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Ecole nationale polytechnique

Département génie chimique

AUDIT ENERGETIQUE
Module : Master / Audit

Rédigé par :

- Bouchelit Naila Bouchra

- Boushaki Nesrine

- Kibboua Khaddja Nora

Année universitaire : 2019 – 2020


Plan de travail :

I. Introduction : généralités sur l’énergie

- L’importance du secteur énergétique


- Les réserves mondiales d’énergies
- La consommation mondiale d’énergies
- Les réserves de l’Algérie
- La consommation énergétique de l’Algérie
- Les défis & opportunités

II. Audit énergétique

- Définition
- Objectif
- Texte législatif en Algérie et dans le monde
- Procédure de l’audit énergétique
- Paramètres à prendre en compte pour l’industrie

III. Exemple d’audit :

- Dans le monde
 Mesures usuelles d’économie d’énergie
- En Algérie
 Différents partenaires
 Etudes de cas

IV. Conclusion

V. Bibliographie
I. Introduction : généralités sur l’énergie

La question de la consommation d'énergie a pris de plus en plus d'importance dans tous les secteurs
industriels non seulement à cause de l'impact immédiat sur les coûts de production mais parce que
les conséquences sur l'environnement sont considérables. Une amélioration de l'efficacité énergétique
d’une entreprise industrielle peut avoir des conséquences positives sur sa rentabilité. C'est pourquoi
l’audit énergétique demeure un élément central de toute stratégie de gestion énergétique efficace
d’une entreprise. L’audit permet d’analyser et de comprendre la consommation d'énergie d’un
établissement et de fournir des indications pratiques pour :

- L'amélioration permanente des performances de production,


- L'identification des opportunités de réduction des coûts en matière d'efficacité
énergétique.

1- Les réserves mondiales d’énergie

Les réserves mondiales d’énergie


sont regroupées dans la figure
suivante d’après Wikipédia, ce qui
est frappant c’est la limitation des
Uranium 30 GTEP énergies fossiles qui ne restent en
Pétrole 234 GTEP stock qu’une durée inférieure à un
Gaz Naturel 208 GTEP siècle, pour la consommation
Charbon 603 GTEP
actuelle, et même beaucoup
moins pour le pétrole et le gaz.

Reserve énergétiques fossiles


mondiales estimées en 2011

2- La consommation d’énergie mondiale


La consommation énergétique mondiale est présentée dans le tableau suivant, selon l’agence
internationale de l’énergie

3- Les réserves d’énergie nationales (Algérie)

Les réserves fossiles en Algérie sont très importantes ; Il a été estimé à 12,2 milliards de barils de
pétrole en 2015, et 4500 milliards de m3 de gaz, une réserve de 250 millions de tonnes de charbon et
26.000 tonnes d’uranium d’après le site énergie en Algérie de Wikipédia. De même pour l’énergie
solaire et l’éolien, l’Algérie dispose d’un potentiel importants d’après les sources du ministère de
l’énergie.

Potentiel Solaire
Potentiel Eolien

4- La consommation énergétique en Algérie

La consommation en Algérie est regroupée dans le tableau suivant, l’étude a été faite par l’Aprue en
2012, et ventilé par secteur et par vecteur d’énergie.

Consommation d’énergie en Algérie

La consommation énergétique totale nationale dépasse les 30 millions de tonnes équivalent pétrole
(Tep), le secteur des transports en absorbe la grosse part soit 44% suivie du résidentiel et le tertiaire
avec 34%, l’industrie 14 % et l’agriculture 2%;

La répartition par type d’énergie montre une prédominance des produits pétroliers liquides, suivie du
gaz et de l’électricité.
Répartition de la consommation finale par secteur d’activité

Répartition de la consommation finale par type d’énergie

5- Les défis & opportunités  :

a- Défis  : Découplage de la Croissance de la consommation des Ressources Naturelles et les


Impacts Négatifs sur l’Environnement

Le découplage est un terme d'économie et d'écologie qui désigne l'objectif de séparer la prospérité
économique de la consommation de ressources et d'énergie. Réussir à croître sans augmenter les
atteintes à l’environnement est un enjeu du développement durable.
b- Les opportunités  :
II. Audit énergétique :
Dans l’industrie, il n’y a pas de petites économies pour être compétitif. Pour rester dans la course,
vous pouvez augmenter vos prix, baisser vos marges, rogner sur les salaires, mais le plus gros levier
dont vous disposez reste la rationalisation de votre consommation d’énergie.  Selon un  rapport de
l’ADEME,  70% de la consommation électrique d’un bâtiment industriel revient aux moteurs  (pompes,
ventilation, air comprimé…). Optimiser leur fonctionnement est impératif si vous voulez faire baisser
votre facture énergétique et pour mener à bien votre projet d'efficacité énergétique. Pour ce faire,
une solution d’offre à vous :  l’audit.

1- Pourquoi l’audit  ?
 L’énergie correspond à un coût important dans le procédé de production.
 Les exigences de plus en plus contraignantes :
 Directives et réglementations gouvernementales actuelles et futures sur l’obligation de
l’amélioration continue de l’efficacité énergétique dans l’industrie (Loi 47-09).
 Taxes prochaines sur les émissions de GES.
 La réduction de la dépendance vis-à-vis des combustibles fossiles.
 Le besoin d’inscrire son entreprise dans le processus du développement durable.

a. Définition  :
Un examen et une analyse méthodologique de l’usage et de la consommation énergétique
d’un site, bâtiment, système ou organisme ayant pour objet d’identifier les flux énergétiques
et les potentiels d’amélioration de l’efficacité énergétique en définissant les actions
nécessaires à la réalisation et d’en rendre compte.
 
b. Objectif  :
Il comporte deux volets : une  analyse de la consommation d’énergie  et l’élaboration d’un
plan  visant à réduire la consommation.
L’audit a pour objectif  :

1- Utilisation rationnelle de l’énergie  :


 Réduire la facture énergétique
 Changer de combustible
 Installer une unité de cogénération
 Intégrer le procédé

2-Augmentation de capacité et/ou de performances  :


• Utiliser de manière optimale les équipements existants
 Produire plus
 Utiliser moins de matières premières
 Augmenter le recyclage
• Intégrer des nouvelles méthodes de production
 Renouvellement de l’équipement
 Nouvelles technologies

3 - Opération du procédé
• Maintenance
 Maintenance possible sans arrêts
 Intégration d’un système de nettoyage en continu
• Opérabilité
 Encrassement moins rapide
 Meilleure stratégie de contrôle
 Système plus facile à contrôler par l’utilisation des utilitaires
 Simplification du système
• Optimisation des conditions de fonctionnement

4-Emissions –environnement
Diminuer les rejets dans l’air
 Combustion :NOx, CO2, SO2
 Procédé (ex. récupération de condensats)
 Intégration de technologies de traitement
Utiliser l’eau de manière rationnelle :
 Eau de refroidissement : économie d’énergie = économie de refroidissement ( par
bilan)
 Réduction des rejets polluants
 Intégration de technologies de traitement
Réduire les rejets solides

c. Texte législatif  :

 En Algérie  :

L’activité d’audit énergétique a été lancée effectivement en 2014, conformément aux dispositions du
décret exécutif n°05-495 du 26 décembre 2005, modifié et complété relatif à l’audit énergétique des
établissements grands consommateurs d’énergie.

Quarante-trois (43) agréments d’auditeurs énergétiques ont été délivrés à ce jour, après instruction
favorable des services concernés conformément aux dispositions du décret n°13-424.

 Dans le monde  :

La loi du 5 juillet 2016, qui transpose la Directive Européenne 2012/27/UE sur l’efficacité énergétique,
introduit l’obligation pour les grandes entreprises de réaliser un audit énergétique. Sont concernées :

- Les entreprises qui occupent plus de 250 personnes


- Les entreprises avec un chiffre d’affaires supérieur à 50 millions € et un bilan supérieur à 43
millions €.

Le premier audit énergétique doit être réalisé avant le 12 décembre 2016, il doit ensuite être
renouvelé tous les quatre ans.

Sont exemptées de cette obligation les entreprises qui adoptent un système de management de
l’énergie certifié (p. ex. ISO 50001). Les audits énergétiques doivent être réalisés par des experts
agréés, voire par un auditeur interne étranger à l’activité auditée, bénéficiant d’une indépendance
totale et pouvant faire la preuve des qualifications techniques adéquates.

d. Procédure de l’audit énergétique :

Les audits énergétiques obligatoires doivent :


 Se fonder sur des données opérationnelles actualisées, mesurées et traçables concernant la
consommation d’énergie et, pour l’électricité, les profils de charge.

 Comporter un examen détaillé du profil de consommation énergétique des bâtiments ou


groupes de bâtiments, ainsi que des opérations ou installations industrielles.

 S’appuyer, dans la mesure du possible, sur une analyse du coût du cycle de vie plutôt que sur
de simples délais d’amortissement pour tenir compte des économies à long terme, des
valeurs résiduelles des investissements à long terme et des taux d’actualisation.

 Être proportionnés et suffisamment représentatifs pour permettre de dresser une image


fiable de la performance énergétique globale et de recenser de manière sûre les possibilités
d’amélioration les plus significatives

L’audit énergétique se déroule habituellement selon les étapes suivantes, reprises à la Figure :

1- Prise de contact préliminaire  :

L’objet de cette première étape est, sur base d’une description sommaire du site et du procédé,
de  définir le périmètre d’application, les objectifs ainsi que le degré d’approfondissement de l’audit
énergétique.

Ces informations sont essentielles pour l’élaboration d’une proposition technique et financière par
l’auditeur.

2- Réunion d’ouverture  :

La réunion d’ouverture permet d’informer toutes les parties prenantes des objectifs et du planning de
l’audit énergétique ainsi que des actions attendues de chacune d’entre elles.

3- Collecte des données  :

L’auditeur énergétique doit notamment rassembler les données concernant les procédés de
fabrication, les caractéristiques et qualité des produits, les conditions de fonctionnement, les
contraintes spécifiques et les données relatives à l’énergie (énergie consommée et produite,
comptage... etc.).

Une bonne coordination avec les responsables sur site est à cette étape essentielle pour assurer le
bon déroulement de l’audit énergétique.

4- Travail sur place  :

L’auditeur doit visiter le site et inspecter les procédés audités. Il peut en outre effectuer des
mesurages supplémentaires afin de consolider les informations collectées, relever des données sur les
temps de fonctionnement ou s’entretenir avec des opérateurs

5- Analyse  :

L’analyse énergétique peut être décomposée en trois phases :

 L’analyse de l’usage et de la consommation énergétique   :


La première étape consiste à déterminer, par mesure, estimation ou calcul, pour quel usage et avec
quelle intensité l’énergie est utilisée dans l’entreprise ou le site étudié. Le bilan est établi pour chaque
vecteur énergétique (gaz naturel, électricité, combustibles liquides, vapeur, etc.)
 L’identification des domaines d’usages et de consommation énergétique significatifs   :
Sur base du bilan énergétique détaillé, les usages prépondérants peuvent être identifiés et analysés

 L’identification des opportunités d’amélioration de la performance énergétique et analyse


financière  :

Il peut s’agir d’actions comportementales, d’actions techniques ou d’actions liées à l’organisation,


notamment :

- Réduction ou récupération des pertes d’énergie (améliorer l’isolation, réduire les fuites d’air
comprimé, récupérer la chaleur perdue)
- Remplacement, modification ou ajout d’équipements (chaudières à haut rendement, moteurs
à vitesse variable, éclairage efficace sur le plan énergétique)
- Fonctionnement plus efficace et optimisation continue (procédure de fonctionnement,
automatisation des procédés et des utilités, ajustement des points de réglage, maintien des
équipements installés en état de performance optimale)
- Amélioration de la maintenance (planification de la maintenance, formation du personnel
d’exploitation et de maintenance)
- Déploiement de programmes destinés à changer les comportements (formation, campagnes
de sensibilisation aux enjeux énergétiques)

Exemple d’amélioration de la performance énergétique


Source  :https://nepsen.fr/profils/industriels/

6- Rapport et réunion de clôture  :


Le rapport doit notamment contenir un document de synthèse, l’historique, l’analyse des
consommations énergétiques, les opportunités d’amélioration de l’efficacité énergétique, l’analyse
économique appropriée et les conclusions.

À la réunion de clôture, l’auditeur remet le rapport de l’audit énergétique et présente les résultats de
l’audit énergétique de manière à faciliter les prises de décision de l’organisme.

Prise de contact préliminaire


Objectif de l’audit
champ d’application
degré d’approfondissement

Réunion d'ouverture
Définition des tâches d’analyse et de surveillance
Attribution des responsabilités

Collecte des données


Factures d’énergie, diagramme de charge, procédés, documents de
Conception, plans, contrôles, horaires

Travail sur terrain


Inspection du site, mesure des paramètres d’ambiance
vérification de la cohérence entre les systèmes et le besoin
évaluation de la performance des équipements

Analyse
Performance réelle des équipements, répartition de la consommation énergétique
Indicateurs de performance énergétique
Opportunitésd’amélioration

Rapport et réunion de clôture


Description, de l’objet, bilans énergétiques,
mesures d’amélioration (coût élevé, coût faible, sensibilisation, revue des exigences de confort)

Processus de l’audit énergétique


e. Paramètres à prendre en compte pour l’industrie  :

Un audit permet de réaliser une économie d’énergie pouvant aller  jusqu’à 30%. Encore faut-il qu’il
soit réussi.

Pour que l’audit soit un succès, vous devez :

 Impliquer tout le monde  : de la direction jusqu’aux équipes techniques.

 Avoir un cahier des charges précis  : cherchez-vous à mettre en œuvre des solutions à bas
coût ? À repenser totalement votre mode de consommation quitte à faire des investissements
lourds ? Quels sont les postes de dépense prioritaires ? Autant de questions qui vous aideront
à choisir les solutions à mettre en œuvre ;

 Bien choisir votre prestataire  : il doit être qualifié pour les activités de votre secteur et être
capable de réaliser un audit.

L’entreprise doit  placer l’énergie au centre de ses priorités  et mobiliser tous les services existants
dans ce sens. Il est aussi envisageable de créer des  postes de Responsables énergie
opérationnels  afin  de permettre  à l’entreprise d’être plus efficace.

Dans une structure où l’énergie est utilisée en grande quantité, le volet énergétique représente un
potentiel d’économies  qui peut atteindre les 30%.  Ainsi, le succès du projet d’audit dépend de
l’implication de la hiérarchie et la prise de conscience de l’importance de la démarche.

III. Exemple d’Audit :


 Dans le monde :
Mesures usuelles d’économie d’énergie

Dans cette section, certaines solutions d’économie d’énergie sont brièvement expliquées pour
indiquer certaines options que l’auditeur peut envisager pendant son analyse énergétique d’un
bâtiment tertiaire ou industriel. Cependant, l’auditeur doit se tenir au courant de toute nouvelle
technologie qui améliore l’efficacité énergétique. L’auditeur énergétique ne devrait recommander les
mesures d’économie d’énergie qu’après avoir réalisé une analyse économique pour chaque possibilité
envisageable.

1- . Enveloppe du bâtiment

Pour certains bâtiments, l’enveloppe (les murs, les toitures, les sols, les fenêtres, les portes)
peut avoir un impact significatif sur la consommation d’énergie. L’auditeur énergétique doit
déterminer les caractéristiques actuelles de l’enveloppe.
Pendant l’enquête, une fiche d’évaluation de l’enveloppe du bâtiment sera établie pour
inclure les informations sur les matériaux de construction (niveau d’isolation des murs, sols et
toitures), la surface et le nombre des différents composants de l’enveloppe (type et nombre
de vitrages pour les fenêtres).
De plus, les commentaires sur les besoins de réparation et les remplacements récents seront
notés pendant l’enquête.
Quelques mesures classiques pour améliorer la performance thermique de l’enveloppe du
bâtiment sont indiquées ci-dessous.
 Ajout d’isolation thermique. Pour les parois de bâtiments sans aucune isolation
thermique, cette mesure peut être rentable.
 Remplacement des fenêtres. Si les fenêtres occupent une partie importante des
surfaces exposées des bâtiments, l’utilisation des fenêtres à haut rendement peut
réduire la consommation d’énergie et améliorer le confort intérieur.
 Réduction des fuites d’air. Si un taux d’infiltrations important est constaté, elles
peuvent être réduites par des techniques de calfeutrage ou l’implantation de sas.

2- Systèmes électriques
Pour la plupart des bâtiments tertiaires et un grand nombre d’installations industrielles,
l’énergie électrique constitue une part significative de la facture énergétique.
L’éclairage, la bureautique et les moteurs sont les systèmes électriques qui consomment la
plus grande part de l’énergie dans les bâtiments commerciaux et industriels.
 L’éclairage : pour un bâtiment de bureaux type, l’éclairage représente souvent 40%
de la consommation électrique totale. Plusieurs solutions simples et peu coûteuses
existent pour améliorer la performance énergétique de l’éclairage : lampes à haut
rendement énergétique et ballasts, ajout de réflecteurs, suppression de lampes si les
niveaux d’éclairement sont plus élevés que ceux recommandés par les normes,
commande en fonction de l’éclairage naturel. La plupart de ces solutions sont
rentables dans les bâtiments de bureaux avec un temps de retour de moins d’un an.
 L’équipement bureautique : les équipements de bureautique (ordinateurs,
télécopieurs, imprimantes et photocopieuses) constituent la part qui a la plus forte
croissance de la consommation électrique ces dernières années. Aujourd’hui la
plupart des fabricants offrent des équipements bureautiques à haute efficacité
énergétique. Les ordinateurs se mettent en mode «veille» ou en mode « éteint» s’ils
ne sont pas utilisés.
 Les moteurs  : pour réduire les dépenses d’énergie dues aux moteurs, il faut diminuer
le temps de fonctionnement (éteindre les équipements inutiles), utiliser des
automatismes pour adapter la puissance du moteur à la demande, utiliser des
systèmes à vitesse variable pour la distribution de l’air et de l’eau et installer des
moteurs à haut rendement.

3- Systèmes de conditionnement d’air


La consommation d’énergie due au système de conditionnement d’air (chauffage +
refroidissement) peut représenter 40% de la consommation d’énergie finale d’un bâtiment
tertiaire type.
L’auditeur énergétique devrait obtenir les caractéristiques des principaux équipements du
système pour déterminer l’état de l’équipement, la qualité de sa maintenance et sa
régulation. Un grand nombre de mesures peut être envisagé pour améliorer la performance
énergétique des systèmes de conditionnement d’air primaires et secondaires.
Certaines mesures sont listées ci-après.
 Augmentation/abaissement des températures de consigne : pendant des périodes
non-occupées, un abaissement des températures de chauffage peut être
recommandé si approprié. De même, l’augmentation des températures de
rafraîchissement peut être considérée.
 Installation de systèmes de récupération de chaleur : la chaleur peut être récupérée
sur les équipements de conditionnement d’air. Par exemple, des échangeurs de
chaleur peuvent être installés pour récupérer la chaleur de l’air rejeté d’une unité de
traitement d’air (UTA) et des cheminées des chaudières.
 Réhabilitation énergétique des chaufferies  : le rendement d’une chaudière peut être
amélioré en réglant le mélange combustible-air pour obtenir une combustion
correcte. De plus, l’installation de nouvelles chaudières à haute efficacité peut être
préconisée pour des raisons économiques si les vieilles chaudières ont besoin d’être
remplacées.

4- Systèmes d’air comprimé  :


Pour la plupart des installations de production, l’air comprimé est devenu un fluide
indispensable. Ses utilisations vont des équipements portatifs à air et des actionneurs à la
robotique pneumatique sophistiquée.
Malheureusement, une quantité significative d’air comprimé est fréquemment perdue. Il est
estimé que seulement 20 à 25% de la puissance électrique à l’entrée est distribuée comme
énergie d’air comprimé utile.
Les fuites sont responsables de 10 à 50% des pertes et une mauvaise utilisation entraîne 5 à
40% des pertes d’air.
Pour améliorer le rendement des systèmes d’air comprimé, l’auditeur peut se poser plusieurs
questions, telles que :
 l’air comprimé est-il le bon outil pour un travail particulier? remplacement possible
par des moteurs électriques
 comment l’air comprimé est-il utilisé? les basses pressions peuvent être utilisées
pour alimenter des outils pneumatiques
 comment est-il distribué et régulé? la production d’air comprimé peut-elle être
coupée si le processus n’est pas en fonctionnement
 comment est géré le système d’air comprimé? pour chaque machine ou processus, il
faut connaître les coûts d’air comprimé pour identifier des possibilités d’économiser
énergie et argent

5- Systèmes de gestion énergétique  :


Le contrôle automatisé des systèmes énergétiques à l’intérieur des bâtiments tertiaires et
industriels devient de plus en plus usuel et rentable. Un système de gestion énergétique (GTC)
sert à gérer et réduire la consommation d’énergie, par la mesure continue de la
consommation d’énergie de différents équipements et en faisant les réglages appropriés.

6- Gestion des consommations d’eau  :


Les économies d’eau induisent des économies d’énergie. Le prix croissant de l’eau traduit
d’ailleurs le coût des processus nécessaires pour produire et distribuer une eau de qualité. On
doit donc envisager le remplacement des installations conventionnelles pour les toilettes, les
robinets, les douches, les lave-vaisselle et les lave-linge. Des économies peuvent également
être réalisées en réparant les fuites de distribution.

7- Nouvelles technologies  :
L’auditeur énergétique peut étudier la possibilité d’intégrer de nouvelles technologies à
l’intérieur de l’installation
 En Algérie :
- Les différents partenaires :

- Etudes de cas :
Les études de l’Aprue  :

L’agence APRUE est l’organisme étatique pour la promotion de la maitrise énergétique du


gouvernement, a réalisé plusieurs études, parmi elles :

 Consommation Energétique Finale de l’Algérie : Année 2012

 Consommation énergétique du secteur des transports « Bilan et Perspectives »


L’analyse du parc véhicules montre :
- Le parc national a atteint plus de 5 millions de véhicules avec un taux de croissance
annuel de 4.5% entre 2000 et 2013.
- Les véhicules de touristes ont la part la plus importante soit 65% du parc
automobile. - Le parc national représente 0.5 % du parc mondial, et deuxième en
Afrique après celui de l’Afrique du sud.
- Le ratio véhicule par habitant représente 80 véhicules pour 1000 habitants, 500 en
Europe Occidentale, 800 aux USA ; 26 en chine, dans le monde la moyenne est de
150.
- Le parc national est vieux, 70% des véhicules sont âgés de plus de 10 ans.

Parc véhicule

Les énergies dans le transport

 Le diagnostic énergétique d’une cimenterie  :


L’usine est constituée de 10 fours, et produit 3 millions de tonnes de ciments ; il a été décidé
de moderniser en vue de réduire les couts de production.
L’étude a retenu deux variantes :
- le montage d’une nouvelle ligne de cuisson.
- la rénovation de 4 lignes.

Et c’est la rénovation qui a été retenu, avec un ensemble de recommandations en vue de


réduire la consommation énergétique :
- amélioration du broyage.
- installation de préchauffeurs.
- mise en place de refroidisseurs.
- remplacement des filtres.
Ces travaux en permis au bout de quelques années, des économies d’énergie, l’améliorer de
la protection de l’environnement et la qualité des produits, la fiabilité des installations et la
productivité.
Tableau de résultats  :

IV. Conclusion
L’audit énergétique une fois réalisé va permettre de diminuer la consommation énergétique et de
réduire les émissions de gaz à effet de serre, il aura aussi un effet sur la facture énergétique et un
gain substantielle pour l’entreprise consommatrice d’énergie et un accroissement de l’efficacité
énergétique, L’audit est devenu obligatoire pour les entreprises consommatrices atteignant un certain
seuil, donc il est nécessaire de faire un audit énergétique par un bureau spécialisé tous les trois ou
cinq années.

L’audit aboutira sur un rapport qui sera la feuille de route pour l’entreprise. Il ciblera les gisements
possibles d’économies d’énergie, les investissements nécessaires et les temps de retour sur
investissement ; des solutions techniques peuvent être énumérés ; généralement un rapport sera la
synthèse des travaux d’auditeurs et contenant des suggestions réparties en trois volets, des
recommandations ne nécessitant pas d’investissements, des instructions avec faible financement et
un temps de retour rapide, des financements importants avec des délais de réalisation étalés sur
plusieurs années.

Les résultats de l’audit vont apparaitre dès les premiers mois après l’exécution du rapport d’audit et
répartis dans le temps. Une comparaison au standard de consommation spécifique international sera
l’objectif de l’entreprise pour augmenter son efficacité énergétique.

V. Bibliographie

 Audit énergétique  ; Baki Touhami


 Guide technique d’Audit énergétique  ; Moncef Krarti et Dominique Marchio
 Audit énergétique dans le secteur industriel - séminaire sur l’efficacité énergétique dans
le secteur industriel – APRUE
 https://www.idelecplus.com/blog/faire-audit-energetique
 AUDIT ÉNERGÉTIQUE DES ENTREPRISES : QCS service
 https://www.energy.gov.dz/?article=audit-energetique
 AUDIT ENERGIE DANS L’INDUSTRIE : Abellatif Touzanid

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