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L'Arbre de Vie

La Création de l'Univers  

Au commencement était l'Ain, le néant, le vide Absolu. Puis vint l'Ain


Soph, l'espace infini, sans limite. Et enfin l'Ain Soph Aur, la lumière
infinie, qui emplit d'abord l'Ain Soph, puis se contracta, faisant
naître la vie, essence même de la lumière : Kether.

Cette lumière illimitée se manifeste comme une étincelle, en haut de


l’arbre de vie, au niveau de la première couronne que l’on
appel Kether. A partir de Kether, la première manifestation de la
lumière illimitée, l’étincelle va parcourir toute la structure de l’arbre
de vie, de haut en bas, en passant successivement par les 10
Séphiroth qui représentent des émanations dégradées de la lumière.  

La lumière est née dans Ain Soph Aur (Lumière illimitée)  

 
Le niveau le plus bas de l’arbre est représenté par Malkuth,
correspondant à notre monde matériel.  

La lumière adapte sa pureté ou sa fréquence, la dégradant au fur et à


mesure qu’elle descend dans l’arbre de vie, afin que notre monde
matériel puisse l’appréhender sans être aveuglé.

Chaque Séphirah représente une étape à comprendre et à intégrer


pour être capable d’atteindre le niveau suivant, conduisant le disciple
vers l’illumination, représenté par Kether.
 
La lumière descend jusqu’à nous, pour nous inviter à la comprendre et
à la suivre, en remontant vers le sommet de l’arbre.

Les origines

L’arbre de vie Kabbalistique a été construit, pour l’essentiel, à partir


d’un texte Hébreux très ancien ; Le Sépher Yetsirah, le livre
Kabbalistique de la Formation, une sorte de traité de cosmologie qui
représente la création de toutes choses par la permutation des
lettres. On peut dire, sans trop se tromper, et pour simplifier
(sachant qu’il existe une différence significative entre la tradition
Juive officielle et l’Occidentale), que la tradition Kabbalistique puise
ses sources dans l’arbre de vie, et donc par extension dans le Sépher
Yetsirah.

Ceci dit, les enseignements contenus de cette Œuvre serait


beaucoup plus anciens, renfermant des secrets d’une ancienne
connaissance perdue depuis la nuit des temps. La tradition veut
qu’Abraham soit le premier à avoir transmis ces précieux
enseignements, et que la langue Hébraïque est été constituée à partir
de la structure de cette connaissance. Abraham les aurait reçut de
Melchisedeh, roi de Salem, grand prêtre du Très-Haut.
Ces connaissances ont certainement été véhiculées secrètement à
travers les traditions égyptiennes, et protégé dans l’Arche d’alliance,
par Moïse, puis transmis ensuite dans les rituels magiques du temple
de Salomon. La Menora, le chandelier d’Or, est d’ailleurs la première
représentation de cet Arbre de vie, ainsi que la structure du temple
tout entier, qui a été perdu lors de sa destruction.

 
Philosophie de l'Arbre de Vie

L’arbre de vie est un arbre de lumière. De la plus pure et rayonnante


étincelle en son sommet, elle transmet son énergie éternelle en
descendant progressivement jusqu’aux racines, éclairant au passage
chaque sphères de conscience, et retenant à chaque niveaux un peu
plus de sa puissance, jusqu’à ce que cette lumière divine devienne
matière. Commence alors le voyage de l’illumination qui consiste à
retransformer la matière en lumière pure, en réponse à la générosité
et à l’humilité de la Source infinie.

 
Matrice de l'Arbre de Vie

Il existe dans l’Arbre de vie une structure, une matrice, qui ordonne
et oriente les choses de la vie. En observant ou en méditant sur cet
enchevêtrement de relations harmonieuses, l’arbre de vie se
présente comme une clé, qui permet, à tous ceux qui savent l’utiliser
avec sagesse, d’atteindre les objectifs les plus ambitieux.
 
Il semblerait que cette matrice renferme tous les secrets du
déroulement de toutes choses, à tous les niveaux et dans tous les
contextes, une sorte de matrice universelle. En appliquant toutes
sortes de thèmes sur cette structure, on s’aperçoit que le système
qui engendre l’évolution pas à pas du sujet étudié, est parfaitement
synchrone avec la matrice, elle coule de source, comme une évidence,
comme un puzzle où chaque pièce a une place unique.
 
D’ailleurs son aspect visuel, qui relève de la géométrie sacrée, est une
des clés du mystère de sa conception et de sa magie. L’arbre de vie
est inscrit dans la Fleur de vie, qui elle-même est engendrée par
la Graine et l’Oeuf de vie.
l'Arbre dans la Fleur de Vie

Si l'on tente de mesurer par radiesthésie, le niveau vibratoire de


cette fleur de vie, le pendule dépasse tous les indices. En fait il
s'agit de l'infini non mesurable, de même que la Parole de Dieu dans
Ses Révélations. J'ajoute que ce dessin bien placé dans une pièce
(voir le Feng Shui) augmente énormément le niveau vibratoire de la
pièce en rétablissant l'équilibre avec les forces telluriques plus ou
moins fortes du lieu. De plus cela annihile tous les effets néfastes
des ordinateurs et autres émetteurs d'ondes électromagnétiques. Il
est donc recommandé pour un cabinet de travail thérapeutique, mais
pas pour une chambre à coucher ou une pièce à vivre.

La "Fleur de Vie"  est un dessin géométrique qui représente toute la


structure de l'Univers, le Cosmos et son ordre parfait. Elle contient
dans ses proportions, tous les principes vibratoires et aspects
géométriques de l'Univers (dont les solides de Platon) et l'Etoile
tétraédrique (découlant de l'icosaèdre à 20 côtés) qu'on dit être la
forme du véhicule de conscience appelé MER KA VA. On trouve cette
Fleur de Vie visuellement sur certains murs d'un des temples
d'Abydos en Égypte, mais aussi dans de nombreuses cultures à
travers le monde.

Elle est constituée d'un cercle, par le centre duquel passent 6 autres
cercles qui engendrent eux-mêmes d'autres cercles ; on se limite à 5
cercles dans le sens de la hauteur et à 5 dans les diagonales, le tout
étant contenu dans un grand cercle. L'Arbre des Sephiroth, dont
nous avons parlé, est une des figures logées dans ce schéma.

Si vous réalisez vous-mêmes ce dessin et que vous tentez de le


projeter en 3 dimensions, vous y découvrirez les 5 corps platoniciens
ou polyèdres réguliers, bases de tous nos systèmes de vie : le cube à
partir du carré, le tétraèdre à partir du triangle équilatéral divisé en
3, un octaèdre à partir de l'hexagone qui comporte 8 faces de
triangles équilatéraux identiques et enfin un dodécaèdre pentagonal
qui comporte douze facettes pentagonales identiques, et enfin
l'icosaèdre à 20 faces triangulaires équilatérales et 12 sommets.

La rotation du cube à l'intérieur d'un cercle sur un angle de 72°, crée


la molécule d'ADN qui est la base même de la vie. Ce nombre de 72,
lié au nombre d'or, se rapporte au treillis de la Conscience cosmique
existant tout autour de notre globe terrestre. Pour en savoir plus,
lire le livre de Drunvalo "L'ancien secret de la Fleur de Vie" aux
éditions Ariane (prendre bien le temps d'intégrer le tome I avant de
lire la suite).

(1) Le symbolisme du corps humain aux éditions Dangles et en poche


chez Albin Michel. Voir aussi le reste de sa bibliographie, plus
tournée vers l'évolution spirituelle, mais tout aussi passionnante.

(2) La simple visualisation de nos maux sur l'Arbre des Sephiroth ne


suffit pas à nous guérir. Encore faut-il entamer un travail de fond
avec le thérapeute adéquat qui saura débusquer au fond de notre
inconscient la douleur primale qui a engendré nos blocages. Bien
entendu il s'agit en premier d'un travail actif de la part du
consultant auquel le thérapeute apporte sa collaboration. Chacun
apportera alors sa technique comme par exemple, l'analyse trans-
générationnelle et psychosomatique ou une certaine forme de
kinésiologie. Nous verrons au chapitre de la pratique Psycho-
Spagyrique, qu'en cours de séances, et selon les personnes, des
mémoires s'ouvrent d'elles-mêmes (sans régression programmée)
amenant ainsi ces personnes à prendre conscience ou les mettant sur
la voie de leur choc émotionnel primal). C'est la surveillance de nos
comportements et réactions qui nous disent si on est débarrassé ou
non de nos "démons". En effet, on peut facilement retomber dans nos
travers compte tenu des mauvaises habitudes prises et ancrées en
nous depuis de nombreuses années. Après, il faut souvent avoir
recours, à certains auxiliaires médicaux qui travailleront aussi sur
nos blocages nerveux, musculaires et articulaires. Le Christ
guérisseur est en fait notre part spirituelle, l'énergie de vie qui
VEUT notre redressement et notre positionnement d'Homme
Conscient dans sa voie d'évolution. C'est le Médecin Fidèle de
Paracelse.

Les Sephiroth de l'Arbre de Vie

L’arbre kabbalistique est un concept purement hébraïque sans


équivalence dans d’autres religions, il réflète une très belle  réalité,
celle de l’énergie émanant de la Source des Sources qui se dirige
d’une sphère de dilution vers une autre jusqu’au royaume de la
matière, soit la Terre et son Humanité.

Extrait du livre « Mystères de la Kabbale » de Marc-Alain Ouaknin :


« Lorsque la lumière primordiale de l’infini descend dans le monde
pour donner le souffle de vie à tous les mondes et à toutes les
créatures, elle se déploie, se diffracte sous forme de dix lumières,
qui contiennent chacune un aspect de la puissance de la lumière
nécessaire à la possibilité du vivant … » Dix lumières brillants dans
l’éternité, guidant les hommes vers leur ultime évolution ;
l’illumination. 
 
L’énergie provenant de DIEU (de la Source) arrive donc au sommet
de l’Arbre et est diluée par la première Sphère. Cette énergie
nourrit chacune des sphères ou Séphiroth. La première Sphère
(Séphira) représente aussi l’énergie d’une Qualité Divine. La Kabbale
nous enseigne que pour bénéficier des ces Qualités, nous devons
recevoir et faire mûrir les « fruits » de cette arbre de vie, chaque
sphère ou fruit étant un ensemble de symboles et de qualités que
nous pouvons étudier selon un certain système de concordances.

Dans l’Arbre Kabbalistique, il y a 10 Séphiroth :

De Kether procède une série des neuf autres émanations divines, les
Sephiroth ou sphères de Dieu, réunis l’un à l’autre par “l’Eclair
étincelant” qui descend de Kether.
Le mot Sephira (pluriel Sephiroth) désigne une « émanation
numérique » et suggère l’idée qu’une chose est engendrée par autre
chose en respectant un certain ordre depuis Kether, l’étincelle divine
de la vie, pour arriver à Malkut, le monde matériel.

Les Sephiroth sont donc, dans l’ordre d’involution : Kether, Hokmah,


Binah, Chesed, Geburah, Tipheret, Netzah, Hod, Yesod et Malkut. 
Cet ordre est dit « d’involution » car il est celui dans lequel l’univers a
été créé. (A noter que la Séphira DAATH n’est pas considéré car elle
n’est pas porteuse d’une «Qualité Divine Manifestée» selon la
Kabbale; elle n’est pas comptée non plus parmi les 10 et ne porte donc
aucun numéro bien qu’elle soit toujours dessinée sur l’Arbre. Son
énergie est importante mais subtile).

DAAT est une lumière dissimulée. Pourtant, cette sphère cachée fait
partie des étapes indispensables à la création, et marque en quelques
sortes un passage obligé entre notre monde et celui du divin.

L’ordre d’évolution, est ce lui que l’on devra emprunter afin de pouvoir
renouer avec l’origine, l’étincelle de vie divine qui sommeille en chacun
de nous.  Il est important de signaler que chacune de ces Sephiroth
contient une parcelle de toutes les autres situées « en amont » et
l’énergie nécessaire pour engendrer celles qui se trouvent « en aval ».

 
Les kabbalistes présentent parfois l'Arbre sous forme de 10 cercles
concentriques comme sur la figure ci-contre.

Si le cercle de plus petit diamètre est associé à Kéther, le


déploiement de l'Arbre peut faire penser à l'action d'une pierre
jetée dans un lac paisible. Plus l'observateur est éloigné de l'impact,
plus il y a d'ondes (de voiles) entre le centre et lui.

Si, au contraire, le plus petit cercle est associé à Malkuth, le


parcours vers Kéther correspond à une augmentation progressive de
la sphère de conscience. Celle-ci, active dans des enclaves de moins
en moins denses, devient de plus en plus libre.

En revenant sur le schéma de l'Arbre des Sephiroth...  

·  Au-dessus de Kether, il existe trois autres étapes appelées Aïn (qui


veut dire rien, point d'en haut, mais aussi œil (2) Aïn Soph (sans fin,
infini), Aïn Soph Aor (infinie lumière), trois aspects divins, non
inscrits dans l'arbre, expriment l'Inconnaissable, l'Innommable qui
cependant S'est fait connaître et S'est laissé nommer à travers les
10 Séphiroth. Toutes émanent de Kether, la première d'entre elles
et se déploient jusqu'en Malkhuth, la dernière qui les reçoit avant
qu'elles ne se re-contractent en Kether (Annick de Souzenelle, Le
symbolisme du corps humain page 43 - Edition Dangles – livre
conseillé qui existe en "poche").

·  L'entraînement vers le Rien passe d'abord par le Daath (au moment


du franchissement de la Porte des Dieux) qui est une "non sephira",
porte d'entrée de la Ténèbre Sacrée (où se tient le Sphinx), pour
accéder au Labyrinthe intérieur (voir la littérature de Toni Céron sur
le passage du Sphinx à la Pyramide et la déambulation initiatique dans
cette Pyramide – Édition Col de Feu à Orcier).

Daath est celle qui a disparu de l'Arbre lors de la grande involution


et de la formation du psychisme humain. Dans l'Arbre de la
Connaissance du bien et du mal, l'humanité expérimente la dualité et
Daath reste voilée. Cette Daath est le Royaume béni, la Coupe
première, l'Épouse du Roi. Cette coupe est située au-dessus du soleil
de Tiphereth, ce point si particulier à hauteur du sternum chez
l'homme mais intérieur au milieu d'une sorte de Pyramide. Cette
coupe existait bien avant la création de l'Arbre car elle est la
lumière du Premier Jour, lumière émanent de l'Unique qui s'y
contempla. Elle est son Épouse éternelle. C'est le principe féminin par
excellence mais bien au-delà de la compréhension humaine de ce
concept, uni de toute éternité à son Roi. Elle ne regarde que Lui, le
Joyau au centre de Kether. Leur regard est la Source de la Lumière
vivante qui coule dans les univers.

C'est pourquoi, plus tard, au centre du Rien qu'est Aïn on va trouver


la Source de tout qu'est Ayin. C'est quand à partir de rien que
l'Époux et l'Épouse voulurent créer les mondes, l'Arbre se déploya,
Daath se transféra en Binah et devint Mère. Alors la Lumière (ou
énergie) du Très-Haut peut descendre vers les humains à travers les
différents filtres (Sephiroth). Dieu ne peut être contemplé en face
faute d'être brûlé immédiatement (c'est pourquoi on appelle le
Triangle supérieure la Petite Face). Seul celui qui est passé par
l'abandon absolu (en donnant la bonne réponse au Sphinx), peut enfin
contempler la Grande Face.

· Toute la kabbale est contenue dans Daath et avec elle toutes les
connaissances qu'on n'a pas besoin de chercher ailleurs. Mais la
Connaissance accessible aux hommes est jusqu'à présent bien
fragmentée, et chacun entretient cette division en revendiquant la
vérité de la branche qu'il a trouvée, la compare et l'oppose à son
voisin sans comprendre la beauté de l'Arbre qui pourrait les réunir.

· Lorsque Daath se dévoile, c'est le Saint-Graal qui apparaît, la coupe


enchantée que les chevaliers des temps modernes recherchent
encore aujourd'hui. Celui qui arriverait au bout de sa quête et
trouverait enfin la Coupe serait emporté avec elle dans les plans
subtils, hors de la matière. Mais contrairement à ce que d'aucuns
veulent faire accroire, ce n'est pas l'homme qui doit ascensionner,
comme Jésus en son temps, mais la totalité de la matière du corps de
l'humain et du corps de la terre. Le Graal n'emportera pas l'homme
hors de la matière mais l'illuminera enfin. Il sera la Pierre
philosophale qui révèlera le Royaume et couronnera la terre.

· Ce sera alors la réduction à néant de tout ce que nous représentons


en tant qu'humain qui couronnera finalement le parcours sephirotique.
Et encore….

· Après avoir fait un tant soit peu l'expérience du Rien, au cours de


laquelle, on peut vraiment arriver à se sentir perdu, puisque nous
faisons l'expérience de quelque chose qui est avant la Conscience,
l'Absolu de Dieu qu'on ne peut ni nommer ni objectiver. En effet, qui
ne le serait, s'il devait d'un seul coup revivre les premiers temps de
la Création du monde, avant que le Créateur ne se soit manifesté en
créant la Conscience. C'est l'état du chaos indifférencié où rien
n'existe pas plus l'esprit que la matière et encore moins la
conscience de soi.

·  Il ne faut pas oublier que lorsqu'on a rompu avec le Faux-Prophète


(celui qui est induit par Lucifer), on n'a plus rien sur quoi s'appuyer si
ce n'est sur Dieu par la Prière et donc sur sa véritable identité qui
est divine. Dans cette expérience du Rien, du vide, qui est la Création
avant la Création, on peut vraiment se croire perdu. Si l'on a ce
sentiment c'est que tout n'a pas été réglé dans notre vie d'humain et
qu'il reste quelques "oripeaux" accrochés aux diverses portes. Alors,
pour se sortir de ce sentiment de perte de soi, on doit repartir vers
la matière de Malkhuth pour recommencer un périple et repasser par
toutes les expériences déjà vécues (ou mal vécues ou
insuffisamment). C'est pour cela que la tradition alchimique parle de
refaire plusieurs fois le périple (7x7). Il convient de reprendre,
après tests, les textes sur les étapes séphirotiques à repasser.

·  Vous recommencez alors l'ascension en repassant par chacune des


Sephiroth (ou celles spécifiées), mais que vous allez aborder cette
fois-ci d'une manière beaucoup plus libre, car vous connaissez déjà le
chemin. Vous allez mettre à profit ce dernier parcours pour
commencer à construire votre champ missionnaire (celui qui vous est
indiqué par l'archétype de votre Licorne, le Nœud Nord lunaire mais
aussi l'hexagramme de conception en YI Jing).

· Toutefois, il peut arriver que le passage de certaines portes ayant


été fait préalablement sans douleur (car hors conscience) se fasse
maintenant dans la douleur de la prise de conscience, comme le
passage de la Porte des Hommes qui pourrait déclencher une "belle"
sciatique ou un pincement discal ou alors celle de Yesod que beaucoup
oublie de vivre complètement ou ignore tout simplement considérant
la chasteté comme une condition d'élévation. Lorsque la porte de
Yesod est fermée, l'androgyne Tsaddé (voir "La Lettre chemin de vie
"d'Annick de Souzenelle) ne peut pas rejoindre son Dieu. Or il ne
faut pas oublier que l'Androgyne est la justice parfaite puisqu'elle
équilibre les forces opposées et différentes. Le Père-Mère voulut
que l'humain, l'Adam originel puisse connaître la félicité et la
puissance créatrice de l'amour. Il divisa alors en deux ses polarités
pour qu'elles puissent se contempler et échanger leur regard, à
l'image de leur Père et de leur Mère, à la fois deux et un.
· C'est pourquoi dans Yesod on doit parfaire ce travail de séparation-
réunion. Alors le 3ème œil (Ayin) pourra s'ouvrir au centre du front
de chacun, représentant une conscience infinie.

·  C'est au cours de ce nouveau parcours, que vous pouvons être


amenés à régler des problématiques secondaires (filaments de la
problématique principale restés accrochés) ou bien de libérer
quelques ancêtres (co-latéraux de votre filiation directe) qui ont
besoin de vous pour continuer leur évolution.

· Chaque étape va donc être conscientisée beaucoup plus


profondément et affiner peu à peu notre perception de tous les
aspects de la vie et nous affirmer de plus en plus dans votre identité
en devenir en rendant de plus en plus limpide la vision trine. L'Œil de
Dieu est partout, rien ne lui échappe car rien n'est en dehors de Son
Corps. Ne craignez pas ce Regard qui vous met à nu, mais au contraire
appelez-le pour vous unir à Lui. C'est comme cela que vous pourrez
franchir la Porte Unique qui vous attend sur votre chemin.

· Sachez utiliser le 3ème œil pour voir la réalité derrière les


apparences, les faux messies, faux-être réalisés (en fait il n'y a pas
plus d'être réalisé que d'êtres réincarnés) et autres envoyés de
Lucifer, écarter le doute et enfin utiliser le pouvoir de votre Verbe.

·  Si vous n'en avez pas encore fait plus tôt, c'est le moment de
participer à des séances de PMT (Pyramidal Memories
Transmutation) afin d'éliminer les mémoires archaïques sur lesquelles
vous avez travaillé au long de votre développement. Mais a priori,
vous n'en avez plus besoin car vous avez fini vos tours de lemniscate
(croix karmique de la Lune noire – voir explications dans le livre de
Luc Bigé).

 
Les relations principales de l'Arbre de Vie

Chaque lumière entretient des relations particulières avec certaines


autres lumières, formant ainsi des groupes spécifiques, et
permettent d’aboutir à des objectifs communs. Les sentiers entre les
sphères lumineuses constituent les générateurs d’évolutions et de
changement, et sont presque plus importantes que les sephirot elle-
même.
 
Il en existe 22, et elles ont formés l’écriture Hébraïque.
 
Les 22 sentiers et les 10 sephirot forment les 32 voies de la sagesse.
 

AZILOUT, monde de l’émanation


 
BRIAT, monde de la création
 
YETSIRAH, monde de la formation
 
ASSIAH, monde de l’action
 
Colonne Gauche, la justice
 
Colonne Centrale, l’harmonie
 
Colonne Droite, l’amour
 
Horizontale du Haut, les expériences
 
Horizontale du Milieu, les sentiments
 
Horizontale du Bas, les relations
 
Triangle KETHER-HOCKMAH-BINAH, l’équilibre des trois célestes
 
Triangle HOCKMAH-BINAH-DAAT, l’équilibre entre le rationnel et
l’émotionnel
 
Triangle DAAT-HESED-GUEBURAH, l’accès aux connaissances
secrètes
 
Triangle HESED-GUEBURAH-TIPHERETH, l’éthique du bien et du
mal
 
Triangle TIPHERETH-NETSAH-HOD, la maîtrise des passions
 
Triangle NETSAH-HOD-YESOD, la fondation de la logique et des
émotions
 
Relation YESOD-MALKUT, la transmission

 
 

Les 3 Seuils

Si l'on considère l'Arbre comme un parcours initiatique décrivant


divers états psychologiques, il est courant de placer sur le dessin de
l'Arbre, trois seuils, trois prises de  conscience remarquables.

En partant de Malkuth, le premier fossé à franchir est appelé le


Seuil.

Au-dessous de Tiphereth se trouve le Gouffre.

Enfin l'accès aux sephiroth Kether, Chokmah et Binah nécessite le


franchissement de l'Abîme. 

 
 

Les quatre mondes

Selon la Kabbale, l’Arbre peut être divisé en quatre Mondes,de la


Lumière originelle (or qadoum) qui emplissait l’Infini (En Sof) de
manière égale et sans différence de degré avant le tsimtsoum jaillit
une lumière émanée (or nietsal) dans le vide laissé par la rétraction
du tsimtsoum. De cette lumière émanée dérivent quatre mondes
éternels cachés (Olamim). 
 •le monde de l’Emanation ou du Divin, le « olam ha-Atziluth« ,
 •le monde de la Création, le olam haBriah,
 •le monde de la Formation, le olam haYetzirah,
 •et le monde de l’Action, le olam haAssiah
 
Le premier monde contient seulement Kether. Il est appelé Monde
des Emanations ou encore Monde des Archétypes »Atziluth »). C’est
le lieu du tout indivisible, de l’ensemble des potentialités, la racine
des mondes.
 
Le deuxième monde comprend Chokmah et Binah. Il est appelé Monde
de la Création (« Briah »). C’est le lieu de la première scission, de la
complémentarité, des outils primordiaux.
 
Le troisième monde regroupe six sephiroth : Chesed, Geburah,
Tiphereth, Netza’h, Hod et Yesod. Il est appelé Monde de la
Formation (« Yetzirah »). C’est le lieu de la construction, du
modelage, de l’architecte et du terrassier.
 
Le quatrième monde contient uniquement Malkuth. Il est appelé
Monde de la Matière (« Assiah »). C’est le lieu où les éléments
prennent forme, s’élèvent, résistent et se dégradent.

- Le monde de l’Emanation ou du Divin, le « olam ha-Atziluth ",


monde de l’intuition et des archétypes. Ce monde donna naissance aux
trois autres mondes qui contiennent chacun une répétition des
Sephiroth, mais dans une échelle dégressive de luminosité.

- Le monde de la Création, le olam haBeryah, monde mental de la


création. C’est l’émanation directe d’Atziluth où les Sephiroth y sont
reflétées et y sont donc plus limitées bien qu’étant de la plus pure
nature et sans adjonction de matière.  

- Le monde de la Formation, le olam haYetzirah, monde astral de la


formation. C’est le monde angélique où ces intelligences et êtres
incorporels résident drapés dans un habit de lumière et qui prennent
forme pour apparaître aux hommes.  

- Le monde de l'Action monde de l’Action, le olam haAsiah,


monde physique et concret de l’action. C’est le monde de la matière
constitué des éléments les plus grossiers du précédant arbre. C’est
aussi le domicile des esprits démoniaques nommés « coques » par la
Qabalah. Les démons sont répartis en dix classes…

Les Démons sont les plus grossières et les plus déficientes de toutes
les formes. Leur dix degrés correspondent à la décade
Sephirothique, mais dans un degré inverse, ainsi, les ténèbres et
l’impureté augmentent avec la descente de chaque degré. Les deux
premiers ne sont rien qu’absence de forme visible et d’organisation.
Le troisième est le domicile des ténèbres. Les sept Enfers suivants
représentent les vices humains incarnés, où sont torturés ceux qui se
sont adonnés à ces vices durant leur existence terrestre. Leur prince
est Samael, l’ange du poison et de la mort. Sa femme est la
Prostituée, Isheth Zenunim ; et unis, ils sont appelés Bête, CHIVA.
Ainsi est complétée la trinité infernale qui est, pour ainsi dire, l’avers
et la caricature de la Supernelle. Samaël est considéré identique à
Satan.  

L’essence de la Divinité se manifeste d’abord dans le Monde


Atziluthique en se concentrant dans les Sephiroth, et les réflexions
de ces dernières sont produites successivement dans chacun des
quatre plans, avec une diminution graduelle de l’éclat et de la pureté,
jusqu’à ce que le monde matériel soit atteint. Quelques auteurs
nomment ces quatre plans les Mondes Intellectuel, Moral, Sensuel et
Matériel.
Ces 4 Mondes, parfois appelés Plans, sont autant de dimensions
subtiles de la Réalité de l’Univers que des étapes dans le processus
selon lequel l’Esprit se densifie petit à petit sous forme de
Matière.L’essence divine du Triple Voile de l’Ineffable /
Inconnaissable dans la Kabbale (appelés Aïn Soph Aur, Aïn Soph et
Aïn) se manifeste par le biais de la Sephirah Kether jusqu’à la
Sephirah Malkuth, du plan le plus supérieur au plan le plus inférieur.  

Il y a quatre noms secrets qui se réfèrent aux quatre mondes


d’Atziluth, de Briah, de Yetzirah et d’Assiah ; et enfin, le
Tétragrammaton est censé s’écrire d’une certaine manière dans
chacun de ces mondes.

Le nom secret d’Atziluth est OB, celui de Briah est SEG, celui de


Yetzirah est MAH, et celui d’Assiah est BEN. Ces noms opèrent
ensemble avec les Sephiroth au travers des « 231 portes, » ainsi que
les combinaison de l’alphabet sont appelées, mais prendrait trop de
place ici que d’entrer trop profondément dans ce sujet.

Aziluth ou la Grande Triade

C’est le 1er sous-ensemble qui comprend 3 Séphiroth Kether -


Hochmah - Binah

On l’appelle Aziluth et c’est le monde de l’émanation et de l’union, le


monde des archétypes, le monde de la volonté première où s’élabore
l’intention de créer, émotion spirituelle.
Quand la lumière de l’infini entre dans l’espace vide qui résulte du
tsimtsoum

C’est le premier monde qui se constitue

Pas encore tout à fait matière, mais plus seulement lumière,


il est à la tangence des deux.

Il représente le monde le plus élevé de l’esprit, là ou l’homme


peut entrer en contact avec le en sof

C’est le monde de la spiritualité qui englobe à la fois actions,


sentiments, et pensées mais tous orientés vers un but d’élévation
spirituelle et dans une volonté de contact avec la lumière de l’infini.

Pour exemple: Aziluth c’est l’intention de construire un bâtiment. Ce


bâtiment n’a encore aucune existence, même pas sur papier. Pour bien
comprendre la nature d’Aziluth, il est nécessaire de se souvenir de la
dualité de Kether qui est en relation avec le plan le plus bas du « Ciel
» au dessus d’elle: la triplicité Aïn Soph Aur - Aïn Soph - Aïn, et le
sommet de l’Arbre. Kether est une porte entre 2 mondes. Kether
c’est un peu notre tête , le poste de commande du corps. En Kether la
pensée est unique et de cette pensée en émanent 2 autres
contradictoires. Une thèse et une antithèse (la synthèse se fera en
Daath). En Hochmah et Binah, Kether se dédouble, c’est pourquoi le
Triangle d’Aziluth est pointé en haut.

 
 

Briah

C’est le second monde qui est constitué du Triangle: Hesed -


Gueburah - Tiphereth.

C’est le monde de la création, où la possibilité de créer devient


effective. C'est le lieu de la première scission, de la
complémentarité, des outils primordiaux.

C’est un monde de puresprit, ce qui ne signifie pas une  essence


exclusivement intellectuelle ;
Ce monde représente davantage a capacité d’appréhender l’essence 
authentique et intime des  choses. C’est l’esprit dans sa capacité 
créatrice autant que dans sa faculté de concevoir et d’intégrer
la connaissance.

C’est le point central où le flux qui s’élève


des mondes inférieurs rencontre celui qui descend des centres supéri
eurs et où une sorte  de relation peut s’établir entre eux.

Pour reprendre notre exemple d’édification d’un bâtiment: le futur


propriétaire en a eu l’idée en Kether et il a pesé le pour et le contre
en Hochmah et Binah. Il a résolu de le faire en Daath. Il va voir
l’architecte, il discute de son projet avec lui et tous deux tombent
d’accord. Le bâtiment n’existe toujours pas , pas même sur papier.
Mais ,il y a eu une première action. De l’intention, nous en sommes
passé à un contrat de réalisation. Ce Triangle est pointé en bas, car
Hesed et Gueburah fusionnent en Tiphereth. Tiphereth est l’accord
de l’échange entre le propriétaire et l’architecte, représenté par la
dualité Hesed - Gueburah.

Les créatures qui y vivent, si elles sont moins puissantes que celles
d'Atziluth, n'en restent pas moins dotées d'un grand pouvoir, et on
les appelle généralement les Archanges.

Briah est le monde de l'esprit, de l'élévation intellectuelle, et la


couleur qu'on lui associe est le bleu du ciel. On met également parfois
Briah en correspondance avec l'élément Air, l'air de l'élévation
spirituelle, et donc dans le tarot avec l'Arcane Mineur de l'Epée.

 
 

Yetzirah

C’est le 3ème monde, composé de:


Netzah - Hod - Yesod

 
Yetzirah est le monde de la formation. C’est un plan psychique où les
formes s’élaborent.

C’est un monde dont les diverses émotions que l’on peut éprouver
constituent la principale substance, les sentiments.

Les existences vivantes que l’on y trouve sont soit des manifestations
conscientes d’élans particuliers, destinés à agir ou réagir, soit  les
manifestations de l’énergie nécessaire pour satisfaire, au travers
d’une stimulation, telle inclination ou telle inspiration.

C'est le lieu de la construction, du modelage, de l'architecte et du


terrassier.
L’architecte fait des calculs, choisit les matériaux en fonction de
leurs prix, de leurs résistances et tout aboutit à un plan.
Puisqu’il y a aboutissement, Yetzirah sera également un Triangle
pointé vers le bas.
Le bâtiment n’existe pas encore sur le terrain. Mais il est prévu sur
le papier jusque dans ses moindres détails. 

Yetzirah évoque la formation du monde, l'ultime étape avant la


formation de la Terre, et donc chaque Sephirah est associée, en
Yetzirah, à une planète de notre univers, la Terre étant bien sûr
postérieure aux autres corps célestes et correspondant donc à
Malkut. Yetzirah est le monde de l'émotion, de la psyché,
intermédiaire entre le Ciel et la Terre. La couleur qui lui est associée
est donc le violet, union du bleu de Briah et du rouge d'Assiah. On
met également parfois Yetzirah en correspondance avec l'élément
Eau, l'eau de la source, qui nourrit le monde et qui coule des sphères
supérieures, et donc dans le tarot avec l'Arcane Mineur de la Coupe.

 
Assiah
C’est le 4ème monde qui est le monde de l’action, de la fabrication.
C’est le plan matériel, les faits et phénomènes, l’existence. C'est le
lieu où les éléments prennent forme, s'élèvent, résistent et se
dégradent.
Il est constitué d’une seule Séphire Malkuth.
L’architecte a passé le relais aux artisants et à différents corps de
métier qui suivront ses plans. Le bâtiment s’élève et s’achève.

Sa couleur associée est le rouge, le rouge du sang, le rouge de la


terre. On met également parfois Assiah en correspondance avec
l'élément Terre, la terre de notre planète et de notre monde
matériel, et donc dans le tarot avec l'Arcane Mineur du Denier.

C’est  le  monde  ou  nous  vivons qui  comprend  à  la  fois notre 
expérience  sensorielle  et  extrasensorielle

Ce  monde  à  deux  dimensions :

Sa  partie  inférieure, appelée monde des 


actes matériels est constituée par le monde  physique, ou 
prédominent les lois naturelles et en  particulier
le principe de causalité.

Sa partie supérieure est  le  « monde  de  l’action  spirituelle "

Chaque aspect de l’existence humaine est constituée à la fois


de matière et  ’esprit

La pensée appartient au monde de l’action.

Certains kabbalistes font le regroupement suivant : Kether pour


Atziluth ; Hokmah et Binah pour Briah ; Chesed, Geburah, Tipheret,
Netzah, Hod et Yesod pour Yetzirah et Malkut pour Assiah. Cette
façon de regrouper les Sephiroth n'est ni meilleure ni pire que celle
présentée ici, car il faut bien se rendre compte que les limites ne
sont pas rigides. L'important est de se souvenir de cette idée :
Atziluth, le monde de l'émanation, a engendré Briah, le monde de la
création, par une rupture (que cette rupture soit la rupture de Daath
ou bien la division de Kether en deux principes masculin et féminin).
Briah a pu ensuite donner naissance à Yetzirah, un monde où pourrait
être formé Malkut, la seule Sephirah d'Assiah, le monde matériel.
Par ailleurs, comme on le verra plus tard, seules les six Sephiroth de
Chesed à Yesod ont des correspondances planétaires bien établies.
Cela justifie ce regroupement original, qui place dans Yetzirah, le
monde des correspondances planétaires, les six Sephiroth en
question.   

Sagesse, Intelligence et Savoir

Hochma, Binah, Daath

La forme selon laquelle ces trois sefirots sont organisées est un


segol, voyelle qui se prononce é.

Le segol est constitué de trois points qui forment un


triangle équilatéral avec la base en haut . C’est le  symbole de
l’équilibre et de l’harmonie.

La Binah est la capacité de déduire une chose de


l’autre ou de l’induire.

La Hochma est la dimension d’écoute et d’ouverture,
refus du dogmatisme. Elle ouvre au lieu de fermer, interroge au
lieu de prouver, questionne au  lieu de vouloir posséder une réponse.
C’est la force  du  quoi ?

Le Daath n’est pas le savoir positif et statique  mais le ressenti,


ce que l’on nomme aujourd’hui, l’intelligence émotionnelle, résultant
d’une  expérience existentielle.
Dans le langage de la kabbale, Hochma est appelée aba ( père ) et
Binah est appelée ima ( mère ). Bina hest le langage
logique, Hochma le langage poétique.

Hohma, Binah et Daath sont trois modalités différentes d’aborder le


monde : poétique, logique et émotionnelle.

L’asymétrie cérébrale: les fonctions du cerveau

Les informations traitées de manière verbale, le sont par le


cerveau gauche, celles traitées de manière visuelle, le sont par le
cervea  droit.

La  musique est spécialement traitée, mémorisée, et comprise par le


cerveau droit. Le rythme et la mesure sont perçus par le cerveau
gauche, la mélodie, le ton et le timbre par le cerveau droit.

Le cerveau gauche est analytique et logique. C’est celui de la Binah,


l’intelligence.

Le cerveau droit  perçoit  et comprend les émotions,


les relations visuelles, spatiale, traite les informations de façon
globale, synthétique. Il a  une connaissance plus intuitive qu’
nalytique. C’est celui de la Hochma

Hessed, Din et Tiferet

Ces trois séfirot offrent aussi une réflexion éthique sur la question


du bien et du mal, et sur celle plus générale des structures
ouvertes ou  fermées.

Pour la kabbale :
Est "mal", ce qui consiste à refuser la réalité d’un monde imparfait,
c.a.d. la possibilité même du processus de perfectionnement et de
la liberté  qui le met en œuvre.

Par opposition le bien est donc d’accepter la réalité de ce


monde imparfait et de mettre en œuvre la liberté que nous avons de 
le faire  progresser vers la perfection.

Le mal dans notre monde réside dans tout ce


qui diminue le rythme du perfectionnement et du développement,
tant dans la nature et la matière, que dans le domaine de l’esprit .

Tout ce qui fige et affaiblit la libre volonté , par des habitudes,


des répétions mécaniques, des inhibitions spirituelles
et une passivité de  l’intelligence, est une porte ouverte sur le
domain du mal.

La dialectique du parfait et de l’imparfait

Dans le talmud de Babylone, manque le premier feuillet de chaque


traité, c.a.d. que tous les traités commencent à la page 2.
Il explique cela en  disant :

C’est pour signifier à l’homme d’étude que quel que


soit le nombre de pages qu’il aura lues, il ne doit jamais
perdre de vue qu’il n’est point encore  parvenu à la première  page.

Le bien pour l’homme réside dans le décalage entre la perfection de


Dieu et la transgression de cette perfection par la création
du monde. Cette  création est un rupture dans l’immanence de la
perfection.

Toute création est moins parfaite que la Source de toute perfection.

La réalité imparfaite du monde en dehors de Dieu, s’oppose


logiquement à sa perfection. Mais pour l’homme, c’est cette
imperfection qui devient son entrée dans la perfection au sens de
la formule kabbaliste d’André  Neher :

" La perfection de l’homme, c’est sa perfectibilité " ….

La kabbale et l’art

L’art est la perfection des formes inexactes. Celles ci ne sont


pas équilibrées en elles mêmes, à la différence des formes
mathématiques, dont la  structure exprime la constance d’une loi.

L’œuvre d’art n’est pas une forme dans une matière, elle


est ce qui traverse la matière de part en part, en lui offrant son
rythme et son énergie.

Le cercle et la droite : Nécessité et Liberté 

Pour dire ces deux états que sont le parfait et l’imparfait,


la kabbale de Louria propose le images du cercle et de la droite.

Le cercle symbolise la nécessité enclose à l’intérieure de ses lois,


la fermeture qui interdit tout progrès de la liberté.

La  ligne droite qui se prolonge sans limitation aucune, symbolise la


liberté ou l’essence de la réalité en développement .

La kabbale utilise deux termes clefs pour définir


la situation fermée du cercle et l’ouverture du mouvement
infini de la droite le Din et le Hessed.

Le Din ou la nécessité de structuration des formes


Le Din c’est ce qui permet essentiellement l’organisation des choses,
physiques, organiques, sociales. C’est la rigueur et la justice. C’est 
l’organisation contre l’anarchie 

Les lois du Din sont nécessaires, car, sans elle il n’y aurait aucun point


de repère et aucune forme possible.

Le Din est une configuration close. Il rend possible le vivant, car il


donne forme aux choses .

Cependant le Din absolu qui ne contient pas l’ouverture que lui


offrira le Hessed est un mouvement qui se retranche du lieu de
la création et de la vie.

Le Hessed ou la Liberté réatrice

Le Hessed se rencontre dans tous les gestes qui disent le


don et l’amour. Mouvement à l’extérieur de soi pour l’autre. Le
Hessed c’est le geste de bonté concret pour
l’autre homme. C’est aussi le désir insatiable d’infini.

Dans la dimension du Hessed l’homme ne tend pas seulement à mieux


être ou à plus être, il désire avant tout être autre

Le Hessed est animé par la volonté dynamique d’être qui cherche


à dépasser la pure nécessité de la physique des
lois du monde pour atteindre une  métaphysique de la lumière et de
la liberté créatrice. 

Le Tiferet ou l’Harmonie

Dans la réalité, il est rare de rencontrer le Din et le Hessed à l’état


absolu.
La rencontre équilibrée de ces deux états
est l’harmonie du Din et du Hessed appelée Tiferet.

Dans toute réalité finie, il faut distinguer ce qui relève


de la nécessité Din et ce qui relève de la volonté (Hessed) .

Toute réalité (sauf celle de Dieu) est finie. Et donc tout ce qui existe


en ce monde,  a un fondement de nécessité (Din) et un fondement 
de liberté (Hessed).

Tiferet est l’équilibre entre le clos (Din) et l’ouvert (Hessed)

Netsah et Hod

Maitrise et beauté, politique et esthétique

Netsah
et Hod forment un diptyque dont l’image est celle de la voyelle tséré.

La politique, l’économie, la morale

Netsah en hébreu c’est la "victoire" dans le sens de la


maîtris sur quelque chose. C’est aussi  l’éternité . 

L’homme de la  kabbale, ne peut se contenter d’être un contemplatif,


il doit aussi s’investi dans les réalités concrètes de ce monde, donc
dans l’organisation de la cité.

C’est la  nécessité du politique, de l’économie et de


la maîtrise des passions.

Hod: esthétique et éthique
Le kabbaliste est par essence un artiste. Pour que le monde soi en
harmonie, il ne suffit pas de satisfaire les besoins vitaux mais il faut
y ajouter une dimension fondamentale, l’esthétique

Keter insiste sur la dimension du tempos présent sans pour autant


nier les autres dimensions du temps.

Pour la kabbale les trois temps doivent être assumés  pleinement, 


c’est le sens même du tétragramme qui signifie passé, présent et
futur.

Est vieux celui qui a perdu l’espérance  .

La sefira de Hod c’est ne jamais désespérer, se dire que demain sera


toujours possible, même si demain ne verra pas le  our.

Espérance pour rendre possible la naissance et la renaissance è un 


seul  mot en  hébreu tiqva .

Yessod et Malkhout

Fondement et Royauté

Recevoir, transmettre, donner

Les deux dernières sefirot sont organisées comme  un diptyque et 


dessinent la  voyelle  e  scheva 

C’est une miniature du schéma fondamentale de la kabbale. C’est le


donner et le recevoir en même temps que le masculin et le féminin

Yessod donne et Malkhot reçoit
Yessod et Malkhout c’est l’homme et la femme, l’homme et son
prochain, les parents et les enfants,  le maitre et les disciples…..

La kabbale est une réception , un art de savoi recevoir


la lumière de l’infini. C’est aussi un art de savoir donner. Le don et
la réception son  totalement liés dans la kabbale.

Correspondances

 
 

 
Venons-en maintenant à un deuxième regroupement que l'on peut
effectuer. Si l'on reprend l'histoire de la création de l'univers, on se
rend compte que certaines Sephiroth sont regroupées par couples.
Ainsi on peut noter la présence du couple Hokmah-Binah, qui a
engendré le couple Chesed-Geburah, et enfin le couple Netzah-Hod,
issu de Tipheret. Et à chaque fois, dans chaque couple, on pourra
noter la présence d'un principe masculin, positif, porteur de la
semence, du principe actif, et la présence d'un principe féminin, qui
permet de concrétiser passivement cette semence, détruisant par là-
même la raison d'être du couple. Les Sephiroth sont ainsi classées en
d'une part celles qui sont associées au principe masculin, d'autre part
celles qui sont associées au principe féminin.

Nous discernons 3 colonnes verticales ; ce sont les piliers de la


SAGESSE.

1. A gauche le pilier de la RIGUEUR, dominé par la LUNE, représente


notre colonne du Nord, il part de BINAH et descend sur HOD, qui
est représentée par le 2ième Surveillant.

2. A droite, le pilier de la MISERICORDE dominé par le soleil, part


de HOCHMAH et descend sur NETZAH qui est représenté par le 1er
Surveillant, c’est lui qui reçoit l’impulsion du Vénérable Maître et la
transmet au 2ième surveillant.

• Vision détaillée de la descente du Pouvoir Divin

Conventionnellement le pilier de la MISERICORDE placé sur le Soleil


est Mâle ; de la même manière le pilier de la RIGUEUR placé sous la
LUNE est féminin Logiquement le pilier de l’EQUILIBRE est
androgyne. Il est placé sous le DELTA LUMINEUX, c’est d’ici que
partira l’ECLAIR scintillant impulsé par le Vénérable Maître. Cet
éclair représente la LUMIERE qui passant d’un pilier à l’autre se
charge de la PAROLE annoncée par le PROLOGUE DE JEAN. Nous
sommes dans la doctrine du VERBE-LUMIERE et venons de vivre une
fois de plus la recréation de l’Univers ; la mémoire des choses est
l’assise de la Tradition.
 

Les trois piliers de la Sagesse

Enfin, un troisième groupe rassemble les Sephiroth qui, à l'équilibre


entre les deux, ne font pas partie d'un tel couple. Ces trois groupes
sont appelés les piliers ou colonnes, en référence aux piliers du
temple de Salomon :

 La colonne de gauche est appelée DIN soit la Justice et celle de


droite HESED l'Amour. La colonne centrale est l'Harmonie
nommée TIPHERETH,
découlant ou réunissant les deux autres.

Le pilier de la miséricorde, placé à droite, est appelé Yachin. Il


comporte les Sephiroth porteuses de semence, de l'aspect masculin,
positif de la création, à savoir Hokmah, Chesed et Netzah. Il est
associé au yang asiatique, à tout ce qui insuffle la vie et pousse à son
développement. Marqué de la lettre hébraïque Yod (la première du
mot Yachin), il est souvent représenté comme une colonne de couleur
blanche. On l'appelle aussi parfois pilier de la Force, par opposition à
la Forme, en tant que Force créative

En loga maçonnique : droite, le pilier de la MISERICORDE dominé


par le soleil, part de HOCHMAH et descend sur NETZAH qui est
représenté par le 1er Surveillant, c’est lui qui reçoit l’impulsion du
Vénérable Maître et la transmet au 2ième surveillant.

Conventionnellement le pilier de la MISERICORDE placé sur le Soleil


est Mâle ; de la même manière le pilier de la RIGUEUR placé sous la
LUNE est féminin . Logiquement le pilier de l’EQUILIBRE est
androgyne. Il est placé sous le DELTA LUMINEUX, c’est d’ici que
partira l’ECLAIR scintillant impulsé par le Vénérable Maître. Cet
éclair représente la LUMIERE qui passant d’un pilier à l’autre se
charge de la PAROLE annoncée par le PROLOGUE DE JEAN. Nous
sommes dans la doctrine du VERBE-LUMIERE et venons de vivre une
fois de plus la recréation de l’Univers ; la mémoire des choses est
l’assise de la Tradition.

Le pilier de la rigueur, placé à gauche, est appelé Boaz. Il comporte


les Sephiroth réceptacles de la semence, les Sephiroth teintées de
l'aspect féminin, négatif de la création, en ce sens qu'elles tendent à
restreindre cette création : Binah, Geburah et Hod. Il est associé au
yin asiatique, à tout ce qui contient, résorbe et confine la vie afin de
mieux la contrôler. Marqué de la lettre hébraïque Beth (la première
du mot Boaz), il est souvent représenté comme une colonne de
couleur noire. On l'appelle aussi parfois pilier de la sévérité, ou
même pilier de la Forme, par opposition à la Force, en tant que Forme
du moule dans lequel vient s'inscire la Force de Yachin.

Loge maçonnique : A gauche le pilier de la RIGUEUR, dominé par la


LUNE, représente notre colonne du Nord, il part de BINAH et
descend sur HOD, qui est représentée par le 2ième Surveillant.

Le pilier de l'équilibre, le pilier central, est celui auquel le kabbaliste


doit tendre in fine. Ce pilier comporte les Sephiroth qui se trouvent
marquées d'une union équilibrée entre les deux principes, à savoir
Malkut, notre monde, Yesod, la porte vers les sphères plus hautes,
Tipheret, l'enfant divin de Chesed et Geburah, et enfin Kether, la
Sephirah de l'illumination, parfait équilibre entre ces deux principes
qu'elle a elle-même engendrés. L'Arbre de Vie présente donc une
structure géomètrique où ces regroupements peuvent être visibles.
Quatre cercles, représentant les quatre Olanim, s'intersectent les
uns avec les autres, tout en restant centrés sur un axe vertical,
entouré de deux autres axes, ces trois segments représentant les
trois piliers.

Dominé en loge maçonnique par le DELTA LUMINEUX, représente la


ligne de VOLONTE DIVINE appelé KAV dans la Cabbale. Ce pilier
part de KETHER (le CREATEUR) passe par THIPHERETH, Sephirah
qui représente le Messie phare de l’Humanité et descend jusqu’à
MALKUTH (le Royaume) qui représente l’INITIE potentiel au fond
de chaque être humain, la ligne KAV descend jusque dans l’INFRA-
HUMAIN (prouvant ainsi que chaque humain est secourable) et va
jusqu’à KLIPOTH la Sephirah satanique. Le Vénérable Maître qui
envoie la pulsion créatrice représente KETHER et le couvreur
représente MALKUTH.

La présence sur les 4 figures proposées de l’Arbre, d’une mystérieuse


SEPHIRAH (en pointillés) appelée DAATH n’aura pas échappé à votre
vigilance. DAATH est située sur le pilier central, celui de
l’EQUILIBRE sous la grande TRIADE sommitale entre la VOLONTE
CREATRICE et la CREATION. DAATH représente cette Espérance
que nous avons que l’évolution à un sens, qu’elle conduit à un
aboutissement. DAATH est l’INTUITION, le sixième sens ajouté à
nos cinq sens biologiques. Cette intuition est le reflet de KETHER
dans MALKUTH, elle est le moteur de notre évolution vers plus de
conscience

Le travail avec l'Office du Christ

Ce travail de co-création, sous la Lumière d'Aïn Soph Aor – se


réalisera en coopération avec une triade se situant au-delà du
triangle supérieur de l'Arbre mais en rapport subtil avec les trois
dernières Sephiroth : c'est l'Office du Christ.

-  dans la colonne de la Justice et de la Force, nous collaborerons


avec Melchitsedech et son Ordre de Prêtres-Rois de paix, celui qui
bénit et désigne les guides terrestres ; les énergies des 10
Sephiroth par lesquelles nous sommes passés, sont sensées être
intégrées. Melchitsedech nous donne alors la capacité d'ouvrir le
pouvoir sephirotique directement d'en bas (dans l'humanité), afin que
la nature créatrice de la Hiérarchie et la nature créatrice de
l'homme puissent participer au même Arbre de Vie. En contrepartie,
des "sacrifices" doivent être offerts, comme Abraham a donné jadis
à Melchitsedech la dîme de ses biens (aujourd'hui le rite est celui de
la Mémoire du Sacrifice tel que défini dans la R.d'A. (veillée 8 etc.).
En quelque sorte, nous sommes adoubés par Melchitsedech pour
parler des Lois divines au peuple, nous sacrifiant ainsi à la Flamme de
l'Esprit en engendrant les Formes-pensées du Père.

-  dans la colonne de la Sagesse, nous rencontrerons Michaël, le Chef


des Armées divines, capable de maîtriser l'adversaire Satanaël et
ses alliés. En effet, c'est lui qui a su protéger les expérimentations
de la Voie Infinie qui furent menacées lorsque les Cieux inférieurs et
intermédiaires furent séparés par la rébellion angélique et
hiérarchique. Il a, en outre, renégocié leurs pouvoirs. Ce sont ces
hiérarchies déchues (encore en force, malgré tout) qui empêchent
l'évolution spirituelle de notre planète en inspirant et en donnant des
pouvoirs aux capitaines d'industrie et de la finance, aux chefs de
partis politiques, aux mandarins scientifiques et médicaux, aux chefs
religieux non adoubés par Melchitsedech. Pour casser leurs pouvoirs
et libérer "les captifs", Michaël a établi un haut Commandement avec
les Pères des Constellations et les Conseils de Lumière afin que le
DAAT puisse s'accélérer (les humains qui ont réussi à franchir la
Porte des Dieux, doivent savoir qu'ils le doivent en grande partie à ce
travail michaëlique et aussi le fait qu'ils ont été choisi par
Melchitsedech) et que les justes de toutes les nations puissent alors
trouver la voie du retour dans le partenariat avec cette expression
michaëlique de la Déité qui a la capacité de maîtriser les forces
contraires.

-  dans la colonne du Milieu, celle de la Royauté, Metatron, le Porte


Parole direct du UN (il est le marche pieds de Dieu) : c'est
l'Initiateur à la lumière, pour pouvoir accéder à AÏN SOPH AOR, le
jour où…
A ces niveaux subtils, ce n'est plus nous qui décidons de quoi que ce
soit ; nous nous devons de continuer à appliquer les activités déjà
mises en route, en rapport avec notre programme : nous pouvons alors
subir une régénération de notre corps physique afin d'entreprendre
une nouvelle action terrestre, ou alors, continuer nos activités malgré
le vieillissement qui nous amènera, un jour, à disparaître (ascension ou
mort physique) pour aller accomplir une autre mission ailleurs selon le
bon vouloir des hiérarchies célestes, ou nous refondre tout
simplement dans le UN.

1. Aspect psycho-spirituel

C'est surtout sous cet aspect qu'on peut le rattacher à l'Arbre de


Vie structurant. A ce stade, il est un guide, car il pose des jalons sur
notre chemin évolutif, en permettant de nous repérer quant aux
étapes de travail sur soi. Pour "revenir à l'Image et Ressemblance de
Dieu", l'humain à travers l'Arbre va intégrer devoir intégrer les
divers attributs de Dieu, ceux qui avait été confiés à Adam.

La Lumière divine recueillie dans ses 10 réceptacles (sephiroth qui


deviennent alors des roues d'énergie) est organisée selon un ordre
irréprochable pour réaliser la vie sur terre.

Aujourd'hui, nous découvrons que le dessin de l'Arbre est contenu


dans la Fleur de Vie, ce qui traduit une belle vision des kabbalistes du
16 ème siècle et notamment de Rabbi Issac Louria qui semble être à
l'origine de la première représentation de l'Arbre sous la forme que
l'on connaît, et notamment en la faisant superposer avec le corps
humain (même si certains pensent que les principes de la Kabbale
remonteraient à l'origine de notre civilisation à Sumer : pourquoi
pas ? En tout cas, les Égyptiens anciens en avaient la connaissance).

Et comme nos étapes d'évolution sont intimement liées aux


dérèglements psycho-organiques (et vice-versa), nous pouvons ainsi,
dans l'autre sens, relier nos décalages de santé à nos blocages
d'évolution, c'est-à-dire aux endroits en nous où l'énergie de Dieu ne
pénètre pas.

Toute évolution spirituelle reste bloquée, tant que le problème


soulevé ou désigné de la sorte n'est pas réglé et que la prise de
Conscience des comportements erronés n'est pas venue.

Amour, Rigueur, Harmonie

Cet Arbre repose sur 3 colonnes qui permettent l'harmonie et


l'équilibre du monde : la responsabilité réside bien sûr dans les
hommes qui voudront ou non mettre en application la philosophie qui
s'en dégage.

La colonne de gauche est appelée DIN soit la Justice et celle de


droite HESED l'Amour. La colonne centrale est l'Harmonie
nommée TIPHERETH, découlant ou réunissant les deux autres.

Le mot "Amour" de la colonne de droite relève sans doute d'une


traduction juste dans un contexte général, mais certainement pas
dans celui où nous l'entendons couramment dans notre société. En
effet, sur un plan ontologique, "Hesed (1ère sephira de la colonne de
droite) est une force d'expansion et d'extension qui se laisse aller à
sa nature, de manière large, généreuse et spontanée. C'est la force
qui va, la force de l'être qui n'est que ce qu'il est et qui travaille par
identification, par union, communion, proximité, intimité et
ressemblance. C'est la totalité." (Armand Abecassis, Les temps du
partage). Le Hesed est donc l'énergie incorporée par celui qui
recherche son Dieu (dans son image première) et pour ce faire il est
obligé de se désorganiser (casser ses structures premières) au
maximum pour rejoindre "l'Etalé sur l'univers" (Dieu dans la
Révélation d'Arès) en se donnant (en physique :
entropie=désorganisation), et qui peut prendre toutes les formes de
manière indifférenciée (en psychologie cela représente tous les
lâchers-prises que l'on est obligé de faire en abandonnant toutes nos
croyances et actes de vie erronés, grâce aux outils de discernement
qui nous fait comprendre les vraies facettes de l'amour et permet
ainsi de franchir la Porte des Dieux – sortie de l'Œuvre au Blanc). On
pourrait, d'une certaine manière le comparer au dernier hexagramme
du Yi-Jing n°64 "Avant l'accomplissement", ou tout est à faire
maintenant que toutes les énergies ont été nommées. Et comment
faire autrement que par l'Amour, qui est l'agent de créativité par
excellence.

Une image de hessed est l’eau, qui peut prendre toutes les formes


de façon indifférenciée. Si elle n’est pas maîtrisée, elle déborde et
se  répand partout. De même qu’un enfant à qui on dirait
qu’il peut faire ce qu’il veut serait conduit à des situations non
maîtrisables et  dangereuses pour lui et son entourage.

La colonne de gauche "Justice" ou "Rigueur" est la force de


limitation, de détermination et de définition. C'est l'univers de la
maîtrise et du pouvoir, de la justesse. Par la différence et l'altérité,
elle permet l'extériorisation radicale. Elle est la séparation et la
distinction entre les termes en relation. Mais par sa force de retenue
et de suspension au sein même de l'expansion, elle évite le
débordement. Le Yi-Jing offre encore ici une image comparative avec
son avant-dernier hexagramme n°63 "Après l'accomplissement", ou
les 2 énergies de la vie - Feu et Eau - se trouvent distinguées et en
parfait équilibre qui est aussi un arrêt du mouvement, donc de la vie.
C'est aussi la structuration nécessaire, le cadre indispensable à la
créativité, qui doit passer par des règles et lois.

On comprend dès lors que le monde ne peut reposer ni sur l'amour


seul, ce qui serait destructeur, ni sur la seule justice, ce qui serait
insupportable. L'enfant a besoin de limites pour s'épanouir et pour
devenir ensuite l'adulte (a-dualité), comme le fleuve a besoin d'un lit
pour ne pas déborder sur les champs alentours... comme une partition
musicale qui possède des lois est plus riche qu'une libre
improvisation, même la plus brillante, et comme les millions de
combinaisons offertes au jeu d'échecs, résultent de règles que les
joueurs connaissent et respectent.

La colonne du milieu "Harmonie" est la réalité véritable qui consiste


dans l'équilibre de ces deux forces, ce qui consiste pour un être
humain à rester lui-même dans la relation à l'autre (encore cela
nécessite-il qu'il ait intégré son archétype, son identité véritable), et
de ce fait respecté dans sa singularité (ou qui devrait l'être). Il
s'agit d'aller de tout son élan généreux vers l'autre et de le laisser
"être" en même temps, selon ce qu'il est et ce qu'il désire être (à
noter qu'il y a à ce niveau tout un travail psychothérapeutique - trop
souvent tardif - à réaliser, puisque malheureusement les éducations
sont organisées hors de la connaissance du plan de l'être). Il s'agit
d'autoriser et, en même temps, de donner les règles du jeu
(ontologiques et divines et non pas celles créées par les humains,
quoiqu'il faille aussi malheureusement composer avec elles). Pour
pouvoir aimer tout le monde, il faut d'abord être capable d'aimer
quelqu'un dans sa singularité, en commençant par soi-même, en
s'adressant à lui en tant qu'être de réalité unique et irremplaçable.
C'est dans la différence reconnue et aimée que chacune des parties
en relation émerge alors de la confusion, du désordre et de
l'anonymat. Beaucoup de professionnels de l'entraide, et du service
social - religieux ou non, et les politiques, devraient bien méditer cela
avant de lancer "leurs mesures" sur le terrain.

La relation sépare et relie à la fois, relie parce qu'elle sépare et ne


peut relier que parce qu'elle distingue. L'amour a besoin de
distinction : c'est telle personne et pas une autre, tel visage et tel
parfum, etc. Aimer c'est s'adresser à quelqu'un qui existe à titre de
réalité unique, irremplaçable. Un Hesed sans Din conduirait à cette
forme de confusion radicale qui irait jusqu'à l'inceste. L'Amour
équilibré par la "Rigueur" se produit donc dans la lucidité et la
maturité, et leur rencontre dans la limitation réciproque (on peut
ainsi comprendre pourquoi tant de mariages et concubinages ne
durent qu'un temps). La différence de l'autre s'impose comme appel
à l'enrichissement et à l'ouverture. On peut alors avancer que
"Compassion" et "Splendeur" découlent de la relation à égale distance
entre domination et soumission, fusion et altérité, continuité et
séparation. C'est ce qui peut alors se déployer à partir de la sephira
"Malkhuth", le royaume (correspondant au chakra de base où est
lovée la Kundalini, l'énergie de vie), entraînant alors l'humain dans son
évolution qui est aussi ascension pour son retour vers Dieu (ou dit
autrement pour retrouver l'Image et la Ressemblance).

2. Aspect physiologique

C'est ainsi que l'Arbre est la représentation du corps humain au plan


physiologique, et à ce titre, les dix Sephiroth sont organisées, on
pourrait dire dressées à la manière d'un corps (c'est là qu'on va
commencer à comprendre que c'est vraiment une structure de vie, le
squelette temporel de l'homme divin). L'Énergie première de Dieu se
matérialisant dans la première Sephira représente les racines que
sont les jambes (Malkuth : le Royaume), puis monte au complexe uro-
génital et ses fonctions éliminatrices et sexuelles (Yesod), ensuite
viennent le ventre et le torse avec leurs organes transformateurs et
enfin le retour à la tête au poste de commande (Kether). De par leur
rapport avec les organes, les Sephiroth ont également leurs
correspondances avec l'énergétique chinoise et l'enseignement indien
et nous y retrouverons, outre les huit "merveilleux vaisseaux", les
centres d'énergie que sont les "chakras".

3. Aspect guérisseur

C'est parce qu'il y a en permanence un échange entre physique,


énergétique, psychologique et spirituel, que l'Arbre des Sephiroth
peut être considéré comme un Arbre guérisseur ; en fait il nous
renvoie invariablement à notre conscience et nos propres capacités
internes de guérison. C'est le Christ guérisseur que Paracelse
appelait "Médecin fidèle", qui est en nous et qui fera le travail, dans
la mesure où il est sollicité : pour cela il nous faut entrer dans
l'acceptation que nous sommes réellement des "Elohim", des êtres
divins par essence.

Chaque individu, en pénétrant l'Arbre des Sephiroth, incorpore en


même temps le Tétragramme divin YHVH (l'Arbre en étant aussi une
projection puisque comme nous l'avons dit il est le réceptacle de la
Lumière de Dieu) et entre donc bien dans sa destinée terrestre qui
est avant tout spirituelle (la matérialité n'étant qu'un outil pour la
réaliser). Le cheminement sur notre voie d'évolution devient alors
une véritable progression alchimique (transformations successives)
qui nous emmène du sommeil de l'inconscience vers l'Œuvre au Noir,
puis vers l'Œuvre au Blanc par la Porte des Hommes, pour nous
préparer au "Banquet des Dieux", c'est-à-dire les "Noces
Alchimiques" avec notre Créateur, aboutissement de l'Œuvre au
Rouge en passant la Porte des Dieux..., et après avoir réussi à faire le
Vide pour saisir l'insaisissable, comme nous l'avons dit plus haut (voir
définition).

Ajoutons que selon une certaine tradition alchimique, l'être humain


doit parcourir plusieurs fois le circuit complet de l'Arbre, avant
d'entrer dans cette pleine conscience. C'est ainsi qu'à chaque
passage, il affine le travail sur lui, en débusquant certaines facettes
de lui qui étaient restées masquées aux précédents passages.

Les Mondes

Enfin, une dernière structure kabbalistique peut être établie si l'on


prête attention aux humeurs des créatures. Ceci est toutefois
difficile, et reconnaître le monde d'origine d'une entité nécessite
déjà une grande maîtrise des Arcanes de cette science occulte. Ainsi
seuls les Kabbalistes ayant atteint le deuxième cercle d'initiation,
celui des Pentacles, peuvent prétendre saisir toutes les subtilités que
cela implique. En effet, l'Arbre de Vie est présent dans tous les
champs magiques, tous éléments confondus. Cependant, si l'on
observe en vision-Ka un fil particulier d'un champ magique donné, on
notera qu'il possède certaines caractéristiques (dont sa couleur) qui
font qu'il appartient à cet élément, mais également une sorte de
"comportement" qui le distingue des autres fils. Ceci est très
difficile à discerner, et les kabbalistes ont dû attendre pas moins
d'un millénaire après la diffusion de la Kabbale grâce à Jésus pour
qu'une classification rigoureuse puisse être établie. Chaque "fil" de
champ magique appartient donc à une parmi cinq catégories
d'"humeurs". Ces humeurs correspondent en fait à ce qu'on appelle
couramment les Mondes de Kabbale, dans lesquels vivent les
créatures que l'on invoque par les rituels kabbalistiques. Chaque
Monde contient l'Arbre de Vie en entier et possède son humeur, et
toutes les créatures de ce Monde ont en général un caractère assez
proche. On recense : 

Sohar, le Monde Parfait. Sohar est un monde où tout est


structures, codes à respecter, interdits à observer. Les créatures de
ce monde sont très pointilleuses sur les principes, ce qui a pour
conséquence que les Kabbalistes qui se penchent plus sur l'étude de
ce monde s'entourent de quantités de rituels répétitifs et
rigoureusement codifiés. Ainsi sont-ils considérés comme les plus
religieux des Kabbalistes, des mystiques qui respectent des
traditions millénaires dont le sens reste souvent très obscur.

Zakaï, le Monde Pur. Zakaï est un monde où la nature de l'univers


s'exprime dans sa plus grande pureté. Ainsi, les créatures de ce
monde sont souvent très proches des éléments, et les Kabbalistes qui
suivent les voies de ce monde sont souvent attachés à la préservation
de cette pureté élémentaire, mise en danger depuis la Chute et la
corruption de l'Orichalque. Ils ont conscience de ce danger, et sont
tels des chevaliers luttant dans l'honneur pour restaurer l'intégrité
des champs magiques.
Pachad, le Monde de l'Apocalypse. Pachad est un monde où les
champs magiques sont perpétuellement soumis au cycle du
changement. Les lieux que recèle Pachad sont souvent emprunts
d'une grande beauté, mais cette beauté n'est jamais que temporaire,
et laisse souvent place à la décrépitude la plus sordide, à la
dissolution, à la pourriture, avant que de ce terreau fertile ne
renaissent à nouveau de sublimes paysages. Les créatures de ce
monde sont souvent les ouvrières du cycle du renouveau permanent,
et les Kabbalistes de Pachad sont souvent d'humeur changeante,
difficiles à cerner. Ils oeuvrent en général en accord avec les cycles
de la nature, qu'il s'agisse de cycles ascendants, créateurs, ou de
cycles descendants, destructeurs.

Meborack, le Monde de l'Equilibre. Meborack est un monde où tout


n'est qu'harmonie, subtiles nuances savamment dosées. Dans
Meborack, toute chose est le résultat de mélanges fins mais
balancés, c'est d'ailleurs certainement ce qui donne aux paysages de
ce monde une beauté si saisissante. Les créatures de ce monde sont
toujours soucieuses de cet équilibre, et de même les Kabbalistes de
Meborack sont les plus attachés à la recherche de l'équilibre du
pilier central de l'Arbre de Vie. Ce sont ceux qui cherchent à rétablir
en toute chose l'harmonie, synonyme de perfection.

Aresh, le Monde de l'Adversité. Aresh est un monde où tout n'est


que bataille et furie. Les cinq éléments s'y livrent une guerre qui
dure depuis l'aube des temps, et toutes les créatures d'Aresh sont,
à un degré ou à un autre, destinées au combat. De même, les
Kabbalistes d'Aresh sont en général des combattants redoutables,
emportés, qui recherchent dans cette voie le dépassement de soi par
l'adversité. Leur but n'est pas tant l'anéantissement de l'adversaire
que la progression au travers des épreuves, tant physiques que
spirituelles.

On voit maintenant de façon plus claire comment est organisé l'Arbre


de Vie. A une double structure de Sephiroth, réparties sur trois
piliers, et de Mondes (Sohar, Zakaï, Pachad, Meborack et Aresh),
vient s'ajouter la structure des Olanim, présents dans chacune des
Sephiroth, mais dominants dans certaines d'entre elles (ce quel que
soit le regroupement que l'on ait choisi d'adopter). Une créature de
Kabbale sera donc déterminée par toutes ces caractéristiques à la
fois : la Sephirah dont elle vient, le monde dont elle vient, l'Olam
auquel elle appartient, et bien sûr, son Ka-élément, lorsqu'elle est
monoélémentaire. Or, si l'on a vu à quoi correspondaient les Mondes
et les Olanim, les Sephiroth ne sont pour l'instant regroupées que
par piliers et par Olanim.

Correspondances

A chaque Séphira est associé une Qualité Divine mais aussi une lettre
hébraïque, un ordre angélique, un Archange et encore bien d’autres
concordances. A Kether (la couronne) se trouve l’Archange le plus
puissant et le seul à pouvoir regarder Dieu sur son Trône, Métatron.
Son jumeau, Sandalphon, est associé quant à lui à la Séphira Malkuth
(le Royaume), soit le monde de la matière (la Terre), il n’y a aucune
hiérarchie dans l’attribution des Archanges aux Séphiroth. Il y a un
ordre dans la circulation des énergies mais pas de grade, tous les
Archanges sont à égalité, seule leur fonction diffèrent. Ces
associations ou correspondance sont un ensemble de symboles et de
qualités qui donne une certaine idée de ce que la Sephira représente.

Si nous transposons l’arbre séphirotique sur le corps humain, nous


découvrons où se situe en nous les Séphiroth ainsi que les énergies de
celles-ci. Nous recevons les énergies du Ciel par la couronne puis elles
descendent dans notre corps selon les principes de l’Arbre
Kabbalistique et ressortent par la Séphira Malkut à nos pieds pour
être redistribuées à la Terre (ancrage). La Terre Gaïa, reçoit des
énergies de la Source par l’intermédiaire des êtres vivants à sa
surface et l’Homme y joue un rôle capital dans la réception et la
diffusion de celle-ci. Selon les kabbalistes modernes, les Sephiroth
seraient en réalité de vrais mondes aussi réels que notre monde
physique. « Yesod serait ce que certains appellent le monde astral,
lunaire où se rendent ceux qui expérimentent les états proches de la
mort et également toutes les personnes décédées dans les premiers
moments de leur vie non physique ». – extrait de Wikipedia.
 
Il est possible  d’entrer en communication avec chacun des
Archanges liés aux Séphiroth et de recevoir leurs messages, ceux-ci
nous guident vers la maîtrise de chacune de ces Qualités Divines.

Méditation séphirotique  

Ordre d’Evolution :  

Malkuth : le Royaume : Planète ou relation au cosmos : Cholem


Yesodeth (la sphère des éléments, la Terre), Elément : la terre,
Couleur : le brun, Nombre : 10, Image utilisée lors de la méditation :
une Jeune Femme Couronnée, assise sur un Trône, Correspondance
briatique ou essence de la sphère : la stabilité,Vertu : discernement
et Vice : avarice & inertie, le vice et la vertu sont les énergies
propres à la sphère et émanées par elle, Qlipah (écorce) ou énergie
négative associée à la séphira : stase, Expérience Spirituelle : Vision
du Saint Ange Gardien, Titres ou noms alternatifs: la Porte, la Porte
de la Mort, la Porte des Larmes, la Porte de la Justice, la Mère
inférieure, Malkah, la Reine, Kallah, la Promise, la Vierge, Nom de
Dieu ou clé pour invoquer la puissance de la sphère en aziluth : Adonaï
ha Aretz, Adonaï Malekh, Archange ou médiateur de l’énergie de la
séphira en briah : Sandalphon, Ordre Angélique qui gouverne l’energie
de la sphère en yetsirah : Ishim, Noms Communs ou signification
humaine : le monde réel, la matière physique, la terre, la Terre-Mère,
les éléments physiques, le monde naturel, la solidité, la stabilité,
l’inertie, la mort corporelle, l’incarnation, …  

Yesod : Fondation : Planète : Levanah (la Lune), Elément : l’Ether,


Couleur : le mauve, Nombre : 9, Image : une Bel Homme très fort,
Correspondance briatique : la réceptivité, la perception, Vertu :
l’indépendance, Qlipah : obéissance aveugle, Expérience Spirituelle :
la Vision du Mécanisme de l’Univers, Titres : le Palais aux Images,
Nom de Dieu : Shaddaï el Chaï,  Archange : Gabriel, Ordre Angélique :
Chérubin, Noms Communs : perception, imagination, instinct,
apparence, la lune, l’inconscient, l’instinct, les liens, l’illusion, les
rêves, la divination, l’éther, le sexe, les portes secrètes, …  

Hod : Gloire, Splendeur : Planète : Kokab (Mercure), Elément : Air,


Couleur : orange, Nombre : 8, Image : un Hermaphrodite,
Correspondance briatique : l’abstraction, Vertu : honnêteté,
confiance, Vice : volonté, Qlipah : la rigidité Expérience Spirituelle :
la Vision de la Splendeur, Nom de Dieu : Elohim Tzabaoth, Archange :
Raphaël, Ordre Angélique : Bnei Elohim, Noms Communs : la raison,
l’abstraction, la communication, la conceptualisation, les sciences, le
langage, l’argent, les mathématiques, la médecine, la philosophie, la
Qabale, la loi, les « droits », la magie rituelle.  

Netzach : Victoire, Fermeté : Planète : Nogah (Vénus), Elément :


l’Eau, Couleur briatique : le vert, Nombre : 7, Image : une magnifique
femme nue, Vertu : ouverture sur les autres, Vice : fermeture aux
autres Qlipah : routine, habitude, Expérience Spirituelle : Vision de
la Beauté Triomphante, Nom de Dieu : IHVH, Tsabaoth, Archange :
Haniel, Ordre Angélique : Elohim, Noms Communs : la passion, le
plaisir, la luxure, la beauté sensuelle, les sentiments, les émotions –
l’amour, la haine, la rage, la joie, la dépression -, la misère,
l’excitation, la sympathie, l’empathie, le désir, la magie extatique.  

Tipheret : Beauté : Planète : Shemesh (le Soleil), Elément : le Feu,


Couleur briatique : le jaune, Nombre : 6, Image : un roi, un Enfant, un
Dieu sacrifié, Correspondance briatique : centré, totalité, Vertu : la
dévotion au Grand Oeuvre, Vice : fierté, importance donnée à sa
propre personne, Qlipah : fausseté Expérience Spirituelle : la vision
de l’Harmonie, Titres : Lelek, le Roi ; Zoar Anpin, le microprosope ; le
Fils ; Rachamin, la charité, Nom de Dieu : Aloah ve Daath,  Archange :
Michaël, Ordre Angélique : Malachim, Noms Communs : l’harmonie,
l’intégrité, la totalité, l’auto-sacrifice, la Pierre de Dieu, centre, la
Pierre philosophale, l’identité, le plexus solaire, un Roi, le Grand
Œuvre.  

Gevurah : Force: Planète : Madim (Mars), Couleur briatique : le


rouge, Nombre : 5,  Image : un Puissant Guerrier Correspondance
briatique : le pouvoir, Vertu : le courage & l’énergie, Vice : la cruauté, 
Qlipah : la bureaucratie, Expérience Spirituelle : la vision de la
Puissance, Titres : Pachad, la Peur ; Din, la Justice Nom de Dieu :
Elohim Gibor,  Archange : Kamaël, Ordre Angélique : Seraphim, Noms
Communs : la puissance, la justice, la rétribution, la Loi dans son
exécution, la cruauté, l’oppression, la domination, la sévérité, les arts
martiaux.  

Chesed : Miséricorde : Planète : Tzadekh (Jupiter),  Couleur


briatique : le bleu, Nombre : 4, Image : un Puissant Roi,
Correspondance briatique : l’autorité, Vertu : l’humilité & l’obéissance,
Vice : la tyrannie, l’hypocrisie, la bigoterie & la gloutonnerie, Qlipah :
l’idéologie, Expérience Spirituelle : la Vision de l’Amour, Titres :
Gedulah, la Magnificence, l’Amour, la Majesté, Nom de Dieu : El, 
Archange : Tzadkiel, Ordre Angélique : Chasmalim, Noms Communs :
l’autorité, la créativité, l’inspiration, la vision, l’excès, le pouvoir
séculier & spirituel, la soumission, la naissance.   Daath : la
Connaissance : Cette Sephirah, qui n’en est pas une, n’a aucune qualité
manifestée & ne peut être invoquée directement. Noms Communs : un
trou, un tunnel, une porte, un trou noir, un vortex.  

Binah : Compréhension :  Planète : Shabbathaï (Saturne), Couleur


briatique : le noir, Nombre : 3 Image : une Vieille Femme sur un
Trône, Correspondance briatique : la compréhension, Vertu : le
silence, Vice : l’inertie,  Qlipah : le fatalisme, Expérience Spirituelle :
la Vision de la Peine, Titres : Aïma, la Mère ; Ama, la Couronne ;
Marah, la Mer d’Amertume ; la Mère des Formes, la Mère Supérieure.
Nom de Dieu : Elohim, Archange : Cassiel, Ordre Angélique : Aralim,
Noms Communs : la limitation, la contrainte, la lenteur, la stérilité,
l’incarnation, la karma, le destin, la mère, la fertilité, la mort.  
Hochmah : Sagesse :  Planète : Mazlot (le Zodiac, les Etoiles Fixes),
Couleur briatique : argenté, gris-blanc, Nombre : 2, Image : un
Homme Barbu, Correspondance briatique : la révolution, Vertu : le
bien, Vice : le mal, Qlipah : l’arbitraire, Expérience Spirituelle : la
Vision de Dieu, Titres : Abba, le Père, le Père Supernel. Nom de
Dieu : Jah, Archange : Ratziel, Ordre Angélique : Auphanim, Noms
Communs : la pure énergie créatrice, la force de vie.

Kether : Couronne :  Planète : Rashith ha Gilgalim, le Feu


Tourbillonnant (le Big Bang), Couleur briatique : la blanc pur,
Nombre : 1, Image : un Homme Barbu vu de côté, Correspondance
briatique : l’Unité, Vertu : le sucès Qlipah : la futilité, Expérience
Spirituelle : l’Union avec Dieu Titres : l’Ancien des Jours, le
Macroprosope, la Tête Blanche, l’Existence des Existences, Rum
Maalah. Nom de Dieu : Eheieh Archange : Metatron, Ordre
Angélique : Hahioth ha Qodesh Noms Communs : l’unité, l’union, tout,
la pure conscience, Dieu, la Divinité, la Manifestation, le
Commencement, la Source, l’Emanation.  

Ordre d’Involution ou le Sentier Inversé :

L’Arbre de Mort. Celui que NUL ne devrait arpenter sous peine d’être
détruit.  

Après la Malkuth de l’Arbre de Vie, nous sommes au seuil de l’anti-


Malkuth, la Prostituée.   Ici nous entrons dans le domaine du Mal,
dans le sens de contre-nature.  » Tout ce qui, dans la Vie, est
corrompu, contraire aux éternels dessins de l’ABSOLU,
éternellement rejeté par Lui, dot être expulsé et cette sorte
d’exécration métaphysique a lieu dans l’Arbre Inversé, l’ARBRE DE
MORT, hors de l’EPOUSE, dans la PROSTITUEE  » R. Ambelain – La
Kabbale Pratique éd. Bussière.  

Si Malkuth est le point le plus bas au sein de la Création, au sein


d’Assiah, l’on se trouve en fait devant l’Attribut à partir duquel une
remontée vers Kether est possible, mais aussi au seuil de la descente
dans l’Arbre de Mort !  

La Qlipah ! (Epluchure)   Tout ce qui est contraire à la Création et


aux objectifs de Dieu se trouve projeté de l’Autre Côté, chez la
Prostituée, dans cet Arbre de Mort.  

La Malkuth de l’Arbre de Mort est en contact avec la Malkuth de


l’Arbre de Vie et à partir de celle-ci nous descendons vers la Kether
de la Klipah ( écorce , épluchure) … éminemment inverse de celui des
32 Sentiers de la Sagesse…  

Voici très succintement des données sur cet Avers, mais il ne faut 
pas s’essayer à la méditation sur les images qui vont être ici données !

La tradition kabbalistique classe les être pervers dans cet Arbre


inversé dans des catégories qui sont les miroirs ténébreux des
Classes de Bienheureux et des Choeurs angéliques.  

Voici en regard des noms des Sephiroth de l’Arbre de Vie, le nom des
Sephiroth de l’Arbre de Mort et les noms des Etres Pervers et les «
images » de visualisation :  

Malkuth - Aretz (Le Monde) – Behemoth (la Bête) – Femme Ecarlate


parée d’or assise sur une hydre écarlate à sept têtes et dix cornes.  
Yesod – Sheol (La Fosse) – Mammon (La Cupidité) – Femme cornue
montée sur un taureau, vêtue de blanc et de vert, deux serpents
s’enroulent à ses cornes et à chacun de ses pieds et de ses mains.  

Hod – Abron (La Perdition) – Astaroth (L’Espion) – Homme à cheval


sur un paon, aux pieds d’aigle, une crète sur la tête tenant du feu
dans sa main gauche.  

Netzah - Tit Aïsoun (L’Ordure) – Abbadon (L’Exterminateur) –


Femme à tête d’oiseau et aux pieds d’aigle tenant une flèche dans sa
senestre.  
Tipheret – Bershoat (Le Puit de l’Abîme) – Meririm (Le Démon de
Midi) – Roi couronné vêtu de jaune assis sur un trône avec un corbeau
en son sein et sous ses pieds un globe.   Geburah – Irasthoum
(L’Ombre de la Mort) – Shatan (L’Adversaire) -Homme armé, monté
sur un lion à la dextre une épée nue et à la senestre une tête
d’homme.  

Chesed - Ozlomoh (Les Portes de la Mort) – Asmodée (L’Exécutant) –


Homme à tête de bélier aux pieds d’aigle et vêtu de jaune.  

Binah – Gehenne (La Vallée du Sommeil) – Bélial (Le Rebel) – Homme à


tête de cerf, assis sur une pierre d’aimant, elle-même sur un dragon.
Pieds de chameau, tient une faux à sa main droite et une flèche à la
gauche.  

Hokhmah - Gehenoum (Le Vallée de l’Oubli) – Python (le Serpent) –


Léopard ayany sept têtes et dix cornes aux pieds d’ours et aux
gueules de lions.  

Kether - Gehenomoth (La Vallée de la Mort) – Belzébuth (La Vieux


Dieu) – Dragon roux ayant sept têtes et dix cornes.
 

Relations des Séphiroth avec les noms de Dieu, les anges, les
planètes, l’homme et les 10 commandements :

Dix  Dix  noms Dix  membres Dix  Dix  Les  dix


Séphiroths de Dieu de l’homme planètes, membres commande
archétype, ou ou de ments de la
dix ordres des membres l’homme Loi
anges de terrestre
l’homme
céleste
Tu  n’auras
Je  suis Haiot, 
La  le  ciel Le  point
celui qui Hakkodes, ou
Couronne empyrée Cerveau d’autre
suis. les Séraphins
Dieu
La  Sagesse Jah,  Ophanim,ou  Le  Le  Tu  ne te
feras point
Premier
l’Essence chérubins Poumon d’image
Mobile
taillée
Tu  ne
prendras
Le 
L’Intelligen Aralim,  ou point le
yaveh firmamen Le  Coeur
ce Trônes nom de
t
Dieu en
vain
Tu 
La 
Dieu  Haschemalim,  L’Estoma sanctifieras
Magnificenc Saturne
créateur ou Dominations c le jour du
e
repos
Honore  ton
Dieu  Séraphim,  ou
La  Force Jupiter Le  Foie père et ta
puissant Vertus
mère
Mélachim  ou Tu  ne
La  Beauté Dieu  fort Mars Le  Fiel
Puissances tueras point
Tu  ne
Dieu  des Elohim,  ou les
La  Victoire Le  soleil La  Rate paillarderas
armées Principautés
point
Le 
Tu  ne
Seigneur Ben  Elohim, ou Les 
La  Gloire Vénus déroberas
Dieu des les Archanges Reins
point
armées
Les  Tu  ne diras
Le  Le  Tout- Chérubin,  ou Parties point de
Mercure
Fondement Puissant les Anges nobles de faux
l’homme témoignage
Le  Tu  ne
Le  Ischim,  ou les La 
Seigneur La  Lune convoiteras
Royaume Ames Matrice
Adonaï point

 
Numérologie : Les nombres et les Sephiroth nous parlent   Un
livre à télécharger d’urgence : Le Sepher Yetsirah

ou le livre de la Formation est un des plus anciens traités rabbiniques


de philosophie Kabbalistique qui nous soit parvenu. 

Ce manuel philosophique traite de l’origine de l’univers et de


l’humanité. Il est important de préciser que la langue hébraïque
associe des lettres et des nombres : chaque lettre suggérant un
nombre et chaque groupe de lettres possède une signification
numérique vitale. 

Le principe de renversement des lettres et de leur substitution par


d’autres lettres selon des combinaisons préalablement définies est
également utilisé. D’après, le Sepher Yetzirah, l’esprit humain est
fixé sur la vérité et sur la raison tout en étant capable de prendre en
compte les développements de l’intelligence par des nombres. 

Le Zohar représente la vérité absolue et le Sepher Yetsirah fournit


les moyens de l’atteindre et de l’utiliser. Les dix sefirot (Sephiroth )
sont les dix nombres primordiaux. 

Le terme est dérivé de la racine hébraïque SFR signifiant compter


(numération – numérologie). 

Le terme sefirot signifie qu’il ne s’agit pas de nombres ordinaires


mais de « nombres principes» identifiés comme étant les dix
dimensions infinies du cosmos, à savoir les six dimensions de l’espace,
les deux du temps et celles du bien et du mal.  

0. Tout le pouvoir qui fut ou sera est ici, maintenant. Le point Source
de tous les potentiels, celui vers lequel nous devons tendre puisque
depuis notre séparation de ce plan, nous avons oublié notre réelle
identité.  

1. Je suis un centre d’expression pour le Désir du Bien Primal qui crée


éternellement et soutient l’univers. Avec lui nous osons quitter le
familier pour aller vers le mystérieux, nous expérimentons
l’affirmation, l’indépendance, l’énergie Yang de notre Masculin
Intérieur.

2. Par ma Sagesse infaillible, je prends forme en pensée et en parole.


Là nous allons à la rencontre de l’autre en nous, l’énergie yin de notre
Féminin Intérieur, dans l’acceptation de sa différence, de la
Complémentarité.  

3. Empli de la Compréhension de la loi parfaite, je suis guidé, seconde


par seconde, sur le chemin de la libération. De l’union du Masculin et
du Féminin naît l’Enfant Intérieur. Le premier ternaire est construit :
Corps/Ame/esprit, prêt à libérer l’Oeuvre, la Création.  

4. Des richesses inépuisables de la Substance Illimitée, je retire


toutes choses nécessaires à ma fois spirituelles et matérielles. Voici
venu le Temps de l’Intégration qui engendre la Maturation, la
première pierre de l’édifice en Construction est posée.  

5. Je reconnais la manifestation de la Justice qui ne dévie pas dans


toutes les circonstances de ma vie. Avec lui, l’Ame anime le
Mouvement, l’Audace et L’Intuition se conjuguent pour expérimenter
la Liberté Individuelle.  

6. En toutes choses, grandes et petites, je vois la Beauté de


l’expression divine. Avec lui nous célébrons les Noces, il est l’Etoile
de David ou le Sceau de Salomon. Le Masculin et le Féminin sont
couronnés et prêts pour les grandes Noces Alchimiques. Fin du
deuxième Ternaire.  

7. Vivant par cette volonté, soutenu par sa Sagesse et ma


compréhension infaillible, ma Vie est Victorieuse. Avec lui nous
expérimentons la descente solitaire dans les profondeurs de l’Etre,
l’ouverture du 3ème Oeil, la connexion au Soi Supérieur. Sur l’Autel
de notre Etre, nous présentons notre Oeuvre pour la faire bénir par
nos Instances Supérieures.  
8. J’attends impatiemment et avec confiance la réalisation parfaite
de la Splendeur Éternelle de la Lumière Illimitée. Avec lui, nous
atteignons la Foi et la Paix, il faut désormais accepter l’Initiation qui
apporte la Puissance, nous sommes construits, nous devenons
Bâtisseur.  

9. En pensée, en parole et en action, je repose ma vie, jour après jour


sur le Fondement certain de l’Être Éternel. Avec lui nous entrons
dans le transpersonnel, nous devenons Porteur de Lumière pour un
monde de Progrès et de Partage.  

10. Le Royaume de l’Esprit a pris corps dans ma chair : le Nombre 10


est le symbole de l’univers,  il exprime également l’ensemble des
connaissances humaines. Somme de 5 + 5, il représente les deux sens
de courant contraire de la conscience: celle en involution et celle en
évolution. Selon H.-P. Blavatsky, le 1 suivit du 0 indique la colonne et
le cercle, c’est-à-dire le principe mâle et femelle, et ce symbole se
rapporterait à la nature Androgyne et aussi à celle de YHVH, qui est
à la fois mâle et femelle. 

Le zéro en forme de cercle est un symbole d’unité, complétant ainsi la


signification du chiffre 1 pour montrer que le nombre 10 renferme
tous les nombres précédents comme un tout contient ses parties. Il
représente le premier couple, le mariage: 1 = l’homme, 0 l’oeuf
fécondé par le 1. Le dix donne l’image d’une régression spirituelle
puisque le mariage est une conséquence de la chute de l’homme.

Les sephiroth servent à décrire la naissance du monde ( bereshit). 


La première sephirah est le pneuma divin.  De celui-ci sort la seconde
sephirah, l’air… 

De l’air sont issus l’eau et le feu. 

Les 6 dernières sephiroth représentent les six directions dans


l’espace.  Elles sont scellées au moyen de 6 permutations du grand
nom de dieu YHW.  
Une Structure mathématique les six permutations : le YI KING ou
Livre des Transformations   Le Livre des Transformations était à
l’origine une collection de signes à usage d’oracles. Les oracles étaient
partout en usage dans l’antiquité et les plus anciens d’entre eux se
limitaient aux réponses « oui » et « non ». Ce type de jugement
oraculaire se trouve également à la base du Yi King. Le « oui » était
exprimé par un simple trait plein et le « non », par un trait brisé .  

La nécessité d’une différenciation plus grande paraît s’être fait


sentir de très bonne heure et les traits simples donnèrent naissance
à des combinaisons par redoublement auxquelles un troisième élément
vint s‘ajouter, produisant ainsi la série des huit trigrammes donnant
naissance aux soixante quatre Hexagrammes.

On consulte le Yi King à travers les deux Trigrammes formant un


Hexagramme, que l’on tire trait par trait.  

Les hexagrammes sont des figures basées sur la combinaison de six


traits dont chacun peut prendre l’une de ces deux formes : le trait
plein Yang  et le trait redoublé Yin . Ces deux formes elles-mêmes se
subdivisent en deux catégories : trait naissant et trait mutant. A
chaque hexagramme a été ajouté ultérieurement un commentaire
comportant des indications sur la qualité de l’état concerné.  

Le Sefer Yetsirah nous apprend donc que « le réel » est constitué


par la combinaison des 22 lettres hébraïques, générant les 231
combinaisons binaires, à l’origine de la création du monde.  

Le premier groupe de lettres est composé des trois consonnes mères


aleph, mem, shin. Le second groupe est composé des sept consonnes
doubles.  Elles représentent les sept planètes du cosmos, les sept
jours de la semaine ainsi que les sept orifices de la tête de l’homme.
Le dernier groupe est celui des douze consonnes simples placées en
rapport avec les douze manifestations psychosomatiques qui se
déroulent chez l’homme ainsi qu’avec les douze organes principaux.
Elles représentent les douze mois de l’année.  

Les 22 Arcanes Majeurs du TAROT :  

Selon Alexandro JODOROWSKI : « les Arcanes du tarot sont un


coffre où a été déposé un Trésor Spirituel. l’ouverture de ce coffre
équivaut à une révélation. Le travail initiatique consiste à rassembler
les fragments jusqu’à retrouver l’unité… » -LA VOIE DU TAROT –
éditions Albin Michel.   L’origine du Tarot semble se perdre dans la
nuit des temps. Même l’étymologie du mot reste obscure, certains
parlent d’origine égyptienne : Tar« voie ou chemin » et Ro « roi ou
royal » qui signifierait « voie royale de la vie »… ou la déformation de
Ptah « Maître de la création » et RA « Dieu Soleil », ou encore RA-
TA, « Grand prêtre descendant des Atlantes », ou de Taroet  » Celui
qui consulte ». D’autres penchent pour une origine Tzigane, ou
hindoue: Taru « sagesse amassée » aux indes ou Torok « jeu de
cartes » en Hongrie. On parle aussi de Torah « tradition hébraîque »
ou Rota « roue de l’existence » en latin. Il y a aussi le terme sanscrit
Tar-Ô « étoile polaire ou guide », le perse Tarok « réponds-moi »,
l’arabe Tariqa « manière de vivre » ou Turuq « les quatre chemins ».  

Les Tarots pourraient être tout aussi bien d’origine Egyptienne,


Maya, inca, Hébraïque, Hindoue, Islamique, etc… ou tout simplement
d’origine Atlante …

L’ ATLANTIDE: Un mythe qui n’a pas encore été démontré


scientifiquement, le concept de l’ Atlantide  a traversé toutes les
civilisations connues depuis des millénaires. Toutes les religions –
même y compris la Bible – parlent de grands ancêtres supérieurs, de
dieux, demi-dieux et géants. Allégorie, fantaisie des anciens
peuples ?  
Toutes ces histoires se retrouvent néanmoins dans les traditions
orales – transmises de génération en génération – de toutes les
cultures amérindiennes et méditerranéennes. On parle aussi de
déluge: qui lui, a été scientifiquement prouvé par des fouilles
géologiques… Donc, selon la légende, le peuple Atlante aurait été très
avancé côté connaissances et technologie. Néanmoins, il semble qu’au
fil du temps beaucoup de ses gens avaient perdu leur but premier
dans la vie (la spiritualité), en ne se préoccupant que du monde
matériel et de la puissance. Ce peuple, autrefois spirituel, a été
déchiré entre deux groupes distincts: alors que l’un perpétuait la
tradition spirituelle de leurs aïeux, l’autre s’absorbait à satisfaire ses
appétits physiques et ses désirs.  

Cette division mena à une guerre entre les deux clans; puis à la chute
du continent, et à sa destruction. Selon le mythe, les Atlantes en
vinrent à se concentrer presque exclusivement que sur la matérialité:
tout en ignorant leur vraie nature spirituelle. Conséquemment, ils
auraient attiré sur eux une série de trois cataclysmes.  

Le premier, survenu quelques 50 000 années avant J.C., aurait détruit


leur source principale de pouvoir. Le second, vers l’an 28 500 avant
J.C., aurait disloqué le continent en trois îles plus petites. Alors que
la troisième et dernière destruction – celle dont parle le philosophe
Platon – se serait produite aux environs des années 10 500 avant J.C.
et aurait causé l’engloutissement des trois îles (le Déluge); ceux qui
ont réussi à survivre ont dû émigrer vers d’autres parties du monde,
dont l’Égypte et l’Amérique.  

Plusieurs survivants de la légendaire Atlantide ayant émigré en


Égypte, ceux-ci se sont finalement intégrés dans une culture qui a
atteint le sommet de sa gloire en même temps que le troisième
cataclysme atlante.  Il semble que sous la direction d’un Grand Prêtre
nommé Ra Ta – référence très possible à « TARO », « ROTA » ou
Tarot -, l’Égypte a commencé à mener le monde à une politique sociale
visant à l’égalité, la transformation personnelle, et la responsabilité
morale vis à vis les autres. Rappelons que la civilisation égyptienne est
considérée comme non égalée dans l’histoire scientifique du monde;
et est créditée de l’introduction de l’écriture, de la science médicale,
de l’irrigation, de l’architecture, et du nationalisme.  

Quand à l’arbre de vie, selon Drunvalo Melkizedek,: « son origine


remonterait à la nuit des Temps : « Beaucoup de gens pensent que
l’Arbre de vie tient son origine des Juifs ou des Hébreux, mais la
vérité est autre. La kabbale n’est pas à l’origine de l’Arbre de vie, et
en voici la preuve. L’Arbre de vie n’appartient à aucune culture – pas
même à celle des Égyptiens, qui l’ont sculpté sur deux piliers en
Egypte, à la fois à Karnak et à Luqsor, il y a environ cinq mille ans. Il
est en dehors de toute race et de toute religion. Ce dessin fait
intimement partie de la nature.Tout récemment, nous avons trouvé
l’image de la Fleur de vie dans dix-huit endroits différents dans le
monde, y compris en Suède, en Laponie, en Islande et dans le
Yucatan.  L’Arbre de vie et la Graine de vie inscrits l’un dans l’autre,
sur d’autres planètes où la conscience existe, je suis sûr que vous
trouverez la même image. »  

Le secret de l’arbre de Vie par Drunvalo melkizedek qui nous donne


aussi une origine du peuple hébreu qui n’est pas habituelle mais qui
pourrait expliquer bien des choses …..  

Trouvez une mine de renseignements relatifs à l’Atlantide, sur ce


site:  « L’ÉPOPÉE ATLANTE AUTOUR DE L’ATLANTIDE – Rêves,
mythes, hypothèses et réalités ».

La Magie des Mondes  

L’Arbre de Vie est présent dans tous les champs magiques, tous
éléments confondus. C’est l’Arbre de Vie Kabbalistique duquel toutes
choses dépendent. Il y a une grande analogie entre celui-ci et l’arbre
Yggdrasil des Scandinaves. Cependant, si l’on observe en vision-Ka un
fil particulier d’un champ magique donné, on notera qu’il possède
certaines caractéristiques (dont sa couleur) qui font qu’il appartient
à cet élément, mais également une sorte de « comportement » qui le
distingue des autres fils. Ceci est très difficile à discerner, et les
kabbalistes ont dû attendre pas moins d’un millénaire après la
diffusion de la Kabbale grâce à Jésus pour qu’une classification
rigoureuse puisse être établie. Chaque « fil » de champ magique
appartient donc à une parmi cinq catégories d’ « humeurs ». Ces
humeurs correspondent en fait à ce qu’on appelle couramment les
Mondes de Kabbale, dans lesquels vivent les créatures que l’on
invoque par les rituels kabbalistiques.

Chaque Monde contient l’Arbre de Vie en entier et possède son


humeur, et toutes les créatures de ce Monde ont en général un
caractère assez proche. On recense : 

• Sohar, le Monde Parfait. Sohar est un monde où tout est


structures, codes à respecter, interdits à observer. Les créatures de
ce monde sont très pointilleuses sur les principes, ce qui a pour
conséquence que les Kabbalistes qui se penchent plus sur l’étude de
ce monde s’entourent de quantités de rituels répétitifs et
rigoureusement codifiés. Ainsi sont-ils considérés comme les plus
religieux des Kabbalistes, des mystiques qui respectent des
traditions millénaires dont le sens reste souvent très obscur.  

•Zakaï, le Monde Pur. Zakaï est un monde où la nature de l’univers


s’exprime dans sa plus grande pureté. Ainsi, les créatures de ce
monde sont souvent très proches des éléments, et les Kabbalistes qui
suivent les voies de ce monde sont souvent attachés à la préservation
de cette pureté élémentaire, mise en danger depuis la Chute et la
corruption de l’Orichalque. Ils ont conscience de ce danger, et sont
tels des chevaliers luttant dans l’honneur pour restaurer l’intégrité
des champs magiques.  

•Pachad, le Monde de l’Apocalypse.

Pachad est un monde où les champs magiques sont perpétuellement


soumis au cycle du changement. Les lieux que recèle Pachad sont
souvent emprunts d’une grande beauté, mais cette beauté n’est
jamais que temporaire, et laisse souvent place à la décrépitude la plus
sordide, à la dissolution, à la pourriture, avant que de ce terreau
fertile ne renaissent à nouveau de sublimes paysages. Les créatures
de ce monde sont souvent les ouvrières du cycle du renouveau
permanent, et les Kabbalistes de Pachad sont souvent d’humeur
changeante, difficiles à cerner. Ils oeuvrent en général en accord
avec les cycles de la nature, qu’il s’agisse de cycles ascendants,
créateurs, ou de cycles descendants, destructeurs.

•Meborack, le Monde de l’Equilibre. Meborack est un monde où tout


n’est qu’harmonie, subtiles nuances savamment dosées.

Dans Meborack, toute chose est le résultat de mélanges fins mais


balancés, c’est d’ailleurs certainement ce qui donne aux paysages de
ce monde une beauté si saisissante. Les créatures de ce monde sont
toujours soucieuses de cet équilibre, et de même les Kabbalistes de
Meborack sont les plus attachés à la recherche de l’équilibre du pilier
central de l’Arbre de Vie. Ce sont ceux qui cherchent à rétablir en
toute chose l’harmonie, synonyme de perfection.  

•Aresh, le Monde de l’Adversité. Aresh est un monde où tout n’est


que bataille et furie. Les cinq éléments s’y livrent une guerre qui dure
depuis l’aube des temps, et toutes les créatures d’Aresh sont, à un
degré ou à un autre, destinées au combat. De même, les Kabbalistes
d’Aresh sont en général des combattants redoutables, emportés, qui
recherchent dans cette voie le dépassement de soi par l’adversité.
Leur but n’est pas tant l’anéantissement de l’adversaire que la
progression au travers des épreuves, tant physiques que spirituelles.

On voit maintenant de façon plus claire comment est organisé l’Arbre


de Vie. A une double structure de Sephiroth, réparties sur trois
piliers, et de Mondes (Sohar, Zakaï, Pachad, Meborack et Aresh),
vient s’ajouter la structure des Olamim, présents dans chacune des
Sephiroth, mais dominants dans certaines d’entre elles (ce quel que
soit le regroupement que l’on ait choisi d’adopter).
Une créature de Kabbale sera donc déterminée par toutes ces
caractéristiques à la fois : la Sephirah dont elle vient, le monde dont
elle vient, l’Olam auquel elle appartient, et bien sûr, son Ka-élément,
lorsqu’elle est monoélémentaire. Or, si l’on a vu à quoi
correspondaient les Mondes et les Olamim, les Sephiroth ne sont
pour l’instant regroupées que par piliers et par Olamim.

Les quatre Kerubim sont fortement associés aux lettres du


Tétragrammaton. Maintenant, il ne doit pas être oublié que ces
formes dans les visions d’Ezechiel supportent le trône de la Divinité,
sur lequel l’Homme Céleste est assis – l’Adam Qadmon, l’image
Sephirothique ; et qu’entre le trône et les créatures vivantes (hayoth
hakodesh), il y a le firmament.

Ici, nous avons donc les quatre mondes – Atziluth, la forme déifiée ;
Briah, le trône ; Yetzirah, le firmament ; Assiah, les Kerubim. Donc,
les Kerubim représentent le pouvoir des lettres du Tétragrammaton
sur le plan matériel, et tous quatre représentent l’opération des
quatre lettres dans chacun des quatre mondes.

Donc, les Kerubim sont les formes vivantes des lettres, symbolisés
dans le Zodiaque par le Taureau, le Lion, le Poisson et le Scorpion.  

Le mystère de l’homme terrestre et mortel suit le mystère du


Surpernel et Immortel, et ainsi fut créée l’image de Dieu sur la
terre. Dans la forme du corps trouve-t-on le Tétragrammaton. La
tête est Yod, les bras et les épaules sont Hé, le corps est Vav et les
jambes représentent le Hé final. Donc, comme la forme extérieure
de l’homme correspond au Tétragrammaton, ainsi l’âme animée
correspondra-t-elle aux dix Sephiroth, et comme celles-ci trouvent
leur expression dans la trinité de la Couronne, du Roi et de la Reine,
ainsi, la division principale de l’âme sera-t-elle :  

- La première est Neshamah, qui est le plus haut degré de l’être,


correspondant à la Couronne.
- Le second est Ruah’, le siège du bien et du mal, correspondant à
Tiphereth, le monde moral.

- La troisième à Nephesh, la vie animale et les désires, correspondant


à Yesod, le monde matériel, sensuel.

Toutes les âmes préexistaient dans le monde des émanations et ont


leur état originel dans l’androgynat, mais, en descendant sur terre ils
se séparent en mâles et femelles et habitent différents corps. Ainsi,
si dans cette vie mortelle, la moitié masculine rencontre sa moitié
féminine, un grand attachement naît entre eux et ils est dit que dans
le mariage les moitiés séparées sont conjointes, et les formes
cachées s’apparentent alors aux Kerubim.   Mais cette vision triple de
l’âme est seulement applicable aux trois formes de l’intellectuel, du
moral et du matériel. Ne perdons pas de vue la grande idée
kabbalistique que la trinité est toujours complétée et trouve sa
réalisation dans le quaternaire ; d’où, YHV est complété et réalisé
dans YHVH.  

La trinité de : Couronne Roi Reine Père Fils Esprit Absolu Formation


Réalisation  

Est complétée par le quaternaire de : Absolu Père et Mère Fils


Fiancée Macroprosopus Père et Mère Microprosopus Malkuth, la
Reine et Fiancée •Atziluth.- Archétype •Briah- Créatif •Yetzirah –
Formatif •Assiah – Matériel  

Et à ces quatre, l’âme répond dans les quatre formes suivantes :  

•H’ayah à Atziluth.  

•Neshamah à Briah.

 •Ruah’ à Yetzirah.  

•Nephesh à Assiah.  
 

Mais, H’ayah est, en l’âme, une forme archétypale analogue au


Macroprosopus, alors que Neshamah, Ruach et Nephesh représentent
en elles-mêmes le Tétragrammaton, sans H’ayah, qui néanmoins
symbolisée « dans le point le plus haut du Yod, » ; comme le
Macroprosopus est censé être symbolisé par le point la haut du Yod
de YHVH. Car, « Yod est l’Ancien caché et occulté. »  

Dans les enseignements qabalistiques d’Eliphas Levi dans sa « Clés


des mystères. » Il donne l’essence des idées de Rabbi Moïse
Cordoverro et de Rabbi Yitzh’aq Luria. « L’âme est une lumière voilée.

Cette lumière est triple : ’Neshamah = pur esprit ; Ruah’ = esprit ou


âme ; Nephesh = médiateur plastique.’ »Le voile de l’âme est la coque
de l’image. ’L’image est double car elle reflète à la fois l’ange du bien
et du mal de l’âme. Nephesh est immortelle car elle se renouvelle
elle-même par la destruction des formes ; Ruah’ progresse au travers
de l’évolution des idées ; Neshamah progresse sans destruction .’  

« Il y a trois demeures à l’âme : ’l’Abîme de la Vie ; Le Paradis


supérieur ; Le Paradis inférieur.’ »  

L’image Tzelem est un sphinx qui propose une énigme de vie. ’L’image
fatale (c-à-d, à laquelle on succombe à l’extérieur) dote Nephesh de
ses attributs, mais Ruah’ peut substituer l’image conquise par
l’inspiration de Neshamah. Le corps est le voile de Nephesh, Nephesh
est le voile de Ruah’ qui est le voile de Neshamah. La lumière se
personnifie elle-même en se voilant, et la personnification est stable
uniquement quand le voile est parfait. Cette perfection sur terre est
relative à l’âme universelle de la terre (c-à-d comme macrocosme,
donc le microcosme est l’homme.)’   « Il y a trois atmosphères pour
les âmes. La troisième finit là où l’attraction planétaire des autres
mondes commence. Les âmes qui se sont perfectionnées sur cette
terre passent alors à un autre plan. Après avoir traversé les planètes
elle arrivent au soleil ; puis, elles montent dans un autre univers et
recommencent leurs évolutions planétaires de mondes en mondes et
de soleils en soleils. »

Dans les soleils elles se rappellent et dans les planètes, elles oublient.
Les vies solaires sont les jours de la vie éternelle, et les vies
planétaires sont les nuits avec leurs rêves.  

« Les anges sont de lumineuses émanations personnifiées, pas par


jugement ni voile, mais par l’influence divine. Les anges aspirent à
devenir des hommes, car l’homme parfait, l’homme-Dieu, (pour le
distinguer du Dieu-homme) est au-dessus de tous les anges. » Les
vies planétaires sont composées de dix rêves d’une centaine d’années
chacun, et chaque vie solaire est d’un millier d’années. Ainsi, il est dit
qu’un millier d’années sont à la vue de dieu comme un jour.  

« Chaque semaine – c’est à dire chaque 14.000 ans – l’âme se baigne et


se repose dans un rêve jubilatoire d’oubli. En se réveillant de là, elle a
oublié le mal et ne s’est rappelée que le bien. »  

De Ruah et de Nephesh, influencées par les bonnes aspirations de


Neshamah, procède Michaël, l’ange bénéfique de l’âme ; c’est à dire,
le hiéroglyphe synthétique des bonnes idées, ou, dans une
phraséologie bouddhiste ésotérique, le « Bon Karma » de l’homme. De
Nephesh dominant Ruah’ et sans l’influence bénéfique de Neshamah,
procède Samaël, l’ange maléfique de l’âme ; c’est à dire, le
hiéroglyphe synthétique des idées mauvaises, le « mauvais Karma de
l’homme. Et le Tzelem, ou image, est double car elle reflète et
Michaël et Samaël.      

Il existe un cinquième niveau de l’âme appelé Yéhidah.

   

L’âme a cinq noms :  •Rouah’  •Nefech  •Nechama  •Haya  •Yehida  

Ces niveaux de l’âme sont à mettre en rapport avec les quatre mondes
de l’arbre des Sephiroth :  
• néfèch : monde de l’action ;  

• rouah : monde de la formation ;  

• nechama : monde de la création ;  

• haya : monde de l’émanation ;  

• yehida : tangence avec le en sof (l’infini) – (situation de devéqout –


adhésion/union à D.ieu).  

La nechama correspond au programme de la création, sa bonne


organisation.   Pour ce qui est de la yehida…Tous les membres, dans le
corps, vont par deux. Mais elle est une. (Tanhouma Noah 1)  

La nechama est appelée lumière. (Devarim raba : 82)   Programme de


la création ?  

Ce qui, en toi, t’incite à acquérir ta stature, ta valeur, ta beauté.


Cette lumière, en toi, qui te voit aimer la grandeur, la noblesse, la
bonté.Quant à la yehida, elle fait de toi un être unifié.Même si tu as
deux bras, deux jambes, deux yeux, deux oreilles, deux narines, deux
glandes génitales, tu es Un. La dualité ne t’ampute pas, ne te
dénature pas, ne te dupe pas.  

Le niveau d’âme de YEHIDA que possédait Adam avant la faute lui


permettait d’unifier extériorité et intériorité. Le jour où Adam a
fauté, la YEHIDA l’a quitté. Depuis la faute d’Adam, aucun homme au
monde n’est parvenu à ce degré d’unification. Lorsque HENOCH (fils
d’Adam) parvint à ce niveau, le monde ne put le supporter et il fut
obligé de le quitter. De même le prophète ELIE quitta ce monde
lorsqu’il fut atteint de cet éclat supérieur. La YEHIDA désigne l’âme
du MACHIAH qui unifiera le monde d’en haut et le monde d’en bas.  

L’animal possède les quatre modalités de l’être, désignées par les


termes néfèch, rouah, nechama, haya. Il ne posséderait pas la
modalité designée par le terme « yehida ». D’après Marc-Alain
Ouaknin, selon la tradition hébraïque yehida désigne la manière d’être
unique à chaque être humain. Celui-ci a une vocation propre qu’il doit
réaliser et qu’il est le seul à pouvoir réaliser. La ressemblance avec
Dieu se trouverait à ce niveau-ci (Cf Marc-Alain Ouaknin, «
Tsimtsoum », Spiritualités vivantes, série judaïsme, Albin Michel,
Paris 1992, pp. 182-186).                                

Définition des niveaux de l’âme  

Néfèch   La première dimension de la personne est son néfèch. Le


néfèch est tout d’abord le corps et l’ensemble de ses possibilités
d’action. De ce fait, il correspond au monde de l’action (Olam ha
Assia). Pour bien comprendre les différents niveaux de l’âme de la
personne, il est important de faire une distinction entre ce que le
texte biblique nomme demout et tsélèm. Dans le premier chapitre de
la Genèse, nous lisons à propos de la création de l’homme :  

Et Dieu-Elohim dit : « Faisons l’homme à notre image selon notre


ressemblance » ; et Il créa, Dieu-Elohim, l’homme à son image, à
l’image de Dieu-Elohim Il le créa, masculin et féminin Il les créa.  

Ce verset, mille fois traduit et dix mille fois commenté, propose une
terminologie intéressante et importante qui va nous éclairer sur la
question du corps.  

En plus de l’étonnant pluriel « faisons », le redoublement de l’« image


» par la « ressemblance » pose un problème fondamental.  

Le verset met en place la distinction fondamentale entre l’image


(tsélèm) et la ressemblance (demout).   Que recouvrent précisément
ces termes de tsélèm et de demout ?  

Le sens de demout est donné par les commentaires comme celui


d’aspect « visible et extérieur » ; celui de tsélèm comme dimension «
invisible et intérieure ». Ainsi Rabbi Itshaq Ben Hayyim, le fils de
Rabbi Hayyim de Volozhin, écrit-il : « Le Zohar et les écrits du Ari
affirment que le tsélèm se rapporte au monde caché, tandis que le
demout se rapporte au monde révélé. »  

Rouah   Le rouah, c’est tout d’abord l’ensemble des émotions, pulsions


et autres forces intérieures qui nous poussent en avant et nous font
exister ; c’est le moteur émotionnel du néfèch. Selon la terminologie
que nous avons utilisée plus haut, c’est l’image spirituelle que nous
nous faisons de notre corps. La manière, non seulement physique mais
aussi intérieure, que nous avons de nous sentir dans notre corps. Le
rouah correspond au monde de la formation (Olam ha Yetsira).  

Respiration et parole  

D’un point de vue sémantique, le mot rouah signifie « vent, air,


souffle, respiration, esprit ». Il s’agit d’un aspect du système
respiratoire depuis la bouche et le nez jusqu’aux poumons. Les
poumons sont l’« interface » entre l’intérieur et l’extérieur en ce qui
concerne l’oxygène. La circulation de l’air, entre le nez et la bouche
d’une part, et les poumons d’autre part, est le rouah.  

Le mot a subi deux évolutions. Il a commencé par signifier « esprit »


puis aussi « parole ». De fait, la parole est aussi une modulation du
souffle sur les cordes vocales. Dans le Zohar et le Tiqouné Zohar, les
organes du rouah se retrouvent dans le Tétragramme sous la forme
de la lettre vav (la trachée) et des deux hé (les poumons). La
physiologie de la respiration, bien que très complexe, peut cependant
être présentée schématiquement comme un lieu d’échange au niveau
des poumons, qui prennent en charge l’oxygène qui passe dans le sang,
fixé sur les globules rouges, et qui rejettent le gaz carbonique porté
par le sang depuis les cellules et fixé sur l’hémoglobine.  

Quand nous respirons, très souvent nous pensons « air-oxygène »


(entrée et sortie), en oubliant l’articulation des systèmes circulatoire
et respiratoire. Le rouah vivant est conséquent d’une vie émotionnelle
riche. Celle-ci peut s’atteindre par une prise de conscience des
échanges qui existent entre notre corps et nos émotions avec le
monde extérieur.  

Nechama   La nechama est le troisième niveau de l’âme et correspond


au monde de la création (Olam ha Beriya). De ce fait, c’est plus la
dimension intellectuelle de l’âme. Il est intéressant cependant de
noter que ce terme plus que les deux précédents est devenu
synonyme de l’« âme » au sens vague et populaire de ce mot. En fait,
originellement, la nechama vient de la racine nacham qui veut dire «
respirer ». Le mot nechima, c’est la respiration, le souffle.  

Il est donc a priori bien difficile de faire une distinction entre rouah
et nechama.

Cependant, on peut dire que la nechama est la dimension spirituelle


de l’homme. Une fois qu’il possède un corps sain (néfèch) dans lequel
les énergies circulent correctement et qu’il est capable par sa
respiration et sa parole d’énergétiser son corps d’une manière vécue
profondément en équilibrant ses émotions (rouah), l’homme peut
organiser sa vie spirituelle en approfondissant les textes de la
tradition et ses commentaires. C’est le moment où la méditation se
fait étude.  

Lecture et interprétation.  

Le premier niveau concerne le corps, le second, la voix et les


émotions, le troisième, le texte et l’esprit. La nechama est donc une
respiration intellectuelle et spirituelle qui va passer par un rapport
au texte. L’homme n’est plus, comme dans le second niveau du rouah,
un « animal – parlant – sentant », mais un « animal – lisant – pensant –
commentant ». En dehors de l’étude des textes de la tradition, il est
possible de faire des exercices de méditation liés à l’écriture et à la
visualisation.  

Une respiration intellectuelle : l’étude  


L’étude est l’un des niveaux les plus élevés de la méditation. Il est dit
dans la michna : « Talmud Tora kenéguèd koulam » ; c’est-à-dire : «
L’étude de la Tora a autant d’importance que tous les autres rites
réunis. » Les maîtres de la qabale font remarquer que le verbe «
étudier » est symbolisé par la lettre lamèd (voulant dire « étude »),
qui a la particularité d’être la seule des vingt-deux lettres de
l’alphabet à dépasser la ligne d’écriture vers le haut. Etudier, c’est
s’élever, se dépasser, ouvrir la porte de l’infini..  

Un des lieux fondamentaux de la vie du qabaliste est la maison d’étude


ou bèt-hamidrach. On parle aussi de yechiva, au pluriel yechivot).
C’est un lieu où se retrouvent à la fois les talmudistes et les
qabalistes. Pas besoin de diplômes pour entrer… Seul est nécessaire
le désir d’apprendre. Pas de limite d’âge non plus. Monde hors du
temps, on y rencontre des enfants et des sages. Sans doute est-il
important de faire une visite dans ce « dojo » des qabalistes

Poussons la porte…  

La salle d’étude n’a pas beaucoup changé avec le temps. Il y règne la


même atmosphère que dans les yechivot de Pologne, de Russie ou du
Maroc aux siècles derniers. Les récits et les témoignages nous
confirment cette impression d’atemporalité et nous donnent parfois
la sensation de nous rapprocher de quelque dimension nommée par les
poètes « éternité ».  

Désordre, brouhaha, gesticulation véhémente, allées et venues


incessantes, ainsi se présente le bèt-hamidrach. La maison d’étude
est un lieu de vie qui sert aussi de synagogue, voire, à de nombreuses
occasions, de salle à manger. Les étudiants talmudistes ou qabalistes
n’ont pas la quiétude du moine. Le silence n’est pas de règle autour
des tables, rarement alignées, où foisonnement pêle-mêle des livres
ouverts empilés les uns sur les autres.  
Les étudiants – assis, debout, un genou sur le banc ou la chaise – sont
penchés sur les textes ; l’un à côté de l’autre, ou plus généralement
l’un en face de l’autre, il lisent à haute voix, se balançant d’avant en
arrière, de gauche à droite, ponctuant les articulations difficiles du
raisonnement de larges gestes du pouce, frappant parfois
frénétiquement les livres ou la table, voire l’épaule du compagnon
d’étude, feuilletant avec fébrilité les pages des commentaires pris et
remis rapidement dans les rayons de l’immense bibliothèque qui fait
le tour de la salle. Les protagonistes de cette « guerre du sens »
essaient de comprendre, d’interpréter et d’expliquer.  

Avant la leçon magistrale, c’est la hakhana ou « préparation ». Après


la leçon, c’est la hazara ou « répétition ». Il n’y a qu’un seul cours par
jour, et dans les grandes classes, il ne peut y avoir qu’un seul cours
par semaine !  

Le plus surprenant est que les couples d’étudiants ne sont pas


systématiquement constitués de personnes du même âge. Il peut y
avoir un jeune de vingt ans avec un homme de quarante, voire de
soixante ans ou plus. Ici, le savoir n’a pas d’âge ! Les étudiants vont
consulter le maître – rarement, heureusement, quant au sens du
passage étudié -, qui explique, prend position sur les thèses
proposées et calme, pour un instant, le combat passionné des
consultants.  

Ici, deux hommes âgés, aux barbes blanches, s’approchent d’un jeune
homme pour lui demander d’arbitrer un différend dans
l’interprétation d’un texte. Le jeune homme doit être un ilouï (nom
que l’on donne aux étudiants particulièrement doués). Certains
relèvent plus du génie que de la simple sagesse. L’étude étant
essentiellement orale, on écrit rarement dans la maison d’étude : il se
développe chez les talmudistes et les qabalistes une extraordinaire
mémoire visuelle du texte, au point que certains ilouïm (« génies »)
sont capables non seulement de réciter des milliers de pages du
Talmud avec leurs commentaires, mais aussi de situer des passages
sur la page talmudique. Il existait en Europe de l’Est ou en Afrique du
Nord, comme aujourd’hui en Israël ou aux Etats-Unis, des personnes
capables de réciter tous les mots traversés par une épingle que l’on
aurait plantée dans un traité du Talmud.  

Sur une autre table, plus loin, un étudiant s’est endormi, les bras
croisés sur un texte du Talmud ; à côté de lui, un autre sirote un café
et fume une cigarette en prenant un air méditatif, concentration
nécessaire à la poursuite de l’étude. Tout à coup, les corps se
soulèvent et on a l’impression de voir des vagues sur une mer agitée.
Les étudiants se sont levés et rassis, mus par une force invisible qui
les a effleurés : le maître est passé ! Le respect dû au maître s’est
traduit par cette danse des corps en harmonie avec le déroulement
de la réflexion.  

L’étude n’est pas seulement une science ou un art, mais la possibilité


même de l’existence de la force cosmique qui maintient le monde.
Pour les mystiques de l’étude, il est nécessaire de faire des tours de
garde pour que jamais l’étude ne s’arrête un seul instant : le monde
pourrait en venir à disparaître…

Tout bouge ! Le bèt-hamidrach connaît une effervescence


ininterrompue où, de jour comme de nuit, résonnent les voix, le
bruissement infini de l’étude… le chant de l’étude.  

L’étude hébraïque concerne l’esprit. C’est un acte spirituel d’une


grande portée dès lors qu’on comprend qu’étudier, c’est se lier à la
lumière de l’infini qui arrive en ce monde portée par les lettres de
l’alphabet hébraïque ou, comme dit le texte du Tiqouné Zohar, portée
par des « chevaux de feu ».  

Haya  

C’est le quatrième niveau de l’âme, qui correspond au monde de


l’émanation (atsilout). C’est un degré de spiritualité qui englobe aussi
bien la conscience du corps que les sentiments et les réflexions
intellectuelles.  
Haya est un mot qui apparaît aussi dans le livre de la Genèse lors de
la « formation » de l’homme et qui est associé aux mots néfèch et
nechama : « vayitsère hachem Elohim èt haadam afar min haadama,
vayipah beapav nichmat hayyim, vayehi haadam lenéfèch haya », ce
qui veut dire : « Et Yhvh-Elohim forma l’homme : poussière de la
terre. Il souffla dans ses narines une respiration de vie [nichmat
hayyim] et l’homme fut un être vivant [néfèch haya]. » Le mot haya,
du verbe hayo, signifie « vivre ». Hayim, c’est la vie.

D’après le texte biblique, néfèch haya désigne toute créature


vivante, homme ou animal. Ce souffle de vie n’est pas seulement le
fait que l’homme respire et parle, mais que celui-ci est aussi capable
de prier.  

Le niveau de haya se traduit par la prière : la tefila.

La prière est un des plus hauts niveaux de la méditation.   Haya est


l’état dans lequel l’homme ressent la possibilité d’un dialogue avec
l’infini et se perçoit comme recevant la lumière du en sof. Si la prière
possède une structure complexe, on peut cependant dire qu’elle est
essentiellement construite sur les psaumes de David.  

Yehida  

Yehida est le plus haut niveau de l’âme. Très rares sont ceux qui
peuvent l’atteindre.   C’est un état d’être au-delà du monde de
l’émanation où le mystique entre en contact tangentiellement avec le
divin. Certains maîtres pensent qu’il existe une véritable devéqout,
unio mystica, d’autres pensent que l’on s’approche d’une véritable
communion avec la lumière de l’infini, mais que le qabaliste ne perd
pas conscience de son propre moi.   Etymologiquement, le mot yehida
signifie « singularité », « unicité ». Dans une première approche, cela
correspond au niveau éthique, c’est la manière d’être unique de
chacun. Unicité fondamentale d’où découle l’idée de responsabilité.
Pour la tradition hébraïque, chaque être humain a une vocation
propre, singulière à réaliser, et qu’il est seul à pouvoir réaliser. Il doit
répondre à cette vocation, ce projet unique. Là est sa responsabilité.
Au niveau de la méditation, c’est une stade au-delà de la prière.

Les paroles prononcées ici ne sont pas celles qui se disent dans les
mots communs des prières que tous prononcent, ce qui était le cas
des psaumes. Ici, le qabaliste invente ses propres prières au cours
d’une retraite solitaire dans la forêt ou dans la nature.

C’est ce que l’on nomme la hitbodébout (« esseulement »). Cette


méditation est très pratiquée encore de nos jours dans le groupe
mystique des hassidim de Braslav. Une grande littérature est
consacrée à ce sujet.  

Le mystique seul médite en silence sur sa vie et son comportement. Il


est dans un retour sur lui-même (techouva) et souvent se laisse aller
à des pleurs. La qabale contient en effet de nombreux récits où le
qabaliste entre dans un état de « pleurement » mystique et de
lamentations diverses.

Les 12 sephiroth

Les dix Sephiroth de vibration universelle émanent de l’Ain Soph qui


est l’étoile microcosmique qui guide notre intérieur, l’Être réel de
notre Être (voir l'étoile à cinq pointes et le Pentagramme de l'Arcane
5 du Tarot nde). •On parle des dix Sephiroth, mais en réalité elles
sont au nombre de douze Sephiroth.

L’Ain Soph est la onzième Sephiroth et son antithèse ténébreuse


l’abîme est la douzième Sephiroth (les Kliphos nde).

Ce sont douze sphères ou régions universelles qui se pénètrent et


s’interpénètrent mutuellement sans se confondre. Les douze sphères
gravitent dans l’atome central du signe de l’infini. Dans ces douze
sphères se développe l’humanité solaire. Nous avons déjà dit que le
signe de l’infini se trouve au centre de la Terre, dans son cœur. •Les
Sephiroth sont atomiques. •Les dix Sephiroth peuvent se réduire à
trois tables : 1.La table des quanta, de l’énergie rayonnante qui vient
du Soleil ; 2.La table des poids atomiques des éléments de la nature ;
3.La table des poids moléculaires des composés.

* C’est l’échelle de Jacob, qui va de la terre jusqu’au ciel. Tous les


mondes de conscience cosmique se réduisent aux trois tables.

** Une Sephiroth ne peut être comprise sur un seul plan, car sa


nature est quadruple. C’est pourquoi les kabbalistes s’expriment
clairement en disant qu’il y a quatre mondes.

Aziluth : C’est le monde des archétypes ou monde des émanations.


C’est le monde divin.

Briah : C’est le monde de la création, aussi appelé Khorcia, c’est-à-


dire le monde des sections.

Yetzirah : C’est le monde de la formation et des anges.

Assiah : C’est le monde de l’action, le monde de la matière. •Les Trois


Sephiroth de la forme se trouvent sur le Pilier de la Rigueur (Binah,
Geburah, Hod). •Les Trois Sephiroth de l’énergie se trouvent sur le
Pilier de la Miséricorde (Chokmah, Chesed, Netzah).

Entre ces deux Piliers se trouve le Pilier de l’Equilibre, où sont les


différents niveaux de la conscience (Kether, Tiphereth, Jesod,
Malkuth).

•Les dix Sephiroth connues proviennent de Sephira, la Mère divine


qui réside dans le Temple Cœur.

 
IO est le mantra de la Mère divine et les émanations de la Prakriti
sont au nombre de 10, en d’autres mots les dix Sephiroth.

* Kether est le Père en nous, un souffle de l’Absolu qui est en lui-


même profondément inconnu. Kether est l’Ancien des Jours et chacun
de nous au fond, est un bienheureux Ancien des Jours.

Chokmah est le Fils (le Fils de l'Homme nde), le Christ atomique en


nous. Binah est la Mère en nous, l’Esprit Saint en nous.

Kether, Chokmah et Binah sont notre Couronne des Sephiroth (le


chakra Sahasrara, chakra coronal ou chakra couronne, appelé église
de Laodicée en ésotérisme chrétien - voir les chakras dont les sept
chakras ou 7 chakras, les sept églises ou 7 églises de la fin des temps
nde).

* Le Père très aimé, le Fils très adoré et le très sage Esprit Saint
vivent dans les profondeurs de notre conscience superlative,
attendant l’instant suprême de notre réalisation.

* L’Esprit Saint est notre Mère divine, qui revêt un manteau bleu et
une blanche tunique aux splendeurs exquises. La Mère porte dans sa
main une lampe précieuse. Cette lampe est l’Intime qui brille au fond
de nos cœurs.

L’Intime est contenu dans un vase d’albâtre fin et transparent. Ce


vase est notre propre conscience superlative, c’est notre Bouddhi.
L’Intime est la sephiroth Chesed, la Bouddhi est la sephiroth
Geburah. •L’Intime et la Bouddhi s’expriment à travers l’âme humaine.

L’âme humaine est Tiphereth, la volonté, la beauté. Ainsi donc


l’Intime avec ses deux âmes, la divine (âme spirituelle nde) et
l’humaine, officie sur son trône qui est le système nerveux cérébro-
spinal. •L’Intime est couronné de la Couronne des Sephiroth.
•L’Intime habite dans son Temple.

Le Temple de l’Intime a deux Colonnes : Jakin et Bohaz. Jakin est le


corps mental et Bohaz est le corps astral. Le mental est la Sephiroth
Netzah, l’astral est la Sephiroth Hod.

** Ces deux Colonnes du Temple s’appuient sur la pierre cubique de


Jesod. Cette pierre cubique sert également de fondement au
royaume de Malkuth. Cette pierre cubique est le corps éthérique et
Malkuth est le corps physique.

L’homme est donc une décade complète. Nous avons dix doigts dans
les mains, dix Sephiroth et dix commandements. •Lorsque l’Ancien
des Jours réalise les dix Sephiroth en lui-même, il se transforme en
Adam-Kadmon, en homme céleste.

Celui qui réalise les dix Sephiroth en lui-même resplendit dans le


monde de la lumière avec un éclat christique ineffable. •Quand
l’Ancien des Jours réalise les dix Sephiroth en lui-même, les dix
Sephiroth resplendissent dans le monde de la lumière comme des
pierres précieuses, comme des pierres resplendissantes dans le corps
de l’Ancien des Jours.

« Celui qui a des oreilles, qu’il entende ce que l’esprit dit aux Eglises
(les sept églises nde) : au vainqueur, je ferai manger de l’Arbre de
Vie placé dans le Paradis de Dieu. » Apocalypse 2:7 (le Message du
Verseau est le livre de l'Apocalypse dévoilé pour la fin des temps
nde). •Les dix Sephiroth resplendissent comme des pierres
précieuses dans le corps de l’ANCIEN DES JOURS.

C’est ainsi que nous nous convertissons en la Jérusalem Céleste, qui


est ainsi décrite :
« Les assises de son rempart sont rehaussées de pierreries de toute
sorte : la première assise est de jaspe, la deuxième de saphir, la
troisième de calcédoine, la quatrième d’émeraude, la cinquième de
sardoine, la sixième de cornaline, la septième de chrysolite, la
huitième de béryl, la neuvième de topaze, la dixième de chrysoprase,
la onzième d’hyacinthe, la douzième d’améthyste. » Apocalypse 21:19-
20. •Les dix Sephiroth sont atomiques. •Les dix Sephiroth sont la
ville sainte, la Jérusalem Céleste qui vient à resplendir au fond de
notre cœur.

« Au milieu de la place de part et d’autre du fleuve, il y a des arbres


de vie qui fructifient douze fois, une fois chaque mois ; et leurs
feuilles peuvent guérir les païens ».

« De malédiction, il n’y en aura plus ; le Trône de Dieu et de l’Agneau


sera dressé dans la ville, et les serviteurs de Dieu l’adoreront, ils
verront sa face, et son nom sera sur leurs fronts. » (voir le chakra
Ajna, le chakra frontal ou chakra du troisième oeil, appelé église de
Philadelphie nde).

« De nuit, il n’y en aura plus ; ils se passeront de lampe ou de soleil


pour s’éclairer, car le Seigneur Dieu répandra sur eux sa lumière, et
ils régneront pour les siècles des siècles. » Apocalypse 22:2-5.

* Quand l’homme aura incarné en lui-même sa Couronne de Sephiroth,


alors l’Ancien des Jours l’éclairera et régnera pour les siècles des
siècles.

** Cependant, frères de mon âme, je vous dis en vérité que personne


ne parvient au Père si ce n’est par le Fils (le fils de l'homme nde). Le
Fils est le Christ atomique en nous, il est Chokmah, la divine sagesse
christique, la Gnose qui resplendit au fond de notre cœur (la doctrine
du coeur est Amour, Don et Compassion nde).

# Nous devons inonder tous nos véhicules d’atomes de nature


christique (cultiver l'Amour, le Don et la Compassion avec l'Esprit de
Dieu nde), nous devons former le Christ en nous pour monter au Père,
car personne ne parvient au Père sans passer par le Fils.

*** Même si le Christ naissait mille fois à Bethléem, cela ne servirait


à rien s’il ne naissait aussi dans notre cœur. Il faut former le Christ
en nous pour entrer par les portes de la ville triomphante et
victorieuse, le dimanche des Rameaux.

La nativité est un événement cosmique qui doit se réaliser en chacun


de nous. La nativité est absolument individuelle. Il est nécessaire que
le Christ naisse en nous, la nativité du cœur est urgente.

Il faut transformer l’Arbre de la science du bien et du mal en


l’Agneau immolé de la cité sainte.

« Le vainqueur, j'en ferai une Colonne dans le Temple de mon Dieu, et


il n’en sortira plus jamais. » Apocalypse 3:12.

« Reste fidèle jusqu’à la mort, et je te donnerai la Couronne de Vie. »


Apocalypse 2:10.

« Je suis le pain de vie, Je suis le pain vivant. Qui mange ma chair et


boit mon sang a la vie éternelle et je le ressusciterai au dernier Jour
(voir la résurrection nde). Qui mange ma chair et boit mon sang
demeure en moi et moi en lui. » Jean 6:48,51,54,56.

Le Christ est réellement une Couronne de Sephiroth d’une sagesse


incommensurable, dont les atomes les plus purs resplendissent dans
Chokmah, le monde d’Ophanim.

* Cette Couronne de Sephiroth incommensurable envoya son Bouddha,


Jésus de Nazareth, qui se prépara à travers d’innombrables
réincarnations dans notre évolution terrestre. Ce fut dans le
Jourdain que la couronne christique, le Logos solaire, resplendit et
pénétra dans son Bouddha, Jésus de Nazareth.
C’est là le mystère de la double personnalité humaine, l’un des
mystères les plus grands de l’occultisme. •Quand l’homme reçoit sa
Couronne de Sephiroth, alors l’Ancien des Jours l’illumine et le
conduit vers les eaux pures de la vie (les eaux très pures de l'Eden
sont le divin miroir de l'Amour nde).

Cependant, mes frères, personne ne parvient au Père sans passer par


le Fils, et le Fils (le Fils de Dieu nde) se trouve au fond de l’Arche de
l’Alliance, attendant l’instant de la réalisation.

Cette Arche de l’Alliance, ce sont les organes sexuels. Ce n’est qu’au


moyen de la chasteté parfaite que nous pouvons former le Christ en
nous et monter au Père.

Maintenant, mes frères, je vous ai livré l’Arche du Nouveau


Testament. Je vous ai maintenant enseigné le chemin de la Magie
sexuelle (le sentier du fil du rasoir nde).

« Alors s’ouvrit le temple de Dieu dans le ciel et son Arche d’Alliance


apparut, dans le temple ; puis ce furent des éclairs et des voix et des
tonnerres et un tremblement de terre, et la grêle tombait dru. »
Apocalypse 11:19.