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Bataille de Berlin

La bataille de Berlin constitue la dernière bataille terrestre de


la Seconde Guerre mondiale en Europe. Lancée le Bataille de Berlin
16 avril 1945 par les Soviétiques, elle s'achève le 2 mai 1945
par la reddition des derniers soldats allemands de la garnison
de Berlin. Durant cette bataille sans issue, Adolf Hitler,
Führer d'un Reich aux abois, coordonne la défense allemande,
mais les effectifs déployés par le Reich, sous équipés, ne
peuvent s'opposer efficacement aux unités soviétiques.

Sommaire
L’effondrement du Troisième Reich en 1945
Situation stratégique
Berlin avant la bataille
Forces en présence
Déroulement Le palais du Reichstag en ruines après la bataille.
L'offensive générale soviétique Informations générales
Les combats dans Berlin
Prise du Reichstag Date 16 avril – 2 mai 1945
La reddition allemande Lieu Berlin, Allemagne
Le calvaire des civils durant le siège
Issue Victoire soviétique
Divergences dans le commandement
La rivalité au sein du commandement
soviétique Suicide d'Adolf Hitler
Les derniers soubresauts du IIIe Reich Capitulation
Actions de propagande inconditionnelle du
Propagande allemande troisième Reich
Propagande soviétique Belligérants
Récapitulatif par dates
Reich allemand Union soviétique
Conséquences et bilans
Pologne
Notes et références
Références Commandants
Notes
Adolf Hitler † Gueorgui Joukov
Voir aussi Hellmuth Reymann Ivan Koniev
Bibliographie Helmut Weidling Konstantin
Filmographie
Gotthard Heinrici Rokossovski
Jeux vidéo
Kurt von Tippelskirch Vassili Tchouïkov
Articles connexes
Wilhelm Mohnke
Liens externes
Felix Steiner
Forces en présence
50 divisions 196 divisions
L’effondrement du Troisième (766 750 soldats) (2 500 000 soldats à
Reich en 1945 1 519 véhicules blindés majorité soviétique et
2 224 avions quelques divisions
9 303 pièces d'artillerie polonaises)
6 250 chars
7 500 avions
41 600 pièces d'artillerie
Pertes
2 3
92 000 à 100 000 tués 81 116 tués
220 000 blessés 280 251 blessés
480 000 prisonniers 1 997 chars
2 108 pièces d'artillerie
917 avions
Théâtre des opérations, 1
Civils : 22 000 morts
1er mai 1945.
Seconde Guerre mondiale

Au début de l'année 1945, seule une infime partie de Batailles

l'Allemagne a été envahie. À l'est, les Soviétiques sont aux Front de l’Est
portes de la Prusse-Orientale, devant Varsovie et ont encerclé Prémices :
Budapest. À l'ouest, les Alliés stationnent devant la ligne
Campagne de Pologne · Guerre d’Hiver
Siegfried, protégeant la rive gauche du Rhin, en face de la
Belgique et de la Lorraine, et la région de Colmar est encore Guerre Germano-soviétique :
sous contrôle allemand. Hitler croit encore pouvoir compter
1941 : L'invasion de l'URSS
sur les Wunderwaffen (dont les V1 et V2) pour renverser la
Opération Barbarossa
situation.
Front Nord :
Le 12 janvier 1945, les Soviétiques déclenchent une offensive
massive (de la Baltique aux Carpates), sous le commandement Guerre de Continuation · Opération Silberfuchs ·
Siège de Léningrad
des maréchaux Tcherniakovski (3e front biélorusse),
Rokossovski (2e front biélorusse), Joukov (1er front Front Central :
biélorusse) et Koniev (1er front ukrainien). Staline joue de la
2e bataille de Brest-Litovsk ·
compétition entre ces généraux pour leur faire réaliser les
Bataille de Białystok–Minsk · 1re bataille de Smolensk ·
avances les plus foudroyantes. En outre les forces allemandes
Bataille de Kiev
sont concentrées sur le front ouest en raison de la bataille des
Front Sud :
Ardennes. En dix jours, la Wehrmacht (groupe d'armées
Vistule) est détruite, et l'Armée rouge conquiert l'essentiel de Siège d'Odessa · Campagne de Crimée
la Pologne d'avant 1939, s'empare des zones industrielles
1941-1942 : La contre-offensive soviétique
vitales de la Silésie et de la plus grande partie de la Prusse-
Orientale, et atteint l'Oder (future frontière germano- Front Nord :
polonaise) à Custrin.
Poche de Demiansk · Poche de Kholm
Hitler ordonne, comme toujours, à ses généraux de ne plus Front Central :
reculer et de contre-attaquer. Ses analyses, complètement
déconnectées de la réalité, ne prennent pas en compte que Bataille de Moscou
chaque armée allemande nominale a en fait tout au plus la Front Sud :
valeur combative d'une division. Il se brouille régulièrement
Seconde bataille de Kharkov
avec Heinz Guderian, chef d'état-major pour le front de l'Est 1942-1943 : De Fall Blau à 3e Kharkov
qui lui tient tête en vain, jusqu'à son remplacement fin mars
4 Front Nord :
par le général Hans Krebs .
Offensive Siniavino · Opération Iskra ·
En pénétrant sur le sol allemand, les troupes soviétiques ont Bataille de Krasny Bor · Opération Poliarnaïa Zvezda
propagé la panique parmi les populations allemandes des
Front Central :
provinces de l'Est. D'innombrables cas de pillages, de
meurtres et de viols collectifs sont rapportés par la Opération Mars
propagande de Joseph Goebbels, et ont été plus tard attestés à
4 Front Sud :
mots couverts par les archives militaires russes . Un exode
massif draine vers l'ouest des millions de réfugiés des Bataille du Caucase (opération Fall Blau) ·
territoires allemands qui ont déjà été attribués, par les Alliés à Bataille de Stalingrad · Opération Uranus ·
la Pologne, à l'est de la ligne Oder-Neisse. Les pertes civiles Opération Saturne · Offensive Ostrogojsk-Rossoch ·
sont très importantes, comme lors du torpillage par un sous- Offensive Voronej-Kastornoe · Opération Gallop ·
marin soviétique du paquebot Wilhelm Gustloff, évacuant des Opération Étoile · Troisième bataille de Kharkov
réfugiés par la mer Baltique. Le froid, la famine et les 1943-1944 : Libération de l'Ukraine et de la
bombardements sont les causes de mortalité les plus Biélorussie
fréquentes.
Front Central :

Les réfugiés allemands sont très rarement pris en charge par 2e bataille de Smolensk · Opération Bagration
les autorités nazies. Il se peut que la désorganisation générale
Front Sud :
et la fuite rapide des plus hauts cadres nazis en soit la
principale cause, mais il est également vraisemblable que cela Bataille de Koursk · Bataille du Dniepr ·
fut une stratégie délibérée pour inciter les soldats allemands à Offensive Dniepr-Carpates · Offensive de Crimée ·
combattre plus énergiquement pour protéger les civils restés Offensive Lvov-Sandomir
sur leur sol natal. Le Führer avait par ailleurs demandé que
1944-45 : Campagnes d'Europe centrale et
soit appliquée dans toute l'Allemagne la politique de la terre
d'Allemagne
brûlée, ne pouvant supporter que le sol national allemand
Allemagne :
tombe dans les mains des Slaves sans qu'il soit retourné à
l'âge de la pierre. Il estimait également que le peuple Offensive Vistule-Oder ·
allemand, qui avait échoué dans le dessein qu'il lui vouait, Offensive de Poméranie orientale · Siège de Breslau ·
méritait son sort de destruction et s'était, selon plusieurs Offensive de Prusse-Orientale · Bataille de Königsberg ·
témoignages, complètement identifié à l'Allemagne, Bataille de Seelow · Bataille de Bautzen ·
considérant que sa propre disparition était liée à la disparition Bataille de Berlin · Capitulation allemande
de son pays. Albert Speer, intime d'Hitler et ministre de Front Nord et Finlande :
l'Armement, fit la tournée des Gauleiters pour les inciter à
refuser d'obéir aux directives allant dans ce sens. Guerre de Laponie · Offensive Leningrad–Novgorod ·
Bataille de Narva
Goebbels, de plus en plus exposé alors qu'Hitler n'apparaît
Europe orientale :
plus en public, et qui par ailleurs a été nommé commissaire du
Reich pour la défense de Berlin, organise les unités du Insurrection de Varsovie ·
Volkssturm, unités composées des dernières réserves (les Soulèvement national slovaque · Bataille de Budapest ·
hommes les plus âgés ou malades). Les adolescents des Offensive Vienne · Insurrection de Prague ·
Jeunesses hitlériennes sont également intégrés aux forces Offensive Prague · Bataille de Slivice
militaires ; leur fanatisme en fera les combattants les plus
Front d’Europe de l’Ouest
motivés de Berlin, mais aussi les plus gravement décimés, la
majorité d'entre eux périra. Cependant, la Feldgendarmerie
ainsi que les fanatiques de la SS exécutent sommairement de Campagnes d'Afrique, du Moyen-Orient et de
Méditerranée
plus en plus de civils et de soldats soupçonnés de désertion,
Bataille de l’Atlantique
dont un grand nombre de membres du Volkssturm.

En février 1945, les Soviétiques s'emparent de Budapest, Guerre du Pacifique


durement défendue par les Allemands. Les Alliés à l'ouest,
s'avancent jusqu'au Rhin. Les bombardements stratégiques Guerre sino-japonaise
américano-britanniques continuent à accabler l'Allemagne :
du 13 au 15 février, le bombardement de Dresde, alors lieu de Théâtre américain
transit de nombreux réfugiés, cause près de 25 000 morts.
Coordonnées 52° 31′ nord, 13° 23′ est

Situation stratégique Géolocalisation sur la carte : Europe

En mars 1945, l'Armée rouge conquiert la Poméranie, assiège


Königsberg et Breslau, et a établi des têtes de ponts sur la rive
occidentale de l'Oder, à moins de 50 kilomètres de Berlin.
Cependant, les forces alliées, à l'ouest, progressent à l'est du
Rhin début mars, la IIIe armée de George Patton opère une
percée fulgurante en Allemagne centrale. Le 1er avril, le
groupe d'armée B du maréchal allemand Walter Model est
encerclé dans la Ruhr. Les Alliés avancent alors plus
rapidement que les Soviétiques. Ils sont susceptibles d'arriver
à Berlin ou à Prague avant eux. C'est du reste ce que
souhaitent Patton ou Winston Churchill et Bernard
Montgomery, qui craignent un futur conflit avec les
Géolocalisation sur la carte : Allemagne
Soviétiques.

Mais à la conférence de Yalta, en février 1945, les alliés se


sont mis d'accord sur leurs zones d'occupation respectives. Le
territoire à l'est de l'Elbe, comprenant Berlin, doit revenir à
l'Armée rouge. Le commandant en chef des Alliés,
Eisenhower, invoquant les accords et souhaitant épargner les
vies américaines (estimant de façon surestimée que poursuivre
l'offensive causerait des pertes de 100 000 hommes), arrête
l'avancée de ses troupes : elles ne doivent pas dépasser l'Elbe
alors que Berlin n'est plus qu'à une centaine de kilomètres. Se
posait aussi le problème de la longueur excessive des lignes
de communication américaines. En outre les généraux
américains ne savaient pas que de nombreux militaires
allemands préféraient que Berlin soit prise par les Américains
5
et n'étaient pas loin de céder .

L'ordre de ne pas passer l'Elbe est donné le 15 avril, soit trois


jours après la mort de Roosevelt, alors que des têtes de pont
ont déjà été installées et que les chars franchissent le fleuve. Cette décision porte un coup au moral des troupes américaines qui
5
avaient connu jusque-là une avancée fulgurante péniblement contenue par quelques poches de SS .

Du côté soviétique, Staline avait caché à ses alliés et même à ses commandants que Berlin était son objectif militaire, prétendant
que son effort principal porterait sur Dresde vers la mi-mai et que seules des troupes de deuxième ordre seraient dirigées vers
Berlin. Staline espérait en réalité dans un premier temps encercler la capitale mi-avril afin d'empêcher toute intervention des
Anglais et Américains, puis prendre la ville et mettre la main sur
6
la recherche nucléaire allemande qui y était située .

La 1re armée américaine de Courtney Hodges et l'armée


soviétique de Joukov opèrent leur jonction sur l'Elbe à Torgau, le
25 avril 1945. Les forces allemandes sont coupées en deux. Le
26 avril 1945, les troupes soviétiques s'emparent de l'aéroport de
Tempelhof, ce qui prive les troupes allemandes du soutien de la
Luftwaffe. [réf. nécessaire]

Berlin avant la bataille


Volkssturm armé d'un Panzerschreck, affecté à
Au printemps 1945, Berlin semble relativement loin de la zone de une ligne de défense extérieure de Berlin.
combat mais ressemble à une métropole en guerre : le Tiergarten
a été transformé en parc pour l'artillerie lourde, les bâtiments
7 8
portent les traces des bombardements , la population se terre dans les abris et vit dans l'obscurité ou à la lueur des bougies .

Dans cette capitale de guerre, un intense marché noir permet aux habitants de trouver, en dépit de la répression, tout ce qu'elle
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pouvait désirer . Au début du mois d'avril, 200 personnes affamées prennent d'assaut et pillent une boulangerie : ce pillage est
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réprimé (deux personnes sont pendues après jugement) et une action de propagande est décidée par le Kreisleiter .

Forces en présence
Union soviétique

Berlin est encerclée par deux groupes d'armées soviétiques : ceux de


Joukov (1er front biélorusse) et de Koniev (1er front ukrainien), avec en
appui celui de Rokossovski (2e front biélorusse), que la récente prise de
Königsberg vient juste de libérer.

Reich allemand

Au début de l'offensive soviétique, le Reich dispose de deux


Membres du Volkssturm armés de
Heeresgruppen (groupe d'armées) pour défendre Berlin jusqu'à Prague, et
Panzerfaust dans les rues de Berlin en
de la garnison de Berlin : mars 1945.

le Heeresgruppe Vistule, commandé par le generaloberst


Gotthard Heinrici, qui défend la zone au nord de Berlin et
jusqu'à Stettin sur la Baltique, les hauteurs de Seelow, protégeant directement Berlin, et, plus au sud, la ligne
Cottbus-Liberec ;
le Heeresgruppe Mitte, du generalfeldmarschall Ferdinand Schörner, défend l'Est de Prague avec la 17. Armee
et la 1. Panzerarmee. Lors de l'offensive sur Berlin, ces unités, placées sur un axe de pénétration secondaire,
ne jouent pas de rôle stratégique important ;
La garnison de Berlin sera elle-même composée du LVI. Panzerkorps du général Helmuth Weidling. Ce corps
est composé de la Panzerdivision Müncheberg, de la 20e Panzergrenadier Division, de la 9. Fallschirmjäger-
Division. Les unités françaises SS de la Charlemagne, anglaises du SS British Free Corps, néerlandais de la
Nordland et le Volkssturm (40 000 hommes) complètent le dispositif. Les effectifs de la garnison ne dépassent
pas les 85 000 hommes ;
La 12e armée du général Walther Wenck défend Berlin par l'ouest, sur le front de l'Elbe, indépendamment de
l'armée de la Vistule.

Déroulement
L'offensive générale soviétique
Les combats débutent le 16 avril avec l'attaque de nuit, à la lueur de
projecteurs de DCA, à partir des hauteurs de Seelow. Cette bataille manque
de tourner au fiasco, pour avoir été mal préparée.

Les plans de l'armée soviétique sont d'encercler la ville, puis d'éliminer par
des tirs de barrage toute résistance. Mais ces bombardements gênent
ensuite la progression des troupes à l'intérieur de la ville.

Écrasées par la préparation soviétique, les positions allemandes, évacuées,


L'artillerie soviétique aux portes de Berlin.
puis réoccupées après le barrage d'artillerie soviétiques du 16 avril, sont
débordées le 19 avril. Le lendemain, les unités allemandes de Wenck et
10
Heinrici commencent à montrer des signes de désagrégation , mais
certaines unités, composées notamment de membres des Jeunesses hitlériennes, tentent d'arrêter les chars soviétiques au moyen
de Panzerfaust, dont la neuvième armée est abondamment pourvue. Les différentes lignes de défense avancée de la ville sont
tournées avec plus ou moins de facilité par les avant-gardes soviétiques, dans un premier temps par la pince sud, puis par la pince
11
nord de l'offensive soviétique .

Le 20 avril, Joukov lance l'exploitation de la percée obtenue la veille, face à une 9e armée en cours de désagrégation, tandis que la
10
Luftwaffe lance ses dernières forces dans la bataille . Dès la fin de journée, la première ligne de défense, clairsemée et peu
11
pourvue en hommes et en matériel, est tournée et débordée, les défenseurs ne trouvant leur salut que dans la fuite . Le
lendemain, la ville est tournée par le nord, prélude à l'encerclement, tandis que le centre de la ville est bombardée par l'artillerie
lourde soviétique et les premières unités soviétiques s'en prennent à la ligne du S-Bahn, constituant les défenses extérieures de la
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ville proprement dite .

La pince sud, commandée par Koniev, est, dans un premier temps, gênée par la configuration du terrain, propice à la défense,
13
s'infiltre dans Berlin, et enfonce la ligne de défense extérieure de la ville .

Le 24, les formations de Joukov font leur entrée dans les faubourgs nord de la ville, tandis que celles de Koniev avancent dans le
14
Sud du Brandebourg . Les unités des deux fronts soviétiques ferment la poche en opérant leur jonction sur les arrières à
15
Potsdam . Cette progression se fait au prix de pertes importantes causées par les troupes allemandes.

Des poches de résistance naissent alors, comme au Tiergarten.

Les Soviétiques massent autour de Berlin plus de 40 000 pièces d'artillerie (1 pièce tous les dix mètres).

Les combats dans Berlin


Le 20 avril 1945, après la cérémonie du 56e anniversaire d'Adolf Hitler, de nombreux hauts dignitaires nazis quittent Berlin
16
précipitamment en abandonnant le Führer. Les Berlinois appellent cet épisode « la fuite des faisans dorés » .

Les dispositifs de la défense comptent l'ensemble des moyens de la guerre urbaine : barricades, champs de mines, passages entre
17
immeubles .

Une fois les faubourgs conquis, au prix de lourdes pertes en hommes et en matériel, la prise de la ville proprement dite commence
17
le 25 avril . Les obstacles mis sur la route des soviétiques vers le centre-ville sont balayés les uns après les autres à partir du
28 avril, à l'image du quartier général de la police, à la fois siège de la police et prison, défendu pendant 36 heures par des
policiers et des SS fanatisés, exploitant la configuration particulière de ce lieu, mais victimes d'une solide préparation
18
d'artillerie .
Le lendemain, les ponts sur la Spree tombent les uns après les autres sous le contrôle des Soviétiques, le pont Moltke,
massivement miné et défendu depuis l'autre rive, est pris d'assaut le 29 avril, avec l'immeuble du ministère prussien de l'Intérieur,
défendu avec acharnement par une troupe hétéroclite de SS, de marins, d'aviateurs et de soldats de la Wehrmacht, mais, l'obstacle
19
est franchi dans la journée .

Les combats font rage dans le quartier des ministères, autour du Reichstag et du Führerbunker défendu par des volontaires SS de
différentes nationalités ; parmi ces derniers combattent les Scandinaves et les Hollandais de la 11e SS-Division Nordland, à
laquelle a été rattaché le groupe de combat Charlemagne, regroupant quelque 300 Français sous les ordres du Hauptsturmführer
(capitaine) Henri Fenet, ainsi que des éléments aussi épars que des Espagnols du capitaine Izquierda, des Baltes rescapés des
combats de Lituanie et jusqu'à 3 ou 4 Britanniques du SS British Free Corps. [réf. nécessaire]

En règle générale, ces « desperados » (selon l'expression de l'écrivain collaborationniste Saint-Loup) se sont efficacement
note 1
battus . Également, la plupart des volontaires étrangers ayant survécu aux ultimes combats des 1er et 2 mai, et qui tombèrent
aux mains des soldats de l'Armée rouge furent, à part de rares exceptions, traités dans le cadre de la convention de Genève. Le cas
n'était pas si fréquent sur le front de l'Est. [réf. nécessaire]

L'Armée rouge se voit obligée d'amener, dans le secteur même des combats, des pièces d'artillerie qui font feu à tir tendu pour
réduire les poches de résistance. [réf. nécessaire]

Prise du Reichstag
Dès 1943, le Reichstag, le bâtiment no 105 sur les cartes et les maquettes
utilisées par les Soviétiques pour préparer la bataille, est désigné comme
l'objectif final de la confrontation avec le Reich ; bâtiment massif et isolé, il
convient à la mise en scène de la victoire telle que les responsables soviétiques
20
l'imaginent .

À l'extérieur du Reichstag se trouvaient également quatre canons de 88 et deux


chars Tigre II. La défense du Reichstag était assurée par le SS-Brigadeführer Le Reichstag en ruines en 1946, un
Wilhelm Mohnke. an après sa prise.

Dès le 28 avril, une puissante attaque soviétique est montée contre les abords du
quartier gouvernemental, ce dernier étant protégé sur trois côtés par la Spree, les ponts étant défendus depuis les abords et les
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immeubles, où ont été concentrés de nombreux moyens humains et matériels .

L'assaut des Soviétiques sur le palais du Reichstag débute le 30 avril. Les combats à l'extérieur et à l'intérieur durent toute la
journée puis la nuit, se poursuivent au corps à corps, même après que le drapeau rouge soit hissé sur le toit du Reichstag vers
22
22 h 50 . Le 1er mai, en fin d'après midi, les défenseurs capitulent (300 soldats et officiers se rendent au lieutenant de l'Armée
23
rouge, Berest. 500 blessés gisent dans le poste de secours des caves du Reichstag . Staline a demandé au photographe ukrainien
Evgueni Khaldeï d'immortaliser la pose du drapeau rouge sur le bâtiment, mais il n'était pas présent le jour de la prise du
Reichstag, alors que toutes les unités engagées à Berlin se sont vues dotées d'un drapeau dont les symboles soviétiques ont été
24
rendus plus visibles . La propagande soviétique recrée la scène le 2 mai 1945. Le soldat d'origine géorgienne Meliton Kantaria,
sur ordre de Staline, hisse le drapeau à la manière des soldats américains à Iwo Jima le 23 février 1945. La célèbre photographie
fut retouchée pour effacer une des deux montres, celle au poignet droit de l'officier soutenant le soldat portant le drapeau, montre
surnuméraire laissant apparaître qu’elle avait été volée, acte pourtant courant au sein des armées d'invasion.

Peu de temps avant que Hitler ne se suicide et que le Reichstag ne soit pris, la radio berlinoise réussit à diffuser, pour la dernière
fois, une œuvre de Richard Wagner : La Marche funèbre de Siegfried, afin de donner du courage aux troupes. Celle-ci annonçait
la fin du Troisième Reich. Le 1er mai, à 21 heures 30, le grand-amiral Dönitz annonce, sur les ondes du Reichssender
25
Hamburg (en), que Hitler est tombé en combattant à la tête de ses troupes, et qu'il en est le successeur .
La reddition allemande
Dès le suicide de Hitler, le gouvernement mis en place par Goebbels, nouveau
chancelier en exercice, se rapproche des Soviétiques afin de connaître les
conditions de la reddition allemande, tandis que les combats prennent une allure
26
sporadique et décousue . Une suspension des combats est actée de fait le 1er
mai entre 4 h du matin et 15 h dans l'après-midi, le temps des négociations entre
Goebbels, représenté par Hans Krebs, et les militaires soviétiques ; après l'échec
27
des négociations, les Soviétiques reprennent leur progression vers 16 h 30 . La
neuvième armée du général Busse traverse les forêts au sud de Berlin, pour Le drapeau polonais flotte sur les
rejoindre l'Elbe et se rendre aux américains (25 000 soldats et des milliers de ruines de Berlin.
28
civils) . Les véhicules de la douzième armée du général Wenck les acheminent
29
en direction de l'Elbe . Le 1er mai, la citadelle de Spandau, abritant le
laboratoire de défense contre les gaz de l'armée, se rend (les savants allemands
capturés sont envoyés en URSS, pour poursuivre leurs recherches. Ceux qui
30
refusent de collaborer rentrent en Allemagne en 1954) . La tour de DCA du
zoo de Tiergarten, abritant un hôpital et des milliers de civils, des soldats de la
30
Wehrmacht et des SS, se rend également vers minuit , après que des blindés
allemands de Tiergarten tentent une percée vers Spandau, en empruntant le
Charlottenbrücke, défendu par les jeunesses hitlériennes. Les soldats et les civils
subissent le feu de l'artillerie soviétique, en franchissant le pont, mais des canons Commandants du 8e Corps de chars
antiaériens autopropulsés ripostent et permettent, brièvement, le passage de de la Garde à Berlin devant le
nombreux Allemands (mais seule une poignée de soldats réussit à atteindre Reichstag.
31
l'Elbe les jours suivants) . Quant aux derniers défenseurs de la Chancellerie, ils
tentent en vain une sortie par le pont de Weidendammer, pendant la même
31 32
nuit . Le peu qui réussit à s'échapper par d'autres voies est fait prisonnier les jours suivants .

Le 2 mai, à 4 heures du matin, le dernier commandant de la place de Berlin, Helmuth Weidling, signe la capitulation des derniers
défenseurs ; le cessez-le-feu est effectif à 17 heures, heure de Berlin, tandis que le vice-ministre de la Propagande fait diffuser une
33
proclamation destinée à faire cesser les combats .

Le 3 mai, des négociations ont lieu avec les Américains, au bord de l'Elbe, pour permettre le passage des soldats allemands. Le
5 mai, la traversée se fait par un pont ferroviaire endommagé, un pont routier en ruine et un ferry. Les civils sont écartés de
l'évacuation. Sur la rive droite, la douzième armée protège les rescapés contre les attaques soviétiques. Des civils essayent de
passer sur des bateaux de fortune. Le 7 mai, à court de munitions, les derniers soldats allemands franchissent l'Elbe et se rendent
34
aux Américains . Le maréchal Wilhelm Keitel signe la capitulation inconditionnelle des forces allemandes le 7 mai face aux
Soviétiques.

Le calvaire des civils durant le siège


Les civils berlinois (2 millions environ) pris au piège par les combats, se réfugient dans le métro, dans les abris ou les caves, pour
échapper aux bombardements aériens et d'artillerie. En de nombreux endroits, la distribution d'eau est coupée ainsi que
l'électricité. L'inondation d'une partie du métro de Berlin est supposée avoir été ordonnée par le Führer car, si l'armée soviétique
l'avait investi, son parcours lui aurait permis d'arriver en 120 minutes jusqu'à son bunker ; mais aucun document ne permet
d'attester ce fait qui semble même être contredit. En effet, dans son ouvrage Die letzten Tage mit Adolf Hitler, Erich Kempka,
présent à la chancellerie à l'époque des faits, rapporte dans l'un de ses écrits la correspondance écrite qu'il a reçu de Wilhelm
35
Mohnke le 2 août 1975, selon laquelle « Jamais un tel ordre ne fut transmis par la Chancellerie du Reich » . La thèse de cet
36
ordre est également qualifiée de « mensonge infamant » par R. Fritz Kraft, qui fut responsable du métro pendant des années et
de sa remise en état après la guerre. La cause de cette arrivée d'eau soudaine dans
une partie des tunnels du métro berlinois et qui coûta la vie à environ un millier de
Berlinois, chiffre jamais vérifié, est selon lui liée à un impact de bombe sur la voûte
du U-Bahn entre les stations Märkisches Museum et Klosterstrasse, voûte se
37
trouvant sous la rivière Sprée . Le tunnel du métro sous le Landwehrkanal fut
37
détruit également, mais aucune victime par noyade ne fut à déplorer en ce lieu .
38
Il y eut aussi la tragédie des femmes systématiquement violées (et parfois
assassinées [réf. nécessaire]) par les troupes soviétiques. Ce drame humain, vécu par un
38 39
peu plus de 100 000 Berlinoises (10 à 20 % de la population féminine ) de tout
âge et de toute condition, a longtemps été occulté par la plupart des récits de la
bataille [réf. nécessaire]. Il a fallu attendre la chute du mur de Berlin et le processus de
réunification allemande qui s'ensuivit pour que l'on puisse, enfin, évoquer ce sujet
épineux, tant d'un point de vue humain que politique [réf. nécessaire].

Ce sont aussi les Berlinoises qui déblayèrent des milliers de tonnes de gravats ; elles Femmes des ruines à Berlin en
furent surnommées les femmes des ruines. 1946.

Divergences dans le commandement

La rivalité au sein du commandement soviétique


Dans les semaines qui précèdent la percée soviétique sur Berlin, les deux principaux commandants de troupes soviétiques sont les
principaux acteurs d'une compétition orchestrée par Staline en personne, qui, depuis le Kremlin, joue le rôle de coordinateur de la
prise de la ville : il a donc la charge d'informer chacun des commandants de front des progrès de l'autre, ce dont il s'abstient lors
des opérations à l'extérieur et à l'intérieur de la ville.

Il dissimule ainsi à Joukov les progrès de Koniev, son rival, allant jusqu'à courir le risque que les unités respectives des deux
maréchaux soviétiques se tirent mutuellement dessus. Dans le cadre de cette compétition, Staline lui-même fixe, modifie
régulièrement, tout en les laissant dans le flou au-delà d'un certain point, non encore atteint par les troupes soviétiques, les limites
40
d'opération des troupes des fronts respectivement commandés par Joukov et Koniev .

Cette compétition modifie les choix des deux commandants soviétiques ; ainsi, le 25 avril, Joukov lance les unités commandées
par Tchouikov en direction du quartier gouvernemental, non seulement pour saisir plus rapidement certaines positions, mais aussi
pour couper la route aux unités de Koniev : au bout d'une nuit de combat, les unités de Tchouikov prennent le contrôle des points
41
de passage sur la Sprée que Koniev avait choisi pour faire traverser ses unités . Au terme de trois journées de combat, alors que
Koniev et Joukov sont à égale distance du Bunker de la chancellerie, Staline, le 28 avril au soir, annonce que le quartier
21
gouvernemental est dévolu à Joukov .

Une fois le centre-ville octroyé aux soldats de Joukov, les unités qui composent son armée sont mises en compétition entre elles,
entraînant des frictions pour la prise de tel ou tel édifice remarquable; ainsi, l'armée de Tchouikov, composée d'unités de la garde,
est-elle placée en rivalité avec la 5e armée de choc pour la prise du Reichstag : en référant à Joukov, Tchouikov parvient à assurer
18
pour ses unités la prise de ce bâtiment .

Les derniers soubresauts du IIIe Reich


La bataille de Berlin constitue l'occasion de l'expression des divergences entre les différents dirigeants du Reich. Dès avant le
suicide de Hitler le 30 avril, les avis au sein des derniers hauts dignitaires nazis présents à Berlin divergent concernant la demande
de négociations pour un armistice ; les jusqu'au-boutistes comme Joseph Goebbels s'y opposent formellement.
Dès la mort de Hitler, les lignes de fractures au sein de l'appareil nazi réapparaissent; une tendance droitière, groupée autour de
Himmler, Hermann Göring et Karl Dönitz tente de négocier avec les Alliés occidentaux une reddition partielle, afin de tourner les
26
dernières unités disponibles contre l'Armée rouge et ses alliés , tandis que Goebbels et Krebs tentent de négocier un armistice
27
séparé avec les commandants soviétiques .

Actions de propagande

Propagande allemande
La propagande mise en œuvre par le ministère de Goebbels, également Gauleiter de Berlin, dans la ville rapidement privée de
tout contact avec l'extérieur, fait la part belle aux rumeurs. Ainsi, la propagande insiste sur une arme nouvelle, capable de détruire
les chars soviétiques, ou sur une armée nouvellement constituée et richement dotée en matériel, qui s'est mise en route depuis le
42
Nord du Reich afin de libérer la ville investie .

La ville de Berlin directement menacée, Goebbels tente de motiver les soldats de la 12e armée afin de libérer la ville, en
42
l'inondant par avions de tracts (dont certains étaient faussement destinés à l'armée de Wenck ) ou par des messages radio, autant
43
destinés aux soldats allemands qu'aux commandants soviétiques (qui ignorent où cette armée va frapper leurs unités) .

Propagande soviétique
Dans les jours qui précèdent la prise de la ville, lorsque les banlieues sont progressivement conquises par les unités soviétiques,
les responsables soviétiques de la propagande incitent les civils à se rendre, notamment en diffusant par haut-parleurs les noms
des prisonniers, ou en infiltrant à l'intérieur des lignes allemandes des militants communistes allemands ou des prisonniers
44
retournés ; le 1er mai, les unités de Joukov obtiennent la reddition de près de 3 000 défenseurs allemands .

En outre, dans les derniers jours du conflit, les commandants soviétiques doivent aussi motiver leurs soldats, dont certains
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adhèrent au parti communiste, afin de préparer l'après-guerre .

Récapitulatif par dates


21 avril 1945 : derniers bombardements aériens américains ;
24 avril 1945 : entrée des armées soviétiques dans Berlin proprement dit ;
25 avril 1945 : jonction des troupes américaines et soviétiques à Torgau ;
30 avril 1945 : suicide de Hitler et de sa femme Eva Braun ;
1er mai 1945 : Joseph Goebbels se suicide à son tour, l'état-major des unités engagées à Berlin capitule ;
7 mai 1945: capitulation à Reims auprès des armées alliées (Britanniques, États-Unis, France), signature à 2 h
41 ;
8 mai 1945 : la capitulation sans condition de l'Allemagne nazie est entérinée à Berlin même par la signature
de l'armistice auprès de toutes les nations belligérantes.

Conséquences et bilans
La ville de Berlin est détruite à 33 % (jusqu'à 70 % en centre-ville) [réf. nécessaire] ; les zones aéroportuaires et leurs alentours, ont
été épargnés autant que possible. Selon le plan d'invasion, les aéroports devaient être utilisables le plus rapidement possible par
les Alliés après la chute de la ville. La destruction « complète » de la ville est une rumeur : la ville était trop grande pour être
rasée, comme l'avaient été Cologne, Hambourg ou Dresde.
De très nombreux civils ont été tués durant les combats, d'autres sont
brutalisés ou exécutés par les soldats de l'Armée rouge, ivres de vengeance
contre les Allemands. Au début, ces comportements sont tolérés par l'état-
major de l'Armée rouge mais, dès que l'armistice est signé et que
l'occupation soviétique se met en place, ces exactions sont rapidement
arrêtées par le NKVD. En 1945, 4 000 officiers soviétiques ont été jugés
pour crimes contre des civils.
46
Les archives soviétiques revues par Khrivosheev estiment les pertes
soviétiques et polonaises à 81 116 tués (2 825 Polonais) et 280 251 blessés
et malades pour l'ensemble des trois engagements (ville de Berlin, bataille
des hauteurs de Seelow et de la poche d'Halbe).

Du côté allemand, les pertes humaines totales ont été estimées à


47
458 080 tués et blessés et 479 298 prisonniers . Les pertes dans la seule
1
ville de Berlin seraient de 22 000 soldats tués et autant de civils .

La bataille de Berlin est considérée comme une des plus sanglantes et la


plus coûteuse en vies humaines de la Seconde Guerre mondiale. L'église du Souvenir de Berlin fut
conservée comme mémoire des
destructions et son clocher fut
Notes et références volontairement laissé brisé.

Références
1. (en) Peter Antill, Berlin 1945: End of the Thousand Year Reich, Osprey Publishing, 2005
(ISBN 978-1-841-76915-8).
2. Selon estimations soviétiques initiales dont 22 000 soldats et 22 000 civils tués pour Berlin.
3. Berlin + Seelow + Halbe.
4. (en) Anthony Beevor, Berlin: The Downfall 1945, London, Penguin Books, 2003, 528 p. (ISBN 0-140-28696-9 et
978-0-140-28696-0, OCLC 51272329 (http://worldcat.org/oclc/51272329&lang=fr)).
5. Beevor 2004, p. 235 et s..
6. Beevor 2004, p. 226-228 et 242.
7. Kershaw 2012, p. 379.
8. Kershaw 2012, p. 380.
9. Kershaw 2012, p. 409.
10. Lopez 2010, p. 568.
11. Lopez 2010, p. 570.
12. Lopez 2010, p. 571.
13. Lopez 2010, p. 574.
14. Masson 1994, p. 466.
15. Lopez 2010, p. 577.
16. Beevor 2004, p. 291 et s..
17. Masson 1994, p. 469.
18. Lopez 2010, p. 589.
19. Lopez 2010, p. 593.
20. Lopez 2010, p. 611.
21. Lopez 2010, p. 591.
22. Lopez 2010, p. 592-594.
23. Beevor 2004, p. 397.
24. Lopez 2010, p. 612.
25. Beevor 2004, p. 406.
26. Lopez 2010, p. 594.
27. Lopez 2010, p. 595.
28. Beevor 2004, p. 387.
29. Beevor 2004, p. 420.
30. Beevor 2004, p. 397-401.
31. Beevor 2004, p. 402-410.
32. Beevor 2004, p. 413.
33. Lopez 2010, p. 596.
34. Beevor 2004, p. 488.
35. « Es ist niemals von der Reichskanzlei ein solcher Befehl erteilt worden ». Erich Kempka, Die letzten Tage mit
Adolf Hitler, 1975, p. 239.
36. « infame Lügenlegende ».
37. Erich Kempka, Die letzten Tage mit Adolf Hitler, 1975, p. 240.
38. Emmanuel Hecht, « Dans l'enfer de la bataille de Berlin », Les Échos, 7 novembre 2002 (lire en ligne (https://ww
w.lesechos.fr/07/11/2002/LesEchos/18777-139-ECH_dans-l-enfer-de-la-bataille-de-berlin.htm))
39. Nicholas Stargdart, La Guerre allemande : Portrait d'un peuple en guerre 1939-1945, La Librairie Vuibert,
21 août 2017, 800 p. (ISBN 9782311102277, lire en ligne (https://books.google.fr/books?id=FuM3DwAAQBAJ))
40. Lopez 2010, p. 579.
41. Lopez 2010, p. 582.
42. Lopez 2010, p. 613.
43. Lopez 2010, p. 556.
44. Lopez 2010, p. 575.
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46. (en) G.F. Khrivosheev, Soviet Casualties and Combat Losses in the Twentieth Century, Greenhill Books, 1997
(ISBN 978-1853672804).
47. (en) David M. Glantz, When Titans Clashed: How the Red Army Stopped Hitler, University Press of Kansas,
1998 (ISBN 978-0700608997).

Notes
1. Par exemple, les seuls Français ont détruit au Panzerfaust 62 chars soviétiques.

Voir aussi

Bibliographie Sur les autres projets Wikimedia :

Bataille de Berlin (https://commons.wikimedia.org/


François Cavanna, Les Russkoffs, éditions
Belfond, 1979, 374 p. (ISBN 978-2-714-41234-8, wiki/Category:Battle_of_Berlin?uselang=fr), sur
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Auteur inconnue, Une femme à Berlin : journal 20 avril - 22 juin 1945 (Enregistrement sonore), Paris,
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Henri Fenet, Derniers Témoignages, Edition de L'Homme Livre, Référence 2014-01, Code EAN 8/13 ou code
UPC : 9782368960233, 352 pages, format 14X21, broché, plus d'une centaine de photos et illustrations.

Filmographie
La Fin d'Hitler (Der letzte Akt), de Georg Wilhelm Pabst, 1955 ;
Libération : Le Dernier assaut, de Iouri Ozerov, 1971 ;
Les Dix Derniers Jours d'Hitler (Hitler: The last 10 days), d'Ennio De Concini, 1973 ;
The Bunker, téléfilm de George Schaefer avec Anthony Hopkins, 1981 ;
La Chute (Der Untergang), film basé sur le livre de Joachim Fest, 2005 ;
Une femme à Berlin (en allemand : Anonyma - eine Frau in Berlin) de Max Färberböck, 2008 ;
Enfant 44, de Daniel Espinosa, 2015 : première scène sur la prise du Reichstag.

Jeux vidéo
Call of Duty, 2003 ;
Call of Duty: World at War, 2008 ;
Sudden strike 4 (en), 2017.

Articles connexes
Bataille de Seelow
Bombardement de Berlin pendant la Seconde Guerre mondiale
Groupe d'armées Vistule
Ordre de bataille lors de la bataille de Berlin
Derniers jours d'Adolf Hitler
Bannière de la Victoire
Capitulation du Japon
Chronologie : avril 1945 - mai 1945

Liens externes
(fr) La bataille de Berlin, worldwartwo (http://worldwartwo.free.fr/evenements/1945/Berlin/batailleberlin.html).
(fr) La bataille de Berlin, secondeguerre.net (http://www.secondeguerre.net/articles/evenements/es/45/ev_ba
tailleberlin.html).

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