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Hydrologie Générale

Dr. Ir. D. Mathieu Maurice


AHOUANSOU

Spécialité : Modélisation écohydrologique


Enseignant-chercheur - Laboratoire d’Hydraulique et de
Maîtrise de l’Eau (LHME/FSA/UAC)
Assistant
Phone: 97 26 91 18 Email: mauriceahouansou@gmail.com

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PLAN
 Présentation du Syllabus

 Chapitre 1 : Introduction à l’hydrologie

 Chapitre 2 : Le cycle de l’eau et bilan hydrique

 Chapitre 3 : Les précipitations

 Chapitre 4 : Etude statistique des pluies annuelles et


journalières maximales

 Chapitre 5 : Le bassin versant

 Chapitre 6 : L’hydrométrie

 Chapitre 7 : Introduction aux relations "pluie-débit »


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Syllabus: Objectifs
Objectif global:
A la fin de l’UE, les apprenants doivent acquérir
des connaissances générales des phénomènes
liés à l’hydrologie et plus spécifiquement aux
problèmes hydrologiques propres aux régions
tropicales et de communiquer avec les
spécialistes.

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Syllabus: Objectifs
Objectifs spécifiques:
 Comprendre le cycle hydrologique de l’eau
 Définir, délimiter et caractériser un bassin versant
 Comprendre le mécanisme de formation des
précipitations et les différents types de
précipitations
 Utiliser les méthodes statistiques pour analyser les
données hydrologiques en milieu tropical
 Etablir un bilan hydrologique
 Faire une analyse agro climatique
 Estimer le débit d’une rivière
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Syllabus: Méthodes
Pédagogie et Evaluation
 Cours théoriques
 Travaux dirigés et Travaux pratiques
 Sorties pédagogiques
 Vidéoprojecteur
 Devoir sur table (60 %)
 TD, TPE (20 %) ; Rapport de sortie (20 %)

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Syllabus: Biblio
Références suggérées
 Roche M., 1963. Hydrologie de surface ORSTOM.
Edition Gauthier-Villars 430 p
 Remenieras G., 1986. Hydrologie de l’ingénieur.
Edition Eyrolles 458 p
 Aldegher M., 1979. Manuel d’hydrométrie tome 4 :
Mesure des débits à partir des vitesses. Edition
OSTORM 314 p
 FAO, 1996. Crues et Apports Bulletin FAO
d’irrigation et de drainage N° 54

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Chp. 1 : Introduction à l’hydrologie

Hydrologie, définition:
 L'hydrologie est la science ayant pour objet
l'étude des propriétés physiques, chimiques et
biologiques des eaux situées à la surface de la
Terre et au-dessous de cette surface, en
particulier du point de vue de leur formation, de
leur déplacement, de leur répartition dans le
temps et l'espace et de leur interaction avec
l'environnement inerte et vivant
 L' hydrologie continentale étudie les fleuves, lacs
et marais, les eaux souterraines et les étendues
d'eau solide des terres émergées, tandis que l'
hydrologie marine s'identifie à l‘océanographie.
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Chapitre 1 : Introduction à l’hydrologie

Hydrologie, définition:
 La science de l‘hydrologie étudie le cycle
hydrologique global (cycle de l‘eau) et les
processus contrôlant la branche terrestre de ce
cycle. Elle décrit et prédit les variations spatiales
et temporelles de l‘eau dans ses compartiments
terrestres, océaniques, et atmosphériques.
Hydrologie, application:
 Prévisions de l’évolution des ressources
 Analyse, modélisation et prévisions d’évenements
extrêmes (inondations, sécheresses)
 Changements climatiques et processus
hydrologiques 8
Chapitre 1 : Introduction à l’hydrologie

Flux globaux :

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Chapitre 1 : Introduction à l’hydrologie

Eau ressource vitale:

Cerveau 80 %
Sang 83 %
Muscle 76 %
Os 22 %

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Chapitre 1 : Introduction à l’hydrologie

Eau ressource vitale:

La part de l’eau dans le


corps diminue avec l’âge :

97% dans un fœtus,

75% chez le nourrisson,

60% chez l'adulte,

55% chez la personne âgée.

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Chapitre 1 : Introduction à l’hydrologie

Où se cache l’eau ?
En dehors de l’homme et
de tous les êtres vivants,
l’eau se cache partout,
car la culture de toute
plante et la fabrication de
presque tous les objets
exigent de l’eau à un Il faut :
moment donné • 1 000 l d'eau pour produire 1 œuf
• 400 l d'eau pour 1 kilo de maïs
• 1 500 l d'eau pour 1 kilo de blé
• 4 500 l d'eau pour 1 kilo de riz
• 10 000 l d'eau pour 1 kilo de coton
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Chapitre 1 : Introduction à l’hydrologie

Répartition de l’Eau sur la terre:

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Chp. 2 : Le cycle de l’eau & bilan hydrique

Cycle hydrologique:
 Le “moteur” du cycle hydrologique est le
rayonnement solaire
Principaux processus:
 Évapotranspiration
 Précipitation
 Ruissellement/Écoulement de surface
 Infiltration
 Percolation
 Écoulement souterrain

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Chp. 2 : Le cycle de l’eau & bilan hydrique

Cycle hydrologique:

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Chp. 2 : Le cycle de l’eau & bilan hydrique

Cycle hydrologique:

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Chp. 2 : Le cycle de l’eau & bilan hydrique

Cycle hydrologique:
 Il y a un net apport
d’eau des océans
aux continents (E-P
> 0 sur les océans;
et E-P < 0 sur les
continents)
 le bilan d’eau
océans-continents
est nul grâce aux
écoulements
fluviaux et
souterrains

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Chp. 2 : Le cycle de l’eau & bilan hydrique

Cycle hydrologique:

Atmosphère : 13 000

Glacier :27 500 000

Océan : 1 350 000 000

Aquifères souterrains : 8 400 000

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Chp. 2 : Le cycle de l’eau & bilan hydrique

Cycle hydrologique: stocks en km3

Atmosphère : 13 000

Glacier :27 500 000

Océan : 1 350 000 000

Aquifères souterrains : 8 400 000

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Chp. 2 : Le cycle de l’eau & bilan hydrique

Cycle hydrologique: stocks en km3 et flux


en km3/an Evaporation :
500 000

45 000
Atmosphère : 13 000

Pluviométrie sur les Evapotranspir


continents : Glacier :27 500 000 ation Pluviométrie sur
110 000 65 000 l ’océan : 455 000

Lacs et rivières : 200 000


Océan : 1 350 000 000
45 000

Aquifères souterrains : 8 400 000

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Chp. 2 : Le cycle de l’eau & bilan hydrique

Bilan hydrologique:

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Chp. 3 : Les précipitations

 Les précipitations constituent la principale «


ENTREE » des principaux systèmes
hydrologiques continentaux que sont les bassins
versants.
 Elles désignent l'ensemble des eaux météoriques
qui tombent sur la surface de la terre, tant sous
forme liquide (bruine, pluie, averse) que sous forme
solide (neige, grêle)
 et les précipitations déposées ou occultes
(rosée, gelée blanche, givre,...). Elles sont
provoquées par un changement de température ou
de pression.

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Chp. 3 : Les précipitations

Ordre de grandeur des précipitations dans


le monde

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Chp. 3 : Les précipitations

Ordre de grandeur des précipitations en


Afrique de l’Ouest

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Chp. 3 : Les précipitations

Variation des
précipitation
s au Bénin

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Chp. 3 : Les précipitations

Mécanismes de formation des précipitations


 La formation des précipitations nécessite la condensation
de la vapeur d'eau atmosphérique.
 La saturation est une condition essentielle à tout
déclenchement de la condensation.
 Divers processus thermodynamiques sont susceptibles de
réaliser la saturation des particules atmosphériques
initialement non saturées et provoquer leur condensation :
 Saturation et condensation par refroidissement isobare (à
pression constante)
 saturation et condensation par détente adiabatique,
 saturation et condensation par apport de vapeur d'eau
 saturation par mélange et par turbulence

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Chp. 3 : Les précipitations

Mécanismes de formation des précipitations


 La saturation n'est cependant pas une condition
suffisante à la condensation ; cette dernière requiert
également la présence de noyaux de condensation
autour desquels les gouttes ou les cristaux se
forment.
 Lorsque les deux conditions sont réunies, la
condensation intervient sur les noyaux ; il y a alors
apparition de gouttelettes microscopiques qui
grossissent à mesure que se poursuit l'ascendance,
celle-ci étant le plus souvent la cause génératrice de la
saturation.
 Les noyaux de condensation jouent en faite un rôle de
catalyseur pour la formation de gouttelettes d’eau.
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Chp. 3 : Les précipitations

Mécanismes de formation des précipitations


 Pour qu’il y ait précipitations il faut encore que les
gouttelettes ou les cristaux composant les nuages (les
hydrométéores) se transforment en gouttes de pluie.
 Ce phénomène est lié à l'accroissement de ces éléments
dont la masse devient suffisante pour vaincre les forces
d'agitation.
 Ce grossissement peut s'expliquer par les deux processus
suivant :
 l'effet de coalescence
 l'effet Bergeron

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Chp. 3 : Les précipitations

Mécanismes de formation des précipitations


 Effet de coalescence: Il y a
grossissement par choc et
fusionnement avec d'autres
particules.
 Poids de la goute > force du vent
ascendant = Pluie
 Une goutte de pluie typique est 1
million de fois plus lourde qu’une
gouttelette de nuage
 Goutte de nuage typique : D = 20
micromètre
 Goutte de pluie typique : D = 2 mm

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Chp. 3 : Les précipitations

Mécanismes de formation des précipitations


 Effet Bergeron: Autour d'un cristal
de glace, l'air est saturé à un taux
d'humidité plus bas qu'autour
d'une gouttelette d'eau surfondue.
 Suite à cette différence d'humidité,
il apparaît un transfert de la
vapeur d'eau des gouttelettes vers
les cristaux
 Par conséquent, les gouttelettes
s'évaporent tandis qu'il y a
condensation autour des cristaux.
 Lorsque la masse du cristal est
suffisante, il précipite.

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Chp. 3 : Les précipitations

Les types de précipitations

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Chp. 3 : Les précipitations

Les mesures des précipitations


 On exprime généralement les précipitations en:
 Hauteur ou lame d'eau précipitée (mm)
 Hauteur ou lame d'eau précipitée par unité de surface
horizontale.
Ainsi on a 1mm (H2O) = 1dm3 /m2 = 1 L/m2 = 10 m3/ha
Si on rapporte cette hauteur d'eau à l'unité de temps
im, il s'agit d'une intensité (mm/heure).
 Les précipitations sont mesurées par l'intermédiaire d'un
pluviomètre.
 Il s'agit d'un récipient associé à une éprouvette graduée
qui permet la lecture de la hauteur de pluie H∆t (ou lame
d'eau précipitée) reçu durant un intervalle de temps ∆t
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Chp. 3 : Les précipitations

Les mesures des précipitations


 Le pluviomètre est un appareil où l'eau traversant une
surface réceptrice est dirigée par un entonnoir vers un
seau récepteur

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Chp. 3 : Les précipitations

Les mesures des précipitations


 Un pluviomètre peut être associé à un pluviographe
qui permet la mesure des hauteurs de pluie et leur
intensité de manière automatique.

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Chp. 3 : Les précipitations

Les erreurs de mesures


 Les données pluviométriques proviennent de sources
différentes.
 Au Bénin, ces ressources peuvent être fournies
par les services de la Météorologie Nationale
(METEO-BENIN) et l’Agriculture (CARDER/MAEP)
 La disparité de ces ressources posent souvent un
problème de la qualité des données. Les erreurs
les plus souvent rencontrées relèvent de deux
catégories:
 Les erreurs accidentelles et aléatoires
 Les erreurs systématiques

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Chp. 3 : Les précipitations

Les erreurs de mesures


 Les erreurs accidentelles et aléatoires sont dues:
 La collecte au cours de l’observation (pertes
d’eau; absence de l’observateur non signalée ;
déguisement de la donnée ou décalage de jour;
mauvaises conditions de mesure).
 L’inscription sur les originaux et copies (oublies
de virgules; mauvaises interprétation des
chiffres)
 La transmission et saisie de données
 Le calcul des cumuls, moyenne etc.

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Chp. 3 : Les précipitations

Les erreurs de mesures


 Les erreurs systématiques sont dues au:
 déplacement du site d’observation au cours du
temps
 modification de l’environnement immédiat du
poste de mesure (déboisement, boisement,
urbanisation, construction d’un barrage…)
 problème de dégagement du pluviomètre
 absence ou remplacement de l’observateur
 la non-conformité du matériel de mesure, défaut
d’appareillage non remarqués

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Chp. 4 : Etude statistique des pluies annuelles et
journalières maximales

Traitement des mesures de précipitations


 Une information pluviométrique peut contenir des valeurs
observées erronées; peut être constituée par des séries
non homogènes; peut manquer de quelques valeurs
observées; peut être courte ne permettant pas d’extraire
des paramètres statistiques significatifs.
 Ainsi avant toute étude hydrologique, il est
recommandé de vérifier si la série des pluies annuelles
est homogène (l’échantillon fait bien partie de la même
population ou non). Il est nécessaire de faire:
 un examen attentif à « l’œil » des bordereaux et
fichiers de données;
 des tests graphiques, numériques et statistiques
indispensables pour mettre en évidence l’existence
d’erreurs systématiques. 41
Chp. 4 : Etude statistique des pluies annuelles et
journalières maximales

Traitement des mesures de précipitations


 L’objectif de toute analyse de contrôle de qualité des
données de pluie est de former des séries homogènes
fiables et étalées sur une période de temps maximale.
 Plusieurs procédés d’analyse des données
pluviométriques peuvent être utilisés:
 contrôle des erreurs: des tests de contrôle statistique et
graphiques.
 correction des hétérogénéités: des procédés graphiques
et numériques d’homogénéisation.
 reconstitution ou comblement de données manquantes:
approches d’estimation ou régression linéaire simple.
 L’extension ou maximisation des séries courtes: approche
par corrélation
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Chp. 4 : Etude statistique des pluies annuelles et
journalières maximales

Traitement des mesures de précipitations


 Méthodes graphiques de contrôle et d’homogénéisation.
 La représentation graphique de la série
chronologique de la pluie annuelle donne une idée
sur la tendance pluviométrique et permet de ressortir
les excédents et les déficits d’apports
pluviométriques (années humides et années sèches)
enregistrées en une station donnée.
 Les techniques graphiques existent et permettent
de vérifier et confirmer l’existence d’une
hétérogénéité dans une série pluviométrique. Parmi
ces méthodes on a: contrôle par le cumul des écarts
à la moyenne ou à l’écart type; La méthode du double
cumul (plus puissante et plus répandue).

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Chp. 4 : Etude statistique des pluies annuelles et
journalières maximales

Traitement des mesures de précipitations


 Méthodes graphiques de contrôle et d’homogénéisation:
contrôle par le cumul des écarts à la moyenne ou à l’écart
type
 En calculant la grandeur μi telle que: sur les pluies annuelles
observées (Xi), de moyenne arithmétique et en portant sur un
graphique la variation deu Zi en fonction des années i,
 on peut déceler l’existence d’anomalies dans la série lorsque
la courbe Zi n’oscille pas régulièrement autour de la
moyenne générale et s’y écarte trop en une année ou en une
période donnée. Ceci peut provenir des erreurs systématiques
ou fluctuations accidentelles. Le même processus peut être
appliqué par rapport à l’écart type.
 La méthode ne permet pas de fournir une preuve, tout au plus un
indice qui doit éveiller l’attention.

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Chp. 5 : Le Bassin versant

Définition
 Bassin Versant (BV) = L’unité de référence en hydrologie.
 Son rôle = collecter les eaux de pluie et concentrer les
écoulements vers les cours d’eau. Il permet ainsi la mise
en relation des précipitations au sol et des débits observés
dans les cours d’eau.
u

 Définitions = Bassin versant = bassin topographique =


bassin fluvial = bassin hydrographique parfois impluvium
(sauf si eaux minérales)…

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Merci pour
votre attention
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