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214 ● MALADIES VIRALES

I Dinev - Ceva Santé animale


DJ Jackwood
Section II

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Fig.32.1: Le virus de la maladie de Gumboro (IBDV) Fig.32.2: Forme aiguë de la maladie de Fig.32.3: MG. Les plumes autour
est l’agent étiologique de la bursite infectieuse. Ce Gumboro. Apathie, prostration, anorexie, du cloaque sont souillées par les
virus possède un génome double brin d’ARN et deux plumes ébouriffées et refus de déplace- fientes riches en urates.
protéines de structures majeures PV2 et PV3. ment.

DJ Jackwood

DJ Jackwood
Témoins Infectés (4 jours PI) Témoins Infectés (4 jours PI)
Fig.32.4 & 32.5: MG. Bourses de Fabricius (BF) de poussins infectés avec une souche variante d’IBDV, quatre jours après
l'épreuve (PI: post-inoculation) comparées avec les bourses de Fabricius de poussins témoins non infectés.

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Sanders
Sanders
LDA 22

Fig.32.6, 32.7, 32.8 & 32.9: MG. Au début de l’infection la BF est hypertrophiée, œdématiée et recouverte d’un transsudat gélatineux.
Différents stades lésionnels seront observés, de l’inflammation séro-hémorragique à de graves hémorragies de la BF.
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D Venne

Fig.32.10, 32.11 & 32.12: MG. L’ouverture de la BF confirme la présence d’un œdème (Fig.32.10). Dans certains cas, la bourse
est remplie d’un exsudat fibrineux coagulé formant un moule dans les replis de la muqueuse (Fig.32.11 & Fig.32.12).

Manuel de pathologie aviaire


DJ Jackwood M A L A D I E D E G U M B O R O ● 215

Maladies virales
32. MALADIE DE GUMBORO
INTRODUCTION gène. Ce groupe a été désigné « très virulent » soit very
virulent (vvIBDV) car il peut provoquer un taux de mor-
Le virus de la maladie de Gumboro (MG) ou bursite talité très élevé dans les élevages de poussins sensibles.
infectieuse (Infectious bursal disease virus ou IBDV)
provoque une maladie immunosuppressive chez les Des études utilisant des anticorps monoclonaux et l'ana-
jeunes poulets. Le virus se réplique dans la bourse de lyse de la séquence moléculaire ont démontré qu'il

Chapitre 32
Fabricius (BF) et détruit les lymphocytes de type B. Il existe différents types antigéniquement distincts parmi
provoque aussi une diminution significative des fonc- les souches d'IBDV classiques. De même, les virus du
tions des lymphocytes de type T. De nombreuses études groupe des IBVD variants ne sont pas identiques dans
ont démontré que l'immunosuppression induite par leurs séquences ou leur composition antigénique. Les
l’IBDV exacerbe ou est la cause sous-jacente d'autres études épidémiologiques indiquent qu’il y a une diver-
maladies chez les volailles. sité moléculaire d’une importance considérable parmi
les souches d’IBDV. Cette diversité moléculaire sug-
La MG est connue depuis 1957 chez les poulets. Les gère que ces virus peuvent être également antigénique-
jeunes oiseaux qui survivent à la maladie sont des ment différents, mais cela n'a pas été démontré de façon
immunodéprimés permanents. Par conséquent les concluante. Il apparaît que, si cette diversité moléculaire
oiseaux infectés par le virus de la MG sont plus suscep- et la diversité antigénique qui en résulte sont faibles, le
tibles aux autres maladies et ne répondent pas efficace- système immunitaire du poulet peut montrer une
ment aux vaccinations qui sont essentielles dans les pro- réponse immunitaire avec des réactions croisées vis-à-
grammes actuels de la conduite des élevages aviaires vis des différentes souches d'IBDV. Ceci a conduit à la
intensifs.
classification générale des groupes antigéniques clas-
La BF est le principal organe cible de l'IBDV. Le virus siques et variants. On a pensé que les souches vvIBDV
se réplique dans les lymphocytes immatures dérivés de pouvaient s'intégrer dans le groupe des virus classiques,
cette bourse (lymphocytes B) chez le poulet. La réponse mais des études récentes ont montré que ces derniers
immunitaire humorale (anticorps) des poulets sensibles pouvaient aussi correspondre à un autre groupe antigé-
infectés à un jeune âge par l'IBDV est significativement nique.
compromise. La réponse immunitaire cellulaire est éga-
lement compromise lors d'une infection par l'IBDV. SYMPTÔMES & LÉSIONS

La MG est surtout bien connue chez les poulets alors Plusieurs types d’IBVD pathogènes ont été décrits.
que d’autres espèces aviaires peuvent être infectées. La Historiquement, le virus provoque une maladie
maladie peut présenter différentes formes cliniques caractérisée cliniquement par une forte morbidité et
chez les poulets, variant de la forme subclinique avec une faible mortalité. Les oiseaux apparaissent apa-
une immunodépression où les symptômes sont discrets thiques et peuvent présenter des plumes ébouriffées
ou absents à la forme très virulente caractérisée par une et une diarrhée modérée. Les lésions macroscopiques
mortalité et une morbidité importantes. comprennent une bourse hypertrophiée et œdéma-
teuse (souvent de couleur jaunâtre) ainsi que de
ÉTIOLOGIE petites hémorragies dans les muscles. Les lésions his-
tologiques de la bourse sont caractérisées par une
Le virus IBDV responsable de la MG est un sévère déplétion lymphocytaire accompagnée d’une
Avibirnavirus dont on connaît les deux sérotypes 1 et 2. réaction inflammatoire. Certains oiseaux peuvent
Cependant seul le sérotype 1 provoque la maladie chez présenter une atrophie de la bourse, lésion habituelle-
les poussins. De nombreux sous-types antigéniques ont ment observée 8 jours après l'infection.
été identifiés au sein du sérotype 1 et sont généralement
désignés sous les termes classiques ou variants. Les Les infections dues au IBDV peuvent aussi évoluer
virus de type classique ont été isolés et caractérisés sous une forme subclinique qui ne sera pas détectée
avant l’année1980. Depuis cette date, les souches en dehors d’une immunodépression. Les lésions de
d’IBDV qui ont été découvertes avec des antigènes dif- ces cas subcliniques sont limitées à une légère atro-
férents de ceux des virus classiques ont été caractérisées phie de la bourse. A l’examen histologique, la bourse
et désignées comme des variants antigéniques. Les est dépourvue de lymphocytes.
études actuelles indiquent qu’une dérive antigénique
parmi les IBDV variants a permis une grande diversifi- Les symptômes observés avec les virus IBDV de type
cation de cette population virale. Un autre groupe de très virulent (vvIBDV) sont caractérisés par une forte
virus a été identifié en fonction de son pouvoir patho- morbidité et une forte mortalité. Dans certains cas,

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216 ● MALADIES VIRALES

J Brugère-Picoux
Section II

D Venne

Sanders
Fig.32.13 & 32.14: MG. Hémorragies de la BF (Fig.32.13). Dans Fig.32.15: MG. Les oiseaux morts sont déshydratés, souvent avec
d’autres cas, la bourse est remplie d’un caillot sanguin (Fig.32.14). des hémorragies dans les muscles pectoraux, abdominaux ou de la
Dans ce cas, l'oiseau peut excréter du sang dans les fientes. cuisse.

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J Brugère-Picoux
HL Shivaprasad

Fig.32.16, 32.17 & 32.18: MG. Des hémorragies (pétéchies et ecchymoses) seront observées dans la bourse (Fig.32.16), les muscles
pectoraux et de la cuisse (Fig.32.17), et parfois à la jonction du proventricule et du gésier ou dans l'intestin, particulièrement dans le duo-
denum de la Fig.32.18 (Noter aussi la néphrite). Les hémorragies ne sont pas des lésions constantes.

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Fig.32.19: MG. Chez certains oiseaux les reins apparaissent hypertrophiés avec des dépôts d’urates et des débris cellulaires qui peuvent
résulter d'une déshydratation et/ou d’une obstruction des uretères par la bourse de Fabricius hypertrophiée (reins normaux à droite).

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une mortalité supérieure à 50% du troupeau a été vaccinales des souches virales sauvages et identifier les
observée. Les lésions macroscopiques sont une souches vvIBDV. Du fait de l’utilité de ces tests molé-
hypertrophie de la bourse (souvent hémorragique) et culaires, leurs résultats peuvent varier en fonction de la
des hémorragies dans les muscles et les organes. zone du génome viral examinée. Ainsi, il est recom-
mandé d’être prudent dans le choix et l’interprétation
DIAGNOSTIC des résultats obtenus avec ces tests de diagnostic molé-
culaire.
La détection de l'IBDV chez les poulets ou dans l’envi-
ronnement est très importante en raison de la diversité La méthode ELISA peut être utilisée pour détecter les
antigénique des souches sauvages qui peuvent contra- anticorps spécifiques IBDV. De nombreux tests sont
rier les résultats des vaccinations. L’identification de

Chapitre 32
disponibles dans le commerce et sont utilisés pour
nouveaux sous-types antigéniques du virus peut être connaître le statut immunitaire d’un troupeau. Ces tests
réalisée avec des oiseaux sentinelles immunisés vis-à- permettent de suivre le déclin des anticorps vitellins
vis d’antigènes connus pour certains types de ce virus. pendant les premières semaines de vie ou de confirmer
Les virus se répliquant chez ces oiseaux sentinelles doi- l’apparition de la maladie. La méthode ELISA peut per-
vent être ensuite identifiés. Les méthodes d’identifica- mettre aussi de surveiller l’efficacité d’un programme
tion de l'IBDV comprennent traditionnellement le test de vaccination. En raison de la diversité antigénique des
d’immuno-précipitation en milieu gélosé et l’isolement souches d’IBDV, la performance des kits de diagnostic
du virus sur œuf embryonné ou sur culture cellulaire. du commerce peut varier d’une région à l’autre. Pour
Bien que ces méthodes soient toujours largement utili- cette raison, de nouveaux composants antigéniques ont
sées, la technique d’immuno-précipitation en milieu été incorporés dans certaines trousses ELISA. La per-
gélosé est peu sensible et l’isolement du virus coûteux formance de ces trousses de diagnostic pouvant aussi
et prenant trop de temps. En outre, quelques types de varier en fonction du type antigénique de l'IBDV pré-
virus sauvages ont été très difficiles à isoler et à cultiver sent dans l’environnement, il importe de choisir une
sur cellules. L’isolement des virus sur œufs embryonnés trousse ELISA qui reflète bien le statut immunitaire du
permet une plus grande probabilité de succès. troupeau.
Les techniques utilisant les anticorps monoclonaux per- TRAITEMENT & PROPHYLAXIE
mettent d’identifier l'IBDV en apportant l’information
de leur composition antigénique. La technique AC- L’infection par l’IBVD est très fréquente dans toutes les
ELISA (Antigen-capture-enzyme linked immunosorbent zones de production de poulets dans le monde. La
assay) est bon marché et très précise. Les anticorps grande résistance du virus dans l’environnement favo-
monoclonaux sont utilisés dans cette technique pour rise sa persistance et ainsi la réinfection permanente des
déterminer les similitudes entre les souches de type sau- troupeaux de poussins. Les anticorps produits à la suite
vage et les types antigéniques connus du virus. Les d’une vaccination ou d’une infection naturelle permet-
virus qui réagissent avec la même série des anticorps tent de protéger ensuite les oiseaux de la maladie. Par
monoclonaux sont considérés comme antigéniquement conséquent, le contrôle de cette maladie immunodé-
apparentés et présenteront une protection croisée lors pressive est obtenu par la vaccination avec des virus
d’un essai de vaccination contrôlé par une épreuve. vivants atténués et/ou inactivés. Du fait que l’effet
immunodépressif de l’infection par l’IBDV est plus pro-
Le diagnostic moléculaire de l'IBDV présente plus noncé chez les oiseaux infectés à leur jeune âge, on uti-
d’avantages car il est plus sensible que tout autre test de lise l'immunisation passive avec les anticorps transmis
diagnostic pour ce virus. La technique de transcriptase par le vitellus permettant de protéger les jeunes poussins
inverse d’une réaction en chaîne de la polymérase ou pendant les premières semaines de vie.
RT-PCR (Reverse transcriptase-polymerase chain reac-
tion) est utilisée pour la mise en évidence du génome de Le programme de prophylaxie médicale des poulets
l'IBVD. De nombreux tests utilisant la technique du RT- varie de l’absence de vaccination à une ou plusieurs
PCR sont utilisés pour différencier les virus IBDV. L’un vaccinations pendant la vie de l’oiseau. Le taux des anti-
de ces tests est le PTFR (polymorphisme de taille des corps vitellins diminue sensiblement à la fin de la
fragments de restriction) ou RFLP (Restriction-frag- deuxième semaine de vie. A ce moment-là les poulets
ment-length polymorphism). deviennent sensibles aux souches virales sauvages si un
programme de vaccination n’est pas instauré. Les rai-
Les analyses moléculaires de l'IBDV fournissent des sons d’une absence de vaccination sont liées au fait que
informations diagnostiques et épidémiologiques très le taux des anticorps vitellins serait suffisant pour proté-
utiles. Ces tests ont été utilisés pour détecter tous les ger les très jeunes poussins et que, lorsque ce taux dimi-
types antigéniques et pathogéniques des IBDV. Ils peu- nue, les souches virales sauvages permettent le dévelop-
vent être utilisés pour différencier les virus en groupes pement d’une immunité active chez les oiseaux.
moléculaires, pour détecter différentes souches virales L’instauration d’une vaccination est justifiée quand cet
au sein d’un même prélèvement, distinguer les souches équilibre est menacé par la présence d’une grande quan-

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218 ● MALADIES VIRALES

S Rautenschlein - Univ.Vet. Med. Hannover

S Rautenschlein - Univ.Vet. Med. Hannover


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Fig.32.20 & 32.21: Histologie de BF de poulets non infectés à différents gros- Fig.32.22: MG. Histologie de la bourse d'un poulet
sissements. Les lésions histologiques de la BF varient avec le moment de la infecté. Follicule infecté présentant une infiltration par
mort: très peu de lésions de la BF chez les oiseaux morts après une évolution des hétérophiles. Comparer avec les follicules nor-
aiguë ou grave déplétion lymphocytaire avec une inflammation importante maux de la Fig.32.21 au même grossissement.
chez les oiseaux convalescents ou dont la maladie a évolué plus longtemps.

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Fig.32.23: MG. La nécrose importante des cel- Fig.32.24 & 32.25: MG. Destruction massive des cellules lymphoïdes dans les fol-
lules lymphoïdes dans les follicules de la BF licules de la BF (Fig.32.24). Cette destruction massive des cellules lymphoïdes des
ainsi qu’un œdème et des hétérophiles dans follicules de la bourse de Fabricius conduit à la formation de kystes à l’intérieur des
l’espace interfolliculaire sont des lésions carac- follicules (Fig.32.25). Cette formation de kystes est aussi observée lors de la
téristiques dans la forme classique de la MG. régression naturelle de la BF liée à l’âge.
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Fig.32.26: MG. La variation de la taille des follicules de la BF et les Fig.32.27: MG. Régénération de la BF après l’infection avec
replis irréguliers de l’épithélium sont caractéristiques de l’atrophie. la repopulation des follicules par des lymphocytes.
Ces modifications sont aussi identiques lors de la régression natu-
relle de la BF liée à l’âge.

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tité de virus pathogène dans l’environnement ou de l’induction des anticorps vitellins) doit être basée sur
souches virales différentes antigéniquement des les sous-types d’IBDV présents dans l’environnement
souches vaccinales utilisées chez les reproductrices. des oiseaux. Ceci est difficile à mettre en œuvre car la
diversité antigénique de ce virus à double brin d’ARN
La virulence des vaccins vivants atténués IBDV est apparaît très étendue. Les programmes de vaccination
variable. Les vaccins modérés ne provoquent pas de échouent souvent lorsque la composition antigénique
lésions appréciables de la BF mais leur pouvoir immu- des souches sauvages d’IBDV circulant dans l’environ-
nogène est faible par comparaison avec les vaccins nement est différente de celle des vaccins utilisés. Ainsi
intermédiaires et chauds. Ces vaccins intermédiaires et l’identification du sérotype des virus sauvages est extrê-
chauds présentent un degré de virulence supérieur et, mement importante pour le succès d’un programme de

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bien qu’ils aient un bon pouvoir immunogène, ils peu- vaccination dans la lutte contre la MG.
vent provoquer des lésions de la BF et une immunosu-
pression. Les vaccins chauds ont été utilisés au début RÉFÉRENCES
pour le contrôle des infections dues aux souches très
virulentes (vvIBDV) et les vaccins intermédiaires sem- Boot HJ et al. Rescue of very virulent and mosaic
blent plus profitables que les vaccins modérément viru- infectious bursal disease virus from cloned cDNA:
lents quand les anticorps vitellins sont présents. VP2 is not the sole determinant of the very virulent
type. J Virol, 2000,74:6701-6711.
Quel que soit le type de vaccin utilisé, la sélection du Cosgrove AS. An apparently new disease of chickens
sous-type antigénique approprié pour la vaccination avian nephrosis. Avian Dis, 1962,6:385 389.
du troupeau de poussins ou de reproductrices (pour Jackwood DJ et al. Studies on naturally occurring
infectious bursal disease viruses suggest that a single
amino acid substitution at position 253 in VP2
increases pathogenicity. Virol., 2008, 377:110-115
Jackwood DJ & Sommer SE. Genetic heterogeneity
in the VP2 gene of infectious bursal disease viruses
detected in commercially reared chickens. Avian Dis,
1998,42:321-339.
Le Nouen C et al. Very virulent infectious bursal
disease virus: reduced pathogenicity in a rare natural
segment-B-reassorted isolate. J Gen Virol,
2006,87:209-216.
Letzel T et al. Molecular and structural bases for the
antigenicity of VP2 of infectious bursal disease virus.
DJ Jackwood

J. Virol, 2007,81:12823-12835.
van Loon A et al. Alteration of amino acids in VP2 of
Fig.32.28: Le test RT/PCR-RFLP a été utilisé pour distinguer 6 very virulent infectious bursal disease virus results in
groupes moléculaires de souches vaccinales d’IBDV désignés tissue culture adaptation and attenuation in chickens.
de 1 à 6. Chaque groupe est reconnu par le profil de ces J Gen Virol, 2002,83:121-129.
bandes moléculaires après digestion par les enzymes BstNI
(B) et MboI (M). La taille du marqueur moléculaire (L) est indi-
quée pour la comparaison.
DJ Jackwood
DJ Jackwood

DJ Jackwood

DJ Jackwood

Fig.32.29: La méthode ELISA peut être utili- Fig.32.30 & 32.31: L’inoculation des œufs embryonnés Fig.32.32: Les tests de diagnostic
sée avec des anticorps monoclonaux pour est utilisée pour l’isolement et la multiplication des de l'IBDV utilisant la méthode RT-
identifier les antigènes des souches d’IBDV. souches d’IBDV du terrain. Les embryons de poulets à 9 PCR produisent des bandes
Cependant, cette technique est limitée par le jours d’incubation sont inoculés par la voie chorioallan-
fait que la dérive antigénique empêche la fixa- visualisées sur gel d’agar après
tion des anticorps monoclonaux dans une toïdienne avec une souche d’IBDV variant. Les lésions électrophorèse.
série. De nouveaux anticorps monoclonaux de l’embryon sont observées 7 jours après l’inoculation.
sont nécessaires pour ces souches virales.

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