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Cours : Architectures et réseaux informatiques Chapitre 1

Chapitre 1 : Les transmissions et les supports


1. Supports de transmission
Les supports de transmission (décrits brièvement dans cette première section) sont nombreux.
Parmi ceux-ci, trois familles sont à distinguer : les supports métalliques, non métalliques et
immatériels. Les supports métalliques, comme les paires torsadées et les câbles coaxiaux, sont
les plus anciens, les plus largement utilisés et servent à transmettre des courants électriques.
Les supports de verre ou de plastique, comme les fibres optiques, transmettent de la lumière,
tandis que les supports immatériels des communications sans fil transmettent des ondes
électromagnétiques et sont en plein essor.

Paires torsadées, Câbles coaxiaux, Fibre Optique, Transmission sans fil (Faisceaux hertziens,
ondes radio électriques).

2. Caractéristiques globales des supports de transmission


Quelle que soit la nature du support, le terme signal désigne le courant, la lumière ou l’onde
électromagnétique transmis. Certaines caractéristiques physiques des supports en perturbent la
transmission. La connaissance de leurs caractéristiques (la bande passante, la sensibilité aux
bruits, les limites des débits possibles) est donc nécessaire pour fabriquer de « bons » signaux,
c’est-à-dire les mieux adaptés aux supports utilisés.

2.1 BANDE PASSANTE

Les supports ont une bande passante limitée. Certains signaux s’y propagent correctement (ils
sont affaiblis mais reconnaissables à l’autre extrémité), alors que d’autres ne les traversent pas
(ils sont tellement affaiblis ou déformés qu’on ne les reconnaît plus du tout à la sortie).
Intuitivement, plus un support a une bande passante large, plus il transporte d’informations
par unité de temps.

2.2 BRUITS ET DISTORSIONS

Les supports de transmission déforment les signaux qu’ils transportent, même lorsqu’ils ont
des fréquences adaptées, comme le montre la figure 1.5. Diverses sources de bruit peuvent
perturber les signaux : parasites, phénomènes de diaphonie… Certaines perturbations de
l’environnement introduisent également des bruits (foudre, orages pour le milieu aérien,
champs électromagnétiques dans des ateliers pour les supports métalliques…).
Par ailleurs, les supports affaiblissent et retardent les signaux. Par exemple, la distance est un
facteur d’affaiblissement, particulièrement important pour les liaisons par satellite. Ces
déformations, appelées distorsions, peuvent être gênantes pour la bonne reconnaissance des
signaux en sortie, d’autant qu’elles varient généralement avec la fréquence des signaux émis.
Même lorsque les signaux sont adaptés aux supports de transmission, on ne peut pas garantir
leur réception correcte à 100 %. Le récepteur d’un signal doit prendre une décision dans un
laps de temps très court. De ce fait, cette décision peut être mauvaise.

Définition

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La bande passante est la bande de fréquences dans laquelle les signaux appliqués à l’entrée du
support ont une puissance de sortie supérieure à un seuil donné (après traversée du support de
transmission). Le seuil fixé correspond à un rapport déterminé entre la puissance du signal
d’entrée et la puissance du signal trouvé à la sortie.

2.3 CAPACITÉ LIMITÉE DES SUPPORTS DE TRANSMISSION


La capacité d’un support de transmission mesure la quantité d’informations transportée par
unité de temps. L’ensemble des caractéristiques que nous venons de voir fait que la capacité
d’un support est limitée. Un théorème dû à Shannon1 exprime, en bits par seconde, la borne
maximale de la capacité CapMax d’un support de transmission :
CapMax = W*log2 (1 + S/B).
Dans cette formule, W est la largeur de la bande passante du support de transmission exprimée
en hertz, S/B représente la valeur du rapport entre la puissance du signal (notée S) et la
puissance du bruit (notée B) ; la base 2 du logarithme sert à exprimer la quantité
d’informations en bits.

Exemple Sur une liaison téléphonique dont la bande passante a une largeur de 3 100 Hz et un
rapport
S/B correspondant à 32 dB (valeurs courantes), on obtient : 10 log10S/B = 32 donc log10 S/B
= 3,2 soit S/B = 1585 ; CapMax = 3100*log2 (1 + 1585) ; comme 1586 = 210,63, CapMax =
3100*10,63 = 33 000 bit/s.

Le choix d’un support de transmission tient compte de nombreux éléments. Des


considérations économiques (le prix de revient du support, le coût de sa maintenance, etc.)
interviennent en plus des facteurs techniques que nous venons de présenter, de même que la
nature des signaux propagés, puisque l’équipement de transmission de données contient une
partie spécifique au support de transmission utilisé. Examinons maintenant les techniques de
transmission du signal véhiculant les données sur le support.

3. Fabrication des signaux : techniques de transmission


Selon les techniques de transmission utilisées, un équipement spécifique est placé à chaque
extrémité du support : soit un modem (modulateur-démodulateur), soit un codec (codeur-
décodeur). Cet équipement assure la fabrication des signaux en émission et leur récupération
en réception. Pour émettre les données, le modem reçoit la suite de données binaires à
transmettre et fournit un signal dont les caractéristiques sont adaptées au support de
transmission. Inversement, en réception, le modem extrait la suite des données binaires du
signal reçu. Le support de transmission est ainsi transparent à l’utilisateur. Le support de
transmission et les deux modems placés à chacune de ses extrémités constituent un ensemble
appelé circuit de données.

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Définition
Le circuit de données est une entité capable d’envoyer ou de recevoir une suite de données
binaires, à un débit donné, dans un délai donné et avec un taux d’erreur dépendant du support
utilisé.

3.1 TRANSMISSION EN BANDE DE BASE


Dans la transmission en bande de base, l’ETCD code le message de données synchrone en
une suite de signaux compatibles avec les caractéristiques physiques du support de
transmission (l’ETCD effectue, en fait, un simple transcodage du signal que fournit l’ETTD).
Plusieurs facteurs expliquent les principales difficultés rencontrées dans la transmission en
bande de base : la limitation de la bande passante – dans les basses comme dans les hautes
fréquences – et le fait qu’il faille transférer les données quelle que soit leur valeur.

Pour l’ensemble des différents codes décrits, nous prendrons la même suite binaire afin de
permettre la comparaison : 1 0 0 0 0 1 0 1 1 1 1
 Codage NRZ (Non Return to Zero)

Principe : très proche du codage binaire de base, il code un 1 par +V, un 0 par -V

Le codage NRZ améliore légèrement le codage binaire de base en augmentant la différence


d’amplitude du signal entre les 0 et les 1. Toutefois les longues séries de bits identiques (0 ou 1)
provoquent un signal sans transition pendant une longue période de temps, ce qui peut engendrer
une perte de synchronisation.

Le débit maximum théorique est le double de la fréquence utilisée pour le signal : on transmet deux
bits pour un hertz.

 Codage NRZI (Non Return to Zero Inverted)

Utilisation : Fast Ethernet (100BaseFX), FDDI

Principe : on produit une transition du signal pour chaque 1, pas de transition pour les 0.

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Avec le codage NRZI, on voit que la transmission de longues séries de 0 provoque un signal sans
transition sur une longue période. Le débit binaire est le double de la fréquence maximale du
signal : on transmet deux bits pour un hertz.

 Codage MLT3

Utilisation : Fast Ethernet (100BaseTX, 100BaseT4), ATM,

Principe : Dans ce codage, seuls les 1 font changer le signal d’état. Les 0 sont codés en conservant
la valeur précédemment transmise. Les 1 sont codés successivement sur trois états : +V, 0 et –V.

Le principal avantage du codage MLT3 est de diminuer fortement la fréquence nécessaire pour un
débit donné grâce à l’utilisation de 3 états. Pour 100Mbps de débit, une fréquence maximale du
signal de 25Mhz seulement est atteinte.

Les longues séquences de 0 peuvent entraîner une perte ou un déphasage de l’horloge du récepteur.

 Codage 2B1Q

Utilisation : RNIS/ISDN, HDSL

Principe : Le code 2B1Q fait correspondre à un groupe de deux éléments un créneau de tension dit
symbole quaternaire pouvant endosser quatre valeurs différentes suivant la table ci-dessous :

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Table de codage2B1Q

Les données sont donc transmises à deux fois la fréquence du signal.

 Codage Manchester

Utilisation : Ethernet 10Base5, 10Base2, 10BaseT, 10BaseFL

Principe : dans le codage Manchester, l’idée de base est de provoquer une transition du signal pour
chaque bit transmis. Un 1 est représenté par le passage de +V à –V, un 0 est représenté par le
passage de -V à +V.

La synchronisation des échanges entre émetteur et récepteur est toujours assurée, même lors de
l’envoi de longues séries de 0 ou de 1. Par ailleurs, un bit 0 ou 1 étant caractérisé par une transition
du signal et non par un état comme dans les autres codages, il est très peu sensible aux erreurs de
transmission. La présence de parasites peut endommager le signal et le rendre incompréhensible
par le récepteur, mais ne peut pas transformer accidentellement un 0 en 1 ou inversement.

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Toutefois, le codage Manchester présente un inconvénient : il nécessite un débit sur le canal de


transmission deux fois plus élevé que le codage binaire. Pour 10 Mbit/s transmis, on a besoin d’une
fréquence à 10 Mhz.

Ceci le rend difficilement utilisable pour des débits plus élevés. L’utilisation de ce codage pour une
transmission à 1 Gbit/s nécessiterait une fréquence maximale du signal de 1 Ghz, ce qui est
incompatible avec les possibilités des câblages actuels ainsi qu’avec les normes sur les
compatibilités électromagnétiques. Plus la fréquence du signal est élevée, plus les phénomènes de
paradiaphonie pouvant perturber les installations avoisinantes du câble sont sensibles. Les normes
ISO 11801 et EN 50173 fixent entre autres les règles de compatibilité électromagnétiques (EMC :
Electro Magnetic Compatibility).

 Codage Manchester différentiel

Utilisation : Token Ring

Principe : c’est la présence ou l’absence de transition au début de l’intervalle du signal d’horloge


qui réalise le codage. Un 1 est codé par l’absence de transition, un 0 est codé par une transition au
début du cycle d’horloge.

A noter la présence de deux symboles particuliers : J et K. Ils sont codés par +V et –V sur toute la
durée d’un cycle d’horloge. Ils ont pour but de marquer le début et la fin d’une trame

Le codage présente le même inconvénient que le codage Manchester : nécessite une fréquence
égale à celle du débit utile. Il présente par contre un avantage : ce sont les transitions du signal et
non pas ses états qui représentent les bits transmis, il est donc insensible aux inversions de fils dans
le câblage.

 Codage bipolaire ou AMI (Alternate Mark Inversion)

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Utilisation : Lignes DS1/T1

Principe : Les 0 sont représentés par des potentiels nuls, les 1 par +V et –V en alternance.

Ici encore, il peut y avoir de longues séquences sans potentiel et donc perte de synchronisation.

 Codage HDBn (Haute Densité Binaire d'ordre n) ou


BnZs (Bipolar with n Zero Substitution)

Utilisation : HDB3 : E1, E3 ; B8ZS : T1 ; B3ZS : T3

Principe : le principe de base est le même que pour le codage bipolaire, mais pour éviter une trop
longue série de 0, on introduit un bit supplémentaire au signal pour terminer une série de n 0
consécutifs. Ce bit supplémentaire est de même phase que le dernier 1 transmis pour pouvoir
l’identifier, afin qu’il ne soit pas pris en compte dans l’information transmise.

 Codage nB/mB

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Utilisation : 4B/5B : Fast Ethernet ; 8B/10B :Gigabit Ethernet

Principe : Il s’agit d’un codage par bloc. On utilise une table de transcodage pour coder un groupe
de n bits en m bits, avec m < n. Ce codage ne définit pas la mise en ligne des bits. On utilise
généralement pour cela un codage de type NRZI ou MLT3.

La suite binaire 1 0 0 0 0 1 0 1 1 1 1 précédemment utilisée va être découpée en groupes de 4 bits.


La table de transcodage ci-dessous permet de transformer chaque groupe de 4 bits en groupe de 5
bits.

La suite à transmettre ne comporte pas plus de deux 0 consécutifs, ce qui la rend plus facile à
transmettre une fois codée en NRZI ou MLT3.

Table de transcodage 4B5B

Ce type de codage apporte la garantie de ne pas avoir à transmettre plus de deux 0 successifs. Les
caractères spéciaux, hors données utiles, peuvent trouver leur place dans la table de transcodage
sans nécessiter un état spécial du signal comme dans les codages Manchester.

Le codage 4B5B augmente la fréquence du signal. Par exemple 125Mhz pour 100Mbps. Associé à
un codage de type NRZI, on obtient dans le cas du Fast Ethernet (100BaseFX) une fréquence de
62.5Mhz. Avec un codage MLT3, la fréquence du signal tombe à 31.25Mhz pour le Fast Ethernet

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100BaseTX.

3.2 Modulations
 Modulation de fréquence ou FSK (Frequency Shift Keying)

En modulation de fréquence, les niveaux logiques sont représentés par la variation de la


fréquence de la porteuse. Par exemple :

La modulation FSK est utilisée pour des transmissions à faible débit sur le réseau
téléphonique commuté.

 Modulation de phase ou PSK (Phase Shift Keying)

La modulation de phase associe à un code binaire une valeur de la phase de la porteuse. La


vitesse peut être facilement augmentée en utilisant un code binaire sur 2, 3 bits ou plus sans
augmentation de la fréquence de la porteuse.

 Modulation d'amplitude ou ASK (Amplitude Shift Keying)

La modulation d’amplitude s’applique en faisant varier l’amplitude du signal en fonction des


bits à coder. Par exemple :

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A noter que la modulation d’amplitude est la seule utilisable sur fibre optique, car les
équipements utilisés actuellement ne sont pas en mesure d’appliquer une autre modulation sur
les ondes lumineuses. Dans ce cas, la modulation s’effectue par tout ou rien.

Par contre, elle est peu employée sur d’autres supports, car elle provoque une détérioration du
rapport signal sur bruit.

 Modulation QAM

La modulation QAM (Quadrature Amplitude Modulation) ou modulation d’amplitude en


quadrature de phase est une technique qui emploie une combinaison de modulation de phase
et d’amplitude. Elle est largement employée par les modems pour leur permettre d’offrir des
débits binaires élevés.

Prenons par exemple un signal modulé QAM avec 3 bits transmis par baud. Une telle
modulation requiert donc 23 soit 8 combinaisons binaires différentes. Dans notre exemple,
nous prendrons 2 amplitudes combinées avec 4 décalages de phase différents. La table de
correspondance pourra être du type :

Exemple de codage de la suite binaire 1 0 0 0 0 1 0 1 1 1 1 0 à partir de la table ci-dessus :

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Les combinaisons possibles en modulations QAM sont souvent représentées par une
constellation de points représentant chacun un groupe de bits.

Exemple de constellation QAM8 (3 bits par baud)

Dans une constellation QAM, l’éloignement du point par rapport à l’origine indique
l’amplitude, son angle indique le décalage de phase. Chacun des canaux définis par le
multiplexage DMT en ADSL est modulé en QAM sur 15 bits au maximum. 32768
combinaisons d’amplitudes et de décalages de phase sont donc nécessaires.

Il existe également une variante de la modulation QAM, la modulation codée en treillis TCM
(Trellis Coded Modulation). Ce type de modulation est utilisé pour les modems rapides (V32,
V34, V90).

3.3 La numérisation des signaux analogiques

Trois opérations successives doivent être réalisées pour arriver à cette numérisation,
l’échantillonnage, la quantification et le codage :
1. Échantillonnage. Consiste à prendre des points du signal analogique au fur et à
mesure qu’il se déroule. Plus la bande passante est importante, plus il faut prendre
d’échantillon par seconde. C’est le théorème d’échantillonnage qui donne la solution :
si un signal f(t) est échantillonné à intervalle régulier dans le temps et à un taux
supérieur au double de la fréquence significative la plus haute, les échantillons
contiennent toutes les informations du signal original. En particulier, la fonction f(t)
peut être reconstituée à partir des échantillons.

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Si nous prenons un signal dont la largeur de la bande passante est 10 000 Hz, il faut
l’échantillonner au moins 20 000 fois par seconde.

2. Quantification. Consiste à représenter un échantillon par une valeur numérique au


moyen d’une loi de correspondance. Il convient de trouver cette loi de correspondance
de telle sorte que la valeur des signaux ait le plus de signification possible. Si tous les
échantillons sont à peu près égaux, il faut essayer, dans cette zone délicate, d’avoir
plus de possibilités de codage que dans les zones où il y a peu d’échantillons.

3. Codage. Consiste à affecter une valeur numérique aux échantillons obtenus lors de la
première phase. Ce sont ces valeurs qui sont transportées dans le signal numérique.

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Travaux dirigés Chapitre 1 :


Exercice 1 :

Soit un signal numérique dont la rapidité de modulation est 4 fois plus faible que le débit
binaire.
1. Quelle est la valence du signal ?
2. Si la rapidité de modulation du signal vaut 2 400 bauds, quel est le débit binaire
disponible ?

Exercice 2 :

Soit la suite d’éléments binaires 0 1 1 1 1 1 1 0.


1. Représentez les signaux transmis lorsqu’on transmet en bande de base avec les codes
NRZ et Manchester.
2. Représentez les signaux transmis lorsqu’on transmet les données avec une modulation
d’amplitude à deux valeurs, une modulation de phase à deux valeurs, une modulation
de fréquence à deux valeurs.
3. Si le débit D est connu, quelle est la rapidité de modulation R ?

Exercice 3 :

Si on n’utilise pas de techniques de compression de données, une transmission de voix


numérisée nécessite un débit binaire de 64 kbit/s.
1. En supposant que la transmission se fasse par des signaux modulés de valence 32,
quelle est la bande passante disponible, sachant que celle-ci est égale à la moitié de la
rapidité de modulation utilisée ?
2. Quel doit être le rapport S/B de la ligne de transmission offrant un débit binaire de 64
kbit/s et possédant une largeur de bande trouvée dans la question précédente ? On
exprimera cette valeur en vraie grandeur et en décibels.

Exercice 4 :

Pour vous connecter à Internet, vous avez relié votre ordinateur portable au réseau grâce à un
modem de type PCMCIA, raccordé à la ligne téléphonique de votre domicile.
On suppose que votre modem a un débit maximal de 56 kbit/s et que votre ligne téléphonique
possède une bande passante comprise entre 300 et 3 400 Hz. Pendant votre connexion, vous
constatez que la vitesse de transfert des données effective est 6 200 octet/s.
1. Si la vitesse constatée ne provient que d’un mauvais rapport S/B de votre ligne, quelle
est la valeur de ce rapport durant votre connexion ?
2. La vitesse de transmission est maintenant de 24 800 bit/s. Si la rapidité de modulation
est de 4 800 bauds, quelle est la valence du signal modulé ?
3. On suppose que la ligne téléphonique répond au critère de Nyquist et que la rapidité de
modulation vaut 4 800 bauds. Si on utilise la rapidité de modulation maximale, quelle
est la bande passante du support ?
4. Supposons que le débit binaire indiqué reste constant et égal à 49 600 bit/s pendant
toute la durée de la connexion. Combien de temps devrez-vous rester connecté pour

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télécharger un fichier de 2 Mo (on pourra prendre ici 1 Mo = 106 octets) sur votre
portable ?
5. Vous utilisez désormais une connexion à 10 Mbit/s. Combien de temps resterez-vous
connecté pour télécharger le même fichier que celui de la question d ?

Exercice 5:

Un système de radiomessagerie de poche (un pager) répondant à la norme ERMES (European


Radio Message System) présente les caractéristiques techniques suivantes :
 bande de fréquences : 169,425 MHz – 169,800 MHz ;
 modulation de fréquences à 4 états ;
 rapidité de modulation : 3 125 bauds ;
 rapport S/B d’un récepteur : 76 dB.

1. Quel est le débit binaire réellement utilisé dans cette radiomessagerie ?


2. En supposant qu’on transmette un octet par caractère, combien de temps faut-il pour
transmettre un message de 200 caractères sur un récepteur de radiomessagerie ?
3. Au lieu du débit binaire trouvé à la question a, quel débit binaire pourrait-on
théoriquement obtenir en exploitant au mieux les caractéristiques techniques de la
radiomessagerie ?
4. Pourquoi n’est-ce pas utilisé ?

Exercice 6 :

On utilise un alphabet de 26 caractères différents. Pour transmettre ces données, on code


chaque caractère par une suite de bits.
1. Si le codage des caractères est à longueur constante, combien faut-il de bits pour coder
un caractère de cet alphabet ?
2. Dans le réseau Télex (réseau télégraphique), on utilisait un alphabet contenant 5 bits
par caractère. Comment pouvait-on coder les lettres de l’alphabet latin, les chiffres et
d’autres symboles (comme les signes de ponctuation, par exemple) ?
3. Combien de caractères différents peut-on représenter avec la méthode de codage
précédente ?

Exercice 7 :

Le code Manchester présente l’intérêt de posséder au moins une transition du signal au milieu
de l’intervalle pour une bonne synchronisation du récepteur mais il peut présenter trop de
transitions, en particulier si la suite de données binaires contient une longue suite de 0 par
exemple.
1. Représentez le signal transmis avec le code Manchester pour les données
100000000001.
2. Le code de Miller offre une alternative intéressante. Il consiste, à partir du code
Manchester, à supprimer une transition sur deux. Dessinez le signal transmis pour les
mêmes données et montrez que le décodage n’est pas ambigu.

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Exercice 8 :

Dans un environnement urbain, la puissance sonore produite par les nombreuses sources de
bruits est évaluée en décibels, en comparant la puissance sonore de la source de bruit à un
niveau sonore de référence.
1. Si on évalue la puissance sonore S d’une grosse moto à 87 dB, quelle est, en décibels,
la puissance sonore produite par une bande de 8 motards roulant sur des motos
identiques circulant à la même vitesse ?
2. Trouvez la puissance sonore réellement émise.

Exercice 9 :

Sur un support de transmission, le rapport S/B vaut 400.


1. Quelle est la valeur de ce rapport en décibels ?
2. Même question avec un rapport S/B de 40 000.
3. Quelle est la valeur N en décibels d’un rapport S/B égal à 500 000 ?

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