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Chapitre 3- Pathologie

nutritionnelle

I- Introduction
Une alimentation équilibrée répond aux besoins énergiques et apporte suffisamment de nutriments
nécessaires au bon fonctionnement de l'organisme.
Pour être en bonne santé, il faut équilibrer les apports énergétiques et les besoins énergétiques de l'organisme.
Un déséquilibre énergétique peut entrainer des maladies nutritionnelles comme l'obésité, le diabète, le cancer,
une anorexie…
Les principales causes de ces maladies nutritionnelles sont : une mauvaise alimentation en Qualité et/ou
en Quantité. C’est un déséquilibre entre, les apports nutritionnels et énergétiques, les besoins (qualité, quantité)
et l'activité physique.

II- Causes principales des maladies nutritionnelles


A- Une mauvaise alimentation
Une mauvaise alimentation (qualité, quantité) peut provoquer des maladies nutritionnelles comme
l'obésité, le diabète, l’athérosclérose et les cancers…
En effet depuis quelques années nous mangeons de plus en plus de viandes grasses, des boissons
sucrées, des confiseries ou des desserts lactés et moins en moins de pain complet, de protéines saines (poisons
…), de légumes et fruits frais.
B- Manque d'activité physique
Le sport a une importance majeure dans le corps humain. Tout d’abord, il permet de limiter l’apparition
de graisse, donc d’éviter l’obésité et ses conséquences.
Il permet d’améliorer l’état des os, des muscles et du cœur.
Les os deviennent plus solides, plus résistants, et la fortification des muscles garantit une santé meilleure.
Le cœur devient plus efficace, et distribue mieux le sang, donc répand mieux l’oxygène dans le corps.
La circulation du sang est améliorée par la dilatation des artères.
Le sport rend notre organisme plus performant et plus résistant, en particulier aux maladies
cardiovasculaires.

III- Troubles du comportement alimentaire


A- Boulimie
La boulimie est un trouble complexe, multifactoriel qui se caractérise concrètement par des crises
compulsives où la prise alimentaire prend des proportions incontrôlables.
 70% des boulimiques sont des jeunes filles ou des femmes.
 10% des femmes sont touchées à un moment ou un autre par des périodes alimentaires compulsives.
 70% des boulimiques ont un poids normal («invisibilité » du trouble)
 20 % des boulimiques souffrent d’une autre dépendance
B- Anorexie
L’anorexie est une maladie qui fait perdre l’envie de manger. Cette maladie touche 2 % des adolescentes
qui sont obsédées par l’idée de perdre du poids. Elle peut être due à des maladies organiques graves ou des
causes psychologiques.
• Il faut l’aide d’un(e) psychologue, et suivre un régime alimentaire avec un(e) diététicien(ne).
• Au premier signe, il faut consulter avant que la maladie devienne grave.

• a) Refus de maintenir le poids corporel au-dessus de la normale minimale (moins de 85 % pour l’âge et
la taille)
• b) Peur intense de prendre du poids ou de devenir obèse, malgré une insuffisance pondérale.
• c) Perturbation dans la manière dont le poids corporel, la forme ou la silhouette sont perçus.
• d) Influence exagérée du poids corporel ou de la silhouette sur l’estimation de soi.
• e) Aménorrhée pendant au moins trois cycles consécutifs chez les femmes menstruées (aménorrhée
secondaire).
C- Grignotage
Le grignotage, désigne la prise plus ou moins régulière d’aliments par petites quantités fractionnées, sans
envie d’un aliment spécifique en dehors des repas.
C’est un peu un « laisser-aller » devant la nourriture en situation de disponibilité. On pioche dans une
boîte de biscuits ouverte ou on mange des bouts de fromage en préparant le dîner.
Les aliments consommés sont rarement équilibrés, souvent gras-sucrés (pâtisseries, viennoiseries, barres
chocolatées, biscuits, chips…), plus sucrés que salés.
Ce mode de consommation conduit à manger parfois beaucoup avant d’être rassasié.
Comme cet apport alimentaire se rajoute souvent aux repas classiques, il déséquilibre la ration alimentaire et a
comme risque nutritionnel la prise de poids.
D- Prévalence des troubles du comportement alimentaire et
comment y remédier
• Réduire la prévalence de ces troubles du comportement alimentaire chez les adolescents et les adultes.
– Dépistage précoce : Outils :
• Adultes : Le Eating Attitudes Test (EAT-26)
• Enfants : Le Children’s Eating Attitude Test (ChEAT)
– Un repérage ciblé est recommandé chez les populations à risque
• adolescentes, •jeunes femmes,
• Mannequins,
• danseurs et sportifs (disciplines esthétiques ou à catégorie de poids : sports valorisant ou
nécessitant le contrôle du poids ; disciplines à faible poids corporel tels les sports
d’endurance), notamment de niveau de compétition, •
• sujets atteints de pathologies impliquant des régimes telles que le diabète de type 1,
l’hypercholestérolémie familiale etc.,
– Prise en charge rapide par des professionnels de la santé qualifiés dans ce domaine
• Approche psychologique
• Approche nutritionnelle

IV- Maladies par carence alimentaire


On parle de carence nutritionnelle (ou carence alimentaire) lorsque l'alimentation d'une personne ne lui
fournit pas un ou plusieurs nutriments en quantité suffisante. Il existe de nombreuses carences nutritionnelles
possibles, principalement des carences en vitamines (ex. : carence en en vitamine A, vitamine C), en protéines
et en oligo-éléments : carences en fer, en iode, carence en soufre, en magnésium...
Selon le nutriment concerné, les conséquences seront plus ou moins graves sur l'organisme. Une
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alimentation saine et bien diversifiée suffit normalement à prévenir (ou à corriger) les carences.
Les carences alimentaires sont une conséquence de la malnutrition, c’est-à-dire un déséquilibre
important entre les besoins de l’organisme et les apports alimentaires.
La malnutrition est souvent due à la sous-alimentation, mais elle peut aussi toucher les personnes qui
mangent à leur faim ou même les personnes suralimentées dont l’alimentation n’est pas assez variée et manque
des apports essentiels.
Les différentes carences alimentaires sont à l’origine de maladies plus ou moins graves. Chaque carence
provoque une maladie différente.
1. La malnutrition infantile
La malnutrition reste fréquente chez les enfants de moins de cinq ans.
Car la malnutrition entretient les infections en entrainant un affaiblissement de l’immunité, une sensibilité
accrue aux maladies, un retard de développement physique et mental et une baisse de productivité.
Ainsi le cercle vicieux malnutrition-infection s’installe.
L’analyse des indicateurs anthropométriques des enfants révèle que :
9 % souffrent d’une malnutrition aigue conséquence d’une alimentation insuffisante et/ ou d'une morbidité
accrue (diarrhée…); 18 % sont atteints de malnutrition chronique qui révèle la qualité de l’environnement et du
développement socioéconomique d’une population ; 10,2 % présentent une insuffisance pondérale : taux qui
reste inférieur par rapport à La proportion globale de l'insuffisance pondérale de la région EMRO, qui a
augmenté de 14% en 1990 à 17% en 2004.
Au Maroc, la malnutrition affecte plus les enfants du milieu rural et ceux issues de couches sociales les
plus démunies.

A- Le manque de protéines : le kwashiorkor


Le kwashiorkor est une maladie grave due à une alimentation qui manque de protéines. Il touche les
enfants très pauvres qui n’ont pas accès à une nourriture animale (lait, viande, poisson).
La maladie apparaît en particulier quand l’enfant n’est plus allaité par sa mère et qu’il est brutalement
soumis à un régime adulte. Il reçoit des quantités de céréales suffisantes pour couvrir ses besoins en énergie,
mais il manque de certains constituants seulement présents dans les aliments d’origine animale.
Les enfants touchés par le kwashiorkor ont le ventre très gonflé, leur peau est craquelée et leurs cheveux
perdent leur couleur (dépigmentation).
Ils se développent mal sur le plan intellectuel.
Un peu de lait, de viande ou de poisson suffit à soigner le kwashiorkor. Si elle n’est pas traitée, cette maladie
conduit à la mort de l’enfant.

B- Le manque de vitamine D : le rachitisme


Le rachitisme est une maladie qui touche le squelette. Elle est due à un manque de vitamine D, associée
à un manque de soleil (en effet, la peau exposée au soleil est capable de fabriquer de la vitamine D).
L’enfant carencé en vitamine D fixe moins bien le calcium et ses os sont moins bien minéralisés, donc plus
fragiles : ils ont tendance à se déformer, parfois à se fracturer. Aujourd’hui, on donne systématiquement de la
vitamine D aux enfants dès leur naissance.

C- Le manque de vitamine B1 : le béribéri


Le béribéri est une maladie due à une alimentation qui manque de vitamine B1.
Les malades sont maigres, faibles et fatigués. Ils peuvent avoir des problèmes cardiaques ou nerveux. Le
béribéri est assez fréquent dans les pays asiatiques, en particulier parmi les populations qui mangent surtout du
riz décortiqué.
D- Le manque de vitamine B3 : la pellagre
La pellagre est due à des apports insuffisants en vitamine B3 (appelée aussi vitamine PP). Elle provoque
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des troubles nerveux, ainsi que des lésions de la peau et des muqueuses.
E- Le manque de vitamine C : le scorbut
Le scorbut est dû à une alimentation qui, pendant longtemps, manque de vitamine C. Le malade est
faible et fatigué, ses gencives saignent facilement et il peut parfois perdre ses dents.
Le scorbut était fréquent autrefois parmi les marins ; il a fait des ravages sur les navires d’exploration, sur
lesquels les hommes restaient pendant des mois sans manger de fruits et de légumes.
F- Le manque de vitamine A
Une alimentation trop pauvre en vitamine A peut provoquer des maladies des yeux. Elles sont
notamment fréquentes en Inde et en Asie.
G- Le manque de Fer
Les anémies sont des maladies du sang qui sont caractérisées par une diminution anormale de la quantité
d’hémoglobine (la protéine qui donne leur couleur aux globules rouges) dans le sang.
Il en existe plusieurs sortes. L’une d’elles est liée à des apports insuffisants en fer (elle est appelée anémie
ferriprive).
Les personnes anémiées sont pâles et très fatiguées même si elles dorment suffisamment, ont souvent les ongles
cassants et peuvent aussi avoir des étourdissements ou des troubles digestifs.
 L’anémie est définie par une diminution du taux de l’hémoglobine dans les globules rouges. (Selon l’âge et
le sexe).
 3 mécanismes essentiels
o Défaut de production (manque de matériel (fer, B12, B9…), manque de stimulateurs
(érythropoïétine…) moelle malade …)
o Destruction excessive (hémolyse corpusculaire, (hémoglobine, enzymes …) extra corpusculaire)
o Déperdition (hémorragie (règles, pertes digestives)…)
 Anémie chez le sportif   Anémie du sportif (blessures, utilisation d’AINS, perte du fer par la sueur ?
Régime inadapté
 Conséquences, Dépistage

B- Mécanismes de l’anémie
– Les anémies carentielles
• 1- Carence en fer
• Anémies ferriprives : La cause la plus commune des anémies dans tous les pays
est représentée par la carence en fer. Elle toucherait environ 2 milliards de personnes. Sa prévalence
dépend de l’âge, du sexe et du niveau socioéconomique.
– Chez l’enfant, sa prévalence est variable selon les pays allant de 12 à 29 %.
– Chez les femmes en âge de procréation, la prévalence est de 18 % dans les
pays industrialisés et comprise entre 38 et 88 % dans les pays en voie de développement.
• Métabolisme du fer : Absorption duodénale facilité par la vitamine C et perturbée
par le thé et le café
• Clinique, biologie …
– Il faut distinguer les signes de l'anémie en général (pâleur conjonctivale,
asthénie, dyspnée d'effort…) de ceux de
– L'anémie ferriprive en particulier (notamment altération des phanères et
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des muqueuses digestives).
– Fer sérique bas, capacité saturation sidérophiline élevée
– Ferritine basse +++ reflet exact de la quantité en fer de l’organisme
• Étiologie
• Traitement : Traiter la cause et substituions en fer à dose suffisante et à durée
suffisante
•Diagnostic différentiel :
– Anémies inflammatoires
– Thalassémies
• 2- Carence en Acide folique et Vitamine B12
• Maladie de Biermer
– Les anémies hémolytiques
– L’anémie chez l’insuffisant rénal (érythropoïétine)

H- Le manque de Zinc
Carence fréquente chez les personnes qui souffrent de malnutrition :
Carence en zinc, responsable de déficiences du système immunitaire (le système qui défend notre organisme
contre les infections)
I- Le manque d’Iode
Quelles sont les conséquences de la carence en iode?
La carence en iode dans notre alimentation est responsable de :
 Goitre : augmentation de volume de la glande thyroïde au niveau du cou,
 Retard du développement du système nerveux central chez l’enfant cause de crétinisme (idiotie
profonde),
 Avortements spontanés, mortalités fœtales et néonatales élevées,
 Surdi-mutité et
 Retard de croissance.
 Ces symptômes, regroupés sous l’appellation troubles dus à la carence en iode (TDCI), s’observent
également chez les animaux (tels les brebis, les moutons, les vaches, etc...) entraînant un manque de
productivité ce qui retentit négativement sur le secteur socio-économique.
Quelle est la situation au Maroc ?
Au Maroc l’étude nationale menée par le programme national de lutte contre les TDCI a permis
d’évaluer la prévalence moyenne du goitre chez les enfants âgés de 6 à 12 ans à 22%. Avec une prévalence
beaucoup plus forte dans les poches enclavées des chaînes montagneuses dans les villages du Rif, du Moyen et
haut Atlas où l’existence de goitres très volumineux est devenue commune voire naturelle parmi la population.
Comment prévenir et contrôler les TDCI ?
Enrichissement du sel alimentaire (de table) par l’iode à raison de 80 mg/kg.

2. Prévalence des carences en micronutriments chez l’enfant


Les carences en micronutriments comme le fer, la vitamine A et l’iode sont des causes sous-jacentes qui
contribuent à la mortalité maternelle et infantile.
Les enquêtes réalisées par le Ministère de la Santé, ont montré que : 31.6 % des enfants âgés de 6 mois à
5 ans, présentent une anémie par carence en fer ; taux inférieur à celui enregistré au niveau de la région EMRO
( 63% ) 40.90 % des enfants de 6 à 72 mois souffrent d’une carence en vitamine A dont 3.1 % ont une carence
sévère ; 63% des enfants âgés de 6 à 12 ans ont une carence en iode dont 22% présentent un goitre ; 2.5 % des
enfants de moins de 2 ans présentent un rachitisme radiologique ; La carence en acide folique touche environ un
tiers des enfants âgés de moins de 5 ans.
Les instances internationales sont unanimes que la correction des problèmes nutritionnels permet
d’améliorer le quotient intellectuel (QI) de la population car :
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L’anémie ferriprive réduit le QI de 9 points approximativement, les carences modérées en iode réduisent le QI
de 13 points approximativement, un retard de croissance sévère est associé à une baisse de QI de 5 à 10 points,
Les enfants avec un petit poids à la naissance perdent 5 points de QI.

1. Prévalence des carences en micronutriments chez l’adulte


Un tiers des femmes enceintes ou en âge de procréer souffrent de carence en fer.
Une carence en acide folique pendant les premiers mois de la grossesse peut provoquer à la naissance, des
malformations du tube neural, comme la Spina bifida et accroît aussi le risque d'insuffisance pondérale et de
décès de la mère, or 10 % des femmes en âge de procréer ont une carence en acide folique.
18.0% des hommes présentent une anémie par carence en fer.

V- Dénutrition
A- Dénutrition, enfants et adultes
• La malnutrition reste fréquente chez les enfants de moins de cinq ans.
• Elle entretient les infections en entrainant
– un affaiblissement de l’immunité,
– une sensibilité accrue aux maladies,
– un retard de développement physique et mental et
– une baisse de productivité.
Ainsi le cercle vicieux malnutrition-infection s’installe
• L’analyse des indicateurs anthropométriques des enfants révèle que :
– 9 % souffrent d’une malnutrition aigue conséquence d’une alimentation insuffisante et/ ou d'une
morbidité accrue (diarrhée…);
– 18 % sont atteints de malnutrition chronique qui révèle la qualité de l’environnement et du
développement socioéconomique d’une population ;
– 10,2 % présentent une insuffisance pondérale.
• Au Maroc, la malnutrition affecte plus les enfants du milieu rural et ceux issues de couches sociales les
plus démunies.
• Chez l’adulte
– Interprétation de l’IMC  Etat nutritionnel
• <10 Dénutrition grade V
• 10 à 12.9 Dénutrition grade IV
• 13 à 15.9 Dénutrition grade III
• 16 à 16.9 Dénutrition grade II
• 17 à 18.5 Dénutrition grade I
• 18,5 à 25 Normal
• 18,5 < IMC < 25 Sujet adulte normal
• > 25 Surcharge pondérale
• > 30 Obésité
• Normes proposées pour la personne âgée:
– < 21 : dénutrition
– 21 à 24 : risque de dénutrition
– 24 à 27 : poids normal
– > 27 : excès de poids
B- Dénutrition des Personnes âgées

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1- Introduction
La dénutrition est très fréquente chez la personne âgée. C’est un facteur d’apparition d’autres maladies et de
mortalité. Ses conséquences sont très importantes. Son dépistage et sa prise en charge est une priorité
2- Prévalence
Elle est très fréquente : au domicile du sujet âgé : > 65 ans : 5% ; > 80 ans : 10%. A l’hôpital : 30 à 70%
3- Particularités nutritionnelles du sujet âgé
Le sujet âgé se caractérise par une augmentation de la masse grasse et une diminution de la masse
musculaire. En cas de dénutrition, les malades âgés perdent plus de masse musculaire que les malades jeunes.
Cela aura pour conséquence essentielle une Sarcopénie (fonte musculaire) qui se caractérise dans un premier
temps par une diminution de la masse musculaire qui en s’aggravant sera à l’origine d’une détérioration de la
force musculaire et des performances physiques. ...
4- Les besoins nutritionnels et énergétiques
Contrairement à la croyance: Les besoins nutritionnels ne diminuent pas avec l’âge Et Doivent être augmentés
en cas d’activité physique importante ou de maladie
5- Conséquences de la dénutrition
Épuisement des réserves de l’organisme
Carences vitaminiques
Mortalité augmentée (risque x 2 à x 4)
Morbidité augmentée :
Le risque de morbidité est multiplié par 2 à 6 toutes morbidités confondues
Augmentation des infections x2 à x6 avec (déficit immunitaire avec baisse des lymphocytes (<
1500)
AEG avec anorexie, amaigrissement, tardivement œdèmes

6- Dépistage, évaluation et diagnostic


En termes de dépistage, les deux questions à poser sont les suivantes : le patient présente-t-il une perte
d’appétit ? Le patient présente-t-il une perte récente de poids (durant les derniers mois) ? > 5% en un mois ou >
10% en six mois
• Évaluation de l’état nutritionnel : Anthropométrie : Poids Taille, IMC
• Ingestas alimentaires
• MNA : Mini Nutritional Assessment
• Objectifs du MNA:
• Évaluer rapidement le risque de malnutrition avant l’apparition des signes cliniques
• Permettre une intervention nutritionnelle précoce si besoin
• Il se déroule en 2 étapes
• Mini MNA, MNA simplifié, Dépistage ou phase courte. Si le score est inférieur à 12 on passe au
test complet
± 2ème phase = MNA complet
Il faut donc Confirmer le diagnostic de la dénutrition et estimer son degré de sévérité
7- Prévention de la dénutrition et de la sarcopénie
Apports protéino-énergétique suffisants : Apports énergétiques : 30 a 40 kcal/kg/j, Apports protéiques : 1,2 a
1,5 g/kg/j
Pratiquer une activité physique régulière adaptée à l’âge ou à la pathologie avec renforcement musculaire.
Prévention de la dénutrition et de la sarcopénie

8- Prise en charge
• Enrichir l’alimentation ; grand intérêt des Compléments nutritionnels oraux
• Nutrition entérale ;
• Nutrition parentérale

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