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SYSTEME D'INFORMATION ET DE COMMUNICATION

Introduction
Informer est l’action de donner connaissance d’un fait. Les informations sont des éléments de
connaissance pouvant être transmis et conservé grâce à un support et un code (informatique. Ce sont
l’ensemble des nouvelles communiquées de différentes manières (écrite, orale, etc.).
Il s’agit de rechercher puis de transmettre les informations. C'est-à-dire de permettre à tous de
savoir ce qui se passe dans le monde, dans le pays ou dans la région dans différents domaines
(sciences, technologie, etc.). Mais il y a parfois beaucoup trop d’informations à communiquer. Il est
donc très important de sélectionner minutieusement les informations à prendre et à communiquer.
Cette sélection se fait essentiellement sur deux critères : l’intérêt de l’information (originalité) et le
public.

CHAPITRE 1 : RECHERCHE DE L’INFORMATION


La bibliographie est l'un des outils importants dans tout travail scientifique. Elle est transversale car
elle est utilisée pour la préparation d’un exposé, d’une conférence, d’un cours, d’un projet d’un
protocole de recherche, d’une synthèse bibliographique (review : article scientifique de synthèse ou
article de revue)… Dans le cas de la rédaction d’un projet de recherche, la bibliographie permet de
faire l’état de l’art sur le sujet de recherche, à poser la problématique et à énoncer les différentes
hypothèses.
Avant la rédaction du problème, le chercheur travaille déjà dans le domaine de recherche et dispose
déjà de quelques informations. Mais la question de recherche devant être plus précise, il faut alors
trouver ce qui n’est pas encore fait et qui mérite une attention particulière. Il faut donc faire une
documentation supplémentaire pour trouver le « trou » de la littérature dans lequel s’insère votre
travail, cet exercice sera déterminant pour le niveau d’originalité de votre travail afin de justifier le
travail à faire. Le scientifique utilise les informations bibliographiques pour :
- fournir des éléments à l’argumentation de la problématique,
- éviter la répétition de la description de techniques déjà publiées,
- apporter des éléments de comparaison pour apprécier les résultats présentés.
Pour éviter les pertes de temps et d'informations, il est important d'adopter une méthode de travail.
Ainsi, il est proposé cette méthodologie de documentation aux apprenants.
Cette méthodologie proposée dans ce cours comporte trois points essentiels à savoir :
- l'accès à l'information,
- l'organisation et l’exploitation de l'information,
- la constitution d'un fichier documentaire personnalisé.

1.1. Stratégies de la recherche bibliographique


Pour éviter tout effort inutile, il est important d’établir une stratégie avant d'entreprendre la recherche. Pour
cela, il s'agit de clarifier les questions suivantes :

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La réponse à ces questions simplifie la planification ainsi que l'efficacité de la recherche et des
moyens mis en oeuvre pour la réaliser.
1.1.1. Démarche à suivre pour réussir un bon état de l’art
Il est nécessaire de :
1. Fixer le thème de recherche Phase de mobilisation des idées où l'on fait le point sur ce que l'on
sait déjà du sujet, ce que l'on croit savoir et ce que l'on souhaite obtenir comme information sur le
sujet
2. Organiser la recherche - définir la finalité de la recherche documentaire, - fixer les modalités de
travail (travail individuel ou en équipe): faire le point des sources d’information disponibles,
accessibles, répartir et planifier les activités, - établir un plan sur le sujet, objet de la recherche
documentaire, - déterminer la forme de la restitution finale.
3. Localiser des informations
Choisir la source pertinente où trouver les informations : dictionnaire, encyclopédie, papier,
revue, site web.
Mettre en oeuvre les différents outils de recherche disponibles : catalogues, fichiers auteurs ou
matières, utilisation d'un logiciel de gestion documentaire (certains sont gratuits et disponibles sur le
web).
4. Collecter des informations utiles des documents repérés - copie manuelle, prise de note,
photocopie, sont les moyens classiques (supports imprimés), - sélection, impression ou sauvegarde
dans un traitement de texte (outil informatique) des informations.
5. Trier et traiter les informations collectées A partir des documents extraits, procéder à des choix
dans les passages de texte, trouver le pertinent, hiérarchiser, rédiger ou composer des documents en
fonction du projet de départ.
1.1.2. Accès à l'information
L'accès à l'information se fait à travers un repérage des sources/centres de documentation et une
connaissance parfaite des différentes possibilités d'accès aux ouvrages dans les centres de
documentation repérés.

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Il existe deux principaux modes d’accès aux ressources documentaires :
• Accès via bibliothèque ou centre de documentation
Le mode d’accès aux ressources dans les bibliothèques dépend de l’organisation interne de chaque
bibliothèque.
Dans le cas de la BUC, AUF, CIRD, NCRI, on peut retenir :
- accès direct aux ressources : Cas des périodiques, des mémoires et thèses,
- accès manuel à travers des fichiers par matière ou auteur,
- accès informatisé:(Mode expert : par mots-clés, thèmes ou par auteur ou par année ; bibliothèque
numérique).
• Accès via internet
Il s’agit principalement de la :
-recherche documentaire sur le Web par l’intermédiaire de moteur de recherche.
Les moteurs comme Google sont des outils assistés par des robots qui scrutent le contenu du Web à
la recherche de pages nouvelles. Il s’agit ici simplement de taper un ou plusieurs mots dans le
formulaire de recherche. En ajoutant dans les mots-clefs, le mot pdf, il est intéressant d’avoir
rapidement les fichiers en format PDF en vue de téléchargement.
On peut utiliser les opérateurs booléens notamment :
- l’utilisation des guillemets «.. » permet de limiter les résultats de votre recherche aux documents
contenant l'expression exacte recherchée,
- l’utilisation des mots tels que ET ou AND ou + (Exemple : « sécurité » ET « alimentaire ») OU ou
OR. Dans ce dernier cas, l’internet recherche les pages contenant l'un ou l’autre des mots-clés choisis
(Exemple : « sécurité alimentaire » OU « alimentation sécurisée»,
- dans le cadre d’une recherche scientifique, il est recommandé d’utiliser les mots-clés pour collecter
les articles pertinents.
La recherche avancée permet de mieux cibler les recherches et obtenir une liste de résultats plus
courte et plus pertinente par rapport au besoin. Selon la base de données, les résultats sont affinés sur
la limitation de date de publication, la combinaison de mots clés, les types de publications…

Beaucoup de possibilités existent et n’hésiter pas à faire de recherche sur les sites suivants :
- AGORA (Access to Global Online Research in Agriculture (www.aginternetwork.org)
accessibilité aux articles dans le domaine agricole search Initiative
- AJOL: African Journal Online (http://www.ajol.info)
- BioMed Central publie 250 peer-reviewed open access journaux.
(http://www.biomedcentral.com)
- Google Scholar permet de raffiner les recherches spécifiques (http://scholar.google.fr/.)

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- Google books met en ligne des livres en format PDF
-HINARI*, Health InterNetwork Access to Research initiative); www.who.int/hinari, accessibilité
aux articles dans le domaine médical
-HARMATHEQUE (www.harmatheque.com)
- INASP (International Network for the Availability of Scientific Publications)
- Interscience (www3.interscience.wiley.com) avec en plus les sciences de l’éducation,
économiques…
- JSTOR: Journal Storage (www.jstor.org)
- NCBI (National Center for Biotechnology Information) permet de trouver toutes les publications
ayant un lien avec la santé - www.ncbi.nlm.nih.gov
- OALIB: Open Access Library (www.oalib.com)
- OARE*, Online Access to Research in the Environment an international public-private consortium
coordinated by the United Nations Environment Programme (UNEP). http://login.oaresciences.org
accesibilité aux articles dans le domaine de l‘environnement
- ORBI (www.orbi.ulg.ac.be) site de l’Université de Liège qui met en ligne diverses publications
- REFDOC (sur demande www.refdoc.fr)
- REVUES. ORG ( www.revues.org)
- Sciencedirect n’est pas exhaustif, mais couvre un large éventail de domaines : physique, chimie,
santé, sciences humaines et sociales… (www.sciencedirect.com)
-SAVOIR EN PARTAGE (www.savoirsenpartage.auf.org)
-SCHOLAR VOX (www.scholarvox.com)
-SCIRUS, ISI web;
-TEEAL: The Essential Electronic Agricultural Library (www.teeal.org)
- Thèse de doctorat en ligne (//tel.archives-ouvertes.fr) ou sur le site du CAMES

* Des sites dont l’accessibilité se fait à travers un code et mot de passe uniques pour un pays.

Il faut souligner que la recherche bibliographique est une démarche qui doit accompagner
prioritairement toute élaboration d'un projet de recherche, sans quoi le risque est grand d'avoir
ultérieurement à remettre en cause jusqu'à la cohérence même du projet. Le rédacteur doit donc se
documenter, c'est-à-dire rassembler l'information disponible sur le sujet (bibliographie,
communications orales, etc.), de façon à avoir un maximum d'éléments en main et à éviter de perdre
son temps à refaire ce qui est déjà fait et publié.

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CHAPITRE 2 : CONCEPTS DE LA COMMUNICATION

La communication est l’action de transmettre une information, une nouvelle, un dossier, etc.
C’est un moyen qui permet à plusieurs personnes de rester en relation. La communication peut être
écrite ou orale.
La communication peut se comparer à la chaîne:
source émetteur médium récepteur but
Cette chaîne peut être facilement rompue. Par exemple, l'émetteur (l'auteur de la
communication) peut déformer la source (l'information), ou il peut ne pas tenir compte du but qu'il a
assigné à sa communication et il livrera alors des informations qui ne serviront pas ses objectifs et
seront inutiles. L'émetteur doit aussi tenir compte du type de récepteur (le lecteur) et choisir le
médium (le moyen de communication, la forme ou la présentation) en conséquence. Le médium aide
ou nuit à la transmission de l'information.
Ainsi, si la communication n'est pas aisée, elle n'en est pas moins nécessaire. En sciences, une
recherche n'est formellement pas terminée tant que les résultats ne sont pas publiés. En fait, la pierre
angulaire de la philosophie des sciences est basée sur l'assomption fondamentale qu'une recherche
originale doit être publiée; c'est à cette condition que de nouvelles connaissances peuvent être
authentifiées et s'ajouter à la base de données qui constitue la connaissance scientifique. C'est
pourquoi le chercheur ne doit pas seulement "faire de la science" mais aussi "écrire sa science"; n'en
déplaise à Charles Darwin qui a dit "la vie du naturaliste serait bien heureuse s'il ne pouvait
qu'observer et se passer d'écrire".
Malheureusement la formation des scientifiques est principalement orientée vers les aspects
techniques de la science et laisse peu de place à l'apprentissage de la communication (orale ou écrite).

2.1.Généralité sur la communication


Communiquer : c’est convaincre l’auditoire présent de la qualité de l’information nouvelle. Une
affiche fournit au lecteur ou à l’interlocuteur des arguments démontrant la pertinence de la nouvelle
information, mais c’est aussi annoncer la parution de l’article de recherche correspondant et conserver
le caractère de nouveauté (originalité).
3. Ne diffuser ses résultats hors de son contexte de travail qu’à partir du moment où le manuscrit
correspondant est en cours de rédaction ou, mieux, a été accepté pour publication
4. Ne jamais laisser publier le texte d’une communication ou d’une affiche autre qu’un résumé (500
mots)
On peut dire qu’une information est publiée quand le support écrit intégré dans un circuit
commercial : Revues, ouvrages, articles techniques et de presse, Cédéroms et revues électroniques,
Volume d’information divulguée par écrit au-delà de 500 mots
Ampleur de la diffusion ne sont pas considérées comme des publications : littérature grise, bases
de prépublications, résumés de communication à congrès, poster. Mais les prépublications, les
résumés de communication et les posters signifient qu’une publication est en cours.

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La science doit être communicable : «N’est science que science transmissible» Léonard de
Vinci. Toute nouvelle information scientifique doit être validée par les pairs et selon les normes
internationales.
La publication est l’étape ultime de la recherche qui consiste à rédiger pour mettre de l’ordre et
du sens dans les résultats du chercheur et préciser son apport à la science.
La notoriété du chercheur dépend de ses publications soumises aux critères d’évaluation, qui
favorisent l’évolution de sa carrière et permettent sa reconnaissance par la communauté scientifique.
La notoriété de l’institution dépend des publications de ses chercheurs qui rendent compte de
l’utilisation des fonds publics et permettent d’attirer de nouveaux financements.

L'écrit permet de faire passer un message (un signal), à condition de respecter certaines règles,
chargées précisément d'éviter les obstacles à la communication. A cet égard, être concis, être clair et
respecter la logique constituent les règles de base lors de la rédaction de rapports ou de publications.
Si l'écrit est incompréhensible son contenu est inutile et perdu pour la science.
Par rapport à la communication orale, l'écrit présente plusieurs avantages:
- il permet de toucher un nombre illimité de personnes
- il peut circuler
- il laisse une trace, un témoin
- il fixe l'attention plus que les paroles, sitôt oubliées
- l'information est plus difficilement altérable

2.2.Les principes de la communication


Trois questions fondamentales se posent :
- Pour qui j’écris, à qui je communique ?
- Quel est mon objectif ?
- Quel est le message à transmettre ?
Trois règles fondamentales
- La science est la reproduction du monde réel : l’information diffusée doit être vérifiable et
reproductible
- La communication formelle est régie selon des normes afin de garantir la continuité de la
transmission des connaissances.
- Seules les informations validées peuvent être utilisées.

2.2.1. Les publics cibles du chercheur


La communauté scientifique
- Articles de recherche (validation de l’information scientifique)
- Articles de synthèse (intégration de l’information scientifique)
- Communication à congrès
- Monographie
Les milieux professionnels
- - Brevet d’invention (protection de l’invention)
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- - Article technique, fiche technique, manuel
Le milieu de l’enseignement
- - Thèse, mémoire
- - Ouvrage didactique
Les tutelles administratives, les décideurs politiques : Rapport d’activité
Les bailleurs de fonds : Projets de recherche
Le grand public : - L’affiche, le poster, le bulletin d’information

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CHAPITRE 3 : REDACTION D’UN DOCUMENT

3.1. Les étapes de la rédaction

- Décider de publier (en s’assurer de la nouveauté de l’information)


- Choisir la revue visée
- Rédiger la première version : Titre du travail et résumé du travail, Résultats (tableaux et
figures), Matériel et méthodes, Discussion, Introduction, Références (système Harvard)
- Laisser reposer quelques jours
- Réviser la première version, rédiger le titre et le résumé définitifs
- Faire relire la deuxième version aux collègues
- Dernière version : Améliorer la lisibilité, respecter les instructions de la revue visée,
Contrôler les références
- - Préparer l’envoi du manuscrit à la revue

3.2.Méthodologie rédactionnelle :

3.2.1. Structuration de la rédaction


Pour une publication scientifique, on admet plutôt le format IMRAD (Acronyme de "Introduction,
Methods, Results and Discussion") que nous compléterons ainsi, Introduction, Matériel et méthodes,
Résultats, Discussion, Conclusion.
L'optimisation du travail de rédaction nécessite un plan de travail. Le temps consacré à son
élaboration est vite gagné ultérieurement. Ce plan, articulé autour du plan de rédaction, comporte un
calendrier avec des échéances (p. ex., pour un travail de diplôme, un mois par chapitre, dont 1 semaine
pour la lecture, 2 pour la mise en valeur des résultats et 1 pour la rédaction). Ainsi, ce plan prévoit,
dans l'idéal, qu'à chaque échéance un chapitre soit terminé dans les grandes lignes. Ceci offre un
double avantage: d'une part il permet de constater de façon encourageante le travail accompli, et
d'autre part il sera plus facile de se référer aux chapitres précédents s'ils sont déjà bien élaborés. De
plus, la contrainte temporelle, pour autant qu'elle soit raisonnablement déterminée, oblige à l'essentiel
et n'autorise guère la dispersion. Ce découpage du temps et de la matière relève de la stratégie "diviser
pour régner". Psychologiquement il est plus facile de "s'attaquer" à une petite partie qu'à l'ensemble.
Une fois le plan de rédaction élaboré, la rédaction apparaît comme la mise en forme des idées
agencées dans le plan qui en constitue le fil conducteur. Il peut être judicieux et très profitable de
commencer la rédaction avant que les travaux de recherche soient terminés. A défaut d'une rédaction
achevée, l'inventaire et la mise en forme des idées (ou des méthodes), encore bien présentes à l’esprit,
peuvent constituer un gain de temps considérable en vue de la rédaction définitive. De plus, de
nouvelles idées ou au contraire des incohérences peuvent surgir et influencer éventuellement le cours
de la recherche.
Le "secret" de l'écriture consiste à se lancer, à couvrir la page blanche de signes. En cela, le
rédacteur est guidé par le plan de travail et par le plan de rédaction. Le rédacteur doit conserver à
l'esprit la nécessité d'être efficace. Efficace pour lui-même d'abord. Sa prose n'est valable que si elle
donne envie d'être lue. Efficace pour le lecteur ensuite, qui voudra être informé rapidement sans trop
perdre de temps. Il faut donc aller à l'essentiel. Lorsque la rédaction devient laborieuse (fatigue!), il
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est préférable de la remettre à plus tard et de meubler le temps avec une activité plus reposante (p. ex.
le dessin ou l'illustration graphique). Tout au long de la rédaction, le style doit rester clair et simple
de manière à faciliter la lecture.

Simplifier : L'écrit scientifique n'est pas obligatoirement une œuvre littéraire; les métaphores,
expressions idiomatiques et autres enjolivures ne sont pas à leur place car elles risquent de créer de
la confusion dans l'esprit du lecteur. Le lecteur ne s'intéresse qu'aux idées véhiculées par le texte. Le
rédacteur doit donc les mettre en valeur au maximum en choisissant un vocabulaire simple et la
syntaxe habituelle. De cette façon, il pourra être lu par le plus grand nombre de personnes. On admet
en général un certain nombre de critères de lisibilité (élaborés à partir d'enquêtes) qui montrent que
la compréhension est facilitée avec l'usage: de mots simples, de phrases courtes, de plans de
rédaction simples. L'idéal est de varier le rythme de rédaction en utilisant le plus souvent des phrases
courtes avec, de temps à autre, des phrases plus longues pour appuyer une expression plus
synthétique. Le principe général qui prévaut est celui d'une idée par phrase et d'aller directement au
fait. Il est toujours possible de couper une longue phrase en quelques phrases, plus courtes. On y
gagne en clarté. La séparation en paragraphes est aussi nécessaire pour séparer des idées. Ainsi on
visualise mieux où l'on est et où l'on va.

Clarifier : Il s'agit à la fois de clarifier le texte (le fond) et sa présentation (la forme). La
rédaction ne saurait être conduite en une seule fois. Le texte doit être relu, revu et corrigé, de
préférence par plusieurs personnes, même étrangères au domaine. Après avoir écrit le premier jet, on
se repose. A tête reposée la relecture permet de mieux voir les incohérences ou les contradictions, les
fautes d'orthographe, les répétitions, les erreurs de syntaxe. Il peut être utile de faire cette lecture à
haute voix; cela permet de mieux apprécier le rythme et la ponctuation. Les virgules s'interposent en
principe là où fléchit la voix, les points et les points-virgules là où elle s'arrête.

3.2.2. Les éléments de rédaction

Structure de l’article de recherche


- Titre
- Auteur (s)
- Résumé
- Mots clés
- IMRED : Introduction - Matériel et méthodes - Résultats et Discussion
- (Remerciements)
- Références bibliographiques

Le titre
Le titre est la partie la plus lue de l'article avec le résumé! (soit directement, dans la revue, ou
indirectement, dans une banque bibliographique). Il constitue un super-résumé et doit être à ce titre
court mais précis. Le titre doit aussi être : Concis, donner le plus grand nombre d’informations avec
le plus petit nombre de mots possible ; Fidèle : doit refléter avec exactitude le contenu de l’article ;
Conforme aux exigences de la revue visée.. Dans une recherche documentaire, c'est généralement à

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partir du titre que l'on décide de lire (ou de se procurer) un document, ou de le rejeter comme non
pertinent. En général, l’espèce étudiée et la région sont précisées dans le titre.
Par définition un bon titre doit donner le meilleur aperçu possible de l'article en un minimum de mots:
il doit être spécifique.
- Eviter les mots inutiles comme "Etude de ...", "Contribution à ..." "Observations sur...", etc.,
- Veiller à une syntaxe correcte!
- Le titre est un label et pas une phrase (on peut renoncer à la construction sujet-verbe
complément),
- La signification et l'ordre des mots sont importants (cela a aussi son importance pour la
recherche « on line » par mots clés sur le titre),
- Ne jamais utiliser des abréviations ou un quelconque jargon dans le titre, ou alors seulement en
tant qu'information additionnelle dans une parenthèse (formules chimiques, noms d'espèces ou
d'objets quelconques),
- Eviter des publications avec titres par séries (titre principal et sous-titre pour différentes
publications): cela complique l'accès à l'information, engendre de la redondance d'information et
complique la recherche par mots clés.
Dans certaines revues, l'éditeur exige qu'on lui fournisse un titre courant qui reviendra à chaque
page pour faciliter le repérage du lecteur. Dans un rapport, une page de garde précède l'écrit. Elle doit
comporter la date, l'organisme émetteur, l'auteur, le titre de l'écrit et le destinataire.

Le nom d’auteur
Selon la Convention de Vancouver, pour être auteur, il faut avoir contribué simultanément aux
trois phases suivantes : conception de la recherche et des méthodes de travail ou analyse et
interprétation des résultats, rédaction de l’article ou révision critique du manuscrit avec un apport
intellectuel, approbation de la version finale.
Eviter les homonymes : mentionner le ou les prénoms en totalité et non les seules initiales,
penser aux mentions Jr ou Sr des Anglo-saxons, Pour les femmes, utiliser le nom de jeune fille, Un
auteur doit conserver le même nom pendant toute sa carrière scientifique
Faire figurer l'adresse de l'auteur permet au lecteur d'identifier précisément cet auteur et, le cas
échéant, d'entrer en contact avec lui (p. ex. pour commander des tiré à parts). De plus en plus on
indique également une adresse électronique.

Mots-clés
On indique généralement quelques mots-clés (environ 5) pour faciliter le catalogage des articles
et leur recherche dans une base de données. Il est recommandé de choisir des mot-clés ne figurant pas
dans le titre, ce qui rend les recherches encore plus performantes.
Les mots clés sont des outils de recherche : Ils permettent au chercheur d’identifier et de
sélectionner un article susceptible de l’intéresser parmi un ensemble d’autres publications. Ils sont
utilisés pour l’indexation des documents signalés sur les bases de données internationales (recherche
sur support électronique) et pour constituer l’index annuel des périodiques (recherche sur support

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papier) et peuvent être mentionnés : le pays, l’espèce étudiée, la discipline concernée, le domaine
spécifique de l’étude.

Le résumé
Longueur : 200-300 mots maximum (ce n’est pas une règle absolue) pour un article scientifique, une
demi-page pour un mémoire de master, une page pour un mémoire de thèse. Un bon résumé doit
permettre au lecteur d'identifier rapidement et précisément l'essentiel du contenu et juger ainsi de
l'intérêt à poursuivre la lecture. A cet égard il faut se rappeler que le résumé doit être autosuffisant (la
plupart du temps il sera lu dans un autre contexte, p. ex. dans celui d'une banque bibliographique, ce
qui fait que les illustrations ou autres explications ne seront pas disponibles.). Le résumé doit être
attractif car il constitue le premier contact du lecteur avec la matière traitée. Pour cela il doit être clair
et simple.
Le résumé doit être descriptif, c'est à dire qu'il doit comporter les résultats et les conclusions
essentiels : on doit pouvoir se passer de lire l’article, dans la majeure partie des cas, après lecture du
résumé. Donc, ne pas paraphraser le titre, ne pas faire le catalogue de ce que l’on a fait, mais donner
le ou les résultats essentiels, chiffres à l’appui si nécessaire. Mauvais exemple : "L’auteur a étudié
la production primaire de Posidonia oceanica dans trois stations de la baie de Port-Cros ; il analyse
l’influence de la profondeur et il compare ses résultats avec les données de la littérature". Bon
exemple : "Dans la baie de Port-Cros, la production primaire de Posidonia oceanica diminue avec la
profondeur ; elle est comprise entre 2 056 et 1 345 gMS/m²/a. Ces valeurs sont supérieures à celles
de la littérature". Sauf cas exceptionnel, il n'y a pas de références bibliographiques dans un résumé.
Soyez attentif à rédiger le résumé en dernier, c'est-à-dire à le rédiger après avoir complètement
terminé la rédaction finale du texte de l'article ou du mémoire. En effet, le texte initial est
généralement profondément modifié après relecture, discussion avec les co-auteurs, le maître de stage
ou le directeur de thèse. Souvent, les conclusions deviennent plus prudentes, ou plus catégoriques,
voire même inversées, par rapport à la rédaction initiale. Un résumé rédigé prématurément risque de
garder les traces d'interprétations auxquelles vous avez renoncé par la suite.
Comme le résumé décrit un travail terminé, il est généralement écrit au passé.

Objet – Introduction
L’introduction doit poser le problème que l’on se propose de résoudre, dresser précisément (et
brièvement) l’état des connaissances sur la question au moment où l’on aborde le travail, indiquer la
question que l'on se pose et fournir les hypothèses de départ, et indiquer les principes généraux de
la stratégie (pas le détail des méthodes) par laquelle on compte résoudre le problème posé. En d’autres
termes, l’introduction ne doit comporter aucun résultat original, aucune donnée personnelle, et encore
moins de conclusions. En d’autre terme, l'introduction situe le problème, l'expose, insiste sur son
importance et indique la manière dont il est envisagé. A l'introduction est associée une présentation
préliminaire de la manière de traiter la question (méthode). L'introduction doit aussi exposer l'état de
la recherche dans le domaine précis qui concerne l'article (source des informations, choix judicieux
de références bibliographiques) et faire ressortir la nécessité de recherches complémentaires comme
celle qui fait l'objet de l'article. Dans ce chapitre, les références bibliographiques sont habituellement
nombreuses.
L'objet présente le rapport et indique en peu de lignes mais précisément quel est le problème,
l'objectif, ce qui l'a motivé. Il permet au lecteur non averti de comprendre pourquoi le rapport a été
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écrit. Si l'objet peut tenir en quelques lignes dans un petit rapport, il devient une introduction plus
fournie dans un écrit d'importance comme une publication.
Objet et introduction doivent être particulièrement soignés, puisqu'ils constituent un "appât".
En particulier, ils doivent susciter des questions ou faire apparaître un paradoxe qui justifie la suite
de l'écrit. Quand la démarche scientifique l’a prévu, il faut indiquer à la fin de l’introduction les
hypothèses de travail. L'appât peut aussi être un "climat" particulier lié à l'étude (terrain, paysage,
etc.), mis en évidence par exemple dans une citation préliminaire ou un avant-propos! Il peut être
profitable de compléter l'introduction après le développement et la conclusion, c'est-à-dire une fois
que le rédacteur maîtrise parfaitement le sujet.
L'introduction s'écrit en partie au présent car elle se réfère à l'état des connaissances et du
problème au début du travail.

Matériel et méthodes
Dans le chapitre "Matériel et Méthodes", on décrit de façon très précise le protocole opératoire utilisé
(ou on renvoie à des descriptions antérieures) : le lecteur doit être capable de le reproduire très
exactement. Ne pas omettre des détails qui peuvent vous sembler sans importance mais qui peuvent
en avoir une par la suite, soit pour des comparaisons, soit pour le lecteur qui cherchera à comprendre
pourquoi il aboutit à des résultats différents des vôtres : dates des expériences ou des récoltes, lieux
très précis des expériences, provenance et taille exacte des individus étudiés, dimension et matériaux
des bacs d'élevage utilisés, heures de la journée, température de la salle d'élevage, exposition,
fréquence des changements d'eau dans le cas d'un élevage en circuit fermé, origine de l'eau s'il ne
s'agit pas d'un milieu artificiel, marque des appareils de mesure et fournisseur des produits chimiques,
etc.
Les méthodes statistiques utilisées seront également mentionnées dans ce chapitre ; sauf cas
particulier, on se contentera de renvoyer aux ouvrages de référence, sans les re-décrire dans le détail.
Aucun détail méthodologique ne devra figurer ailleurs que dans ce chapitre. Il est inacceptable
d’attendre la discussion pour apprendre que les loups étudiés ont été pêchés dans l’Etang de Thau, en
Février (ou qu’ils proviennent du marché aux poissons de Marseille), et que l'eau des bacs était
renouvelée tous les trois jours.
Ce chapitre s'écrit en principe au temps passé.

Le développement
Dans les publications scientifiques, ce point est souvent subdivisé en "Résultats" et
"Discussion".
Résultats : Ici le but est double: a) Présenter globalement ce qui a été fait, sans pour autant
répéter avec autant de précision l'aspect "matériel et méthodes" et b) donner les résultats en décrivant
les faits, sans les interpréter. Si le chapitre "Matériel et méthodes" de même que le chapitre
"Discussion" ont été rédigés avec soin, la présentation des résultats ne nécessite pas un long chapitre.
Il faut présenter seulement les résultats déduits de la recherche présentée et qui constituent une
information nouvelle. Le plan de l'article doit refléter le raisonnement qui a conduit à ces résultats.
Les résultats peuvent être présentés sous trois formes : texte, image (figure, schéma, photo, dessin,
carte) ou tableau. En choisir une seule, la plus efficace. Ce le choix dépend de la nature des données
(qualitatives ou quantitatives) et de leur nombre. Pour les données quantitatives si les paramètres
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mesurés sont nombreux, choisir la présentation : tableau si la valeur exacte des données est un
argument figure, si la variation du paramètre est un argument, si les paramètres mesurés sont peu
nombreux, choisir la présentation en texte (pas de tableau en dessous de 2 colonnes et 3 lignes ou de
3 colonnes et 2 lignes)
Ces résultats doivent être présentés avec une clarté absolue puisqu'ils constituent l'essence
même de l'article et de l'idée qu'il véhicule. Si les résultats sont boiteux ou mal présentés, c'est tout
l'article qui perd sa valeur. Il est p. ex. inutile de publier une liste sans fin de données répétitives; le
travail doit être prédigéré pour le lecteur. Vouloir inclure sans exception toutes les données récoltées
ne prouve pas que l'on dispose d'informations complètes mais montre plutôt l'absence de
discernement et d'esprit de synthèse dans l'interprétation des données. En cas de grandes listes,
relevés, etc., on peut renvoyer à des annexes ou éventuellement à l'adresse de l'auteur, avec "mise à
disposition" des données sur demande. Ce chapitre peut être subdivisé en sous-chapitres,
conformément à l’organisation du texte sous Matériel et Méthodes.
Certes, il s'agit avant tout de mettre en valeur les résultats significatifs ou positifs,
éventuellement par un tableau ou un graphe, mais il peut aussi être profitable de signaler les résultats
non significatifs ou les aspects négatifs. Ne dit-on pas "l'absence d'évidences ne signifie pas l'évidence
d'absences".
Les présentations graphiques (organigrammes, schémas "cybernétiques", graphes, tableaux de
synthèse) sont toujours préférables à des développements verbaux, qu'ils remplacent ou complètent
avantageusement. Elles sont plus claires, plus synthétiques et plus rapides à lire et à comprendre. On
évitera toutefois de faire figurer la même information à la fois dans une figure et dans un tableau. Ces
présentations graphiques ne doivent pas être confondues avec les illustrations qui constituent en
général de simples images venant agrémenter un texte qui se suffit à lui-même. Celles-ci devraient
être réduites au minimum dans une publication scientifique.
Ce chapitre doit être rédigé au passé. Parfois on utilise le présent quand on décrit directement un
tableau ou une figure, et le passé quand on se réfère à l’analyse qui a été faite.

Discussion
Elle comporte trois parties : 1/ Commenter la qualité de la nouvelle information : Objectif : anticiper
les critiques des lecteurs, Moyen : situer les limites de l’information, Conclusion sur la qualité de
cette information. 2/ Justifier son caractère de nouveauté. 3/ Annoncer les conséquences pouvant
découler de cette nouvelle information : Conséquence sur les connaissances scientifiques reconnues,
les nouvelles voies de recherche, Conséquences pratiques, applications pour le développement. La
discussion a pour objectif de :
- interpréter les principaux résultats en les reliant aux hypothèses de départ,
- démontrer la qualité et la nouveauté de l’information rapportée dans l’article,
- juger la qualité et la validité des méthodes utilisées et des résultats obtenus,
- comparer les résultats obtenus à ceux d’autres auteurs,
- s’engager en prenant clairement position,
- ouvrir sur des applications pratiques ou de nouvelles voies de recherche.
Elle constitue le corps de l'écrit et demande le plus long temps de travail et l'effort de réflexion le plus
intense avant d'aboutir à la conclusion. Le rédacteur doit trier les faits et les résultats (les nombreux
13
matériaux de base) pour montrer leur signification. Par une analyse rigoureuse des données et leur
mise en relation, il pourra faire ressortir les grandes idées. Pour cela le plan de rédaction, la structure,
doivent impérativement être définis avant de se lancer dans l’écriture, sinon le lecteur aura du mal à
suivre les méandres de la pensée de l'auteur. Le passage d'une multitude de cas particuliers à un cas
général se nomme l'induction. Le rédacteur induit une idée générale à partir des observations qu'il a
effectuées. Ce faisant il conservera toujours à l'esprit le but de l'écrit. Il est bien souvent avantageux
de se reposer les questions de temps à autre, p. ex. en retournant au texte de l’introduction, pour
s'assurer qu'on cherche toujours les bonnes réponses.
Le rédacteur doit aussi vérifier que toutes les données importantes dont il disposait ont bien pris place
dans les idées et que celles-ci ne trahissent pas les résultats: la déduction (opération inverse de
l'induction) des faits observés doit aussi être possible ou compatible avec les idées retenues. Vouloir
dire davantage que ne le permettent les données risque de discréditer l'ensemble du travail. Le cas
échéant, le rédacteur doit indiquer les points obscurs ou l'absence de conformité aux hypothèses.
L'éthique professionnelle exige que n'importe quel résultat soit interprété, même s'il ne correspond
pas à ce que l'on attendait. D'ailleurs, n'est-ce pas dans cette situation qu'on a le plus de chance de
mettre le doigt sur une originalité?
Lors de l'interprétation, il est bon aussi de comparer les résultats avec ceux d'autres auteurs ou de les
placer dans un contexte plus général. Le rédacteur veut convaincre. Un moyen pour cela consiste à
placer les idées par ordre d'importance, de façon à ce que leur enchaînement constitue une
démonstration. Cette façon de faire offre un double avantage: le terrain est préparé progressivement
pour les conclusions et, la dernière idée, la plus importante, a le plus de chance de rester dans la
mémoire du lecteur. Mais il peut être tout aussi judicieux de présenter d'emblée l'idée maîtresse, puis
le cheminement qui y conduit. Pour éviter toute confusion, il est préférable de ne pas inclure trop
d'idées dans un seul écrit. A l'intérieur de chaque partie consacrée à une idée, que l’on peut mettre en
évidence par des sous-titres, il est nécessaire de structurer le texte en sous-parties. La première sous-
partie énumère les faits. Ces faits sont ensuite soumis à discussion dans la seconde sous-partie. La
discussion aboutit à des conclusions intermédiaires, formant la troisième sous-partie. Dans la
discussion, le rédacteur est amené à prendre position, à émettre des nouvelles idées ou hypothèses.
Entre les parties "idées" il faut une transition qui légitime le passage d'une idée à l'autre. Elle fait
naître, chez le lecteur, le besoin d'aller plus avant. Si l'on ne parvient pas à lier certains éléments du
plan par transition simple et naturelle, c'est qu'il y a rupture dans la progression de la pensée. L'erreur
doit alors être recherchée et corrigée.
Ce chapitre doit être écrit tantôt au passé (allusions aux propres travaux), tantôt au présent pour
des faits déjà bien établis (allusions aux travaux d'autres auteurs).

La conclusion
Que sait-on de plus à l’issue du travail par rapport au moment où on l’a commencé ? C'est l'objet du
chapitre "Conclusions". La conclusion n'est pas le résumé de l'écrit, mais la fin. Les conclusions
doivent être claires, précises. Le lecteur intéressé (qui ne se contente pas du résumé) mais pressé se
contentera, dans la plupart des cas, de sauter de l’introduction à la conclusion, après avoir parcouru
les tableaux et les figures (qu'il pourra comprendre sans lire le texte, parce que les légendes sont
informatives). Il doit donc y trouver un relevé concis mais descriptif (pas de bla-bla) des acquis.
C'est au niveau de ce chapitre que d'éventuelles perspectives peuvent être dégagées : si vous aviez à
poursuivre ce travail, que feriez-vous ? C'est très souhaitable dans un mémoire de master ou de thèse.
14
Références bibliographiques
Il ne faut lister que les références qui sont citées dans le texte. Celles-ci sont supposées être
nécessaires à la compréhension de l'article ou du moins contribuer à sa cohérence. En principe, seuls
peuvent faire partie de la bibliographie les articles primaires, publiés valablement (voir plus haut).
Les articles secondaires (rapports, manuscrits de thèses, "abstracts") ou les documents non publiés, si
leurs références sont vraiment nécessaires, devraient en principe figurer en note de bas de page (là
encore, il faut se référer aux directives de l'éditeur dans le cas d'une publication). Il faut savoir que
c'est dans la bibliographie que l'on trouve le plus d'erreurs; deux vérifications valent mieux qu'une!
A cet égard, il est particulièrement important de noter l'abréviation correcte des revues (voir l'ouvrage
"Periodical Title Abbreviations" – ALKIRE 1992).
Il n'y a pas de règle absolue à ce sujet. Les auteurs peuvent être cités par ordre alphabétique,
mais il est préférable de donner la préséance à l'auteur principal, lorsqu'il y en a un, c'est-à dire à celui
qui a effectué l'essentiel du travail, en lui accordant le rang de premier auteur. Les auteurs suivants
sont alors cités dans l'ordre d'importance décroissante, c'est-à-dire selon leur engagement intellectuel
dans l'accomplissement de la recherche en question. Lorsque le contenu de l’article fait partie de la
thèse de doctorat de l’un des auteurs, il peut être préférable de mettre le nom de cet auteur en premier
rang (voir à ce sujet les règles en vigueur dans l’université où sera déposée la thèse). Faire figurer
systématiquement le nom du responsable du laboratoire ou d'autres collaborateurs en fin de liste n'est
pas souhaitable (même si, dans certaines institutions, les règles de la promotion et du financement de
la recherche encouragent le syndrome du "publier ou périr") et seules devraient être mentionnées les
personnes ayant participé activement au travail. Toutefois, dans le cas des travaux interdisciplinaires,
le nombre d'auteurs est forcément plus élevé. Quoi qu’il en soit, il est important de discuter cette
question dès le début du travail, en laissant toutefois ouverte la possibilité d'un changement dans les
noms d’auteurs si l'évolution de la recherche le justifie.
Quant au style de présentation de la bibliographie, il y a lieu de se conformer aux exigences de
l'éditeur. La lecture des recommandations aux auteurs, publiée en général dans chaque volume, ou
l'examen des articles de la revue en question fourniront les indications nécessaires. Dans les rapports
volumineux découpés en chapitres, il peut être possible de faire figurer la bibliographie à la fin de
chaque section. Les trois systèmes les plus courants sont:

Le système par ordre alphabétique : Ce système, qui présente les articles par ordre alphabétique
et par ordre croissant des années, permet une plus grande souplesse lors de la rédaction (effacement
et rajout de références). Pour le lecteur, en revanche, il rend malaisée la lecture quand de nombreuses
références se suivent, par exemple sur plusieurs lignes. Dans le texte, lorsqu'il n'existe qu'un ou deux
auteurs, on les cite tous: Nom 1 (1992) et Nom1 et Nom2 (1992). Pour trois auteurs, on cite les trois
noms la première fois que la référence apparaît dans le texte: Nom1, Nom2 et Nom3 (1992), et par la
suite seulement Nom1 et al. (1992). S'il existe plus de trois auteurs, on cite la référence avec un seul
nom, même la première fois: Nom1 et al. (1992). AMSTUTZ, A. 1992. (...)
DAY, R. A. 1988a. How to write and publish a scientific paper. 3rd ed. Phoenix, AZ: The Oryx
Press.
DAY, R. A. 1988b. (...)

15
GIVADINOVITCH, J.-M. 1987. Comment rédiger des notes et rapports. Ed. de Vecchi, Paris, 280
p.

Le système alphanumérique : Ce système est comparable au précédent, sauf que les références
sont numérotées pour l'ordre alphabétique. Dans le texte on peut citer les numéros seulement, ou
formuler la phrase de telle façon qu'apparaissent aussi le nom ou la date, suivi du numéro de l'article:
ce phénomène a déjà été démontré [1] ou ce phénomène a déjà été démontré par AMSTUTZ [1] ou
encore, ce phénomène a été démontré en 1992 [1].
1. AMSTUTZ, A. 1992. (...)
2. DAY, R. A. 1988a. How to write and publish a scientific paper. 3rd ed. Phoenix, AZ: The
Oryx Press.
3. DAY, R. A. 1988b. (...)
4. GIVADINOVITCH, J.-M. 1987. Comment rédiger des notes et rapports. Ed. de Vecchi,
Paris, 280 p.

Le système des citations ordonnées : Avec ce système, très rarement employé en sciences, seuls
figurent les numéros des articles, dans un ordre croissant au fur et à mesure qu'ils apparaissent dans
le texte. Cette solution n'est pas favorable pour les articles avec de nombreuses citations. Elle ne l'est
pas davantage pour l'auteur lors de la rédaction et surtout lors des remaniements de texte. De plus,
elle a le désavantage de séparer éventuellement, dans la bibliographie, les références d'articles d'un
même auteur.
1. GIVADINOVITCH, J.-M. 1987. Comment rédiger des notes et rapports. Ed. de Vecchi,
Paris, 280 p.
2. DAY, R. A. 1988. How to write and publish a scientific paper. 3rd ed. Phoenix, AZ: The
Oryx Press.
3. AMSTUTZ, A. 1992. (...)
4. DAY, R. A. 1988. (...)

Responsabilité principale : Pour les documents écrits, la responsabilité principale est


normalement celle de l’auteur (= personne ou collectivité responsable du contenu intellectuel ou
artistique d’un document). Les collectivités peuvent être considérées comme ayant une responsabilité
principale lorsque le document reflète leur pensée collective ou leur activité ou quand il est de nature
administrative.
Les noms des éditeurs scientifiques de documents constitués de contributions de différents
auteurs peuvent être traités en responsabilité principale, en ajoutant l’abréviation « ed ». Si aucune
responsabilité principale ne peut être identifiée, commencer la référence bibliographique par le titre.
Deux ou trois responsables : mettre en premier celui qui apparaît comme étant le plus important ou,
à défaut, celui mentionné en premier dans le document Plus de trois responsables : citer le premier,
les deux premiers ou les trois premiers, et mettre la mention et al. (et alii = et les autres) à la place
des noms omis. Noms de personnes : NOM DE FAMILLE EN MAJUSCULE, initiale du prénom ou
prénom en entier MOUALA, Christian, KABA-MEBRI, Joachim, WATA, Jean-Bertrand, et al. Pour
les noms composés, certaines parties sont maintenues et d’autres rejetées après le prénom selon la
nationalité de l’auteur (cf. tableau joint en annexe).

16
Le nom de la collectivité doit être donné tel qu’il apparaît dans le document. Si la collectivité
est subordonnée à une collectivité plus importante, tous les niveaux de subordination doivent être
indiqués, sauf si la collectivité responsable a des fonctions spécifiques et un nom signifiant. Dans le
cas des ministères, le nom de la collectivité doit être précédé du nom du pays. La ville et/ou le pays
ou se trouve l’organisme doivent être précisés s’il y a risque d’ambiguïté.

Titre : Reproduire le titre tel qu’il apparaît dans le document. Indiquer le sous-titre s’il y en a
un, en l’introduisant par le signe deux-points (« : »). Prise en charge des cancers du larynx : expérience
d’un service ORL en Afrique noire Pour les langues non latines, traduire le titre et le mettre entre
crochets (« [ » « ] »). Document en grec, titre traduit : [La théorie des crises et l’expérience grecque]
Référence bibliographique complète : TSIAKIRIS, L. [La théorie des crises et l’expérience grecque].
[Athènes : Banque agricole de Grèce], 1991. 562 p. ([Etudes d’économie rurale] ; n. 41). Document
en grec.
Pour les langues en caractères latins mais peu courantes, faire suivre le titre original du titre
traduit entre crochets. Titre en turc + traduction [ ] F Gümrük birligi ve türk gida endüstrisi
[L’industrie alimentaire turque et l’union douanière] Référence bibliographique complète :
TEKELIOGLU, Y., PEREZ, R. Gümrük birligi ve türk gida endüstrisi [L’industrie alimentaire turque
et l’union douanière]. Antalya (Turquie) : Akdeniz üniversitesi, 1996. 218 p. ISBN 975-7666-35-1.
Si le document est en une seule langue, choisir le titre qui est dans la langue du document. Si le
document est en plusieurs langues, dont le français, choisir le titre en français, sinon choisir le premier
titre. Titre d’un document en français : La sécurité alimentaire en Méditerranée - Food security in the
Mediterranean region. Référence bibliographique complète : PADILLA, M. (ed.), LE BIHAN, G.
(ed.). La sécurité alimentaire en Méditerranée. Montpellier :CIHEAM-IAM, 1995. 203 p. (Options
méditerranéennes : Série A. séminaires méditerranéens ; n. 26). ISBN 2-85352-148-6.

Le numéro d'édition : Sauf pour la première édition, indiquer les informations concernant
l’édition, en utilisant les abréviations en usage : édition éd., actualisée act., augmentée augm., revue
rev. 4ème édition revue et augmentée -> 4e éd. rev. et augm. Référence bibliographique complète :

Les remerciements
Remercier les personnes qui ont contribué au succès de l'étude, à un titre ou à un autre, relève
de la simple courtoisie et montre que l'on a conscience de l'importance de l'environnement humain
dans lequel on a travaillé. On se rappellera toutefois qu'un remerciement inadéquat peut être plus
néfaste (p. ex. pour une collaboration future) qu'aucun remerciement. On veillera aussi à remercier
les institutions qui ont subventionné la recherche. Lorsque le contenu de l’article fait partie de la thèse
de doctorat de l’auteur, ou de l’un des auteurs, il est nécessaire de le mentionner ici.
Il s’agit de remercier : Ceux qui ont financé la recherche, Ceux qui ont apporté une aide
technique (prêt de matériel, collecte des données), Ceux qui ont apporté une aide intellectuelle
(critique du manuscrit, traitement statistique des données)
Attention ! préciser le rôle et l’apport de chacun, demander l’accord des personnes que vous
comptez remercier

17
Le graphisme
La lecture d'un écrit est facilitée par l'existence de quelques figures, diagrammes et tableaux.
Les plus caractéristiques ont leur place dans le corps du texte, si possible à proximité du texte qui s'y
rapporte. Les autres peuvent figurer dans les annexes (p. ex. les planches hors-texte d'une
publication). L'avantage des illustrations graphiques, si elles sont bien conçues, est qu'elles fixent
mieux que le texte l'attention des gens dont la mémoire visuelle est développée. Elles ont aussi un
grand intérêt pour la clarification des idées du rédacteur lui-même. Ainsi, elles font revoir les idées
du texte sous une autre forme et, bien souvent, remplacent avantageusement de longues explications.
De façon générale, il est souhaitable de trouver un bon équilibre entre texte (favorable à l'analyse) et
illustrations graphiques (pour dégager la synthèse).
Dans la majorité des revues, on distingue deux catégories d’illustrations graphiques: les figures
(graphes, diagrammes et photographies) et les tableaux. En général, les figures sont photographiées
pour l’impression, tandis que les tableaux sont recomposés. Il est nécessaire de fournir à l’imprimeur
des figures soignées et bien pensées, en tenant compte aussi, lors de leur élaboration, du format final
dans la publication (lisibilité). Figures et tableaux doivent être numérotés séparément et dans l’ordre
de leur apparition dans le texte. Leur légende doit être suffisamment complète pour permettre la
compréhension générale de l’illustration. Mais le graphisme d'un article c'est aussi sa typographie,
c'est-à-dire le type de caractères ainsi que la mise en pages. A cet égard, pour un article à publier, il
est nécessaire de se plier aux exigences de l'éditeur.
Si le choix d'une police de caractères relève souvent d'une question de préférence, il n'en
demeure pas moins qu'il influence la lisibilité du texte. En particulier, des longs blocs de texte se
lisent plus facilement avec une police de caractères avec empattement (la plus classique étant la
police "Times"). Il faut éviter de mélanger différentes polices dans un même texte. Mieux vaut jouer
sur le corps (taille) et le style (gras, italique, etc.) d'une même police. Toutefois, pour faire ressortir
les titres des chapitres ou sous-chapitres ainsi que leur hiérarchie, on peut éventuellement employer
une police sans empattement (p. ex. "Avantgarde" ou "Helvetica" en style gras). Dans le texte, la
taille des caractères est aussi importante. De façon générale, on remarque que des caractères plus
larges facilitent la lecture. Mais la taille doit être choisie en fonction de la largeur de la colonne de
texte. Si on choisit une taille réduite, il devient nécessaire de disposer le texte sur 2 colonnes.
La mise en pages du texte constitue en quelque sorte une carte de visite: bien conçue elle attire
le regard et invite à la lecture. Avec les moyens informatiques actuels (traitements de texte, logiciels
de mise en pages, etc.), ce travail devient une tâche individuelle, et non plus professionnelle. De plus,
les exigences du lecteur sont devenues telles qu'un rapport dactylographié "artisanalement" est
souvent entaché d'un préjugé défavorable. Dans le cas d'un travail de diplôme ou d'une thèse de
doctorat, il faudra aussi penser, lors de la mise en page, à la manière dont sera faite la reliure (largeur
des marges). Une marge suffisante peut être pratique pour y mettre des annotations.
Les notes en bas de page, judicieuses pour une lecture à deux niveaux, évitent de se perdre dans
des notes rejetées en fin d'ouvrage. Mais il vaut mieux ne pas en abuser. Mais attention, si vous
destinez votre texte à la publication dans une revue, référez-vous aux directives de l'éditeur. Celui-ci
défini le plus souvent une typographie standard et impose des codes (p. ex. le soulignement) pour
mettre en évidence certains styles de caractères.

18
Les annexes
Elles sont constituées de tous les éléments externes au rapport, et dont la lecture est optionnelle.
Ce sont souvent des tableaux de chiffres, des schémas qu'il aurait été fastidieux de trouver dans le
corps du rapport et auxquels on renvoie si nécessaire, par exemple pour une question de détail. On
peut aussi y mettre les extraits d'ouvrages jugés particulièrement importants (attention au copyright!).
Bien que les annexes ne soient pas limitées en volume (leur nombre de pages dépasse parfois celui
du reste du rapport), il faut néanmoins se rappeler qu'elles ne sont que rarement lues. D'ailleurs, ces
annexes ne doivent pas être indispensables à la compréhension du rapport en première lecture et
seront de ce fait souvent refusées par les revues.

La table des matières


Nécessaire surtout pour un rapport, lorsqu'il est volumineux, la table des matières constitue un
moyen simple et rapide d'être guidé dans le texte pour retrouver un thème précis. Sa structure
correspond à celle du plan de rédaction (chapitres, sous-chapitres, etc.) et renvoie aux pages
correspondant au début de ces sections. Généralement, elle figure à la fin de l'écrit.

Le sommaire
Le sommaire, placé au début de l'écrit, peut être utile dans le cas d'un document volumineux,
par exemple pour un livre. Il reprend les titres principaux (chapitres) de la table des matières et en
donne le contenu sous forme de phrase clés, par exemple avec un titre court et explicite. En face de
chacune de ces divisions dûment titrées, on trouve le numéro des pages où elles débutent.

3.2.3. Techniques de rédaction : Règles typographiques,


Les règles typographiques concernent traditionnellement l’utilisation à bon escient, et l’écriture
correcte : des espaces, des abréviations et des sigles, du gras, demi-gras et de l’italique, des
majuscules, minuscules ou petites minuscules, des chiffres et des nombres écrits en lettres, chiffres
arabes ou chiffres romains, des notes (appel, rappel), des citations, des césures. fin d’une phrase
: toujours un point, dans une énumération : point-virgule ou virgule après chaque item de
l’énumération, après « etc. » : pas de point de suspension, entre les lettres d’un sigle : pas de point.
Les éléments doivent être écrits comme ils se présentent dans le document concerné, mais en
utilisant les règles de rédaction spécifique au système utilisé (majuscules, ponctuation,
abréviations...). Abréviations : elles peuvent être utilisées pour les éléments suivants, à condition
d’utiliser les normes en vigueur :
- termes typiques utilisés dans les références bibliographiques,
- titre des publications en série,
- noms de pays, états ou provinces ajoutés aux noms de lieux ou d’organismes,
- les prénoms peuvent être réduits aux initiales à condition que cela n’entraîne pas de risque
d’homonymie.

Majuscules : Règle de base (y compris pour les titres de documents et les titres de chapitre) : tout
écrire en minuscules, sauf la première lettre de chaque phrase, la première lettre des noms propres, et
les sigles. Majuscules : elles sont à utiliser en conformité avec les usages de la langue dans laquelle
l’information est donnée
19
Noms d’organismes : développé de sigle : majuscule à la 1ère lettre et aux noms propres exemple :
Faculté des lettres, arts et sciences humaines (FLASH) sinon : organisme d’Etat multiple : traités
comme des noms communs ; si accompagné d’un terme qui le caractérise, majuscule à ce terme
exemples : conseil municipal, ministère des Affaires étrangères
o organisme d’Etat unique et organisme international : traité comme des noms propres : majuscule au
premier mot et à l’adjectif qui le précède exemples : Archives nationales, Conseil des ministres, Haute
Cour de justice
Personnes liées à un lieu ou d’une certaine couleur, langues
- majuscule aux noms des personnes, pas de majuscule aux adjectifs
- pas de majuscule aux langues exemple : Les jeunes Français parlent anglais avec les étudiants
chinois mais peuvent parler français avec les Antillais et les Africains

Date (jour, mois) : pas de capitale, sauf si date historique


Sigles : tout en majuscules, possibilité d’écrire seulement la 1ère lettre en majuscule pour les sigles
qui peuvent se prononcer comme un mot (acronymes) et font plus de trois lettres Exemple : CCFD,
AUF, Unesco, Pnud

Italique
Pour : les citations (ou guillemets), les termes en langue étrangère, les titres de documents
mentionnés dans le corps d’un texte, le nom propre d’un navire ou d’un véhicule terrestre ou aérien,
mettre l’appui sur un terme ou une expression, dans les textes scientifiques : les lettres représentant
des valeurs variables, dans un ouvrage : les textes qui ne sont pas de l’ouvrage (préface, postface,
etc.).

Abréviations
Présence ou non d’un point final : pas de point si l’abréviation se termine par la dernière
lettre du mot exemple : « bd » pour boulevard, « fg » pour faubourg. Un point sinon exemple : «
chap. » pour chapitre, art. pour article
Titres de civilité : Madame, Mademoiselle, Monsieur s’abrègent en Mme, Mlle, M. ; Docteur
s’abrège en Dr, Professeur s’abrège en Pr, Maître en Me ; au pluriel Mmes Mlles, MM., Drs, Prs,
Mes ; formes sans exposants tolérées : Mme, Mlle, Dr, Me, Mlles, Mmes.
Pluriel : abréviations constituées avec des lettres supérieures : « s » au pluriel ; certains titres
honorifiques : doublement de la consonne (et MM.) ; autre abréviations : pas de marque du pluriel.
Points cardinaux : initiale en majuscule N, S, O, E exemple : NE, SO, NE-SO, NNE-SSO
Ordinaux : 1er, 2e, 3e, etc. ou 1er, 2e, 3e, etc.
Unités de mesure : voir site du Bureau international des poids et mesure (BIPM), à la page
www1.bipm.org/fr/si/si_brochure.

Nombres : Séparateur de décimale : virgule Séparateur de millier : espace


Siècle : chiffres romains, XXe

Accents : Majuscules accentuées (si possible)

20
Espaces et signes de ponctuation

Additions et corrections : des précisions complémentaires à celles données par les éléments
prévus, ou des corrections par rapport aux informations mentionnées dans le document traité, peuvent
être ajoutées, à condition de les mentionner entre crochets.

Édition
Lieu de publication Valencia : Generalitat Valenciana. Plusieurs lieux de publications : Citer le
premier (ou celui de la langue du document) Mc Graw-Hill : Paris, Auckland, Bogota, Lisbonne,
Londres... Paris : Mc Graw Hill. Pas de lieu de publication : indiquer : S.l. (sine loco = sans lieu)
Exemple de référence bibliographique : ORTESCHI, Adele, AMAR, Joëlle. Souvenirs gourmands de
Méditerranée : recettes et histoires. S.l. : Mille et une nuits, 1998. 95 p. (Souvenirs ; n. 4). ISBN 2-
84205-199-8.
Éditeur : Ecrire le nom de l’éditeur en supprimant s’il y a lieu les mentions de type « Editions
», « et compagnie », « inc », etc. Editions du Seuil -> Paris : Seuil. Plusieurs éditeurs : citer celui qui
est le plus en évidence, sinon citer le premier. HATIER et AUPELF-UREF -> Paris : Hatier. Pas
d’éditeur (il s’agit généralement de documents non publiés) : Indiquer : « s.n. » (sine nomine = sans
nom) Paris : s.n., 1961

Date de publication : La place de la date de publication dépend du système de notes


bibliographiques adopté dans le corps du texte. Elle peut se trouver après l’auteur (système auteur-
date) ou après l’éditeur (système notes de bas de page). Un document doit toujours avoir une date de
21
publication, même approximative dans ce cas, noter « ca » (circa = autour de). En l’absence de date
de publication figurant sur un document, celle-ci est estimée à 1996 ->ca 1996 Référence
bibliographique complète : BERNOUX, P. La sociologie des organisations : initiation théorique
suivie de douze cas pratiques. 4e éd. rev. et augm. Paris : Seuil, ca 1996. 382 p. (Point : Essais ; n.
180). ISBN 2- 02-011570-0.

Pagination : Un seul « p. » suit le nombre de pages ou précède une pagination séquentielle 150
p. p. 15-20. Monographies en plusieurs volumes : Indiquer le nombre de volumes et non la pagination
3 vol. Référence bibliographique complète : SIMON, Y. ; JOFFRE, P. (dir). Enclyclopédie de gestion.
2e éd. rev. act. et augm. Paris : Economica, 1997. 3 vol. ISBN 2-7178-3042-1.

Collection (facultatif) : Indiquer le nom de la collection et le numéro du document dans la


collection si celui-ci est mentionné. (Que sais-je ; n. 987) Référence bibliographique complète :
MONOD, J., CASTELBAJAC, P. de. L’aménagement du territoire. 5e éd. ref. Paris : Presses
universitaires de France, 1987. 127 p. (Que sais-je ; n. 987). ISBN 2-13-040235-6.

Notes (facultatif) Elles permettent de donner des informations supplémentaires : sur l’accès au
document, sur la langue etc... Document en grec Référence bibliographique complète : TSIAKIRIS,
L. [La théorie des crises et l’expérience grecque]. [Athènes : Banque agricole de Grèce], 1991. 562
p. ([Etudes d’économie rurale] ; n. 41). Document en grec.

Numéro normalisé (ISBN) L’ISBN doit être mentionné pour les ouvrages. Il est facultatif pour
les parties d’ouvrages. Référence bibliographique complète PADILLA, M. (ed.), LE BIHAN, G.
(ed.). La sécurité alimentaire en Méditerranée. Montpellier : CIHEAM-IAM, 1995. 203 p. (Options
méditerranéennes : Série A. séminaires méditerranéens ; n. 26). ISBN 2-85352-148-6.
ISBN Chaque monographie peut être identifiée de manière unique grâce à son ISBN :
International Standard Book Number. L’ISBN est composé de 4 parties :
- 1re partie: groupe linguistique,
- 2e partie : identification de l’éditeur,
- 3e partie : identification du titre,
- 4e partie : chiffre de contrôle des numéros précédents.
2-85352-148-6
2 = langue française
85352 = numéro d’identification de l’éditeur (numéro du CIHEAM-IAMM)
148 = numéro attribué par l’éditeur : identification du titre publié par l’éditeur
6 = chiffre de contrôle
L'ISSN (International Standard Serial Number) est le numéro international qui permet
d'identifier de manière unique une collection. Il est réservé aux publications en série comme les
journaux, les périodiques et collections[1]. L'ISSN facilite la gestion informatique de ces publications
(abonnements, citations, catalogage...), dans les bibliothèques par exemple. Les livres emploient
quant à eux la numérotation ISBN. En France, l'ISSN est attribué par le Centre national
d'enregistrement des publications en série. Au Bénin, il est attribué par la Bibliothèque Nationale

22
L'ISSN est constitué des caractères « ISSN » suivis de deux groupes de quatre chiffres, ces
groupes étant séparés par des tirets. Le dernier chiffre, situé en 8e position sert de clé de contrôle ; il
peut parfois prendre la valeur « X », qui représente le nombre 10.
Contrairement à l'ISBN, les chiffres de l'ISSN ne signifient rien en eux-mêmes. Ils sont attribués
séquentiellement, indépendamment du pays d'origine, de la langue, etc. À chaque ISSN correspond
un titre-clé ainsi qu'une date de début de publication. La date de fin est normalement fixée à « 9999 ».
Le titre-clé est composé du nom de la publication et, éventuellement, d'un qualificatif,
fréquemment le lieu de publication. Par exemple, l'ISSN « 0999-2138 » est associé au titre-clé
«Ouest-France (Rennes)».
Si la publication change de titre, un nouveau numéro lui est attribué. De même, si la publication
est déclinée sur différents supports (publication électronique, publication en braille, etc.), il faut un
numéro ISSN différent par support. Mais dans tous les cas, l'ISSN doit être visible à l'œil nu (voir par
exemple les facsimilés des journaux stockés sur microfiches). L'ISSN peut être intégré dans le code-
barre (norme EAN 13).

3 - Recommandations générales

3.1 - L’éthique scientifique


Règles implicites, mais acceptées par la communauté scientifique internationale.
L’auteur scientifique reste toujours propriétaire de ses résultats, donc la citation est obligatoire.
L’auteur scientifique cède ses droits d’auteur et de reproduction à l’éditeur commercial de la revue :
- pas de droits d’auteurs pour un article,
- autorisation de reproduction pour tout ou partie d’un article publié.
Seule une information nouvelle peut être publiée dans un article de recherche :
- pas de double soumission
- attention à la publication d’actes de congrès
Conditions d’une double publication :
- publier dans une autre langue,
- publier une version abrégée,
- informer les deux revues,
- respecter un délai entre les deux publications,
- la seconde publication se réfère à la première.

3.2. Références bibliographiques


Tout document cité doit avoir été lu par l’auteur.
Mettre de préférence des références d’articles de recherche.
Eviter la mention de documents internes, de congrès, etc.
Donner une liste de références représentatives du sujet traité.
Sélectionner les publications les plus récentes.
Donner tous les éléments nécessaires à l’acquisition du document cité.

3.3. Les relations avec la revue


Une règle absolue : se conformer aux « recommandations aux auteurs » de la revue visée :
23
- format du papier,
- nombre de pages, de lignes par page, de signes par ligne,
- interlignage,
- marges,
- numérotation des pages, des tableaux et des figures,
- modalités de présentation du manuscrit et nombre de copies.

3.4 - Les critères de choix du périodique


Politique éditoriale :
- domaine scientifique couvert
- type d’écrit publié
- profil du lecteur ciblé
- procédé de contrôle des manuscrits
Prestige :
- réputation
- facteur d’impact
Diffusion :
- nombre d’abonnements
- répartition géographique
- langue
- indexation dans des bases de données

Fonctionnement :
- délai de publication
- réputation et compétence de l’éditeur commercial
- qualité d’impression
- Coût

1.5 - Processus de validation de l’information scientifique


- Production d’une information originale
- Rédaction
- Soumission d’un manuscrit pour publication
- Vérification par des lecteurs-arbitres
- Correction du manuscrit
- Publication
- Diffusion de l’information validée

2.16. La forme du manuscrit à soumettre à une revue


Il faut toujours se référer aux directives de l'éditeur ou, à défaut d'indications, aux publications
antérieures dans la même revue. Dans la plupart des cas, l'éditeur exige - 2 à 4 exemplaires du
manuscrit dactylographié en double interligne, - la disquette, avec le texte de l’article en style
standard, suivi des tableaux avec leur légende et la légende des figures (préciser le nom et la version
du programme utilisé), les figures sans légende (la légende se trouve à la fin du manuscrit), mais
24
avec l’indication, au crayon et sur chaque figure, de la numérotation de l’illustration et de l’auteur de
l’article, éventuellement l'indication de la position souhaitée des figures et des tableaux dans le texte.
En général, lors de la soumission de l’article, on n’envoie ni les originaux des illustrations graphiques,
ni la disquette avec le texte de l’article. Ces documents ne seront demandés qu’après acceptation de
l’article pour sa publication. La pratique de la soumission électronique se répand de plus en plus et a
l’avantage d’accélérer le processus du «reviewing».

2.17. Le bon à tirer (en anglais: proof, c'est-à-dire l'épreuve)


Une fois que l’article est accepté, il est transféré chez l’imprimeur. Celui-ci, par l’intermédiaire de
l’éditeur, retourne à l’auteur une copie de l’article composé et prêt pour l’impression, avec un bon à
tirer. En retournant ce bon signé, l’auteur se déclare d’accord avec l’état de l’article. C’est pourquoi
on ne saurait assez insister sur la nécessité d’une relecture attentive de l’article, en le comparant avec
le document envoyé, et de signaler rapidement toute erreur dans la composition typographique.

2.18. Les tirés à part


En général, un certain nombre de tirés à part sont donnés gratuitement à l’auteur de l’article (le
premier auteur s’ils sont plusieurs). Leur nombre dépend de la revue. Si l’on souhaite davantage
d’exemplaires de l’article, il faudra le signaler à temps à l’éditeur qui, dans la majorité des cas,
adresse un courrier à ce sujet.

CHAPITRE 4 : PRESENTATION ORALE

1. Les Objectifs
Objectif global : Livrer un message de manière à ce qu’il soit bien reçu et compris
Objectifs spécifiques:
- Apprendre les techniques d’organisation des idées et de planification des présentations
- Capter l’attention de l’auditoire par l’utilisation efficace de la voix, de l’attention et du langage
corporel
- Surmonter la peur et l’angoisse face à l’oratoire
- Améliorer les techniques de débit en pratiquant de cours exposés.

• L’objectif du communicateur est de produire un impact sur son auditoire

25
La cause du succès ou de l’échec d’une présentation relève plus de l’état d’esprit que de la
capacité intellectuelle

2. Préparation de la communication

Une mauvaise préparation, prépare à l’échec

La préparation d’une communication orale nécessite que l’on se pose des questions pertinentes
et qu’on trouve des réponses à :

- A qui? Savoir à qui on parle a une influence sur le style (antécédents, connaissance du sujet,
groupe d’âge, nombre de participants).

- Quoi? Maîtriser le contenu de la présentation, afin de convaincre facilement l’auditoire.

• Recueillir l’information
• Déclencher des idées
• Structurer l’information (document)
• Déterminer le genre d’aides visuelles aptes à soutenir la présentation
• Établir le contact visuel avec l’auditoire
- Pourquoi? Se poser les bonnes questions :
• Les gens sont-ils là volontairement?
• Quelles sont leurs attentes?
• Qu’ont-ils à gagner?
• Quel genre d’impact désirez-vous?
- Quand? Le moment de la journée de présentation détermine l’effort de concentration de
l’auditoire

- Où? Tenir compte de la configuration spatiale de la salle de présentation, de l’aération, etc.

- De quelle durée? Tenir dans le temps impartie

3. Concepts de présentation

La crédibilité de la communication est influencée par :

• Langage corporel (55 %)


• Voix (38 %)
• Mots (7%)
Le succès est déterminé par:
• Connaissances
• Compétences
• Expérience
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• Sens de l’organisation
La façon de communiquer est la clé du succès. Communication efficace est un message clairement
transmis et compris. Ceux qui communiquent efficacement
• font preuve de leadership
• sont une source d’inspiration
• ont du plaisir avec les autres
• confèrent aux gens un sentiment de grande confiance intérieure
• transmettent l’information facilement et efficacement
• atteignent leurs buts
• réalisent leurs objectifs

Capter l’attention de l’auditoire

• Contact visuel = façon positive de débuter une présentation (les yeux parlent plus que les mots
et la voix)
• Utilisez la voix pour communiquer
• Utilisez le corps
• Parlez à l’auditoire (attention au langage),
• Communiquez avec l’auditoire (interagir avec l’auditoire)
• Soyez naturel

Principes de la présentation

• Être bref: communiquer de façon claire,


• Être précis: éviter le langage prétentieux et le jargon
• Utiliser une voix active
• Éliminer la redondance
• Être au courant des questions de nature délicate

• Utiliser des aides visuelles pour :


• Renforcer et accentuer le processus d’apprentissage.
• Etre utilisées pour inscrire / noter / enregistre
• Stimuler un auditoire : Les gens se souviennent en général d’environ:
• 20 % de ce qu’ils entendent
• 40 % de ce qu’ils entendent et voient
• 60 % de ce qu’ils entendent, voient et font

Conclusion

• Désirer devenir un bon orateur


• Croire en soi à 100 %
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• Apprendre à présenter de façon efficace
• Observer les meilleurs orateurs, mais aussi les débutants
• Portez une attention particulière aux présentations
• Persistez, préparez pour assurer l’efficacité

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