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La Piste du Kremlin

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La Piste du Kremlin

Auteur
Gérard de Villiers

Pays
France

Genre
Roman d'espionnage

Éditeur
Gérard De Villiers

Date de parution
2000

Série
SAS

Chronologie

L'Amour fou du
Bombes sur Belgrade
Colonel Chang

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La Piste du Kremlin est un roman d'espionnage écrit par Gérard de Villiers, paru en 2000 aux
éditions Malko productions. Il est le 137e roman de la série SAS. Comme tous les SAS parus au
cours des années 1990, le roman a été édité lors de sa sortie à 200 000 exemplaires en France.
Le roman a de nouveau été publié en 2015 avec une page de couverture différente.

Sommaire

 1Place du roman dans la série


 2Date et lieux principaux de l'action
 3Résumé détaillé
 4Autour du roman
 5Voir aussi
o 5.1Articles connexes
o 5.2Lien externe

Place du roman dans la série[modifier | modifier le code]


À plusieurs reprises, Malko sera en lutte contre les manigances de Vladimir Poutine :

 La Piste du Kremlin
 Polonium 210 (SAS no 167), où le personnage de Simion Gourevitch apparaîtra de nouveau
 La Vengeance du Kremlin (SAS no 200 - parution : 2013), où on apprendra que Gourevitch
était en réalité Boris Berezovsky

Date et lieux principaux de l'action[modifier | modifier le code]


 Date : Septembre 1999
 Lieu : principalement à Moscou.
 Les dates de l'action sont précisément bornées par des événements historiques :
les attentats de septembre 1999 à Moscou relatés dans le roman ont réellement eu lieu les 9
et 13 septembre 1999 ; les noms des auteurs allégués par le Kremlin sont les noms indiqués
dans le roman ; le décès de Raïssa Gorbatcheva a eu lieu le 20 septembre 1999 et ses
obsèques trois jours après.

Résumé détaillé[modifier | modifier le code]


Début septembre 1999. Igor Zakayev est un homme d'affaires russe, venu s'amuser sur la Côte
d'Azur, à Monaco, mais aussi pour faire fructifier ses investissements et son évasion fiscale. Il est
surveillé par cinq hommes de la CIA. Soudain un attentat a lieu : il est tué avec ses gardes du
corps ; de même sont tués les agents de la CIA. Une mystérieuse femme brune, prénommée
Elena, serait liée à l'affaire.
Au siège de la CIA à Langley, on veut connaître la vérité sur cet attentat : Malko est envoyé pour
enquêter. Celui-ci suit les pistes de la vengeance politico-mafieuse, et notamment celle de
Simion Gourevich, oligarque enrichi rapidement dans les années 1990 grâce à ses liens avec
la mafia russe et la protection de la famille Eltsine. Malko est en train d'enquêter à Moscou
lorsqu'un terrible attentat a lieu dans une banlieue ouvrière de la ville, tuant et blessant des
centaines de personnes. Or, l'explosif utilisé, de l'hexogène, est le même que celui utilisé lors de
l'attentat de Monaco. S'agit-il d'attentats organisés par les Tchétchènes, qui est l'explication
officielle de Vladimir Poutine, le nouveau premier ministre de Boris Eltsine, d'attentats organisés
par le FSB poutinien (services secrets ayant remplacé le KGB), ou par Simion Gourevich ?
Malko poursuit son enquête : il tente de trouver où deux Tchétchènes, qui avaient garé le camion
bourré d'explosifs pour l'attentat, ont pu se cacher. Il contacte divers intermédiaires rencontrés
précédemment (cf. SAS no 123, Vengeance tchétchène) et localise les deux hommes. Il est fait
prisonnier par un groupe tchétchène, et ne doit sa libération que grâce au versement d'une
rançon d'un million de dollars par la CIA. Poursuivant l'enquête, il arrête les deux terroristes.
Grâce à eux, il remonte la filière des donneurs d'ordre : le metteur en scène des attentats est
Maxim Gogorski, chargé de la sécurité de… Simion Gourevich, qui se trouve donc bien derrière
les attentats.
Malko va rendre visite à Simion Gourevich et lui explique qu'il sait tout : dès que Maxim Gogorski
aura avoué, on saura la vérité. Gourevich réagit très rapidement et convoque Gogorski : il s'agit
d'un piège, et Gogorski est assassiné par Elena, la maîtresse de Gourevich, déjà rencontrée en
début de roman. Puis Malko intercepte Elena quelques minutes après le meurtre et lui déclare
que Gourevich va la faire tuer. Quelques secondes après, la voiture d'Elena explose. Persuadée
que ce que lui a dit Malko est la vérité, Elena va chez Gourevich et récupère de nombreux
documents compromettants, notamment concernant les filières d'évasion d'« argent sale ».
Plusieurs comptes bancaires de Gourevich sont vidés par la CIA, et Gourevich se trouve en
porte-à-faux avec ses « partenaires en affaires », qui le font assassiner peu après…
On apprend alors que l'explosion de la voiture d'Elena était due à Malko et qu'il s'agissait d'une
totale manipulation : Gourevich n'avait pas eu l'intention de tuer sa maîtresse !
Le roman se termine par les obsèques de Raïssa Gorbatcheva et l'annonce que le prochain
président de la Russie, en mai 2000, sera Evgueni Primakov, grâce à l'action de la CIA et de
Malko.

Autour du roman[modifier | modifier le code]


 Le titre est lié au fait que Simion Gourevich était lié à la Famille Eltsine, soupçonnée par
Malko d'être à l'origine des attentats de Monaco et de Moscou, avec la complicité de Vladimir
Poutine. Les attentats de septembre 1999 sont pour l'auteur des attentats politiques
organisés par le Kremlin, qui veut relancer la guerre en Tchétchénie.
 Simion Gourevich évoque un oligarque russe très connu dans les années 1990, Boris
Berezovsky.
 Le roman a été publié en janvier 2000 ; il a été rédigé courant septembre-octobre 1999 ; il
n'évoque pas les élections législatives russes de décembre 1999, la démission de Boris
Eltsine fin décembre 1999 et la nomination de Vladimir Poutine comme président par intérim.
 Dans l'histoire réelle, Evgueni Primakov n'a jamais été élu président de la Russie en 2000 ; il
s'est rallié à la candidature de Vladimir Poutine en février 2000.

Polonium 210 (roman)


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Ne doit pas être confondu avec Polonium 210.

Polonium 210

Auteur
Gérard de Villiers

Pays
France

Genre
Roman d'espionnage

Éditeur
Gérard de Villiers
Date de parution
2007

Nombre de pages
302
Série
Série SAS

Chronologie

Le Défecteur de
Rouge Liban
Pyongyang : 1

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Polonium 210 est un roman d'espionnage de la série SAS, portant le no 167 de la série, écrit
par Gérard de Villiers. Publié en 2007 aux éditions Gérard de Villiers, il a été, comme tous les
SAS parus au cours des années 2000, édité à 200 000 exemplaires en France. Le roman évoque
notamment les assassinats d'Anna Politkovskaïa et d'Alexandre Litvinenko.

Sommaire

 1Synopsis et structure du roman


 2Résumé détaillé
 3Remarques
 4Article connexe
 5Lien externe

Synopsis et structure du roman[modifier | modifier le code]


Le roman est divisé en quatre épisodes de tailles différentes. Le prologue montre Vladimir
Poutine désireux d'en finir avec les opposants intérieurs et extérieurs. Dans une première partie,
Malko enquête à Moscou sur l'assassinat d'Anna Politkovskaïa, ordonné par Poutine. Puis, à
Londres, il est amené à s'intéresser à l'empoisonnement criminel d'Alexandre Litvinenko :
comment ce dernier a-t-il été empoisonné ? Qui veut sa mort ? Quel poison a été utilisé ? Pour
quelle raison ? Dans la troisième et dernière partie, Malko tente de retrouver le reliquat inutilisé
du polonium 210.

Résumé détaillé[modifier | modifier le code]


Vladimir Poutine est désireux d'en finir avec les opposants intérieurs et extérieurs,
notamment Alexandre Litvinenko, Simion Gourevitch et Anna Politkovskaïa. Le roman débute à
proprement parler par les tribulations de Sergueï Gossak, chargé par un contact du FSB de tuer
la journaliste Anna Politkovskaïa. Il exécute la journaliste, mais se fait lui-même assassiner
quelques heures plus tard (prologue et chapitre 1er).
Malko est appelé par Brian King, chef de l'antenne de la CIA à Moscou, pour enquêter sur cet
assassinat qui ressemble beaucoup à un assassinat politique ordonné au plus haut niveau. Les
allées et venues de Malko sont surveillées par Rem Tolkatchev, chef d'un groupe spécial
du FSB placé directement sous les ordres de Poutine. Malko va voir un « contact », Alexandra
Portanski, épouse du peintre Alexeï Portanski qu'il avait rencontré lors de sa précédente mission
en Russie (Le Jour de la Tchéka, SAS n°155). Puis il rencontre deux femmes (Lena et Macha)
qui s'adonnent à la prostitution. Pendant ce temps, à la demande de Malko, Alexandra Portanski
fait des recherches pour localiser Sergueï Gossak. Durant l'enquête, elle manque de se faire
violer par un homme en furie et est sauvée de justesse par Malko, qui se dit qu'on ne trouvera
jamais Gossak. Malko contacte Ivan Ilichev, un détective et ancien colonel du FSB. En fait celui-
ci est manœuvré par le colonel Ivanov, du FSB, qui « intoxique » ainsi Malko en lui fournissant de
faux renseignements par l'intermédiaire d'Ilichev. Or Ilichev a « vendu » l'adresse de Gossak à
Malko. Le soir même, Alexandra Portanski rencontre Malko : elle vient de retrouver la mère de
Sergueï Gossak, qui lui a dit que son fils n'avait pas le téléphone et n'avait pas vu sa mère depuis
trois mois. Malko comprend que les informations d'Ivan Ilichev sont de « l'intoxication » (chapitres
2 à 7).
Malko se rend tout de même au rendez-vous avec le prétendu Gossak, organisé par Ivan Ilichev,
mais avec deux gardes du corps. Le rendez-vous se passe mal : au cours d'un échange de
coups de feu, le faux Gossak est tué par des membres du FSB qui le surveillaient, tandis que
Malko et ses gardiens se retirent. Malko est persuadé que le vrai Gossak est mort. Peu après,
Ivan Ilichev est assassiné à son tour. Le lendemain, les journaux russes annoncent que les
services de sécurité ont abattu l'assassin d'Anna Politkovskaïa ! La mère de Sergueï Gossak
appelle Alexandra Portanski : l'homme qu'on dit être son fils dans les journaux et qui aurait tué
Anna Politkovskaïa n'est pas son fils. La photo montrant l'homme abattu n'est pas Sergueï. Malko
comprend alors soudainement que le vrai Sergueï a été abattu depuis un certain temps, et que
cela est en lien avec la mort récente d'Ivan Ilichev. Au cimetière où Anna Politkovskaïa est
enterrée, Malko rencontre Tatiana, la sœur de la morte, qui lui révèle que sa sœur avait été mise
en garde des dangers par un certain Alexandre Litvinenko. Ce dernier a fui la Russie six ans
auparavant pour se rendre en Grande-Bretagne. Cet homme pouvant avoir des informations,
Malko décide de se rendre à Londres pour l'interroger (chapitres 8 et 9).
Dès son arrivée à Londres, il rencontre son contact au MI5, sir William Wolseley, qui lui annonce
que Litvinenko vient d'être très récemment empoisonné : on ignore le poison utilisé (peut-être
du thallium ?) et qui l'a administré. Malko parvient à voir Litvinenko à l'hôpital, sans obtenir
d'informations cruciales. Les médecins ont découvert le poison utilisé : le polonium 210. Wolseley
explique à Malko qu'on soupçonne les Russes d'avoir empoisonné l'homme, car le GRU est en
possession de ce matériau hautement radioactif. À Moscou, le général du GRU qui avait fourni
au FSB ce matériau pour tuer le transfuge est prié de se suicider. Malko apprend de Tatiana, la
soeur d'Anna Politkovskaïa, qu'une certaine Irina, maîtresse de Litvinenko, pourrait être au
courant des modalités du meurtre de Litvinenko, dont les obsèques ont lieu peu de temps après
sa mort (chapitres 10 à 12).
Malko parvient à rencontrer Irina Lopoukine. Après une brève rencontre infructueuse, une
seconde rencontre permet d'aller au fond des choses. Irina explique à Malko quelles furent
exactement ses relations avec Alexandre Litvinenko. Elle lui révèle que les services secrets
russes lui avaient proposé de tuer l'oligarque Simion Gourevitch, en contrepartie de quoi il serait
généreusement récompensé. Le polonium 210 qui a tué Litvinenko était destiné à tuer
Gourevitch, le seul homme à vouloir défier Poutine.

Remarques[modifier | modifier le code]


 Malko était précédemment venu en Russie deux ans auparavant dans Le Jour de la
Tchéka (SAS no 155).
 Ce roman connaît une suite dans le roman La Vengeance du Kremlin (SAS no 200 -
parution : 2013), où sept ans après, Malko Linge sera amené à enquêter sur la mort de Boris
Berezovsky et où celle d'Alexandre Litvinenko sera évoquée à plusieurs reprises.
 Dans le roman, l'auteur fait référence à un oligarque russe qui s'appelle Simion Gourevitch,
qui était déjà un personnage essentiel du SAS no 137, La Piste du Kremlin. Or dans le SAS
précité no 200 (La Vengeance du Kremlin), il est indiqué que l'oligarque cité dans le présent
SAS est... Boris Berezovsky. Ainsi, le nom de Simion Gourevitch dans le SAS no 137
évoquait bien Boris Berezovsky. Par ailleurs, un autre indice est donné dans le roman
permettant d'assimiler Gourevicht à Berezovsky : Gourevitch est présenté comme étant le
propriétaire du magazine Kommersant, détenu dans la réalité par Berezovsky (cf. page 41,
chapitre 3).

La Vengeance du Kremlin
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La Vengeance du Kremlin

Auteur
Gérard de Villiers
Pays
France
Genre
Roman d'espionnage

Éditeur
Gérard De Villiers
Lieu de parution
Paris

Date de parution
2013
Série
SAS

Chronologie

Sauve-qui-peut à

Kaboul (tome 2)

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La Vengeance du Kremlin est le deux-centième et dernier roman de la série SAS. Écrit


par Gérard de Villiers, le roman est paru en 2013 aux Éditions Gérard de Villiers. Comme tous les
SAS parus au cours des années 2010, le roman a été édité lors de sa sortie à 200 000
exemplaires en France.
Sommaire

 1Place dans la série


 2Résumé détaillé
 3Voir aussi
o 3.1Articles connexes
o 3.2Lien externe

Place dans la série[modifier | modifier le code]


Le roman raconte la suite, sept ans après, du roman Polonium 210 de la même série
(SAS no 167 - mars 2007), concernant la mort mystérieuse d'Alexandre Litvinenko. L'auteur fait
aussi référence à deux autres romans de la série, Renegade (tomes 1 et 2 - SAS nos 183 et 184),
au cours desquels Malko avait contrecarré les agissements des services secrets israéliens, liés
notamment à un complot contre le président Obama.

Résumé détaillé[modifier | modifier le code]

Le Kremlin de Moscou.

Le roman commence par la présentation de Rom Tolkatchev, nommé par Vladimir Poutine à la
tête d'un groupe spécial rattaché directement au Kremlin (et hors de la compétence du SVR ou
du FSB), chargé d'éliminer tous ceux qui s'opposent à sa volonté. Il s'agit, en quelque sorte, de la
recréation du SMERSH stalinien. Tolkatchev est convoqué au Kremlin par Vladimir Poutine qui lui
ordonne d'assassiner Boris Berezovski, ancien homme d'affaires et oligarque ennemi du
président. La motivation du président russe tient à une froide vengeance, visant à supprimer le
seul oligarque qui avait osé défier son autorité. Tolkatchev monte une opération secrète, qui
réussit sans problème : Berezovski est censé s'être suicidé dans sa salle de bain.
Malko Linge est appelé par Stanley Dexter, chef de l'antenne de la CIA à Londres pour mener
une contre-enquête sur la mort de l'oligarque. Dans la mesure où le gouvernement de David
Cameron avait cessé toute protection de Berezovski et a décidé de ne pas réagir à la suite de
son étrange décès, Malko doit agir en coulisses, à l'insu du MI-5 britannique. Malko commence
son enquête en allant interroger le meilleur ami du défunt, Nikolaï Glouchkov. Mais en se rendant
à son domicile, quelqu'un lui pique le bras avec un dard microscopique empoisonné à la ricine.
Malko tombe dans le coma. Il ne doit la vie sauve que grâce à l'intervention de Stanley Dexter,
qui l'a emmené immédiatement à l'University College Hospital. Malko, se souvenant de celui qui
l'avait percuté, reconnaît le tueur en consultant des albums-photo sur des anciens agents
soviétiques : il se nomme Arkady Lianine, c'est un ancien membre du KGB affecté au Royaume-
Uni dans les années 1980 et 1990, mais on ignore aujourd'hui son domicile.
Après trois jours d'hospitalisation, Malko va donc voir Nikolaï Glouchkov. Celui-ci dit à Malko qu'il
ne sait rien sur la mort de son ami, mais lui suggère de se rendre en Israël pour rencontrer Uri
Dan, le garde du corps de l'oligarque et probablement la dernière personne à l'avoir vu vivant.
Pendant ce temps, des hommes se rendent en secret dans la chambre d'hôtel de Malko, et
enduisent le combiné du téléphone portable avec un puissant poison. Malko, pour sa part, va voir
une ancienne agent de la CIA, qui a quitté l'Agence : Gwyneth Robertson. Comme sept ans
auparavant, quand Malko enquêtait sur la mort étrange d'Alexandre Litvinenko, ils se rendent au
domicile de la dame, et ont des relations sexuelles torrides. Gwyneth Robertson lui promet de
faire des recherches sur Arkady Lianine. Le lendemain matin, Malko apprend que la CIA a
localisé Uri Dan, qui habite effectivement en Israël. Malko rencontre Uri Dan, qui ne répond à
aucune question : Malko comprend que l'homme a été « briefé » par les services secrets
britanniques avant de venir en Israël. Pendant ce temps, le MI-5 a compris que Malko faisait des
recherches sur la mort de Berezovsky et a découvert qu'une femme de ménage pakistanaise, en
nettoyant la chambre qu'occupait Malko, avait trouvé la mort par empoisonnement. Le
gouvernement britannique décide de ne pas avertir la CIA ou Malko de cette tentative
d'assassinat. Néanmoins le chef des services secrets se résout à avertir secrètement Stanley
Dexter de cet « incident ».
Malko revient à Londres, où Stanley Dexter lui révèle la tentative d'assassinat. D'autre part,
Gwyneth Robertson n'a aucun renseignement à lui donner sur Arkady Lianine. Malko décide de
continuer l'enquête en se rendant à Moscou, pour rencontrer Irina Lopoukine, une ex-maîtresse
de Livitnenko qu'il avait rencontrée en 2006. Il rencontre cette femme, qui lui répond qu'elle ne
peut pas l'aider. Mais à la suite d'un entretien fort stressant qu'elle a avec un agent du FSB, elle
décide, au contraire, d'aider Malko. Pour cela, elle rend visite à un ex-amant, général du FSB et
atteint d'un cancer incurable, qui lui explique que Berezovsky a été empoisonné avec du fluorure
de sodium par un dénommé Ilya Sokolov, journaliste à Forbes Russie. Après ce rendez-vous
fructueux, Malko est interpellé par le FSB de Moscou et placé en garde à vue. Il a eu le tort de
noter sur son carnet le nom du poison utilisé. Plus tard, quand Rom Tolkatchev voit la
photographie du carnet portant ce nom, il comprend qu'Irina Lopoukine a trahi : il ordonne son
exécution. Irina est exécutée peu après, de nuit, pendant son sommeil, par l'injection d'un
puissant poison indétectable. Malko a été relâché et s'est réfugié à l'ambassade. Il sait que
Tolkatchev veut sa mort. Il réserve un vol à destination de Londres.
Le jour du départ, deux voitures doivent aller à l'aéroport. Au dernier moment, il décide de
prendre la seconde voiture : bien lui en prend, car la première voiture fait l'objet d'un terrible
attentat qui entraîne la mort de ses occupants. Livide, Malko se rend à l'aéroport et, de justesse,
prend l'avion. En arrivant à Londres, il apprend que Gwyneth Robertson a retrouvé la trace
d'Arkady Lianine, qui a changé de nom grâce à la protection du MI-5. La narration passe de
Malko à Arkady Lianine, avec changement de point de vue subjectif : ce dernier avait été
contacté par des agents de Tolkatchev, qui l'avaient menacé de le tuer s'il ne réalisait pas une
opération « spéciale », consistant à assassiner Berezovsky. Après avoir refusé, des menaces sur
sa femme et ses enfants avaient eu raison de son refus. L'opération avait eu lieu ; il en avait été
le chef ; elle s'était très bien déroulée ; il avait peu après reçu la somme d'un million de dollars
sur un compte suisse. Dernièrement, il a reçu un message lui ordonnant de revenir à Moscou
pour un « débriefing » : il comprend qu'il va disparaître dans les geôles du FSB, et a donc refusé
« l'invitation ». Il se sait en sursis et ne sait pas quoi faire. Sous le prétexte d'une enquête
journalistique à réaliser, Malko et des collègues de la CIA prennent contact avec Arkady Lianine.
Les agents de la CIA sauvent l'homme d'une tentative d'assassiner du FSB, et lui proposent
qu'en échange d'aveux complets, on lui permettra de refaire sa vie avec sa famille aux États-
Unis. Terrorisé par ce qu'il a vécu peu avant, Lianine accepte immédiatement.
Le roman se termine sur les aveux de Lianine, qui explique en détail comment s'est déroulé le
meurtre de l'oligarque, et par l'information donnée à Malko de la mort soudaine et inattendue,
mais apparemment naturelle, d'Irina Lopoukine.