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Les dirigeants sociaux

Aux seins de la société, on trouve plusieurs types d'acteurs : les associés, les dirigeants
sociaux, les employés, les clients...
Chacune de ces catégories de personnes ont, au sein de la société un rôle spécifique
nécessaire au bon fonctionnement de celle-ci.
Ainsi, une société se trouve être régentée comme l'est un Etat : il y a des pouvoirs qui sont
concurrents, et ceux-ci se trouvent par le jeu des contres-pouvoirs dans une situation d'équilibre plus
ou moins stable permettant le fonctionnement de la société.

Les dirigeants sociaux forment une part importante de ce mécanisme. C'est pourquoi ils
constituent généralement une référence lorsque l'on veut poser des questions de cours aux examens.
Ton professeur a choisi la problématique de la protection des dirigeants. Ceci appelait donc
normalement un plan du genre I - Une protection limitée, II - Une protection importante. Mais j'ai
préféré m'extraire de cette problématique car il est plus important de comprendre l'ensemble des
règles qui concernent les dirigeants sociaux, et surtout, ce sera plus clair.

Du coup, je brosse tout un panel autour des dirigeants sociaux

Il y a un droit commun des dirigeants sociaux et c’est ce que nous allons étudier : on ne
verra pas ici les règles spécifiques à chaque société. Les règles communes tournent autour de trois
thèmes :
- La désignation des dirigeants sociaux.
- Les pouvoirs.
- La responsabilité.

Section I : La désignation des dirigeants sociaux :

Les conditions de fond de désignation sont variables selon les sociétés mais ce sont toujours
les associés qui maîtrisent cette procédure de désignation. Ce qui est commun c’est le fait que la
désignation comme la cessation de fonctions est soumise à publicité légale. Cette question se
subdivise :
- Comment sont publiées ces décisions ?
- Quelle est la portée juridique de cette publication ?

1) Comment sont-elles publiées ?

Chaque fois qu’on modifie en cours de vie sociale une information portée à la connaissance des
tiers il faut refaire la publicité (on rectifie). S’agissant des dirigeants sociaux, leur identité figure
dans l’avis de Constitution publié dans un journal d’annonces légales. Un changement de dirigeants
social implique donc une nouvelle publicité dans un journal d’annonces légales.
Autre formalité de publicité : la publication au RCS, les dirigeants sociaux y sont publiés
car :
- On dépose au greffe l’acte de nomination des 1ers dirigeants donc il faudra
reproduire cette publicité en cas de changement (révocations puis nomination).
- L’identité était mentionnée dans la demande d’immatriculation de la société. Sur
l’extrait K-Bis il y a l’identité donc en cas de changement on refait la publicité,
pour une information correcte des tiers.
- Le greffier publie au BODACC (Bulletin officiel des annonces civiles et
commerciales) des informations dont l’identité des dirigeants sociaux, il devra
donc publier toute modification.

2) Quelle est la portée juridique de cette


publicité ?

La porté juridique est très importante et elle est double :


- En premier lieu cette publicité rend opposable aux tiers la nomination ou la
cessation de fonctions. Article L 210-9 al2 pour les sociétés commerciales « La
société ne peut se prévaloir à l’égard des tiers des nominations et cessations de
fonction des personnes visées ci-dessus, tant qu’elles n’ont pas été publiées ».
C’est très important : on assure la sécurité des tiers, c’est la seule mesure possible
pour cela.

- La publicité a pour effet de purger la nomination publiée de ses vices


éventuels. Article L 210-9 al1 pour les sociétés commerciales « Ni la société, ni
les tiers ne peuvent pour se soustraire à leurs engagements se prévaloir d’une
irrégularité dans la nomination des personnes chargées de gérer d’administrer ou
de diriger la société, lorsque cette nomination a été régulièrement publiée ». Il se
peut qu’un dirigeant social soit nommé irrégulièrement : ex : un PDG nommé par
un conseil d’administration qui est composé de manière irrégulière ; il y a
violation d’une disposition de la loi donc la nomination est nulle. Si des tiers ont
traité avec lui et qu’on leur oppose la nullité, que faire ? C’est tout l’intérêt de
cette disposition, dès la publication tout vice éventuel est couvert, on ne peut plus
les invoquer et on protège ainsi les tiers.

Section II : Les pouvoirs des dirigeants sociaux :

Ils sont déterminés par la loi ce qui permet de distinguer le dirigeant social du mandataire du
Code Civil dont les pouvoirs sont déterminés par le mandant.
Les dirigeants sociaux, eux, sont des organes de la société qui l’incarnent ; cela se manifeste
par la détermination de leurs pouvoirs.

Sur ce point il y a une grande distinction à faire. Il faut distinguer selon que cette question
concerne les rapports internes à la société ou les rapports avec les tiers.

Dans les rapports internes à la société : on parle de révocation éventuelle du responsable.


Dans les rapports avec les tiers : le problème c’est la validité de l’engagement souscrit par le
dirigeants social au nom de la société.

Dans le deuxième contexte ce qui est important c’est la sécurité des tiers qu’il faut assurer
afin qu’ils puissent traiter avec les dirigeants sociaux aisément et de façon sure : il faut aller vite, on
a pas le temps de s’assurer que le dirigeant social a été nommé selon le respect de toutes les
règles…

Paragraphe I : Les pouvoirs des dirigeants sociaux dans les rapports internes
avec la société :

Ce qui est en cause c’est tout au plus la révocation ou la responsabilité des dirigeants
sociaux. On va voir que quelque soit la forme sociale, la loi définit les pouvoirs des dirigeants
sociaux par rapport aux autres organes de la société. Ca veut dire que dans toutes les formes
sociales, les textes énumèrent les décisions réservées aux assemblées, s’il y a un organe
intermédiaire entre le PDG et l’assemblée (le conseil d’administration) la loi définie les pouvoirs
réservés à cet organe intermédiaire ex : toute modification des statuts incombent à l’assemblée
générale, la nomination ou la révocation dépend de l’AG … Il y a une liste des domaines réservés
aux autres organes que les dirigeants sociaux.

Les dirigeants sociaux ont un pouvoir résiduel, ils sont compétents pour tout le reste ex :
article L 221-4 pour la SNC « Dans les rapports entre associés et en l’absence de la détermination
de ses pouvoirs par les statuts, le gérant peut faire tous actes de gestion dans l’intérêt de la société ».
A l’opposé dans la SA art L 225-26 « Le directeur général est investi des pouvoirs les plus étendus
pour agir en toute circonstance au nom de la société ».

Ces règles légales peuvent faire l’objet d’aménagement conventionnels : quels sont-ils ? Il y
en a de deux types :
- Des limitations de pouvoir : l’acte de nomination ou les statuts vont interdire
certains actes sans accord préalable de l’AG ou du CA (ex : souscrire un
engagement supérieur à un certain montant).
- L’objet social défini dans les statuts limite les pouvoirs du dirigeant d’où
l’intérêt de rédiger de façon étroit si on veut contrôler le dirigeant.

Si le dirigeant outrepasse ces limites il est fautif donc on peut le révoquer et s’il y a eu un
préjudice il engage sa responsabilité personnelle vis-à-vis de la société (faute, préjudice, lien de
cause à effet).

Paragraphe II : Les pouvoirs des dirigeants sociaux dans les rapports
avec les tiers :

Ici la question est dominée par l’idée d’assurer la sécurité des tiers qui traitent avec des
dirigeants sociaux (on a déjà vu ça avec la publicité lors de la nomination ou du changement de
dirigeants sociaux). De ce fait il y a deux règles quelque soit le type de société :
- Tout dirigeant social a des pouvoirs définis par la loi pour sa fonction dans sa
société. Les tiers sont censés connaître ces pouvoirs.
- Les tiers n’ont pas à connaître les dispositions internes à telles ou telles société.

1) Les dirigeants sociaux ont des pouvoirs définis par la loi :

Ce sont les règles vus avant : le législateur attribue aux dirigeants sociaux des pouvoirs
résiduels :
tous les pouvoirs non accordés aux autres organes. Cette limitation qui résulte de la loi est
opposable aux tiers. Ex : dans la SA il y a un contrat que la société peut passer mais que le directeur
général ne peut pas accomplir seul, il faut une délibération préalable du Conseil d’Administration ;
c’est le contrat (dangereux) de cautionnement qui consiste pour la société à accepter de payer à la
place d’un débiteur qui pourrait être insolvable.
Il arrive souvent que le dirigeant social donnent son cautionnement sans l’accord du conseil
d’administration, dans ce cas le créancier n’est pas protégé tant pis pour lui il doit connaître la loi.

2) En revanche les dispositions internes à la société sont inopposables aux tiers  :

Dans les rapports internes entre les associés, on a vu qu’il peut y avoir des aménagements
Conventionnels qui sont inopposables aux tiers afin qu’ils n’aient pas à faire des recherches. Il faut
préciser qu’il y a deux sortes de clauses en interne qui ne sont pas traités de la même façon :
- Les clauses limitatives de pouvoir :
 Ex 1 : SNC article L 221-5 du Code de Commerce al3 « Les clauses
statutaires limitant les pouvoirs des gérants qui résultent du présent articles
sont inopposables aux tiers. » ; donc même si le dirigeant social dépasse ses
pouvoirs la société est engagée.
 Ex 2 : Dans les SA article L 225-56 « Les dispositions des statuts ou les
décisions du conseil d’administration limitant les pouvoirs du directeur
général sont inopposables aux tiers ». La règle est la même, c’est une règle
générale de droit des sociétés : si le dirigeant dépasses ses pouvoirs la société
est quand même engagée.

- La limitation de l’objet social (on définit étroitement pour limiter le dirigeant).


Ici il y a une distinction ; il faut distinguer deux mondes à part : d’un côté les
SNC et sociétés civiles et d’autre part les formes modernes comme la SA, la
SARL et les sociétés par actions. Il y a des règles différentes pour chacune car
pour les SARL et les sociétés par actions il y a une règle posée par une directive
Européenne.
 Dans la SNC ou société civile l’objet social est parfaitement opposable aux
tiers donc les tiers peuvent se renseigner ; si le dirigeant social dépasse ses
pouvoirs il n’engage plus la société article L 221-5 du Code de Commerce
« Dans les rapports avec les tiers le gérant engage la société par les actes
entrant dans l’objet social ».
 En revanche dans les SARL ou sociétés par actions article L 223-18 l’alinéa 5
nous intéresse « Dans les rapports avec les tiers le gérant « La société est
engagée même par les actes du gérant qui ne relèvent pas de l’objet social, à
moins qu’elle ne prouve que le tiers savait que l’acte dépassait cet objet ou
qu’il ne pouvait l’ignorer compte tenu des circonstances, ce qui exclue que la
seule publication des statuts suffise à constituer cette preuve. »

Ex : le cautionnement donné par une société au profit d’une personne qui n’a rien avoir avec
la société ; on sort de l’objet social. Est-ce que ça engage la société ? Tout dépend si les
statuts sont opposables aux tiers.

En résumé :
- Les pouvoirs des organes sont toujours opposables.
- Les clauses statutaires ne sont jamais opposables aux tiers.
- L’objet social est parfois opposable selon le type de société.

Section III : La responsabilité des dirigeants sociaux :

On ne va parler que de la responsabilité civile. Cette responsabilité peut être engagée envers
trois types de personnes :
- La société.
- Un associé en particulier.
- A l’égard des tiers.

Paragraphe I : La responsabilité du dirigeant envers la société :

L’hypothèse est facile à cerner. Un dirigeant social par sa mauvaise gestion cause un
préjudice à la société, si cette gestion est fautive on a tous les éléments pour engager la
responsabilité. Comment mettre en œuvre l’action en responsabilité ? C’est un problème car la
société personne morale ne peut agir que par le biais de ses représentants (les dirigeants sociaux)
qui sont ici fautifs. Les dirigeants sociaux ne vont pas agir contre eux-mêmes.

En général c’est le remplaçant (nommé après révocation du précédent) qui agira mais si le
dirigeant social fautif est associé majoritaire on ne pourra pas le renvoyer. La loi pose pour répondre
à ce problème la règle générale suivante : tout associé peut exceptionnellement agir au nom de la
société pour obtenir réparation d’un préjudice au nom de la société ; on parle d’action sociale (il
s’agit de l’exercer « ut singuli »).

Un simple associé exerce isolément l’action au nom du groupe et pour le groupe. Cette règle
on la trouve dans le Code Civil article 1843-5 al1 « Outre l’action en réparation du préjudice subi
personnellement, un ou plusieurs associé peuvent intenter l’action sociale en responsabilité contre
les gérants […] en cas de condamnation les dommages intérêts sont alloués à la société ».

Remarque : il peut y avoir un abus du droit d’exercice de l’action sociale, le dirigeant social
peut alors former une demande reconventionnelle pour action abusive.

Il y a quelques dispositions complémentaires dans l’article 1843-5 al 2 et 3. L’alinéa 2


dispose « Est réputée non écrite toute clause des statuts ayant pour effet de subordonner l’exercice
de l’action sociale à l’avis préalable ou à l’autorisation de l’assemblée ou qui comporterait par
avance renonciation à l’exercice de cette action ». On a voulu éviter que la règle soit atténuée par
une clause statutaire ; une telle clause est condamnée par la loi.

L’alinéa 3 dispose « Aucune décision de l’assemblée des associés ne peut avoir pour effet
d’éteindre une action en responsabilité contre les gérants pour la faute commise dans
l’accomplissement de leur mandat ». Ce qui est ici condamnée c’est la pratique du quitus ; on en
réduit les effets. Le quitus est la décision par laquelle un représenté accepte les comptes qui lui sont
présentés par le gestionnaire. Le représenté approuve la gestion du représentant. En règle générale
le quitus implique renonciation à toute critique ultérieure ; cette disposition est faite pour éviter
cela. On craint deux choses :
- Que l’assemblée donne son quitus trop facilement.
- La situation où le dirigeant est majoritaire donc le quitus lui serait toujours
donné ; il faut empêcher que le minoritaire ne puisse pas critiquer. Ce sont des
dispositions très importantes pour la protection des minoritaires.

Paragraphe II : L’engagement de la responsabilité des dirigeants sociaux envers un


associé :

Là aussi le point de départ est simple. Si un associé subit un préjudice du fait du gérant il va
de soi que ce dernier engage sa responsabilité « outre la réparation d’un préjudice subit
personnellement » c’est tout ce que dit la loi.
Le problème qui se pose concerne l’identification de ce préjudice individuel ; il y a une
situation fréquente celle d’un préjudice social qui se répercute sur les associés ; c’est toujours le
cas : en effet s’il y a un préjudice social, la société a subi une perte financière donc la valeur des
parts sociales va diminuer et les associés s’appauvrissent et subissent à leur tour un préjudice.

Il y a un préjudice mais il est indirect donc les associés ne peuvent pas agir au nom d’un
dommage personnel ; seule la société peut agir car c’est elle qui subit directement. Ici on a un
préjudice direct et un indirect du fait d’une même cause initiale. Les associés n’ont pas à agir ; ils ne
peuvent qu’exercer l’action sociale.

Pour qu’on puisse dire qu’il y a préjudice individuel il faut un préjudice distinct de tout
préjudice subit par la société elle-même. Ex : un dirigeant refuse de verser un dividende à un
associé alors qu’il le fait pour tous les autres et ce au motif que l’associé à des dettes envers la
société donc on compense. Le dirigeant social s’est trompé, il n’y avait pas de dettes donc pas à
appliquer la compensation ; problème la société a déposé le bilan donc l’associé ne pourra jamais
toucher les dividendes auxquels il avait droit. Ici on a préjudice personnel. L’action appartient ici à
l’associé lui seul et il touchera lui-même les éventuels dommages intérêts.

Paragraphe III : Responsabilité du dirigeant social envers les tiers :

Une faute commise par un dirigeant social peut causer un préjudice à des tiers en relation
avec la société ; doit-on déduire que le dirigeant social est personnellement responsable ? Il y a une
exception de principe : le dirigeant social représente la société donc s’il commet une faute dans ce
rôle (ex : concurrence déloyale) il engage la responsabilité de la société et non pas la sienne propre.

Ce principe comporte des exceptions :


- La 1ère est théorique elle est souvent évoquée mais rarement retenue ; c’est
l’hypothèse où le dirigeant social commettrait une faute détachable des
fonctions mais en rapport ; dans ce cas la théorie est retenue par la Cour de
Cassation : le dirigeant engage sa responsabilité. En droit administratif il y a cette
distinction. En droit civil on a aussi vu cette responsabilité, lorsqu’on a parlé de
la responsabilité du commettant du fait de ses préposés. Si le préposé commet
une faute en dehors de ses fonctions. Entre les deux il y a la théorie de l’abus de
fonction, situation dans laquelle le salarié commet une faute qui a un lien mais il
engage sa responsabilité personnelle et non celle de l’employeur. On retrouve
cette distinction ici : il y a place pour la faute détachable des fonctions. En
pratique on ne rencontre jamais cette faute, il y a une situation où elle est souvent
invoquée : c’est le cas de l’existence d’une règle qui veut que le cautionnement
ne peut être donné qu’avec l’accord du Conseil d’Administration (ex : SA). Si le
directeur général agit seul il n’engage pas la société donc un créancier est victime
d’un préjudice. Le dirigeant a commis une faute, le créancier subit un préjudice,
la société n’est pas tenue ; la faute est détachable des fonctions peut-on engager
la responsabilité du dirigeant social ? Non dit la Cour de Cassation il n’y a pas de
faute détachable dans ce cas : le PDG dépasse ses pouvoirs mais il n’est pas en
dehors de ses fonctions car il agit dans l’intérêt de la société en se présentant
comme représentant de la société. Si ce n’est pas détaché des fonctions c’est
donc que la société est liée ? Non on ne peut pas le faire, c’est une situation
bizarre et inconfortable et pourtant c’est fréquent.

- La 2ème exception c’est l’hypothèse où le dirigeant a commis une faute pénale ;


ex : escroquerie, dans ce cas il est pénalement et civilement répréhensible à titre
personnel. Est-ce compatible avec la solution précédente ? Oui.

- 3ème exception : hypothèse où la société est dans une situation particulière ; la


société est en redressement ou liquidation judiciaire ; la société est insolvable on
a intérêt à faire payer le dirigeant. Dans ce contexte il y a souvent une faute
(mauvaise gestion) et un préjudice (le fait pour les créanciers d’être impayé).
Problème : il n’y a pas de faute détachable des fonctions mais il y a des textes
particuliers et l’action en comblement de passif ; c’est une action en
responsabilité civile spécialement réglementée dans le Code de Commerce dans
la partie des procédures collectives. Cette action est ouverte au créancier si le
dirigeant a commis une faute de gestion.

- 4ème exception : le dirigeant peut engager sa responsabilité vis-à-vis d’un


créancier particulier : le Trésor Public vu le texte L 267 du LPF ; le Trésor
Public a une action personnelle contre le dirigeant social qui a rendu impossible
le recouvrement des impôts de la société par des manœuvres frauduleuses ou des
inobservations graves et répétées de ses obligations fiscales. C’est une action en
responsabilité qui vise une faute particulière ayant engendré un préjudice
particulier.