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Université de Manouba

Ecole supérieure de Commerce de Tunis

MEMOIRE DE LICENCE
Pour l’obtention du diplôme de licence appliquée en
Banque et Institution Financière

FINANCEMENT DES PME AU SEIN DE LA BIAT

Elaboré par : Azza DRIRA Encadré par : Mr. Heykel GHAZOUANI


Mr.Mohamed BEN MAKHLOUF
Mr.Khaldoun CHRIF

Année Universitaire 2018/2019


REMERCIEMENTS

C’est avec le plus grand honneur que j’ai réservé cette page en signe de gratitude et de
reconnaissance à l’égard de tous ceux qui m’ont aidé, de près ou de loin, à la réalisation
de ce précieux rapport de stage de fin d’études au sein de la BIAT.

Je tiens à remercier mon encadreur au sein de la BIAT, Monsieur Mohamed BEN


MAKHLOUF ainsi que Monsieur Khaldoun CHERIF, pour m’avoir accueilli ainsi que la
qualité de leurs encadrements, qu’ils trouvent ici ma respectueuse reconnaissance.

Mes sincères remerciements à tous les membres du département risques PME, pour la
bonne ambiance de travail et leur bienveillance.

Mes vifs remerciements s’adressent également à mon encadreur à l’université


Monsieur Heykel GHAZOUANI.

Enfin, je tiens à remercier ma famille pour leurs encouragements et leurs soutiens.


DEDICACE

Je dédie ce modeste travail et ma profonde gratitude à
tous ceux qui ont sacrifié pour m’offrir les conditions propices  à ma  réussite :

A l’âme de mon père : Hafedh DRIRA

Je dédie cet événement marquant de ma vie à la mémoire de mon père parti trop tôt. Je ne
saurais exprimer mon grand chagrin en son absence. J’aurais tant aimé qu’il soit à mes côtés en
ce jour et que ce travail soit un hommage pour tout le soutien que tu m’avais apporté. Puisse
Dieu, le tout puissant, l’accueillir dans son éternel paradis et lui accorder sa miséricorde !

A ma chère mère : Samia MELLOULI

Aucune dédicace ne saurait exprimer mon grand respect, et ma reconnaissance pour les
sacrifices que tu as consentis pour mon éducation. J ‘implore dieu le tout puissant de lui
accorder bonne santé et longue vie

A mes chères sœurs et mon cher frère

Mon grand frère Sadok DRIRA le généreux que j’aime profondément, Zaineb DRIRA, la
prunelle de mes yeux, et ma petite sœur Sarra DRIRA, la douce au cœur si grand.

En témoignage de mon affection fraternelle, de ma profonde tendresse et reconnaissance, je


vous souhaite une vie pleine de bonheur et de succès et que Dieu, le tout puissant, vous protège
et vous garde.

À MES AMIS

Arij, Walid, Ahmed, Youssef, Linda, Haythem, Malek, Molka …

En souvenir de notre sincère et profonde amitié et des moments agréables que nous avons
passés ensemble. Veuillez trouver dans ce travail l’expression de mon respect le plus profond et
mon affection la plus sincère

À toutes les personnes qui ont participé à l’élaboration de ce travail à tous ceux que j’ai
omis de citer.
SOMMAIRE

REMERCIEMENTS.......................................................................................................................................1
DEDICACE..................................................................................................................................................2
SOMMAIRE...............................................................................................................................................3
INTRODUCTION GENERALE.......................................................................................................................5
CHAPITRE I : LES PME : DEFINITIONS ET IMPORTANCE DANS LE TISSU ECONOMIQUE DES PAYS ET EN
TUNISIE.....................................................................................................................................................7
SECTION 1 : DÉFINITIONS DES PME.......................................................................................................8
SECTION 2 : LES PME MOTEURS DE DÉVELOPPEMENT ET DE CROISSANCE........................................11
2.1. LES PME EN FRANCE ET LEUR IMPORTANCE AU DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE.................12
2.2. LES PME EN ALLEMAGNE ET LEUR CONTRIBUTION AU DÉVELOPPEMENT : UN MODÈLE À
SUIVRE............................................................................................................................................13
2.3. LES PME ET LEUR CONTRIBUTION AU DÉVELOPPEMENT DE L’ÉCONOMIE TURQUE................15
2.4. LES PME EN TUNISIE : ÉTAT DES LIEUX.....................................................................................17
CONCLUSION......................................................................................................................................19
CHAPITRE 2 : LES DIFFERENTS CREDITS ACCORDES PAR LES BANQUES AUX PME..................................20
SECTION 1 : LES DIFFÉRENTS TYPES DE CRÉDITS OCTROYÉS AUX PME...............................................21
1.1. LES CRÉDITS À COURT TERME..................................................................................................21
SECTION 2. LES CREDITS D’INVESTISSEMENTS OU CREDITS A MOYEN ET LONG TERME....................25
2.1. LE CREDIT A MOYEN TERME D'INVESTISSEMENT.....................................................................26
2.2. LE CREDIT A MOYEN TERME DE CONSOLIDATION, D’ASSAINISSEMENT ET DE
RESTRUCTURATION.........................................................................................................................26
2.3. LE CREDIT A MOYEN TERME A LA PRODUCTION......................................................................27
2.4. LE CREDIT A MOYEN TERME D'ACQUISITION DE MATERIEL DE TRANSPORT...........................27
2.5. LE CREDIT A MOYEN TERME FINANÇANT LES INVESTISSEMENTS DANS LE COMMERCE DE
DISTRIBUTION.................................................................................................................................27
2.6. LE CREDIT A MOYEN TERME FINANÇANT LES CONSTRUCTIONS A USAGE INDUSTRIEL ET
COMMERCIAL..................................................................................................................................28
2.7. LE CREDIT A MOYEN TERME FINANÇANT LES EQUIPEMENTS PROFESSIONNELS.....................28
2.8. LES FINANCEMENTS EXTERIEURS A MOYEN TERME................................................................29
SECTION 3. FINANCEMENT DES PME ET RISQUES DE CREDIT.............................................................30
CHAPITRE 3 : LES PME ET LES DIFFICULTES D’ACCES AU FINANCEMENT................................................37
INTRODUCTION.......................................................................................................................................38
SECTION 1. PRESENTATION DE LA BANQUE INTERNATIONALE ARABE DE TUNISIE (BIAT)..................38
1.1 ACTIONNARIAT..........................................................................................................................39
1.2. INDICATEURS A FIN 2017.........................................................................................................39
1.3 EVOLUTION DE L’ACTIVITE........................................................................................................39
1.4 ORGANIGRAMME......................................................................................................................40
SECTION 2. ANALYSE ET DIAGNOSTIC DU DEPARTEMENT RISQUES...................................................41
2.1. ANALYSE DE L’ENVIRONNEMENT.............................................................................................41
2.2 ATTRIBUTIONS DE LA DIRECTION..............................................................................................41
SECTION 3. ETUDE DE CAS : LA SOCIETE ABC......................................................................................42
3.1 DEMANDE DE LA RELATION......................................................................................................42
3.2. OUTILS D’AIDE A L’ANALYSE.....................................................................................................43
3.3. ANALYSE DE L’AFFAIRE.............................................................................................................44
3.4 NOTE AU COMITE SUPERIEUR DE CREDIT.................................................................................66
CONCLUSION GENERALE.........................................................................................................................70
WEBOGRAPHIE.......................................................................................................................................71
INTRODUCTION GENERALE

En Tunisie, comme dans tout autre pays en voie de développement, les PME constituent
la base de l’économie du pays. Elles participent de manière positive à la croissance
économique, à la création d'emplois et au développement local, régional et national.

Les PME sont des vrais moteurs pour l’économie des pays. Pour le cas de la Tunisie 90% des
entreprises tunisiennes sont des PME.

Ces entreprises peuvent être classées selon plusieurs critères : par activité, par secteur
économique, par statut juridique et par la taille. Cette dernière se définit à partir du nombre des
salariées, du bilan, du chiffre d’affaire et du capital investi.

Les PME fait face à plusieurs obstacles pour son développement, notamment le manque de
financement, de transparence financières et l’insuffisance des garanties.

Dans une économie de marché, le crédit joue un rôle important au niveau macroéconomique
étant donné qu’il permet de financer des projets qui permettent de prétendre à une croissance.

En effet, en nous basant sur le marché de crédit, les relations entre les banques et les PME sont
assez complexes. D’une part, beaucoup d’entrepreneurs pensent que les banquiers sont souvent
très exigeants, ils ne veulent pas prendre suffisamment de risques dans leurs engagements, ce
qui peut freiner le financement des activités des entreprises, même les plus solvables d’entre
elles. D’autre part, les banques réclament l’insuffisance des fonds propres des entreprises, le
manque de crédibilité des documents comptables présentés et le manque des garanties. Aussi
l’un des obstacles majeurs, souvent pris à la légère par les dirigeants, est la défaillance du
système managériale de l’entreprise.

Pour le banquier, l’octroi de crédit correspond à une prise de risque ; celui de l’insolvabilité de
l’emprunteur. Il doit donc se doter d’une politique de crédit rigoureuse et réunir plusieurs
sources d’informations suffisamment fiables pour motiver sa décision.

En effet, le chargé d’affaire de la banque prendre en compte les résultats comptables de


l’entreprise, l’expérience et les motivations des dirigeants pour émettre une opinion quant à la
possibilité d’octroi d’un financement.

C’est dans ce cadre, que nous essayerons de répondre à travers ce mémoire  à la problématique
suivante : Quels est l’importance des PME dans le tissue économique ? Quels sont les types
de financement accordés aux PME ? Comment ces financements sont-ils régulés ?
Ainsi, nous analyserons dans un premier temps l’importance des PME au sein d’un échantillon
de pays. Nous nous intéresserons ensuite aux types de financement accordés en Tunisie, en
nous basant principalement par les circulaires de la banque centrale Tunisienne. Nous
conclurons notre projet par un cas pratique, illustrant le cheminement complet relatif au
déblocage d’un crédit.
CHAPITRE I : LES PME : DEFINITIONS ET IMPORTANCE DANS
LE TISSU ECONOMIQUE DES PAYS ET EN TUNISIE
INTRODUCTION

La difficulté majeure à laquelle est confronté un chercheur qui entame un travail de


recherche est de trouver la "bonne" définition du concept qu’il souhaite définir. Dans notre cas
le concept clé est la PME.

Nombreuses sont les définitions de la PME (Petites et Moyennes Entreprises). Elles varient en
fonction du caractère qualitatif ou quantitatif.

A cet effet, nous présenterons les différentes définitions avancées dans la première section de
ce chapitre. Ensuite nous tenterons de démonter le poids qu’occupent les PME dans les tissus
économiques de plusieurs pays et particulièrement en Tunisie.

SECTION 1 : DÉFINITIONS DES PME

Plusieurs définitions ont été avancées pour définir ce que c’est une PME. Notons que pour
la définir, chaque pays adopte des critères qui sont communs comme la taille de l’effectif, le
chiffre d’affaires et/ou le total bilan mais les seuils utilisés varient considérablement selon les
pays comme l’indique le tableau (1.1) suivant :

Petites Moyennes Grandes


Pays
Entreprises Entreprises Entreprises

Belgique 1 à 50 51 à 200 > 201

Danemark 1 à 50 51 à 200 > 201

Etats-Unis 1 à 250 251 à 500 > 501

Finlande 1 à 50 51 à 200 > 201

Gr. Bretagne 1 à 50 51 à 200 > 201

Japon 1 à 49 50 à 500 > 501

Suisse 1 à 20 21 à 100 > 101

Tableau (1.1) : classification des entreprises selon leur effectif dans quelques pays

Source : OCDE (1994)


C'est pour cette raison, notamment dans le cadre de l'émergence de nouvelles communautés
économiques, une définition claire et facile sur le plan juridique des PME s’impose, afin
d'empêcher des distorsions de la concurrence entre les entreprises des différents pays.

En France : selon l’INSEE1, « La catégorie des petites et moyennes entreprises (PME) est
constituée des entreprises qui occupent moins de 250 personnes, et qui ont un chiffre d'affaire
annuel inférieur à 50 millions d'euros ou un total de bilan n'excédant pas 43 millions d'euros ».

Cette définition nous impose d’avoir à disposition les valeurs de trois variables ou critères déjà
énoncés (effectif, chiffre d'affaire, total de bilan). La Banque de France ajoute que les PME
peuvent être mono-unité légale ou se composer d’un ensemble d’unités légales dépendant d’une
tête de groupe français ou étranger. Lorsqu’une PME se compose de plusieurs unités légales
(elle est alors qualifiée de PME « multi-unités légales », les comptes sociaux des unités légales
qui la composent sont agrégés pour définir «l’entreprise ».

En Allemagne : on entend parler de "Mittelstand" pour désigner les Petites et Moyennes


Entreprises. Mittelstand concerne l'artisan que l'entreprise de plus de 1000 salariés2.

Le Mittelstand renvoie à l’idée d’entreprises familiales, indépendantes avec un attachement fort


à leur territoire et une inscription dans la durée. C’est une catégorie finalement plus culturelle
que statistique.

Il existe presque autant de définitions du Mittelstand que d’études sur le sujet ! Il est important
de replacer cette notion dans son contexte historique pour en comprendre toute la spécificité.
C’est une catégorie socio-économique qui s’est imposée après la seconde guerre mondiale.
Après 1945, plusieurs grands groupes industriels sont dissous car ils sont très liés à l’économie
de guerre Nazie. Il est vital pour l'Allemagne de marquer une césure visible et les pères du
modèle d’économie de marché sociale vont promouvoir avec force un Mittelstand synonyme de
liberté, de responsabilité et de concurrence retrouvée. Cette fonction du Mittelstand comme
acteur et garant d’un marché concurrentiel est essentielle pour les Allemands : De petites et
moyennes entreprises vont émerger.

Au Maroc : jusqu'en juillet 2002, il n'existait pas de définition "officielle" de la PME.


Jusqu'alors deux approches prévalaient :

 la première, largement répandue, consistait à considérer comme PME toute entreprise


dont le Chiffre d'Affaires était de 75 millions Dirham marocain.
1
https://www.insee.fr/fr/metadonnees/definition/c1962. Le 28/03/2017.
2
« Peut-on comparer les Entreprises de Taille Intermédiaire françaises au Mittelstand allemand ? ». http://www.bpifrance.fr/A-la-
une/Actualites/ETI-et-Mittelstand-allemand-deux-notions-au-contenu-tres-different-!-4751. Le 28/03/2017.
 Une seconde, avait été proposée en septembre 2001 dans la cadre du projet « Maroc-
Vision 2020 » à la suite d’une réflexion approfondie sur la notion de PME au Maroc et
à partir de la stratification d'un échantillon composé de près de 10 000 entreprises, à cet
effet il a été proposé de définir les PME/PMI marocaines sur la base des trois critères
qualitatif et quantitatifs suivants :

o Total effectifs : < 200 personnes ;

o Chiffres d'affaires : < 50 millions Dirham Marocain ;

o Total bilan : < 30 millions Dirham Marocain.

En Tunisie : selon l’article 2 du décret n° 2008-388 du 11 Février 2008 : « Considérée petite


et moyenne entreprise toute entreprise réalisant ses investissements dans les activités des
industries manufacturières et les activités de l’artisanat et dans les activités des services sans
que le montant de son investissement ne dépasse cinq millions de dinars fonds de roulement
inclus ». En Tunisie, le nombre d’effectif varie entre 10 et 200 salariés.

D’autres définitions ont été avancées pour définir ce que c’est une Petite et Moyenne
Entreprise. En effet, suite à un communiqué du Conseil du Marché Financier (CMF) 3,
Bulletin du CMF 2588 du Mercredi 3 Mai 2006, sont désormais considérées comme Petites et
Moyennes Entreprises (PME), conformément aux recommandations du Conseil Interministériel
du lundi 13 mars 2006, les entreprises dont les critères d'actifs immobilisés nets et d'effectif
n'atteignent pas les seuils suivants:

 Quatre millions de dinars en ce qui concerne le montant d'actifs immobilisés nets.


 300 personnes en ce qui concerne l'effectif total.

Cette définition qui vient réconforter les définitions retenues dans le cadre du FOPRODI et de
la mise à niveau lesquelles ne retenaient que le plafond des immobilisations à 4 millions de
dinars, s'insère dans toute une nouvelle politique volontariste en matière de PME.

Ainsi, et dans le cadre de l’exécution du programme gouvernemental « La Tunisie de demain»


2004-2009, et plus particulièrement dans le cadre d’un objectif quantitatif qui y est fixé (70 000
entreprises ou projets nouveaux), plusieurs mesures en faveur de la PME ont été mises en
œuvre.

3
Mohamed AGREBI (2006), « Mécanismes d’appui à la PME », http://caipe.tunisieindustrie.nat.tn/IMG/doc/mecanismes_appui_pme.doc.
Le 28/03/2017.
Elles portent notamment sur l’amélioration du cadre incitatif, le renforcement des institutions
d’appui, l’accès des PME au financement ainsi des programmes pour la promotion de la
création d’entreprise et l’amélioration de la compétitivité des PME.

Selon les recommandations de la Commission Européenne datant du 6 Mai 2006, sont,


considérées comme PME les entreprises qui occupent moins de 250 personnes. À ceci
s'ajoutent deux autres critères au choix: le chiffre d'affaires annuel qui ne doit pas excéder 50
millions d'euros, ou le total du bilan ne doit pas excéder 43 millions d'euros. En effet, ces
définitions sont importantes lors de la sélection des entreprises qui peuvent bénéficier de
programmes de financement européens en faveur des PME, ainsi que dans le contexte de
certaines politiques, telles les règles de concurrence spécifiques aux PME.

Ainsi, pour définir ce que c’est une PME, ceci doit dépendre des environnements auxquelles
elles appartiennent et aux critères qui ont été fixés pour évaluer si une entreprise fait partie des
PME ou non.

Notons que des critères comme l’effectif, le capital ou total actif sont communément utilisés
dans l’ensemble des pays du monde.

Malgré les divergences au niveau de la définition des PME, l’ensemble des études réalisées
convergent vers la même conclusion qui est : les PME sont de véritables moteurs de
développement et de croissance des pays.

SECTION 2 : LES PME MOTEURS DE DÉVELOPPEMENT ET DE


CROISSANCE

Dans le cadre de la 104ème Conférence Internationale du Travail (CIT)4 tenue en 2015,


rassemblant 4000 délégués en provenance de 185 pays, MARCO TADDEI avance que partout
dans le monde, les petites et moyennes entreprises (PME), soit les entreprises comptant entre 1
et 250 salariés sont un véritable moteur de croissance et de création d’emplois. En effet, il
ajoute qu’à l’échelle mondiale, deux tiers des emplois sont concentrés dans les PME. Il ajoute
aussi que dans la majorité des pays, plus de 50 pour cent des nouveaux emplois sont imputables
aux entreprises occupant entre 5 et 99 salariés.

D’après les estimations, la contribution des PME au PIB mondial avoisine les 65 pour cent.
Marco TADDEI avance que plusieurs études établissent une corrélation positive entre cette

4
Marco TADDEI, «LES PME, PILIERS DE L’ÉCONOMIE MONDIALE ». Juin 2015. https://www.arbeitgeber.ch/fr/marche-du-
travail/les-pme-piliers-de-leconomie-mondiale/
catégorie d’entreprises et la croissance économique. Dit autrement, plus un pays compte de
PME, plus le taux de croissance de ce pays sera élevé.

La Banque Mondiale5 décrit que non seulement les PME sont les moteurs de la croissance et de
la création d’emplois au niveau local, mais elles contribuent aussi, de plus en plus, à relever des
défis prioritaires notamment en ce qui concerne le développement durable et la prestation des
services publics.

Selon Elizabeth Gasiorowski-Denis (2015)6, Pratiquement tous les pays s’accordent sur un


point : elles jouent un rôle essentiel dans la prospérité économique. Les petites entreprises
constituent une part considérable du tissu économique de bien des pays et emploient une
importante proportion de la main-d’œuvre mondiale. Même s’il n’y a pas de données précises,
d’après une recherche de la Banque mondiale, les PME représentent près de 95 % de
l’ensemble des entreprises et emploient près de 60 % de la main d’œuvre du secteur privé. On
pense également que les PME contribuent à hauteur d’environ 50 % à la valeur ajoutée brute
(VAB) mondiale.

Aux États-Unis, par exemple, la Small Business Administration a recensé en mars 2014 plus de
28,2 millions d’entreprises dans le pays et établi qu’entre 1993 et mi-2013, 63 % des nouveaux
emplois créés étaient imputables aux PME. Ces 28,2 millions d’entreprises, dont la plupart ont
le statut d’« autoentrepreneur », constituent près des trois-quarts de l’ensemble des entreprises
aux États-Unis.

2.1. LES PME EN FRANCE ET LEUR IMPORTANCE AU DÉVELOPPEMENT


ÉCONOMIQUE

Les PME sont peu connues du grand public7. Elles sont anonymes et ne communiquent
que très peu pourtant elles sont le cœur de l’économie française.
Aujourd’hui, on commence seulement à s’intéresser à la PME; le monde politique  et les

5
« Les petites entreprises dynamisent la croissance économique et créent des emplois  », Banque Mondiale 20/06/2016.

http://www.banquemondiale.org/fr/news/feature/2016/06/20/entrepreneurs-and-small-businesses-spur-economic-growth-and-create-jobs

6
ELIZABETH GASIOROWSKI-DENIS, « La force économique des petites entreprises ». Mars 2015. https://www.iso.org/fr/news/2015/03/Ref1937.html

7
« Les PME sont au cœur de l’économie française  ». https://www.lecanaldesmetiers.tv/dossiers/47004-les-pme-sont-le-cur-de-leconomie-

francaise
économistes lui accordent plus volontiers une place dans leurs discours. Et pour cause,  elles
sont le moteur de la création d’emplois, partout en France.

Le rôle économique des PME en France est en effet considérable.


Les PME représentent 57% de la valeur ajoutée, 65% des emplois marchands, 82 % des
emplois créés(2).

Ces PME constituent la trame du tissu économique de la France de 2014, elles assurent
l’essentiel des créations d’emplois, elles sont les garantes de la santé du pays.

En 2015, la France compte 3.8 millions de PME (d’après le concept de PME défini par la loi
"LME" du 4 août 2008), soit 99,9 % des entreprises, 48,3 % de l’emploi salarié (en équivalent
temps plein). Elles réalisent 42,7 % de la valeur ajoutée et 15,4 % du chiffre d’affaires à
l’exportation. En 2016 la situation économique française a été marquée par une croissance du
1,1% de son PIB due essentiellement à la croissance de l’activité des PME qui ont connu à leur
tour une hausse du chiffre d’affaires et de la valeur ajoutée respectivement de 3,0% et 3,6%. Le
tableau (1.2) illustre les évolutions du chiffre d’affaires et de la valeur ajoutée de l’ensemble
des PME en France.

Source. Banque de France Bulletin N° 213 - Septembre-octobre 2017

2.2. LES PME EN ALLEMAGNE ET LEUR CONTRIBUTION AU


DÉVELOPPEMENT : UN MODÈLE À SUIVRE.

Selon Gerhard Schröder « L’homme malade de l’Europe d’antan est devenu la femme forte de
l’Europe ». Cette citation a été avancée pour montrer les dessous du succès du « Mittelstand »
ou ce qu’on appelle les PME.

En effet, les Mittelstand sont de véritable pilier de l’économie allemande. En effet, les temps si
proches où l’Allemagne souffrait d’un taux de chômage toujours en hausse, d’une croissance en
berne et d’un moral pâlichon sont révolus. Aujourd’hui citer le « modèle allemand» en exemple
et ses indéniables succès économiques est devenu tendance, voire incontournable. En fait une
véritable mode qui énumère des performances enviables en ces temps de crise qu’il faudrait
bien sûr nuancer, mais qui pour l’heure restent enviables. 

L’Allemagne doit son titre de championne du monde à l’export à ses innombrables entreprises
du Mittelstand au nom souvent peu connu du grand public. Certes, dans les statistiques macro-
économiques, les échanges extérieurs ne représentent qu’un cinquième du chiffre d’affaires
global de ces petites et moyennes sociétés, mais une PME allemande sur quatre est aujourd’hui
ouverte au monde. Ce Mittelstand internationalisé se recrute pour l’essentiel dans les branches
industrielles intensives en R&D sur lesquelles repose la spécialisation sectorielle de l’économie
allemande : électrotechnique/mécanique de précision, travail des métaux/construction
mécanique et automobile, ainsi que la chimie. S’y ajoutent de manière croissante les services.
Or le Mittelstand ne se contente pas de vendre ni d’acheter ses produits à l’étranger – de
préférence au sein du marché communautaire, il y développe aussi une intense activité
d’investisseur. Il est vrai que le fort degré d’ouverture de l’économie allemande, la
structuration du tissu des entreprises en réseaux de partenariats, de même que la culture
entrepreneuriale favorisent un positionnement offensif dans la globalisation, aux effets
bénéfiques sur la croissance et l’emploi. Plus que le large éventail d’aides de toutes sortes à
l’internationalisation des PME, c’est l’accélération des mutations de l’environnement mondial
et européen des activités qui a poussé et pousse toujours les PME allemandes à s’insérer avec
succès dans le nouveau partage mondial du travail.

A ce titre nous citons les principales contributions des PME de la réussite exemplaire de


l’économie allemande :

 Près de 400 000 PME actives à l’international


o 98 % des entreprises exportatrices sont des PME selon Destatis ;
o Les PME allemandes ne sont pas seulement exportatrices ;
o Une stratégie de développement pas à pas hors des frontières ;
o Les petites PME investissent à l’étranger elles aussi ;
o Trois quarts des Investissements Directs dans l’Union Européenne ;
o Un tiers des PME industrielles internationalisées est doublement engagé à
l’étranger ;
o Les PME des services investissent elles aussi
 La globalisation a forcé l’ouverture au monde des PME
o En dix ans, les PME ont ‘grossi’ sous l’effet des mutations globales des
activités ;
o Le Mittelstand industriel a réduit l’écart avec les grands groupes ;
o Une concurrence avivée sur le marché domestique ;
o La globalisation a forcé la spécialisation des PME et leur repositionnement dans
l’espace européen ;
o En s’internationalisant, les PME ont mondialisé leurs réseaux ;
o Cette ouverture contribue à la création d’emplois outre-Rhin ;
o La globalisation a permis la modification de la structure de l’emploi.

2.3. LES PME ET LEUR CONTRIBUTION AU DÉVELOPPEMENT DE


L’ÉCONOMIE TURQUE

En outre, des facteurs structurels anciens expliquent aussi la réussite économique de la Turquie
comme la présence de petites et moyennes entreprises (PME) dynamiques et ouvertes, pour
certaines, à l’exportation.

Le développement des PME familiales était encouragé sous Mustafa Kemal au lendemain de la
crise de 1929. Elles vont prendre leur essor après les années 1960. Avec la croissance des
années 2000, leur taille va augmenter et leur accès au crédit bancaire va être ainsi facilité,
d’autant que celui-ci a été libéralisé. De nos jours, elles sont très bien positionnées sur certains
marchés comme celui de l’agroalimentaire et autres secteurs.

En 2010, la Turquie est devenue la première puissance économique du Moyen-Orient devant


l'Iran et l'Arabie saoudite, la 7ème puissance économique d'Europe et la 15ème puissance
économique mondiale. Ce fort développement a été réalisé grâce à la politique de
développement des PME dans divers secteurs textiles, industries, services….

La Turquie était toujours consciente du potentiel que représentent les Petites et Moyennes
Entreprises (PME) pour la croissance et le développement, d’autant qu’elles constituent,
comme dans la plupart des autres pays, la forme d’organisation dominante. Représentant plus
de 95% 8 des entreprises turques, elles jouent un rôle moteur essentiel en termes de croissance
économique durable et de création d’emploi.

Étant donné le grand nombre de PME en Turquie et le fait qu’elles emploient une large partie
de la population active, les pouvoirs publics turcs ont mis en place depuis plusieurs années un
large éventail de programmes et de mesures afin de favoriser leur développement. Le nombre et
le champ d’application de ces programmes se sont nettement amplifiés à partir du 1er janvier
1996, date de l’entrée en vigueur de l’union douanière entre l’Union Européenne (UE) et la
Turquie.

En résumé, que ce soit pour les pays développés ou en voie de développement, les PME
arrivent en tête des institutions qui créent de l’emploi et qui produisent.

Le soutien de ces PME devient important pour la continuité de la croissance économique. Avec
son économie émergente, sa population jeune et dynamique, la Turquie prévoit de faire partie
des 10 plus grandes économies du monde dans le cadre de ses objectifs 2023. Plusieurs projets
sont réalisés pour soutenir les PME dans ce sens.

Ces projets se réalisent par différents moyens comme la création de PME, le recrutement de
personnel qualifié et le financement.

Des crédits bancaires à faible taux d’intérêt d’un montant de 50 milliards de livres turques ont
été proposés aux PME dans cette période et de nouveaux programmes ont été lancés pour la
création d’emploi. Le dernier de ces programmes annoncé, le « projet de crédit de vie aux
PME » propose à 80 000 PME un fonds de 5 milliards de livres turques qui peut être retiré à
faible taux d’intérêt.

Les PME en développement continueront de créer de l’emploi et d’élever le niveau de


prospérité des citoyens.

8
« Les petites et moyennes entreprises en Turquie ». https://www.oecd.org/fr/turquie/31948491.pdf. Le 30/03/2017.
2.4. LES PME EN TUNISIE : ÉTAT DES LIEUX

Les PME en Tunisie, majoritairement familiales, représentent l’un des principaux moteurs de
croissance économique. Elles constituent 90% du tissu économique dans notre pays et jouent
un rôle fondamental en matière de création d’emploi, d’investissements ou encore
d’innovations.

De par leur structure et leur flexibilité, elles peuvent également être un élément déterminant
d’absorption des crises économiques et financières, contrairement aux grandes entreprises. Ces
entreprises disposent encore d’un important potentiel de croissance.

Afin d’assurer leur développement, elles ont besoin d’une offre adaptée de services financiers.

Selon Sigma Conseil, les PME contribuent à 2/3 aux activités économiques et à 65% des
emplois. Sa production améliore la valeur ajoutée nationale et participe à l’accroissement du
PIB.

Le secteur bancaire et le leasing représente près de 92% du financement des entreprises en


Tunisie contre environ 8% pour le marché financier.

D’après l’étude menée par SIGMA CONSEIL et CONECT (2015), 39% des PME sont situées
sur le Grand Tunis c’est à dire à la capitale, près de 20% sont au centre de la Tunisie alors que
la région de Sfax comme pour la région du Nord Est, les PME ne sont que de 13%. Le reste des
régions n’arrivent même plus à accueillir 13% des PME ce qui explique le faible taux d’emploi
et de développement dans ses régions qui restent jusqu’au nos jours sources de tensions.

De plus selon cette étude 62.3% des PME sont des entreprises de services contre 37,7%
appartiennent au secteur industriel. De plus il faut noter que les PME étrangères ne représentent
que près de 10%.
Figure (1.1) : Répartition des PME en Tunisie selon la taille et le type d’activité
(Source : www.conect.org.tn. 2015 )
CONCLUSION

Les PME comptent beaucoup pour les économies des pays et sont le vecteur principal de leurs
développements. En Turquie comme en Allemagne les PME ont permis à ces pays d’atteindre
des niveaux de croissance qui dépasse les 7%.

Nous avons vu le cas de l’Allemagne qui a pu rapidement se développer au lendemain d’une


guerre destructrice (deuxième guerre mondiale). Aujourd’hui il se situe parmi les premières
puissances mondiale, et ce, grâce à ses industries.

Pour qu’elles puissent se développer d’avantage, les PME ont besoin de se ressourcer auprès
des banques. En effet, le crédit bancaire est la principale source de financement des TPE et
PME.

Depuis longtemps les banques et les autres institutions financières avec l’appui de l’Etat ont
proposés des offres de crédits adaptés à ces entreprises leur permettant de se développer
davantage. La question qu’on se pose est quels sont les différents types de crédits proposés par
les banques aux PME ?

Nous tenterons dans le chapitre qui suit de présenter les différents types de crédits offerts par
les banques tunisiennes aux PME.
CHAPITRE 2 : LES DIFFERENTS CREDITS ACCORDES PAR LES
BANQUES AUX PME
INTRODUCTION

Nous tenterons à travers ce chapitre de présenter les différents types de crédits proposés pour
financer les entreprises en Tunisie.

En effet le circulaire 87-47 de la banque centrale énonce les principaux types de crédit pouvant
être accordé aux entreprises Tunisienne (indépendamment de leurs tailles), rappelant les
formules utilisées pour définir les côtes théoriques primordiales pour le banquier de déterminer
les seuils à ne pas dépasser en termes d’octroi de crédits.

SECTION 1 : LES DIFFÉRENTS TYPES DE CRÉDITS OCTROYÉS AUX


PME

Toute entreprise à des besoins de financements, et ce, tout au long de cycle d’exploitation. Qu'il
s'agisse d'apporter des fonds supplémentaires pour soutenir sa croissance et ses investissements,
de renforcer sa trésorerie lors de tension ponctuelles, ou simplement pour faire face aux
échéances classiques requises par l'exploitation de son activité.

En sachant que les outils ne sont pas les mêmes suivant les besoins. Un investissement
nécessite une ressource stable comme mode de financement tel qu'un emprunt à long terme ou
l'appel à un autre dispositif comme le crédit-bail. Une difficulté passagère de trésorerie
s'accommode de l'escompte. 

Le choix d'outil est sous la responsabilité du directeur financier. Ce dernier prend en compte la
durée de vie du besoin à financer et le coût des ressources. 

Certaines opérations dépassent le cadre de la fonction financière en requérant de véritables


choix stratégiques. C'est le cas de l'introduction en bourse pour une éventuelle levée de
capitaux.

Nous tenterons de présenter tout au long de cette section les différents crédits offerts par les
banques tunisiennes aux PME locales.

1.1. LES CRÉDITS À COURT TERME

Les crédits à court terme ont pour objet d’assurer l’équilibre financier de la trésorerie de
l’entreprise. Ils financent les besoins liés au cycle d’exploitation et ils se caractérisent par une
durée inférieure à une année.
A cet effet, on distingue trois catégories de crédit à court terme, les crédits de gestion (facilité
de caisse, le découvert bancaire et le crédit de financement des stocks), les crédits par
mobilisation des créances (la mobilisation dailly, l’escompte commercial et l’avance sur
marchandises) et finalement les engagements par signature.

1.1.1. LES CRÉDITS DE GESTION

A. La facilité de caisse

L’activité de l’entreprise peut engendrer des besoins de financement sous forme de découvert
en compte courant afin de combler des écarts de trésorerie, temporaires ou périodiques issus de
décalage entre flux de recettes et de dépenses.

La facilité de caisse peut atteindre 1 mois du chiffre d’affaire pour les entreprises industrielles
et 15 jours du chiffre d’affaire pour les entreprises commerciales.

Côte theorique=Chiffre d ' affaire × Nombre de jours/360

B. Découvert bancaire

Le découvert bancaire est un crédit qui permet de répondre aux besoins ponctuels en trésorerie
dus aux décalages entre dépenses et recettes : Il permet d’être débiteur pendant une période de
temps déterminée et pour un montant calculé en partie par rapport au chiffre d’affaire.

Côte theorique=Chiffre d ' affaire × Durée ×taux /360

C. Crédit de financement des stocks

L’entreprise exerce une activité industrielle qui génère un besoin de stockage (stock outil de
matière première, de produits semi-finis…) l’octroi de cette forme de concours tient compte des
autres sources de financement telles que les crédits fournisseurs.

La quotité maximale accordée est d’environ 3 mois de stock moyen, et le taux d’intérêt
appliqué est indexé sur le taux de marché monétaire.
Côte theorique= Achats consommés× ( 90 j−Délai fournisseurs ) /360

D. Crédit de compagne

Un outil de financement des produits en stock dont la vente est différé mais semble assurée. Il
finance par excellence les entreprises ayant une activité saisonnière.

1.1.2. LES CREDITS PAR MOBILISATION DE CREANCES

E. Mobilisation Dailly

C’est la cession de certaines créances à la banque. En effet, la banque octroie le crédit en


contrepartie de ces factures sous la forme d’une avance ou d’un découvert autorisé garanti par
les créances.

F. L’escompte

C’est une opération qui consiste pour le banquier à racheter d’une entreprise des effets de
commerce dont elle est porteuse avant l’échéance du paiement.

G. Avance sur marchandises

L’entreprise peut demander à son banquier une avance sur sa marchandise. Ces concours sont
destinés à couvrir les besoins de trésorerie à la détention de stocks.

1.1.3. LES ENGAGEMENTS PAR SIGNATURE

Les Engagements Par Signature (E.P.S) sont des crédits à court, à moyen et à long terme qui
n'occasionnent pas un décaissement immédiat et nécessitent seulement la signature et la
garantie de la banque. Nous distinguons:
 Les cautions de marché, cautions demandées à l'occasion de la participation ou de la
réalisation d'un marché entre un entrepreneur appelé soumissionnaire adjudicataire et
l'administration appelée maître d'œuvre (ne seront pas présentées dans notre présente
étude).
 Les cautions douanières, établies en faveur de l'administration des douanes.
 Les autres cautions bancaires.

Les engagements par signature sont comme tout autre crédit des opérations risquées pour la
banque dans la mesure où cette dernière s'engage à payer au bénéficiaire le montant de
l'engagement en cas de défaillance du débiteur.

A. Le crédit documentaire

C’est un outil de paiement par lequel la banque de l’importateur s’engage à payer à


l’exportateur, à une échéance bien déterminée, un montant conforme au contrat de vente après
négociation des documents qui certifient la bonne expédition.

B. Cautionnement bancaire

Selon l’article 1478 du COC. Le cautionnement est défini comme étant : « Un contrat par
lequel une personne s’oblige envers le créancier à satisfaire à l’obligation du débiteur, si celui-
ci n’y satisfait pas lui-même».

Il s'agit des cas où la banque peut se porter garante solidaire de son client et ce, en prenant à sa
charge, à défaut de paiement par ce dernier, les créances contractées par celui-ci avec une tierce
personne.

La caution bancaire ou caution solidaire peut être renouvelable par tacite reconduction. En
effet, le cautionnement bancaire a pour objectif de garantir à la banque qu’en cas de défaillance
de l’emprunteur, le remboursement sera assuré par l’organisme du cautionnement.

C. L’aval

C’est une garantie par la banque pour favoriser le paiement d’un effet à l’échéance et ceci par
l’apposition de son cachet et de sa signature.
L'aval en dinars tunisiens, en devises ou en dinars convertibles est une forme d'engagement par
signature par lequel la banque (Avaliseur) se porte garante du paiement de l'effet, libellé en
dinars tunisiens, en devises ou en dinars convertible, à son échéance.

L'aval accordé correspond au montant des effets avalisés et sa durée correspond à l'échéance
finale de l'effet.

L'opération d'aval d'effets libellés en devises ou en dinars convertible s'effectue pour le compte
des importateurs résidents dans le cadre d'un paiement direct (aval simple) ou d'une remise
documentaire à l'importation.

Figure (2) : Typologie des crédits courts terme

SECTION 2. LES CREDITS D’INVESTISSEMENTS OU CREDITS A


MOYEN ET LONG TERME

Un crédit à moyen ou à long terme est un crédit destiné au financement des projets
d'investissement, de consolidation ou de restructuration des entreprises.

Nous présenterons dans ce qui suit les différents crédits proposés par les banques tunisiennes
aux PME.
2.1. LE CREDIT A MOYEN TERME D'INVESTISSEMENT

Ce type de crédit est destiné à parfaire le financement des projets de création ou d'extension
ainsi que le renouvellement du matériel. Le montant du crédit est fixé à :

 70 % du coût du projet pour les investissements dans


o L'industrie manufacturière ;
o Secteur minier ;
o Entreprises de bâtiments et de travaux publics ;
o Le tourisme saharien ;
o Le secteur du transport des marchandises et du transport public des voyageurs.

 60 % du coût du projet pour les investissements dans:


o L’hôtellerie, le transport et l'animation touristique ;
o L’activité d'entretien et de maintenance des engrais et équipements des
entreprises autres que celles du secteur de l'industrie ;
o Tout autre projet à caractère culturel et social notamment, les salles de cinéma et
les cliniques.

Notons que pour ces types de crédits, le fonds de roulement ne doit pas excéder 10 % du coût
de l'investissement et que la durée est fixée à 7 ans.

2.2. LE CREDIT A MOYEN TERME DE CONSOLIDATION,


D’ASSAINISSEMENT ET DE RESTRUCTURATION

Ils sont principalement destiné à :

 Consolider les crédits à court terme en vue de rétablir l'équilibre de la structure


financière de l'entreprise ;
 Restructurer l'appareil de production par l'acquisition de nouvelles technologies de
façon à améliorer la productivité, la qualité et la compétitivité ;
 Relancer les entreprises en difficultés ;
 Durée: 2 à 7 ans (minimum 2 ans) peut aller jusqu’à 15 ans ou plus.
2.3. LE CREDIT A MOYEN TERME A LA PRODUCTION

Ce type de crédit est destiné à financer la vente à crédit de biens d'équipements ou de services.
Les secteurs éligibles sont :

 Industrie des matériaux de construction ;


 Industrie de la céramique et du verre ;
 Industrie du bois et de l'ameublement ;
 Industrie des matières plastiques ;
 Industrie de l'habillement et du cuir ;
 Industrie métallique, métallurgique et électrique.

La quotité de ce crédit est fixée à:

 80 % du montant des ventes à crédit ;


 90 % du montant total des équipements et des frais des installations pour les chauffe au
solaires et les éoliennes de pompage.

Rappelons que le montant du crédit est fixé en fonction du volume des ventes à crédit et du
délai de règlement consenti aux acquéreurs finaux. Les bénéficiaires de ces crédits doivent
répercuter sur les acquéreurs finaux les mêmes conditions de taux et de durée. De plus que la
durée de remboursement se situe entre 2 à 5 ans.

2.4. LE CREDIT A MOYEN TERME D'ACQUISITION DE MATERIEL DE


TRANSPORT

Destiné à financer l'acquisition de véhicules neufs à usage de taxi, louage ou d'auto-école ou


transport rurale. Le crédit est fixés à 80 % au maximum du prix d'acquisition du véhicule, tout
frais exclus. Et la durée est de 4 à 5 ans.

2.5. LE CREDIT A MOYEN TERME FINANÇANT LES INVESTISSEMENTS


DANS LE COMMERCE DE DISTRIBUTION

Destiné à financer les investissements dans le commerce de distribution réalisé dans le cadre de
création, aménagement et extension.

Le montant de ce crédit est fixé à :

 60 % du coût des investissements ;


 70 % pour les crédits finançant des investissements dans les zones décentralisées.
2.6. LE CREDIT A MOYEN TERME FINANÇANT LES CONSTRUCTIONS A
USAGE INDUSTRIEL ET COMMERCIAL

Destiné à financer les investissements réalisés dans le cadre de la construction à usage


industriel et commercial et afférent aux opérations suivantes:

 Les travaux de génie civil et d'aménagements relatifs aux extensions de projets


d'entreprise relevant du secteur des industries manufacturières, à la double condition
que :
o Ces travaux correspondent aux besoins réels en locaux de l'entreprise ;
o Les schémas de financement antérieurs n'aient pas prévus de financement au
titre de génie civil et d'aménagement.
 La construction d'entrepôts est d'aires de stockages par des sociétés des secteurs
énergétiques et des industries manufacturières.
 La construction d'entrepôts et d'aires de stockage par des entreprises du secteur
commercial, par des offices de collecte et de commercialisation, par des coopératives de
production de services et de stockage. Ces entrepôts doivent être destinés au stockage
des produits agricoles de première nécessité ou de produits éligibles à un financement
par lettre d'agrément.
 La construction d'entrepôts et d'aires de stockage pour le commerce de distribution de
produits stratégiques.

Le montant du crédit est fixé à :

 60 % des dépenses à engager


 70 % pour les investissements réalisés dans les zones décentralisées.

2.7. LE CREDIT A MOYEN TERME FINANÇANT LES EQUIPEMENTS


PROFESSIONNELS

Destiné à financer l'ouverture ou l'extension de cabinets, laboratoires et bureaux. Ce crédit est


fixé à:

 60% du coût des investissements (fonds de commerce, et fonds de roulement exclus)


 70 % pour les crédits finançant les investissements dans les zones décentralisés.
2.8. LES FINANCEMENTS EXTERIEURS A MOYEN TERME

Les concours sont destinés aux financements des exportations et des importations. Deux
natures de crédits sont à distinguer à savoir :

 Le crédit acheteur : Le crédit acheteur est un crédit consenti par une banque ou un
pool de banques à un acheteur étranger pour lui permettre d'effectuer les paiements dus
au vendeur au comptant.

Il repose sur deux contrats juridiquement indépendants :

o Un contrat commercial, définissant les obligations respectives de l'acheteur et du


vendeur ;
o Un contrat financier (une convention de crédit), par lequel la banque s'engage
sous certaines conditions de mettre à la disposition de l'emprunteur (qui peut
être l'acheteur ou sa banque) les sommes nécessaires pour honorer ses
engagements de paiement au comptant vis-à-vis du vendeur.

L'emprunteur s'engage à rembourser le montant du crédit selon les modalités précisées dans le
contrat financier. Ainsi le contrat commercial est bien distinct du contrat financier.

Néanmoins, comme ce dernier ne peut être généré sans le contrat commercial, son entrée en
vigueur reste toujours subordonnée à celle du contrat commercial.

 Le crédit fournisseur : c’est un crédit accordé à l'acheteur par le fournisseur dans le


cadre de son contrat commercial. Selon les pays, les branches d'activité et les accords
particuliers passés entre un fournisseur et son client, il peut être convenu en matière
commerciale que le fournisseur soit payé au terme d'un délai déterminé (30 à 90 jours le
plus souvent, voire dans certains cas plus longtemps).

Un crédit fournisseur peut être assimilé à celui obtenu pour le règlement de différentes charges
d'exploitation : Impôts, cotisations sociales, etc.

Malgré les différentes offres de crédits destinées aux PME ces dernières trouvent depuis
longtemps des difficultés d’accéder à ces offres ce qui contraigne leur développement.
SECTION 3. FINANCEMENT DES PME ET RISQUES DE CREDIT

Les PME sont dépendantes des banques pour satisfaire leur besoin de financement externe.
Malgré cette dépendance et l’importance financière du lien d’affaires, les relations entre les
banques et les PME sont complexes et souvent teintées d’insatisfaction de part et d’autre. Les
PME souffrent de discriminations en matière d’accès aux ressources et les banques se méfient
des PME dont elles considèrent le financement comme étant plus risqué que celui des grandes
entreprises

La plupart des difficultés rencontrées dans ces relations provient de la non compatibilité de
l’objectif des banques avec les caractéristiques spécifiques des PME. L’objectif d’une banque
n’est pas simplement de trouver des emprunteurs, mais de « bons » emprunteurs. Un bon
emprunteur est celui dont la probabilité de défaut est très faible. Les PME présentent certaines
caractéristiques spécifiques qui font qu’elles sont globalement considérées comme étant plus
risquées.

Une première spécificité de la PME est l’omniprésence du propriétaire-dirigeant et le lien qui


unit celui-ci à son entreprise au point de l’identifier à celle-ci. Les principales fonctions
managériales ainsi que la propriété du capital sont dans la majorité des cas, aux mains du
dirigeant (et de sa famille) ; la PME est généralement une entreprise familiale dont le dirigeant
a engagé une partie importante de son patrimoine propre ou familial dans l’entreprise. Toute
prise de décision du propriétaire dirigeant comporte des risques, non seulement pour la vie et la
continuité de son entreprise, mais encore pour la garantie d’un revenu propre et la bonne
gestion du patrimoine familial.

Le fait que la majorité des PME sont des entreprises familiales ceci influe sur la détermination
des objectifs fixés à l’entreprise. Ceux-ci se confondent en fait avec les motivations
personnelles du dirigeant. Ce dernier peut poursuivre ainsi des objectifs personnels se
démarquant de la maximisation du profit, tels que l’autonomie décisionnelle, le pouvoir, la
réalisation de soi, les prélèvements personnels… ; De telles motivations influencent la stabilité
des liquidités de l’entreprise nécessaires au remboursement des emprunts, ce que les banques
n’apprécient guère.

Une autre caractéristique majeure des PME est leur opacité informationnelle. L’une des
principales difficultés que rencontre une PME consiste dans son incapacité à communiquer une
information fiable et précise au marché. Les investisseurs sont alors démunis lorsqu’il s’agit
d’évaluer le risque économique et financier des PME, surtout si celles-ci sont innovantes et/ou
de création récente. Pour ces dernières, par exemple, les actifs sont principalement immatériels
et inobservables. De même, les contrats (avec les financeurs, les clients et fournisseurs) ne sont
pas visibles à l’extérieur. Les PME étant pour la plupart non cotées, les obligations légales
d’information sont réduites au minimum. Ainsi, de très nombreuses PME n’émettent ni
information comptable ou financière, ni information stratégique.

Face à ces problèmes, les banques durcissent les conditions d’octroi du crédit pour faire payer
le coût du risque en augmentant le taux d’intérêt ; ceci engendre l’éviction des « bons »
emprunteurs, les entreprises raisonnables pour lesquelles le prix à payer obère leur rentabilité.
Il reste les emprunteurs enclins au risque et les « mauvais » payeurs qui sont disposés à
accepter ces conditions d’octroi des crédits (sélection adverse). De plus, pendant la durée du
contrat de prêt, ces conditions incitent les emprunteurs à augmenter leur prise de risque pour
maximiser leurs résultats (hasard moral), ce qui expose les banques au risque de non
recouvrement du prêt. Ce risque de crédit conduit les banques soit à imposer des conditions de
financement contraignantes (taux d’intérêt, garanties) soit, le plus souvent, à éliminer les clients
jugés potentiellement incapables de rembourser. Dans les deux cas, il en résulte un
rationnement des PME sur le marché du crédit.

Les PME constituent une catégorie de débiteur présentant un risque de crédit spécifique,
particulièrement pour les banques. Elles recourent en effet de manière privilégiée à
l’endettement bancaire, et non aux marchés financiers compte tenu de leur surface financière
limitée, pour se financer. Or, elles représentent une clientèle plus fragile que celles des grandes
entreprises. La fragilité des PME est principalement liée à leur structure financière, qui se
distingue par une capitalisation souvent insuffisante et un taux d’endettement relativement
élevé. Ce taux d’endettement est certes en baisse sur le long terme, mais il se redresse quelque
peu depuis 2005 (cf. Figure 2). Figure 2: Taux d’endettement (Dettes financières / Fonds
propres) des entreprises
Selon le service central des risques de la Banque de France « à fin juin 2015, les PME
recensées disposent de 431,8 milliards d’euros de lignes de crédits dont 382,7 milliards sont
effectivement utilisés (mobilisés) » 4 . Ces deux indicateurs sont en progression au cours des
derniers trimestres, l'encours de crédits mobilisés augmentant par exemple de 2,5 % sur un an
(cf. Figure 3). Ainsi, la part des PME dans les concours bancaires accordés à l’ensemble des
entreprises peut être estimé à 50% (par rapport à 871,4 Mds € de crédits prévus pour le
financement de l’ensemble des entreprises françaises toutes tailles confondues).
Le poids des crédits accordés aux PME justifie l'attention portée au risque de crédit de celles-ci,
considéré comme important par les banques. Il en ressort l'existence d'une prime de risque
versée par les PME par rapport à la population des grandes entreprises. Dans une étude de
l’OCDE5, il apparaît que cette prime mesurée par le spread entre les taux d’intérêts des crédits
accordés aux PME et ceux appliqués aux grandes entreprises se maintient au-delà des 50 points
de base depuis plusieurs années (cf. Figure 4). Cet écart est d'autant plus important de manière
relative que le niveau des taux d'intérêt est faible depuis de nombreuses années

Dans un contexte conjoncturel marqué par des crises financières, le ralentissement durable de la
croissance économique et en présence d’une réglementation renforcée, il n'est pas surprenant
que les banques aient rationné leur offre de crédit aux PME, soit quantitativement par la baisse
de l’offre de crédit, soit en augmentant la prime de risque par rapport à leur clientèle de grandes
entreprises. Ce fut particulièrement le cas durant la crise des Subprimes (cf. Figures 4 et 5). De
nombreuses études confirment que le coût du crédit est plus cher pour l’entreprise de petite
taille (Bardos, 1990). Ce coût de l’endettement est généralement fonction du risque de défaut,
lui-même étroitement corrélé à la taille de l’entreprise. Cependant, il apparaît que, à risque égal,
les PME supportent un coût d’endettement plus élevé que leurs homologues plus grands. Ainsi,
le rationnement du crédit limite la possibilité pour les PME de financer des projets viables
économiquement. D’après la littérature sur le phénomène du rationnement de crédit (issue
notamment des travaux de Stiglitz et Weiss, 1981), en raison de l’existence d’une asymétrie
d’information la banque ne peut pas distinguer correctement un bon projet d’un mauvais en se
basant uniquement sur son niveau de risque. Lorsqu’elle augmente son taux 15 d’intérêt, les
entreprises dont les projets sont les moins risqués sont incitées à quitter le marché. Par
conséquence, le risque relatif aux entreprises potentiellement emprunteuses augmente (risque
d’anti-sélection) et ces dernières peuvent décider d’adopter des projets plus risqués (supposés
plus rentables) que prévu pour couvrir la hausse des charges financières (Chertok et al., 2008)
résultant de taux d’intérêt plus élevés (risque d’aléa moral).

Le risque de crédit est principalement lié à la probabilité de défaillance de l’entreprise. Sur ce


plan, la défaillance des PME reste massive ces dernières années et tendanciellement haussière
depuis le début du siècle (cf. Figure 6). En France, les défaillances des PME ont atteint un pic
de 5031 en 2009.

Figure 6: Nombre de défaillances des PME en France, tous secteurs confondus


(Moyenne annuelle sur la période 2001-2014)

Ces défaillances représentent un coût élevé pour les banques car elles entrainent des pertes très
importantes , que le défaut de remboursement soit partiel ou total par rapport aux capitaux
prêtés. De même, elles exposent les autres créanciers à un risque majeur qui peut les affecter
jusqu’à les rendre défaillants à leur tour.
Ainsi, l’augmentation du nombre de PME défaillantes et les pertes qu’elles impliquent pour
leurs partenaires, notamment les banques, incitent à s’interroger sur les causes possibles des 17
défaillances. Celle-ci peut être due aux déficits stratégiques ou managériaux ou aux évolutions
de l’environnement économique : situation de crise des secteurs d’activités, défaillances des
clients, changements des conditions de financement, perturbations des marchés. La capacité à
décrire, analyser et anticiper ce phénomène s'avère être de première importance. Pour les
banques, la prévision du risque de crédit des entreprises est également essentielle dans la
mesure où les règles prudentielles élaborées par le Comité de Bâle les obligent à se doter d’un
système d’évaluation de risque de crédit, afin de juger la qualité de chaque ligne de crédit (par
l’attribution d’une note individuelle) et d’évaluer les probabilités de pertes engendrées par la
détention d’un portefeuille de crédits. Elles déterminent ensuite les fonds propres à constituer
en fonctions de la quantité des pertes prévues. L’objectif du régulateur est de s’assurer que les
banques sont suffisamment capitalisées par rapport aux risques portés. Même s’il est
impossible d’éliminer complétement le risque de crédit à travers ce type de règlementation
prudentielle (ce qui ne peut d'ailleurs être un objectif micro ou macroéconomique), les banques,
en adoptant de bons modèles de prévision adaptés aux particularités de leurs segments de
clients, notamment les PME, réduisent au minimum leur propre risque de défaut, permettant
ainsi, de créer un environnement économique stable, caractérisé par un niveau de confiance
élevé des individus et des entreprises. La nécessité de se doter d’un système d’évaluation de
risque est également justifiée en raison du fait que la survenance brutale des défaillances est un
événement plutôt rare. Mais par ailleurs, la défaillance est généralement visible plusieurs
années à l’avance. D'une manière générale, ces défaillances se manifestent plutôt à la suite
d’une dégradation successive de la notation (De Servigny et al., 2003 ; 2006).

Ainsi, la banque peut prendre par avance les mesures nécessaires pour pouvoir récupérer son
capital emprunté, décider de refuser de renouveler ou octroyer de nouvelles lignes de crédits.
Ces systèmes d’évaluation se présentent sous la forme de modèles de scoring qui visent à
prédire la vulnérabilité éventuelle d’une entreprise à l’aide des informations financières et des
méthodes statistiques. L’objectif des banques est donc de détenir des modèles de scoring
performants qui permettent de grouper les entreprises dans des classes de risques afin
d’améliorer la capacité de distinguer entre les bons et les mauvais emprunteurs. De ce fait,
l’adoption d’instruments de détection précoce des défaillances d’entreprises peut permettre aux
banques de mieux répertorier les PME disposant d’une assise financière robuste, et ainsi de
réduire les problèmes d’asymétrie d’information susceptibles de conduire à un 18 rationnement
du crédit qui serait de nature à pénaliser les investissements et la croissance économique. En
mettant en place un modèle de risque de crédit, les banques peuvent également palier aux
problèmes de tarification des crédits, puisque le coût de l’endettement (taux d’intérêt appliqué)
est fonction du risque de défaillance, lui-même étroitement lié à l’appréciation de la qualité des
emprunteurs. Bon nombre de travaux théoriques et de vérifications empiriques (Edmister,
1972 ; Bates et Nucci (1989), Van Caillie (1989, 2006), Pompe et Bilderbeek (2005), Altman et
Sabato, 2007 ; etc) ont fait émerger différents modèles de prédiction du risque de crédit des
PME, permettant d’en évaluer son ampleur et d’être en mesure de le prévoir. Ces méthodes
sont adoptées par les banques lors la construction de leurs systèmes de scoring internes.

CONCLUSION

Il existe une forte interdépendance entre les banques et les PME mais la nature de leurs
relations est souvent empreinte de plusieurs problèmes étant donnée les divergences des
objectifs de chacune des parties. D’un côté les dirigeants des PME se plaignent des exigences
des institutions financières de l’autre côté les banquiers affirment qu’ils ont des difficultés avec
les dirigeants des PME qui sont généralement incompétents de plus ils ne transmettent pas
toutes les informations nécessaires dans leurs dossiers d’emprunt.
CHAPITRE 3 : LES PME ET LES DIFFICULTES D’ACCES AU
FINANCEMENT
INTRODUCTION

Au sein de ce chapitre, nous présenterons l’organisme d’accueil. Les paragraphes présenteront


la Banque Internationale Arabe de Tunisie (BIAT), son historique, son activité et enfin le
département risques.

SECTION 1. PRESENTATION DE LA BANQUE INTERNATIONALE


ARABE DE TUNISIE (BIAT)

Créée suite à la fusion des succursales locales de la Société Marseillaise de Crédit et de la


British Bank of the Middle East qui étaient à l’époque installées en Tunisie depuis des dizaines
d’années, la BIAT aura marqué l’achèvement de l’opération de « tunisification » de l’appareil
bancaire engagée au lendemain de l’indépendance. En 1976 elle a été reprise des investisseurs
privés tunisiens et à partir de 2005 le groupe Mabrouk monte progressivement dans le capital
de la BIAT pour en détenir actuellement plus de 40%.

Aujourd’hui, la Banque Internationale Arabe de Tunisie (BIAT) est l’une des plus importantes
institutions financières en Afrique du Nord et la première banque privée en Tunisie en termes
de collecte de dépôts et de génération de Produit Net Bancaire.

La BIAT a réussi à se positionner sur un trend de croissance grâce à sa vision futuriste et son
esprit innovant.

S’appuyant sur une force de vente organisée par marché et sur un concept moderne de
merchandising de ses agences, la BIAT offre à sa clientèle (entreprises et particuliers) une
gamme de produits et services à la fois complète et innovante. Souvent, elle est pionnière en
matière d’introduction de produits et services bancaires sur le marché tunisien, comme cela a
été le cas pour les cartes bancaires, les produits de banque à distance et les produits de
bancassurance.

En dehors de l’activité bancaire, la BIAT possède aujourd’hui une activité consolidée


diversifiée comptant 31 filiales exerçant dans plusieurs secteurs d’activité :

 Services financiers spécialisés et assurances.

 Gestion d’actifs et service aux investisseurs

 Tourisme et immobilier
1.1 ACTIONNARIAT

Actionnaires Nombre d'actions Part en %


A - Etrangers 179 688 1,06%
B - Tunisiens 16 820 312 98,94%
B – 1.Personnes morales 13 207 060 77,69%
B – 2.Personnes physiques 3 613 252 21,25%
Total 17 000 000 100%
Tableau : Composition du capital social de la BIAT (source : BIAT)

1.2. INDICATEURS A FIN 2017

Libellé 31/12/2017
PNB 701,3 MD
Capitaux propres 1 040,2 MD
Résultat Net 214 MD
Dépôt 10 585,2 MD
Encours crédits 9 393,7 MD
Effectif 2 178
Agences 201

1.3 EVOLUTION DE L’ACTIVITE

La BIAT occupe toujours le premier rang en matière de dépôts au terme de l’année 2018 avec
un volume collecté de dépôts de 11,5 MD contre 10,6 MD en 2017 ; soit une croissance de 8%.

Le Produit Net Bancaire a également évolué de 18%, passant de 701,3 MD en 2017 à 828,1
MD en 2018.

Les crédits à la clientèle se sont situés à 10 693 MD à fin 2018 contre 9 394 MD à fin 2017 ;
soit une hausse de 13,8%.
1.4 ORGANIGRAMME
SECTION 2. ANALYSE ET DIAGNOSTIC DU DEPARTEMENT

RISQUES

Amené à guider la banque dans son exercice et dans sa stratégie, le département risque, joue un
rôle primordial dans le déroulement de son activité, que ce soit dans la distribution des crédits,
dans les opérations sur le marché financier, mais aussi quant aux prises de décision.

2.1. ANALYSE DE L’ENVIRONNEMENT

Situé directement sous la direction générale, le département des risques se compose de


plusieurs directions, à savoir :
 Direction administration de crédits ;
 Direction des garanties ;
 Direction politique de crédit et gestion de portefeuille ;
 Direction contrôle et reporting ;
 Direction risque de crédit (PME et banque de détail) ;
 Direction risque de crédit (DGE)
 Direction risque de marché ;
 Direction risque opérationnel
2.2 ATTRIBUTIONS DE LA DIRECTION

Les principales tâches de la direction sont les suivantes :

 La contribution à la mise en place de la politique générale de crédit de la BIAT ;


 La mise en place des limites, notamment par rapport aux fonds propres ;
 La proposition de schémas délégataires en matière d’octroi de crédits sur dossiers, de
gestion des dépassements et de tarification des crédits ;
 La gestion des limites de portefeuille ;
 La segmentation des clients en classes homogènes de risques ;
 La définition du processus d’analyse de risques ;
 La conception d’outils d’aide à la décision (scoring, notation interne) de mesure de
risque et pricing des crédits ;
 Assurer la veille technologique et réglementaire en matière de risque de crédit.
 Concevoir le tableau de bord risque de crédit de la banque

A travers cette section, nous avons effectué une présentation de la banque et de ses filiales, tout
en mettant en avant quelques indicateurs clés. Pour mieux appréhender le cadre de notre travail,
nous avons réalisé une brève analyse de la direction et de son activité.

Nous présenterons dans la section suivante le cas pratique objet de notre mémoire.

SECTION 3. ETUDE DE CAS : LA SOCIETE ABC

Afin de réaliser ce mémoire, nous avons choisis d’élaborer notre stage au sein de la BIAT et
plus particulièrement au sein du département risque.

Hormis le fait que j’ai pu m’imprégner des tâches quotidiennes des collaborateurs, j’ai eu à
réaliser une analyse de crédit et à suivre son cheminement de bout en bout que nous exposerons
au sein de cette section.

Les tâches les plus prépondérantes qui m’ont été confiées sont :

 Analyse de la demande de renouvellement d’un programme de crédit de gestion ;


 Réalisation de notes d’extourne, suite à des anomalies de calcul des conditions
préférentielles accordées ;
 Elaboration de notification suite à la décision du comité supérieur de crédit ;
 Etudes commerciales pour la revue à la baisse des tarifications des engagements.
3.1 DEMANDE DE LA RELATION

La société ABC nous a sollicitées pour le renouvellement de son programme de crédit de


gestion. Au sein de la demande, qui nous est fournie en version originale et signée par le
dirigeant de l’entreprise, nous avons les côtes sollicitées en matière de crédit de gestion pour
l’entreprise et éventuellement des informations utiles pour notre analyse.

Le dossier doit impérativement être accompagné de :

 Les états financiers de l’entreprise relatifs aux deux derniers exercices. Si


indisponibilité, nous fournir les états financiers provisoires.
 Les notes aux états financiers ;
 Le compte d’exploitation prévisionnel ;
 Un formulaire dûment remplie (fourni par la BIAT), au sein duquel l’entreprise nous
renseignera sur les faits marquants réalisés, les modalités de règlements et dans la
mesure du possible une étude sectorielle.

Les états financiers et les notes nous permettrons d’élaborer une analyse détaille sur les
performances de l’entreprise. Il en découlera une opinion pour la demande de crédit sollicité.

Le compte d’exploitation prévisionnel nous permettra d’avoir un aperçu sur les objectifs de
l’entreprise.

3.2. OUTILS D’AIDE A L’ANALYSE

La BIAT est doté d’outil permettant de procéder à l’analyse des dossiers de crédit. Ci-dessous
les outils primordiaux pour mener à bien cette tâche :

 RISKPRO : Outil permettant de procéder à une analyse complète de l’entreprise, il se


présente comme suit :
o Identification : Nature de l’entreprise, structure du capital, dirigeants, nature du
crédit sollicité,
o Présentation : Présentation de l’entreprise, du secteur d’activité et les
évènements marquant des exercices écoulés.
o Analyse quantitative : Elle se présente sous forme de données sous format de
choix multiples afin de positionner l’affaire au sein de son secteur d’activité.
(Secteur, barrière à l’entrée produit commercialisé, relation fournisseurs et
clients, gouvernance, historique bancaire, tempérament des actionnaires…)
o Analyse financière : Partie au sein de laquelle une analyse financière sera
portée sur l’entreprise afin de pouvoir déceler ses performances et de fonder une
opinion pertinente. Il en découle une note financière.
o Point des engagements : Il s’agit en somme d’un tableau récapitulatif
permettant de recenser les utilisations actuelle de l’affaire en matière des
différents crédits au sein de la BIAT.
o Point des garanties : Nature des garanties constituées auprès de l’établissement
d’accueil.
o Comportement bancaire : Récapitulatif des signes bancaires les plus pertinents
à savoir le mouvement annuel moyen, le mouvement mensuel moyen, le
mouvement par rapport au chiffre d’affaire, les utilisations moyenne en crédit
(tout type de crédits) au sein du système bancaire, les impayés et le volume du
contentieux.
o La note financière : Note accordé par le système permettant d’évaluer le risque
(en fonction de plusieurs variables) vis-à-vis des données comptables fournies.
Cette note varie de A1 à C4 (A1 représentant une excellente performance et C4
une situation non encourageant pour la création d’une relation d’affaire).
 T24 : Système d’informations bancaire intégral et complexes permettant de rassembler
l’ensemble des données relatives à chaque entreprise. Nous pouvons y trouver la liste
des comptes des entreprises, le point des dépôts, la position globale quant aux
échéances des crédits court et long termes octroyés, les titres de crédits, le point des
engagements, la situation du compte, la tarification des différentes opérations
financières, le point des garanties….
 COLD : Outil permettant d’avoir le détail sur les différents crédits et d’avoir le détail
de l’encours et des échéances restantes.
 Centrale des bilans : Outil permettant de saisir les états financiers qui seront par la
suite généré au niveau du RISKPRO.
 Centrale des risques : Outil permettant de suivre les utilisations moyennes par année
(plus de 15 ans d’historique) au niveau du système bancaire des utilisations de
l’entreprise.
 SED BCT : Si l’information n’est pas suffisante au sein des outils déjà énuméré, les
analystes ont recours au site mis à la disposition par la banque centrale permettant
d’avoir les informations complémentaires (utilisations, impayés, contentieux…).
3.3. ANALYSE DE L’AFFAIRE

A l’aide de l’outil RISKPRO, nous avons procédé à l’analyse de la demande de la relation :


3.3.1. IDENTIFICATION

Nom de la relation SOCIETE ABC Forme juridique SA

Date de création 29/12/2009 Date Ouverture 27/07/2010

Résident Oui Côte en bourse Non

Dirigeant Nom prénom de la relation CIN Dirigeant XXXX348

Implantation Adresse du siège social de l’entreprise

ACTIVITE INS Produits pharmaceutiques

Objet de l'activité Produits pharmaceutiques

Groupe d'affaire Pas de groupe (Utilisé par le département des grandes entreprises)

NB employé -    

Compte 38XXXXXX08 CAC -

ID National 10XXXX41 Zone SF1

Échéance PCG 31/01/2020 Marché PME

Inter Chèque Dirigeant - Date interdit chèque -

NB Incidents chèques 0    

Statut Watch List Non Chargé -

Notation externe -    
Délégation de pouvoir CSC    

Objet dossier Renouvellement PCG    

Capital Social 2490    

Structure du capital de la Société ABC :

Actionnaire A 14,50% Actionnaire D 0,20%

Actionnaire B 20% Actionnaire E 33,40%

Actionnaire C 3% Actionnaire F 28,90%

Total 37,50% Total 62,50%

Produits / Services % CA % Export Part de marché

Produits pharmaceutiques 100% 20% 20%

Principaux concurrents Produit Part de marché

ADWYA Produits pharmaceutiques  -

SIPHAT Produits pharmaceutiques  -

SANOFI Produits pharmaceutiques  -

Principaux clients Produit % CA Délai Support

Pharmacie Centrale  - 25 120/180 Effet

Grossistes  - 67 60/90 Effet

Lybie  - 4 Virement
Cote d'ivoire  - 4 Virement

Principaux fournisseurs Produit % CA Délai Support

Pharma LABO - 25 90 Effet

IPS - 67 90 Effet

Divers - 4 30/60/90 Effet / chèque

Inde - 4 A vue LC / CAD

Chine - - A vue CAD

France - - 30/60 -

3.3.2. PRESENTATION DE LA SOCIETE ABC

Présentation : La société ABC, est une industrie pharmaceutique créée en Décembre 2019. Son
activité a réellement commencé en Juin 2012 par le biais de travaux de sous-traitance pour le
compte d’autres intervenants. Elle s’est par la suite lancée dans la production de ses propres
produits en 2013.

La société est une SA au capital de 2.490mD ayant pour activité principale la fabrication de
médicaments génériques à usage humain.

Elle présente à son actif 28 produits, 50% de ses achats sont réglés au comptant, le reliquat par
des traitres de 60 à 90 jours.

10% des achats importés sont réglés par des lettres de crédit à vue, le reliquat par des virements
à vue.

Les règlements en faveur de la relation sont effectués par traites de 120 à 180 jours (25% des
ventes), les grossistes par traite de 60 à 90 jours (67% des ventes) et les revenus générés par les
exportations sont encaissés par des virements effectués 50% à la commande et 50% après la
livraison (8% des ventes).
3.3.4. ANALYSE QUALITATIVE

3.3.4.1. SECTEUR

Perspectives du marché :

 Evolution du marché cible (nombre de clients,


En croissance
consommation par client)
 Menace de produits de substitution

Intensité concurrentielle :

 Lutte sur les prix, la promotion, la distribution Très forte

 Lutte sur l’amélioration de la qualité et l’innovation

 Sensibilité de la demande à la conjoncture économique Moyenne

 Barrières à l’entrée (difficultés d’accès au marché) :


Forte
réglementaire, capitalistique, technologique, autres

 Sensibilité de l’offre à des contraintes exogènes :


réglementation, climat, change, disponibilité et prix des Moyenne
matières premières et de l’énergie.

Le secteur de la relation a connu un développement soutenue grâce à la mise en place de


mesures d’incitation à l’investissement (réduction/ exonération des droits de douane sur les
équipements et les matières premières, la diminution du taux de la TVA à 6% …) Ceci a permis
aussi bien l’accroissement de l’investissement et la progression du taux de couverture de la
consommation locale.

La marché export reste volatile et dépends de plusieurs paramètres tel que les difficultés
d’enregistrement des médicaments dans les pays étrangers, la transparence des appels d’offres
ainsi que les difficultés liées à la compétitivité des produits offerts.
En effet, la Tunisie reste principalement exportatrice de produits génériques mais elle subit une
rude concurrence en provenance des pays voisins ou encore des marchés asiatiques.

Le marché pharmaceutique est très réglementé et contrôlé. Forte sensibilité aux licences de
production et aux AMM.

3.3.4.2. POSITIONNEMENT  :

Part de marché non significative (par


Positionnement concurrentiel
rapport à la structure du marché)

Avantages concurrentiels :

Rapport qualité / prix, diversification, certification,


Pas d’avantages concurrentiels
SAV, innovation, maitrise des couts (optimisation,
couverture)

Risque opérationnels (commerciaux,


Moyens
environnementaux, climat social …)

Dépendances clients Certaine dépendance

Dépendance fournisseurs due à :

La rareté des sources d'approvisionnement des


entrants clés
Dépendance lourde
Une perturbation potentielle du cycle d'exploitation
(ex : flux tendu)

Autre…

Relation clients/ fournisseurs/ sous-traitants Favorables

3.3.4.3. GOUVERNANCE/ MANAGEMENT


Equipe managériale compétente et équilibrée et
Qualité du management (sur les plans
une certaine importance est donnée à la veille
technique, commercial, financier
stratégique, règlementaire, concurrentielle et
managérial)
technologique

Organisation de l’entreprise (en adéquation Organisation claire en adéquation avec la taille


avec sa taille) de l'entreprise

Stratégie claire, réaliste et adaptée aux objectifs


Stratégie et résultats
définis

3.3.4.4. TRANSPARENCE FINANCIERE


Etats financiers non certifiés ou certifiés avec des réserves
Fiabilité de l'information
significatives du CC nécessitant un retraitement du bilan ou
financière
Etats financiers incomplets (notes, rapport du CC…)

Transmission des documents Transmission dans les délais agrées

Prévision non communiquées ou prévisions non fiables ou


Qualité des prévisions
défavorables

3.3.4.5. SOUTIENS FINANCIERS

Capacité de soutien des actionnaires Actionnariat en mesure de soutenir l’affaire en cas


de besoin

Difficile (a déjà été classé ou contentieux SB,


Historique bancaire
consolidations, incidents répétés

Accès limité au financement bancaire (difficulté de


bouclage du schéma de financement, demandes de
Accès au financement
crédit rejetées …) et utilisation excessive du leasing
(hors matériel roulant)

3.3.5. ANALYSE FINANCIERE


  2014 2015 2016 2017 2018

  NC NC C C C

Analyse d'exploitation :  

Chiffres d'affaire-dont: 1 734 4 452 9 028 11 316 7 575

Export 0 25 305 70 0

Production 2 249 4 703 10 388 11 725 8 350

Achat consommés 775 1 943 3 829 4 447 2 446

Autres charges externes 493 904 1 811 3 040 1 824

Charges du personnel 586 1 072 2 247 2 118 1 271

EBE 395 784 2 501 2 120 2 809

Dotations aux amortissements et aux provisions 501 637 879 1 051 1 107

Résultat d'exploitation -106 147 1 622 1 069 1 702

Charges financières -142 -236 -491 -501 -276

Produits des placements 0 0 0 0 0

Gains et pertes ordinaires 7 24 46 32 36

Impôt 0 0 0 -93 -219

Eléments extraordinaires 0 0 -12 0 0

Résultat Net -241 -65 1 165 507 1 243

Cash-flow 253 548 2 010 1 525 2 314

EBE- Var BFR -167 1 111 1 347 2 323 1 127

Dividendes distribués 0 0 0 0 0

Analyse du bilan :  

Capital 2 490 2 490 2 490 2 490 2 490

Fonds propres 1 393 1 642 2 774 3 245 4 488

Dettes structurelles 2 094 2 086 1 938 2 037 2 241

Actifs Immobilisés - dont : 4 092 4 833 5 540 6 791 6 661


  2014 2015 2016 2017 2018

  NC NC C C C

Immobilisés corporels 3 985 4 660 5 101 5 776 5 663

Immobilisés financiers 0 0 3 55 45

Autres actifs non courant 382 224 66 0 0

Fonds de roulement -987 -1 328 -895 -1 508 68

BFR Exploitation 450 94 1 498 1 709 3 371

(Nb.jours CA) 94 7 60 55 162

Stocks 690 941 2 426 2 719 4 073

(Nb.jours CA) 145 77 98 87 196

Clients 485 485 887 1 250 812

(Nb.jours CA) 102 39 35 40 39

Effets escomptés non échus 300 0 0 0 0

Fournisseurs 725 1 332 1 815 2 260 1 514

(Nb.jours CA) 152 109 73 72 72

BFR hors Exploitation -108 -79 -329 -743 -723

Autres actifs courants 82 300 739 1 100 660

Placements et AAF 0 0 0 0 0

Autres Passifs Courants 190 379 1 068 1 844 1 383

Trésorerie -1 329 -1 343 -2 063 -2 474 -2 579

Total Bilan 5 536 7 014 9 698 11 976 12 334

2014 2015 2016 2017 2018

  NC NC C C C

Analyse des flux de trésorerie  

Trésorerie initiale 0 -402 -397 -895 0


2014 2015 2016 2017 2018

  NC NC C C C

Flux d'exploitation 0 574 856 1 725 0

Flux d'investissements 0 1 195 1 428 972 0

Apport net des actionnaires 0 314 0 0 0

Recours aux emprunts-dont: 0 311 74 -1 303 0

Nouveaux emprunts 0 311 74 0 0

Remboursement d'emprunts 0 0 0 -1 303 0

Variation de la trésorerie 0 5 -498 -549 0

Trésorerie finale 0 -397 -895 -1 444 0

Ratios de Rentabilité  

Rentabilité opérationnelle: EBE/CA 23% 18% 28% 19% 37%

Rentabilité nette : RN/CA -13% -1% 12% 4% 16%

Rentabilité économique : REX/AE -2% 3% 24% 14% 18%

Ratios de structure  

Couverture BFR : FR/BFR FR<0 FR<0 FR<0 FR<0 3%

Solvabilité : FPN/Total bilan 25% 23% 29% 27% 36%

Couverture actif : FPN(HIF)/AI(HIF) 34% 34% 50% 47% 67%

DS/AI (HIF) 51% 43% 35% 30% 34%

Ratios d'endettement  

Capacité Remboursement : DS/CFN 8,3 3,8 1 1,3 1

UMENGK/EBE 7,9 5,5 2,4 3,6 2,4

UMENGK(H MPC)/ EBE 7,5 4,8 1,8 2,4 1,6

UMCCT/CA 46% 38% 37% 46% 54%

Charges Financières/EBE 36% 30% 20% 24% 10%


2014 2015 2016 2017 2018

  NC NC C C C

Déficit / surplus FP D 217 D 31 S 834 S 850 S 2 021

Marge d'endettement à Terme -829 -222 418 604 1 124

Note financière C2 C2 B4 B3 B3

Qualification Risque moyen

L’analyse des états financiers de la société ABC sur la période 2016-2018 permet de relever les
constats suivants :

3.3.5.1. ANALYSE DE L’EXPLOITATION

 Le volume d’affaires de la relation a enregistré une baisse de 33%, situé à 7.575mD en


2018 contre 11.316mD et 9.028mD respectivement en 2017 et 2016.
 Il est à noter que la production a enregistré une baisse de 29%, ramenée à 8.350mD
contre 11.725mD et 10.388mD respectivement en 2017 et 2016.
 Les achats consommés ont baissé de 45%, situés à 2.446mD en 2018 contre 4.447mD
en 2017. Cette variation trouve son origine dans le changement de la stratégie de
l’entreprise vis-à-vis de certains produits (abandon de la production et donc de l’achat
de matière première).
 L’affaire a diminué son recours à la sous-traitance. En effet, les autres charges externes
ont été ramenées à 1.824mD en 2018 contre 3.040mD en 2017.
 Sur la période 2016-2017 la relation avait recours à un personnel d’intérim dont elle n’a
plus fait recours à leurs services en 2018. Ceci a donc impacté le poste charges du
personnel, dont le solde s’est rétracté de 40%, situé à 1.271mD en 2018 contre 2.118mD
en 2017.
 Compte tenu de ce qui précède, l’excédent brut d’exploitation s’est hissé de 33%, porté
à 2.809mD en 2018 contre 2.120mD en 2017.
 La rentabilité opérationnelle de l’entreprise s’est nettement améliorée, située à 37% en
2018 contre 19% en 2017.
 Les dotations aux amortissements et aux provisions ont augmenté de 5%, et ce, suite à
la hausse des dotations aux provisions suite à la constatation de provisions sur créances
douteuses.
 Les DAP absorbent 40% de l’EBE en 2018 contre 49% en 2017, portant ainsi le résultat
d’exploitation à 1.702mD en 2018 contre 1.069mD en 2017.
 Les charges financières ce sont situées à 276mD en 2018 contre 501mD en 2017 ; soit
une baisse de 45%. Cette variation s’explique par :
o Des pertes de changes beaucoup moins importantes par rapport à 2017 ;
o Et ce malgré un recours plus important en matière de crédit à court terme,
illustré avec un ratio UMCCT/CA à 54% en 2018 contre 46% en 2017.
 Au vu de ce qui précède, la relation a clôturé l’exercice 2018 avec un résultat net
bénéficiaire à hauteur de 1.243mD contre 507mD et 1.165mD respectivement en 2017
et 2016.
 L’affaire continue à générer des cash-flows positifs à hauteur de 2.314mD en 2018.

3.3.5.2. ANALYSE DE LA STRUCTURE FINANCIERE

 Une consolidation des fonds propres de 1.243mD, passant de 3.245mD en 2017 à


4.488mD en 2018. Cette évolution s’explique par le maintien des bénéfices au sein de
l’affaire conjugué à un résultat bénéficiaire en 2018.
 Les dettes structurelles de l’entreprise sont en hausse de 10%, passant de 2.037mD en
2017 à 2.241mD en 2018. En effet la relation a bénéficié d’un nouveau déblocage de
crédit auprès d’une autre banque consœur.
 Une situation financières saine et équilibrée avec un fond de roulement positif à hauteur
de 68mD en 2018 contre -1.508mD et -895mD respectivement en 2017 et 2016.
 Le BFR d’exploitation a quasiment doublé en 2018 par rapport à 2017 (passant de
1.709mD en 2017 à 3.371mD en 2018). Cette évolution trouve son origine dans :
o La hausse de la valeur du stock de 50mD, passant de 2.719mD en 2017 à
4.073mD en 2018 ;
o La baisse de 33% des dettes fournisseurs ramenées à 1.514mD en 2018 contre
2.260mD en 2017 ;
o Et ce malgré la baisse de 35% des créances clients, ramenées à 812mD en 2018
contre 1.250mD en 2017.
 Inversement, le BFR hors exploitation est quasiment resté stable sur la période 2017-
2018 à hauteur de 730mD. Cette variation trouve son origine dans :
o La baisse des autres actifs courants de 40%, ramenés à 660mD en 2018 contre
1.100mD en 2017. (Poste principalement constitué de charges à payer)
o La baisse des autres passifs courants de 25%, ramenés à 1.383mD en 2018
contre 1.844mD en 2017. (Poste principalement constitué Etat, impôts et taxes).
 Compte tenu de ce qui précède, la trésorerie nette s’est dégradée, située à -2.579mD en
2018 contre -2.474mD en 2017.

3.3.5.3. ANALYSE DE L’ENDETTEMENT

 Une bonne solvabilité de 36% en 2018 contre 27% en 2017 ;


 Les cash-flows permettent de couvrir les dettes structurelles en 1 année ;
 Les charges financières représentent 10% de l’EBE en 2018 contre 24% en 2017 ;
 Une marge d’endettement à long terme en amélioration passant de 604mD en 2017 à
1.124mD en 2018 ;
 Une note financière B3 sur la période 2017-2018.

3.3.6. POINT DES ENGAGEMENTS

Nature crédits Autor. 13/02/2019 Marge Janv.-19 Déc.-18 Déc.-17 Déc.-16

Crédit par caisse 200 150cr 3% 0 93 140 137

Escompte commercial 600 318 2,50% 479 432 829 224

(dont avalisé) 0 0 0% 0 0 0 0

MCNE 0 0 0% 0 0 0 0

ACA 0 0 0% 0 0 0 0

FED export 0 0 0% 0 0 0 0

Total Mobilisation Client 600 318 0% 479 432 829 224

Financement de stock 50 50 2,50% 50 50 50 50

Préfinancement Export 0 0 0% 0 0 0 0

Autres FCTR 0 0 0% 0 0 0 0

FED import 400 306 3% 299 297 397 276


Nature crédits Autor. 13/02/2019 Marge Janv.-19 Déc.-18 Déc.-17 Déc.-16

Total Court Terme Ref. 450 356 0% 349 347 447 326

Total C. Terme Non Ref 400 0 0% 0 0 0 0

CMT Investissement 0 0 0% 0 0 0 0

CMT Consolidation 600 106 0% 106 106 190 244

CLT Investissement 1 256 350 0% 350 350 587 758

CLT Cons 0 0 0% 0 0 0 0

CLMT RS 0 0 0% 0 0 0 0

Total CLMT 1 856 456 0% 456 456 776 1 002

Impayés : 0 0 - 0 17 75 0

Ancienneté : 0 0 - 0 1 0 0

Accréditif et Aval sur


150 309 2% 377 0 0 0
l'Etranger

Cautions en Douane 0 0 0% 0 0 0 0

Cautions de Marché 0 0 0% 0 0 0 0

Aval sur la Tunisie 0 0 0% 0 0 0 0

Garantie sur l'Etranger 0 0 0% 0 0 0 0

Total ENG / SIG 150 309 0% 377 0 0 0

TOTAL 3 656 1 439 0% 1 660 1 328 2 192 1 690

 Le compte de la relation est créditeur de 150mD, il présente un dépassement ponctuel


en matière d’engagements par signature (ouverture de LC relayées par des financements
en devise).
 La relation ne présente pas d’impayé en date du 13/02/2019.
 Les crédits court termes non refinancable sont relatifs à des côtes accordées pour relayer
des financements en devises. En effet vu la conjoncture actuelle du pays, les entreprises
préfère relayer leurs importations par des crédits de dessaisissement (crédit en dinars).
Cependant la nouvelle stratégie des banques en tunisienne, et vue le banque de liquidité,
ont opté pour la revue à la hausse des marges accordées pour les crédits en dinars, et de
revoir à la baisse les marges en terme de crédits en devise (TRD+x%) et ce, dans
l’optique de « forcer » les relations à se financer en devises.
FONCTIONNEMENT ET MOUVEMENT CONFIE (mD)

Période MVT MMM SDM RATIO % J.Dép % M.Sép Sid.Ext Né MVT / CA (TTC) UMENGK/MMM UMCCT/MMM

2016 1751 144 145 99% 55% 0% 234% 19% 7,4 4,1

2017 2780 230 180 128% 77% 0% 262% 25% 5,2 3,2

2018 6289 517 190 272% 60% 0% 317% 83% 3,7 2,8

2019 1719 770 56 1375% 0% NA 82% NA 0,6 0


3.3.7. COMPORTEMENT BANCAIRE
  oct-18 nov-18 DEC-18 janv-19 FEV-19 mars-19

Mouvement du mois 779 723 748 706 91

Note Comp. C C C C C A

Ajustement comportemental : -1

EVOLUTION DE LA CLASSIFICATION (md)

Risque brut Gar .Déd. Risque net   Classe M. Prov.req Agios rés . Prov .req

1690 2456 0   1 I 0 67 0
2178 2456 515   1 C 0 64 0

1328 2456 0   0   0 64 0
CENTRALE DES RISQUES (MD)

  Util. moy . 2016 Util. moy . 2017 Util. moy . 2018


Nature crédits
SYS-BC BIAT % SYS-BC BIAT % SYS-BC BIAT %

Crédit par caisse 378 158 42% 1 006 184 18% 431 93 22%

Escompte commercial 1 555 229 15% 2 583 371 14% 2 061 415 20%

MNCE 0 0 0% 0 0 0% 0 0 0%

Avance sur créances 0 0 0% 0 0 0% 0 0 0%

FED export 0 0 0% 0 0 0% 0 0 0%

Total Mobilisation poste Client 1 555 229 15% 2 583 371 14% 2 061 415 20%

Financement de Stock 192 42 22% 200 50 25% 400 50 12%

Préfinancement Export 0 0 0% 0 0 0% 0 0 0%

Autres FCT Refinançable 0 0 0% 0 0 0% 0 0 0%

FED import 980 168 17% 1 439 122 8% 760 297 39%

Total Court Terme Ref 1172 210 18% 1639 172 10% 1160 347 30%

Total Court Terme Non Ref 208 0 0% 21 0 0% 0 0 0%

CMLT Investissement 1 420 814 57% 821 633 77% 350 350 100%

CMLT Consolidation 262 262 100% 205 205 100% 106 106 100%
CENTRALE DES RISQUES (MD)

  Util. moy . 2016 Util. moy . 2017 Util. moy . 2018


Nature crédits
SYS-BC BIAT % SYS-BC BIAT % SYS-BC BIAT %

CMLT Ressources Spéciales 0 0 0% 0 0 0% 0 0 0%

Leasing 945 0 0% 1335 0 0% 2015 0 0%

Total / CMLT 2 627 1 076 41% 2361 838 35% 2 471 456 18%

ENG/SIG à Décaissement 97 58 60% 111 32 29% 448 0 0%

ENG/SIG sans Décaissement 105 0 0% 168 0 0% 159 0 0%

Total ENG./SIGNATURE 202 58 29% 279 32 11% 607 0 0%

Impayés 4 4 100% 9 9 100% 35 17 49%

Contentieux 0 0 0% 0 0 0% 0 0 0%

TOTAL 6146 1735 28% 7898 1606 20% 6765 1328 20%

 Le mouvement moyen accordé par la société ABC est en hausse de plus de 125%, situé à 517mD en 2018 contre 230mD et 144mD
respectivement en 2017 et 2016 ;
 La relation nous a confié 83% de son CA en 2018 (MVT/CA) contre 25% et 19% respectivement en 2017 et 2016 ;
 Les engagements moyens de la relation auprès de la BIAT sont en baisse de 7%, ramenés à 1.606mD en 2018 contre 1.735mD en 2017 ;
 Les engagements moyens de la relation auprès du système bancaire sont quant à eux en hausse de 28%, passant de 6.146mD en 2017 à
7.898mD en 2018. Ils se détaillent principalement comme suit :
o 13% sous forme de facilité de caisse (18% BIAT) ;
o 33% sous forme d’escompte commercial (14% BIAT) ;
o 18% sous forme de FED Import (8% BIAT) ;
o 13% sous forme de CMLT hors leasing (89% BIAT) ;
o 3% sous forme d’engagement par signature (11% BIAT)
 Notre part dans le financement de l’affaire est de 20% en 2018 contre 28% en 2017.
3.4 NOTE AU COMITE SUPERIEUR DE CREDIT

Les dirigeants de la société ABC nous sollicite pour le renouvellement du programme de crédit
de gestion accordé à leur affaire et ce, comme suit :

Nature Cote en vigueur et sollicitées Conditions en vigueur

Crédit par caisse 200 TMM+3,0%

Escompte commercial 600 TMM+2,5%

Financement de stock 500 TMM+2,5%

FED Import 400 TMM+3,0%

Engagements par signature 150 2‰/mois

Total 1 850 -

3.4.1. DIMENSIONNEMENT DES BESOINS EN CREDIT DE GESTION

3.4.1.1. CREDIT PAR CAISSE

Sur la base d’un CAHT réalisé en 2018 de 7.575mD, la relation peut prétendre à une côte
théorique de 316mD (15 jours du CA Société commerciale = 7.575*15/360).

Les utilisations moyennes auprès du système bancaire ce sont situées à 431mD en 2018 (dont
93mD BIAT) contre 1.006mD en 2017 (dont 184mD BIAT).

Compte tenu de ce qui précède, d’avis de renouveler la cote en vigueur de 200mD.

3.4.1.2. ESCOMPTE COMMERCIAL


Sur la base d’un CA réalisé à crédit de 3.787mD (50% du CA), et d’une usance de la BCT de
90 jours, la cote théorique se situe à 947mD (CAC*90/360)

Les utilisations moyennes auprès du système bancaire ce sont situées à 2.061mD en 2018 (dont
415mD BIAT) contre 2.583mD en 2017 (dont 371mD BIAT).

Compte tenu de ce qui précède, d’avis de renouveler la cote en vigueur de 600mD.

3.4.1.3. FINANCEMENT DE STOCK


La relation nous sollicite chaque année pour une cote en termes de financement de stock, et ce,
pour s’approvisionner auprès de ses fournisseurs. Les achats consommés ce sont situés à
2.446mD en 2018 pour des dettes fournisseurs de 1.514mD.

Ainsi, la cote théorique en vigueur serait de 612mD (Achats consommés *90 / 360).

Compte tenu de ce qui précède, d’avis de reconduire la cote en vigueur de 500mD.

3.4.1.4. FED IMPORT

Les utilisations moyennes de la relation en termes de FED Import ce sont situées à 300mD
environ en 2018 contre 397mD en 2017.

En effet la relation, a recours à ce type de concours pour l’importation la matière première.

Compte tenu de ce qui précède, d’avis de reconduire la côte en vigueur de 400mD.

3.4.1.5. ENGAGEMENTS PAR SIGNATURE

La relation a recours aux engagements par signature pour l’importation de sa matière première
(accréditifs et avals sur l’étranger). En effet, 10% des importations sont réglés par des lettres de
crédit et le reliquat sous forme de virements à vue.

Compte tenu de ce qui précède nous sommes d’avis favorable pour le renouvellement de la côte
de 150mD en vigueur, tout en autorisant la relation à relayer ses importations par des crédits de
dessaisissement sans que le cumul des deux côtes ne dépasse les 150mD.
3.4.2. CONCLUSION ET AVIS DU CHARGE D’AFFAIRE

Compte tenu :

 Des bonnes relations que nous entreprenons avec les dirigeants de la société ;
 Des résultats du dimensionnement des besoins en matière de crédits de gestion ;
 Du PNB généré par la société située à 800mD à fin Décembre 2018 contre 600mD à fin
Décembre 2017 ;

Le chargé d’affaire est d’avis favorable pour le renouvellement du programme de crédits de


gestion aux mêmes conditions et garanties, soit :

Nature Cote en vigueur et proposé Conditions en vigueur

Crédit par caisse 200 TMM+3%

Escompte commercial 600 TMM+2,5%

Financement de stock 500 TMM+2,5%

FED Import 400 TMM+3%

Engagements par signature 150 2‰/mois

Total 1 850

CMP : Franco

Garanties : Maintien des garanties en notre possession.

3.4.3 DEBLOCAGE DU PCG

Suite à l’étude de la demande de la relation, le dossier sera transmis au département risque


chargé des banques de détail. En effet, une seconde analyse et étude sera élaboré par leurs soins
afin de fournir un second avis. Ce dernier pourra être similaire, différent ou favorable avec des
réserves.

L’analyse du département risque sera plus sectorielle et plus détaillée du point de vue financier
en mettant le point sur les défaillances de l’entreprise objet de la demande de crédit.

Il en émane un procès-verbal récapitulatif des deux opinions qui sera soumis au comité
supérieur de crédit. Lors de cette réunion, seront présent les directeurs des pôles et des
directions de crédit (PGEI, RISQUE, DIRECTION GENERALE) pour discuter de la possibilité
de l’octroi du dit programme.

Nous avons reçu l’accord pour le renouvellement du programme de crédit de gestion de la


société ABC. Nous avons donc notifié le client, par écrit, le sollicitant de bien vouloir nous
présenter les documents juridiques (mise à jour) afin de procéder au renouvellement des côtes
sollicitées.

Suite à la réception du courrier client, le département des garanties préparera un contrat de prêt
que le client signera. Il en découlera une saisie par le service concerné.
CONCLUSION GENERALE

Les banques sont donc réticentes à financer les PME parce qu'elles font face à un risque qui ne
trouve pas toujours une garantie conséquente pour le compenser.

L'accès des PME aux crédits bancaires est toujours subordonné à une étude de faisabilité
technico-économique fiable ainsi qu'à la présentation de garanties réelles exigées par les
bailleurs de fonds.

Ainsi, au moment de sa création, une PME est confrontée à la modestie de ses moyens
financiers pour faire face au coût de cette étude de faisabilité, surtout lorsqu'elle a recours à des
bureaux d'études spécialisés.

Cette difficulté est de nature à conduire les PME à réaliser des études par leurs propres moyens,
lesquelles seront jugées irrecevables par les banques. La législation tunisienne destinée à aider
les porteurs de projets qui cherchent à financer les études de faisabilité offre une solution
intéressante.

Un mécanisme spécial très apprécié des PME a été mis en place. Il consiste à subventionner le
coût de l'étude à hauteur de 70 %. Cette subvention peut être versée soit au bureau d'étude, soit
au promoteur. Elle n'est accordée que si l'étude est acceptée par les banques et les SICAR, qui
délivrent à cet effet un accord de principe de financement du projet.

Ce mécanisme a permis de dynamiser la création de bureaux d'études spécialisés, dirigés par


des personnes hautement qualifiées, qui garantissent ainsi des financements à leur clientèle.
Par ailleurs, et dans le même souci d'apporter à la PME un financement bancaire spécifique qui
tienne compte de la réalité des PME, une banque spécialisée dans ce type de financement, la
BFPME, a également été créée pour renforcer le dispositif des établissements financiers en
place (banques, SICAR, organismes de leasing, etc.) Elle se distingue toutefois par son
approche. En effet, cette banque couvre l'intégralité des activités de conseil, de suivi et de
financement dédiés aux PME. De plus, elle est chargée de la coordination avec les autres
banques et les SICAR pour boucler les schémas de financement des projets.

Une difficulté pour les PME est qu'en général elles ne peuvent fournir aux banques
des garanties réelles en dehors des composantes du projet, surtout lorsqu'il s'agit d'un jeune
entrepreneur qui cherche à créer son premier projet. Cette contrainte est de nature à réduire le
nombre de projets réalisés, barrant parfois la route à des idées parfois séduisantes, portées par
des entrepreneurs hautement qualifiés et crédibles.

C'est dans ce contexte qu'une société, la SOTUGAR, a été spécialement créée pour garantir les
crédits et participe dont bénéficient les PME.

La SOTUGAR partage le risque lié au financement des investissements avec ses partenaires
financiers en prenant en charge une proportion pouvant aller de 50 % à 75 % des montants des
concours acceptés à la garantie.

Cette logique de garantie satisfait pleinement les besoins des PME tunisiennes en leur allégeant
considérablement les garanties réelles toujours exigées par les établissements de crédit. Mais
ceux-ci tardent parfois à suivre cette logique.

Parallèlement aux mécanismes de financement qui peuvent être mis en place et à la multiplicité
des produits de financement offerts, l'entrepreneur a besoin de développer sa culture financière
et de maîtriser un minimum de normes financières, et ne peut se contenter de maîtriser
seulement le processus de production et de commercialisation.

Le recours à des spécialistes en la matière, soit par un recrutement interne, soit sous forme de
consultation, ne peut que donner plus de chances à la PME pour se développer et surmonter les
difficultés auxquelles elle est confrontée.
WEBOGRAPHIE

 Https://www.insee.fr/fr/metadonnees/definition/c1962 . (le 28/03/2017).

 «Peut-on comparer les entreprises de taille intermédiaire françaises au mittelstand


allemand ? ». Http://www.bpifrance.fr/a-la-une/actualites/eti-et-mittelstand-allemand-
deux-notions-au-contenu-tres-different-!-4751. (le 28/03/2017).

 Mohamed AGREBI (2006), « mécanismes d’appui à la PME »,


http://caipe.tunisieindustrie.nat.tn/img/doc/mecanismes_appui_pme.doc.( le
28/03/2017).

 Marco TADDEI, «les PME, piliers de l’économie mondiale ». .


Https://www.arbeitgeber.ch/fr/marche-du-travail/les-pme-piliers-de-leconomie-
mondiale/ (juin 2015).

 «Les petites entreprises dynamisent la croissance économique et créent des emplois »,


(banque mondiale 20/06/2016).
Http://www.banquemondiale.org/fr/news/feature/2016/06/20/entrepreneurs-and-small-
businesses-spur-economic-growth-and-create-jobs

 Elizabeth gasiorowski-denis, « la force économique des petites entreprises ». .


Https://www.iso.org/fr/news/2015/03/ref1937.html ( mars 2015).

 « Les PME sont au cœur de l’économie française ».


Https://www.lecanaldesmetiers.tv/dossiers/47004-les-pme-sont-le-cur-de-leconomie-
francaise

 «Les petites et moyennes entreprises en Turquie ».


Https://www.oecd.org/fr/turquie/31948491.pdf. ( le 30/03/2017).

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