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Les craintes du e-commerce

 Conserver la confiance du consommateur :

Dans le cadre d’une relation à long terme et d’après le schéma selon lequel fidéliser
un client revient moins cher que d’en acquérir un nouveau. Le CRM est une solution
qui laisse envisager bien des possibilités à ce sujet. Mais aujourd’hui ce sont plutôt
les « tiers de confiance » qui tendent à se développer et ainsi à garantir une qualité
de service à l’utilisateur, mais également une assurance de paiement au vendeur.
Enfin, la confiance du consommateur passe aussi par la notoriété et l’image de
marque du marchand, qui doit travailler son positionnement pour cela.

 suivre l’évolution de technologie


Ce qui pose un problème de compatibilité certain avec l’exception culturelle
marocaine, à savoir cette soif de toujours tout réaliser par soit même. Les
entreprises marocaines ont en effet tendance à se doter d’une force de
développement extrêmement importante, alors qu’elle pourrait réduire ses coûts de
développement en constituant une cellule d’intelligence économique.
 La gestion de la concurrence
Qui impose une stratégie d’entreprise établie et un positionnement bien déterminé.
Price Minister, œuvrant dans un segment très concurrencé, se Positionne ainsi sur
un marché de masse, en basant sa stratégie sur trois points clés, énoncés par
Pierre KOSCIUSKOMORIZET comme étant :
1/ des prix les plus bas possibles
2/ un large choix de produits
3/ un service de garantie.
Animalform au contraire, se positionne sur un marché de niche haut de
gamme, en misant sur la qualité intrinsèque de ses produits, et sur une proximité
client plus marquée. Il est également important de noter la place des techniques
de web marketing (référencement entres autres) dans cette course à la
distinction…
La croissance du marché du commerce électronique au Maroc
Tous les chiffres le prouvent, le e-commerce a de beaux jours devant lui. Le
nombre de sites web marchands ne cesse de grandir, de même pour celui de
personnes connectées. Le Maroc est en effet en 5e position dans le classement
2018 de la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement.
Éclairage. (1)

Aujourd’hui, tous les indicateurs confirment la croissance soutenue du e-commerce


au Maroc,(2) le Maroc se hisse au 5e rang derrière d’autres pays comme le Nigéria
et l’Afrique du Sud en matière de taille de marché de l’e-commerce. Le Royaume
est ainsi passé de la 85e à la 81e place sur 151 pays évalués. Rendu public dans le
cadre de la Semaine africaine du commerce électronique qui s’est tenue à Nairobi,
au Kenya en décembre 2018, le rapport de la CNUCED se fonde sur le nombre
d’acheteurs en ligne, le niveau de sécurité des serveurs et la facilité de paiement et
de livraison. Dans ce domaine, le Maroc se positionne au-dessus de la moyenne
africaine (26 %) et même mondiale (54 %), puisque 62 % des Marocains utilisent
internet alors que les trois quarts de la population du continent n’en ont pas encore
l’accès.

Le pays décroche ainsi la première place en Afrique, ex aequo avec le Gabon et


devant l’Afrique du Sud (59 %) et la Tunisie (56 %). Concernant le taux de
pénétration de serveurs internet sécurisés, il s’élève à 54 % au Maroc (soit 15
points de plus par rapport à 2017) et s’avère très performant comparé à celui de
l’Afrique du Sud (83 %), de l’Île Maurice (56 %) ainsi qu’au niveau international (56
% également).

Plusieurs facteurs permettent de comprendre le développement exponentiel du


secteur de l’e-commerce au Maroc. À commencer par la généralisation de l’accès à
internet qui a largement contribué à son essor. En effet, d’après une enquête
annuelle sur les indicateurs des TIC publiée par l’ANRT fin 2018, 62 % de la
population marocaine est connectée, une condition sine qua non pour garantir la
pérennisation des sites marchands

1 : CFCIM : magazine, Date de publication : 22 juillet 2019Rubrique : Zoom


2 : le classement international 2018 de la Conférence des Nations Unies sur le
Commerce et le Développement (CNUCED) basé sur l’indice du commerce électronique
d’entreprise à consommateur (B2C
Les politiques publiques ont également joué un rôle très important dans l’évolution de
l’économie numérique au Maroc. Ces projets d’e-commerce ont généré un besoin
d’accompagnement et ont entrainé la création de multiples agences employant des
développeurs, des web marqueteurs et autres spécialistes des réseaux sociaux. Ces
acteurs contribuent grandement à la croissance du secteur digital marocain. En effet,
12,8 % (1) de la population aurait effectué un achat en ligne en 2017, un chiffre qui a
doublé depuis 2015.

Le Maroc est ainsi un marché en plein essor pour les plateformes de vente en ligne.
En effet, il existe aujourd’hui un peu plus d’un millier de sites actifs proposant le
paiement par carte bancaire, qui réalisent 3,3 milliards de dirhams d’achats internet
par carte bancaire, soit 8 millions d’opérations par an environ (2). Toujours d’après
les statistiques du CMI, c’est entre fin septembre 2014 et fin septembre 2017 que la
croissance de l’e-commerce au Maroc a battu tous ses records. Le nombre de
transactions s’est envolé de 230 %, tandis que leur valeur a bondi de 132 % (2).

1 : l’ANRT fin 2018

2 : Centre Monétaire International (CMI)