite.

c) Le coût de distribution des produits vendus comprend :


Les mêmes éléments que le coût de distribution des marchandises vendues.

d) Le coût de revient des produits vendus comprend :


- Le coût de production de la quantité vendue.
- Le coût des prestations de distribution ; au sens large, telles que ***

Prix d’achat des Coût d’achat


Matières des Coût de
Prix

Matières production des


Frais d’achat Consommées produits vendus
des Matières
de
Revient

Charges de
Production
Charges de
distribution

Enchaînement des coûts dans une entreprise

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Chapitre 2
LE TRAITEMENT DES CHARGES EN COMPTABILITE ANALYTIQUE
1) Introduction :
En comptabilité générale, la plupart des charges sont saisies et enregistrées dans la
l’un des comptes de la classe 6 du Plan Comptable National, il s'agit de charges par
nature.
En comptabilité analytique d’exploitation (CAE) les éléments de coûts et de prix de
revient, proviennent essentiellement mais non exclusivement des comptes de charges
par nature.
2) Les charges non incorporables aux coûts et prix de revient :
La comptabilité analytique, à l’inverse de la comptabilité générale tributaire des
contingences fiscales et juridique, est axée essentiellement sur la gestion de l’entreprise.
Elle tient donc compte de la réalité économique de l’entreprise en éliminant toute charge
ayant un caractère exceptionnel et en intégrant d’autre charges non retenues en
comptabilité générale.
Les charges de la comptabilité générale non incorporables aux coûts et prix de revint
appartiennent à 2 grandes catégories :

2.1.- Catégorie 1 : Certaines charges inscrites dans la classe 6; il s’agit essentiellement :
- Des charges hors exploitation.
- Les charges comptabilisées mais récupérable.

2.2.- Catégorie 2 : Les charges non inscrites dans la classe 6; il s’agit :
- Des charges liées à l’acquisition des investissements.
- Les réductions commerciales accordées aux tiers.

3) Les charges incorporables aux coûts et prix de revient :


Ce sont les charges normales d’exploitation enregistrées dans la classe 6 du PCN.
Ces charges résultent :
- Des consommations de "marchandises" (Prix d’achat +Frais d’achat). Les
marchandises sont des biens destinés à la revente en l’état. (Compte 60),
- Des consommations de "matières et fournitures" (Prix d’achat + Frais d’achat). Les
matière et fournitures sont composées de matières premières et consommables et
sont destinées à la transformation ou fabrication (compte 61).

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- Des frais du personnel (compte 63).

- Des amortissements et provisions (compte 68).

- Des autres frais : services, impôts, taxes, frais financiers, assurances (comptes
62,64,65,66).

4) Les charges supplétives :


A l’inverse des charges incorporables et non incorporables, les charges supplétives
ne sont pas enregistrées dans la comptabilité générale. Les charges supplétives sont
composées essentiellement :

- De la rémunération de ou des exploitantes de l'entreprise si cette rémunération n’est


pas saisie, totalement ou partiellement, en comptabilité générale.

- De la rémunération des fonds propres. Le capital appartenant à l’entreprise et investi


doit être rémunéré à un taux égal au moins au taux de placement sur le marché
financier.

La différence entre les charges non incorporables et les charges supplétives constituent
la différence d’incorporation.

COMPTABLITE GENERAL COMPTABILITE ANALYTIQUE


D’EXPLOITATION

Charges Charges Non


Incorporables
Par (Compte 69)

Nature Charges
Charges
(Classe 6 du PCN) Incorporables
(Compte 60 à 68)
Incorporables

Charges de "CAE"

Supplétives

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Les charges incorporables sont de deux types :

Les charges directes & Les charges indirectes.

5) Les charges directes et indirectes :

5.1.- Les charges directes :


Ce sont celles que l’on peut affecter directement à un objet de coût. L’incorporation des
charges directes au coût et prix de revint est appelée : "affectation".

5.2.- Les charges indirectes :


Ce sont des charges qu’il n’est pas possible d’affecter immédiatement à un objet de
coût déterminé, les charges indirectes nécessitent un traitement préalable avant d’être
imputées à un objet de coût.

Charges Affectation
Charges directe Coût
Directes
et
Incorporables Prix
de Charges Traite- Impu-
de
ment
"CAE" Indirectes
tation Revient

6) Les méthodes de détermination des coûts :

Les principales méthodes de détermination des coûts sont :

- La méthode des coûts complets ou des sections homogènes.

- La méthode du coût variable ou direct costing.

- La méthode des coûts standards.

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Chapitre 3

LA METHODE DES COUTS COMPLETS OU DES SECTIONS HOMOGENES


1) Introduction :
Elle avait pour objectif de mieux tenir compte de l’évolution des structures de
l’entreprise, et plus particulièrement de l’éclatement de la fonction administrative
(Administration générale, Gestion financière, Gestion personnel…) et des prestations
réciproque entre ces fonctions. Cette méthode nécessite un découpage de l’entreprise
en sections dites homogènes.

2) Définition :
Une section homogène est une division de l’entreprise dans laquelle sont analysés
des éléments de charges indirectes préalablement à leur imputation aux coûts des
produits.

2.1.- La section homogène :


Peut donc se définir comme une division réelle de l’entreprise, constituée par un
groupement de moyens concourant au même but, dont l’activité peut se mesurer en
unités physique dites unités d’œuvre.

2.2.- La classification des sections :

Les sections peuvent être classés en (2) catégories :


- Sections principales.
- Sections auxiliaires.

2.2.1.- Les Sections principales :

Il s'agit de fonctions réelles de l'entreprise produisant directement les biens ou les


services destinés à la vente. Elles concernent les activités d’approvisionnement, de
production et de commercialisation.

Elles reçoivent des charges directes par affectation directe et des charges indirectes
après leur transit par les sections auxiliaires.

2.2.2.- Les sections auxiliaires :


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Il s'agit essentiellement de structures de soutien à la production et à la


commercialisation (maintenance, transport, etc.) ainsi que de structures administratives
(personnel, comptabilité, etc.).

Elles reçoivent des charges indirectes déterminées par clés de répartition qu’elles
redistribuent sur les sections principales.
2.2.3.- Déversement des sections auxiliaires sur les sections principales :
Les sections auxiliaires vont être redistribuées sur les sections principales.
Pour ce faire, l'entreprise utilise des clés de répartition en amont et des clés de déversement
en aval des sections auxiliaires. Ces clés sont des pourcentages dont le total est de 100%.
Grâce aux clés de redistribution l'entreprise va transférer la totalité des charges des sections
auxiliaires sur les sections principales.

2.2.4.- L'imputation des sections principales aux coûts et prix de revient :


Après le déversement des sections auxiliaires sur les sections principales, l'entreprise
impute les charges (incorporables) aux produits par le biais d'unités de mesure dans le
centre d’analyse, ces unités sont appelées : unités d’œuvres.
2.2.5.- Le choix et la nature des unités d’œuvres :
Les sections sont dites homogènes parce que l’ensemble des coûts qui les composent
peuvent être rapportés à seule et même unité physique ou monétaire.
Ceci permettra, ultérieurement, de calculer le coût de cette unité dite unité d’œuvre.
Le chois et la nature de l’unité d’œuvre d’un centre d’analyse suppose une liaison étroite
entre le coût du centre et l’unité d’oeuvre
Exemple :
- Section Approvisionnement : le Kg de matières premières.
- Section Fabrication : l'heure de main d’œuvre directe.
- Section Commerciale : le DA de chiffre d’affaires.
2.2.6.- Le calcul du coût de l’unité d’œuvre :
Le calcule du coût de l’unité d’oeuvre est obtenu grâce à la relation suivante :

Coût total du centre opérationnel


Coût de l’unité d’œuvre =
2.2.7.- La mise en œuvre de la méthode des sections homogènes :
Nombre d’unités d’oeuvre
La méthode des sections homogènes consiste à répartir les charges indirectes dans les
différentes sections et à imputer, en fin de compte, ces charges indirectes aux différents coûts.
Cette répartition s’effectue en 2 temps :
- Première étape : Répartition primaire
- Deuxième étape : Répartition secondaire
- Troisième étape : l'imputation des sections aux produits
La répartition primaire consiste à répartir les charges indirectes entre les sections auxiliaires
et sections principales.
La répartition secondaire consiste à répartir les charges des sections auxiliaires entre les
sections principales (ou même avec des sections auxiliaires), avec des clés de répartition
ou transférer la totalité des charges des sections auxiliaires sur les sections principales.
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L'imputation des sections aux produits  par cette opération, chaque produit va recevoir sa
part de charges.
Charges affectées directement + charges imputées constitueront le coût de revient de chaque
produits.

2.2.8.- Tableau de répartition des charges indirectes (TRCI) :

LE FONCTIONNEMENT DE LA REPARTITION DANS LES CENTRES D'ANALYSE

CHARGES INDIRECTES

Energie Manu- Entret. Approv. Atelier 1 Atelier 2 Atelier 3 Distrib.


tentio
n
Répartition
primaire Total Total Total Total 1 Total 1 Total 1 Total 1 Total 1
Répartition
secondaire
(avec
possibilité de
prestations entre
centres
auxiliaires)
Total 2 Total 2 Total 2 Total 2 Total 2

IMPUTATION AUX COUTS


2.3.- Les avantages et les inconvénients de la méthode
2.3.1.- Les avantages :
 Prise en considération de l'ensemble des charges d'exploitation de l'entreprise.
 Gains de production car attention portée sur fonction de production.
 Introduction du concept d'unité d'œuvre.
 Localisation des dépenses.
 Aide à la détermination de devis.
 Fixation des prix de vente.
 Délimitation de l'entreprise en centres d'activité ou d'analyse.
2.3.2.- Les inconvénients :
 Lourdeur de la méthode répartition primaire répartition secondaire.
 Les centres d'analyse deviennent trop importants calculs longs analyse des
coûts faite en retard.
 Manque de contrôlabilité des coûts sections principales reçoivent des sections
auxiliaires des coûts étrangers.
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 Caractère arbitraire des clés de répartition.

Chapitre 4
LA METHODE DES COUTS VARIABLES
1) Introduction :
Le reclassement de la charge par section homogène ne tient pas compte des
différences de comportement des charges face à une fluctuation du volume d’activité.
Or, certaines charges augmentent lorsque l’activité est croit et, au contraire, diminuent
lorsque l’activité régresse, tandis que d’autres charges restent constantes face à une
variation du volume d’activité de production ou du vente.
2) La distinction entre les charges fixes et les charges variables :
Cette différence de comportement conduit à la distinction des "charges fixes" et les
"charges variables".

2.1.- Les charges fixes ou charge de structure :


Les charges fixes ou de structure sont des charges liées à l’existence de l’entreprise et
correspondent, pour chaque période de calcul, à une capacité de production
déterminée.
L’évolution de ces charges avec le volume d’activité est discontinue. Ces charges sont
relativement "fixes" lorsque le niveau d’activité évolue peu au cours de la période de
calcul ".
Donc les charges fixes ou de structure varient par paliers, tout changement de structure
entraîne forcément un changement au niveau des charges structurelles.
Ce type de charges se présente comme suit :

Coût fixes

charges
C fixes totales

Niveau
1 2 3 d’activité

-A la structure 1 correspondant des coût fixes = A


-A la structure 2 correspondant des coût fixes = B

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-A la structure 3 correspondant des coût fixes = C

2.2.- Les charges variables :


Ce sont des charges liées au fonctionnement de l’entreprise. L’évolution de ces charges
dépend étroitement du degré d’utilisation, de l’intensité et du rendement dans l’emploi
des capacités et moyens disponibles.

Ces charges sont plus généralement variables avec le volume d’activité, sans que cette
variation lui soit nécessairement proportionnelle", elles sont encore appelées charges
d’activité. .

Coût variable

Charges variables
Proportionnelles au niveau d’activité

Niveau d'activité
Exemples de charges variables : les consommations de matières premières et
fournitures consommables, une partie des salaires, les taxes sur chiffre d’affaires
2.3.- La détermination des charges fixes ou variables :
Plusieurs méthodes permettent la distinction des charges fixes des charges variables.
Il s’agit :
- Des études techniques.
- Des méthodes statistiques.
- De l’analyse comptables des comptes.
2.3.1.- Les études techniques :
Les études techniques sont fondées sur l’étude du rendement de chaque facteur de
production ; personnel d’exécution et d’encadrement, les matières et fournitures
utilisées, les machines, les procédés de fabrication etc.…

2.3.2.- Méthodes statistiques :


Il s’agit de monter la liaison ou la dépendance fonctionnelle entre le niveau d’activité et
les charges de l’entreprise.

2.3.3.- L’analyse comptable des charges :

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L’analyse comptable des charges est utilisée quand le modèle de fluctuation des coûts
est connu à l’avance.
On range d’un coté les charges fixes, et d’un autre coté les charges variables.

Le reclassement des charges par variabilité se traduit par le tableau de répartition suivant :
N° des Charges
Charges par nature Total Charge fixes
comptes variables
60 Marchandises consommées
61 Matières et four/consommées
62 Services
63 Salaires
64 Impôt et taxes
65 Frais financier
66 Frais divers
68 Amortissement et provisions
TOTAL

2.3.4.- Les applications de l’analyse de variabilité :


a) Traduction en termes de marge :
La notion de marge sur coût variable est fondamentale. Il va de soi que les charges
variables étant liées à l’activité, c’est la marge sur le coût variable.
Cette marge représente la capacité de l’entreprise à "couvrir" ses charges de structure
à court terme.

CHIFFRES Charges variables

D’AFFAIRES
Charges fixes
(HT)
Marge
Sur
COUTS VARIABLES RESULTAT
ANALYTIQUE

Ou :

Chiffre d’affaires
-Coûts variables des produits vendus

=Marge sur coûts variables


-Charges fixes ou charges de structures

Résultat analytique

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b) Le Seuil de rentabilité ou le point mort :


Le seuil de rentabilité (ou point mort, ou chiffre d’affaires critique) est le chiffre d’affaires
que l’entreprise doit réaliser pendant la période analysée (mois, trimestre, année) pour
courir la totalité de ses charges de structure d la même période.

Au point mort, le résultat est nul ; il y bénéfice pour un chiffre d’affaires supérieur et perte
pour un chiffre d’affaires inférieur.

c) Formule de base et principe du calcul :


La formule qui sert de base au calcul du seuil de rentabilité est la suivante :
CHIFFRE D’AFFAIRES CA
- COUTS VARIABLES DES PRODUITS VENDUS -CV
= MARGE SUR COUTS VARIABLES MCV
- CHARGES FIXES -CF
= RESULTAT ANALYTIQUE R

Le chiffre d’affaires pour le quel le résultat (R) sera égal à 0 (nul) est celui qui générale
une marge (MCV) égale aux charges fixes (CF).

R=0 si MCV=CF

Calculer le point mort, c’est donc déterminer le chiffre d’affaires pour lequel
Chiffre d’affaires = Charges totales

Ou bien : Chiffre d’affaires – Charges totales = 0

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Schéma de représentation graphique :


Charges

CA

Zone de Bénéfice
Charges total

Zone de Perte

SR Niveau d’activité
d) Calcul du seuil de la rentabilité :
Formule arithmétique :

CA-CV-CF=0
CA-CV=CF
CA CA
Marge / CV= CF on déduit que : = d’où la relation :
M/CV CF

Chiffre d’affaires × Charges Fixes


Seuil de Rentabilité =
Marges sur coût variable

Formule algébrique :
SR = x b
CF = b x=
a = MCV % a

Formule graphique :
y1 = MCV
y2 = CF
x = CA
a = MCV %
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3) Le Direct-Costing :
3.1.- Définition :
Le Direct-Costing ou coûts variables repose sur l’idée que le coût de revient comprend :

-Des charges variables proportionnelles au niveau d’activité (vents, production).


-Des charges fixes indépendantes du niveau d’activité.

La méthode du Direct-Costing consiste à ne retenir dans le coût des produits que les
charges variables, c’est-à-dire celles qui son liées aux opérations de production et de
commercialisation des produits.

La méthode Direct-Costing comporte 2 variantes :

-Le Direct-Costing simple ou coût variable.


-Le Direct-Costing évolué qui est une combinaison du coût variable le coût direct.

3.2.- Le Direct-Costing Simple :


La méthode Direct-Costing Simple  consiste à ne prendre en considération dans le coût de
chaque produit ou activité que les charges variables (en majorité des charges directes).

La différence entre les ventes (chiffre d’affaires) et les charges variables constitue la
marge sur coûts variables.

Ainsi, l’ensemble des marges sur coût variables d’une entreprise permet de dégager le
seuil de rentabilité global :

Chiffre d’affaires – Coût Variable = Marge sur coût variable

Ces différentes marges devront couvrir les charges fixes, et permettre de dégager un
résultat analytique global, soit :

Marges sur coût variable – Charges fixes = Résultat analytique Global

Résultat
Marge sur coût Analytique
Variable
Prix Où marge brut Charges Fixes
de Vente

Coût Variable ou Charges


Direct-Costing Variable

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3.2.1.- Mise en œuvre du Direct-Costing :


Au moment de la mise en œuvre de la méthode Direct-Costing , on doit distinguer dans
une première étape les charges fixes totales, des charges variables totales.

Ensuit il faudrait distinguer entre :

-Les charges variables de production (achat ; fabrication et transformation) que l’on


répartit entre le volume de production de la période considérée.

-Les charges variables de distribution que l’on réparti entre le volume des ventes de la
période considérée.
La marge sur coût variable obtenue est une marge appliquée sur le volume des ventes
(chiffre d’affaires).

3.3.- Le Direct-Costing Evolué :


Le Direct-Costing évolué est une combinaison du coût variable et du coût direct.
Le Direct-Costing évolué adopte la même démarche que Direct-Costing simple,
seulement arrivé au niveau de la marge sur coût variable après distribution, on opéré au
niveau des frais fixes la distinction suivante :
-Les charges fixes directes que l’on réparti entre les différentes branches d’activité.
-Les charges fixes indirectes communes à toutes les branches d’activité.
Donc, en plus de la marge sur coût variable après distribution, le Direct-Costing évolué
permet l’obtention d’une marge : Marge sur coûts spécifiques.

Marges Coût Spécifique = Marges Coût Variables après – Frais Fixes


Directs

Marge sur Coût Spécifique


du Produit A Charges Fixes Communes
(Techniques, Administration,
Marge sur Coût Spécifique commerciales…)
du Produit B

Marge sur Coût Spécifique Résultat Analytique Global


du Produit C

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3.3.1.- La mise en œuvre du Direct-Costing évolué :


Cette méthode nécessite ; au moment de sa mise en œuvre, l’analyse détaillée des
charges fixes de l’entreprise en vue de dégager :
-Les charges fixes directes et affectables aux branches d’activité.
-Les charges fixes indirectes communes à toutes les branches d’activité

3.4.- Choix entre les deux formes de Direct-Costing :


Le choix entre le Direct-Costing simple et le Direct-Costing évolué est commandé par le
type d’organisation et de structure. Lorsque les "moyens" constituant la structure
(humains, matériels, informationnels…) sont communs à l’ensemble des activité et des
produits, c’est le Direct-Costing simple qui est applicable ; lorsqu’il existe des "moyens"
affectés en propre aux diverses activités, le Direct-Costing évolué s’impose.

A structure simple (fonctionnelle), Direct-Costing simple.

A structure complexe (divisionnelle), Direct-Costing évolué.

3.5.- Les avantages et les inconvénients de la méthode 

3.5.1.- Les avantages :

● Le Direct-Costing fournit les éléments essentiels de raisonnement en


court période.

● Il simplifie les calculs de coûts puisque l’imputation des charges indirectes


est limitée aux seuls éléments variables.

● Il permet de mieux contrôler les charges. Après répartition et imputation.

● A l’intérieur d’une même entreprise, il rend possible des comparaisons sur


plusieurs périodes : puisque les charges fixes sont exclues.

● Il met en évidence les produits les plus rentables (ceux qui ont les marges brutes
les plus élevées) et cette hiérarchisation permet d’envisager l’élimination d’un
produit dont la marge serait trop faibles.

● Détermination le seuil de rentabilité (à partir duquel une activité est


rentable).

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3.5.2.- Les inconvénients :

● Certains dirigeants d’entreprise accordent trop d’importance aux coûts pour fixer
les prix de ventes. La réalité montre que la nature de la demande et le
comportement des concurrents éclipsent le coût en tant que facteurs d’influence sur
les prix.

● Les comptes de stocks étant tenue au Direct-Costing, à l’issue de la période


il faut les réestimer.

● Dans les faits, la séparation en charges fixes et en charges variables n’est pas simple
à opérer. Cette distinction suppose qu’il y ait une parfaite indépendance (les charges
fixes et les charges variables).

● Peut entraîner un manque de contrôle des frais généraux.

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Chapitre 5

LA METHODE DE COUT STANDARD OU PREETABLI

1) Généralité :
Pour préparer une décision, une analyse des coûts ne suffit pas. Ceux-ci doivent être
rationnelle. Rationalisé un coût consiste à établir des normes (appelées standards)
d’utilisation et d’évaluation des facteurs de production.

L’existence de ces standards autorise aussi la pratique du contrôle, car celui-ci ne peut
se réaliser que s’il y a comparaison entre une norme de coût prédéfinie et un coût
réellement supporté.

2) Définition :
Les coûts standards sont des coûts prédéterminés à caractère normatif permettant
dévaluer les performances au sein de l’entreprise pour une période donnée.

Le coût standard est un coût préétabli (ou prévisionnel) ; il est calculé avant le
commencement des opérations de productions et de vente.
La connaissance des écarts et la recherche de leurs causes à souvent plus de
signification que la connaissance des coûts. De ce fait, la méthode des coûts préétablis
est orientée vers la gestion et la prise de décision.

Ecart = Coût réel historique – Coût préétabli

3) Nature des coûts standards :


Ce sont des coûts évalues pour une période future, sur la base de l’efficience du
système de production-distibution et d’hypothèses concernant les conditions du marché,
ils peuvent être classées en cinq catégories :

3.1.- Le coût historique :

Il correspond au coût supporté par l’entreprise lors de la dernière période écoulée ou à


ce même coût actualisé. Comme rien ne garantit que, par le passé, la gestion de
l’entreprise.

3.2.- Le coût standard établi à partir d’un tarif concurrentiel :

Il tient compte conditions de marché.

3.3.- Le coût standard théorique :

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Il est déterminé sur la base de la meilleure utilisation possible des facteurs de production
combinés dans l’entreprise.

3.4.-Le coût standard normal :

Il est calculé en fonction de prévisions concernant les conditions normales de production


et de distribution de l’entreprise.

3.5.- La quantité standard valorisée au prix du moment :

En période de forte inflation, l évolution des prix des facteurs de production est difficile à
intégrer dans un coût standard, il peut être déterminer comme suite :
-la quantité standard est définie à partir conditions normales d’activité.
-le prix standard est le prix constaté au moment de l’établissement du standard ou
à tout autre moment.

4) Principe de la méthode :
Habituellement la méthode du coût préétabli est comprise comme s’appliquant aux coûts
industriels ; et on utilise comme point de départ des normes établies en quantités
physiques ‘quantités de matières et consommables, temps de main-d’œuvre, temps
machine).

Le coût ou prix de revient préétabli sera toujours le résultat d’un calcul du type :

Coût de revient = (Q X P) + (H X t ) + (C X N )

Q : Quantité préétablies de Matières


P : Prix préétabli des matières
H : Nombre d’heurs préétablis
t : Taux horaire préétabli
C : Coût de l’unité préétabli ou taux de frais préétabli
N : Nombre d’unité d’œuvre préétabli

D’une manière générale, le coût préétabli d’un élément (matière ; main d’œuvre, centre
d’analyse) est obtenu grâce à la relation suivante :

Coût préétabli = Coût unitaire préétabli x Quantité préétablie

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5) Fonctionnement de la méthode :
Les choses ne vont pas évidemment se passer dans la réalité comme on l’a prévu au niveau
des coûts préétablis. Il va en résulter des écarts entre les prévisions et les réalisations.
Ou :

Coût réel = coût unitaire réel x quantité réelle


Coût préétabli = coût unitaire préétabli x quantité préétablie

Ecart = Coût réel – Coût préétabli

6) Les avantages et les inconvénients de la méthode :


6.1.- Les avantages :
6.1.1.- De disposer de points de référence pour apprécier globalement comment les opérateurs
maîtrisent l’action.
6.1.2.- D’entrevoir comment le résultat de l’année risque d’être obtenu.
6.1.3.- La possibilité pour la hiérarchie de prendre des mesures correctives après analyse et
interprétation des écarts entre coûts standard et coût réel.
6.1.4.- Lorsque les prix de vente ne sont pas imposés par le marché, les coûts standard forment
enfin une base de réflexion possible pour les déterminer.
6.2.- Les inconvénients :
Le système des coûts standard (préétablis) fait souvent l’objet de trois reproches :
6.2.1.- La rigidité des standards :
Alors que l’entreprise et son environnement évoluent de "manière continue", les standards sont
révisés de "manière discontinue". Cela signifie que, pour des période qui sont parfois de longue
durée :
-Les standards peuvent correspondre à des niveaux de performances plus difficiles à atteindre
que ceux qui seraient fixés à partir des standards théoriques ;
-La base de détermination des prix de vente peut être faussée.

6.2.2.- La flexibilité des standards :


La critique précédente pousse à admettre que les standards doivent être révisé
Aussi souvent que les circonstances l’exigent. Mais d’autres écueils risquent d’apparaître :
-étant donné qu’un écart n’entraîne d’action corrective que s’il est significatif, en utilisant une
norme qui change constamment, la fixation du seuil de signification devient ambiguë.
-Une application judicieuse du système oblige donc à trouver un subie équilibre entre
suffisamment de rigidité pour pouvoir mesurer et suffisamment de flexibilité pour coller à la
réalité.

6.2.3.- La nature contraignante des standards :

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Si les partisans des standards insistent sur le caractère incitateur du système, de


nombreuses études ont également observé qu’il est aussi source de stress (d’oppression) et
q’il peut générer des attitudes de résistance.

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TRANSPARENTS

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DEFINITION DE LA COMPTABILITE
ANALYTIQUE
 La comptabilité analytique est un ensemble de

méthodes, de collecte, d’enregistrement et de


traitement des données quantitatives et financières
relatives aux activités économiques et sociales en
vue de déterminer des coûts, des prix de revient et
des résultats et de fournir les éléments nécessaires
au calcul des indicateurs de gestion qui permettent le
suivi de l’évolution de l’appréciation des
performances.

 La comptabilité analytique permet également les

prises de décision par les différents opérateurs


économiques notamment en matière de :

-Gestion de l’entreprise ;
-Eclairage de l’avenir et guide de l’action à C.M.L.T.

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 27
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LES OBJECTIFS
DE LA COMPTABILITE ANALYTIQUE

1.- Connaissance  Du fonctionnement Pour avoir des


des coûts : des activités bases
de l’entreprise de décisions
 Des produits rationnelles.
2.- Evaluer certains  Stocks
éléments du bilan : Pour valoriser
 Certains des objectifs.
Investissements
3.- Expliquer  Par fonction
les résultats :
 Par produit Pour faire des
choix.
 Par secteur
4.- Etablir des
prévisions :  Par activité Pour définir et
valoriser les
 Par produit objectifs.

5.- Calculer  Matières


des écarts :
 Main œuvre Pour engager
 Structure à temps des
actions
 Activité correctives.
 rendement

OBJECTIFS DE LA COMPTABILITE ANALYTIQUE

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 28
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Optique « produits » :
Calcul des coûts des biens ou des services proposés par l’entreprise.
- économie de production (coût de revient = constat)
coût de revient + bénéfice = prix de vente
- économie de marché (coût de revient = objectif, P.V. = donnée du
marché) prix de vente – bénéfice = coût de revient.

Optique de gestion :
Contrôle de la gestion des coûts internes.
Le succès d’une entreprise dépend en grande partie de sa capacité à
maîtriser ses coûts internes d’exploitation.

Optique décisionnelle (prévisionnelle) :


Analyse économique et prise de décision.

L’information est la matière première de la décision :


- doit-on sous-traiter telle opération ou telle pièce ?
- doit-on acheter ou prendre en location tel équipement ?
- doit-on accepter de prendre une commande à telles conditions,
exigées par le client ?

COMPTABILITE ANALYTIQUE ET

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 29
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COMPTABILITE GENERALE

COMPTABILITE GENERALE COMPTABILITE ANALYTIQUE


 Classement par nature.  Classement par destination.
 Documents de base externes.  Documents de base interne.
 Vue globale et synthétique.  Vue détaillée, analytique.
 Objectifs financiers.  Objectifs économiques.
 Utilisation par les directions.  Utilisation par les responsables.

Le choix d’un système de comptabilité analytique dépend :

- de la taille de l’entreprise ;
- de secteur d’activité ;
- de statut juridique ;
- de catégories de clients ;
- de la nature du travail : mono ou multi produits et
services ; continus, à l’unité, sur devis.

Centralisée, décentralisée existence


- de la politique de gestion :
ou non d’une gestion budgétaire.

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UTILITE DE LA COMPTABILITE
ANALYTIQUE

 La comptabilité analytique est :

1) Un outil d’évaluation qui permet de connaître


les coûts en cours de fabrication et des produits
finis.

2) Un instrument d’analyse qui permet d’établir


des prévisions des charges et des produits et de
constater les réalisations et fournir une base
chiffrée pour l’explication des écarts.

 La comptabilité analytique est donc :


- Un outil d’éclairage des décisions de gestion ;
- Une réalisation d’information des décisions ;
- Un instrument d’aide à la décision.

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LES OBJECTIFS DU CALCUL DES COÜTS

 Contrôle des coûts pour mieux les maîtriser.

 Fixation des prix

 Optimisation de la gestion :
-avec les mêmes budgets, obtenir les meilleurs résultats ;
-pour un résultat donné, minimiser les coûts.

 Fournir les moyens :


- d’analyse des résultats de l’entreprise ;
- de prévision de simulation ;
- comparaison (mesure des écarts).

QUI VONT PERMETTRE D’ABOUTIR :


A LA PRISE DE DECISION ET A LA RESPONSABILISATION

CHARGES NON INCORPORABLES


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 Le gestionnaire doit analyser concrètement


chaque charge pour savoir s’il est raisonnable
de l’incorporer aux coûts et prix de revient.

 On considère généralement que toutes les


charges qui ont un caractère exceptionnel ne
sont pas incorporables.

Exemple :
- des amortissements des frais de premier établissement ;
- des pertes exceptionnelles ;
- des charges correspondant à des exercices antérieurs.

LE CONCEPT DE SECTIONS
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LES SECTIONS PRINCIPALES :

Section approvisionnement.
Section production.
Section distribution.

LES SECTIONS AUXILIAIRES :

Section administrative.
Section maintenance.
Section transport.
Section énergie, etc.…

FONCTIONNEMENT DE LA METHODE
DES COUTS COMPLETS

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 34
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1. Découpage de l’entreprise en sections :


 Principales
 Auxiliaires

1. Transfert des charges directes aux produits :


 d’où la détermination du coût direct

2. Imputation des charges indirectes aux produits :


 Principales
 auxiliaires

3. Déversement des sections auxiliaires dans les


sections principales.

4. Détermination des coûts complets de chaque


produit.

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MECANISMES DE TRAITEMENT DES CHARGES

CHARGE CHARGES COUT


PAR
NATURE DIRECTES COMPLET

CENTRES
AUXILIAIRES

CHARGES
INDIRECTES

CENTRES
PRINCIPAUX

ORIGINE DESTINATION

36
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37
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CLASSIFICATION DES CHARGES EN COMPTABILITE


ANALYTIQUE ET AXES D’ANALYSES
er 1er MODELE Permet d’obtenir :
1 MODELE
1. Coûts d’approvisionnement.
1. Coûts de production.
2. Coûts de revient.
CHARGES CHARGES 3. Coûts des centres d’activité.
DIRECTES INDIRECTES 4. Résultats analytiques.

2ème MODELE 2ème MODELE 2ème MODELE Permet d’obtenir :


1. Coûts d’approvisionnement.
1. Coûts de production.
2. Coûts de revient.
CHARGES CHARGES CHARGES CHARGES
DIRECTES DIRECTES INDIRECTES INDIRECTES 3. Coûts des centres d’activité.
VARIABLES FIXES VARIABLES FIXES 4. Résultats analytiques.
5. Analyse en terme de Direct Casting.
6. Seuil de rentabilité.
7. Imputation rationnelle des
charges fixes.

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POUR REALISER CES OBJECTIFS, LA COMPTABILITE


ANALYTIQUE S’APPUIE NOTAMMENT SUR DEUX NOTION :
I. La notion de charge
II. La notion de coût

I. La notion de charge :
consommation par l’entreprise de biens et services.

QUELLES SONT LES CHARGES DE LA


COMPTABILITE GENERALE

CHARGES CHARGES
D’EXPLOITATION HORS EXPLOITATION

Compte 61 : Consommation de Charges identifiées sous le


biens et services compte 69 du PCN.

Compte 62 : Services Caractéristiques :


Compte 63 : Frais de personnel Ne concernent ni l’exercice
courant, ni l’activité de
Compte 64 : Impôts et taxes
l’entreprise.
Compte 65 : Frais financiers
Compte 66 : Frais divers
Compte 68 : Dotations aux amortissements et aux provisions.
Compte 682 : Dotations aux amortissements.
Compte 685 : Dotations aux provisions à
caractère de réserve.

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CHARGES NON INCORPORABLES

 Le gestionnaire doit analyser concrètement


chaque charge pour savoir s’il est raisonnable
de l’incorporer aux coûts et prix de revient.

 On considère généralement que toutes les


charges qui ont un caractère exceptionnel ne
sont pas incorporables.

Exemple :
- des amortissements des frais de premier établissement ;
- des pertes exceptionnelles ;
- des charges correspondant à des exercices antérieurs.

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LE COUT D’ACHAT

DEFINITION :
1.
Le coût d’achat se définit comme étant tout ce qu’a
coûté l’approvisionnement au moment où il devrait être
disponible pour l’utilisation.

ELEMENTS CONSTITUTIFS :
2.
 Le coût d’achat est constitué des éléments suivants :
 Coût de préparation des achats.

 Coût de commande et de factures.

 Coût des acquisitions des matières des marchandises.

 Coût de possession et de gestion de stocks.

COUT D’ACHAT MAJORE

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LE COUT DE
L’ADMINISTRATION GENERALE
 L’administration générale regroupe un certain nombre
de fonctions qui ne participent pas directement au
processus « achat/production/vente » mais qui
concourent à la bonne marche de l’entreprise :
Direction générale.
Gestion du personnel.
Comptabilité.
Gestion financière.
Contrôle et planification.
Recherche et développement.

Coût commercial
ou
de distribution

+ Coût de revient

Coût
d’administration

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LE COUT COMMERCIAL :
ou COUT DE DISTRIBUTION
 Dans l’économie moderne, le coût de la fonction
commerciale est souvent important car les marchés
sont de plus en plus difficiles à acquérir.

 Sont à inclure dans le coût les frais :


- de vente : approche du marché, préparation et
exécution de la vente, actions promotionnelles.
- de stockage éventuel des produits finis.
- de livraison.
- de service après vente (pour les produits sous
garantie).

Coût de production

Coût commercial
ou de distribution
+ des produits
vendus

Coût de la distribution

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SONELGAZ / Formation des cadres comptables Module 3 : La comptabilité analytique

QUELQUES PRECAUTIONS A PRENDRE DANS


LA METHODE DES COUTS COMPLETS

1. - Couverture de toute l’entreprise pour prendre en


compte toutes les charges directes et indirectes.

2. - Veiller à l’homogénéité des sections et à l’unité de


mesure.

3. - Pas d’exagération dans le nombre de subdivision de


sections.

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LA METHODE DU DIRECT COSTING

Seules les
CHARGES VARIABLES
sont considérées dans le
CALCUL des COUTS des
PRODUITS

Les CHARGES FIXES


Sont isolées et considérées
comme une MASSE de COUT
incompressible
(COUT de PERIODE)

APPLICATIONS

POINT SEUIL DE
MORT RENTABILITE

45
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EVALUATION DE LA MARGE
SUR COUT VARIABLE

DISTINCTION
entre
CHARGES FIXES & VARIABLES

PRODUITS (C.A.)

- CHARGES VARIABLES

= MARGE SUR COUT VARIABLE


Sp
- CHARGES FIXES
Nsp
= RESULTAT

CONTRIBUTION
A LA COUVERTURE DES
CHARGES FIXES

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POINT MORT ET SEUIL DE RENTABILITE

POINT MORT
Quantité (Q) vendue telle que ni
BENEFICE ne PERTE n'est
enregistré (Résultat = 0)

SEUIL de RENTABILITE

Niveau de CHIFFRES
D'AFFAIRES couvrant la
TOTALITE des coûts

CALCUL
CA - CV = MCV =
Q (CAu - CVu) = Q - MCVu
MCV - CF = Résultat
Résultat = 0 Q - MCVu - CF

POINT MORT = Q = CF/MCVu


SEUIL de RENTABILITE = Q - CAu

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ILLUSTRATION GRAPHIQUE

Quantité
Chiffre d'Affaires

Coût Total
aire
d'Aff
re
Chiff
de Charge Variables
au
Nive
LITE
TABI
REN
DE
IL
SEU Charge Fixes

Volume

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Etude de cas

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SONELGAZ / Formation des cadres comptables Module 3 : La comptabilité analytique

La société SLIM fabrique et vend deux produits de grande diffusion le "Purex" et le "Baby".
Nous nous intéressons à l’activité du mois de septembre 2005 pour lequel nous allons
déterminer les prix de revient des produits vendus au cours de ce mois ainsi que les résultats
analytiques par produit, en utilisant la méthode des centres d’analyse.
A. FABRICATION
La fabrication comprend deux ateliers : l’atelier d’usinage et l’atelier de montage. L’heure de
main d’œuvre directe est représentative de l’activité de ces deux centres d’analyse.

1) Main d’œuvre :
 Usinage : coût horaire main d’œuvre directe 66 DA
 Montage : coût horaire main d’œuvre directe 62 DA

D’après les bons de travaux les heures de main d’œuvre directe ont été réparties de la
façon suivante (en septembre 2005) :

Usinage Montage – emballage


"Purex" 1100 H 740 H
"Baby" 500 H 510 H
Total : 1600 H 1250 H

2) Matières :
Le prix d’achat moyen du métal est actuellement de 18 Dinars le kilo (hors taxes).
Le stock au 1er septembre 2005 était de 1400 kg x 18 DA = 25.200 DA. Les achats du mois
ont été de 8000 kg x 18 DA = 144.000 DA. Les bons de matières premières en provenance de
l’atelier d’usinage indiquent que l’on a consommé pour "Purex" 5400 kg et pour "Baby" 1800
kg.

3) Production :
Il a été produit pendant le mois 10000 "Purex" et 7000 "Baby".
Les stocks d’appareils terminés étaient au 1 er septembre 2005 de 2000 "Purex" pour une
valeur de 73.560 DA et de 500 "Baby" pour une valeur de 12.750 DA.

Le système de lancement par séries étant efficacement programmé en fonction des ventes, la
valeur des pièces usinées à transférer à l’atelier de montage – emballage et la valeur des
pièces en cours d’usinage sont relativement constantes. Les en-cours peuvent donc être
négligés.

La valorisation des sorties de stocks de produits finis est faite suivant le système du C.U.M.P.)
(Coût Unitaire Moyen Pondéré).

B. ENTRETIEN
Ce service, responsable de la bonne marche des installations et des réparations courantes
est composé de deux techniciens. L’activité est exprimée en heures d’équipe. Le regroupement
des fiches d’entretien par service bénéficiaire donne la répartition suivante :

 Usinage : 120 heures d’équipes.


 Montage : 40 heures d’équipes.

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SONELGAZ / Formation des cadres comptables Module 3 : La comptabilité analytique

C. VENTES
Le service est composé d’un responsable des ventes, d’une secrétaire et de commerciaux
rémunérés en partie à la commission (6% du prix de vente hors taxes).

L’activité du service peut être rapportée aux Dinars de vente (hors taxes).

Les ventes du mois se sont élevées à :


 "Purex": 11000 unités à 46 DA : 506.000 DA
 "Baby" : 6000 unités à 35 DA : 210.000 DA

D. ADMINISTRATION
Composée du Directeur, du Comptable et d’une Secrétaire, l’activité du service parait
difficile à exprimer par une unité d’œuvre significative. On considérera néanmoins que le
service administration répartit son temps de manière à peu près équivalente entre les 4
services utilisateurs : l’entretien, l’atelier d’usinage, l’atelier de montage et les vente.

E. REPARTITION DES CHARGES INDIRECTES


Le comptable effectue chaque mois une répartition des charges indirectes sur les centres
d’analyse, compte tenu des informations dont il dispose (cf. tableau ci-après).

REPARTITION DES CHARGES INDIRECTES

CHARGES ADMINIS-
TOTAL ENTRETIEN USINAGE MONTAGE VENTE
INCORPORABLES TRATION
Mois : Septembre
Personnel 128 000 16 000 28 000 14 000 22 000 48 000
Services extérieurs 79 350 14 800 28 300 13 100 14 700 8 450
Autres services extérieurs 35 700 1 050 2 800 3 800 14 800 13 450
impôts et taxes 8 350 1 650 2 400 1 800 1 700 800
Charges financières 5 100 - - - - 5 100
Dotation aux amortissements 77 200 6 000 35 000 17 500 12 500 6 200
TOTAL : 333 700 39 500 96 500 50 200 65 500 82 000

51
SONELGAZ / Formation des cadres comptables Module 3 : La comptabilité analytique

Etude de cas / Entreprise "ASTRA"

A travers la lecture des états comptables de l’entreprise "ASTRA" nous avons collecté les
informations suivantes :

Achats de matières premières : 1 800 00


Stock initial de matières 0
premières : 560 000
Stock initial de produits finis : 320 000
Stock final de matières premières : 500 000
Stock final de produits finis : 370 000

Le chiffre d’affaires est à calculer, le taux de marque est de 20%.

Les frais administratifs sont répartis entre les frais d’achat les frais de fabrication, les frais de
distribution proportionnellement à 2, 15 et 8.

Les frais financiers sont répartis entre les frais de distribution pour 7/8 et les frais d’achat pour
1/8.

Travail à faire :
1. Compléter le tableau de répartition des charges figurant en annexe.

2. Présenter le tableau d’exploitation fonctionnel avec mise en évidence des marges sur coût
d’achat et sur coût de production en valeur absolue et en pourcentage.

ANNEXE
TABLEAU DE REPARTITION DES CHARGES

Frais (de)
Charges par nature Total
sur achat fabrication distribution d’administration financiers
Frais du personnel 12 000 260 000 56 000 70 000 -
Impôts & Taxes - - 280 000 44 000 -
Transports et Déplacements 42 000 12 000 30 000 10 000 -
Prestations diverses - 150 000 3 600 16 400 -
Frais de gestion - 22 000 5 000 33 000 -
Frais financiers - - - - 28 000
Amortissements - 110 000 10 000 40 000 -

52
SONELGAZ / Formation des cadres comptables Module 3 : La comptabilité analytique

Etude de cas

POINT MORT ET SEUIL DE RENTABILITE

L’entreprise X produit et commercialise le produit P1. Les charges fixes pour l’année s’élèvent à
1.560.000 DA.

Le chiffre d’affaires unitaire est de 500 DA, les coûts variables unitaires de production sont de
330 DA et ceux de distribution de 50 DA.

Travail à faire :
1. Déterminer la marge sur les coûts variables, le point mort et le seuil de rentabilité.
2. Que se passe-t-il pour l’entreprise X si elle arrive à augmenter son chiffre d’affaires de 10%?
3. A quel moment de l’année l’entreprise passera-t-elle son seuil de rentabilité?
N.B. : 1.560.000 DA = charges fixes (charges de la période).

53
SONELGAZ / Formation des cadres comptables Module 3 : La comptabilité analytique

Etude de cas

Une entreprise, qui utilise le système des coûts complets, travaille à la commande. Au cours du
mois de mai 2005, elle a livré et facturé deux commandes, l’une C 1 pour 110.000 DA et l’autre
C3 pour 90.000 DA. En début de mois aucune commande n’était en cours. Par contre en fin de
mois une commande C3 est en cours de fabrication.
Dans son processus de production l’entreprise utilise deux matières premières M 1 et M2.
L’analyse des documents comptables relatifs au mois de mai 2005, révèle que
 Les stocks au 1er mais étaient de :
 2000 kg de M1 à 0,90 DA l’unité ;
 3000 kg de M2 à 0,60 DA l’unité.
 Deux commandes de matières premières ont été livrées en mai :
 l’une de 3000 kg de M1 à 1,00 DA le kg ;
 l’autre de 3000 kg de M2 à 0,70 DA le kg.
 Il a fallu :
 1500 kg de M1 et 1200 kg M2 pour réaliser la commande C1 ;
 1500 kg de M1 et 1300 kg M2 pour réaliser la commande C2 ;
 200 kg de M1 et 300 kg M2 pour commencer à réaliser la C3.

L’organisation de l’entreprise repose sur six centres d’activité :


 Un centre d’activité « Approvisionnements » pour lequel l’unité d’œuvre
est le kg de matières premières achetées ;
 Un centre d’activité « d’Usinage » dans lequel les matières premières
sont transformées en produits semi-ouvrés.
L’unité d’œuvre pour ce centre est l’heure de travail direct.
Au cours du mois de mai 2005 les « travailleurs directs » de ce département ont accompli
10000 heures de travail pour un coût en salaires et charges sociales de 52.000 DA.
La répartition de ces heures entre les 3 commandes s’est effectuée de la manière suivante :
Commande
C1 : 5000 C2 : 4000 C3 : 1000
 Un centre d’activité « Assemblage » dans lequel sont combinés les
produits semi-ouvrés fabriqués dans le département « Usina ». L’unité d’œuvre pour ce
centre est aussi l’heure de travail direct. 14000 heures de travail direct coûtant au total
72.100 DA ont été accomplies au cours du mois de mai 2005. Elles se sont réparties de la
manière suivante entre les commandes :

Commande
C1 : 6000 C2 : 6000 C3 : 2000

 Un centre d’activité « Distribution » pour lequel l’unité d’œuvre est la


centaine de Dinars de chiffre d’affaires ;

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SONELGAZ / Formation des cadres comptables Module 3 : La comptabilité analytique

 Un centre d’activité auxiliaire « Entretien » pour lequel l’unité d’œuvre est


l’heure d’utilisation de ce service par les autres départements. Les travailleurs du
département ont réparti, au cours du mois de mai leur temps de travail de la manière
suivante :

Département
Usinage Assemblage Distribution
1 1 1
3 2 6

 Un centre d’activité « Administration ».


Un premier travail de répartition des charges indirectes du mois de mai 2005 a été accompli.
Ses résultats figurent dans le tableau suivant :

DEPARTEMENTS
Charges (1) Total
Entretien Appro. Usinage Assemblage Distribution Adminis.
Appointements et charges 22 700 1 000 700 2 000 1 000 12 000 6 000
Salaires et charges 5 300 4 000 1 300 - - - -
Commissions 5 000 - - - - 5 000 -
Impôts et taxes 5 000 - - - - 5 000 -
Travaux, fournitures services
extérieurs 3 200 500 200 1 000 1 500 - -
Transports et déplacements 10 000 - - - - 6 000 4 000
Frais divers de gestion 500 - - - - - 500
Frais financiers 500 - - - - - 500
Amortissements 7 800 500 800 3 000 1 500 1 000 1 000

Total : 60 000 6 000 3 000 6 000 4 000 29 000 12 000

(1) Compte tenu des charges supplétives : 400 DA de frais financiers et 4.000 DA de traitement.

On désire déterminer les coûts de production, prix de revient et résultats par commande.

Nota : pour l’évaluation du coût des matières premières, l’entreprise utilise le système de la
valeur moyenne pondérée.

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Cas "AL-MEUBLE"

L’entreprise "AL-MEUBLE" implantée à travers le territoire Algérien fabrique et vend des


meubles de luxe.

Au cours de l’année 2000 "AL-MEUBLE" a réalisé les opérations suivantes relative à l’état des
charges et produits et des stocks (matières premières + produits finis) :

Charges :
 Achats de 897 61 DA
matières premières : 2 DA
 Charges 73 680 DA
variables sur achats : 122 48 DA
 Charges 7 DA
variables sur ventes : 940 74
 Charges 6
variables de production : 471 165
 Charges
fixes :

Produits :
 Ventes 2 565 DA
de meubles de luxe : 000 DA
 Produit 15 540
s divers :

Stocks début de période :


 M152 349 DA
atières premières : 235 752 DA
 P
roduits finis :

Stocks fin de période :


 M210 354 DA
atières premières : 224 397 DA
 P
roduits finis :

Le marché du meuble de luxe est en pleine expansion en Algérie ainsi que la demande
extérieure. Les dirigeants de "AL-MEUBLE" pense augmenter le chiffre d’affaires pour 2001 de
20% sur le territoire national et de 20% sur le marché international. Cependant, les capacités
actuelles de "AL-MEUBLE" ne lui permettent pas d’atteindre cette performance ; de ce fait "AL-
MEUBLE" décide d’investir afin de moderniser son outil de production, d’augmenter sa
productivité et de réduire les charges variables de production afin d’être compétitif sur le
marché international ; l’objectif est d’obtenir une marge sur cout variable de 25% du chiffre
d’affaires prévu en 2001, les charges d’amortissement vont augmenter annuellement de 63  600
DA.

La présence sur le marché international nécessite une compagne publicitaire très active et les
charges fixes découlant de cette compagne sont estimées à 0,8% du chiffre d’affaires prévu
pour 2001.
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Travail à faire :
1. Etablir le tableau de résultat.
2. Déterminer le seuil de rentabilité et à quelle date il sera atteint.
3. "AL-MEUBLE" désire réaliser un bénéfice de 448 300 DA.
Quel est le chiffre d’affaires qui permet la réalisation de cet objectif ?
4. Déterminer le seuil de rentabilité prévisionnel pour 2001.

Etude de cas

La station service ALPHA comporte quatre activités carburants, réparation, lavage automatique,
magasin.
Le compte de résultat pour 19N et le bilan au 31/12/N sont donnés en milliers de F (tous
chiffres en milliers de DA).

Compte de résultat
Ventes
 carburant 3 000
 réparations 500
 lavage 100
 magasin 1 300
5 000

Achats consommés 3 110


Services extérieurs 200
Charges de personnel 160

impôts, taxes 100


D.A.P. 255
Charges financière 250
Résultat (avant impôts) 925
5 000
Bilan
Immobilisations
 incorporelles 100
 station 2 500
 atelier 500
 lavage 200
 magasin 1 800

Stocks 500
Disponibilité 200
5 800

Capitaux propres (N-1) 2 500


Résultat 925
Emprunts 1 575
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Fournisseurs 800
5 800

Certaines ventilations ont été préparées par le comptable, d’autres renseignements sont
communiqués par le dirigeant.

1. Les achats se répartissent en carburant : 2700, lavage : 10, produits magasin : 400. Par
ailleurs l’atelier a utilisé des produits du magasin pour 30.

2. On estime que les services sont utilisés par les quatre centres à égalité.
3. Les charges de personnel concernent le mécanicien : 100 et les pompistes 60.
4. Les impôts et taxes peuvent être ventilés dans les centres : 30, 10, 10, 50 (respectivement :
carburant, garage, lavage, magasin).

5. Les amortissements correspondent à un taux linéaire de 5% des immobilisations.


6. Les charges financières sont à ventiler proportionnellement aux montants des
investissements nets hors immobilisations incorporelles.

7. Le dirigeant non salarié, estime sain de compter dans les coûts une rémunération mensuelle
de 12.

8. De même, il estime que les capitaux propres doivent rapporter du 10% et il propose d'en
tenir compte dans les coûts en considérant qu'ils financent les immobilisations.

9. Les immobilisations incorporelles sont des frais préliminaires.

Etude de cas / SUNSET

Dans l'entreprise "SUNSET" l'atelier de mécanique découpe et façonne différents types de


pièces à partir d'aciers spéciaux.

Quelques uns des coûts de l'entreprise et l'un des ateliers sont présentés dans le tableau
suivant.

Indiquez si ces coûts sont :


 Variables (V) ou Fixes (F).
 Directs (D) ou Indirects (I) par rapport au produit.
 Directs (D) ou Indirects (I) par rapport à l'atelier.
 Contrôlables (C) ou Non Contrôlables (N.C.) par le responsable de l'atelier.

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Contrôlable (C) ou
Direct (D) ou Direct (D) ou
Non (N.C.)
Variable (V) ou Indirect (I) Indirect (I)
LIBELLE DES COUTS par le responsable
Fixe (F) par rapport à par rapport
de l'atelier ou l'un
un produit à l'atelier
de ses subordonnés

Consommables utilisés dans l'atelier ………………….…….. …………………….….. ………………………... …………………………

Loyer de l'atelier ………………….…….. ………………….…….. ………………….…….. ………………….……..


………………….…….. ………………….…….. ………………….…….. ………………….……..
Assurance contre incendie des machines de découpage
………………….…….. ………………….…….. ………………….…….. ………………….……..
Aciers spéciaux
………………….…….. ………………….…….. ………………….…….. ………………….……..
Salaire du contremaître de l'atelier
………………….…….. ………………….…….. ………………….…….. ………………….……..
Clous et rivets utilisés dans l'atelier
………………….…….. ………………….…….. ………………….…….. ………………….……..
Electricité consommée dans l'atelier ………………….…….. ………………….…….. ………………….…….. ………………….……..
Frais de téléphone de l'entreprise ………………….…….. ………………….…….. ………………….…….. ………………….……..
Amortissement des machines de découpage ………………….…….. ………………….…….. ………………….…….. ………………….……..
Moule de découpage (durée de vie d'une semaine ………………….…….. ………………….…….. ………………….…….. ………………….……..
Entretien de l'entreprise ………………….…….. ………………….…….. ………………….…….. ………………….……..

Salaire du directeur de l'entreprise ………………….…….. ………………….…….. ………………….…….. ………………….……..


………………….…….. ………………….…….. ………………….…….. ………………….……..
Salaire mensuel des ouvriers professionnels
………………….…….. ………………….…….. ………………….…….. ………………….……..
Heures supplémentaires

60

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