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SOMMAIRE

INTRODUCTION

I –ANALYSE DE LA MACRO STRUCTURE


I - 1- Aspect extérieur
I – 2 - Organisation générale
I – 3 - Progression et informations
I – 3 – 1 – Progression
I – 3 – 2 –Informations
a) Les informations destinées à l’enseignant
b) Les informations pour l’enseignant et l’apprenant
c) Les informations pour l’apprenant

II – LA MICRO STRUCTURE
II- 1 - Organisation de la micro structure
II – 2 - Organisation des rubriques
II – 3 – Typographie et mise en page
II – 4 – Iconographie
II – 5 – Types d’activité

III – LES FORMES DISCURSIVES


III – 1 – L’information et l’explication
III – 2 – Diversité des textes
III – 3 – Formulation des consignes
III – 4 – Tableaux, schémas et graphiques

IV – LA LANGUE
IV – 1 – Les registres et variétés de langue
IV – 2 – Les mots du manuel

V – LES VALEURS

VI - LES PRINCIPES METHODOLOGIQUES CHOISIS


VI – 1 – Distinction entre méthode et méthodologie
VI – 2 – Les approches communicatives, théorie
VI – 3 – Les approches communicatives dans Le Nouvel Espaces 3
VI – 4 – L’enseignement de la grammaire dans Le Nouvel Espaces 3 : une
méthodologie mixte

VII – LA PREPARATION AU DELF DEUXIEME DEGRE : QUELLES REALITES ?

CONCLUSION
INTRODUCTION

L’enseignement du français langue étrangère, seconde ou de scolarisation est très souvent


étayé par l’usage d’une méthode. Les éditeurs français essaient de donner une vision
exhaustive de la langue en l’inscrivant plus globalement dans le monde de la francophonie.
Cependant selon la méthodologie choisie les moyens d’entrer dans la langue diffèrent. Cette
réflexion sur le « quoi » enseigner et le « comment le faire » se retrouve également dans les
éditions étrangères où très souvent le manuel est conçu en réponse à une demande clairement
établie.
Quoi qu’il en soit, le manuel est pour tous un outil de référence et de formation. Ainsi, comme
pour n’importe quel outil, avant de s’en servir, il est indispensable de l’analyser afin de
s’assurer une utilisation optimale de ce support.
Durant mon stage au CUEF de Perpignan j’ai réalisé une quinzaine d’heures d’enseignement
de français général avec un petit groupe (quatre élèves) de jeunes adultes d’un niveau B2. J’ai
travaillé avec eux sur la méthode Le nouvel Espaces 3, Hachette, FLE, 1996. Je me servirai
donc de cette expérience pour analyser les choix méthodologiques qui ont prévalu dans cet
ouvrage, quelles en sont les limites et comment on peut y remédier.

I – ANALYSE DE LA MACRO – STRUCTURE

I – 1 - Aspect extérieur : analyse de la couverture, de la quatrième de couverture et de la


tranche

Le titre choisi pour ce manuel Le Nouvel ESPACES 3 est porteur de sens implicites, car de
prime abord il n’indique pas vraiment qu’il s’agit d’une méthode de Fle.
La précision apportée par l’adjectif « nouvel » indique qu’il devait y avoir auparavant une
méthode simplement appelée ESPACES et que ses auteurs ont voulu la réactualiser. (Je n’ai
pas pu me procurer cette méthode antérieure, j’en resterai donc à des supputations). Le chiffre
3 indique quant à lui le niveau selon une classification qui ne repose pas sur un cadre très
précis (la méthode est publiée en 1996 soit cinq ans avant le CECR).
Le titre est centré mais sur le haut de la page n’occupant ainsi qu’un cinquième de la
couverture. Il est imprimé en blanc et en majuscules pour ESPACES, tandis que Le Nouvel est
imprimé de façon contractée, sur la hauteur du E initial d’ESPACES, en blanc sur fond rouge.
Le niveau 3 est positionné à droite, au milieu, selon le même code couleur : blanc sur fond
rouge. Pour inscrire ce nouveau manuel dans la continuité du précédent, un rappel
chromatique rouge vient faire une sorte de trait d’union entre le A et le C d’espaces. Centré
sur le bas de la couverture, en noir, figure le nom de l’éditeur et la collection dans laquelle il
est publié : Hachette, Livre, Français Langue Etrangère.
L’iconographie illustre le titre du manuel : à travers le prisme d’une multitudes de cubes en
trois D, on voit une grosse vague. Cette déferlante préfigure-t-elle que le français est une
langue en mouvement qui arrive avec force dans tous les espaces ? Que toutes les dimensions
de la langue seront montrées ? Ce choix ne renvoyant pas à quelque chose de précis, hormis le
choix des couleurs bleu/blanc/rouge, l’interprétation est ouverte, la couverture à elle seule
peut servir de déclencheur de discussion.
La quatrième de couverture indique, elle, qu’il s’agit d’une méthode de français. Elle précise
les objectifs de la méthode : « propose[r] des données actualisées et mises à jour sur la
civilisation française », et rappelle son inscription dans la continuité de l’ancienne formule :
« c’est toujours… ». Les nouveautés citées sont l’actualisation des données factuelles et
thématiques, une préparation au DELF deuxième degré et « une approche de la grammaire
de texte, dans le livre, complétée par une révision systématique de la grammaire notionnelle,
dans le cahier. »
Elle complète les informations par l’énumération du livre de l’élève, du cahier d’exercices, du
guide pédagogique, des cassettes audio (3) et de la cassette vidéo qui viennent compléter la
méthode.
La tranche du manuel reprend le fond « vague » de la couverture mais le titre fait apparaître
plus clairement Le Nouvel car bien qu’écrit en minuscules, contre en majuscules pour
ESPACES, il est au même niveau ; d’ailleurs le lien est accentué par une sorte de trait d’union
rouge, comme si avec un pinceau on avait cherché à lier l’adjectif au nom, le C au A et qu’en
haut de la tranche on ait laissé dégouliner une marque où le 3 apparaît en blanc.
I – 2 Organisation générale

Le manuel se décompose en 15 dossiers thématiques numérotés de 1 à 15 ; chaque dossier


comporte 12 pages. Le titre des dossiers renvoie à chaque fois à la thématique qui servira de
fil conducteur, il est écrit en gros et en rouge. En face du titre, en caractère encore plus gros,
est indiqué le numéro du dossier, en vert sur un rectangle bleu. Sous ce gros rectangle, un
mini sommaire reprend les étapes paginées du dossier. Le code typographique et couleur est
toujours le même pour chaque présentation de dossier, cela facilite le repérage et l’autonomie
de l’apprenant.
Chaque dossier est organisé de la même façon : une première double page en noir, bleu et
blanc et une seconde double page en couleurs puis une troisième double page à nouveau en
noir, bleu et blanc traitent de l’espace société, puis une page en couleurs est consacrée à la
production de textes. La neuvième page évoque la francophonie, les deux pages suivantes, en
noir et blanc, examinent un point grammatical précis et le dossier se termine en douzième
page par des stratégies de conversation.
Outre cette organisation similaire, pour se repérer encore plus facilement, l’apprenant
remarquera sur le bord extérieur de chaque page (à gauche pour la page de gauche, à droite
pour la page de droite) un chiffre rappelant le numéro du dossier et en dessous l’intitulé de la
sous rubrique. Cela permet, indépendamment de la consultation du sommaire d’accéder
rapidement, en feuilletant, à la partie dont on a besoin.

I – 3 Progression et informations

I – 3 – 1 – Progression

La progression n’est pas linéaire mais thématique. L’enseignant est donc libre de choisir dans
quel ordre il traitera les dossiers, voire de ne pas tous les traiter. La cohérence du manuel vient
donc du désir d’embrasser les différents aspects de la vie des Français d’aujourd’hui.
Cependant cette souplesse d’utilisation est à bémoliser sur trois points :
a) les deux premiers dossiers sont un préambule nécessaire avant d’étudier tout autre dossier.
En effet la première thématique permet de balayer les stéréotypes les plus courants que les
étrangers ont des Français en les remettant en perspective dans une dynamique interculturelle.
La deuxième thématique rappelle les grands faits socio-historiques qui ont façonné les
contours de notre actuelle société.
b) la sous rubrique consacrée à la production de textes constitue un séquence perlée qu’il
convient de traiter dans l’ordre car elle progresse en spirale : on se sert à chaque fois des
acquis de la séance précédente pour avancer un peu plus loin dans l’art d’écrire un texte.
c) le feuilleton radiophonique, composé de quatre épisodes, constitue lui aussi une entité dont
il faut respecter la progression. Sinon les effets de rebondissement de cette histoire d’amour
risquent de tomber à l’eau… Néanmoins, ce feuilleton peut être une séquence à part entière,
reste à déterminer par l’enseignant les points grammaticaux, lexicaux et socio-culturels que ce
support audio pourrait permettre de travailler.

I - 3 – 2 –Informations –

En dehors des 170 pages de dossiers, il y a un certain nombre de pages spécifiques qui
apportent soit une information destinée à aider l’enseignant, soit une information
complémentaire pour l’apprenant.

a) Les informations destinées à l’enseignant


La double page de Présentation sert à expliquer à l’enseignant comment se servir du manuel.
On lui indique dans un premier temps le public ciblé (adolescents et jeunes adultes), les
objectifs culturels, méthodologiques, linguistiques et certificatifs visés. Puis la macro
structure de l’ouvrage est abordée (15 dossiers thématiques actualisés ; un index culturel ; un
feuilleton radiophonique de quatre épisodes, avec la retranscription des enregistrements).
L’organisation de chaque dossier est décortiquée et justifiée. Un troisième point est consacré
aux procédures d’utilisation du manuel car l’organisation en dossiers peut, pour certains, être
déroutante. Enfin les outils annexes allant avec cette méthode sont énoncés (livre de l’élève ;
cahier d’exercices ; guide pédagogique ; cassettes audio ; cassettes vidéo et livret
d’exploitation). Moralité pour avoir un usage optimal de la méthode, on nous laisse entendre
qu’il faut en plus investir dans beaucoup d’outils.
Les tableaux Contenus récapitulent de façon synthétique mais très précise les différents
savoirs abordés dans chaque dossier. Les colonnes horizontales reprennent l’organisation
interne des dossiers mais en regroupant les rubriques sous trois espaces : Espace Société ;
Espace Langue ; Espace Francophonie. Les pages Contenus diffèrent du Sommaire car,
hormis pour les dossiers où la pagination est donnée, le reste des tableaux ne renvoie à aucune
page précise. Il est là pour permettre à l’enseignant d’établir sa propre progression.

b) Les informations pour l’enseignant et l’apprenant


Le Sommaire présente en une page l’ensemble de l’ouvrage avec le numéro des dossiers et la
pagination de tout le manuel. Il sert de référence commune à l’enseignant et à l’apprenant.
La Transcription des Enregistrements, dont le texte ne figure pas dans les dossiers, est une
aide précieuse pour les apprenants et peut permettre à l’enseignant de se focaliser sur un point
grammatical, phonétique, orthographique…

c) Les informations pour l’apprenant


Les cartes de France qui placent aussi les Dom-Tom permettent de visualiser la
configuration générale de la France métropolitaine, de placer ses voisins frontaliers, ses accès
à la mer/océan et son relief. Paramètres utiles dans la compréhension de certains enjeux
historiques, économiques et stratégiques.
L’index culturel est là pour rappeler ou apprendre à l’élève des acronymes ou des cigles
(INRA ; AFP), des abréviations passées dans le langage commun (cadre sup.), des noms
communs très usités à l’oral (génération black, blanc, beur), des noms propres d’artistes, de
lieux ou de personnes célèbres passés dans le cadre communs de références (A.Camus ; la
Défense ; l’Abbé Pierre)

II – LA MICRO STRUCTURE

II- 1 - Organisation de la micro structure

Elle présente la même rigueur que celle de la macro structure. Chaque dossier comporte la
même micro structure, y compris quantitativement. Ainsi chaque dossier a six pages.
Le thème de chaque dossier, comme nous l’avons vu dans l’analyse de la macro structure, est
toujours présenté de la même façon. Il est illustré par une iconographie en couleurs qui prend
un tiers de la page. Sous le rectangle bleu où le numéro de dossier figure, un sommaire interne
au dossier est rappelé avec toujours le même code typographique et chromatique.Les sous
parties des rubriques sont détaillées et indexées, en effet contrairement à ce que la division en
trois Espaces pourrait laisser croire, l’Espace Francophonie est encadrée en amont et en aval
par l’Espace langue.

II – 2 - Organisation des rubriques


A l’intérieur de chaque Espace les rubriques ne sont pas totalement identiques, y compris
quantitativement. On retrouve malgré tout des constantes notamment dans les sous rubriques :
Repérage / Opinion = Espace Société
Repérage / Hypothèses / Ecriture = Espace Langue
Un texte littéraire / un texte informatif sur la francophonie / une iconographie en couleurs en
rapport avec l’un des deux textes = Espace Francophonie

II – 3 – Typographie et mise en page

Comme je l’ai déjà signifié, les codes typographiques et chromatiques sont constants tout au
long du manuel, ce qui facilite le repérage et l’adaptation aux nouveaux dossiers.
Cependant, comme tous les dossiers se doivent d’avoir le même nombre de pages dans chaque
rubrique et au total, la mise en page est parfois dense (quelques encarts sont avec une police
d’écriture plus réduite et lorsqu’il s’agit de textes longs cela rend la lecture plus difficile ; si à
la difficulté de lire en langue étrangère s’ajoute la difficulté de lire des caractères trop petits,
le manuel perd une de ses définitions premières, à savoir d’être maniable/facilement
manipulable. Outre l’explication liée au désir que chaque dossier soit quantitativement
identique, on peut aussi penser que ces aléas typographiques sont liés au choix de travailler
sur des documents authentiques le moins tronqués possible et au désir d’être le plus exhaustif
possible.

II – 4 – Iconographie
L’iconographie est très riche dans ce manuel. Chaque dossier débute avec une photographie
couleur grand format illustrant le thème du dossier, elle peut être utilisée ainsi comme
déclencheur d’activité langagière autour du thème qui sera abordé par la suite.
Les dossiers ont toujours une construction interne qui alterne double page couleur avec double
page noir, bleu et blanc. Un souci d’économie a sûrement dicté ces choix. Ainsi dans les
doubles pages couleurs avons-nous des photographies ou des reproductions d’œuvres d’art ou
des extraits de bandes dessinées ou des images publicitaires. Dans les doubles pages noir, bleu
et blanc on trouve des dessins humoristiques, des diagrammes, des graphiques, des tableaux
de données socio-économiques. Mais qu’elles soient en couleurs ou en noir et blanc ces
illustrations sont là pour étayer la thématique et permettre sans arrêt de contextualiser les
propos.

II – 5 – Types d’activité

De façon générale dans chaque Espace les activités suivent la même démarche inductive : on
fait repérer des phénomènes à l’apprenant qui doit formuler des hypothèses pour s’en servir
ensuite afin de réaliser une action précise.
La compréhension écrite obéit à une démarche globalisante. On part du sens général pour
aller vers des explications particulières. Les textes sont là pour permettre d’aborder le thème
du dossier et pour le nourrir. On ne cherche pas à faire une analyse fine de chaque texte.
L’expression écrite est guidée pas à pas dans une séquence perlée qui doit préparer au type
d’expression écrite demandé au DELF. Mais il y a dans les Espaces Langue de petits
exercices d’écriture qui sont toujours contextualisés grâce à un document figurant dans
l’Espace. Dans ces cas là le passage à l’écrit est un exercice comme un autre pour fixer ou
remobiliser un apprentissage.
La grammaire a contrario est enseignée de façon traditionnelle. Bien que dans la
Présentation les intentions des auteurs soient de développer une grammaire de texte, on
s’aperçoit qu’en fait chaque dossier, sous l’Espace Langue, comporte une double page de
grammaire notionnelle. Les exercices de manipulations empruntent à diverses catégories.
On a :
des exercices d’imitation, où l’on demande à l’apprenant de faire « à la manière de »,
des exercices de reformulation qui invitent l’apprenant à se confronter aux multiples
possibilités de dire une chose,
des exercices structuraux pour que l’apprenant adoptent des automatismes,
des questionnaires à choix multiples pour travailler sur l’accès au sens,
des textes à trous pour systématiser une notion,
des jeux de rôle pour permettre le réinvestissement inconscient des acquis.
La compréhension orale est systématiquement travaillée dans chaque dossier, on la trouve
essentiellement dans la sous rubrique Stratégies de conversation (une seule fois, dans le
dossier 11, on a l’enregistrement du poète, québécois, G. Vigneault).
Il est à noter que si la méthode insiste sur la compréhension orale en la systématisant, elle
n’explore pas du tout la phonétique. Or un étudiant étranger, fût-il de niveau B1/B2 a quand
même besoin d’améliorer sur certains points sa prononciation (les liaisons, les courbes
vocaliques au sein d’une phrase, certains sons spécifiques selon l’origine de chacun…), or
depuis Tomatis on sait bien qu’on ne corrige que ce que l’on entend ; attirer l’attention des
apprenants sur la prononciation ou l’enchaînement de certains mots aurait sûrement un effet
bénéfique sur l’expression orale. Ce genre de travail semble d’autant plus aisé que les
enregistrements audio sont tous retranscrits. Ainsi pourrait-on travailler sur la diction
spécifique au théâtre surtout pour des pièces versifiées (dossier 1), sur les spécificités
phonétiques du français familier (dossier 6) ou de la chanson (dossier 6)…
L’expression orale est elle aussi systématiquement travaillée dans chaque dossier puisque
bon nombre d’exercices y font appel. Mais, comme pour la compréhension orale c’est dans la
sous rubrique, Stratégies de conversation qu’on retrouve des exercices ciblés qui ont pour but
de faire manipuler, en les contextualisant, les stratégies abordées.

III – LES FORMES DISCURSIVES

III – 1 – L’information et l’explication

L’information commence dans la Présentation, même si les auteurs ne définissent pas


clairement à quel courant méthodologique ils se rattachent, ils présentent leur ouvrage
comme « des données actualisées sur la civilisation française ». En revanche ils expliquent
les objectifs de la méthode. L’objectif général est d’ « améliorer [les] capacités de
communication orale et écrite, [d’] entreprendre une étude des modes de vie en France et
[de] préparer le DELF deuxième degré. ». Ces informations sont données pour l’enseignant
car l’utilisation du métalangage ne les rend pas franchement accessibles à l’apprenant.
L’information se poursuit dans les tableaux des pages Contenus qui précisent les notions
abordées dans chaque dossier et à l’intérieur de chaque sous rubrique, les thèmes, les
objectifs, les documents, la production de textes, la grammaire de texte et notionnelle, les
stratégies de conversation et les textes littéraires qu’on y trouvera. Le Sommaire quant à lui
n’apporte qu’un repérage paginé.

III – 2 – Diversité des textes

Les supports textuels utilisés pour l’apprentissage sont très variés et tous authentiques. On
trouve :
des articles de journaux / de magazines,
des textes littéraires français et de la francophonie,
des extraits d’interviews,
une recette de cuisine,
des chansons,
des poésies françaises et francophones,
des copies de documents professionnels,
des publicités,
des slogans et graphitis,
des retranscriptions de dialogues,
des sondages…
Ces textes recouvrent la réalité du quotidien des Français et incluent la francophonie.
Il est à noter que si dans les illustrations ce manuel n’oublie pas les œuvres d’Art, dans les
textes il n’oublie pas non plus la littérature et la poésie ou tout autre document à visée
culturelle, alors même que le public cible est les adolescents et les jeunes adultes ; on ne peut
que s’en féliciter !
Les productions textuelles demandées aux apprenants sont en revanche assez formelles.
Toujours contextualisées, elles ne permettent cependant pas une grande diversification. On
peut regretter que dans une formule s’adressant aux jeunes on ne trouve aucun travail sur les
supports actuels. Bien sûr en 1996 il paraissait difficile d’anticiper la déferlante des SMS,
MSN et autres réseaux sociaux. Mais il y avait déjà le minitel et l’ébauche d’un mode
d’expression écrite différent. On peut aussi regretter qu’avec pour objectif général
d’ « entreprendre une étude des modes de vie en France », il n’y ait pas aucune mise en
situation pragmatique de type faire une demande de chambre en cité U, remplir des papiers
pour la CAF… Enfin il est dommage que la sensibilisation aux textes littéraires et poétiques
ne se prolonge pas par un essai à la création littéraire ou poétique.
L’objectif de ce corpus est toujours d’affiner les stratégies de communication, c’est pourquoi
on demande à l’apprenant de jouer avec les registres de langue et de savoir argumenter et
réajuster ses propos.

III – 3 – Formulation des consignes

Ce manuel étant le niveau 3, on peut supposer que les auteurs n’ont pas jugé nécessaire
d’expliciter au préalable la nature des consignes. En effet il n’y a pas de Dossier 0 qui
servirait d’outil d’ajustement entre l’élève et l’enseignant. Les consignes sont rédigées avec
un métalangage qui peut parfois, notamment en grammaire, entraver la compréhension de ce
qui est demandé.
Au demeurant, afin de décortiquer la nature de chaque exercice, la barrette horizontale, pour
l’Espace Société résume en un mot / une locution le but de l’exercice (Interprétation /
Ecriture/ Repérage…). En revanche pour l’Espace Langue il n’y a aucune aide de ce genre.
Quant à l’Espace Francophonie il n’y a tout simplement pas de consignes…Manifestement
les auteurs n’attendent, hélas, aucun travail spécifique dessus.

III – 4 – Tableaux, schémas et graphiques

Pour donner une information, les tableaux les plus significatifs sont ceux que l’on trouve dans
la partie Contenus. Cependant, dans l'Espace langue, en grammaire, il y a parfois des tableaux
récapitulatifs afin de synthétiser une notion. On joue ici sur la mémoire visuelle de
l’apprenant.
Les schémas et graphiques sont là pour donner des indications chiffrées, parfois sous forme de
camembert, sur une réalité sociale ou économique de la France. Ils servent tout à la fois à
d’arguments et de déclencheurs de parole. Ils sont aussi en eux-mêmes un outil
d’apprentissage, il n’est pas donné à tous de savoir lire et analyser des graphiques ou des
schémas. Là encore on voit bien que ce manuel s’adresse en priorité à des adolescents ou à de
jeunes adultes.
IV – LA LANGUE

IV – 1 – Les registres et variétés de langue

Si l’on considère les registres de langue soutenu, courant et familier, on peut dire que tous les
registres de langue sont représentés dans ce manuel. Le registre soutenu apparaît clairement
les textes littéraires et poétiques, mais aussi dans quelques articles de journaux. Le registre
courant est largement dominant dans les autres supports écrits. Le registre familier est
essentiellement présent à l’oral lors des dialogues (ou à l’écrit lors de leur retranscription).
Cependant il existe un français argotique et ce registre est occulté dans cette méthode, ce n’est
pas grave ! Il est fort à parier que nos jeunes apprenants, comme n’importe quel jeune,
l’assimilera très vite lorsqu’il le rencontrera tant son odeur de souffre peut être séduisante à
cet âge là.
Le français régional n’est guère exploité, il se limite à une confrontation avec le français du
Sud que ce soit dans un extrait de film de Pagnol (La femme du Boulanger) ou dans des
enregistrements de dialogues. Il est vrai que Bienvenue chez les Chti n’était pas encore sorti !
Cependant il est nécessaire de confronter l’apprenant aux différences régionales que l’on
retrouve tant dans la prononciation, que dans le lexique ou que dans certaines tournures
grammaticales.
Les « français » de la francophonie ne sont guère étudiés dans leurs spécificités (recouvrant
les mêmes domaines phonétiques, lexicaux et grammaticaux que pour le français régional).
En fait l’Espace Francophonie est un espace littéraire, plus qu’à la langue et malgré les 15
pays représentés c’est à l’auteur francophone qu’on fait honneur. Le lexique spécifique est
certes à chaque fois expliqué, quelques proverbes créoles sont cités, mais le français du pays
n’est pas étudié comme un pan à part entière de la langue française.

IV – 2 – Les mots du manuel

S’adressant à un public déjà avancé, le discours du manuel n’est pas un discours simplifié.
Comme nous l’avons vu précédemment les consignes et les explications utilisent un
métalangage identique à celui d’un manuel de français langue maternel. Il faut croire qu’à ce
niveau, les auteurs considèrent qu’il n’est plus nécessaire de simplifier le discours. Je n’ai pas
pu consulter les deux tomes précédents, mais peut être qu’il y a un apprentissage progressif de
ce métalangage. A moins qu’on considère que l’apprentissage du français en contexte passe
aussi par le métalangage grammatical.

V – LES VALEURS

Un manuel dans ses choix de supports et de thèmes expose nécessairement des valeurs. On
attend bien sûr d’un manuel de Fle qu’il exprime les valeurs françaises car apprendre une
langue c’est aussi en apprendre sa culture et ses valeurs. Le Nouvel Espaces 3 offre une idée
assez fidèle de ce qu’est la francité aujourd’hui, mais ce qui est le plus intéressant dans ce
manuel c’est la volonté des auteurs de bâtir cette définition à travers l’interculturalité.
L’interculturalité est une notion relativement récente dans l’enseignement des langues
étrangères, mais aujourd’hui on mesure à quel point il est nécessaire que l’apprenant ait
conscience de sa propre culture pour entrer, sans heurts, dans la culture de la langue cible. La
didactique de l’interculturel aide non seulement à la compréhension d’habitus différents mais
favorise aussi, en développant la tolérance, l’aptitude à vivre dans des situations
pluriculturelles. La culture de l’autre n’est plus à mesurer en terme de plus ou de moins, elle
est acceptée dans sa singularité comme une richesse. En permettant à l’élève de prendre
conscience de son crible culturel, on lui permet d’apprendre deux façons d’être au monde sans
qu’aucune ne soit présentée comme contradictoire ; cet « autre monde » vient s’ajouter aux
savoirs de l’apprenant et enrichit sa vision du monde.
Le titre de notre manuel se trouve conforté par ce travail sur l’interculturel ; On donne à
l’apprenant des données chiffrées et factuelles pour qu’il voie où se situe actuellement la
société française, on reproduit des publicités et des dessins humoristiques pour qu’il sache ce
qui nous touche, on utilise des articles de journaux ou de magazines pour voir ce qui fait
aujourd’hui polémique…, bref autant de données objectives qui finissent par tordre le cou
aux stéréotypes énumérés dans le premier dossier. Enfin dans cette notion d’interculturalité on
amène l’apprenant à s’exprimer sur sa propre culture et à la comparer au la culture française
(exemples : p. 11n°7 ; p.29 n°6 ; p.45 n°3 ; p. 137 n°5 ; p. 191 n°2)
(J’aurais aimé scanner les pages pour mieux illustrer mes propos mais je n’en ai pas chez moi
et je ne peux pas me déplacer…)
VI - LES PRINCIPES METHODOLOGIQUES CHOISIS

VI – 1 – Distinction entre méthode et méthodologie


Une méthode peut être considérée comme une série de démarches précisées par des outils
que nous utilisons afin d’arriver à un but précis qui est, dans notre cas, l’enseignement d’une
langue étrangère. Dans le domaine de la didactique du Fle il en existe tellement qu’il serait
quasi impossible d’en faire un inventaire exhaustif, citons simplement les noms des grands
éditeurs Fle : Hachette, CLE international, Didier, PUG. La méthode est là pour aider
l’enseignant dans sa « marche » avec la classe mais elle est aussi sécurisante pour l’apprenant
et un bon outil pour se situer dans une progression.

Une méthodologie est une démarche adoptée par des chercheurs, des didacticiens, des
linguistes, des éditeurs et des enseignants afin de réaliser une méthode. Elle fournit un
ensemble de procédures d’apprentissage aux concepteurs de méthodes afin de déterminer
leurs lignes de réalisations. Plusieurs méthodologies sont apparues et ont évolué en fonction
des progrès de la recherche en didactique mais aussi en fonction de la situation politico-
économico-culturelle du monde.
Rappelons la définition qu’en donne J.P. Cuq (Cours de didactique du français langue
étrangère et seconde, 2003, Coll. FLE, PUG) « ensemble construit de procédés, de
techniques, de méthodes, le tout articulé autour d’options ou de discours théorisants ou
théoriques d’origine diverse qui le sous-tendent ».

VI – 2 – Les approches communicatives, théorie

Les approches communicatives apparaissent dans les années 1980 suite aux lacunes
méthodologiques SGAV mais là aussi en réaction aux évolutions de la société. En effet
l’Europe s’élargit et prend conscience des besoins en langues dans la formation des adultes :
l’intégration dans les pays d’accueil, la mobilité sociale et professionnelle…etc, autant de
facteurs qui rendent essentiel l’apprentissage des langues européennes. Pour cela le Conseil de
l’Europe va mettre en place des projets tels que le Threshold level pour l’anglais puis en 1976
le Niveau Seuil pour le français. Ce dernier fera émarger la notion de besoin et d’analyse des
besoins langagiers sur le modèle suivant : l’apprenant appartenant à un certain type de public
va se retrouver dans une situation de communication dans laquelle il va produire certains
types d’actes de langage (oral ou écrit) auxquels correspondront certaines structures
linguistiques (syntaxiques et lexicales). Cette nouvelle conception de l’enseignement va être
la base de tous les programmes ainsi que de la progression des enseignements, et va permettre
de diversifier les matériaux d’apprentissage conçus pour un public spécifique.
Cette méthodologie éclectique propose d’enseigner, de façon plus souple qu’avec les
méthodes SGAV, une compétence de communication qui est constituée des composantes
linguistiques, sociologiques, discursives et stratégiques.
Grâce au cognitivisme, l’apprenant devient le principal acteur de son apprentissage. Il est
capable de mettre en place des stratégies d’apprentissage et l’enseignant joue un rôle de guide
qui doit aider à révéler les stratégies qui lui conviendront le mieux, favoriser la
communication et les interactions, etc…
Cette conception de l’enseignement met en avant, d’un point de vue notionnel, une
grammaire pragmatique où la grammaire est découverte par le jeu et l’assimilation
inconsciente de la langue. On associe grammaire et communication pour confronter
l’apprenant aux limites et aux irrégularités de la langue. Ainsi les AC favorisent, avec une
compréhension globale ou sélective, la communication et particulièrement l’oral grâce à des
jeux de rôle et des simulations choisis en fonction d’authentiques situations de
communication.
En effet la clef de voûte des AC est l’utilisation de supports authentiques ; on insiste sur
l’apprentissage de la culture quotidienne, tout comme le SGAV, à la différence que la
civilisation est réintégrée particulièrement pour les niveaux avancés mais aussi pour les
débutants. Comme pour la lecture, on va d’une appréhension globale du sens vers une
approche sélective du sens.
Les AC doivent donc leur appellation à leur souplesse et à la priorité donnée à la
communication. Puisant dans les théories nouvelles des Sciences Humaines, particulièrement
de la psychologie et de la linguistique, elles se trouvent à un carrefour des disciplines : elles
évoluent et s’attachent à prendre en compte le meilleur de chacune d’elles afin d’ « enseigner
une compétence de communication en travaillant sur ses différentes composantes, enseigner
la langue dans sa dimension sociale, appréhender le discours dans une perspective globale et
privilégier le sens » (J.P. Cuq).
VI – 3 – Les approches communicatives dans Le Nouvel Espaces 3

Dans notre manuel, l’enseignement du français est perçu comme un moyen de développer
chez l’apprenant des compétences de communication, d’où la richesse pluridisciplinaire et
interculturelle des supports authentiques utilisés. On invite ainsi l’apprenant à mettre en place
toute une série de stratégies dans le but final de l’amener à s’exprimer dans des situations
réelles. Il ne suffit pas d’apprendre le français, il faut le parler !

VI – 4 – L’enseignement de la grammaire dans Le Nouvel Espaces 3 : une


méthodologie mixte singulière

Si notre manuel s’inscrit largement dans les AC, l’enseignement de la grammaire devrait y
être pragmatique. La grammaire devrait être découverte par le jeu et l’assimilation
inconsciente de la langue, notamment à travers des jeux de rôle.
Or ici l’enseignement de la grammaire n’est ni implicite, ni franchement pragmatique. On a
une double page, intitulée d’ailleurs « grammaire » avec, en dessous, le titre de la leçon
formulé non pas e façon pragmatique (type : être capable de…) mais avec le métalangage de
la grammaire traditionnelle. Sur les 15 Espaces Langue, grammaire, seul le dossier 5 tente
une grammaire pragmatique, et encore. Ainsi dans ce dossier avons-nous comme titre « le
discours indirect » et non « savoir rapporter une parole ». S’en suit une leçon puis des
exercices d’application, types structuraux. Cependant le dernier exercice est un jeu de rôle qui
vient fixer la notion de grammaire étudiée.
Sur la quatrième de couverture les auteurs disent pourtant que le manuel étudiera une
grammaire de texte tandis que la grammaire notionnelle sera étudiée dans le cahier de l’élève.
Il y a là encore un écart manifeste entre les intentions et la réalité de l’ouvrage.

VII – LA PREPARATION AU DELF DEUXIEME DEGRE : QUELLES REALITES ?

Notre manuel date de 1996, moment où l’échelle des « Niveaux communs de référence »se
met en place, cela aboutira, en 2001, au CECR. Les distinctions A2/A1 B2/B1 C2/C1
n’existent donc pas au moment de sa publication. Ainsi la formation certificative qui est
proposée, le DELF deuxième degré, dans Le Nouvel ESPACES 3n’existe plus aujourd’hui et
correspond approximativement au DELF B2 puisqu’à ce stade « l’utilisateur […] a acquis
un degré d’indépendance qui lui permet d’argumenter pour défendre son opinion, développer
son point de vue et négocier. A ce niveau, le candidat fait preuve d’aisance dans le discours
social et devient capable de corriger lui-même ses erreurs.

Ci-dessous les épreuves actuelles du DELF du niveau A1 au niveau C2


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Accueil > DELF Prim - DELF - DELF version junior -


Formation
DALF > Nature des épreuves
Nature des épreuves
DELF A1 - DELF A2 - DELF B1 - DELF B2 - DALF
Diplômes et tests

C1 - DALF C2
Note
Nature des épreuves : A1 Durée
Equivalence des diplômes (ENIC-NARIC) sur
DELF Prim - DELF - DELF junior - DALF
DELF scolaire Compréhension de l’oral
DILF Réponse à des questionnaires de compréhension
TCF portant sur trois ou quatre très courts documents 0 h 20
Abibac
enregistrés ayant trait à des situations de la vie
/ 25
OIB
quotidienne (deux écoutes).
environ
Durée maximale des documents : 3 mn

Programmes de mobilité
Compréhension des écrits
Réponse à des questionnaires de
Expertise et audit compréhension portant sur quatre
0 h 30 / 25
ou cinq documents écrits ayant trait
à des situations de la vie
Conférences et colloques
quotidienne.
Production écrite
> 0 h 30 / 25
Publications
Epreuve en deux parties :
- compléter une fiche, un formulaire
- rédiger des phrases simples (cartes postales,
messages, légendes…) sur des sujets de la vie quotidienne.

Ressources documentaires
Production orale
Epreuve en trois parties : 5 à 7 mn

Sites et portails
- entretien dirigé préparation : / 25
- échange d’informations 10 mn
- dialogue simulé.
Accueil de séminaires
Durée totale des épreuves collectives : 1 heure 20
* Note totale sur 100
* Seuil de réussite pour l’obtention du diplôme : 50 /100
* Note minimale requise par épreuve : 5 / 25
[ haut de page ]

Nature des épreuves : A2 Durée Note sur

Compréhension de l’oral
Réponse à des questionnaires de compréhension portant sur trois 0 h 25
ou quatre courts documents enregistrés ayant trait à des situations / 25
Nous contacter
de la vie quotidienne (deux écoutes). environ
Durée maximale des documents : 5 mn

Venir au CIEP Compréhension des écrits


Réponse à des questionnaires de compréhension portant sur trois
0 h 30 / 25
ou quatre courts documents écrits ayant trait à des situations de la
vie quotidienne.

Production écrite
Rédaction de deux brèves productions
écrites (lettre amicale ou message)
- décrire un événement ou des
0 h 45 / 25
expériences personnelles
- écrire pour inviter, remercier,
s’excuser, demander, informer,
féliciter…

Production orale
Epreuve en trois parties :
6 à 8 mn

- entretien dirigé préparation : / 25


10 mn
- échange d’informations
- dialogue simulé.

Durée totale des épreuves collectives : 1 heure 40


* Note totale sur 100.
* Seuil de réussite pour l’obtention du diplôme : 50/100
* Note minimale requise par épreuve : 5/25
[ haut de page ]

Note
Nature des épreuves : B1 Durée
sur

Compréhension de l’oral
Réponse à des questionnaires de compréhension portant
sur trois documents enregistrés (deux écoutes).
0 h 25 environ / 25
Durée maximale des documents : 6 mn

Compréhension des écrits


Réponse à des questionnaires de
Durée totale des épreuves collectives : 1 heure 45
* Note totale sur 100.
* Seuil de réussite pour l’obtention du diplôme : 50/100
* Note minimale requise par épreuve : 5/25
[ haut de page ]
Nature des épreuves : B2 Durée Note
sur

Compréhension de l’oral 0 h 30 environ


/ 25
Réponse à des questionnaires de compréhension portant
sur deux documentsenregistrés :
- interview, bulletin d’informations… (une seule écoute)
- exposé, conférence, discours, documentaire, émission de
radio ou télévisée (deux écoutes).
Durée maximale des documents : 8 mn

Compréhension des écrits 1 h / 25


Réponse à des questionnaires de
compréhension portant sur deux
documents écrits :
- texte à caractère informatif
concernant la France ou l’espace
francophone
- texte argumentatif.

Production écrite 1 h / 25
Prise de position personnelle
argumentée (contribution à un
débat, lettre formelle, article
critique)

Production orale 0 h 20 / 25
Présentation et défense d'un point environ
de vue à partir d'un court document préparation :
déclencheur. 0 h 30
Durée totale des épreuves collectives : 2 h 30
* Note totale sur 100.
* Seuil de réussite pour l’obtention du diplôme : 50/100
* Note minimale requise par épreuve : 5/25
[ haut de page ]

Nature des épreuves : C1 Durée Note


sur

Compréhension de l’oral 0 h 40 environ


/ 25
Réponse à des questionnaires de compréhension portant
sur des documents enregistrés :
- un document long (entretien, cours, conférence…) d’une
durée d’environ huit minutes (deux écoutes)
- plusieurs brefs documents radiodiffusés (flashs
d’informations, sondages, spots publicitaires…) (une
écoute).
Durée maximale des documents : 10 mn

Compréhension des écrits 0 h 50 / 25


Réponse à un questionnaire de
compréhension portant sur un texte
d’idées (littéraire ou journalistique),
de 1 500 à 2 000 mots.

Production écrite 2 h 30 / 25
Epreuve en deux parties :
- synthèse à partir de plusieurs
documents écrits d’une longueur
totale d’environ 1 000 mots
- essai argumenté à partir du
contenu des documents
2 domaines au choix du
candidat : lettres et sciences
humaines, sciences

Production orale 0 h 30 / 25
Exposé à partir de plusieurs préparation :
documents écrits, suivi d’une 1 h
discussion avec le jury.
2 domaines au choix du
candidat : lettres et sciences
humaines, sciences
Durée totale des épreuves collectives : 4 h 00
* Note totale sur 100.
* Seuil de réussite pour l’obtention du diplôme : 50/100
* Note minimale requise par épreuve : 5/25
[ haut de page ]

Nature des épreuves : C2 Durée Note sur

passation :
Compréhension et production orales / 50
0 h 30

Epreuve en trois parties : préparation :


1h

- compte rendu du contenu d’un


document sonore (deux écoutes)
- développement personnel à partir de la
problématique exposée dans le
document
- débat avec le jury.
2 domaines au choix du candidat :
lettres et sciences humaines, sciences

Compréhension et production écrites


Production d’un texte structuré (article,

CONCLUSION

Je terminerai l’analyse de ce manuel par quelques réticences. Le Nouvel Espaces part d’un
bon sentiment : posant le postulat que pour apprendre une langue il faut la parler, et que pour
la parler il faut être en situation de communication, les auteurs ont fait le choix d’une
méthodologie communicative basée sur l’actualité des Français. Or rien n’est aussi éphémère
que l’actualité. Cela se ressent plus ou moins fortement selon la thématique des dossiers.
Ainsi dans le dossier 6 sur « La Rencontre Amoureuse » le vecteur moderne d’amour est le
minitel (publicité pour un 36 15), alors qu’aujourd’hui on drague avec des SMS ou sur la
toile. Aujourd’hui tous les jeunes sont équipés d’un téléphone portable et d’outils
informatique, il faut donc former aux nouveaux codes langagiers qui se développent, pour
éviter qu’un apprenant ne sache pas quoi répondre à ce message : « G oublié 2 te demander si
T OQP ? ».
Le dossier 15 « Génération TGV » qui évoque les prouesses technologiques de la France,
n’aborde pas la technologie d’Airbus qui, en collaboration avec l’Allemagne, a quand même
mis au point et développé le plus gros avion de ligne du monde avec l’A380.
Mais le dossier le plus dépassé aujourd’hui est le dossier 12 « De Gauche à Droite ». On y
évoque la politique française d’il y a 15 ans avec des partis qui n’existent plus (le RPR, la
LCR) et sans ceux qui viennent d’émerger (le NPA, l’UMP, Génération Ecologie). Le mandat
présidentiel est encore un septennat et son passage au quinquennat est présenté comme une
suggestion de Lionel Jospin !
Enfin les auteurs ont parfois du mal à conserver leur ligne méthodologique.

L’utilisation de ce manuel demande donc à l’enseignant d’être très à l’aise avec l’actualité
française afin qu’il soit en mesure de recadrer les informations erronées voire de réactualiser
certains dossiers. La progression étant thématique c’est à lui qu’incombera la tâche de créer
éventuellement un ou des dossiers complémentaires. Dans ce cas l’enseignant doit être
capable de faire preuve de créativité et de recherche. C’est néanmoins un compris efficace
entre une méthodologie communicative et un outil de préparation au DELF B2 puisque
certaines pages sont ni plus ni moins que du bachotage.
Enfin je pense que ce manuel au coût modeste (environ 12,50 €) remplit sa fonction d’aide à
l’apprenant dans la mesure où tout en tenant compte des progrès en didactique et des
approches communicatives, il conserve une structure rigoureuse.

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