Vous êtes sur la page 1sur 2

La crise d’autorité

À notre époque, l’autorité et la liberté sont deux notions qui se confrontent dans la société. Le
terme d’autorité́ recouvre divers champs de la réalité́ au sens où il est utilisé́ pour caractériser
des relations interpersonnelles dans de nombreux domaines sociaux. Dans certains cas, c’est
l’autorité qui limite la liberté, le droit absolu des hommes, et qui la relègue de différentes
façons et qui bouleverse la vie des êtres humains.

Quand tout le monde parle de la crise d’autorité dans une communauté, est-elle un problème
nouveau ? Qui sont les victimes de cette crise? Comment faut-il renouer l’autorité et la
liberté ?

En effet l’autorité est l’un des plus anciens problèmes auxquels les hommes ont été
confrontés. Dans le passé, l’autorité a souvent été provoquée de manière abusive et violente.
Ceux qui avaient du pouvoir soumettaient les autres et les violentaient. Ils se considéraient
plus humains qu’eux. Aujourd’hui cette crise d’autorité, dans la société moderne afghane, est
devenue un problème commun de tout le monde et surtout de la jeune génération.

La société afghane est une société où les adultes préfèrent mettre les jeunes sous leur autorité
et de ne pas leur donner la liberté. Quand un adolescent est à la maison, il est forcé d’obéir à
ses parents et il a à faire ce qu’on lui demande. Pour faire quelque chose, l’enfant est obligé
de demander la permission de ses parents. S’il fait une activité sans permission, souvent, il est
puni et n’a plus le droit de sortir de la maison et il est emprisonné dans une salle noire. A côté
de toutes ces crises, même, le style vestimentaire des enfants dépend des parents. Ce sont les
parents qui choisissent les tenus de leurs enfants. Cela signifie que dans la société familiale
pour l’adolescent tout n’est pas possible et tout n’est pas permis. Cette autorité parentale
provoque beaucoup de conflits entre les jeunes et les parents et met en danger l’avenir de
l’enfant.

Pourtant, l’autorité ne se limite pas dans le milieu familial, les jeunes doivent subir beaucoup
d’autres difficultés hors du foyer. Lorsqu’ils sont à l’école, ce sont les professeurs et les
enseignants qui leur montrent l’autorité et les obligent à endurer la violence et même les
moqueries. Si l’élève n’écoute pas l’enseignant ou ne fait pas le travail demandé, il est puni
devant tous les autres élèves. Malgré tous ces problèmes, l’élève est obligé de finir l’école ou
parfois certains arrêtent les études en septième ou en neuvième et n’ont plus envie de
continuer leurs études. Après avoir quitté l’école et les études, les parents l’emmènent dans
des ateliers où il devient apprenti de garagiste ou de boulanger pour apprendre un métier.

L’enfant n’est toujours pas libre non plus chez les boulangers ou chez les garagistes. Il y
rencontre de nouvelles contraintes et de nouveaux ennuis auxquels il n’avait jamais pensé.
Alors, il faut qu’il fasse des travaux difficiles et qu’il subisse les insultes de son « Khalifa » 
chef. À l’école et à la maison, il n’était jamais autant insulté et il n’avait pas entendu autant
de ladrerie. Parfois, les Khalifas forcent les apprentis à avoir des relations sexuelles avec eux
et ils les utilisent comme des jouets. Plus tard quand, les apprentis deviennent, eux-mêmes,
des Khalifas et qu’ils ouvrent leurs ateliers personnels, ils suivent les mêmes comportements
et habitudes que leurs chefs et ils font pareil avec leurs apprentis.

La liberté qui est le droit absolu de l’humain ne doit pas se réduire et être supprimée par
l’autorité. Selon la loi, chaque individu, adulte et adolescent, a de la liberté. Ce sont les
individus qui créent une communauté plus complexe entre eux et rendent leur vie plus
difficile. En réalité, il y a une modalité pour renouer l’autorité et la liberté. Nous pouvons
réconcilier ces deux notions à travers l’éducation et la culture. L’autorité est fortement liée à
la culture et c’est la culture d’un pays qui rend les gens autoritaires et renforce l’autorité.
Donc, nous devons augmenter la culture générale des individus à partir de l’éducation dans les
écoles et des ateliers culturels pour les parents et pour les enseignants.

Pour conclure, nous pouvons dire que l’autorité arbitraire n’a pas de bon effet sur l’avenir des
jeunes et nous devons toujours soutenir les jeunes et nous ne devons pas rendre leur vie
difficile à cause de nos sentiments autoritaires et nos traditions. Pour avoir une bonne
communauté et une bonne société, il nous faut une certaine liberté positive dans le milieu
familial et scolaire.