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MICHEL GAMBIN

quelques COMMUNICATIONS RECENTES (2000 – 2009)

Conférence Coulomb
Paris, 4 juin 2010
Comité Français de Mécanique des Sols et de Géotechnique (CFMS)
SOMMAIRE

1. Eoliennes et module d’Young 3


Michel Gambin
Note Technique, 26 novembre 2009

2. Réminiscences 8
Michel Gambin & Roger Frank
ISSMGE Bulletin: Volume 3, Issue 2, March, 2009

3. In the pursuit of a myth 12


Michel Gambin
The 3rd International Conference on Site Characterisation, Taipei, 2008

4. Pour l’enseignement de l’histoire et de la géotechnique 15


Michel Gambin & Jean-Pierre Magnan
Congrès International sur la Formation en Géotechnique, Sinaïa, 2000
NOTE TECHNIQUE (26 novembre2009)

Eoliennes et module d’Young


Michel Gambin

Au cours de la réunion technique du CFMS sur les éoliennes j'avais promis de faire parvenir au CFMS
une Note Technique sur le "Module d'Young" : la voici.

Je souhaiterais que cette note reçoive une grande diffusion au sein du CFMS, car comme le dit Olivier
Combarieu : " L'erreur provient du fait qu'on applique aux sols des modèles de calcul par élément finis
développés pour des matériaux pour lesquels la théorie de l'élasticité est tout à fait acceptable" .Il
ajoute : "Maintenant, en France, on ne maîtrise plus la situation et je crois que cela mériterait au
niveau national une réflexion d'envergure. Je suis très surpris de voir que, au sein de certains Projets
Nationaux, dans les travaux présentés par des participants, les sols compressibles sont caractérisés
par un module d'Young et un coefficient de Poisson ! "

Ne devrions nous pas ouvrir un "libre débat" sur le sujet, en lançant une "tribune" sur le site Internet
du CFMS (une nouvelle rubrique apparaîtrait dans la liste de gauche - "roster" en américain - de la
page d'accueil de notre site) qui serait amorcée par ce texte et un commentaire d'Olivier Combarieu ?

Au cours de la réunion technique du CFMS du 20 octobre 2009 sur les éoliennes, plusieurs
conférenciers ont insisté sur le rôle du « module d’Young » dans le projet de fondation des
éoliennes pour respecter les règles industrielles des fournisseurs des appareils.

Or si je me réfère à la communication exhaustive d’Olivier Combarieu sur « L’usage des


modules de déformation en géotechnique » parue dans la Revue Française de Géotechnique
N° 114 du 1er trimestre 2006, je n’y voit jamais apparaître l’expression « module d’Young » !

C’est que, malgré les quelques références au « module d’Young » dans l’Eurocode 7 i, le
module d’Young n’a pas de sens intrinsèque !

Reprenons la figure 5.6 du cours de G. Philipponnat & B. Hubert sur « Fondations et ouvrages
en terre » (Eyrolles, 2001, 2ème tirage de 2002 ii), l’ouvrage en français le plus récent sur notre
sujet. Cette figure exprime la relation entre σ, la contrainte principale majeure appliquée à un
échantillon cylindrique soumis à un essai triaxial et ε, la déformation relative (dh/h) qui en
résulte.

-3-
Sur cette figure on met en évidence qu’il existe sur un seul échantillon une infinité de
« modules de déformation » :
- des modules tangents, pente des droites de type (1), variables en tout point de la
courbe
- un module à l’origine Eo , pente de la droite (2)
- des modules sécants entre les 2 points A & B, pente des droites de type (3)
- et des modules entre l’origine O des coordonnées et tous les points A sur la
courbe.

Quand l’abscisse du point A est la moitié de la contrainte de rupture, on a le fameux E50 des
programmes PLAXIS.

Même dans l’hypothèse où le sol se comporterait comme un matériau parfaitement élastique,


linéaire et donc réversible, la grandeur "module de déformation" n'est pas une grandeur
évidente, sa définition n'étant connue qu'à l'échelle d'un élément cubique infinitésimal

εx = 1/E [σx - ν (σy + σz)]


et les 2 autres formules associées donnant εy et εz.

Le passage à un sol de fondation soumis à un chargement est toujours risqué, en raison :


- de la variabilité des caractéristiques mécaniques du sol étudié,
- d’une certaine méconnaissance de la répartition des contraintes dans le sol
- de la non linéarité des déformations en fonction des contraintes et
- du phénomène de dilatance.
Le dernier point a son importance, car les 3 formules données ci-dessus n’entraînent qu’une
seule propriété : la déformation des solides n’est provoquée que par les seules contraintes
normales.

Or, dans les sols, c’est le cisaillement qui est à l’origine d’une grande partie des tassements.

La première communication sur ce sujet est celle de Roscoe, K.H., Schofield, A.N. et Wroth,
C.P. : On the Yielding of Soils, dans Géotechnique Volume 8, Issue No.1, p.22-53, 1958.

-4-
C’est D. J. Henkel (Géotechnique, Vol. 9, No.3 p.119-135, 1959) qui avait fait la synthèse sur
la possibilité d’exprimer les déformations supplémentaires (dilatance ou contractance) à partir
du cisaillement octaédrique τoct (toujours sur un élément infinitésimal), dont le carré vaut
théoriquement

(1/9) [(σ1 – σ2 )2 + (σ2 – σ3 )2 + (σ3 – σ1 )2 ]

et où les σi sont les contraintes principales appliquées au petit cube iii.

Ainsi l'étude analytique fine est-elle stérile et seule l'étude synthétique globale apporte une
réponse pragmatique au géotechnicien.

Revenons donc maintenant au concret : quand on me demande quel serait le module


traditionnel du sol, je dis simplement
« Observez le tassement s de la fondation ou calculez son tassement par une méthode sûre
et, par une analyse en retour, déduisez EY de la formule du mathématicien Boussinesq pour la
même fondation

s = Cf [(1- ν2)/ EY ] B q

où s a été calculé ou observé, et Cf , B et q sont connus ».

J’avais été satisfait de constater qu’Olivier Combarieu utilise la même démarche dans son
article dans la RFG N°114 de novembre 2006, p.22, avec une variante : au lieu de la formule
de Boussinesq, il prend la formule présentée par Giroud pour ses tables de 1972-73, laquelle
intègre le facteur de Steinbrenner.

Je rappelle que c’est de cette façon que le « coefficient de raideur » ou « module de réaction »
du sol (supposé constant pour une largeur du semelle donnée) est calculé quand on traite des
déformations des poutres sur sol élastique, à partir des résultats des essais pressiométriques
(Apagéo, Brochure dite « D 60 », § 4.9, p. 53-54, mise à jour de 1998 pour être en conformité
avec l’Eurocode 7).

Il nous reste encore deux « modules » à étudier,

- le « module oedométrique » qui est une invention française, car pour les
promoteurs de l’essai oedométrique, le seul paramètre relativement constant dans
les plages de pression des ouvrages de génie civil, c’est l’indice de compression
Cc mesuré sur les graphiques de l’essais en coordonnées semi-logarithmiques, et

- le module pressiométrique Ménard EM dont l’utilisation pour l’estimation des


tassements a été étudié de 1960 à 1965.

En ce qui concerne le « module oedométrique iv » ou mieux Cc, son utilisation (dans une
formule logarithmique impliquant Cc) pour estimer le tassement de semelles de dimensions
variables, donc sujettes à des tassements différentiels non négligeables, est limitée aux
couches peu épaisses, et drainées sur au moins une face, à moins d’opter pour une fondation
profonde.

-5-
En ce qui concerne le « module pressiométrique »v, son utilisation fait intervenir plus de
paramètres que les formules de Boussinesq ou de Giroud vi, car la formule de l’estimation du
tassement de Ménard intègre les recherches expérimentales des Professeurs Terzaghi et Peck
avec lesquels il avait travaillé 1 an et demi en 1955 - 1957. C’est l’ensemble des phénomènes
pris en compte par ces recherches qui sont exprimés par le coefficient de structure α, et
donnent à sa formule une grande fiabilité, à condition que les essais pressiométriques soient
réalisés correctement !

Je conseille toujours de revenir aux sources et de relire l'article de Ménard et Rousseau dans
Sols-Soils N°1 (juin 1962). Avant de le lire, on doit se rappeler que Louis avait déjà écrit sa
communication pour le Congrès International de Paris (1961) où il expose ses vues sur le
module de déformation E, une fonction décroissante de l'intensité de la contrainte. Et quand
on lit ce premier numéro de Sols-Soils, on est étonné que chaque mot compte, chaque figure
est novatrice ... et qu’on dénombre au moins 4 modules différents :

- E, le module pressiométrique Ménard, ou module « pseudo-élastique »


- Eε , le module de micro-déformations , le seul véritablement « élastique »
- Ea , le module « cyclique » (appelé, à tort, module alterné dans la
communication) et
- E+, un module très voisin du « module oedométrique ».
Foin des corrélations hasardeuses : si vous voulez obtenir un « module d’Young » équivalent
pour votre fondation, utilisez l’une des 2 méthodes pratiques données ci-dessus. Mais
n’oubliez pas que vous serez amenés à travailler par approximations successives, puisque la
largeur de la fondation est un paramètre des formules, d’autant plus que d’après les règles de
construction des industriels fournissant le matériel, vous risquez de devoir modifier votre
projet selon que « EY» est inférieur à 15 MPa, compris entre 15 et 50 MPa ou supérieur à 50
MPa.

Peut-on terminer en citant mon Professeur Jean Kérisel qui écrivait dans son Traité de
mécanique des sols publié en 1956 avec le Prof A. Caquot (Gauthiers-Villars éditeur), p.129 :
« Aussi bien pour les sables que pour les argiles, il n’y a pas de module d’Young invariant ».

i
Dans l’Eurocode 7-1, traduit en français dans la norme AFNOR NF EN 1997-1 de juin 2005, on lit au

§ 3.3 Evaluation des paramètres géotechniques, que

- pour le sol on mesure une raideur du sol (§ 3.3.7). Ce terme de « raideur » traduit le mot anglais
« stiffness » de sens beaucoup plus général puisqu’il signifie l’« élasticité » en géotechnique.

- et pour la qualité et propriété des roches (§3.3.8), très exactement au § 3.3.8.2 « Résistance en
compression simple et en déformabilité des matériaux rocheux » on recommande de préciser
l’influence de la méthode de détermination du module d’Young et le(s) niveau(x) de la contrainte
axiale pour le(s)quel(s) il est(sont) déterminé(s)

Enfin, dans l’Annexe F, qui est seulement « informative », et relative aux « Exemples de méthodes
d’évaluation du tassement », après une méthode en « contraintes et déformations » donnée en F.1,
qui nécessite l’emploi de logiciels, il est proposé une « Méthode élastique ajustée » en F.2 où le
tassement s est donné par

-6-
s = p b f /Em

dans laquelle : Em est le module d’élasticité


et f un coefficient de tassement qui, en sus de la forme et des dimensions de la
surface de la fondation, inclut « la variation de la raideur avec la profondeur », l’épaisseur de la
couche compressible, le coefficient de Poisson et la répartition de la pression de contact.

Quatre garde-fous sont donnés au sujet de cette méthode, dont les 2 suivants :
- « quand on ne connaît pas de valeurs de tassements utilisables », la « valeur de calcul » du module
d’Young drainé Em peut être estimée à partir de résultats d’essais in situ ou au laboratoire.
- il convient d’utiliser cette méthode seulement « quand la relation contrainte-tassement du sol peut
être supposée linéaire », - ce qui n’est généralement pas le cas -.

On remarquera enfin que dans la norme dite « d’application nationale », NF EN 1997-1/NA (ou P94
251-1/NA) de juin 2006, il n’est pas fait mention de “module dYoung”.
ii
Car le premier tirage avait une coquille en page 192. On y lisait Eoed = α . EM, au lieu de
Eoed = EM / α
iii
On trouvait une bonne présentation sur ce sujet dans le manuel "Principles of Soil Mechanics" par
Ron Scott, 1963 (chapitre 6). Il y a sans doute mieux maintenant.
iv
Calculé pour trois contraintes principales en compression de valeurs très voisines, Eoed peut
s ‘exprimer en fonction de E (essai triaxial drainé) dans un matériau qui serait strictement élastique
par
E = Eoed [(1 + ν)(1 - 2ν) / (1 – ν)]

soit pour un coefficient de Poisson (en conditions drainées) ν = 0,3 :


E = 0,74 Eoed .
v
Le module pressiométrique EM est calculé à partir de l’expansion radiale Δr de la paroi d’un forage
de rayon r sous l’effet d’une pression p croissant par paliers dans la phase « pseudo-élastique » de
réponse du sol à l’aide des 2 formules ci-dessous

Δr/r = [1/2G] Δp

EM = 2,66 G

Cette deuxième formule n’exprimant qu’une application numérique de la formule générale


E = 2(1 + ν) G, dans laquelle le coefficient de Poisson a une valeur conventionnelle de 0,33.
La phase pseudo élastique durant l’essai pressiométrique correspondant à des déformations relatives
-3 -2
du sol à la paroi du forage de l’ordre de 10 à 10 , la valeur de EM est, quant à elle, bien entendu,
unique. Réalité qui peut conduire à confusion, en raison de la multiplicité des autres « modules »
précédemment définis.
vi
Le facteur de Steinbrenner fait également partie de la fonction λ d (L/B).

-7-
ISSMGE Bulletin: Volume 3, Issue 2 Page 12

Reminiscences - II

Monsieur Michel (Mike) Gambin, France.


Interviewer: Roger Frank, Ecole des Ponts ParisTech (ENPC) and Vice President (Europe), ISSMGE (Email: frank@cermes.enpc.fr)

Personal history of Mike: Civil Engineer (ENPC, 1954) MA (Harvard, 1955).


Born 2 Dec. 1930.
EDUCATION: Lycée Janson de Sailly, Paris (1936 – 1951), ENPC, Harvard.
CAREER: Director Les Pressiomètres Ménard (1958 – 1962), Director Techniques Louis
Ménard (1962 – 1978), Division Head Solétanche (1982 – 1992), Adviser Apagéo (1992
to date).
PUBLICATIONS: more than 200 papers on in situ testing, PMT, Dynamic Compaction,
vibrations in soils, soil liquefaction, etc.
E-MAIL: mgambin@magic.fr

Frank: Dear Mike, we thought that as your education was completed more than 50 years ago in several countries, France, UK and
USA, and that you have worked all over the world, you could bring an unusual perspective to the Geotechnical community. This
interview will be a stone in the arch of your Golden Jubilee.

Mike: Yes, I did receive my education from some famous Engineers. Jean Kérisel who was President of the ISSMFE from 1973-1977
was my teacher at ENPC in Paris (1952-1953). Secondly I studied with Arthur Casagrande and Karl Terzaghi at the Graduate School of
Arts and Sciences Harvard University where I was the recipient of the Augustus Clifford Tower Fellowship for the year 1954-1955. I
was also granted a partial enrollment at MIT where I received additional lectures from two distinguished teachers, namely Prof. D.
W. Taylor in Soil Mechanics and T. W. Lamb on clay mineralogy. I was also trained in the UK with the contracting firm McAlpine in
1953 working on the foundations of Broms Hall II Power Station near Birmingham and, at Easter 1954, I visited Egypt, landing at
Alexandria from a Lloyd-Triestino regular steamer to visit Aswan Dam III under construction some years before the High Dam started.
Nowadays young students get scholarships to foreign countries very easily, and fly everywhere. In 1954, I reached New York City on
SS Ile-de-France and the trip back to my home country in 1955 was on the brand new MS United-States.
Casagrande and Terzaghi I still remember well, both were great men. Casagrande was a marvellous teacher: every student easily
understood his courses and his English was good. He would often refer to the experiences gained from his German colleagues before
WWII and to the theories of Prandtl, Hvorslev and others. His course on pore pressures and sand liquefaction was unforgettable.

Karl Terzaghi was teaching Engineering Geology which included site investigation. He was presenting his own expertise from dam
sites all across the world. He also talked about SPT and CPT and explained how the cone penetration test results could be improved
by various unusual techniques, such as slurry flushed upward above the tip.

His English was awful and I had to give my notes to my classmates for them to get a better understanding. What surprised me most
was the following advice: “Do not buy my book on Theoretical Soil Mechanics; what you really need to know is in my second book
written with Prof. Peck”. He would also say “These days, I spend more time and effort preventing design engineers using my theories
wrongly, especially that on the consolidation of thin normally consolidated clay layers, than I do on new research work”. I never
asked Harry Seed (class of 1947-1948) or Jim Mitchell (class of 1952-1953) if they remembered he had said so in years before. These
statements, however, are supported by a personal communication from Prof. Peck to the authors of a Technical Note in Volume XXXII
of “Géotechnique” (December 1982): “[Terzaghi] was not, as he was the first to admit, a theorist beyond the extent that seemed
necessary to understand the behaviour of earth material. (…) It might well be that, in Vienna, when Frölich and Terzaghi were
cooperating on their book, Terzaghi was more than happy to let Frölich elaborate on and manipulate the theory as much as he
desired”.

Frank: You then spent 30 months in the French Army for your National Service, being, during the last year, a Lieutenant in the
Corps of Engineers, partially acting as an instructor at the French Army School of Engineers in Angers. What then ?

Mike: I had been contacted by Prof. Kérisel to work with him at his newly opened Consulting Firm Simecsol in Paris, but the
shareholders of the recently incorporated company Les Pressiomètres Louis Ménard convinced me to join my younger ENPC classmate
Louis Ménard who had yet to perform his military service. In this way my professional life started and I am still in the same business,
more than 50 years later.

After his initial military training period, Louis got a good position with my help at the Army Fortification and Building Design Office in
Paris for the rest of his 30 months obligations and we could meet every day to run the company.

I knew about the patent that Louis had been granted for a new instrument to test the soil by borehole expansion, his pressuremeter,
but I had never seen the equipment. As a man of vision, in the draft of the patent he had said: “the equipment is used to
characterize the ground by a bearing factor” (see the facsimile of the handwritten draft in ISP5, Volume 2, p.55, lines 5 & 6 of the
introduction). This is what he demonstrated as early as 1962.

-8-
ISSMGE Bulletin: Volume 3, Issue 2 Page 13

Reminiscences (continued)

I found him drilling holes – 60 mm in diameter - with a hand auger up to 10 metres depth to insert his rubber clad pressuremeter
probe, and that by hand too. We soon started developing a drilling technique involving mud circulation to create a non-caving cavity
to perform pressuremeter tests (PMT) in loose sandy soils below water table. We tested the technique at various locations using
portable hand pumps as for plant treatment in gardens. We also tested larger probes in larger holes but we then got too many bursts.
After that, we started using conventional drill rigs with drag bits and also compressed air drifters since our aim was not to retrieve
core samples before testing but to get a borehole wall as intact as possible in all types of ground. I had to educate young farmers to
become drillers and pressuremeter operators. The fact that I had enlisted as a private in the Army helped me a lot. I had learnt how
to control men and equipment. We had more and more clients for site investigations with PMTs, mostly brought by the same
shareholders, since they had good contacts with the Paris Ministry of Public Works, with architects and with contractors.

At the same time as we improved the testing techniques, we had to develop the derivation of the parameters, the E-modulus,
derived from a G-modulus and now called EM and the limit pressure pLM. Then the theory behind these parameters had to be refined,
and the method of using these results in foundation design to be worked out. Louis Ménard’s main concern was to develop a
foundation design based on allowable differential settlement between footings by following the advice of Prof. Terzaghi (as in Article
54 of his book with Prof. Peck) and using the results of our tests.

For this reason the first papers were written on “the E-modulus as a function of the stress or strain level” (Paris 5th ICSMFE, 1961)
and “Settlements, New Trends” (Sols-Soils, 1962). They incorporated the decline (the American Geotechnical Engineers would say:
degradation) of EM as a function of strain level (with the first diagram of that sort in the geotechnical literature) and the importance
of the shear effect on the settlement of footings on relatively homogeneous soils. Unfortunately, these papers were written in
French and were barely noticed in the Anglo-Saxon world. Still, it was the start of a new vision of soil “elasticity”.

We undertook a large number of full scale vertical bearing capacity and settlement tests on shallow footings and piles in the
basement of our newly built office building at our Centre d’Etudes Géotechniques near Paris, using its huge specially designed beams
to provide the required reaction. The whole building would hiss each time the ultimate load was reached. Then papers on “bearing
capacity at failure from PMT” were published (Montreal 6th ICSMFE, 1965) where the replacement was proposed of the Terzaghi
bearing capacity equation by one involving (1) the soil reaction to borehole expansion as defined by pLM and (2) a “relative depth”
concept. A paper on the “Settlement of piles” (Sols-Soils No.7) followed based on a totally new concept far from that of Gorbunov-
Posadov.

Geotechnical Engineering was greatly changed. Not only were clients flocking into our offices but Engineers from all over the world
came to listen to us. Prof. J. Schmertmann probably wrote his paper on settlement prediction from CPT results after his meeting
with Louis in the late 1960s. Nevertheless, old habits remained and only a few adopted our views, which were before their time.
At this time we submitted geotechnical reports based on the results of PMTs to design most of the underpasses and overpasses of the
well-known Boulevard Périphérique of Paris, the riverside Voie Express Georges Pompidou, and the A1, A7, A10, A11, A13 motorways
radiating from Paris. Our partners did the same in the other regions of France. Among them, the network of the LPC (our FHWA), was
very active. They undertook research work, either on theoretical points or on more load tests on prototype foundations. You will
remember, Roger, your PhD work at that time on modelling pile settlements and its further developments.

Frank: Your team was one of the first to undertake full scale horizontal loading tests on piles and on sheet piles ?

Mike: Yes we were. After a first series of lateral loading tests on piles performed in the quicksands of Mont St. Michel Bay by Louis
Ménard, a second series was undertaken at the Centre d’Etudes, and completed by tests in Japan by Dr. H. Mori. That was only a few
years after Ken Roscoe had said “[at that time] Soil Mechanics theories did not contain any mention of displacement, except for
vertical settlement. Presumably the designer was meant to assume that the foundation did not move until the soil failed and then
the movements were catastrophic”. The research work on the application of the results of PMTs to the design of laterally loaded
structures lasted until the late 1960s with several papers, among them “Lateral loading of short piers” and ”Lateral loading of
flexible piles”. The “Design of Sheet Pile Walls” followed involving new computer programs developed by our team.

Frank: In the same time you became busy at sea ?

Mike: Yes, in the mid 1960s Insurance experts started to ask us to check the security of exploratory jack-up drilling barges at sea for
the oil industry. The soil response to a pressuremeter test was very similar to the soil response under each jack-up barge spud leg
when the whole barge is ballasted so long as each leg is forced down in turn to refusal. I remember that once we predicted a spud
depth penetration below mud line, not knowing the platform was of a new design where the 4 legs are pushed together. Further, the
barge was tugged to its location as the monsoon was starting. The soil liquefied simultaneously under all the spuds due to the effect
of the ocean swell and the oil company had to return the barge to port, and wait for the next dry season.

For that sort of soil investigation, we developed a hydraulic vibro-hammer which could drive the PMT probe deep enough below the
spud depth penetration and could easily work from any ship. We also used the pressuremeter for many other types of off-shore jobs:
not only for oil production platforms in the Mediterranean Sea, the Arabian Gulf, or the South-East Asian Seas, but also for floating-
storage-and-offloading buoy anchors. The vertical forces on these piles and the tractive efforts on the anchors is up to ten times that
which we find on land. Dimensions are according, i.e. piles of 2 metres and more in diameter. Soil liquefaction could occasionally
occur. Off-shore Tunisia a pile designed for an embedment of 45 m sank in seconds to 100 m below mud line. In the Macassar Strait
the owner followed our recommendation. He stopped driving piles at the recommended depth and without observing refusal. Next
month, none of the piles would move when re-driven.

-9-
ISSMGE Bulletin: Volume 3, Issue 2 Page 14

Reminiscences (continued)

In 1969 I was also involved in the design of one of the first submarine off-shore oil reservoir in the Trucial States – now the United
Arab Emirates. Not a single private automobile on land but one traffic light. To cross the creek, you had to whistle the ferryman.
Then, we slept on the floating pontoon in portacabins. One night, a strong gale arose, the anchors and the electric generator failed
and then no radio. We finished stranded along the Sir Bu Nu’air Island, a territory claimed by Iran… Next afternoon, a search boat
found us.

Piers for bridges crossing straits can also raise problems. I remember arriving at the Messina Strait in 1969: “- Where is the platform
?”, “ – Oh, my gosh, it has disappeared !”. It was a monopod platform resting in 100 m of water and tied by 12 anchors. One failed
and the monopod crashed to the sea bottom. We returned a few months later for PMTs up to 160 m depth under a 4 leg platform.
The bridge is not yet constructed, but it is now designed for piers on land.

I must say, each off-shore site investigation was a real adventure.

Frank: Coming back to land, what about Dynamic Compaction ?

Mike: This is another series of patents of Louis Ménard’s, which might have been based on two Soviet processes, one to treat loess
where you tamp the soil with a heavy pounder and the other to densify thick layers of granular fills below water level – as sea dikes –
by using explosives. The second method had been tried during the construction of Franklin Dam in the USA in the 1930s but with no
follow up. The secret was to have discrete tamping points on the ground surface and to tamp a defined number of blows at each
spot. Prints can be more than 2 metres deep, the car gives the scale of the prints on the photograph. Densification is not just
obtained by compression, but more by the shear effect, a point which is not always understood. Success came immediately because
Louis checked the resulting improvement by using his pressuremeter. Had he not be able to, it would have taken years before
international recognition. Dynamic compaction is mostly aimed at increasing the EM yielded by PMTs. Bearing capacity at failure can
also be increased but generally at a lesser rate. CPT is not a suitable tool for that sort of quality control, since it only yields a failure
parameter qc. Further, when the soil went through a liquefaction phase, liquefaction may re-appear and qc dramatically decrease
during acceptance tests.

I designed many big jobs in France and around the world: the new air-strip at Nice on French Riviera, on crushed rock, the first phase
of the new Changi Airport at Singapore on sand fill over marine clay, new ship-building yards in Sweden, Nigeria, Iran, etc. Also the
soil treatment for large factories or warehouses in Sweden again, in Bangladesh, Indonesia, Korea, mainland China, etc. I was
involved in the design and construction of the Chek Lap Kok airport of Hong-Kong, and various dams foundation in Mexico, Thailand,
etc. I remember having to design a soil improvement scheme in South-East Asia based on a soil report submitted by a Western firm.
Identification parameters were fine, except everyone forgot about quoting bulk density. The first time I visited the site I was
horrified for it was pumice and we never could have achieved the expected EM. However, the owner was so satisfied that I worked
for him as a consulting engineer on many other big projects.

Frank: What about your experience as a Managing Director overseas ?

Mike: In the mid-seventies I was in charge of Ménard Techniques Ltd, in Aylesbury, North-West of London and I designed several
dynamic compaction jobs over old fills for new roads projects around London. I was helped by Malcolm Puller and Turlough Bamber.
We had Joint Venture agreements with Cementation Piling and GKN who later bought up Keller. In the late seventies, especially
after the untimely death of Louis Ménard, I managed Ménard Inc. in Pittsburgh, at that time the heart of soil improvement, with the
head offices of Vibroflotation Inc. and Hayward-Baker Inc., which later was also bought by GKN-Keller. There, Techniques Louis
Ménard Company had a joint venture with Elio D’Appolonia Inc. and we got much support from his son David. I undertook 3 jobs then,
one in Santa Cruz south of San Francisco for the State of California, one east of Chicago along Lake Erie for a large tank farm and one
in Baltimore, all based on the experience of a first job in Jacksonville, Florida. American Engineers did not waste time and started
imitating us, initially for densification of old fills on FHWA projects. Now, several big American firms offer this method which has
become public property.

Frank: Mike, I think that during all these years you always had extra-curricular activities ?

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ISSMGE Bulletin: Volume 3, Issue 2 Page 15

Reminiscences (continued)

Mike: You are right, Roger. Already, at high school, I was editing a weekly newspaper Le Lycéen on mimeographed sheets and which
included an editorial, detective stories, games, a movie chronicle, etc. Some years later I was involved in many student associations.
This is how I was in the French delegation invited by Frei Universität Berlin in 1951 to counterbalance the gigantic World Peace Youth
Meeting organized by the USSR in Berlin. There I was really impressed by the power of the USSR and decided to learn more about it.
This is why I learned Russian during my military service, which helped me much later to win a court case for patent infringement as a
defendant, since the patent method on which the plaintiff based his action was partially described in the Soviet Geotechnical
Magazine the year before his patent application.

I was an active member of the UGE, the French Engineering Students Association, and I represented the UGE at the first meeting of
the European Federation of Engineering Students in 1953 in Ghent. I rapidly became Vice-President of the Paris Division of the
Mutuelle Nationale des Etudiants de France (MNEF) which was running the social security for students and later I became Secretary
General at the national level of the MNEF.

I don’t know whether my involvement in the editing and publication of Sols-Soils magazine from 1962 to 1980 can be considered as
extra-curricular or not. The 35 issues not only contained prominent papers either in French or in English on Geotechnical Engineering
but also included abridged translations of papers published in German, Russian and even Japanese.
The same question occurs with my introducing an additional Working Group (No.5) to CEN TC341 to write the EN ISO Standards on
Expansion Tests in Boreholes, which naturally includes the Ménard pressuremeter test.

During all my years of demanding professional activity from 1958 to 1992, I could not commit myself to participate in associations on
a voluntary basis. We could simply entertain friends and clients in our flat overlooking the River Seine on the Isle Saint-Louis. Among
many others, delegates of Japan, USSR and China would often visit me.

Frank: Now, what about your involvement within ISSMGE ?

Mike: As I said, my activities would not permit any large commitment to any type of Association or Learned Society. However, as
early as 1987 I initiated a European Regional Technical Committee No.4 on Pressuremeters which produced a report for the European
Conference held in Florence in 1991. This Committee became ISSMGE Technical Committee No. 27 (see the photo) which produced
another report for the first International Conference on Site Characterisation in Atlanta (1998). TC 27 was merged with TC 16 which
thus became devoted to all types of in situ testing. I was a member of TC 16 until 2001, and I remain a friend.
From 1998 to 2002, I was Vice President of CFMS, the French Geotechnical Society and from 2001 to 2005 I was an appointed member
of the ISSMGE Board.

Being a francophone Engineer, I thought it my duty to transfer our Geotechnical knowledge to our friends in Africa and to some
other, more isolated places, I am thinking of Haïti for instance. So, with the help of the newly formed CFMS Committee for a
Francophone Cooperation, which included academics and engineers from Belgium, Switzerland and Canada, we collected the
addresses of francophone higher education establishments overseas. The first Francophone Geotechnical Libraries partially funded by
ISSMGE were distributed during a first meeting held in Marrakech, Morocco, in September 1996. In the meantime I had started to
translate the “ISSMFE News” and mail it. Then from December 1995 on, I edited, with the financial help of ISSMGE, a quarterly
Lettre de la Géotechnique which is still in existence and now posted on the ISSMGE website. After that, I thought it necessary to set
up an ISSMGE Member Society representing the French speaking African Geotechnical Engineers and Academics: the CTGA or Trans-
national African Geotechnical Society which gathers those dwelling in the 20 African francophone countries - excluding the 3 North
African ones who have their own Society. Finally, in 1998, with the help of my former college ENPC, and with you, Roger, I set up a
yearly 3-week program of Continuing Education for African Engineers, held in Paris. Along the same line, I tried to bring francophone
lecturers to the Annual General Meetings of the CTGA to help the development of sound geotechnical engineering in Africa.

Frank: And in conclusion ?

Mike: My task, I think, will last as long as my life. It is difficult for me to see that the message from Louis Ménard dating back to the
early 1960s has not yet been accepted by the whole Geotechnical Community, although the number of instruments sold has now
passed the 1000 mark. Sometimes, I hear “what is new with foundation design using PMT ?”. The answer is “The whole basis was set
up in the 1960s and only refinements can be worked on”. A few books were devoted to the pressuremeter and its use in design, but
none of them really stressed the basis on which Louis Ménard developed his 2 simple equations on soil displacement and soil failure
under load based on PMT results. Even now, teachers and students are still much too happy to work on mathematical theories they
enjoyed so much during their college years and forget about the reality of soil. Use of more and more effective computer software
makes them think that soil behaviour is in the memory of their electronic devices. I was very puzzled when I saw the cover of an
ASCE magazine on student theses showing a young student in front of a computer key-board !

Last year I wrote a paper on the fallacy of the Terzaghi (or Frölich ?) equation for footing bearing capacity (ISC‘3). This was already
implied in the Terzaghi and Peck book, page.420-422 (1948 edition). Since 1994, J.-L. Briaud has worked on this subject and has
reached the same conclusion. This year or next year, health permitting, I shall write a paper on “Settlement and shear”. For the
first International Conference on Education in Geotechnical Engineering, in 2000, I have written a paper on the history of defunct
Soil Mechanics theories. I would like the theories of the first half of the 20th Century to be at least limited to their own region of
application and, better, superseded by newer concepts in these days of sustainable development.

-11-
THE 3rd INTERNATIONAL CONFERENCE ON SITE CHARACTERISATION, TAIPEI, 2008

In the pursuit of a myth


M. Gambin
Apagéo, Magny les Hameaux, France

ABSTRACT: This paper gives the views of a Senior Geotechnical Engineer on the compared “rigor” of the
design of foundations based either on lab tests results or on in situ tests.

1 INTRODUCTION ground is incompressible and has no weight, except


as an overburden.
By using the Rankine earth pressure theory and
I am always surprised when I read : "All new proce- rotating the wall 90°, Prandtl (1920 & 1921) could
dures for foundation design using in situ tests results give the total load leading to failure for the unit
are shown to perform well and often better than length of a strip footing with a width B, exhibiting a
more rigorous approaches based on lab tests” (un- rough base and resting on a cohesive material as:
disclosed authors, 2001). Are these methods based
on lab tests so “rigorous” indeed ? Don’t they exhi- Ql = B c Nc (1)
bit some shortcomings ? It is what I shall investi- Later Reissner (1923) gave the differential equa-
gate. tions which rule the influence of the overburden on
The reason for this belief of a rigorous nature the bearing capacity of a strip footing at a depth D
granted to the academic approach of foundation de- as:
sign is certainly due to the way physics, and geo-
technical engineering as well, are taught. Principles Ql’ = B γD Nq (2)
and theories are delivered by professors in a straight- Finally, an estimation of the third term was pro-
forward way since they have to be considered as the posed by Terzaghi himself (1943) :
truth by the young students if they want to pass their
Ql’’ = ½ B2 γNγ (3)
exam.
But Geotechnical Engineering theories have their Terzaghi then proposed to add the 3 terms to ob-
shortcomings, which are not always sufficiently tain the critical bearing capacity Q of a strip footing
pointed out and they may be replaced by other theo- Q = Ql + Ql’ + Ql’’ (4)
ries periodically. In another paper (Gambin & Mag-
nan, 2000) I already exemplified the large variations As a matter of fact the shear surface which yields
some geotechnical theories underwent over the past to failure in each case is not the same. Terzaghi re-
5 decades and how some of them were detracted ported the difference in his figure 38, stating that the
from their original aim. error made by directly adding (1), (2) and (3) was
less than 10% and on the safe side.
More can be read elsewhere (Scott, 1963): “Thus,
2 THE TERZAGHI BEARING CAPACITY for most materials, the superposition solution will
EQUATION not correspond to the solution which would be found
by means of a single exact analysis in which all ma-
This equation for shallow strip footings (Terzaghi, terial properties were included. (…) An exact solu-
1943) is the oldest of the so-called “rigorous” meth- tion is no longer being sought in the sense of either
ods. It was built up in 3 stages, assuming that the an integration of the basic equations to a closed ana-
-12-
lytical form or a numerical process of integration, other than approximate methods are needed”. After
which, if the errors are controlled, can closely ap- submitting their bearing capacity equation for strip
proach an unobtainable analytical solution”. footings, in terms of total load and not pressure, they
In the same time, Sokolovski (1942) and Hill even state that : “for spread [or pad] footings, not
(1946) had proposed improvements to the Rankine even an approximate theory is available”. Nowa-
theory and the above mentionned terms without days, this non rigorous method is still in use.
reaching perfection, the second pinpointing that the In the same article they propose to obtain the dis-
“velocity” criteria are not satisfied in the region of tribution of the failure load on the base of the foot-
the solution. ing. Same observation : “it may be determined ap-
Then D. W. Taylor (1948) emphasized in his arti- proximately by a procedure similar to that used for
cle 19-11 on the 2 cases already exemplified by Ter- determining the point of application of the resultant
zaghi : the general shear condition and the local passive earth pressure”. And this pressure distribu-
shear condition, quoting the first author : “ we spec- tion is never uniform.
ify arbitrarily , but in accordance with current con- In the second edition of Terzaghi and Peck text
ceptions, that the earth support has failed as soon as book (1967), in the same article, now numbered 33,
the [settlement] curve passes into a steep and fairly p.218, one can read : “Furthermore, the existing
straight tangent [to an hypothetical vertical asymp- theories commonly assume that the volume of soil
tote]”. does not change as the critical load is approached.
Later Meyerhoff (1963) and Brinch Hansen Yet, these shortcomings are not of serious practical
(1968) calculated new values for Nγ. Many text importance because the accuracy of even approxi-
books authors let their readers choose between the mate solutions is limited by our ability to evaluate
various values submitted (Craig, 1992). Further, it the appropriate physical properties of the soil that
must be reminded that in many countries the friction enter into the equation rather than by the defects in
angle is derived from the blow count of a simple the theories themselves.”. And p.219 : “A rigorous
SPT site investigation. general solution for the bearing capacity under these
conditions has not been obtained but solutions for
particular cases are available”.
3 THE LIMIT ANALYSIS BY FEM. It can also be observed that between 1943 and
1948 Terzaghi gave up the extension of his theory to
With the extension of the limit analysis to Soil Me- the assessment of the bearing capacity of piles as
chanics, it became apparent that the Terzaghi solu- submitted in Article 50 of his first book, a method
tion was typically the lower bound solution, when which has still been the basis of hundreds of theses
the upper bound one could be, for example, that one although it was bound to disappear, as already ex-
described by Schofield and Wroth (1968) which pressed during what can be considered as the 2nd
predicts the kinematics of soil bodies using the criti- European Conference on Soil Mechanics in Paris in
cal state concept. 1952 ( Skempton & al., 1953).
The Finite Element Method together with com- There is even more, regarding the use of this Ter-
puter-aided numerical resolution has given the op- zaghi equation. In the 3rd Part of their book “Prob-
portunity to combining deformations and stability in lems of Design and Construction”, Terzaghi & Peck,
limit analysis. pp.420-421, state that, except where “the footing
But then, there is no more a unique “rigorous” so- rests on loose sand at or below the water table, and
lution. Still, by using a regularized kinematical if, in addition, the width B of the footing is less than
analysis Magnan & Droniuc (2000), Droniuc & about 6 ft”, no stability computation is necessary if
Bourgeois (2003) submitted several cases of footing the customary allowable pressure on sand is used.
bearing capacity in hazardous cases, especially in 3 This is because 2 terms of the equation are a direct
dimensions. However this method is very heavy and function of B. “Hence, under normal conditions the
cannot be used on a daily basis. allowable soil pressure on sand is determined exclu-
sively by settlement considerations”. Consequently,
and this is also true for footings on clay, it is rec-
4 THE PRACTICE BY TERZAGHI AND PECK ommended to check that the soil is rather homoge-
neous by some sort of soundings.
It then becomes interesting to return to the way the
practicing Geotechnical Engineers work.
In this respect, the observation of Terzaghi and 5 FOUNDATION DESIGN USING IN SITU
Peck in their book dating back to 1948 is still valid. TESTS RESULTS
In Article 29, in the Part on “Theoretical Soil Me-
chanics”, p.169, it can be read :”Accurate methods Especially since the time Louis Ménard launched his
for computing the bearing capacity of rough footings pressuremeter in the early 60’s, there has been a
are not yet available, but for practical purposes no greater and greater trend to compare the way the soil
-13-
reacts to borehole expansion tests, cone penetration MPM or CPT tests (in French), Bull. liaison LPC, No.113,
tests, and others, with the way the soil reacts under Paris, pp.83 – 108..
Bustamante, M. & Gianeselli, L. (1982) Pile bearing capacity
either footings or piles, rather than to try to extract by means of CPT, Proc. 2nd ESOPT, Rotterdam: Balkema,
fundamental parameters values from the test results pp.493-500
to work out “rigorous solutions”. CEN (2007) Eurocode 7-2 Geotechnical Design Part 2:
Skempton (1953), Ménard (1962) and Vesic Ground investigation and testing, Brussels
(1972, 1977) were among the first to propose to use Clarke, B. G. (1995) Pressuremeters in Geotechnical Design,
an elastic plastic theory to build a comparison be- London: Blackie Academic & Professional
Craig, R. F. (1992) Soil Mechanics, London: Chapman & Hall,
tween the expansion of a cylindrical or spherical p.304.
cavity in the soil and the soil behaviour around a Droniuc, N. & Bourgeois, E. (2003) Numerical estimation of
foundation, both in stresses and strains. This theory the bearing capacity of a footing placed near the intersec-
is finally much closer to real working conditions of tion of two slopes (in French), Fondsup 2003, Paris: LCPC
the soil than the soil bearing capacity theories of the Gambin, M. & Magnan J.-P. (2000) For the Teaching of the
History of Geotechnical Engineering (in French) Geotech-
first part of the 20th Century. nical Engineering Education and Training, Proc. 1st Int.
However the soil disturbance due to the installa- Conf. on the Teaching of Geotechnical Engineering, Sinaïa,
tion of the foundation must be taken into account Romania, Rotterdam: Balkema.
and full scale experiments are essential to adjust the Hansen, J. B. (1968) A revised extended formula for bearing
numerical factor involved in the now well known capacity, Danish Geotechnical Institute Bulletin, No.28.
Ménard equation: Hill, R. (1950) The mathematical theory of plasticity, Oxford
University Press
ql – qo = k.(pl – po) Magnan, J.-P. & Droniuc, N. (2000) Stability Analyses in Geo-
technical Engineering : Recent Developments, Proc. 4th Int.
where : Geot. Eng. Conf., Cairo University, Egypt
ql is the critical bearing capacity Ménard, L. (1963) Calculation of the Bearing Capacity of
qo is the vertical pressure at rest Foundations Based on the Results of Pressuremeter Tests
(in French, but with an expanded English abstract) Sols-
k is the Ménard bearing factor Soils No.5 & 6.
pl is the Ménard limit pressure Meyerhoff, G. G. (1963) Some recent research on the bearing
po is the horizontal pressure at rest. capacity of foundations, Canadian Geotechnical Journal,
This adjustment must be done for each type of foun- Vol. 1, pp. 16 – 26.
dation and for each type of soil once for all (Busta- Prandtl, L. (1920) Uber die Härte plasticher Körper, Nachr.
mante & Gianeselli, 1981). Kgl. Ges. Wiss. Gôttingen, Math-phys. Klasse.
Prandtl, L. (1921) Eindringungsfestigkeit und Festigkeit von
Later, the same approach was used with the CPT Schneiden, Zeit. für Angew. Math. und Mech. 1. 15.
results leading to a more or less comparable method Reissner, H. (1924) Zum Erddruckproblem Proc. 1st Int.
(Bustamante & Gianeselli, 1982). Congr. Applied Mechanics, Delft.
New refinements in the theoretical comparison of Scott, R. (1963) Principles of Soil Mechanics Reading, Mass:
the cavity expansion and the soil reaction below a Addison-Wesley.
Schofield A. & Wroth P. (1968) Critical State Soil Mechanics,
footing or a pile are constantly proposed ( Bouche- London: McGraw-Hill.
laghem, 1994 ; Salgado & al, 1997) and it is ex- Skempton, A. W., Yassin, A. A. & Gibson, R. E. (1953) The-
pected that these design methods shall be more and ory of the bearing capacity of piles (in French) Ann. de
more used (CEN Eurocode 7-2, 2007) l’ITBTP, No. 63 – 64 Paris.
Sokolovski, V. V. (1942) Statics of Granular Media
(in,Russian), Isd. Akad. Nauk SSSR, Moscow, translation
available at Butterworth, London (1956).
6 CONCLUSION Taylor, D. W. (1948) Fundamentals of Soils Mechanics New-
York: Wiley
There seems to be no chance to derive a “rigorous” Vesic, A. S. (1972) Expansion of Cavities in Infinite Soil Mass
solution for predicting the bearing capacity of a foot- J. Soil Mech. & Found. Eng., Proc. ASCE, vol.98, SM3
ing or a pile using laboratory tests results. There is a Vesic, A. S. (1977) Design of Piles, U.S. Transp. Res. Board,
NCRP Synth. No.42 Washington D.C.
very good way to obtain a valuable answer to this Terzaghi, K. (1943) Theoretical Soil Mechanics, New York:
problem by using the convenient design rules Wiley.
(Clarke, 1995) associated with the results of typical Terzaghi, K. & Peck. R. (1948) Soil Mechanics in Engineering
in situ tests. Finally, the expertise of the Geotechni- Practice, New York: Wiley.
cal Engineer is of prime importance.

BIBLIOGRAPHICAL REFERENCES

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French) Thesis, Ecole des Mines de Paris.
Bustamante, M. & Gianeselli, L. (1981) Prediction of pile bear-
ing capacity under vertical loading based on the results of

-14-
Pour l’enseignement de l’histoire de la g•otechnique
Teaching the history of geotechnical engineering
M. Gambin
Äcole Nationale des Ponts et ChaussÅes, Paris, France
J.-P. Magnan
Laboratoire Central des Ponts et ChaussÅes & Äcole Nationale des Ponts et ChaussÅes, Paris, France

R‰SUM‰: L’enseignement de l’histoire de la g•otechnique offre aux enseignants des solutions pour int•res-
ser les •tudiants, leur montrer l’•volution progressive et la relativit• des connaissances, illustrer le rŠle de
l’observation et de l’analyse exp•rimentale dans l’activit• des ing•nieurs et faire comprendre les particularit•s
de la g•otechnique par rapport aux sciences math•matiques et m•caniques, qui s•duisent souvent les •tudiants
par leur rigueur formelle. La communication examine les sources d’informations sur l’histoire de la g•otech-
nique et les relations entre les •volutions de la g•otechnique et le progrƒs g•n•ral des techniques. Elle d•ve-
loppe ensuite des exemples concernant le calcul de la portance des pieux, la th•orie de la consolidation dyna-
mique et les calculs des pressions sur les ouvrages.

ABSTRACT: Teaching the history of geotechnical engineering gives an opportunity to draw the students at-
tention, to show them the constant evolution and relativity of knowledge, to illustrate the role of observation
and experimental analyses in the activities of engineers and to help the students in understanding the particu-
larities of geotechnical engineering with respect to mathematical and mechanical sciences, which often seduce
the students by their formal perfection. The paper first examines the information sources on the history of
geotechnical engineering and the links between its evolution and the general technical progress. In a second
part, examples of the historical development of calculation methods for the bearing capacity of piles, of the
theory of dynamic consolidation and of the computation of pressures on structures are presented.

1 INTRODUCTION tements d’un m‚me mat•riau. L’introduction de r•-


f•rences historiques contribue „ justifier les pra-
L’enseignement de la g•otechnique peut ‚tre envisa- tiques de l’ing•ni•rie g•otechnique.
g• et organis• de nombreuses maniƒres. La priorit• D’autres raisons militent pour l’introduction de
peut ‚tre donn•e „ la description des mat•riaux ou „ l’histoire des sciences (au moins de la g•otech-
celle des modƒles ou rƒgles de calcul, voire des nique) dans l’enseignement :
normes. On peut donner de la m•canique des sols  la g•otechnique •volue mais la pratique n’•volue
une vision stable et … d•finitive † ou au contraire in- pas simultan•ment dans tous les pays et il est in-
sister sur le caractƒre partiel et •volutif de modƒles dispensable de connaˆtre des th•ories et m•thodes
qui sont utilis•s „ une •poque donn•e pour d•crire la qui datent d’•poques diff•rentes mais coexistent
partie du comportement des sols qui d•termine le actuellement ou ont •t• utilis•es pour la concep-
comportement d’un ouvrage. Le choix entre ces ap- tion d’ouvrages anciens ;
proches d•pend de la personnalit• des enseignants,  la science appliqu•e ne peut s’enseigner comme
de leurs exp•riences personnelles, mais aussi des ca- une v•rit• hors de tout contexte ;
ract•ristiques g•n•rales du systƒme d’enseignement  l’enseignement de l’histoire offre un moyen
du pays o‡ l’on enseigne. d’int•resser voire captiver des •tudiants qui ne
En France, par exemple, les •tudiants qui com- sont souvent plus capables de s’int•resser en con-
mencent l’apprentissage de la g•otechnique vivent tinu „ l’expos• m•thodique des th•ories et pra-
dans un systƒme de pens•e d•ductif et trouvent sou- tiques d’une discipline comme la g•otechnique ;
vent arbitraires et non scientifiques les th•ories  il permet de montrer l’•volution et donc la relati-
qu’on leur enseigne en g•otechnique. Ils attendent vit• des th•ories les mieux structur•es et de mon-
un corpus d•ductif et ne comprennent pas que l’on trer les d•marches suivies par les chercheurs et
utilise des th•ories simples (simplistes) et apparem- les ing•nieurs pour faire •voluer les connais-
ment ind•pendantes pour d•crire diff•rents compor- sances.

-15-
Gr‹ce „ l’histoire, l’enseignant illustre plus facile-  De Mello V.F.B. (1993) Revisiting conventional
ment le rŠle de l’observation et de l’analyse exp•ri- geotechnique after 70 years. Anal. Acad. Nac. Cs.
mentale dans l’activit• des ing•nieurs et fait mieux Ex. Fis. Nat., Buenos Aires, tomo 45, pp. 67-97.
comprendre les particularit•s de la g•otechnique par  Schofield A.N. (1998) The … Mohr-Coulomb †
rapport aux sciences math•matiques et m•caniques error. In … M•canique et g•otechnique †, volume
qui s•duisent beaucoup d’•tudiants par leur rigueur de Jubil• scientifique de P. Habib , Balkema,
formelle. 1998.
Cette communication examine les pr•sentations  Bordes J.-L. (1999) Aper•u historique sur la no-
possibles de l’histoire de la g•otechnique puis donne tion de la pression de l’eau dans les sols et les mi-
quelques exemples pour illustrer l’importance de son lieux fissur•s du XVIIIe au d•but du XXe siƒcle
enseignement. en France. Revue Fran•aise de G•otechnique, nŒ
87, pp. 3-15.
 Delattre L. (2000) 1900-2000 : Un siƒcle d’•crans
2 LES HISTOIRES DE LA G‰OTECHNIQUE de soutƒnements. Revue bibliographique. Bulletin
des Laboratoires des Ponts et Chauss•es, Paris („
Il existe de nombreuses sources d’information sur paraˆtre).
l’histoire de la g•otechnique et de la construction  Peck R.B. (1990) Fifty years of lateral earth sup-
des ouvrages g•otechniques. Certains ouvrages sont port. ACSE Specialty Conference on Design and
sp•cialis•s sur l’histoire d’une technique. On peut Performance of Earth Retaining Structures,
donner comme exemples, sans ‚tre exhaustif : Ithaca, GSP 25, pp. 1-7.
 Golder H.Q. (1948) Coulomb and earth pressure.  Recordon E. (1997) La m•canique des sols. Sp•-
G•otechnique, vol. 1, nŒ1. cialit• et interdisciplinarit•. ‰cole Polytechnique
 Skempton A.W. (1949) Alexandre Collin. G•o- f•d•rale de Lausanne, Communications des labo-
technique, vol. 1, nŒ4. ratoires de m•canique des sols et des roches, nŒ
 K•risel J. (1956) Histoire de la m•canique des 174, pp. 1-9.
sols en France jusqu’au 20ƒme siƒcle. G•otech-
nique, vol. 6, nŒ 3. Une seconde cat•gorie de documents est consti-
 Glossop R. (1960) The invention and develop- tu•e par les volumes nationaux pr•par•s par plu-
ment of injection processes : 1802-1850. G•o- sieurs soci•t•s nationales membres de la SIMSGE „
technique, vol. 10, nŒ3. l’occasion du congrƒs international de San Francisco
 Glossop R. (1961) The invention and develop- en 1995. On peut citer :
ment of injection processes : 1850-1960. G•o-  Geotechnical Engineering in Italy – An overview.
technique, vol. 11, nŒ4. Associazione Geotecnica Italiana, Roma, 1985.
 Glossop R. (1968) The rise of geotechnology and  Belgian Geotechnical Volume published for the
its influence on engineering practice. G•otech- golden jubilee of the ISSMFE. Belgotec, Brux-
nique, vol. 18, nŒ1. elles, 1985.
 K•risel J. (1985) Histoire de l’ing•ni•rie g•om•-  The Netherlands Commemorative Volume. Neth-
canique jusqu’„ 1700. Volume de Jubil•, 11th erlands Member Society of the ISSMFE, 1985.
Congrƒs International de M•canique des Sols et
des Travaux de Fondations, San Francisco. On trouve enfin des essais historiques plus g•n•-
 Skempton A.W. (1985) ‰volution de la connais- raux comme les •tudes publi•es dans le Volume de
sance des sols 1717-1927. Volume de Jubil•, 11th Jubil• de la Soci•t• Internationale de M•canique des
Congrƒs International de M•canique des Sols et Sols et des Travaux de Fondations „ San Francisco
des Travaux de Fondations, San Francisco. en 1985. Nous y noterons plus particuliƒrement le
 Peck R.B. (1985) Les soixante derniƒres ann•es. long expos• de J. K•risel sur la g•otechnique de
Volume de Jubil•, 11th Congrƒs International de l’antiquit• au 17ƒme siƒcle et celui d’A.W. Skempton
M•canique des Sols et des Travaux de Fonda- sur les ing•nieurs qui ont marqu• la g•otechnique
tions, San Francisco. aux 18 et 19ƒme siƒcle.
 Begemann H.K.S.Ph. The Dutch static penetra-
tion test with the adhesion jacket cone. LGM Me- Que nous apprennent ces textes ?
dedelingen , Deel (Vol.) XII, NŒ4, pp. 69-99 et De fa•on g•n•rale, ils donnent des repƒres g•o-
XIII, NŒ1, 1969, pp. 1-86. graphiques et historiques, au moins partiels car ils
 Gambin M. (1990) The history of pressuremeter sont rarement exhaustifs. Ils rappellent les grands
pratice in France. In … Pressuremeters †, Proceed- ouvrages qui ont marqu• les siƒcles pass•s et ont •t•
ings, 3rd International Symposium on Pressureme- „ l’origine de la naissance de nouveaux outils ou de
ter, Oxford, Thomas Telford, pp. 5-24. nouvelles th•ories.
 Gambin M. (2000) Le pressiomƒtre. In … Les es- Il est trƒs important de resituer les outils de la
sais in situ †, coordinateurs I. Shahrour et R. m•canique des sols dans leur contexte et dans leurs
Gourvƒs ; Hermƒs Sciences, Paris („ paraˆtre) limites. Cela peut •viter „ nos descendants de passer

-16-
trop de temps „ faire ce que Terzaghi d•crivait vers r•s et le seul fait de saturer les •prouvettes pour se
la fin de sa vie … Actuellement, je passe plus de ramener aux conditions de l’essai oedom•trique mo-
temps „ lutter contre ceux qui appliquent „ tort mes difie la d•formabilit• de ces sols.
th•ories qu’„ faire de nouvelles recherches †. Ainsi, la connaissance de l’histoire des techniques
En g•otechnique, plus que dans toute autre disci- et de la g•otechnique peut contribuer „ une meilleure
pline, la th•orie est tir•e par l’•volution des chan- compr•hension de l’•tat actuel de la g•otechnique et
tiers. Un exemple typique est donn• par l’•volution de ses d•veloppements possibles. Nous allons en
des techniques de soutƒnement depuis la fin du 19ƒme voir quelques exemples.
siƒcle (Delattre, 2000). Le mur poids en ma•onnerie
a •t• de l’antiquit• aux fortifications du 18ƒme siƒcle
la technique de soutƒnement principale, pour la-
quelle Coulomb et ses contemporains ont d•velopp• 3 EXEMPLES
des m•thodes de calcul. La technique connaˆt son
apog•e au 19ƒme siƒcle pour la construction des
routes modernes, des voies ferr•es et des canaux. 3.1 Calcul de la portance des pieux
Les techniques de soutƒnement d’excavations par
des •crans de palplanches puis des parois moul•es, Prenons par exemple le calcul du terme de por-
et ult•rieurement des parois composites (parois ber- tance en pointe des pieux calcul• „ l’aide des r•sul-
linoises, par exemple), qui r•sistent aux pouss•es du tats du p•n•tromƒtre statique. Le cahier des clauses
sol par leur r•sistance en flexion, ont b•n•fici• du techniques g•n•rales du ministƒre de l’•quipement
d•veloppement de l’acier et du b•ton arm• au d•but fran•ais pour les march•s publics (MELT, 1993) re-
du 20ƒme siƒcle. Elles ont rendu plus importante connaˆt la formule
l’•valuation de la r•sistance limite du sol en but•e, q l   vo  k c q c   ho  , (1)
puis entraˆn• la recherche de m•thodes de calcul en
d•placements sous les charges de service. Puis sont dans laquelle
venus les ancrages, la Terre Arm•e, le clouage, cha- ql est la pression limite sous la base du pieu,
cun avec ses problƒmes sp•cifiques de conception et qc est la r•sistance „ la p•n•tration du cŠne dans
de justification par le calcul. l’essai de p•n•tration statique,
Un autre exemple est celui des pieux : vo et ho sont respectivement la contrainte verticale
l’augmentation des charges appliqu•es aux fonda- et la contrainte horizontale au repos au niveau de
tions a rendu insuffisants les pieux battus, dont la la base du pieu,
force portante pouvait ‚tre raisonnablement d•duite kc est le coefficient de portance.
de l’analyse du battage et du refus. Pour les pieux Il est trƒs instructif de voir comment
for•s, il a fallu, au milieu du 20ƒme siƒcle, d•velopper l’administration fran•aise en est arriv•e l„.
de nouvelles m•thodes de calcul, utilisant d’autres Tout d’abord, le p•n•tromƒtre dit statique(dont la
outils (comme le pressiomƒtre), et les valider par de vitesse d’avancement est de 20 mm/s) a •t• mis au
trƒs nombreuses exp•rimentations qui durent encore. point (Barentsen, 1936) pour mesurer la force n•ces-
L’enseignement peut parfois, dans un souci de saire pour enfoncer la pointe puis celle n•cessaire
logique, donner aux •tudiants des impressions qui pour enfoncer la pointe et le train de tiges au-dessus
faussent l’appr•hension correcte du champ de cette pointe. On pense ainsi avoir r•alis• la mod•-
d’application des m•thodes de calcul. Les calculs de lisation du comportement d’un pieu et pouvoir d•-
tassements en fournissent un exemple int•ressant : terminer la force portante totale directement (Hui-
d’une maniƒre g•n•rale, l’ing•nieur construit des zinga, 1942). L’exp•rience montrant que cette
ouvrages sur des sols surconsolid•s non satur•s. Si- m•thode est erron•e (Begemann, 1953), on s’oriente
non, il est forc• de pr•voir des pieux pour les ou- vers l’utilisation d’un manchon de frottement de pe-
vrages n’acceptant pas de tassements diff•rentiels tite longueur plac• au-dessus de la pointe et que l’on
•lev•s. Pour cela, il peut utiliser des th•ories •las- d•place aprƒs la pointe. On a donc deux mesures de
tiques „ condition qu’elles ne soient pas lin•aires ni force que l’on exprime en contraintes et l’on fait la
réversibles. M•nard en a fait la d•monstration avec transposition directe de ces valeurs sur les pieux du
succƒs en utilisant le module pressiom•trique. Or on projet. Les r•sultats de l’observation ne confirmant
commence g•n•ralement dans les cours „ enseigner pas cette pratique non plus, l’utilisation de la r•ac-
la th•orie unidimensionnelle de la consolidation de tion de frottement sur le manchon est abandonn•e
Terzaghi, qui s’applique surtout dans les projets de pour estimer la r•sistance au frottement sur le f•t des
remblais de voies de communication sur sols mous. pieux (bien qu’elle soit encore indiqu•e dans cer-
Les •tudiants aiment cette th•orie bien construite, tains manuels). On a par contre conserv• le manchon
d’autant qu’il existe un appareil de laboratoire qui car il fut d•couvert que le rapport de la r•sistance en
permet de simuler ce ph•nomƒne „ petite •chelle. Et pointe „ la r•sistance au frottement sur le manchon,
ils oublient qu’elle ne peut s’appliquer „ tout : la encore appel• … rapport de frottement †, permet de
plupart des terrains de construction ne sont pas satu-

-17-
qualifier le sol (Begemann, 1965, 1969 ; Robertson tement du sol faisant intervenir soit un ph•nomƒne
et Campanella, 1983). d’•crouissage soit un ph•nomƒne de radoucissement
Entre temps, un jeune ing•nieur est confront• „ accompagnant une d•formation •lastique „ caractƒre
l’utilisation des r•sultats d’un essai qu’il a mis au hyperbolique (courbe (c) de la figure 1). On bute
point et dans lequel on mesure l’expansion d’une alors sur le choix de la th•orie „ appliquer au sol
cavit• cylindrique dans le sol (M•nard, 1957). • son pour d•finir la pression limite de l’expansion d’une
•poque, la th•orie de la force portante des sols cavit•. Pour rester pragmatique, on a d•fini une
s’exprime ainsi : Terzaghi est parti de la th•orie mise pression limite conventionnelle, mesur•e au pres-
au point par Prandtl en 1921 pour l’indentation des siomƒtre et correspondant simplement au double-
m•taux par les outils de coupe. ‰tant donn• que les ment du volume de la cavit• d’origine (AFNOR,
m•taux sont trƒs raides, on pouvait les consid•rer 2000). Cette d•finition procƒde du m‚me esprit que
comme purement plastiques et n•gliger les d•forma- celle de la rupture dans un essai de chargement „ la
tions •lastiques pr•alables „ la rupture. C’est la plaque, o‡ la charge limite est celle qui produit un
courbe (a) de la figure 1 qui repr•sente graphique- tassement de la plaque •gal au dixiƒme de son dia-
ment les lois de comportement m•canique des mat•- mƒtre.
riaux rigides plastiques. Si l’on considƒre de plus Souvent les id•es qui sous-tendent une nouvelle
que les caract•ristiques de rupture du mat•riau sont th•orie sont dans l’air. Toutefois, dans le cas pr•sent,
valablement repr•sent•es par un angle de frottement la communication de Skempton et al. (1953) n’avait
interne et une coh•sion vraie, on obtient ainsi les pas retenu suffisamment l’attention et celle de Vesic
formules bien connues de capacit• portante des se- (1977) n’avait pas paru conduire „ une m•thode ap-
melles superficielles du type plicable „ grande •chelle.
p
q l  cN c  DN q  0 ,5BN  (2)
La configuration th•orique des volumes plastifi•s est
repr•sent•e sur la figure 2. Les volumes A, B1 et B2
sont constitu•s de mat•riaux cisaill•s. Le reste du (a)
demi-espace solide n’a pas •t• sollicit• et ne r•agit 0 
pas •lastiquement vis-„-vis des volumes A, B1 et
B2. Ceci ne peut ‚tre exact. Cependant, si l’on prend p
en compte une loi de comportement •lastique li-
n•aire parfaitement plastique repr•sent•e par la
courbe (b) de la figure 1, la th•orie ne donne pas un
(b)
r•sultat trƒs diff•rent de la solution de Terzaghi pour
des semelles superficielles (Bishop et al., 1945). Par 0 
contre, au fur et „ mesure que la base de la fondation
devient de plus en plus profonde, les volumes plasti- p 2
fi•s ne remontent plus jusqu’„ la surface et la r•ac-
tion •lastique du sol autour de ces volumes devient 1
de plus en plus pr•pond•rante dans le d•placement
vertical de la fondation. On assiste „ une rupture an- (c)
ticip•e par rapport „ la th•orie de la plasticit• par- 0 
faite. Figure 1 Lois de comportement des mat•riaux a) parfaitement
M•nard (1963) arrive alors „ la conclusion th•o- plastique ; b) •lastique lin•aire parfaitement plastique ; c) com-
rique et exp•rimentale qu’il existe une corr•lation li- plexe.
n•aire entre la contrainte en pointe ql sous la base ou
la pointe d’un pieu et la pression limite pl d•duite de
la courbe pressiom•trique dans le cadre de la th•orie
•lastoplastique simple
q l  q o  k p l  p o  , (3)
o‡ qo et po sont respectivement la pression verticale
et la pression horizontale au repos dans le sol „ la
profondeur consid•r•e,
k est le coefficient de portance,
pl est la pression limite que le sol peut opposer „
l’expansion de la cavit•, comme M•nard l’a calcul•e
dans son travail de fin d’•tudes „ l’ENPC.
La th•orie de l’expansion d’une cavit• dans le sol
a depuis •t• raffin•e en utilisant des lois de compor-

-18-
0 qlo ql1 ql2 ql
0
B1 A B2
B1 B2

A z1 1

B1 B2 3
z2
A
2
z
(a) (b)
Figure 2 La th•orie •lastoplastique de la force portante d’une fondation (Gambin, 1978)
a. coupe verticale du sol autour des fondations
b. variation de la contrainte de rupture en fonction de la profondeur :
1. Th•orie rigide plastique de Terzaghi ;
2. Th•orie •lastoplastique ;
3. Profondeur critique

Revenons „ Bustamante et Gianeselli. En 1981, ils compactage d’un remblai rapport• par couches. Il
publient une recherche sur les observations de 192 est int•ressant de noter que, lors du programme au-
essais de chargement de pieux „ l’aide toroutier allemand des ann•es 1930, des recherches
d’extensomƒtres amovibles (J•z•quel et al., 1972) avaient •t• entreprises (Figure 4). Loos (1936)
qui montrent que les propositions de M•nard pour rapporte ses observations (Figure 5) qui montrent
la d•termination de l’effort de pointe (et de l’effort que lorsque l’on augmente l’•nergie de compac-
de frottement lat•ral, qui sort du cadre de cet ex- tage (poids du pilon x hauteur de chute) on rema-
pos•) d’un pieu sont valables. L’id•e d’appliquer nie la surface et qu’il y a une limite d’•nergie „ ne
une relation analogue entre la r•sistance en pointe pas d•passer. Aujourd’hui, on peut voir sur ses
d’un pieu et la r•sistance „ la p•n•tration du cŠne graphiques qu’en fait le maximum de densification
du p•n•tromƒtre est n•e de cette constatation et a se d•place vers le bas et que son intensit• s’accroˆt
conduit „ la formule (1). quand l’•nergie par coup augmente. Ce point
n’avait pas paru important „ Loos. M•nard a su en
Aujourd’hui, diff•rentes m•thodes coexistent d•duire qu’il faudrait traiter „ part la couche super-
dans le monde. Celle de Bustamante et Gianeselli ficielle. Restait que, lors d’une premiƒre passe de
(1983) a •t• adopt•e en France, et est conseill•e traitement, une dalle trƒs
par Robertson et Campanella (1989) pour les pieux
for•s. Mais, aux ‰tats-Unis (ASCE, 1994), les m•-
thodes recommand•es sont celles de Terzaghi ou
Vesic…
S

3.2 La thÅorie de la consolidation dynamique S P

Un deuxiƒme exemple : la consolidation dyna- P


A R
mique M•nard, une technique industrielle utilis•e S
pour densifier les sables et les mat•riaux de rem- P
blai l‹ches d•pos•s sur de grandes •paisseurs. Le
m•canisme de cette technique peut ‚tre enseign•
(Figure 3) sur la base d’une th•orie •lastoplastique P – onde primaire (compression) ;S – onde secondaire (cisaill
de l’expansion d’une cavit• tronconique „ la sur- R - ondes de Rayleigh (cisaillement) point -source
face du sol associ•e „ des ondes •lastiques au-del„ Figure 3 Expansion d’ une cavit• tronconique „ la surface
du volume •croui (Gambin, 1997). On imagine fa- du sol. Zone plastifi•e A et propagation d’ ondes •lastiques
cilement qu’initialement M•nard a simplement „ partir de la frontiƒre de A (Gambin, 1997)
voulu augmenter l’•nergie mise en jeu lors du

-19-
• ce sujet, l’enseignement de l’histoire du con-
cept est ins•parable de l’enseignement du concept
lui-m‚me.

La plupart des •tudiants en g•otechnique ap-


prennent la th•orie de Coulomb (1773) et celle de
Rankine (1857) selon lesquelles la pouss•e sur un
mur de soutƒnement croˆt lin•airement en fonction
de la profondeur de m‚me que la but•e qu’oppose
le sol „ un mur qui se d•place vers le sol. Dƒs
1920, dans Engineering News Records, Terzaghi
rendait compte de ses exp•riences au Robert Col-
lege „ Istanbul sur des modƒles r•duits et montrait
Figure 4 Vue d’un chantier de compactage par pilonnage
(Loos, 1936) d’une part que la r•sultante g•n•rale de la pouss•e
dense se formait „ une certaine profondeur, qui donn•e par Coulomb •tait exacte mais que sa posi-
emp‚chait le traitement ult•rieur des couches plus tion n’•tait pas connue, d’autre part que seul le sol
profondes. du coin de Coulomb •tait sollicit•, contrairement
Or, en 1970, paraˆt la traduction quasi int•grale aux pr•visions de Rankine, qui attendait la plastifi-
de l’ouvrage du colonel Ivanov (1967) sur la densi- cation de l’ ensemble du sol en arriƒre ou en avant
fication des sables immerg•s par charges explo- de l’ •cran.
sives contrŠl•es (Damitio, 1970-1972). On y ap- Densit• relative (porosit•) en %
prend que les charges doivent ‚tre faibles (10 „ 50 0 10 20 30 40 50 60 70
g d’explosif par mƒtre cube de sol „ traiter) mais 0
concentr•es aux deux tiers de la profondeur et dis-
pos•es selon un r•seau dont la maille est •gale „ la 10
profondeur. Il y est expliqu• que l’affaissement du
sol est imm•diat aprƒs l’explosion parce que les 20
d•pŠts r•cents contiennent toujours des micro-
bulles de gaz et que ce sont celles-ci qui se com- 30
priment d’abord.
40
M•nard adopte une maille •gale „ la profondeur
pour les premiƒres passes de sa consolidation dy- 50
namique et certains de ses collaborateurs emboˆ-
tent le pas d’Ivanov (M•nard et Broise, 1976) ex-
60
pliquant l’affaissement instantan• du sol pendant le
Profondeur (cm)

3 42 1 5
… pilonnage † par la compression des micro-bulles 70
de gaz. Ceci •vite d’avoir „ paraˆtre contredire la
th•orie de Terzaghi sur la consolidation des sols. 80
La technique fera le tour du monde mais la
th•orie actuelle est que les pressions interstitielles 90
suscit•es pendant le … pilonnage † sont d’origine
d•viatoire, donc non coupl•es „ la d•formation qui 100
peut ‚tre instantan•e. Exit les micro-bulles de gaz Courbe 1 2 3 4 5
pour expliquer le ph•nomƒne ! Mais des bulles de Masse 2t 2t 4,5t 4,5t 3t
gaz dues „ la combustion de l’explosif accroissent
Coups 2 4 2 4 4
encore les surpressions interstitielles, qui obligent
„ retarder l’•poque du contrŠle de l’efficacit• du Figure 5 Variation de la densit• relative (en termes de poro-
proc•d• par essais in situ. sit•) en fonction de la profondeur pour diff•rentes •nergies
de pilonnage (masse l‹ch•e de 1,5m de hauteur) (Loos, 1936)

3.3 Autres exemples Il indiquait enfin que la distribution r•elle des con-
D’autres exemples peuvent ‚tre tir•s de com- traintes de pouss•e d•pendait de la fa•on dont
munications r•centes sur l’•volution des id•es „ l’ouvrage de soutƒnement se d•pla•ait, en rotation,
l’origine fausses, comme celle de l’imperm•abilit• en translation, avec ou sans buton dans le cas des
des argiles (Bordes, 1999) ou sur la mauvaise in- rideaux souples. Et tous ces r•sultats •taient con-
terpr•tation du message transmis par l’auteur de la firm•s par des observations faites sur des ouvrages
recherche (Schofield, 1998). en vraie grandeur (Terzaghi, 1936).
Aussi, quand il enseigne la … m•canique des
sols † (1948), Terzaghi •crit : … La pr•sentation de
-20-
la th•orie de Rankine a essentiellement pour but R‰F‰RENCES BIBLIOGRAPHIQUES
d’introduire le sujet avant de traiter les cas qui sont AFNOR (2000) L’essai pressiom•trique M•nard. Norme NF
rencontr•s dans la pratique † et, aprƒs en avoir fini, P 94-110, nouvelle •dition. AFNOR, Paris-La D•fense.
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il ajoute … Compte tenu des hypothƒses, l’usage de nŒ7 de l’US Army Corps of Engineers), Baltimore, USA.
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Cambridge Mass., vol. 1, B/3, pp. 7-10..
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Nous avons tent• de montrer dans cette communi- gineering, Z“rich, Vol. 1, pp. 213-217.
cation que l’histoire de la g•otechnique peut ‚tre Begemann H.K.S.Ph. (1965) The friction jacket cone as an
passionnante et utile. Cette histoire peut ‚tre con- aid in determining the soil profile. Proceedings, 6th Inter-
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l’intercommunication bien men•e devrait per- tance calcul•e des pieux isol•s sollicit•s verticalement,
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Les tirés-à-part sont publiés par APAGEO avec la permission des éditeurs
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