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144 ● MALADIES VIRALES

Prototype de la souche virale Hôtes naturels habituels Symptômes

PMVA-1 (Newcastle disease virus) Nombreux


Très variables, de la maladie très sévère à
l’infection inapparente, en fonction de la
souche et de l’hôte infecté
PMVA-2/chicken/California/Yucaipa/56 Dinde, poule, passereaux Affection respiratoire modérée et troubles
de la production des œufs; une aggrava-
tion peut se produire
1.PMVA-3*/turkey/Wisconsin/68 Dinde Affection respiratoire modérée mais trou-
Section II

bles sévères de la production des œufs, la


maladie pouvant s’aggraver
2.PMVA-3*/parakeet/Netherlands/449/75 Psittacidés, passereaux Aucun connu
PMVA-4/duck/HongKong/D3/75 Canard, oie Aucun connu
PMVA-5/budgerigar/Japan/Kunitachi/74 Perruches et oiseaux apparentés Pas de maladie rapportée chez les volailles
PMVA-6/duck/HongKong/199/77 Canard, oie, dinde Affection respiratoire modérée et légère
augmentation de la mortalité chez la dinde;
pas de symptômes chez le canard et l’oie
PMVA-7/dove/Tennessee/4/75 Pigeon, colombes Affection respiratoire modérée chez la
dinde, infection signalée chez l’autruche
PMVA-8/goose/Delaware/1053/76 Canard, oie Pas de maladie rapportée chez les volailles
PMVA-9/domestic duck/New York/22/78 Canard Aucun connu
Tabl.19.1: Les paramyxovirus aviaires (PMVA ou PMA) (d’après Alexander & Jones, 2008).
*Des tests sérologiques permettent de distinguer ces souches isolées chez la dinde et les psittacidés.

J Brugère-Picoux
G Meulemans

Fig.19.1: Virus de la maladie de Newcastle: Fig.19.2: La maladie de Newcastle est une zoonose mineure se tra-
microscopie électronique, coloration négative. duisant le plus souvent par une conjonctivite.
HL Shivaprasad

HL Shivaprasad
HL Shivaprasad

Fig.19.3, 19.4. & 19.5: Les troubles respiratoires peuvent être graves comme c’est le cas avec les souches virales vélogènes. Remarquer
la dyspnée de l’oiseau de la Fig.19.4.

Manuel de pathologie aviaire


G Meulemans, F Rauw & Th van den Berg M A L A D I E D E N E W C A S T L E ● 145

Maladies virales
19. MALADIE DE NEWCASTLE ET
AUTRES PARAMYXOVIRUS AVIAIRES
INTRODUCTION ÉTIOLOGIE & ÉPIDÉMIOLOGIE

La maladie de Newcastle (MN) ou pseudopeste Le NDV est un virus enveloppé qui fait partie du
aviaire est une maladie virale affectant les oiseaux

Chapitre 19
genre des Avulavirus appartenant à la famille des
sauvages et domestiques. Elle est caractérisée par Paramyxoviridae. Cette famille de virus se carac-
une grande variabilité de morbidité, mortalité, térise par un ARN monocaténaire non segmenté de
signes cliniques et lésions. La pseudopeste aviaire polarité négative et une capside de symétrie héli-
atteint principalement les poulets et les dindes coïdale entourée d'une enveloppe dérivée de la
mais la plupart des volailles ainsi que de nombreux membrane plasmique de la cellule infectée. Cette
oiseaux sauvages et domestiques y sont sensibles. enveloppe est hérissée de spicules de deux glyco-
Depuis son isolement initial en 1926, le virus de la protéines différentes: l'hémagglutinine-neuramini-
maladie de Newcastle (Newcastle disease virus ou dase (HN) responsable de l'attachement du virus
NDV) a été isolé de volailles et d'oiseaux sauvages sur les récepteurs cellulaires et la glycoprotéine F
dans la plupart des pays du monde. De plus, de qui induit la fusion de l'enveloppe virale avec la
nombreux isolements ont été réalisés d'une très membrane cellulaire et permet la pénétration de la
grande variété d'oiseaux regroupant 117 espèces nucléocapside et de l'ARN viral dans la cellule.
appartenant à 17 des 24 Ordres de la Classe Aves. Tous les paramyxovirus aviaires hémagglutinent
Bien que le virus ait été isolé d'un grand nombre les globules rouges de volailles et la plupart se
d'espèces avicoles différentes il n'y a, à l'heure multiplient facilement dans la cavité allantoïde ou
actuelle, aucune preuve de l'existence de réservoirs amniotique d'œufs embryonnés. Neuf sérotypes
naturels. Les canards, tant domestiques que sau- différents de paramyxovirus aviaires, désignés
vages, peuvent être porteurs de virus mais les PMV-1 à PMV-9, peuvent être distingués sur la
souches isolées de cette espèce sont généralement base de tests d'inhibition de l'hémagglutination.
peu pathogènes pour les poulets. D'après les don-
nées épidémiques recueillies chez les oiseaux exo- La nomenclature utilisée pour les désigner est sem-
tiques placés en quarantaine, il semble que des blable à celle des virus Influenza (ex: PMV-
souches très pathogènes soient endémiques chez 2/chicken/California/Yucaipa/56). Les différentes
les psittacidés d'Amérique du Sud. souches de virus de la MN appartiennent toutes au
sérotype PMV-1 mais des variations antigéniques
L’impact économique de la MN est énorme et ne peuvent être mises en évidence au sein de leur
doit pas uniquement être mesuré en termes de groupe, principalement à l'aide d'anticorps mono-
pertes commerciales directes (mortalités). Dans les clonaux. De même, de grandes diversités géné-
pays développés indemnes de la maladie, les tiques sont associées à l’origine spatio-temporelle
mesures de contrôle, telles que la vaccination, et les ainsi qu’à l’espèce hôte des différentes souches.
tests répétés afin de maintenir leur statut indemne Ainsi, le séquençage du gène de la protéine de
représentent une perte énorme pour l’industrie avi- fusion F a permis d’identifier au moins six lignées
cole. Dans les pays en voie de développement où distinctes de NDV (lignées 1 → 6) tandis que
les œufs et la viande de volaille constituent la prin- l’analyse génétique complète du génome a révélé
cipale source alimentaire de protéines, le NDV, de l’existence de deux divisions majeures, à savoir les
par sa circulation endémique, représente un frein au Classes I et II, la deuxième classe pouvant être
développement de la production avicole. subdivisée en huit génotypes (génotype I → VIII).
Ces variations génétiques pourraient avoir un
En termes de santé publique, parallèlement à sa impact sur l’antigénicité et donc sur l’efficacité des
contribution à la malnutrition, la MN est considérée campagnes de vaccination.
comme une anthropozoonose mineure. La transmis-
sion à l’homme est anecdotique et se traduit par une La transmission du NDV entre les volailles a lieu
infection oculaire, telle qu’une conjonctivite, un par la voie fécale-orale. Suite à la réplication du
œdème des paupières et un larmoiement. Des maux NDV dans leur tractus respiratoire et/ou digestif,
de tête et de la fièvre sont parfois observés, accom- les volailles infectées excrètent le virus par la
pagnés ou non de conjonctivite. voie aérogène et/ou fécale. Des gouttelettes et

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Section II

AAAP
AAAP

AAAP
Fig.19.6 & 19.7: Maladie de Newcastle. Conjonctivite et œdème facial avec exsudat ocu- Fig.19.8: Signes de cyanose surtout visibles
laire. au niveau de la crête.

HL Shivaprasad

HL Shivaprasad
AAAP

Fig.19.9 & 19.10: Œdème facial lié au gonflement périoculaire. Fig.19.11: Diarrhée, fientes collantes
sur et autour du cloaque.

I Dinev - Ceva Santé animale


MT Casaubonv Huguenin
J Brugère-Picoux
A Dahmani

Fig.19.12, 19.13, 19.14 & 19.15: Aspects cliniques de l’encéphalite rencontrée dans la maladie de Newcastle. Les troubles nerveux
se traduisent par un torticolis.
I Dinev - Ceva Santé animale
D Marlier & H Vindevogel
MT Casaubonv Huguenin

Fig.19.16, 19.17 & 19.18: Maladie de Newcastle (Pigeon, Poule). Paralysies. Noter les doigts crispés de la Fig.19.16.

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des aérosols contaminés peuvent ensuite être - Les souches vélogènes viscérotropes causent une
inhalés par les volailles saines et affecter leurs mortalité élevée (jusqu'à 100%) associée à des
muqueuses tandis que les matières fécales ris- lésions intestinales caractéristiques.
quent de contaminer la nourriture et l’eau de - Les souches vélogènes neurotropes provoquent
boisson et être ainsi ingérées par les autres également une très haute mortalité (jusqu'à 100%)
oiseaux du poulailler. La dispersion du virus peut associée à des troubles respiratoires et nerveux.
également se faire d’un élevage à l’autre via le - Les souches mésogènes sont responsables de
transport de matériel contaminé (sol, litière, troubles respiratoires et nerveux associés à un fai-
équipement). En effet, bien qu’il s’agisse d’un ble taux de mortalité chez les adultes et une morta-
virus enveloppé, le NDV est relativement stable à lité élevée chez les jeunes (jusqu'à 50%).

Chapitre 19
l’extérieur de l’hôte et peut survivre plusieurs - Les souches lentogènes provoquent uniquement
jours, voire des mois, en présence de matières des troubles respiratoires sans mortalité ni chez les
organiques, selon la température et l’humidité jeunes ni chez les adultes.
environnante. Ce mode de transmission explique - Les souches lentogènes asymptomatiques ne cau-
pourquoi un épisode de MN peut rapidement évo- sent aucun signe clinique. Ces virus sont uniquement
luer en épidémie. mis en évidence par isolement à partir des matières
fécales et sont souvent isolés de canards sauvages.
La MN est endémique à travers la majorité de
l’Afrique, du Moyen-Orient, de l’Asie, de Cette classification en pathotypes n'est pas tou-
l’Amérique Centrale et de la partie nord de jours clairement établie, des variations considéra-
l’Amérique du Sud. Dans les zones plus dévelop- bles des signes cliniques pouvant être observées
pées, telles que l’Europe de l’Ouest et les USA, des pour des représentants de chaque groupe. De plus,
épidémies sporadiques sont encore observées, mal- des virus responsables de certaines épizooties ne
gré la large utilisation de vaccins. Les études épi- peuvent être classés clairement dans aucun des
démiologiques ont indiqué que plusieurs épidé- pathotypes. Par exemple, le virus responsable de
mies de MN ont eu lieu depuis les premiers cas l'épidémie de pseudopeste chez les pigeons
décrits de la maladie. Premièrement, les génotypes d'Europe depuis 1981 provoque des signes nerveux
II, III et IV ont été endémiques en Amérique du sans signes respiratoires et est excrété à haut titre
Nord, en Asie et en Europe, respectivement, durant dans les fientes des poulets contaminés.
les années 1930 et 1940. Les souches NDV de
génotype VI ont ensuite émergé en épidémies au Outre les différences de pathogénicité entre souches
Moyen-Orient et en Asie durant les années 1960 virales, des variations dans la réceptivité sont égale-
tandis que celles du génotype V se sont manifes- ment responsables de tableaux cliniques très varia-
tées en Amérique du Nord et en Europe au début bles. Par exemple, les canards et les oies résistent à
des années 1970. La quatrième épidémie a eu lieu l'infection par les virus les plus pathogènes pour les
durant les années 1990 au Moyen-Orient suite à la poulets. D'autre part, l'adaptation du virus de la MN
prévalence du génotype VII. Le génotype VIII a à un hôte particulier peut affecter sa pathogénicité
été endémique en Afrique du Sud durant la décen- pour un autre. Ainsi, les virus PMV-1 isolés de
nie précédente. Les souches NDV circulant actuel- pigeons ne sont pathogènes chez la poule qu'après
lement à travers le monde sont essentiellement plusieurs passages en série dans cette espèce. Les
viscérotropes. psittacidés sont également fréquemment infectés par
le NDV. Leur réceptivité à la maladie est très varia-
SYMPTÔMES & LÉSIONS ble. Lors d'infection expérimentale avec une souche
pathogène de PMV-1, les taux de mortalité observés
Les signes cliniques dépendent de la pathogénie. varient selon les espèces: 55% chez les conures, 29%
Celle-ci résulte d'une interaction complexe entre chez les perroquets, 25% chez les canaris, 22% chez
de nombreux facteurs déterminés, d'une part, par les perruches et 21% chez les mainates. Les per-
les caractéristiques biologiques, biochimiques et ruches, conures et mainates survivant à l'infection
génétiques de la souche virale infectante, et, d'au- peuvent excréter, de façon intermittente, du virus
tre part, par la sensibilité de l'hôte. La maladie pendant plusieurs semaines alors que les perroquets
résulte de la multiplication à titre élevé du virus, de en éliminent jusqu'à un an après l'infection tout en
sa dissémination dans l'organisme, de sa réplica- restant apparemment cliniquement sains. En conclu-
tion dans des cellules exerçant des fonctions vitales sion, étant donné la grande variabilité des signes cli-
et de la destruction de ces cellules. Les différentes niques chez les oiseaux infectés, l'on ne peut définir
souches de PMV-1 sont classées en 5 pathotypes la pathogénicité des virus d'après la symptomatolo-
d'après les signes cliniques qu'elles causent chez gie observée mais celle-ci est cependant indicative
des poulets réceptifs: de la gravité de l'infection.
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Section II

MT Casaubonv Huguenin

HL Shivaprasad
HL Shivaprasad
Fig.19.19: Le taux de mortalité est impor- Fig.19.20, &19.21: Œdème sous-cutané, ulcères fibrinonécrotiques dans l’oropharynx
tant lors d’une atteinte par les souches et l’œsophage, trachée hémorragique.
vélogènes de la maladie de Newcastle.

J Brugère-Picoux
G Meulemans
G Meulemans

Fig.19.22: Souche lentogène Fig.19.23 & 19.24: Maladie de Newcastle (souches vélogènes): trachéites hémorragiques.
de la MN: congestion du
larynx et pétéchies sur la
muqueuse trachéale.
J Brugère-Picoux
HL Shivaprasad

A Dahmani

LDA 22

Fig.19.25: Maladie de Newcastle Fig.19.26,19.27 & 19.28: Les hémorragies du ventricule succenturié sont des lésions fré-
(souche vélogène): Hémorragies quentes des souches vélogènes de la MN. Ces hémorragies peuvent être absentes. Des
sévères dans le larynx et la trachée. lésions hémorragiques peuvent être aussi observées sur le gésier.

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Les différentes souches de PMV-1 varient non seu- épithéliales. Ainsi, la multiplication des souches
lement dans leur tropisme et leur pathogénicité lentogènes est-elle limitée à ces cellules et arrêtée
mais également dans leur mode de transmission. dès que le virus atteint des cellules non permis-
Le virus responsable de l'épidémie européenne de sives. La maladie qui en résulte est bénigne. Les
1970-1972 avait un tropisme respiratoire très pro- signes cliniques dépendent à la fois du pouvoir
noncé et des quantités importantes de virus pou- pathogène des souches infectantes et de l'âge des
vaient être mises en évidence dans l'air provenant volailles infectées.
d'élevages infectés, ce qui a probablement causé la
diffusion rapide et explosive de ce virus. Par Les souches lentogènes causent des troubles respi-
contre, la souche virale responsable de 22 foyers ratoires légers et transitoires associés à un retard de

Chapitre 19
en Angleterre en 1984 était principalement élimi- croissance.
née dans les fientes. L'absence de contamination
par voie aérogène a permis de limiter sa diffusion. Les souches mésogènes causent, chez des poules
Les excrétions des oiseaux infectés (fientes, jetage) adultes, une dépression subite et de l'anorexie. Des
peuvent contaminer les aliments, l'eau, les habits et troubles respiratoires et des signes nerveux sont
bottes du personnel, les objets et l'équipement. généralement observés chez un nombre restreint de
Tout l'environnement devient ainsi une source de volailles. Chez les pondeuses, on remarque un arrêt
contamination pour des volailles sensibles. Les pratiquement total de la ponte. La mortalité est fai-
œufs pondus par des reproductrices infectées peu- ble ou nulle. Par contre, chez les jeunes poulets et
vent occasionnellement contenir du virus. Ces les poussins, la mortalité est parfois élevée et peut
œufs éclosent rarement. Cependant, s'ils se cassent atteindre 50%. Elle est précédée de troubles respi-
accidentellement dans l'éclosoir, l'ensemble des ratoires graves et de troubles nerveux centraux.
poussins éclos peut alors être contaminé. Ces pous-
sins sont parfois répartis ensuite en de nombreux Les souches vélogènes causent jusqu'à 100% de
lots ce qui permet la dissémination du virus avant mortalité chez des volailles de tout âge. Les signes
que la maladie ne soit apparente. Les virus vivants cliniques observés dépendent du tropisme de la
utilisés pour la vaccination constituent également souche virale infectante. On remarque souvent une
un réservoir car les volailles vaccinées les répli- dyspnée, une diarrhée importante, une conjoncti-
quent et les disséminent. Enfin l'importation d'oi- vite et une paralysie suivie de mort en deux à trois
seaux exotiques et notamment de psittacidés por- jours. Une cyanose de la crête et des barbillons et
teurs cliniquement sains de virus PMV-1 repré- un gonflement périoculaire sont parfois observés.
sente une source non négligeable de contamina- En cas d'infection par des souches lentogènes ou
tion. L'importance clinique et la pathogénicité des mésogènes, l'on observe parfois une aérosacculite,
autres sérotypes de paramyxovirus aviaires sont une conjonctivite et une trachéite. Lors d'infection
moins bien connues. par des souches vélogènes, on remarque des
lésions de trachéite parfois hémorragique, des
Comme le tropisme cellulaire d'un virus dépend de lésions intestinales consistant en zones hémorra-
l'interaction entre les protéines situées à la surface giques ou nécrotiques localisées principalement au
du virus et les récepteurs cellulaires, il est évident niveau des formations lymphoïdes et notamment
que ces protéines jouent un rôle essentiel dans la des amygdales cæcales ainsi que des hémorragies
pathogénicité. L'infectivité, la propagation et la sur la muqueuse du proventricule et du gésier. Les
pathogénicité des virus PMV-1 dépendent du cli- oiseaux sauvages et de volière ne présentent géné-
vage et de l'activation des glycoprotéines virales ralement aucune lésion spécifique.
dans un grand nombre de types cellulaires diffé-
rents. En effet, la multiplication rapide et la dissé- DIAGNOSTIC
mination du virus chez l'hôte sont les facteurs
déterminants de l'infection systémique causée par Les signes cliniques, les lésions et le contexte épi-
les souches pathogènes de PMV-1. Celles-ci possè- démique général permettent souvent de suspecter
dent toutes une glycoprotéine F dont le site de cli- la pseudopeste aviaire. Cependant, le diagnostic
vage, formé de plusieurs résidus basiques (R-X- doit toujours être confirmé par l'isolement et l'iden-
K/R-R-F) est reconnu par les protéases cellulaires tification du virus. Le pouvoir pathogène du virus
présentes dans tous les types cellulaires de l'hôte. isolé doit ensuite être évalué. Les paramyxovirus
Par contre, le site de clivage de la protéine F des sont isolés par inoculation, dans la cavité allan-
souches lentogènes est monobasique et n'est clivé toïde d'œufs embryonnés exempts d’organismes
que par des protéases du type trypsine présentes pathogènes spécifiés (EOPS) âgés de 9 à 11 jours,
dans certains types de cellules, telles les cellules de différents prélèvements tels que fèces (contenu

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I Dinev - Ceva Santé animale

I Dinev - Ceva Santé animale

I Dinev - Ceva Santé animale


Section II

J Brugère-Picoux
Fig.19.29, 19.30, 19.31 & 19.32: Dans la forme nécrohémorragique de la maladie de Newcastle, l’atteinte du tube digestif peut débu-
ter dans la cavité buccale et concerne ensuite l’œsophage, les estomacs et les intestins. Noter les lésions diphtéroïdes focales.

AAAP

AAAP
Fig.19.33 & 19.34: Les intestins, comme ces duodenums, peuvent présenter des hémorragies de taille variable, touchant surtout
les structures lymphoïdes.
I Dinev - Ceva Santé animale

G Meulemans

Fig.19.35 & 19.36: Une hémorragie des amygdales cæcales est fréquemment observée à des degrés divers dans la maladie de
Newcastle. Cette atteinte des amygdales cæcales peut être constatée sans l’ouverture des cæcums.

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intestinal), trachée, poumons, sacs aériens, rate, été vaccinées ou infectées. Cependant, chez les
cerveau, foie, cœur et sang prélevés chez les psittacidés et les oiseaux de volière, la réponse
volailles mortes. Chez les volailles vivantes, des sérologique à l'infection par les PMV-1 est extrê-
écouvillonnages de cloaque et de trachée sont ana- mement variable et l'absence d'anticorps n'in-
lysés. Les œufs inoculés sont incubés pendant 7 dique pas nécessairement l'absence d'infection.
jours maximum puis tués. Le liquide allantoïde des
œufs morts ou tués est ensuite testé en présence TRAITEMENT & CONTRÔLE
d’une suspension de globules rouges à 1 % afin de
rechercher la présence d'hémagglutinine. En cas de Les infections à virus PMV-1 pathogène sont clas-
réaction positive, il est nécessaire d'identifier, par sées parmi les maladies contagieuses à déclaration

Chapitre 19
inhibition de l’hémagglutination, l'agent hémag- obligatoire. L'isolement de virus PMV-1 ayant un
glutinant car l'hémagglutination peut résulter de la ICPI supérieur à 0,7 ou pour lesquels l’analyse du
présence de bactéries ou de virus (orthomyxovirus site de clivage de la protéine F a démontré la pré-
et paramyxovirus). En ce qui concerne la MN, la sence de multiples résidus basiques (souche méso-
réaction d’inhibition de l’hémagglutination est gène ou vélogène) doit être signalé aux instances
effectuée en présence d'un sérum polyclonal spéci- vétérinaires nationales et internationales. En
fique des virus PMV-1. Cependant, des réactions accord avec la nouvelle définition des maladies
croisées existent entre les PMV-1 et d'autres para- épidémiques notifiables, tout isolement de ces
myxovirus aviaires. Ces relations antigéniques souches doit être rapporté à l’OIE (Organisation
sont particulièrement évidentes entre les virus Mondiale de la Santé Animale). Les troupeaux
PMV-1 et PMV-3 isolés de dindes ou de psittaci- contaminés doivent être détruits et toutes les
dés. L'utilisation d'anticorps monoclonaux inhi- mesures de police sanitaire prévues en cas de
bant uniquement l'hémagglutination de toutes les maladie contagieuse légale doivent être appli-
souches de PMV-1 permet d'éviter toute erreur de quées. Seules les complications bactériennes
typage sérologique. L'identification sérologique observées chez les animaux infectés par des
des autres paramyxovirus aviaires est également souches peu pathogènes peuvent être traitées par
basée sur des réactions d'inhibition de l'hémagglu- une antibiothérapie.
tination effectuées en présence d'antisérums spéci-
fiques de chacun des sérotypes. Ces tests sont La prévention de la pseudopeste aviaire repose sur
effectués dans des laboratoires spécialisés. des mesures complémentaires d'hygiène et de pro-
phylaxie médicale. L’objectif des différentes stra-
Le pouvoir pathogène de tout virus PMV-1 isolé tégies de prévention est, d’une part, d’empêcher
doit nécessairement être évalué soit par un test in l’infection des oiseaux sensibles, et, d’autre part,
vivo, soit par un test in vitro. L’Union européenne de réduire le nombre d’oiseaux sensibles par la
a rendu le test in vivo de pathogénicité par voie vaccination. La biosécurité et l’hygiène sont
intracérébrale (intracerebral pathogenicity index considérées comme les premières lignes de protec-
ou IPIC) obligatoire. Il consiste à inoculer par tion contre l’introduction de toute maladie aviaire
cette voie des poussins EOPS âgés d'un jour et à et en particulier contre la MN. Ainsi, les mouve-
les observer pendant 8 jours. Toute souche dont ments de personnel (éleveurs, vétérinaires,
l’IPIC est supérieur à 0,7 est considérée comme livreurs, etc.) et de véhicules doivent être limités et
pathogène. Le séquençage du site de clivage de la accompagnés de désinfections et du changement
protéine F et la démonstration de la présence d’une de vêtements et de chaussures, et ce, y compris en
séquence R-X-K/R-R-F spécifique des souches l’absence de maladie. Il convient également de
mésogènes et vélogènes est une technique in vitro prévenir le contact direct et indirect des volailles
également reconnue par l’Union européenne pour avec les oiseaux sauvages, tels que les pigeons et
démontrer le caractère pathogène ou non d’une les oiseaux aquatiques. En raison des coûts
souche virale. qu’elles engendrent, les mesures de filtration d’air
et de surpression visant à limiter l’entrée aérienne
Le diagnostic sérologique des infections à virus de virus dans le poulailler sont essentiellement
PMV-1 est effectué par la recherche des anti- réservées aux élevages de haute valeur génétique
corps spécifiques par le test d'inhibition de l'hé- et aux parentales.
magglutination. Chez les volailles non vaccinées
et indemnes d'infection, les titres sérologiques Quoique la biosécurité puisse s’avérer suffisante,
sont inférieurs à 1/8 lorsque la réaction est effec- la vaccination est considérée comme une précau-
tuée avec 4 unités virales hémagglutinantes. Des tion supplémentaire, en particulier dans les zones
titres plus élevés signifient que les volailles ont à haute densité de populations de volailles. Ainsi,

Manuel de pathologie aviaire


152 ● MALADIES VIRALES
Section II

LDA 22

AAAP
Fig.19.37 & 19.38: Maladie de Newcastle (souches vélogènes): Cloacites hémorragiques.

HJ Barnes
AAAP
AAAP

Fig.19.39: Les ovocytes des poules infec- Fig.19.40 & 19.41: Quelques ovocytes présentent des zones de nécrose et des
tées sont souvent sclérosés. Les stigmates hémorragies.
peuvent être hémorragiques, apparaissant
comme une entaille dans l’ovocyte (flèche).
J Brugère-Picoux

HL Shivaprasad
LDA 22

Fig.19.42, 19.43 & 19.44: Maladie de Newcastle suraiguë: grappes ovariennes hémorragiques.

Manuel de pathologie aviaire


G Meulemans, F Rauw & Th van den Berg M A L A D I E D E N E W C A S T L E ● 153

la vaccination préventive fait également partie des interférence sera déterminante sur le niveau d'anti-
mesures prophylactiques globales contre la MN. corps induits par la vaccination et sur la durée de
En effet, la vaccination de masse pratiquée en avi- l'immunité post-vaccinale. Dans tous les cas,
culture vise à limiter le risque d’infection des cependant, les anticorps vaccinaux apparaissent
volailles par le NDV et à réduire la transmission dans les sécrétions locales et le sérum 6 à 10 jours
virale, tout en prévenant les signes cliniques et la après la vaccination. De plus, une protection pré-
mortalité. La politique de vaccination varie cepen- coce due à l'immunité cellulaire est observée dans
dant selon la zone géographique (MN endémique les 2 jours qui suivent la vaccination. Depuis bien-
ou non) ou la perspective d’émergence d’une MN tôt 20 ans, des vaccins inactivés en adjuvant hui-
endémique dans cette même zone. Ainsi, dans les leux sont utilisés principalement pour revacciner

Chapitre 19
pays où le NDV est absent et constitue une menace les volailles avant l'entrée en ponte. L'immunité
épidémique, le but de la vaccination est d’assurer qui en résulte protège les pondeuses et les repro-
une protection maximale contre la MN. C’est ductrices durant toute la période de production.
notamment le cas au niveau européen avec la Ces vaccins peuvent également être inoculés à des
Belgique, les Pays-Bas et l’Allemagne où la vacci- poussins d'un jour, simultanément avec un vaccin
nation a été rendue obligatoire sur tous les types de vivant administré par goutte oculaire ou nasale,
production depuis les années 90 suite aux épidé- trempage du bec ou spray. Ce mode de vaccination
mies de MN. Dans d’autres pays comme la France, est particulièrement efficace dans les régions où la
ne sont vaccinées que les volailles à longue durée pseudopeste est endémique car il permet de protéger
de vie (pondeuses et reproductrices). Dans les pays les poulets jusqu'à l'âge de 11 semaines. Les vaccins
où le NDV est endémique, la vaccination visera inactivés sont également couramment utilisés chez
une diminution de la pression d’infection. La mala- les dindes, les pintades et les perdrix en rappel de
die peut dès lors ne pas se manifester en raison de vaccination après l'administration de virus La Sota.
la campagne de vaccination menée. Enfin, des pays L’administration d’un vaccin inactivé en suspension
comme la Suède, la Finlande et l’Estonie ne vacci- aqueuse est particulièrement efficace et inoffensive
nent pas. A l'heure actuelle, en Europe et aux États- pour le pigeon, les oiseaux de cage et de volière
Unis, seule l'utilisation des souches lentogènes ainsi que les oiseaux exotiques.
(Hitchner, La Sota, Ulster) est autorisée et les
souches mésogènes sont considérées comme étant L’avènement de la biogénétique modifie énormé-
d’une virulence non acceptable. ment la prophylaxie vaccinale de la MN. Les avan-
tages des vaccins issus des techniques de l'ADN
L'immunité au virus de la MN résulte de la pré- recombinant sont l'absence de pathogénicité et de
sence d'anticorps dirigés contre les deux glycopro- réversion éventuelle de virulence du fait de l’ab-
téines virales, HN et F. Ces anticorps peuvent être sence de virus dans ce type de vaccin, l'insensibi-
induits par la vaccination. Celle-ci peut être effec- lité à l'interférence des anticorps homologues d'ori-
tuée à l'aide de vaccins vivants, de vaccins inacti- gine maternelle et la possibilité de pouvoir diffé-
vés ou de vaccins véctorisés. Les vaccins à virus rencier la réponse sérologique due à la vaccination
vivant sont utilisés depuis plus de 30 ans. En géné- de celle induite par une infection. La mise en
ral, les vaccins de type La Sota procurent une meil- œuvre des techniques de biologie moléculaire dans
leure immunité que ceux préparés à partir de la le domaine de la vaccination a pour objectif une
souche Hitchner bien que des variations dépendant amélioration, d’une part, de l’efficacité, et d’autre
de l'origine commerciale des vaccins aient été part, de l’innocuité des vaccins conventionnels.
signalées. Les vaccins à virus vivant sont adminis- Les recherches peuvent aussi s’orienter vers la
trés par goutte oculaire ou nasale, par trempage du mise au point de nouveaux types de vaccins sous-
bec, par spray, aérosol ou dans l'eau de boisson. Le unitaires (développés à partir des seuls éléments
choix entre ces différents modes de vaccination immunogènes du virus, principalement les pro-
dépend à la fois du coût de la main-d'oeuvre, les téines de surface ou de l’enveloppe virale). Enfin,
méthodes de vaccination individuelle étant les plus de nouveaux adjuvants sont envisagés.
efficaces mais aussi les plus coûteuses, et du type
d'exploitation. Les techniques de spray et d'aérosol Ainsi, l’inconvénient majeur des vaccins atténués
sont généralement réservées à la vaccination des qui est leur pathogénicité résiduelle et ses effets
pondeuses et reproductrices tandis que la vaccina- négatifs sont de ce fait éliminés, notamment chez
tion par la méthode de l'eau de boisson est surtout les jeunes animaux. Les vaccins vectorisés conte-
pratiquée chez les poulets de chair. Quels que nant un ou plusieurs gènes du NDV sont dès lors
soient le mode de vaccination et la souche vacci- proposés comme alternative, avec comme vecteurs
nale utilisés, on observe toujours une interférence le poxvirus aviaire (fowl poxvirus : FPV) et le virus
des anticorps homologues. L'importance de cette herpès de la dinde (herpesvirus of turkey ou HVT).
Manuel de pathologie aviaire
154 ● MALADIES VIRALES
Section II

J Ruiz - Cornell University


Cornell University
AAAP

Fig.19.45: Liquide ressemblant à du Fig.19.46 & 19.47: Dans la forme vélogène viscérotrope de la MN les œufs apparais-
jaune d’œuf observé dans la cavité abdo- sent rugueux, difformes, décolorés et leur coquille est amincie, comme lors de bronchite
minale chez une poule morte d’une forme infectieuse où l’hyperthermie perturbe la progression de l'œuf dans l'oviducte.
vélogène de la MN. J Brugère-Picoux

J Brugère-Picoux
Fig.19.48 & 19.49: Les manchons lymphocytaires périvasculaires sont caractéristiques dans l’encéphalite virale de la maladie de
Newcastle de la poule (à gauche) et du faisan (à droite).
J Brugère-Picoux

LDA 22

Fig.19.50: La pancréatite associée à la maladie de Newcastle Fig19.51: Maladie de Newcastle: Réaction d’hémagglutination et
est caractérisée par une infiltration lymphocytaire (Faisan). d’inhibition de l’hémagglutination.

Manuel de pathologie aviaire


G Meulemans, F Rauw & Th van den Berg M A L A D I E D E N E W C A S T L E ● 155

Ce type de vaccin présente l’avantage d’être biva- charge de travail pour les éleveurs. Un vaccin ino-
lent, puisqu’il induit une immunité contre la mala- culable in ovo et peu sensible aux anticorps vitel-
die spécifique du gène inséré dans le vecteur mais lins comme les vaccins vectorisés présente de ce
également une immunité spécifique de la variole fait un avantage déterminant.
aviaire ou de la maladie de Marek dans le cas du
vecteur fowlpox ou HVT respectivement. En outre, Par ailleurs, la sérologie n’expliquant pas à elle
ces vaccins vectorisés rendent possible l’adapta- seule le niveau de protection induit par la vaccina-
tion de l’insert en fonction des souches de NDV tion, des recherches sont actuellement effectuées
circulantes. Ces vaccins fowlpox recombinants en laboratoire afin de mesurer de manière plus
sont injectés par la voie sous-cutanée, ou selon la approfondie l’immunité à médiation cellulaire et la

Chapitre 19
technique de transfixion alaire au niveau de la pal- réponse immune locale (au niveau du tractus respi-
mure de l’aile (technique dite wing web) et néces- ratoire et digestif) spécifique au NDV et leur rôle
sitent donc une manipulation individuelle des ani- dans la protection contre les signes cliniques et
maux à inoculer. Leur second désavantage éven- l’excrétion du virus. Ces nouvelles techniques
tuel est leur sensibilité aux anticorps d’origine apporteront une meilleure connaissance des méca-
maternelle dirigés contre le vecteur lui-même et nismes de l’immunité induite par la vaccination et
dès lors la difficulté d’utiliser de tels vecteurs chez dès lors, des outils pour la sélection du « vaccin
les animaux vaccinés contre la variole aviaire. Les idéal » contre la MN.
vecteurs herpesvirus sont quant à eux nettement
moins sensibles à cette interférence et présentent RÉFÉRENCES
également l’avantage majeur de pouvoir être admi-
nistrés in ovo. Alexander DJ. Newcastle disease and other avian
paramyxoviruses. Rev Sci Tech. 2000 19:443-62.
La vaccination in ovo constitue une alternative Alexander DJ. Newcastle Disease, other avian
avantageuse à la vaccination de masse car elle per- paramyxoviruses, and pneumovirus Infections, In:
met de vacciner les volailles avant l’éclosion. En Saif YM et al ed. Diseases of Poultry. Iowa State
effet, cette technologie présente l’avantage d’être University Press, 2003, pp 63-87.
réalisée sur des œufs embryonnés d’environ 18 Alexander DJ & Jones RC. Paramyxoviridae. In
jours, c’est à dire au moment où les œufs sont Pattison M et al, Poultry diseases, 6th ed.,
transférés des incubateurs vers les éclosoirs et Saunders Elsevier 2008, pp 294-316.
avant la résorption des anticorps vitellins. Elle per- Aldous EW et al. A molecular epidemiological
met dès lors d’éviter une manipulation des study of avian paramyxovirus type 1 (Newcastle
volailles durant leur période de croissance et l’in- disease virus) isolates by phylogenetic analysis of
terférence des anticorps maternels. Cependant, les a partial nucleotide sequence of the fusion protein
souches vaccinales NDV usuelles tuent ou affai- gene. Avian Pathol, 2003, 32:239-256.
blissent l’embryon et réduisent dès lors fortement Czegledi A et al. Third genome size category of
le pourcentage d’éclosion. Des souches à pathogé- avian paramyxovirus serotype 1 (Newcastle
nicité davantage réduite pour l’embryon ont été disease virus) and evolutionary implications. Virus
sélectionnées pour leur utilisation in ovo. Ces vac- Res, 2006, 120:36-48.
cins se sont avérés efficaces, y compris en présence Marangon S & Busani L. The use of vaccination in
d’anticorps d’origine vitelline. poultry production. Rev Sci Tech OIE, 2006,
26:265-274.
En conclusion, bien que sa nécessité ait été démon- Mast J et al. Vaccination of chickens embryos with
trée et qu’elle soit obligatoire, les éleveurs sont escape mutants of La Sota Newcastle disease virus
souvent réticents à la vaccination contre la MN, en induces a protective immune response. Vaccine,
raison de la charge de travail supplémentaire 2006, 24:1756-1765.
qu’elle représente et de son effet potentiellement Miller PJ et al. Antigenic differences among
négatif sur les performances de production. De Newcastle disease virus strains of different geno-
plus, la vaccination selon les programmes actuels types used in vaccine formulation affect viral shed-
n’empêche ni l’infection des volailles vaccinées, ni ding after a virulent challenge. Vaccine, 2007,
l’excrétion de virus sauvage. Dans un contexte 27:7238-7246.
d’éradication de la MN, il est dès lors nécessaire de Official Journal of the European Community,
développer un « vaccin idéal » capable de protéger Council Directive 92/66/EEC of 14 july 1992 intro-
les animaux de la maladie et d’inhiber la dispersion ducing Community measures for the control of
du virus lors d’une infection, tout en limitant la Newcastle disease, No L 260, pp 1-17.

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