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Etude des régimes transitoires

Présenté par :
Ktata Aymen
Pierre Laurent
Compte rendu N°3
Etude des régimes transitoires
I. ETUDE THEORIQUE DE QUELQUES CIRCUITS ELECTRIQUES
I. 1. Charge et décharge d’un condensateur à travers une résistance
I. 1.1. Charge
1 3 A
R
2

E C U(t)

En supposant le condensateur initialement déchargé (U=0), on applique brutalement la tension


E au circuit en plaçant l’inverseur dans la position 1-3 à un instant choisi comme t=0. A un
instant t le courant est i(t), la tension aux bornes du condensateur est U(t)= V A - V B , on a
alors : E = Ri + U
dq dU
i= =C
dt dt
dU
RC +U=E
dt
Soit
dU U E
+ =
dt RC RC
L’équation sans second membre admet pour solution générale :
t
U = U 0 e−¿ RC ¿

Posons RC = 𝛕 appelé constante de temps. Sachant qu’U=E représente la solution


particulière de l’équation différentielle, on obtient la solution :
t
U = U 0 e−¿ τ ¿ + E

Or à t=0 on a U=0, l’équation précédente devient :


t
U= E [1-e−¿ τ ¿]

t
dU E −¿ τ ¿
Remarque : on a i=C = e
dt R
Donc à t=0 on a i= E/R et le condensateur se comporte comme un court-circuit. Lorsque t ∞
i 0 et le condensateur se comporte comme un circuit ouvert.

I. 1.2. Décharge

1 3 A
R
2

E C U(t)

On suppose maintenant qu’au moment ou l’inverseur est placé en position 2-3 (t=0), le
condenseur est chargé (U=E). Comme précédemment on établit l’équation différentielle :

dU U
dt
+
RC
= 0

t
Soit U= E e−¿ τ ¿

t
dq dU
=Ee
−¿ ¿
τ
Remarque : on a i= - =-C
dt dt R
Donc à t=0, i= E/R et le condenseur se comporte comme une pile de f.é.m. E.
I .1.3. Courbes représentatives
U

U=0,63 E Charge

0 t

Décharge

U=0,37 E

0 t

τ
I .1.4. Mesure de la constante de temps

Charge Décharge
dU t
E −¿ τ ¿
t
−E −¿ τ ¿
dt e e
τ τ

dU E −E
t=0
dt τ τ
1 1
Tangente à
Y=E τ Y = E (1- τ )
l’origine Y=E t =τ Y=0 t =τ
U(t=τ ) 1 U
E (1- e ) =0,63E e
=0,37E

En cherchant au bout de combien de temps la capacité se charge à 0,63E ou se décharge à


0,37 E on obtiendraτ .

II. REGIMES LIBRES DU CIRCUIT RLC


II.1. Etude théorique
1 3 A
R
2 L, r

E C U(t)

En supposant qu’au départ le condensateur est déchargé (U=0), à t=0. On applique


brutalement au circuit la tension E en plaçant l’inverseur dans la position 1-3, on peut alors
di
écrire : L + (R + r) i + U = E
dt
dq
i=
dt
= C dU
dt
En combinant ces deux équations, on obtient:

d2U dU
LC 2 + (R+r) C dt + U = E
dt

d2U dU
2 + 2λ 0= +ω 02 U = ω 02 E
Ou encore ω
dt dt

R+r 1
Avec λ= 2ω 0 L / ω 02 = LC

II.2. Solution de l’équation différentielle


U=E est une solution particulière de l’équation générale.
Equation caractéristique
2
X 2 + 2λω 0 X + ω 0 =¿0 / Δ'= ω 02 ( λ 2 - 1)

On distingue 3 types de régime selon le signe de Δ' :

Régime oscillatoire amorti Régime critique Régime apériodique


L Δ' > 0 R+ r > Rc
Δ'< 0
U(t) = Ae
R+ r < Rc =2
− λω t
C√
cos ¿ ¿ t+Φ) +E
Δ'= 0 R+ r = Rc
U(t) = (A+Bt)e− λω t + E
0 0
2

U(t) = e− λω t [Ae ω √ λ −1. t


+ B e−ω √ λ −1 . t] + E
0 2
0
0

ω
𝜔 = 0 √ 1−λ 2

U U U

-------------------------------- -------------------------------- ---------------------------------------

t t t

Remarque : les constantes A et B seront déterminées à partir des conditions initiales


suivantes :
dU
t=0 U 0= 0 / i0 = C ( ) =0
dt
III. MANIPULATION
III.1. réalisation pratique des circuits de mesure
Dans la partie théorique, on a employé une pile de f.é.m. E, un inverseur à 2 positions
permettant d’appliquer à l’ensemble du circuit une tension E (position 1-3) ou une tension
nulle (positions 2-3). On utilise un générateur de tension carrée fournissant un signal
électrique qui possède des caractéristiques analogues :

U(t)

t
T T
U(t) = E 0< t< / U(t) = 0 < t<T
2 2
Avec ce signal électrique, on a l’avantage d’un inverseur périodique qui permet d’observer les
phénomènes à étudier sur l’écran de l’oscilloscope. La seule restriction imposée concerne la
période du signal carré.
Pour pouvoir observer le régime transitoire en entier, la période doit être suffisamment
grande (fréquence faible) pour qu’à chaque transition l’état d’équilibre soit atteint
Exemple : charge d’un condensateur

A t=0 ; U=0 ; t ∞ ; U= E (à la limite, on n’observait jamais cet état d’équilibre).


Cependant, considérons le condensateur chargé : l’état d’équilibre est atteint si U= (99/100).E.

Soit t le temps, nécessaire pour atteindre cette charge :

99 E t t 1 t
100
= E (1-e−¿ τ ¿ ) e
−¿ ¿
τ =
100 RC
= ln 100 = 4,6

Ainsi au bout de t=4, 6RC, le condensateur est chargé à plus de 99٪ E. on peut le considérer

T
comme chargé. Il suffira donc d’avoir pour le signal carré > 4,6τ soit T > 10τ environ ;
2
1
Donc F<
10 τ

III.2. Mesure de la constante de temps du circuit RC à la charge et à la décharge

Les constantes de temps doivent être déterminées avec deux chiffres significatifs.

• Réaliser le montage suivant :


Entrée oscilloscope
• R
C

Masse générateur masse oscilloscope

• Régler l’amplitude du signal carré E=0,4v (crête à crête) à l’oscilloscope

• Prendre R=2Kτ Ω
m

•choisir la fréquence F=300HZ pour le signal carré, c =1*10^-6F


Remarque : commande couplage de l’oscilloscope sur ″DC″ : couplage direct (pour tous les
signaux carrés).

III.2.1. A la charge

Choisissons la fréquence de balayage de façon à ne voir sur l’écran que la courbe de charge.

Relevons point par point la courbe de charge sur un papier millimétré et traçons cette courbe.

E(v) -0,4 -0,3 -0,18 -0,1 0


t (s) 0 0.8 1.6 2.4 3
La détermination de τ se fait par la méthode de la tangente à l’origine : en exportant la
tangente à l’origine jusqu'à U=E (voir papier millimétré) ou bien on mesure directement le
temps τ 1 = RC

Déterminer τ par la mesure direct : noter sur la courbe le temps au bout duquel U=0,63 E. En
déduire τ 2=RC.

En utilisant les deux méthodes, les valeurs deτ reste les même et ne change pas.

τ 1 = τ 2= RC

III.2.1. A la décharge

Inversons la pente (SLOPE) pour modifier le déclenchement ( ).

Choisissons la fréquence de balayage de façon à n’avoir sur l’écran que la courbe de


décharge.

Relevons point par point la courbe de décharge sur un papier millimétré et traçons cette
courbe.

E(v) 0,4 0,2 0,1 0,03 0


t(s) 0 0,5 1 1,5 1,75

La détermination de τ se fait par la méthode de la tangente à l’origine : opérer comme


précédemment pour déterminer τ 3 = RC

On peut aussi déterminer τ par la mesure direct : noter sur la courbe le temps au bout duquel
U=0,37 E. En déduire τ 4=RC.

En utilisant les deux méthodes, les valeurs deτ reste les même et ne change pas.

τ 3 = τ 4= RC

Les constantes de temps à la charge et la décharge sont très voisines


τ 1 +τ 2 + τ 3+ τ 4
La valeur moyenne des 4 mesures est τ m=
4

III.3. Régime transitoire

On a réalisé le circuit ci-dessous : R : boite AOIP×1000+×100 L=1H / r s= 350 Ω / C=


0,1 ×10^-6 F / U=2v /R=2k Ω / F=300HZ

L,r s

B Entrée oscilloscope

C

A masse oscilloscope
Masse générateur

III.3.1. étude du régime oscillatoire amorti (R=0)

Montrons que les valeurs numériques correspondent à un régime transitoire du circuit qui est

L

oscillatoire amorti ( Rcircuit < ¿ 2
C
¿

On a Rcircuit = r s+ R = 350+ (2×10^3) = 2350 Ω

L 1
2
√ √C
=2
0,1.10−6
= 6324,55 Ω
Sélectionnons sur le générateur de fonctions un signal carré de fréquence environ 30 HZ.

Observons puis interpréter l’aspect de la courbe obtenue sur l’écran de l’oscilloscope en mode
balayage AUTO : il ya un amortissement, on observe la courbe de charge et décharge.

Mesurons la pseudo-période T=621× 10^-6 s

III.3.2.détermination de la résistance critique Rc (R variable)

Lorsqu’on faire varier R à partir de R =0 de 1000 Ω en 1000 Ω, puis de 100 Ω en 100 Ω,


l’amortissement diminue progressivement et l’amplitude diminue aussi.

Rc =×1000 Ω +×100 Ω+r s+r g/ Rc exp<¿ Rc th é = 2 L


C√